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WiFi DensePose - Le faux projet GitHub à 25 000 stars ?

Par : Korben
3 mars 2026 à 14:29

Article édité le 4 mars. Merci à Nicolas.

π RuView: WiFi DensePose , c'est un projet GitHub qui affiche fièrement ses 25 800 stars et qui promet de transformer les ondes WiFi de votre box en détecteur de corps humains... à travers les murs. Rythme cardiaque, respiration, posture, tout y passe. Sur le papier, c'est dingue. Sauf que voilà, après vérification (merci Nicolas)... c'est du vent.

Le concept de base est pourtant bien réel. Votre routeur WiFi émet des ondes radio en permanence et quand ces ondes traversent ou rebondissent sur un corps humain, elles sont perturbées d'une façon mesurable. En analysant le CSI (Channel State Information, c'est-à-dire les données de chaque sous-porteuse du signal), on peut en déduire la position de 17 points du corps. C'est prouvé par les chercheurs de Carnegie Mellon et ça marche vraiment. Un peu comme la vision WiFi dont je vous parlais déjà ici .

Sauf que CE repo n'implémente rien de tout ça. Le parseur CSI génère des données aléatoires (np.random.rand() partout dans le code), les modèles de deep learning n'ont aucun poids entraîné, et le dashboard Docker sert des données simulées par défaut. Le seul utilisateur qui a branché du vrai matériel (un ESP32) a constaté que la démo affichait une figure immobile avec des mesures bidons . Pas exactement le "54 000 frames par seconde" annoncé...

Et les 25 800 stars ? Probablement gonflées artificiellement. Une issue accusant le dev de fake stars a été supprimée par le mainteneur , tout comme un audit technique complet qui détaillait chaque ligne de code bidon. Un commit de l'auteur est même titré "Make Python implementation real - remove random data generators"... aveu involontaire que le cœur du projet était du pipeau.

Bref, c'est ce qu'on appelle du "vibe coding" combiné à du "portfolio padding". On génère un beau repo avec de l'IA, une doc léchée, des tests qui passent (forcément, ils testent des nombres aléatoires...), on achète quelques milliers de stars à 1-2$ pièce et hop, un profil GitHub qui en jette pour décrocher des contrats. C'est pas dangereux (pas de malware, pas d'arnaque financière), mais c'est sacrément trompeur.

Côté vie privée, le vrai sujet reste entier. Voir à travers les murs via WiFi, c'est réel et prouvé par Carnegie Mellon. Quand de vrais outils fonctionnels arriveront (parce que ça viendra), ça va poser de sacrées questions...

Merci à Florian pour le lien et surtout à Nicolas pour le fact-check ! Si le sujet vous intéresse vraiment, allez lire le vrai papier de recherche de CMU ... et méfiez-vous des repos GitHub avec trop de stars et pas assez d'utilisateurs réels.

Il branche 56 piles AA pour faire tourner son PC de bureau

Par : Korben
3 mars 2026 à 09:41

Le YouTuber ScuffedBits a tenté un pari un peu débile : alimenter un PC de bureau Intel sous Windows 10 avec des piles AA en remplacement de l'alimentation classique. Après plusieurs tentatives ratées avec 8 puis 24 piles, il a fini par en brancher 56, accompagnées de deux gros condensateurs. Résultat : à peine quatre minutes de Démineur avant que tout s'éteigne.

De 8 à 56 piles

L'idée de départ est simple : remplacer le bloc d'alimentation d'un PC de bureau par des piles AA du commerce. ScuffedBits a utilisé une machine plutôt modeste (processeur Intel d'entrée de gamme, deux barrettes de RAM, un SSD SATA 2,5 pouces sous Windows 10) et un adaptateur ATX acheté sur AliExpress qui accepte du 12 volts en courant continu. Les premiers essais avec 8, 16 puis 24 piles n'ont rien donné. Le câblage trop fin et les chutes de tension sous charge faisaient planter la machine instantanément. Il a fallu passer à 56 piles alcalines montées en série et en parallèle, et ajouter deux condensateurs électrolytiques de 6 800 µF pour lisser les pics de consommation. Là, le PC a enfin démarré.

