Si vous avez déjà envoyé un lien à usage unique qui est arrivé mort chez votre collègue, c'est probablement la prévisualisation de la messagerie qui a ouvert le lien en premier et qui a cramé le secret accompagnant le lien.
La bonne nouvelle c'est que Oğuzhan Karacabay vient de publier une grosse mise à jour d'
OTI
, son service open source auto-hébergeable qui génère des liens de partage consultables une seule fois, avec chiffrement dans le navigateur.
Vous collez un mot de passe, une clé d'API ou un bout de config dans OTI, le navigateur chiffre, le serveur lui ne stocke que du charabia, et le destinataire reçoit une jolie URL qui ne fonctionnera bien qu'une fois.
Ce qui change, c'est que le lien ne meurt plus tout seul. En chargeant la page, votre destinataire voit un compte à rebours et un bouton "Decrypt Message", rien d'autre. Du coup, tant que personne ne clique, le message continue son roupillon.
Comme ça, un bot qui déroule les URLs pour fabriquer une jolie vignette repart bredouille. Après si c'est un vrai scanner de sécurité qui charge vraiment la page dans un navigateur automatisé, vous ne pourrez pas éviter le problème.
L'autre nouveauté dans OTI c'est à la création d'un nouveau lien. Le service vous génère en fait 2 liens. Il y a celui que vous envoyez et un second que vous gardez pour vous. Ce dernier vous permettra de consulter l'état du message sans jamais afficher son contenu.
Côté crypto, le contenu est chiffré en AES-256-GCM via WebCrypto, et cette clé AES est elle-même emballée dans une paire RSA-2048 générée dans votre navigateur. La clé privée voyage dans le fragment de l'URL, la partie après le #, que les navigateurs n'envoient jamais au serveur.
Le principe zero-knowledge utilisé par OTI est quasi le même que celui de
PrivateBin
ou d'
Enclosed
où la clé ne quitte jamais le navigateur.
Par contre, ça donne des liens obèses puisque le mien faisait 1825 caractères, dont 1728 rien que pour le fragment, et c'est déjà compressé en zlib. Bon courage donc pour le dicter au téléphone ^^ (il y a un QR code, heureusement !)
Le reste, c'est du confort... Fichiers .txt jusqu'à 100 Ko validés dans le navigateur avant chiffrement, mot de passe optionnel par-dessus, expiration au choix entre 5 minutes et 7 jours, limitation de débit via Redis et une tâche planifiée qui balaie les secrets périmés toutes les 30 minutes.
Pour l'héberger, c'est de l'AdonisJS 6 en TypeScript avec Dockerfile, docker-compose et migrations fournis, en licence MIT. Redis peut céder sa place au limiteur en mémoire si vous montez juste un petit truc perso.
Notez quand même que pour le moment, le projet n'a pas été audité et est maintenu par un gars tout seul, donc évitez de l'utiliser pour des secrets d'État.
Hammer, l'outil dont je vais vous parler aujourd'hui, est né d'un manuscrit perdu. En septembre 2020, son développeur Adam Brown vivait dans un van et écrivait dans des coins souvent très isolés, avec un logiciel gratuit qui se présentait comme fonctionnant hors ligne. Mais malheureusement, au bout d'une semaine sans réseau, le soft a cessé de fonctionner.
De retour en ville quelques jours plus tard, il a alors remis la main sur une connexion, et le logiciel est reparti, mais son manuscrit avait disparu !
Alors, dégoûté, il s'est dit qu'il allait coder son propre éditeur offline pour éviter que ça se reproduise, car hé, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Et c'est pourquoi quand vous écrivez avec
Hammer
, chaque scène est un fichier texte enregistré sur votre disque dans le répertoire que vous avez spécifiquement choisi. Et c'est pareil pour tout ce qui est contenu annexe comme les notes et les fiches d'encyclopédie qui accompagnent les scènes.
Grâce à Hammer, qui est un logiciel gratuit sous licence MIT, vos idées sont rassemblées sous la forme d'un projet d'écriture avec tout ce qu'il faut pour prendre des notes, mettre des tags, faire des liens...etc.
L'éditeur de Hammer, avec la scène, son plan et ses notes sur le même écran.
Pour autant ce n'est pas un bloc-notes déguisé. Les scènes se réordonnent au glisser-déposer, ce qui est pratique quand vous décidez que deux personnages doivent se croiser trois chapitres plus tôt. L'encyclopédie catalogue les personnages, les lieux et les événements avec leurs images, et Hammer lit vos scènes pour repérer tout seul qui apparaît où.
La synchronisation entre vos appareils, elle, est totalement optionnelle. Et depuis la dernière version, le serveur de sync a une
image Docker officielle
. Un petit docker compose up -d et c'est en route, avec un volume pour vos données et le PostgreSQL embarqué directement dans le conteneur.
Si vous débutez en
auto-hébergement
, sachez quand même que le serveur ne parle que HTTP en local alors que les clients Hammer exigent du HTTPS, donc il faudra mettre en place un reverse proxy ou un certificat devant.
Et si vous n'avez pas envie de gérer un serveur, sachez que l'instance officielle hammer.ink est utilisable si vous êtes abonné au Patreon du projet. Vous pouvez aussi vous en passer et poser le dossier dans
Syncthing
ou Dropbox, mais ça ne marchera qu'entre vos ordinateurs, car les clients mobiles (Android / iOS) Hammer supportent uniquement le protocole intégré.
Bref, un super outil pour les écrivains, les journalistes et autres producteurs de contenu qui aiment bosser offline. Et si Hammer s'arrête de fonctionner un jour, votre roman sera encore avec vous.
Un import qui affiche "terminé" et qui a mangé une partie de vos mails au passage, c'est le genre de bug qu'on ne voit jamais venir... Hé bien
Open Archiver
vient d'en corriger quatre d'un coup.
Open Archiver c'est une plateforme d'archivage d'emails auto-hébergée développée par Weishest, dont la seule et unique mission est d'aspirer vos boîtes et de les stocker en .eml sur votre serveur.
