Jellyfin sans GPU, c'est la croix et la bannière dès que quelqu'un lance un film en 4K. Mais c'était sans compter sur
ffmpeg-over-ip
qui est capable de transformer un serveur équipé d'un GPU en endpoint de transcoding distant, accessible via un simple binaire qui se fait passer pour ffmpeg. Y'a pas de passthrough GPU, ni besoin de vous lancer dans la config de point de montage réseau exotique.
Le principe c'est que le client reçoit les commandes ffmpeg de
Jellyfin
(ou Emby), les sérialise et les envoie ensuite via TCP (port 5050) vers un serveur qui lui dispose d'un bon GPU. Et côté Jellyfin, rien ne change puisque le binaire répond exactement comme ffmpeg le ferait (et je vous rassure, y'a un peu d'authentification pour éviter de vous faire squatter votre serveur de transcoding à l'insu de votre plein gré).
Alors imaginons un peu dans quelle situation ça peut être utile... Par exemple, vous pourriez avoir un NUC ou mini-PC tout neuf qui fait tourner Jellyfin dans Docker, et à côté une vieille tour avec une GTX qui traîne dans un coin pour le transcodage. L'avantage c'est que plusieurs clients peuvent ainsi partager le même serveur GPU en parallèle, donc ffmpeg-over-ip peut valoir le coup si vous avez du matériel qui dort dans un coin.
L'outil est signé Anees Iqbal (steelbrain) et voici comment l'installer (pensez à vérifier le contenu du .sh avant) :
curl -fsSL https://ffmpeg-over-ip.com/install-client.sh | sh
Windows a aussi droit à son équivalent PowerShell si vous voulez.
Pour brancher ça sur
Jellyfin
ensuite, c'est direction Dashboard → Playback → chemin ffmpeg → et faites pointer vers ffmpeg-over-ip-client. Notez que ffprobe doit aussi être redirigé car Jellyfin l'appelle séparément pour les métadonnées. Vous pouvez faire un lien symbolique pour être tranquille :
ln -s ffmpeg-over-ip-client ffprobe
Et ensuite, pour vérifier, cette commande : ./ffmpeg-over-ip-client -version devrait vous retourner les infos de l'instance ffmpeg distante. Si ça répond, c'est que c'est bon !
Notez que la config permet de passer par des variables d'environnement du genre FFMPEG_OVER_IP_CLIENT_ADDRESS pour l'adresse du serveur, FFMPEG_OVER_IP_CLIENT_AUTH_SECRET pour la clé HMAC. Et pour tout ce qui est paramètres avancés, disons que les remappings de filtres complexes qu'on peut faire avec ffmpeg nécessitent encore un fichier .jsonc à créer et paramétrer.
Côté serveur, les accélérations supportées sont : NVENC (NVIDIA), QSV (Intel), VAAPI (Linux), AMF (AMD), VideoToolbox (macOS). Et comme c'est basé sur jellyfin-ffmpeg, du coup y'a toutes les accélérations habituelles sans avoir à recompiler.
Par contre, attention si le serveur GPU tombe, y'aura aucun fallback automatique vers le CPU local. Et si votre réseau interne est en 100Mbps et que vous transcodez du 4K HEVC, le goulot d'étranglement sera le transit réseau, pas le GPU. Donc optez pour un réseau en gigabit minimum dans ce cas.
Bref, c'est simple, propre, et très bien pensé par exemple pour les setups Docker qui n'ont pas d'accès direct au matériel.
Vous vous souvenez de l'époque où on s'écroulait comme des merdes dans notre canapé après une grosse journée de boulot et où on regardait juste ce que la télé nous balançait ? Pas de choix à faire sur Netflix, ni de recommandation sur l'Apple TV. On zappait juste en mode no-brain jusqu'à ce qu'on tombe sur une connerie qui réveille notre cerveau reptilien.
Eh bah le dev Chris Benincasa a créé
Tunarr
, un soft open source qui ressuscite ce truc-là en transformant votre Plex ou Jellyfin en chaîne de TV en continue.
Grâce à Tunarr, vous configurez vos chaînes dans une interface web (en glisser-déposer...), le soft émule un tuner HDHomeRun (le standard de la TV réseau aux US), que Plex, Jellyfin ou Emby reconnaissent ensuite comme une vraie source TV. Et voilà comment vous avez maintenant votre propre antenne maison.
