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Convertissez votre vieille manette filaire en Bluetooth avec un ESP32

Par : Korben
21 janvier 2026 à 14:26

Vous avez une vieille manette USB qui traîne dans un tiroir parce qu'elle est filaire ? Une de ces reliques naphtalinée de l'époque dans laquelle on se prenait encore les pieds quand le câbles trainait au milieu du salon...? Hé bien bonne nouvelle pour vous, et pour vos tiroirs qui vont enfin se vider un peu !

Avec une carte Seeed Studio XIAO ESP32S3 (la star du projet), un peu de patience et une dizaine d'euros, vous pouvez transformer pas mal de manettes USB HID filaires en une version Bluetooth Low Energy (BLE) tout à fait fréquentable. Le projet s'appelle bluetooth-gamepad et c'est signé Stavros Korokithakis (que je salue au passage).

Le projet bluetooth-gamepad sur GitHub ( Source )

Le XIAO ESP32S3 utilisé dans ce projet est un module tellement minuscule qu'on dirait un timbre-poste (ce qui est vraiment trop trop pratique pour le planquer n'importe où). Ce petit module magique fait office de pont USB Host vers Bluetooth.

En gros, vous branchez votre manette USB d'un côté via un adaptateur OTG, et de l'autre, votre smartphone, tablette ou PC la voit comme une manette sans fil standard.

Attention toutefois, il faudra alimenter le module séparément (via une batterie ou une source 5V externe) pour que l'USB Host fonctionne et fournisse du jus à la manette.

Et de son côté, le firmware que vous pouvez compiler avec PlatformIO, fera tout le boulot de traduction. Il lira les rapports HID bruts de votre manette USB et les convertira en périph BLE. C'est d'ailleurs généralement reconnu sans driver additionnel, même si la compatibilité totale dépendra forcément de votre OS et du jeu (le monde du HID BLE et de l'XInput étant parfois un peu capricieux).

Le truc cool, c'est que Stavros a aussi prévu une normalisation du mapping parce que bon, entre les manettes génériques chinoises et les vieux modèles de marque, le bouton "1" n'est jamais au même endroit. Le firmware propose donc une base identique pour remettre tout ça dans l'ordre. Et si votre manette a un mapping vraiment chelou, vous pouvez même modifier le code directement dans le fichier hid_parser.cpp pour affiner le truc avant de le compiler.

Après rassurez-vous, côté installation c'est du classique si vous avez déjà touché à un microcontrôleur. On branche le XIAO au PC, et on lance la petite commande bash suivante :

pio run -e seeed_xiao_esp32s3 -t upload

Et hop c'est flashé !

Une petite mise en garde technique quand même les amis. Sachez que si votre manette consomme énormément de courant (genre un modèle avec plein de machins qui vibrent et clignotent), le XIAO risque de faire la gueule et de rebooter dans la panique. Dans ce cas, il faudra passer par un petit hub USB alimenté pour que tout le monde soit content.

Et si après toutes ces aventures, vous cherchez encore d'autres projets pour recycler votre matos, je vous ai déjà parlé du recyclage d'oreillette bluetooth qui était pas mal dans le genre ou encore de ce petit tuto afin de connecter n'importe quelle manette sur un Switch .

Et voilà comment avec une quinzaine d'euros (en comptant la carte et l'adaptateur OTG), vous sauverez peut-être votre manette préférée de l'oubli !

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Ningtendo PXBOX 5 - Le mod qui réunit la PS5, la Xbox Series X et la Switch 2 dans un même boitier

Par : Korben
19 janvier 2026 à 22:43

Ce soir je vous propose de partir sur de la bidouille de console qui n'est pas un mod en carton hein... C'est de la vraie bidouille de champion ! Ou devrais-je plutôt dire championne puisque XNZ (小宁子) (oui c'est son pseudo) est une moddeuse chinoise qui vient de plier le game avec sa Ningtendo PXBOX 5.

Le concept c'est de faire rentrer une PlayStation 5, une Xbox Series X sans oublier la petite dernière de Nintendo, j'ai nommé la Switch 2 dans la même boîte comme papa dans la voisi... euh pardon je m'égare ^^. Oui les 3 consoles dans un seul boîtier ! Tu parles d'une mission ! Ça me rappelle la grande époque héroïque du modding de console sans filet (ce qui était aussi sacrément couillu).

Pour y parvenir, elle a littéralement désossé la PS5 et la Series X pour ne garder que les cartes mères. Quant à la Switch 2, elle a intégré une version modifiée du dock directement dans la carcasse. Une vraie boucherie !! C'est propre, c'est dense... Je suis presque jaloux de tant de talent !

Le cœur du réacteur est un radiateur central triangulaire en aluminium moulé à la cire et comme vous pouvez le voir dans la vidéo, c'est du travail d'orfèvre. Elle a même ajouté des plaques de cuivre pour le contact thermique histoire que ça ne fonde pas, le tout refroidi par un Phanteks T30 de 120 mm (lien affilié). Un monstre ce ventilo quand j'y pense !

Niveau alimentation, oubliez les 3 transfos de 800 kg qui traînent derrière la télé puisqu'une seule alimentation GaN de 250W (!!) suffit pour tout le monde.

Le hic (parce qu'il y en a toujours un... snif) c'est que c'est un petit contrôleur Arduino qui gère la bascule. Il faut donc fermer le jeu en cours avant de switcher l'alim sinon cette dernière se mettra en sécurité. Bon c'est pas la mort et le changement ne prend que 3 secondes donc ça vaaaa...

Maintenant, la question qui fâche c'est, où est ce qu'on met les disques, pardi ?

Bah nulle part les amis, parce que c'est une console 100% dématérialisée... y'a que la Switch qui garde ses cartouches, youpi ! Hé oui c'est le prix à payer pour obtenir une telle "compacité" (ça se dit ce mot ??). C'est vrai que quand je la compare à la N64 portable de l'époque, je me dit qu'on en a quand même fait du chemin...

Voilà, si vous avez le moindre talent en fonderie et une bonne garantie chez Darty, c'est un projet à suivre de très près.

Amusez-vous bien !

