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Hier — 11 juin 2026Flux principal

Wattcycle dégrade ses batteries en douce une fois les tests YouTube passés

11 juin 2026 à 15:24

La batterie Wattcycle LFP que Will Prowse avait démontée face caméra il y a quelques mois, avec ses barres de cuivre massif entre les cellules, ses câbles tressés sous gaine et son assemblage soigné digne de modèles deux fois plus chers, n'existe plus vraiment dans les cartons que reçoivent les clients.

Le fabricant a tout changé. Discrètement.

Prowse, dont la chaîne DIY Solar Power sert de boussole à toute la communauté du solaire en autoconstruction, a été alerté par des acheteurs, puis a fini par ouvrir deux exemplaires récents pour en avoir le cœur net : celui d'un client ordinaire, et un autre commandé de sa poche sur Amazon.

Le verdict pique. Les barres de cuivre ont laissé place à du câble standard. Les fils d'équilibrage ne sont plus protégés.

Le BMS, ce circuit électronique qui surveille et protège chaque cellule, n'est plus le même. Et d'un exemplaire à l'autre, on ne trouve même pas les mêmes cellules à l'intérieur, un grand classique des batteries premier prix.

LFP, pour lithium-fer-phosphate : cette chimie a envahi le solaire amateur, les camping-cars et les bateaux parce qu'elle ne s'enflamme pas facilement, encaisse des milliers de cycles de charge et coûte de moins en moins cher, Wattcycle écoulant par exemple ses modèles 12 volts 100 Ah autour de 155 dollars sur Amazon.

La différence se mesure, en plus. Au banc de test, la chute de tension du nouveau câblage dépasse nettement celle des câbles tressés d'origine. En clair, ça chauffe davantage et ça encaisse moins bien les grosses décharges.

Cette pratique a un nom, le golden sample : on expédie aux testeurs influents un exemplaire monté aux petits oignons, on engrange les bonnes notes et les liens d'affiliation, puis on rogne sur les composants une fois la machine commerciale lancée, en espérant que personne ne rouvrira jamais le boîtier.

Il faut dire qu'un avis positif de Prowse fait décoller les ventes d'une marque. Un démontage raté l'enterre.

Et personne n'est à l'abri, puisque le YouTubeur affirme que les fabricants modifient l'intérieur de leurs packs en permanence, sans prévenir qui que ce soit, et que Wattcycle est très loin d'être la seule marque concernée.

Du coup, il envisage de faire signer un engagement écrit aux entreprises qui lui envoient du matériel : interdiction de toucher à l'intérieur d'un produit testé sans l'annoncer publiquement.

Il défend aussi une parade toute bête, que quelques fabricants proposent déjà : le boîtier transparent. Quand on voit les cellules, le câblage et le BMS à travers la coque, tricher devient tout de suite plus compliqué.

Bref, un test YouTube ne garantit que l'exemplaire ouvert face caméra. Le vôtre, c'est la loterie. Et ça, c'est franchement pénible.

Source : Hackaday

À partir d’avant-hierFlux principal

eSpectre - Quand votre Wi-Fi détecte les mouvements sans caméra

Par : Korben ✨
10 juin 2026 à 10:01

C'est toujours un peu magique, ces histoires d'ondes radio. On sait par exemple que notre box Wi-Fi "voit" déjà quand on traverse le salon, sauf que jusqu'ici, personne ne l'écoutait vraiment. Mais j'ai découvert qu'on pouvait aller encore plus loin avec un simple ESP32 à 10 balles et le projet eSpectre de Francesco Pace. Pas de caméra ni de micro mais juste des ondes Wi-Fi qui rebondissent dans la pièce, et un capteur qui les écoute.

Quand vous bougez votre petit corps tout mou, vous déformez les ondes qui circulent entre votre box et l'ESP32, un peu comme votre main qui passe devant une lampe et fait bouger l'ombre sur le mur. Et c'est grâce à ces micro-perturbations, que ce petit appareil qui se connecte au Wifi est capable de mesurer, surveiller et analyser le moindre mouvement en temps réel (ce qu'on appelle le CSI, pour Channel State Information). Et l'ajout au réseau wifi se fait très simplement puisqu'il suffit de flasher la bestiole via ESPHome, ensuite vous remplissez un petit fichier YAML, vous lui faites rejoindre votre réseau wifi et le tour est joué !! 15 minutes plus tard, le capteur apparaît tout seul dans Home Assistant.

Et puis n'importe quel ESP32 qui traîne dans un tiroir fera l'affaire (les C6 et S3 sont les plus à l'aise).

Ce sont des chercheurs qui nous ont pondu cette technologie il y a une quinzaine d'années, et l'IEEE vient de la normaliser depuis l'année dernière sous le doux nom de 802.11bf. Ce qui a tout changé, c'est qu'Espressif a donné un accès au CSI directement sur ses puces alors qu'avant il fallait du matériel à plusieurs centaines d'euros. Maintenant ça tient sur un composant à 10€ et eSpectre va même plus loin avec un petit algo maison qui choisit tout seul les 12 sous-porteuses les plus stables au démarrage. Le seul truc c'est de garder la pièce immobile durant les 10 secondes qui suivent le boot, le temps qu'il se calibre.

Après si vous n'êtes pas très familier avec la domotique, vous pourriez vous demander à quoi ça sert.

Et bien par exemple à allumer la lumière quand vous entrez, couper le chauffage dans les pièces vides, ou garder un œil sur l'activité d'un parent âgé, tout ça sans caméra intrusive. Et si vous partez de chez vous, sachez que ça peut vous alerter au moindre mouvement pendant les vacances.

Le fait de pouvoir l'utiliser également pour la sécurité de votre domicile je trouve que c'est vraiment un gros plus !!

Et puis une fois encore, le respect de la vie privée est au centre des préoccupations du projet puisque toutes les données sont conservées en local, sur l'ESP32. Rien ne quitte votre réseau... On est vraiment à l'opposé par exemple de cette caméra connectée qui suit vos chats et finit par filmer tout le salon.

Sauf que, et Francesco est le premier à le marteler dans la doc du projet, cette même techno peut servir à surveiller des gens sans leur consentement. Concrètement, il suffit que l'attaquant trafique un routeur pour enregistrer 24h/24 les déplacements de personnes qui n'en savent rien. Et cela même à travers les murs, de manière complètement silencieuse et très peu chère.

D'ailleurs le Wi-Fi sait déjà aller plus loin que "ça bouge ou pas", jusqu'à vous reconnaître rien qu'à votre démarche . La surveillance sans la caméra, ça veut dire qu'il n'y a pas de petit voyant rouge ou d'objectif qui déclenche la méfiance. C'est super cool bien sûr, mais attention, juridiquement, car pister les déplacements de gens identifiables sans les prévenir, ça reste de la donnée personnelle et ça vous expose direct au vilain méchant RGPD.

Après, ça ne remplace pas encore un radar et le signal bouge davantage avec l'environnement (les meubles, la météo, un voisin dont le réseau sature le 2.4GHz) qu'avec vous. Donc faux positifs garantis quand le chat ou l'aspi robot passe ou que le store se relève. Et si y'a plusieurs personnes, comme il ne sait pas compter, c'est mouvement ou pas mouvement, point. A titre de comparaison, un capteur radar de type mmWave dédié comme le LD2410 est capable aussi de vous repérer même immobile sur le canapé, donc il vaut mieux conserver ce genre de capteurs aux pièces vraiment critiques où rien ne respire (genre votre coffre fort personnel de 2 m3 caché dans le sous-sol).