Ou alors vous exportez en M3U pour des players IPTV comme Tivimate ou UHF, le tout avec un EPG intégré (c'est le guide des programmes), des bumpers (vous savez ces petites séquences Tchii Tchaaa ou M6 Mhmmmh des chaînes TV), des pubs vintage entre les programmes et même des clips musicaux pour faire authentique.
Bref, du déjà-vu, mais avec votre catalogue d'émissions à vous.
L'histoire de ce projet est d'ailleurs assez marrante car c'est un fork de
dizqueTV
(de vexorian), lui-même fork de pseudotv-plex (de DEFENDORe) et chacun de ces devs contribuent à Tunarr. 3 générations de mainteneurs qui collaborent sur le même projet, ça fait plaisir à voir car dans l'open source et la tech en général, ce genre de filiation c'est souvent rare tant les egos sont groooos.
Et côté fonctionnalités, c'est plutôt pas mal. Vous programmez vos chaînes par créneaux horaires (comme une vraie grille TV), par shuffle aléatoire ou par blocs cycliques. Vous balancez alors du contenu de remplissage entre les épisodes, vous personnalisez les profils de transcodage par chaîne, et vous regardez ça directement dans votre navigateur web ou via votre client Plex préféré.
De son côté, le hardware transcoding gère NVENC, VAAPI, Intel QuickSync et VideoToolbox sur macOS, donc votre GPU ne bosse pas pour rien.
Pour ma part, je me ferais bien une ambiance "C'est dimanche" qui balance des séries TV + vidéo gag et des docs sur la nature toute la journée, ou une "chaîne minuit" uniquement pour les vieux films d'horreur et les clips MTV de ma jeunesse ^^. Aaaah, nostalgie quand tu nous tiens ! Et je mettrais des vrais bumpers vintage entre les programmes, comme ça, ça donnerait l'illusion qu'on est sur une vraie programmation TF1 des années 90. Ce serait chouette non ?
Pour faire tourner ça, un Docker compose suffit (port 8000), avec un FFmpeg 6.1 minimum (7.1.1 recommandé). Vous lancez simplement :
docker run -d -p 8000:8000 -v ./tunarr-data:/config/tunarr chrisbenincasa/tunarr:latest
et c'est en ligne !
Maintenant sauf si votre Pi 3 a 2 Go de RAM, le transcoding 4K ne marchera pas mais sur du x86 récent ou un Pi 5, ça envoie carrément bien.
Et si vous préférez la méthode à l'ancienne, y'a également des binaires Linux, macOS, Windows, et même une image ARM pour
Raspberry Pi
. Le code est en TypeScript à 99,6%, sous license zlib (très permissive) et y'a des nouvelles releases régulières.
Voilà, ce projet n'a aucun sens dans le monde du streaming à la demande et c'est précisément pour ça que je vous en parle ! Si vous voulez retrouver l'ambiance zapping,
c'est par ici
ou sur le
GitHub
.
Ouais, je sais, on est le 1er mai, et je suis pas censé bosser mais que voulez-vous on ne se refait pas ^^. Et si j'ai ouvert l'ordi ce matin, c'est pour vous parler de KULA !
KULA est un binaire tout simple qui permet de monitorer très facilement votre serveur Linux en temps réel, sans aucune dépendance.
c0m4r
, le dev derrière le projet, l'a codé en Go avec une obsession claire : Que ça marche partout sans rien installer à côté !
KULA
veut faire exactement l'inverse ! Parce que si vous avez un VPS à 5 balles, un Raspberry Pi ou trois homelabs qui ronronnent dans le placard, c'est pas la peine de sortir un bazooka quand il y a ce petit binaire qui fait tout aussi bien.
Vous le posez sur la machine, vous lancez ./kula, et c'est plié ! Il y a même un installeur guidé en une commande (nia nia nia lisez le contenu du .sh avant de le lancer, nia nia nia, je me répète, je sais):
Côté technique, le projet va chercher ses infos directement dans /proc et /sys toutes les secondes. Comme ça y'a pas besoin d'un programme "agent" séparé à installer, ni besoin de vous lancer dans du scraping HTTP. C'est juste KULA qui tourne en daemon et qui lit ce qui se passe au niveau du kernel.
