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Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Par : Fx
27 février 2026 à 07:00
Test UGREEN DXP4800 Pro - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Ugreen continue son offensive sur le marché des NAS avec un nouveau 4 baies ambitieux : UGREEN NASync DXP4800 Pro. Après le DXP4800 Plus de l’an dernier, nous avons pu passer plusieurs jours avec le modèle Pro, une version musclée pensée pour les usages avancés, le multitâches intensif et les environnements exigeants sans compromis sur la simplicité d’utilisation. Sur le papier, la promesse est solide. En pratique, tout n’est cependant pas parfait…

Test UGREEN DXP4800 Pro - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

UGREEN NASync DXP4800 Pro

Là où le DXP4800 Plus s’appuie sur un Intel Pentium Gold 8505, le DXP4800 Pro passe sur un processeur Intel Core i3-1315U, offrant plus de puissance brute et une meilleure capacité de traitement pour des charges lourdes : virtualisation, transcodage multimédia, IA, Docker…

Contenu de la boîte

À l’ouverture, on retrouve :

  • Le DXP4800 Pro en lui-même ;
  • 2 câble réseau RJ45 Cat. 7 ;
  • L’alimentation externe et son câble ;
  • Des vis pour les SSD avec un tournevis ;
  • 2 blocs de pâte thermique pour les SSD NVMe ;
  • Un guide de démarrage rapide en anglais, allemand et chinois ;
  • Une feuille sur la garantie de 2 ans.

Comme pour son grand frère, l’emballage reste soigné, avec plusieurs niveaux de protection. On note les efforts du fabricant…

Design et connectivité

Extérieurement, il ressemble comme 2 gouttes d »eau aux DXP4800 Plus. Nous avons un NAS bien lourd avec un boîtier en aluminium bleu-gris. Son poids sur la balance affiche 4,1 kg. À l’arrière, nous avons toujours un ventilateur de 140 mm. Seul le nom en façade (en bas) diffère…

DXP4800 Pro arriere - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Du côté de la connectique, ce NAS dispose de :​

  • 2 ports USB 3.2 Gen 2 (dont 1 Type-C) ;
  • 1 port USB 3.0 Type-A ;
  • 2 ports USB 2.0 Type-A ;
  • 1 lecteur de carte SD ;
  • 1 sortie HDMI 2.1 ;
  • 1 port RJ45 2,5 Gb/s ;
  • 1 port RJ45 10 Gb/s.

Une connectivité bien pensée et complète.

Intérieur du DXP4800 Pro

C’est là que les choses changent ! Le DXP4800 Pro est animé par un processeur Intel Core i3-1315U capable d’atteindre 4,50 GHz  (6 cœurs, 8 threads) avec iGPU intégré. Il est épaulé par 8 Go de RAM DDR5 (extensibles à 96 Go). On aurait préféré voir 16 Go pour ce modèle Pro. Le score PassMark est de 11 183 points ! Pour ce tarif, il largue tous les concurrents…

Installation des disques et SSD

Les disques durs 3,5 pouces s’installent assez facilement, sans outils. Les chariots sont différents de ceux de Synology ou QNAP, mais ils sont fonctionnels.

DXP4800 Pro disque - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Pour installer un SSD SATA, il faut retirer une fixation en plastique (en bas à droite sur la photo ci-dessus) via un outil fourni. Attention à ne pas forcer trop fort au risque d’abimer la pièce. Le NAS dispose de 2 emplacements pour SSD NVMe, accessibles via une trappe sous l’appareil. C’est également ici que vous pourrez augmenter la RAM. L’ajout de pâte thermique (fournie) et le rôle de dissipateur thermique du capot en aluminium sont des points positifs.

UGREEN DXP4800 Pro dessous - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

De notre point de vue, le NAS n’est pas suffisamment surélevé. Les patins sous l’appareil ne sont peu assez haut, ce qui limite la circulation de l’air et favorise les vibrations. De nombreux utilisateurs recommandent l’ajout de petits amortisseurs en élastomère pour corriger ce léger défaut. Nous validons ce choix.

UGOS

Nous vous avons déjà présenté le système embarqué UGOS précédemment. Nous avons bien conscience que Ugreen est encore jeune sur le marché et il faut savoir être indulgent. Le système évolue régulièrement sans rivaliser pour le moment avec les ténors du marché. Cependant, il n’a pas à rougir, car il sait déjà répondre à de nombreux usages.

