727 mots de passe testés par seconde, c'est le score incroyable d'une Game Boy Advance reprogrammée en casseur de mots de passe par solst-ice, un développeur qui avait visiblement une console de 2001 qui traînait et pas mal de temps à tuer ^^. Son projet s'appelle GBA-Hashcat, et c'est un "port" de hashcat (le célèbre outil de crackage) sur le petit hardware portable de Nintendo.
Enfin, un port entre grosses guillemets, parce que le vrai hashcat gère plus de 300 algorithmes de hash optimisés et une palanquée de méthodes d'attaque alors que là, vous avez le droit à un seul truc, du SHA-256, et rien d'autre.
Le programme embarque la wordlist ignis-1M, une liste de 8 Mo qui contient environ 1 million de mots de passe parmi les plus courants. Pour chaque ligne, la GBA calcule le hash SHA-256, le compare à un hash cible codé en dur dans le programme, et regarde si ça correspond.
C'est une attaque par dictionnaire, quoi, sauf que, je vous rappelle, ça tourne sur une puce ARM7TDMI cadencée à 16,78 MHz avec 288 Ko de RAM.
Du coup, forcément, ça rame de fou... au rythme de 727 hachages par seconde mais c'est normal car cette console n'a jamais été pensée pour ce genre de calcul. Pour vous donner une idée, un PC moderne avec un GPU décent va environ 30 millions de fois plus vite, soit des milliards de tentatives par seconde.
Alors que la GBA, elle, met une bonne vingtaine de minutes à avaler toute sa liste de 1 million de mots.
Après côté bidouille c'est assez fort car, certes, la wordlist de 8 Mo tient dans la cartouche, mais faire tourner une routine SHA-256 propre sur une puce aussi poussive, avec ses malheureux 288 Ko de RAM pour bosser, il faut le vouloir ! Solst-ice s'est donc appuyé sur le moteur Butano, un framework C++ open source taillé pour développer des jeux GBA, qu'il a détourné pour faire mouliner des hashs à la place de sprites.
Et voilà, ce projet loufoque rejoint la longue tradition des gens qui font faire n'importe quoi à leur Game Boy Advance, comme ce
clavier GBA à monter soi-même
que je vous montrais récemment.
Bref, comme un ministre ou un notaire, ça ne sert strictement à rien, et c'est pour ça qu'on kiffe ! Le code est sur le
GitHub de solst-ice
si vous voulez jouer.
Test du Geekom A9 Max 2026 Edition : Ryzen AI 9 HX 470, NPU 55 TOPS, Radeon 890M. Ce qui change face à la génération 2025 et ce qu'il vaut pour l'IA locale.
L'Euro NCAP renforce son protocole de crash-test à compter de l'année 2026. Les premiers élèves à passer l'examen sont les BMW iX3 et Zeekr 7GT, et les résultats se sont soldés par la note maximale pour les deux modèles : 5 étoiles.
Vous branchez une clé USB sur un PC, vous démarrez dessus, et le temps de vous servir un petit café, hop, tout le contenu de la mémoire vive est recopié sur la clé. Le rêve pour les gens qui font du forensic, car dans la RAM on trouve des mots de passe, des clés de chiffrement et tout ce qui traîne. De quoi choper de sérieux indices !
Parce que oui, si vous pensiez être bien tranquille avec votre disque chiffré grâce à BitLocker, FileVault ou LUKS, sachez que la clé de déchiffrement se balade en clair dans la RAM. Pas la peine de casser de la crypto quand il suffit d'aller cueillir la clé là où elle traîne. C'est cet angle mort qu'
ElcomSoft exploitait déjà en 2012 pour cracker TrueCrypt et BitLocker
.
Sauf que pour aller cueillir cette clé, encore faut-il que la machine soit allumée, non ?
Eh bien pas forcément car contrairement à ce qu'on croit, la RAM ne s'efface pas d'un coup quand on coupe le courant.
Hé oui, les données restent lisibles plusieurs secondes, voire une minute, ce qui est largement suffisant pour récupérer des infos importantes. Et si vous refroidissez les barrettes (par exemple jusqu'à -60°C avec de l'azote liquide), le contenu peut tenir plusieurs heures !!
