Synology vient d’officialiser 4 nouveaux NAS pour le marché asiatique et africain : DS725neo+, DS925neo+, DS1525neo+ et DS1825neo+. Si pour le moment rien n’indique que ces modèles arriveront sur d’autres marchés, l’objectif est de proposer des NAS en adéquation avec les conditions actuelles du marché autour de la mémoire vive (RAMpocalypse). Mais plusieurs incohérences subsistent…
Synology DS725neo+, DS925neo+, DS1525neo+ et DS1825neo+
Si on devait résumer ces nouveaux produits, il s’agit des mêmes NAS DS725+, DS925+, DS1525+ et DS1825+ sortis en 2025, mais avec des différences au niveau de la RAM (mémoire vive).
Commencé par un rappel, c’est en 2020 que Synology lançait ses premiers NAS avec de la mémoire ECC (Error-Correcting Code ou en français code à correcteur d’erreurs). Or, cette mémoire ECC n’a jamais été un prérequis pour les NAS grand public. Les professionnels la recommandent sur les très gros serveurs d’entreprise, ou lors de utilisation du système de fichier ZFS. Comme indiqué précédemment, Synology avait intégré la mémoire ECC dans ses NAS non pas par nécessité, mais parce que le processeur embarqué le permettait. Et c’est un argument marketing implacable : la mémoire ECC corrige les erreurs, vous n’aurez donc jamais de données corrompues. Au passage, cela permettait également d’augmenter le prix de vente de la mémoire officielle.
Depuis, l’IA est passée par là et les besoins en mémoire (RAM et SSD) ont explosé… Les prix ont considérablement augmenté, ce qui fait que Synology est désormais dans une situation très inconfortable (y compris les autres fabricants), car il fournit des NAS prêt à l’emploi.
Heureusement que Synology n’avait pas sauté le pas vers la mémoire DDR5, car la hausse est encore plus impressionnante qu’en DDR4.
Synology DS725neo+ et DS925neo+ : même quantité de RAM
Les NAS Synology DS725+ et DS925+ sont livrés par défaut avec 4 Go de RAM DDR4 ECC. Les versions neo+ (DS725neo+ et DS925neo+) reprennent les mêmes caractéristiques, y compris la quantité de mémoire vive… à l’exception du type de mémoire. Il n’y a pas plus d’ECC ici, donc ils devraient être légèrement moins chers. Ne croyez pas pour autant qu’il s’agit d’une refonte majeure de la part de Synology, les précédents modèles étaient déjà compatibles avec la mémoire non-ECC.
Synology DS1525neo+ et DS1825neo+
Les DS1525+ et DS1825+ sont des modèles destinés à des besoins de stockage plus important… plutôt orienté petites et moyennes entreprises. C’est pour cette raison qu’ils embarquaient 8 Go de RAM DDR4 ECC. Comme pour les autres modèles neo+, les DS1525neo+ et DS1825neo+ n’ont que de la RAM DDR 4 (non-ECC) et leur quantité passe de 8 à 4 Go. On revient aux standards de RAM datant de 2018, avec un processeur déjà présent en 2020. La double peine…
En synthèse
À ce jour, rien n’indique que la gamme DSx25neo+ débarquera en Europe. Les prix n’ont pas encore été communiqués, mais rien ne laisse penser qu’il y aura une baisse important par rapport aux modèles actuels (avec ECC). L’avenir nous le dira.
Après avoir testé le puissant Flint 2, nous restons aujourd’hui chez GL.iNet mais avec un changement radical de format. Place au Brume 3 (GL-MT5000), une passerelle de sécurité et routeur de poche qui fait un choix audacieux : se passer totalement de Wi-Fi.
Actuellement installé, depuis 8 mois environ, comme routeur principal sur mon infrastructure, ce petit boîtier promet de concentrer toute la puissance de routage et de chiffrement VPN dans un format lilliputien. Tient-il toutes ses promesses au quotidien ? C’est ce que nous allons voir.
De bêta-testeur à routeur principal : les coulisses de mon installation
Pour la petite histoire, j’ai eu l’opportunité de participer à une sélection de profils pour devenir bêta-testeur de ce Brume 3, et mon profil a été retenu. Reçu début décembre 2025, l’appareil est arrivé accompagné d’une feuille de route bien précise : une liste d’éléments à éprouver scrupuleusement, consignée dans un fichier Excel à remplir et à renvoyer aux équipes de développement de GL.iNet.
Au départ, l’intégration de ce petit routeur dans mon architecture réseau m’a laissé perplexe. Mon installation était déjà bien rôdée autour du Flint 2, qui était caché dans un caisson du meuble TV dans mon salon, pour gérer à la fois le routage et le Wi-Fi. Cette configuration m’imposait d’ailleurs une petite gymnastique de câblage : deux câbles Ethernet devaient faire l’aller-retour entre mon salon et mon sous-sol (où arrive ma box opérateur). Le premier remontait le flux Internet vers le Flint 2, tandis que le second redescendait le réseau filtré vers mon switch 2.5G principal, chargé d’arroser les NAS, les mini-PC Geekom et les prises des chambres et bureaux.
L’arrivée du Brume 3 a bousculé cette routine. Taillé pour le routage pur et nativement pensé pour le VPN, ce petit boîtier méritait logiquement de prendre la place de tête de réseau. J’ai donc sauté le pas : le Brume 3 a pris ses quartiers au sous-sol pour piloter l’infrastructure, tandis que le Flint 2 a été rétrogradé au rôle de simple point d’accès Wi-Fi (récemment installé dans mon bureau après changement de meuble TV, WAF non compatible). Ce jeu de chaises musicales m’a permis d’optimiser mon câblage dans le salon : j’ai ainsi libéré un câble réseau pour relier ma box TV directement à la Bbox du sous-sol, le second restant dédié à mon Apple TV. En clair, j’allie désormais le meilleur des deux mondes : la puissance de routage et du VPN pour le Brume 3, et la couverture Wi-Fi pour le Flint 2.
Le matériel : Un concentré de puissance sous le capot
Si le Flint 2 impressionnait par ses antennes et son volume, le Brume 3 (GL-MT5000) surprend par l’extrême inverse. C’est un boîtier compact, léger, discret, conçu pour se faire oublier dans une baie réseau ou s’isoler derrière une box opérateur avec ses petites dimensions de : 75 x 92 x 25 mm. Et pour seulement une masse de 148 g, ce routeur format mini peut se transporter facilement en voyage pour bénéficier du client VPN intégré ou pour partager une connexion mobile en filaire sur plusieurs ordinateurs.
Ayant eu la chance de participer au programme de bêta-test de l’appareil, j’avais initialement noté quelques petits défauts de jeunesse sur les finitions du boîtier. Force est de constater que GL.iNet est une marque à l’écoute de sa communauté : sur la version commerciale finale, le marquage des ports USB-C est désormais parfaitement lisible et la luminosité de la LED a été ajustée pour ne pas transformer votre bureau en boîte de nuit.
Côté caractéristiques techniques, le Brume 3 ne fait pas semblant et s’intègre parfaitement dans une topologie réseau moderne en 2,5 Gb/s pour maximiser les débits filaires. Il embarque :
Processeur : MediaTek, Quad-core @2.0GHz (il s’agit d’un SoC performant capable d’encaisser le routage et surtout le chiffrement lourd).
Mémoire : 1 Go de DDR4 et un eMMC de 8 Go. C’est une configuration solide en RAM (bien qu’un peu léger en quantié de RAM) et en stockage Flash pour faire tourner l’OS maison et ajouter des packages.
Image GL.iNet
Connectique :
1 x port ethernet WAN en 2,5 Gb/s
2 x ports Ethernet LAN en 2,5 Gb/s également (dont un qui peut servir en WAN supplémentaire)
1 x port USB 3.0 Type-C
1 x port USB Type-C d’alimentation (uniquelent) en 5V/3A
1 x bouton reset
Ce brume 3 possèdes des ports à la hauteur de nos exigences actuelles (bien qu’un port LAN ou deux supplémentaires n’auraient pas été de refus), complétés par un port USB indispensable pour y coupler une clé 4G/5G en backup, ou encore y brancher un smarphone pour faire du thethering (partage de connexion), ou enfin pour y brancher un périphérique de stockage USB (clé USB, disque-dur USB…).
Contenu du colis
1 x Brume 3 (GL-MT5000)
1 x Adaptateur secteur
1 x Câble Ethernet
1 x Manuel d’utilisation
1 x Carte de remerciement
1 x Convertisseur (selon le pays de livraison)
Installation et premier démarrage
Fidèle à la réputation de la marque, la mise en route est un modèle du genre. On branche l’alimentation (via USB-C), on s’y connecte en filaire, et l’assistant nous guide à travers les premières étapes indispensables :
Choix de la langue et définition du mot de passe administrateur.
Détection et configuration de l’accès Internet (DHCP, PPPoE ou IP fixe).
Mise à jour immédiate du firmware (une étape essentielle pour la sécurité).
Il existe au besoin un guide d’utilisation et de configuration disponible sur le site de GL.iNet.