Mais attention, le mot "archivage" a son importance, parce que ce n'est pas un backup. Je m'explique... l'idée c'est de garder un dépôt consultable et inaltérable de tout ce qui est passé par vos boîtes, ce qui intéresse surtout les structures ou les personnes comme moi qui doivent pouvoir retrouver un échange trois ans plus tard parce qu'on leur demande tout un tas de trucs tout le temps ^^.
Côté sources, il avale de l'IMAP, du Google Workspace, du Microsoft 365, des fichiers PST, des .eml zippés et du mbox. Ensuite, vos mails archivés finissent chez vous, sur votre disque ou dans un bucket S3, chacun accompagné de son empreinte SHA256 pour repérer une altération.
La grosse news de cette nouvelle release, c'est la recherche avancée. En effet, un panneau de filtres est apparu à côté du champ de mots-clés. Vous restreignez à une source d'ingestion, à une boîte précise, à une fenêtre de dates, aux mails qui ont une pièce jointe ou à ceux qui n'en ont pas et expéditeurs et destinataires s'excluent autant qu'ils s'incluent.
Le panneau de filtres de la recherche avancée, ajouté en v0.5.2
Le mot-clé, lui, peut viser une partie précise du message. Chercher "facture" dans les noms de pièces jointes ne remonte plus tous les mails qui prononcent le mot, juste ceux qui transportent un fichier facture.pdf. Et comme la recherche entière vit dans l'URL, une requête se met en favori et se rejoue à l'identique. L'API suit, avec un GET /v1/search qui accepte les mêmes paramètres que l'interface.
Attention quand même si vous faites la MAJ, faudra
relancer un reindex
. Et comme les mails existants sont marqués "déjà indexés" à la montée de version, c'est une reconstruction complète qu'il vous faut, pas le simple rattrapage des trous.
Puis surtout,
ces notes de version
annoncent que plusieurs correctifs "ferment des chemins où un import pouvait sauter ou dupliquer des messages tout en signalant un succès". Le cas le plus vicieux vient d'un composant qui découpe le fichier en messages et qui rendait la main trop tôt. Node recollait alors les morceaux et plusieurs mails arrivaient soudés et finissaient archivés comme un seul. Les imports PST, eux, fabriquaient des messages malformés que les lecteurs affichaient de travers, et une simple re-synchronisation ré-archivait le fichier entier en doublons.
Le plus spectaculaire reste quand même le nom de pièce jointe trop long. Au-delà de 255 octets, l'écriture sur le disque échouait et emportait l'email complet avec elle. Bref, beaucoup de soucis quoi...
Donc si vous tournez déjà dessus, la question à se poser, c'est de savoir si votre archive est déjà foireuse ou pas car un reindex ne la réparera pas. Comme il reconstruit l'index de recherche à partir de ce qui est sur le disque, un message jamais écrit ne réapparaîtra pas. Mais bon, voilà, le découpeur de mbox journalise maintenant son nombre de messages, ce qui rend l'écart visible entre le fichier source et l'archive. Pour le reste, il faudra réimporter ce qui manque
Pour le faire fonctionner, comptez 4 Go de RAM, ou 2 Go si vous branchez PostgreSQL, Valkey et Meilisearch en externe. Le cœur est en AGPL, ça se lance avec un docker compose up, et une
démo publique
tourne en ligne si vous voulez tâter le truc avant. Pour ma part, je pense que c'est intéressant en entreprise, mais clairement, une usine à gaz, si vous avez juste un compte Gmail à archiver. A la place, je vous avais déjà montré
Eonvelope
et
Bichon
, qui sont deux archiveurs autrement plus légers !
Et si c'est pour faire de la recherche, ce que je vous conseille, c'est de faire comme moi, c'est-à-dire un RAG qui indexe tous vos emails en local et qui vous permet de chercher dedans facilement avec n'importe quel LLM qui supporte les outils MCP.
Moi je fais ça avec LEANN et ça marche très bien
.
Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux.
Son DJ baptisé
Subwave
ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la bibliothèque, regarder ce qui vient de passer, consulter la grille des programmes, lire la météo. Il choisit le titre suivant avec une raison, écrit une intro courte, la synthèse vocale la lit, et
Liquidsoap
baisse la musique sous la voix.
Le vrai boulot ensuite c'est dans l'audio. L'analyseur embarqué mesure le tempo, la tonalité, le volume, et surtout la façon dont chaque morceau se termine. Un vrai fondu se laisse filer, une fin sèche se coupe net.
Il sait aussi repérer les intros chantées pour que le DJ ne cause pas par-dessus la voix. Ça, par contre, réclame l'image lourde de l'analyseur, une ligne à ajouter dans le fichier .env, et elle est en amd64. Sur un NAS ARM, ça passe en émulation.
Andon FM
, dont je vous parlais en mai, c'était le spectacle avec 4 IA qui achetaient leur musique et partaient en vrille en direct alors qu'ici, Subwave c'est l'outil qu'on installe chez soi, pour jouer ses propres fichiers.
Côté modèle, pas besoin d'artillerie lourde puisque Klair fait tourner un modèle 9B, du Qwen3.5 plus exactement, sans le raisonnement et avec de l'appel d'outils activé. "Les modèles plus gros écrivent de meilleurs textes, mais ils ne sont pas obligatoires", explique-t-il sur son site, "La mémoire de session compte plus que la taille du modèle. Sans elle, le DJ se répète en moins d'une heure."
La station se pilote depuis une console d'admin supportant jusqu'à 24 personas de DJ avec chacun sa voix, une grille sur la semaine où chaque créneau a son ambiance, et des compétences que le DJ enchaîne entre les titres, genre météo, infos ou trafic. Rassurez-vous, ces compétences sont de simples fichiers texte posés dans un dossier. Remplacer le flux RSS de la BBC par le vôtre ne demande donc pas de recompiler quoi que ce soit.
Le parti pris de cet outil, c'est le format radio et pas la playlist. Un seul flux Icecast, tout le monde entend la même chose au même instant, et aucun bouton pour passer au suivant. L'opérateur peut sauter un titre depuis l'admin, l'auditeur non. Klair le dit lui-même, les gens adorent ou décrochent immédiatement.
De son côté, le 100 % local tient à peu près la route avec Ollama, Piper ou Kokoro pour la voix, votre Navidrome, aucune clé d'API. Il n'y a que 2 appels sortant. 1 pour la météo via Open-Meteo et l'autre c'est MusicBrainz activé par défaut pour retrouver l'année d'origine des morceaux.