Quatre minutes de Démineur

Une fois Windows chargé, ScuffedBits a tenté de lancer le Démineur. La partie en mode facile a duré quatre minutes et 35 secondes, pile le temps de finir une grille avant que le PC et les piles rendent l'âme au même moment. Lancer Steam s'est montré plus gourmand : le système a tenu 52 secondes avant de couper. Et quand il a voulu tester un vrai jeu, A Short Hike, avec une carte graphique cette fois, la tension est tombée sous les 10 volts en quelques secondes. Le PC a affiché l'image pendant cinq secondes puis tout s'est éteint. Avec environ 70 watts de consommation en charge, les piles AA ne peuvent tout simplement pas fournir l'énergie assez vite, mais on va dire que ça ne devrait pas vous étonner !

L'écran s'en sort bien mieux

Détail amusant de l'expérience : l'écran LCD utilisé pour les tests tournait lui aussi sur piles, des NiMH rechargeables cette fois. Et il a fonctionné bien plus longtemps que le PC. Huit accumulateurs ont suffi à alimenter le moniteur pendant toute la durée des essais sans broncher. La différence de consommation entre un écran et un PC de bureau, même modeste, est quand même énorme.

L'expérience ne sert à rien, et c'est pour ça qu'elle est chouette. 56 piles AA pour jouer au Démineur quatre minutes, c'est un ratio catastrophique, mais au moins ça nous rappelle à quel point nos PC consomment.

Sources : Hackaday , Tom's Hardware

ESPHome - Transformez un ESP32 à 5 euros en capteur domotique sans dépendre du cloud

Par : Korben
19 février 2026 à 10:15

Aujourd'hui j'aimerais vous parler un peu de bidouille et plus particulièrement de domotique . Hé oui, si comme moi, vous en avez marre que tous vos objets connectés passent par des serveurs chinois (souvent à la sécurité douteuse) ou américains (souvent directement connecté à la NSA) pour vous dire qu'il fait 22°C dans votre salon, on va voir comment ensemble créer ses propres capteurs 100% locaux avec ESPHome .

ESPHome, c'est un framework open source qui transforme n'importe quel ESP32 ou ESP8266 en appareil connecté intelligent sans vous prendre la tête. Vous écrivez un petit fichier YAML, vous flashez la puce, et hop, vous avez un capteur qui cause directement avec Home Assistant. Comme ça y'a pas de cloud et encore moins de données qui partent on ne sait où.

Et c'est hyper accessible... Suffit de savoir remplir un fichier texte avec quelques indentations (le fameux YAML), et voilà vous savez utiliser ESPHome.

ESPHome fait partie de l'Open Home Foundation ( Source )

Ce qu'il vous faut

  • Un ESP32 (genre un Wemos D1 Mini ou un NodeMCU)
  • Un capteur DHT22 (température et humidité)
  • Quelques fils Dupont
  • Temps estimé : 30 minutes

Niveau branchement, c'est pas sorcier. Le DHT22 a 3 broches utiles : VCC sur le 3.3V de l'ESP, GND sur GND, et DATA sur un GPIO de votre choix (le GPIO4 marche nickel). Pensez aussi à ajouter une résistance de 4.7kΩ entre DATA et VCC si vous voulez des lectures béton (beaucoup de modules l'ont déjà intégrée, mais vérifiez bien).

source

Ensuite, pour installer ESPHome sur votre ordi, ça se passe avec pip :

pip install esphome

Une fois l'outil en place, vous créez votre configuration YAML. Voici un exemple tout simple pour notre capteur :

esphome:
 name: capteur_salon

esp32:
 board: esp32dev

sensor:
 - platform: dht
 pin: GPIO4
 temperature:
 name: "Température Salon"
 humidity:
 name: "Humidité Salon"
 update_interval: 60s

Hé voilà ! Ce fichier suffit à tout configurer. Ensuite, pour flasher, branchez votre ESP en USB et lancez la commande :

esphome run capteur_salon.yaml

La première fois, ça compile tout le firmware et ça flashe. Une fois que c'est fait, l'ESP apparaît automatiquement dans Home Assistant si vous avez activé l'intégration. Et le top du top, c'est que les prochaines mises à jour se feront en WiFi (OTA), ce qui est super pratique quand le truc est planqué derrière un meuble.