Le système d’exploitation et les fonctionnalités
L’interface logicielle de GL.iNet, propulsée ici par une version stable et récente du firmware v4.9.0 (disponible depuis le 27 juillet 2026, loin de la version v4.8.4beta2 de mes premiers essais en décembre 2025), reste un modèle du genre pour concilier simplicité et fonctionnalités avancées.
Voici quelques captures d’écrans de cette interface de gestion :
La gestion des flux : le DPI (Deep Packet Inspection)
Une nouvelle fonctionnalité introduite dans la version 4.8.4 bêta du firmware du Brume3 est la gestion des flux via le DPI (Deep Packet Inspection) avec filtrage de contenu, ainsi que la QoS (Quality of Service) et le SQM (Smart Queue Management). Le contrôle parental, quant à lui, est arrivé avec la version 4.9.
Cette nouvelle fonctionnalité avait suscité quelques craintes lors de la bêta car le DPI (Deep Packet Inspection), qui affichait initialement des mentions de « Free Trial » ou de licence à obtenir. Rassurez-vous, il n’en est rien. Cette brique d’analyse réseau est aujourd’hui totalement gratuite et disponible sans surcoût. Il est bon de noter que cette fonctionnalité est encore en version bêta et donc toujours en développement.
Techniquement, cette fonctionnalité s’appuie sur le moteur tiers Netify (nDPI) (voir la documentation à ce sujet). Ce dernier utilisant un modèle de double licence (commerciale et open-source), cela explique les lignes de code et les mentions de licence qui s’étaient glissées dans l’interface de test. C’est désormais de l’histoire ancienne, et l’outil s’avère redoutable pour identifier précisément la nature du trafic qui transite sur votre réseau.
Les fonctionnalités suivantes sont disponible à la configuration :
Comme sur les grands modèles, l’intégration native d’AdGuard Home (AdGH) permet de bloquer les publicités, les trackers et les domaines malveillants directement à la racine du réseau, sans installer la moindre extension sur vos appareils. (Ayant une instance dans un LXC dédié, j’ai activé l’application sur le routeur pour faire les captures.)
Les autres applications préinstallées
D’autres applications sont préinstallées avec le firwmare GL.iNet :
OpenWRT (LuCI) dans l’ombre
Pour les utilisateurs avancés, un simple clic permet de basculer sur l’interface LuCI classique d’OpenWRT (après l’avoir installé via un clic également). C’est ici que l’on peut configurer des règles de pare-feu complexes, des VLANs ou installer des paquets supplémentaires via opkg (la version d’Openwrt 21 sur laquelle est basée le firmware GL.iNet est vieille et est encore avec le gestionnaire de paquet opkg, c’est probablement le seul reproche que je ferais sur ce routeur).
Serveur et Client VPN : Le gros point fort
C’est précisément sur ce terrain que le Brume 3 (GL-MT5000) était attendu au tournant, d’autant plus en position de routeur principal sur une infrastructure 2,5 Gb/s. Les tests de performance brute en situation réelle avec des fournisseurs comme Windscribe et Mullvad sous le protocole WireGuard confirment la puissance de la machine.
Mode Client VPN : Le processeur encaisse le chiffrement WireGuard sans sourciller, permettant d’exploiter d’excellents débits sans saturer le CPU du routeur. Grâce aux politiques de routage, vous décidez à la carte quelles machines (comme votre NAS ou votre PC principal) passent par le tunnel chiffré de Mullvad ou Windscribe, et lesquelles sortent en direct sur votre connexion classique.
Voici quelques résultats (benchmarks) fait lors de la phase de beta-test (via mon Macbook Air M2 avec un adaptateur USB-TJ45 Asustor AS-U2.5G2) :
Ces résultats sont vraiment très bons compte tenu que ma connexion internet est à 2000 Mbps en téléchargement et 900 Mbps en envoi.
Mode Serveur VPN : Idéal pour configurer un accès distant sécurisé vers votre domicile. Même à l’extérieur, vous vous connectez en WireGuard sur le Brume 3 et vous accédez à vos services locaux à pleine vitesse. Je n’ai pas pu réaliser de benchmarks car je n’ai jamais pu avoir une connexion en dehors de chez moi assez rapide pour que le test ait une vraie valeur. Mais en ce qui me concerne, j’utilise quasi quotidiennement la connexion wireguard sur mon brume3, surtout en 4G/5G. J’ai également le serveur OpenVPN en secours.
Performances et Consommation électrique
N’ayant pas de Wi-Fi à tester, l’accent a été mis sur les capacités de routage pur et la tenue en charge des tunnels chiffrés.
Débits et Stabilité : En routage classique, le Brume 3 sature les liaisons sans ciller. Lors des transferts intensifs à travers le tunnel WireGuard, le processeur encaisse la charge sans montrer de signes de faiblesse ni provoquer de latence sur le reste du réseau.
Consommation et Température : Le boîtier chauffe modérément en charge intensive. Côté consommation, elle reste dérisoire par rapport à un routeur classique ou un mini-PC, ce qui en fait un excellent candidat pour tourner H24 sans impacter la facture d’électricité.
Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)
Pour conclure
Le GL.iNet Brume 3 est une belle surprise. En reprenant les atouts du Flint 2 côté logiciel et optimisation VPN, mais dans un format ultra-compact et sans module Wi-Fi, GL.iNet livre un produit redoutable. Utilisé comme routeur principal, il se révèle être une passerelle de sécurité fiable, performante et très agile pour centraliser la gestion de serveurs et clients VPN, à condition de ne pas avoir besoin du Wi-Fi ou de disposer d’un point d’accès dédié.
Le Brume3 reste en tête de mon réseau et fonctionne à merveille. J’en suis vraiment satisfait.
Desgin
10
Focntionnalités
10
Performances
10
Caractéristiques techniques
10
Version d'OpenWrt
6
Performances WireGuard excellentes (validées sur Mullvad et Windscribe)
Connectique adaptée aux réseaux 2.5GbE
Fonctionnalité DPI (Netify) puissante et finalement 100% gratuite
Une marque à l’écoute qui a corrigé les défauts matériels de la bêta (LED, marquages USB-C)
Interface stable, accessible et puissance d’OpenWRT en arrière-plan
Absence de Wi-Fi intégré (un choix assumé, mais à rappeler selon vos besoins)
Le moteur DPI peut demander un temps d’adaptation pour en exploiter toutes les finesses
Fin décembre 2025, CachyOS annonçait travailler sur une « Server Edition » destinée aux NAS, aux stations de travail et aux environnements serveurs. L’idée derrière cette annonce était une image vérifiée, à configuration durcie et aux paquets optimisés… tout ce qui a fait le succès de CachyOS dans le gaming. Depuis, plus aucune information.
CachyOS Server Edition
Pour ceux qui ne connaissent pas encore CachyOS, il s’agit d’une distribution Linux basée sur Arch, qui s’est fait un nom ces dernières années dans le monde du gaming et PC haute performance. Son argument principal : des optimisations poussées au niveau du noyau et de la compilation (PGO, AutoFDO), un support soigné des dernières générations de GPU et une bonne intégration de Proton pour faire tourner les jeux Windows. Une réputation qui lui a valu de devenir l’une des distributions les plus utilisées par la communauté ProtonDB…
8 mois plus tard, force est de constater qu’il n’y a pas eu de suite officielle. Les 4 dernière releases se concentrent exclusivement sur l’usage PC et gaming avec notamment le support Wayland (protocole de serveur d’affichage), un nouvel environnement Hyprland Noctalia, optimisations GCC et Python, gestion des pilotes NVIDIA… Aucune mention d’une Server Edition, d’un NAS ou même d’une feuille de route sur le sujet.
Pourtant, rien n’indique que le projet soit abandonné ! CachyOS reste une petite équipe qui priorise visiblement son cœur de cible historique, les joueurs et les utilisateurs de PC au quotidien. Mais à ce stade, il s’agit davantage d’une intention affichée que d’un projet engagé avec un calendrier.
Marché déjà bien occupé
Si CachyOS venait à fournir cette Server Edition, elle arriverait sur un terrain loin d’être vierge. Il y a déjà des acteurs installés comme OpenMediaVault, TrueNAS ou Unraid… mais aussi d’autres acteurs plus récents avec des solutions pensées spécifiquement pour le NAS DIY : FygoOS, ZimaOS et HexOS. Autant de concurrents avec une longueur d’avance sur l’expérience utilisateur dédiée au stockage, quand CachyOS partirait d’une base généraliste Arch Linux.
On garde le sujet à l’œil et on mettra à jour cet article dès qu’une information concrète émergera du côté de l’équipe CachyOS.
A suivre…
[edit] L’éditeur vient d’annoncer « l’ajout d’une prise en charge expérimentale des profils d’installation de la future Server Edition ».
Entre TinyPNG pour compresser une image, iLovePDF pour fusionner un contrat, et CloudConvert pour transformer un MOV en MP4, on finit tous par uploader nos fichiers sur une demi-douzaine de services tiers. SnapOtter part d’un principe simple : regrouper ces 200+ outils dans un seul conteneur Docker, hébergé chez vous, sans que rien ne quitte votre réseau.