Ce phénomène n'a rien de neuf. On appelle ça une cold boot attack, et ce sont des chercheurs de Princeton qui l'ont mise en lumière dès 2008, en révélant un truc totalement contre-intuitif : une mémoire vive censée se vider dès qu'on l'éteint, garde en réalité ses secrets bien après.
Alors on va me dire que tout ça, c'est mitigé depuis des lustres : Le scrubbing mémoire au boot, où le firmware écrase la RAM au démarrage, les clés planquées dans les registres du CPU façon TRESOR, le chiffrement mémoire chez Intel et AMD, les barrettes carrément soudées à la carte mère... les parades existent, c'est vrai. Sauf qu'en 2018, deux chercheurs de
F-Secure
ont remis une pièce dans la machine en montrant comment désactiver ce fameux scrubbing sur quasiment tous les ordi portables modernes, Dell, Lenovo et même les Mac.
Et c'est là qu'arrive BareMetal RAM Dumper, un outil signé pIat0n qui rejoue justement cette vieille attaque de 2008. Le truc tient dans 5 Ko d'assembleur x86 et démarre directement sur le BIOS en mode legacy, avant de basculer en unreal mode pour aller taper dans toute la mémoire au-dessus de 1 Mo.
La récupération totale ne dépassera pas 4 Go par contre, car l'unreal mode ne grimpe pas plus haut, mais en général c'est bien suffisant pour repêcher quelques clés d'accès. Et surtout, ça fait gagner un temps fou aux gens qui font du forensic : plus besoin d'un labo dédié, une clé USB et le tour est joué. Ça rejoint donc la longue liste des façons d'ouvrir un disque soi-disant blindé,
comme BitPixie qui déverrouille BitLocker en cinq minutes
.
Bref, c'est aussi une bonne piqûre de rappel qu'un chiffrement ne protège vraiment vos données que quand la machine est éteinte pour de bon. Le code est
sur GitHub
sous licence AGPL !
Quand Minisforum m’a proposé de tester le MS-A2 en version barebone, j’avoue que j’ai sauté sur l’occasion. Un Ryzen 9 9955HX dans un boîtier compact, avec du réseau 10 GbE intégré. Sur le papier, c’est exactement le genre de machine qui me fait de l’œil. J’ai donc complété la configuration avec 24 Go de RAM DDR5 et un SSD 990 Pro NVMe et je l’ai passé au banc pendant plusieurs jours. Voici le bilan…
MINISFORUM MS-A2
Minisforum n’est plus un inconnu dans le monde des mini PC. La marque s’est taillé une solide réputation avec des machines comme le MS-01… et le MS-A2 représente clairement une nouvelle étape dans cette logique de mini workstation orientée pros. L’idée est simple : offrir une puissance de calcul et une connectivité réseau dignes d’un serveur, dans un format qui tient dans la main.
Le barebone est vendu sans RAM, SSD, ni OS… ce qui permet de choisir ses composants selon ses besoins. C’est à la fois un avantage (liberté totale) et un inconvénient (budget à prévoir en plus).
Contenu de la boîte
À l’ouverture, on retrouve :
Le MS-A2 barebone ;
Un bloc d’alimentation externe (120 W) ;
Un adaptateur U.2 NVMe/M.2 22110 ;
La visserie nécessaire pour les SSD ;
Un câble HDMI ;
De la documentation.
On aurait peut-être apprécié un câble réseau, pour une machine aussi axée connectivité…
Design
Le MS-A2 est un boîtier compact de 196 × 189 × 48 mm et 1,4 kg sur la balance. La finition est en aluminium brossé gris anthracite, sobre et robuste. La prise en main est agréable, on sent qu’il y a du sérieux dans la construction, loin des plastiques bas de gamme que l’on croise parfois sur ce segment.
Deux ventilateurs sont intégrés et restent relativement discrets au repos. En charge, le bruit monte assez rapidement mais ça reste acceptable dans un environnement de bureau.
Connectique
La connectique du MS-A2 est franchement impressionnante pour ce format :
Façade :
2 × USB 3.0 ;
1 × USB 2.0 ;
1 × prise audio jack audio 3,5 mm ;
1 × bouton marche/arrêt.
Arrière :
1 × HDMI 2.1 (jusqu’à 8K@60Hz) ;
2 × USB-C 3.2 Gen 2 (compatible jusqu’à 8K@60Hz) ;
1 × USB 3.2 Gen 2 Type-A ;
1 × USB 3.0 ;
2 × 2,5 GbE en RJ45 ;
2 × SFP+ 10 Gb.