Et si vous voulez aller plus loin dans l'intégration domotique locale, je vous conseille aussi de voir comment utiliser le GPIO directement sur Home Assistant .

Et voilà comment, avec dix balles et un peu de curiosité, vous avez un capteur qui n'espionne plus votre vie. Youuhouuu !

Un PC gaming dans une machine à écrire

Par : Korben
9 février 2026 à 13:50

Tout le monde veut construire le PC le plus rapide, le plus cher, le plus RGB possibeuuule sauf que Prototype, un YouTuber bien allumé, a décidé quand à lui de prendre le problème à l'envers... en intégrant un PC gaming complet dans une Smith-Corona 210 des années 70. Oui, une bonne vieille machine à écrire électrique de 8 kg.

Vous prenez cette vieille Smith-Corona électrique, vous virez tout ce qui sert à rien, vous gardez le chariot, les marteaux et la clochette (oui, la clochette là), et vous fourrez une carte mère mini-ITX, une alim SFX et une carte graphique low-profile à l'intérieur. Et hop, vous avez un PC qui tape littéralement vos emails !

Sauf que c'est pas exactement comme monter un PC dans un boitier Corsair. Le mec a d'abord dû tout démonter, en fait y'a facilement 200 pièces mécaniques là-dedans, des leviers, des ressorts, des marteaux... et il fallait rien péter. Le problème c'est que l'espace disponible une fois le ménage fait... c'est RIEN DU TOUT. Juste quelques centimètres de marge entre le châssis et les mécanismes, pas plus.

Et pour le clavier, c'est là que ça devient tordu car pas question de brancher un clavier USB lambda... non non, les vraies touches de la machine à écrire doivent fonctionner comme un vrai clavier HID. Du coup, il a fallu concevoir un PCB custom en partant de zéro. Quel courage !!

En gros, chaque touche est câblée avec un switch mécanique Cherry et une diode 1N4148 dans une matrice 8×7, le tout piloté par un Arduino Pro Micro qui traduit les coordonnées ligne/colonne en caractères via QMK. Le design du circuit, il l'a envoyé se faire fabriquer chez JLCPCB à Guangdong en Chine et tout devait passer au millimètre près.

Pour le boîtier, il a d'abord tenté la photogrammétrie. En gros, vous photographiez l'objet sous tous les angles, un logiciel crache un modèle 3D en .STL, et ensuite vous retouchez ça dans SolidWorks pour imprimer une version modifiée en 3D . Sauf que le scan a complètement foiré (en fait la photogrammétrie sur du plastique brillant, ça marche moyen... sauf si vous matifiez la surface avant), du coup il a retracé le mesh à la main dans son logiciel de CAO. C'était des heures de modélisation en plus.

Côté assemblage du PCB, 52 touches à souder une par une avec leurs diodes, soit plusieurs heures de soudure au fer à 350°C, penché sur le plan de travail. Et là, surprise : celui qui a designé le circuit (c'est lui ^^) avait oublié 4 trous pour les pins de l'Arduino. Bon... La solution ? Couper les pins de l’Arduino à la pince… moi j’aurais plutôt percé les trous manquant à la Dremel !! La méthode la rache, ça marche toujours !

Ensuite, il a branché le firmware... et a dû recoder la matrice clavier à la main (bienvenue dans le monde réel).

Le premier test du clavier custom, 52 touches soudées à la main

Mais son vrai coup de génie, c'est le servo. En effet, il a intégré un deuxième Arduino qui lit les frappes clavier via le port série et fait bouger un servomoteur SG90 attaché aux marteaux. Du coup, quand vous tapez sur une touche, non seulement ça écrit sur l'écran, mais ça bouge AUSSI le chariot de la machine à écrire. Sans oublier la petite clochette qui sonne en fin de ligne, comme en 1975.