SnapOtter
SnapOtter propose 5 grandes familles d’outils : image (105 outils : redimensionnement, compression, conversion, retouche, détection de doublons, photos d’identité, prise en charge de 55+ formats dont 23 RAW), vidéo (57 outils : conversion, compression, recadrage, extraction audio, stabilisation), audio (27 outils : normalisation, fade, réduction de bruit, changement de tonalité), PDF (29 outils : fusion, OCR, protection, signature) et fichiers génériques (23 outils : conversion CSV/JSON/XML/YAML, ZIP, Excel vers CSV).
Il existe un éditeur d’image par calques intégré, directement dans le navigateur, avec pinceaux, formes, courbes et raccourcis clavier… pas besoin d’ouvrir un logiciel tiers pour une retouche rapide. Ensuite, il y a également module d’IA locale : suppression d’arrière-plan, upscaling, restauration de vieilles photos, floutage de visages, OCR, transcription audio, sous-titres automatiques. Tout tourne sur votre matériel, sans connexion internet requise ! Pas mal non ?
Screenshot
SnapOtter permet égalementd’automatiser des actions (via un pipeline) et des modèles prêts à l’emploi. Voici quelques exemples :
Peaufiner un podcast : Supprime les silences, normalise le volume et ajoute des fondus à un enregistrement ;
Restaurer une ancienne photo : Répare, colorise et agrandit une photo ancienne ou abîmée avec l’IA ;
Nettoyage de confidentialité : Supprime les métadonnées EXIF, GPS et autres, puis compresse…
Installation facile
La version par défaut embarque PostgreSQL 17 et Redis 8 directement dans le conteneur… c’est facile et idéal pour mettre sur un NAS.
Pour une utilisation plus soutenue, un stack Docker Compose à 3 conteneurs (App + Postgres + Redis séparés) est disponible, avec une variante GPU NVIDIA pour accélérer les tâches d’IA. Sur DSM ou dans Portainer, l’un ou l’autre s’intègre sans souci via Container Manager.
Le projet est multi-arch (AMD64 et ARM64), ce qui couvre tous les NAS ou un Raspberry Pi et autre un mini PC. Il gère l’authentification OIDC/SSO (Google, GitHub, Okta), 21 langues dont le français et expose une API REST complète avec documentation.
Point de vigilance
Attention au premier lancement, l’identifiant est admin et le mot de passe admin. Le changement de mot de passe est imposé dès la première connexion, mais si vous exposez l’instance (sur Internet par exemple), passez par un reverse proxy avec authentification…
En synthèse
SnapOtter comble un vrai vide entre Stirling-PDF (limité aux PDF) et ConvertX (limité aux conversions). Pour qui héberge déjà son NAS et veut arrêter d’uploader ses fichiers personnels sur des services gratuits douteux, c’est une brique qui mérite sa place à côté d’Immich ou de Bitwarden. SnapOtter est gratuit (licence AGPLv3)et une version commerciale existe pour un usage dans un produit propriétaire ou en mode SaaS. Pour un usage personnel et familial sur NAS, l’AGPLv3 ne pose aucune contrainte
Seagate vient de préciser sa feuille de route autour du HAMR et confirme la sortie des premiers disques durs de 50 To dès l’année prochaine. Le fabricant en profite pour détailler l’avenir de sa technologie de stockage haute densité…
Image Seagate
Seagate Mozaic 5 et les 50 To
Commençons par un petit rappel de la technologie HAMR (Heat-Assisted Magnetic Recording) utilisée par Seagate. Celle-ci repose sur un laser qui chauffe localement à plusieurs centaines de degrés pour polariser les grains magnétiques et augmenter la densité d’enregistrement. Après Mozaic 3 (30 To et plus) et Mozaic 4 (jusqu’à 44 To), Seagate prépare Mozaic 5…
Cette troisième génération vise une densité supérieure à 5 To par plateau. Avec 10 plateaux par disque, c’est le maximum actuel chez Seagate (Western Digital et Toshiba montent respectivement jusqu’à 11 et 12 plateaux), cela ouvre la voie à des capacités dépassant les 50 To sur un seul HDD. Le PDG de Seagate a confirmé que les premières livraisons sont attendues fin 2027, avant une disponibilité plus large en 2028. Vous l’aurez compris, ces disques ne sont pas près d’arriver dans nos NAS et autres serveurs domestiques.
Et après ?
En mars 2021, Seagate dévoilait déjà une feuille de route ambitieuse. À l’époque, le fabricant annonçait l’arrivée de disques de 30 To pour 2023, 40 To pour fin 2024 / début 2025 et 50 To pour 2026… pour atteindre 100 To en 2030. Si le calendrier a légèrement glissé depuis, le fabricant confirme ses ambitions.
Seagate ne compte pas s’arrêter au Mozaic 5… L’entreprise a déjà validé (en laboratoire) une densité de 6,9 To par plateau, soit 69 To sur un disque à 10 plateaux ! À l’horizon 2032, l’objectif affiché est de 10 To par plateau, ouvrant la voie à des disques durs de 100 To, voire 150 To et au-delà selon les pistes explorées par le constructeur (nouvelles architectures système, nouvelles conceptions de têtes de lecture).
En synthèse
Ce n’est pas la première fois que Seagate annonce l’arrivée de disques de 50 To et plus. Aussi, le fabricant se trouve dans une position financière confortable, avec des bénéfices en hausse à 3,184 milliards de dollars sur l’exercice 2026 et une marge brute de 45,6 % ! La demande liée à l’IA et au Coud tire les prix vers le haut…
Pour les utilisateurs de NAS grand public, ces annonces restent un rêve lointain. Reste à voir combien de temps il faudra avant que cette densité redescende vers les gammes accessibles aux particuliers et aux petites structures.
Infuse est la référence de ceux qui gère leur vidéothèque depuis un NAS et souhaite la lire proprement sur iPhone, iPad, Apple TV, Mac ou encore Vision Pro. La version 8.5 vient de sortir et apporte une fonctionnalité que beaucoup d’utilisateurs de serveurs Plex, Emby et Jellyfin attendaient : des options de transcodage natives, directement intégrées au flux de lecture.
Infuse 8.5
Pour rappel, Infuse est développé par la société Firecore. Il s’agit d’un gestionnaire de vidéothèque et un lecteur vidéo pour l’écosystème Apple (iPhone, iPad, Mac, Apple TV, Vision Pro). Il est reconnu pour sa capacité à lire quasiment tous les formats et codecs sans conversion (y compris les fichiers exotiques). Historiquement, l’application se limitait aux protocoles de partage réseau classiques (FTP, SMB, NFS et UPnP/DLNA), idéal pour ceux qui possédaient un NAS. Au fil des versions, Infuse a élargi son champ d’action en ajoutant la compatibilité avec les principaux serveurs média du marché (Plex, Emby, Jellyfin), ainsi que l’ajout du WebDAV…
Une de ses force, c’est sa capacité à lire quasiment n’importe quel format sans conversion (Direct Play), mais dès qu’on sort de son domicile, avec une 4G limitée ou depuis le WiFi d’un hôtel, le Direct Play montre vite ses limites sur les gros fichiers (mise en cache interminable, coupures toutes les 10 secondes… ou tout simplement échec de lecture).
Comment ça fonctionne concrètement
Avec Infuse 8.5, un appui long sur le bouton Lecture (Play en anglais) fait apparaître une liste des versions transcodées disponibles, générées à la demande par votre serveur Plex, Emby ou Jellyfin. Le lecteur Infuse va demander au serveur de transcoder le flux à la volée, dans une version plus légère, plutôt que d’envoyer le fichier original tel quel.
Si votre vidéothèque contient plusieurs versions d’une même vidéo (4K et 1080p par exemple), le même menu permet de choisir directement la version souhaitée via le bouton Version. Et pour les utilisateurs qui préfèrent ne pas avoir à faire cette manipulation à chaque lecture, l’application propose d’afficher cette invite automatiquement dès le lancement de la lecture. Pour cela, allez dans le menu Réglages > Lecture.
Le Direct Play reste le choix par défaut et recommandé chaque fois que c’est possible. L’application ne modifie rien au flux audio et vidéo, vous profitez de la meilleure qualité de votre fichier. Le transcodage devient donc une option de confort pour les cas où la bande passante est le facteur limitant. Pour rappel, le transcodage se fait côté serveur… cela peut consommer beaucoup de ressources (mémoire et surtout processeur) sur votre NAS.
Une recherche plus lisible
Autre nouveauté avec Infuse 8.5, la recherche a été retravaillée pour offrir un rendu plus cohérent sur vos différents appareils. Les résultats sont désormais mieux organisés, ce qui facilite la distinction entre un film, une série, un épisode, une collection ou une encore une personne (acteur, réalisateur, etc.).
Et le reste ?
L’éditeur mentionne également des améliorations sur la connexion WebDAV et sur la gestion des serveurs média en général, ainsi que des correctifs (sans plus de détails).