Installation d’UGOS

L’utilisateur doit taper dans son navigateur find.ugnas.com pour trouver son NAS sur le réseau. L’installation se fait en 4 étapes (voire ci-dessous) :

Capture 1 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE Capture 2 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE Capture 3 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE Capture 4 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Par rapport à notre précédent test, l’interface est désormais bien en français.

Une fois l’installation terminée, le NAS redémarre… il ne reste plus qu’à se connecter avec l’identifiant et le mot de passe saisis précédemment. Un nouveau guide se lance pour accompagner l’utilisateur dans les premières étapes :

  • Découverte de l’interface ;
  • Création d’un volume de stockage ;
  • Premier dossier partagé ;
  • Découverte d’UGREENlink pour l’accès à distance.

Note importante : lors du test précédent, nous pensions avoir commis une erreur, mais non… le service SMB (partage réseau) est désactivé par défaut. Cela veut dire que si vous ne faites rien, le NAS n’est pas accessible par le réseau (Windows, macOS ou Linux).

Usage au quotidien

UGOS est un système Linux optimisé pour le stockage en réseau. Il propose un ensemble de paramètres, auquel on peut ajouter des fonctionnalités via le Centre d’applications : Antivirus, Download Center, Text Edit, etc. Ugreen a fait le choix de privilégier Docker pour compléter son environnement applicatif.

centre applications - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Le fabricant propose une application mobile tout-en-un qui permet de profiter de son NAS à distance ou sur son réseau local. Il faut avouer qu’elle est complète et bien pensée. Ugreen propose également une application de bureau (Windows et macOS), ainsi qu’une adapté à Apple TV et Android TV. Elles permettent d’accéder aux fichiers, au statut du NAS, aux notifications… mais aussi au visionnage de vidéo, etc. Tout y est, un véritable couteau suisse !

Ugreen déploie fréquemment des mises à jour pour corriger des bugs et soucis de traductions, mais aussi pour améliorer les performances et ajouter des fonctionnalités. Un NAS, c’est un investissement sur le long terme. Aujourd’hui, les NAS sont régulièrement mis à jour… et surtout pendant de nombreuses années.

Nouvel entrant et tolérance

Ugreen est nouveau sur le marché des NAS, mais ce n’est pas un novice. L’entreprise possède une solide expérience industrielle et maîtrise déjà la conception matérielle et logicielle. Le fabricant connait également très bien ce secteur exigeant, dominé par des acteurs comme Synology et QNAP. Côté matériel, le produit tient la route…

Sur la partie logicielle, UGOS reste limité pour un usage avancé. S’il répond à 90% des particuliers, certains pourraient être déçus. La majorité des utilisateurs parient sur des mises à jour futures pour corriger le tir dans les prochains mois. Ugreen en a bien conscience… À noter qu’il propose également la possibilité d’installer de systèmes alternatifs comme OMV, TrueNAS, Unraid, etc. Une approche ouverte, que beaucoup apprécient.

L’essentiel est là : une base matérielle fiable et une volonté claire d’évoluer.

Performances du DXP4800 Pro

Dans la première partie des tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 10 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances globales…

Vitesses dans les transferts

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :

  • Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
  • Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (DivX, images RAW, archives ZIP)
  • Fichiers volumineux : 10 fichiers avec une taille comprise entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)

À la suite des tests, une moyenne des transferts est calculée et nous la représentons sous forme de graphiques exprimée en mégaoctets par seconde (Mo/s). Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du DXP4800 Plus, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0, puis un second volume avec 3 SSD SATA en RAID 5.

RAID 0

UGREEN DXP4800 Pro RAID 0 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Le NAS propose d’excellentes performances en lecture. Le système est réactif et les transferts solides. On voit tout de suite le gain offert par le nouveau processeur. Si les performances en écriture progressent (par rapport au DXP 4800 Plus), nous restons un peu sur notre faim.

RAID 5

UGREEN DXP4800 Pro RAID 5 - Test UGREEN NASync DXP4800 Pro : un NAS 4 baies ultra performant en 10 GbE

Les débits vous surprennent… nous aussi. En lecture, le RAID 5 SATA assure et nous sommes sur des performances proches du RAID 0 NVMe. En écriture, les SSD SATA font même mieux sur les petits fichiers et ceux de taille moyenne. Par contre, sur les gros fichiers, les choses sont différentes.

