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Aujourd’hui — 17 mars 2026Korben

Vous avez des piles Eneloop ? Mais avez-vous testé le chargeur de piles Eneloop Pro ? Moi oui !

Par : Korben
16 mars 2026 à 17:55

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier , contient des liens affiliés Amazon –

J’avais besoin de remplacer mon chargeur de piles, et comme j’utilise depuis des années les excellentes piles de la gamme Eneloop, je me suis dit que j’allais prendre un chargeur de la même marque, pour rester dans l’écosystème.

Parce que oui, Panasonic propose plusieurs chargeurs, dont ce BQ-CC65 , qui est un chargeur intelligent pour piles AA et AAA qui surveille chaque emplacement de manière indépendante. Écran LCD avec données en temps réel, fonction Refresh pour redonner vie aux accus fatigués, dix protections intégrées et port USB : le tout pour une cinquantaine d'euros.

Une charge individuelle et intelligente

Le BQ-CC65 ne charge pas vos piles à l'aveugle. Un microprocesseur surveille chaque emplacement de manière indépendante, ce qui permet de mélanger des piles AA et AAA d'âges et de capacités différents sans aucun souci.

Chaque élément est traité selon ses besoins, la surveillance individuelle évite la surchauffe et prolonge la durée de vie des accus.

Côté vitesse, Panasonic annonce environ 90 minutes pour recharger deux piles AA Eneloop standard, et à peu près quatre heures pour remplir les quatre emplacements avec des Eneloop Pro de 2 550 mAh.

Un écran LCD et une fonction Refresh

L'écran LCD rétroéclairé de 3 pouces affiche la capacité en mAh, la tension en volts et l'énergie accumulée en Wh pour chaque pile, en temps réel. On est loin de la simple LED rouge ou verte qui vous laisse deviner si la charge est terminée.

C'est exactement ce qu'il faut pour repérer la pile défaillante qui plombe l'autonomie de votre manette ou de votre flash photo sans que vous compreniez pourquoi.

Le chargeur embarque aussi une fonction Refresh pour les piles fatiguées, celles qui semblent chargées mais qui s'effondrent au bout de dix minutes d'utilisation.

Le principe : des cycles de décharge et de recharge contrôlés qui recalculent la capacité réelle. Et si une pile est vraiment en bout de course, le détecteur de fin de vie vous le signale directement.

Dix protections et un port USB en bonus

Côté sécurité, Panasonic a intégré dix fonctions de protection : minuterie, sécurité thermique, blocage des surcharges, et un détecteur qui coupe tout si vous insérez une pile alcaline par erreur. La technologie Smart Charge surveille la tension en permanence pour arrêter le processus au bon moment et éviter l'usure prématurée.

Le fabricant a aussi eu la bonne idée d'ajouter un port USB sur le côté pour recharger un smartphone ou ce que vous voulez en parallèle, ce qui transforme le BQ-CC65 en petite station de charge pour le bureau.

À une cinquantaine d'euros, le BQ-CC65 coûte quand même quatre à cinq fois le prix d'un chargeur de supermarché. Mais quand on voit la précision des données affichées et la possibilité de récupérer des accus qu'on pensait morts, le calcul se fait assez rapidement, et il est bon.

Pour les photographes qui vident leurs flashs en une séance ou les joueurs qui usent des piles de manette à la chaîne, c'est un investissement qui se rentabilise.

On a quand même un petit regret : à ce tarif, Panasonic aurait pu glisser un lot de piles Eneloop Pro dans la boîte plutôt que de le vendre nu, mais bon, je suis certain que vous en avez déjà plein chez vous ! Le chargeur est disponible ici chez Amazon , et pour les piles, c’est ici en AA , et ici en AAA !

Il avait porté DOOM sur Super Nintendo en 1995, il revient trente ans plus tard pour corriger sa copie

Par : Korben
16 mars 2026 à 17:10

Randal Linden est le développeur qui avait réussi l'exploit de faire tourner DOOM sur la Super Nintendo en 1995. Trente ans plus tard, il s’est associé à Limited Run Games pour ressortir une version améliorée sur cartouche, avec un processeur Raspberry Pi caché à l'intérieur.

Dans un long échange accordé à Kotaku, il revient sur ce projet un peu fou et sur les coulisses techniques du portage.

Reverse-engineerer son propre code, trente ans après

À l'époque, Linden bossait chez Sculptured Software, un studio basé à Salt Lake City. L'idée de départ était assez artisanale : acheter des cartouches Star Fox en magasin, les ouvrir, et remplacer la ROM par de la RAM pour tester les capacités de la puce Super FX. Le prototype a suffisamment impressionné ses supérieurs pour qu'ils aillent le présenter directement à id Software au Texas. Le feu vert a suivi.

Le portage de 1995, c'était un moteur entièrement reconstruit de zéro, sans une seule ligne de code d'id Software. Linden avait créé son propre assembleur, son propre linker et son propre débogueur. Mais les contraintes hardware de la SNES avaient imposé des sacrifices : un framerate poussif, pas de textures au sol et au plafond, des niveaux modifiés, et le quatrième épisode supprimé.

Quand Audi Sorlie, de Limited Run Games, lui a posé la question de savoir s'il referait les choses différemment, Linden a répondu qu'il avait « plein d'idées » mais que personne ne lui avait jamais demandé d'y retoucher. Jusqu'à maintenant.

Une puce Raspberry Pi qui se fait passer pour un Super FX

La solution technique est plutôt marrante. La cartouche embarque un Raspberry Pi RP2350 qui émule le processeur Super FX. Comme l'explique Linden à Kotaku, « la Super Nintendo ne sait pas qu'elle ne parle pas à un vrai Super FX ».

Le code est quasiment identique à ce qu'il écrirait pour la puce d'origine, mais avec des performances largement supérieures.

Le résultat : circle strafing, framerate amélioré, support du rumble, et les quatre épisodes complets enfin disponibles sur SNES. Linden admet aussi avoir dû reverse-engineerer son propre code vieux de trente ans. « C'était assez compliqué, une partie du code. Je me suis dit : wow, j'étais vraiment intelligent à l'époque. »

Bethesda a dit oui sans trop hésiter

Côté droits, il fallait quand même convaincre Bethesda, propriétaire de la licence DOOM. Selon Sorlie, la réaction initiale a été plutôt incrédule : « Vous voulez retourner développer pour la Super Nintendo ? Genre, pour de vrai ? » 

Mais le retour de Linden sur le projet et les premiers prototypes ont suffi à convaincre. « Ils étaient aussi enthousiastes que nous. »

C'est le genre d'histoire qui rappelle que derrière les jeux vidéo, il y a parfois des parcours assez improbables. Linden n'avait pas pu appeler id Software pour pitcher son idée en 1995, il avait dû bricoler un prototype avec des cartouches Star Fox achetées en magasin, et trente ans plus tard il se retrouve à relire du code assembleur qu'il ne comprend plus lui-même.

Le projet a un côté un peu absurde, mais c'est aussi ce qui le rend attachant. Reste à voir si les fans de retrogaming seront au rendez-vous, mais vu que l'édition collector limitée à 666 exemplaires s'est déjà envolée, on a un début de réponse.

Source : Kotaku

Google veut vérifier l'identité de tous les développeurs Android, et ça menace F-Droid

Par : Korben
16 mars 2026 à 16:19

Google va obliger tous les développeurs Android à s'enregistrer avec une pièce d'identité et à payer 25 dollars, même ceux qui distribuent leurs apps en dehors du Play Store. F-Droid, le dépôt d'applications open source qui existe depuis quinze ans, dit que c'est une menace pour sa survie.

Une inscription obligatoire dès septembre

L'été dernier, Google a annoncé que toutes les applications installées sur des appareils Android certifiés devront obligatoirement être liées à un compte développeur vérifié. Cette obligation entrera en vigueur dès le mois de septembre prochain au Brésil, en Indonésie, à Singapour et en Thaïlande. Le reste du monde suivra quatre mois plus tard.

Pour s'enregistrer, il faut fournir une pièce d'identité officielle, accepter les conditions de Google et payer 25 dollars. Et ça concerne tout le monde : les développeurs qui publient sur le Play Store, mais aussi ceux qui passent par des stores alternatifs, par F-Droid, ou qui proposent leurs apps en téléchargement direct depuis un site web.

F-Droid ne peut pas s'adapter

F-Droid héberge plus de 3 000 applications open source, sans pub et sans trackers. Le problème, c'est que F-Droid signe lui-même les apps qu'il distribue avec sa propre clé, et Google impose désormais une seule signature par application.

Ça casse tout le modèle : si l'app est déjà signée par le développeur sur le Play Store, la version F-Droid ne peut plus exister. Et F-Droid ne peut pas non plus forcer des centaines de contributeurs bénévoles à s'enregistrer chez Google et à fournir leurs papiers.

37 organisations ont signé une lettre ouverte contre ce projet, dont l'Electronic Frontier Foundation, la Free Software Foundation et Vivaldi. Une pétition sur Change.org a rassemblé 64 000 signatures de développeurs.

