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Aujourd’hui — 11 juillet 2026Flux principal

OpenLogi - Votre souris Logitech sans le bloatware d'Options+

Par : Korben ✨
11 juillet 2026 à 08:59

Logitech Options+, vous connaissez ce délire, je pense... Pour régler 3 boutons de souris, on vous pousse à créer un compte, à partager vos data, et à laisser une usine à gaz tourner H24 en tâche de fond. Le dev AprilNEA en a eu marre, du coup il a écrit OpenLogi en Rust et son truc fait le même boulot côté réglages, mais sans rien envoyer chez Logitech.

Si vous me lisez régulièrement, ça devrait vous rappeler Mouser , dont je vous parlais en mars dernier. C'est la même philosophie, sauf que Mouser restait coincé, à l'époque, sur la MX Master 3S en Bluetooth uniquement, sans SmartShift et sans Linux. OpenLogi reprend donc le flambeau et va beaucoup plus loin.

Alors, qu'est-ce que vous pouvez faire avec ?

Hé bien d'abord remapper vos boutons (41 actions prêtes à l'emploi, quand même), régler le DPI, activer le SmartShift, ce fameux défilement en roue libre. Vous pouvez aussi créer des profils qui basculent tout seuls selon l'appli active. Et tout ça cause directement avec le protocole HID++ de Logitech à votre MX Master , sans jamais lancer le pilote maison.

Peu importe comment la bête est branchée d'ailleurs, récepteur Bolt, clé Unifying, Bluetooth ou un bon vieux câble, les quatre passent ! Toute votre config ensuite se trouve dans un simple fichier TOML posé en local, que vous pouvez versionner dans un Git si ça vous chante. L'outil dispose d'une interface graphique, mais vous pouvez également l'utiliser en ligne de commande.

Pour l'installer sous macOS, c'est facile, il suffit de faire un brew install --cask openlogi et voilà ! Quant à Linux, vous avez des paquets .deb et .rpm. Notez que ça tourne aussi sous Windows, mais uniquement en beta.

OpenLogi est compatible avec les MX Master 4, 3S et 3, MX Anywhere 3, Signature M650, Ergo M575 et le code est libre sous double licence Apache 2.0 et MIT au choix.

Voilà, si Options+ vous gonfle de fou, OpenLogi mérite sans doute un petit test de votre part. C'est par ici , et le code est sur GitHub .

Vous m'en direz des nouvelles !

EVE Online - 30 dépôts MIT sur GitHub, dont un qui ne compile pas

Par : Korben ✨
10 juillet 2026 à 17:04

8 825 joueurs qui se canardent au même endroit, sur un seul serveur, pendant 14 heures. C'était en 2020 dans le système FWST-8 d'EVE Online, et le moteur qui a encaissé ça s'appelle Carbon. Et si je vous cause de ça c'est parce que Fenris Creations (le studio du jeu, ex-CCP Games) vient de le poser sur GitHub , en licence MIT, gratuit !

Au fil des mois, ils ont ainsi mis en ligne 33 dépôts à cloner, dont 30 sous licence MIT. Vous y trouvez Trinity, le moteur de rendu, Destiny , qui simule la physique et calcule les trajectoires de vos vaisseaux, et même une bibliothèque C++ dédiée au calcul d'itinéraire sur la carte du jeu. Du code qui tourne en production depuis 20 ans.

Et ça se monte tout seul puisque le README de Trinity dit simplement ceci : "*Compilez en utilisant le fichier CMakeLists.txt fourni à la racine du dépôt. *".

Un moteur de rendu avec 20 ans de production dans les pattes et pas une seule dépendance planquée, c'est fou.

Par contre, Destiny, lui, c'est le meuble en kit livré sans le sachet de vis. Son README prévient : "Pour compiler la bibliothèque, vous devez avoir accès à Perforce, car c'est là que se trouvent certaines de nos dépendances."

Pour vous la faire courte, chez vous, ça ne compilera pas, donc.

Car le 8 juillet, un développeur a ouvert l'issue #5 pour demander gentiment la liste des dépendances liées à Perforce et jusqu'à aujourd'hui, c'est resté sans réponse. Donc non, vous ne monterez pas votre serveur EVE privé ce week-end car l'économie du jeu et l'infrastructure serveur ne sont pas dans les cartons.

Alors pourquoi maintenant ??? Eh bien en mai, le studio a repris son indépendance en se rachetant 120 millions de dollars à Pearl Abyss, et il prépare EVE Frontier, un MMO de survie spatiale qu'il annonce "personnalisable, adapté au joueur". Donc "ouvrir la maison", ça prépare le terrain...

