Dockhand, Arcane ou Portainer : quelle interface Docker en 2026 ?
On va se le dire une bonne fois : Docker est génial… jusqu’au moment où l’on se retrouve avec 20 containers qui tournent, des fichiers docker-compose.yml dans tous les sens, des ports exposés un peu partout… et une seule façon de comprendre ce qui se passe réellement : la ligne de commande.
Aujourd’hui, je vous propose de faire un petit tour d’horizon des interfaces d’administration pour Docker : Portainer, Dockhand et Arcane. Elles permettent de visualiser, gérer et dépanner ses containers plus rapidement, sans renoncer au contrôle…
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Dockhand vs Arcane vs Portainer
En 2026, 3 noms reviennent régulièrement dans les discussions autour du homelab :
- Portainer : le plus complet et bien connu pour l’administration de containers, au prix d’une certaine lourdeur ;
- Dockhand : une interface légère et directe, pensée pour ceux qui veulent garder la main sans se noyer dans les options ;
- Arcane : une interface moderne, orientée confort et simplicité.
Portainer : la référence
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Portainer s’adresse à ceux qui veulent tout voir, tout gérer, tout contrôler depuis une interface unique. Du homelab structuré jusqu’à la petite production, c’est souvent le premier outil cité lorsqu’il s’agit de gestion Docker. Si vous administrez plusieurs machines ou que vous voulez des droits utilisateurs propres, Portainer est souvent le premier nom cité.
Points forts
Portainer brille par sa couverture fonctionnelle. Containers, images, volumes, réseaux, stacks Docker Compose, logs, variables d’environnement… tout est là, au même endroit. C’est une solution robuste, capable d’accompagner une infrastructure qui évolue.
Points faibles
Le revers de la médaille, c’est la complexité. L’interface peut rapidement sembler chargée, surtout pour un homelab simple. Par ailleurs, plusieurs fonctionnalités avancées sont réservées à l’édition payante. Pour un usage perso, c’est sortir un marteau-piqueur pour planter un clou.
Dockhand : sans fioritures
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Dockhand s’adresse aux utilisateurs déjà à l’aise avec Docker, qui cherchent une interface rapide et efficace sans transformer leur homelab en usine à gaz. Si la ligne de commande ne vous effraie pas, mais que vous appréciez d’avoir une vue d’ensemble claire de ce qui tourne, Dockhand coche pas mal de cases.
Points forts
L’approche est résolument minimaliste. Pas de menus interminables, pas de concepts propriétaires obscurs. Vous gérez les containers, vous regardez les logs, vous redémarrez un service si besoin. Simple, direct, efficace.
Points faibles
Dockhand va à l’essentiel, parfois un peu trop. Il souffre encore d’un manque de maturité fonctionnelle face aux solutions plus établies, notamment pour des environnements complexes ou partagés.
Arcane : pour le confort
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Arcane cible celles et ceux qui recherchent une interface d’administration Docker agréable, claire et accessible, sans sacrifier l’essentiel.
Points forts
L’interface est clairement au centre de l’expérience. Navigation fluide, informations bien hiérarchisées, actions simples et lisibles. On est plus proche d’un cockpit bien rangé que d’un panneau de contrôle industriel.
Points faibles
Arcane mise avant tout sur la simplicité. En contrepartie, certaines fonctionnalités avancées peuvent manquer. Pour des utilisateurs experts ou des besoins plus poussés (gestion fine des droits, scénarios complexes), l’outil peut rapidement montrer ses limites.
En synthèse
Le choix d’une interface de gestion Docker dépend avant tout de l’équilibre recherché entre confort visuel et profondeur fonctionnelle.
Arcane privilégie l’élégance et la lisibilité, idéale pour piloter sereinement un homelab ou une installation modeste. Portainer conserve sa place de référence dès que l’infrastructure devient plus complexe ou multi-hôtes, au prix d’une interface plus dense. Entre les deux, Dockhand trouve sa voie avec une approche sobre et orientée efficacité, offrant un bon niveau de maîtrise sans la complexité des outils les plus complets.
Arcane et Dockhand sont encore jeunes, mais leur évolution rapide en fait des alternatives à surveiller de près.
Comme souvent avec Docker, tout est une question d’équilibre. Ces outils font très bien le job, mais le meilleur réflexe reste encore de les essayer par toi-même pour voir lequel s’intègre le plus naturellement à ton usage ![]()
Et vous, quel est votre choix ?