Le lien avec le procès Epic Games

Ce durcissement arrive juste après l'accord entre Google et Epic Games sur la distribution d'apps Android. Les deux entreprises ont annoncé un programme de stores enregistrés qui permet le sideloading, mais sans obliger Google à intégrer des stores tiers dans le Play Store. 

Certains y voient une manoeuvre : si les tribunaux n'obligent pas Google à ouvrir le Play Store, la vérification des développeurs lui donne quand même un contrôle indirect sur toute la distribution Android.

Google, de son côté, dit que c'est une question de sécurité et que ça permet de bloquer les développeurs malveillants plus rapidement. Les distributions Android alternatives comme LineageOS ou GrapheneOS ne sont pas concernées.

Google invoque la sécurité, mais le Play Store lui-même laisse régulièrement passer des apps malveillantes, donc l'argument ne tient pas tant que ça.

Obliger un développeur bénévole qui publie un petit outil open source à fournir ses papiers d'identité à Google, c'est quand même un peu naze. On verra si la mobilisation des 37 organisations et des 64 000 développeurs suffira à faire bouger les choses, mais pour l'instant le calendrier est maintenu.

Sources : Android Authority , F-Droid

Hier — 16 mars 2026Korben

Un malware invisible se cache dans des caractères Unicode sur GitHub, npm et VS Code

Par : Korben
16 mars 2026 à 15:50

La société Aikido Security a découvert une campagne de malware baptisée Glassworm qui utilise des caractères Unicode invisibles pour dissimuler du code malveillant.

Plus de 150 dépôts GitHub, des paquets npm et des extensions VS Code sont touchés, et le malware utilise la blockchain Solana comme serveur de commande. L'objectif : voler les identifiants de portefeuilles crypto.

Des caractères invisibles qui cachent du code

Le principe est assez fourbe. Les attaquants utilisent des caractères Unicode dits PUA (Private Use Area), qui ne s'affichent pas du tout à l'écran, mais qui contiennent quand même des valeurs exploitables.

Dit plus simplement, chaque caractère invisible correspond à un point de code que le décodeur extrait, reconstruit en payload, puis exécute via eval(). Le code malveillant est là, sous vos yeux, mais vous ne le voyez pas.

Aikido Security a découvert que cette campagne avait eu lieu entre le 3 et le 9 mars derniers. Plus de 150 dépôts GitHub ont été compromis, mais aussi des paquets npm comme @aifabrix/miso-client et @iflow-mcp/watercrawl-watercrawl-mcp.

Si on regarde du côté de VS Code, l'extension quartz-markdown-editor et 72 extensions sur Open VSX ont été touchées. Les attaquants ont aussi utilisé des LLM pour générer des commits de couverture parfaitement crédibles, et passer ainsi sous les radars des reviewers.

La blockchain Solana impliquée

Ce qui rend Glassworm encore plus fourbe, c'est son infrastructure. Au lieu d'utiliser un serveur classique facile à bloquer, le malware récupère ses instructions de commande sur la blockchain Solana. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas de serveur central à couper : les instructions sont inscrites dans la blockchain, accessibles à tous et quasi impossibles à supprimer.

L'objectif final est le vol de données liées aux portefeuilles crypto. Le malware cible 49 extensions de navigateur, dont MetaMask, Coinbase Wallet et Phantom. Il récupère les identifiants stockés localement et les exfiltre vers les serveurs des attaquants.

Côté attaquants, c'est du beau travail. Cacher du code dans des caractères que personne ne voit, utiliser une blockchain comme canal de commande et se servir d'IA pour maquiller les commits, c'est bien ficelé.

Le problème, c'est que ça expose un angle mort assez gênant dans la confiance qu'on accorde à l'open source : on installe des paquets et des extensions sans forcément lire chaque ligne de code, et quand le code malveillant est carrément invisible, ça devient compliqué à détecter.

Sources : Aikido.dev , Socket.dev

Voix clonée, vrais dégâts : comment Surfshark aide à résister aux scams IA

Par : Korben
16 mars 2026 à 13:03
-- Article en partenariat avec Surfshark --

Les scams vocaux par IA, c’est un peu la nouvelle génération de coup de fil foireux. Sauf que cette fois, la voix au bout du fil peut être celle de votre mère, de votre boss, ou de vous-même cloné en haute définition. Et ça, c’est nettement moins drôle.

C’est quoi un scam vocal par IA ?

En gros, un scam vocal par IA, c’est une arnaque où des petits malins utilisent de l’intelligence artificielle pour copier votre voix (ou celle de quelqu’un que vous connaissez) et s’en servent pour vous soutirer du fric ou des infos sensibles. Il leur suffit de quelques secondes d’enregistrement pour recréer votre timbre, votre rythme, votre accent, et vous faire dire des choses que vous n’avez jamais prononcées. À l’autre bout, le scammer joue la carte de l’urgence (“je suis en garde à vue”, “on a besoin d’un virement tout de suite”) histoire que vous paniquiez et que vous obéissiez sans réfléchir.

Comment ils clonent votre voix ?

La matière première, c’est vous sur Internet. Vidéos TikTok, Reels Instagram, YouTube, podcasts, interviews, vocaux WhatsApp, hack d'applications ou d'IA générative dont vous avez utilisé les commandes vocales, le message d'accueil de votre messagerie vocale ... bref tout ce qui contient votre voix peut servir de base à un modèle d’IA. Juste vous téléphoner pour vous faire parler suffit. Le logiciel analyse tout ça, fabrique une version numérique de votre voix, puis peut générer n’importe quelle phrase avec votre timbre, comme si vous lisiez un script en direct. Ensuite, soit ils envoient des messages vocaux “ultra crédibles”, soit ils passent carrément des appels avec une voix clonée branchée sur un synthé vocal en temps réel.

On retrouve quelques classiques déjà bien rodés et qui ne sont déjà plus de la science-fiction futuriste  :

  • Le faux appel d’urgence d’un proche : accident, arrestation, enlèvement fictif, avec demande de virement immédiat, souvent via des moyens impossibles à rembourser.
  • Le “CEO fraud” 2.0 : un dirigeant cloné qui demande à un employé un virement discret pour un “projet stratégique” ou une “opération confidentielle”.
  • Le faux conseiller bancaire ou crypto qui vous parle comme un pro, avec jargon et numéro de dossier, pour vous pousser à transférer des fonds “pour sécurité”.
  • Le contournement d’authentification vocale : la voix clonée sert à passer les systèmes qui utilisent la voix comme facteur de sécurité.
  • Les appels de masse en voix synthétique “propre” pour du support technique bidon, des fausses dettes ou des impôts.

Comment repérer le fake (et éviter de se faire plumer)

Même si la techno devient très bonne, il reste souvent des indices. Comme un rythme de parole un peu bizarre, des émotions mal placées, un ton trop lisse pour une situation censée être dramatique, une micro-latence avant les réponses ou encore un refus catégorique de passer en visio ou de rappeler sur un numéro officiel.

La bonne pratique c'est de ne jamais céder sous la pression d’un seul appel. Posez des questions que seul le vrai proche peut connaître, vous raccrochez et vous vérifiez via un autre canal (appel direct, message, numéro de la banque trouvé par vous-même, pas dans le mail ou le SMS reçu). Et plus vous limitez votre empreinte vocale publique, moins vous donnez de matière à ces outils de clonage.

Où Surfshark entre en jeu dans cette histoire

Soyons clairs : aucun outil ne peut empêcher un escroc de cloner une voix qu’il a déjà récupérée. Par contre, vous pouvez rendre sa vie beaucoup plus compliquée, et c’est là que l’écosystème Surfshark devient intéressant.

  • Le VPN Surfshark chiffre votre trafic et masque votre IP, ce qui limite la quantité d’infos qu’un attaquant peut recouper sur vous et rend le ciblage plus difficile.
  • Surfshark Alert vous signale si des données personnelles finissent dans une fuite, ce qui vous permet de réagir avant qu’elles soient utilisées pour rendre une arnaque vocale encore plus crédible.
  • L’antivirus Surfshark bloque les malwares, keyloggers et autres joyeusetés souvent utilisés en combo avec ce genre d’arnaque pour vider vos comptes une fois que vous avez mordu à l’hameçon.

Vous combinez ça avec un peu d’hygiène numérique (mots de passe costauds, double authentification, méfiance par défaut au téléphone), et vous devenez tout de suite une cible beaucoup moins rentable pour les arnaques vocales dopées à l’IA. Arrêtez aussi de répondre aux appels de numéros masqués, inconnus ou que vous ne connaissez pas.

Les principales fonctionnalités de Surfshark VPN

Surfshark VPN ne se contente pas de chiffrer votre connexion, il vient avec tout un arsenal de fonctionnalités pensées pour limiter la quantité de données que les arnaqueurs peuvent exploiter contre vous. Parmi les plus utiles, on retrouve le chiffrement de bout en bout du trafic, le masquage d’adresse IP, ainsi qu’une politique stricte de non-conservation des logs.