Bref, si vous avez déjà Home Assistant et un ESP32 qui dort dans un carton, ça vaut une soirée de test, puisque c'est sur GitHub . Juste, prévenez les gens qui vivent sous le même toit que vous avant de jouer aux espions...

Surface RTX Spark Dev Box - L'IA locale signée NVIDIA

Par : Korben ✨
7 juin 2026 à 21:52

Microsoft vient d'annoncer lors de son événement Build 2026 l'arrivée de sa Surface RTX Spark Dev Box, un petit boîtier qui se pose sur le bureau et qui fait tourner des modèles IA de 120 milliards de paramètres en local, sans rien envoyer dans le cloud.

Et bien sûr derrière le badge Surface, c'est NVIDIA qui se tape tout le boulot.

Dans cette boîte noire, vous avez donc la puce NVIDIA RTX Spark, qui rassemble un GPU Blackwell et un processeur Grace pour sortir environ 1 pétaflop de puissance IA et 128 Go de mémoire unifiée.

De quoi donc faire tourner un gros modèle avec une fenêtre de contexte d'un million de tokens, ou carrément affiner (fine-tuner) un modèle sans louer des GPU dans le cloud. Le tout dans un châssis en aluminium pensé pour servir de dissipateur, donc refroidi passivement. Et un malheur n'arrivant jamais seul (je plaisante ^^), Windows 11 Pro arrive préconfiguré dessus pour les devs, avec tous les outils qui vont bien déjà installés.

D'après le site de Microsoft, ce petit joujou sera donc dispo fin 2026, aux États-Unis d'abord.

Détails du châssis

Maintenant, le truc à bien capter, c'est que cette puce RTX Spark, c'est exactement la même famille que la DGX Spark , le mini-PC que NVIDIA vend depuis octobre dernier. Même architecture Grace Blackwell, même pétaflop, mêmes 128 Go unifiés.

Eh oui, Microsoft n'a pas conçu de puce maison pour cette box (ses puces Maia, c'est pour ses datacenters), mais a juste pris la plateforme d'NVIDIA et l'a habillée en Surface avec une image Windows maison. Ce qui n'est pas grave, hein, mais autant le savoir avant de croire à une révolution Microsoft.

Côté tarif, pas de chiffre officiel encore mais les estimations tournent autour de 3500 dollars. Pour vous donner une idée, la DGX Spark d'NVIDIA, sa cousine sous Linux, est passée de 3999 à 4699 dollars récemment, la faute à la flambée des prix de la mémoire. Donc, ce ne sera pas donné, mais vous vous en fichez parce que vous êtes probablement pété de thunes ^^.

Cela dit, même si c'est cher, l'idée de faire tourner un modèle costaud entièrement chez soi, ça reste sacrément séduisant. Vos données ne sortent jamais de la machine, y'a zéro facture d'API qui gonfle à chaque requête, et vous pouvez bidouiller un fine-tuning maison tranquillement. C'est une tendance qu'on voit monter depuis un petit moment maintenant avec par exemple des gens qui glissent un GPU de datacenter dans leur PC gaming juste pour s'affranchir du cloud ^^.

Après, vous n'avez pas besoin d'attendre cette box pour faire de l'IA locale. La DGX Spark existe déjà, un Mac avec assez de mémoire unifiée encaisse de gros modèles aussi, sans oublier qu'il y'a carrément moyen de remplacer l'API d'OpenAI par votre propre Mac . Sans parler des PC AMD Strix Halo...

Non, le vrai plus de Microsoft ici, c'est le combo refroidissement passif et image Windows dev clé en main, taillé pour le futur "Windows agentique" qu'ils nous préparent, et grâce auquel les agents IA tourneront en permanence sur nos machines pour taffer à notre place.

Bref, rien de dingue, c'est certain mais ça peut clairement dépanner ceux qui veulent un PC IA local sans avoir à bricoler. J'ai hâte de connaître le prix en tout cas !

Source

ESP32 Bit Pirate - Le Bus Pirate qui tient dans un Cardputer

Par : Korben ✨
7 juin 2026 à 09:38

Les Bus Pirate , si vous ne connaissez pas encore, ce sont des petites sondes que les bidouilleurs utilisent pour "parler" à des puces inconnues, lire une EEPROM ou dumper des firmwares. C'est assez spécifique comme matos, alors c'est pourquoi geo-tp a eu une autre idée, à savoir foutre l'équivalent d'un Bus Pirate dans un ESP32 pour en faire un Cardputer (contraction de "card" + "computer") de hacker.

Bus Pirate

Et voilà comme son bébé, nommé Bit Pirate transforme un ESP32, c'est à dire une carte à 30 balles en multitool de hacking matériel qui cause plus de 20 protocoles.

Grâce à ça, vous pouvez vous brancher sur n'importe quelle puce et lire / modifier ce qu'elle contient, sans dessouder tout l'appareil. Côté bus numériques, vous avez le I2C (scan, glitch, dump d'une EEPROM 24Cxx), le SPI pour lire une flash 25Q ou une carte SD, l'UART avec auto-détection du baudrate, le 1-Wire et le JTAG/SWD compatible OpenOCD.

Bref, en un seul firmware, il remplace une palanquée de petits outils dédiés.

Côté radio, c'est aussi beaucoup plus musclé, mais attention, tout ne sort pas d'une ESP32 nue. Le Wi-Fi (sniff, deauth), le Bluetooth (BLE HID, spoofing) et l'infrarouge tournent direct sur l'ESP32 mais le Sub-GHz, le RFID, le bus CAN d'une bagnole ou le dump d'une carte SIM nécessiteront des puces spécifiques en plus (un CC1101, un PN532, un transceiver, un peu de câblage...etc), ou une carte qui les embarque déjà comme la LILYGO T-Embed CC1101.

Forcément, j'imagine qu'en lisant ça, vous pensez au Flipper Zero mais c'est pas vraiment le même objet. Le Flipper, c'est un produit fini, boîtier, batterie, interface léchée, et lui aussi est open source d'ailleurs. Alors que le Bit Pirate, c'est plus brut, avec des fils qui dépassent, un firmware en plein chantier...etc... C'est plus un outil de bench pour bidouilleurs, qu'un gadget clé en main et surtout la vraie différence, c'est le prix et le fait que ça tourne sur du matériel tout ce qu'il y a de plus banal.

Ça marche donc sur un ESP32-S3 nu, mais le combo qui fait rêver c'est le M5 Cardputer , ce mini-ordinateur avec clavier vendu autour de 30 euros. Vous le flashez, et hop, vous avez un Bus Pirate autonome avec écran et clavier dans la poche !

A titre de comparaison, un Flipper Zero, c'est plutôt dans les 200 balles donc y'a pas photo. Et pour l'installer, pas besoin de toolchain, puisque geo-tp a mis en ligne un flasher web qui déploie le firmware depuis le navigateur en un clic, via Web Serial (oui, la même techno qui débarque enfin dans Firefox ).

Ensuite une fois que le firmware est en place sur votre matos, vous pilotez la bête de 3 façons : soit via un terminal série classique, soit une CLI web par Wi-Fi, ou en standalone sur le clavier du Cardputer.

