❌

Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal

Planity Pro réunit agenda, caisse et stocks en un seul outil pour les salons de coiffure [Sponso]

Par : humanoid xp
29 octobre 2026 à 10:20

Cet article a été réalisé en collaboration avec Planity

Pour le grand public, Planity sert à réserver un rendez-vous chez le coiffeur. Côté professionnel, le service va plus loin : sa version Pro réunit agenda, caisse et suivi des stocks pour simplifier la gestion des salons de coiffure et des barbershops.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Planity

Il s’agit d’un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l’entité Humanoid xp. L’équipe éditoriale de Numerama n’a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.

En savoir plus

Pulse : les journaux d’événements de Windows facilement lisibles, avec de l’IA locale

24 octobre 2026 à 07:00

Pulse est un outil gratuit et open source qui traduit les journaux d'événements de Windows 10 et 11 en langage clair, avec une IA locale (Ollama, LM Studio).

Le post Pulse : les journaux d’événements de Windows facilement lisibles, avec de l’IA locale a été publié sur IT-Connect.

Souris sans frontières : un clavier et une souris pour deux PC

Par : malekalmorte
24 octobre 2026 à 08:23

Vous utilisez un ordinateur fixe et un portable côte à côte, mais vous devez changer de clavier ou de souris à chaque passage de l’un à l’autre ? Souris sans frontières, ou Mouse Without Borders, permet de piloter plusieurs PC Windows avec les mêmes périphériques.

Cet utilitaire gratuit intégré à Microsoft PowerToys fait passer le pointeur d’un ordinateur à l’autre par le bord de l’écran. Il propose aussi le partage du presse-papiers et le transfert de petits fichiers, ce qui simplifie le travail entre deux machines.

Ce tutoriel explique comment utiliser un seul clavier et une seule souris sur deux PC, configurer leur connexion, ajuster les options utiles et résoudre les problèmes les plus courants sous Windows 11 et Windows 10.

✋
Souris sans frontières fait partie d’une suite d’utilitaires Microsoft : Découvrir et installer Microsoft PowerToys.

Qu’est-ce que Souris sans frontières de PowerToys ?

Souris sans frontières partage le contrôle du clavier et de la souris entre jusqu’à quatre ordinateurs. Chaque PC conserve son système, ses applications et son affichage : vous pilotez simplement celui sur lequel se trouve le pointeur.

Imaginez un PC fixe à gauche et un portable à droite. Vous travaillez dans le navigateur du fixe, puis vous faites passer la souris vers le portable pour répondre à un message. Le clavier sert alors à saisir le texte dans l’application du portable. Les deux ordinateurs continuent de fonctionner indépendamment.

Il ne faut donc pas confondre cet usage avec l’ajout d’un deuxième écran au même PC. L’écran du portable n’agrandit pas le bureau du fixe. De même, le déplacement du pointeur ne transporte pas une application Windows d’un système à l’autre.

Votre besoinCe que permet l’outil
Passer du fixe au portable sans changer de périphériquesPartager le clavier et la souris.
Copier une phrase sur un PC et la coller sur l’autrePartager le presse-papiers, si l’option est activée.
Transmettre ponctuellement un petit documentTransférer un fichier, dans les limites précisées plus bas.
Afficher le bureau d’un ordinateur distant sur son propre écranCe besoin relève d’un outil de bureau à distance.
Utiliser un ordinateur sans démarrer WindowsCe besoin relève d’une solution matérielle adaptée ; PowerToys doit fonctionner dans Windows.
Schéma explicatif du fonctionnement de souris sans frontière de PowerToys

Préparer les deux ordinateurs

Pour suivre ce guide, installez PowerToys sur les deux machines et utilisez de préférence la même version stable. La version actuelle de PowerToys demande Windows 11 ou Windows 10 version 2004 au minimum, avec un processeur x64 ou ARM64. Un ancien Windows 32 bits ne convient pas à ce parcours.

Le lien de téléchargement :

Les étapes à suivre !

  • Reliez les deux PC à votre réseau local de confiance. L’un peut utiliser Ethernet et l’autre le Wi-Fi, à condition qu’ils puissent communiquer.
  • Évitez le réseau Wi-Fi invité pour la configuration : certains routeurs y isolent les appareils.
  • Ouvrez une session Windows sur chaque machine et lancez PowerToys.
  • Gardez les commandes locales du portable ou un périphérique de secours accessible pendant le premier essai.

Le nom du PC et la clé d’association servent à relier les appareils. Aucun partage de dossier Windows n’est à créer pour commencer : ce guide ne vous demande pas d’activer SMB ni de rendre tous vos fichiers accessibles sur le réseau.

Sur votre réseau domestique, vérifiez également le profil réseau et les autorisations de l’application. Choisir le profil Privé n’est pertinent que pour un réseau auquel vous faites confiance, jamais pour contourner les protections d’un Wi-Fi public.

👉 Vérifier le profil de votre connexion :

Connecter deux PC avec Souris sans frontières

Ouvrir l’utilitaire et préparer le premier PC

Dans l’interface française de PowerToys, le module apparaît sous le nom Souris sans frontières, dans Entrée et sortie. L’aide Microsoft emploie aussi son nom anglais, Mouse Without Borders.

  • Sur le premier ordinateur, ouvrez les paramètres PowerToys.
  • Développez Entrée et sortie, puis choisissez Souris sans frontières.
  • Activez l’utilitaire.
  • Utilisez Nouvelle clé (New key) pour préparer l’association.
  • Relevez la clé de sécurité et le nom de l’ordinateur affichés.

Pour notre exemple, le premier ordinateur s’appelle PC-BUREAU et le second PC-PORTABLE. Utilisez les noms réellement affichés chez vous, sans remplacer celui de la machine par le nom de votre compte Microsoft.

👉 Identifier ou modifier le nom de la machine :

La clé permet d’associer les ordinateurs. Ne la laissez pas visible dans une capture publiée ou dans un message sur un forum. Générer une nouvelle clé réinitialise les connexions actuelles : évitez de le faire à chaque essai de reconnexion.
Activer souris sans frontières sur PowerToys pour prendre la main sur un PC à distance

Associer le deuxième PC

  • Sur le deuxième ordinateur, lancez PowerToys et activez le même utilitaire.
  • Dans la zone de connexion, saisissez le nom du premier PC et sa clé de sécurité.
  • Cliquez sur Connecter (Connect).
  • Attendez l’état connecté avant de tester le passage du pointeur.

Ne confondez pas les champs : sur le portable, vous renseignez les informations du PC que vous souhaitez rejoindre. Si la connexion échoue, commencez par revérifier la saisie plutôt que de modifier plusieurs réglages réseau simultanément.

Associer PC dans Souris sans frontière de PowerToys

Organiser les PC et passer de l’un à l’autre

Une fois la connexion établie, arrangez les appareils dans la disposition pour reproduire leur position sur votre bureau. Si le portable est à droite du fixe, placez-le également à droite dans l’utilitaire. Ce repère évite de chercher le pointeur sur le mauvais écran.

  • Déplacez les icônes des ordinateurs pour définir leur position.
  • Placez le pointeur au centre du premier écran, puis franchissez le bord du côté du second PC.
  • Ouvrez le Bloc-notes sur le PC atteint et saisissez quelques mots pour vérifier que le clavier suit.
  • Revenez sur le premier ordinateur pour confirmer le fonctionnement dans les deux sens.

Pour vos premiers essais, utilisez des fenêtres ordinaires. Une fenêtre exécutée en administrateur, un jeu ou une machine virtuelle en plein écran peut compliquer le diagnostic initial.

Le passage au bord de l’écran se règle avec l’option Easy Mouse, dont le libellé peut être traduit. Vous pouvez notamment conditionner ce passage à l’appui sur Maj ou Ctrl afin de limiter les changements involontaires. Vérifiez les raccourcis configurés dans votre installation plutôt que de supposer qu’ils sont identiques sur tous les PC.

Si vous jouez ou travaillez en plein écran, ajustez le blocage du passage dans cette situation. Pour un bureau avec des écrans de tailles très différentes, essayez le déplacement relatif si le trajet du pointeur vous paraît peu naturel. Modifiez un réglage à la fois, puis refaites le même parcours pour comparer.

Partager le presse-papiers et transférer des fichiers

Copier du texte entre les ordinateurs

Activez le partage du presse-papiers sur les machines concernées. Pour vérifier son fonctionnement, utilisez d’abord une simple phrase : cela permet de distinguer un problème de connexion d’un problème lié à un type de contenu.

  • Dans le Bloc-notes du premier PC, écrivez une phrase et copiez-la avec Ctrl + C.
  • Passez sur le deuxième PC avec la souris.
  • Ouvrez son Bloc-notes et collez avec Ctrl + V.
  • Effectuez ensuite le test en sens inverse.

Réservez cette fonction aux appareils entre lesquels vous acceptez de partager les données copiées. Un mot de passe, un code de connexion ou une information personnelle peut également se retrouver dans le presse-papiers. Désactivez ce partage lorsque vous n’en avez pas l’usage.

Copier un petit fichier

Le transfert de fichiers dépend du partage du presse-papiers et de son option dédiée. La limite documentée est un fichier à la fois, de 100 Mo maximum. Pour commencer, choisissez un petit fichier local sans importance, puis vérifiez sa présence sur le PC destinataire.

  • Activez le partage du presse-papiers et le transfert de fichiers.
  • Dans l’Explorateur du premier ordinateur, copiez un seul fichier avec Ctrl + C.
  • Passez sur le second PC et ouvrez un dossier de destination.
  • Collez avec Ctrl + V, puis contrôlez le résultat avant d’effacer quoi que ce soit sur le PC source.

Pour plusieurs fichiers ou un dossier, regroupez-les dans une archive ZIP avant l’envoi, en vérifiant que cette archive respecte encore la limite de taille. Pour un gros transfert, utilisez plutôt un partage de fichiers adapté ; Souris sans frontières ne remplace pas une solution de sauvegarde ou de synchronisation.

👉 Regrouper plusieurs éléments dans un fichier :

Faut-il activer le mode service ?

Pour l’usage courant, commencez sans le mode service. L’option Utiliser le service répond surtout au besoin de contrôler les applications exécutées avec élévation de privilèges et l’écran de verrouillage d’un autre PC.

Son activation demande de lancer PowerToys en administrateur. Le service fonctionne avec le compte système : accordez ce contrôle uniquement entre des machines de confiance, en connaissance de ce qu’il permet. Le mode service ne corrige pas une clé erronée ni un blocage réseau.

Avant de l’activer, confirmez que le passage entre deux fenêtres ordinaires fonctionne. Vous éviterez ainsi de mélanger un problème de droits et un problème d’association. Sur un PC professionnel, respectez les règles de l’organisation ; certains réglages peuvent être imposés ou grisés.

Souris sans frontières ne fonctionne pas : que vérifier ?

Les ordinateurs ne se connectent pas

Reprenez les vérifications dans cet ordre et retestez après chaque correction :

  • Vérifiez que PowerToys et le module sont actifs sur les deux PC, qui doivent être allumés et disponibles.
  • Contrôlez le nom du PC distant et la clé actuellement utilisée.
  • Vérifiez le réseau local : le Wi-Fi invité, l’isolation entre clients ou un VPN peuvent empêcher les échanges.
  • Dans la section dépannage du module, utilisez la commande d’ajout d’une règle de pare-feu pour Souris sans frontières.
  • Une fois le blocage corrigé, utilisez Actualiser les connexions plutôt que de recréer immédiatement la clé.

Conservez le pare-feu actif et contrôlez l’autorisation de l’application sur le bon profil. Sur une machine gérée par une entreprise, demandez la vérification de cette autorisation au lieu de supprimer les restrictions.

👉 Contrôler les autorisations réseau du programme :

Si le doute concerne la communication entre les appareils, un test réseau peut aider. Un ping réussi montre que la cible répond aux requêtes ICMP, mais ne prouve pas que le module est autorisé. À l’inverse, un ping bloqué ne démontre pas à lui seul que le PC est inaccessible à toute application.

