Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal

bbDump - L'alternative moderne à pgAdmin, sauce MCP

Par : Korben ✨
23 avril 2026 à 09:00

pgAdmin, l'outil "officiel" pour administrer vos bases PostgreSQL, c'est le type d'interface qu'on n'a pas vraiment envie d'ouvrir un lundi matin ! C'est lent, c'est cheum de ouf en mode figé dans les années 2000 et ça rame sérieusement dès qu'on tente un export un peu costaud. Alors oui je sais, DBeaver, c'est plus joli, mais faut se coltiner Java et un workspace qui traîne au démarrage.

Du coup quand bbDump est passé sur mon radar, j'ai eu envie de creuser un peu. C'est un gestionnaire PostgreSQL moderne, en Electron + Vue + TypeScript, signé par Poups, un dev indé français. L'outil reprend tout ce que vous faites habituellement en CLI (pg_dump, pg_restore, coups d'œil aux tables, schéma de la DB) et met ça dans une interface vraiment propre.

Le dashboard bbDump, tout de suite plus respirable que pgAdmin

Côté fonctionnalités classiques, vous avez ce qu'on attend d'un client PostgreSQL correct. Gestion multi-bases organisée par projet, backups avec liste, restauration, filtre par base, tailles et dates. De leur côté, les tâches planifiées via expressions cron sont configurables par base, et il y a même une visionneuse de logs en temps réel qui trace chaque opération pg_dump.

Ajoutez à ça un navigateur de tables avec édition inline (avec support complet des types), un constructeur de requêtes SQL visuel en plus de l'éditeur brut, l'export CSV, et un diagramme entité-relation interactif via Vue Flow pour visualiser les tables et les clés étrangères. Grâce à bbDump, plus besoin d'aller chercher un outil externe pour comprendre une base héritée d'un projet qui traîne !!

Le schema visualizer en mode ERD interactif, pratique pour décortiquer une base héritée

Mais le vrai twist, c'est l'intégration du MCP (Model Context Protocol) puisque bbDump expose 31 outils MCP aux agents IA, ce qui veut dire que votre Claude d'amour ou votre LLM peut interroger la DB, regarder un schéma, tester une requête. Et comme les mutations passent par un système de confirmation, pas de DROP TABLE à l'insu de votre plein gré !

Je vous avais déjà parlé de cette approche avec Ghidra MCP côté reverse engineering et BrowserWing côté automatisation navigateur. bbDump rejoint donc la famille côté backend de données.

Autre détail sympa, le dev a pensé à la sécurité puisque les backups sont chiffrés en AES-256-GCM, donc si vous synchronisez vos dumps sur un cloud random, pas de panique sur les données sensibles. Sur macOS, y'a même une mini-app menu bar pour accéder aux bases et aux connexions proxy sans ouvrir l'app complète.

Côté installation, c'est facile :

curl -fsSL https://poups.dev/bbdump.sh | bash

sur macOS et Linux (qui reste en beta). Bien sûr, si balancer un script dans bash direct vous fait tiquer (normal), vous pouvez aussi chopper le DMG ou l'AppImage en release sur GitHub et inspecter avant. Le code est sous licence MIT, avec une doc dédiée et une page Ko-fi si vous voulez soutenir le projet. Par contre, rien pour Windows pour l'instant.

Le projet est encore tout jeune puisque sorti fin mars de cette année donc si vous cherchez un outil ultra-stable pour une prod critique, attendez un peu. Mais pour vos projets perso, votre dev local, ou juste pour arrêter de râler sur pgAdmin, ça vaut clairement le coup d'œil.

Bref, un dev français de talent qui se lance en indé sur un créneau pourri d'outils vieillots, avec une vision cohérente et une intégration MCP propre, moi j'aime bien. Je pense que Poups mérite d'être soutenu sur ce coup-là, d'où mon article !

Un YouTubeur a peut-être conçu la serrure la plus dure à crocheter qui existe

22 avril 2026 à 08:38

La chaîne YouTube Works By Design vient de sortir un projet qui fait pas mal jaser chez les passionnés de crochetage : une serrure dont le cylindre se met littéralement en position fermée après que la clé ait été tournée, rendant l'accès aux goupilles quasi impossible pour n'importe quel individu qui tente de la manipuler sans la bonne clé.

