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Sauvegarder son environnement Docker

Par : Fx
19 août 2026 à 07:00
Sauvegarde Docker

Un conteneur qui plante, ça se relance. Une base de données corrompue ou un volume effacé par erreur, ça ne se rattrape pas sans une sauvegarde. Pourtant, j’ai constaté à plusieurs reprises que la plupart des installations de Docker, la sauvegarde se résume à « ça fonctionne… ça devrait aller ». Aujourd’hui, je vous propose un petit guide, générique, qui peut s’appliquer à de nombreuses distributions Linux (Ubuntu Server, Debian, Fedora…) mais aussi sur un NAS.

Sauvegarde Docker

Sauvegarde Docker

Un environnement Docker se décompose en 3 éléments :

  • La configuration : les fichiers docker-compose.yml et .env, il ne pèse que quelques octets ;
  • Les données : ce sont les volumes et bind mounts contenant les bases de données, les fichiers envoyés, les configurations d’application générées à l’exécution ;
  • Les images : elles se (re)téléchargent depuis un registre, peu d’intérêt les sauvegarder (sauf retour arrière instantané).

Il est important de ne pas confondre ces catégories. Il ne sert à rien de sauvegarder l’intégralité de /var/lib/docker. Ça prend de la place pour rien et complique la restauration.

Étape 1 : Configurations de côté

Chaque stack (ou Projet Docker) repose sur des fichiers texte : docker-compose.yml, .env et parfois un Dockerfile. Ces derniers décrivent comment tout est imbriqué. Regroupez-les dans un dossier (ex : docker-configs), avec un sous-dossier par stack. Ce dossier sera ensuite inclus dans la sauvegarde automatisée (voir ci-dessous), comme les volumes de données.

Vous pouvez également mettre en place un dossier sous Git, même un simple dépôt local. Cela permettra de garder un historique des modifications et de revenir en arrière en cas d’erreur de configuration.

L’objectif, c’est de pouvoir recréer une stack entière (projet docker) en question de minutes… Sur un NAS Synology, les fichiers de configuration sont généralement logés dans /volume1/docker

Étape 2 : Identifier les volumes

Passons aux données et plus précisément leurs volumes. Pour cela, vous pouvez taper :

docker volume ls

Pour chaque volume, il faut se poser la question : s’il disparait demain, est-ce que je perds quelque chose d’irremplaçable ? Je vous recommande les dossiers utilisateurs, les bases de données (voir ci-dessous) et la configuration de votre application. Il n’est pas nécessaire de sauvegarder un cache ou des fichiers temporaires.

Pour retrouver le chemin réel d’un volume, il faut taper :

docker volume inspect <nom_du_volume>

Recherchez Mountpoint qui devrait ressembler à cela : /var/lib/docker/volumes/monVolume

Étape 3 : Choisir un outil de sauvegarde de volumes

Pour un homelab, il existe plusieurs possibilités :

  • docker-volume-backup : il s’agit d’une image docker qui monte vos volumes, les archives en .tar.gz puis envoie le résultat vers un stockage local, WebDAV, Dropbox, SFTP, S3… la référence ;
  • Restic ou Kopia : outils de déduplication, de chiffrement et de gestion du versioning (plusieurs points de restauration dans le temps).

Pour démarrer, docker-volume-backup suffit largement. Relativement simple, vous y mettrez les informations de chaque projet Docker et bien sûr le Mountpoint correspondant pour vos données. Restic et Kopia demandent pas mal de configuration, mais ce dernier (Kopia) dispose d’une interface graphique embarqué, ce qui peut faciliter son utilisation.

Cas particulier

Y’a toujours une exception qui confirme la règle : la base de données en fonctionnement. Si techniquement la sauvegarde avec docker-volume-backup sera OK, la base données posera des soucis lors d’une restauration.

2 solutions sont possibles :

  • Dump avant archivage : pg_dump pour PostgreSQL, mysqldump pour MySQL/MariaDB génère un fichier texte (exportation brute de son contenu et de sa structure), indépendant de l’état du volume, via cron ;
  • Arrêt du conteneur : plus simple à automatiser, mais implique une coupure de service temporaire pour la sauvegarde.

Dans docker-volume-backup, tout conteneur portant l’étiquette docker-volume-backup.stop-during-backup=true sera arrêté avant le lancement de la sauvegarde, puis redémarré une fois celle-ci terminée.