👉 Poursuivre le diagnostic de connexion :

La connexion fonctionne, mais le contrôle ou le collage échoue

SymptômePremier contrôle
Le pointeur ne passe pas sur le bon PCVérifiez la disposition et les conditions d’activation du passage au bord.
Le problème concerne seulement une fenêtre administrateurExaminez le besoin du mode service après avoir testé une fenêtre ordinaire.
Le clavier ne suit plus dans une session distante ou une machine virtuelle en plein écranQuittez le plein écran ou changez de fenêtre pour isoler le problème ; examinez ensuite l’option de masquage du pointeur au bord.
La souris fonctionne, mais le texte ne se colle pasRevérifiez le partage du presse-papiers des deux côtés, puis testez une phrase simple dans le Bloc-notes.
Le texte se colle, mais pas le fichierVérifiez l’option de transfert, le nombre de fichiers, leur emplacement local et la limite de 100 Mo.
Le problème apparaît après une veille ou une coupure réseauVérifiez que les PC sont réveillés et reconnectés, puis actualisez les connexions.

Si le presse-papiers reste bloqué malgré des réglages corrects, relancez PowerToys sur les deux machines et refaites le test minimal. Si le problème revient, notez la version installée, les options actives et le contenu qui déclenche l’échec avant de chercher un signalement correspondant. Cela évite de traiter un comportement propre à une version comme un problème général du réseau.

Désactiver le partage lorsque vous n’en avez plus besoin

Vous pouvez désactiver le module sur les PC concernés sans désinstaller l’ensemble de PowerToys. Pour conserver le contrôle du clavier et de la souris tout en réduisant les échanges de données, désactivez seulement le partage du presse-papiers ; le transfert de fichiers en dépend également.

Si vous avez activé le mode service, utilisez son option de désinstallation lorsque ce fonctionnement n’est plus nécessaire. Enfin, si la clé a été divulguée, générez-en une nouvelle et réassociez uniquement vos appareils de confiance.

L’article Souris sans frontières : un clavier et une souris pour deux PC est apparu en premier sur malekal.com.

Tiny11 Builder : créez un Windows 11 allégé facilement, sans toucher à PowerShell

22 octobre 2026 à 18:00

Avec l'application Tiny11 Builder, il devient facile de créer une image Tiny11 allégée adaptée aux ordinateurs vieillissants et incompatibles avec Windows 11.

Le post Tiny11 Builder : créez un Windows 11 allégé facilement, sans toucher à PowerShell a été publié sur IT-Connect.

Au fait, que signifie vraiment PHP ? L’acronyme a deux significations, une officielle, l’autre historique

22 octobre 2026 à 11:37

histoire nom php

Le sigle PHP signifie officiellement « PHP: Hypertext Preprocessor », un acronyme dont la première lettre renvoie au sigle lui-même. Mais à sa naissance en 1994, le langage portait un nom bien plus modeste.

Failles critiques dans PHP : comment savoir si son site est touché et quelle version du langage est utilisée ?

22 octobre 2026 à 10:35

Deux failles critiques dans PHP, corrigées ce mercredi 21 octobre 2026, ont poussé administrations et hébergeurs à couper des sites ou à les mettre en maintenance. Si votre site tourne sous WordPress, voici comment savoir quelle version de PHP il utilise, et à qui demander la mise à jour.

Failles critiques dans PHP : comment savoir si son site est touché et quelle version du langage est utilisée ?

22 octobre 2026 à 10:35

Deux failles critiques dans PHP, corrigées ce mercredi 21 octobre 2026, ont poussé administrations et hébergeurs à couper des sites ou à les mettre en maintenance. Si votre site tourne sous WordPress, voici comment savoir quelle version de PHP il utilise, et à qui demander la mise à jour.

AnalyseDisk : logiciel gratuit complet de diagnostic disque

Par : malekalmorte
16 octobre 2026 à 07:20

Un disque lent, une alerte SMART ou une partition difficile à identifier ne se vérifient pas avec les mêmes outils. Pour examiner ces différents aspects sans multiplier les fenêtres, AnalyseDisk réunit le diagnostic, la santé et les performances des disques dans une interface dédiée.

Développé par Malekal, ce logiciel gratuit et portable pour Windows rassemble les informations SMART, la température, l’endurance disponible sur les SSD compatibles, l’agencement des partitions et des observations issues de Windows. Il propose également un test de vitesse et des rapports exportables.

Dans cet article, découvrez les fonctions d’AnalyseDisk et comment les utiliser : sélectionner un disque, consulter les résultats, mesurer les débits et conserver un rapport. Les tutoriels consacrés à SMART, aux partitions ou aux réparations restent disponibles pour approfondir chaque diagnostic.

Qu’est-ce qu’AnalyseDisk ?

AnalyseDisk est un utilitaire gratuit de diagnostic des disques durs et SSD pour Windows. Son intérêt est de rapprocher plusieurs sources d’information : ce que le disque déclare sur son état, ce que Windows connaît de ses volumes et les performances mesurées lors d’un test.

L’application comporte quatre onglets : Santé et informations, Partitions et diagnostic, Test de vitesse et Outils. Une liste à gauche permet de passer d’un disque détecté à un autre. L’interface est disponible en français et en anglais.

FonctionCe qu’elle permet de consulter ou de faire
Santé et informationsÉtat SMART, température, informations du disque et état remonté par Windows.
Attributs SMART et autotestsDétails techniques et lancement d’un autotest lorsque le support est établi.
Partitions et diagnosticCarte des partitions, volumes associés, espace libre et observations Windows.
Test de vitesseDébits séquentiels et comparaison des passes.
OutilsAccès à des consoles Windows et à des actions ciblées de vérification ou maintenance.
Export du rapportEnregistrement de l’onglet actif en HTML ou en texte.

Ces résultats sont complémentaires. Un débit élevé ne garantit pas la santé du support, et un état SMART favorable ne valide pas le système de fichiers. AnalyseDisk les présente séparément pour éviter de réduire tout le diagnostic à un seul voyant vert.

Télécharger et démarrer AnalyseDisk

AnalyseDisk est proposé sous forme d’archive portable pour Windows 10 et Windows 11 en 64 bits. Vous n’avez pas à installer séparément un environnement .NET : les fichiers nécessaires sont fournis dans le dossier de l’application.

  • Téléchargez l’archive depuis la fiche AnalyseDisk.
  • Extrayez entièrement son contenu dans un dossier accessible en écriture.
  • Lancez AnalyseDisk.exe depuis le dossier extrait.
  • Conservez les sous-dossiers et les outils fournis avec l’exécutable.
  • Patientez pendant la collecte initiale, puis sélectionnez le disque à examiner dans la colonne de gauche.
Télécharger et démarrer AnalyseDisk

La lecture des informations démarre à l’ouverture. Le bouton Actualiser renouvelle la collecte, tandis qu’Annuler permet d’interrompre celle qui est en cours. Les tests de vitesse et les opérations de maintenance ne se lancent pas automatiquement.

Certaines informations ou actions nécessitent des droits supplémentaires. L’application peut alors afficher un état d’accès limité ou demander une autorisation lors de l’action concernée. Les données disponibles dépendent aussi du matériel et de l’interface utilisée, notamment avec certains boîtiers USB.

Comprendre et naviguer dans l'interface d'AnalyseDisk

Consulter la santé, la température et les informations du disque

L’onglet Santé et informations présente une synthèse du disque sélectionné. Vous pouvez y retrouver son modèle, sa capacité, son interface, ses volumes associés et les indicateurs disponibles.

AnalyseDisk affiche la santé SMART, la température, l’endurance consommée et un état Windows distinct pour le SSD sélectionné.

Dans cet exemple, le SSD affiche un état SMART « Bon », une température de 37 °C et une endurance consommée de 7 %. Ces valeurs décrivent ce disque au moment de la mesure ; elles ne constituent pas des seuils universels pour tous les modèles.

L’endurance consommée n’est pas un pourcentage global de santé. Il s’agit d’un indicateur d’usure lorsqu’il est fourni par le support. Une valeur absente reste inconnue, et ne doit pas être interprétée comme une usure nulle.

AnalyseDisk distingue également le verdict SMART de l’état de santé remonté par Windows. Des informations partielles ou différentes ne doivent pas être fusionnées artificiellement en un diagnostic certain. Le texte explicatif et la date de collecte aident à comprendre ce qui a effectivement été observé.

Un statut « Bon » signifie que les règles et les informations disponibles ne démontrent pas d’anomalie à cet instant. Il ne prédit pas toutes les pannes et ne remplace pas une sauvegarde. De même, un compteur historique d’arrêts non sécurisés ne prouve pas à lui seul une panne actuelle.

👉 Pour interpréter les alertes et choisir les vérifications adaptées :

Consulter la santé, la température et les informations du disque avec AnalyseDisk

Examiner les attributs SMART et les autotests

Pour la collecte SMART, AnalyseDisk utilise smartctl, l’outil du projet smartmontools. Les détails peuvent être consultés dans un tableau et agrandis dans une fenêtre dédiée pour lire les valeurs plus facilement.

Fenêtre des attributs SMART d’un SSD NVMe dans AnalyseDisk, avec les indicateurs d’endurance, de réserve disponible et de données transférées.
Les attributs disponibles dépendent du type de support et des informations qu’il expose.

La présentation conserve les différences entre les familles de disques. Les compteurs NVMe ne sont pas transformés en valeurs normalisées artificielles pour remplir les colonnes. Le but est de rendre les informations accessibles sans inventer celles que le support ne fournit pas.

👉Plus de détails dans ce guide :

Afficher les attributs SMART dans AnalyseDisk

Quand le disque et la collecte le permettent, des boutons proposent un autotest court ou un autotest long. Leur lancement demande une action de votre part et les autorisations nécessaires. Ils ne démarrent pas simplement parce que vous ouvrez l’onglet.

Distinguez le lancement accepté, le test en cours et son résultat final. Une commande acceptée ne signifie pas que le disque a réussi le test. Le bouton « Arrêter le suivi » arrête la surveillance dans l’application ; il ne signifie pas que l’autotest exécuté par le disque est interrompu.

👉 Pour approfondir le sens des attributs et leurs limites :

Visualiser les partitions et les volumes associés

L’onglet Partitions et diagnostic montre comment le disque sélectionné est organisé. La carte rapproche les partitions et les volumes que Windows a pu identifier, avec leurs types, tailles, systèmes de fichiers et lettres de lecteur.

Carte des partitions d’un SSD dans AnalyseDisk, avec les partitions EFI, MSR, de données et de récupération et leur tableau détaillé.
La vue schématique agrandit les petites partitions ; le tableau conserve leurs tailles.

Dans la vue schématique, les petites partitions sont agrandies pour que leurs libellés restent lisibles. L’option Proportions réelles permet de changer de représentation. Il faut donc lire les tailles indiquées, plutôt que déduire la capacité d’une partition de sa largeur dans le dessin.

L’espace libre à l’intérieur d’un volume n’est pas la même chose que l’espace disque non alloué. Lorsque les informations Windows sont partielles, une zone non représentée ne devient pas automatiquement de l’espace disponible pour créer une partition.

La carte constitue une vue de diagnostic, pas un éditeur de partitions. Une partition EFI, MSR ou de récupération sans lettre peut être parfaitement normale. Sa présence ne justifie pas une suppression pour « nettoyer » le disque.

👉 Pour approfondir l’organisation et la gestion des partitions :

Visualiser les partitions et les volumes associés

Consulter les systèmes de fichiers et les événements Windows

Cette partie complète la santé matérielle avec des observations concernant les volumes et les journaux Windows. Elle permet de voir si des informations pertinentes ont pu être attribuées au volume examiné, en conservant leur date et leur contexte.

AnalyseDisk présente les observations des systèmes de fichiers et les événements Windows, avec plusieurs états indéterminés explicitement signalés.
Un état indéterminé signale une limite d’observation, pas une corruption démontrée.

La consultation des événements est bornée : elle porte sur les 30 derniers jours et jusqu’à 500 événements récents par journal System et Application. Une consultation incomplète ou une attribution incertaine ne permet pas de conclure à l’absence d’erreur.

Sur la capture, certains états de systèmes de fichiers sont « indéterminés ». Cela indique que l’information disponible ne permet pas de trancher. Ce résultat n’annule pas les informations SMART obtenues ailleurs et ne prouve pas que le disque est défectueux.

Lire ces observations ne revient pas à effectuer une analyse complète du système de fichiers. Si une vérification ou une réparation est nécessaire, elle relève d’une action distincte dans les outils.