Pour le reste il vous faut
Navidrome
et un hôte Docker, comptez 10 minutes d'installation. Le flux sort toujours en MP3, avec des sorties Opus, AAC ou FLAC en plus si vous les activez, et un fichier .pls pour tuner depuis Sonos ou VLC. Les applications iOS et Android sont dispo en France, gratuites. Il y a même un serveur MCP, donc Claude Desktop peut réclamer un morceau à l'antenne.
Dernier point important que je tiens à préciser : Diffuser votre bibliothèque à d'autres que vous, c'est de la représentation publique, avec deux droits distincts à couvrir : la composition et l'enregistrement. En France, la première passe par la SACEM, le second par la SPRÉ. Donc soit vous l'utilisez comme station privée juste pour vous, soit vous ne diffusez que de la musique libre de droit. Et encore là, j'ai déjà entendu des histoires où la SACEM s'est servie au passage sur ce genre de musique, donc renseignez-vous bien.
Le code est en MIT, et vous pouvez
écouter la démo
avant de vous lancer.
Gérer un serveur à la main, c'est nginx à configurer, les certificats à renouveler, les sauvegardes à planifier et les conteneurs à surveiller... C'est beaucoup de travail. Mais vous allez avoir de l'aide grâce à DockPanel, d'Ovidiu Drobotă, qui met tout ça derrière une jolie interface web tenant dans 19 Mo de RAM.
L'installation se colle en une ligne sur un VPS frais et vous récupérez un panneau d'admin sur le port 8443. Ubuntu, Debian, Rocky, Fedora ou Amazon Linux, en x86_64 comme en ARM64.
À partir de là vous créez des sites en PHP, Node ou Python, avec nginx configuré tout seul et les certificats Let's Encrypt qui se renouvellent sans y penser. Les bases MySQL et PostgreSQL vont avec, navigateur SQL intégré et restauration à un instant T via les journaux binaires.
Ensuite, c'est surtout le catalogue Docker qui fait le gros du travail. Environ 150 modèles en un clic répartis sur 14 catégories, WordPress, Postgres, Grafana, n8n ou Immich, et le reverse proxy, le SSL et le réseau se câblent automatiquement derrière. Les conteneurs inactifs peuvent même se mettre en veille tout seuls pour libérer la machine.
Côté déploiement, vous poussez votre code et ça part en production, avec bascule atomique par lien symbolique et retour arrière en un clic quand le déploiement du vendredi tourne mal. Nixpacks reconnaît plus de 30 langages, donc pas de Dockerfile à écrire, et chaque branche peut avoir son environnement de préversion.
Il y a aussi un serveur mail complet, Postfix, Dovecot et DKIM, avec Roundcube en webmail et Rspamd contre le spam. La partie DNS pilote Cloudflare et PowerDNS, avec vérification de propagation, DNSSEC et les tunnels Cloudflare. Un module CDN gère BunnyCDN et Cloudflare, purge du cache comprise.
Pour la surveillance, des sondes HTTP, TCP et ping, une gestion d'incidents avec chronologie et post-mortem, une page de statut publique à laquelle vos utilisateurs peuvent s'abonner, et des alertes qui partent sur Slack, Discord ou PagerDuty. Un point de collecte Prometheus est dispo, avec un tableau Grafana prêt à importer.
La sécurité est activée par défaut avec pare-feu applicatif ModSecurity par site, Fail2Ban, durcissement SSH en un clic, connexion par passkey ou 2FA, et chaque image Docker déployée peut être scannée à la recherche de CVE avec grype, avec refus de déploiement au-dessus du seuil que vous fixez. Les sauvegardes passent par Restic, chiffrées et dédupliquées, vers S3, SFTP, B2 ou GCS, avec vérification de restauration.
Le reste ensuite, c'est que du confort. Terminal web avec enregistrement de session, gestionnaire de fichiers, palette de commandes en Ctrl+K, 6 thèmes, boîte à secrets chiffrée, passerelle à webhooks et une ligne de commande. La configuration complète s'exporte en YAML pour être rejouée ailleurs. Si vous gérez plusieurs machines, un seul panneau les pilote toutes, avec des comptes revendeur en marque blanche pour ceux que ça intéresse.
Deux choses à savoir avant de lancer l'installation quand même... En mars, une injection de commande dans le formulaire de création de site a permis à un visiteur de passer root sur la machine de l'auteur. C'est corrigé depuis, mais l'agent tourne en root par conception puisque c'est lui qui touche à Docker, à nginx et aux certificats.
L'autre point, c'est la licence. DockPanel est en Business Source License 1.1, ce qui n'est pas de l'open source même si la page d'accueil le présente comme ça. L'usage est libre et gratuit sur vos propres serveurs, mais la revente en service hébergé est interdite. Une bascule en MIT est quand même programmée pour mars 2030.
Voilà, je me suis dit que ça pourrait vous intéresser.
En 2022, on vous présentait Floccus pour synchroniser vos favoris entre navigateurs via Nextcloud. Depuis, plusieurs d’entre vous m’ont demandé une alternative plus légère (pour ceux qui n’ont pas Nextcloud). Floccus sait aussi se synchroniser directement via WebDAV, un protocole que votre NAS Synology sait parler nativement. Une solution 100% open source, autohébergé, qui ne consomme quasiment aucune ressource sur le NAS et qui synchronise vos favoris entre Firefox, Chrome, Edge… mais aussi sur Android et iOS.
Floccus et WebDAV
Nextcloud reste une excellente option si vous en avez déjà une instance qui tourne pour autre chose (fichiers, agenda, contacts…). Mais si vous voulez juste synchroniser vos favoris, installer et maintenir un Nextcloud entier est disproportionné. Le paquet WebDAV Serverdu Centre de paquets Synology fait très bien le travail en quelques clics, tourne en tâche de fond sans se faire remarquer. Il ne demande aucune base de données, ni configuration complexe.
Mais c’est quoi Floccus ?