A noter également que de nombreuses applications (Immich, Home Assistant, Jellyfin…) proposent des systèmes de sauvegarde internes.

Étape 4 : automatiser et stocker ailleurs

Une sauvegarde qui reste sur le même disque/SSD que les données originales n’est pas une sauvegarde ! C’est une copie qui disparait avec la panne de votre PC. Dans l’idéal, il faudra créer un tâche planifié (cron) qui déclenche le script ou le conteneur de sauvegarde à intervalle régulier (une fois par jour par exemple) vers un NAS ou un autre machine distante.

Étape 5 : tester vos sauvegardes

Une erreur fréquente consiste à penser qu’une sauvegarde fonctionne… sans jamais l’avoir testée. Une sauvegarde corrompue ou incomplète, ça arrive ne sert à rien. Prenez le temps de vérifier régulièrement vos fichiers. Ouvrez-les, restaurez-les, assurez-vous qu’ils sont exploitables.

Le seul à faire, c’est reconstruire une stack/projet sur une machine vierge ou une machine virtuelle, à partir du dossier de configuration et de l’archive du/des volumes pour les données. Si l’opération échoue, alors il est nécessaire de revoir votre procédure de sauvegarde. Planifiez ce genre de test au moins une fois tous les trimestres.

Synology et Docker

Synology utilise docker à travers l’outil maison Container Station. Ce dernier fait tourner les projets (stack) directement sur le NAS dans /volume1/docker avec un sous-dossier par projet. Généralement, on y retrouve la configuration et les données côte à côte. Il est important de noter que Container Manager ne propose aucune fonction de sauvegarde.

Pour cela, il est possible d’utiliser Hyper Backup par exemple… mais vous aurez le même souci au niveau de vos bases de données.

Les Snapshots Btrfs apporteront une réponse. En effet, si le snapshot est « quasi instantané » même pendant une écriture, cela sera comparable à une coupure de courant brutale. Heureusement, les systèmes de base de données (PostgreSQL, MySQL/MariaDB) sont conçus pour se remettre de ce genre de situation grâce à des mécanismes de récupération internes. Cependant, un snapshot n’est pas une sauvegarde propre de la base de données. Pour les données importantes, je vous recommande de créer un dump. A noter que la problématique (snapshot au niveau système de fichiers/hyperviseur) reste la même pour QNAP, Asustor, Proxmox, etc.

En synthèse

Vous l’aurez compris, la sauvegarde d’un environnement Docker n’est pas forcément complexe… mais il faut faire attention. Il y a 3 grandes familles de données à sauvegarder pour un projet Docker : la configuration, les données et l’image (optionnelle). L’outil docker-volume-backup sera idéal pour la majorité des utilisateurs. Cependant, il faudra être vigilant si votre projet contient une base de données. Aussi, regardez dans vos applications favorites s’il n’existe pas un système de sauvegarde intégré 😉

Les utilisateurs avancés regarderont du côté des applications Restic ou Kopia.

A New and Easier Way to Mod Your Synology NAS

Par : Rob Andrews
10 août 2026 à 18:00
A New and Easier Way to Mod Your Synology NAS Synology’s gradual shift towards business and enterprise users has changed what some home, enthusiast and homelab users can do with DSM, particularly when it comes to 3rd-party drives, SSDs, network adapters, hardware transcoding and other unofficial modifications. Community-developed scripts have helped restore or extend many […]

Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Par : Fx
20 juillet 2026 à 07:00
floccus webdav - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

En 2022, on vous présentait Floccus pour synchroniser vos favoris entre navigateurs via Nextcloud. Depuis, plusieurs d’entre vous m’ont demandé une alternative plus légère (pour ceux qui n’ont pas Nextcloud). Floccus sait aussi se synchroniser directement via WebDAV, un protocole que votre NAS Synology sait parler nativement. Une solution 100% open source, autohébergé, qui ne consomme quasiment aucune ressource sur le NAS et qui synchronise vos favoris entre Firefox, Chrome, Edge… mais aussi sur Android et iOS.

floccus webdav - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Floccus et WebDAV

Nextcloud reste une excellente option si vous en avez déjà une instance qui tourne pour autre chose (fichiers, agenda, contacts…). Mais si vous voulez juste synchroniser vos favoris, installer et maintenir un Nextcloud entier est disproportionné. Le paquet WebDAV Server du Centre de paquets Synology fait très bien le travail en quelques clics, tourne en tâche de fond sans se faire remarquer. Il ne demande aucune base de données, ni configuration complexe.