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Ces rats jouent à DOOM avec un casque VR

Par : Korben
16 janvier 2026 à 15:14

Vous pensiez avoir tout vu en matière de projets geeks complètement déjantés ?

Hé bien accrochez-vous à vos slips, parce que des chercheurs, menés par le neuro-ingénieur Viktor Tóth, ont réussi à faire "jouer" des rats à DOOM. Pas en appuyant sur des boutons au hasard, non non, mais avec un casque de réalité virtuelle sur mesure, une boule de déplacement sous leurs pattes, et même une gâchette pour tirer sur les démons !

Je vous jure que c'est vrai. Le projet s'appelle " Rats Play DOOM " et c'est à la croisée de la neuroscience, de la robotique et du game design. L'idée de base, c'est de prouver qu'on peut entraîner des rongeurs à interagir avec des environnements virtuels contrôlés basés sur un moteur de jeu. Et quitte à faire ça, autant le faire avec le jeu le plus iconique des années 90.

Gros plan sur le casque VR panoramique pour rongeurs ( Source )

Le setup est assez dingue. Le rat est équipé d'un casque panoramique intégrant un écran AMOLED pliable qui offre 180 degrés de champ horizontal et 80 degrés de vertical. Il est installé sur une boule sphérique qui détecte ses mouvements via des capteurs, un peu comme une trackball géante. Quand il marche, court ou tourne, ça se traduit directement en déplacements dans le jeu.

Et pour ceux qui se demandent comment un rat peut vraiment dégommer des monstres... Hé bien oui, car Viktor a même fabriqué un levier custom avec un encodeur rotatif que le rat actionne avec ses pattes pour faire feu. Donc oui, les rats tirent sur des démons avec leurs petites papattes !

Le nouveau setup modulaire V2 ( Source )

Pour motiver nos petits rongeurs gamers, y'a évidemment un système de récompense. À chaque action réussie, le système distribue 10 microlitres d'eau sucrée via un solénoïde. C'est pas grand-chose mais pour un rat, c'est le graal. Au bout de deux semaines d'entraînement environ, les rats Todd, Kojima et Gabe (oui, ils ont des noms de légendes du jeu vidéo, on adore l'humour des chercheurs) ont réussi à naviguer dans l'environnement virtuel. Et là, ils ont même appris à déclencher le mécanisme de tir.

Bon, faut être honnête, ils n'ont pas encore terminé le jeu. L'équipe explique que les rats ont vieilli avant de pouvoir passer à l'entraînement avancé. Du coup, c'est plus une preuve de concept qu'un speedrun, mais quand même, c'est impressionnant. On est loin du simple contrôle neuronal de base, là car c'est une vraie interaction avec un moteur de jeu.

Setup V1 du projet Rats Play DOOM ( Source )

Côté technique, tout tourne sur un combo Raspberry Pi pour l'acquisition des capteurs en temps réel, et un PC qui fait tourner une version modifiée de ViZDoom. Le tout communique en TCP et hop, c'est géré par un script Python central. Et comme si ça suffisait pas, le projet est entièrement open source. Vous pouvez récupérer le code, les schémas électroniques et même les fichiers 3D pour imprimer les pièces sur le repo GitHub. Donc si vous avez un rat de compagnie et beaucoup trop de temps libre...

Le projet en est à sa deuxième version. Cette V2 est plus modulaire, avec des composants imprimables en 3D et une électronique plus fiable. C'est typiquement le genre de bidouille qui me rappelle pourquoi j'aime tant farfouiller dans les projets Raspberry Pi les plus improbables ^^.

D'ailleurs, si vous êtes fan de portages improbables, vous vous souvenez peut-être de cet article sur DOOM Retro , mais là avec les rats, on est clairement passé au niveau supérieur.

Bref, on vit vraiment une époque formidable où des gens financent des projets pour apprendre à des rats à buter des démons en VR. Et j'adore l'idée !

La disquette, la meilleure des télécommandes TV pour les enfants

Par : Korben
13 janvier 2026 à 13:56

Est-ce que vous vous souvenez du bruit d'un lecteur de disquette ? Ce "clac-clac" mécanique qui signifiait qu'on allait enfin lancer Monkey Island ou Doom ?

Et bien, si vous avez encore un carton de disquettes 3,5 pouces qui traîne au fond du grenier, vous allez pouvoir enfin en faire quelque chose de nouveau en vous inspirant de ce bidouilleur de génie, Mads Chr. Olesen, qui vient de transformer ces reliques en télécommande TV physique pour les enfants.

Partant du constat que les télécommandes modernes sont devenues des usines à gaz et que les applis de streaming sont conçues pour nous faire scroller à l'infini, il a voulu créer un truc tangible où une disquette = un déclencheur pour une vidéo (ou une playlist). L'enfant choisit sa disquette, l'insère, et hop, le film se lance sur la TV via un Chromecast. Pas besoin de stocker le film sur les 1,44 Mo de la galette (ce qui serait un exploit en soi), la disquette contient juste une commande de lecture. C'est magique !

Côté technique, c'est du hacking de hardware comme je les aime... Le boîtier cache un duo de choc composé d'un ATmega (type Arduino) pour piloter le lecteur de disquettes et d'un ESP8266 pour causer en WiFi avec le Chromecast. Alors pourquoi deux puces ? Hé bien parce que la lecture des données brutes d'une disquette demande un timing ultra précis que l'ESP8266 a du mal à gérer tout seul à cause de ses tâches WiFi.

Hé ce n'est que ce n'est pas du simple RFID collé sur une disquette puisque le système lit vraiment les données physiques ! Sur chaque disquette préparée, on trouve un petit fichier autoexec.sh (généralement placé sur les premiers secteurs du disque). Ainsi, quand on insère la galette, l'ATmega réveille l'ESP, lit la commande et l'envoie via la liaison série. L'ESP n'a alors plus qu'à piloter le Chromecast via le réseau local pour lancer la vidéo.