Vous pouvez aussi utiliser la connexion simultanée sur un nombre illimité d’appareils pour protéger en une fois votre smartphone, PC, tablette et même certains appareils connectés de la maison. Le Kill Switch coupe automatiquement votre connexion Internet si le VPN décroche, ce qui évite que votre trafic repasse à nu sans que vous ne vous en rendiez compte.

Les serveurs multi-hop (double VPN) permettent de faire transiter votre trafic par plusieurs pays à la fois, rendant le traçage encore plus compliqué pour quiconque essaierait de remonter jusqu’à vous. La fonction CleanWeb, elle, bloque pubs, trackers et une partie des sites malveillants, ce qui réduit les risques de tomber sur des pages de phishing utilisées en parallèle de scams vocaux.

Enfin, avec les serveurs spécialisés (par exemple pour le P2P) et les options de tunneling fractionné, vous pouvez décider quelles applications passent par le VPN et lesquelles utilisent une connexion normale. Ça vous permet d’ajuster finement le niveau de confidentialité sans sacrifier le confort d’usage au quotidien.

Avec un abonnement Starter Pack 2 ans à moins de 64.5 € TTC (plus 3 mois offerts), cela revient à moins de 2,39 € TTC par mois pour protéger en continu tous les appareils de la maison, 24h/24 et 7j/7. Ou 2.98€/mois TTC pour Surfshark One (avec l'antivirus, alert, alternative ID ...). C'est moins cher que le prix des abonnements en 2023, pas d'inflation chez la firme au requin.

🔗 Profiter de l'offre Surfshark VPN ici

GB Recompiled - Vos ROMs Game Boy traduites en C natif

Par : Korben
16 mars 2026 à 13:01

La recompilation statique , je vous en avais parlé avec Zelda 64 et Sonic Unleashed. Le principe, en gros c'est qu'au lieu d'émuler bêtement le processeur et la mémoire d'origine, on traduit tout simplement le code assembleur du jeu directement en C natif. Du coup le jeu tourne nativement sur votre machine, sans couche d'émulation.

Et la bonne nouvelle du jour c'est que cette technique vient de parvenir jusqu'à la Game Boy avec GB Recompiled .

Vous filez à cet outil un fichier .gb et il vous sort OKLM un dossier avec du code C, un CMakeLists.txt et tout ce qu'il faut pour le compiler. Vous lancez cmake puis ninja, et votre vieux Pokemon Bleu tourne nativement sur votre PC plutôt que de passer par un émulateur qui simule le processeur Z80 à chaque frame.

Plutôt chouette non ???

Pour réussir ce tour de force, le recompilateur parse les opcodes Z80 de la cartouche, construit un graphe de contrôle de flux et résout les sauts indirects (genre les tables de jump, le truc qui rend la décompilation galère parce que l'adresse de destination dépend de la valeur d'un registre). Le taux de découverte dépasse alors les 98% même sur des RPGs bien touffus... pas mal pour de l'analyse purement statique !

Côté compatibilité, 7 jeux sont pour le moment validés : Tetris, Pokemon Blue, Donkey Kong Land, Kirby's Dream Land, Zelda Link's Awakening, Castlevania et Super Mario Land.

Par contre, attention, tous les jeux ne passent pas encore. Le runtime embarque un rendu PPU scanline , un système audio 4 canaux et les contrôleurs mémoire MBC1, MBC2, MBC3 et MBC5. Et comme tout ça tourne avec SDL2, du coup ça compile tranquillou sur macOS, Linux et Windows sans broncher !

Y'a aussi des outils de vérification assez bien pensés. Par exemple, un mode différentiel lance le binaire recompilé et un interpréteur Z80 côte à côte, puis compare l'exécution cycle par cycle avec une implémentation de référence. Tant que ça colle, le portage est fidèle !

Et y'a aussi un script Python basé sur PyBoy qui génère des traces d'exécution pour repérer les instructions que l'analyse statique aurait loupées. Voilà, ce que je veux vous dire c'est que c'est pas juste un traducteur tout bête. Y'a vraiment tout un pipeline de tests derrière pour assurer le meilleur portage possible.

Si vous avez suivi les autres projets autour de la portable de Nintendo, comme le GB Interceptor qui espionne le bus mémoire avec un adaptateur USB ou le Game Bub et son FPGA Xilinx, GB Recompiled choisit plutôt l'angle purement logiciel. Là où le FPGA reproduit les circuits et l'émulateur simule le CPU, la recompilation traduit le code source. Ce sont 3 philosophies différentes mais qui ont un seul et même objectif : Faire en sorte que ces jeux ne crèvent pas avec leurs cartouches en plastique gris.

Pour tester chez vous, c'est du classique : un petit terminal, un petit git clone, un cmake, un ninja, et vous passez votre fichier .gb au recompilateur.

git clone https://github.com/arcanite24/gb-recompiled.git
cd gb-recompiled
cmake -G Ninja -B build .
ninja -C build

# Générer le code C depuis la ROM
./build/bin/gbrecomp path/to/game.gb -o output/game

# Compiler la nouvelle version en C
cmake -G Ninja -S output/game -B output/game/build
ninja -C output/game/build

# Optionnel: Baisser ou augmenter le niveau d'optimisation
cmake -S output/game -B output/game/build -DGBRECOMP_GENERATED_OPT_LEVEL=2

# Et on lance !
./output/game/build/game

Voilà comment avec juste quelques commandes, votre bonne vieille cartouche GB peut enfin tourner nativement sur votre laptop. Notez que le support Game Boy Color est dans les tuyaux, ainsi qu'un build Android.

Le projet est franchement actif et ça sent très bon pour la suite !

Un drone imprimé en 3D qui file à 108 km/h grâce à un ESP32

Par : Korben
16 mars 2026 à 12:57

Un YouTubeur bricoleur a fabriqué un micro-drone de 136 grammes capable de filer à 108 km/h, le tout pour environ 155 dollars de composants et une imprimante 3D. Le petit engin baptisé ESP-Blast tient dans la main, utilise un microcontrôleur ESP32 à quelques dollars et un châssis en plastique PETG. Le créateur compte partager tous les fichiers en open source pour que chacun puisse le reproduire.

Un drone qui tient dans la main

Le créateur, connu sous le nom de Max Imagination sur YouTube, s'est inspiré de deux équipes qui se disputent le record du drone RC le plus rapide au monde, avec des vitesses qui dépassent les 660 km/h. Son objectif à lui était plus modeste : construire un drone de poche performant avec des composants accessibles à tous.

Le résultat, c'est l'ESP-Blast, un quadcoptère en forme de balle qui décolle à la verticale avant de basculer en vol horizontal. Le châssis est imprimé en PETG sur une Elegoo Neptune 4 Plus et ne pèse que 40 grammes, nez et queue compris.

155 dollars de composants

Côté motorisation, on retrouve quatre moteurs brushless 1104 avec des hélices tripales de 2,5 pouces, pilotés par des variateurs de 8 ampères. Le circuit imprimé a été conçu par Max lui-même dans le logiciel Flux, pour moins de 8 dollars. Il embarque un ESP32 avec accéléromètre, gyroscope, magnétomètre, baromètre et GPS. Le logiciel de vol, c'est du Betaflight en version 10.10.

Une caméra FPV motorisée à l'avant bascule automatiquement selon le mode de vol et transmet en 5,8 GHz la vitesse, la tension batterie et le nombre de satellites. La batterie LiPo 3S de 450 mAh offre environ 5 minutes de vol, ou 2 minutes à fond et 8 en mode tranquille. La portée Wi-Fi de l'ESP32 plafonne à environ 200 mètres. Le budget total tourne autour de 155 dollars, et on peut même descendre à 110 dollars en retirant quelques capteurs.

Un projet open source

Max prévoit de partager les fichiers 3D et les tutoriels pour que d'autres puissent reproduire ou améliorer le drone. Le projet a demandé pas mal d'assemblage, de tests, de crashs et de réparations avant d'atteindre les 108 km/h en vol.

Il annonce déjà de futures versions pour pousser les performances encore plus loin, et ce n'est visiblement pas son premier essai puisqu'il avait déjà conçu l'ESP-Fly, un micro-drone encore plus petit contrôlable depuis un smartphone.

Pour 155 dollars et un peu de patience, on obtient un drone qui va plus vite que pas mal de modèles du commerce, et qui pèse à peine plus qu'un smartphone. Le fait que tout soit open source et imprimable en 3D rend le projet encore plus intéressant pour les bidouilleurs.

Avec quelques limites quand même, 200 mètres de portée en Wi-Fi et 5 minutes d'autonomie, ça limite un peu l'usage à des vols de démonstration. Mais pour un projet à base d'ESP32 à 3 dollars la puce, les 108 km/h sont impressionnants.

