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Un radioamateur décode le signal de la sonde chinoise Tianwen-2 en route vers un astéroïde

28 mai 2026 à 11:08

Daniel Estévez est ce qu'on appelle un radioamateur de haut vol. Spécialisé dans le décodage de signaux satellites et de sondes spatiales, l'Espagnol partage ses analyses techniques sur son blog depuis plusieurs années.

Cette fois, il s'est attaqué à un gros morceau : la télémétrie de Tianwen-2, la sonde chinoise actuellement en route vers l'astéroïde géocroiseur Kamo'oalewa.

Pour capter le signal, Estévez s'est appuyé sur le radiotélescope de Dwingeloo, aux Pays-Bas. Cette antenne historique, construite en 1956 par les radioastronomes néerlandais et longtemps abandonnée, a été remise en service par une association de passionnés qui l'utilise en particulier pour suivre les missions spatiales lointaines. La sonde émet en bande X (une plage de fréquences radio utilisée par la plupart des engins interplanétaires), autour de 8428,19 MHz, soit pratiquement la même fréquence que sa grande sœur Tianwen-1.

Là où ça devient intéressant techniquement, c'est sur l'encodage du signal. Tianwen-1 utilisait un encodage Reed-Solomon (une méthode classique de correction d'erreurs, indispensable quand le signal voyage sur des centaines de millions de kilomètres) avec une astuce un peu bricolée qui obligeait à zapper certains octets pour faire rentrer le tout dans la trame.

Tianwen-2, elle, utilise un encodage concaténé avec une longueur de trame mieux pensée. Du coup, les codewords Reed-Solomon rentrent pile-poil, sans bidouillage. C'est un détail qui peut sembler insignifiant, mais ça simplifie la vie de tout radioamateur qui veut suivre la mission depuis chez lui.

La sonde a été lancée le 28 mai 2025 et doit atteindre Kamo'oalewa en juin 2026. L'objectif est ambitieux : prélever un échantillon et le ramener sur Terre, comme l'avait fait la mission japonaise Hayabusa2 sur Ryugu en 2020.

Mais Tianwen-2 vise encore plus loin. Après Kamo'oalewa, la sonde poursuivra sa route vers la comète 311P/PANSTARRS pour une étude rapprochée, dans une mission double assez inédite. Si l'opération réussit, ce sera une nouvelle étape importante pour le programme spatial chinois, qui enchaîne les missions depuis plusieurs années.

Estévez documente tout publiquement, avec les paramètres exacts du signal, les outils utilisés (essentiellement GNU Radio, un framework open-source de traitement de signal), et les écueils techniques rencontrés. Pour les passionnés, c'est une mine d'or. Pour les autres, c'est surtout une démonstration que l'observation spatiale n'est plus l'apanage des agences gouvernementales.

Source : Hackaday

Heretic - Virer la censure d'une IA en une commande

Par : Korben ✨
26 mai 2026 à 10:08

Y'a des entreprises qui claquent des millions pour bien aligner leurs modèles d'IA afin qu'ils refusent toutes les questions sensibles qui font flipper nos amis puritains d'outre-Atlantique et y'a Heretic , un outil signé Philipp Emanuel Weidmann, qui balaye toute censure sur n'importe quel modèle en moins de 30 minutes avec une simple carte graphique de gamer.

Je vous explique... Vous devez avoir Python et une version récente de PyTorch sur votre machine, puis vous tapez pip install heretic-llm, puis heretic Qwen/Qwen3-4B-Instruct-2507 avec le nom du modèle que vous voulez décensurer.

Et l'outil fait alors sa vie et 20 à 30 minutes plus tard, vous récupérez une version du modèle qui a lâché prise sur l'essentiel de ses refus. Pas de dataset à préparer et surtout pas besoin de comprendre les entrailles d'un transformer, avec ce truc !

Dans un modèle aligné, le réflexe de refuser (le fameux "désolé, je ne peux pas vous aider avec ça") correspond souvent à une direction précise dans ses calculs internes. Les chercheurs appellent ça la "direction de refus". Et l'idée de l'abliteration, c'est de repérer cette direction et de la gommer des poids du modèle. En gros, on coupe le câble qui déclenche le "non", en touchant le moins possible au reste.