Pour alimenter tout ça, il utilise des batteries 18650 (attention les amis, si vous reproduisez ça, n'oubliez pas le circuit de protection BMS, ça ne rigole pas avec le Lithium) et tout ce petit monde repart en sommeil 30 secondes après l'action pour économiser l'énergie. Et après lecture, petit détail bien geek, la tête se déplace vers la piste 20. Ce n'est pas pour éviter de rayer le disque, mais plutôt pour s'assurer que la tête n'exerce pas de pression prolongée sur la zone de données critique (piste 0) en cas de choc.

Les doigts dans le nez !

Voilà, j'ai trouvé ça très cool, surtout avec ce côté bien retro, mais au delà de ça, c'est un super moyen de redonner du sens au contenu. Ça apprend aux gamins qu'un film, c'est un objet physique qu'on choisit, pas juste un flux infini. Voilà, si vous avez envie de ressortir le fer à souder, foncez voir les détails du projet.

Et bravo à Mads pour cette superbe bidouille !

Source

Fabriquer une disquette de zéro - Le défi fou d'un maker

Par : Korben
13 janvier 2026 à 10:00

Vous vous souvenez de ce bruit ? "Clac-clac-bzz-grrr".

Le chant mélodieux du lecteur de disquette 3,5 pouces qui essayait de lire votre exposé de géographie ou d'installer Windows 95 (disquette 12 sur 13, erreur de lecture, le drame). Une technologie qu'on pensait enterrée avec le 56k et le Minitel (coucou les vieux ).

Faut dire que Sony, le dernier à en produire, a jeté l'éponge en 2011. Mais pour polymatt, un maker qui a visiblement trop de temps libre (je suis jaloux), ce n'était pas suffisant de juste s'en souvenir avec nostalgie. Il a décidé d'en fabriquer une. De. Zéro.

Et quand je dis de zéro, c'est pas juste imprimer une coque en 3D. Non, non. Le gars a fait sa propre soupe chimique magnétique pour enduire un film plastique. Un grand malade.

Beaucoup de gens, quand ils veulent une disquette en 2026, vont sur eBay où ils achètent également une carte de transport taïwanaise qui y ressemble pour le style. Mais polymatt, lui, il voulait comprendre "comment ça marche vraiment" et surtout prouver qu'on pouvait le faire dans son garage.

Le résultat final : une disquette en aluminium brossé ( Source )

Première étape : le boîtier. Au lieu du plastique beige moche de notre enfance, il a sorti l'artillerie lourde avec une CNC Carvera Air pour usiner de l'aluminium. Résultat ? Une disquette qui pèse son poids et qui a un look absolument incroyable avec sa texture brossée. C'est un peu la Rolls de la disquette, le genre de truc qu'Apple aurait pu sortir à l'époque de l'iMac G3 (celui de 1998 qui avait justement abandonné le lecteur de disquette, ouvrant la voie à la fin du format).

Mais le vrai défi, c'est le disque magnétique à l'intérieur. C'est là que la vidéo se transforme en cours de chimie niveau Breaking Bad.

Car il a fallu créer une encre magnétique maison capable de stocker des 0 et des 1.

La recette ?

  • De l'oxyde de fer noir (la base magnétique)
  • Du PVA (comme liant)
  • Un peu d'alcool isopropylique (pour aider à la dispersion)
  • De la glycérine (pour la souplesse)
  • Et du Tween 20 (un tensioactif pour que ça s'étale bien)

Secouez le tout, et vous obtenez une pâte noire qui tâche probablement tout ce qu'elle touche.

Ensuite, il faut étaler ça sur un film plastique (PET) de manière parfaitement uniforme. Matt a visé une épaisseur de 5 à 6 microns. Il a utilisé une technique de pros avec une Meyer rod (une tige en métal entourée d'un fil très fin) pour racler l'excédent et obtenir une couche fine et régulière.

Évidemment, ça a raté plein de fois. L'encre qui s'écaille, le disque qui ondule comme une crêpe sous la chaleur, les trous mal alignés... Il a même dû improviser un traitement de surface à la flamme (pour activer la surface du polymère) pour que la chimie accroche enfin au plastique. C'est ça la vraie vie de maker : 90% d'échecs, 10% de gloire.

Mais le moment de vérité, c'est quand il l'a enfin insérée dans le lecteur. Avec un outil appelé Greaseweazle (qui permet de lire et écrire des données au niveau flux magnétique via USB), on voit l'écran s'illuminer. Des secteurs verts. Des données qui s'écrivent.

Ça marche.

Alors oui, c'est pas fiable à 100%, ça stocke environ 1,44 Mo (le standard HD de l'époque), et ça a coûté probablement plus cher en temps et matériaux qu'un SSD de 4 To. Mais voir quelqu'un recréer une technologie aussi complexe dans son garage avec des outils modernes, ça force le respect.

Et pour ceux qui se demandent "Pourquoi ?", la réponse est simple : Parce qu'on peut. Et parce que comprendre comment la magie opère, c'est quand même plus satisfaisant que de juste cliquer sur "Acheter" chez Amazon.

Bref, si vous avez une vingtaine de minutes, regardez la vidéo, rien que pour voir l'usinage de l'alu, c'est hypnotisant.

En finir avec l'enshittification en légalisant le reverse-engineering

Par : Korben
12 janvier 2026 à 11:59

Bon, je vais être direct : le reverse-engineering devrait être légal, point barre. Et tant mieux si quelqu'un d'aussi influent que Cory Doctorow le gueule dans le Guardian !

Pour ceux qui débarquent, le reverse-engineering c'est le fait de désosser un logiciel ou un appareil pour comprendre comment il fonctionne. Pas pour le pirater, hein, mais pour réparer, améliorer ou simplement vérifier qu'on ne se fait pas arnaquer. Et c'est là que ça devient un peu compliqué, parce que dans plein de pays, c'est illégal.

Doctorow rattache ça au phénomène d'"enshittification" (oui, le terme est volontairement moche... On pourrait traduire ça par "l'emmerdification"). C'est ce phénomène bien pénible où les entreprises dégradent progressivement leurs produits pour vous forcer à payer plus ou à racheter du neuf. Votre imprimante qui refuse les cartouches compatibles ? Enshittification. Votre tracteur John Deere qui vous interdit de le réparer vous-même ? Enshittification. Les onduleurs solaires chinois avec des kill switches à distance ? Enshittification + un peu de parano ^^.