Sources : Techspot , TechEBlog

Mouser - Remappez votre Logitech MX Master 3S sans Options+

Par : Korben
16 mars 2026 à 12:50

Logitech Options+, c'est quand même un truc de fou... Vous achetez une souris à 100 balles, et pour configurer 6 malheureux boutons, faut se créer un compte, accepter de la télémétrie et laisser tourner cette usine à gaz en tâche de fond. Le problème, c'est que sans ce truc, votre MX Master 3S (lien affilié) est bridée avec des réglages par défaut.

Toutefois un dev bien inspiré a pondu Mouser , une alternative open source qui fait la même chose... mais sans le bloatware.

En gros, vous téléchargez un zip de 45 Mo (un exe portable, pas besoin de Python), vous extrayez tout, vous le lancez et boom, vous pouvez alors remapper les boutons de votre MX Master 3S, les 6 que Mouser prend en charge (clic milieu, bouton geste, retour, avancer, scroll horizontal gauche/droite) + 22 actions prédéfinies : Alt+Tab, copier-coller, contrôle média, navigation web... tout y passe !

Le truc cool, c'est ce qui se passe sous le capot puisque Mouser communique directement avec votre souris via le protocole HID++ de Logitech sur Bluetooth. Sur Windows, il intercepte les événements souris avec un hook bas niveau, et sur macOS c'est via CGEventTap. Pour le fameux bouton geste sous le pouce, c'est plus subtil puisqu'il envoie une commande HID++ pour "divertir" le bouton et récupérer les événements bruts plutôt que de laisser le firmware gérer. Y'a eu un peu de reverse engineering de protocole propriétaire, en somme.

Autre truc chouette dans cette appli, ce sont les profils par application. Vous pouvez assigner des actions différentes selon que vous soyez sur Firefox, VS Code ou VLC, et le switch se fait automatiquement en détectant la fenêtre active toutes les 300 ms. C'est grosso modo ce que le logiciel officiel propose pour le remapping, sauf que là ça tourne sans envoyer quoi que ce soit chez Logitech !

Côté réglages, vous pouvez aussi jouer sur le DPI (de 200 à 8 000) et inverser le sens du scroll vertical ou horizontal. Y'a même un moniteur de batterie avec badge coloré et une reconnexion automatique quand la souris sort de veille. C'est carrément pas mal pour un projet communautaire.

Pour le moment, Mouser ne supporte QUE la MX Master 3S connectée en Bluetooth (le récepteur USB n'est que partiellement supporté). Le code est pensé pour être extensible à d'autres souris HID++ de Logitech, mais c'est la seule testée actuellement. Donc au boulot les gars ! Et pour le portage Linux, faudra aussi vous bouger le cul car actuellement seuls macOS et Windows sont supportés.

Ah et il faut absolument qu'Options+ ne tourne pas en même temps, parce que les deux se marchent dessus pour l'accès HID++ ! Et aussi, pas la peine de chercher des options Logitech Flow ou SmartShift là-dedans, car Mouser se concentre uniquement sur le remapping et le DPI, et pas (encore ?) sur le multi-machine.

À découvrir ici !

La Xbox One enfin hackée après 12 ans d'invincibilité

Par : Korben
16 mars 2026 à 12:40

La Xbox One n'a jamais été hackée ! Eh oui, depuis 2013, la console de Microsoft narguait la communauté du reverse engineering pendant que les PlayStation, les Switch et autres 3DS tombaient les unes après les autres. Microsoft la décrivait même comme "le produit le plus sécurisé jamais créé" mdrrrr.

Bon bah c'est fini comme vous vous en doutez car à la conférence RE//verse 2026 à Orlando, Markus "doom" Gaasedelen a réussi à exécuter du code arbitraire sur le boot ROM de la console, autrement dit c'est un hack hardware impossible à corriger.

Du coup, comment on casse un truc réputé incassable ?

Eh bien toute la sécurité de la Xbox One repose sur un minuscule processeur ARM Cortex R4, le Platform Security Processor (PSP), planqué dans un coin du SoC AMD.

Ce PSP contient un boot ROM gravé directement dans le silicium... et c'est le seul composant que Microsoft ne peut pas mettre à jour. L'architecte de la sécu Xbox, Tony Chen, l'avait dit lui-même en 2019 : "le seul bug logiciel dont on ne peut pas se remettre, c'est un bug dans le boot ROM".

Le die shot du SoC Xbox One. Le PSP est planqué tout en bas à droite.

Sauf que Markus n'a pas cherché de bug logiciel, parce y'en a pas. Le code du boot ROM est linéaire, hyper audité, sans la moindre faille. Du coup, il est passé par le hardware avec du voltage glitching.

Le principe c'est de faire s'effondrer brièvement le rail d'alimentation du processeur (en gros, on colle un MOSFET sur le rail et on tire la tension vers le bas pendant 100 à 200 nanosecondes) pour corrompre l'exécution d'une instruction. Et Microsoft avait quand même blindé le truc en prenant soin de ne pas mettre de pin reset accessible, pas d'UART, pas de JTAG, pas de post codes de diagnostic (désactivés par des fusibles), et surtout 37 stalls randomisés qui décalent le timing du boot à chaque démarrage. En gros, c'est comme essayer de crocheter une serrure dans le noir, avec des moufles, et la serrure qui change de position toutes les 2 secondes.

D'ailleurs, c'était la première fois que Markus faisait du glitching de sa vie. Au début, il a galéré sur le mauvais rail d'alimentation (la tension 1.8V, finalement un cul-de-sac) avant de trouver le bon (le North Bridge core). Et là, en balançant ses impulsions de voltage au bon moment, il a réussi à activer les post codes que Microsoft avait désactivés par fusibles. Premier signe que la bête était vulnérable !!!!

Le setup de glitching : oscilloscope, carte mère Xbox One et fils partout.

Ensuite, il a ciblé les opérations memcopy du boot ROM, là où les données contrôlées par l'attaquant transitent dans les registres du processeur. Un glitch bien placé pendant un memcopy, et hop, le pointeur d'instruction du processeur part n'importe où. Résultat : 0x41414141 qui sort sur le bus I2C, la preuve qu'on contrôle l'exécution du boot ROM !

Bon par contre, il était enfermé dans un "user jail", une sandbox ARM avec seulement quelques Ko de code accessible. Et c'est pas si simple d'en sortir.

0x41414141 sur le bus I2C. ROP'd OUT MY POST CODE !

Et là, coup de génie du mec : un double glitch sur le même boot.

Le premier casse la boucle d'initialisation du MPU (la protection mémoire ARM, les 12 régions qui créent les jails), le second hijack le pointeur d'instruction pendant le memcopy.

Combiner les deux sur un seul démarrage, c'est du genre 1 chance sur 100 par glitch, soit environ 1 sur 10 000 pour le combo donc autant dire qu'il faut laisser tourner la machine des centaines de milliers de fois. Mais ça marche !! Avec le MPU désactivé et le pointeur d'instruction sous son contrôle, Markus obtient alors l'exécution de code en mode superviseur, avant même que le boot ROM n'ait vérifié les signatures ou déchiffré quoi que ce soit.

Bingo !! Et les conséquences sont radicales puisque grâce à ce hack, il peut maintenant déchiffrer tous les jeux, les firmwares et les mises à jour passés, présents et futurs.

Il peut aussi dé-pairer les NAND et lecteurs optiques pour la réparation. Et comme c'est gravé dans le silicium, c'est impatchable, comme le Reset Glitch Hack de la 360 à l'époque. Pour l'instant, ça concerne uniquement le modèle Xbox One Fat de 2013.

Ah et petit détail croustillant.... Microsoft avait prévu des moniteurs anti-glitch dans le SoC pour détecter les perturbations de voltage, mais sur les premières révisions ils n'arrivaient pas à les stabiliser, du coup ils les ont désactivés par fusibles. Pas de bol. Après sur les modèles suivants (One S, One X) ils sont activés, mais Markus pense que ses techniques pourraient quand même être adaptées.

Le boot flow du PSP. Le hijack se produit à l'étape 4, avant toute vérification crypto.

Le plus dingue c'est que le hack en version finale ne nécessite que 3 fils soudés sur la carte mère ! Tout le reste, les dizaines de sondes à crochet, l'oscilloscope 4 voies, l'analyseur logique branché sur le bus I2C et les GPIO, c'était juste pour comprendre ce qui se passait.

Et le fait qu'il ait construit un émulateur du boot ROM avec l'aide de l'IA pour étudier le comportement du processeur, je trouve ça encore plus incroyable !

Bref, je vous laisse avec la conf en intégralité pour les plus motivés :

Et voilà comment 12 ans de "IMPOSSIBLE À PIRATER" se termine avec 3 fils soudés et 2 glitches bien placés. Pas mal !

Bravo Markus !

Open DroneLog - Vos logs de drone restent chez vous

Par : Korben
16 mars 2026 à 12:27

Si vous pilotez un drone DJI, vos logs de vol finissent probablement sur Airdata ou un service cloud du même genre. En gros ce sont des trucs qui aspirent vos trajectoires GPS, vos altitudes en mètres, vos tensions de batterie en millivolts... et qui stockent tout ça sur des serveurs quelque part dans le cloud. Ouais, bof.