Pour rappel, Floccus est une extension de navigateur open source qui :
Synchronise vos favoris en direct, en fusion ou en sens unique ;
Fonctionne sur Firefox, Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera (Safari non supporté) ;
Dispose d’une application Android et iOS ;
Se connecte à Nextcloud Bookmarks, Google Drive, Git, ou tout simplement WebDAV ;
Ne fait jamais transiter vos données par un serveur tiers, tout reste chez vous.
Étape 1 : activer WebDAV sur votre NAS Synology
Ouvrez le Centre de paquets et installez le paquet WebDAV Server
Ouvrez l’application, cochez Activer WebDAV (HTTP) avec le port par défaut est 5005. Vous pouvez activer HTTPS (port 5006) si vous avez déjà un certificat valide pour votre NAS.
Étape 2 : créer un utilisateur dédié
Par bonne pratique de sécurité, ne réutilisez pas votre compte administrateur pour Floccus.
Panneau de configuration > Utilisateur et groupe, créez un utilisateur dédié (ex. floccus) avec un mot de passe fort
Créez (ou réutilisez) un dossier partagé dédié, par exemple bookmarks
Dans les permissions de ce dossier, donnez à l’utilisateur floccus les droits Lecture/Écriture sur ce dernier et interdire tous les autres dossiers
Autorisé seulement l’application Webdav Server
Étape 3 : configurer le profil dans Floccus
Installez l’extension Floccus sur votre navigateur (Firefox, Chrome, Edge).
Cliquez sur Nouveau compte, choisissez WebDAV. Renseignez :
Adresse du serveur : http://IP-DE-VOTRE-NAS:5005/bookmarks/ (remplacez bookmarks par le nom exact de votre dossier partagé)
Utilisateur / mot de passe : ceux du compte dédié créé à l’étape précédente.
Choisissez votre stratégie de synchronisation (Fusion si vous voulez que les modifications de tous vos appareils remontent partout).
Erreur E019 (405 Method Not Allowed)
C’est l’erreur la plus fréquente sur ce type de configuration. Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas un bug de Floccus. En effet, le serveur WebDAV de Synology expose vos dossiers partagés à sa racine, donc l’URL doit pointer explicitement et exactement vers le dossier concerné.
Le chemin doit se terminer par un / et reprendre le nom exact du dossier partagé (sensible à la casse) : http://IP:5005/bookmarks/ et pas http://IP:5005/ tout court.
Et sur mobile ? Android et iOS
Floccus dispose d’une application dédiée :
Android : disponible sur le Google Play Store et sur F-Droid pour les allergiques aux stores propriétaires.
iOS : disponible sur l’App Store.
Petit rappel pour les navigateurs mobiles : l’app Floccus ne s’intègre pas directement dans Safari ou Chrome mobile (limitation des navigateurs mobiles eux-mêmes, pas de Floccus). Vos favoris sont consultables et gérables dans l’app, et s’ouvrent dans le navigateur de votre choix via le partage.
En synthèse
Pour ceux qui n’ont pas Nextcloud, cette version WebDAV est clairement l’option la plus simple et la plus légère : quelques minutes de configuration, zéro base de données, zéro maintenance… et vos favoris qui vous suivent partout (PC, mobile, peu importe le navigateur et sans jamais quitter votre NAS). Si vous avez déjà Nextcloud pour autre chose, l’article Nextcloud Bookmarks de 2022 reste valable. Sinon, WebDAV fait très largement le travail !
Et vous, vous synchronisez vos favoris comment aujourd’hui ?
Tutoriel Traefik Manager : installez cette interface web open source avec Docker Compose pour gérer votre reverse proxy Traefik (routes, certificats, config).
Votre Nextcloud sait tout de vous. L'admin du serveur (vous, ou pire, quelqu'un d'autre) peut ouvrir n'importe quel fichier stocké dessus, parce que le chiffrement de bout en bout reste une option planquée dans un plugin.
C'est pourquoi
Hoodik
, un projet de Tibor Hudik, prend le problème à l'envers. Parce que chez lui, le chiffrement, ce n'est pas une case à cocher, c'est l'architecture au complet.
Grâce à sa solution, vos fichiers sont chiffrés dans votre navigateur, avant même de partir sur le réseau, et à aucun moment le serveur ne voit vos fichiers en clair, ni ne reçoit les clés de chiffrement.
Votre clé privée ne quitte donc pas votre machine, et comme ça, même une intrusion sur le serveur ou un vol ne livrera jamais vos fichiers en clair.
L'interface web, sobre et sans fioritures
Et là où beaucoup d'outils chiffrés deviennent pénibles à l'usage, celui-ci garde les trucs du quotidien super pratiques. Y'a du partage entre comptes avec des rôles (lecture, édition, co-propriétaire), des notes Markdown chiffrées avec historique de versions, et même des aperçus photo et vidéo sans rien déchiffrer côté serveur, HEIC de l'iPhone compris.
La recherche fonctionne aussi alors que le serveur ne voit rien… En fait, votre navigateur découpe les noms de fichiers en petits morceaux, les hashe, et le serveur ne compare que ces empreintes, et jamais de texte en clair. Quant au partage public, la clé de déchiffrement voyage dans le fragment de l'URL, cette partie après le # que votre navigateur n'envoie jamais au serveur.
Au niveau de la crypto, le boulot se divise en deux, il y a d'un côté une paire RSA 2048 qui ne sert qu'à faire circuler les clés, et de l'autre, AEGIS-128L qui chiffre vos données, calculé en direct par le navigateur grâce à WebAssembly (du code quasi natif quoi...). Et avant que vous leviez un sourcil sur ce cipher au nom de Pokémon, AEGIS-128L est finaliste de CAESAR, un concours international de crypto, et est en cours de standardisation à l'IETF. Vous pouvez par exemple le retrouver implémenté dans
libsodium
. C'est du sérieux, donc.
L'autre bonne surprise, c'est le poids plume de l'app. Le serveur est écrit en Rust (Actix-web) avec un front en Vue 3 et il tourne autour de 20 Mo de RAM au repos, alors que votre Nextcloud réclame ses 200 à 500 Mo pour afficher 3 photos de vacances.
Hoodik est dispo sous la forme d'une image docker pour AMD64 et ARM donc vous pouvez l'installer sur n'importe quoi, un
Raspberry Pi
, un vieux NAS, un vieux PC, ce que vous voulez...