Le truc, c'est que les lois anti-contournement comme le DMCA américain protègent ces pratiques. Du coup, même si vous avez acheté un machin, vous n'avez pas vraiment le droit de regarder sous le capot.

Mais bonne nouvelle pour nous autres Européens, l'article 6 de la directive européenne sur les logiciels autorise la décompilation pour assurer l'interopérabilité. Si ça c'est pas une nouvelle preuve que l'Europe est supérieure aux Etats-Unis, j'sais pas ce que c'est ^^.

En France par exemple, l'article L. 122-6-1 du Code de la propriété intellectuelle va même plus loin puisqu'il est impossible pour un éditeur d'interdire contractuellement ce droit. Autrement dit, même si c'est écrit dans les CGU, c'est nul et non avenu.

Par contre, le Royaume-Uni post-Brexit, c'est une autre histoire mais Doctorow y voit plutôt une opportunité. En effet, comme le Royaume-Uni est libéré des contraintes de l'harmonisation européenne, le pays pourrait assouplir ses lois plus rapidement que l'UE et devenir un hub du reverse-engineering légal. À condition évidemment de ne pas céder aux lobbys tech américains qui poussent dans l'autre sens.

Alors certains d'entre vous pourraient se demander : Ça sert à quoi de pouvoir reverse-engineerer ses appareils ?

Hé bien, ça sert par exemple à découvrir que votre thermostat "intelligent" envoie vos données à des serveurs douteux. Ou à réparer votre tracteur sans attendre 3 semaines un technicien agréé qui vous fera payer une fortune un truc dérisoire. Ou encore à vérifier que l'onduleur solaire sur votre toit n'a pas une backdoor exploitable par n'importe qui. De plus, des outils comme ReverserAI rendent ce genre d'analyse de plus en plus accessible, même sans être un expert en assembleur. Et ça c'est cool !

Le combat de Doctorow, c'est donc de faire sauter ces verrous juridiques qui protègent l'obsolescence programmée au détriment des consommateurs. Et franchement, quand on voit l'état du marché tech actuel, c'est pas du luxe, je trouve.

Bref, si vous voulez comprendre pourquoi votre grille-pain connecté vous espionne, au moins en Europe, vous avez théoriquement le droit de le découvrir. C'est déjà ça. Force à nos amis anglais et américains qui sont encore plus maltraités par les sociétés qui verrouillent leurs appareils, que nous.

Test de l’enceinte Teufel Boomster 4 : grosse autonomie, radio DAB, super son, super prix… et une petite astuce en bonus !

Par : Korben
7 janvier 2026 à 14:38

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –

Si vous traînez souvent dans l'univers de l'audio nomade, vous savez que Teufel n'est pas là pour faire de la figuration. La marque berlinoise a décidé de remettre au goût du jour un de ses produits classiques avec la Boomster 4 , et je ne pouvais pas passer à côté de l'occasion de tester la bête.

Pour ce test, j'ai eu entre les mains la version blanche, qui, je dois l'avouer, est super belle. On s'éloigne du look agressif de certaines enceintes pour quelque chose de très épuré, très "Apple-friendly" dans l'esprit, qui s'intègre parfaitement dans un salon moderne ou sur une terrasse. Dès qu'on la sort du carton, on sent que c'est du sérieux : avec ses 3,75 kg et sa poignée robuste, c'est un beau bébé qui inspire confiance, certifié IPX5 pour résister aux éclaboussures, ce qui est toujours rassurant si l'apéro tourne mal.

Côté son, Teufel a mis les petits plats dans les grands avec un véritable système 2.1 embarqué. On retrouve deux tweeters, deux médiums et un subwoofer central de 11 cm, épaulés par deux radiateurs passifs pour les graves. Le résultat est assez bluffant. La technologie Dynamore, chère à la marque, élargit la scène sonore de manière surprenante pour une enceinte monobloc. Les basses sont percutantes sans être trop baveuses, les voix ressortent avec une clarté impeccable, et même à volume élevé, la distorsion reste aux abonnés absents. C'est puissant, riche et détaillé, capable de sonoriser une grande pièce sans forcer. J'apprécie particulièrement les réglages de basses et d'aigus accessibles directement, permettant de sculpter le son selon qu'on écoute du jazz ou de la techno.

Cependant, il manquait un petit quelque chose à cette enceinte pour qu'elle soit absolument parfaite à mes yeux : la connectivité WiFi et AirPlay 2. Nativement, la Boomster 4 est une enceinte Bluetooth 5.0 (avec aptX HD tout de même) et radio, mais elle n'est pas connectée au réseau. Qu'à cela ne tienne, j'ai décidé de corriger ce "défaut" moi-même. J'ai branché sur l'entrée auxiliaire le Belkin SoundForm Connect AirPlay 2 . C'est un petit adaptateur magique qui transforme n'importe quel système audio classique en enceinte AirPlay 2. Le mariage est parfait : je profite de la puissance de la Teufel avec la souplesse de l'écosystème Apple. D'ailleurs, si ce petit accessoire vous intrigue, sachez que j'ai publié le test complet du Belkin SoundForm Connect aujourd'hui même sur Mac4Ever , je vous invite à aller y jeter un œil pour voir comment ça fonctionne en détail .

Au-delà de cette petite bidouille AirPlay, il y a une fonctionnalité native de la Boomster 4 que je trouve absolument géniale et trop souvent négligée aujourd'hui : le tuner radio DAB+ et FM. On a tendance à tout miser sur le streaming, mais franchement, j'adore l'idée d'avoir une vraie radio autonome. C'est l'enceinte que je peux emmener en vacances dans un coin paumé sans WiFi, ou utiliser à la maison en cas de coupure internet (ou pour quand les Russes auront fait sauter toute notre réseau internet national). Je suis un gros consommateur de FIP, France Culture et France Info, et pouvoir capter ces stations avec une qualité numérique cristalline grâce à l'antenne télescopique, sans vider la batterie de mon téléphone, c'est vraiment top. La réception est excellente et le fait de ne pas dépendre d'une application pour changer de station est un retour aux sources très plaisant.