Et ça marche !! C'est fou ! Les machines à écrire USB , on connaissait déjà le concept. Mais là c'est un cran au-dessus puisque le PC complet tient à l'intérieur, avec un écran monté sur le chariot. Le mec le dit lui-même dans sa vidéo... c'est probablement le truc le plus débile qu'il ait jamais fait.

Bref, vivement la partie 2 pour voir le résultat final. En attendant, si l'envie vous prend de transformer du vieux matos en truc improbable , vous savez que c'est faisable...

Source

MonitorBox - Le monitoring qui réveille votre vieux pager

Par : Korben
1 février 2026 à 12:48

Brice, un lecteur de Korben, m'a bel et bien scotché. Il y a quelques semaines, je vous parlais du Pineapple Pager et ça a visiblement réveillé une fibre nostalgique chez certains d'entre vous. Donc merci à Brice pour l'info, car il a carrément passé sa soirée à coder un truc énoooOOOooorme (et super utile) qui s'appelle MonitorBox .

Parce qu'on va pas se mentir, on croule tous sous les notifications. Entre Slack, les emails, et les alertes de sécurité, notre cerveau a fini par développer un mécanisme de défense radical : il ignore TOUT !!! C'est ce qu'on appelle la "fatigue de l'alerte". J'avoue que pour un admin sys en astreinte, c'est le début de la fin. Le jour où le serveur de prod tombe vraiment, on swipe la notif comme si c'était une pub pour des croquettes bio... Pas terrible donc pour la continuité de service.

L'interface de MonitorBox - sobre mais efficace ( Source )

Et c'est là que Brice intervient justement avec son idée de génie : Ressusciter le bon vieux pager des années 90. Au début je pensais que c'était juste pour le fun (un délire de vieux geek quoi), mais en réalité c'est un vrai outil de surveillance pro.

MonitorBox est conçu pour tourner sur un vieux PC recyclé (genre un vieux Dell Optiplex GX270 ou un ThinkPad T60) sous Debian 12 Bookworm et l'idée, c'est de sortir l'alerte critique du flux continu de votre smartphone pour l'envoyer sur un appareil qui ne sert qu'à ça. Ainsi, quand le beeper à votre ceinture se met à gueuler sur la fréquence 466.975 MHz, vous savez que la maison brûle, sans même regarder l'écran.

Et techniquement, c'est hyper propre !!! Le système utilise une vue Terminal (parfaite pour un vieil écran CRT qui traîne) et un dashboard web moderne sous JavaScript pour le suivi. L'arme secrète reste ensuite le support du protocole POCSAG.

Via le port série (type /dev/ttyS0 ou un adaptateur FTDI), MonitorBox pilote un émetteur radio qui se charge de balancer les infos sur les ondes. Et toudoum, voilà comment votre vieux Tatoo ou Tam-Tam reprend du service !

⚠️ Attention quand même, émettre sur des fréquences radio est ultra-réglementé. Vérifiez donc bien la législation avant de jouer les apprentis sorciers, car pas moyen de plaider l'ignorance si les mecs de l'ANFR débarquent chez vous avec leur camionnette de détection Agence Tous Risques...

J'adore perso son approche qui vise le "Zéro faux positif". En effet, le script s'appuie sur Shell, curl et espeak pour la synthèse vocale locale, et intègre une logique de "Retry" comme ça si un service ne répond pas, l'outil vérifie à nouveau avant de vous réveiller en pleine nuit. Ça réduit drastiquement les fausses alertes, contrairement aux outils de monitoring habituels qui hurlent parfois au loup pour une micro-latence passagère de rien du tout.

MonitorBox est léger (pas besoin de base de données SQL compliquée, juste un fichier servers.conf), souverain, et permet de redonner vie à du matos qu'on croyait bon pour la déchetterie.