Performances générales

Avec son nouveau processeur, Ugreen propose un NAS offrant des capacités bien plus étendues. Comparons rapidement celui-ci

UGREEN
DXP4800 Pro
UGREEN
DXP4800 Plus
ASUSTOR
FS6806X
Synology
DS925+
Processeur Intel Core
i3-1315U
Intel Pentium
Gold
AMD Ryzen Embedded V3C14 AMD Ryzen Embedded V1500B
iGPU intégré Intel UHD Graphics
(13th Gen)
Intel UHD Graphics
(12th Gen)
❌ Aucun ❌ Aucun
Score Passmark
(CPU)
11 182 9 080 11 882 4 513
Score Single Thread 3 315 3 226 2 800 1 136
TDP 15 W
(55 W burst)
15 W 15 W 16 W
RAM max supportée 96 Go DDR5 64 Go DDR5 64 Go DDR5 32 Go DDR4 ECC

Vous l’aurez compris, le changement opéré par Ugreen n’est pas anodin. On se retrouve avec un processeur taillé pour les tâches complexes ou il n’aura pas de difficulté : chiffrement des données, virtualisation, conteneurisation ou encore le transcodage vidéo. Il sera difficile de le mettre en difficulté. Seul regret, la présence de seulement 8 Go de RAM par défaut. On ne va pas se mentir, c’est un peu juste pour exploiter pleinement le potentiel de ce NAS : 16 Go auraient été préférables.

IA & DXP 4800 Pro

Ugreen a été intégré ici et là quelques touches d’IA dans ses applications maisons (notamment dans son application pour les photos). Mais nous avons voulu aller plus loin et tenté l’expérience des modèles Qwen2.5:3B et Gemma2:2B avec Ollama. Ils fonctionnent très bien avec ce NAS et répondent en quelques secondes. Attention, l’IA consomme beaucoup de ressources : processeur et RAM. Aussi, nous avons constaté une certaine limitation dans la gestion des ressources avec Docker, certainement pour protéger les fonctions de base du NAS.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur arrière est relativement discret. Côté consommation électrique, le NAS affiche environ 27 W en usage normal (avec 2 SSD NVMe et 3 SSD SATA) et jusqu’à 45 W en charge plus soutenue.

CONCLUSION
Le UGREEN NASync DXP4800 Pro marque un vrai tournant pour la marque avec une base matérielle puissante et cohérente. Son Intel Core i3 et le 10 GbE natif en font un NAS taillé pour les usages avancés. Les performances sont au rendez-vous !!! En revanche, les 8 Go de RAM par défaut et un UGOS encore en maturation tempèrent légèrement l’ensemble. Ugreen propose ici une alternative crédible face aux leaders, à condition d’accepter sa jeunesse logicielle.
MATÉRIEL / DESIGN
9.5
OS & APPLICATIONS
7
PERFORMANCES
8
PRIX
7.5
8

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Shannon - L'IA qui pentest votre code toute seule

Par : Korben
11 février 2026 à 15:31

Vous connaissez tous Kali Linux , Metasploit et compagnie… Mais est-ce que vous avez déjà vu une IA faire un pentest toute seule ? Genre, VRAIMENT toute seule. Shannon , c'est un framework open source qui lâche un agent IA sur votre code, et qui enchaîne recon, analyse de vulns, et exploitation, tout ça sans intervention humaine.

En gros, vous lui filez une URL cible et l'accès à votre code source (faut que le repo soit accessible, c'est la base), et l'agent se débrouille. Il commence alors par analyser le code en statique… puis lance des attaques dynamiques sur l'app en live. Pour cela, il déploie plusieurs sous-agents spécialisés qui bossent en parallèle via Temporal, un moteur de workflow.

Un agent pour la reconnaissance, un pour chercher les injections SQL, un autre pour les XSS, un pour les SSRF, un pour les problèmes d'authentification… Bref, chacun fait son taf et tout remonte dans un rapport final au format JSON.

Le truc, c'est que Shannon ne se contente pas de scanner bêtement comme un Nessus ou un Burp. L'agent COMPREND votre code. Il lit les routes, les middlewares, les requêtes SQL, et il construit ses attaques en fonction. Du coup, il trouve des trucs que les scanners classiques loupent complètement, genre une injection NoSQL planquée dans un endpoint obscur ou un bypass d'auth via un cookie mal valide. Attention par contre, si votre app utilise un framework un peu exotique ou du code obfusqué, y'a des chances que l'agent passe à côté… comme tout scanner, hein.