En synthèse
Firecore continue d’améliorer son application, après l’ajout du saut automatique des intros, crédits et résumés dans la précédente mise à jour. Pour les utilisateurs de NAS qui font tourner Plex, Emby ou Jellyfin et consomment leur contenu en mobilité, cette nouveauté comble un vrai manque. Jusqu’ici, il fallait souvent jongler entre plusieurs applications ou télécharger ses contenus à l’avance avant de partir. Désormais, le pilotage du transcodage se gère nativement dans Infuse, sans sacrifier la qualité en Direct Play quand la connexion le permet. Un bémol à garder en tête tout de même, le transcodage vidéo à la volée reste une opération gourmande, notamment en ressources CPU côté serveur (NAS).
6 mois, ça passe vite. Entre 2 comparatifs, 3 guides Docker et quelques nuits un peu courtes à corriger des tutos, je souhaitais prendre un peu de recul pour regarder ce qui s’est passé sur Cachem depuis janvier : ce que vous avez le plus lu, ce qui vous a fait réagir et les sujets qui reviennent souvent. Comme c’est la période estivale, je me suis dit que ce serait intéressant de faire un petit état des lieux…
Le trafic d’abord
Le nombre de pages vues a progressé de 19,5% sur le premier semestre 2026 (versus S1 2025). Rien de spectaculaire, mais concrètement, ça veut dire que de plus en plus d’entre vous viennent chercher ici des réponses concrètes sur le NAS et le homelab. Et ça, ça me motive à continuer…
Top des articles
Sans surprise, c’est Docker qui truste la première place. Voici ce que vous avez le plus lu :
Le trafic, c’est une chose… mais les commentaires, c’en est une autre et souvent souvent plus révélateur. Voici les articles qui ont généré le plus d’échanges ce semestre (hors concours) :
Ce petit bilan me conforte dans une chose… c’est que les NAS, Docker et le self-hosting restent les piliers à creuser encore davantage sur la seconde moitié de l’année. Plusieurs articles sont déjà en préparation ! Je n’oublie pas les NAS qui reste le point central de Cachem.
Pour information (ou rappel), la première newsletter Cachem est sortie il y a quelques jours. J’espère sincèrement qu’elle vous a plu Pour ceux qui ne sont pas encore inscrit, il n’est jamais trop tard
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Allez, je vous laisse… le meilleur reste à écrire.
Le monde du DIY NAS voit débarquer un nouveau prétendant : FygoOS. Nous en parlons déjà depuis plusieurs semaines sur le Forum des NAS… il s’agit d’un nouveau système développé par une société chinoise dont l’ambition est claire : transformer un PC x86 (Intel, AMD) ou une carte ARM (Rockchip, FriendlyElec, Radxa, Raspberry Pi) en serveur de stockage complet, gratuit et sans le jargon habituel du monde TrueNAS/Unraid.
FygoOS et Debian
FygoOS est basé sur la distribution Debian 12. Si on apprécie le choix de Debian, le choix interpelle sur la version 12. En effet, cette dernière arrive en fin de support standard dans les prochains jours et ne bénéficiera que du support LTS jusqu’à mi-2028. Pour rappel, Debian 13 est sorti depuis près d’un an. Partir sur une base aussi ancienne est un choix étonnant, même si deux ans de LTS laissent de la marge pour itérer.
Sous le capot
Côté stockage, FygoOS gère nativement ext4, Btrfs et ZFS, avec une configuration RAID annoncée en deux clics et une gestion des permissions façon Windows (ACL). Le panneau de configuration reprend les codes classiques d’un NAS grand public : gestion des utilisateurs et groupes, disques durs avec mise en hibernation, réseau (agrégation de liens, passerelles multiples), accès distant via Fygo Connect (sous-domaine DDNS gratuit type fynas.net), SSH, pare-feu, listes d’IP autorisées/bannies, et certificats Let’s Encrypt.
Trois fonctionnalités différenciantes sortent du lot :
Fygo Photos : reconnaissance faciale et recherche d’images par texte, exécutées en local sur le NAS… donc sans dépendance au cloud.
Fygo TV : pour la gestion de médiathèque
Fygo Sync : pour la synchronisation multi-appareils.
FygoOS propose un App Center mais ce dernier ne propose pour l’instant qu’une dizaine d’applications et presque toutes sont payantes (sauf Docker, Download, Backup).
Le vrai piège : la licence
C’est le point à ne pas manquer avant de se lancer. À l’installation, FygoOS active automatiquement un mois d’essai avec toutes les fonctionnalités débloquées. Passé ce délai, le système bascule sur la version gratuite, plus limitée… sauf à payer une licence via la boutique officielle (fygonas.shop).
Autrement dit, ce qu’on découvre pendant le premier mois n’est pas ce qu’on garde gratuitement sur la durée. On est sur un modèle freemium classique, mais qui mérite d’être clarifié avant tout déploiement en production.
Autre limite actuelle : l’interface n’est disponible qu’en anglais et en chinois, sans version française.
Disponibilité en dents de scie
Signe d’un projet encore jeune et instable côté infrastructure : des utilisateurs du forum ont signalé début juillet un lien de téléchargement ISO x86 renvoyant une erreur 502, avec les builds x86 temporairement absents de la page officielle de téléchargement (seules les versions ARM restaient listées). Le problème semble avoir été résolu quelques jours plus tard, mais ce type d’incident sur un produit tout juste lancé invite à la prudence avant un déploiement critique.
Notre avis
FygoOS coche de nombreuses cases : ZFS/Btrfs, IA locale, Docker, VM et une interface simple. Mais entre une base Debian déjà vieillissante, une disponibilité ISO erratique, un App Center encore payant et l’absence de français, il s’agit clairement d’un produit en phase de rodage. À réserver pour l’instant à du test sur matériel secondaire, pas à un NAS de production… le temps de voir si l’éditeur stabilise son infrastructure et étoffe l’offre gratuite.
Nous avons appris récemment que Beelink avait noué un partenariat avec l’éditeur de FygoOS pour proposer la licence « Lifetime » (la plus complète à 199$) sur ces prochains NAS.
Synology a mis en ligne DSM 7.4.1, un peu plus d’un mois après DSM 7.4 et son lot de nouveautés (IA embarquée, déduplication HDD…). Cette version ne bouleverse rien sur le fond, mais elle mérite qu’on s’y attarde avant de cliquer sur le bouton Mettre à jour…
Synology DSM 7.4.1
Cette mise à jour (mineur) ne contient pas de grandes nouveautés. Cependant, si elle ne vient pas corriger de faille de sécurité, elle pourrait bien vous intéresser.
KMIP : fin des certificats publics
Sur le plan sécurité, Synology durcit l’authentification des clients KMIP (Key Management Interoperability Protocol). Les certificats Synology par défaut, ceux de QuickConnect et même les certificats émis par des autorités publiques comme Let’s Encrypt, SSL.com ou Sectigo ne sont désormais plus acceptés pour cet usage. Seul un certificat issu d’une CA privée fonctionnera.
Attention, cette restriction ne concerne que l’authentification des clients KMIP. Let’s Encrypt reste parfaitement valable pour sécuriser l’accès HTTPS à DSM ou à vos services Web hébergés sur le NAS.
Compatibilité et correctifs
Le paquet Snapshot Replication est mis à jour et nécessitera une intervention manuelle de votre part.
Enfin, 2 correctifs viennent clore ce journal des modifications. En effet, certains onduleurs USB ne dialoguaient plus correctement avec DSM 7.4. C’est désormais réparé, tout comme l’utilisation de certains périphériques USB sur des modèles spécifiques.
Faut-il installer la mise à jour ?
Pas de précipitation… que votre NAS soit accessible depuis l’extérieur ou non. Il n’y a rien d’urgent ici, sauf si le lien avec votre onduleur ne fonctionne plus. Avec les orages de saison, il peut y avoir des coupures électriques.
Comment télécharger et installer DSM 7.4.1
Voici comment installer manuellement cette nouvelle version de DSM :
J’espère que vous allez bien. Alors que les vagues de chaleur s’enchaînent, nous voilà bien entrés en période estivale. C’est l’occasion pour nous tous de lever le pied, de prendre quelques jours de congés bien mérités et de prendre un peu de recul sur l’actualité.
Comme vous avez pu le constater, Cachem a pris ses quartiers de vacances également. J’ai réduit le nombre de publications par semaine… et cela va continuer encore. Rassurez-vous, je ne suis jamais bien loin d’un clavier. Si besoin, je saurai prendre le temps de vous alerter en cas d’actualité importante. Bien sûr, je vous ai préparé quelques articles, mais on peut les compter sur les doigts d’une main. J’ai actuellement 2 NAS en test… je vais tenter de finir les articles avant la fin de l’été, mais cela me semble assez compliqué.
La première newsletter de Cachem va enfin être envoyé ce mois. Vous êtes déjà plus de 350 personnes inscrites, merci de votre confiance. J’espère que vous ne serez pas déçus.