Pour vos téléphones, il y a également des applications Android et iOS dont le chiffrement tourne en Rust compilé dans l'appli elle-même (et pas une page web déguisée en application, on a assez donné...). Par contre elles passent en payant après 30 jours d'essai, sans tarif affiché publiquement sur le site... c'est le modèle économique du projet.
Autrement, c'est sous licence Creative Commons, le code est dispo sur
GitHub
, mais par contre notez bien que l'usage commercial est interdit sans l'accord de l'éditeur. Ajoutez à ça un projet encore jeune et aucun audit de sécurité indépendant publié, contrairement à
Cryptomator
qui est en GPLv3 et audité. Après ma comparaison s'arrête là par contre, parce que Cryptomator chiffre par-dessus un cloud existant alors que Hoodik c'est vous qui l'hébergez.
Quoi qu'il en soit, pour votre dossier de photos de famille, vos sauvegardes ou vos documents sensibles, le compromis se défend largement. Et si vous voulez explorer d'autres pistes, jetez un œil à
OpenCloud
pour du Nextcloud-like allégé, ou à
Picocrypt
pour chiffrer des fichiers à l'unité.
Allez, y'a plus qu'à ressusciter le vieux NAS qui prend la poussière et suivre
le guide d'installation
pour lancer votre docker compose up.
On reçoit tous des mails un peu bizarres avec des liens qu'on n'ose pas ouvrir, et pourtant on est curieux, on est tenté parfois... C'est difficile de résister mais heureusement l'équipe de
Linuxserver.io
a pondu un truc super pour ça.
Il s'agit tout simplement d'une instance de Firefox qui tourne dans un conteneur Docker et qui est totalement pilotable depuis votre navigateur habituel.
Comme ça, quand vous recevez un lien louche que vous voulez ouvrir, vous le mettez là-dedans, dans une session jetable qui est totalement coupée de votre vraie machine. Et comme ça, si ça part en couille, vous butez le conteneur et on n'en parle plus.
Voilà, ça se présente juste comme une page HTTPS avec un navigateur dedans. Et comme c'est LinuxServer qui maintient l'image, vous êtes tranquilles parce que c'est du sérieux.
L'avantage d'avoir ce truc, c'est qu'un Firefox en conteneur ne voit ni votre répertoire personnel, ni vos cookies, ni vos sessions Google, ni vos extensions, absolument rien, il est totalement isolé. Donc si un site tente un drive-by download ou un exploit navigateur, eh bien en principe les dégâts resteront coincés dans le conteneur. Et le simple fait de le redémarrer remettra tout à 0.
Attention quand même, un conteneur, ce n'est pas une machine virtuelle. Une vulnérabilité au niveau du noyau pourrait en théorie s'en échapper. Mais c'est pas le genre d'attaque qui se fait avec juste un clic douteux sur une page web.
Les chercheurs en sécu s'en servent pour ouvrir des pièces jointes chelou, les marketeux pour
jongler avec 12 comptes ad sans cookie cross-tracking
, et les paranos dans mon genre pour cliquer sur les liens des mecs bizarres de Discord sans rien flinguer chez eux..
Après y'a des petits inconvénients. Je pense aux perfs graphiques qui prennent une claque par rapport à un Firefox natif ou encore l'audio qui transite par le pipeline du navigateur, du coup ça crachote parfois sur les vidéos lourdes. Le copier-coller marche, mais en passant par la section presse-papiers de la barre latérale
Selkies
, pas en direct. Et la persistance ne tient que si vous mappez le volume /config comme il faut, sinon vos onglets et vos bookmarks gicleront dès que le conteneur sera recréé (à la première mise à jour d'image, typiquement).
Côté vie privée c'est plutôt une qualité mais pour un usage quotidien, ça peut devenir relou.
Installation en une commande
L'image officielle, c'est lscr.io/linuxserver/firefox:latest. Elle tourne sur Selkies depuis juin 2025 (avant c'était KasmVNC) et démarre en Wayland par défaut depuis mars 2026. Maintenant, si un site part en vrille à cause de ça, vous ajoutez le paramètre PIXELFLUX_WAYLAND=false à la commande Docker et vous serez de retour en X11.
Le --shm-size=1gb, c'est la
mémoire partagée de Docker
et vous n'y couperez pas, désolé. Si vous le zappez, YouTube comme les sites un peu lourds vous planteront le navigateur. Le port 3001, c'est l'accès HTTPS, avec un certificat auto-signé qui fera râler votre Firefox principal (c'est normal, faut l'accepter). Y'a aussi un port 3000, mais lui c'est du HTTP en clair, à réserver derrière un reverse proxy genre SWAG et rien d'autre.
Ensuite, direction https://localhost:3001/ et un joli Firefox vous attend. Notez que par défaut, il n'y a AUCUNE authentification. Personne ne vous demande rien, alors si vous voulez l'exposer sur votre réseau, définissez bien un CUSTOM_USER et PASSWORD pour activer le basic auth avant qu'un petit malin de votre réseau ne tombe dessus.
La version docker-compose, plus propre
Envie d'un setup versionnable, que vous pouvez reproduire ailleurs sans réfléchir ? Le compose fait ça mieux :
Ensuite, un docker compose up -d et roulez jeunesse. Le volume ./firefox-config conserve votre profil entre deux redémarrages avec bookmarks, extensions installées depuis le store Mozilla, tout reste en place.
Et si vous avez envie de repartir de zéro, on met le dossier à la poubelle, on relance, et voilà. Et pour glisser des outils tiers dans le conteneur (filezilla, un éditeur, ce genre de bidule), [proot-apps install](https://github.com/linuxserver/proot-apps) les posera dans $HOME, où ils survivront aux mises à jour de l'image.
Le hardening qu'il faut absolument activer
Maintenant, le piège que la doc évoque du bout des lèvres et qui mérite d'être écrit en gros c'est que l'interface web embarque un
terminal avec sudo passwordless
. Traduction : quiconque accède à votre Firefox conteneurisé devient root dans le conteneur en deux clics. Exposez ça sur votre réseau, ou pire sur Internet, sans durcir le machin, et vous ouvrez un boulevard.
