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ffmpeg-over-ip - Le transcodage GPU distant pour Jellyfin

Par : Korben ✨
4 mai 2026 à 16:15

Jellyfin sans GPU, c'est la croix et la bannière dès que quelqu'un lance un film en 4K. Mais c'était sans compter sur ffmpeg-over-ip qui est capable de transformer un serveur équipé d'un GPU en endpoint de transcoding distant, accessible via un simple binaire qui se fait passer pour ffmpeg. Y'a pas de passthrough GPU, ni besoin de vous lancer dans la config de point de montage réseau exotique.

Le principe c'est que le client reçoit les commandes ffmpeg de Jellyfin (ou Emby), les sérialise et les envoie ensuite via TCP (port 5050) vers un serveur qui lui dispose d'un bon GPU. Et côté Jellyfin, rien ne change puisque le binaire répond exactement comme ffmpeg le ferait (et je vous rassure, y'a un peu d'authentification pour éviter de vous faire squatter votre serveur de transcoding à l'insu de votre plein gré).

Alors imaginons un peu dans quelle situation ça peut être utile... Par exemple, vous pourriez avoir un NUC ou mini-PC tout neuf qui fait tourner Jellyfin dans Docker, et à côté une vieille tour avec une GTX qui traîne dans un coin pour le transcodage. L'avantage c'est que plusieurs clients peuvent ainsi partager le même serveur GPU en parallèle, donc ffmpeg-over-ip peut valoir le coup si vous avez du matériel qui dort dans un coin.

L'outil est signé Anees Iqbal (steelbrain) et voici comment l'installer (pensez à vérifier le contenu du .sh avant) :

curl -fsSL https://ffmpeg-over-ip.com/install-client.sh | sh

Windows a aussi droit à son équivalent PowerShell si vous voulez.

Pour brancher ça sur Jellyfin ensuite, c'est direction Dashboard → Playback → chemin ffmpeg → et faites pointer vers ffmpeg-over-ip-client. Notez que ffprobe doit aussi être redirigé car Jellyfin l'appelle séparément pour les métadonnées. Vous pouvez faire un lien symbolique pour être tranquille :

ln -s ffmpeg-over-ip-client ffprobe

Et ensuite, pour vérifier, cette commande : ./ffmpeg-over-ip-client -version devrait vous retourner les infos de l'instance ffmpeg distante. Si ça répond, c'est que c'est bon !

Notez que la config permet de passer par des variables d'environnement du genre FFMPEG_OVER_IP_CLIENT_ADDRESS pour l'adresse du serveur, FFMPEG_OVER_IP_CLIENT_AUTH_SECRET pour la clé HMAC. Et pour tout ce qui est paramètres avancés, disons que les remappings de filtres complexes qu'on peut faire avec ffmpeg nécessitent encore un fichier .jsonc à créer et paramétrer.

Côté serveur, les accélérations supportées sont : NVENC (NVIDIA), QSV (Intel), VAAPI (Linux), AMF (AMD), VideoToolbox (macOS). Et comme c'est basé sur jellyfin-ffmpeg, du coup y'a toutes les accélérations habituelles sans avoir à recompiler.

Par contre, attention si le serveur GPU tombe, y'aura aucun fallback automatique vers le CPU local. Et si votre réseau interne est en 100Mbps et que vous transcodez du 4K HEVC, le goulot d'étranglement sera le transit réseau, pas le GPU. Donc optez pour un réseau en gigabit minimum dans ce cas.

Bref, c'est simple, propre, et très bien pensé par exemple pour les setups Docker qui n'ont pas d'accès direct au matériel.

OAuth2 Proxy - L'authentification OIDC en reverse proxy

Par : Korben ✨
4 mai 2026 à 11:32

Vous avez un service qui tourne sur le port 8080, mais aucune authentification native dessus et vous voulez ajouter OAuth2 sans avoir à toucher au code ? Vous êtes vraiment exigeant dans la vie !

Mais comme vos désirs sont des ordres, je vous présente oauth2-proxy dont c'est EXACTEMENT le boulot !