Consulter l'état des systèmes de fichiers et les événements Windows avec Analysedisk

Mesurer les performances avec le test de vitesse

L’onglet Test de vitesse permet de lancer une mesure sur un volume sélectionné. Le profil séquentiel utilise un fichier dédié de 1 Gio, des blocs de 1 Mio et trois passes. L’interface rappelle les paramètres et montre la progression.

  • Sélectionnez le disque, puis le volume proposé comme cible.
  • Choisissez le mode de mesure et lisez sa description.
  • Fermez les tâches qui sollicitent inutilement ce volume pour faciliter la comparaison.
  • Cliquez sur Démarrer le test de vitesse.
  • Attendez le résultat et consultez les débits ainsi que la comparaison des passes.

Le mode « Lecture + écriture » écrit puis lit un fichier dédié. Le mode « Lecture seule » mesure la lecture, mais prépare lui aussi ce fichier par écriture. Aucun de ces deux modes ne doit donc être présenté comme une opération sans aucune écriture sur le volume.
Faire un benchmark de ses disques dans AnalyseDisk
Résultat du benchmark AnalyseDisk avec des jauges de lecture et écriture séquentielles et un graphique comparant les trois passes.
Les jauges résument les débits mesurés ; le graphique permet de comparer les passes.

L’exemple affiche environ 1 518 Mo/s en lecture et 1 337 Mo/s en écriture. Il s’agit des résultats de ce test, pas d’une promesse de performances pour tous les SSD. Le volume, les activités concurrentes, les caches et les conditions de mesure peuvent influencer le résultat.

Ce benchmark séquentiel ne résume pas tous les usages d’un disque. Il ne mesure pas à lui seul les performances aléatoires, les temps de réponse de toutes les applications ou la fiabilité future du support. Évitez également de solliciter un disque qui présente déjà des signes de panne avant d’avoir protégé vos données.

👉 Pour comparer les mesures et comprendre les différents types de tests :

Résultat d'un test de vitesse disque (benchmark)

Accéder aux outils Windows depuis AnalyseDisk

L’onglet Outils rassemble des accès utiles pour poursuivre le diagnostic ou effectuer une action adaptée. Selon la cible et les informations disponibles, il propose des consoles Windows et des opérations de vérification ou de maintenance, avec des liens vers les tutoriels Malekal.

Onglet Outils d’AnalyseDisk avec les accès à la Gestion des disques, à l’optimisation Windows, aux événements et à la vérification du système de fichiers.
Les actions de maintenance sont distinctes de la simple consultation des informations.

Les boutons peuvent ouvrir la Gestion des disques, Optimiser les lecteurs ou l’Observateur d’événements. L’ouverture de ces consoles ne signifie pas qu’un filtre sur le disque a été appliqué automatiquement, ni qu’une réparation a été réalisée.

Pour vérifier ou réparer un système de fichiers, le logiciel s’appuie sur les outils Windows adaptés et contrôle la cible avant le lancement. Une demande de droits administrateur ou de confirmation peut être présentée selon l’action.

Une vérification NTFS avec CHKDSK /scan peut appliquer des corrections en ligne. La réparation avec CHKDSK /f modifie également le système de fichiers et peut demander un redémarrage. Lisez la confirmation et sauvegardez les données importantes avant une maintenance.

Une opération transmise à Windows n’est pas automatiquement terminée quand vous fermez AnalyseDisk. Consultez son résultat dans la fenêtre correspondante. Le logiciel ne doit pas être considéré comme ayant réparé le disque simplement parce qu’il a ouvert ou lancé l’outil.

👉 Pour comprendre les modes de vérification et leurs conséquences :

Accéder aux outils Windows depuis AnalyseDisk

Exporter un rapport HTML ou texte

Le bouton Exporter le rapport enregistre les données de l’onglet actif. Vous pouvez choisir un fichier HTML autonome, lisible dans un navigateur, ou un fichier texte, pratique pour conserver les informations ou les transmettre à une personne qui vous aide.

Rapport HTML AnalyseDisk affichant le modèle, la capacité, l’interface et les volumes du disque, avec le numéro de série masqué.
Le rapport est daté et conserve les informations disponibles au moment de l’export.
  • Placez-vous dans l’onglet dont vous souhaitez conserver les informations.
  • Cliquez sur Exporter le rapport.
  • Vérifiez la cible indiquée, puis choisissez le format HTML ou texte.
  • Laissez le numéro de série masqué, sauf besoin précis de l’inclure.
  • Choisissez l’emplacement du fichier, puis relisez son contenu avant de le partager.

Le rapport fige les données disponibles au moment de l’export ; il ne lance pas une nouvelle collecte ou un nouveau test. Pour documenter plusieurs aspects, exportez les onglets utiles séparément. L’export du test de vitesse conserve le contexte de la mesure réalisée.

Export AnalyseDisk au format Texte avec la santé et les informations de disque

Le numéro de série est masqué par défaut, et les identifiants privés ou chemins personnels sont exclus du rapport de partage. Cela ne rend pas le document dépourvu d’informations sur votre matériel : modèle, capacité et lettres de volumes peuvent rester visibles.

Export AnalyseDisk au format HTML avec la santé et les informations de disque

AnalyseDisk en vidéo

L’utilisation d’AnalyseDisk en vidéo pas à pas.

Dans quels cas utiliser AnalyseDisk ?

AnalyseDisk est utile pour obtenir une vue d’ensemble du stockage, préparer un diagnostic et conserver des éléments comparables. Vous pouvez commencer par consulter la santé et les informations, puis choisir une vérification supplémentaire en fonction du problème rencontré.

Votre besoinPoint de départ dans AnalyseDisk
Identifier les supports et leurs volumesListe des disques et informations du disque sélectionné.
Examiner une alerte ou l’usure disponibleSanté et informations, puis attributs SMART.
Comprendre le partitionnementPartitions et diagnostic.
Documenter un ralentissement du stockageTest de vitesse, si l’état du support permet de le solliciter.
Préparer une demande d’aideExport des onglets pertinents, après relecture.

Sa portée reste celle d’un outil de diagnostic et d’accès à des fonctions Windows. Il ne récupère pas les fichiers supprimés, ne garantit pas qu’un disque ne tombera jamais en panne et ne répare pas physiquement un support défaillant.

Si vous recherchez plus largement l’origine des lenteurs ou des erreurs de votre ordinateur, vous pouvez compléter cette approche avec AnalysePC. AnalyseDisk se concentre sur le stockage ; AnalysePC examine davantage d’éléments de la configuration et du fonctionnement de Windows.

👉 Pour élargir le diagnostic à l’ensemble du PC :

AnalyseDisk ou CrystalDiskInfo : quelles différences ?

AnalyseDisk et CrystalDiskInfo permettent tous les deux de consulter les informations SMART, la température et les indicateurs disponibles sur les disques durs et SSD. Leur approche diffère cependant.

CrystalDiskInfo se concentre sur la santé des supports, avec notamment une surveillance en arrière-plan, des graphiques d’évolution et des alertes. AnalyseDisk rassemble plusieurs aspects du diagnostic dans une même interface : santé SMART, partitions, observations Windows, test de vitesse et rapports exportables.

Votre besoinOutil à privilégier
Consulter les informations SMART et la températureLes deux proposent ces informations, selon le matériel reconnu.
Suivre les indicateurs dans le temps avec des alertesCrystalDiskInfo dispose de fonctions dédiées.
Examiner les partitions et les observations WindowsAnalyseDisk réunit ces éléments dans son diagnostic.
Effectuer un test de débit séquentiel dans le même logicielAnalyseDisk intègre un test de vitesse.

Attention à ne pas confondre CrystalDiskInfo et CrystalDiskMark : le second est consacré aux performances. Il propose notamment des tests séquentiels et aléatoires, plus variés que le test séquentiel intégré à AnalyseDisk.

Les deux approches peuvent donc se compléter : CrystalDiskInfo pour surveiller les indicateurs du disque, AnalyseDisk pour examiner plusieurs aspects du stockage et préparer un rapport de diagnostic.

L’article AnalyseDisk : logiciel gratuit complet de diagnostic disque est apparu en premier sur malekal.com.

« Programmer, c’est difficile » : Epic Games a développé son nouveau launcher avec l’IA

15 octobre 2026 à 10:45

Epic Games poursuit son virage vers l'intelligence artificielle. L'entreprise s'attaque à son launcher avec une nouvelle interface conçue grâce au vibe coding. Une refonte qui promet notamment de rendre l'Epic Games Store plus réactif, près de huit ans après son lancement.

ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe

Par : Fx
12 octobre 2026 à 07:00
ArtCraft webstie - ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe

Depuis quelques jours, l’équipe d’ArtCraft a publié 7 applications open source pour remplacer Adobe : Photoshop, Illustrator, Premiere Pro, Lightroom, Acrobat, After Effects et InDesign. L’ambition est claire et le projet avance très rapidement. Mais qui se cache derrière ArtCraft, quelles sont leurs ambitions, comment sont-ils financés ? Des questions légitimes…

ArtCraft webstie - ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe

ArtCraft

ArtCraft est un outil de création d’images et de vidéos assistée par IA, dont le code est publié sur GitHub. Il se présente comme un « IDE* pour artistes ». Au lieu d’utiliser un simple prompt, ArtCraft propose un contrôle total (poser les personnages en 3D, composition de scènes, retouche par masques, image vers vidéo…) et agrège de nombreux modèles comme Nano Banana, Kling, Seedance ou encore Sora.

Qui est derrière ArtCraft ?

Le projet est porté par un certain Brandon Thomas, présenté comme un ancien dirigeant de storyteller.ai. Sur GitHub, le dépôt compte près de 15 000 commits et plus de 2 000 étoiles. On est sur un projet solide et pas sur une simple expérimentation 🙂

Qu’est-ce que les Crafting Apps ?

La nouveauté (la raison pour laquelle on en parle aujourd’hui), ce sont les Crafting Apps : 7 applications (apparues en quelques jours) qui visent chacun un logiciel de référence chez Adobe.

Application Équivalent visé Statut affiché
PhotoCraft Photoshop Early alpha
PdfCraft Acrobat Early alpha
VectorCraft Illustrator En développement
FilmCraft Premiere Pro En développement
LightCraft Lightroom En développement
EffectCraft After Effects En développement
DesignCraft InDesign En développement

photocraft adjustments - ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe FilmCraft Color - ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe PdfCraft - ArtCraft : 7 alternatives open source à Adobe

Motivations et ambitions

Les Crafting Apps reposent sur plusieurs principes revendiqués : code ouvert sous licences permissives (MIT ou Apache 2.0), applications natives en Rust, interface familière (pour ne rien réapprendre), traitement local des fichiers, pilotage par CLI, canal JSON ou serveur MCP pour l’automatisation et les agents IA. Enfin, sachez que 6 des applications peuvent être exécutées dans un navigateur.

Vous vous en doutez, on ne peut pas sortir autant d’applications aussi poussées sans une équipe composée d’une centaine de personnes… ou se faire aider par des agents IA. Selon IT-Connect, 8 agents Claude Opus 5.5 auraient travaillé en parallèle ! Cela explique la rapidité et la quantité de code produite aussi rapidement… même si cela nécessite une supervision et validation humaine.

Côté ambitions, l’éditeur affirme vouloir aller bien au-delà… et souhaite travailler sur des alternatives à Microsoft Office, AutoCAD ou encore SolidWorks.

Modèle de rémunération

La question que tout le monde, est-ce gratuit ou payant ? Les Crafting Apps sont gratuites et open source. Rien n’indique qu’elles passeront payantes dans les prochains mois. Mais ArtCraft propose des forfaits pour la génération d’images et de vidéos par IA :

  • Basic : 10$/mois (1 000 crédits, environ 250 images avec Nano Banana) ;
  • Pro : 35$/mois (3 750 crédits) ;
  • Max : 60$/mois (6 600 crédits)…

Ce modèle ressemble à d’autres projets open source. Le logiciel est libre, gratuit… mais le service Cloud qui l’accompagne est payant.

Et Adobe ?