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Côté séries et films, je n’ai rien regardé récemment. J’ai suivi plusieurs matchs de foot et pris du temps en famille. J’ai vu que Netflix perdait des abonnés… Personnellement, cela va bientôt faire un an que j’ai résilié mon abonnement. Déjà depuis un moment, je trouvais que le catalogue peinait à se renouveler. On ne garde pas un public avec seulement quelques séries phares.
Je vous laisse en vous souhaitant une bonne fin de semaine et de bonnes vacances. FX
En 2022, on vous présentait Floccus pour synchroniser vos favoris entre navigateurs via Nextcloud. Depuis, plusieurs d’entre vous m’ont demandé une alternative plus légère (pour ceux qui n’ont pas Nextcloud). Floccus sait aussi se synchroniser directement via WebDAV, un protocole que votre NAS Synology sait parler nativement. Une solution 100% open source, autohébergé, qui ne consomme quasiment aucune ressource sur le NAS et qui synchronise vos favoris entre Firefox, Chrome, Edge… mais aussi sur Android et iOS.
Floccus et WebDAV
Nextcloud reste une excellente option si vous en avez déjà une instance qui tourne pour autre chose (fichiers, agenda, contacts…). Mais si vous voulez juste synchroniser vos favoris, installer et maintenir un Nextcloud entier est disproportionné. Le paquet WebDAV Serverdu Centre de paquets Synology fait très bien le travail en quelques clics, tourne en tâche de fond sans se faire remarquer. Il ne demande aucune base de données, ni configuration complexe.
Mais c’est quoi Floccus ?
Pour rappel, Floccus est une extension de navigateur open source qui :
Synchronise vos favoris en direct, en fusion ou en sens unique ;
Fonctionne sur Firefox, Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera (Safari non supporté) ;
Dispose d’une application Android et iOS ;
Se connecte à Nextcloud Bookmarks, Google Drive, Git, ou tout simplement WebDAV ;
Ne fait jamais transiter vos données par un serveur tiers, tout reste chez vous.
Étape 1 : activer WebDAV sur votre NAS Synology
Ouvrez le Centre de paquets et installez le paquet WebDAV Server
Ouvrez l’application, cochez Activer WebDAV (HTTP) avec le port par défaut est 5005. Vous pouvez activer HTTPS (port 5006) si vous avez déjà un certificat valide pour votre NAS.
Étape 2 : créer un utilisateur dédié
Par bonne pratique de sécurité, ne réutilisez pas votre compte administrateur pour Floccus.
Panneau de configuration > Utilisateur et groupe, créez un utilisateur dédié (ex. floccus) avec un mot de passe fort
Créez (ou réutilisez) un dossier partagé dédié, par exemple bookmarks
Dans les permissions de ce dossier, donnez à l’utilisateur floccus les droits Lecture/Écriture sur ce dernier et interdire tous les autres dossiers
Autorisé seulement l’application Webdav Server
Étape 3 : configurer le profil dans Floccus
Installez l’extension Floccus sur votre navigateur (Firefox, Chrome, Edge).
Cliquez sur Nouveau compte, choisissez WebDAV. Renseignez :
Adresse du serveur : http://IP-DE-VOTRE-NAS:5005/bookmarks/ (remplacez bookmarks par le nom exact de votre dossier partagé)
Utilisateur / mot de passe : ceux du compte dédié créé à l’étape précédente.
Choisissez votre stratégie de synchronisation (Fusion si vous voulez que les modifications de tous vos appareils remontent partout).
Erreur E019 (405 Method Not Allowed)
C’est l’erreur la plus fréquente sur ce type de configuration. Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas un bug de Floccus. En effet, le serveur WebDAV de Synology expose vos dossiers partagés à sa racine, donc l’URL doit pointer explicitement et exactement vers le dossier concerné.
Le chemin doit se terminer par un / et reprendre le nom exact du dossier partagé (sensible à la casse) : http://IP:5005/bookmarks/ et pas http://IP:5005/ tout court.
Et sur mobile ? Android et iOS
Floccus dispose d’une application dédiée :
Android : disponible sur le Google Play Store et sur F-Droid pour les allergiques aux stores propriétaires.
iOS : disponible sur l’App Store.
Petit rappel pour les navigateurs mobiles : l’app Floccus ne s’intègre pas directement dans Safari ou Chrome mobile (limitation des navigateurs mobiles eux-mêmes, pas de Floccus). Vos favoris sont consultables et gérables dans l’app, et s’ouvrent dans le navigateur de votre choix via le partage.
En synthèse
Pour ceux qui n’ont pas Nextcloud, cette version WebDAV est clairement l’option la plus simple et la plus légère : quelques minutes de configuration, zéro base de données, zéro maintenance… et vos favoris qui vous suivent partout (PC, mobile, peu importe le navigateur et sans jamais quitter votre NAS). Si vous avez déjà Nextcloud pour autre chose, l’article Nextcloud Bookmarks de 2022 reste valable. Sinon, WebDAV fait très largement le travail !
Et vous, vous synchronisez vos favoris comment aujourd’hui ?
Synology continue de mettre à jour la branche 7.3.2 de DSM avec la sortie de l’Update 4. Il s’agit d’une mise à jour importante au niveau sécurité et nous vous encourageons à mettre à jour votre NAS. Regardons de plus près cette nouvelle version…
Synology DSM 7.3.2 Update 4
Le journal des modifications officiel de DSM 7.3.2 Update 4 tient en une ligne, mais ne vous laissez pas tromper… elle corrige un lot important de vulnérabilités de sécurité référencées sous l’identifiant Synology-SA-26:06.
En regardant de plus près, on constate que cette version vient corriger 12 CVE, avec des niveaux de sévérité allant de faible à important :
7 vulnérabilités (CVE-2026-40530, CVE-2026-4036, CVE-2026-40531, CVE-2026-40532, CVE-2026-40534, CVE-2026-40536 et CVE-2026-40537) permettent à des utilisateurs distants authentifiés de lire ou d’écrire des fichiers arbitraires, de mener des attaques par déni de service et d’obtenir des informations sensibles ;
3 failles (CVE-2026-40533, CVE-2026-40535 et CVE-2026-40538) permettent à des attaquants distants d’obtenir des informations non sensibles, de lire ou écrire des fichiers et de mener des attaques par déni de service ;
1 vulnérabilité (CVE-2026-40539) autorise des attaquants (man-in-the-middle) à lire ou écrire des fichiers arbitraires et à mener des attaques par déni de service.
Deux vulnérabilités ont un score CVSS élevé :
CVE-2026-40530 : score CVSS3 de 8.0 (sévérité importante), une injection CRLF (CWE-93) ;
CVE-2026-40539 : score CVSS3 de 7.1 (sévérité importante), un défaut de validation de certificat (CWE-295).
Faut-il installer la mise à jour ?
Oui et nous vous recommandons de ne pas trop tarder… que votre NAS soit accessible depuis l’extérieur ou non.
Comment télécharger et installer DSM 7.3.2 Update 4
Voici comment installer manuellement cette nouvelle version du logiciel interne :
Et voilà, Cachem souffle sa 17ᵉ bougie le 18 juillet ! 17 ans à parler NAS, stockage, homelab et réseau avec vous, plusieurs milliers articles publiés… et toujours la même envie de partager les découvertes, les tests et les galères du quotidien. Pour marquer le coup, j’avais envie de vous offrir quelque chose d’un peu plus consistant qu’un article de plus. Je mets en jeu un NAS UGREEN DXP4800 GT récemment testé (mon avis complet est disponible juste ici : Test UGREEN DXP4800 GT).
Tirage au sort : fait. Le gagnant va être contacté, surveillez vos e-mails…
Félicitations Grishka !
Le lot : UGREEN NASync DXP4800 GT
Pour rappel, le DXP4800 GT est un NAS 4 baies orienté performance, équipé d’un processeur AMD Ryzen Embedded R2514 (4 cœurs / 8 threads), avec double port réseau 10 Gb/s et prise en charge des SSD NVMe (y compris U.2) en plus des disques SATA classiques. Un NAS taillé pour le multitâche : Docker, sauvegardes, multimédia, tout en même temps sans ralentir. Attention, le NAS est livré nu, comme à l’achat (Disques durs/SSD non fournis)
Comme d’habitude, on va faire très simple : laissez un commentaire sous cet article en répondant à la question suivante :
En 17 ans, le monde du NAS et du homelab a bien changé. Racontez-moi votre meilleur souvenir (ou votre pire galère) avec un NAS, ou ce que représente Cachem pour vous depuis toutes ces années.
Petit bonus : la newsletter Cachem J’en profite pour vous rappeler que la newsletter Cachem existe ! Le tout premier numéro arrive bientôt, mais c’est le moment idéal pour vous inscrire et ne rien louper de la suite.
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L’inscription n’est pas une condition pour participer au concours, c’est juste l’occasion d’en parler
Dates importantes
Ouverture du concours : 13 juillet 2026
Clôture des participations : 18 juillet 2026 (jour anniversaire de Cachem )
Annonce du gagnant : 20 juillet 2026, sur cet article
Le tirage au sort sera effectué parmi les commentaires valides. Seul le gagnant sera contacté par e-mail afin d’organiser l’envoi du lot.