Le principe est assez simple. Quand vous glissez la clé dans la serrure, elle se fixe grâce à un système de magnétisme commutable. C'est le genre de mécanisme qu'on trouve sur les bases magnétiques utilisées en usinage.

Une fois tournée, la clé bascule l'ensemble dans une configuration où le canal d'entrée est masqué. Du coup, même un crocheteur expérimenté avec ses tensors et ses picks classiques se retrouve face à une paroi complètement aveugle. Works By Design a aussi ajouté un système anti-bumping pour couper court à une éventuelle attaque par percussion.

Avant d'arriver à la version définitive, le créateur a imprimé plusieurs prototypes en 3D pour valider le mécanisme, puis il a fini par usiner la version finale en métal en CNC. Un serrurier à qui il avait envoyé le modèle CAO en amont n'avait pas réussi à identifier de vulnérabilité évidente. Premier bon signe.

Sauf que voilà, quand les serrures tests ont été distribuées à la communauté Lock Pickers United (qui rassemble une bonne partie des meilleurs crocheteurs amateurs du monde), certains ont pointé une faille potentielle : l'attaque par impressioning, où l'attaquant utilise une clé vierge pour marquer progressivement l'empreinte des goupilles.

Côté solidité, plusieurs commentateurs doutent de la fiabilité du système magnétique sur le long terme, surtout avec l'usure et la poussière qui viendraient s'y loger.

La serrure reste donc en phase d'évaluation à grande échelle. Historiquement, les innovations en serrurerie finissent quasi toutes par tomber, c'est une question de temps avant que quelqu'un trouve l'angle d'attaque. Mais l'approche de cacher physiquement le canal de la clé plutôt que de multiplier les goupilles est assez originale pour mériter qu'on la suive.

C'est clairement le genre de projet qui ne révolutionnera pas forcément le marché là maintenant tout de suite, mais qui peut faire un peu avancer le schmilblick côté conception mécanique et sécurité.

Source : Hackaday

PRAGMATA, souris 8000 Hz et immersion chez Lexar, les dossiers reprennent la main

19 avril 2026 à 10:48

Tests Hardware français - Image issue de l'IACette semaine, l’actualité hardware se concentre sur PRAGMATA, deux souris sans fil 8000 Hz, les coulisses de Lexar et le constructeur be quiet!

Cet article PRAGMATA, souris 8000 Hz et immersion chez Lexar, les dossiers reprennent la main a été publié en premier par GinjFo.

Un faux leader Linux Foundation sur Slack, mais une vraie arnaque derrière

Par : Korben
14 avril 2026 à 11:52

Des attaquants se sont fait passer pour un responsable connu de la Linux Foundation sur le Slack du TODO Group, un groupe de travail dédié aux bureaux de programmes open source. L'objectif, piéger les développeurs en les amenant à cliquer sur un lien d'apparence officielle, puis à installer un faux certificat racine sur leur machine.

Le lien était hébergé sur Google Sites, ce qui aide à passer les filtres de sécurité et donne un vernis légitime. Les victimes arrivent sur une fausse page d'authentification Google Workspace, qui récupère leur adresse email et un code de vérification, avant de leur demander d'installer un "certificat Google" pour finaliser la connexion.

C'est là que tout bascule. Installer un certificat racine, c'est donner à l'attaquant la possibilité de signer ou d'intercepter n'importe quel trafic TLS sur la machine.

Sur macOS, le faux certificat télécharge et exécute un binaire nommé gapi depuis une IP externe (2.26.97.61), avec toutes les conséquences qu'on imagine. Sur Windows, c'est une boîte de dialogue de confiance navigateur qui pousse l'installation. Dans les deux cas, la machine est compromise.

OpenSSF, Socket et Help Net Security ont documenté la campagne, qui s'inscrit dans une tendance plus large.

Les attaquants visent de plus en plus les workflows développeurs et les relations de confiance interne plutôt que de chercher une faille zero-day dans le code, parce qu'un ingénieur qui fait confiance à un Slack privé reste une cible bien plus rentable que la lecture de 50 000 lignes de C obscures.

La règle de sécurité à retenir est simple. Aucun service légitime, jamais, ne vous demandera d'installer un certificat racine via un lien reçu en chat ou par email.

Si un message Slack vous y pousse, même depuis un compte interne qui semble légitime, c'est un compromis ou une usurpation. Signalez, ne cliquez pas.