Le principe avec cet outil c'est qu'il se glisse entre l'utilisateur et votre application. Ainsi, si la personne n'est pas connectée, elle est alors redirigée vers son provider OAuth2 ou OIDC. Et une fois le token validé, popopop, la requête repart vers son point d'origine avec les infos utilisateur dans les headers HTTP. Et voilà comme votre app reçoit le nom, l'email, et les groupes associés à l'utilisateur ! Plus besoin de gérer l'auth dans votre code c'est que du bonheur !

Et la liste des providers supportés par oauth2-proxy est longue : Google (c'est celui par défaut), GitHub, GitLab, Microsoft Entra ID, Keycloak, Gitea / Forgejo, NextCloud, DigitalOcean, LinkedIn, Bitbucket, Cisco Duo... et un bon vieux client OIDC générique pour tout ce qui expose un accès standardisé. Comme ça si votre SSO interne parle OIDC, vous êtes déjà couvert !

Côté déploiement, c'est un simple binaire en Go et c'est également disponible en image Docker sur quay.io/oauth2-proxy/oauth2-proxy, pour AMD64, ARM64, ARMv6/v7, et quelques architectures plus exotiques du genre ppc64le, s390x pour les bandeurs de mainframes ^^.

Ensuite, l'outil peut fonctionner de 2 façons : Soit en proxy autonome devant votre service, ou en middleware intégré dans un reverse proxy existant comme nginx via le mécanisme auth_request. Dans ce second mode, oauth2-proxy ne fait en réalité que vérifier la session et répondre du code 202 ou 401. C'est nginx qui gère le routage et le proxy lui se contente d'authentifier les gens.

Et voilà, si vous cherchez à minimiser la surface d'attaque, c'est la config à privilégier. Tout est là : github.com/oauth2-proxy/oauth2-proxy , avec la doc complète. Et si vous cherchez quelque chose de plus intégré, avec tunnel et gestion des tunnels VPN en prime, il y a aussi Pangolin dont je vous ai parlé. Et pour du plus simple en contexte Docker, TinyAuth fera également très bien le taf.

Merci à Mathieu Passenaud pour le lien !

Tunarr - Recréer la télévision qu'on aime zapper dans Plex

Par : Korben ✨
1 mai 2026 à 09:08

Vous vous souvenez de l'époque où on s'écroulait comme des merdes dans notre canapé après une grosse journée de boulot et où on regardait juste ce que la télé nous balançait ? Pas de choix à faire sur Netflix, ni de recommandation sur l'Apple TV. On zappait juste en mode no-brain jusqu'à ce qu'on tombe sur une connerie qui réveille notre cerveau reptilien.

Eh bah le dev Chris Benincasa a créé Tunarr , un soft open source qui ressuscite ce truc-là en transformant votre Plex ou Jellyfin en chaîne de TV en continue.

Grâce à Tunarr, vous configurez vos chaînes dans une interface web (en glisser-déposer...), le soft émule un tuner HDHomeRun (le standard de la TV réseau aux US), que Plex, Jellyfin ou Emby reconnaissent ensuite comme une vraie source TV. Et voilà comment vous avez maintenant votre propre antenne maison.

Ou alors vous exportez en M3U pour des players IPTV comme Tivimate ou UHF, le tout avec un EPG intégré (c'est le guide des programmes), des bumpers (vous savez ces petites séquences Tchii Tchaaa ou M6 Mhmmmh des chaînes TV), des pubs vintage entre les programmes et même des clips musicaux pour faire authentique.

Bref, du déjà-vu, mais avec votre catalogue d'émissions à vous.

L'histoire de ce projet est d'ailleurs assez marrante car c'est un fork de dizqueTV (de vexorian), lui-même fork de pseudotv-plex (de DEFENDORe) et chacun de ces devs contribuent à Tunarr. 3 générations de mainteneurs qui collaborent sur le même projet, ça fait plaisir à voir car dans l'open source et la tech en général, ce genre de filiation c'est souvent rare tant les egos sont groooos.

Et côté fonctionnalités, c'est plutôt pas mal. Vous programmez vos chaînes par créneaux horaires (comme une vraie grille TV), par shuffle aléatoire ou par blocs cycliques. Vous balancez alors du contenu de remplissage entre les épisodes, vous personnalisez les profils de transcodage par chaîne, et vous regardez ça directement dans votre navigateur web ou via votre client Plex préféré.