Pour ceux qui se demandent combien coute un test d'intrusion classique, ça va de 3 000 € à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Shannon, c'est open source et ça tourne sur Docker, par contre, faudra compter environ 50 dollars en tokens API Anthropic par run… c'est pas gratuit mais c'est quand même 60 fois moins cher qu'un audit humain.

Cote installation, c'est Docker + Docker Compose, un fichier .env avec votre cle API Anthropic (la variable ANTHROPIC_API_KEY, classique), et hop, un docker compose up pour lancer le tout. Le workflow complet prend entre 1 h et 1 h 30 selon la taille de votre base de code. Vous pouvez suivre la progression en temps réel via l'interface web Temporal sur localhost:8233. (perso, j'aime bien voir les agents bosser en parallèle, ça a un côté satisfaisant).

Et attention, Shannon exécute de VRAIES attaques. C'est mutatif. Ça veut dire que si l'agent trouve une injection SQL, il va l'exploiter pour de vrai pour prouver que ça marche. Du coup, on le lance sur du code à soi, en local ou sur un environnement de test. Mais jamais en prod. JAMAIS !!!

Bon, sauf si vous aimez vivre dangereusement et que votre boss est en vacances… ^^

Les agents d'exploitation (Auth, SSRF, XSS, AuthZ) en parallèle sur la timeline Temporal

Pour en avoir le cœur net, je l'ai lancé sur une app Node.js/Express maison avec 27 endpoints d'API. 2 heures de scan, 287 transitions d'état, 7 agents qui ont bossé en parallèle… et une facture Anthropic qui pique un peu. Parce que oui, chaque agent consomme des tokens Claude à chaque étape d'analyse et d'exploitation, et ça s'additionne vite. Comptez une cinquantaine de dollars pour un run complet. Bref, c'est pas gratuit de se faire hacker par une IA.

Cote résultats par contre, plutôt parlant. Zero injection SQL exploitable, les 23 paramètres utilisateur ont été tracés jusqu'aux requêtes et Shannon a confirmé que tout était paramétré correctement. Bien joué. Par contre, il a détecté 6 failles SSRF liées à des contournements IPv6, des XSS stockées via innerHTML sans aucun échappement dans le frontend, et surtout… ZERO authentification sur les 27 endpoints. Genre, n'importe qui peut purger ma base ou cramer vos crédits API Claude sans se connecter. Bon après, c'est un outil que je me suis dev, qui est un proto local, donc c'est pas exposé sur internet.

Le rapport final est plutôt bien foutu, je trouve. Pour chaque vuln trouvée, vous avez la sévérité CVSS (critique, haute, moyenne), le vecteur d'attaque utilisé, une preuve d'exploitation avec les payloads, et surtout des recommandations de correction. Shannon va jusqu'à vous montrer la ligne de code fautive, expliquer pourquoi le bypass fonctionne, et proposer le fix. Si vous utilisez déjà des outils comme Sploitus pour votre veille secu, Shannon c'est le complément parfait pour passer de la théorie à la pratique sur votre propre code.

Le projet est encore jeune, c'est vrai, mais l'approche est intéressante. Plutôt que d'automatiser bêtement des scans, on a donc un agent qui raisonne sur le code et adapte sa stratégie. Ça change des outils qui balancent des milliers de requêtes à l'aveugle et qui vous noient sous les faux positifs.

Alors après, je vous vois venir, vous allez me dire : est-ce que ça vaut un vrai pentester qui connait votre infra par cœur et qui sait où chercher les trucs tordus ?

Pas vraiment, mais pour un premier audit à moindre coût, ça fait le taf.

Source

Test TerraMaster F4 SSD : ce NAS compact peut accueillir 4 SSD NVMe

8 février 2026 à 06:00

Le TerraMaster F4 SSD est un NAS ultra-compact capable d'accueillir jusqu'à 4 disques SSD NVMe. Il est équipé de 8 Go de RAM DDR5 et d'une interface 5 GbE.

Le post Test TerraMaster F4 SSD : ce NAS compact peut accueillir 4 SSD NVMe a été publié sur IT-Connect.