(Avec le petit boîtier AirPlay de chez Belkin)

Pour finir sur l'aspect pratique, l'autonomie est tout simplement monstrueuse. Teufel annonce jusqu'à 23 heures d'écoute à volume moyen, et dans mes tests, on n'en est vraiment pas loin. C'est le genre d'enceinte qu'on recharge une fois et qu'on oublie pendant des jours. On regrettera peut-être juste la disparition de la fonction « batterie d’appoint » qui existait sur le modèle précédent, mais vu la qualité globale de l'engin et la présence d'une télécommande bien pratique pour piloter tout ça à distance, on leur pardonne. Pour environ 270 euros, la Boomster 4 est une réussite totale pour moi , qui concilie puissance, qualité audio et polyvalence, surtout si, comme moi, vous lui ajoutez la petite touche de magie AirPlay. Une valeur sûre, et vraiment, à ce prix, n’hésitez pas une seconde. Elle est disponible sur Amazon . Et pour le boîtier AirPlay 2 de chez Belkin, c'est lui !

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

Transformez votre Steam Deck en mini borne d'arcade grâce à l'impression 3D

Par : Korben
7 janvier 2026 à 09:01

Vous avez une imprimante 3D qui prend la poussière et un Steam Deck qui traîne sur le canapé ? Tom Patty vient de publier sur MakerWorld un projet qui va vous réconcilier avec les deux. L'idée c'est de transformer la console portable de Valve en mini borne d'arcade avec un vrai joystick et de vrais boutons, comme dans les salles de notre jeunesse (oui je suis vieux, je sais).

Le projet s'appelle Mini Arcade Steam Deck et c'est une version compacte d'un précédent design du même créateur. L'avantage de cette nouvelle mouture, c'est qu'elle ne nécessite ni moniteur externe ni haut-parleurs, du coup n'importe qui possédant déjà un Steam Deck peut se lancer. Bref, c'est du DIY accessible.

Le Mini Arcade Steam Deck dans toute sa splendeur ( Source )

Côté matos à prévoir en plus des pièces imprimées, il vous faudra une carte contrôleur Picade Max de chez Pimoroni, leur joystick arcade, 12 boutons d'arcade de la même marque, le faisceau de câblage V2 qui va avec, un câble USB-C et 4 petites vis M5 avec leurs écrous. Un hub USB-C optionnel permet de charger la console pendant les sessions de jeu, ce qui n'est pas du luxe vu l'autonomie de la bête.

L'impression prend environ 31 heures et demie sur 8 plaques différentes en 0.16mm de couche avec 15% de remplissage. Ça fait un sacré projet, mais le résultat a de la gueule ! L'assemblage se fait ensuite à la superglue en suivant les instructions fournies, avec des chevilles hexagonales pour bien aligner les pièces. Le design a été pensé pour le plateau d'impression d'une Bambu Lab P1S, mais d'après les retours de la communauté, ça passe aussi sur une A1 sans modification.

Le Steam Deck est facile d'accès

Et si l'idée de fabriquer votre propre borne d'arcade vous titille depuis un moment, c'est peut-être le projet idéal pour vous lancer. Pas besoin de savoir souder ou de se taper l'électronique complexe d'une borne complète, la carte Picade Max fait tout le boulot de conversion des entrées.

Le modèle est gratuit à télécharger sur MakerWorld et la communauté autour du projet est plutôt active. Y'a déjà des discussions sur l'ajout de trous d'aération dans une future V2 pour éviter que le Steam Deck ne chauffe trop pendant les longues sessions.

Ça fait envie n'est-ce pas ?

Merci à Lorenper pour l'info !

LEGO dévoile la Smart Brick - Un mini-ordinateur dans une brique 2x4

Par : Korben
6 janvier 2026 à 07:36

On avait les Mindstorms, les Boost, les Powered Up, et maintenant voici la Smart Brick ! LEGO vient en effet de lâcher une bombe au CES 2026 : un micro-ordinateur complet qui tient dans une brique 2x4 classique. Et visiblement, c'est pas qu'un gadget marketing !

La Smart Brick, une brique 2x4 qui cache une puce ASIC de 4,1mm ( Source )

Le concept est fou puisque LEGO a réussi à caser une puce ASIC de 4,1mm (plus petite qu'un tenon LEGO !), des capteurs (accéléromètre, lumière, son), un mini haut-parleur avec synthétiseur intégré, du Bluetooth et des bobines de charge sans fil... le tout dans le format exact d'une brique 2x4 standard. De l'extérieur, impossible donc de faire la différence avec une brique normale.

Le truc cool, c'est que ça fonctionne avec des Smart Tags, des tuiles 2x2 qui servent à donner du contexte à la brique. Vous approchez une minifig Star Wars équipée d'un tag NFC et hop, la brique sait qu'elle doit jouer le thème de Dark Vador. Vous posez votre X-wing sur un socle taggé et les bruitages de moteur se déclenchent. Pas de caméra, pas d'IA générative, juste des interactions physiques bien pensées.

D'ailleurs, la fascination de LEGO pour l'automatisation n'est pas nouvelle. Mais cette fois, c'est directement dans les briques que ça se passe.

Le pad de recharge sans fil permet de charger jusqu'à 10 briques simultanément ( Source )

Pour la batterie, LEGO annonce plusieurs années d'autonomie en veille. Et pour la recharge, un pad sans fil à 39,99$ permet de charger jusqu'à 10 briques simultanément. Fini les piles à changer ou les câbles qui traînent partout.

Côté sets, LEGO démarre fort avec Star Wars dès le 1er mars 2026 :

  • Le TIE Fighter de Dark Vador (75421) à 69,99$
  • Le X-wing de Luke (75423) à 99,99$
  • Le Duel de la Salle du Trône avec A-wing (75427) à 159,99$

Le TIE Fighter de Dark Vador (75421) avec Smart Bricks intégrées ( Source )

Chaque set embarque des Smart Bricks, des minifigs NFC et des accessoires son/lumière. Julia Goldin, la directrice produit et marketing de LEGO, parle carrément de "plus grande évolution depuis la minifig en 1978". Bref, ils y croient fort.