De son côté, le hardware transcoding gère NVENC, VAAPI, Intel QuickSync et VideoToolbox sur macOS, donc votre GPU ne bosse pas pour rien.

Pour ma part, je me ferais bien une ambiance "C'est dimanche" qui balance des séries TV + vidéo gag et des docs sur la nature toute la journée, ou une "chaîne minuit" uniquement pour les vieux films d'horreur et les clips MTV de ma jeunesse ^^. Aaaah, nostalgie quand tu nous tiens ! Et je mettrais des vrais bumpers vintage entre les programmes, comme ça, ça donnerait l'illusion qu'on est sur une vraie programmation TF1 des années 90. Ce serait chouette non ?

Pour faire tourner ça, un Docker compose suffit (port 8000), avec un FFmpeg 6.1 minimum (7.1.1 recommandé). Vous lancez simplement :

docker run -d -p 8000:8000 -v ./tunarr-data:/config/tunarr chrisbenincasa/tunarr:latest

et c'est en ligne !

Maintenant sauf si votre Pi 3 a 2 Go de RAM, le transcoding 4K ne marchera pas mais sur du x86 récent ou un Pi 5, ça envoie carrément bien.

Et si vous préférez la méthode à l'ancienne, y'a également des binaires Linux, macOS, Windows, et même une image ARM pour Raspberry Pi . Le code est en TypeScript à 99,6%, sous license zlib (très permissive) et y'a des nouvelles releases régulières.

Voilà, ce projet n'a aucun sens dans le monde du streaming à la demande et c'est précisément pour ça que je vous en parle ! Si vous voulez retrouver l'ambiance zapping, c'est par ici ou sur le GitHub .

Et un GRAND merci à Johnny pour l'info !!

Kavita, la bibliothèque auto-hébergée pour vos ebooks, comics et manga

Par : Korben ✨
30 avril 2026 à 13:56

Depuis qu'Amazon a coupé le téléchargement USB de nos ebooks Kindle (sniiiif), héberger sa propre bibliothèque est passé du statut de bricolage du dimanche aprem au geste héroïque de préservation de notre souveraineté !

Alors si vous voulez vous lancer, sachez que Kavita , le serveur de lecture auto-hébergé développé depuis 2020, est l'un des candidats les plus solides du moment. C'est un lecteur web qui gère EPUB, PDF, comics CBZ/CBR et manga avec mode de lecture droite-à-gauche pour les aficionados et grâce lui, nos ebooks peuvent reprendre leur indépendance.

Ce truc, ça se déploie en Docker ou via Scoop pour Windows en 4 lignes de PowerShell.

De mon côté, j'ai installé Kavita sur mon NAS Synology alors voici la marche à suivre si vous voulez faire pareil.

Installation sur NAS Synology (Container Manager)

Testé sur DSM 7.2 avec Container Manager. Pour QNAP via Container Station ou TrueNAS, la logique est la même puisque c'est du Docker standard.

Étape 1 - Préparer les dossiers

Sur votre NAS, créez deux dossiers via Panneau de configuration > Dossier partagé :

  • docker/kavita/config pour la config et la base SQLite de Kavita
  • data/library/books pour votre bibliothèque (pointez où vous stockez déjà vos EPUB et CBZ)

Étape 2 - Le docker-compose.yml

Ouvrez ensuite Container Manager > Projet > Créer, donnez-lui le nom kavita, et collez ce docker-compose :

services:
 kavita:
 image: jvmilazz0/kavita:latest
 container_name: kavita
 restart: unless-stopped
 ports:
 - "5000:5000"
 environment:
 - TZ=Europe/Paris
 volumes:
 - /volume1/docker/kavita/config:/kavita/config
 - /volume1/data/library/books:/manga

L'image jvmilazz0/kavita:latest est celle référencée dans la doc officielle. Côté container, les chemins sont /kavita/config et /manga (peu importe que ce soit du manga ou des romans, c'est juste le nom historique du point de montage).

Étape 3 - Lancer le conteneur

Validez le projet. L'image se télécharge (environ 200 Mo), puis le conteneur démarre. Si le port 5000 est déjà pris sur votre NAS, changez le mapping en 5001:5000 par exemple.