En tout cas, je trouve que ça nous change des jeux qu'on libère une fois morts, comme Arma Cold War Assault, dont Bohemia a ouvert le code pour ses 25 ans . Et vu ce que les moddeurs sortent sans même avoir le code ( un type a collé un mode multijoueur dans le Witcher 3 , j'vous rappelle ^^), avec les sources sous la main ça va être drôle.

Merci Emmanuel pour le lien !

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Hier — 10 juillet 2026Flux principal

Chatto passe en open source : un seul binaire pour remplacer Teams, Slack et Discord ?

10 juillet 2026 à 09:41

Hendrik Mans a publié le code source de Chatto, une messagerie d'équipe auto-hébergée qui tient en un seul binaire pour remplacer Discord, Teams ou Slack.

Le post Chatto passe en open source : un seul binaire pour remplacer Teams, Slack et Discord ? a été publié sur IT-Connect.

À partir d’avant-hierFlux principal

Un joueur a peut-être codé la fonction anti-wallhack que Counter-Strike attendait

9 juillet 2026 à 10:55

Et si Counter-Strike 2 tenait enfin une vraie piste contre les wallhacks ? Un développeur indépendant a imaginé un plugin open source capable de limiter l’un des systèmes de triche les plus répandus dans le jeu (et d'autres FPS).

Cette Atari Jaguar de 1993 boote sous Linux avec 2 Mo de RAM

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 14:12

Une Atari Jaguar, la console de 1993 qu'Atari vendait comme la première machine 64 bits et que le marché a snobée, vient de booter sous Linux pour la première fois ! Derrière ce hack, un développeur connu sous le pseudo de Cakehonolulu , qui a collé un vrai noyau sur le Motorola 68000 de la bécane.

Le 68000 n'a pas de MMU , ce circuit qui gère la mémoire virtuelle et dont dépend le Linux que vous faites tourner sur votre PC. Sauf que le noyau embarque depuis toujours une branche pour les puces qui en sont privées, l'antique μClinux , et c'est elle qui fait tout le taf ici.

La Jaguar offre seulement 2 Mo de RAM et jusqu'à 6 Mo de ROM sur la cartouche, du coup Cakehonolulu a coupé le noyau en deux : le code qui ne bouge pas, le .text et le .rodata, reste dans la ROM et s'exécute directement depuis là en XIP, pendant que les données qui changent atterrissent dans les 2 Mo de RAM. Bref, chaque octet compte.

Après, ce n'était pas simple non plus parce que le 68000 ne sait pas lire une donnée qui serait mal alignée en mémoire. Alors que les processeurs modernes savent le faire sans broncher. Et comme le cross-compilateur d'Ubuntu générait quand même ce type de données mal alignées, alors qu'on lui précise bien que la cible c'était un 68000, ça faisait des plantages en cascade.

L'astuce a donc été de recompiler tout le toolchain à la main, puis de bâtir un user space minimal avec BusyBox et uClibc, tout ça en binaire FLAT au lieu du classique format ELF.

Et voilà, la Jaguar affiche maintenant fièrement ses 1,04 BogoMIPS. Soit une puissance de feu qui ferait chialer une calculatrice. Mais bon, elle boote et c'est le principal. Si vous avez encore une Jaguar dans un placard, vous pouvez parfaitement installer ça dessus, puisque le code est disponible sur GitHub .

Voilà, c'est assez génial parce qu'en fait, ça montre bien que Linux est vachement résilient. On est en 2026 et pourtant, le support des 68000 est encore présent dans le noyau, et bien vivant même !

Voilà, tant que ce bon vieux noyau gardera tous ses vieux pilotes, eh bien n'importe quelle console oubliée pourra toujours renaître avec un petit terminal dessus. Et ça, je trouve que ça clôt tous les débats sur la conservation et le poids du code legacy dans le kernel.

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Wealthfolio - Suivez vos investissements sans les filer au cloud

Par : Korben ✨
7 juillet 2026 à 15:41

Si vous êtes une grosse feignasse et que votre seul plan pour gratter un peu de thunes, c'est pas juste de bosser, mais de vous faire adopter par un vieux en espérant qu'il y passe très vite, cet article ne va pas vous intéresser, désolé.

Par contre, si vous économisez, que vous avez mis un petit peu d'argent en bourse, si vous avez investi dans les cryptos ou que sais-je encore, je pense que cet outil va vous être utile.