D'autres outils d'abliteration existaient déjà , mais leur réglage restait largement manuel et il y a aussi des gens comme mlabonne ou huihui-ai qui publient des modèles décensurés en ajustant les paramètres à la main, modèle par modèle, avec des résultats souvent inégaux. Mais Heretic, lui, automatise complètement le réglage. Pour cela, il s'appuie sur Optuna, un framework d'optimisation qui teste des dizaines de configurations et garde les meilleures tout seul. Et son seul objectif c'est de virer un max de refus tout en abîmant le moins possible le modèle d'origine.

Et de ce que je comprends, ça marche super bien ! Sur Gemma-3-12B, le modèle de Google de base refuse 97 fois sur 100 les prompts sensibles du benchmark maison. Mais après un petit passage dans Heretic, il tombe à 3 refus sur 100, soit le même niveau que les meilleures "nettoyages" manuels.

Et surtout, Heretic affiche une divergence de 0,16 là où les versions faites main grimpent à 0,45 voire 1,04 (C'est une mesure de l'écart de comportement sur les questions normales... plus c'est bas, mieux c'est).

Cela veut donc dire qu'il abîme beaucoup moins le modèle au passage.

Maintenant, tous les modèles n'y passent pas, car un gros calibre demande bien plus de VRAM et cela peut grimper à plusieurs heures. De plus, une étude comparative récente montre que le raisonnement mathématique est ce qui souffre le plus de ce genre d'abliteration, quel que soit l'outil utilisé.

Et surtout, y'a déjà des chercheurs qui bossent sur des défenses pour rendre les modèles résistants à ce genre d'attaque. Donc on verra bien, mais tant que c'est possible autant en profiter car des modèles sans bridage, ça permet notamment à des chercheurs d'étudier leurs propres failles, ou pour des usages du quotidien, de faire passer des demandes banales qui seraient bloquées (genre texte créatif, reverse engineering ou demande de conseils médicaux, ce genre de choses...)

Voilà, si vous bidouillez du LLM en local , allez voir ce projet car ça peut vous "ouvrir" quelques portes ^^.

Test UGREEN DXP4800 Pro : un NAS avec 10 GbE, un Intel Core i3 et 8 Go de RAM

25 mai 2026 à 18:00

Découvrez le NAS UGREEN DXP4800 Pro, un modèle avec un processeur Intel Core i3, 8 Go de RAM DDR5, double réseau (2.5 GbE et 10 GbE), et d'autres surprises.

Le post Test UGREEN DXP4800 Pro : un NAS avec 10 GbE, un Intel Core i3 et 8 Go de RAM a été publié sur IT-Connect.

Dark Rock, HydroShift II, GPU et boitier, tous les dossiers à ne pas manquer !

24 mai 2026 à 08:58

Tests Hardware français - Image issue de l'IACette semaine a été marquée par la publication de plusieurs dossiers et tests dédiés au refroidissement Aircooling et Watercooling.

Cet article Dark Rock, HydroShift II, GPU et boitier, tous les dossiers à ne pas manquer ! a été publié en premier par GinjFo.

Il fait tourner Windows CE sur une Nintendo 64, et ça marche pour de vrai

17 mai 2026 à 11:35

Un développeur connu sous le pseudo ThroatyMumbo a réussi à porter Windows CE 2.11, un Windows allégé que Microsoft avait sorti à la fin des années 90 pour les petits assistants personnels et certains routeurs, sur une vraie console Nintendo 64

On ne parle pas d'un émulateur ici, mais bien d'une N64 qui démarre sur un vrai bureau Windows, avec sa barre des tâches, son explorateur de fichiers et la possibilité de lancer des programmes CE.

Pour bien comprendre le délire, il faut savoir que la N64 et Windows n'ont pas grand chose en commun. La console utilise un processeur MIPS et un système maison signé Nintendo. Windows CE, c'est l'inverse : un système Microsoft conçu pour tourner sur des appareils embarqués comme les assistants personnels.

Sauf que les deux mondes se croisent sur deux points clés. Windows CE tournait déjà sur des puces MIPS à l'époque, et il était conçu pour vivre avec à peine 1 Mo de RAM, ce qui correspond pile aux capacités de la N64. ThroatyMumbo s'est inspiré de l'IBM Workpad Z50, un ancien assistant qui tournait sous CE sur du MIPS, pour se dire que le portage était techniquement faisable.