Ce qui est relou, c'est que l'attaque marche précisément parce que les devs open source travaillent beaucoup sur Slack, au milieu de messages techniques qu'ils traitent à la chaîne. C'est donc franchement fourbe.

Bref, vous l'avez compris, un certificat racine demandé par chat, c'est toujours non.

Source : The Register

Un Pokémon piégé depuis 15 ans dans un Pokéwalker, et l’issue est terrible pour la pauvre bête

Par : Korben
7 avril 2026 à 17:04

Un passionné a tenté de récupérer son Pokémon coincé dans un Pokéwalker, ce petit podomètre vendu avec Pokémon HeartGold sur DS en 2009, après avoir perdu la cartouche de jeu.

Entre reverse engineering du protocole infrarouge et manipulation du générateur de nombres aléatoires, la tentative est bien technique. Et le résultat est plutôt cruel, pour une raison que personne n'avait anticipée…

Un Pokémon sans cartouche, un vrai problème

Le Pokéwalker, pour ceux qui ne s'en souviennent pas, c'était ce petit podomètre vendu avec Pokémon HeartGold et SoulSilver sur Nintendo DS en 2009. Le principe était simple : vous transfériez un Pokémon de votre partie vers cet accessoire, vous le glissiez dans votre poche, et chaque pas comptait pour gagner des points et débloquer des objets.

Le tout communiquait avec la cartouche DS par infrarouge. Sauf que voilà, si vous perdez la cartouche (ce qui arrive plus souvent qu'on ne le croit après 15 ans), votre Pokémon reste coincé dans le Pokéwalker. Pas de cartouche, pas de transfert retour. C'est exactement le problème auquel s'est retrouvé confronté Etchy, un créateur de contenu spécialisé dans Pokémon Gen 4.

Du reverse engineering à l'ancienne

Le travail de fond, c'est Dmitry qui l'avait fait il y a quelques années en décortiquant complètement le Pokéwalker. A l'intérieur : un microcontrôleur Renesas H8, une EEPROM de 64 Ko, un accéléromètre Bosch et un émetteur infrarouge générique. La communication entre la cartouche et le Pokéwalker passe par un protocole IR à 115 200 bauds, et chaque octet est simplement XOR avec 0xAA avant envoi.

Dmitry avait même réussi à exécuter du code arbitraire sur l'appareil en exploitant un débordement de buffer dans la décompression. Etchy s'est appuyé sur tout ce travail pour tenter sa mission de sauvetage. Son idée : créer une nouvelle sauvegarde avec les bons identifiants pour tromper le Pokéwalker.

Le dispositif ne vérifie que la version du jeu (HeartGold ou SoulSilver), la région et les identifiants du dresseur. En manipulant le générateur de nombres aléatoires du jeu, Etchy a réussi à générer une sauvegarde avec des IDs correspondants.

Le fantôme dans la machine

Et ça a marché. En partie. Le Pokéwalker a accepté la connexion et transféré les données du Pokémon. Sauf que le vrai identifiant unique du Pokémon, son PID, celui qui définit ses stats, sa nature, son apparence, n'existe que sur la cartouche d'origine.

Le Pokéwalker ne stocke qu'une version allégée des données : l'espèce, les attaques, l'objet tenu, le genre. Le PID, lui, restait sur la cartouche perdue. Du coup, le Pokémon récupéré n'est qu'une copie incomplète. Ca ressemble à votre Typhlosion, ça porte son nom, mais ce n'est pas vraiment lui. Comme le résume Etchy dans sa vidéo : il n'y a pas de moyen de sauver un Pokémon piégé dans un Pokéwalker.

C'est le genre d'histoire qui parle à tous ceux qui ont grandi avec une DS dans la poche. On a tous eu ce moment où un accessoire, une sauvegarde ou un périphérique finissait au fond d'un tiroir, avec des données qu'on pensait sans importance.

Etchy et Dmitry montrent qu'il y a une vraie communauté prête à passer des heures sur du reverse engineering pour trois octets de données. C'est beau et un peu absurde en même temps. Le plus cruel dans l'histoire, c'est que Nintendo n'avait visiblement pas prévu qu'on puisse perdre sa cartouche tout en gardant le Pokéwalker. Bref quinze ans plus tard, votre Typhlosion attend toujours dans son petit boîtier, et personne ne viendra le chercher.