Ghidra MCP - Quand l'IA fait le reverse engineering à votre place

Par : Korben
6 février 2026 à 09:15

Ghidra, le framework de reverse engineering open source de la NSA, est un outil que tous les analystes sécu utilisent au quotidien pour démonter des binaires. Sauf que voilà... quand vous passez des heures à renommer des fonctions, documenter des structures et tracer des cross-references à la main, ça finit par devenir un poil répétitif.

Du coup, un développeur a eu l'idée de coller un serveur MCP (Model Context Protocol) directement sur Ghidra. "Encore un wrapper IA bidon ??"... mais non les amis car Ghidra MCP Server est un bridge Python + plugin Java qui expose pas moins de 110 outils d'analyse via le protocole MCP. Rien que ça.

Concrètement, ça veut dire que vous pouvez brancher Claude, ou n'importe quel outil compatible MCP, directement sur votre session Ghidra et lui demander de décompiler des fonctions, tracer des call graphs, renommer des variables en batch ou même créer des structures de données automatiquement.

Au niveau architecture, un plugin Java tourne dans Ghidra et expose une API REST sur localhost:8089, puis un bridge Python fait la traduction entre le protocole MCP et ces endpoints HTTP. Vous lancez Ghidra, vous activez le serveur via Tools > GhidraMCP > Start MCP Server, et hop, votre IA peut causer directement avec le décompileur.

Et c'est pas juste de la décompilation basique. Y'a de l'analyse de structures, de l'extraction de strings, du mapping mémoire complet, de la gestion de scripts Ghidra (plus de 70 scripts d'automatisation livrés avec le projet !) et même un système de documentation cross-binaire.

En gros, vous analysez un malware, vous documentez toutes les fonctions, et si vous tombez sur une variante plus tard, l'outil transfère automatiquement votre doc via un système de hash SHA-256 sur les opcodes. Plutôt chouette ! En revanche, ça marche pas si le code est fortement obfusqué... logique.

Bon, pour ceux qui connaissent déjà OGhidra (qui fait tourner des LLM en local dans Ghidra), Ghidra MCP Server c'est l'approche inverse. Au lieu d'embarquer l'IA dans Ghidra, c'est Ghidra qui s'ouvre à l'IA via un protocole standardisé. Du coup vous n'êtes pas limité à un seul modèle... Claude, GPT, Gemini, n'importe quel client MCP fait l'affaire.

Côté prérequis, faut Java 21, Maven 3.9+, Python 3.10+ et évidemment Ghidra 12.0.2. L'install se fait en quelques étapes : cloner le repo, pip install, copier les libs Ghidra dans lib/, compiler avec Maven et déployer le zip dans les extensions. Rien de bien sorcier si vous êtes déjà dans l'écosystème... sauf si vous êtes sous Windows, là faudra peut-être un peu galérer avec Maven.

Les opérations batch sont par exemple très intéressantes... Avec cette fonctionnalité, vous pouvez renommer 50 variables d'un coup, poser des commentaires sur toutes les fonctions d'un module, typer des paramètres en série.

Bref, si vous faites de l'analyse de binaires et que vous voulez arrêter de tout vous taper à la main, c'est le genre de combo reverse engineering + IA qui va vous faire gagner pas mal de temps !

Test Be Quiet! Dark Perk Sym : la souris minimaliste poussée à l’extrême, et ça marche

Habitué à refroidir nos configurations dans un silence de cathédrale, le constructeur allemand be quiet! sort de l'unité centrale pour s'attaquer au marché ultra-concurrentiel des souris gamer. Avec la Dark Perk Sym, la marque reste fidèle à son ADN : un design d'une sobriété absolue, sans la moindre trace de RGB, mais une fiche technique qui vise l'excellence. Proposée à près de 110 €, cette souris ambidextre de seulement 55 g fait le pari risqué du minimalisme visuel pour mieux se concentrer sur la performance brute et l'autonomie.