Mais c’est quoi Floccus ?

Pour rappel, Floccus est une extension de navigateur open source qui :

  • Synchronise vos favoris en direct, en fusion ou en sens unique ;
  • Fonctionne sur Firefox, Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera (Safari non supporté) ;
  • Dispose d’une application Android et iOS ;
  • Se connecte à Nextcloud Bookmarks, Google Drive, Git, ou tout simplement WebDAV ;
  • Ne fait jamais transiter vos données par un serveur tiers, tout reste chez vous.

Étape 1 : activer WebDAV sur votre NAS Synology

  • Ouvrez le Centre de paquets et installez le paquet WebDAV Server
  • Ouvrez l’application, cochez Activer WebDAV (HTTP) avec le port par défaut est 5005. Vous pouvez activer HTTPS (port 5006) si vous avez déjà un certificat valide pour votre NAS.

webdav synology - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Étape 2 : créer un utilisateur dédié

Par bonne pratique de sécurité, ne réutilisez pas votre compte administrateur pour Floccus.

  • Panneau de configuration > Utilisateur et groupe, créez un utilisateur dédié (ex. floccus) avec un mot de passe fort
  • Créez (ou réutilisez) un dossier partagé dédié, par exemple bookmarks
  • Dans les permissions de ce dossier, donnez à l’utilisateur floccus les droits Lecture/Écriture sur ce dernier et interdire tous les autres dossiers
  • Autorisé seulement l’application Webdav Server

permission floccus - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Étape 3 : configurer le profil dans Floccus

Installez l’extension Floccus sur votre navigateur (Firefox, Chrome, Edge).

Cliquez sur Nouveau compte, choisissez WebDAV. Renseignez :

  • Adresse du serveur : http://IP-DE-VOTRE-NAS:5005/bookmarks/ (remplacez bookmarks par le nom exact de votre dossier partagé)
  • Utilisateur / mot de passe : ceux du compte dédié créé à l’étape précédente.
  • Choisissez votre stratégie de synchronisation (Fusion si vous voulez que les modifications de tous vos appareils remontent partout).

 

pc fx floccus - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Erreur E019 (405 Method Not Allowed)

C’est l’erreur la plus fréquente sur ce type de configuration. Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas un bug de Floccus. En effet, le serveur WebDAV de Synology expose vos dossiers partagés à sa racine, donc l’URL doit pointer explicitement et exactement vers le dossier concerné.

Le chemin doit se terminer par un / et reprendre le nom exact du dossier partagé (sensible à la casse) : http://IP:5005/bookmarks/ et pas http://IP:5005/ tout court.

Et sur mobile ? Android et iOS

Floccus dispose d’une application dédiée :

  • Android : disponible sur le Google Play Store et sur F-Droid pour les allergiques aux stores propriétaires.
  • iOS : disponible sur l’App Store.

Petit rappel pour les navigateurs mobiles : l’app Floccus ne s’intègre pas directement dans Safari ou Chrome mobile (limitation des navigateurs mobiles eux-mêmes, pas de Floccus). Vos favoris sont consultables et gérables dans l’app, et s’ouvrent dans le navigateur de votre choix via le partage.

En synthèse

Pour ceux qui n’ont pas Nextcloud, cette version WebDAV est clairement l’option la plus simple et la plus légère : quelques minutes de configuration, zéro base de données, zéro maintenance… et vos favoris qui vous suivent partout (PC, mobile, peu importe le navigateur et sans jamais quitter votre NAS). Si vous avez déjà Nextcloud pour autre chose, l’article Nextcloud Bookmarks de 2022 reste valable. Sinon, WebDAV fait très largement le travail !

Et vous, vous synchronisez vos favoris comment aujourd’hui ?

Xiaomi lance son Smart Storage, un NAS à 300€ avec disques durs

Par : Fx
6 juillet 2026 à 07:00
Xiaomi Smart NAS Storage - Xiaomi lance son Smart Storage, un NAS à 300€ avec disques durs

Xiaomi a lancé une campagne de crowdfunding pour son premier NAS : Smart Storage. Il s’agit d’un boitier équipé de disques durs et son prix démarrerait sous la barre des 300€. Si on apprécie toujours l’arrivée d’un nouvel entrant, on peut s’interroger sur l’opportunité réelle…

Xiaomi Smart NAS Storage - Xiaomi lance son Smart Storage, un NAS à 300€ avec disques durs

Xiaomi Smart Storage

Le Smart Storage est un boitier plutôt original en terme de design et doté de 2 emplacements pour des disques durs (fournis). Le chargement se ferait par l’arrière.