On a bien 3 sorties vidéo possible, 4 ports réseau dont 2 compatibles 10 Gb/s. On est clairement sur une machine taillée pour les usages professionnels ou homelab haut de gamme…
Intérieur et montage
L’accès à l’intérieur se fait en appuyant sur le petit bouton poussoir (à l’arrière) et on fait glisser. La première chose qui frappe, c’est la qualité du système de refroidissement : quatre caloducs en cuivre pur pour l’interface thermique du CPU. Minisforum annonce une augmentation de 30 % des flux d’air par rapport à la génération précédente.
On trouve à l’intérieur :
2 emplacements DDR5 (jusqu’à 96 Go) ;
2 emplacements M.2 2280 PCIe 4.0 x4 pour les SSD ;
1 emplacement M.2 2230 E-Key pour la carte Wi-Fi compatible 6E intégrée et Bluetooth 5.2.
Oui, il y a bien un emplacement PCIe de libre.
Le processeur : AMD Ryzen 9 9955HX
Le Ryzen 9 9955HX repose sur l’architecture Zen 5 avec 16 cœurs / 32 threads cadencé jusqu’à 5,4 GHz et 64 Mo de cache L3. Le TDP par défaut est de 55 W, mais il peut monter au-delà notamment en mode boost.
Le site PassMark indique 62702 points, on aborde les performances un peu plus bas. L’iGPU intégré est une Radeon 610M (2,2 GHz) qui peut gérer plusieurs sorties 8K et du décodage vidéo. Attention, cette dernière n’est pas taillée pour le jeu récent… mais n’aura aucun souci avec les jeux plus ancien. C’est le seul vrai point de faible de cette configuration, que le slot PCIe interne vient partiellement compenser si besoin.
Installation de la RAM et du SSD
J’ai choisi 24 Go de RAM DDR5 (en configuration 8+16 Go) et un SSD Samsung 990 Pro NVMe M.2 en 1 To. Le montage est relativement simple… en moins de 10 minutes.
A noter, l’accès à la mémoire se fait en retirant les 3 vis du ventilateur (voir la photo ci-dessus).
Performances
Bureautique et multitâche
Sans surprise, la machine est d’une fluidité absolue pour tout usage quotidien. Navigation, bureautique, édition de documents, visioconférences simultanées… rien ne lui fait peur. Avec 24 Go de DDR5, le multitâche est sans friction. Si vous le pouvez, monter jusqu’à 32 Go (virtualisation, IA…), mais 24 Go couvrent sans problème 99 % des usages.
Lorsque l’on confronte l’ordinateur à Geekbench, on remarque le processeur assure… il obtient un score tout à fait honorable.
Le Samsung 990 Pro ne déçoit pas. En lecture séquentielle, on approche la barre symbolique des 7 400 Mo/s et en écriture on frôle les 7 000 Mo/s… c’est cohérent avec les spécifications PCIe 4.0 x4. Les temps de chargement des applications et le démarrage Windows sont quasi instantanés.
Virtualisation et homelab
C’est clairement le terrain de jeu préférentiel de cette machine. Proxmox s’installe sans aucun souci, les 16 cœurs permettent de faire tourner simultanément une dizaine de VMs légères ou plusieurs conteneurs sans transpirer. Tous les ports réseaux (y compris 10 GbE SFP+) sont parfaitement reconnus sous Linux.
Pour du LLM local, la Radeon 610M est trop limitée, mais le CPU peut parfaitement tourner des modèles quantifiés (du 8B sans problème et un 14B avec un peu de patience).
UEFI
Un petit mot de l’UEFI embarqué. Il est relativement complet et permet plusieurs réglage notamment la gestion des ventilateurs, la séquence de démarrage (boot), le démarrage automatique sur coupure, etc. Il peut se gérer 100% à la souris.
Consommation électrique et nuisance sonore
Le ventilateur se fait rapidement entendre, même sans forcément pousser la machine. Il souffle contiuellement et c’est normal sur ce type de configuration. Côté consommation électrique, l’ordinateur affiche environ 30 W en usage normal (avec 1 SSD NVMe) et jusqu’à 65 W en charge plus soutenue.
