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Aujourd’hui — 29 avril 2026Flux principal

Comment choisir un dumbphone sans se planter

Par : Korben ✨
29 avril 2026 à 09:54

Si vous avez décidé de passer au dumbphone notamment après avoir lu mon merveilleux article sur le débat dumbphone vs smartphone qui agite le monde en ce moment, vous êtes tombé peut-être démuni sur le choix de votre futur doudou tech.

Heureusement, Jose Briones , le type qui modère r/dumbphones et qui anime la chaîne YouTube de référence sur le sujet, maintient depuis un petit moment un site baptisé Dumbphone Finder qui recense 89 modèles avec une trentaine de critères filtrables.

**Mais avant tout ça, pourquoi en acheter un neuf et ne pas recycler un vieux dumbphone de votre jeunesse ? **

Hé bien avec la fermeture de la 2G qui a commencé chez Orange le 31 mars dernier (et chez Free aussi par effet domino, vu que Free roame sur Orange et n'a jamais eu sa 2G en propre), une bonne partie des vieux Nokia trouvés sur Le Bon Coin ne passe déjà plus d'appels dans les zones où la 2G a été coupée, et le périmètre s'élargit chaque mois.

Et les François le Fançais qui voulaient donc un truc simple se retrouvent donc coincés entre des modèles incompatibles, des flip phones US qui ne fonctionnent pas chez nous, et des "smart feature phones" qui sont en fait des smartphones déguisés.

Je vous propose donc de vous aider à choisir le dumbphone qui vous conviendra le mieux !

Le critère qui ne se discute pas en France : 4G + VoLTE

C'est la première chose à vérifier, et ça élimine direct la moitié du catalogue. Avec l'extinction progressive de la 2G, les appels en voix passent désormais par le protocole VoLTE (Voice over LTE) sur le réseau 4G. Un téléphone simplement "4G" sans VoLTE ne pourra donc plus passer d'appels dans les zones où la 2G a été coupée et où la 3G ne sert plus que de repli temporaire... ce qui est plutôt chiant pour un téléphone, vous en conviendrez.

Et la 3G partira aussi au paradis en 2028 / 2029 selon l'opérateur (Free n'a même pas encore annoncé sa date), donc inutile de viser un modèle 3G en pensant gagner du temps... vous gagnerez surtout deux à trois ans d'usage avant de l'amener à la déchetterie.

Côté bandes 4G, en France les opérateurs utilisent principalement le B1 (2100 MHz), B3 (1800 MHz), B7 (2600 MHz), B20 (800 MHz) et B28 (700 MHz). Le B20 et le B28 sont les bandes sub-1GHz qui couvrent les zones rurales, et le B28 est surtout utilisé par Free et Bouygues.

Donc si une bande sub-1GHz manque sur votre dumbphone, vous aurez une couverture dégradée à la campagne, surtout chez ces deux opérateurs. Les modèles européens (comme le Punkt MP02, Mudita Kompakt, Light Phone 3) couvrent les principales bandes mais attention, le Punkt MP02 et la Mudita Kompakt n'embarquent pas le B28. C'est OK en zone urbaine ou si vous êtes chez Orange/SFR, mais à savoir si vous comptez l'utiliser en pleine cambrousse chez Free.

Le Punkt MP02, dessiné par Jasper Morrison. Un dumbphone qui assume son minimalisme.

Les flips américains type Kyocera DuraXV, TCL Flip Pro et les Sonim XP3 vendus aux US sont également à fuir car leurs bandes 4G sont calibrées AT&T/Verizon, donc pas du tout faits pour l'Europe. Sonim sort quand même une version "ROW" (Rest of World) compatible Europe pour son XP3plus, donc si vous tenez vraiment à du téléphone robuste, vérifiez bien que vous prenez cette variante et pas la version US.

Définir votre profil d'usage avant de filtrer

Alors avant de cocher des cases au pif sur le site, posez-vous ces 3 questions.

Première question : Est-ce que vous voulez juste appeler et envoyer des SMS, ou vous avez besoin de cartes, podcasts, WhatsApp ?

Car le site Dumbphone Finder distingue 4 catégories : Dumbphone (lifestyle change radical, zéro app), Smart Feature Phone (quelques apps essentielles), Feature Phone (un peu d'apps, KaiOS souvent), et Smartphone (auquel cas vous n'êtes pas au bon endroit, retournez sur Frandroid).

Deuxième question : Quelle est votre tolérance à la frustration ?

Un Nokia 3210 4G à environ 65 euros sur Amazon vous redonnera la nostalgie du T9, mais vous allez galérer pour taper un long SMS. Une Mudita Kompakt à 439 euros sur le store officiel a un écran e-ink et une UI léchée, mais vous payez le luxe du minimalisme premium. Quant au Sunbeam F1 Pro, oubliez tout de suite : Sunbeam confirme noir sur blanc sur sa page produit que les bandes 4G sont calibrées pour les Amériques uniquement, donc même en se le faisant expédier d'outre-Atlantique, il ne tiendra pas un appel chez nous.