Il construit autour d’un SoC Quad Core Realtek RTD1619B (Cortex-A55) cadencé à 1,7 GHz et épaulé par 4 Go de RAM (non extensible). Pour rappel, il s’agit de la même puce qui équipait le Synology DS223j (sorti en 2023). Xiaomi n’a donc pas cherché à réinventer la mécanique interne, il a copié une recette qui fonctionne…

Interface de connexion

Côté connectique, le boîtier propose un port réseau 2,5 Gb/s, un port USB 3.0 et une sortie audio-vidéo HDMI compatible 4K@30.

HyperOS

Le tout tournera sous HyperOS (le système de Xiaomi déjà intégré dans ses téléphone) avec des fonctions orientées grand public : gestionnaire de photos boosté à l’IA, vidéothèque, sauvegarde complète de smartphone (photos, documents, conversations WeChat) et connexion possible de 4 caméras de surveillance Xiaomi avec un stockage local jusqu’à 360 jours.

Le prix avant tout

Le fabricant propose 3 configurations : 4 To à 2 299 yuans (environ 300€), 8 To à 2 899 yuans (environ 375€) et 16 To à 4 699 yuans (environ 610€).

Ces tarifs de lancement grimperont ensuite au tarif public, annoncé autour de 3 499 yuans pour l’entrée de gamme (environ 500€). Pour rappel, un Synology DS223j nu se vend environ 180€, mais ce dernier n’est pas sans atout (DSM, suite logicielle, etc.). Le NAS permet de faire tourner Container Station (docker) et la suite Office de Synology

Le logiciel reste le principal obstacle

Sur le papier, la puce Realtek limite d’emblée les ambitions. Xiaomi vise le foyer qui veut centraliser photos et sauvegardes, pas l’utilisateur avancé qui bricole son homelab. Sur ce terrain, HyperOS pour NAS part de zéro, sans le moindre historique de fiabilité ni de suivi long terme, quand DSM de Synology aligne deux décennies de mises à jour et un écosystème d’applications difficile à égaler du jour au lendemain.

Ugreen avait déjà montré la voie avec ses DH2300 et DH4300 Plus, en attaquant Synology sur le rapport qualité-prix matériel plutôt que sur la richesse logicielle. Xiaomi pousse la logique encore plus loin en intégrant son écosystème connecté directement dans l’équation.

Comparatif des meilleurs NAS en 2026 Comparatif des meilleurs NAS en 2026

En synthèse

Pour l’instant, le Smart Storage reste cantonné à la Chine, sans date d’export annoncée. Des questions légitimes se posent déjà sur l’arrivée du fabricant dans ce domaine, la confidentialité des données, la continuité des mises à jour… Si vous cherchez un NAS abordable disponible en France aujourd’hui, les Ugreen ou les modèles Synology d’entrée de gamme restent les choix les plus raisonnables. Mais si Xiaomi finit par exporter ce tarif hors de Chine, les fabricants historiques auront un sérieux caillou dans la chaussure.

source

Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

Par : Fx
30 juin 2026 à 07:00
test MINISFORUM MS A2 - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

Quand Minisforum m’a proposé de tester le MS-A2 en version barebone, j’avoue que j’ai sauté sur l’occasion. Un Ryzen 9 9955HX dans un boîtier compact, avec du réseau 10 GbE intégré. Sur le papier, c’est exactement le genre de machine qui me fait de l’œil. J’ai donc complété la configuration avec 24 Go de RAM DDR5 et un SSD 990 Pro NVMe et je l’ai passé au banc pendant plusieurs jours. Voici le bilan…

test MINISFORUM MS A2 - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

MINISFORUM MS-A2

Minisforum n’est plus un inconnu dans le monde des mini PC. La marque s’est taillé une solide réputation avec des machines comme le MS-01… et le MS-A2 représente clairement une nouvelle étape dans cette logique de mini workstation orientée pros. L’idée est simple : offrir une puissance de calcul et une connectivité réseau dignes d’un serveur, dans un format qui tient dans la main.

