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DockPanel - Le panel web qui gère tout votre serveur

Par : Korben ✨
25 juillet 2026 à 08:26

Gérer un serveur à la main, c'est nginx à configurer, les certificats à renouveler, les sauvegardes à planifier et les conteneurs à surveiller... C'est beaucoup de travail. Mais vous allez avoir de l'aide grâce à DockPanel, d'Ovidiu Drobotă, qui met tout ça derrière une jolie interface web tenant dans 19 Mo de RAM.

L'installation se colle en une ligne sur un VPS frais et vous récupérez un panneau d'admin sur le port 8443. Ubuntu, Debian, Rocky, Fedora ou Amazon Linux, en x86_64 comme en ARM64.

À partir de là vous créez des sites en PHP, Node ou Python, avec nginx configuré tout seul et les certificats Let's Encrypt qui se renouvellent sans y penser. Les bases MySQL et PostgreSQL vont avec, navigateur SQL intégré et restauration à un instant T via les journaux binaires.

Ensuite, c'est surtout le catalogue Docker qui fait le gros du travail. Environ 150 modèles en un clic répartis sur 14 catégories, WordPress, Postgres, Grafana, n8n ou Immich, et le reverse proxy, le SSL et le réseau se câblent automatiquement derrière. Les conteneurs inactifs peuvent même se mettre en veille tout seuls pour libérer la machine.

Je vous parlais l'an dernier de Coolify pour le déploiement en self-hosted , et avant ça de aaPanel, le clone gratuit de cPanel mais aucun des deux ne couvre autant de terrain.

Côté déploiement, vous poussez votre code et ça part en production, avec bascule atomique par lien symbolique et retour arrière en un clic quand le déploiement du vendredi tourne mal. Nixpacks reconnaît plus de 30 langages, donc pas de Dockerfile à écrire, et chaque branche peut avoir son environnement de préversion.

Il y a aussi un serveur mail complet, Postfix, Dovecot et DKIM, avec Roundcube en webmail et Rspamd contre le spam. La partie DNS pilote Cloudflare et PowerDNS, avec vérification de propagation, DNSSEC et les tunnels Cloudflare. Un module CDN gère BunnyCDN et Cloudflare, purge du cache comprise.

Pour la surveillance, des sondes HTTP, TCP et ping, une gestion d'incidents avec chronologie et post-mortem, une page de statut publique à laquelle vos utilisateurs peuvent s'abonner, et des alertes qui partent sur Slack, Discord ou PagerDuty. Un point de collecte Prometheus est dispo, avec un tableau Grafana prêt à importer.

La sécurité est activée par défaut avec pare-feu applicatif ModSecurity par site, Fail2Ban, durcissement SSH en un clic, connexion par passkey ou 2FA, et chaque image Docker déployée peut être scannée à la recherche de CVE avec grype, avec refus de déploiement au-dessus du seuil que vous fixez. Les sauvegardes passent par Restic, chiffrées et dédupliquées, vers S3, SFTP, B2 ou GCS, avec vérification de restauration.

Le reste ensuite, c'est que du confort. Terminal web avec enregistrement de session, gestionnaire de fichiers, palette de commandes en Ctrl+K, 6 thèmes, boîte à secrets chiffrée, passerelle à webhooks et une ligne de commande. La configuration complète s'exporte en YAML pour être rejouée ailleurs. Si vous gérez plusieurs machines, un seul panneau les pilote toutes, avec des comptes revendeur en marque blanche pour ceux que ça intéresse.

Deux choses à savoir avant de lancer l'installation quand même... En mars, une injection de commande dans le formulaire de création de site a permis à un visiteur de passer root sur la machine de l'auteur. C'est corrigé depuis, mais l'agent tourne en root par conception puisque c'est lui qui touche à Docker, à nginx et aux certificats.

L'autre point, c'est la licence. DockPanel est en Business Source License 1.1, ce qui n'est pas de l'open source même si la page d'accueil le présente comme ça. L'usage est libre et gratuit sur vos propres serveurs, mais la revente en service hébergé est interdite. Une bascule en MIT est quand même programmée pour mars 2030.

Voilà, je me suis dit que ça pourrait vous intéresser.