La parade tient en une variable : **HARDEN_DESKTOP=true**, qui pose les principaux verrous d'un coup. Ça coupe sudo, ça vire les terminaux, et ça bloque xdg-open et exo-open, qui pourraient lancer des trucs hors conteneur. Vous pouvez empiler ça avec HARDEN_OPENBOX=true par-dessus, histoire de neutraliser les raccourcis clavier dangereux genre Alt+F4, de désactiver le clic droit et de masquer le bouton de fermeture. Firefox reste parfaitement utilisable, mais impossible de s'évader pour faire mumuse avec le système derrière.
Et pour une exposition sur Internet, le basic auth CUSTOM_USER/PASSWORD ne suffira pas car c'est trop léger. Moi ce que je vous recommande, c'est de coller le tout derrière un
reverse proxy SWAG
avec une vraie couche OAuth2 ou Authelia. Le basic auth, gardez-le pour le LAN entre potes ou collègues de confiance, mais pas au-delà.
SealSkin, le bonus qui change tout
SealSkin
, c'est la cerise sur le conteneur ^^. C'est une extension navigateur, dispo pour Chrome et Firefox, qui monte la garde sur votre navigateur principal et détourne ce qui sent mauvais vers le conteneur isolé. Un lien repéré comme suspect ? Hop, il s'ouvre direct dans le Firefox conteneurisé. Pareil pour les téléchargements, qui atterrissent dans le conteneur au lieu de finir sur votre machine.
Du coup,
l'isolation devient un réflexe permanent
au lieu d'un machin que vous activez à la main quand vous y pensez (c'est-à-dire jamais). Seule contrainte par contre, faudra héberger le serveur SealSkin vous-même, et installer l'extension dans votre vrai Firefox. Mais vous verrez, après quelques jours à ce régime, vous aurez du mal à faire autrement.
Et sur tablette ou mobile ?
J'imagine que vous comptiez sur l'ancien tag kasm pour le tactile ? Eh bien c'est raté, puisque LinuxServer l'a déprécié début juillet. En échange, la barre latérale Selkies embarque désormais un trackpad virtuel et un clavier à l'écran, donc de quoi rendre l'interface utilisable depuis un iPad ou un smartphone sans bidouille en plus. On reste loin, c'est vrai, du confort d'un vrai desktop, et taper Ctrl+Tab au doigt c'est toujours la misère, mais pour dépanner ça fait le job.
Et voilà, votre Firefox jetable vit désormais dans son petit conteneur, bien au chaud. Comme ça, le prochain lien douteux, vous l'ouvrirez sans trembler... pour tester des sites au calme, difficile de trouver mieux, je pense.
A New DIY NAS Software Challenger! But Does FygoOS Deserve Your Data? Fygo OS is a relatively new NAS operating system aimed at users who want to build their own storage server without relying on a traditional turnkey NAS brand or a more technical platform such as TrueNAS, Unraid or OpenMediaVault. It runs on x86 […]
Excalidraw est un outil de tableau blanc collaboratif virtuel qui permet de créer facilement des schémas à l’aspect d’un dessin à la main. La solution est open source et monte en puissance. Souvent comparée à des géants comme Miro ou FigJam, Excalidraw possède plusieurs atouts : open source, gratuit, autohébergeable et simplicité d’utilisation. Grâce à son style visuel unique, Excalidraw s’est rapidement imposé comme un outil incontournable pour le brainstorming, les schémas techniques ou les wireframes low-fidelity.
Excalidraw
Excalidraw est un tableau blanc collaboratif virtuel permettant de créer des diagrammes avec un rendu “dessiné à la main”. Contrairement aux outils classiques très corporate, Excalidraw mise volontairement sur un aspect croquis qui rend les idées plus accessibles et moins figées.
Le projet est entièrement open source et son code est disponible sur GitHub. Avec plus de 126 000 étoiles, il fait partie des projets open source les plus populaires dans la catégorie « Productivité et Collaboration ».
Pourquoi Excalidraw plaît autant ?
Le succès d’Excalidraw repose sur une philosophie simple : réduire au maximum la friction entre l’idée et sa représentation visuelle. L’interface est minimaliste, sans surcharge de fonctionnalités. En quelques secondes, il est possible de dessiner des schémas d’architecture, diagrammes techniques, cartes mentales, organigrammes, etc.
Le rendu « dessiné à la main » apporte un côté plus humain et spontané, qui tranche avec la rigidité des outils plus traditionnels.
Principales fonctionnalités
Même si Excalidraw paraît volontairement simple, il propose de nombreuses fonctionnalités très utiles :
Canvas infini ;
Collaboration en temps réel ;
Chiffrement de bout en bout ;
Sauvegarde locale automatique ;
Export PNG, SVG et JSON ;
Fonctionnement hors ligne (PWA) ;
Dark mode ;
Bibliothèques de formes ;
Support des images ;
Annuler / Rétablir ;
Partage via lien…
Il est bien entendu possible d’importer également plusieurs formats différents dans l’outil.
Excellent outil pour les développeurs
Excalidraw est très apprécié des développeurs et des équipes Tech. Pourquoi ? Parce qu’il permet de créer rapidement des schémas d’architecture lisibles sans passer par des outils lourds comme Visio ou Lucidchart. A noter qu’il y a également un package React permettant d’intégrer Excalidraw dans vos propres applications.
Gratuit, open source et auto-hébergeable
C’est certainement l’un des plus gros atouts d’Excalidraw. La version de base est entièrement gratuite et ne nécessite aucune création de compte. Les dessins sont sauvegardés directement dans le navigateur.
Pour les utilisateurs avancés, il est possible de :
Auto-héberger sa propre instance Excalidraw ;
Intégrer l’éditeur dans une application ;
Déployer une instance via Docker, y compris sur un NAS.
Quelques limites
Même si l’outil est excellent, il possède aussi quelques limites :
Moins adapté aux diagrammes ultra-précis ;
Gestion multi-pages limitée ;
Certaines fonctionnalités avancées réservées à Excalidraw+.
Pour des besoins très avancés en gestion de projets collaboratifs, Miro ou FigJam restent souvent plus complets. Mais pour du brainstorming rapide, de la documentation technique ou des maquettes, Excalidraw offre probablement l’un des meilleurs rapports simplicité/efficacité du marché.