Et le meilleur dans tout ça ? La Smart Brick reste 100% compatible avec vos millions de briques existantes. Votre vieux château fort des années 90 pourra accueillir des briques qui font du bruit. De quoi verser une petite larme en retrouvant des sensations qu'on pensait à jamais disparues.

Les précommandes ouvrent le 9 janvier 2026. Après Star Wars, LEGO City, Technic et Harry Potter suivront dans l'année.

Alors, prêts à ressortir vos LEGO du placard pour y ajouter un peu de jus de cervelle ?

Source

Meshtastic - Le réseau mesh radio qui fonctionne même quand tout s'effondre

Par : Korben
5 janvier 2026 à 15:06

Vous vous souvenez de Byzantium , ce projet de réseau mesh sur Raspberry Pi pour communiquer quand tout est coupé ? Bah y'a mieux maintenant. Et ça coûte 25 balles.

Meshtastic , c'est un protocole open source qui transforme de petits modules radio LoRa en nœuds d'un réseau maillé complètement décentralisé. Pas besoin d'internet ni de carte SIM. Et la licence radio, on s'en balec'. Ce sont juste des ondes qui rebondissent de relais en relais pour faire passer vos messages chiffrés.

Du coup, comment ça marche ?

Hé bien d'abord vous achetez un petit boîtier sur Amazon (entre 25 et 40 dollars, ou même 10 si vous êtes patient avec la livraison depuis la Chine). Vous installez l'app sur votre smartphone, vous connectez le module en Bluetooth, et hop, vous pouvez envoyer des messages à n'importe qui dans le réseau. Plus y'a de nœuds, plus la portée augmente puisque chaque appareil relaie les communications aux autres.

Et là, vous allez me dire "ouais mais c'est un gadget de survivaliste parano". Sauf que non. L'ouragan Helene qui a ravagé la Caroline du Nord a prouvé que c'était loin d'être un délire. Quand les antennes relais sont tombées, quand internet a disparu, les gens équipés de ces petits modules radio ont pu continuer à communiquer, à demander de l'aide, à coordonner les secours. Bref, le genre de truc qui peut sauver des vies.

Du coup, y'a toute une communauté de bricoleurs qui s'est mise à fabriquer des nœuds DIY pour mailler leur quartier. Y'en a même qui ont transformé une lampe solaire de jardin en relais autonome. Vous savez, les machins à 3 euros chez Action. Bah vous virez la LED, vous collez un module LoRa alimenté par le petit panneau solaire, et vous avez un répéteur qui coûte 30-40 dollars et qui fonctionne tout seul. Certains ont même monté des répéteurs communautaires sur des points en hauteur avec des panneaux solaires plus costauds pour environ 100 dollars.

Le T-Echo de Lilygo, un module compact avec écran e-ink ( Source )

Pour ceux qui veulent un truc plus fini, y'a également le Lillygo T-Echo avec son écran e-ink qui affiche les messages même en plein soleil. Et si vous voulez taper sans téléphone, le T-Deck a carrément un petit clavier intégré.

Le T-Deck avec son clavier intégré, pour les vrais ( Source )

Perso, ce qui me plaît dans ce protocole, c'est qu'il remet la communication entre les mains des gens. Pas de serveur central, pas d'entreprise qui peut couper le robinet, pas de gouvernement qui peut tracer vos échanges. C'est le genre d'infrastructure que les pionniers d'internet auraient adoré. Un réseau qui appartient à ceux qui le construisent, nœud par nœud.

Alors est-ce que ça va remplacer votre forfait mobile ?

Bah non mais quand la prochaine tempête aura mis à terre les infrastructures de votre coin, vous serez peut-être content d'avoir un petit boîtier LoRa chargé dans un tiroir.

Source

Intercept - Un dashboard SIGINT pour votre clé RTL-SDR

Par : Korben
2 janvier 2026 à 08:10

Si vous avez une clé USB RTL-SDR qui traîne dans un tiroir et que vous vous demandez ce que vous pourriez bien en faire, j'ai peut-être trouvé le projet qui va vous occuper pendant quelques soirées.

Ça s'appelle Intercept , et c'est un dashboard web qui regroupe les outils de réception radio les plus courants dans une seule interface. Comme ça, au lieu de jongler entre multimon-ng pour décoder les pagers, rtl_433 pour les capteurs météo, dump1090 pour tracker les avions... vous avez tout ça dans une seule interface Flask accessible directement sur votre navigateur.

L'installation se fait via pip après un clone du repo, et certaines fonctions nécessitent des privilèges élevés (sudo) pour accéder aux interfaces réseau :

git clone https://github.com/smittix/intercept.git
cd intercept
pip install -r requirements.txt

Et pour le lancer :

sudo python3 intercept.py

Le truc tourne en local sur le port 5050 et agrège les données de six modules différents. Côté signaux, on peut décoder les protocoles POCSAG et FLEX (les pagers qu'utilisent encore certains services d'urgence, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni), surveiller la bande 433MHz où communiquent les stations météo et divers capteurs IoT. Pour le tracking, y'a un module ADS-B qui affiche les avions sur une carte OpenStreetMap avec leur trace historique, et un autre pour les satellites qui prédit les prochains passages au-dessus de votre position.

Là où ça devient plus... disons "sensible", c'est avec les modules WiFi et Bluetooth. Le premier peut passer votre carte en mode monitor pour analyser les réseaux environnants et, si un client se reconnecte au bon moment, capturer des handshakes WPA. Le second scanne les appareils Bluetooth à portée. Évidemment, selon les lois de votre pays, ce genre d'analyse peut être encadré voire interdit sur des équipements tiers donc renseignez vous bien avant d'aller en prison bêtement. Le projet affiche d'ailleurs un gros disclaimer au lancement.

Techniquement, c'est du Python avec Flask pour le backend, Leaflet.js pour les cartes, et des Server-Sent Events pour le streaming en temps réel. L'interface propose un thème sombre ou clair, des alertes sonores configurables, et l'export des données en CSV ou JSON. Y'a même des raccourcis clavier pour les power users.