Le barebone est vendu sans RAM, SSD, ni OS… ce qui permet de choisir ses composants selon ses besoins. C’est à la fois un avantage (liberté totale) et un inconvénient (budget à prévoir en plus).

Contenu de la boîte

À l’ouverture, on retrouve :

  • Le MS-A2 barebone ;
  • Un bloc d’alimentation externe (120 W) ;
  • Un adaptateur  U.2 NVMe/M.2 22110 ;
  • La visserie nécessaire pour les SSD ;
  • Un câble HDMI ;
  • De la documentation.

On aurait peut-être apprécié un câble réseau, pour une machine aussi axée connectivité…

Design

Le MS-A2 est un boîtier compact de 196 × 189 × 48 mm et 1,4 kg sur la balance. La finition est en aluminium brossé gris anthracite, sobre et robuste. La prise en main est agréable, on sent qu’il y a du sérieux dans la construction, loin des plastiques bas de gamme que l’on croise parfois sur ce segment.

Deux ventilateurs sont intégrés et restent relativement discrets au repos. En charge, le bruit monte assez rapidement mais ça reste acceptable dans un environnement de bureau.

Connectique

MS A2 avant - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

La connectique du MS-A2 est franchement impressionnante pour ce format :

Façade :

  • 2 × USB 3.0 ;
  • 1 × USB 2.0 ;
  • 1 × prise audio jack audio 3,5 mm ;
  • 1 × bouton marche/arrêt.

Arrière :

  • 1 × HDMI 2.1 (jusqu’à 8K@60Hz) ;
  • 2 × USB-C 3.2 Gen 2 (compatible jusqu’à 8K@60Hz) ;
  • 1 × USB 3.2 Gen 2 Type-A ;
  • 1 × USB 3.0 ;
  • 2 × 2,5 GbE en RJ45 ;
  • 2 × SFP+ 10 Gb.

MS A2 arriere - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

On a bien 3 sorties vidéo possible, 4 ports réseau dont 2 compatibles 10 Gb/s. On est clairement sur une machine taillée pour les usages professionnels ou homelab haut de gamme…

Intérieur et montage

L’accès à l’intérieur se fait en appuyant sur le petit bouton poussoir (à l’arrière) et on fait glisser. La première chose qui frappe, c’est la qualité du système de refroidissement : quatre caloducs en cuivre pur pour l’interface thermique du CPU. Minisforum annonce une augmentation de 30 % des flux d’air par rapport à la génération précédente.

Minisforum MS A2 interieur - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

On trouve à l’intérieur :

  • 2 emplacements DDR5 (jusqu’à 96 Go) ;
  • 2 emplacements M.2 2280 PCIe 4.0 x4 pour les SSD ;
  • 1 emplacement M.2 22110 / U.2 PCIe 4.0 x4 (via un adaptateur fourni) ;
  • 1 slot PCIe 4.0 x16 physique (bande passante x8, fractionnable en 2×4) ;
  • 1 emplacement M.2 2230 E-Key pour la carte Wi-Fi compatible 6E intégrée et Bluetooth 5.2.

Oui, il y a bien un emplacement PCIe de libre.

MS A2 dessous - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

Le processeur : AMD Ryzen 9 9955HX

Le Ryzen 9 9955HX repose sur l’architecture Zen 5 avec 16 cœurs / 32 threads cadencé jusqu’à 5,4 GHz et 64 Mo de cache L3. Le TDP par défaut est de 55 W, mais il peut monter au-delà notamment en mode boost.

Le site PassMark indique 62702 points, on aborde les performances un peu plus bas. L’iGPU intégré est une Radeon 610M (2,2 GHz) qui peut gérer plusieurs sorties 8K et du décodage vidéo. Attention, cette dernière n’est pas taillée pour le jeu récent… mais n’aura aucun souci avec les jeux plus ancien. C’est le seul vrai point de faible de cette configuration, que le slot PCIe interne vient partiellement compenser si besoin.

Installation de la RAM et du SSD

J’ai choisi 24 Go de RAM DDR5 (en configuration 8+16 Go) et un SSD Samsung 990 Pro NVMe M.2 en 1 To. Le montage est relativement simple… en moins de 10 minutes.

acces ram MS A2 - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

A noter, l’accès à la mémoire se fait en retirant les 3 vis du ventilateur (voir la photo ci-dessus).