Wealthfolio, imaginé par afadil, c'est une application de bureau open source qui range tout ça au même endroit : vos comptes d'investissement, votre patrimoine, vos dépenses, et même des simulations pour vos vieux jours. Le parti pris est radical puisque tout reste en local sur votre machine. C'est donc juste une base SQLite posée sur votre disque là où un Finary par exemple, agrège tout sur ses serveurs.

Une fois installé, vous balancez tout dedans. Compte courant, épargne, actions, ETF, crypto, le cash qui dort et l'application vous recrache votre patrimoine net ainsi que la vue d'ensemble que vous n'avez peut-être jamais eue (Surtout si votre banque c'est la Caisse d'Epargne... loool).

Même votre appartement / maison, la voiture, les métaux précieux, et compagnie ça rentre dedans aussi. Ah et vos dettes surtout, parce que le vrai chiffre inclut aussi ce qui fâche, et pas seulement la colonne qui fait plaisir.

Maintenant concernant les dépenses, ça fait à peu près ce qu'on peut retrouver sur des banques en ligne, c'est-à-dire que ça catégorise toutes vos transactions et ensuite ça vous monte des budgets un peu comme ce que propose ReSubs mais élargi à toute votre thune et pas seulement à vos abonnements.

À vous ensuite de définir une allocation cible comme ça quand votre portefeuille s'en écartera, et bien Wealthfolio vous pondra un joli plan de rebalancing qui vous aidera à rentrer dans le rang fissa et ainsi éviter de finir interdit bancaire.

Ajoutez à ça un chouette tableau de bord avec les performances de vos investissements et de vos comptes. Et si vous menez bien votre barque, vous verrez aussi vos dividendes au même endroit.

Ah et puis le truc qui va finir de vous convaincre, c'est le simulateur de retraite inclus. En gros, vous lui donnez tout votre portefeuille et lui il le projette année par année avec des simulations qu'on appelle Monte Carlo . Et là ensuite, eh bien ce sera soit la douche froide, soit la bouteille de champagne, car vous saurez immédiatement si votre plan FIRE tient debout ou si vous vous racontiez des histoires depuis le début.

C'est une capture d'écran que j'ai prise sur le site, donc venez pas me cambrioler, hein ^^

Et puis comme en 2026, un outil sans IA n'est pas un vrai outil (lol) sachez qu'il y a également un assistant IA à qui vous pourrez demander en langage naturel d'interroger votre portefeuille. Par exemple vous pourrez lui dire, "Hey assistant, combien est-ce que j'ai gagné avec mes ETF cette année ?". Et rassurez-vous, les accros à la vie privée, ça peut tourner avec un modèle local via Ollama.

Wealthfolio propose également un outil d'import CSV mais vous pouvez aussi tout saisir manuellement. Aaah l'époque a changé depuis Microsoft Budget surtout que là, vous avez même de la synchro automatique via l'offre payante, si vous voulez brancher ça avec les systèmes de vos courtiers.

Si le concept vous rappelle Maybe Finance , c'est logique, c'est la même famille open source. Sauf que Maybe est une appli web que vous devez auto-héberger vous-même avec Docker, là où Wealthfolio est une vraie application de bureau que vous installez comme n'importe quel logiciel. C'est dispo sous macOS, Windows et Linux, et il y a même une version iOS et Android qui devraient arriver très bientôt. Quant aux plus tordus qui tiennent absolument à leur version web, ça s'auto-héberge en Docker.

Un truc à savoir quand même avant de foncer, la partie fiscale vise les Américains et les Canadiens donc pas de PEA ni d'assurance-vie française là-dedans. Du coup pour coller au fisc hexagonal vous devrez ruser et faire vos trucs à la main ou développer vos propres plugins. Après en ce qui concerne le cœur du bazar, c'est-à-dire suivre son portefeuille et son patrimoine, ça fera bien le taf pour tout le monde.

Le tout sous licence AGPL, code ouvert et forkable, directement sur GitHub et l'app se télécharge sur wealthfolio.app .

Dawarich : l’alternative open source et auto-hébergée à Google Timeline

6 juillet 2026 à 14:46

Google Maps Timeline a disparu du web et votre historique de localisation s'efface ? Dawarich, alternative open source et auto-hébergée, prend le relais.

Le post Dawarich : l’alternative open source et auto-hébergée à Google Timeline a été publié sur IT-Connect.

Command & Conquer Generals débarque sur iOS / macOS - Merci l'IA !