Étape 4 - Premier lancement

Dans votre navigateur, allez sur http://IP-DU-NAS:5000. L'écran d'accueil vous demande alors de vous créer un compte admin.

Validez, puis allez dans les préférences pour passer l'interface en français et rafraichissez la page.

Ensuite, dans les paramètres du serveur > Bibliothèques, ajoutez une bibliothèque : Type "Livre" pour les EPUB/PDF ou "Manga"/"Comic" selon le contenu, le choix du dossier pointant vers /manga. Le scan démarre automatiquement.

Étape 5 - Organisation des dossiers

Attention, Kavita est sensible à la structure des dossiers donc pour qu'il identifie correctement les séries, organisez vos dossiers comme ça :

/manga
├── Asterix/
│ ├── Asterix - Tome 01.cbz
│ └── Asterix - Tome 02.cbz
├── Stephen King/
│ ├── Ça.epub
│ └── Shining.epub

Un sous-dossier par série ou par auteur, pas tout en vrac dans un dossier unique.

Étape 6 - Accès distant (optionnel)

Maintenant, pour accéder à Kavita depuis l'extérieur, le plus propre c'est un reverse proxy avec HTTPS. Sur Synology, soit via DSM > Portail web > Proxy inversé, soit via Nginx Proxy Manager . Pointez votre sous-domaine sur IP-NAS:5000 et activez Let's Encrypt.

Ou alors, moi ce que j'aime bien faire aussi, c'est rien du tout et passer par Tailscale !

Côté fonctionnalités

Côté ergonomie, franchement ils n'ont pas chômé puisqu'on y retrouve le lecteur intégré avec modes single page, double page, webtoon ou même mode immersif plein écran. Des thèmes light, dark, sepia, + un mode personnalisé en CSS si vous voulez.

Y'a aussi de la synchro de progression de lecture entre tous vos appareils, du coup vous pouvez commencer un chapitre sur le laptop pendant votre pause café et le finir sur le téléphone dans le métro. C'est appréciable au quotidien.

Y'a aussi de la gestion multi-utilisateur avec authentification OIDC pour ceux qui aiment faire les choses bien (et ratings + listes individuels par compte, donc votre meilleur pote peut lire ses romans de Tom Clancy à côté de votre collection de docs techniques sans qu'on les mélange).

Il y a également une surveillance automatique des dossiers pour tout ce qui est import auto et de la recherche full-text avec filtres par métadonnées (titre, auteur, série, genre, langue).

Et si vous avez des enfants, il est possible de mettre en place des restrictions par classification d'âge pour éviter qu'ils ne fouillent dans vos comics de Manara. Et le clou du spectacle spécial barbu, c'est l'export d'annotations vers Obsidian via le plugin officiel pour les nerds du second cerveau.

Kavita propose même une fonction "Send to Kindle" pour balancer un EPUB vers votre liseuse Amazon. Sur Windows, vous pouvez aussi le transformer en service système avec Shawl pour qu'il démarre tout seul au boot, et côté Linux, un docker-compose suffira largement.

Voilà, dans cette jungle bordélique des outils ebooks auto-hébergeables, Kavita se positionne comme une option moderne et stable. Je préfère Kavita à Calibre car l'interface web est carrément plus moderne et hyper fluide à l'usage.

Vous l'aurez compris, côté concurrence, Kavita est historiquement plus orientée mixte ebooks-comics que Komga (qui supporte aussi les EPUB et PDF mais reste très ancré culture comics). Alors si vous hésitez entre les outils du moment, mon tour d'horizon des outils ebooks self-hosted devrait vous éclairer (avec notamment le drame Booklore !!).

Ah et y'a aussi Kavita+, la version premium à 4 $ par mois (2 $ le premier mois avec le code FIRSTTIME) qui ajoutera la sync AniList, des recommandations personnalisées, des collections intelligentes et l'enrichissement de métadonnées automatique. Après, perso, pour un usage classique, je trouve que la version gratuite fait déjà largement le job, mais si vous gérez +50 000 fichiers et que vous voulez pas passer la soirée à taguer des séries entières, là ça peut carrément valoir le coup.