Performances

Bureautique et multitâche

Sans surprise, la machine est d’une fluidité absolue pour tout usage quotidien. Navigation, bureautique, édition de documents, visioconférences simultanées… rien ne lui fait peur. Avec 24 Go de DDR5, le multitâche est sans friction. Si vous le pouvez, monter jusqu’à 32 Go (virtualisation, IA…), mais 24 Go couvrent sans problème 99 % des usages.

Lorsque l’on confronte l’ordinateur à Geekbench, on remarque le processeur assure… il obtient un score tout à fait honorable.

geekbench MS A2 - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

 

La carte graphique intégré obtient 5637 points.

MS A2 Geekbench GPU 2026 - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

 

Stockage avec Samsung 990 Pro

Samsung 990 Pro - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

Le Samsung 990 Pro ne déçoit pas. En lecture séquentielle, on approche la barre symbolique des 7 400 Mo/s et en écriture on frôle les 7 000 Mo/s… c’est cohérent avec les spécifications PCIe 4.0 x4. Les temps de chargement des applications et le démarrage Windows sont quasi instantanés.

CrystalDiskMark Samsung 990 Pro - Test du Minisforum MS-A2 : Mini PC ultra-puissant et connecté

Virtualisation et homelab

C’est clairement le terrain de jeu préférentiel de cette machine. Proxmox s’installe sans aucun souci, les 16 cœurs permettent de faire tourner simultanément une dizaine de VMs légères ou plusieurs conteneurs sans transpirer. Tous les ports réseaux (y compris 10 GbE SFP+) sont parfaitement reconnus sous Linux.

Pour du LLM local, la Radeon 610M est trop limitée, mais le CPU peut parfaitement tourner des modèles quantifiés (du 8B sans problème et un 14B avec un peu de patience).

UEFI

Un petit mot de l’UEFI embarqué. Il est relativement complet et permet plusieurs réglage notamment la gestion des ventilateurs, la séquence de démarrage (boot), le démarrage automatique sur coupure, etc. Il peut se gérer 100% à la souris.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur se fait rapidement entendre, même sans forcément pousser la machine. Il souffle contiuellement et c’est normal sur ce type de configuration. Côté consommation électrique, l’ordinateur affiche environ 30 W en usage normal (avec 1 SSD NVMe) et jusqu’à 65 W en charge plus soutenue.

 

CONCLUSION
Le MS-A2 (Ryzen 9 9955HX) est une machine sérieuse. Avec un boitier à 839€, auquel il faut ajouter RAM, SSD et OS, on dépasse facilement les 1 000€ pour une config exploitable. C'est un budget qui mérite réflexion et clairement pas un achat qu'on fait par défaut.

Mais si vous savez précisément pourquoi vous souhaitez 16 cœurs Zen 5, du 10 GbE SFP+ et un slot PCIe dans un boîtier de 1,78 litre, alors le MS-A2 répond à cette question mieux que n'importe quelle alternative actuelle.
Ce n'est pas un achat impulsif : c'est un achat ciblé, pour un usage ciblé.

On attend la suite avec intérêt... Si Minisforum continue sur cette trajectoire, il va falloir leur faire de la place dans le labo !
MATÉRIEL / DESIGN
9.5
PERFORMANCES
9
PRIX
8
8.8

TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies Intel 8 cœurs avec IA embarquée et double 5 Gb/s

Par : Fx
29 juin 2026 à 07:00
TerraMaster F4 425 Pro - TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies Intel 8 cœurs avec IA embarquée et double 5 Gb/s

TerraMaster vient de lever le voile sur le F4-425 Pro, un NAS 4 baies qui ne se contente pas d’ajouter un badge « IA » sur une fiche marketing. Le fabricant a repensé son système embarqué depuis le noyau pour intégrer l’intelligence artificielle au cœur même du stockage. Le résultat, c’est TOS 7 présenté comme le premier OS NAS « AI-native » du marché…

TerraMaster F4 425 Pro - TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies Intel 8 cœurs avec IA embarquée et double 5 Gb/s

TerraMaster F4-425 Pro

Après le F4-425 et le F4-425 Plus, le TerraMaster nous revient avec le F4-425 Pro. Il s’agit d’un NAS avec 4 baies en façade (3,5″ ou 2,5″) et intégrant également 3 emplacements pour des SSD NVMe M.2 2280 PCIe 3.0. Ses dimensions sont les suivantes : 150 × 181 × 219 mm. Il affiche sur la balance 2,9 kg.