CONCLUSION
Le MS-A2 (Ryzen 9 9955HX) est une machine sérieuse. Avec un boitier à 839€, auquel il faut ajouter RAM, SSD et OS, on dépasse facilement les 1 000€ pour une config exploitable. C'est un budget qui mérite réflexion et clairement pas un achat qu'on fait par défaut.
Mais si vous savez précisément pourquoi vous souhaitez 16 cœurs Zen 5, du 10 GbE SFP+ et un slot PCIe dans un boîtier de 1,78 litre, alors le MS-A2 répond à cette question mieux que n'importe quelle alternative actuelle.
Ce n'est pas un achat impulsif : c'est un achat ciblé, pour un usage ciblé.
On attend la suite avec intérêt... Si Minisforum continue sur cette trajectoire, il va falloir leur faire de la place dans le labo !
Le réparateur australien Hugh Jeffreys, connu pour ses vidéos de démontage et ses collaborations avec le site de réparation iFixit, a mis la main sur l'un de ces appareils que les prisons américaines louent à leurs détenus pour accéder à une poignée de services autorisés, et il a voulu savoir ce qu'on avait bien pu cacher à l'intérieur d'un objet aussi verrouillé.
Le résultat ne paie pas de mine, avec son boîtier en plastique opaque scellé hermétiquement, sa mousse de calage glissée à l'intérieur et sa finition que Jeffreys compare lui-même à un bricolage de travaux manuels de lycée, le tout pensé pour tenir le choc dans un environnement carcéral.
Screenshot
Premier souci, l'engin refusait carrément de démarrer, et les quatre pastilles métalliques qui affleurent sur la tranche, pourtant calées sur les broches d'un port USB, ne déclenchaient qu'un clignotement d'une seconde au branchement d'un chargeur avant que tout ne s'éteigne. Aucune vis accessible, aucune ouverture possible. La scie à métaux a donc été le seul moyen d'entrer.
Une fois la coque ouverte tant bien que mal, le diagnostic est sans appel, puisqu'on découvre une Iview Optimus-C-8001. Une tablette d'entrée de gamme qui fonctionne avec un vieux processeur Intel Atom Z8350 cadencé à 1,44 GHz et épaulé par 2 maigres Go de mémoire vive, soit une configuration déjà poussive le jour de sa sortie et complètement à la ramasse aujourd'hui.
Screenshot
Le plus parlant, en fait, se loge du côté du logiciel, parce que la machine tourne sous Windows 10 Home, une édition grand public installée en 2018 qui n'a, semble-t-il, jamais reçu la moindre mise à jour depuis, et qui s'est verrouillée en mode kiosque, ce réglage qui cloisonne l'appareil sur un unique navigateur bridé aux seuls services que la prison veut bien mettre à destination de ses pensionnaires.
Sauf que le verrouillage s'arrête net à la surface. L'installation de Windows ne comporte aucun chiffrement du disque, c'est-à-dire aucun de ces mécanismes qui rendent les fichiers illisibles tant qu'on ne tape pas le bon mot de passe, si bien qu'une fois le boîtier ouvert et l'appareil rallumé normalement, Jeffreys accède sans la moindre barrière supplémentaire à l'intégralité d'un système qu'on imaginait blindé.
Détail presque amusant, la tablette a visiblement fini à la poubelle à cause d'une carte de charge tierce défaillante, puisque rebranchée sur son port USB d'origine elle se rechargeait et fonctionnait sans problème. Du matériel jeté pour une broutille, donc.
Il faut savoir que ces tablettes ne sont pas distribuées par pure bonté, car elles sont louées aux personnes incarcérées, qui doivent souvent payer pour le moindre service rendu, ce qui transforme l'accès au numérique en source de revenus pour les prestataires qui équipent les établissements pénitentiaires américains. Et c'est précisément ça qui rend l'affaire sensible.
Parce que la vraie question n'est pas la prouesse technique, plutôt limitée vu le niveau de protection rencontré. C'est ce que l'objet raconte, à savoir du matériel bas de gamme scellé à la va-vite et facturé à une population captive au sens propre, au nom d'une sécurité dont on cherche encore les traces. On a connu nettement plus sérieux.
Il y a des gens qui se détendent en regardant une petite série. Aaron Christophel, lui, se détend en désossant des bracelets connectés Xiaomi pour leur faire cracher du code qu'aucun ingénieur de la marque n'avait prévu.