Les données passent ensuite dans un moteur de stockage maison : un ring-buffer avec trois niveaux (1 seconde brut, 1 minute agrégé, 5 minutes agrégé), chacun ayant une taille max fixe (250 Mo, 150 Mo, 50 Mo par défaut). Et quand la limite est atteinte, les nouvelles données écrasent les vieilles. Comme ça l'usage disque est maîtrisé, et y'a pas besoin de faire de ménage.
Niveau métriques, c'est plutôt complet je trouve... CPU, GPU (VRAM, charge, conso), mémoire, swap, load average, processus par état, températures CPU/GPU/disque, batteries, entropie système, sync horloge. Le réseau remonte les débits par interface, les paquets par seconde, les erreurs, les drops, les retransmissions TCP, les connexions établies...etc.
Et côté disque c'est par composant : IOPS, lectures/écritures par seconde, octets/s, plus l'usage des systèmes de fichiers. Et bien sûr tout ce qui est containers Docker, podman, et même ces cgroups bruts dont vous êtes si fiers ^^, pour ceux qui font tourner des trucs sans Docker.
Et le truc auquel je ne m'attendais pas mais que j'aurais pu anticiper parce que c'est à la modeuuuuh, c'est l'assistant IA via Ollama. Vous configurez une instance Ollama locale, et le dashboard vous laisse causer à un modèle de votre choix qui peut analyser les courbes en cours, exporter du CSV par graphique, et même faire appel à une fonction get_metrics pour interroger les données en mode agent.
Tout ça en local bien sûr. C'est plutôt sympa pour debugger par exemple un pic de CPU récurrent à 3h du matin sans devoir vous taper des heures de graphes !
Notez le paramètre --pid host et /proc:/proc:ro : car KULA a besoin de voir l'hôte et pas le container.
Bah ouais, c'est logique, sinon il va monitorer juste son propre container, ce qui n'a aucun intérêt, hein...
Notez que si vous êtes sur un VPS LXC mutualisé bas de gamme, certains hébergeurs restreignent l'accès à /proc du host... et là, malheureusement, KULA ne pourra remonter que ce qu'il voit ce qui est souvent pas grand-chose... sniiif.
Pour les puristes, y'a aussi des paquets .deb, .rpm, AUR pour Arch, et du multi-arch (amd64, ARM, RISC-V). Ça couvre à peu près tout ce qui se croise sur un homelab !
Et côté auth, c'est désactivé par défaut (le port par défaut est le 27960, pas le 80), mais quand vous l'activerez vous tomberez sur de l'Argon2id avec des jetons de session hashés en base.
Par contre, même si y'a quelques alertes internes (clock sync, low entropy, overload), vous n'aurez pas de notifications natives (pas de mail, ni Slack, ni webhook...etc). Et pas de support multi-node non plus puisque KULA monitore une machine à la fois.
Donc si vous avez 30 serveurs, faudra vous farcir 30 instances et 30 dashboards séparés. Pas glop ! Et bien sûr, c'est Linux only parce que tout repose sur /proc et /sys.
C'est encore un projet un peu jeune, donc à voir comment ça vieillit mais pour votre petit VPS perso d'amour ou une machine dans un
setup d'auto-hébergement
, c'est top pour esquiver à la fois htop qui est trop minimaliste et Grafana qui est trop usine à gaz.
Si vous voulez voir la démo, y'en a une ici :
demo.kula.ovh
!
Monter un Jellyfin dans Docker, ça prend 3 minutes. Mais retrouver dans 18 mois une image encore maintenue, c'est plus le même kung fu ! En effet, beaucoup d'images populaires sur Docker Hub ont déjà pris 2 ou 3 ans de retard sur leur app upstream, et quand c'est un mainteneur solo qui a lâché l'affaire à cause d'un burn out, vous vous retrouvez rapidement avec un putain de Dockerfile cassé à débugger un dimanche à 23h. Chouette programme de vie hein ?
LinuxServer.io
, c'est le collectif qui résout ce problème. 17 bénévoles répartis sur différents fuseaux horaires, maintenant 313 dépôts publics sur GitHub, et des images Docker standardisées qui alimentent un paquet de homelabs à travers le monde. Plex, Jellyfin, Sonarr, Radarr, WireGuard, SWAG, Home Assistant, Nextcloud... leur catalogue couvre à peu près tout ce qu'un self-hoster peut demander.
Ce qu'ils proposent c'est une véritable standardisation puisque la plupart de leurs images partagent la même base (Alpine ou Ubuntu le plus souvent, parfois Debian ou Arch selon le cas), utilisent
s6-overlay
(v3 désormais) pour gérer les processus sur Linux, et exposent le même système PUID/PGID avec un volume /config pour la persistance.