Pour faire tourner le bazar, il vous faut un dongle RTL-SDR compatible (les modèles à base de RTL2832U font l'affaire), une carte WiFi supportant le mode monitor si vous voulez cette fonction, et les dépendances habituelles : rtl-sdr, multimon-ng, rtl_433, dump1090, aircrack-ng pour le WiFi et BlueZ pour le Bluetooth.

Le projet est sous licence MIT, développé par smittix avec l'aide de quelques contributeurs. Ça me rappelle un peu l'époque où on bidouillait avec les femtocells pour intercepter les communications , sauf qu'ici c'est packagé proprement et ça ne nécessite pas de souder quoi que ce soit.

Si vous cherchez un projet pour apprendre les bases de l'intelligence des signaux radio ou juste pour voir ce qui se passe dans les ondes autour de vous, c'est un excellent point de départ. Par contre, je vous recommande vraiment de lire les lois de votre pays sur l'interception des communications avant de brancher quoi que ce soit...

Unraid et la branche 7.2.x

Par : Fx
23 décembre 2025 à 07:00
unraid 723 - Unraid et la branche 7.2.x

Unraid 7.2 a marqué une étape importante dans la modernisation d’Unraid (et donc des NAS DIY), avec une interface enfin adaptée aux téléphones, des avancées majeures autour du ZFS et une consolidation côté sécurité. La récente version 7.2.3 s’inscrit dans une logique de stabilisation et d’améliorations, avec plusieurs correctifs…

unraid 723 - Unraid et la branche 7.2.x

Unraid 7.2.x

Fin octobre 2025, Unraid est passé en version 7.2, rapidement suivie de mises à jour correctives pour solidifier la branche. À l’heure où ces lignes sont écrites, Unraid est disponible en version 7.2.3, qui poursuit l’effort de modernisation sans chercher à tout révolutionner d’un coup.

Cette orientation est assez lisible : Unraid veut rester accessible (facile à administrer), tout en intégrant des briques attendues par les utilisateurs avancés (ZFS, API, intégrations). Cela implique parfois des changements structurants, y compris sur l’écosystème de plugins et tout le monde n’y trouvera pas forcément son compte.

Interface responsive

La nouveauté la plus visible d’Unraid 7.2, c’est l’interface qui est devenue 100% responsive. L’administration sur téléphone ou tablette devient beaucoup plus confortable et l’affichage des statistiques (réseau, mémoire…) gagne en clarté, avec des corrections de mise en page au fil des versions. A noter que certains plugins (historiques) ont été retirés lors de la mise à jour pour préserver la stabilité.

En parallèle, la nouvelle version corrige des régressions d’affichage et améliore la lisibilité des notifications. On note aussi des corrections de sécurité liées à l’interface, dont un risque XSS.

ZFS et l’expansion RAIDZ

Côté stockage, Unraid 7.2 apporte une évolution très attendue : l’expansion des pools ZFS en RAIDZ (RAIDZ1/RAIDZ2/RAIDZ3). L’intérêt, c’est la possibilité de faire évoluer la capacité progressivement, sans devoir tout reconstruire !

Compatibilité ext/NTFS/exFAT

Autre apport pragmatique d’Unraid 7.2 : le support natif d’ext2/ext3/ext4, NTFS et exFAT. C’est particulièrement utile pour importer des disques externes, gérer des migrations depuis une autre machine, ou récupérer des données sans multiplier les contournements.

Sur la partie services, la branche 7.2.x comprend aussi des mises à jour et correctifs visant la compatibilité de certains usages réseau, dont Time Machine (via Samba).

API intégrée plus moderne

L’intégration d’une API officielle dans Unraid 7.2 pose les fondations d’un écosystème plus moderne a ouvert la voie aux automatisations, intégrations d’outils tiers. Avec la version 7.2.3, l’API embarquée devient mieux structuré selon le journal des modifications.

Même si ce n’est pas la nouveauté la plus “visible”, c’est typiquement ce qui ouvre la voie à des usages plus propres côté monitoring, dashboards, ou encore l’authentification externe.

Unraid 7.2.3

La version 7.2.3 est une mise à jour axée sur la stabilité et la sécurité, avec notamment une correction XSS, des correctifs réseau et des ajustements sur des composants connexes. Le noyau indiqué reste en Linux 6.12.54, ce qui confirme l’objectif de stabilité des équipes.

Que ce soit pour du stockage, des conteneurs ou encore des VM, Unraid 7.2 est devenu un incontournable en 2025…

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UmbrelOS : Une solution simple et efficace… mais pas sans défaut

Par : Fx
31 octobre 2025 à 07:00
bienvenue umbrelos - UmbrelOS : Une solution simple et efficace... mais pas sans défaut

UmbrelOS est un système open source qui permet de transformer un simple ordinateur ou Raspberry Pi en serveur personnel. Idéal pour l’auto-hébergement, il offre une interface intuitive, un App Store intégré et un large choix d’applications. Découvrons ensemble ses fonctionnalités, ses avantages… et ses limites.

bienvenue umbrelos - UmbrelOS : Une solution simple et efficace... mais pas sans défaut

UmbrelOS, c’est quoi ?

UmbrelOS permet de créer un serveur domestique en seulement quelques minutes. Grâce à son interfacesimplifiée et à son App Store intégré, il devient facile d’héberger tout type d’application, notamment :

  • Stockage et partage de fichiers : Nextcloud, Syncthing
  • Protection de la vie privée : Pi-hole, AdGuard Home
  • Streaming multimédia : Jellyfin, Plex
  • Nœuds Bitcoin et outils liés aux cryptomonnaies
  • Applications web diverses

À l’heure où nous écrivons ces lignes, umbrelOS propose plus de 255 applications.

umbrelos applications - UmbrelOS : Une solution simple et efficace... mais pas sans défaut applications umbrelos - UmbrelOS : Une solution simple et efficace... mais pas sans défaut

Il prend également en charge le partage de fichiers SMB (Samba/CIFS), mais avec des performances limitées… Ce service est géré via un conteneur Docker, ce qui le rend moins efficace. À noter également que Time Machine n’est pas pris en charge.