Par : Korben ✨
5 juillet 2026 à 16:41

Il y a six mois, je vous parlais de Command & Conquer Generals, un jeu mort depuis 12 ans qu'un ver s'amusait à attaquer. Hé bien Ammaar Reshi, un designer connu pour ses projets IA (dont un livre pour enfants généré full IA qui a fait le tour des médias) vient de le ressusciter grâce à l'IA pour le faire tourner nativement sur iPhone, iPad et même Mac.

Je dis nativement puisque c'est le moteur original de 2003 qui a été recompilé en ARM64 pour Apple Silicon. Niveau dev, c'est donc Claude Code qui a fait tout le boulot et quand son modèle par défaut, Opus 4.8, s'est mis sérieusement à pédaler dans la semoule, c'est finalement grâce à Fable 5 qu'il a réussi à conclure l'histoire.

Et ça a pris un peu de temps puisque comme à la base, c'est un jeu DirectX, il a fallu guider l'IA pour qu'elle développe une jolie chaîne de traduction DirectX 8 -> DXVK -> Vulkan -> MoltenVK -> pour finir par arriver sur Metal.

5 couches empilées pour convertir en temps réel les appels graphiques d'un jeu de 2003 vers l'API d'Apple, si ça c'est pas une usine à gaz, je m'y connais pas ^.

Après, rendons à César ce qui appartient à César, le gros du portage, c'est-à-dire la recompilation du moteur EA (sous licence GPL v3) vers macOS et Linux, TOUT vient du projet communautaire GeneralsX de fbraz3 . Grâce à ça, tout est fonctionnel, et les modes Campagne, escarmouche et Generals Challenge sont parfaitement jouables.

Ce que Reshi a ajouté par-dessus, c'est surtout la couche Apple, et des contrôles tactiles (car je le rappelle, ce jeu c'était du 100% souris niveau gameplay). Un tap pour sélectionner, on glisse ses doigts boudinés pour encadrer ses unités, un appui long pour désélectionner, deux doigts pour scroller, et un pinch pour zoomer.

Après si vous voulez tester, ce sera pas sur l'AppStore que ça se passe... Faudra compiler ça vous-même avec Xcode, CMake, Ninja, Meson, SteamCMD, vcpkg et le SDK Vulkan de LunarG (Et surtout pas celui de Homebrew, c'est bien précisé dans la doc !!).

Et comme la GPL ne couvre que le moteur, pas les assets, vous devrez aussi fournir votre propre copie du jeu (il est sur Steam).

Tout le projet est sur GitHub !

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wacli - Archivez tout WhatsApp en local et faites-y des recherches hors ligne

Par : Korben ✨
4 juillet 2026 à 10:00

Peter Steinberger, le papa de PSPDFKit , s'est mis en tête de faire sortir WhatsApp de sa prison dorée. Et pour cela, il a mis au point wacli, un client WhatsApp qui tourne exclusivement dans votre terminal. Ça se compose donc de commandes que vous pouvez scripter dans la joie et la bonne humeur pour enchaîner et automatiser toutes vos idées folles sur Whatsapp comme avec n'importe quel outil Unix.

Wacli se connecte à votre compte comme un appareil lié, exactement comme WhatsApp Web, vous scannez un QR code depuis votre téléphone et hop, l'outil rapatrie vos conversations dans une base SQLite locale, sur votre machine. À partir de là, la recherche se fait hors ligne.

Un wacli messages search "réunion" et vous ressortez un vieux message noyé dans la masse, sans même être connecté. Pour envoyer un message, un wacli send file --to maman --file ./photo.jpg et c'est parti. Et les groupes et les contacts se pilotent de la même façon, réactions comprises, au clavier.

Côté technique, c'est du Go bâti sur whatsmeow , la bibliothèque de référence qui parle le protocole WhatsApp Web multi-device. Comme ça vos messages restent chiffrés de bout en bout. Et de son côté, la base locale offre une recherche plein texte instantanée (FTS5), et à peu près tout ressort en JSON avec le flag --json, ce qui veut dire que vous pouvez brancher wacli sur vos propres scripts, un cron, un pipeline de sauvegarde, ou tout ce que vous voulez.

Les données atterrissent ensuite dans ~/.wacli sur votre Mac, et vous en faites ce que bon vous semble. Un brew install openclaw/tap/wacli et c'est installé (Oui, le projet est passé sous l'organisation openclaw).

Et comme le tout est sous licence MIT, vous pouvez bidouiller ça comme bon vous semble.