Donc pour moi, la vraie zone de confort pour les ex-utilisateurs de smartphone qui ne veulent plus vivre comme en 1998, c'est le combo Mudita Kompakt ou Punkt MP02, avec quelques apps essentielles intégrées sans dérapage sur un navigateur web.

La Mudita Kompakt et son écran e-ink. Pas de scroll infini, pas d'algo, juste l'essentiel.

Troisième question maintenant : la sécurité et la durée de support.

Jose Briones a sur son site une grille de notation à trois axes que je trouve plutôt bien foutue : une note globale, une note sécurité (qui mesure la confidentialité et le suivi des MAJ), et une note simplicité.

Parmi les mieux notés sur les trois axes pour la France, vous tomberez encore une fois sur le Punkt MP02 (environ 320 euros) et la Mudita Kompakt , le successeur de la Mudita Pure que je vous déconseille même si elle a 5/5/5 sur le finder, parce que côté MAJ et VoLTE elle est en train d'être abandonnée par le constructeur.

Bref, pour le top sans réfléchir, partez sur du Punkt ou du Kompakt.

Trois shortlists selon votre budget

Pour les serrés du budget (sous 100 euros), regardez les Nokia 3210 4G (~65 euros sur Amazon) ou Nokia 8210 4G (~50 euros, encore plus rétro), ou le Nokia 225 4G en version 2024 (~70 euros). Tous en versions globales/européennes, donc compatibles LTE (vérifiez juste que la VoLTE est activée chez votre opérateur, c'est généralement le cas chez les MVNO français mais à confirmer), et avec un design qui vous rappellera l'âge d'or de Nokia.

Évitez par contre le Nokia 2780 qui est une variante US uniquement, car ses bandes ne couvriront pas la France.

Le Nokia 3210 4G version 2024 (HMD Global). Encore plus jaune que dans vos souvenirs.

Le 8210 4G tourne sur S30+ (donc pas de KaiOS, pas d'apps modernes), mais l'autonomie est insolente sur ce genre d'OS minimaliste.

Et pour le milieu de gamme (entre 250 et 400 euros), vous avez le Light Phone 2 d'occase (autour de 280 euros, à chasser sur Swappa ou Le Bon Coin) et encore une fois le Punkt MP02 .

Le Light Phone 2 est franchement joli mais commence à dater (le 3 est sorti en mars 2025 et coûte plus cher) et le Punkt MP02 a, du coup, l'avantage d'être conçu en Suisse pour le marché européen et de couvrir les principales bandes françaises (B1, B3, B7, B20), même s'il manque le B28 mentionné plus haut.

Pour le haut de gamme (au-dessus de 400 euros), c'est Light Phone 3 (Environ 740 euros), le Mudita Kompakt , le Sleke Phone (entre 410 et 490 euros selon le batch Pixel utilisé). Vous payez surtout pour l'écosystème complet, le SAV, les MAJ régulières et un design qui ne ressemble pas à un téléphone d'urgence pour personne âgée.

Les pièges à éviter

Premier piège : les modèles "kosher" (type Xiaomi Qin F30 Kosher) qui sont taillés pour certaines communautés religieuses et qui bloquent les apps mais avec des restrictions parfois trop sévères pour un usage normal en France (genre vidéos limitées à 2 minutes, pas de hotspot, pas d'app store). Donc si vous n'êtes pas dans la cible, ça peut vitre vous frustrer.

Deuxième piège : les Sonim et Kyocera rugged en version US qui sont positionnés "outdoor pro" mais qui ont des bandes 4G US-only. Sur le Dumbphone Finder, ils ont 5 étoiles côté solidité mais ils ne marcheront pas chez vous. Vérifiez donc toujours la variante avant d'acheter.

Troisième piège : penser que le filtre "Sold Unlocked" suffit. En effet, un téléphone unlocked acheté aux US peut quand même être incompatible bandes France. Donc pensez à toujours croiser avec les specs officielles du fabricant ou un revendeur français.

Quatrième piège : croire que passer au dumbphone résoudra tous vos problèmes d'attention mes petits TDAH en mousse ! Si c'est ça votre objectif, regardez d'abord cette app pour transformer votre iPhone en téléphone minimaliste . Ça coûte rien, c'est réversible, et ça permet de voir si vous êtes vraiment prêt à lâcher l'écosystème Apple ou Android avant de sortir 400 balles pour un Light Phone qui prendrait la poussière au bout de trois semaines.

Bref, ce Dumbphone Finder c'est un super outil pour y voir plus clair dans cette jungle du dumbphone mais utilisez le correctement en activant le filtre VoLTE + bandes EU !

D'avance une bonne déconnexion à tous !

DOOM tourne aussi dans ChatGPT et Claude (évidemment)

Par : Korben ✨
29 avril 2026 à 09:31

DOOM a déjà été porté sur des thermostats, des tests de grossesse, et même un piano ! Manquait donc plus que les chatbots IA !

Et voilà que c'est fait puisque Chris Nager vient de faire tourner DOOM dans ChatGPT et Claude, jouable directement dans la fenêtre du chat.

Le truc tient en deux outils MCP. Pour rappel, MCP (Model Context Protocol), c'est le protocole standard qui permet à une IA d'appeler des outils externes.