Conditions de participation
Une seule participation par personne (même nom, même e-mail) ;
Utilisez une adresse e-mail valide ;
Concours ouvert à la France métropolitaine ;
Ce concours est organisé indépendamment par Cachem, sans lien avec UGREEN.
Vos données sont confidentielles. Elles ne seront ni utilisées par Cachem, ni par un partenaire. Seul le gagnant du concours sera contacté par l’administrateur du site.
Je vous avais présenté l’installation complète d’Immich sur un NAS Synology il y a quelques semaines, avec Container Manager. Depuis, l’équipe de développement n’est pas restée inactive. Après plusieurs mois de travail, Immich vient de franchir un cap important avec la sortie de la version 3.0. Il s’agit d’une mise à jour majeure, avec son lot de nouveautés côté mobile et Web, mais aussi quelques changements de fond qu’il vaut mieux connaître avant de vous lancer…
Qu’est-ce qu’Immich ?
Pour ceux qui découvre Immich, il s’agit d’un logiciel open source de gestion et sauvegarde de photos et vidéos, à héberger sur votre NAS. C’est l’alternative la plus aboutie à Google Photos pour qui veut garder la main sur ses souvenirs : sauvegarde automatique depuis le mobile, reconnaissance faciale et d’objets en local, recherche avancée, vue carte, partage simplifié… le tout sans dépendre d’un GAFAM ni d’un abonnement. Si vous voulez tous les détails, direction mon article d’installation.
Quoi de neuf avec la v3
Cette version 3.0.0 embarque plusieurs changements majeurs, principalement liés à l’API et qui concernent avant tout les outils tiers qui s’y connectent. Pour la grande majorité des utilisateurs, la mise à jour se déroule très simplement. Un point technique important : le support de pgvecto.rs est définitivement abandonné. Si vous utilisez encore une installation ancienne (avant v1.133.0) et que vous n’avez jamais migré vers VectorChord, il faudra le faire avant de passer en v3 (guide de migration officiel).
Côté nouveautés, voici ce qu’il faut retenir :
Édition non destructive sur mobile : l’éditeur photo dans l’App reprend le même moteur que la version web (recadrage, rotation, ajustements), avec des modifications réversibles. Quelques fonctions de l’ancien éditeur (recoloration, retouche des Live Photos) disparaissent, en attendant leur retour dans une future version.
Workflows (aperçu) : vous pouvez enchaîner des déclencheurs, des filtres et des actions dans un éditeur visuel ou en JSON, accessible depuis Utilitaires > Workflows (en préversion) pour automatiser le tri ou le classement de votre bibliothèque.
Sauvegarde en arrière-plan améliorée : sur Android, la sauvegarde automatique repose désormais sur un nouveau planificateur de tâches périodiques, capable de couvrir toute votre bibliothèque (et plus seulement les nouvelles photos), avec de meilleurs réglages liés à l’optimisation batterie. Sur iOS, la synchronisation et l’envoi s’exécutent en parallèle pour mieux tenir dans les fenêtres d’exécution imposées par le système.
Page « Récemment ajoutés » : une nouvelle vue trie votre bibliothèque selon la date d’import (et non la date de prise de vue), très pratique après un gros import.
Contrôles d’intégrité : la page de maintenance embarque désormais une vérification qui compare les fichiers sur le disque à ce qu’il y a en base de données Immich, avec remontée des fichiers non suivis, manquants ou dont la somme de contrôle ne correspond plus.
Diaporama sur mobile : comme ce qui existait déjà sur le web.
Transcodage vidéo HLS en temps réel (aperçu) : Immich peut désormais transcoder vos vidéos à la volée, sans passer par une génération hors ligne (en préversion), pour l’instant sur le Web uniquement (accélération matérielle nécessaire).
Nouveau lecteur vidéo pour le web : avec des contrôles cohérents sur tous les appareils.
Immich comme visionneuse sur Android : vous pouvez désormais ouvrir directement une photo ou vidéo depuis une autre application avec Immich.
OCR sur mobile : pour repérer et copier le texte présent dans une image.
Envoi direct : vers un album et choix de la taille d’image au partage sur mobile.
Amélioration des performances : de la timeline, pour fluidifier la navigation dans les mois comportant énormément de photos…
La liste complète (très longue) des correctifs et améliorations est disponible sur la page GitHub.
Mettre à jour Immich v3 sur votre NAS Synology
Rien de compliquer… On va changer simplement le tag de version dans le fichier docker-compose.yml de l’installation initiale. Pour rappel, si votre installation actuelle fonctionne bien, il n’y a jamais d’urgence à mettre à jour immédiatement une version majeure : prenez le temps de lire les changements si vous utilisez des intégrations tierces avec l’API.
Modifier le fichier compose.yaml
Ouvrez Container Manager, allez dans Projet, sélectionnez Immich et cliquer sur le bouton Arrêter en haut à droite.
Allez sur l’onglet Configuration YAML et repéré les deux services concernés, immich-server et immich-machine-learning, et changez le tag :v2 en :v3 :
Les services redis et database (PostgreSQL) n’ont pas besoin d’être modifiés pour cette mise à jour. Cliquez sur le bouton Sauvegarder en bas à droite et laisser le choix par défaut (voir image ci-dessous).
Une fois que vous avez cliquez sur OK, il ne reste plus qu’à patienter… Container Manager va alors télécharger les nouvelles images v3 et redémarrer l’ensemble des conteneurs. Cliquer une dernière fois sur Fermer. C’est terminé !
En synthèse
Immich v3 est une mise à jour majeure. La procédure de mise à jour reste identique à d’habitude (changement de tag d’image, nettoyage, recréation du projet) et les changements touchent avant tout l’API pour les intégrations tierces. Côté utilisateur, on retiendra surtout l’arrivée de l’édition non destructive sur mobile, la première mouture des Workflows qui ouvre la voie à de belles automatisations, une sauvegarde en arrière-plan Android bien plus fiable et les contrôles d’intégrité qui viennent renforcer la confiance qu’on peut avoir dans sa bibliothèque auto-hébergée.
Si votre installation tourne déjà bien en v2, rien ne presse… mais si vous avez l’habitude de suivre les nouveautés, cette v3 vaut clairement le détour.
Xiaomi a lancé une campagne de crowdfunding pour son premier NAS : Smart Storage. Il s’agit d’un boitier équipé de disques durs et son prix démarrerait sous la barre des 300€. Si on apprécie toujours l’arrivée d’un nouvel entrant, on peut s’interroger sur l’opportunité réelle…
Xiaomi Smart Storage
Le Smart Storage est un boitier plutôt original en terme de design et doté de 2 emplacements pour des disques durs (fournis). Le chargement se ferait par l’arrière.
Il construit autour d’un SoC Quad Core Realtek RTD1619B (Cortex-A55) cadencé à 1,7 GHz et épaulé par 4 Go de RAM (non extensible). Pour rappel, il s’agit de la même puce qui équipait le Synology DS223j (sorti en 2023). Xiaomi n’a donc pas cherché à réinventer la mécanique interne, il a copié une recette qui fonctionne…
Interface de connexion
Côté connectique, le boîtier propose un port réseau 2,5 Gb/s, un port USB 3.0 et une sortie audio-vidéo HDMI compatible 4K@30.
HyperOS
Le tout tournera sous HyperOS (le système de Xiaomi déjà intégré dans ses téléphone) avec des fonctions orientées grand public : gestionnaire de photos boosté à l’IA, vidéothèque, sauvegarde complète de smartphone (photos, documents, conversations WeChat) et connexion possible de 4 caméras de surveillance Xiaomi avec un stockage local jusqu’à 360 jours.
Le prix avant tout
Le fabricant propose 3 configurations : 4 To à 2 299 yuans (environ 300€), 8 To à 2 899 yuans (environ 375€) et 16 To à 4 699 yuans (environ 610€).
Ces tarifs de lancement grimperont ensuite au tarif public, annoncé autour de 3 499 yuans pour l’entrée de gamme (environ 500€). Pour rappel, un Synology DS223j nu se vend environ 180€, mais ce dernier n’est pas sans atout (DSM, suite logicielle, etc.). Le NAS permet de faire tourner Container Station (docker) et la suite Office de Synology…
Le logiciel reste le principal obstacle
Sur le papier, la puce Realtek limite d’emblée les ambitions. Xiaomi vise le foyer qui veut centraliser photos et sauvegardes, pas l’utilisateur avancé qui bricole son homelab. Sur ce terrain, HyperOS pour NAS part de zéro, sans le moindre historique de fiabilité ni de suivi long terme, quand DSM de Synology aligne deux décennies de mises à jour et un écosystème d’applications difficile à égaler du jour au lendemain.
Ugreen avait déjà montré la voie avec ses DH2300 et DH4300Plus, en attaquant Synology sur le rapport qualité-prix matériel plutôt que sur la richesse logicielle. Xiaomi pousse la logique encore plus loin en intégrant son écosystème connecté directement dans l’équation.