En synthèse
Excalidraw réussit quelque chose de rare : rendre le dessin technique simple, rapide et agréable. Son approche open source, son style « croquis à la main », sa gratuité et ses possibilités d’auto-hébergement en font une alternative intéressante face aux solutions SaaS traditionnelles.
Découvrez Apple Container, l'outil open source pour exécuter des conteneurs Linux sur macOS : installation, commandes, équivalent Compose et clients GUI.
Microsoft vient de lâcher un truc qui va faire plaisir à tous ceux qui bidouillent fort des conteneurs Linux depuis leur machine Windows. Ça s'appelle WSL Containers (WSLC pour les intimes, et pas WSL 3) et l'objectif c'est de faire tourner des conteneurs Linux nativement sous Windows sans avoir à passer par des outils tiers du genre Docker.
Pour en profiter, tapez la commande suivante :
wsl --update --pre-release
Cela mettra à jour votre WSL en version 2.9.3 ou supérieure et vous obtiendrez alors une toute nouvelle commande : wslc.
WSLC est un alias qui lance en réalité container.exe et qui permet de gérer tout le cycle de vie d'un conteneur Linux avec des commandes très classiques : run, stop, build, tag, push, pull, prune. Voici un vrai exemple tiré de la doc de Microsoft :
Ce qu'on lance là c'est bien une image en provenance de
LinuxServer
dont je vous ai déjà parlé, et comme vous pouvez le voir, vous ne serez pas dépaysé si vous connaissez déjà un peu Docker.
Et la cerise sur le gâteau, c'est le support GPU. Vous collez --gpus all sur un conteneur PyTorch et CUDA répond présent, sans config tordue. C'est énorme pour ceux qui font du dev IA localement sous Windows. Vous allez enfin pouvoir entrainer ou inférer dans un conteneur propre sans avoir à vous taper avec les drivers.
Microsoft pousse aussi des SDK (packages NuGet pour C, C++ et C#) histoire de piloter tout ça depuis vos applis si ça vous amuse.
Maintenant, vous vous interrogez sûrement sur les perfs de WSLC et c'est bien normal. De ce que j'ai lu, comme WSLC passe par VirtioFS pour son système de fichiers par défaut, les accès seraient 2 fois plus rapide. J'emploie le conditionnel car personne n'a encore réalisé de benchmark indé mais si ça se vérifie, ça va être énorme tant le partage de fichiers entre Windows et un conteneur Linux c'était la misère. Là vos builds vont respiiiiirer !!!
Et pour calmer les inquiets : Docker Desktop, Podman et Rancher Desktop ne disparaissent pas, rassurez-vous. Microsoft précise même que ces outils profiteront de changements de bas niveau apportés par WSLC. C'est donc une fondation, et absolument pas une déclaration de guerre.
C'est pour le moment dispo en public preview, donc attendez-vous à quelques bugs, et la mise à dispo pour tous, ce sera normalement pour cet automne. En tout cas, je suis content de voir cette évolution. Ça arrive pile au moment où
Apple fait pareil de son côté
, ce qui en dit long sur où va le vent. Donc, si vous aviez décroché de WSL, c'est peut-être le moment de
remettre le nez dedans
.
À tester sur une machine de dev, pas en prod, hein ! Et vous me direz si le VirtioFS tient ses promesses.
Découvrez Maintenant, un outil de supervision open source tout-en-un pour surveiller les conteneurs, les services Web, les certificats et les tâches cron.
Dans l’univers de la signature électronique, un acteur s’est largement imposé : DocuSign. Mais ce dernier coûte très cher… Entre abonnements mensuels, limitations d’enveloppes et frais annexes (SMS, vérification d’identité, support), la facture peut grimper très vite. Face à ce modèle, DocuSeal propose une approche radicalement différente : open source, gratuit et auto-hébergeable.
DocuSeal : le DocuSign 100% gratuit
Lancée en 2023, DocuSeal est née d’un besoin simple : signer des documents sans abonnement. En quelques semaines, le projet devient une solution complète et aujourd’hui largement adoptée sur GitHub.
Fonctionnellement, DocuSeal couvre l’essentiel (et même plus) :
Transformation de PDF en formulaires interactifs ;
Éditeur drag-and-drop avec 13 types de champs ;
Gestion multi-signataires avec ordre personnalisé ;
Notifications et rappels automatisés ;
Signature mobile fluide ;
Audit complet et vérification des signatures ;
Modèles et envois en masse ;
API complète pour intégration SI…
On est loin d’un simple clone, DocuSeal vise clairement les usages professionnels.
Docker pour faciliter l’auto-hébergement
L’un des points forts de DocuSeal, c’est son déploiement. Une simple commande Docker suffit pour lancer une instance complète. Pas de dépendance complexe, pas de SaaS opaque.
Dans un contexte où la souveraineté des données devient critique, c’est là aussi un sacré avantage.
Zéro coût, zéro limite
Là où DocuSign facture chaque fonctionnalité, DocuSeal adopte un modèle sans friction :
Documents illimités ;
Signataires illimités ;
Stockage illimité ;
Aucun coût caché.
Une petite société peut économiser plusieurs milliers d’euros par an… quelque soit la taille de l’équipe. Tout au plus, il faudra passer par un VPS pour quelques euros par mois. A noter que Docuseal propose sur ses serveurs avec une offre gratuite et une payante. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser d’un projet open source récent, DocuSeal affiche déjà un niveau de maturité sérieux avec des certifications ISO 27001, SOC 2, HIPAA, ainsi que la conformité au RGPD.
Docker
La façon la plus simple pour profiter de DocuSeal, c’est très certainement l’utilisation avec Docker… par exemple sur un NAS. L’éditeur fournit un docker-compose.yml complet et facile à adapter.
L’application fonctionne avec la base de données PostgreSQL et Caddy pour le reverse proxy.
En synthèse
DocuSeal n’est pas juste une alternative économique. C’est une remise en question du modèle SaaS appliqué à la signature électronique. Pour les équipes techniques, les startups ou les entreprises sensibles à la confidentialité, c’est une option crédible, robuste et alignée avec les pratiques modernes d’auto-hébergement (lien vers GitHub).