Brice nous propose en gros un mix parfait entre low-tech et haute performance. Et si vous voulez tester le bousin, tout le code est open source (licence MIT) et disponible sur GitHub . Seul petit bémol, il vous faudra bel et bien un vrai câble DB9 ou DB25 et un adaptateur qui tient la route, sinon votre VM va juste vous envoyer bouler violemment. Aaaah ces drivers USB chinois, je vous jure...

Bref, merci Brice pour l'inspiration et pour ce beau projet à la fois rétro et moderne !

NAS DIY en 2026 : quel système choisir ?

Par : Fx
26 janvier 2026 à 07:00
NAS DIY OS - NAS DIY en 2026 : quel système choisir ?

Nous sommes en 2026 et les choses ont pas mal évolué ces derniers mois. À une certaine époque, les systèmes DIY pour NAS se comptaient sur les doigts d’une main : ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, on trouve des solutions très abouties, avec un niveau de qualité proche du monde professionnel, comme TrueNAS Scale ou Unraid, des options intermédiaires comme OpenMediaVault (OMV), et d’autres plus accessibles et plus souples, comme CasaOS, ZimaOS ou UmbrelOS. Nous aborderons également le cas de Proxmox

NAS DIY OS - NAS DIY en 2026 : quel système choisir ?

Qu’est-ce que le DIY pour les NAS ?

Le concept de NAS DIY (Do It Yourself) repose sur une idée simple : s’affranchir du verrouillage matériel des constructeurs (Synology, QNAP, Asustor…). Au lieu d’acheter un boîtier propriétaire, vous sélectionnez vos propres composants (boîtier, processeur, RAM, contrôleurs…) ou vous recyclez un ancien PC.

Cette approche offre 2 avantages majeurs :

  • Rapport performance/prix : pour le prix d’un NAS 4 baies du commerce équipé d’un processeur souvent limité, vous pouvez assembler une machine capable de gérer du transcodage 4K, des dizaines de conteneurs Docker, des machines virtuelles… 
  • Évolutivité : vous n’êtes plus limité par le nombre de ports, la mémoire soudée ou les choix matériels du constructeur. Votre NAS évolue avec vos besoins.

À cela s’ajoute un point souvent sous-estimé : la possibilité de donner une seconde vie à un NAS qui ne reçoit plus de mises à jour…

Qu’est-ce qu’un système DIY pour les NAS ?

On me pose souvent la question : pourquoi parler de « système » et pas simplement de « système d’exploitation (OS) » pour NAS ?

Parce qu’en 2026, un NAS moderne n’est plus seulement un serveur de partage de fichiers (SMB/NFS). C’est une plateforme qui combine trois couches complémentaires :

  • OS : généralement Linux, il gère le matériel et le système de fichiers (ZFS, Btrfs, XFS…) ;
  • Interface web : outil d’administration au quotidien, qui permet de gérer stockage, utilisateurs, services, mises à jour et supervision (sans passer par des lignes de commande) ;
  • Applications : écosystème de services que vous hébergez qui était la force des fabricants historiques… mais maintenant Docker est devenu central.

Les poids lourds : Performance et stockage massif

Ces solutions visent d’abord la fiabilité et une gestion sérieuse du stockage.

TrueNAS Scale : l’incontournable

TrueNAS 251001jpg - NAS DIY en 2026 : quel système choisir ?

Avec ses évolutions récentes, TrueNAS Scale s’est imposé comme une référence du NAS DIY. Son point fort, c’est la protection des données grâce à ZFS (snapshots, auto-réparation, intégrité), avec une approche très “pro”.

En contrepartie, ZFS reste relativement rigide : étendre un pool en ajoutant “juste un disque” n’est pas aussi souple que sur d’autres solutions. Pour exploiter ZFS dans de bonnes conditions, il est recommandé d’avoir beaucoup de mémoire vive/RAM (ECC de préférence).

Si votre priorité est la pérennité et la sécurité des données, TrueNAS Scale est un excellent choix.

Unraid : la flexibilité avant tout

Unraid 2026 - NAS DIY en 2026 : quel système choisir ?