Côté méthode, le kernel Windows CE d'origine n'est pas modifié. Tout le travail est dans la couche d'abstraction matérielle, la fameuse HAL, qui sert d'interface entre le système et le matériel. Le développeur a écrit la sienne de zéro pour la N64 : démarrage, gestion des interruptions, du timing, de l'affichage.

Le contrôleur N64 devient une souris (le bouton A pour clic gauche, le B pour clic droit, logique). L'EverDrive-64 X7, une cartouche qui fait office de lecteur SD, sert de disque dur. Et le son passe par la puce audio d'origine de la console.

Ce qui marche est franchement bluffant : déplacer les fenêtres, fermer une boîte de dialogue, naviguer dans les fichiers, lancer des exécutables CE tiers, et même afficher une démo 3D qui utilise la puce graphique de la console. Ce qui ne marche pas : pas de clavier physique, pas de réseau, et il faut le SDK Windows CE 2.11 de Microsoft, qui n'est plus commercialisé depuis longtemps.

Aucune utilité concrète, évidemment. Personne ne va remplacer Mario Kart 64 par Word pour Windows CE. Mais c'est rigolo, et permet de prouver qu'on peut faire un truc complètement absurde, juste parce que c'est techniquement intéressant.

Source : Hackaday

Forza Horizon 6, Clavier Lofree Hyzen, SSD Exceria Pro G2, tous les dossiers à ne pas manquer !

17 mai 2026 à 10:32

Tests Hardware français - Image issue de l'IACette semaine a été marquée par la publication de plusieurs dossiers et tests hardware. Comme toujours les thèmes abordés sont nombreux et variés.

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Test Kingston IronKey Locker+ 50 G2 : une clé USB avec du chiffrement matériel

16 mai 2026 à 08:00

Kingston a dévoilé sa clé USB IronKey Locker+ 50 G2, avec du chiffrement matériel destiné à protéger vos données contre les attaques physiques et logiques.

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Test ASUSTOR Drivestor 4 Gen2 (AS1204T) : le NAS 4 baies le plus abordable

15 mai 2026 à 08:00

Découvrez le NAS ASUSTOR Drivestor 4 Gen2 (AS1204T), un modèle abordable avec connectivité 2.5 GbE, système ADM 5.1, et une fiche technique bien équilibrée.

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Cartes mères, boitier, souris innovante, tous les dossiers à ne pas manquer !

10 mai 2026 à 11:50

Tests Hardware français - Image issue de l'IACette semaine il y a encore de quoi alimenter la veille des bidouilleurs, même si on n’a pas encore tous les composants nécessaires pour monter une configuration complète.

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Test UGREEN Maxidok 10-en-1 : une station d’accueil pour tout brancher avec un seul câble

8 mai 2026 à 13:00

Découvrez le Maxidok 10-en-1 d'UGREEN : une station d'accueil robuste, offrant une connectivité étendue pour MacBook et laptops Windows.

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Ryzen 9 9950X3D2, RTX 5080, audio, tous les dossiers à ne pas manquer !

26 avril 2026 à 21:22

Tests Hardware français - Image issue de l'IAMême avec une actualité un peu plus légère, entre grosse carte graphique, CPU très discuté, refroidissement, audio et astuces Windows 11

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Test : pCloud est-il un service fiable pour stocker vos fichiers en ligne ?

pCloud est un service de stockage en ligne qui gagne à être connu, notamment pour ses nombreuses fonctionnalités et ses abonnements avantageux. Mais derrière les arguments marketing, qu'en est-il vraiment ? Vitesses de transfert, ergonomie, partage de fichiers, rapport qualité-prix… On vous dit tout dans ce test.

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Test Realme 16 Pro : un marathonien de l’endurance qui manque un peu de muscle

Avec le Realme 16 Pro, le constructeur chinois mise sur un écran AMOLED sublime, un capteur photo de 200 MP et une batterie colossale de 6500 mAh pour séduire le segment milieu de gamme. Mais derrière cette fiche technique aguicheuse, l'équilibre entre les composants n'est pas toujours au rendez-vous. Nous l'avons utilisé pendant plusieurs jours : voici notre verdict complet.