Adobe domine la création numérique depuis de nombreuses années. Certes, il y a des concurrents (majoritairement payant) et Adobe se finance via des abonnements liés aux applications. Pas d’abonnement = pas d’application…

Adobe Crafting Apps
Modèle Abonnement Gratuit et open source
Code Propriétaire Public (MIT / Apache 2.0)
Traitement Local et Cloud Local, fichiers sur votre machine
Plateformes Windows, macOS Windows, macOS, Linux
Automatisation Scripts et plugins propriétaires CLI, JSON, MCP
Maturité Référence du marché En cours de démarrage

Avantages d’un projet open source

J’ai testé PhotoCraft et j’avoue que dès les premières secondes d’utilisation, j’ai été impressionné. L’application est légère, rapide, stable… et on retrouve facilement ses habitudes. Cependant, l’application n’est pas encore au niveau de Photoshop et contient encore des bugs. Les avantages sont nombreux :

  • Open source : le code peut être lu, audité et forké ;
  • Pas d’abonnement : Pas de coût et pas de dépendance ;
  • Maîtrise des données : Les fichiers restent sur votre machine ;
  • Pérennité : Le logiciel peut survivre à son éditeur ;
  • Légèreté et portabilité : Des applications natives par défaut (y compris sous Linux) ;
  • Automatisation : Un pilotage possible par ligne de commande ou MCP (traitements par lots et workflow) ;
  • Transition facilitée : Les menus, panneaux et raccourcis sont proches de ceux d’Adobe…

Prudence avant de télécharger

Ces outils sont gratuits, stables… mais ils ne sont pas finalisés. Même si PhotoCraft et PdfCraft sont en Alpha (avant Beta), les autres sont en développement (comprenez par là, à utiliser avec précautions). Si on prend l’exemple de PhotoCraft, l’éditeur le reconnaît lui-même : on est à moins de 50% de Photoshop. Il est encore trop tôt pour faire le grand saut… mais vous pouvez déjà faire quelques tests.

En synthèse

ArtCraft propose des alternatives libres, locales et scriptables à la suite Adobe. Le projet est ambitieux, transparent sur son état d’avancement et très actif. Au moment où sont écrites ces lignes, nous ne sommes pas en présence d’un « vrai » remplaçant à Adobe… c’est en cours de construction. Cependant, les applications méritent d’être testées et suivies de près.

[edit 20h44] Les clones gratuits de Microsoft débarquent : WordCraft (pour Word), GridCraft (pour Excel), Deckcraft (pour PowerPoint)

 

* Integrated Development Environment ou en français environnement de développement

« Découvrez comment fonctionne le logiciel » : massivement partagé, cet outil IA veut mettre la rétro-ingénierie à la portée de tous

10 octobre 2026 à 10:49

Branché sur les assistants de code, l’outil open source REA permet de faire décortiquer un programme par une IA en lui posant simplement une question. Plébiscité en quelques jours, il soulève déjà des questions juridiques.

UPDF : un logiciel PDF complet qui mise sur l’intelligence artificielle

6 octobre 2026 à 07:00

UPDF réunit édition, OCR et IA pour transformer vos PDFs : édition, organisation, traduction et sécurité en une seule solution. À découvrir maintenant.

Le post UPDF : un logiciel PDF complet qui mise sur l’intelligence artificielle a été publié sur IT-Connect.

Smart Window, la fonctionnalité IA de Firefox, arrive en France avec Mistral

Mozilla s'associe à la start-up française Mistral afin d'alimenter avec ses modèles d'intelligence artificielle la fonctionnalité expérimentale « Firefox Smart Window ». Marquant le début de son déploiement international en France, cet outil d'aide à la navigation mise sur la prise en compte des spécificités linguistiques locales et sur la non-conservation des données d'interaction des utilisateurs.

L’article Smart Window, la fonctionnalité IA de Firefox, arrive en France avec Mistral est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

full

thumbnail

Microsoft Edge peut planter si vous utilisez certaines applications

Microsoft a confirmé qu'un bug présent dans Edge 153 peut provoquer le gel complet de certaines applications web, rendant la fenêtre du navigateur insensible à toute saisie clavier ou souris. En attendant un correctif, l'entreprise recommande pour l'instant de revenir à la version précédente du navigateur, Edge 152.

L’article Microsoft Edge peut planter si vous utilisez certaines applications est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

full

thumbnail

RAMMap : comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows

Par : malekalmorte
31 août 2026 à 07:56

Lorsque Windows utilise une grande quantité de mémoire RAM, le Gestionnaire des tâches ne permet pas toujours de comprendre où se trouve réellement la mémoire utilisée. Une partie peut être occupée par les applications, mais aussi par le cache de fichiers, le noyau, les pilotes, les pools mémoire ou encore les pages placées en attente par Windows.

RAMMap est un outil gratuit de Microsoft Sysinternals conçu pour examiner en détail la répartition de la mémoire physique sous Windows. Il permet de distinguer les pages Active, Standby ou Modified, d’examiner la mémoire associée aux processus et aux fichiers, mais aussi d’observer les allocations du noyau et des pilotes.

RAMMap devient particulièrement utile lorsque la RAM semble fortement utilisée sans qu’aucun processus ne permette d’expliquer clairement cette consommation. Il peut également aider à orienter la recherche d’une fuite mémoire ou à comprendre le fonctionnement du cache de Windows.

Dans ce guide, découvrez comment utiliser RAMMap pour comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows, interpréter ses principaux onglets et repérer une consommation mémoire qui mérite d’être approfondie.

Qu’est-ce que RAMMap ?

RAMMap est un utilitaire gratuit de la suite Microsoft Sysinternals qui permet d’examiner en détail comment Windows utilise la mémoire RAM physique.

Le Gestionnaire des tâches indique la quantité de mémoire utilisée, disponible ou mise en cache. RAMMap va beaucoup plus loin en montrant à quoi correspondent réellement les pages présentes en mémoire : processus, cache de fichiers, noyau Windows, pilotes, tables de pages ou encore mémoire en attente.

Il permet notamment de répondre à des questions comme :

  • Pourquoi une grande quantité de RAM est-elle utilisée alors qu’aucune application ne semble particulièrement gourmande ?
  • Quelle quantité de mémoire se trouve dans le cache de Windows ?
  • Quelle part de la RAM est Active, Standby, Modified ou libre ?
  • Quels processus ou fichiers occupent la mémoire physique ?
  • La consommation provient-elle plutôt des applications, du noyau, des pilotes ou du cache ?

RAMMap analyse la mémoire physique de Windows

La particularité de RAMMap est de fournir une vue globale de la mémoire physique, et pas seulement une liste des processus.

Windows utilise en effet la RAM pour de nombreux éléments qui ne sont pas toujours clairement attribuables à une application dans le Gestionnaire des tâches. Une quantité importante de mémoire peut par exemple correspondre à des fichiers mis en cache ou à des pages placées dans la liste Standby (En attente) et rapidement récupérables si un programme en a besoin.

RAMMap présente ces informations dans plusieurs onglets spécialisés comme Use Counts, Processes, Priority Summary, Physical Pages, Physical Ranges, File Summary et File Details.

Il devient ainsi particulièrement utile lorsqu’une consommation mémoire paraît difficile à expliquer avec les outils classiques.

RAMMap est donc surtout adapté pour répondre à la question :

« Comment la mémoire physique de mon PC est-elle réellement répartie ? »

Pour examiner en profondeur la mémoire virtuelle et les allocations d’un processus particulier, Microsoft propose un autre outil Sysinternals complémentaire : VMMap.

Que permet de voir RAMMap dans la mémoire de Windows ?

RAMMap permet de visualiser comment la mémoire physique est réellement répartie entre les différents composants de Windows. Contrairement au Gestionnaire des tâches, qui fournit surtout une vue synthétique, RAMMap détaille l’utilisation de chaque groupe de pages mémoire.

Il permet notamment d’examiner :

  • la mémoire utilisée par les processus et applications ;
  • la mémoire occupée par le noyau Windows et les pilotes ;
  • les pools paginé et non paginé ;
  • les fichiers et données conservés dans le cache mémoire ;
  • les pages appartenant aux listes Active, Standby, Modified, Free et Zeroed ;
  • les fichiers dont le contenu est actuellement présent en RAM ;
  • la répartition des pages selon leur priorité ;
  • l’organisation des différentes zones de la mémoire physique.

Comprendre où est passée la RAM

RAMMap est particulièrement utile lorsque la quantité de RAM utilisée semble beaucoup plus importante que celle consommée par les applications visibles dans le Gestionnaire des tâches.

Par exemple, Windows peut afficher 12 Go utilisés sur 16 Go, alors que les principaux processus n’en représentent que quelques gigaoctets. Le reste peut correspondre au cache de fichiers, au noyau, aux pilotes, aux tables de pages ou à d’autres allocations système.

RAMMap permet justement d’identifier quelle catégorie explique cette différence. Une quantité importante de mémoire Standby, par exemple, correspond généralement à des données conservées en cache mais récupérables si les applications ont besoin de davantage de RAM.

Les différents onglets permettent ensuite d’approfondir l’analyse : Use Counts pour obtenir une vue globale, Processes pour les processus et File Summary / File Details pour les fichiers présents en mémoire.

RAMMap permet ainsi de déterminer si une forte utilisation correspond à une réelle pression mémoire ou simplement au fonctionnement normal de Windows et de son cache.

Télécharger et lancer RAMMap

RAMMap est un utilitaire gratuit proposé par Microsoft Sysinternals. Il ne nécessite pas d’installation et peut être exécuté directement après avoir téléchargé et extrait son archive ZIP.

Pour utiliser RAMMap :

  • Téléchargez RAMMap :

  • Décompressez l’archive RAMMap.zip dans le dossier de votre choix.
  • Exécutez RAMMap.exe.
  • Acceptez le contrôle de compte utilisateur (UAC) si Windows demande l’autorisation d’exécuter le programme avec les privilèges administrateur.

L’interface s’ouvre alors directement sur l’onglet Use Counts, qui fournit une première vue d’ensemble de la répartition de la mémoire physique.

Aucune installation ni configuration particulière n’est nécessaire. Vous pouvez immédiatement naviguer entre les différents onglets Use Counts, Processes, Priority Summary, Physical Pages, Physical Ranges, File Summary et File Details pour examiner la mémoire sous différents angles.

Pour obtenir des informations représentatives, il est préférable de lancer RAMMap pendant que le problème de mémoire est présent. Si vous cherchez par exemple à comprendre pourquoi 90 % de la RAM est utilisée, évitez de redémarrer Windows juste avant l’analyse : le redémarrage peut faire disparaître temporairement la situation que vous souhaitez examiner.

Une fois l’analyse terminée, il suffit de fermer RAMMap. L’utilisation normale de l’outil pour consulter les informations ne modifie pas la configuration de Windows. Certaines commandes du menu Empty agissent en revanche sur les listes mémoire ; nous verrons plus loin dans quelles situations les utiliser.

Comprendre l’onglet Use Counts

L’onglet Use Counts est la vue principale de RAMMap. Il permet de comprendre rapidement à quoi sert la mémoire physique du PC en croisant deux informations : le type d’utilisation de la mémoire et l’état actuel des pages.

Les lignes correspondent aux différentes catégories d’utilisation de la RAM, tandis que les colonnes indiquent si les pages sont Active, Standby, Modified, Transition, etc. La colonne Total permet de connaître la quantité totale associée à chaque catégorie.

Parmi les principales lignes affichées, vous pouvez rencontrer :

  • Process Private : mémoire privée associée aux processus.
  • Mapped File : pages provenant de fichiers mappés en mémoire, notamment utilisées par le cache de fichiers.
  • Shareable : mémoire pouvant être partagée entre plusieurs processus.
  • Paged Pool : pool mémoire du noyau pouvant être paginé.
  • Nonpaged Pool : mémoire du noyau devant rester en RAM.
  • Session Private : mémoire privée associée aux sessions Windows.
  • Metafile : données utilisées par le cache des métadonnées du système de fichiers.
  • Page Table : mémoire utilisée pour les tables de pages qui assurent la correspondance entre mémoire virtuelle et mémoire physique.
  • Driver Locked : pages verrouillées en mémoire, notamment par certains pilotes.
  • Large Page : allocations utilisant les grandes pages mémoire.

Comment interpréter Use Counts ?

Il ne faut pas rechercher une valeur particulière qui serait systématiquement « normale ». La répartition dépend de la quantité de RAM installée, des applications ouvertes et de l’activité de Windows.

