Apple nomme Johny Srouji au poste de Chief Hardware Officer. Déjà figure centrale de l’Apple Silicon, il prend désormais la tête de l’ingénierie matérielle
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Y'a 20 ans passés, une linguiste canadienne nommée
Sonja Lang
a eu une idée un peu folle : créer la langue la plus simple du monde. Le résultat, c'est le Toki Pona, un truc minimaliste qui tient officiellement en 120 mots et que vous pouvez apprendre en quelques heures si votre mémoire n'est pas trop merdique. Et en 2026, la communauté a tellement grossi autour que ça vaut le coup d'y (re)jeter un œil.
L'idée derrière cette langue inventée en 2001, c'est de réduire la pensée à l'essentiel, un peu à la manière du taoïsme. Sonja Lang l'a créée au départ pour simplifier ses propres pensées, et ça s'est transformé en un truc adopté par une communauté internationale active. Pas une alternative à l'anglais ou à l'espéranto (ça ne vaut pas
la langue des anciens
), juste une langue qui vous force à décrire le monde avec ce que vous avez sous la main.
Le nom Toki Pona vient de toki (dérivé de
Tok Pisin
, lui-même issu de l'anglais "talk") et de pona qui vient du bona espéranto pour dire "bon". Donc littéralement "Langue du bien" ou "Langue simple", ce qui colle pas mal avec l'intention.
Le truc, c'est qu'avec 120 mots officiels listés dans le livre Pu que Sonja Lang a publié en 2014, et 14 phonèmes (5 voyelles a e i o u et 9 consonnes j k l m n p s t w), vous couvrez tout ce dont un humain a besoin pour communiquer. Ça se prononce comme en français sauf le j qui fait "y", le e qui fait "é" et le u qui fait "ou". Depuis 2021, un second livre appelé ku étend le vocabulaire à 137 mots pour les usages plus pointus, mais le cœur reste le Pu.
Prenons le mot kasi. Kasi, c'est un végétal. Mais lequel ? Si je vous dis kasi kiwen, c'est un arbre car kiwen indique quelque chose de solide. Je peux aussi dire kasi suli pour dire que c'est un végétal de grande taille, donc un arbre aussi. À voir selon le contexte évidemment.
Maintenant si je dis kasi kule, j'indique que ce végétal est coloré, donc probablement une fleur. Et si j'associe kasi (végétal) avec ma (terre), ça donne ma kasi qui signifie un sol végétalisé, donc un jardin. Et si c'est un ma kasi kiwen, on parle probablement d'une forêt. Voilà, vous voyez le délire.
Pour apprendre ça aujourd'hui, y'a plusieurs routes selon votre style. Le site officiel
tokipona.org
vend les livres de Sonja Lang (Pu, ku, plus quelques autres) et c'est la référence absolue. Si vous préférez un truc en ligne gratuit et structuré,
wasona.com
propose 29 leçons dispos en 13 langues dont le français, qui vont des bases au niveau avancé, sans gamification chiante, juste du texte et des exos bien foutus.
Pour compléter, y'a
Wikibooks
qui a pas mal de contenu,
linku.la
qui fait dictionnaire en ligne collaboratif, et si vous voulez le livre papier officiel,
Pu est dispo sur Amazon
. Et si vous préférez
apprendre une langue en jouant
, il existe aussi des approches ludiques qui marchent bien.
Côté communauté, le vrai hub c'est le Discord "ma pona pi toki pona" qui dépasse les 19 500 membres en 2026. Des gens qui parlent exclusivement en Toki Pona, traduisent des films, écrivent de la poésie, font des mèmes en sitelen pona... un vrai petit écosystème. C'est d'ailleurs cette communauté qui a contribué aux données du ku en 2021.
Parlons écriture justement, parce que là aussi y'a eu du mouvement. Trois systèmes coexistent. Sitelen Lasina, c'est juste l'alphabet latin classique que j'utilise depuis le début de l'article. Sitelen Pona est l'écriture logographique officielle de Sonja Lang où chaque mot a son petit pictogramme (genre un rond pour le soleil, une ligne qui monte pour l'escalier). Et Sitelen Sitelen, c'est la version artistique créée par Jonathan Gabel, beaucoup plus complexe et franchement magnifique.