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Test Realme GT 8 Pro : Un monstre de puissance qui fait trembler les géants

Avec le GT 8 Pro, Realme frappe fort et affiche clairement ses ambitions sur le segment premium. Écran AMOLED QHD+ à 144 Hz, Snapdragon 8 Elite Gen 5, triple capteur photo jusqu'à 200 MP et batterie de 7000 mAh : sur le papier, ce smartphone a tout d'un flagship accompli. Ajoutez-y un module photo au design interchangeable, et vous obtenez un appareil qui ne manque pas de personnalité. Mais à 1099,99€, le GT 8 Pro tient-il toutes ses promesses face à une concurrence féroce ?

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ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Par : Webmail
16 mars 2026 à 07:00
ASUSTOR AS6704T v2 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

L’ASUSTOR AS6704T v2 (nom complet Lockerstor 4 Gen2+) constitue une évolution discrète du Lockerstor 4 Gen2. La dénomination peut prêter à confusion : les différences entre les références sont très ténues, le modèle intégrant simplement un « v2 » tandis que le nom commercial ajoute un « + ».

Du point de vue matériel, les changements restent très limités :

  • le v2 intègre deux ports réseau 5 Gb/s, au lieu de deux ports 2,5 Gb/s sur la version précédente ;
  • il dispose d’un port USB 2.0 supplémentaire à l’arrière.

Pour le reste, les spécifications demeurent identiques :

  • processeur Intel Celeron N5105 Quad Core ;
  • 4 Go de mémoire vive ;
  • 4 emplacements NVMe ;
  • la possibilité d’installer une carte réseau 10 Gb/s à la place de la carte d’extension NVMe.

Vous trouverez un tableau comparatif complet entre les deux modèles sur le site d’Asustor.

Le prix, en revanche, a évolué. La première génération était proposée autour de 700 € lors de notre test d’octobre 2022, tandis que la v2 est affichée à 833 € en mars 2026 ( probablement sous l’effet de l’inflation).

La question reste donc ouverte : cette évolution vaut-elle réellement la peine ?

IMG 7748 scaled - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Conditions des tests

Pour réaliser ces tests, je me suis équipé d’un switch UGREEN 2,5 Gb/s, ainsi que d’un adaptateur USB-C vers réseau 2,5 Gb/s de la même marque. Je ne suis malheureusement pas équipé de SSD NVMe et leur prix actuel ne m’a pas permis de tester cette partie du NAS. Cependant, les performances en NVMe ne devraient pas avoir significativement changés depuis notre test d’octobre 2022. J’ai donc configuré le NAS avec : deux SSD SATA de 2 To en RAID 1 et deux SSD SATA de 240 Go en RAID 0. J’ai créé des partages chiffrés et non chiffrés sur les deux grappes.

Contenu de la boite

  • Le NAS AS6704T v2 ;
  • 2 câbles réseau RJ45 Cat.5e ;
  • Les vis de fixation pour disques durs 2,5 et 3,5 pouces ;
  • L’alimentation externe et son câble ;
  • Un passe-câble à fixer à l’arrière afin de sécuriser le branchement au NAS et éviter que le câble ne se débranche en cas de manipulations ou d’un passage de votre chat 🙂 ;
  • Le guide de démarrage rapide.

À noter : aucun dissipateur thermique n’est fourni pour les éventuels SSD NVMe.

IMG 7749 scaled - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Point négatif, les plateaux pour les disques durs ne sont pas en montage sans outil pour les disques de 3,5 pouces contrairement à la plupart des concurrents. C’est dommage, d’autant plus qu’Asustor propose depuis des années une fonctionnalité assez intéressante, avec MyArchive. Il aurait été pratique d’avoir un montage sans outil pour faciliter le changement de disque d’archivage (par exemple, pour externaliser une sauvegarde), sans devoir acheter des plateaux supplémentaires ou utiliser un tournevis.

Le Lockerstor 4 Gen2+ est équipé d’une barrette de 4go de DDR4. Il y a deux emplacements sur la carte mère, dont un accessible en retirant juste le capot.

RAM upgrade AS6704T - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Le second se trouve de l’autre coté de la carte mère, et nécessite un démontage complet pour l’atteindre, cela peut se réaliser en une quarantaine de minutes en suivant cette vidéo du support officiel Asustor.