Source : Hackaday

Audio, Flux Pro Noctua Edition, écran et SSD tous les dossiers à ne pas manquer !

5 avril 2026 à 09:18

Tests Hardware français - Image issue de l'IAUne nouvelle fois la semaine se termine avec de nombreux dossiers et tests à lire et à découvrir. Bonne lecture à tous !

Cet article Audio, Flux Pro Noctua Edition, écran et SSD tous les dossiers à ne pas manquer ! a été publié en premier par GinjFo.

Test : pCloud est-il un service fiable pour stocker vos fichiers en ligne ?

pCloud est un service de stockage en ligne qui gagne à être connu, notamment pour ses nombreuses fonctionnalités et ses abonnements avantageux. Mais derrière les arguments marketing, qu'en est-il vraiment ? Vitesses de transfert, ergonomie, partage de fichiers, rapport qualité-prix… On vous dit tout dans ce test.

L’article Test : pCloud est-il un service fiable pour stocker vos fichiers en ligne ? est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

full

thumbnail

Core Ultra, RTX 5060 Ti 8 Go et performance test, tous les dossiers à ne pas manquer !

29 mars 2026 à 11:49

Tests Hardware français - Image issue de l'IACette semaine il y a beaucoup de choses à lire et à découvrir chez nos partenaires. Cela va de l'immatériel ou matériel en passant par Windows 11

Cet article Core Ultra, RTX 5060 Ti 8 Go et performance test, tous les dossiers à ne pas manquer ! a été publié en premier par GinjFo.

boîtiers Corsair, carte mère MSI, astuces Windows 11 et bons plans Steam, tous les dossiers à ne pas manquer !

22 mars 2026 à 14:56

Tests Hardware français - Image issue de l'IAL’actualité hardware et tech continue de tourner à plein régime. Au programme cette semaine une belle dose de lecture avec en tête d’affiche un triple test consacré au nouveau boîtier 3200D RS de Corsair.

Cet article boîtiers Corsair, carte mère MSI, astuces Windows 11 et bons plans Steam, tous les dossiers à ne pas manquer ! a été publié en premier par GinjFo.

Test Realme 16 Pro : un marathonien de l’endurance qui manque un peu de muscle

Avec le Realme 16 Pro, le constructeur chinois mise sur un écran AMOLED sublime, un capteur photo de 200 MP et une batterie colossale de 6500 mAh pour séduire le segment milieu de gamme. Mais derrière cette fiche technique aguicheuse, l'équilibre entre les composants n'est pas toujours au rendez-vous. Nous l'avons utilisé pendant plusieurs jours : voici notre verdict complet.

L’article Test Realme 16 Pro : un marathonien de l’endurance qui manque un peu de muscle est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

full

thumbnail

Test Realme GT 8 Pro : Un monstre de puissance qui fait trembler les géants

Avec le GT 8 Pro, Realme frappe fort et affiche clairement ses ambitions sur le segment premium. Écran AMOLED QHD+ à 144 Hz, Snapdragon 8 Elite Gen 5, triple capteur photo jusqu'à 200 MP et batterie de 7000 mAh : sur le papier, ce smartphone a tout d'un flagship accompli. Ajoutez-y un module photo au design interchangeable, et vous obtenez un appareil qui ne manque pas de personnalité. Mais à 1099,99€, le GT 8 Pro tient-il toutes ses promesses face à une concurrence féroce ?

L’article Test Realme GT 8 Pro : Un monstre de puissance qui fait trembler les géants est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

full

thumbnail

Speedrunner, boîtiers, carte graphique et Windows 11, tous les dossiers à ne pas manquer !

14 mars 2026 à 18:44

Tests Hardware français - Image issue de l'IALe récap tech de la semaine s’annonce plus court que d’habitude, mais certainement pas moins dense. Voici les tests à ne pas manquer !

Cet article Speedrunner, boîtiers, carte graphique et Windows 11, tous les dossiers à ne pas manquer ! a été publié en premier par GinjFo.

ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Par : Webmail
16 mars 2026 à 07:00
ASUSTOR AS6704T v2 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

L’ASUSTOR AS6704T v2 (nom complet Lockerstor 4 Gen2+) constitue une évolution discrète du Lockerstor 4 Gen2. La dénomination peut prêter à confusion : les différences entre les références sont très ténues, le modèle intégrant simplement un « v2 » tandis que le nom commercial ajoute un « + ».