Le F4-425 Pro est disponible en 2 configurations CPU. Le premier est un processeur 8 cœurs Intel N350 capable d’atteindre jusqu’à 3,9 GHz et épaulé par 16 Go de RAM DDR5. Pour rappel, ce processeur a obtenu un score de 7372 points selon PassMark. Une variante plus accessible opte pour l’Intel N305 avec 8 Go de RAM. Ce dernier obtient 9 518 points. Dans les deux cas, la mémoire est extensible jusqu’à 32 Go…

Connectique

Le TerraMaster F4-425 Pro  propose :

  • 2 ports RJ45 5 Gb/s
  • 3 ports USB 3.2 Gen 2 (dont 1 en façade)
  • 1 port USB 3.2 Gen 2 Type-C
  • 1 sortie audio-vidéo HDMI

TOS 7 et OpenClaw

Ce nouveau NAS est le premier a intégré TOS 7 et l’agent IA OpenClaw. Ce dernier permet d’interagir avec le système en langage naturel. Concrètement, vous pouvez demander au NAS de provisionner un environnement Docker, d’organiser vos photos par visages et chronologie, ou de configurer des stratégies de sauvegarde… en langage conversationnel, sans toucher à une ligne de commande.

F4 425 Pro openclaw - TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies Intel 8 cœurs avec IA embarquée et double 5 Gb/s

Ce n’est pas un gadget de surface. OpenClaw agit au niveau noyau et traduit les intentions en tâches système concrètes, en s’appuyant sur plus de 500 endpoints API RESTful exposés par TOS 7. Pour les développeurs, c’est une brique d’automatisation intéressante : compatibilité GitLab Runner, Jenkins Agent, support VM Ubuntu/Debian, et scripts Python ou Node.js pour orchestrer le tout.

Prix et disponibilité

Le TerraMaster F4-425 Pro est commercialisé à 671,99€ pour la configuration Intel N350/16 Go (prix public : 839,99€. La version N305/8 Go est également disponible à 591,99€.

Pour un NAS 4 baies avec 5 Gb/s, 8 cœurs, triple M.2 et un OS repensé pour l’IA locale, le positionnement tarifaire est très compétitif face à Synology ou QNAP sur des configurations comparables. Le F4-425 Pro s’adresse clairement aux homelabers exigeants, aux créatifs en quête de performance NAS, et aux petites structures qui veulent un stockage intelligent sans dépendre du cloud.

Nous avons reçu un modèle en prêt… un test est bien sûr prévu prochainement 😉

Gl.iNet Comet X KVM – Early Review (Teardown, Software, Power Use, Network Check, Security and More)

Par : Rob Andrews
26 juin 2026 à 11:06
GL.iNet Comet X KVM Early Review, Teardown and Testing The GL.iNet Comet X GL-RM4PE is a 4-port hardware KVM designed to manage several computers or servers from 1 central device. It connects directly to the HDMI and USB interfaces of up to 4 client systems, allowing the user to switch between them remotely through a […]

IA en local : outils, modèles et ressources pour votre homelab

Par : Fx
15 juin 2026 à 07:00
LM Studio IA homlab - IA en local : outils, modèles et ressources pour votre homelab

Si comme moi vous vous intéressez à l’IA, vous avez probablement déjà testé des outils comme LM Studio, Ollama, llama.cpp, Stable Diffusion, etc. Quand on débute, c’est une jungle… et pour choisir le bon modèles, c’est encore pire ! On se retrouve vite submergé et la déception arrive rapidement. Les réponses tardent à s’afficher, arrivent incomplètes ou le modèle mouline pendant 15 minutes (sous un bruit de ventilateurs digne d’un décollage d’avion) pour finalement ne rien produire. Heureusement, quelques ressources permettent d’y voir plus clair…

LM Studio IA homlab - IA en local : outils, modèles et ressources pour votre homelab

Quels outils pour bien démarrer ?

L’IA en local, c’est avant tout une question de maîtrise (données, confidentialité voire de souveraineté), sans cloud, sans logs, sans conditions d’utilisation à rallonge. Pour un homelab, je vous recommande de commencer avec 2 outils éprouvés et gratuit : LM Studio et Ollama. Le choix des modèles reste une question à part entière. Certains sont plus performants sur des tâches de raisonnement, d’autres en codage, en rédaction, en santé, etc. Mais pour l’outillage de base, ces deux solutions couvrent l’essentiel.