Si vous avez déjà galéré avec des fichiers créés en root dans vos volumes Docker, vous voyez de quoi je cause. Là, 2 variables d'environnement et c'est plié :
environment:
- PUID=1000 # votre UID, récupéré via id $user
- PGID=1000 # votre GID, pareil
Faites moi confiance, vous allez voir, le jour où vous avez 15 conteneurs qui tournent en simultannée, c'est tout simplement un vrai soulagement.
Un id $user dans le terminal pour récupérer vos identifiants réels, vous les collez dans le docker-compose, et vos fichiers appartiennent alors bien à votre propre utilisateur. Terminées les galères de permissions à rattraper à coups de sudo chown.
Côté registry, leurs images se récupèrent via ce genre d'URL lscr.io/linuxserver/jellyfin (par exemple), qui redirige vers GHCR avec Docker Hub en miroir.
Côté architectures, leurs images ciblent x86_64 et arm64 en standard, avec du RISC-V 64-bit sur les baseimages Alpine récentes. Ils ont tiré un trait sur l'ARM 32-bit en 2024 donc les Pi 2 ou Pi 3 en mode 32-bit ne sont plus éligibles. Certaines images très spécifiques (Chrome, par exemple) restent amd64-only, mais la grande majorité du catalogue couvre les deux archis principales sans problème.
Et dans leur catalogue, y'a des pépites. Je pense par exemple à leur
SWAG
qui remplace carrément toute la tambouille Nginx + Certbot + fail2ban que vous vous tapez à la main. C'est super pratique. Après
Pangolin
reste une alternative intéressante si vous voulez proxy, tunnels et auth intégrés dans le même stack... mais SWAG est un classique éprouvé.
Leur
WireGuard
est balèze aussi, parfait pour monter un VPN maison en quelques lignes de YAML. Et si vous voulez mettre vos conteneurs en veille entre deux usages,
ContainerNursery
se marie bien avec.
Faut savoir que pour réussir à maintenir tout ce bordel, ils ont entièrement automatisé leur pipeline de build. Ainsi, quand une app upstream ou ses dépendances changent, l'image est reconstruite et poussée vers GHCR et Docker Hub dans la foulée. Comme ça les mises à jour de la base OS tombent chaque semaine sur leurs 313 repos, et tout ça sans qu'aucun mainteneur n'ait à cliquer sur un bouton. Bien fichu non ?
Du coup, un petit docker-compose pull && docker-compose up -d de temps en temps et votre stack reste à jour sans stress.
Après vous voulez pinner une version précise en prod, c'est possible mais faudra aller checker les tags dispos sur Docker Hub avant de déployer, sinon un pull un peu trop agressif cassera tout.
Le modèle économique est 100% bénévole et l'équipe est financée par des dons via Open Collective, avec notamment DigitalOcean comme partenaire infrastructure principal, des supporters institutionnels genre Pine64, QNAP, Synology ou Unraid, et une cinquantaine de sponsors individuels actifs sur GitHub Sponsors.
Pas d'investisseur à rassurer donc ni de version Pro à la con qui planque de bonnes fonctionnalités derrière un paywall (je déteste les paywalls !!). Ce sont des passionnés qui construisent tout simplement pour le plaisir de bien faire et qui partagent tout en open source.
Voilà, si vous en avez marre des images Docker qui lâchent au bout de 18 mois, ça vaut clairement le coup d'aller faire un tour chez
LinuxServer.io
. Des gens bons (vous l'avez ?) qui font du bon boulot depuis des années ! Merci à eux et merci à Maxime pour le tuyau !
L'interface web de Proxmox (l'outil de virtualisation que tout bon homelabber connaît), c'est bien... pour UN serveur. Dès que vous commencez à empiler les nodes et les clusters, ça devient vite le bazar avec 15 onglets ouverts.
PegaProx
, c'est tout simplement un dashboard open source qui unifie tout ça dans un seul écran. Et vous allez voir, le truc cool, c'est que ça gère aussi les clusters XCP-ng !
L'interface de PegaProx - une vue unifiée de tous vos clusters Proxmox et XCP-ng
Concrètement, vous branchez tous vos hyperviseurs sur cette interface web (port 5000) et hop, vous avez la vue complète. VMs, conteneurs, métriques de perf... tout remonte en temps réel via Server-Sent Events. Du coup, plus besoin de jongler entre les interfaces de chaque node pour savoir quel serveur rame.