Ici donc, create_doom_session lance le jeu inline dans l'application, et get_doom_launch_url renvoie une URL de fallback pour les clients qui ne savent pas afficher d'UI inline.

Sous le capot, c'est cloudflare/doom-wasm qui tourne, avec les assets libres de Freedoom Phase 1, le tout écrit en TypeScript et hébergé sur Netlify. Vous tapez "lance DOOM" dans Claude, ça démarre le rendu canvas directement dans la fenêtre de chat, et hop, les démons sont là !

Pour ceux qui débarquent, DOOM est sorti en décembre 1993, et le running gag "can it run DOOM?" remonte à la fin des années 90, quand id Software a libéré le code source du jeu en 1997. Et depuis 30 ans, DOOM tourne déjà sur tout un tas de matos comme des distributeurs de billets, des oscilloscopes, des frigos, ou même des satellites en orbite... la liste est sans fin !

Y'a même un type qui avait fait tourner DOOM avec du CSS dans un navigateur le mois dernier. Alors c'est sûr que ChatGPT et Claude étaient déjà sur la liste des prochaines cibles évidentes.

Alors pourquoi ça devient possible maintenant ? Hé bien parce que la spécification MCP Apps est passée en stable fin janvier. C'est donc l'extension du Model Context Protocol qui permet à un serveur MCP de retourner une UI interactive (HTML, canvas, dashboards) directement intégrée dans la conversation.

Tout ça est sandboxé dans une iframe, ça communique via postMessage, et c'est aussi supporté côté VS Code. On est totalement dans la lignée de ces outils MCP qu'on commence à voir partout.

Comme MCP donne déjà à l'app une zone d'affichage dans la conversation (une iframe hôte), le réflexe naturel, c'est d'y caler une page web qui contiendrait elle-même DOOM.

Sauf que ça fait deux fenêtres imbriquées qui se battent avec les règles de sécurité du navigateur (CSP, frame-src, tout ça). Du coup, Chris a eu une idée de génie et a viré la couche du milieu et posé l'écran du jeu directement dans la zone fournie par MCP. Une couche en moins, et tout marche nickel !

Côté limites, faut savoir que c'est une version vraiment épurée. Pas de sauvegarde ni de chargement de partie, pas de screenshots, pas d'état persistant entre les sessions. Tout ça a été coupé volontairement pour gagner en stabilité.

Pour tester chez vous, les amis, le code est dispo sur GitHub via la PR #54 du repo de Chris, prête à être ajoutée à votre config Claude Desktop ou ChatGPT. Y a de quoi s'amuser.

Bref, DOOM tourne désormais directement dans la fenêtre de chat de votre IA préférée. La question n'est plus "qu'est-ce qui peut faire tourner DOOM ?" mais "qu'est-ce qui ne le fait PAS encore ?".

Source : Chris Nager

Les jeux PlayStation achetés en ligne bloqués au bout de 30 jours ? Voilà ce qu’il se passe vraiment

29 avril 2026 à 10:20

PlayStation est victime d'une nouvelle polémique : les jeux dématérialisés achetés récemment forcent à se connecter à Internet au bout de 30 jours. Selon l'enquête de plusieurs joueurs, il pourrait s'agir d'une mesure pensée pour éviter des abus sur la période de rétractation légale.

French Days en direct : les seules offres qui méritent votre argent au lancement

29 avril 2026 à 10:16

Les French Days sont de retour du 29 avril au 5 mai. Comme à chaque fois, beaucoup d'offres en ligne sont au mieux anecdotiques, au pire de belles arnaques. On a fouillé les catalogues d'Amazon, Fnac ou Boulanger pour n'en extraire que les promos qui méritent vraiment votre argent.

Jeux PS5 bloqués hors-ligne : face à l’incertitude, cet accessoire risque une nouvelle pénurie

29 avril 2026 à 10:09

Alors qu'une nouvelle politique controversée de Sony menace l'accès aux jeux dématérialisés, le support physique n'a jamais été aussi important. Le lecteur de disque pour PS5 et PS5 Pro est actuellement en stock à un prix abordable, mais la situation pourrait très vite basculer vers une nouvelle pénurie si cette nouvelle mesure se confirme.

Ce quadricycle français veut casser les codes de la Citroën Ami : on en a testé le premier exemplaire

29 avril 2026 à 09:40

Ipop Automobiles vient de lancer son quadricycle électrique (L6e et L7e) fabriqué en France. Parmi les spécificités du modèle, on retrouve des moteurs-roues et plein d’autres détails originaux qui donnent du caractère à l'engin.  

Le MacBok Neo connaît sa première baisse de prix pendant les French Days

29 avril 2026 à 09:37

[Deal du jour] Vous attendiez une petite baisse de prix pour vous procurer le dernier né de la gamme MacBook ? Pour les French Days, le prix du MacBook Neo baisse, et il s'accompagne même d'une paire d'AirPods 4.

Laisse l'IA gérer ton Vinted

29 avril 2026 à 09:30

IA négociatrices, sécurité chez Meta, innovations comme Flow Music et GPT 5.5. Discussions sur l’éthique, cybersécurité et hausse des frais chez Nintendo.

