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IA en local : outils, modèles et ressources pour votre homelab

Par : Fx
15 juin 2026 à 07:00
LM Studio IA homlab - IA en local : outils, modèles et ressources pour votre homelab

Si comme moi vous vous intéressez à l’IA, vous avez probablement déjà testé des outils comme LM Studio, Ollama, llama.cpp, Stable Diffusion, etc. Quand on débute, c’est une jungle… et pour choisir le bon modèles, c’est encore pire ! On se retrouve vite submergé et la déception arrive rapidement. Les réponses tardent à s’afficher, arrivent incomplètes ou le modèle mouline pendant 15 minutes (sous un bruit de ventilateurs digne d’un décollage d’avion) pour finalement ne rien produire. Heureusement, quelques ressources permettent d’y voir plus clair…

LM Studio IA homlab - IA en local : outils, modèles et ressources pour votre homelab

Quels outils pour bien démarrer ?

L’IA en local, c’est avant tout une question de maîtrise (données, confidentialité voire de souveraineté), sans cloud, sans logs, sans conditions d’utilisation à rallonge. Pour un homelab, je vous recommande de commencer avec 2 outils éprouvés et gratuit : LM Studio et Ollama. Le choix des modèles reste une question à part entière. Certains sont plus performants sur des tâches de raisonnement, d’autres en codage, en rédaction, en santé, etc. Mais pour l’outillage de base, ces deux solutions couvrent l’essentiel.

LM Studio

LM Studio fonctionne sur ordinateur et capable d’exploiter à la fois la carte graphique et processeur. Il propose un large catalogue de modèle (Gemma, Qwen, GPT-OSS, Ministral…), mais il est possible d’en ajouter d’autres manuellement.

Il existe une application sur mobile qui se connecte sur votre ordinateur. Vous saisissez votre prompt depuis le téléphone, l’inférence s’exécute sur votre ordinateur et le résultat s’affiche directement sur l’écran de votre mobile.

Ollama

Nous avons déjà abordé Ollama dans le cadre de nos guides avec Open WebUI, qui en fait une solution très complète et bien adaptée à une infrastructure pour du homelab. Si vous ne l’avez pas encore mis en place, je vous renvoie vers notre article dédié.

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Quels modèles choisir ?

C’est la question que je me suis posée le plus souvent. La réponse varie selon la machine utilisée : un NAS, un mini PC, un iMac ou une tour… Cela ne donnent pas les mêmes résultats avec les mêmes modèles. J’expérimente régulièrement de nouveaux modèles et dans la majorité de mes configurations, ce sont Gemma (Google) et Qwen (Alibaba) qui offrent le meilleur rapport performances/qualité.

Ce sont de grandes familles de modèles open source, chacune déclinée en plusieurs versions selon la taille et les capacités. Mais pour savoir ce qui tournera réellement sur votre machine, 2 sites sont devenus pour moi incontournables.

Can I Run AI locally ?

CanIRun.ai est une référence dans le domaine. Le principe, vous renseignez le processeur, la carte graphique et la quantité de mémoire de votre machine… et le site vous indique immédiatement quels modèles sont compatibles avec votre configuration : avec ou sans raisonnement, ainsi que le nombre de tokens par seconde estimé pour chacun.

Ce dernier point est important car plus ce chiffre est élevé, plus le modèle répondra vite sur votre matériel. C’est l’indicateur clé pour évaluer la fluidité d’utilisation avant même d’installer quoi que ce soit.

Le site propose également de nombreux filtres supplémentaires : type de tâche (codage, rédaction, raisonnement…), type de licence (open source, commerciale…), éditeur, score… C’est une vraie mine d’or pour comprendre pourquoi un modèle présenté comme compatible sur un forum ne fonctionne pas de la même façon sur votre machine, même si les configurations semblent similaires sur le papier. L’interface est claire et la prise en main quasi immédiate.

LLM Leaderboard

Là où CanIRun.ai se concentre sur le matériel, LLM Leaderboard se focalise sur la qualité des modèles eux-mêmes. L’approche est différente et complémentaire. Quel modèle choisir selon votre cas d’usage ? Écriture, raisonnement, codage, santé, finance, mathématiques, droit… les catégories sont nombreuses et les benchmarks précis.