Les trois disposent exactement des mêmes commandes et pour les petits feignants surproductifs TDAH que vous êtes, rassurez-vous ça se scripte, soit en bytecode façon Bus Pirate historique, soit en Python par-dessus le port série pour automatiser un dump de flash. Et notez qu'il sait aussi se faire passer pour un simple dongle USB-UART, un programmateur SPI ou un analyseur logique quand vous avez juste besoin de ça.

Le firmware Bit Pirate aura besoin d'au moins 8 Mo de flash, et attention à la tension, car l'ESP32 bosse en 3,3V sur ses broches, donc pour taquiner un bus en 5V il vous faudra une carte ou un module prévus pour, sinon vous cramerez la puce. Et selon le modèle que vous choisissez, vous n'aurez pas forcement le même nombre de broches GPIO donc le brochage demandera parfois un peu d'ajustement. Et niveau radio, sniffer le Wi-Fi du voisin ou rejouer un signal Sub-GHz dans la nature, c'est interdit sachez le !! Donc les mêmes précautions qu'avec un Flipper Zero s'appliquent.

C'est surtout pour tester votre propre matériel et apprendre, et pas pour faire le malin et finir en zonzon.

Bref, si le hacking matériel vous démange, sachez que Bit Pirate c'est open source, que le matos n'est pas cher et que ça s'installe facilement grâce au flasher web... Ce serait donc dommage de vous en priver...

Merci à Nicolas pour le lien !

Ce clone de Game Boy tournait trop vite, un seul composant a tout réglé

5 juin 2026 à 10:47

Il existe une catégorie d'objets qu'on achète sur un coup de tête, qu'on déballe avec enthousiasme, et qu'on range au fond d'un tiroir une demi-heure plus tard parce qu'ils sont tout bonnement inutilisables. La GB Boy de Sharopolis appartenait pile à cette catégorie. Commandée sur AliExpress il y a des années, puis oubliée.

Le principe de cette console portable est pourtant séduisant sur le papier, puisqu'elle reprend le design d'une Game Boy Pocket tout en acceptant les vraies cartouches d'origine, celles-là mêmes que vous avez peut-être encore dans une boîte à chaussures, au lieu de se contenter d'une puce bourrée de jeux pré-installés comme le font la plupart des clones chinois. Le fabricant, lui, répond au nom de Gangfeng.

Sauf qu'il y avait un gros défaut. Les jeux tournaient beaucoup trop vite. Pas juste un peu rapides, non, carrément accélérés au point que la musique partait en vrille, que les ennemis fonçaient à travers l'écran et que le moindre saut de Mario devenait un pari impossible à réussir. Injouable.

Pour remonter à la source du problème, Sharopolis a sorti le tournevis, ouvert la coque et méthodiquement comparé chaque composant de sa carte avec ceux qui équipent une vraie Game Boy Pocket signée Nintendo. Le coupable n'a pas mis longtemps à se montrer.

Il s'agit d'un petit quartz, repéré sous la référence X1 sur la carte. Ce composant joue le rôle d'horloge, c'est lui qui impose son tempo à toute la machine, exactement comme le métronome qui dicte la cadence à un orchestre entier et sans lequel chaque musicien jouerait dans son coin.

Et la valeur affichée n'était pas la bonne. Là où une Game Boy Pocket d'origine cadence son processeur à 4,194304 MHz, une fréquence d'une précision presque maniaque retenue par Nintendo à l'époque, la GB Boy embarquait pour sa part un quartz calé à 5 MHz tout rond. Près de 20 % d'écart. D'où cette sensation de jeu en avance rapide permanente.

Le reste de la carte, lui, force presque l'admiration tant il est dépouillé, avec une puce principale estampillée KF2001 chargée de reproduire à elle seule toute la logique interne d'une Game Boy, deux modestes puces de mémoire à ses côtés, et puis plus grand-chose. Le tout pour une console vendue une poignée d'euros.

La réparation, elle, tient en réalité à pas grand-chose. Sharopolis avait justement sous la main une bobine de cent résonateurs déjà calés sur la fréquence d'origine, alors il a dessoudé sans état d'âme le quartz à 5 MHz, posé un modèle correct à sa place, et regardé les jeux retrouver instantanément le rythme exact que Nintendo avait prévu pour eux il y a près de trente ans. Un composant. C'est tout ce qu'il aura fallu.

Enfin, presque. Parce qu'une fois la vitesse remise d'aplomb, un nouveau souci a pointé le bout de son nez, l'écran s'étant mis à scintiller d'une manière franchement pénible, et plusieurs habitués du fer à souder accusent déjà, dans les commentaires de la vidéo, les condensateurs bas de gamme soudés un peu partout sur la carte, ces pièces à quelques centimes qu'il faudrait remplacer une par une pour espérer enfin un affichage parfaitement stable. Mais bon, tout ne pouvait pas être si simple…

Source : Hackaday

Le petit écran caché dans le capot des Zenbook fonctionne enfin sous Linux

3 juin 2026 à 14:25

Si vous avez un Zenbook récent avec cet écran miniature encastré dans le couvercle, vous étiez jusqu'ici coincé sous Windows pour l'allumer. Un développeur vient de débloquer la situation.

Olivier Magnier a fait fonctionner le ZenVision d'ASUS sous Linux, en rétro-concevant de A à Z le protocole de communication que le constructeur n'avait jamais documenté publiquement.

Le ZenVision, pour situer, c'est un petit écran OLED monochrome de 3,5 pouces logé dans la coque supérieure de certains Zenbook, dont l'édition Space. Il affiche l'heure, la date, le niveau de batterie, des animations maison ou un message que vous y collez vous-même.

La définition est minuscule. 256 pixels sur 64, de quoi montrer un logo, une horloge ou un QR code, mais certainement pas une vidéo.

Le souci, c'est que tout passait par MyASUS, l'application du constructeur qui n'existe que sous Windows. Sur Linux, l'écran restait éteint alors que le matériel, lui, était bel et bien présent dans la machine.

Pour contourner ça, Magnier a ouvert le logiciel officiel d'ASUS dans Ghidra, un outil de rétro-ingénierie qui décompile un programme pour comprendre son fonctionnement interne, puis il a observé précisément quelles commandes l'application envoyait à l'écran via le port USB.

En clair, il a écouté la conversation entre l'ordinateur et la dalle pour en reconstituer le langage. Une fois ce protocole compris et documenté, le plus dur était fait.

Du coup, il a écrit un pilote (le bout de logiciel qui fait le lien entre le système et le matériel) en Python, publié sous licence MIT , donc librement réutilisable et modifiable par qui veut. À côté, il propose ZenVision-Studio , une application pour charger ses propres animations et même des applets en direct, ces mini-programmes qui affichent des informations animées.

Et comme tout tourne en espace utilisateur, l'adoption devient bien plus simple : pas besoin de toucher au noyau Linux ni de recompiler quoi que ce soit, ça fonctionne par-dessus le système comme un programme classique.

C'est typiquement le genre de bidouille qui rend Linux vivable sur du matériel pensé pour Windows, et qui fait souvent pencher la balance entre garder un double démarrage et basculer pour de bon.

Bref, un gadget purement cosmétique, mais récupéré proprement et offert à tout le monde en open source. C'est chouette.