Le logiciel

Au moment d’écrire ces lignes, le Lockerstor 4 Gen2+ tourne sous ADM version 5.1.2.RE51 . L’interface a bien évolué ces dernières années, et même si Asustor n’a pas atteint Synology au niveau de l’ergonomie, on ne peut que les féliciter pour les progrès accomplis. Le magasin d’application est très complet, même si certaines applications sont quelque peu obsolètes, comme par exemple aMule qui n’a plus été mis à jour depuis plus de 4 ans.Capture decran 2026 02 20 a 16.24.11 1 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Bien que l’application semble abandonnée par son développeur, ce n’est pas la dernière version qui est proposée dans le magasin Asustor. Cela pose la question de la pertinence de maintenir ce type d’applications dans un catalogue qui se veut sécurisé (un argument pourtant central de la marque).

Un autre point perfectible concerne l’intégration des machines virtuelles. Là où QNAP et Synology proposent des solutions maison bien intégrées, Asustor s’appuie sur VirtualBox, dont l’intégration au système reste plus limitée. Certes, le constructeur semble aujourd’hui privilégier les conteneurs Docker, mais il est dommage que les machines virtuelles soient relativement délaissées.

À l’inverse, l’intégration des conteneurs est particulièrement réussie. J’ai par exemple pu installer VaultWarden en deux clics depuis le magasin d’applications, et gratuitement. À titre de comparaison, la version équivalente sur QNAP nécessite de passer par le dépôt alternatif MyQNAP… et elle est payante.

Les performances

Avertissement : Pour ces tests, j’ai utilisé un MacBook Pro M1 avec un adaptateur USB-C Ugreen. J’ai obtenu des résultats surprenants : des vitesses d’écriture parfois supérieures à celles observées en lecture dans les configurations en RAID sans chiffrement. J’ai validé les résultats d’écriture en copiant des fichiers entre deux NAS (mon QNAP TS453D et le Lockerstor), connectés en 2,5 Gb/s. Les vitesses de lecture, en revanche, devraient être supérieures à celles relevées…  je mets donc un gros avertissement sur ces dernières.

Des tests iperf ont confirmé que le réseau atteignait des performances proches de la limite théorique du 2,5 GbE, sans toutefois la dépasser.

Capture decran 2026 02 24 a 17.12.41 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Lors des transferts entre les deux NAS, les débits observés se situaient entre 2,45 et 2,47 Gb/s.

Résultats en RAID 0

Cette configuration est déconseillée sur un NAS, mais elle a été utilisée ici afin d’extraire les performances maximales :

  • Ici sans chiffrement

ckerstor4gen2plus r1 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

 

  • Ici, avec le chiffrement activé
    Capture decran 2026 02 27 a 13.11.50 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Résultats en RAID 1

En RAID 1 sans chiffrement, les performances ne chutent pas significativement par rapport au RAID 0.lockerstore4gen2plus r1 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Même constat avec chiffrement activé : les performances restent comparables à celles du RAID 0 chiffré.

Capture decran 2026 02 24 a 17.20.21 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Bruit et consommation

L’un des points les plus impressionnants de ce NAS reste son silence de fonctionnement. L’absence de disques mécaniques y contribue évidemment beaucoup, mais même sous charge élevée, le NAS demeure remarquablement discret.

Côté consommation électrique :

  • 20 W en utilisation normale avec 4 SSD SATA
  • 29 à 30 W au démarrage

Des valeurs très raisonnables pour un NAS de cette catégorie.