Au moment de la rédaction de cet article, le site référence et classe plus de 315 modèles. On y retrouve des modèles connus, mais aussi des modèles plus controversés (comme Mythos). LLM Leaderboard est très utile pour affiner un choix une fois que vous savez ce qui est techniquement acceptable sur votre machine. Je vous recommande de sélectionner « small (<32B) » pour avoir uniquement les modèles capable de fonctionner sur un ordinateur grand public.

filtre LLM Leaderboard - IA en local : outils, modèles et ressources pour votre homelab

Utilisés ensemble, ces 2 outils forment un super combo. Le premier vous dit ce que vous pouvez faire tourner, l’autre vous dit ce que vaut chaque modèle. C’est le point de départ logique avant d’installer quoi que ce soit…

En synthèse

Entre la jungle des outils et celle des modèles, se lancer dans l’IA en local peut vite décourager. Mais avec LM Studio ou Ollama pour l’inférence, CanIRun.ai pour calibrer ses attentes selon son hardware et LLM Leaderboard pour choisir le bon modèle selon son usage, le tableau devient nettement plus lisible. Contrairement aux solutions Cloud, tout ces outils sont gratuits, hors ligne et vos données restent chez vous.

Et vous, est-ce que vous vous intéressé à l’IA en local ? N’hésitez pas à laisser un commentaire…

Synology BC510 & TC510 : 2 nouvelles caméras IP sans licence intégrée

Par : Fx
11 mai 2026 à 07:00
Synology TC510 et BC510

Synology élargit son offre avec 2 nouvelles caméras IP : BC510 et TC510. Selon le fabricant, ces dernières sont conçues pour répondre aux besoins des entreprises et organisations à la recherche d’une solution flexible, intelligente et compatible avec différents environnements réseau. Mais une information, discrètement glissée dans leur fiche produit, mérite qu’on s’y arrête…

Synology TC510 et BC510

Synology BC510 & TC510

Ces nouvelles caméras viennent remplacer les BC500 et TC500 lancées en 2023. L’objectif ici est de proposer des produits combinant analyses IA, stockage et gestion dans le Cloud au sein d’une même architecture. Les BC510 et TC510 sont pensées pour fonctionner aussi bien avec l’environnement natif Synology qu’avec des systèmes tiers via le protocole standard ONVIF.

Sur le plan technique, les 2 modèles partagent les mêmes caractéristiques : capteur offrant une résolution de 2880 x 1620 px à 30 images par seconde, angle de vision horizontal de 110° et vision nocturne portant jusqu’à 30 mètres. Elles sont certifiées IP66 et IP67, garantissant une résistance élevée à la poussière, à la pluie et aux conditions extérieures difficiles. Des spécifications globalement similaires à celles des modèles précédents.

L’un des principaux arguments reste l’intégration de fonctions IA directement en périphérie, au niveau de la caméra elle-même. Cette approche permet de traiter les analyses localement plutôt que sur le serveur, avec pour objectif une meilleure réactivité et une réduction de la charge côté NAS.

Synology BC510 & TC510

Parmi les fonctionnalités annoncées : comptage de personnes et de véhicules, reconnaissance des plaques d’immatriculation, détection d’intrusion ainsi qu’Instant Search (système pour accélérer la recherche dans les archives vidéo). Ces outils s’adressent aux entreprises, commerces, sites industriels ou collectivités souhaitant automatiser une partie de leur surveillance sans multiplier les ressources matérielles.

Enfin, Synology anticipe déjà l’avenir en annonçant la compatibilité de ces modèles avec sa future plateforme de surveillance cloud VSaaS. Une façon de positionner les BC510 et TC510 comme des solutions évolutives, capables d’accompagner les besoins des organisations sur le long terme.

Le retour des licences

Contrairement aux précédentes générations de caméras du fabricant, les nouvelles Synology BC510 et TC510 nécessitent une licence Surveillance Station. Oui, vous avez bien lu… Jusqu’à présent, les caméras Synology intégraient directement leur licence, permettant une utilisation sans coût supplémentaire dans son écosystème de vidéosurveillance. C’était d’ailleurs un avantage concurrentiel clairement différenciateur.

Capture licences - Synology BC510 & TC510 : 2 nouvelles caméras IP sans licence intégrée
Cliquez pour agrandir

Pour rappel, chaque NAS Synology inclut par défaut 2 licences caméra pour Surveillance Station. Au-delà, l’ajout de nouvelles caméras impose l’achat de licences supplémentaires. Concrètement, une installation comprenant 4 caméras nécessite l’achat de 2 licences additionnelles, les 2 premières étant fournies avec le NAS.