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Windows 10 : le support étendu arrive à son terme… mais les utilisateurs résistent encore à Windows 11

Par : malekalmorte
29 avril 2026 à 08:06

À huit mois de la fin du support étendue de Windows 10 (ESU), prévue en octobre 2025, Microsoft fait face à une situation paradoxale : malgré la pression pour migrer vers Windows 11, une part importante d’utilisateurs continue de rester sur l’ancien système.

En Allemagne notamment, les chiffres montrent que l’adoption de Windows 11 reste en retard par rapport à d’autres régions, signe que la transition est loin d’être terminée..

Une adoption de Windows 11 longtemps freinée

Depuis son lancement en 2021, Windows 11 a connu une adoption relativement lente.

Plusieurs raisons expliquent cette situation :

  • des exigences matérielles strictes (TPM 2.0, CPU récents)
  • de nombreux PC incompatibles
  • peu de différences perçues avec Windows 10
  • une certaine méfiance liée aux bugs et instabilités

Résultat : pendant plusieurs années, Windows 10 est resté largement dominant.

Même en 2025, l’adoption de Windows 11 a été freinée par ces contraintes matérielles et par l’absence de motivation forte côté utilisateurs.
Selon les données relayées récemment, Windows 10 reste encore très présent dans certains pays. En Allemagne par exemple, il représente encore près de 50 % des systèmes, contre environ 35 % pour Windows 11.

👉J’en parlais dans cette actualité : Windows 11 accélère enfin : forte adoption en février 2026 et chute de Windows 10

Un problème majeur : les restrictions matérielles

Le principal frein reste clairement matériel.

Contrairement aux anciennes versions de Windows, Windows 11 impose :

  • un module TPM 2.0
  • un processeur relativement récent
  • des exigences de sécurité plus strictes

Conséquence :

  • des millions de PC encore fonctionnels ne peuvent pas migrer
  • les utilisateurs doivent souvent changer de machine

Ce point est particulièrement critiqué, car il pousse indirectement au renouvellement du matériel et peut générer du coût… voire du gaspillage.

Microsoft encourage le renouvellement des PC incompatibles

Face au nombre important de machines incompatibles avec Windows 11, Microsoft adopte une approche plus directe : encourager le renouvellement du matériel.

Concrètement, Windows 10 affiche désormais des messages dans Windows Update pour inciter les utilisateurs à :

  • recycler leur ancien PC
  • ou profiter d’un programme de reprise (trade-in)

Ces liens redirigent vers des offres de reprise de matériel proposées par Microsoft et ses partenaires.

Objectif :

  • faciliter la transition vers Windows 11
  • accélérer le renouvellement du parc informatique
  • réduire le nombre de machines restant sous Windows 10 après la fin du support

Cela montre que Microsoft ne compte pas seulement sur les mises à jour logicielles pour faire adopter Windows 11, mais aussi sur un renouvellement matériel massif.

👉 Programme de reprise Microsoft (Trade-in) : https://www.microsoft.com/fr-fr/store/b/microsoft-trade-in

Recycler son PC en Windows 10

Une stratégie critiquée

Cette approche ne fait pas l’unanimité.

Elle soulève plusieurs critiques :

  • coût pour les utilisateurs
  • remplacement de machines encore fonctionnelles
  • impact écologique (déchets électroniques)

Pour beaucoup, le problème ne vient pas des PC, mais des restrictions matérielles imposées par Windows 11.

Un frein supplémentaire à l’adoption

Ce contexte explique en partie pourquoi certains utilisateurs hésitent encore à migrer.

Plutôt que de changer de machine :

  • certains restent sous Windows 10
  • d’autres envisagent des alternatives (Linux, etc.)

Cela contribue à ralentir la transition, malgré les efforts de Microsoft.

Microsoft pousse la migration… mais doit composer avec la réalité

Face à cette situation, Microsoft multiplie les incitations :

  • notifications pour passer à Windows 11
  • fin du support Windows 10 en octobre 2025
  • programme ESU (support étendu payant ou limité)

Mais en parallèle, l’entreprise doit s’adapter : des millions d’utilisateurs restent encore sous Windows 10, malgré la fin du support classique.

Dans certaines régions comme l’Allemagne, près de la moitié des PC utilisaient encore Windows 10 récemment, malgré la fin du support classique.

👉Le guide : Fin de support de Windows 10 : Que faire ?

Une adoption qui s’accélère… mais tardivement

La situation évolue cependant depuis fin 2025.

Windows 11 a fini par dépasser Windows 10 en part de marché, notamment sous l’effet :

  • du renouvellement des PC
  • de la fin du support Windows 10
  • des déploiements en entreprise

Mais cette progression reste progressive et non massive.

En effet, comme le montre le graphique, Windows 11 a stagné autour des 45 à 50 % durant une grande partie de l’année 2025, sans véritable décollage.

La situation évolue à partir de la fin de l’année :

  • une première hausse apparaît en décembre 2025
  • puis une accélération nette début 2026
  • avec un pic en février 2026, où Windows 11 dépasse clairement Windows 10

👉 Cette dynamique confirme un basculement récent, détaillé dans notre actualité : Windows 11 accélère enfin : forte adoption en février 2026 et chute de Windows 10

Cette accélération tardive montre que l’adoption de Windows 11 dépend davantage du renouvellement du matériel que d’un véritable engouement initial.