CONCLUSION
Pour répondre à la question posée en introduction (cette évolution en vaut-elle la peine ?) : la réponse est plutôt non. Si l’on s’en tient strictement au terme « évolution », les changements restent très limités. À l’exception de l’ajout de deux ports réseau 5 Gb/s et d’un port USB supplémentaire, il s’agit globalement du même NAS que le Lockerstor 4 Gen2 (sans le « + »). En revanche, pour quelqu’un qui souhaite s’équiper d’un premier NAS ou remplacer un modèle vieillissant, le Lockerstor 4 Gen2+ reste, à mes yeux, un excellent choix. Entre un magasin d’applications bien fourni, de bonnes performances, un prix compétitif face à la concurrence et une qualité matérielle solide, il dispose d’arguments sérieux. À cela s’ajoute une garantie constructeur de 3 ans, toujours appréciable sur ce type d’équipement. Les deux ports réseau 5 Gb/s constituent également un choix tourné vers l’avenir. Les débits réseau progressent rapidement, y compris dans les environnements domestiques. Il n’est plus rare aujourd’hui de voir apparaître des switchs 10 Gb/s dans les installations personnelles. Même si le 2,5 Gb/s reste largement suffisant pour la majorité des usages, comme le dit l’adage : « qui peut le plus peut le moins ». Enfin, si vous souhaitez échanger autour de ce modèle, un sujet dédié au NAS testé est déjà disponible sur le forum-nas.
Prix par rapport à la concurrence
Silence
Performances
Présence de 2 ports 5GBe
Garantie 3ans
Consommation contenue
Pas de montage sans outil pour les disques durs
Pas de dissipateur thermique pour les SSD NVMe
8

Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Par : Fx
27 février 2026 à 07:00
Test UGREEN DXP4800 Pro - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Ugreen continue son offensive sur le marché des NAS avec un nouveau 4 baies ambitieux : UGREEN NASync DXP4800 Pro. Après le DXP4800 Plus de l’an dernier, nous avons pu passer plusieurs jours avec le modèle Pro, une version musclée pensée pour les usages avancés, le multitâches intensif et les environnements exigeants sans compromis sur la simplicité d’utilisation. Sur le papier, la promesse est solide. En pratique, tout n’est cependant pas parfait…

Test UGREEN DXP4800 Pro - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

UGREEN NASync DXP4800 Pro

Là où le DXP4800 Plus s’appuie sur un Intel Pentium Gold 8505, le DXP4800 Pro passe sur un processeur Intel Core i3-1315U, offrant plus de puissance brute et une meilleure capacité de traitement pour des charges lourdes : virtualisation, transcodage multimédia, IA, Docker…

Contenu de la boîte

À l’ouverture, on retrouve :

  • Le DXP4800 Pro en lui-même ;
  • 2 câble réseau RJ45 Cat. 7 ;
  • L’alimentation externe et son câble ;
  • Des vis pour les SSD avec un tournevis ;
  • 2 blocs de pâte thermique pour les SSD NVMe ;
  • Un guide de démarrage rapide en anglais, allemand et chinois ;
  • Une feuille sur la garantie de 2 ans.

Comme pour son grand frère, l’emballage reste soigné, avec plusieurs niveaux de protection. On note les efforts du fabricant…

Design et connectivité

Extérieurement, il ressemble comme 2 gouttes d »eau aux DXP4800 Plus. Nous avons un NAS bien lourd avec un boîtier en aluminium bleu-gris. Son poids sur la balance affiche 4,1 kg. À l’arrière, nous avons toujours un ventilateur de 140 mm. Seul le nom en façade (en bas) diffère…

DXP4800 Pro arriere - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Du côté de la connectique, ce NAS dispose de :​

  • 2 ports USB 3.2 Gen 2 (dont 1 Type-C) ;
  • 1 port USB 3.0 Type-A ;
  • 2 ports USB 2.0 Type-A ;
  • 1 lecteur de carte SD ;
  • 1 sortie HDMI 2.1 ;
  • 1 port RJ45 2,5 Gb/s ;
  • 1 port RJ45 10 Gb/s.

Une connectivité bien pensée et complète.

Intérieur du DXP4800 Pro

C’est là que les choses changent ! Le DXP4800 Pro est animé par un processeur Intel Core i3-1315U capable d’atteindre 4,50 GHz  (6 cœurs, 8 threads) avec iGPU intégré. Il est épaulé par 8 Go de RAM DDR5 (extensibles à 96 Go). On aurait préféré voir 16 Go pour ce modèle Pro. Le score PassMark est de 11 183 points ! Pour ce tarif, il largue tous les concurrents…

Installation des disques et SSD

Les disques durs 3,5 pouces s’installent assez facilement, sans outils. Les chariots sont différents de ceux de Synology ou QNAP, mais ils sont fonctionnels.