Source : Phoronix

Ce mini-PC Linux se pilote entièrement en morse, avec un seul bouton

3 juin 2026 à 13:59

Un développeur a réussi à contrôler un ordinateur sous Linux sans clavier, sans souris et sans écran, uniquement en tapant du morse sur un bouton et en lisant les réponses clignotées par une petite diode lumineuse.

La machine, c'est la LuckFox Lyra, un ordinateur monocarte vendu autour de 15 dollars, avec 128 Mo de mémoire et un gabarit grand comme une clé USB un peu épaisse, qui fait pourtant tourner un vrai système Linux complet.

L'idée de départ tenait en une contrainte que s'est imposée Gabriel Broussard Korr, son créateur, à savoir piloter cette carte sans jamais y brancher le moindre périphérique, ni clavier, ni dalle, ni rien.

Ce qui a tout déclenché, c'est sa simplicité matérielle. La carte n'a qu'un bouton, celui de démarrage, et une diode pilotable par logiciel. De quoi faire entrer et sortir de l'information, sans rien ajouter.

Côté saisie, vous tapotez vos commandes en morse sur l'unique bouton. Une pression brève pour un point, une pression longue pour un trait, et un script traduit tout ça en commandes pour le shell, l'invite en ligne de commande de Linux.

Pour les réponses, la diode reprend la main. Elle vous renvoie le résultat en clignotant, toujours en morse. Un dialogue complet avec la machine qui passe par une seule LED, dans les deux sens.

Le tout tient dans un script baptisé Morstdio , écrit pour rester compatible avec à peu près n'importe quel système de la famille Unix. Rien de plus.

Sauf que le morse classique ne suffisait pas. L'alphabet d'origine gère les lettres et les chiffres, pas tous les symboles dont un terminal a besoin, comme les barres obliques ou les parenthèses. Korr a donc inventé son "morse pour programmeurs", avec des traits très longs pour marquer les espaces et trois durées différentes à distinguer afin d'éviter toute ambiguïté.

Il a même soigné le confort d'usage, ce qui est franchement inattendu vu le concept. On retrouve des commandes inspirées de l'éditeur de texte vim, une pour exécuter une ligne, une autre pour effacer la saisie, et un re-clignotement qui vous laisse relire ce que vous venez d'entrer avant de valider.

Le plus dingue arrive à la fin. Il a fait tourner llama.cpp, le logiciel qui exécute un modèle d'IA en local, avec un petit modèle Qwen directement sur la carte. Il obtient ce qu'il présente comme le plus petit chatbot autonome du monde, capable de vous répondre en morse à la diode, au rythme d'environ un mot par minute.

Autant dire qu'à cette vitesse, échanger trois phrases avec l'engin relève déjà de l'exploit de patience.

Bref, c'est totalement inutile, et c'est génial.

Source : Hackaday

Il a transformé un vieil iPhone 8 en serveur OCR alimenté au soleil

1 juin 2026 à 18:10

Un iPhone 8 qui dormait dans un tiroir. Hemant Kumar, ingénieur logiciel basé au Canada, l'a ressorti, branché sur un panneau solaire et transformé en serveur de reconnaissance de texte qui tourne sans la moindre interruption depuis maintenant plus d'un an, sans box, sans prise murale, juste le soleil.

L'OCR, c'est la reconnaissance optique de caractères. La techno qui lit une photo et en ressort le texte, brut, copiable. Tout passe par Apple Vision (pas le casque), cette brique d'analyse d'images qu'Apple intègre gratuitement à chaque iPhone et chaque Mac depuis des années et qui exécute ses calculs en local, directement sur le téléphone, sans jamais expédier la moindre image vers un quelconque serveur dans le cloud.

L'appli qui pilote l'ensemble est minuscule. Un programme écrit avec les outils maison d'Apple, réglé sur le mode de reconnaissance le plus précis, correction linguistique activée, et conçu pour ne faire que ça.

Les compteurs, eux, sont énormes. 83 418 requêtes traitées. 48 Go d'images avalées. Et des pointes à plus de 1 000 demandes dans une seule journée quand le projet qui l'alimente tourne à plein régime.

Côté alimentation, l'iPhone est raccordé à une station portable EcoFlow River 2 Pro de 768 Wh, rechargée par un panneau solaire de 220 W posé dehors, et un petit mini PC fait l'aiguilleur en récupérant les requêtes d'un autre projet de Hemant pour les transmettre au téléphone via Tailscale, ce réseau privé qui relie vos appareils entre eux comme s'ils partageaient le même wifi.

Le plus dur n'a pas été le serveur. C'était d'empêcher iOS de mettre l'iPhone en veille et de tuer le programme au bout de quelques minutes, ce que le système fait par défaut pour préserver la batterie.

Et la batterie, justement. Plus d'un an de fonctionnement non-stop, et elle tient encore 76% de sa capacité d'origine, ce qui n'a rien d'évident pour une cellule de 2017.

L'économie, elle, est dérisoire. Environ 10 dollars par mois face à un serveur classique, soit deux à trois ans pour rentabiliser le panneau. Personne ne se lance là-dedans pour le portefeuille.

Le sens du projet est ailleurs. Un appareil promis au tiroir, voire à la benne, se retrouve à abattre un boulot bien réel, en silence et au soleil, là où la plupart d'entre nous auraient simplement sorti la carte bleue pour un service d'OCR hébergé dans le cloud.

Bref, un iPhone 8 qui bosse très bien à la retraite.

Source : Terminal Bytes

Ils ont refait la machine qui a cassé le code Enigma, version FPGA

1 juin 2026 à 14:31

Trois étudiants de l'université Cornell ont reconstruit, sur une puce moderne, la machine qui a permis aux Alliés de casser le code Enigma pendant la Seconde Guerre mondiale.

Erica Jiang, Kelvin Resch et Isabella Frank ont mené ce projet dans le cadre du cours ECE 5760, repéré par le site spécialisé Hackaday. Plutôt qu'une simple simulation logicielle, ils ont gravé toute la logique du déchiffrement directement dans le matériel, en utilisant un FPGA.

Un FPGA (Field Programmable Gate Array), c'est une puce dont on peut recâbler les circuits comme on veut, autant de fois qu'on veut. Au lieu d'écrire un programme qui tourne sur un processeur classique, vous redessinez physiquement la logique de la puce. Pour répéter encore et encore la même opération à toute vitesse, c'est imbattable.

Petit rappel sur Enigma. La machine utilisée par l'armée allemande chiffrait chaque message avec trois rotors choisis parmi cinq, plus un tableau qui reliait dix paires de lettres entre elles. Le nombre de réglages possibles ? Environ 159 quintillions. Un 159 suivi de dix-huit zéros.

Autant dire qu'on ne teste pas ça à la main.

À Bletchley Park, le centre secret du renseignement britannique, Alan Turing a conçu une machine électromécanique baptisée la Bombe pour faire le tri. L'astuce ne consistait pas à tout essayer, mais à éliminer logiquement des montagnes de combinaisons impossibles à partir d'un "crib", un bout de texte qu'on devinait présent dans le message, souvent un bulletin météo ou un bon vieux "Heil Hitler".

Un autre mathématicien, Gordon Welchman, a ensuite ajouté le "diagonal board", un câblage supplémentaire qui exploitait une faiblesse d'Enigma pour aller beaucoup plus vite. À l'époque, une Bombe mettait une vingtaine de minutes à passer en revue les positions de rotors d'un message.