Source

Shelfmark - La relève de Readarr pour vos ebooks

Par : Korben ✨
29 avril 2026 à 08:32

Readarr a malheureusement fermé boutique en juin dernier et depuis, le créneau Sonarr-pour-bouquins était orphelin. Mais voili que voilà Shelfmark qui débarque pour combler ce trou, et c'est signé calibrain. Cet outil c'est l'évolution directe de Calibre-Web-Automated-Book-Downloader (CWA-BD pour les intimes), renommé en début d'année !

Niveau interface, ça se présente comme une seule barre de recherche, façon Spotlight mais pour vos sources de livres, qui sait chercher et télécharger des ebooks (et des audiobooks) depuis toutes vos sources configurées : Web, torrent, usenet, IRC, tout passe par la même barre de recherche.

Comme ça, vous tapez le titre, ça interroge Hardcover, Open Library ou Google Books pour les métadonnées, ça agrège les résultats des sources, et vous cliquez sur le format qui vous arrange. Si le dossier de destination pointe vers l'ingest folder de Calibre-Web-Automated, Grimmory ou Audiobookshelf, l'import est alors automatique ce qui fait que vous n'avez aucun script maison à entretenir.

Côté sources, c'est la souplesse maximale. Prowlarr en backend pour les indexers torrent/usenet, IRC pour les vieilles méthodes qui marchent toujours, et même Cloudflare handling intégré pour les sites protégés.

Pour le contournement Cloudflare, Shelfmark embarque son propre bypasser (un FlareSolverr-like maison). Du coup vous avez 2 variantes Docker au choix : la Standard avec navigateur intégré, et la Lite (sans browser) si vous avez déjà un FlareSolverr ailleurs ou si vos sources n'en ont pas besoin. L'image est dispo sur ghcr.io, et utilise le port 8084 par défaut. Bref, c'est du docker compose up -d classique, j'vais rien vous apprendre à ce sujet.

Ce qui est sympa avec ce logiciel, c'est surtout le système multi-utilisateur avec son système de requêtes, ce qui vous permet de monter votre propre instance, puis de l'ouvrir à votre famille ou à vos potes ces gros noobz ^^ pour qu'ils cherchent leurs bouquins. Et vous, vous validez (ou pas) leurs requêtes en tant qu'admin.

Côté auth ça peut se faire en login basique jusqu'au SSO entreprise via OIDC (Authelia, Authentik, Keycloak), + proxy auth si vous avez un reverse proxy qui vous authentifie en frontal, ou alors faire réutilisation directe de la base utilisateurs de Calibre-Web (Suffit de monter son app.db en read-only et c'est plié).

Les amoureux de Tor peuvent également activer le routage via Tor si ça vous amuse. Shelfmark est donc plus un outil de recherche et de téléchargement qu'un outil de gestion de bibliothèque. Donc c'est plus minimaliste, contrairement à Readarr qui voulait tout faire et s'est cassé les dents sur les métadonnées.

Maintenant, si vous voulez la gestion de bibliothèque, c'est Calibre-Web ou Audiobookshelf qui fera bien le job (Mon dossier sur l'écosystème ebooks self-hosted peut vous aider à monter votre stack complète).

Bref, Readarr a fermé, Shelfmark a ouvert et vos étagères de livres numériques vous remercieront !

NeatMail - L'assistant IA open source pour Gmail/Outlook

Par : Korben ✨
28 avril 2026 à 11:04

Une boîte mail avec 12 000 messages non lus (genre 32 par jour pendant un an), c'est pas une vie mais c'est pas une fatalité non plus puisque Lakshay Gupta vient de poster NeatMail . Cet outil est un assistant IA qui labelise vos mails Gmail ou Outlook automatiquement et qui rédige des brouillons de réponse dans votre style d'écriture. Le code est dispo sur Github, auto-hébergeable, mais je reviendrai sur la licence (spoiler : c'est custom)...

L'interface marketing de NeatMail

En gros, vous connectez votre Gmail ou Outlook via OAuth (rien à faire côté mot de passe, et tant mieux vu les fuites récentes via les outils IA ), et NeatMail utilise ensuite OpenAI GPT-4o mini en backend pour classifier chaque mail entrant (avec un taux annoncé de 95% de confiance, mais c'est à voir en pratique).