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Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Par : Fx
2 février 2026 à 07:00
Test Beelink ME Pro - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Cela fait maintenant plusieurs jours que nous utilisons le dernier NAS Beelink ME Pro. Un produit hybride, à mi-chemin entre un NAS traditionnel et un mini-PC. Comme vous allez le constater dans ce test, le tableau est globalement très positif, malgré quelques points perfectibles. Disponible à moins de 400€, que vaut vraiment ce nouveau produit…

Beelink ME Pro

Test Beelink ME Pro

Beelink est un acteur bien connu du marché des mini-PC. La marque s’est forgé une solide réputation grâce à des produits fiables, performants et proposés à des tarifs compétitifs. En 2025, le constructeur a franchi une nouvelle étape en se lançant sur le marché des NAS avec le ME mini, un modèle équipé de 6 emplacements NVMe. En toute fin d’année 2025, Beelink a dévoilé un concept encore plus original : un NAS doté d’un bloc matériel interchangeable intégrant carte mère, processeur et mémoire. C’est précisément ce modèle(le ME Pro) que nous testons aujourd’hui.

Contenu de la boîte

La boite est vraiment très petite, mais on trouve à l’intérieur :

  • Le NAS Beelink ME Pro ;
  • 1 câble réseau RJ45 Cat.6 ;
  • 1 câble HDMI ;
  • Des vis de fixation pour les SSD et HDD ;
  • Une alimentation externe ;
  • Un guide de démarrage rapide.

Beelink a eu la bonne idée d’optimiser l’espace en rangeant les câbles et les vis directement dans les chariots des disques (voir photo ci-dessous).

Test Beelink ME Pro arriere boite - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Une solution simple et efficace.

Construction du NAS et design

Le ME Pro affiche un design sobre et élégant. Le boîtier, entièrement en métal gris, mesure 166 × 121 × 112 mm pour un poids de 2,1 kg. La façade avant est recouverte d’un tissu gris, apportant une touche discrète et moderne. L’ensemble inspire confiance et s’intègre facilement dans un environnement domestique ou professionnel.

Connectique

Côté connectique, le Beelink ME Pro est plutôt bien doté :

  • 2 ports USB 3.2 Gen 2 (10 Gb/s), dont un port USB-C à l’arrière;
  • 2 port USB 2.0 ;
  • 1 sortie audio-video HDMI Ultra HD/4K ;
  • 1 sortie audio jack 3,5mm ;
  • 1 port réseau 2,5 Gb/s ;
  • 1 port réseau 5 Gb/s.

Beelink n’a clairement pas lésiné sur le nombre de ports. Un point mérite d’être signalé, le port USB-C est compatible avec la sortie vidéo (« Supports video output »).

À noter également la présence du Wi-Fi 6 et du Bluetooth 5.4, ce qui reste assez rare sur un NAS.

Intérieur du Me Pro

Le Beelink ME Pro repose sur un processeur Quad-Core Intel N95 cadencé à 2 GHz (jusqu’à 3,4 GHz en mode turbo). Un CPU bien connu, parfaitement adapté à un usage NAS polyvalent. Selon PassMark, il obtient un score d’environ 5 299 points, ce qui le place dans la moyenne des NAS commercialisés en 2026.

La mémoire vive est fixée à 12 Go de RAM, un choix plutôt généreux. En revanche, elle n’est pas évolutive, ce qui pourra en freiner certains. Notre modèle de test était livré avec un SSD NVMe WD SN540 de 512 Go, sur lequel Windows 11 Home est préinstallé.

Bloc interchangeable

Beelink Me Pro bloc - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

L’une des particularités intéressantes du ME Pro réside dans son bloc interchangeable (carte mère, processeur et mémoire). En théorie, cela permet de faire évoluer la machine sans changer tout le châssis. Dans la pratique, l’intérêt reste à confirmer pour un usage domestique. Cela reste néanmoins une option appréciable, que peu de fabricants proposent aujourd’hui.

Disque dur et SSD

beelink chariot disque - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Le NAS dispose de 2 emplacements pouvant recevoir des disques dur (3,5 ou 2,5 pouces) ou des SSD SATA (débit théorique : 768 Mo/s). L’installation nécessite l’utilisation d’un tournevis pour installer les disques. J’avoue que je n’ai compris l’utilité de la pâte thermique sur les chariots.

NVMe - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

 

Sous le boîtier, on retrouve le SSD NVMe (PCIe 3.0 x2 : 1 969 Go/s théorique) système, ainsi que 2 emplacements NVMe (PCIe 3.0 x1 : 985 Mo/s théorique) supplémentaires. Une configuration flexible, offrant de nombreuses possibilités de stockage dans un format aussi compact.