Eh bien Open DroneLog , c'est exactement l'inverse à savoir un carnet de vol open source qui garde tout en local, dans une base DuckDB (une base de données embarquée ultra-légère) sur votre machine.

Avec cet outil, vous importez vos fichiers .txt DJI (tous les modèles : Mini, Mavic, Air, Phantom...), les CSV de l'app Litchi, ou même les exports Airdata, et hop, le logiciel mouline tout ça pour vous afficher vos vols sur une carte 3D interactive avec le replay de la trajectoire. Vous pouvez alors accélérer jusqu'à x16, voir la télémétrie en temps réel (altitude, vitesse, signal RC, tensions des cellules de batterie) et même visualiser les mouvements des joysticks.

Pas mal donc pour comprendre pourquoi votre Mavic a décidé de faire un plongeon kamikaze ce jour-là !

Visualisation 3D d'une trajectoire de vol dans Open DroneLog

Un truc bien pensé dans l'appli, c'est l'auto-tagging car le logiciel détecte automatiquement les vols de nuit, les passages à haute vitesse, les situations de batterie froide... et colle des étiquettes sur chaque vol sans que vous ayez à lever le petit doigt. Pour ceux qui se demandent à quoi ça sert de tenir un journal de vol, disons que le jour où l'aviation civile vous pose des questions sur vos habitudes de pilotage, avoir un historique propre de tous vos vols avec coordonnées et télémétrie, ça peut clairement vous sauver la mise (surtout si vous volez près de zones sensibles).

Côté déploiement, vous avez le choix : app desktop (Windows, macOS, Linux), image Docker pour l'auto-héberger, ou la webapp pour tester sans rien installer. Le Docker est clairement le meilleur choix parce que vous pouvez monter un dossier de logs et configurer une synchro automatique via cron. Genre, votre drone se pose, vous branchez la carte SD sur le NAS, copiez les fichiers .txt dans le dossier monté, et l'import se fait tout seul toutes les 8 heures. Ça tourne même sur un Raspberry Pi !

D'ailleurs, ça me rappelle l'époque lointaine où on construisait son propre drone dans le garage.

Les graphiques de télémétrie : altitude, vitesse, batterie, tout y passet'as anal

Le géocodage inversé (qui transforme vos coordonnées GPS en noms de lieux) se fait hors-ligne donc c'est top pour la vie privée et d'ailleurs, si le sujet vous parle, le projet OwnTracks applique la même philosophie à la géolocalisation perso.

Le logiciel gère aussi les profils multiples (pratique si vous avez plusieurs pilotes ou flottes), le suivi de la santé des batteries avec historique des cycles, la maintenance avec seuils configurables, et l'export dans à peu près tous les formats imaginables : CSV, JSON, GPX, KML. Y'a même un générateur de "FlyCards" pour partager vos stats de vol sur les réseaux en format 1080x1080 ! Et le tout est traduit en 11 langues, dont le français.

Le projet est sous licence AGPLv3, et pour l'instant c'est DJI-only (pas de Parrot ni Autel en natif). Bref, si vous cherchez un carnet de vol drone qui ne balance pas vos coordonnées GPS dans le cloud, c'est tout trouvé !

WinCalls - L'appli qui raccroche au nez des démarcheurs

Par : Korben
16 mars 2026 à 11:55

Le démarchage téléphonique, on n'en peut plus !! Y'a bien Bloctel qui devait régler le problème... sauf que notre téléphone continue de sonner 3 fois par jour avec des histoires de CPF ou de panneaux solaires. Pas ouf quoi... Du coup, un enquêteur en fraude connu du web a décidé de créer sa propre appli Android pour raccrocher automatiquement au nez de ces FDP de spammeurs.

WinCalls , c'est le nom de la bête. Vous l'installez sur votre smartphone, vous activez la protection, et tadaaa, l'appli détecte les coups de fil de démarchage et raccroche toute seule avant même que votre téléphone ait le temps de sonner. Y'a même pas de notif, c'est clean ! Le spammeur parle dans le vide et vous, vous continuez votre vie peinard.

Le truc cool, c'est le bonhomme derrière. Centho , c'est un enquêteur spécialisé dans la fraude, qui traque les arnaqueurs au quotidien parce que c'est littéralement son métier, du coup forcément, il sait comment les démarcheurs fonctionnent et comment leur couper le sifflet.

Bon, vous allez me dire qu'Android a déjà un filtre anti-spam intégré. C'est vrai. Et sur les Pixel, il peut même bloquer les démarcheurs automatiquement mais sur la plupart des autres smartphones, il se contente juste de vous signaler l'appel et c'est ensuite à vous de décider si vous décrochez ou pas. Donc ça reste relou.

La différence avec WinCalls, c'est donc la méthode car l'appli se base entre autres sur les préfixes de numéros réservés au démarchage par l'ARCEP (genre les 0162, 0163...) pour identifier les appels commerciaux et raccrocher directement. Tout se fait donc en local sur votre téléphone. Contrairement à d'autres applis qui aspirent votre carnet d'adresses pour alimenter leur base (coucou Truecaller), ici zéro données transmises à l'extérieur. C'est propre ! Merci Centho !

Après c'est Android uniquement donc les possesseurs d'iPhone devront se débrouiller autrement (le filtre intégré d'iOS fait à vrai dire un boulot correct, mais c'est pas le même niveau... Moi j'utilise Begone et l'appli Orange Téléphone sous iOS).

Ah et surtout c'est totalement gratuit. Le projet fonctionne uniquement grâce aux dons des utilisateurs qui en ont marre de se faire harceler et y'a même une communauté Discord pour remonter des faux positifs ou poser vos questions, bref c'est bien fichu.

Si la sécurité de votre téléphone Android vous préoccupe de manière plus globale, c'est un bon complément. Et pour ceux qui se demandent comment se débarrasser définitivement des appels indésirables, la combo c'est de s'inscrire sur Bloctel (ça filtre les démarcheurs légaux... les 3 qui restent) et d'utiliser WinCalls qui agit à un niveau différent en bloquant via les préfixes ARCEP. Les deux se complètent plutôt bien.

C'est gratuit et c'est par là . Merci à Gotcha57 pour l'info !

Dorso - L'app Mac qui floute votre écran quand vous faites le dos rond

Par : Korben
16 mars 2026 à 11:20

En ce moment, j'ai une sciatique qui me rend dingue ! Du coup, entre deux grimaces sur ma chaise de bureau ergonomique, je me suis retrouvé à chercher des trucs pour améliorer ma posture devant l'écran... et je suis tombé sur Dorso, une petite app macOS qui surveille votre posture en temps réel et qui floute progressivement l'écran quand vous commencez à vous avachir.

Ainsi, votre Mac vous punit si vous vous tenez mal ! Vous lancez l'app, vous vous asseyez bien droit devant votre clavier, vous cliquez sur le bouton de calibration (aïe, mes vertèbres), et ensuite Dorso surveille votre position via la webcam de votre MacBook ou iMac grâce au framework Vision d'Apple.

Dès que votre tête commence à piquer du nez, l'écran se floute. Plus vous "slouchez", plus c'est flou. Du coup, soit vous vous redressez, soit vous bossez dans le brouillard comme un moine copiste myope. En tout cas, c'est redoutablement efficace pour corriger sa posture.

Sauf que la webcam, c'est pas le seul mode de détection. Si vous avez des AirPods Pro, Max ou 3e génération, Dorso peut utiliser les capteurs de mouvement de vos écouteurs pour détecter l'inclinaison de votre tête. Pas besoin de caméra, pas besoin de lumière... vos AirPods deviennent votre "coach posture" et quand vous les retirez des oreilles, l'app se met en pause toute seule. Par contre, attention, le mode AirPods nécessite macOS 14 minimum et l'autorisation "Motion & Fitness Activity" dans les réglages Confidentialité.

Côté vie privée, tout se passe en local sur votre machine. Aucune image n'est enregistrée, aucune donnée ne quitte votre Mac. Le flux vidéo de la webcam est traité en temps réel puis immédiatement supprimé et pour le flou, l'app utilise une API privée de CoreGraphics pour agir au niveau système, ce qui permet de flouter tous vos écrans d'un coup si vous avez un setup multi-moniteurs.

L'installation, c'est un brew install --cask dorso et hop, c'est réglé. Au premier lancement, il faudra autoriser l'accès caméra (mode webcam) ou Motion & Fitness (mode AirPods) dans les Réglages Système.

L'app se loge ensuite dans la barre de menu à côté de l'icône Bluetooth et vous pouvez régler la sensibilité sur 5 niveaux via un petit panneau de préférences. Y'a même une "dead zone" configurable pour que ça ne se déclenche pas au moindre mouvement de tête (genre quand vous regardez votre téléphone 2 secondes). Sans cette dead zone, la moindre gorgée de café vous vaut un écran tout flou, donc c'est indispensable !!