C'est tout ce système que les trois étudiants ont rebâti, pas seulement la Bombe isolée mais l'ensemble de la chaîne de déchiffrement de Bletchley Park. Et comme la logique est figée dans la puce, le FPGA l'exécute bien plus vite qu'un logiciel sur un processeur ordinaire.

La documentation complète, le code source et une vidéo de l'interface en plein déchiffrement sont en ligne sur le site de Cornell.

Ce genre de projet, c'est aussi une façon de garder vivante une histoire qui a pesé sur le cours de la guerre, et au passage sur toute la naissance de l'informatique. Turing en est l'un des pères.

Refaire en quelques mois de cours ce qui mobilisait des baraquements entiers en 1940, sur une puce qui tient dans la main, ça a quelque chose de fou quand même.

Source : Hackaday

Il glisse un GPU de datacenter dans son PC gaming pour faire tourner une IA en local

1 juin 2026 à 14:07

Oscar Molnar voulait une intelligence artificielle qui tourne entièrement chez lui, sans envoyer la moindre donnée vers le cloud, et il y est arrivé pour environ 200 euros en greffant dans son PC une carte graphique qui n'avait normalement rien à faire dans une machine de salon.

L'objectif, c'est de faire tourner en local ce qu'on appelle un grand modèle de langage, le fameux LLM qui se cache derrière les ChatGPT et compagnie, directement sur son propre ordinateur plutôt que sur les serveurs distants d'une entreprise.

L'intérêt est double, puisque aucune donnée personnelle ne quitte la machine et qu'une fois le matériel payé, chaque requête ne coûte ensuite quasiment plus rien du tout.

Côté configuration, il a gardé sa RTX 4080 et ses 16 Go de mémoire vidéo, avant d'y greffer une Tesla V100, une carte pensée à l'origine pour les serveurs de datacenter, qu'il a quand même dénichée pour pas cher (170 euros sur eBay), avec un adaptateur à une cinquantaine de livres histoire de la brancher sur un port d'ordinateur tout ce qu'il y a de classique.

L'ensemble lui offre du coup 32 Go de VRAM, autrement dit la mémoire embarquée sur la carte graphique, celle qui décide concrètement de la taille du modèle d'IA qu'on est capable de charger.

Avec une telle réserve, il fait tourner Qwen3.6, un modèle ouvert d'environ 27 milliards de paramètres, compressé pour tenir dans 19 Go et capable, au passage, d'analyser aussi des images.

Les performances ont quand même de quoi surprendre pour du matériel de récupération assemblé à la maison, avec environ 32 tokens par seconde en génération, un token étant grossièrement un morceau de mot, et près de 150 lorsque le modèle avale d'un coup la question qu'on lui pose, le tout grâce à llama.cpp, le logiciel libre devenu la référence pour faire tourner ces IA en local.

Il a même branché par-dessus un assistant de programmation maison, et il juge franchement le rendu compétitif face aux modèles cloud les plus récents.

Un détail vient quand même gâcher un peu la fête, parce que la Tesla V100 disparaît parfois des radars après un simple redémarrage à chaud, un caprice de détection matérielle qui l'oblige à éteindre complètement la machine pour la voir réapparaître.

Bref, 200 euros de récup pour une IA perso qui ne fuite rien à personne. Pour les bidouilleurs jaloux de leurs données, ça donne sérieusement envie d'essayer.

Source : Tymscar

Pour sauver la loi de Moore, des chercheurs empilent les transistors au lieu de les rétrécir

1 juin 2026 à 10:12

Depuis cinquante ans, on rend les puces plus puissantes en gravant des transistors toujours plus petits, ces minuscules interrupteurs électriques qui font tout le travail. Sauf qu'on approche d'un mur physique : on ne peut plus vraiment les miniaturiser.

C'est tout l'enjeu de la fameuse loi de Moore, cette observation selon laquelle le nombre de transistors d'une puce double environ tous les deux ans. Sauf qu'elle s'essouffle.

Une équipe de l'université de l'Illinois, menée par le chercheur Qing Cao, propose une autre voie. Plutôt que de rétrécir les transistors, on les empile les uns sur les autres, à la verticale.

Leur démonstration est solide. Ils ont fabriqué trois couches de silicium superposées, chacune contenant 625 transistors, avec un taux de réussite de 98 à 100 %. Autrement dit, presque aucun composant défectueux, ce qui est rarissime sur ce genre de prouesse.

La méthode repose sur des membranes de silicium ultra-fines, de dix nanomètres ou moins, soit des milliers de fois plus fines qu'un cheveu. On les transfère avec une sorte de rouleau lamineur, et surtout on les colle à seulement 200 degrés, une température assez basse pour ne pas griller les couches déjà posées en dessous.

Et c'est ça qui change tout par rapport à l'existant. Les puces 3D actuelles, comme la mémoire empilée ou le cache des processeurs AMD, se contentent de coller ensemble des galettes de silicium déjà fabriquées, avec un alignement grossier.

Ici, chaque couche est construite directement sur la précédente, avec une précision de l'ordre du nanomètre. Les connexions entre étages sont donc bien plus denses et bien plus rapides.

Côté performances, les transistors empilés tiennent la comparaison avec ceux fabriqués de façon classique, et écrasent les matériaux alternatifs d'un facteur trois à quatre. Les travaux viennent d'être publiés dans la prestigieuse revue Nature.

Pour l'instant, l'équipe n'a montré que trois couches, mais elle assure que le procédé peut monter bien plus haut, et discute déjà avec des fonderies pour passer à la production.

Bref, la loi de Moore ne meurt pas, elle prend juste de la hauteur. Maintenant il faut que les usines suivent.

Source : Techspot

SixBack - Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 11:25

Si comme moi, vous avez une enceinte Bose SoundTouch , vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenus de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie.

L'idée, c'est de faire croire à l'enceinte que rien n'a changé puisque l'ESP32 se fait passer pour les serveurs Bose disparus et répond à sa place, sans toucher au firmware d'origine de l'enceinte. Pour réussir cela, il a réimplémenté 22 des 30 points d'accès du service, de l'enregistrement du compte au streaming en passant par les vérifs de mise à jour et voilà comment pour la SoundTouch, c'est comme si le cloud n'était jamais parti !

D'habitude, ce genre de résurrection passe par une redirection DNS bricolée au niveau du routeur, un truc bien lourd et bien casse-gueule, mais Tostmann, lui, exploite un shell de diagnostic ouvert sur le port 17000, accessible en Telnet sans le moindre mot de passe et à partir de là, il réécrit directement les adresses des serveurs vers son ESP32 via ces quelques lignes de commande :

sys configuration bmxRegistryUrl http://IP_ESP32:8000/bmx/registry/v1/services
sys reboot

Côté installation, pas besoin de sortir le fer à souder rassurez-vous ! Vous branchez simplement un ESP32-S3 (comptez une dizaine d'euros) en USB, vous ouvrez sixback.io dans Chrome, Edge, ou maintenant Firefox vous cliquez sur Connect et le navigateur flashera tout seul le firmware de l'ESP32, l'interface et la config WiFi. Et voilà, votre enceinte se mettra à revivre !!

Et comme rien ne touche au firmware de l'enceinte, c'est réversible, suffit de remettre les adresses d'origine via le même shell.