Maintenant, la partie où je dois être franc avec vous c'est que wacli n'est pas un outil officiel. Il passe par le protocole WhatsApp Web récupéré par rétro-ingénierie via whatsmeow, et Meta n'aime pas trop ça.

Le README le dit noir sur blanc, c'est un outil tiers non affilié à WhatsApp. En clair, vous jouez avec les conditions d'utilisation, et un compte repéré sur ce genre de manip peut se faire suspendre. À réserver donc à un usage perso et raisonnable, et pas pour faire du spam de masse.

Reste que pour qui veut reprendre la main sur ses données, c'est pile le genre d'outil que j'aime. Dans le même esprit que msgvault qui libère vos emails de la prison Gmail , mais pour la messagerie de Meta.

Merci Camille Roux pour le lien !

Source : https://github.com/openclaw/wacli

Valve refuse de vendre ce faceplate e-ink mais file les plans

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 11:34

Ils sont trop sympas chez Valve ! Ils viennent de balancer sur GitLab tous les fichiers nécessaires à la fabrication d'un FacePlate pour leur Steam Machine avec un écran e-ink intégré. Les plans 3D, la liste des composants, le firmware et même les vidéos de montage, tout est sous licence MIT et je pense que quand vous aurez vu ce que ça permet de faire, vous vous lancerez peut-être.

Ce truc, ça s'appelle Inkterface et c'est donc un faceplate (une façade de remplacement pour la Steam Machine) dispose d'un écran à encre électronique monochrome permettant d'afficher la température, la vitesse des ventilos et la charge CPU/GPU de la machine. Ce qui est rigolo, j'sais pas si vous vous souvenez, mais Valve avait montré ce panneau lors de l'annonce de la Steam Machine en précisant bien que ce ne serait jamais commercialisé.

Tout le monde était triste de ça, et je pense que personne n'avait imaginé qu'ils mettraient carrément les plans sous licence libre. La vie est folle !

Après, oui c'est pour ceux qui aiment mettre les mains dans le cambouis, mais si ça vous chauffe comme projet pour les vacances, voici ce que vous allez devoir mettre sur votre liste de courses : un Adafruit ESP32 Feather (2 Mo de PSRAM), un eInk Breakout Friend, le panneau e-ink 5,83 pouces d'Adafruit, 13 vis M2.5 et 4 aimants.

Vous imprimez les pièces en 3D (fichiers STEP et STL fournis), vous soudez une poignée de fils entre les deux cartes, une batterie se cale dedans, et hop, ça se clipse magnétiquement sur le cube. Parce que oui, ce bidule est autonome et dispose de sa propre batterie. En fait il se connecte à la Steam Machine en Bluetooth et basta.

Côté soft, Valve promet une vraie app sur Steam un jour, mais pour l'instant vous devrez builder un AppImage à la main. Le firmware est en C++, entièrement ouvert, et si les stats de base vous suffisent pas, vous pouvez ajouter les vôtres en écrivant votre propre fonction dans le code.

Valve avait déjà lâché les fichiers CAD de la Steam Deck pour qu'on la répare et qu'on la bidouille donc même si ici c'est pas du plug and play, c'est quand même un beau cadeau fait à la communauté. Je pense que cette Steam Machine va être un vrai petit succès ! En tout cas, c'est bien parti pour !

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oomwoo - Le robot aspirateur open source à monter soi-même

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 10:28

La société Maker's Pet vient de lancer oomwoo , un robot aspirateur open source que vous construisez vous-même ! C'est fait à base de Raspberry Pi 5, LiDAR 2D, ROS 2, châssis imprimé en 3D, et le tout fonctionne en local.

Sauf qu'il y a un détail rigolo, pour l'instant il fait à peu près tout... sauf aspirer ^^.

Je m'explique... Votre Roborock ou votre iRobot, vous ne le savez pas mais vous ne le possédez pas vraiment. Il se balade partout, cartographie votre apart ou votre maison, envoie tout sur des serveurs distants et surtout, le jour où le fabricant ferme boutique, bah votre robot il termine à la casse.

Alors c'est vrai, des bidouilleurs libèrent déjà ces engins du cloud en leur greffant un firmware ouvert. Mais oomwoo prend le problème à l'envers, puisqu'au lieu de libérer un robot fermé, vous en montez un qui soit libre dès la première vis !

Côté matos, vous allez avoir besoin, comme je vous le disais, d'un Raspberry Pi 5 (ou d'un Pi 4), d'un petit LiDAR 2D, de quelques moteurs et d'un châssis que vous sortirez de votre imprimante 3D. Son cerveau, lui, tourne sous ROS 2 avec Nav2 pour la navigation, et vous pouvez tout tester virtuellement dans une simulation Gazebo avant même de visser quoi que ce soit.