L'app s'appelait "Posturr" à l'origine mais une app iOS portait déjà ce nom et comme c'est complétement FDP de voler le nom des autres, il a trouvé un autre nom en lançant 30 agents Claude en parallèle pendant une heure... mais pour rien puisque c'est finalement lui qui a trouvé "Dorso" (Claude avait suggéré "Posturn", bof quoi). Comme quoi, même avec 30 IA qui bossent pour vous, le cerveau humain a encore son mot à dire !!

Perso, vu l'état de mon dos en ce moment, mon bureau debout ne suffit plus. Si vous aussi vous passez vos journées courbé devant votre écran comme Gollum devant son précieux, Dorso pourrait bien vous éviter de finir chez le kiné à 60 balles la séance. L'app tourne sous macOS 13+ (Intel et Apple Silicon), c'est sous licence MIT, et c'est gratuit !

Bref, y'a plus qu'à se redresser. Enfin... à essayer.

Eonvelope - Vos emails méritent aussi un backup local

Par : Korben
16 mars 2026 à 10:26

On archive nos photos avec Immich , nos documents avec Readur , nos mots de passe avec Vaultwarden ... mais nos emails ? Ah bah non, ça on les laisse chez Google en croisant les doigts pour que tout se passe bien jusqu'à la fin de nos jours. C'est quand même un peu dinguo quand on y réfléchit sérieusement.

Et pourtant, y'a des années de conversations là-dedans ! Des factures en pièce jointe, des confirmations de commande, des échanges pro avec votre comptable, des mots de passe envoyés en clair (oui, hélas, ça arrive encore). Du coup, quand un hébergeur mail décide de changer ses conditions générales ou de fermer boutique, tout part à la poubelle si vous n'y faites pas attention.

Eonvelope , c'est un outil open source en Python qui permet de sauvegarder automatiquement tout ça sur votre propre serveur et qui se lance avec un simple docker compose up.

Le truc, c'est que des outils comme Gmvault font déjà le boulot via cron, mais uniquement pour Gmail et en ligne de commande alors qu'Eonvelope, lui, un peu à la manière de Bichon , tourne en arrière-plan avec une interface web et archive en continu tous vos comptes. Franchement, c'est pas le même délire. Vous branchez vos comptes IMAP, POP3, Exchange, et même JMAP (le protocole poussé par Fastmail qui commence tout juste à se démocratiser), vous réglez la fréquence, et hop, vos mails atterrissent dans votre instance sans que vous ayez à y penser.

Attention par contre, c'est de l'archivage, pas un client mail... vous ne répondrez pas à vos mails depuis l'interface.

Côté installation, c'est du Docker avec seulement 2 conteneurs, le serveur web et la base de données. En fait, comptez 5 minutes chrono si vous avez déjà un serveur dédié ou un VPS, le fichier docker-compose.yml est fourni et les variables d'environnement sont bien documentées sur ReadTheDocs . Y'a même un mode basse consommation pour ceux qui font tourner ça sur un Raspberry Pi 4 avec 2 Go de RAM ou un petit Synology ! SSL et HTTPS sont inclus par défaut, et l'authentification multifacteur aussi.

Mais le vrai point fort, c'est les intégrations avec le reste de l'écosystème self-hosted. Concrètement, vous pouvez envoyer vos pièces jointes PDF vers Paperless-ngx pour l'OCR, les photos vers Immich, et exporter vos contacts vers votre carnet d'adresses Nextcloud. Y'a aussi un endpoint Prometheus pour brancher Grafana et suivre vos stats d'archivage. En gros, si vous avez déjà un homelab qui tourne, ça vient se brancher dessus comme une pièce de Lego.

L'interface web est en PWA (donc utilisable sur votre téléphone), avec un moteur de recherche, du filtrage par date et par expéditeur, des fils de conversation reconstitués et de l'import/export en EML et MBOX. Franchement, c'est propre. Y'a aussi une API REST pour ceux qui préfèrent scripter par-dessus plutôt que de passer par l'interface.

Le projet est sous licence AGPLv3 et son dev déclare l'utiliser lui-même au quotidien, ce qui est souvent bon signe. Notez que la migration depuis un backup existant n'est pas forcément fluide mais qui ne tente rien n'a rien !

Bref, ça comble un vrai manque dans la stack de nos machins auto-hébergés mais je trouve que l'approche est clairement plus intégrée que ce qui existe (genre MailPiler ou un combo fetchmail+dovecot). À surveiller donc !

Source

Il fabrique un robot qui joue tout seul au jeu du dinosaure de Chrome

Par : Korben
16 mars 2026 à 10:12

Un bricoleur a assemblé un petit montage à base d'ATtiny85 qui joue automatiquement au jeu du dinosaure caché dans Google Chrome. Le tout pour moins de 10 euros de composants et avec un microcontrôleur pas plus grand qu'un pouce.

Deux capteurs et un microcontrôleur, c'est tout

Le projet est signé Albert David, et le principe est assez malin. Une carte Digispark ATtiny85, qui coûte entre 2 et 5 euros, est branchée en USB sur un PC et se fait passer pour un clavier grâce au protocole HID. Pour le reste, vous avez deux modules LM393 photorésistants qui sont collés directement sur l'écran, le premier au niveau du sol pour voir les cactus, et le second plus haut pour voir les oiseaux.

C'est au passage de chaque obstacle que la luminosité change, et donc que le capteur s'active pour envoyer la touche espace ou la flèche du bas pour sauter et baisser la tête, le tout à travers le microcontrôleur, et seulement 8 ko de mémoire flash.

Un système qui s'adapte à la vitesse du jeu

Encore plus fort, l'ensemble intègre un système de timing interactif, avec un firmware qui mesure la largeur des obstacles, et surtout conserve un historique de cinq mesures, pour estimer au mieux la vitesse du jeu.

Le délai entre la détection et l'appui sur la touche est recalculé en permanence, avec des bornes minimales et maximales pour éviter les ratés. Il y a aussi un délai de 400 millisecondes entre chaque action pour ne pas mitrailler les touches.

Côté calibration, il faut quand même un peu de patience. Les deux capteurs doivent être positionnés à 30-40 mm devant le dinosaure, et les potentiomètres des modules LM393 ajustés pour que le fond blanc de l'écran ne déclenche rien mais que les obstacles foncés soient bien détectés.

Albert David recommande de tester sur une vingtaine d'obstacles avant de considérer le réglage comme bon. Et si le jeu passe en mode nuit, une commande JavaScript dans la console du navigateur empêche l'inversion de contraste qui fausserait les capteurs.

Bref, vous l'avez compris, c'est le genre de projet qui ne sert strictement à rien, et c'est pour ça qu'on aime bien. Avec moins de 10 euros de composants, un bout de code en C et deux capteurs de luminosité scotchés sur un écran, on obtient un système qui joue au jeu du dinosaure mieux que la plupart d'entre nous.

Le code est disponible sur GitHub pour ceux qui voudraient essayer, et vous avez tous les détails ici . Tout ceci rappelle quand même que ce petit jeu caché de Chrome, que Google avait glissé là pour meubler les coupures internet, continue de mobiliser les bidouilleurs du dimanche.

Sources : Hackaday , Prolinix

Promptfoo - Fini le doigt mouillé pour tester vos LLM

Par : Korben
16 mars 2026 à 10:04

Si vous utilisez des LLM dans vos projets, vous savez que le plus flippant c'est pas de les faire fonctionner (quoique..lol) mais c'est de vérifier qu'ils ne disent pas n'importe nawak ! Et pour cela, il y a Promptfoo , un outil CLI open source qui permet de tester vos prompts, comparer les modèles et scanner les vulnérabilités de vos apps IA, le tout avec un simple fichier YAML.

Ça s'installe en une commande (npx promptfoo@latest init) et vous voilà avec un fichier promptfooconfig.yaml où vous définissez vos prompts, les modèles à tester et les assertions à vérifier.

Genre, vous voulez que votre traduction contienne bien "Bonjour le monde", Hop, un petit tour dans le YAML, assertion contains, et c'est terminé. Plus besoin de relire 200 outputs à la main en plissant les yeux ! Par contre, attention : le YAML peut vite devenir un plat de spaghetti si vous testez 15 prompts sur 8 modèles en parallèle. Commencez donc petit.

La matrice d'évaluation de promptfoo, sobre mais efficace

L'outil supporte plus de 60 providers différents comme OpenAI, Claude, Gemini, Llama via Ollama, Mistral... vous mettez tout ça dans le même fichier de config et promptfoo les fait tourner côte à côte. Vous voyez alors directement lequel hallucine le moins, lequel répond le plus vite, lequel coûte une blinde pour un résultat bof bof. Le tout avec des assertions typées : contains, llm-rubric (où un autre LLM note la réponse), javascript pour vos critères custom, et même cost et latency pour garder un œil sur la facture.