Evolution de l'adoption de Windows 11 face à Windows 10

Windows 10 reste incontournable en 2026

Malgré cette accélération, Windows 10 reste encore très présent :

  • sur des machines anciennes
  • dans les entreprises
  • sur des systèmes non compatibles avec Windows 11

Cela pose un problème stratégique pour Microsoft :

  • pousser Windows 11
  • tout en maintenant Windows 10 suffisamment sécurisé

Un équilibre difficile pour Microsoft

Microsoft se retrouve dans une position délicate :

  • forcer la migration → risque de rejet
  • maintenir Windows 10 → ralentit l’adoption de Windows 11

D’où une stratégie hybride :

  • support étendu (ESU)
  • pression progressive vers Windows 11
  • incitation au renouvellement matériel

👉Le guide : Fin de support de Windows 10 : Que faire ?

Fin de Windows 10 - quelles options

Des problèmes de stabilité qui ont aussi joué un rôle

Un autre facteur a ralenti l’adoption de Windows 11 : la perception de sa stabilité.

Au fil des mises à jour, plusieurs incidents ont été signalés :

  • bugs après certains Patch Tuesday
  • problèmes de démarrage ou de connexion
  • déclenchement inattendu de BitLocker
  • incompatibilités matérielles ou pilotes

Ces problèmes ont contribué à renforcer la prudence des utilisateurs, notamment en entreprise.

Consciente de ces difficultés, Microsoft indique désormais vouloir améliorer la stabilité de Windows 11 en s’appuyant davantage sur les retours des utilisateurs.

Si des bugs réguliers apparaissent au fil des mises à jour, le Patch Tuesday de janvier 2026 a été particulièrement marqué par une série de problèmes critiques.
Ceux de février et mars 2026 ont également rencontré des bugs.
👉J’en parle dans cette actualité : Windows Update : 10 ans de bugs et de promesses non tenues — état des lieux de Windows 10 à Windows 11

👉 Comme expliqué dans notre analyse, l’éditeur cherche à reconstruire Windows autour de la performance, de la fiabilité et de la qualité, en réponse aux critiques sur les mises à jour et les bugs récents : Windows 11 : Microsoft veut reconstruire le système autour des attentes des utilisateurs… mais les problèmes de mises à jour persistent

Cependant, malgré ces efforts, la confiance reste fragile, et les problèmes de mises à jour continuent de freiner une adoption plus rapide.

Une transition plus lente que prévu

Contrairement aux transitions précédentes (Windows 7 → Windows 10), la migration vers Windows 11 est :

  • plus lente
  • plus fragmentée
  • plus dépendante du matériel

Et surtout :

  • elle ne repose plus uniquement sur le logiciel
  • mais aussi sur le renouvellement des machines

Cette stagnation s’explique en partie par les contraintes matérielles, mais aussi par une confiance encore fragile dans la stabilité des mises à jour.

Conclusion

Microsoft veut accélérer l’adoption de Windows 11, mais la réalité du terrain est plus complexe.

Entre restrictions matérielles, inertie des utilisateurs et questions de stabilité, la transition reste progressive.

Résultat :

Windows 10, pourtant en fin de vie, reste encore incontournable en 2026.
Et Microsoft doit désormais composer avec une situation inédite :

  • pousser un nouveau système
  • sans pouvoir abandonner immédiatement l’ancien

Cette situation montre que la transition vers Windows 11 ne dépend plus uniquement du logiciel, mais d’un équilibre complexe entre matériel, stabilité et confiance des utilisateurs.

👉Pour aller plus loin : Fin de support de Windows 10 : Que faire ?

L’article Windows 10 : le support étendu arrive à son terme… mais les utilisateurs résistent encore à Windows 11 est apparu en premier sur malekal.com.

PS5-Linux - Andy Nguyen libère son hack

Par : Korben ✨
29 avril 2026 à 09:20

PS5-Linux est là !!

Andy Nguyen, le security engineer alias theflow0, vient de publier le hack qui transforme une PS5 Phat (les modèles originaux, pas les Slim ni les Pro) en PC 100% Linux. Et le truc cool c'est que ça marche désormais sur les firmwares 3.xx et 4.xx, et pas seulement sur les premières consoles oubliées dans leur boîte !

Pour rappel, en mars dernier, Andy Nguyen avait fait tourner GTA 5 Enhanced en ray tracing sur sa PS5 , mais l'exploit était limité aux firmwares 1.xx et 2.xx, donc autant dire à des consoles qui n'avaient jamais vu Internet. Mais depuis hier, le projet est officiellement sorti sur GitHub avec un guide d'installation complet, et il a élargi son périmètre.

Concrètement, le hack utilise une vulnérabilité patchée de l'hyperviseur PS5 (corrigée dans les firmwares récents, d'où la liste fermée) pour débloquer le hardware. Une fois en place, la PS5 expose son CPU 8 cores (16 threads) à 3.5 GHz max et son GPU à 2.23 GHz max (les fréquences de boost de la console, en pratique ça tape souvent un peu plus bas pour éviter la surchauffe), ce qui suffit largement pour faire tourner Steam et des émulateurs sans que ça rame.