Et comme la syntaxe du Toki Pona est super basique, on peut l'adapter à d'autres systèmes d'écriture, genre l'alphabet runique.
Ou littéralement à tout et n'importe quoi. En bon geek, je vous propose de découvrir le Toki Pona version Emoji. Chaque mot correspond à une ou plusieurs emojis.
Pour reprendre mon exemple de jardin ma kasi, il suffit d'écrire 🌍🌴. Fastoche non ? Vous trouverez la liste officielle des emojis Toki Pona
sur ce tableur
.
Sur le site
Sitelen Emoji
, vous trouverez également des outils pour Windows, macOS et Linux qui vous donnent un clavier emoji dédié au Toki Pona.
Bref, si vous cherchez une langue qui se glisse dans le cerveau en un week-end et qui vous force à reformuler vos idées de manière minimale, le Toki Pona est un excellent candidat. Et en prime, vous rejoindrez une communauté de dingues adorables. Amusez-vous bien !
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Des utilisateurs de Claude Desktop sont en train de découvrir que l'application d'Anthropic se permet d'aller bidouiller les réglages de plusieurs navigateurs, y compris ceux qui ne sont pas installés sur la machine.
L'idée est simple, c'est pré-configurer l'accès pour que, le jour où vous installeriez Chrome, Firefox ou Edge, Claude puisse directement automatiser votre navigation sans avoir à redemander la permission.
Sur le papier, ça part d'une intention louable. Éviter de vous ennuyer avec un prompt de permission à chaque installation, pourquoi pas. Sauf que voilà, personne n'a demandé à ce que Claude Desktop touche aux navigateurs absents, et encore moins à ceux que l'utilisateur a délibérément choisi de ne pas avoir.
On a par exemple un chercheur en sécurité qui n'avait jamais installé la moindre extension Anthropic, qui s'est retrouvé avec toutes ces préconfigurations silencieuses, selon The Register.
Le problème devient plus sérieux quand on regarde comment ça marche.
L'application pont qui fait le lien entre Claude et les navigateurs tourne hors du sandbox navigateur, avec les privilèges complets de l'utilisateur. Ce qui veut dire qu'elle peut lire vos pages, remplir vos formulaires, capturer l'écran sur des sessions authentifiées, bref agir comme vous, sans aucune boîte de dialogue qui vienne prévenir ou demander confirmation.
Côté Anthropic, silence radio. On imagine bien que l'argument défensif sera qu'il s'agit juste de préparer le terrain pour Computer Use, la fonctionnalité qui permet à Claude d'utiliser votre PC comme un humain.
Sauf qu'installer des hooks dans des navigateurs absents ressemble quand même plutôt du squatting de permissions qu'à une préparation technique légitime.
Ce qui est rageant dans cette histoire, c'est qu'Anthropic se positionne depuis des mois comme l'acteur "sérieux" de l'IA, celui qui fait des papiers d'alignement et parle éthique à longueur de blog posts. Voir leur app desktop se comporter comme un logiciel de 2005 qui colle Ask Toolbar sans prévenir, c'est un camouflet côté image.
Pour les entreprises qui regardent si elles peuvent déployer Claude Desktop en flotte, ce genre de comportement va clairement peser dans la balance sécurité, et pas dans le bon sens.
Bref, on est là sur une histoire de permissions qui n'aurait jamais dû exister sur un produit d'une boîte qui se présente comme le pro de la sécurité IA.
La 0.17.3 de GAIA, le framework open-source d'AMD pour faire tourner des agents IA en local sur puces Ryzen AI, débarque avec une fonction assez attendue. Vous pouvez désormais exporter vos agents personnalisés et les réimporter sur une autre machine en quelques clics.
Très concrètement, vous packagez vos agents dans un installeur GAIA custom, et au premier lancement sur la nouvelle machine, tout est déjà là, pré-configuré, directement prêt à tourner. Sous Windows, AMD a particulièrement bossé le sujet, pour qu'un seul fichier d'install suffise à tout transporter, même les prompts systèmes.