Après tester si votre chatbot traduit correctement, c'est sympa, mais vérifier qu'il se fait pas jailbreaker par un "ignore toutes tes instructions", c'est quand même plus critique ! Et c'est pourquoi Promptfoo embarque un scanner de vulnérabilités qui couvre plus de 50 types d'attaques : injections de prompts directes et indirectes, fuites de données personnelles, biais, contenu toxique, escalade de privilèges sur les outils...

Il utilise pour cela des techniques comme le Tree of Attacks with Pruning, un algo qui explore plusieurs chemins d'attaque en parallèle pour trouver les failles sans brute force. Si vous voulez creuser le sujet du red teaming LLM, DeepTeam est un bon complément côté Python.

Le dashboard red teaming de promptfoo avec les vulnérabilités détectées

C'est surtout cette intégration CI/CD qui fait la différence. Vous pouvez brancher promptfoo dans votre pipeline GitHub Actions ou GitLab et chaque pull request qui touche un prompt est automatiquement testée. Bah oui, on a des tests unitaires pour le code depuis 30 ans, mais pour les prompts, jusqu'ici c'est même plutôt le far west !

Bon après, faut pas se mentir non plus, écrire des assertions pour du texte non-déterministe, c'est un autre sport que du assertEqual. Le llm-rubric qui utilise un LLM pour juger un autre LLM, c'est pas con mais ça ajoute aussi une couche de "flou" donc à vous de trouver le bon dosage dans vos tests.

L'équipe a annoncé rejoindre OpenAI début mars ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour le développement du projet... mais pas forcément pour l'indépendance quand on évalue les modèles OpenAI avec un outil OpenAI (on verra bien hein ^^ lol).

L'orchestration tourne en local sur votre machine (les prompts partent chez les providers pour l'évaluation, mais vos fichiers YAML, vos logs et résultats JSON restent sur votre disque dur), c'est sous licence MIT, et y'a déjà plus de 300 000 utilisateurs, ce qui est quand même pas mal !

Voilà, comme ça plutôt que de croiser les doigts à chaque déploiement, en espérant ne pas vous faire virer, autant tester ses prompts comme on teste son code.

notebooklm-py - L'API Python que Google refuse de sortir

Par : Korben
16 mars 2026 à 09:46

Google n'a jamais sorti d'API publique pour NotebookLM , son outil qui transforme vos documents en podcasts, quiz et autres résumés grâce à l'IA. Pas de SDK, pas de CLI, y'a rien du tout alors on est tous triiiiiste. A peine juste une interface web avec ses boutons moches et ses menus déroulants, mais impossible à scripter ou à intégrer dans le moindre pipeline bash.

Mais un dev bien inspiré a reverse-engineeré les endpoints REST internes et a pondu notebooklm-py, une lib Python de 168 Ko qui fait tout ce que le web UI refuse de faire. Franchement, c'était pas trop tôt ! Vous en avez rêvé, lui l'a fait !

Un pip install notebooklm-py et voilà, vous avez accès à toute la machinerie Notebook LM à savoir : créer des notebooks, injecter des sources (URLs, PDF, vidéos YouTube, fichiers Google Drive, documents Word, images PNG), poser des questions à vos docs, et surtout générer du contenu... podcasts audio en MP3, vidéos explicatives en MP4, quiz, flashcards, slides en PPTX, infographies en PNG, mind maps en JSON.

Carrément dingue ! Et tout ça pilotable depuis votre terminal zsh ou en script Python async.

En fait, le vrai bonus c'est que la lib déverrouille des fonctionnalités que l'interface web ne propose même pas comme télécharger tous vos podcasts d'un coup en batch au lieu de cliquer un par un sur chaque fichier MP3, exporter vos 50 flashcards en JSON structuré au lieu de juste les afficher à l'écran ou encore récupérer vos slides en PPTX éditable plutôt que le PDF figé.

Ce genre de features, on avait fini par accepter que Google s'en fiche mais pourtant, extraire l'arbre complet d'une mind map en JSON pour la balancer dans D3.js ou Mermaid... clairement c'est un truc que Google aurait dû proposer depuis le début !

Côté CLI, c'est propre. Vous vous authentifiez une fois via notebooklm login (ça ouvre Chromium via Playwright pour choper les cookies de session Google), puis vous enchaînez les commandes.

notebooklm create "Ma Recherche" pour créer un notebook vide,

notebooklm source add ./mon-rapport.pdf pour balancer vos fichiers,

notebooklm generate audio "rends ça punchy" --wait pour lancer la génération de podcast,

et notebooklm download audio ./podcast.mp3 pour récupérer le MP3 sur votre disque.

On peut même éditer ses slides individuellement avec des prompts en langage naturel, du genre "ajoute un graphique sur cette slide-là" !

Pour ceux qui veulent brancher ça dans leurs pipelines, y'a comme je le disais l'API Python async complète. Vous pouvez donc monter un petit cron qui ingère vos derniers bookmarks le vendredi soir, et génèrer un résumé audio de 5 minutes, puis balancer le MP3 directement sur votre NAS Synology.

D'ailleurs, si vous avez déjà joué avec des outils pour booster votre productivité avec l'IA , c'est un peu dans la même veine... sauf qu'ici on tape directement dans les tripes des serveurs Google, sans intermédiaire. Ça tourne avec du Python, et y'a même un mode "agent" (un skill en fait) pour brancher ça dans Claude Code ou Codex. Pas mal, hein ?

Le fait que ça gère aussi la recherche web et Drive avec import automatique des résultats dans vos notebooks, c'est top, un peu comme Oboe qui génère des cours complets via IA , mais en version terminal. Et surtout, pas d'abonnement mensuel à payer, c'est votre propre compte Google qui fait tourner la machine.

Bien sûr, ça reste du reverse-engineering d'APIs non-documentées de Google, ce qui fait que les endpoints REST peuvent changer du jour au lendemain et tout péter. Le projet le dit clairement, c'est plutôt taillé pour du prototypage, de la recherche ou des projets perso et SURTOUT PAS pour de la prod sur un serveur Nginx en front avec 10 000 utilisateurs prêts à ruer dans les brancards en cas de panne.

Et puis faut quand même s'authentifier via un vrai compte Google avec Playwright et Chromium, donc pas question de faire tourner ça sur un serveur headless sans un minimum de config.

Bref, tant que Google ne coupe pas ses endpoints, c'est open bar.

Profitez-en !

OpenRAG - Le RAG clé en main qui vous évite 3 jours de galère

Par : Korben
16 mars 2026 à 09:19

Monter un pipeline RAG, c'est un peu le parcours du combattant... entre le choix de la base vectorielle, le modèle d'embedding, l'orchestrateur, le parser de documents, vous en avez pour des heures de config avant de pouvoir poser la moindre question à vos PDF.

Mais c'était sans compter sur OpenRAG qui emballe tout ça dans un seul paquet prêt à l'emploi !

En gros, c'est un package open source (Apache 2.0) qui vous colle un orchestrateur visuel, un moteur de recherche vectorielle et un parser de documents hyper costaud, le tout déjà branché ensemble. Bon, dit comme ça, on dirait juste un assemblage de trucs existants... sauf que l'architecture est propre (FastAPI derrière, Next.js devant) et que tout est câblé d'entrée.

L'installation tient en une commande : uv run openrag (il vous faudra Python 3.10+ et uv, le gestionnaire de paquets rapide en Rust) et ensuite vous aurez un serveur local avec une interface de chat prête à bouffer vos documents. Vous uploadez vos fichiers (PDF, Word, HTML, Markdown...), le système les découpe, les indexe, et vous pouvez commencer à poser des questions dessus. Pas besoin de choisir un modèle d'embedding, de configurer une base Chroma ou Qdrant, ni de câbler un pipeline LangChain à la main. C'est plutôt confortable comme outil !

Et c'est pas juste un chatbot documentaire puisque la plateforme déploie une couche agentique qui va bien au-delà de la simple recherche de similarité. En fait, quand vous posez une question, le système ne se contente pas de chercher le passage le plus proche dans vos documents... il reformule, il croise plusieurs sources, il re-classe les résultats par pertinence. Et tout ça se configure visuellement dans Langflow, en mode drag-and-drop, sans écrire une ligne de code.

L'interface d'OpenRAG

D'ailleurs, pour ceux qui veulent aller plus loin, y'a des SDK Python et JavaScript pour intégrer ça dans vos propres apps. Un petit pip install openrag-sdk et vous pouvez interroger votre base documentaire depuis n'importe quel script. Et l'autre truc super chouettos, c'est le serveur MCP intégré : un pip install openrag-mcp et vous connectez directement votre base de connaissances à Claude Desktop ou Cursor. J'utilisais pour ma part LEANN jusqu'à présent mais je pense que je vais basculer rapidement sur OpenRAG. Et grâce à ça votre IDE / Claude Code / Ce que vous voulez, a accès à toute votre documentation technique sans quitter l'éditeur.