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late.sh - Le BBS ressuscité en SSH, avec NetHack dedans

Par : Korben ✨
22 juillet 2026 à 09:21

Vous tapez dans votre terminal ssh late.sh et c'est tout. Votre clé SSH fait alors office de carte de membre et vous voilà dans un salon peuplé de gens qui tapent sur leur clavier depuis un peu partout sur la planète. C'est ce qu'a imaginé Mateusz Piórowski, un dev polonais, qui a passé ces derniers mois à ressusciter le BBS.

Vous atterrissez dans THE LATE BAR, un vrai décor en ASCII où vous marchez en utilisant les flèches du clavier ou les touches hjkl. Vous vous asseyez avec s, vous faites coucou avec w, et la touche i ouvre la ligne de saisie pour parler. Y'a un barman, un jukebox, un salon à côté, des habitués affalés aux tables et une porte mystérieuse marquée DOORS...

THE LATE BAR, vu depuis la démo web en lecture seule de late.sh

Le reste du club tient dans le même terminal avec une radio qui tourne en fond, un tableau ASCII collaboratif dont chaque case garde le nom de qui l'a peinte, des profils pour dire sur quoi vous bossez, un fil de news et une arcade avec 2048, sudoku, nonogrammes et solitaire. Il y a même un bonsaï qui pousse pendant que vous codez.

Mais je reviens un peu sur cette porte mystérieuse dont je vous parlais juste avant… Derrière se cachent ce qu'on appelle les door games. Pour les moins de 40 ans, dans les années 90, un "door" c'était le jeu externe qu'un BBS lançait pour vous, le temps de votre session. C'était le cœur social de ces machines, et si vous voulez goûter un peu à l'ambiance de l'époque, l'opération Sundevil vous en donnera un bon aperçu. Le bien inspiré Piórowski les a donc remis en ligne ! Et ce sont les vrais, hein, pas des remakes.

On y trouve par exemple NetHack, Dope Wars, Dungeon Crawl Stone Soup ou encore Usurper. Chaque jeu a sa crate Rust dédiée qui lance le vrai binaire Unix sur un PTY et vous le proxifie dans votre session SSH.

Vous pouvez également faire tout tourner chez vous en clonant le dépôt puis en faisant un make start, puis vous connecter en ssh localhost -p 2222. Un CLI compagnon gèrera alors la lecture audio en local avec un visualiseur synchronisé.

Côté vie privée, sachez que le serveur garde l'empreinte de votre clé, et pas la clé publique entière, et vos scores comme vos messages n'y sont rattachés que par cette empreinte. Il n'y a aucun log d'IP ni d'analytics mais si vous restez méfiant vous pouvez générer une clé jetable et vous connecter avec :

ssh-keygen -t ed25519 -f ~/.ssh/late_throwaway
ssh -o IdentitiesOnly=yes -i ~/.ssh/late_throwaway late.sh

Après c'est pas l'open, source, puisque le code est publié sous licence FSL-1.1-MIT. Vous pouvez donc lire, auditer, modifier, forker et contribuer, mais pas monter un service public concurrent. Quoi qu'il en soit, chaque version bascule ensuite sous licence MIT, 2 ans après sa sortie. Piórowski assume ça très bien et le documente dans son dépôt.

L'autre limite, c'est la taille car toute l'infra tourne sur un seul nœud Kubernetes plafonné à 1000 connexions simultanées, donc autant dire que le service va rapidement être victime de son succès

Mais moi j'ai trouvé ça super cool, c'est pour ça que je vous le partage. Je vous ai montré Soft Serve pour héberger son Git en SSH , The Lounge pour garder IRC en vie , Ascii Patrol pour jouer en caractères ... et voilà maintenant un salon complet qui revient !

Bref, ssh late.sh et vous verrez bien ce que ça donne !

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Moonshine - Et votre serveur Linux sans écran devient une console

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 13:51

NVIDIA a débranché GameStream, son système maison pour envoyer les jeux de votre PC vers une Shield ou un laptop. Sauf que le protocole, lui, n'est pas mort : Moonlight , le client open source qui le réimplémente, tourne toujours sur Windows, macOS, Linux, Steam Link, Raspberry Pi 4, Apple TV et Xbox, et même sur des Switch et des Vita en homebrew.

Et surtout, Hans Gaiser bricole depuis début 2024 une pièce qui manquait côté serveur, Moonshine , qui commence à être sérieusement utilisable.

Moonlight n'étant qu'un client, il affiche l'image et renvoie votre clavier, votre souris et votre manette. Derrière, il faut donc forcément une machine qui capture le jeu et qui encode la vidéo en temps réel.