Comme ça, plutôt que d'attendre que vous traitiez vos messages par batch comme un facteur dépressif, le truc bosse en temps réel ! Un mail arrive, hop, label appliqué et ainsi de suite. Et si le système juge que ça mérite une réponse, il vous prépare un brouillon dans votre ton habituel.

Y'a aussi des trucs qui font la différence avec un simple filtre Gmail. Le système se souvient des conversations passées pour rester cohérent dans les brouillons, vérifie votre calendrier avant de proposer un créneau, et apprend votre style à force de relire ce que vous écrivez. La fonctionnalité de désinscription en un clic balaye aussi les newsletters promo, et il y a même une intégration Telegram qui ping votre téléphone quand un mail vraiment important arrive ("Oh cool encore un mail de mon avocat !").

Le chaos d'une boîte Gmail sans tri auto

Côté code, c'est du Next.js 16 + React 19 pour le front, Hono.js pour le backend, PostgreSQL pour les métadonnées, Redis Upstash pour la déduplication, et Inngest qui orchestre les workflows. Le tout majoritairement codé en TypeScript, avec un Dockerfile prêt à dégainer.

Faut juste vos identifiants Google Cloud, Microsoft Entra et OpenAI à côté pour faire tourner ça chez vous, ce qui n'est pas hyper user friendly à trouver mais reste faisable un dimanche pluvieux si vous avez la niak.

Pour le pricing, NeatMail propose 7 jours d'essai gratuit puis 7 dollars par mois. À comparer donc avec Superhuman qui demande entre 30 et 40 dollars mensuels pour le même genre de service, ou SaneBox qui démarre à 7 dollars mais ne propose pas de rédaction de brouillons par IA.

Sauf que là, le code EST sur GitHub, du coup si vous avez la flemme de payer 84 dollars par an (le prix d'un bon resto en amoureux 😍) et que vous savez configurer un PostgreSQL, vous économisez votre argent et vous gardez la main sur l'infra !

Brouillon de réponse pré-rédigé directement dans Gmail

Après faut quand même garder en tête que NeatMail est encore jeune, et que c'est un projet solo. Et côté licence, c'est pas du MIT pur puisque la licence réelle s'appelle "NeatMail Open Source License". C'est donc de la licence faite maison, avec de l'auto-hébergement autorisé, mais une interdiction complète de revendre une instance ou de monter un business concurrent.

Donc si vous comptiez forker le projet pour monter votre SaaS concurrent, oubliez ça direct, car ce n'est pas autorisé. Côté privacy, le créateur précise qu'aucun contenu de mail n'est stocké en base, mais juste les métadonnées (sachant que les mails passent quand même par OpenAI pour la classification, faut pas se mentir...).

Voilà, je trouve l'idée plutôt sympa. Le code est dispo sur GitHub si vous voulez self-hoster votre boîte mail intelligente, ou comme je vous le disais, y'a la version SaaS sur neatmail.app à 7 dollars par mois pour les flemmards. Carrément moins cher que Superhuman !

Technitium - Le DNS qui remplace Pi-hole, Unbound, BIND

Par : Korben ✨
28 avril 2026 à 08:43

Et si vous aviez UN seul soft qui bloque les pubs comme Pi-hole, qui parle DoH/DoT/DoQ comme AdGuard Home, ET qui sait faire du serveur DNS faisant autorité pour vos zones perso ?

Hé bien c'est exactement ce que fait Technitium DNS Server , un projet open source sous licence GPLv3 maintenu par TechnitiumSoftware. Concrètement, avec ce truc, vous obtenez un résolveur récursif, un sinkhole avec blocklists, et un serveur de zones (Primary, Secondary, Stub) dans le même process. Du coup, pour un homelab type, fini d'empiler Pi-hole + Unbound + BIND, tout est dans la même console web !