Jusqu’ici, les caméras Synology échappaient à cette règle grâce à une licence embarquée directement dans le matériel. Avec les BC510 et TC510 (et également la BC800Z), ce fonctionnement semble définitivement abandonné. Ces nouveaux modèles nécessitent désormais une licence dédiée pour être exploitée dans Surveillance Station, au même titre que des caméras tierces Axis, Reolink, Sony, Foscam, etc.

Pas de licence nécessaire pour TC500 BC500
anciennes générations

Pour l’heure, Synology n’a pas détaillé les raisons de ce changement. Difficile toutefois de ne pas y voir une évolution stratégique et commerciale autour de son activité de vidéosurveillance. Nous avons contacté le fabricant afin d’obtenir des éclaircissements. Cet article sera mis à jour dès que nous aurons de plus amples informations.

Prix et disponibilité

Les 2 caméras sont déjà disponibles à la commande. Il faudra débourser 299,95€ pour chacune des caméras (oui, elles sont au même prix). Un prix identique au lancement de la génération précédente.

OVHcloud suspend les nouveaux enregistrements en .ovh

Par : Fx
20 avril 2026 à 07:00
domaine ovh 2026 - OVHcloud suspend les nouveaux enregistrements en .ovh

Discrètement, OVHcloud a modifié les règles autour de son extension maison. Lors de la recherche d’un nom de domaine en .ovh, un message apparaît désormais : « L’extension .ovh n’est temporairement plus disponible à l’enregistrement, mais le renouvellement reste possible. En attendant, nous vous invitons à essayer une autre extension (.com, .fr, .net…) ». Cela soulève plusieurs questions…

domaine ovh 2026 - OVHcloud suspend les nouveaux enregistrements en .ovh

Extension .ovh, une option populaire

Lancée comme une alternative économique, l’extension .ovh s’était rapidement imposée : auto-hébergement, développeurs, possesseur de NAS… Son principal argument, un tarif ultra-agressif : 1,99 € HT par an. Dans un contexte où les extensions classiques voient leurs prix augmenter, le .ovh représentait une solution idéale pour multiplier les projets sans exploser son budget. Beaucoup d’entre vous l’utilisaient…

Pourquoi cette suspension ?

OVHcloud n’a pas communiqué officiellement sur les raisons. Plusieurs hypothèses circulent :

  • Rentabilité insuffisante : à ce tarif, la marge est inexistante ;
  • Abus et spam : les extensions peu chères attirent souvent des usages malveillants (phishing, détournement de domaine) ;
  • Repositionnement stratégique : rationaliser l’offre et recentrer les activités.

Quelle que soit la raison, le caractère “temporaire” reste flou. Rien n’indique à ce jour un retour à court terme…

Quel impact pour les utilisateurs ?

Pour les détenteurs existants (ceux qui ont déjà un domaine .ovh), pas de panique : les domaines restent actifs et renouvelables. En revanche, il est désormais impossible d’enregistrer de nouveaux noms en .ovh. Pour tout nouveau projet, il faudra se tourner vers d’autres extensions.

Quelles alternatives ?

Les utilisateurs orientés homelab et auto-hébergement peuvent prendre :

  • .fr / .be / .eu : fiable, avec un référencement local ;
  • .com : universel mais plus onéreux…

Attention au prix d’appel : certaines extensions affichent des tarifs très attractifs la première année, mais le renouvellement peut réserver de mauvaises surprises. L’extension .site par exemple est proposée à 0,99€ la première année, puis passe à 32,99 € les années suivantes.

Un signal pour le marché

Malheureusement, cette décision met en lumière une tendance de fond : le modèle des domaines low-cost atteint ses limites. Entre hausse des coûts opérationnels, lutte contre les abus et exigences de qualité… les registrars ajustent leur stratégie.

Pour les utilisateurs, le message est clair : mieux vaut privilégier la stabilité et la pérennité d’une extension plutôt que de se fier au seul critère du prix.

Synology lance son premier assistant

Par : Fx
1 avril 2026 à 07:00
synology robot humanoide - Synology lance son premier assistant

Cela faisait longtemps que Synology n’avait pas lancé un nouveau produit… et là pour le moins que l’on puisse dire, c’est que cela risque d’en surprendre plus d’un. En effet, si Synology est connu pour ses NAS, ses routeurs, ses caméras IP… mais le fabricant vient de passer à la vitesse supérieure. Ce n’est pas une simple évolution logicielle ou un nouveau boîtier plus compact. Non, Synology vient tout simplement d’annoncer : son premier robot humanoïde. Baptisé Synology Assistant One (SA-1), ce robot intelligent ambitionne de s’imposer comme un véritable compagnon du quotidien, à mi-chemin entre assistant numérique et majordome domestique.

synology humanoide
Image générée par IA

Synology Assistant One : savoir-faire industriel

Si cette annonce peut paraître surprenante, elle ne sort pourtant pas de nulle part. En coulisses, Synology utilise depuis plusieurs années des robots avancés sur ses chaînes de production. Ces machines, capables d’assembler avec précision les composants des NAS et autres équipements réseau, ont progressivement gagné en autonomie et en intelligence. Face à ces progrès, la marque a décidé de franchir une étape logique : adapter cette technologie au grand public.