UGREEN NAS and OpenClaw – How to Install it, Setup Your AI and Understanding The Risks! OpenClaw has now moved from a manual self-hosted setup into the UGREEN UGOS Pro App Center, making it possible to install the assistant gateway directly on supported UGREEN NASync systems rather than building it manually through a VM, terminal […]
Aujourd’hui, je vous propose un guide complet pour installer Karakeep sur votre NAS Synology. Karakeep est un gestionnaire de signets open source qui va bien plus loin que vos favoris de navigateur : il sauvegarde le contenu complet des pages web, prend des captures d’écran, extrait le texte intégral et l’indexe dans un moteur de recherche interne. En clair, même si une page disparaît ou change du tout au tout, vous pouvez toujours retrouver l’information. Entrons directement dans le vif du sujet…
Synology et Karakeep
Karakeep (anciennement Hoarder) est un projet open source qui a rapidement gagné en popularité depuis son lancement en 2024. L’interface est moderne, il dispose d’une extension navigateur pour Chrome et Firefox, d’une application mobile iOS et Android, et d’une recherche full-text sur tout le contenu archivé.
Voici ce qu’il sait faire :
Sauvegarde de liens, notes et images ;
Archivage complet des pages via Monolith (page sauvegardée dans un fichier HTML autonome) ;
Archivage automatique des vidéos via yt-dlp (YouTube, Vimeo, etc.) ;
OCR sur les images pour en extraire le texte ;
Surligner et annoter des passages de vos pages archivées ;
Tag automatique par IA (local via Ollama ou une API externe) ;
Ingestion RSS automatiquement ;
Moteur de règles pour automatiser la gestion de vos signets ;
Importation depuis Chrome, Pocket, Linkwarden, Omnivore, Tab Session Manager ;
Synchronisation avec les favoris navigateur via Floccus ;
SSO, mode sombre…
L’installation repose sur 3 conteneurs qui travaillent ensemble :
karakeep : l’application principale (interface web + API)
chrome : un navigateur headless qui capture les pages
meilisearch : le moteur de recherche qui indexe tout le texte
Installer sur un NAS Synology
Pour cette installation, j’ai simplement suivi le tuto officiel et opéré à quelques adaptations simple.
Préparation des dossiers
Ouvrez File Station
Allez dans le dossier docker
Créez un sous-dossier nommé Karakeep
Dans ce dernier, créez 2 sous-dossiers : data et meilisearch
Création du conteneur Docker
Ouvrez Container Manager
Allez dans Projet → Créer
Renseignez les informations suivantes :
Nom du projet : karakeep
Chemin : docker/Karakeep
Source : Créer un fichier docker-compose.yml
Collez ensuite le contenu suivant :
services:
web:
image: ghcr.io/karakeep-app/karakeep:release
restart: unless-stopped
volumes:
- ./data:/data
ports:
- 3008:3000
environment:
NEXTAUTH_SECRET: dCACHEMP9qL4nR8wZ1yA5bC3eF6hJ0tU # A modifier
MEILI_MASTER_KEY: sYnOlogy5aS8dF3gH7jK1lZ4xC6vB0nM # A modifier
NEXTAUTH_URL: http://192.168.1.100:3008
MEILI_ADDR: http://meilisearch:7700
BROWSER_WEB_URL: http://chrome:9222
DATA_DIR: /data
CRAWLER_STORE_PDF: "true" # A retirer si vous ne souhaitez pas de PDF
depends_on:
- chrome
- meilisearch
chrome:
image: gcr.io/zenika-hub/alpine-chrome:124
restart: unless-stopped
command:
- --no-sandbox
- --disable-gpu
- --disable-dev-shm-usage
- --remote-debugging-address=0.0.0.0
- --remote-debugging-port=9222
- --hide-scrollbars
meilisearch:
image: getmeili/meilisearch:v1.37.0
restart: unless-stopped
volumes:
- ./meilisearch:/meili_data
environment:
MEILI_MASTER_KEY: sYnOlogy5aS8dF3gH7jK1lZ4xC6vB0nM # A modifier
MEILI_NO_ANALYTICS: "true"
Avant de cliquer sur Suivant, prenez quelques instant pour personnaliser :
NEXTAUTH_URL : http://192.168.1.100:3008 (adresse IP de votre NAS)
NEXTAUTH_SECRET (en rouge) : chaîne de caractères aléatoires pour sécuriser votre installation
MEILI_MASTER_KEY (en bleu) : chaîne de caractères aléatoires identique dans les services web et meilisearch
Une fois les valeurs ajustées, cliquez sur Suivant puis sur Effectué. Container Station va télécharger les 3 images (cela peut prendre quelques minutes selon votre connexion) puis démarrer les conteneurs…
Première connexion
Ouvrez un onglet dans votre navigateur et rendez-vous sur : http://AdresseIPduNAS:3008
Cliquez sur le Sign up pour créer votre premier compte. Renseignez une adresse e-mail et un mot de passe, puis connectez-vous. Vous pourrez changer pour avoir une interface en français
Bloquer les inscriptions
Une fois votre compte créé, il est vivement conseillé de désactiver la création de nouveaux comptes. Pour cela, ajoutez simplement la ligne suivante dans la section environment du service web : DISABLE_SIGNUPS: "true"
Redémarrez le projet depuis Container Station pour appliquer le changement.
Installer l’extension navigateur
Pour sauvegarder une page en un clic depuis Chrome ou Firefox, installez l’extension officielle Karakeep :
Lors de la première utilisation, l’extension vous demande l’adresse de votre instance (http://AdresseIPduNAS:3008) ainsi que vos identifiants. Après ça, il suffit de cliquer sur l’icône dans la barre pour archiver n’importe quelle page.
En synthèse
Karakeep est une solution intéressante et activement développée pour ne plus jamais perdre une information glanée sur le Web. L’installation sur un NAS Synology ne prend que quelques minutes avec Container Station… Le résultat est une application fluide, interrogeable avec son moteur de recherche, accessible depuis n’importe quel navigateur ou téléphone. Si vous avez un NAS QNAP, Asustor, TerraMaster ou Ugreen, sachez que la configuration présentée ci-dessus fonctionnera également sans modification