Côté maison connectée, ça se branche direct sur Home Assistant et toutes les datas restent chez vous en local. Le LiDAR c'est vraiment le cœur du projet puisque c'est ce capteur qui donne la vue en relief aux petits robots . Avant ça coûtait une petite fortune, mais aujourd'hui, ça peut se trouver pour une trentaine d'euros comme ce LDS02RR qui équipe notamment les Roborock.

Et pour orchestrer toute cette joyeuse bande hardware, le projet utilise un micro-contrôleur à quelques euros qui gère toutes les entrées et les sorties, pendant que le RPi se tape le gros des calculs.

oomwoo en est à sa toute première version, en mode RFC (request for comments), autrement dit le truc se conçoit en public au grand jour et leur objectif premier, c'est donc d'avoir un robot qui cartographie votre appart au LiDAR et se balade tout seul avant même de penser à aspirer.

Alors oui, pour le moment, c'est uniquement de la simulation et aucun proto n'a été assemblé mais ça ne saurait tarder. Quoiqu'il en soit, vous pouvez suivre toutes les étapes du projet en live sur GitHub et intervenir si vous voulez aider .

Après, un aspi robot qui n'aspire pas, ça ne vous inspire peut-être pas (jeux de moooots) mais c'est surtout un projet en train de naitre, qui si vous l'attrapez en route, vous permettra d'apprendre de nouveaux concepts en robotique comme le SLAM, la navigation autonome ou ROS 2 sans avoir à lâcher un billet dans du matos hors de prix (ils visent 200 dollars de matos au max).

Bref, c'est moins un aspirateur qu'un cours de robotique déguisé mais ça vaut le coup d'oeil. Le code vous attend sur GitHub .

Technitium DNS Server : bloquer les pubs et héberger son DNS

2 juillet 2026 à 18:00

Installez Technitium DNS Server sur Linux avec Docker et configurez la récursion native, le blocage des publicités, vos zones DNS et d'autres fonctionnalités.

Le post Technitium DNS Server : bloquer les pubs et héberger son DNS a été publié sur IT-Connect.

Lire la puce de sa carte d'identité en Python sous Linux

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 18:28

Hubert, fidèle lecteur de Korben.info m'a envoyé un mail pour me dire qu'il avait reçu sa nouvelle carte d'identité. Vous savez celle en petit format avec la puce dedans qu'on peut scanner avec l'app France Identité. Et il en est bien content !

Voilà, l'histoire s'arrête là !

Mais non, je plaisante ! En fait, Hubert s'est posé LA question que personne ne se pose à l'heure de l' identité numérique européenne : Y'a quoi là dedans ?

Et plutôt que d'attendre qu'un employé de mairie expert en technologie ne lui explique (j'rigole, ça n'existe pas), il a passé son week-end à coder cnie-python-tools , un projet codé en python (vous aviez deviné je pense) capable de lire la puce de la CNI et de vous ressortir les infos y compris la photo d'identité.

Le tout sous Linux, évidemment, sans smartphone ni app officielle.

Pour l'utiliser, vous devez brancher un lecteur de carte à contact (un ACR38U , un Omnikey (liens affiliés), ce genre de bestiole compatible PC/SC), vous lancez uv run cnie-dump, et vous tapez le CAN, c'est-à-dire les 6 chiffres imprimés au recto de votre carte.

Photo envoyée par Hubert, je me suis permis d'enlever ses données personnelles #RGPD-way-of-life ^^

Y'a besoin de cette clé car c'est elle qui permet de déverrouiller la puce via un protocole qui s'appelle PACE. C'est ce mécanisme précis qu'utilise la carte France Identité quand elle lit votre carte en NFC sauf que là c'est direct sur votre PC. Son script permet alors de récupérer toutes les data dans des fichiers bruts + un summary.json qui liste tout ce que la carte a bien voulu cracher.

Et c'est qu'elle est bavarde cette coquine, puisqu'avec ce simple script, elle vous sort votre état civil complet (nom, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité), votre adresse, votre taille, la MRZ (la fameuse bande de caractères qu'on retrouve aussi sur les passeports), mais aussi la photo qui est dessus au format JPEG 2000, un format parfois un peu pénible à ouvrir.

Bref, de quoi remplir un formulaire administratif sans avoir à tout retaper.