Beelink ME Pro NVMe - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Système et applications

Beelink fait le choix d’intégrer Windows 11 Home par défaut. Une décision que nous avons du mal à justifier dans le cadre d’un NAS. Il s’agit d’une version standard, sans outils dédiés au stockage réseau. Aucun assistant, aucun logiciel spécifique ne guide l’utilisateur dans la création de partages, la gestion des utilisateurs ou la configuration du système. Après avoir consulté le site officiel, nous n’avons trouvé aucune documentation réellement utile à ce sujet. C’est clairement le principal point faible du ME Pro. Cela pourra intéresser ceux qui veulent en faire un Mini PC avec un gros stockage et non pas un NAS.

TrueNAS - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Heureusement, Beelink annonce une compatibilité complète avec des systèmes alternatifs tels que TrueNAS, Unraid ou Proxmox. Pour nos tests, nous avons opté pour TrueNAS, bien adapté à ce type de matériel.

NAS DIY en 2026 : quel système choisir ? NAS DIY en 2026 : quel système choisir ?

Performances du ME Pro

Dans la première partie de nos tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 5 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances dans la virtualisation et le transcodage vidéo.
Vitesses dans les transferts

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :

  • Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
  • Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (DivX, images RAW, archives ZIP)
  • Fichiers volumineux : 10 fichiers avec une taille comprise entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)

À partir de ces tests, nous calculons une moyenne des transferts que nous représentons sous forme de graphiques, exprimée en mégaoctets par seconde. Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du ME Pro, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0 (mode STRIPE), puis avec le chiffrement des données et enfin avec 2 SSD en RAID 1 (MIROIR).

RAID 0

RAID 0

Nous avons pu profiter pleinement de la connexion 5 Gb/s… même si on aurait aimer aller au-delà. Le maximum que nous avons pu atteindre : 564 Mo/s en lecture séquentielle.

RAID 0 avec chiffrement des données

RAID 0 + Crypt

Le N95 a montré toute son efficacité, le chiffrement des données a réduit très légèrement la vitesse d’écriture.

RAID 1

RAID 1

En RAID 1, si la lecture est peu impactée. Cependant, l’écriture qui a montré quelques signes de ralentissement. Cela reste bien entendu une moyenne, dans une configuration ZFS.

Performances générales

Avec TrueNAS, le Beelink ME Pro s’est montré particulièrement convaincant. Le système est fluide, riche en options et parfaitement stable. La virtualisation ne pose aucun problème, tout comme l’utilisation de conteneurs Docker avec plusieurs services actifs simultanément. Grâce à son iGPU intégré, le NAS gère sans difficulté le transcodage matériel vidéo, notamment avec Jellyfin. Plusieurs flux simultanés peuvent être lus sans ralentissement…

En résumé, les performances sont au rendez-vous.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur interne est très discret, au point d’être quasiment inaudible. Côté consommation électrique, le ME Pro affiche environ 20 W en usage normal (avec cinq SSD installés) et jusqu’à 32 W en charge plus soutenue. Des chiffres tout à fait normal pour un NAS de cette catégorie.

CONCLUSION
Le Beelink ME Pro s’impose comme une solution NAS atypique, pensée pour les utilisateurs avancés à la recherche de performances, de flexibilité et d’un format compact. Son processeur Intel N95, sa connectique réseau 5 Gb/s, sa compatibilité avec TrueNAS, Unraid ou Proxmox, ainsi que ses multiples emplacements pour le stockage en font une base très solide pour un serveur domestique ou un petit environnement professionnel.

En revanche, l’intégration de Windows 11 Home n’apporte aucune réelle valeur ajoutée dans un usage NAS et nécessitera presque systématiquement une réinstallation vers un système plus adapté. Le concept de bloc matériel interchangeable reste intéressant sur le papier, mais son intérêt réel dépendra de l’évolution future de la gamme.

Au final, le Beelink ME Pro est un excellent NAS pour utilisateurs avertis, capable d’assurer du stockage réseau rapide, de la virtualisation et du transcodage vidéo, à condition d’accepter une phase de configuration plus technique.

MATÉRIEL / DESIGN
9
OS & APPLICATIONS
6
PERFORMANCES
9
PRIX
8.5
8.1

Ryzen 7 9850X3D : AMD affine sa formule X3D pour dominer le gaming PC

28 janvier 2026 à 15:22

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