Ce bidouilleur allemand, plus connu sous le pseudo atc1441, vient de s'attaquer au Mi Band 10, et il en a tiré ce que la communauté du hack matériel considère comme le sacre suprême depuis trente ans : un portage de Doom, le jeu de tir sorti en 1993.
Le jeu n'était pourtant pas le problème. La puce, si.
Le Mi Band 10 utilise un BES2700iMP, un composant fabriqué par Bestechnic, un fondeur chinois qu'on croise surtout dans des écouteurs sans fil parce qu'il est taillé pour la basse consommation. Petite subtilité qui complique tout : chez Bestechnic, cette même puce répond aussi au nom de code BEST1503.
Or pour programmer un composant pareil, il faut son SDK, autrement dit le kit fourni par le fabricant avec la documentation et les outils pour développer dessus. Et là, surprise : pour ce modèle, aucun SDK public. Rien du tout. Christophel s'est donc retrouvé face à une puce muette, sans plan ni notice.
Sa porte d'entrée, il l'a trouvée du côté d'une cousine quasi jumelle. Le BEST1306, un autre composant Bestechnic, partage la même architecture, et lui possède un SDK qui a fuité par le biais de kits de développement audio. En recoupant patiemment les deux, il a reconstitué par rétro-ingénierie, ce travail qui consiste à remonter le fonctionnement interne d'un appareil sans en avoir les plans, un SDK compatible avec le BES2700iMP.
Le reste a suivi. Firmware maison, c'est-à-dire le logiciel bas niveau qui pilote directement le matériel, puis portage de Doom via le projet GBADoom. Tout n'est pas nickel pour autant : l'écran fonctionne en SPI un seul bit au lieu du quad-SPI dont il est capable, deux manières d'envoyer les pixels dont la seconde va nettement plus vite, ce qui plombe ici la fluidité et écrase les couleurs.
Screenshot
Bref, ça se joue, mais c'est moche. Et sur une dalle large de quelques centimètres, on reste évidemment dans l'exploit pour l'exploit plus que dans la séance de jeu.
Le détail qui fait un peu marrer vu le contexte actuel, c'est l'aveu de Christophel sur l'intelligence artificielle : elle ne lui a quasiment servi à rien. Les données techniques de ces puces propriétaires n'existent nulle part dans les corpus d'entraînement des modèles, du coup les assistants brassaient du vide.
Et ce n'est pas fini. Le Mi Band 9 embarque exactement le même matériel, ce qui signifie que le SDK reconstitué devrait y tourner tel quel, sans toucher une ligne. Tout est documenté et publié sur GitHub, à la disposition de quiconque veut prolonger cette bien belle aventure.
Bref, faire tourner un jeu de 1993 sur un bracelet de sport ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça que c'est toujours très cool.
Ces deux dernières semaines ont été marquée par la publication de plusieurs dossiers et tests dédiés au hardware PC. Bilan des tests à ne pas manquer !
The Beelink EX Mate Pro – A Very, VERY Different Kind of DAS! The Beelink EX Mate Pro sits somewhere between a USB4 v2 docking station, a desktop storage enclosure, a laptop charger, and a small conferencing accessory. Rather than focusing on 1 function, it combines several common desk-side add-ons into a single 99 x […]
Ugreen vient de dévoilé un nouveau NAS et nous vous proposons de découvrir notre test du modèle 4 baies : UGREEN NASync DXP4800 GT. Après le DXP4800 Plus de l’an dernier et DXP4800 Pro en début d’année, nous avons pu passer plusieurs jours avec le modèle GT, une version revisité pensée pour les usages multitâches intensif et des environnements exigeants sans compromis sur la simplicité d’utilisation. Si on peut se poser des questions sur le positionnement de ce nouveau NAS, découvrons le dans le détail…
UGREEN DXP4800 GT
Là où les précédents produit (Plus et Pro) s’appuyait sur un processeur Intel, le DXP4800 GT passe sur un processeur AMD Ryzen R2514, offrant moins de puissance brute… mais un flexibilité avec les applications : transcodage multimédia, Docker…
Contenu de la boîte
À l’ouverture de la boite, on retrouve :
Le DXP4800 GT en lui-même ;
2 câble réseau RJ45 Cat. 7 ;
L’alimentation externe et son câble ;
Des vis pour les SSD avec un tournevis ;
2 blocs de pâte thermique pour les SSD NVMe ;
Un câble HDMI certifié compatible 8K ;
Un guide de démarrage rapide ;
Une feuille sur la garantie de 2 ans.