Et surtout, la sortie HDMI 4K à 60 Hz fonctionne, l'audio aussi, et tous les ports USB de la console sont opérationnels !

Côté firmwares supportés, c'est précis, attention ! Les versions 3.00, 3.10, 3.20 et 3.21 fonctionnent, mais sans support M.2. Les versions 4.00, 4.02, 4.03, 4.50 et 4.51, elles, supportent en plus le SSD M.2 dédié à Linux.

Du coup, plus la console est récente dans cette plage, plus on a de flexibilité. Pour les firmwares 5.xx, ça pourrait ensuite arriver plus tard, mais Linux tournera dans un environnement virtualisé restreint à côté de GameOS, donc avec des perfs et des fonctionnalités un peu dégradées.

Maintenant, pour vérifier votre firmware avant de tenter le coup, c'est dans Paramètres > Système > Informations console.

Pour l'install, il vous faudra une clé USB de 64 Go minimum (un SSD externe est recommandé), un clavier/souris USB, un adaptateur Ethernet ou Wi-Fi USB, et en option un dongle Bluetooth si vous voulez utiliser la DualSense. Le Bluetooth interne de la PS5 n'est pas encore supporté par contre.

Les ports recommandés pour booter sont l'USB Type-C en bas à l'avant ou les Type-A à l'arrière.

Pour réussir ce tour de passe-passe, l'exploit passe par umtx2 , qui simule un faux DNS sur l'URL manuals.playstation.net pour envoyer le payload via socat. Du pur travail de hacker, mais le README est plutôt bien fichu et vous tiendra la main tout au long de l'install.

Évidemment, c'est encore expérimental.... Pas de dual-boot, donc il faut relancer l'exploit à chaque démarrage en mode Linux, le mode standby ne fonctionne pas, le screen saver est buggé, et certains écrans ont du mal avec la sortie HDMI. C'est donc pas pour du grand public et il vaut mieux être à l'aise avec la ligne de commande pour s'y mettre.

Reste que voir Andy Nguyen continuer son bon boulot sur la sécurité de la PlayStation, c'est toujours cool. Le mec est derrière plusieurs jailbreaks PS4 et début PS5, et combiné avec la fuite des clés BootROM PS5 fin 2025 , l'écosystème commence enfin à respirer un air plus "libre".

Donc si vous avez une PS5 Phat sortie entre 2020 et début 2022 qui traîne avec un firmware d'époque, c'est peut-être le moment de la ressortir du placard.

Source : Notebookcheck

Denuvo enfin contourné sur tous ses jeux solo

29 avril 2026 à 09:15

Pour qui n'a jamais fouillé là-dedans, Denuvo est le système anti-piratage le plus utilisé sur les jeux PC depuis 2014. Édité par une boîte autrichienne, il s'ajoute aux jeux pour les empêcher de tourner sans autorisation, et il a longtemps été considéré comme imperforable.

Mauvaise nouvelle pour ses clients : le 27 avril, le fil Reddit qui suivait l'état des jeux Denuvo encore non cassés est tombé à zéro. Tous les jeux solo protégés par Denuvo ont désormais une version pirate qui marche, dont les blockbusters récents comme Resident Evil: Requiem.

Deux équipes ont fait le boulot avec deux approches différentes. Un collectif appelé MKDev, associé à un développeur sous le pseudo DenuvOwO, a publié fin 2025 un programme qui s'installe au plus bas niveau de Windows et fait croire à Denuvo qu'il dialogue normalement avec un système autorisé.

Pas besoin de modifier le jeu lui-même, le programme se positionne entre Denuvo et le système. En parallèle, un cracker connu sous le nom de voices38 a fait un travail plus radical en retirant carrément Denuvo de plusieurs jeux récents, dont le dernier Resident Evil. Ces versions ont été relayées par FitGirl, figure historique de la scène pirate.

Denuvo et 2K Games, l'éditeur de NBA 2K et de Marvel's Midnight Suns, n'ont pas attendu pour répliquer. Plusieurs jeux récents ont reçu une mise à jour qui ajoute une vérification en ligne tous les 14 jours. 

Concrètement, votre jeu reçoit une sorte de ticket numérique qui expire au bout de deux semaines. Quand le ticket arrive à expiration, le jeu refuse de se lancer tant que votre PC n'a pas reconnecté les serveurs Denuvo pour en obtenir un nouveau. C'est le retour des vérifications en ligne forcées sur des jeux solo, modèle qu'on croyait remisé au placard depuis le naufrage de SimCity en 2013, où le jeu refusait de se lancer sans connexion permanente alors qu'il se jouait pourtant en solo.

Pour éviter une vérification en ligne, il faut soit fabriquer de faux tickets signés (impossible sans la clé secrète des serveurs Denuvo), soit retirer entièrement le système de vérification du jeu, ce qui demande beaucoup plus de travail que la technique précédente. Les crackers vont devoir se remettre à l'ouvrage.