Maintenant rassurez-vous, il y a quand même des données qu'on ne peut pas extraire. Sur la CNIe française, la donnée biométrique sensible, ce sont vos deux empreintes digitales (DG3), et celles-là restent bouclées à double tour derrière l'EAC, une couche de sécurité réservée aux terminaux officiels de l'État. Quand le script tape à cette porte, la carte répond aussi sèchement qu'un agent assermenté sans clim, avec le code 6982, ce qui veut dire "security status not satisfied", cause toujours.

Si ça vous dit d'essayer bien sûr, c'est à utiliser uniquement avec votre propre carte. Et si le lecteur sur la photo ci-dessus vous parle, c'est normal. Plutôt que d'acheter un lecteur de carte tout neuf, Hubert a simplement réalisé ses tests avec le lecteur fourni par les TCL (le réseau de transport Lyonnais) qui visiblement est dans le tur-fu en ce qui concerne la recharge des abonnements de métro ^^.

Merci Hubert pour le partage !!

cnie-python-tools

« Nous ne pouvons pas faire confiance aux utilisateurs intensifs d’IA » : Godot bannit les contributions automatisées de son code open source

1 juillet 2026 à 16:05

Débordée par l’afflux de pull requests de faible qualité, la Fondation Godot, à l’origine du moteur de jeu vidéo open source et gratuit utilisé pour créer des jeux 2D et 3D, a décidé de durcir sa politique de contribution, allant jusqu’à bannir le code généré par des agents IA.

OpenClaw - L'assistant IA arrive sur iPhone et Android

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 13:33

Chers amateurs d'OpenClaw, bonne nouvelle, votre outil préféré débarque sur iPhone et Android. Mais contrairement à ce que vous faites d'habitude, pour une fois, je vous conseille de bien lire mon article avant de foncer.

En janvier, je vous faisais découvrir rapidement OpenClaw , un assistant IA personnel et open source qui a beaucoup fait parler de lui. Perso, moi je ne suis pas fan (ni de Hermes) parce que je trouve ça plus pratique de dev mes propres outils plus adaptés et mieux pensés plutôt que de partir sur une solution comme ça. Mais breeef, ce n'est que mon avis.

Maintenant si vous êtes utilisateur d'OpenClaw, vous allez pouvoir lancer ça gratuitement sur votre iOS ou Android . Toutefois, ce ne sont pas des OpenClaw complets embarqués dans une app pour smartphone mais plutôt des appli "compagnons", c'est-à-dire un relais pour un vrai OpenClaw installé sur votre Mac, Linux ou Windows (avec WSL évidemment). L'app mobile ne fait donc que s'y connecter pour que vous puissiez interagir avec.

Ce qui est plutôt bien pensé c'est que l'app utilise les capteurs du téléphone pour par exemple pouvoir envoyer des photos, votre position GPS ou écouter ce que vous lui racontez avec le mode "Talk". Ou tout simplement affiche le Canvas qui est l'interface web dans laquelle l'agent bricole en direct.

Bref, OpenClaw bosse sur votre ordinateur et votre smartphone c'est sa télécommande.

L'app est encore un peu brut de décoffrage avec des petits bugs par ci par là mais ça fonctionne quand même alors on ne va pas se plaindre. Par contre, attention si vous l'utilisez sur des réseaux wifi public... je vous conseille de passer par un VPN ou un Tailscale pour éviter de vous faire maninzemideuler par un script kiddy qui passe par là.

Tout est open source sur GitHub , amusez-vous bien !

Source

Google agents-cli - Quand votre agent IA en crée d'autres

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 11:31

Les devs de chez Google viennent de sortir un outil conçu pour les agents IA qui codent afin qu'ils deviennent des experts en développement d'agents IA sur Google Cloud. J'sais pas si je suis très clair, alors je vais essayer de vous expliquer tout ça.

Que vous soyez sur Claude Code, Codex d'OpenAI ou Gemini CLI (ça s'appelle agy cli maintenant d'ailleurs pour Antigravity CLI...), écrire un agent qui tient la route et le faire tourner dans le cloud de Mountain View, ça exige déjà de connaître par cœur l'ADK (Agent Development Kit) maison de Google, de savoir évaluer et coder le projet et surtout de tout déployer sans tout péter.

Ce sont clairement plusieurs métiers différents, et ça demande pas mal de connaissances, alors plutôt que de vous faire lire une doc bien chiante, les dev de Google ont eu l'idée de packager toute cette expertise dans des skills que votre agent de coding va lire à votre place.