Pour démarrer sur Linux ou Raspberry Pi, l'installeur officiel fait tout en moins d'une minute :

curl -sSL https://download.technitium.com/dns/install.sh | sudo bash

Sinon Docker marche aussi avec docker pull technitium/dns-server:latest. Vous tapez ensuite http://localhost:5380/ dans le navigateur, login admin/admin (à changer dare-dare !), et hop, vous êtes dans la console web. Le serveur tourne direct, faudra juste pointer votre routeur ou vos clients dessus pour qu'il filtre tout le réseau.

La console web Technitium - tableau de bord principal

Côté blocage, la console propose un Quick Add pour piocher direct dans les block lists populaires (du style Hagezi). Les listes se mettent à jour quotidiennement, et l'app interne Advanced Blocking gère même des regex et des listes différentes par IP ou sous-réseau client. Pratique, non ?

Genre du blocage strict pour la tablette du salon, plus permissif sur votre ordi, et un mode safe-search obligatoire pour la chambre des gosses. Notez quand même que certaines Smart TV Samsung ou apps gaming hardcodent leur DNS, du coup faudra ajouter une règle de routage sur le firewall de la box pour vraiment forcer Technitium.

L'écran d'ajout des block lists, avec le bouton Quick Add

Niveau protocoles, c'est du costaud : DNS-over-TLS, DNS-over-HTTPS (HTTP/1.1, HTTP/2, HTTP/3), DNS-over-QUIC, plus le DNS-over-PROXY-protocol pour les load balancers. Y'a aussi le DNSSEC complet (RSA, ECDSA, EdDSA, NSEC/NSEC3, DANE TLSA), les transferts de zones AXFR/IXFR, le routage Tor pour les forwarders, et le support du Cloudflare hidden DNS resolver. Soit le set qu'on attend chez un FAI sérieux.

Côté perfs, le serveur encaisse plus de 100 000 requêtes/seconde sur du Gigabit Ethernet d'après les benchs officiels. Sur un Raspberry Pi 4 avec 2 Go de RAM, ça tourne peinard pour une famille de 4 (genre 200 à 300 Mo de RAM en charge avec Hagezi Pro et ses 750 000 entrées, donc carrément de la marge).

Et y'a aussi un DHCP multi-réseaux, du clustering, du SSO via OpenID Connect, du 2FA TOTP, plus des apps internes pour DNS64 (clients IPv6-only), DNS Rebinding Protection, et Advanced Forwarding. Tout ça pour un soft destiné à tourner chez vous.

Côté zones, on peut monter du Primary (zone classique gérée localement), du Secondary (réplique d'une autre zone), du Stub, ou du Conditional Forwarder, plus du Catalog Zones pour ceux qui automatisent à grande échelle. Pratique pour gérer un domaine perso, un homelab entier, ou un split-horizon entre réseau interne et externe. Pas mal pour un soft "maison".

À noter quand même quelques pièges. À part sur Linux et Raspberry Pi où ça tourne nickel, sous Windows 10/11 c'est plus chaotique : Internet Connection Sharing, Hyper-V, Docker Desktop et Defender Application Guard squattent tous le port 53, donc faudra changer le port d'écoute si vous tournez sur un poste de travail. Y'a même des cas tordus où Hyper-V garde le port après désinstallation, et le seul fix c'est un net stop hns ou un reboot complet.

Si vous chargez beaucoup de blocklists volumineuses, la RAM grimpe vite (les pros conseillent de consolider sur une seule liste comme Hagezi Pro). Le cache est aussi froid au premier démarrage, donc les premières requêtes prennent leur temps avant que tout se fluidifie (genre 30 secondes à 1 minute pour redevenir réactif, donc évitez de rebooter en pleine visio).

Mais avec tout ça, vous gagnez un truc rare : un seul outil pour filtrer pubs et trackers à l'échelle du réseau (utile à l'heure où certains pays parlent de criminaliser les bloqueurs côté navigateur ), résoudre vos requêtes en récursif, et héberger vos propres zones DNS. Tout ça avec une UI web qui supporte le dark mode (oui, ça compte aussi ^^).

Bref, franchement à tester si vous voulez la main complète sur votre infrastructure DNS sans bricoler 3 softs en parallèle. Sur un Pi à 35 balles posé derrière la box, ça dépote sa race. Le projet est sur GitHub, le site officiel est ici, et merci à Axala sur Discord pour le tuyau !

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