Sauf que voilà, la mesure punit en premier ceux qui ont payé leur jeu. Si vous êtes en déplacement professionnel sans Wi-Fi, en train, sur un bateau, dans un coin où la 4G ne passe pas, ou simplement si les serveurs Denuvo tombent un soir, vous ne pouvez plus lancer NBA 2K26 que vous avez acheté 70 euros. Les pirates qui passeront par une version débarrassée de Denuvo n'auront, eux, jamais ce souci. La logique habituelle des protections anti-piratage agressives donc.

Vous l'avez compris, Denuvo a perdu sa bataille technique et se rabat sur des contraintes en ligne qui dégradent l'expérience des clients réels. C'est pénible.

Source : Tom's Hardware

Pikimov - L'alternative française à After Effects et CapCut

Par : Korben ✨
29 avril 2026 à 09:08

Adobe vous fourgue du After Effects en abonnement Creative Cloud obligatoire, et CapCut appartient à ByteDance, avec tout ce que ça implique côté collecte de données et juridiction chinoise.

Et dire que pendant ce temps, Clément Cordier, dev solo basé en Normandie, vient de sortir la version 5 de Pikimov , son éditeur vidéo qui tourne directement dans le navigateur ! Ce serait vraiment con de passer à côté, non ? Surtout que c'est gratuit et que ça tient la route.

La grosse nouveauté de cette v5, c'est donc l'arrivée d'un 3eme éditeur. En effet, avant, Pikimov avait 2 modes : Un pour le compositing 2D et un pour le compositing 3D, ouvertement inspirés d'After Effects côté workflow et raccourcis. Sympa pour les motion designers donc mais beaucoup moins pour les YouTubeurs qui veulent juste cut un B-roll.

Mais rassurez-vous, il y a aussi un éditeur classique plus simple, qui se positionne face à CapCut pour tout ce qui est montage vidéo classique. Du coup, le même outil couvre à la fois le motion design lourd et les cut/transitions/sous-titres rapides.

Il est pas genre trop super fort, Clément ??

Côté pratique, vous allez donc sur pikimov.com avec Chrome, Edge ou Opera (Pas de Firefox, sniiif), vous lancez un projet, et vous importez vos médias. Images, vidéos, fichiers audio, et même des modèles 3D au format glb si vous bossez en compositing 3D.

Comme tout reste sur votre machine via le stockage local du navigateur, pensez juste à exporter régulièrement votre fichier projet si vous tenez à le garder en cas de nettoyage de cache impromptu. Ensuite, le traitement vidéo se fait en local, dans le navigateur, jusqu'à du 4K en entrée et avec un export en MP4 classique pour YouTube ou en WebM avec canal alpha quand vous avez besoin de transparence sur vos overlays.

L'application repose sur Three.js pour le rendu graphique (la partie compositing et 3D) et Ember.js pour l'interface, le tout couplé aux APIs vidéo modernes du navigateur, ce qui permet de faire tourner du compositing relativement musclé sans installer le moindre binaire.

Le système de keyframes ressemble à s'y méprendre à celui d'After Effects, avec un graph editor pour ajuster l'easing des courbes, et surtout, l'animation par expressions JavaScript reprend une bonne partie de la syntaxe des expressions After Effects. Donc si vous avez déjà tapé du wiggle(2,30) ou du time*100 dans AE, vous serez en terrain connu !

Niveau outils on retrouve donc du motion tracking, rotoscoping (manuel ou automatique), background remover sans écran vert, générateur de sous-titres, blend modes pour mélanger les calques, déformations type bend ou skew, correction colorimétrique, et effets de glitch pour les amateurs d'esthétique cassée.

Screenshot

La durée maximale d'un projet est plafonnée à 30 minutes, ce qui laisse largement de quoi sortir des intros YouTube, des reels, des bumpers ou même des effets visuels propres pour un court-métrage indé !

Avant Pikimov, Clément Cordier développait des logiciels de VJing pour des plateformes complètement WTF, genre Game Boy Advance, PlayStation 2 ou Raspberry Pi donc autant dire que le mec sait faire tourner du temps réel sur des machines ridicules. Alors faire tourner un éditeur vidéo complet dans Chrome, c'est presque un terrain de jeu facile pour lui.

Notez que Pikimov n'est pas non plus seul sur ce créneau, puisque j'avais déjà parlé de Cutia qui tente aussi le montage vidéo dans le navigateur, mais avec une approche plus orientée IA et open source.

Et pour ceux qui veulent une version offline, sans dépendance au navigateur (pratique dans le train avec son Wi-Fi pourri), Clément propose une app standalone Windows et macOS via son Patreon .

La version web, quant à elle, reste 100% gratuite et complète. A vous de tester maintenant !

Slint - Un toolkit GUI pour Rust, C++, JS et Python

Par : Korben ✨
29 avril 2026 à 08:49

Vous avez déjà voulu créer une appli desktop qui tourne sur Linux, Mac et Windows en même temps ? En Rust, c'était un peu compliqué jusqu'ici. Heureusement, Slint , créé par la société allemande SixtyFPS GmbH, propose une solution sympa !

L'idée, c'est de décrire votre interface dans des petits fichiers .slint (un genre de mini HTML/CSS pour appli native), et de brancher ça à du Rust, du C++, du JavaScript ou du Python. Comme ça, vous codez le visuel d'un côté, la logique de l'autre.