Toujours très populaire chez les particuliers, Unraid brille par sa capacité à gérer des disques hétérogènes (marques et tailles différentes) avec une grande simplicité. Son système de parité permet d’ajouter un disque facilement, au fil de l’eau. Son interface est aussi l’une des plus accessibles et sa gestion de la virtualisation (VM avec passthrough GPU) est une référence pour les configurations hybrides.

Le point à intégrer dans l’équation : son modèle économique a évolué. Les mises à jour sont désormais liées à un abonnement, sauf licence à vie plus onéreuse. Cela le place face à une concurrence gratuite de plus en plus solide.

Unraid reste un excellent choix pour le multimédia, l’hébergement d’applications et le recyclage de disques, à condition d’accepter le coût de la licence.

L’intermédiaire

openmediavault 2026 - NAS DIY en 2026 : quel système choisir ?

OpenMediaVault est construit autour d’une base Debian, avec une philosophie simple : rester léger, stable et relativement proche de Linux.

OMV tourne sur à peu près tout, y compris sur du matériel ancien. Il laisse plus de latitude pour personnaliser l’OS sous-jacent que certaines solutions plus “encadrées”. En revanche, l’interface est plus austère et demande souvent un peu plus de connaissances pour obtenir une configuration parfaitement propre (permissions, services, supervision, sauvegardes).

C’est une solution cohérente pour les utilisateurs à l’aise avec Linux qui veulent un NAS sans fioritures, sur du matériel modeste.

La nouvelle vague : simplicité et one-click

Ici, l’objectif est clair : privilégier l’accessibilité, l’expérience utilisateur et une installation rapide.

CasaOS, ZimaOS et UmbrelOS

Capture CasaOS - NAS DIY en 2026 : quel système choisir ?

Ces systèmes (ou surcouches, selon les cas) cherchent à transformer un serveur en « cloud personnel » facile à prendre en main. Les interfaces sont modernes, visuelles et l’installation d’applications ressemble à un App Store… On déploie des services en quelques clics, ce qui les rend attractifs pour démarrer vite.

La limite est structurelle : ce ne sont pas, à la base, des OS orientés « stockage avancé ». La gestion RAID, la stratégie de protection des données et les scénarios de migration/extension sont sommaires (rien à voir comparé à TrueNAS et Unraid).

Ils sont donc très adaptés à un premier serveur multimédia/domotique, mais moins pertinent si vous cherchez une plateforme de stockage « sérieuse » pour des données réellement critiques.

HexOS

HexOS est très attendu (toujours en Bêta), car l’ambition est séduisante : proposer la puissance d’une base type TrueNAS avec une interface beaucoup plus simple. C’est une piste intéressante pour ceux qui veulent une expérience plus « grand public » sans renoncer à une base technique solide.

Point important : c’est un produit payant. Son intérêt dépendra de son niveau de maturité et de la qualité de l’intégration au quotidien.

L’alternative : virtualisation avec Proxmox

Proxmox VE 9.1 2026 - NAS DIY en 2026 : quel système choisir ?

Techniquement, Proxmox VE n’est pas un OS de NAS : c’est un hyperviseur. Mais en 2026, c’est la base de nombreuses installations homelab.

Le principe est simple : vous installez Proxmox sur le matériel (bare metal), puis vous déployez votre NAS (TrueNAS, OMV…) dans une machine virtuelle et vos autres services dans d’autres VM ou conteneurs.

L’intérêt ici, c’est que vous séparez les rôles. Vous facilitez les sauvegardes complètes (snapshots, export) et vous rendez l’infrastructure plus résiliente. Si un service tombe, le reste continue de tourner et vous pouvez restaurer proprement.

Cependant, c’est une approche plutôt réservée aux utilisateurs avancés. Elle demande une bonne maîtrise des notions de stockage (pass-through, contrôleurs, performances, sécurité des données).

Que choisir en 2026 ?