Comme pour les autres modèles du fabricant, l’emballage est soigné avec plusieurs niveaux de protection. On note les efforts du fabricant…
Design et connectivité
Extérieurement, il ressemble beaucoup aux versions Pro ou Plus avec quelques modifications. Nous avons un NAS toujours bien solide en aluminium noir. On note la présence de petites touches dorées plutôt sympathique. Son poids sur la balance affiche 4,1 kg. À l’arrière, nous avons toujours le ventilateur de 140 mm. Seul le nom en façade (en bas) diffère…
Du côté de la connectique, ce NAS dispose de :
2 ports USB 3.2 Gen 2 Type-A ;
1 ports USB 3.2 Gen 2 Type-C ;
2 ports USB 2.0 Type-A ;
1 lecteur de carte SD ;
1 sortie HDMI 4K@60 ;
2 port RJ45 10 Gb/s.
Cela change des modèles précédents. La connectique est plus cohérente et offre 2 ports 10 Gb/s. On ne peut que féliciter le fabricant qui fourni ici une connectivité bien pensée et complète.
Intérieur du DXP4800 GT
Là aussi, il y a du changement ! Le DXP4800 GT est animé par un processeur AMD Ryzen R2514 cadencé à 2,1 GHz (mode boost jusqu’à 3,7 GHz). Il est doté de 4 cœurs / 8 threads et un GPU intégré (Radeon Vega 8). Il est épaulé par 8 Go de RAM DDR4 (extensibles à 64 Go). A noter que les emplacements pour la mémoire sont compatible avec de la mémoire ECC. Celle livré ne l’est pas. Le score PassMark est de 6 829 points. Il est dans la moyenne haute par rapport au NAS que l’on a l’habitude de voir… mais en retrait face au DXP4800 Plus et DXP4800 Pro.
Vous aurez noté la présente d’une mémoire du fabricant chinois Kimtigo, qui se fournit notamment auprès de CXMT (ChangXin Memory Technologies) qui a fait récemment beaucoup parlé d’elle. Attention, cela ne remet pas en question la qualité ou la fiabilité du produit.
Installation des disques et SSD
Les disques durs 3,5 pouces s’installent assez facilement, sans outils. Les chariots sont différents de ceux de Synology ou QNAP, mais ils sont fonctionnels.
Pour installer un SSD au format SATA, il faut retirer une fixation en plastique (en bas à droite sur la photo ci-dessus) via un outil fourni. Il ne faut pas trop forcer au risque d’abimer la pièce.Il est important de noter que les 2 emplacements les plus à gauche (numérotés 1 et 2) sont compatibles avec le format U.2 (interface PCIe/U.2 dans un format 2,5 pouces), offrant des performances bien supérieures au SATA… que l’on retrouve principalement dans les entreprises.
Le NAS dispose de 2 emplacements pour SSD NVMe, accessibles via une trappe sous l’appareil. C’est également ici que vous pourrez augmenter la RAM. L’ajout de pâte thermique (fournie) et le rôle de dissipateur thermique du capot en aluminium sont des points positifs.
Encore ici, le NAS n’est pas suffisamment surélevé. Les patins sous l’appareil ne sont pas assez haut, ce qui limite la circulation de l’air et favorise les vibrations. De nombreux utilisateurs recommandent l’ajout de petits amortisseurs en élastomère pour corriger ce léger défaut. Nous validons ce choix.
UGOS Pro
Nous l’avons présenté à plusieurs reprise, UGOS est le système embarqué dans les NAS Ugreen. Même si ce dernier est encore jeune, il est complet et évolue régulièrement. Il reste en retrait par rapport aux ténors du marché… mais il n’a pas à rougir. Il sait déjà répondre à de nombreux usages…
Installation d’UGOS
L’utilisateur doit taper dans son navigateur find.ugnas.com pour trouver son NAS sur le réseau. L’installation se fait en 4 étapes très simple…
L’interface est en français et le guide permet de démarrer sereinement son NAS.