DXP4800 Pro disque - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Pour installer un SSD SATA, il faut retirer une fixation en plastique (en bas à droite sur la photo ci-dessus) via un outil fourni. Attention à ne pas forcer trop fort au risque d’abimer la pièce. Le NAS dispose de 2 emplacements pour SSD NVMe, accessibles via une trappe sous l’appareil. C’est également ici que vous pourrez augmenter la RAM. L’ajout de pâte thermique (fournie) et le rôle de dissipateur thermique du capot en aluminium sont des points positifs.

UGREEN DXP4800 Pro dessous - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

De notre point de vue, le NAS n’est pas suffisamment surélevé. Les patins sous l’appareil ne sont peu assez haut, ce qui limite la circulation de l’air et favorise les vibrations. De nombreux utilisateurs recommandent l’ajout de petits amortisseurs en élastomère pour corriger ce léger défaut. Nous validons ce choix.

UGOS

Nous vous avons déjà présenté le système embarqué UGOS précédemment. Nous avons bien conscience que Ugreen est encore jeune sur le marché et il faut savoir être indulgent. Le système évolue régulièrement sans rivaliser pour le moment avec les ténors du marché. Cependant, il n’a pas à rougir, car il sait déjà répondre à de nombreux usages.

Installation d’UGOS

L’utilisateur doit taper dans son navigateur find.ugnas.com pour trouver son NAS sur le réseau. L’installation se fait en 4 étapes (voire ci-dessous) :

Capture 1 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE Capture 2 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE Capture 3 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE Capture 4 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Par rapport à notre précédent test, l’interface est désormais bien en français.

Une fois l’installation terminée, le NAS redémarre… il ne reste plus qu’à se connecter avec l’identifiant et le mot de passe saisis précédemment. Un nouveau guide se lance pour accompagner l’utilisateur dans les premières étapes :

  • Découverte de l’interface ;
  • Création d’un volume de stockage ;
  • Premier dossier partagé ;
  • Découverte d’UGREENlink pour l’accès à distance.

Note importante : lors du test précédent, nous pensions avoir commis une erreur, mais non… le service SMB (partage réseau) est désactivé par défaut. Cela veut dire que si vous ne faites rien, le NAS n’est pas accessible par le réseau (Windows, macOS ou Linux).

Usage au quotidien

UGOS est un système Linux optimisé pour le stockage en réseau. Il propose un ensemble de paramètres, auquel on peut ajouter des fonctionnalités via le Centre d’applications : Antivirus, Download Center, Text Edit, etc. Ugreen a fait le choix de privilégier Docker pour compléter son environnement applicatif.

centre applications - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Le fabricant propose une application mobile tout-en-un qui permet de profiter de son NAS à distance ou sur son réseau local. Il faut avouer qu’elle est complète et bien pensée. Ugreen propose également une application de bureau (Windows et macOS), ainsi qu’une adapté à Apple TV et Android TV. Elles permettent d’accéder aux fichiers, au statut du NAS, aux notifications… mais aussi au visionnage de vidéo, etc. Tout y est, un véritable couteau suisse !

Ugreen déploie fréquemment des mises à jour pour corriger des bugs et soucis de traductions, mais aussi pour améliorer les performances et ajouter des fonctionnalités. Un NAS, c’est un investissement sur le long terme. Aujourd’hui, les NAS sont régulièrement mis à jour… et surtout pendant de nombreuses années.

Nouvel entrant et tolérance

Ugreen est nouveau sur le marché des NAS, mais ce n’est pas un novice. L’entreprise possède une solide expérience industrielle et maîtrise déjà la conception matérielle et logicielle. Le fabricant connait également très bien ce secteur exigeant, dominé par des acteurs comme Synology et QNAP. Côté matériel, le produit tient la route…

Sur la partie logicielle, UGOS reste limité pour un usage avancé. S’il répond à 90% des particuliers, certains pourraient être déçus. La majorité des utilisateurs parient sur des mises à jour futures pour corriger le tir dans les prochains mois. Ugreen en a bien conscience… À noter qu’il propose également la possibilité d’installer de systèmes alternatifs comme OMV, TrueNAS, Unraid, etc. Une approche ouverte, que beaucoup apprécient.

L’essentiel est là : une base matérielle fiable et une volonté claire d’évoluer.