Le SA-1 reprend ainsi une grande partie des capacités observées sur ces robots industriels, avec une ergonomie pensée pour la maison. Résultat : un robot humanoïde capable de se déplacer de manière fluide, de manipuler des objets avec précision et d’interagir naturellement avec son utilisateur.

Un assistant domestique ultra-polyvalent

Synology promet un robot capable de simplifier la vie quotidienne sur de nombreux aspects. Évidemment, l’ADN de la marque reste bien présent. Le SA-1 est entièrement intégré à l’écosystème Synology avec un logiciel SAM (Synology Assistant Manager) capable d’intéragir avec les autres produits de la marque.

SAM Synology Asustant Manager - Synology lance son premier assistant
Image générée par IA

 

Il peut ainsi :

  • Gérer les sauvegardes de données ;
  • Surveiller l’état des NAS et du réseau domestique ;
  • Détecter les anomalies de sécurité ;
  • Effectuer des maintenances de base.

Mais là où le robot surprend, c’est dans ses capacités physiques. Inspiré des robots humanoïdes les plus avancés du marché, il est capable de :

  • Faire le ménage (aspirateur, rangement léger) ;
  • Arroser le jardin ;
  • Transporter des objets ;
  • Protéger votre logement ;
  • Aider à la préparation de tâches simples.

Grâce à ses capteurs et à son intelligence embarquée, le SA-1 reconnaît les membres du foyer, adapte son comportement et peut même anticiper certaines actions du quotidien. Il répond à la voix dès qu’on dit : « Hey SAM… ».

Quelques choix techniques… fidèles à l’ADN de la marque

Fidèle à sa réputation, Synology accompagne son robot SA-1 de choix techniques qui ne manqueront pas de faire réagir : processeur volontairement « éprouvé » plutôt que dernier cri, connectivité limitée au Wi-Fi 6 et à un port réseau 1 Gb/s, ou encore une recharge lente privilégiant la longévité de la batterie.

À cela s’ajoute un écosystème très encadré avec des accessoires uniquement certifiés par la marque. Des choix assumées, orientées vers la stabilité et la fiabilité, mais qui risquent de frustrer les utilisateurs les plus exigeants en quête de performances et de liberté.

Une intelligence boostée à l’IA

Le SA-1 s’appuie sur une intelligence artificielle avancée, capable d’apprendre des habitudes de son utilisateur. Plus il est utilisé, plus il devient efficace. Synology met particulièrement l’accent sur la confidentialité des données : toutes les informations sont stockées localement sur le NAS de l’utilisateur, sans dépendance au Cloud.

Une approche rassurante pour les utilisateurs soucieux de leur vie privée, tout en offrant une expérience personnalisée.

Un prix (presque) accessible

Côté tarif, Synology annonce un prix de lancement fixé à 19 999 $. Un positionnement qui peut sembler élevé, mais qui reste relativement compétitif au regard des technologies embarquées et des capacités du robot. La marque vise clairement les passionnés de high-tech, les early adopters et les foyers déjà équipés de solutions Synology.

Une nouvelle ère pour Synology ?

Avec le SA-1, Synology ne se contente pas d’élargir son catalogue. Le fabricant ouvre une nouvelle voie, où le stockage de données et l’assistance physique se rejoignent dans un même produit. Reste à savoir si ce robot trouvera sa place dans nos foyers… ou s’il restera un gadget futuriste réservé à une poignée d’utilisateurs. Dans tous les cas, une chose est sûre : on n’avait pas vu Synology prendre un virage aussi audacieux depuis longtemps.

Et si votre prochain NAS pouvait aussi passer l’aspirateur… avouez que ce serait difficile de dire non.

🐟 dans le robot !

Bien sûr, tout ceci n’est qu’un poisson d’avril ! Synology ne lance pas de robot humanoïde… quoique certains s’y voyaient déjà. Rassurez-vous : la marque continue de travailler à rendre ses NAS toujours plus performants… et de nouvelles annonces sont attendues dans les semaines à venir.

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