Pour l’instant, le Smart Storage reste cantonné à la Chine, sans date d’export annoncée. Des questions légitimes se posent déjà sur l’arrivée du fabricant dans ce domaine, la confidentialité des données, la continuité des mises à jour… Si vous cherchez un NAS abordable disponible en France aujourd’hui, les Ugreen ou les modèles Synology d’entrée de gamme restent les choix les plus raisonnables. Mais si Xiaomi finit par exporter ce tarif hors de Chine, les fabricants historiques auront un sérieux caillou dans la chaussure.
Excalidraw est un outil de tableau blanc collaboratif virtuel qui permet de créer facilement des schémas à l’aspect d’un dessin à la main. La solution est open source et monte en puissance. Souvent comparée à des géants comme Miro ou FigJam, Excalidraw possède plusieurs atouts : open source, gratuit, autohébergeable et simplicité d’utilisation. Grâce à son style visuel unique, Excalidraw s’est rapidement imposé comme un outil incontournable pour le brainstorming, les schémas techniques ou les wireframes low-fidelity.
Excalidraw
Excalidraw est un tableau blanc collaboratif virtuel permettant de créer des diagrammes avec un rendu “dessiné à la main”. Contrairement aux outils classiques très corporate, Excalidraw mise volontairement sur un aspect croquis qui rend les idées plus accessibles et moins figées.
Le projet est entièrement open source et son code est disponible sur GitHub. Avec plus de 126 000 étoiles, il fait partie des projets open source les plus populaires dans la catégorie « Productivité et Collaboration ».
Pourquoi Excalidraw plaît autant ?
Le succès d’Excalidraw repose sur une philosophie simple : réduire au maximum la friction entre l’idée et sa représentation visuelle. L’interface est minimaliste, sans surcharge de fonctionnalités. En quelques secondes, il est possible de dessiner des schémas d’architecture, diagrammes techniques, cartes mentales, organigrammes, etc.
Le rendu « dessiné à la main » apporte un côté plus humain et spontané, qui tranche avec la rigidité des outils plus traditionnels.
Principales fonctionnalités
Même si Excalidraw paraît volontairement simple, il propose de nombreuses fonctionnalités très utiles :
Canvas infini ;
Collaboration en temps réel ;
Chiffrement de bout en bout ;
Sauvegarde locale automatique ;
Export PNG, SVG et JSON ;
Fonctionnement hors ligne (PWA) ;
Dark mode ;
Bibliothèques de formes ;
Support des images ;
Annuler / Rétablir ;
Partage via lien…
Il est bien entendu possible d’importer également plusieurs formats différents dans l’outil.
Excellent outil pour les développeurs
Excalidraw est très apprécié des développeurs et des équipes Tech. Pourquoi ? Parce qu’il permet de créer rapidement des schémas d’architecture lisibles sans passer par des outils lourds comme Visio ou Lucidchart. A noter qu’il y a également un package React permettant d’intégrer Excalidraw dans vos propres applications.
Gratuit, open source et auto-hébergeable
C’est certainement l’un des plus gros atouts d’Excalidraw. La version de base est entièrement gratuite et ne nécessite aucune création de compte. Les dessins sont sauvegardés directement dans le navigateur.
Pour les utilisateurs avancés, il est possible de :
Auto-héberger sa propre instance Excalidraw ;
Intégrer l’éditeur dans une application ;
Déployer une instance via Docker, y compris sur un NAS.
Quelques limites
Même si l’outil est excellent, il possède aussi quelques limites :
Moins adapté aux diagrammes ultra-précis ;
Gestion multi-pages limitée ;
Certaines fonctionnalités avancées réservées à Excalidraw+.
Pour des besoins très avancés en gestion de projets collaboratifs, Miro ou FigJam restent souvent plus complets. Mais pour du brainstorming rapide, de la documentation technique ou des maquettes, Excalidraw offre probablement l’un des meilleurs rapports simplicité/efficacité du marché.
En synthèse
Excalidraw réussit quelque chose de rare : rendre le dessin technique simple, rapide et agréable. Son approche open source, son style « croquis à la main », sa gratuité et ses possibilités d’auto-hébergement en font une alternative intéressante face aux solutions SaaS traditionnelles.
Quand Minisforum m’a proposé de tester le MS-A2 en version barebone, j’avoue que j’ai sauté sur l’occasion. Un Ryzen 9 9955HX dans un boîtier compact, avec du réseau 10 GbE intégré. Sur le papier, c’est exactement le genre de machine qui me fait de l’œil. J’ai donc complété la configuration avec 24 Go de RAM DDR5 et un SSD 990 Pro NVMe et je l’ai passé au banc pendant plusieurs jours. Voici le bilan…
MINISFORUM MS-A2
Minisforum n’est plus un inconnu dans le monde des mini PC. La marque s’est taillé une solide réputation avec des machines comme le MS-01… et le MS-A2 représente clairement une nouvelle étape dans cette logique de mini workstation orientée pros. L’idée est simple : offrir une puissance de calcul et une connectivité réseau dignes d’un serveur, dans un format qui tient dans la main.
Le barebone est vendu sans RAM, SSD, ni OS… ce qui permet de choisir ses composants selon ses besoins. C’est à la fois un avantage (liberté totale) et un inconvénient (budget à prévoir en plus).
Contenu de la boîte
À l’ouverture, on retrouve :
Le MS-A2 barebone ;
Un bloc d’alimentation externe (120 W) ;
Un adaptateur U.2 NVMe/M.2 22110 ;
La visserie nécessaire pour les SSD ;
Un câble HDMI ;
De la documentation.
On aurait peut-être apprécié un câble réseau, pour une machine aussi axée connectivité…
Design
Le MS-A2 est un boîtier compact de 196 × 189 × 48 mm et 1,4 kg sur la balance. La finition est en aluminium brossé gris anthracite, sobre et robuste. La prise en main est agréable, on sent qu’il y a du sérieux dans la construction, loin des plastiques bas de gamme que l’on croise parfois sur ce segment.
Deux ventilateurs sont intégrés et restent relativement discrets au repos. En charge, le bruit monte assez rapidement mais ça reste acceptable dans un environnement de bureau.
Connectique
La connectique du MS-A2 est franchement impressionnante pour ce format :
Façade :
2 × USB 3.0 ;
1 × USB 2.0 ;
1 × prise audio jack audio 3,5 mm ;
1 × bouton marche/arrêt.
Arrière :
1 × HDMI 2.1 (jusqu’à 8K@60Hz) ;
2 × USB-C 3.2 Gen 2 (compatible jusqu’à 8K@60Hz) ;
1 × USB 3.2 Gen 2 Type-A ;
1 × USB 3.0 ;
2 × 2,5 GbE en RJ45 ;
2 × SFP+ 10 Gb.
On a bien 3 sorties vidéo possible, 4 ports réseau dont 2 compatibles 10 Gb/s. On est clairement sur une machine taillée pour les usages professionnels ou homelab haut de gamme…
Intérieur et montage
L’accès à l’intérieur se fait en appuyant sur le petit bouton poussoir (à l’arrière) et on fait glisser. La première chose qui frappe, c’est la qualité du système de refroidissement : quatre caloducs en cuivre pur pour l’interface thermique du CPU. Minisforum annonce une augmentation de 30 % des flux d’air par rapport à la génération précédente.
On trouve à l’intérieur :
2 emplacements DDR5 (jusqu’à 96 Go) ;
2 emplacements M.2 2280 PCIe 4.0 x4 pour les SSD ;
1 emplacement M.2 2230 E-Key pour la carte Wi-Fi compatible 6E intégrée et Bluetooth 5.2.
Oui, il y a bien un emplacement PCIe de libre.
Le processeur : AMD Ryzen 9 9955HX
Le Ryzen 9 9955HX repose sur l’architecture Zen 5 avec 16 cœurs / 32 threads cadencé jusqu’à 5,4 GHz et 64 Mo de cache L3. Le TDP par défaut est de 55 W, mais il peut monter au-delà notamment en mode boost.
Le site PassMark indique 62702 points, on aborde les performances un peu plus bas. L’iGPU intégré est une Radeon 610M (2,2 GHz) qui peut gérer plusieurs sorties 8K et du décodage vidéo. Attention, cette dernière n’est pas taillée pour le jeu récent… mais n’aura aucun souci avec les jeux plus ancien. C’est le seul vrai point de faible de cette configuration, que le slot PCIe interne vient partiellement compenser si besoin.
Installation de la RAM et du SSD
J’ai choisi 24 Go de RAM DDR5 (en configuration 8+16 Go) et un SSD Samsung 990 Pro NVMe M.2 en 1 To. Le montage est relativement simple… en moins de 10 minutes.
A noter, l’accès à la mémoire se fait en retirant les 3 vis du ventilateur (voir la photo ci-dessus).
Performances
Bureautique et multitâche
Sans surprise, la machine est d’une fluidité absolue pour tout usage quotidien. Navigation, bureautique, édition de documents, visioconférences simultanées… rien ne lui fait peur. Avec 24 Go de DDR5, le multitâche est sans friction. Si vous le pouvez, monter jusqu’à 32 Go (virtualisation, IA…), mais 24 Go couvrent sans problème 99 % des usages.