Côté fonctionnalités, accrochez-vous les amis parce que pour une beta, c'est déjà bien garni ! Migration live de VMs entre nodes, gestion du stockage Ceph, consoles navigateur via noVNC et xterm.js, et même de la migration cross-hypervisor entre ESXi, Proxmox VE 8.0 et
XCP-ng
(encore expérimental côté ESXi, mais ça avance). Y'a aussi des règles d'affinité pour placer vos VMs, du rolling update avec évacuation automatique, et des alertes sur les seuils CPU/RAM/disque. Pour une beta, c'est assez dingue ce qu'ils ont déjà mis dedans.
Côté sécurité, c'est pas en reste non plus. Y'a du RBAC avec 3 rôles (Admin, Operator, Viewer, pas plus pas moins), du TOTP pour le 2FA, de l'intégration LDAP et OIDC compatible Active Directory, Entra ID, Keycloak ou Google Workspace, du chiffrement AES-256-GCM pour stocker les credentials en base, et même du scan de CVE via debsecan. Autrement dit, ils ont pensé aux admins sérieux. Pour ceux qui ont déjà
configuré un provider OIDC sur leur homelab
, ça se branche directement.
Pour l'installer, le plus simple c'est Docker. Un docker compose up -d, 30 secondes d'attente, et c'est plié.
Mais y'a aussi un script de déploiement automatique, un repo APT communautaire maintenu par gyptazy, ou le classique git clone + pip pour les puristes. Une fois lancé, vous pointez votre navigateur sur https://votre-ip:5000, et un assistant vous accueille avec les identifiants par défaut (pegaprox/admin, à changer immédiatement bien sûr). L'interface est dispo en 5 langues : français, anglais, allemand, espagnol et portugais.
D'ailleurs, si vous utilisez déjà
ProxMenux
pour administrer votre Proxmox en terminal, les deux sont en fait complémentaires. Disons que ProxMenux couvre l'admin système en ligne de commande, alors que le dashboard apporte la vue unifiée multi-clusters en web. Initialement j'aurais dit que c'était redondant, mais non, ça se marie plutôt bien. Et y'a même un système de plugins avec un portail client pour vos utilisateurs et une page de statut publique à la StatusGator.
Attention c'est comme je vous le disais, encore une beta. L'OIDC avec Authentik par exemple, ça fonctionne pour le login mais les groupes ne remontent pas encore correctement (retour d'un lecteur qui l'utilise au quotidien).
Par contre si vous n'avez qu'un seul serveur Proxmox, honnêtement c'est un peu overkill, l'interface native suffit largement. Quelques glitchs traînent ici ou là, et l'API Token pour se connecter à la place de root n'est pas super bien documenté. Mais le projet avance vite donc c'est plutôt bon signe !
Bref, ça promet pas mal. Merci à Maxime pour la découverte !
Quand on fait du self-hosting, y'a toujours ce moment où on se dit "tiens, y'aurait pas un truc open source pour ça". Tenez par exemple, là je suis en train de chercher un machin open source pour un mariage qui permet aux invités de balancer leurs photos sur un serveur en scannant un QR Code. Et donc je me retrouve à scroller awesome-selfhosted sur GitHub, qui est une liste fleuve de +1500 projets, en essayant de deviner lesquels sont encore vivants.
Et c'est exactement ce problème qu'a voulu résoudre Ethan Sholly en lançant
selfh.st/apps
en 2024. En gros, c'est un annuaire d'applications auto-hébergées avec des vrais filtres, du tri, et surtout des indicateurs d'activité. Le mec est aussi derrière la newsletter Self-Host Weekly.
L'interface de selfh.st/apps, avec fiches, filtres et indicateurs d'activité
Comme ça, au lieu de vous taper une liste brute, vous avez des fiches pour chaque app avec le nombre d'étoiles GitHub, la licence, le langage, les tags, et surtout un code couleur sur la date de dernière activité. Vert si le projet a reçu un commit dans les 6 derniers mois, jaune entre 6 et 12 mois, rouge au-delà d'un an. Pratique pour éviter d'installer un truc que plus personne ne maintient, genre un serveur Plex alternatif mort depuis 2022 !