Performances du DXP4800 Pro

Dans la première partie des tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 10 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances globales…

Vitesses dans les transferts

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :

  • Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
  • Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (DivX, images RAW, archives ZIP)
  • Fichiers volumineux : 10 fichiers avec une taille comprise entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)

À la suite des tests, une moyenne des transferts est calculée et nous la représentons sous forme de graphiques exprimée en mégaoctets par seconde (Mo/s). Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du DXP4800 Plus, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0, puis un second volume avec 3 SSD SATA en RAID 5.

RAID 0

UGREEN DXP4800 Pro RAID 0 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Le NAS propose d’excellentes performances en lecture. Le système est réactif et les transferts solides. On voit tout de suite le gain offert par le nouveau processeur. Si les performances en écriture progressent (par rapport au DXP 4800 Plus), nous restons un peu sur notre faim.

RAID 5

UGREEN DXP4800 Pro RAID 5 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Les débits vous surprennent… nous aussi. En lecture, le RAID 5 SATA assure et nous sommes sur des performances proches du RAID 0 NVMe. En écriture, les SSD SATA font même mieux sur les petits fichiers et ceux de taille moyenne. Par contre, sur les gros fichiers, les choses sont différentes.

Performances générales

Avec son nouveau processeur, Ugreen propose un NAS offrant des capacités bien plus étendues. Comparons rapidement celui-ci

UGREEN
DXP4800 Pro
UGREEN
DXP4800 Plus
ASUSTOR
FS6806X
Synology
DS925+
Processeur Intel Core
i3-1315U
Intel Pentium
Gold
AMD Ryzen Embedded V3C14 AMD Ryzen Embedded V1500B
iGPU intégré Intel UHD Graphics
(13th Gen)
Intel UHD Graphics
(12th Gen)
❌ Aucun ❌ Aucun
Score Passmark
(CPU)
11 182 9 080 11 882 4 513
Score Single Thread 3 315 3 226 2 800 1 136
TDP 15 W
(55 W burst)
15 W 15 W 16 W
RAM max supportée 96 Go DDR5 64 Go DDR5 64 Go DDR5 32 Go DDR4 ECC

Vous l’aurez compris, le changement opéré par Ugreen n’est pas anodin. On se retrouve avec un processeur taillé pour les tâches complexes ou il n’aura pas de difficulté : chiffrement des données, virtualisation, conteneurisation ou encore le transcodage vidéo. Il sera difficile de le mettre en difficulté. Seul regret, la présence de seulement 8 Go de RAM par défaut. On ne va pas se mentir, c’est un peu juste pour exploiter pleinement le potentiel de ce NAS : 16 Go auraient été préférables.

IA & DXP 4800 Pro

Ugreen a été intégré ici et là quelques touches d’IA dans ses applications maisons (notamment dans son application pour les photos). Mais nous avons voulu aller plus loin et tenté l’expérience des modèles Qwen2.5:3B et Gemma2:2B avec Ollama. Ils fonctionnent très bien avec ce NAS et répondent en quelques secondes. Attention, l’IA consomme beaucoup de ressources : processeur et RAM. Aussi, nous avons constaté une certaine limitation dans la gestion des ressources avec Docker, certainement pour protéger les fonctions de base du NAS.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur arrière est relativement discret. Côté consommation électrique, le NAS affiche environ 27 W en usage normal (avec 2 SSD NVMe et 3 SSD SATA) et jusqu’à 45 W en charge plus soutenue.

CONCLUSION
Le UGREEN NASync DXP4800 Pro marque un vrai tournant pour la marque avec une base matérielle puissante et cohérente. Son Intel Core i3 et le 10 GbE natif en font un NAS taillé pour les usages avancés. Les performances sont au rendez-vous !!! En revanche, les 8 Go de RAM par défaut et un UGOS encore en maturation tempèrent légèrement l’ensemble. Ugreen propose ici une alternative crédible face aux leaders, à condition d’accepter sa jeunesse logicielle.
MATÉRIEL / DESIGN
9.5
OS & APPLICATIONS
7
PERFORMANCES
8
PRIX
7.5
8

Test de la station électrique Marstek Venus A : un système de stockage d’énergie domestique accessible et complet

Économies sur la facture d'électricité ou autonomie en cas de panne secteur : la Marstek Venus A propose une réponse clé en main à ces besoins, avec un déploiement simplifié et un tarif défiant toute concurrence. Nous l'avons utilisée pendant plusieurs semaines.

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