L’intérêt de Use Counts est surtout de repérer quelle catégorie explique une consommation importante.

Par exemple :

  • Process Private élevé → examinez les processus et applications.
  • Mapped File élevé → une partie importante de la mémoire est liée aux fichiers mappés et au cache.
  • Nonpaged Pool anormalement élevé ou qui augmente continuellement → recherchez éventuellement un problème de pilote ou une fuite mémoire du noyau.
  • Page Table élevé → une quantité importante de mémoire est utilisée pour gérer les espaces d’adressage virtuels ; il faut l’interpréter avec le nombre et le comportement des processus présents.

Il faut également regarder les colonnes. Une quantité importante dans Standby n’a pas la même signification qu’une quantité équivalente dans Active : les pages Standby peuvent être récupérées par Windows lorsque davantage de mémoire est nécessaire.

L’onglet Use Counts constitue donc généralement le meilleur point de départ dans RAMMap. Une fois la catégorie responsable identifiée, les autres onglets permettent d’approfondir l’analyse et de déterminer quels processus, fichiers ou composants utilisent cette mémoire.

Use Counts dans RamMap

Comprendre les états Active, Standby, Modified, Free et Zeroed

RAMMap classe les pages mémoire selon leur état. Cette information permet de distinguer la mémoire réellement utilisée de celle que Windows peut récupérer ou réaffecter.

Les principaux états sont :

  • Active : pages actuellement utilisées par Windows, les applications ou les pilotes.
  • Standby : pages contenant encore des données utiles, mais récupérables rapidement si davantage de mémoire est nécessaire.
  • Modified : pages modifiées qui doivent généralement être écrites avant de pouvoir être réutilisées.
  • Free : pages qui ne sont actuellement attribuées à aucun usage actif.
  • Zeroed : pages disponibles, déjà remises à zéro et prêtes à être attribuées.

Une quantité importante de mémoire Standby n’indique donc pas nécessairement un manque de RAM. Windows utilise notamment ces pages comme cache et peut les réaffecter en fonction des besoins.

Dans RAMMap, ces états doivent être croisés avec les catégories de l’onglet Use Counts afin de comprendre quel type de mémoire est utilisé et dans quel état se trouvent les pages correspondantes.

👉 Pour comprendre en détail le fonctionnement des états mémoire, du cache et de la mémoire disponible : Comment mesurer et analyser l’utilisation de la mémoire RAM sous Windows 11/10

Comprendre le jeu de travail, la mémoire privée et la mémoire partagée

Examiner la mémoire utilisée par les processus

L’onglet Processes de RAMMap permet d’examiner la mémoire physique associée aux différents processus en cours d’exécution. Il complète l’onglet Use Counts en permettant de déterminer quelles applications contribuent à l’utilisation de la RAM.

Chaque ligne correspond à un processus et présente notamment son PID (identifiant du processus) ainsi que la répartition de ses pages mémoire selon leur état.

Vous pouvez ainsi observer :

  • Total : quantité totale de mémoire physique associée au processus.
  • Active : pages actuellement actives dans le jeu de travail du processus.
  • Standby : pages associées au processus qui se trouvent désormais dans la liste Standby.
  • Modified : pages modifiées qui doivent être écrites avant de pouvoir être réutilisées.
  • Page Table : mémoire utilisée par les tables de pages nécessaires à la gestion de l’espace d’adressage du processus.

Identifier les processus qui occupent le plus de RAM

Cliquez sur les en-têtes de colonnes pour trier les processus. La colonne Total donne une première indication des processus auxquels une quantité importante de mémoire physique est associée.

Il est toutefois important de ne pas interpréter cette valeur comme la simple « consommation RAM » affichée dans le Gestionnaire des tâches. RAMMap s’intéresse ici aux pages physiques et à leur état, et une partie peut notamment se trouver en Standby.

L’onglet Processes est particulièrement utile lorsque Process Private apparaît élevé dans Use Counts. Vous pouvez alors rechercher quels processus expliquent cette consommation et vérifier si quelques applications concentrent une part importante de la mémoire.

Analyser le cache de fichiers avec File Summary et File Details

RAMMap permet aussi d’examiner la mémoire utilisée par le cache de fichiers de Windows. Pour cela, deux onglets sont particulièrement utiles : File Summary et File Details.

L’onglet File Summary regroupe les fichiers dont des pages sont actuellement présentes en mémoire. Il permet de repérer rapidement quels fichiers occupent une part importante de la RAM et de distinguer ce qui relève réellement des applications de ce qui correspond au cache de Windows.

Vous pouvez notamment y voir, pour chaque fichier, la quantité totale de mémoire associée ainsi que la part présente dans différents états comme Active ou Standby.

File Summary : repérer les fichiers qui occupent le cache

L’intérêt principal de File Summary est de répondre à une question simple :

Quels fichiers expliquent une partie importante de la mémoire mise en cache ?

Vous pouvez trier les colonnes pour identifier les fichiers les plus présents en mémoire. Il peut s’agir de fichiers système, de bibliothèques DLL, de fichiers exécutables ou de données récemment utilisées par des applications.

Une présence importante dans le cache n’est pas forcément problématique. Si une grande partie de cette mémoire se trouve en Standby, Windows peut la récupérer rapidement lorsqu’un programme a besoin de davantage de RAM.

File Summary : repérer les fichiers qui occupent le cache

File Details : examiner le cache fichier par fichier

L’onglet File Details permet d’aller plus loin en affichant le détail des fichiers mappés ou mis en cache en mémoire.

Il est particulièrement utile lorsque Mapped File apparaît élevé dans l’onglet Use Counts et que vous voulez savoir quels fichiers en sont responsables.

Vous pouvez alors rechercher un fichier précis et examiner sa présence dans la mémoire physique.

Quand ces onglets sont-ils utiles ?

File Summary et File Details sont surtout utiles lorsque la RAM paraît très utilisée mais qu’aucun processus ne semble expliquer la consommation. Ils permettent de vérifier si une part importante de la mémoire correspond simplement à des fichiers mis en cache par Windows.

Dans ce cas, il ne faut pas forcément chercher à « libérer » cette mémoire : tant qu’elle est majoritairement récupérable, elle participe au fonctionnement normal du cache et peut améliorer les performances en évitant de relire certaines données depuis le stockage.

File Details : examiner le cache fichier par fichier

Comprendre la mémoire du noyau, des pilotes et des pools

Toute la mémoire utilisée par Windows n’est pas directement attribuée aux applications. Le noyau de Windows, les pilotes et certains composants système utilisent également une partie de la RAM pour fonctionner.

Dans RAMMap, cette consommation apparaît notamment à travers plusieurs catégories de l’onglet Use Counts, comme Paged Pool, Nonpaged Pool, Driver Locked ou encore certaines allocations liées aux tables de pages.

Pool paginé et pool non paginé

  • Le pool paginé (Paged Pool) contient des données utilisées par le noyau et les pilotes qui peuvent, lorsque Windows le permet, être transférées hors de la RAM physique vers le fichier d’échange.
  • Le pool non paginé (Nonpaged Pool) contient au contraire des données qui doivent rester présentes en mémoire physique tant qu’elles sont utilisées.

Il est donc parfaitement normal que ces deux catégories occupent une certaine quantité de RAM.

Quand faut-il s’en préoccuper ?

Ce qui devient intéressant, c’est surtout l’évolution de ces valeurs dans le temps.

Par exemple, si le Nonpaged Pool augmente continuellement pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, alors que les applications visibles restent stables, cela peut orienter le diagnostic vers un pilote ou un composant du noyau qui ne libère pas correctement sa mémoire.

Même logique pour le Paged Pool : une croissance anormale et persistante peut signaler un problème côté noyau ou pilote.

La mémoire verrouillée par les pilotes

La catégorie Driver Locked correspond à des pages physiques verrouillées en mémoire, notamment par certains pilotes ou mécanismes bas niveau.

Une petite quantité n’est pas forcément anormale. En revanche, si cette catégorie devient très importante ou augmente continuellement, elle peut constituer une piste à examiner.

Comment approfondir ?

RAMMap permet surtout de constater quelle catégorie système utilise la mémoire. Pour identifier précisément le pilote responsable d’une fuite dans un pool mémoire, il faut généralement aller plus loin avec un outil comme PoolMon, qui permet d’examiner les allocations par pool tags.

On peut donc retenir :

  • Process Private élevé → chercher du côté des applications
  • Paged Pool / Nonpaged Pool élevés → chercher du côté du noyau et des pilotes
  • Driver Locked élevé → examiner les pilotes ou composants bas niveau

RAMMap est particulièrement utile ici lorsque le Gestionnaire des tâches montre une forte utilisation de la RAM sans qu’aucun processus utilisateur ne semble en être responsable.

Examiner les pages physiques avec Physical Pages et Physical Ranges

Les onglets Physical Pages et Physical Ranges proposent une vue très technique de l’organisation de la mémoire physique. Ils sont surtout destinés à approfondir une analyse, tandis que Use Counts, Processes et File Summary suffisent généralement pour rechercher l’origine d’une forte utilisation de RAM.

Physical Pages : examiner les pages présentes en RAM

L’onglet Physical Pages affiche les pages de la mémoire physique avec leur adresse et leur utilisation. Il permet ainsi de déterminer si une page est associée à un processus, un fichier mappé, au noyau ou à une autre catégorie mémoire.

Il fournit donc une vue beaucoup plus fine que Use Counts :

  • Use Counts → combien de mémoire chaque catégorie utilise
  • Physical Pages → quelles pages physiques correspondent à ces utilisations

Pour un diagnostic courant, il est rarement nécessaire d’aller jusqu’à ce niveau de détail.

Physical Pages : examiner les pages présentes en RAM

Physical Ranges : visualiser les plages de mémoire physique

L’onglet Physical Ranges affiche les différentes plages d’adresses physiques détectées sur le PC. Certaines zones peuvent être réservées au matériel ou utilisées pour le mappage de périphériques.

Cette vue peut notamment aider à comprendre pourquoi la quantité de RAM utilisable par Windows est légèrement inférieure à la quantité installée, par exemple lorsqu’une partie de la mémoire est réservée au matériel.

Ces deux onglets sont donc surtout utiles pour une analyse avancée de l’organisation de la mémoire physique. Pour rechercher simplement ce qui occupe la RAM, commencez plutôt par Use Counts, puis utilisez Processes ou File Summary selon la catégorie identifiée.

Physical Ranges : visualiser les plages de mémoire physique

Utiliser Priority Summary pour comprendre les priorités mémoire

L’onglet Priority Summary montre comment Windows répartit les pages mémoire selon leur niveau de priorité. Ces priorités l’aident notamment à déterminer quelles pages conserver en RAM et lesquelles peuvent être récupérées plus facilement lorsque la pression mémoire augmente.

RAMMap présente leur répartition entre différents états, notamment Active, Standby et Modified. Les pages de priorité élevée ont davantage de chances d’être conservées en mémoire lorsqu’elles restent utiles, tandis que les pages Standby de faible priorité peuvent être réaffectées plus facilement.

Cet onglet permet ainsi de comprendre que la liste Standby n’est pas uniforme : Windows attribue également des priorités aux données qu’elle contient.

En pratique, Priority Summary est rarement indispensable pour diagnostiquer une forte utilisation de RAM. Les onglets Use Counts, Processes et File Summary sont généralement plus utiles pour identifier l’origine de la consommation. Priority Summary sert surtout à approfondir le fonctionnement de la mémoire Standby et la manière dont Windows arbitre entre les pages récupérables.

Une quantité importante de mémoire Standby, même visible dans cet onglet, n’indique donc pas nécessairement un problème : cette mémoire reste en grande partie récupérable en fonction des besoins du système.

Comment repérer une consommation de RAM anormale avec RAMMap ?

RAMMap permet surtout de déterminer quelle catégorie de mémoire explique une consommation élevée, puis d’orienter le diagnostic vers les processus, le cache, le noyau ou les pilotes.

Il n’existe pas de valeur unique à partir de laquelle une consommation devient forcément anormale. Il faut surtout observer la répartition de la mémoire et son évolution dans le temps.