Après, je le reconnais c'est un hack de niche qui ne va peut-être intéresser que 3 personnes parmi vous, mais c'est pas grave parce que moi ça m'intéresse fortement ^^. Notez quand même que ça ne marche que sur les SoundTouch 10, 20 et 30, et uniquement sous les firmwares 27.0.3 et 27.0.6, et rien d'autre.

L'interface pour régler les paramètres de votre enceinte

Côté carte, prenez donc plutôt un ESP32-S3 que les petits C6, qui décrochent parfois du réseau et exigent un reset à la main. Et comme la licence de son code est non-commerciale, sachez que personne ne vendra de boîtier clé en main pour faire ça, donc ce sera du système D ou rien ! Mais je suis certain que vous y arriverez !!

ESP32-S3

Comme je vous le disais, j'en ai une à la maison, que je ne fais tourner qu'en AirPlay, donc les fameux presets, je m'en passe très bien mais je suis content que ce SixBack existe.

C'est quand même dommage à chaque fois de voir un appareil parfaitement fonctionnel transformé en presse-papier parce qu'un fabricant a décidé d'éteindre un serveur... Heureusement que des gens comme Tostmann existent pour s'énerver un peu !

SixBack est dispo sur GitHub .

Source

BumpMesh - Pour ajouter de la texture à vos impressions 3D

Par : Korben ✨
28 mai 2026 à 09:55

Stefan Hermann, le mec derrière la chaîne YouTube CNC Kitchen , vient de nous pondre un super outil web baptisé BumpMesh qui permet d'ajouter des textures de " displacement " à vos modèles STL, OBJ et 3MF... directement depuis votre navigateur. Vous balancez votre fichier, vous choisissez une texture dans la bibliothèque (ou vous uploadez votre propre image), vous réglez l'amplitude et le mapping, et hop, vous exportez un STL avec une texture de bois ou de béton ou que sais-je encore, prêt à être imprimé.

Avant pour mettre un motif sur une pièce imprimée en 3D, fallait passer forcement par Blender ou un soft de CAO, et surtout comprendre ce concept de displacement map, gérer les UV, bidouiller pendant des heures..etc etc. Et là avec cet outil, c'est juste quelques étapes et basta ! En plus, le code source est sur GitHub sous le nom stlTexturizer.

Côté fonctionnalités, y'a tout ce qu'il faut pour pas se planter. L'outil détecte automatiquement les surfaces planes orientées vers le bas et les laisse lisses (sinon votre pièce décolle du plateau pendant l'impression), et vous pouvez aussi peindre au pinceau les zones que vous voulez garder vierges de toute texture.

Il protège également les parties en surplomb (les fameux overhangs, ces angles déjà casse-pieds à imprimer proprement sans qu'on aille leur coller des reliefs en plus), garde le dessous bien plat avec le "smooth bottom", et propose un mode d'application cylindrique pour enrouler la texture autour des pièces rondes type vase ou tasse sans déformation aux jointures.

Y'a aussi une poignée 3D pour pivoter le modèle dans tous les sens, les raccourcis clavier classiques pour annuler/refaire, une sauvegarde de projet au format .bumpmesh, et une fonction "Bake Textures" en bêta qui fige la texture actuelle sur le maillage pour que vous puissiez en empiler une deuxième par-dessus.

L'interface est dispo en français mais aussi en italien, espagnol, portugais, japonais, coréen sans oublier l'anglais évidemment...

Bref, pour ajouter une texture peau de banane sur un vase, des écailles sur une figurine, du motif hexagonal sur une coque, c'est top moumoute ! Et en plus c'est gratuit !

À tester sur bumpmesh.com .

Merci à B0t_Ox pour la découverte !

Un vélo construit avec les techniques de la Renaissance italienne

27 mai 2026 à 11:37

La chaîne YouTube "How To Make Everything" s'est lancé un défi très improbable : construire un vélo en n'utilisant que des matériaux et des techniques disponibles à la Renaissance italienne.

L'idée tourne autour d'un croquis de bicyclette qu'on attribue parfois à Léonard de Vinci, sauf que les historiens ont conclu depuis longtemps que le dessin n'est pas de lui et date bien après sa mort.

Le projet part donc d'un faux pour explorer une vraie question : si Léonard avait imaginé un vélo, à quoi aurait-il pu ressembler ?

Le résultat est largement en bois. Cadre, fourche, roues, tout ce qui peut l'être l'est, parce que le bois reste le matériau de référence à la Renaissance pour ce genre de structure. Les jantes, elles, sont en fer, parce que le bois seul ne tient pas la route sur la durée.

C'est en fait les compromis qu'utilisaient les artisans de l'époque pour les charrettes et les premières machines mécaniques.

Le système de freinage est directement tiré des notes de Léonard. C'est un frein à tambour rudimentaire : une bande d'acier vient s'enrouler autour d'un tambour fixé à la roue arrière, et le serre quand vous actionnez la commande.

Les pédales suivent aussi des dessins du maître, et les roulements à billes utilisés correspondent à des techniques qui étaient envisageables à l'époque (même si leur application sur un vélo n'a évidemment jamais existé en vrai).

Là où ça coince, c'est sur la chaîne. Le concept de transmission par chaîne apparaît bien dans les carnets de Léonard, mais la fabriquer à la main avec les outils du XVIe siècle est un cauchemar et manque de précision.

Au final, le vélo roule. Mais sans atteindre une vitesse vraiment exploitable. Difficile de faire mieux quand chaque maillon est forgé à la main.

L'exercice n'a pas vocation à fournir un moyen de transport efficace. C'est de l'archéologie expérimentale dans son sens le plus pur : reproduire des techniques anciennes pour voir ce qu'elles peuvent et ne peuvent pas faire.

Du coup, on apprend autant sur les limites concrètes de la mécanique pré-industrielle que sur l'ingéniosité réelle de ce sacré Léonard.

La vidéo de la chaîne montre tout le process de fabrication, et c'est franchement passionnant à regarder, même pour quelqu'un qui ne s'intéresse ni au vélo ni à la Renaissance.

Le sérieux de la démarche tranche avec ce qu'on voit habituellement sur ce genre de chaîne, où "construire à l'ancienne" se résume souvent à filmer trois plans avec une scie.

En fait, c'est une démonstration assez chouette que certaines bonnes idées attendent juste les bons matériaux pour devenir utiles.

Source : Hackaday

256 cœurs et 2 nanomètres - AMD met en production son serveur monstre Epyc Venice

26 mai 2026 à 18:12

256 cœurs CPU sur une seule puce. C'est ce que propose le nouvel Epyc Venice d'AMD, sixième génération de son processeur pour serveurs, dont la production de masse vient de démarrer chez le fondeur taïwanais TSMC.

Détail technique remarquable, c'est le tout premier processeur destiné au calcul haute performance (HPC, ces machines géantes qui font tourner les simulations climatiques, les modèles d'IA ou les calculs de chimie quantique) à être gravé sur le nœud de fabrication 2 nanomètres de TSMC, baptisé N2.

Petite mise en perspective pour situer la bête. Le plus gros desktop grand public d'AMD aujourd'hui tape dans les 16 cœurs et 32 threads. Venice, lui, monte à 256 cœurs et probablement plus de 500 threads sur une seule socket, sur une seule carte mère, dans un seul serveur. Vous prenez le processeur le plus musclé de votre PC, et vous le multipliez par seize. Voilà ce qu'AMD glisse dans une seule machine.