LM Studio

LM Studio fonctionne sur ordinateur et capable d’exploiter à la fois la carte graphique et processeur. Il propose un large catalogue de modèle (Gemma, Qwen, GPT-OSS, Ministral…), mais il est possible d’en ajouter d’autres manuellement.

Il existe une application sur mobile qui se connecte sur votre ordinateur. Vous saisissez votre prompt depuis le téléphone, l’inférence s’exécute sur votre ordinateur et le résultat s’affiche directement sur l’écran de votre mobile.

Ollama

Nous avons déjà abordé Ollama dans le cadre de nos guides avec Open WebUI, qui en fait une solution très complète et bien adaptée à une infrastructure pour du homelab. Si vous ne l’avez pas encore mis en place, je vous renvoie vers notre article dédié.

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Quels modèles choisir ?

C’est la question que je me suis posée le plus souvent. La réponse varie selon la machine utilisée : un NAS, un mini PC, un iMac ou une tour… Cela ne donnent pas les mêmes résultats avec les mêmes modèles. J’expérimente régulièrement de nouveaux modèles et dans la majorité de mes configurations, ce sont Gemma (Google) et Qwen (Alibaba) qui offrent le meilleur rapport performances/qualité.

Ce sont de grandes familles de modèles open source, chacune déclinée en plusieurs versions selon la taille et les capacités. Mais pour savoir ce qui tournera réellement sur votre machine, 2 sites sont devenus pour moi incontournables.

Can I Run AI locally ?

CanIRun.ai est une référence dans le domaine. Le principe, vous renseignez le processeur, la carte graphique et la quantité de mémoire de votre machine… et le site vous indique immédiatement quels modèles sont compatibles avec votre configuration : avec ou sans raisonnement, ainsi que le nombre de tokens par seconde estimé pour chacun.

Ce dernier point est important car plus ce chiffre est élevé, plus le modèle répondra vite sur votre matériel. C’est l’indicateur clé pour évaluer la fluidité d’utilisation avant même d’installer quoi que ce soit.

Le site propose également de nombreux filtres supplémentaires : type de tâche (codage, rédaction, raisonnement…), type de licence (open source, commerciale…), éditeur, score… C’est une vraie mine d’or pour comprendre pourquoi un modèle présenté comme compatible sur un forum ne fonctionne pas de la même façon sur votre machine, même si les configurations semblent similaires sur le papier. L’interface est claire et la prise en main quasi immédiate.

LLM Leaderboard

Là où CanIRun.ai se concentre sur le matériel, LLM Leaderboard se focalise sur la qualité des modèles eux-mêmes. L’approche est différente et complémentaire. Quel modèle choisir selon votre cas d’usage ? Écriture, raisonnement, codage, santé, finance, mathématiques, droit… les catégories sont nombreuses et les benchmarks précis.

Au moment de la rédaction de cet article, le site référence et classe plus de 315 modèles. On y retrouve des modèles connus, mais aussi des modèles plus controversés (comme Mythos). LLM Leaderboard est très utile pour affiner un choix une fois que vous savez ce qui est techniquement acceptable sur votre machine. Je vous recommande de sélectionner « small (<32B) » pour avoir uniquement les modèles capable de fonctionner sur un ordinateur grand public.

filtre LLM Leaderboard - IA en local : outils, modèles et ressources pour votre homelab

Utilisés ensemble, ces 2 outils forment un super combo. Le premier vous dit ce que vous pouvez faire tourner, l’autre vous dit ce que vaut chaque modèle. C’est le point de départ logique avant d’installer quoi que ce soit…

En synthèse

Entre la jungle des outils et celle des modèles, se lancer dans l’IA en local peut vite décourager. Mais avec LM Studio ou Ollama pour l’inférence, CanIRun.ai pour calibrer ses attentes selon son hardware et LLM Leaderboard pour choisir le bon modèle selon son usage, le tableau devient nettement plus lisible. Contrairement aux solutions Cloud, tout ces outils sont gratuits, hors ligne et vos données restent chez vous.

Et vous, est-ce que vous vous intéressé à l’IA en local ? N’hésitez pas à laisser un commentaire…

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