Commencez par l’onglet Use Counts et recherchez les catégories qui occupent une quantité importante de RAM. Les principales pistes sont généralement :

  • Process Private élevé : la consommation provient surtout des applications.
  • Mapped File élevé : une grande partie de la mémoire est liée aux fichiers mappés et au cache.
  • Paged Pool ou Nonpaged Pool élevés : le noyau ou un pilote peut être en cause.
  • Driver Locked élevé : certaines pages sont verrouillées en mémoire par des pilotes ou composants bas niveau.
  • Standby très important : souvent normal, car cette mémoire reste récupérable par Windows.

Rechercher une évolution anormale

Une valeur élevée à un instant donné n’est pas forcément problématique. En revanche, une catégorie qui augmente continuellement sans revenir à un niveau normal mérite davantage d’attention.

Par exemple :

Process Private : 4 Go → 6 Go → 9 Go → 12 Go

ou :

Nonpaged Pool : 500 Mo → 1 Go → 2 Go → 4 Go

peuvent indiquer respectivement une consommation excessive d’un processus ou un problème côté pilote/noyau.

Dans ce cas, laissez RAMMap ouvert ou réalisez plusieurs relevés à différents moments afin de vérifier si la hausse est continue.

Croiser les onglets pour trouver l’origine

Une fois la catégorie suspecte identifiée, utilisez les autres onglets :

  • Process Private élevé → Processes
  • Mapped File élevé → File Summary / File Details
  • Paged Pool ou Nonpaged Pool élevés → Use Counts, puis éventuellement PoolMon
  • Standby élevé → Priority Summary et états mémoire

Cette méthode permet de passer progressivement d’une vue globale à une analyse plus ciblée.

Quand faut-il réellement s’inquiéter ?

La consommation devient surtout préoccupante lorsqu’elle s’accompagne de plusieurs symptômes :

  • mémoire disponible très faible
  • augmentation continue d’une catégorie
  • ralentissements ou forte utilisation du fichier d’échange
  • consommation qui ne redescend pas après la fin d’une tâche
  • aucun processus évident dans le Gestionnaire des tâches malgré une RAM presque saturée

RAMMap est donc particulièrement utile pour répondre à cette question :

« Quelle partie de Windows ou des applications explique réellement cette consommation mémoire ? »

Il permet ensuite de choisir l’outil approprié pour approfondir : Process Explorer ou VMMap pour un processus, PoolMon pour les pools mémoire, ou PerfMon pour suivre l’évolution sur une période plus longue.

Peut-on vider la mémoire Standby avec RAMMap ?

Oui. RAMMap permet de vider manuellement la liste Standby grâce aux commandes du menu Empty.

La liste Standby contient des pages qui ne sont plus activement utilisées mais dont Windows conserve encore le contenu en mémoire afin de pouvoir les réutiliser rapidement. Cette mémoire reste récupérable automatiquement si une application a besoin de davantage de RAM.

Pour vider cette mémoire dans RAMMap :

  • Ouvrez RAMMap avec les droits administrateur.
  • Cliquez sur le menu Empty.
  • Sélectionnez Empty Standby List.

La quantité de mémoire Standby diminue alors immédiatement et la mémoire libre augmente.

Faut-il le faire régulièrement ?

En règle générale, non.

Windows gère automatiquement la liste Standby et réattribue ces pages lorsqu’un programme réclame davantage de mémoire. Une liste Standby importante n’indique donc pas forcément un problème.

Vider cette mémoire peut même être contre-productif : les données qui étaient encore présentes en RAM devront parfois être relues depuis le SSD si elles sont de nouveau nécessaires.

Dans quels cas cela peut-il être utile ?

La fonction Empty Standby List est surtout intéressante pour des besoins de test et de diagnostic.

Par exemple, elle peut servir à :

  • vérifier si un comportement change lorsque le cache Standby est supprimé ;
  • comparer les performances avec ou sans données déjà présentes en mémoire ;
  • reproduire plus facilement certains scénarios de test ;
  • confirmer qu’une grande quantité de mémoire affichée comme occupée correspond en réalité à de la mémoire récupérable.

Il faut donc voir cette fonction comme un outil de diagnostic, et non comme une méthode d’optimisation permanente.

Si la RAM reste réellement saturée après avoir vidé la liste Standby, il faut plutôt rechercher une consommation anormale dans les processus, le noyau, les pools mémoire ou les pilotes.

Quand utiliser les commandes Empty de RAMMap ?

Le menu Empty de RAMMap permet de vider manuellement certaines listes ou zones mémoire gérées par Windows. Ces commandes peuvent être utiles pour des besoins de test, de diagnostic ou de comparaison, mais elles ne doivent pas être utilisées comme méthode régulière d’optimisation.

Selon la version de RAMMap, le menu peut notamment proposer :

  • Empty Working Sets : réduit le jeu de travail des processus afin de récupérer une partie des pages actuellement résidentes en RAM.
  • Empty System Working Set : vide une partie du jeu de travail utilisé par le système.
  • Empty Modified Page List : force le traitement des pages modifiées afin qu’elles puissent être réutilisées.
  • Empty Standby List : vide l’ensemble de la liste Standby.
  • Empty Priority 0 Standby List : vide uniquement les pages Standby de priorité 0, les moins prioritaires.

Dans quels cas les utiliser ?

Ces commandes sont surtout intéressantes lorsque vous cherchez à observer le comportement de Windows avant et après la suppression d’un type de mémoire.

Par exemple, vous pouvez vider la liste Standby pour vérifier si une forte consommation apparente provient essentiellement du cache. De même, réduire les Working Sets peut aider à observer la différence entre mémoire résidente et mémoire réellement engagée par les processus.

Elles peuvent aussi être utiles dans des scénarios de test, par exemple pour reproduire un démarrage « à froid » d’une application ou mesurer ses performances sans bénéficier de données déjà présentes en cache.

Pourquoi éviter de les utiliser en permanence ?

Forcer Windows à vider ses listes mémoire peut donner l’impression de « récupérer » beaucoup de RAM, mais cela ne signifie pas que le système était réellement à court de mémoire.

En pratique, Windows gère déjà automatiquement ces zones selon la pression mémoire. Vider les Working Sets ou la liste Standby peut simplement obliger le système à recharger plus tard des données depuis le SSD, ce qui peut dégrader temporairement les performances.

Il faut donc considérer le menu Empty comme une fonction de diagnostic avancé, et non comme un bouton de nettoyage.

En résumé :

  • Empty Standby List → utile pour tester le cache
  • Empty Working Sets → utile pour observer la mémoire résidente
  • Empty Modified Page List → utile dans des scénarios de diagnostic spécifiques
  • Usage régulier pour “libérer la RAM” → déconseillé

Si l’utilisation mémoire reste anormalement élevée après ces tests, mieux vaut poursuivre l’analyse avec les onglets de RAMMap ou avec Process Explorer, VMMap, PoolMon ou PerfMon selon la catégorie concernée.

RAMMap est-il utile pour détecter une fuite mémoire ?

Oui, mais RAMMap sert surtout à repérer quelle catégorie de mémoire augmente anormalement et à orienter le diagnostic. Il ne permet pas toujours d’identifier directement le programme, le pilote ou l’allocation responsable d’une fuite.

L’onglet Use Counts fournit les premières indications :

  • Process Private augmente continuellement → la fuite peut provenir d’une application.
  • Paged Pool ou Nonpaged Pool augmente → recherchez plutôt du côté du noyau ou d’un pilote.
  • Driver Locked augmente fortement → un pilote ou un composant bas niveau peut être impliqué.
  • Mapped File augmente → la hausse peut provenir du cache ou de fichiers mappés et ne constitue pas nécessairement une fuite.

Ce qui compte surtout est l’évolution dans le temps. Une valeur élevée à un instant donné n’est pas suffisante : une fuite se caractérise plutôt par une consommation qui augmente progressivement sans revenir à son niveau habituel.

RAMMap permet donc de répondre à une première question :

« La fuite semble-t-elle provenir d’un processus, du noyau, d’un pilote ou d’une autre catégorie mémoire ? »

Il faut ensuite utiliser un outil plus spécialisé pour approfondir : Process Explorer ou VMMap pour un processus, PoolMon pour les pools du noyau et les pilotes, ou PerfMon pour suivre une consommation qui évolue pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.

RAMMap est donc avant tout un outil d’orientation pour rechercher une fuite mémoire, plutôt qu’un outil capable d’en identifier à lui seul la cause précise.

RAMMap, Process Explorer ou VMMap : quel outil choisir ?

RAMMap, Process Explorer et VMMap sont trois outils Microsoft Sysinternals complémentaires, mais ils ne répondent pas au même besoin.

OutilÀ utiliser pour
RAMMapComprendre comment la mémoire physique est répartie dans Windows
Process ExplorerIdentifier et suivre la consommation mémoire d’un processus
VMMapExaminer en détail les allocations mémoire d’un processus

Si Windows utilise beaucoup de RAM sans qu’aucun processus ne semble clairement responsable, commencez par RAMMap. Il permet de déterminer si la consommation provient plutôt des processus, du cache, des fichiers mappés, du noyau ou des pilotes.

Si un processus précis paraît gourmand ou augmente progressivement, Process Explorer est plus adapté pour suivre des indicateurs comme le Working Set ou les Private Bytes.

Enfin, utilisez VMMap lorsque vous voulez comprendre plus finement comment ce processus utilise sa mémoire : Heap, Stack, Private Data, Mapped File, etc.

On peut donc retenir :

  • RAMMap → vue globale de la mémoire
  • Process Explorer → suivi d’un processus
  • VMMap → analyse détaillée des allocations d’un processus

Les limites de RAMMap

RAMMap est très utile pour comprendre comment la mémoire physique est répartie dans Windows, mais il ne permet pas toujours d’identifier directement la cause précise d’une consommation anormale.

Il peut par exemple montrer qu’un Process Private, un Nonpaged Pool ou une autre catégorie augmente fortement, sans forcément indiquer quel code, quel pilote ou quelle allocation est responsable. Dans ce cas, il faut compléter l’analyse avec un outil plus spécialisé.

RAMMap fournit également surtout un instantané de la mémoire à un moment donné. Pour suivre une consommation qui augmente pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, PerfMon est généralement plus adapté.

Enfin, certaines valeurs peuvent être difficiles à interpréter sans connaître le fonctionnement de la mémoire Windows. Une quantité importante de mémoire Standby ou de cache n’est pas forcément anormale.

RAMMap doit donc surtout être considéré comme un outil permettant de repérer où se trouve la mémoire et d’orienter le diagnostic, plutôt que comme une solution capable d’identifier à elle seule l’origine de chaque fuite ou anomalie.

L’article RAMMap : comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows est apparu en premier sur malekal.com.

Restic : sauvegarder et restaurer ses fichiers sous Windows et Linux

Par : malekalmorte
30 août 2026 à 08:37

Restic est un logiciel de sauvegarde gratuit et open source qui permet de protéger ses fichiers sous Windows, Linux et macOS. Il se distingue par son fonctionnement en ligne de commande, son chiffrement intégré, la déduplication des données et la gestion des sauvegardes sous forme de snapshots.

Avec Restic, vous pouvez sauvegarder des dossiers vers un disque local, un disque externe, un NAS, un serveur distant ou encore un stockage cloud via rclone. Les sauvegardes suivantes ne recopient pas inutilement les données déjà présentes, ce qui permet de réduire l’espace utilisé et d’accélérer les opérations.

L’outil permet également de restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers, d’exclure des dossiers, de gérer une politique de rétention avec forget et prune, de vérifier l’intégrité du repository et d’automatiser les sauvegardes avec PowerShell, cron ou systemd.

Dans ce tutoriel, vous allez voir comment installer Restic, créer un repository, sauvegarder et restaurer vos fichiers, gérer les snapshots, supprimer les anciennes sauvegardes, vérifier leur intégrité et automatiser les sauvegardes.

Restic est particulièrement adapté si vous recherchez une solution de sauvegarde légère, chiffrée et scriptable, sans dépendre d’une interface graphique.

Qu’est-ce que Restic ?

Restic est un logiciel de sauvegarde en ligne de commande, gratuit et open source, conçu pour créer des sauvegardes rapides, chiffrées et dédupliquées.

Il fonctionne sous Windows, Linux, macOS et d’autres systèmes, et permet de sauvegarder des fichiers vers différents types de destinations : un disque local, un disque USB, un NAS, un serveur distant ou certains stockages cloud.