Côté technique, le projet est porté par l'équipe de Langflow (DataStax), ce qui explique la qualité de l'intégration. Et le déploiement se fait aussi en Docker, Podman ou Kubernetes pour ceux qui veulent du plus fiable.

Après comme c'est une solution tout-en-un, ça embarque pas mal de dépendances. OpenSearch à lui seul est connu pour être gourmand en ressources et si vous avez déjà votre propre stack RAG bien rodée avec une base vectorielle légère comme LEANN , c'est peut-être overkill. En fait, OpenRAG s'adresse plutôt à ceux qui partent de zéro ou qui veulent un truc clé en main pour une équipe, parce que tout est déjà branché.

Prêt à chatter avec vos docs ?

Le vrai intérêt par rapport à un assistant comme Khoj , c'est le côté plateforme extensible. Langflow vous permet de construire des workflows RAG personnalisés visuellement, d'ajouter des étapes de filtrage, de brancher plusieurs LLM en parallèle, ou de créer des agents spécialisés par type de document. C'est donc clairement plus "usine" que "bricolage"... mais parfois c'est ce qu'il faut, surtout si vous bossez en équipe et que le bricolage perso finit toujours par casser au bout de 3 mois.

Si vous en avez marre de bricoler vos pipelines de recherche augmentée à la main, allez jeter un œil !

psmux - Le vrai tmux natif pour Windows (sans WSL)

Par : Korben
16 mars 2026 à 09:08

Splitter son terminal en plusieurs panneaux, gérer des sessions persistantes, le tout avec les mêmes raccourcis que tmux... mais sous un bon gros Windows des familles, nativement, en Rust et sans avoir besoin de se galérer avec WSL !

C'est exactement ce que fait psmux , un multiplexeur de terminal conçu pour PowerShell et cmd.exe qui utilise directement l'API ConPTY de Windows 10/11. Du coup, pas de couche d'émulation Unix, pas de Cygwin, pas de MSYS2... ça tourne direct sur votre bécane.

Pour ceux qui débarquent, un multiplexeur de terminal ça permet de découper votre console en plusieurs zones (des "panes" que j’appellerai "panneau" parce que merde c'est + français), de jongler entre plusieurs sessions, et surtout de retrouver votre boulot exactement là où vous l'avez laissé même après une déconnexion. Sous Linux, tout le monde utilise tmux pour ça mais sous Windows, jusqu'ici c'était soit WSL (installer tout un sous-système Linux juste pour splitter un terminal, c'est un peu overkill quand même !), soit des splits basiques via Windows Terminal qui ne gèraient ni les sessions persistantes ni le détachement. Snif...

psmux en action sous PowerShell

L'installation est rapide. Un petit winget install psmux et hop, c'est réglé. Ça passe aussi par Cargo, Scoop ou Chocolatey pour les puristes. Ensuite, vous tapez psmux dans PowerShell 7 et vous retrouvez vos marques : Ctrl+B pour le prefix, les mêmes commandes split-window, new-session, attach... L'outil implémente 76 commandes tmux avec plus de 126 variables de formatage. Et y'a même un mode copie Vim avec 53 raccourcis clavier.

Bref, si vous avez une mémoire musculaire ultra développée pour tmux, vous êtes chez vous !

Et le truc cool, c'est que psmux lit directement vos fichiers .tmux.conf existants. Du coup, vos raccourcis custom et pas mal de thèmes (Catppuccin, Dracula, Nord...) fonctionneront directement, même si les configs tmux les plus complexes avec des scripts bash ou TPM peuvent nécessiter des ajustements. Et y'a aussi Tmux Plugin Panel pour vous accompagner dans l'ajout de plugins et de thèmes.

Alors je vous connais les raloux sous OuinOuin, vous allez me dire "Windows Terminal fait déjà des splits avec Alt+Shift+D"... sauf que non, c'est pas pareil. Windows Terminal découpe votre fenêtre visuellement mais ne gère ni les sessions persistantes, ni le scripting, ni le détachement. Avec psmux, vous lancez une session le lundi, vous fermez votre terminal, vous revenez le mardi et tout est encore là : vos panneaux, vos processus, votre historique. C'est ça la vraie différence avec un simple split visuel.

D'ailleurs, si vous utilisez Claude Code ou d'autres agents IA en ligne de commande , psmux intègre un support pour les agent teams qui permet à chaque agent de spawner dans son propre panneau automatiquement.

Côté support souris, c'est complet : clic pour sélectionner un panneau, drag pour redimensionner les bordures, molette pour remonter dans l'historique du buffer. Tout est activé par défaut, pas besoin de rajouter set -g mouse on comme sous tmux. L'outil tourne sous Windows 10 et 11, et le projet est sous licence MIT.

Après c'est encore jeune et y'a quelques galères connues notamment le support des caractères CJK et UTF-8 multi-octets qui peut se planter comme une merde sur des textes longs. Et split-window -c ne préserve pas toujours le répertoire courant (oubliez pas de vérifier votre pwd après un split). Par contre, le dev répond en quelques heures, et des PR externes sont mergées régulièrement... donc c'est bon signe !

Bref, c'est propre, c'est natif, et ça lit vos .tmux.conf ! Que demande le peuple barbu emprisonné sous Windows, finalement ? Eh bien pas grand chose de plus pour être heureux.

ISS Tracker - Suivez la station spatiale sur un Raspberry Pi

Par : Korben
16 mars 2026 à 08:52

La Station Spatiale Internationale file à 28 000 km/h au-dessus de nos têtes, et y'a un mec qui a décidé de suivre ça en direct depuis un petit écran 3.5 pouces posé sur un Raspberry Pi 3b. Le projet s'appelle ISS Tracker , c'est open source, et franchement... c'est plutôt classe !

Concrètement, l'écran affiche un globe terrestre en 3D qui tourne, avec la position de l'ISS en temps réel. Latitude, longitude, altitude, vitesse, et même la région survolée. En fait, la position est récupérée toutes les 30 secondes via des APIs gratuites et interpolée entre les mises à jour pour que le rendu reste fluide. Vous branchez le câble micro-USB, vous attendez le boot, et ça tourne tout seul !

L'ISS Tracker monté au mur, façade alu et globe 3D sur l'écran

Côté matos, c'est sobre : un Pi 3b (ou plus récent), un écran LCD Waveshare 3.5 pouces qui se clipse directement sur le GPIO, et un interrupteur à bascule optionnel. Celui-là, c'est la petite touche sympa effet NASA. En un coup de "switch", vous passez ainsi du tracking orbital à la liste des astronautes actuellement en orbite, groupés par vaisseau. Du coup vous savez qui est là-haut en ce moment, et dans quel engin (merci Lorenper).

Mais le truc vraiment cool dans ce projet, c'est le boîtier. Filbot a imprimé la structure en 3D avec du PLA renforcé carbone (les fichiers STL sont sur MakerWorld ), puis a fraisé la façade en aluminium sur sa CNC personnelle. Plus d'une heure d'usinage pour une plaque (les vrais machinistes pleurent ^^) et la cerise sur la Lune (non c'est pas une hallucination IA, c'est juste que je suis fou) c'est qu'il a séché la peinture dans la chambre chauffée de son imprimante 3D. L'IA qu'il a utilisée pour le guider lui a dit que c'était du génie... on va pas la contredire.

Pour la touche finale, une décalcomanie en transfert à l'eau avec le logo NASA "worm" et des données inventées pour faire officiel + le garde-interrupteur en alu style aviation qui protège le switch, c'est purement cosmétique mais ça envoie grave !

Le globe 3D en action avec la position de l'ISS et la télémétrie

Sous le capot, le globe est affiché sous forme de 144 frames pré-calculées avec Cartopy . Au premier lancement, comptez quelques minutes sur un Pi 3b pour générer le cache et ensuite ça démarre en 3 secondes. Par contre, attention, il faut augmenter le buffer SPI à 307 200 octets parce que le défaut de 4 Ko est beaucoup trop petit pour pousser des frames complètes sur l'écran. Oubliez pas ça, sinon l'affichage ne marchera pas.

D'ailleurs, si vous voulez que l'engin tourne H24, y'a un service systemd fourni avec watchdog, auto-restart et limitation mémoire à 250 Mo. Notez que le fichier theme.toml permet de changer toutes les couleurs, polices et le layout sans toucher au code. Ambiance cockpit Boeing par défaut (labels verts, valeurs blanches sur fond noir), mais vous pouvez faire du cyan fluo si ça vous chante et que vous avez des goûts de chiottes ^^.

Les APIs utilisées sont toutes gratuites et sans clé : Where the ISS at? en principal, Open Notify en fallback. Pas d'inscription, pas de token, ça marche direct ! Et si vous aimez les projets Raspberry Pi dans cet esprit, vous pouvez jeter un œil au rover martien à imprimer en 3D ou aux talkies-walkies DIY à base de Pi.

Bref, de quoi kiffer ses soirées à regarder un point lumineux traverser le globe. C'est plutôt méditatif !

Source

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