Et le tri par défaut, c'est pas juste les étoiles GitHub sinon les gros projets à 50 000 étoiles écraseraient tout. L'algo prend en compte l'âge du repo, la date du dernier commit, et même l'intérêt Google Trends pour les projets non-GitHub. Du coup un outil avec 200 stars mais hyper actif peut remonter devant un dinosaure à 30k stars qui dort depuis 18 mois. J'ai trouvé ça pas bête comme filtrage.
D'ailleurs, chaque projet a son propre flux RSS filtré qui ne remonte que les releases stables. Pas de bêtas, pas de RC... juste les versions prêtes pour la prod. Comme ça, vous branchez ça dans votre FreshRSS ou Miniflux et vous êtes au courant des mises à jour sans checker chaque repo GitHub à la main ! Par contre, si vous aimez vivre dangereusement sur les nightly, là faudra passer par les flux officiels GitHub.
Le site va également plus loin que la simple liste d'apps puisqu'il propose aussi une section "companions", contenant des apps compagnons qui étendent d'autres logiciels auto-hébergés (genre les extensions navigateur pour Linkedin ou les clients tiers pour Immich...etc).
La collection d'icônes pour personnaliser votre Homarr ou Dashy
Et surtout, y'a
selfh.st/icons
avec des milliers d'icônes de dashboard en SVG, PNG et WebP, toutes en 512x512 ratio 1:1, indispensable pour personnaliser votre page d'accueil sur Homarr ou Dashy !
Le catalogue d'apps est sous licence CC0-1.0 (domaine public) et mis à jour tous les matins à 5h du mat' heure de New York (les icônes, elles, sont en CC-BY-4.0, donc pensez à créditer si vous les réutilisez). En 2 minutes de fouille j'y ai trouvé trois projets que je connaissais pas. Et si vous voulez ajouter le vôtre, le repo est ouvert sur
https://github.com/selfhst
.
Et si vous connaissez un outil pour mon projet de QR Code d'upload de photo de mariage, n'hésitez pas à me contacter.
Voilà, pour ceux qui font de
l'auto-hébergement
au quotidien, c'est clairement un bookmark à garder sous le coude. Que vous cherchiez une alternative à Notion, un dashboard pour votre homelab, ou juste un truc pour remplacer un service cloud qui vous gonfle, y'a de quoi fouiller ! Et si vous cherchez des pistes pour commencer,
OpenCloud
ou
Pocket ID
sont de bons points de départ.
Unraid and 45HomeLab have entered into a partnership focused on delivering prebuilt systems designed around Unraid, with 45HomeLab drawing on the wider hardware background connected to 45Drives and Protocase. Based on the public announcement and the clarification provided by Unraid, the collaboration is being framed as a home lab and prosumer focused offering rather than an enterprise initiative, with the emphasis placed on validated hardware, upgradeable designs, local data ownership, and a simpler route for users who want a ready made Unraid system without having to source and test each part on their own.
Who Are 45Drives?
45Drives is a North American storage hardware company best known for building large capacity data storage and compute systems, with much of its reputation coming from deployments aimed at organizations rather than casual consumer buyers. The company is closely associated with Protocase, which provides the manufacturing base behind its hardware, and over time it has become known for emphasizing practical, serviceable system design instead of tightly closed appliance style products. Its broader identity has generally been tied to storage infrastructure for research environments, institutional buyers, enterprise deployments, and government related use cases, particularly where buyers value high drive density, open platform thinking, and hardware that can be maintained over a long service life rather than treated as disposable.
That background matters here because 45HomeLab does not appear in isolation, but instead comes from the same wider engineering and manufacturing ecosystem that established the 45Drives name. In practical terms, that gives context to why the partnership materials place such a strong focus on chassis construction, replaceable components, repairability, and long term upgrade paths. At the same time, the distinction between 45Drives and 45HomeLab remains important. 45Drives is the more established name connected with professional and organizational hardware, while 45HomeLab is the consumer oriented brand being used for this partnership with Unraid. That separation helps explain why the collaboration is being presented as a home lab and prosumer solution, rather than as a move by Unraid into enterprise infrastructure.
Who are UnRAID?
Unraid is a server operating system developed by Lime Technology, with its origins going back to 2005. It initially gained attention for a storage model that allowed users to combine drives of different sizes more flexibly than many traditional RAID based systems, while also reducing the need to keep every disk active at all times. Over the years, the platform has developed beyond file storage into a broader self hosting environment that supports containers, virtual machines, application hosting, and centralized management from a single interface. That combination has made it particularly relevant to home lab users, media server owners, and small operators who want a single machine to handle several different roles without the complexity often associated with enterprise storage platforms.