Restic repose sur deux notions principales :

  • le repository : l’emplacement dans lequel les données de sauvegarde sont stockées ;
  • le snapshot : une photographie de l’état des fichiers au moment d’une sauvegarde.

À chaque nouvelle sauvegarde, Restic ne recopie pas inutilement toutes les données déjà présentes. Il réutilise les blocs déjà sauvegardés et n’ajoute que les nouvelles données ou celles qui ont été modifiées. Cela permet de réduire l’espace disque utilisé et d’accélérer les sauvegardes suivantes.

Les données enregistrées dans le dépôt sont également chiffrées. Le contenu des fichiers, leurs noms et les métadonnées sont protégés par le mot de passe du repository.

Comprendre le fonctionnement de Restic

Restic permet notamment de :

  • sauvegarder un ou plusieurs dossiers ;
  • conserver plusieurs versions grâce aux snapshots ;
  • restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers ;
  • exclure des fichiers ou dossiers ;
  • vérifier l’intégrité du repository ;
  • supprimer automatiquement les anciennes sauvegardes ;
  • automatiser les sauvegardes avec le Planificateur de tâches de Windows, cron ou systemd ;
  • utiliser un stockage local ou distant.

Restic est donc particulièrement adapté si vous recherchez une solution de sauvegarde légère, fiable et scriptable, sans dépendre d’une interface graphique.

Son principal inconvénient est justement son fonctionnement en ligne de commande : il faut se familiariser avec quelques commandes pour créer le dépôt, lancer les sauvegardes et effectuer les restaurations. Une fois cette logique comprise, son utilisation reste toutefois assez simple.

Installer Restic sur Windows et Linux

Restic est disponible sous Windows et Linux. Il s’agit d’un programme en ligne de commande : une fois installé, vous l’utilisez depuis PowerShell, l’Invite de commandes ou un terminal Linux.

Installer Restic sous Windows

Sous Windows, Restic est disponible sous la forme d’un exécutable autonome. Il n’est donc pas nécessaire de passer par un programme d’installation classique.

Téléchargez la dernière version stable de Restic depuis la page officielle :

Choisissez l’archive correspondant à votre architecture, généralement Windows AMD64 pour un PC Windows 64 bits.

Après le téléchargement :

  • décompressez l’archive ;
  • renommez éventuellement le fichier en restic.exe ;
  • placez-le dans un dossier dédié, par exemple C:\Program Files\Restic\ ;
  • ajoutez ce dossier à la variable d’environnement PATH afin de pouvoir lancer Restic depuis n’importe quel terminal.

Vous pouvez ensuite vérifier que Restic fonctionne avec :

restic version

La version installée doit alors s’afficher.

Si vous ne souhaitez pas modifier le PATH, ouvrez PowerShell directement dans le dossier de Restic puis utilisez :

.\restic.exe version

Installer Restic sous Linux

Sous Linux, Restic est disponible dans les dépôts de nombreuses distributions.

Sur Debian, Ubuntu et dérivées :

sudo apt update
sudo apt install restic

Sur Fedora :

sudo dnf install restic

Sur Arch Linux et dérivées :

sudo pacman -S restic

Une fois l’installation terminée, vérifiez la version :

restic version

Vous pouvez aussi télécharger directement le binaire depuis le site officiel de Restic si vous souhaitez disposer d’une version plus récente que celle fournie par les dépôts de votre distribution.

Après l’installation, Restic est prêt à être utilisé. L’étape suivante consiste à créer un repository, c’est-à-dire l’emplacement dans lequel seront stockées les sauvegardes.

Créer un dépôt de sauvegarde Restic

Avant de pouvoir sauvegarder des fichiers avec Restic, il faut créer un dépôt, appelé repository. Il s’agit de l’emplacement dans lequel Restic va stocker les données, les métadonnées et les différents snapshots de sauvegarde.

Le dépôt peut se trouver sur un disque local, un disque USB, un NAS, un serveur distant ou un stockage cloud. Pour commencer simplement, vous pouvez créer un dépôt sur un autre disque.

  • Sous Windows, par exemple :
restic init --repo D:\Sauvegardes\Restic
  • Sous Linux :
restic init --repo /mnt/sauvegardes/restic

Lors de l’initialisation, Restic vous demande de définir un mot de passe. Celui-ci sert à chiffrer le contenu du dépôt.

  • Choisissez un mot de passe solide et conservez-le précieusement. Sans ce mot de passe, il ne sera pas possible d’accéder aux sauvegardes ni de restaurer les fichiers.
  • Le mot de passe ne peut pas être récupéré par Restic : conservez-en une copie dans un gestionnaire de mots de passe ou un emplacement sécurisé.
  • Une fois le dépôt créé, Restic affiche un message confirmant son initialisation.
  • Vous pouvez ensuite vérifier que le dépôt est accessible avec :
restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots
  • ou sous Linux :
restic -r /mnt/sauvegardes/restic snapshots

Comme aucune sauvegarde n’a encore été effectuée, la liste des snapshots sera vide.

À partir de ce moment, le repository est prêt à recevoir les premières sauvegardes. Lors des commandes suivantes, l’option -r ou --repo permet d’indiquer à Restic quel dépôt utiliser.

Créer un dépôt de sauvegarde Restic

Sauvegarder un dossier avec Restic

Une fois le repository créé, vous pouvez lancer votre première sauvegarde avec la commande backup.

  • Sous Windows, par exemple pour sauvegarder le dossier Documents :
restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents
  • Sous Linux :
restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom/Documents

Restic demande alors le mot de passe du repository, analyse les fichiers puis enregistre les données dans le dépôt.

À la fin de l’opération, un résumé indique notamment :

  • le nombre de fichiers analysés ;
  • le volume de données ajouté ;
  • la quantité réellement stockée après déduplication ;
  • la durée de la sauvegarde ;
  • l’identifiant du nouveau snapshot.
Sauvegarder un dossier avec Restic

Lors des sauvegardes suivantes, Restic ne recopie pas inutilement les données déjà présentes dans le repository. Il détecte les nouveaux fichiers et les blocs modifiés, ce qui réduit le temps de sauvegarde et l’espace utilisé.

Vous pouvez également sauvegarder plusieurs dossiers dans une seule commande :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents C:\Users\VotreNom\Pictures

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom/Documents /home/votre_nom/Images

Il est aussi possible de sauvegarder un dossier complet contenant plusieurs sous-dossiers. Restic parcourt automatiquement son contenu de manière récursive.

Par exemple :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom

Cette commande sauvegarde tout le profil utilisateur, sauf les éléments éventuellement exclus avec des options spécifiques.

Sauvegarder sans saisir le mot de passe à chaque fois

Vous pouvez aussi faire en sorte d’éviter de devoir saisir le mot de passe à chaque commande.
Voici deux méthodes différentes pour y parvenir.

Avec une variable

Pour éviter de saisir le chemin du repository à chaque commande, vous pouvez définir la variable d’environnement RESTIC_REPOSITORY.

Sous Linux :

export RESTIC_PASSWORD_FILE="/root/.restic-password"

Sous PowerShell :

$env:RESTIC_REPOSITORY="D:\Sauvegardes\Restic"

Vous pouvez ensuite lancer simplement :

restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

Restic utilise alors automatiquement le repository défini dans la variable d’environnement.

Avec un fichier

Vous pouvez aussi stocker le mot de passe dans un fichier sur une seule ligne.
Par exemple C:\Restic\password.txt ou /root/.restic-password.

Sous Windows :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic `
  --password-file C:\Restic\password.txt `
  backup C:\Users\VotreNom\Documents

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic \
  --password-file /root/.restic-password \
  backup /home/votre_nom/Documents

Lister les sauvegardes et snapshots

Restic conserve chaque sauvegarde sous la forme d’un snapshot. Un snapshot représente l’état des fichiers au moment où la commande backup a été exécutée.

Pour afficher la liste des sauvegardes disponibles, utilisez :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic snapshots

Restic affiche alors un tableau contenant notamment :

  • l’identifiant du snapshot ;
  • la date et l’heure de la sauvegarde ;
  • le nom de l’ordinateur ;
  • l’utilisateur ;
  • les chemins sauvegardés.
Lister les sauvegardes et snapshots

L’identifiant du snapshot est particulièrement utile pour effectuer une restauration précise.

Par exemple, si Restic affiche un snapshot avec l’identifiant :

4f3a9c2b

Vous pourrez ensuite l’utiliser dans une commande de restauration.

Il est aussi possible d’afficher les informations détaillées d’un snapshot avec :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic stats 4f3a9c2b
Lister les sauvegardes et snapshots

Pour afficher le contenu d’un snapshot sans restaurer les fichiers, utilisez :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls 4f3a9c2b

Vous pouvez également utiliser le mot-clé latest pour cibler automatiquement la sauvegarde la plus récente :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls latest

Cela évite d’avoir à recopier l’identifiant du dernier snapshot.

Lister les sauvegardes et snapshots

Enfin, si vous avez défini la variable RESTIC_REPOSITORY, la commande peut être simplifiée :

restic snapshots

Cette liste des snapshots permet de vérifier que les sauvegardes sont bien présentes et de choisir celle à utiliser pour restaurer des fichiers.

Restaurer des fichiers avec Restic

Restic permet de restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers à partir d’un snapshot existant.

Pour restaurer le dernier snapshot disponible vers un dossier spécifique sous Windows :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic restore latest --target /tmp/restauration

Restic recrée alors l’arborescence de la sauvegarde dans le dossier indiqué par --target.

Restaurer des fichiers avec Restic

Si vous souhaitez restaurer un snapshot précis, utilisez son identifiant :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore 4f3a9c2b --target C:\Restauration

Vous pouvez retrouver les identifiants disponibles avec :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

Pour restaurer uniquement certains fichiers ou dossiers, utilisez l’option --include.

Par exemple :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration --include "/C/Users/VotreNom/Documents"

Vous pouvez également exclure certains éléments avec --exclude.

Par exemple :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration --exclude "*.tmp"

Avant de restaurer, il peut être utile d’afficher le contenu du snapshot :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls latest

Cela permet de vérifier les chemins présents dans la sauvegarde et d’éviter de restaurer des données inutiles.

Une fois la restauration terminée, contrôlez le contenu du dossier cible avant de remplacer d’éventuels fichiers existants sur le système.

Pour une restauration importante, il est préférable de restaurer d’abord vers un dossier temporaire, puis de recopier manuellement les fichiers souhaités à leur emplacement d’origine. Cela limite le risque d’écraser par erreur une version plus récente d’un fichier.

Exclure des fichiers et dossiers de la sauvegarde

Lors d’une sauvegarde, il peut être utile d’exclure certains fichiers inutiles, temporaires ou volumineux afin de réduire la taille du repository et d’accélérer l’opération.

Restic propose pour cela l’option --exclude.

Par exemple, pour exclure tous les fichiers temporaires :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude "*.tmp"

Vous pouvez également exclure un dossier précis :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude "C:\Users\VotreNom\Downloads"

Plusieurs exclusions peuvent être ajoutées dans la même commande :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom `
  --exclude "*.tmp" `
  --exclude "*.log" `
  --exclude "C:\Users\VotreNom\Downloads"

Sous Linux, le principe est identique :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom \
  --exclude "*.tmp" \
  --exclude "/home/votre_nom/Téléchargements"

Pour un grand nombre de règles, il est plus pratique d’utiliser un fichier d’exclusion.

Créez par exemple un fichier excludes.txt contenant :

*.tmp
*.log
Thumbs.db
C:\Users\VotreNom\Downloads
C:\Users\VotreNom\AppData\Local\Temp

Puis indiquez ce fichier à Restic :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude-file C:\Restic\excludes.txt

Cette méthode est particulièrement utile pour automatiser les sauvegardes, car vous pouvez modifier les règles d’exclusion sans avoir à réécrire toute la commande.

Avant d’exclure un dossier, vérifiez toutefois qu’il ne contient pas de données importantes. Une exclusion mal définie peut empêcher certains fichiers d’être présents dans les snapshots suivants.

Supprimer les anciennes sauvegardes avec forget et prune

Au fil du temps, Restic peut conserver de nombreux snapshots. Pour éviter que le repository ne grossisse indéfiniment, vous pouvez supprimer les anciennes sauvegardes selon une politique de rétention.