UmbrelOS : OS ou application ?

Contrairement à certaines alternatives comme CasaOS, umbrelOS n’est pas qu’une simple surcouche logicielle, il est livré avec un système d’exploitation complet basé sur Debian, ce qui facilite grandement son installation. Il se rapproche davantage de ZimaOS, tout en conservant une philosophie propre axée sur la simplicité.

UmbrelOS repose sur Docker pour la gestion de ses conteneurs applicatifs. L’objectif est clair : simplifier l’auto-hébergement tout en restant accessible aux utilisateurs débutants.

Son code source est entièrement ouvert et disponible sur GitHub, garantissant transparence et possibilité de personnalisation avancée.

Les origines de projet umbrelOS

UmbrelOS est un projet indépendant conçu à l’origine pour simplifier le déploiement de nœuds Bitcoin. Rapidement, la communauté l’a fait évoluer vers une plateforme d’auto-hébergement polyvalente, capable d’exécuter un grand nombre de services, bien au-delà de la sphère des cryptomonnaies.

Pourquoi utiliser umbrelOS ?

UmbrelOS s’adresse à celles et ceux qui souhaitent disposer d’un serveur domestique à la fois simple à installer, agréable à administrer et respectueux de la vie privée. Ses principaux avantages :

Avantage Description
Installation rapide et simplifiée Un simple script permet d’installer umbrelOS en quelques minutes
Interface conviviale Une interface web ergonomique et accessible aux débutants
Large compatibilité avec Docker Intégration d’applications variées via Docker
Sécurité et confidentialité renforcées Permet de s’affranchir des services cloud tiers
Écosystème en expansion Un App Store en constante évolution avec de nouvelles applications

Grâce à sa structure ouverte, il est possible d’ajouter des applications manuellement, même en dehors du catalogue officiel.

Est-ce qu’umbrelOS peut fonctionner sur un NAS ?

Oui, à condition que le NAS permette l’installation d’un système Linux alternatif. C’est une excellente option pour redonner vie à un ancien matériel ou optimiser un serveur existant.

En synthèse

UmbrelOS est une solution pratique et accessible pour ceux qui souhaitent héberger leurs propres services sans trop de complexité. Grâce à son interface moderne et son écosystème. Cependant, certaines fonctionnalités avancées manque encore : gestion native du RAID, partage réseau anémique, compatibilité avec certains matériels compliqués…

À tester sans hésiter ! Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel : umbrel.com

Runtipi : solution open source pour les applications auto-hébergées

Par : Fx
13 octobre 2025 à 07:00
Tuntipi - Runtipi : solution open source pour les applications auto-hébergées

Runtipi est une solution open source permettant de simplifier la gestion d’applications auto-hébergées. Idéale pour monter un homelab sur un Mini-PC, Raspberry Pi ou un NAS, la plate-forme permet de déployer des services sans passer des heures à configurer Docker manuellement. Découvrons ensemble RunTipi…

Tuntipi - Runtipi : solution open source pour les applications auto-hébergées

Runtipi : centralisation & automatisation

Runtipi centralise l’installation, les mises à jour et la sauvegarde de près de 300 applications via une interface Web intuitive. Que vous souhaitiez monter un environnement multimédia ou de productivité, tout se fait en quelques clics, sans écrire de fichiers Compose complexes. Chaque application tourne dans un conteneur isolé derrière un reverse proxy Traefik géré automatiquement, avec des sauvegardes et restaurations guidées pour limiter les risques de perte de données.

La compatibilité avec la plupart des distributions Linux en fait une solution flexible pour un Mini-PC, un Raspberry Pi ou encore une VM légère sur un NAS. Pour les usages multimédias (Jellyfin, Sonarr/Radar) avec quelques utilitaires (AdGuard Home, Authentik, Vaultwarden) il est recommandé d’avoir un processeur Quad Core et 8 à 16 Go de RAM pour un fonctionnement fluide au quotidien. Avec un Raspberry Pi, il faudra donc rester attentif aux performances…

RunTipi Appstore - Runtipi : solution open source pour les applications auto-hébergées

Fonctionnalités clés

RunTipi va simplifier l’installation et l’utilisation au quotidien des outils avec :

  • Catalogue d’applications : environ 300 applications disponibles, allant de l’archivage web aux serveurs multimédias, en passant par les outils IA, l’automatisation et la sécurité ;
  • Tableau de bord moderne : surveillez le statut du système, installez et configurez vos applications, effectuez des sauvegardes et mises à jour, le tout depuis une interface Web unique ;
  • Sécurité par conception : chaque service est isolé dans son conteneur et géré via Traefik…

Installation et première mise en route

Le guide officiel explique comment préparer un serveur Linux minimal sécurisé, lancer l’initialisation de Runtipi et accéder au tableau de bord, sans connaissances approfondies en ligne de commande. En pratique, l’installation se résume à exécuter un script officiel sur une distribution type Debian/Ubuntu pré-installée, puis à terminer la configuration via l’interface web.

Voici la commande à taper pour installer RunTipi : curl -L https://setup.runtipi.io | bash

Déployer et personnaliser des applications

Une fois Runtipi installé, l’App Store permet d’installer vos applications en un clic. Les champs de configuration guidés facilitent la mise en route et les mises à jour se font en un seul clic. Bien sûr, les utilisateurs avancés peuvent personnaliser le compose via un fichier tipi-compose.yml dans user-config pour exposer le tableau de bord Traefik ou ajuster des ports, sans modifier le compose de base régénérée à chaque redémarrage.

En synthèse

Runtipi constitue une base solide pour construire un homelab fiable et facile pour un Mini PC et/ou avec un NAS. Son catalogue riche, ses mises à jour en un clic, ses sauvegardes intégrées et ses fonctionnalités avancées en font une solution complète. Pour démarrer sereinement, on vous recommande de suivre le guide officiel afin d’installer vos premières applications, puis affiner la personnalisation via user-config et Traefik selon vos besoins.

Sachez qu’il est tout à fait possible de tester RunTipi : demo.runtipi.io avec l’identifiant [email protected] et le mode de passe password.

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