Its position in the market is shaped less by raw hardware manufacturing and more by software flexibility and community adoption. Unraid is generally associated with users who want direct control over their own data and services, but who also want a system that is more accessible than building and maintaining everything from scratch. In practice, that has placed it in a middle ground between consumer NAS products on one side and fully custom Linux based server setups on the other. Within this partnership, Unraid brings the software environment, workload focus, and user base, while 45HomeLab brings the physical system design and hardware validation. That division of roles is central to understanding why the partnership is being presented as a practical product collaboration rather than simply a branding exercise.
Why is this a good idea?
The main case for this partnership is that it addresses a common weak point in the self hosting market: software and hardware are often chosen separately, leaving the buyer to work through compatibility, firmware behavior, thermal limits, expansion planning, and general stability on their own. For experienced users, that process can be manageable, but it still takes time and usually involves trial and error. For less experienced buyers, it can be a barrier that keeps them from adopting a self hosted setup at all. A partnership between a software platform like Unraid and a hardware focused company like 45HomeLab makes sense because it reduces that gap. Instead of the customer having to guess which platform combinations will work well together, the expectation is that the testing and validation have already been done before the system reaches the buyer.
It also makes sense because the strengths of the 2 sides are complementary rather than overlapping. Unraid already has an established base of users who want flexible storage and application hosting in a single system, while 45HomeLab comes from a hardware background that places importance on build quality, serviceability, and long term component replacement. When those priorities are combined, the result is easier to position as a durable self hosting solution rather than as a short lifecycle appliance. That is especially relevant in a market where many buyers want something simpler than a fully custom build, but still want to avoid proprietary consumer NAS limitations. In that context, a jointly validated system with standard parts, upgrade paths, and bundled software licensing can be seen as a logical middle ground.
What Do We Know About How this Partnership will be presented as a solution?
Based on the announcement, the partnership is being presented as a ready made answer for people who want the flexibility of a self hosted server without having to design the hardware platform themselves. The emphasis is on systems that arrive prebuilt, tested, and validated for the kinds of workloads Unraid users commonly run, rather than on users assembling parts independently and then solving compatibility issues afterward. In practical terms, that means the offer is not being framed as just hardware on one side and software on the other, but as a combined product where both have been selected with the same use cases in mind. The message is that buyers should be able to start with a system that works as delivered, while still retaining the freedom to expand or modify it later.
The use cases being highlighted are broad enough to make the solution look adaptable rather than narrow. The announcement refers to media storage, file serving, containers, virtual machines, home automation, game servers, security camera management, and local AI workloads. That is important because it suggests the systems are meant to be positioned as consolidated household or small office servers rather than single purpose NAS appliances. At the same time, the hardware side is being described in a way that supports that message, with attention given to replaceable parts, upgradeability, standard tools, and chassis design. The intended impression is that the buyer is getting something easier to adopt than a custom build, but not something locked down in the way many consumer appliances are.
There is also a commercial and positioning element to how the partnership is being presented. The clarification from Unraid makes clear that this should be understood as a partnership with 45HomeLab, not 45Drives, which helps keep the focus on home lab and prosumer users instead of enterprise infrastructure. Another notable detail is that the systems are expected to ship with Lifetime Unraid licenses, which strengthens the idea that this is a complete solution rather than a partially assembled starting point. Taken together, the public messaging suggests that the partnership will be presented as a middle option in the market: more polished and pre validated than building a server from scratch, but more open, serviceable, and ownership focused than a typical closed consumer NAS product.
Taken at face value, the partnership between Unraid and 45HomeLab appears to be aimed at a specific gap in the market: users who want the flexibility and control of self hosting, but do not want the added work of sourcing, validating, and maintaining a hardware platform entirely on their own. The combination of Unraid’s software environment with 45HomeLab’s hardware design approach gives the partnership a clear logic, particularly when it is framed around upgradeability, standard components, and long term ownership rather than closed appliance style convenience. The distinction between 45HomeLab and 45Drives is also important to how the arrangement is being presented, because it keeps the focus on home lab and prosumer buyers. Overall, the partnership is best understood as a practical attempt to package self hosting in a more accessible form without removing the flexibility that makes it appealing in the first place.
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