Après, vous votre rôle, c'est de décrire tout ce que vous voulez en anglais ou en français et de siroter votre mojito. Et une fois que vous aurez fini, votre super agent générera le squelette du projet, le testera en local et poussera tout ça dans un runtime sur Google Cloud.

Pour l'installer, suffit de faire un petit :

uvx google-agents-cli setup

ou si vous voulez juste injecter les skills dans votre agent sans la CLI complète :

npx skills add google/agents-cli

Une fois la machinerie en place, vous aurez à votre service 7 modules de skills et 25 commandes qui couvrent tout le cycle de vie des agents Google Cloud, du scaffolding (croyez le ou non, en français, ça se dit échafaudage ...lol) à la publication sur Gemini Enterprise (ex-Vertex AI). Et puis Agents-CLI sait surtout générer tout ce qui est jeux de tests, noter les réponses avec un LLM qui fait office de juge, comparer 2 versions d'un même agent ou encore optimiser les prompts à partir des résultats collectés.

C'est du taf pénible qui rebute tout le monde, alors qu'un agent IA se le tape, je pense que ça ne manquera à personne. On est dans la même veine que les outils qui font collaborer plusieurs IA sur votre code, sauf qu'ici l'objectif final c'est de déployer des agents dans le cloud en prod.

Le code et les instructions sont sur le GitHub de Google .

Une tour à 15 274 €, deux GPU AMD et aucun abonnement cloud : on a testé l’IA locale à son maximum [Sponso]

Par : humanoid xp
1 juillet 2026 à 09:01

Cet article a été réalisé en collaboration avec AMD

Une tour à 15 274 € posée sous un bureau, deux cartes graphiques AMD, et l'intégralité d'une chaîne de production logicielle qui tourne sans jamais toucher au cloud. On a voulu savoir ce que permet vraiment une machine d'IA en local.

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FaceGate - Verrouiller ses apps macOS en FaceID

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 08:20

J'sais pas si vous avez remarqué mais autant sous iOS on peut mettre une authentification Face ID sur n'importe quel app, autant sous MacOS, on peut certes verrouiller tout son ordi, mais on ne peut pas locker une app en particulier.

Et c'est chiant parce que parfois, on doit laisser son ordi à un collègue, un enfant ou PIRE sa mère, et ils ont alors accès sans restriction à vos Messages, vos Photos, votre gestionnaire de mots de passe , votre boîte mail et j'en passe des vertes et des pas mûres...

Dweep Desai, un développeur qui s'est visiblement retrouvé dans cette galère, a heureusement sorti FaceGate , un petit utilitaire open source tiers qui ajoute enfin du verrouillage par application sur macOS, avec déverrouillage à la trombine !

Dans FaceGate, vous choisissez quelles apps protéger, et à chaque lancement, l'outil intercepte et vous demande alors une authentification. Au choix, ça peut être de la reconnaissance faciale via le Neural Engine d'Apple (ça tourne on-device, rien ne part sur un serveur), Touch ID, ou un mot de passe. Rassurez-vous, vos empreintes faciales sont chiffrées en AES-256-GCM et stockées en local, et les clés au chaud dans le trousseau macOS.

Pour l'installer, suffit d'aller télécharger le DMG ici ou de lancer la commande curl suivante :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/dweep-desai/FaceGate-Mac/main/install.sh | bash

Le truc intéressant avec FaceGate, c'est qu'il fait ce qu'on appelle de la "détection du vivant". L'outil ne se contente pas de comparer votre visage à une photo, mais vous demande de tourner la tête à gauche ou à droite, du coup, mettre devant la cam une photo imprimée ou une vidéo de votre face ne marche pas en principe (une vidéo deepfake soignée reste l'angle mort évidemment...).

Vous pouvez même enroller jusqu'à 3 visages, brancher une webcam USB, programmer des plages de verrouillage horaires, ou balancer un raccourci clavier qui ferme tout net en cas d'urgence.

FaceGate n'est pas le premier app-locker sur Mac puisque MakLock fait ça aussi en open source, avec Touch ID, déverrouillage par Apple Watch et bientôt du Wi-Fi de confiance. Mais par contre, c'est le premier à proposer du Face ID et ça c'est top ! Puis macOS, faut pas l'oublier, propose aussi en natif des limites d'applications dans ses paramètres de Temps d'Écran mais c'est moins fun que FaceGate, c'est sûr !

Et n'oubliez pas que même un Mac verrouillé, ça se contourne si on sait s'y prendre...

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