Côté chiffres, le constructeur annonce un gain de plus de 70 % en performance globale par rapport à la génération précédente (l'Epyc Turin, qui plafonnait à 192 cœurs), une densité de threads en hausse de 30 %, et surtout une bande passante mémoire qui plus que double, passant de 614 Go/s à 1,6 To/s par socket.

La connexion entre le CPU et le GPU est aussi multipliée par deux. Pour les data centers qui font tourner de gros modèles d'IA, où le goulot d'étranglement vient souvent de la vitesse à laquelle on alimente les puces de calcul, c'est un sacré bond.

Le passage en gravure 2 nanomètres est une étape importante. En pratique, le "2 nm" n'a plus grand-chose à voir avec une mesure physique réelle, c'est devenu un nom commercial pour désigner une nouvelle génération de processus de fabrication chez TSMC.

Mais derrière, on parle bien d'une montée en finesse qui permet de caser plus de transistors par millimètre carré et d'améliorer le ratio performance sur consommation électrique.

Apple a sécurisé une bonne partie de la capacité initiale du fondeur sur ce nœud, et AMD est dans les premiers servis derrière. Intel, de son côté, n'a annoncé son équivalent P-core concurrent (les gros cœurs pour serveurs) que pour 2027 au plus tôt.

AMD a également confirmé que la génération suivante, baptisée Verano, est déjà sur les rails et que la production de Venice finira par déménager en partie dans l'usine TSMC d'Arizona, histoire de diversifier la chaîne d'approvisionnement face aux tensions géopolitiques autour de Taïwan (et faire plaisir à Trump).

Du coup, le combat AMD vs Intel sur le marché serveur prend un sacré tournant. Intel a passé deux ans à essayer de combler son retard sur les cœurs Zen, sans vraiment y arriver. Avec Venice, AMD lui laisse encore un an et demi à courir derrière.

Bref, pour qui pensait que la course aux cœurs serveurs commençait à s'essouffler, et bien non.

Source : Tom's Hardware

Windows 11 distancé par Ubuntu sur le monstrueux Ryzen 9 9950X3D2 d'AMD

26 mai 2026 à 13:31

Nos confrères de chez Phoronix ont publié un comparatif des performances du tout nouveau Ryzen 9 9950X3D2 d'AMD sous deux systèmes : Windows 11 et Ubuntu 26.04 LTS. Le verdict est sans appel, Linux prend une avance très nette sur Windows sur la majorité des charges de travail testées.

Petit point pour ceux qui décrochent dès qu'on parle de processeur. Le 9950X3D2, c'est une variante Dual Edition du processeur haut de gamme d'AMD pour le grand public. Elle embarque 16 cœurs, 32 threads, et surtout une particularité plutôt rare : une mémoire cache 3D (le V-Cache, une couche de mémoire ultra-rapide empilée physiquement sur la puce) présente sur les deux blocs de cœurs, là où les versions précédentes n'en avaient que sur un seul.

En pratique, les deux moitiés du processeur peuvent piocher dans une grosse réserve de mémoire rapide, ce qui accélère pas mal de calculs gourmands.

Phoronix a fait tourner ses batteries de benchmarks habituelles : compilation de code, encodage vidéo, calcul scientifique, rendu 3D, base de données. Sur la majorité de ces tests, Ubuntu 26.04 arrive devant Windows 11, parfois de quelques pourcents, parfois beaucoup plus selon la charge. Quand on additionne tout, ça donne une moyenne nettement à l'avantage du pingouin.

C'est un constat qui revient quasi à chaque test du genre depuis plusieurs années. Linux fait souvent mieux tourner les processeurs serveur ou les CPU multi-cœurs musclés que Windows, notamment parce que son ordonnanceur (le bout du système qui décide quel programme tourne sur quel cœur et à quel moment) est plus malin avec les architectures complexes.

AMD, avec son design en deux blocs séparés et son cache 3D asymétrique, est typiquement le genre de processeur où ça compte vraiment.

Côté Windows, c'est un peu toujours la même histoire. Microsoft a fait des efforts ces dernières années pour mieux gérer les Ryzen, mais le système traîne encore quelques inefficacités et un fond plus lourd. Pour un gamer pur, ça n'a probablement pas grand impact. Mais pour un développeur, un créateur de contenu ou quelqu'un qui compile son propre code, l'écart commence vraiment à avoir du sens.

On peut d'ailleurs se demander si AMD finira par sortir une version officiellement labellisée Linux. Pour l'instant, rien d'annoncé. Mais bon, qu'un constructeur grand public reconnaisse explicitement que son matos tourne mieux sous Linux serait déjà une petite révolution culturelle.

Source : Phoronix

Muxcard - Un ordinateur fin comme une carte bancaire

Par : Korben ✨
24 mai 2026 à 10:25

L'expert en électronique connu sous le pseudo de Krauseler s'est mis en tête un truc que la plupart des ingénieurs auraient lâché au bout d'une semaine, à savoir fabriquer un vrai ordinateur qui tient dans le format exact d'une carte bancaire.

Et pas "à peu près la taille d'une carte" comme on dit tous pour un Raspberry Pi, non, non, la vraie norme ISO 7810, 85 mm sur 54, et surtout l'épaisseur, soit moins d'un millimètre. Sa Muxcard, il l'a sortie tout seul, chez lui, après des mois de bidouille, et le résultat est très impressionnant !

Alors déjà, "ordinateur", c'est lui-même qui le met entre guillemets. En réalité sous la fine couche de Kapton se cache un ESP32-C3, le microcontrôleur que tous les makers connaissent bien, avec du WiFi, du Bluetooth et une intégration Arduino aux petits oignons.

Donc pas de Windows ni de Linux là-dessus, ne rêvez pas, mais ça tourne sur du firmware maison flashé directement sur la puce, façon Arduino. C'est donc surtout ça qui fait râler les experts en expertise de Reddit, mais j'suis désolé, un machin qui calcule et exécute du code, ça reste un ordinateur. Et sinon, oui, avant que vous posiez la question, ça fait tourner DOOM... À 0,7 image par seconde, certes, mais ça tourne !

Mais le plus dingue, ce n'est pas d'avoir réussi à caser tous les composants car malgré ce qu'on pourrait croire, trouver des pièces assez fines, c'était la partie facile. Le vrai cauchemar, c'est la mécanique car à cette épaisseur, tout devient fragile. Le moindre pli, la moindre pression localisée, et paf, les soudures lâchent.

Krauseler a donc conçu des "îlots" rigides autour des puces et des zones de souplesse calculées ailleurs, pour que la carte plie sans jamais forcer sur les points sensibles.

Et la partie qui va parler aux bidouilleurs, c'est le circuit imprimé. Plutôt que d'attendre 3 semaines une commande de flexPCB chez un fabricant à l'autre bout du monde et de prier pour que ça marche, il a tout simplement gravé le sien à la maison.

Du ruban Kapton avec une feuille de cuivre laminée, une couche de photorésine, et une imprimante 3D détournée en machine de photolithographie pour insoler les pistes.... Ajoutez à cela le pochoir pour la pâte à souder, qu'il a fabriqué en empilant du film photorésine à usage unique, et voilà.