Et ce qui est encore plus cool c'est que leur runtime tient dans 300 KiB de RAM. A titre de comparaison, une appli Electron type Discord en bouffe plusieurs centaines de mégaoctets. Slint tourne donc aussi bien sur un Raspberry Pi, un microcontrôleur STM32, ou directement dans un navigateur via WebAssembly.

Par exemple, SK Signet, un fabricant sud-coréen leader sur le marché américain des bornes de recharge électrique, anime ses écrans tactiles 15 à 32 pouces avec. OTIV fait tourner ses trains autonomes dessus. WesAudio l'utilise également pour son plugin audio pro.

Donc c'est du sérieux et si vous voulez tester sans rien installer, direction SlintPad . Vous tapez du code, et le rendu apparaît dans le navigateur. Ensuite pour débuter un projet Slint en local, faudra faire un cargo install slint-lsp puis utiliser le template slint-rust-template dispo sur GitHub. 2 minutes de compilation plus tard et hop, vous avez votre première fenêtre.

Côté tarif, Slint est gratuit pour les projets open source et gratuit aussi pour les applis desktop, mobile ou web même propriétaires. Seul l'embarqué propriétaire est payant. Donc pour la majorité des gens, c'est gratos.

Le revers de la médaille c'est qu'il faudra apprendre un nouveau langage de description, et la bibliothèque de boutons et menus prêts à l'emploi est moins fournie qu'un Qt qui a 30 ans d'avance derrière lui. Mais ça vaut le coup d'essayer puis vu que tout le monde vibe code de toute façon, ça ne devrait pas vous poser trop de soucis.

Voilà, si vous bricolez vos propres outils sur Raspberry Pi ou que vous voulez juste une appli desktop ultra-légère sans embarquer un navigateur entier avec, c'est à regarder.

Merci Chrltc pour le lien !

Source : github.com/slint-ui/slint

Shelfmark - La relève de Readarr pour vos ebooks

Par : Korben ✨
29 avril 2026 à 08:32

Readarr a malheureusement fermé boutique en juin dernier et depuis, le créneau Sonarr-pour-bouquins était orphelin. Mais voili que voilà Shelfmark qui débarque pour combler ce trou, et c'est signé calibrain. Cet outil c'est l'évolution directe de Calibre-Web-Automated-Book-Downloader (CWA-BD pour les intimes), renommé en début d'année !

Niveau interface, ça se présente comme une seule barre de recherche, façon Spotlight mais pour vos sources de livres, qui sait chercher et télécharger des ebooks (et des audiobooks) depuis toutes vos sources configurées : Web, torrent, usenet, IRC, tout passe par la même barre de recherche.

Comme ça, vous tapez le titre, ça interroge Hardcover, Open Library ou Google Books pour les métadonnées, ça agrège les résultats des sources, et vous cliquez sur le format qui vous arrange. Si le dossier de destination pointe vers l'ingest folder de Calibre-Web-Automated, Grimmory ou Audiobookshelf, l'import est alors automatique ce qui fait que vous n'avez aucun script maison à entretenir.

Côté sources, c'est la souplesse maximale. Prowlarr en backend pour les indexers torrent/usenet, IRC pour les vieilles méthodes qui marchent toujours, et même Cloudflare handling intégré pour les sites protégés.

Pour le contournement Cloudflare, Shelfmark embarque son propre bypasser (un FlareSolverr-like maison). Du coup vous avez 2 variantes Docker au choix : la Standard avec navigateur intégré, et la Lite (sans browser) si vous avez déjà un FlareSolverr ailleurs ou si vos sources n'en ont pas besoin. L'image est dispo sur ghcr.io, et utilise le port 8084 par défaut. Bref, c'est du docker compose up -d classique, j'vais rien vous apprendre à ce sujet.

Ce qui est sympa avec ce logiciel, c'est surtout le système multi-utilisateur avec son système de requêtes, ce qui vous permet de monter votre propre instance, puis de l'ouvrir à votre famille ou à vos potes ces gros noobz ^^ pour qu'ils cherchent leurs bouquin. Et vous, vous validez (ou pas) leurs requêtes en tant qu'admin.

Côté auth ça peut se faire en login basique jusqu'au SSO entreprise via OIDC (Authelia, Authentik, Keycloak), + proxy auth si vous avez un reverse proxy qui vous authentifie en frontal, ou alors faire réutilisation directe de la base utilisateurs de Calibre-Web (Suffit de monter son app.db en read-only et c'est plié).

Les amoureux de Tor peuvent également activer le routage via Tor si ça vous amuse. Shelfmark est donc plus un outil de recherche et de téléchargement qu'un outil de gestion de bibliothèque. Donc c'est plus minimaliste, contrairement à Readarr qui voulait tout faire et s'est cassé les dents sur les métadonnées.

Maintenant, si vous voulez la gestion de bibliothèque, c'est Calibre-Web ou Audiobookshelf qui fera bien le job (Mon dossier sur l'écosystème ebooks self-hosted peut vous aider à monter votre stack complète).

Bref, Readarr a fermé, Shelfmark a ouvert et vos étagères de livres numériques vous remercieront !

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