Lorsque l’on confronte l’ordinateur à Geekbench, on remarque le processeur assure… il obtient un score tout à fait honorable.
Le Samsung 990 Pro ne déçoit pas. En lecture séquentielle, on approche la barre symbolique des 7 400 Mo/s et en écriture on frôle les 7 000 Mo/s… c’est cohérent avec les spécifications PCIe 4.0 x4. Les temps de chargement des applications et le démarrage Windows sont quasi instantanés.
Virtualisation et homelab
C’est clairement le terrain de jeu préférentiel de cette machine. Proxmox s’installe sans aucun souci, les 16 cœurs permettent de faire tourner simultanément une dizaine de VMs légères ou plusieurs conteneurs sans transpirer. Tous les ports réseaux (y compris 10 GbE SFP+) sont parfaitement reconnus sous Linux.
Pour du LLM local, la Radeon 610M est trop limitée, mais le CPU peut parfaitement tourner des modèles quantifiés (du 8B sans problème et un 14B avec un peu de patience).
UEFI
Un petit mot de l’UEFI embarqué. Il est relativement complet et permet plusieurs réglage notamment la gestion des ventilateurs, la séquence de démarrage (boot), le démarrage automatique sur coupure, etc. Il peut se gérer 100% à la souris.
Consommation électrique et nuisance sonore
Le ventilateur se fait rapidement entendre, même sans forcément pousser la machine. Il souffle contiuellement et c’est normal sur ce type de configuration. Côté consommation électrique, l’ordinateur affiche environ 30 W en usage normal (avec 1 SSD NVMe) et jusqu’à 65 W en charge plus soutenue.
CONCLUSION
Le MS-A2 (Ryzen 9 9955HX) est une machine sérieuse. Avec un boitier à 839€, auquel il faut ajouter RAM, SSD et OS, on dépasse facilement les 1 000€ pour une config exploitable. C'est un budget qui mérite réflexion et clairement pas un achat qu'on fait par défaut.
Mais si vous savez précisément pourquoi vous souhaitez 16 cœurs Zen 5, du 10 GbE SFP+ et un slot PCIe dans un boîtier de 1,78 litre, alors le MS-A2 répond à cette question mieux que n'importe quelle alternative actuelle.
Ce n'est pas un achat impulsif : c'est un achat ciblé, pour un usage ciblé.
On attend la suite avec intérêt... Si Minisforum continue sur cette trajectoire, il va falloir leur faire de la place dans le labo !
TerraMaster vient de lever le voile sur le F4-425 Pro, un NAS 4 baies qui ne se contente pas d’ajouter un badge « IA » sur une fiche marketing. Le fabricant a repensé son système embarqué depuis le noyau pour intégrer l’intelligence artificielle au cœur même du stockage. Le résultat, c’est TOS 7 présenté comme le premier OS NAS « AI-native » du marché…
TerraMaster F4-425 Pro
Après le F4-425 et le F4-425 Plus, le TerraMaster nous revient avec le F4-425 Pro. Il s’agit d’un NAS avec 4 baies en façade (3,5″ ou 2,5″) et intégrant également 3 emplacements pour des SSD NVMe M.2 2280 PCIe 3.0. Ses dimensions sont les suivantes : 150 × 181 × 219 mm. Il affiche sur la balance 2,9 kg.
Le F4-425 Pro est disponible en 2 configurations CPU. Le premier est un processeur 8 cœurs Intel N350 capable d’atteindre jusqu’à 3,9 GHz et épaulé par 16 Go de RAM DDR5. Pour rappel, ce processeur a obtenu un score de 7372 points selon PassMark. Une variante plus accessible opte pour l’Intel N305 avec 8 Go de RAM. Ce dernier obtient 9 518 points. Dans les deux cas, la mémoire est extensible jusqu’à 32 Go…
Connectique
Le TerraMaster F4-425 Pro propose :
2 ports RJ45 5 Gb/s
3 ports USB 3.2 Gen 2 (dont 1 en façade)
1 port USB 3.2 Gen 2 Type-C
1 sortie audio-vidéo HDMI
TOS 7 et OpenClaw
Ce nouveau NAS est le premier a intégré TOS 7 et l’agent IA OpenClaw. Ce dernier permet d’interagir avec le système en langage naturel. Concrètement, vous pouvez demander au NAS de provisionner un environnement Docker, d’organiser vos photos par visages et chronologie, ou de configurer des stratégies de sauvegarde… en langage conversationnel, sans toucher à une ligne de commande.
Ce n’est pas un gadget de surface. OpenClaw agit au niveau noyau et traduit les intentions en tâches système concrètes, en s’appuyant sur plus de 500 endpoints API RESTful exposés par TOS 7. Pour les développeurs, c’est une brique d’automatisation intéressante : compatibilité GitLab Runner, Jenkins Agent, support VM Ubuntu/Debian, et scripts Python ou Node.js pour orchestrer le tout.
Prix et disponibilité
Le TerraMaster F4-425 Pro est commercialisé à 671,99€ pour la configuration Intel N350/16 Go (prix public : 839,99€. La version N305/8 Go est également disponible à 591,99€.
Pour un NAS 4 baies avec 5 Gb/s, 8 cœurs, triple M.2 et un OS repensé pour l’IA locale, le positionnement tarifaire est très compétitif face à Synology ou QNAP sur des configurations comparables. Le F4-425 Pro s’adresse clairement aux homelabers exigeants, aux créatifs en quête de performance NAS, et aux petites structures qui veulent un stockage intelligent sans dépendre du cloud.
Nous avons reçu un modèle en prêt… un test est bien sûr prévu prochainement
DSM 7.4 vient de débarquer avec 3 nouveautés majeures : un assistant IA intégré (DSM Agent), des outils de collaboration on-premise et la déduplication HDD. Mais toutes ces fonctionnalités ne sont pas accessibles à tous les NAS Synology. Voici la réponse directe à la question que tout le monde se pose : mon NAS est-il compatible et lequel acheter pour en profiter pleinement ? Nous avons déjà détaillé toutes les nouveautés de DSM 7.4 dans cet article…
Mon NAS est-il compatible avec DSM 7.4 ?
La bonne nouvelle, c’est que DSM 7.4 maintient les mêmes exigences de compatibilité que DSM 7.3, contrairement à ce qui avait été annoncé initialement. Ouf ! Mais tout n’est pas rose…
Modèles pour lesquels DSM 7.4 sera la dernière version supportée (fin de vie) :
Série Plus : DS918+, DS718+, DS218+, DS1819+, DS2419+, RS2418+, RS2418RP+, RS818+, RS818RP+, DS1618+, RS1219+, DS916+, DS716+, DS1817+, DS1517+…
Série XS : DS3617xs, DS3018xs, RS18016xs+, RS4017xs+…
Séries Value et J : DS416, DS216, DS418play, DS418j, DS218j…
Si vous avez un modèle de cette liste… DSM 7.4 s’installera, mais ce sera la dernière mise à jour majeure. Certaines fonctionnalités seront inaccessibles faute de puissance. C’est peut-être le moment pour envisager un remplacement…
Les modèles pleinement compatibles et évolutifs sont ceux à partir de la génération 20 (DS220+, DS420+, DS720+, DS920+…) et les générations suivantes 23, 24, 25.
Nos recommandations par profil
Vous souhaitez juste profiter de DSM 7.4 sans vous ruiner DS225+ : 2 baies, J4125, le minimum pour profiter de DSM 7.4 complet sans les fonctions IA avancées. Idéal pour un usage maison (lire notre test)
Vous voulez DSM 7.4 + Docker + petite IA locale DS425+ : 4 baies, J4125 également, mais avec la capacité de stockage pour faire tourner des conteneurs sérieux et stocker suffisamment pour alimenter une IA locale.
Vous souhaitez le plein potentiel de DSM Agent DS925+ : notre recommandation principale. AMD Ryzen V1500B, RAM ECC, 2,5 GbE, extensible à 9 baies. C’est le NAS que Synology a clairement conçu pour DSM 7.4 dans son intégralité (lire notre test)
Vous avez un usage professionnel ou intensif DS1823xs+ ou DS1825+ : pour les parcs de données importants, la déduplication HDD de DSM 7.4 prend tout son sens sur ces modèles (lire notre test)
« Mon NAS arrive en fin de vie ? »
Vous avez un DS918+, DS718+ ou DS218+ ? DSM 7.4 est disponible, mais ce sera la dernière version majeure. Pour continuer à recevoir les mises à jour de sécurité et profiter des prochaines évolutions, voici les remplaçant naturels :
DSM 7.4 est une mise à jour qui creuse l’écart entre les anciens et les nouveaux NAS Synology. Si votre modèle figure dans la liste de fin de vie, pas d’inquiétude pour le moment Cependant, il est peut-être temps de réfléchir à une migration… pas dans l’urgence, mais avec méthode.