Note importante : Le service SMB (partage réseau) est désactivé par défaut. Si vous ne faites rien, le NAS n’est pas accessible par le réseau (Windows, macOS et Linux).
Usage au quotidien
UGOS est un système basé sur Linux optimisé pour le stockage en réseau. Il propose un ensemble de paramètres et propose d’ajouter des fonctionnalités grâce à son Centre d’applications : Antivirus, Download Center, Text Edit, etc. Ugreen a fait le choix de privilégier Docker pour compléter son environnement applicatif.
Le fabricant propose une application mobile tout-en-un qui permet de profiter d’accéder vos données à distance ou sur son réseau local. Il faut avouer qu’elle est très complète et relativement bien pensée. Ugreen propose également une application de bureau (Windows et macOS), ainsi qu’une adaptation pour Apple TV et Android TV. Elles permettent d’accéder aux fichiers, au statut du NAS, aux notifications… mais aussi au visionnage de vidéo, etc. Tout y est, un véritable couteau suisse !
Nouvel entrant et tolérance
Ugreen est nouveau sur le marché des NAS. L’entreprise possède une solide expérience industrielle et maîtrise déjà la conception matérielle et logicielle. Le fabricant connait bien le secteur des NAS, dominé par des acteurs comme Synology et QNAP. Côté matériel, ce produit tient la route…
Sur la partie logicielle, UGOS reste limité pour un usage avancé. S’il répond à 90% des particuliers, certains pourraient être déçus. Nul doute que le fabricant proposera de nouvelles fonctionnalités prochainement via des mises à jour.
L’essentiel est là : une base matérielle fiable et une volonté claire d’évoluer.
Performances du DXP4800 GT
Dans la première partie des tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 10 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances globales…
Vitesses dans les transferts
Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :
Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (DivX, images RAW, archives ZIP)
Fichiers volumineux : 10 fichiers avec une taille comprise entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)
À la suite des tests, une moyenne des transferts est calculée et nous la représentons sous forme de graphiques exprimée en mégaoctets par seconde (Mo/s). Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du DXP4800 GT, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0 et un second avec 3 SSD SATA en RAID 5.
RAID 0
Comme on peut le constater, les performances sont au rendez-vous. Le NAS ne souffre d’aucun ralentissement. Il arrive même à dépasser le DXP4800 Pro !
RAID 5
Le RAID 5 amène un peu de complexité dans le traitement des données. Si l’impact est faible en lecture, il est plus important en écriture.
Performances générales
Avec son nouveau processeur, Ugreen propose un NAS offrant des capacités différentes. Comparons rapidement celui-ci avec les autres NAS :
UGREEN
DXP4800 GT
UGREEN
DXP4800 Pro
UGREEN DXP4800 Plus
Processeur
AMD Ryzen
R2514
Intel Core
i3-1315U
Intel Pentium
Gold
iGPU intégré
Radeon
(Vega8)
Intel UHD Graphics
(13th Gen)
Intel UHD Graphics
(12th Gen)
Score Passmark
(CPU)
6 828
11 182
9 080
Score Single Thread
2 026
3 315
3 226
TDP
15 W
15 W
15 W
RAM max supportée
64 Go DDR4
96 Go DDR5
64 Go DDR5
C’est un changement stratégique pour Ugreen. Si le processeur se situe dans la moyenne haute de ce que l’on a l’habitude de voir, ce dernier reste en retrait par rapport au version Plus et Pro.
Consommation électrique et nuisance sonore
Le ventilateur arrière est peut-être un peu mois discret que ses grand-frères. On l’entend légèrement souffler. Côté consommation électrique, le NAS affiche environ 27 W en usage normal (avec 2 SSD NVMe et 3 SSD SATA) et jusqu’à 50 W en charge plus soutenue.
Promotion
Pour le lancement Ugreen propose une remise de 20% sur les modèles 2 et 4 baies
Boutique officielle (2 baies / 4 baies) avec le code NASGTPR26
Le UGREEN DXP4800 GT marque un tournant avec un processeur AMD.
Avec ce NAS, le fabricant continue de surprendre. Le matériel est toujours maîtrisé, le logiciel reste perfectible mais en évolution constante. Les performances sont au rendez-vous ! Ugreen propose une véritable alternative face aux ténors du marché, à condition d’accepter sa jeunesse logicielle.
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