Bref, comme je vous le disais, depuis que NVIDIA a rangé GameStream au placard début 2023, ce rôle revient à des serveurs communautaires. Le seul que la FAQ Moonlight recommande, c'est Sunshine , du collectif LizardByte. C'est codé en C++ sous licence GPL-3 et ça tourne sous Windows, Linux, macOS et FreeBSD. Sauf que Sunshine capture une session de bureau existante ce qui veut dire que sur une machine sans écran, il faut composer avec ça, et c'est de là que vient toute la littérature sur les dongles HDMI factices et autres écrans virtuels...

Alors que Moonshine, lui, est codé en Rust et prend un autre chemin. En fait, chaque session de streaming tourne dans son propre environnement isolé, qui est totalement séparé de votre bureau. Du coup, vous n'avez plus besoin de session active du tout... Une simple tour sans écran fera parfaitement le boulot.

Voilà, si vous avez une machine Linux qui dort dans votre placard avec un GPU dedans, ça peut vous permettre de lancer Moonlight depuis votre canapé à distance, et c'est le serveur qui gérera la session rien que pour vous.

Après, c'est du Linux uniquement, testé sur Arch même si ça remonte que ça tourne aussi sur d'autres distribs, avec systemd obligatoire pour lancer et gérer tout ce qui est processus. Et du côté du GPU, il vous faudra de l'encodage vidéo Vulkan, donc, vous l'aurez compris, une Nvidia RTX ou une AMD RDNA2 ou plus récente, voire une Intel Arc pour les plus motivés.

Voilà, toutes vos vieilles GTX resteront sur le banc de touches... Sans oublier que vous aurez besoin du client Moonlight en version 6.0.0 minimum et que la compatibilité avec les portages non officiels n'est pas garantie.

Les codecs supportés, c'est du H.264, H.265 et AV1, avec du HDR en 10 bits. L'AV1 est marqué expérimental et Hans Gaiser prévient lui-même qu'il fait gonfler la taille des images au fil du temps sur les cartes NVIDIA. Sauf que c'est réglé depuis : NVIDIA a sorti le correctif dans son pilote Vulkan beta 595.44.3.0 et Hans Gaiser a confirmé début avril, mesures à l'appui, que la qualité était revenue à la normale. Son README, lui, n'a pas suivi et vous conseille encore de rester en H.264 ou H.265. Donc si l'AV1 vous tente, prévoyez le pilote Vulkan beta, pas celui de votre distrib.

Notez aussi que Moonshine n'est pas conçu pour être utilisé sur des réseaux publics puisque le protocole GameStream sous-jacent a des limites qui font que le trafic n'est pas entièrement chiffré au niveau applicatif. Donc, si vous vous y mettez, n'exposez jamais les ports de Moonshine directement sur internet. Préférez passer par Tailscale ou un WireGuard par exemple.

Bref, Moonlight, Sunshine, Moonshine... si comme moi, vous vous emmêlez dans les noms, c'est parfaitement normal. N'empêche que c'est un super truc, encore en dev, certes, mais ça promet pour le futur...

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OpenLogi - Votre souris Logitech sans le bloatware d'Options+

Par : Korben ✨
11 juillet 2026 à 08:59

Logitech Options+, vous connaissez ce délire, je pense... Pour régler 3 boutons de souris, on vous pousse à créer un compte, à partager vos data, et à laisser une usine à gaz tourner H24 en tâche de fond. Le dev AprilNEA en a eu marre, du coup il a écrit OpenLogi en Rust et son truc fait le même boulot côté réglages, mais sans rien envoyer chez Logitech.

Si vous me lisez régulièrement, ça devrait vous rappeler Mouser , dont je vous parlais en mars dernier. C'est la même philosophie, sauf que Mouser restait coincé, à l'époque, sur la MX Master 3S en Bluetooth uniquement, sans SmartShift et sans Linux. OpenLogi reprend donc le flambeau et va beaucoup plus loin.

Alors, qu'est-ce que vous pouvez faire avec ?

Hé bien d'abord remapper vos boutons (41 actions prêtes à l'emploi, quand même), régler le DPI, activer le SmartShift, ce fameux défilement en roue libre. Vous pouvez aussi créer des profils qui basculent tout seuls selon l'appli active. Et tout ça cause directement avec le protocole HID++ de Logitech à votre MX Master , sans jamais lancer le pilote maison.