Le choix ne dépend plus uniquement des fonctionnalités (Docker est devenu un standard), mais de votre priorité? Vous voulez :

  • Protéger vos données avant tout : TrueNAS Scale
  • Recycler des disques variés et évoluer facilement : Unraid
  • Une solution simple, légère, proche de Linux : OMV
  • Une belle interface et démarrage rapide : CasaOS ou ZimaOS
  • Un homelab complet et une infra modulaire : Proxmox

Certains diront que le NAS DIY est à son apogée. De mon côté, je le vois plutôt comme une étape : les outils se simplifient, les standards se consolident et le niveau de finition continue de monter. Reste à choisir l’approche qui correspond à vos contraintes… et à votre tolérance à la complexité.

Unraid et la branche 7.2.x

Par : Fx
23 décembre 2025 à 07:00
unraid 723 - Unraid et la branche 7.2.x

Unraid 7.2 a marqué une étape importante dans la modernisation d’Unraid (et donc des NAS DIY), avec une interface enfin adaptée aux téléphones, des avancées majeures autour du ZFS et une consolidation côté sécurité. La récente version 7.2.3 s’inscrit dans une logique de stabilisation et d’améliorations, avec plusieurs correctifs…

unraid 723 - Unraid et la branche 7.2.x

Unraid 7.2.x

Fin octobre 2025, Unraid est passé en version 7.2, rapidement suivie de mises à jour correctives pour solidifier la branche. À l’heure où ces lignes sont écrites, Unraid est disponible en version 7.2.3, qui poursuit l’effort de modernisation sans chercher à tout révolutionner d’un coup.

Cette orientation est assez lisible : Unraid veut rester accessible (facile à administrer), tout en intégrant des briques attendues par les utilisateurs avancés (ZFS, API, intégrations). Cela implique parfois des changements structurants, y compris sur l’écosystème de plugins et tout le monde n’y trouvera pas forcément son compte.

Interface responsive

La nouveauté la plus visible d’Unraid 7.2, c’est l’interface qui est devenue 100% responsive. L’administration sur téléphone ou tablette devient beaucoup plus confortable et l’affichage des statistiques (réseau, mémoire…) gagne en clarté, avec des corrections de mise en page au fil des versions. A noter que certains plugins (historiques) ont été retirés lors de la mise à jour pour préserver la stabilité.

En parallèle, la nouvelle version corrige des régressions d’affichage et améliore la lisibilité des notifications. On note aussi des corrections de sécurité liées à l’interface, dont un risque XSS.

ZFS et l’expansion RAIDZ

Côté stockage, Unraid 7.2 apporte une évolution très attendue : l’expansion des pools ZFS en RAIDZ (RAIDZ1/RAIDZ2/RAIDZ3). L’intérêt, c’est la possibilité de faire évoluer la capacité progressivement, sans devoir tout reconstruire !

Compatibilité ext/NTFS/exFAT

Autre apport pragmatique d’Unraid 7.2 : le support natif d’ext2/ext3/ext4, NTFS et exFAT. C’est particulièrement utile pour importer des disques externes, gérer des migrations depuis une autre machine, ou récupérer des données sans multiplier les contournements.

Sur la partie services, la branche 7.2.x comprend aussi des mises à jour et correctifs visant la compatibilité de certains usages réseau, dont Time Machine (via Samba).

API intégrée plus moderne

L’intégration d’une API officielle dans Unraid 7.2 pose les fondations d’un écosystème plus moderne a ouvert la voie aux automatisations, intégrations d’outils tiers. Avec la version 7.2.3, l’API embarquée devient mieux structuré selon le journal des modifications.

Même si ce n’est pas la nouveauté la plus “visible”, c’est typiquement ce qui ouvre la voie à des usages plus propres côté monitoring, dashboards, ou encore l’authentification externe.

Unraid 7.2.3

La version 7.2.3 est une mise à jour axée sur la stabilité et la sécurité, avec notamment une correction XSS, des correctifs réseau et des ajustements sur des composants connexes. Le noyau indiqué reste en Linux 6.12.54, ce qui confirme l’objectif de stabilité des équipes.

Que ce soit pour du stockage, des conteneurs ou encore des VM, Unraid 7.2 est devenu un incontournable en 2025…

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