C'est le genre de détail qui paraît anodin mais qui change la donne quand vous configurez une flotte de PC ou que vous voulez juste refiler votre setup à un collègue sans passer deux heures à tout reconfigurer. La version embarque aussi quelques changements côté sécurité qui méritent qu'on s'y arrête.
Le cache RAG, qui stockait ses données via Pickle (la sérialisation native de Python connue pour être un gros vecteur d'attaque), passe désormais en JSON avec signature HMAC-SHA256.
En clair, plus de risque de voir un agent partagé déclencher du code arbitraire à l'ouverture du cache. Pour un framework pensé justement pour faire circuler des agents entre machines, c'était quand même devenu intenable de rester sur Pickle.
La bibliothèque C++ préserve maintenant les URLs compatibles OpenAI, ce qui permet aux agents de taper sur des back-ends d'inférence alternatifs sans perdre la config au moment du transfert.
Et la gestion documentaire a été revue pour que les agents qui traitent des fichiers s'en sortent mieux avec les PDF, Word et autres formats structurés. Bref, AMD continue de solidifier GAIA version après version plutôt que de sortir des gros coups marketing.
Petit rappel pour ceux qui découvrent : GAIA tourne en local, sur votre matos Ryzen AI, sans dépendance cloud. Vous construisez vos agents, ils fonctionnent chez vous, et absolument personne ne voit passer vos requêtes ni vos documents.
C'est clairement une approche à contre-courant de ce que font OpenAI et consorts, et ça colle avec la stratégie d'AMD de pousser l'IA embarquée sur les PC plutôt que de laisser Microsoft et Nvidia se partager le gâteau du silicium IA. Pour les développeurs qui bricolent déjà avec GAIA, la 0.17.3 est dispo dès maintenant sur le GitHub du projet.
L'import/export d'agents, c'est ce qui manquait pour que des agents GAIA custom circulent dans la communauté. Affaire à suivre.
TRELLIS est un modèle IA capable, à partir d'un texte ou d'une image tout ce qu'il y a de plus normal, de générer un modèle en 3D. C'est développé par Microsoft Research et c'est assez génial. D'ailleurs j'en avait parlé
en février dernier
quand la bête ne tournait encore que sur des cartes NVIDIA.
Sauf que voilà, ça ne fonctionnait pas sur Apple Silicon, mais uniquement sur les machines compatibles CUDA. Enfin, jusqu'à aujourd'hui, puisque grâce au développeur Shivam Kumar,
on dispose maintenant d'un portage
pour les architectures Apple via PyTorch MPS.
Pour que ça passe côté Metal, Shivam a dû identifier les opérations CUDA qui bloquaient, puis les remplacer une par une. Comptez environ 3 minutes et demie sur un M4 Pro pour générer un mesh depuis une image. Le temps d'aller se chercher un café et de revenir, quoi.
Il vous faudra un Mac Apple Silicon avec au moins 24 Go de mémoire unifiée, et 15 Go de stockage pour les poids du modèle (soit à peu près la taille d'un gros jeu AAA). L'installation passe par un setup.sh fourni dans le repo, mais il faut d'abord un compte HuggingFace validé pour accéder aux dépendances.
En sortie, vous obtenez alors un mesh de 400 000 vertex et plus, exportable en OBJ ou GLB, donc utilisable directement dans Blender, un moteur de jeu ou votre slicer d'impression 3D. Une subtilité à retenir quand même, la version Mac se limite pour l'instant à l'image-to-3D, le text-to-3D du modèle original n'est pas encore connecté. Et les couleurs arrivent sous forme de vertex colors, pas de texture maps à l'ancienne. Perso, j'aurais préféré avoir les textures, mais bon, c'est déjà énorme d'avoir le pipeline qui tourne sans GPU NVIDIA.
Côté usages concrets, ça dépanne bien pour mocker des assets en prototypage, générer un proxy 3D à partir d'une photo pour tester un éclairage, ou poser rapidement une base éditable dans Blender. Y'a aussi
Meshy 6
et
Hunyuan de Tencent
dans la catégorie image-to-3D si TRELLIS-Mac demande trop à votre machine.
Si ça vous intéresse, ce portage est sur GitHub en licence MIT. Si vous avez un Mac qui tient la charge, franchement ça vaut le coup de tester.