Peu importe comment la bête est branchée d'ailleurs, récepteur Bolt, clé Unifying, Bluetooth ou un bon vieux câble, les quatre passent ! Toute votre config ensuite se trouve dans un simple fichier TOML posé en local, que vous pouvez versionner dans un Git si ça vous chante. L'outil dispose d'une interface graphique, mais vous pouvez également l'utiliser en ligne de commande.

Pour l'installer sous macOS, c'est facile, il suffit de faire un brew install --cask openlogi et voilà ! Quant à Linux, vous avez des paquets .deb et .rpm. Notez que ça tourne aussi sous Windows, mais uniquement en beta.

OpenLogi est compatible avec les MX Master 4, 3S et 3, MX Anywhere 3, Signature M650, Ergo M575 et le code est libre sous double licence Apache 2.0 et MIT au choix.

Voilà, si Options+ vous gonfle de fou, OpenLogi mérite sans doute un petit test de votre part. C'est par ici , et le code est sur GitHub .

Vous m'en direz des nouvelles !

Hoodik - Le cloud perso qui n'a jamais vu vos fichiers en clair

Par : Korben ✨
9 juillet 2026 à 10:04

Votre Nextcloud sait tout de vous. L'admin du serveur (vous, ou pire, quelqu'un d'autre) peut ouvrir n'importe quel fichier stocké dessus, parce que le chiffrement de bout en bout reste une option planquée dans un plugin.

C'est pourquoi Hoodik , un projet de Tibor Hudik, prend le problème à l'envers. Parce que chez lui, le chiffrement, ce n'est pas une case à cocher, c'est l'architecture au complet.

Grâce à sa solution, vos fichiers sont chiffrés dans votre navigateur, avant même de partir sur le réseau, et à aucun moment le serveur ne voit vos fichiers en clair, ni ne reçoit les clés de chiffrement.

Votre clé privée ne quitte donc pas votre machine, et comme ça, même une intrusion sur le serveur ou un vol ne livrera jamais vos fichiers en clair.

L'interface web, sobre et sans fioritures

Et là où beaucoup d'outils chiffrés deviennent pénibles à l'usage, celui-ci garde les trucs du quotidien super pratiques. Y'a du partage entre comptes avec des rôles (lecture, édition, co-propriétaire), des notes Markdown chiffrées avec historique de versions, et même des aperçus photo et vidéo sans rien déchiffrer côté serveur, HEIC de l'iPhone compris.

La recherche fonctionne aussi alors que le serveur ne voit rien… En fait, votre navigateur découpe les noms de fichiers en petits morceaux, les hashe, et le serveur ne compare que ces empreintes, et jamais de texte en clair. Quant au partage public, la clé de déchiffrement voyage dans le fragment de l'URL, cette partie après le # que votre navigateur n'envoie jamais au serveur.

Au niveau de la crypto, le boulot se divise en deux, il y a d'un côté une paire RSA 2048 qui ne sert qu'à faire circuler les clés, et de l'autre, AEGIS-128L qui chiffre vos données, calculé en direct par le navigateur grâce à WebAssembly (du code quasi natif quoi...). Et avant que vous leviez un sourcil sur ce cipher au nom de Pokémon, AEGIS-128L est finaliste de CAESAR, un concours international de crypto, et est en cours de standardisation à l'IETF. Vous pouvez par exemple le retrouver implémenté dans libsodium . C'est du sérieux, donc.

L'autre bonne surprise, c'est le poids plume de l'app. Le serveur est écrit en Rust (Actix-web) avec un front en Vue 3 et il tourne autour de 20 Mo de RAM au repos, alors que votre Nextcloud réclame ses 200 à 500 Mo pour afficher 3 photos de vacances.

Hoodik est dispo sous la forme d'une image docker pour AMD64 et ARM donc vous pouvez l'installer sur n'importe quoi, un Raspberry Pi , un vieux NAS, un vieux PC, ce que vous voulez...

docker run --name hoodik -d \
-e DATA_DIR='/data' \
-e APP_URL='https://my-app.example.com' \
--volume "$(pwd)/data:/data" \
-p 5443:5443 \
hudik/hoodik:latest

Pour vos téléphones, il y a également des applications Android et iOS dont le chiffrement tourne en Rust compilé dans l'appli elle-même (et pas une page web déguisée en application, on a assez donné...). Par contre elles passent en payant après 30 jours d'essai, sans tarif affiché publiquement sur le site... c'est le modèle économique du projet.