Si vous avez déjà tenté de fabriquer un circuit au marqueur , c'est le même principe, mais poussé à un niveau de dingue.

Le moment le plus douloureux, de ce que j'ai compris, ça a été le branchement de l'écran. Les connecteurs étaient trop épais, alors il a soudé chaque fil à la main en retenant sa respiration tellement c'est petit.

Maintenant, le point faible c'est la batterie. Un accu LiPo aussi fin, ça n'aime ni la chaleur, ni les chocs, ni qu'on s'assoie dessus avec le portefeuille dans la poche arrière. Une mini perforation et hop ça part en fumée, au sens propre.

Krauseler le reconnaît sans détour, et c'est sa plus grosse contrainte. Mais rassurez-vous, il bosse déjà sur des feuilles d'acier inox pour blinder l'accu contre la pression. Pas simple quand on sait que chaque solution crée un nouveau problème...

Bon, et qu'est-ce qu'on en fait au juste de cette Muxcard ?

Hé bien pour l'instant le proto affiche surtout des trucs sur son écran e-paper et joue les cartes de visite qui claquent. Mais pour moi, son potentiel qui fait rêver, ce serait d'imaginer qu'avec le NFC en lecture-écriture et l'ESP32, vous avez là de quoi bricoler un générateur de codes 2FA, un gestionnaire de mots de passe hors ligne, un portefeuille de QR codes pour vos billets de transport et autres, un portefeuille crypto, voire un petit outil de pentesting dans l'esprit du Flipper Zero .

Le tout dans un objet qui se glisse dans votre portefeuille sans que personne ne remarque la différence. En fait, le seul vrai frein, c'est qu'il faut savoir coder son propre firmware Arduino pour en tirer quoi que ce soit.

Maintenant, est-ce qu'on peut le refaire chez soi ?

Bien sûr, Krauseler a mis les schémas, le layout et un firmware d'exemple sur son GitHub mais attention quand même, c'est sous licence CC-BY-NC-SA, donc vous avez le droit de vous amuser à le reproduire mais pas de le vendre.

Maintenant, je pense que vous l'avez compris, reproduire ce truc relève de l'exploit. Il faut l'équipement de photolithographie, une soudure de précision de chirurgien, et surtout une batterie de moins d'un millimètre d'épaisseur que lui-même galère à sourcer. Et sur le coût total de tout ça, on n'a pas l'info ! Dommage, j'aurais bien aimé savoir combien ça coûte.

Bref, c'est moins un produit qu'une démonstration de force. Et c'est surtout une preuve de plus qu'un passionné seul peut encore repousser des limites que l'industrie jugerait pas assez rentable pour s'y coller...

Source

Il a recréé la veste à écran de Cyberpunk 2077

22 mai 2026 à 13:02

Dans le jeu Cyberpunk 2077, un des vêtements qui marquent l'environnement visuel, c'est cette veste avec un petit écran intégré dans le col, qui diffuse des images en boucle.

Un objet purement décoratif du jeu, le genre de détail qui pose l'ambiance futuriste sans qu'on puisse vraiment l'avoir. Sauf qu'un bidouilleur connu sous le pseudo Zibartas a décidé qu'il en voulait une, pour de vrai. Il l'a fabriquée. Et le résultat colle de très près au modèle vu dans le jeu.

Il y a d'abord quatre écrans OLED flexibles, c'est-à-dire des dalles capables de se courber légèrement, contrairement à un écran de smartphone classique qui est rigide. Chacune a un format allongé, façon téléphone, et coûte autour de 300 dollars pièce.

Faites le calcul : rien que pour les écrans, la facture grimpe à 1200 dollars. Autant dire que ce n'est pas le genre de bricolage qu'on lance un dimanche après-midi sans réfléchir.

Pour faire tourner tout ça, Zibartas a glissé deux Raspberry Pi 4, ces mini-ordinateurs de la taille d'une carte bancaire qu'on retrouve dans une bonne partie des projets de bidouille électronique. Un Pi gère une paire d'écrans, le second s'occupe de l'autre paire.

Le problème, c'est de garder les quatre dalles synchronisées pour que la vidéo défile partout en même temps, sans décalage. La solution choisie est simple : les deux Raspberry Pi communiquent entre eux via leurs broches GPIO, ces petites pattes de connexion qui servent normalement à brancher des composants, histoire de se mettre d'accord sur le tempo. Le Pi 4, pourtant un modèle plus ancien, a été choisi volontairement car il permet une astuce technique précise pour diffuser une vidéo bien fluide sur deux écrans à la fois.

Pour la couture, la veste n'a pas été achetée puis modifiée : elle a été cousue entièrement de zéro pour ce projet. Le vrai défi, c'était de loger les écrans dans le grand col sans qu'ils se cassent au moindre mouvement. Zibartas a donc imprimé en 3D une structure rigide pour les caler et les protéger. Détail un peu rigolo : une fois installés, les écrans flexibles ne plient quasiment plus. Leur souplesse aura surtout servi pendant le montage, pour les manipuler sans les briser.

Le projet laisse quand même une question de côté : l'autonomie. Deux Raspberry Pi et quatre écrans OLED, ça consomme, et il faut donc trimballer une batterie quelque part sur soi. Tenir une soirée entière avec la veste allumée risque d'être un peu tendax. Pour une démo ou une convention cosplay, par contre, c'est carrément rigolo.

Source : Hackaday

Ce petit gadget DIY vous prédit l'avenir quand vous le secouez

22 mai 2026 à 10:44

Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c'est tout. Et c'est très bien comme ça.

Sous le capot, c'est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c'est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout.

L'affichage passe par un écran e-paper, le même type d'écran que sur une liseuse, qui ne consomme du courant que pour changer d'image. Pour détecter quand vous secouez l'objet, gokux a ajouté un accéléromètre MPU-6050, le capteur de mouvement qu'on trouve dans les manettes et les téléphones.

Et une petite batterie Li-Po alimente l'ensemble. Rien d'introuvable, tout se commande en ligne pour une poignée d'euros.

Le bon point, c'est que tout est embarqué. Le gadget stocke plus de 3 000 prédictions et fonctionne entièrement hors ligne, donc pas besoin de connexion, pas de serveur, pas d'appli.

Votre oracle de poche marche même au fond d'une cave. L'écran e-paper apporte un vrai plus ici : une fois la prédiction affichée, elle reste lisible même batterie vide, comme une vraie page de papier. Et gokux n'a pas oublié de glisser deux modes bonus, accessibles via les boutons sur le côté : un lanceur de dés et un tirage à pile ou face. De quoi régler vos petits dilemmes du quotidien sans même sortir le téléphone.

Le projet est entièrement documenté sur Instructables , vous y trouvez la liste des pièces, le câblage, les fichiers à imprimer en 3D, le code et même les instructions pour ajouter vos propres prédictions. Comptez quelques dizaines d'euros de composants et une soirée de montage, pas plus. C'est le projet idéal à offrir, ou à bricoler avec un ado curieux d'électronique.

Et comme le code est ouvert, rien ne vous empêche de remplacer les 3 000 messages d'origine par vos propres blagues, citations ou vannes pour vos collègues. C'est exactement le genre de projet parfait pour débuter, assez simple pour ne pas décourager, assez complet pour apprendre à manipuler un ESP32 et un écran e-paper en même temps.

Bref, ça ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça qu'on a envie d'en monter un.

Source : Hackaday

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