Du point de vue matériel, les changements restent très limités :

  • le v2 intègre deux ports réseau 5 Gb/s, au lieu de deux ports 2,5 Gb/s sur la version précédente ;
  • il dispose d’un port USB 2.0 supplémentaire à l’arrière.

Pour le reste, les spécifications demeurent identiques :

  • processeur Intel Celeron N5105 Quad Core ;
  • 4 Go de mémoire vive ;
  • 4 emplacements NVMe ;
  • la possibilité d’installer une carte réseau 10 Gb/s à la place de la carte d’extension NVMe.

Vous trouverez un tableau comparatif complet entre les deux modèles sur le site d’Asustor.

Le prix, en revanche, a évolué. La première génération était proposée autour de 700 € lors de notre test d’octobre 2022, tandis que la v2 est affichée à 833 € en mars 2026 ( probablement sous l’effet de l’inflation).

La question reste donc ouverte : cette évolution vaut-elle réellement la peine ?

IMG 7748 scaled - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Conditions des tests

Pour réaliser ces tests, je me suis équipé d’un switch UGREEN 2,5 Gb/s, ainsi que d’un adaptateur USB-C vers réseau 2,5 Gb/s de la même marque. Je ne suis malheureusement pas équipé de SSD NVMe et leur prix actuel ne m’a pas permis de tester cette partie du NAS. Cependant, les performances en NVMe ne devraient pas avoir significativement changés depuis notre test d’octobre 2022. J’ai donc configuré le NAS avec : deux SSD SATA de 2 To en RAID 1 et deux SSD SATA de 240 Go en RAID 0. J’ai créé des partages chiffrés et non chiffrés sur les deux grappes.

Contenu de la boite

  • Le NAS AS6704T v2 ;
  • 2 câbles réseau RJ45 Cat.5e ;
  • Les vis de fixation pour disques durs 2,5 et 3,5 pouces ;
  • L’alimentation externe et son câble ;
  • Un passe-câble à fixer à l’arrière afin de sécuriser le branchement au NAS et éviter que le câble ne se débranche en cas de manipulations ou d’un passage de votre chat 🙂 ;
  • Le guide de démarrage rapide.

À noter : aucun dissipateur thermique n’est fourni pour les éventuels SSD NVMe.

IMG 7749 scaled - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Point négatif, les plateaux pour les disques durs ne sont pas en montage sans outil pour les disques de 3,5 pouces contrairement à la plupart des concurrents. C’est dommage, d’autant plus qu’Asustor propose depuis des années une fonctionnalité assez intéressante, avec MyArchive. Il aurait été pratique d’avoir un montage sans outil pour faciliter le changement de disque d’archivage (par exemple, pour externaliser une sauvegarde), sans devoir acheter des plateaux supplémentaires ou utiliser un tournevis.

Le Lockerstor 4 Gen2+ est équipé d’une barrette de 4go de DDR4. Il y a deux emplacements sur la carte mère, dont un accessible en retirant juste le capot.

RAM upgrade AS6704T - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Le second se trouve de l’autre coté de la carte mère, et nécessite un démontage complet pour l’atteindre, cela peut se réaliser en une quarantaine de minutes en suivant cette vidéo du support officiel Asustor.

Le logiciel

Au moment d’écrire ces lignes, le Lockerstor 4 Gen2+ tourne sous ADM version 5.1.2.RE51 . L’interface a bien évolué ces dernières années, et même si Asustor n’a pas atteint Synology au niveau de l’ergonomie, on ne peut que les féliciter pour les progrès accomplis. Le magasin d’application est très complet, même si certaines applications sont quelque peu obsolètes, comme par exemple aMule qui n’a plus été mis à jour depuis plus de 4 ans.Capture decran 2026 02 20 a 16.24.11 1 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Bien que l’application semble abandonnée par son développeur, ce n’est pas la dernière version qui est proposée dans le magasin Asustor. Cela pose la question de la pertinence de maintenir ce type d’applications dans un catalogue qui se veut sécurisé (un argument pourtant central de la marque).