Autrement, c'est sous licence Creative Commons, le code est dispo sur GitHub , mais par contre notez bien que l'usage commercial est interdit sans l'accord de l'éditeur. Ajoutez à ça un projet encore jeune et aucun audit de sécurité indépendant publié, contrairement à Cryptomator qui est en GPLv3 et audité. Après ma comparaison s'arrête là par contre, parce que Cryptomator chiffre par-dessus un cloud existant alors que Hoodik c'est vous qui l'hébergez.

Quoi qu'il en soit, pour votre dossier de photos de famille, vos sauvegardes ou vos documents sensibles, le compromis se défend largement. Et si vous voulez explorer d'autres pistes, jetez un œil à OpenCloud pour du Nextcloud-like allégé, ou à Picocrypt pour chiffrer des fichiers à l'unité.

Allez, y'a plus qu'à ressusciter le vieux NAS qui prend la poussière et suivre le guide d'installation pour lancer votre docker compose up.

Votre nuage perso vous attend !

Merci à Camille Roux pour le lien !

Nomlings - Le Tamagotchi affamé qui dévore vos tokens Claude Code

Par : Korben ✨
6 juillet 2026 à 15:30

Nomlings, c'est un Tamagotchi qui vit à côté de votre terminal, et dont la seule nourriture, ce sont les tokens que crament vos sessions Claude Code. Vous bossez, il mange. Vous glandez, il patiente.

Et pendant que vous regardez votre usage fondre comme neige au soleil, bah lui il se régale !!

La bestiole s'appelle un Munchling, un "tokivore" quoi, qui s'affiche sur un écran de 64 pixels et chaque tâche terminée lui rapporte +10 XP et un snack.

Quand un outil plante, il fait la gueule et quand Claude attend une réponse de votre part depuis un moment parce que vous êtes parti vous refaire un café, il vous alerte pour que vous reveniez bosser. Bref, c'est une créature en pixels qui vous fera culpabiliser de procrastiner, ce qui peut-être pas mal quand on est un indé à son compte et grosse feignasse en même temps ^^.

Derrière tout ça, le soft digère en réalité les événements de vos sessions, en se branchant sur les hooks officiels de Claude Code (SessionStart, PostToolUse et Stop), qui transitent uniquement en local. Si l'app n'est pas lancée, ces hooks ne font strictement rien, donc aucun ralentissement à craindre. Ça marche un peu comme Notchi pour ceux qui connaissent.

Côté élevage, votre Munchling démarre donc dans un œuf et évolue jusqu'à l'âge adulte, en gagnant d'abord une antenne, puis une deuxième (la classe ^^). Il reçoit un goûter à chaque tâche terminée, plus un snack qu'il part fourrager tout seul toutes les 30 minutes, même app fermée, avec un maximum de 5 en réserve. Y'a aussi un bouton FEED qui vous laisse le nourrir quand il fait les yeux doux. Et rassurez-vous, contrairement au Tamagotchi de votre enfance retrouvé mort au fond du cartable, celui-là ne peut pas mourir !

Ah vous n'utilisez pas Claude Code ?

Pas grave, y'a un mode companion prévu pour vous. Dans ce mode, le serveur de hooks et le watcher de transcript ne démarrent jamais, et rien n'est écrit dans votre ~/.claude. La bestiole se nourrit à la place des tâches que vous effectuez et des interactions que vous déclenchez dans Nomlings. Par exemple, cocher une tâche rapporte +10 XP et un snack, exactement comme une session Claude. Ça me rappelle Codachi, ce Tamagotchi qu'on adopte dans VSCode pour coder moins seul, sauf qu'ici pas besoin d'éditeur particulier.

En tout cas, c'est rigolo et c'est gratuit, sauf si vous optez pour le pack cosmétique qui débloque 9 espèces supplémentaires (dragon, poussin, fantôme, robot, grenouille, abeille…), ainsi que 9 coques pour habiller le boîtier et des couleurs à choisir librement.

Maintenant, reste LE point qui fâche : pour l'instant, Nomlings tourne uniquement sous Windows. Ouais désolé, c'est la vie !

Bref, si vous pensez que tous les tokens que vous cramez sur Claude Code méritent une fin plus glorieuse qu'un simple compteur qui vous fout la pression, c'est par ici que ça se passe.

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