Un autre point perfectible concerne l’intégration des machines virtuelles. Là où QNAP et Synology proposent des solutions maison bien intégrées, Asustor s’appuie sur VirtualBox, dont l’intégration au système reste plus limitée. Certes, le constructeur semble aujourd’hui privilégier les conteneurs Docker, mais il est dommage que les machines virtuelles soient relativement délaissées.

À l’inverse, l’intégration des conteneurs est particulièrement réussie. J’ai par exemple pu installer VaultWarden en deux clics depuis le magasin d’applications, et gratuitement. À titre de comparaison, la version équivalente sur QNAP nécessite de passer par le dépôt alternatif MyQNAP… et elle est payante.

Les performances

Avertissement : Pour ces tests, j’ai utilisé un MacBook Pro M1 avec un adaptateur USB-C Ugreen. J’ai obtenu des résultats surprenants : des vitesses d’écriture parfois supérieures à celles observées en lecture dans les configurations en RAID sans chiffrement. J’ai validé les résultats d’écriture en copiant des fichiers entre deux NAS (mon QNAP TS453D et le Lockerstor), connectés en 2,5 Gb/s. Les vitesses de lecture, en revanche, devraient être supérieures à celles relevées…  je mets donc un gros avertissement sur ces dernières.

Des tests iperf ont confirmé que le réseau atteignait des performances proches de la limite théorique du 2,5 GbE, sans toutefois la dépasser.

Capture decran 2026 02 24 a 17.12.41 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Lors des transferts entre les deux NAS, les débits observés se situaient entre 2,45 et 2,47 Gb/s.

Résultats en RAID 0

Cette configuration est déconseillée sur un NAS, mais elle a été utilisée ici afin d’extraire les performances maximales :

  • Ici sans chiffrement

ckerstor4gen2plus r1 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

 

  • Ici, avec le chiffrement activé
    Capture decran 2026 02 27 a 13.11.50 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Résultats en RAID 1

En RAID 1 sans chiffrement, les performances ne chutent pas significativement par rapport au RAID 0.lockerstore4gen2plus r1 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Même constat avec chiffrement activé : les performances restent comparables à celles du RAID 0 chiffré.

Capture decran 2026 02 24 a 17.20.21 - ASUSTOR AS6704T v2 : test complet du Lockerstor 4 Gen2+

Bruit et consommation

L’un des points les plus impressionnants de ce NAS reste son silence de fonctionnement. L’absence de disques mécaniques y contribue évidemment beaucoup, mais même sous charge élevée, le NAS demeure remarquablement discret.

Côté consommation électrique :

  • 20 W en utilisation normale avec 4 SSD SATA
  • 29 à 30 W au démarrage

Des valeurs très raisonnables pour un NAS de cette catégorie.

CONCLUSION
Pour répondre à la question posée en introduction (cette évolution en vaut-elle la peine ?) : la réponse est plutôt non. Si l’on s’en tient strictement au terme « évolution », les changements restent très limités. À l’exception de l’ajout de deux ports réseau 5 Gb/s et d’un port USB supplémentaire, il s’agit globalement du même NAS que le Lockerstor 4 Gen2 (sans le « + »). En revanche, pour quelqu’un qui souhaite s’équiper d’un premier NAS ou remplacer un modèle vieillissant, le Lockerstor 4 Gen2+ reste, à mes yeux, un excellent choix. Entre un magasin d’applications bien fourni, de bonnes performances, un prix compétitif face à la concurrence et une qualité matérielle solide, il dispose d’arguments sérieux. À cela s’ajoute une garantie constructeur de 3 ans, toujours appréciable sur ce type d’équipement. Les deux ports réseau 5 Gb/s constituent également un choix tourné vers l’avenir. Les débits réseau progressent rapidement, y compris dans les environnements domestiques. Il n’est plus rare aujourd’hui de voir apparaître des switchs 10 Gb/s dans les installations personnelles. Même si le 2,5 Gb/s reste largement suffisant pour la majorité des usages, comme le dit l’adage : « qui peut le plus peut le moins ». Enfin, si vous souhaitez échanger autour de ce modèle, un sujet dédié au NAS testé est déjà disponible sur le forum-nas.
Prix par rapport à la concurrence
Silence
Performances
Présence de 2 ports 5GBe
Garantie 3ans
Consommation contenue
Pas de montage sans outil pour les disques durs
Pas de dissipateur thermique pour les SSD NVMe
8
❌
❌