Restic utilise principalement deux commandes pour cela :

  • forget : supprime les références aux snapshots devenus inutiles ;
  • prune : supprime réellement du repository les données qui ne sont plus utilisées par aucun snapshot.

Il est donc important de comprendre que forget seul ne libère pas forcément immédiatement tout l’espace disque.

Pour afficher d’abord les snapshots disponibles :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

Vous pouvez ensuite supprimer un snapshot précis avec son identifiant :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget 4f3a9c2b
Supprimer les anciennes sauvegardes avec forget et prune

Pour appliquer une politique de rétention automatique, utilisez les options --keep-*.

Par exemple, pour conserver :

  • les 7 dernières sauvegardes quotidiennes ;
  • les 4 dernières sauvegardes hebdomadaires ;
  • les 6 dernières sauvegardes mensuelles ;

utilisez :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget `
  --keep-daily 7 `
  --keep-weekly 4 `
  --keep-monthly 6

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic forget \
  --keep-daily 7 \
  --keep-weekly 4 \
  --keep-monthly 6

Cette commande supprime les snapshots qui ne correspondent plus aux règles de conservation, mais les blocs de données devenus inutiles peuvent encore rester dans le repository.

Pour réellement récupérer l’espace disque, lancez ensuite :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic prune

Il est également possible d’effectuer les deux opérations en une seule commande :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget `
  --keep-daily 7 `
  --keep-weekly 4 `
  --keep-monthly 6 `
  --prune

Cette méthode est particulièrement pratique dans un script de sauvegarde automatisé.

Avant de supprimer des snapshots, vérifiez toutefois que votre politique de rétention correspond bien à vos besoins. Une sauvegarde supprimée avec forget puis nettoyée avec prune ne pourra plus être restaurée.

Il est donc recommandé de commencer avec une rétention prudente, puis d’ajuster les valeurs en fonction de l’espace disponible et de la fréquence de vos sauvegardes.

Vérifier l’intégrité des sauvegardes avec restic check

Il est important de vérifier régulièrement que le repository Restic ne contient pas d’erreur et que les sauvegardes restent exploitables.

Pour cela, Restic propose la commande check.

Sous Windows :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic check

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic check

Cette commande vérifie la structure du repository, les index, les snapshots et les références entre les différents objets stockés.

Si tout est correct, Restic termine l’analyse sans signaler d’erreur.

Vérifier l’intégrité des sauvegardes avec restic check

Pour effectuer une vérification plus poussée des données enregistrées, vous pouvez utiliser :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic check --read-data

Cette option demande à Restic de lire les données présentes dans le repository afin de vérifier leur intégrité.

Attention toutefois : sur un repository volumineux, --read-data peut être beaucoup plus long qu’un simple check, car l’ensemble des données doit être parcouru.

Il est également possible de limiter la vérification à une partie des données, par exemple :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic check --read-data-subset=10%

Cette méthode permet d’effectuer régulièrement un contrôle partiel sans relire tout le repository à chaque fois.

Dans une stratégie de sauvegarde sérieuse, vous pouvez par exemple :

  • lancer restic check régulièrement ;
  • effectuer ponctuellement un contrôle avec --read-data ;
  • tester de temps en temps une restauration réelle de quelques fichiers.

En effet, une sauvegarde n’est réellement fiable que si elle peut être restaurée correctement. Vérifier le repository est donc utile, mais il est également recommandé de tester périodiquement une restauration vers un dossier temporaire.

Sauvegarder vers un disque externe, un NAS ou un serveur distant

Restic peut enregistrer ses sauvegardes sur différents types de destinations. Le repository n’a pas besoin de se trouver sur le disque principal du PC : il peut être stocké sur un disque USB, un NAS ou un serveur distant.

Sauvegarder sur un disque externe

Pour un disque USB ou un second disque interne, il suffit d’utiliser son chemin comme repository.

Sous Windows :

restic -r E:\ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

Sous Linux :

restic -r /media/sauvegarde/restic backup /home/votre_nom/Documents

Cette solution est simple à mettre en place et convient bien pour conserver une copie hors du disque système.

Pour une meilleure protection contre les ransomwares ou une panne matérielle, évitez toutefois de laisser le disque externe connecté en permanence.

Sauvegarder sur un NAS

Si le NAS expose un partage réseau SMB ou NFS monté dans Windows ou Linux, Restic peut l’utiliser comme un dossier classique.

Sous Windows, avec un partage réseau monté sur Z: :

restic -r Z:\ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

Vous pouvez aussi utiliser un chemin UNC :

restic -r \\NAS\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

Sous Linux, si le partage du NAS est monté dans /mnt/nas :

restic -r /mnt/nas/restic backup /home/votre_nom/Documents

Le principe reste identique : le repository doit d’abord être créé avec restic init, puis vous pouvez utiliser la commande backup.

Sauvegarder sur un serveur distant avec SFTP

Restic prend également en charge les repositories accessibles en SFTP.

Par exemple :

restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic backup /home/votre_nom/Documents

Sous Windows, le principe est identique depuis PowerShell si l’accès SSH au serveur est correctement configuré :

restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

L’authentification peut s’effectuer avec un mot de passe SSH ou, de préférence, avec une clé SSH.

Avant la première sauvegarde, initialisez le repository distant :

restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic init

Restic chiffre les données avant leur envoi. Le serveur distant stocke donc le contenu chiffré du repository.

Utiliser un stockage distant avec rclone

Restic peut aussi s’appuyer sur rclone pour accéder à de nombreux services de stockage cloud ou protocoles distants.

Après avoir configuré une destination dans rclone, vous pouvez par exemple utiliser :

restic -r rclone:remote:ResticBackup backup /home/votre_nom/Documents

Sous Windows :

restic -r rclone:remote:ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

Cette méthode permet notamment d’utiliser les nombreux fournisseurs compatibles avec rclone sans que Restic ait besoin de gérer directement chacun d’eux.

Quelle destination choisir ?

Pour une sauvegarde locale simple, un disque externe est souvent suffisant. Un NAS est plus pratique pour automatiser les sauvegardes de plusieurs machines, tandis qu’un serveur distant ou un stockage cloud permet de conserver une copie hors du domicile ou de l’entreprise.

Pour une meilleure protection des données, l’idéal reste de disposer d’au moins une copie de sauvegarde stockée sur un support ou un emplacement différent du PC sauvegardé.

Automatiser les sauvegardes Restic

Restic se prête très bien à l’automatisation. Une fois la commande de sauvegarde définie, vous pouvez la lancer régulièrement avec le Planificateur de tâches de Windows, cron sous Linux ou un service systemd.

L’objectif est généralement d’exécuter automatiquement une commande de ce type :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

Le principal point à gérer est le mot de passe du repository. Pour éviter une saisie manuelle à chaque exécution, vous pouvez utiliser un fichier contenant le mot de passe.

Par exemple :

C:\Restic\password.txt

Puis lancer Restic avec :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic --password-file C:\Restic\password.txt backup C:\Users\VotreNom\Documents

Protégez soigneusement ce fichier, car toute personne pouvant le lire pourra ouvrir le repository.

Automatiser Restic sous Windows

Le plus pratique consiste à créer un script PowerShell, par exemple :

$repo = "D:\Sauvegardes\Restic"
$password = "C:\Restic\password.txt"
$source = "C:\Users\VotreNom\Documents"

restic -r $repo --password-file $password backup $source

Enregistrez-le par exemple sous :

C:\Restic\backup-restic.ps1

Vous pouvez ensuite créer une tâche planifiée :

  • ouvrez le Planificateur de tâches ;
  • cliquez sur Créer une tâche ;
  • choisissez un déclencheur, par exemple tous les jours à 20 h ;
  • dans Actions, ajoutez le programme powershell.exe ;
  • utilisez comme argument :
-ExecutionPolicy Bypass -File "C:\Restic\backup-restic.ps1"

La sauvegarde sera alors exécutée automatiquement selon la fréquence choisie.

Ajouter une politique de rétention

Vous pouvez également nettoyer automatiquement les anciens snapshots après la sauvegarde.

Par exemple :

$repo = "D:\Sauvegardes\Restic"
$password = "C:\Restic\password.txt"
$source = "C:\Users\VotreNom\Documents"

restic -r $repo --password-file $password backup $source

restic -r $repo --password-file $password forget `
  --keep-daily 7 `
  --keep-weekly 4 `
  --keep-monthly 6 `
  --prune

Cette configuration conserve plusieurs générations de sauvegardes tout en évitant que le repository ne grossisse indéfiniment.

Automatiser Restic sous Linux avec cron

Sous Linux, vous pouvez créer un script :

#!/bin/bash

export RESTIC_REPOSITORY="/mnt/sauvegardes/restic"
export RESTIC_PASSWORD_FILE="/root/.restic-password"

restic backup /home/votre_nom/Documents
restic forget --keep-daily 7 --keep-weekly 4 --keep-monthly 6 --prune

Rendez-le exécutable :

chmod +x /usr/local/bin/backup-restic.sh

Puis ouvrez la crontab :

crontab -e

Par exemple, pour lancer la sauvegarde chaque jour à 2 h :

0 2 * * * /usr/local/bin/backup-restic.sh

Conserver un journal des sauvegardes

Pour une tâche automatisée, il est conseillé de conserver les sorties de Restic afin de pouvoir vérifier qu’une sauvegarde s’est bien déroulée.

Sous Windows :

restic -r $repo --password-file $password backup $source *>> C:\Restic\restic.log

Sous Linux :

restic backup /home/votre_nom/Documents >> /var/log/restic.log 2>&1

Vous pourrez ainsi consulter le journal en cas d’échec ou vérifier la date de la dernière sauvegarde réussie.

Enfin, même avec une automatisation parfaitement configurée, contrôlez régulièrement la présence des snapshots avec restic snapshots et testez ponctuellement une restauration. Une tâche qui s’exécute automatiquement ne garantit pas à elle seule que les sauvegardes sont réellement exploitables.

Quelques commandes Restic utiles

Restic propose de nombreuses commandes pour gérer les sauvegardes, consulter les snapshots, restaurer des fichiers ou entretenir le repository. Voici les principales à connaître.

Afficher la version installée :

restic version

Créer un nouveau repository :

restic -r /chemin/du/repository init

Sauvegarder un dossier :

restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder

Afficher les snapshots disponibles :

restic -r /chemin/du/repository snapshots

Afficher le contenu du dernier snapshot :

restic -r /chemin/du/repository ls latest

Afficher des statistiques sur un snapshot :

restic -r /chemin/du/repository stats latest

Restaurer le dernier snapshot :

restic -r /chemin/du/repository restore latest --target /chemin/restauration

Restaurer un snapshot précis :

restic -r /chemin/du/repository restore ID_DU_SNAPSHOT --target /chemin/restauration

Sauvegarder en excluant certains fichiers :

restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder --exclude "*.tmp"

Utiliser un fichier d’exclusions :

restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder --exclude-file excludes.txt

Supprimer un ancien snapshot :

restic -r /chemin/du/repository forget ID_DU_SNAPSHOT

Appliquer une politique de rétention :

restic -r /chemin/du/repository forget \
  --keep-daily 7 \
  --keep-weekly 4 \
  --keep-monthly 6

Supprimer les données devenues inutiles dans le repository :

restic -r /chemin/du/repository prune

Appliquer la rétention et nettoyer le repository en une seule commande :

restic -r /chemin/du/repository forget \
  --keep-daily 7 \
  --keep-weekly 4 \
  --keep-monthly 6 \
  --prune

Vérifier la structure et l’intégrité du repository :

restic -r /chemin/du/repository check

Effectuer une vérification complète des données :

restic -r /chemin/du/repository check --read-data

Vérifier seulement une partie des données :

restic -r /chemin/du/repository check --read-data-subset=10%

Enfin, si vous avez défini la variable RESTIC_REPOSITORY, vous pouvez simplifier les commandes et omettre l’option -r :

restic snapshots
restic backup /chemin/a/sauvegarder
restic check

Ces commandes couvrent l’essentiel des opérations courantes avec Restic : création du dépôt, sauvegarde, restauration, gestion des snapshots et vérification des données.

Restic : avantages et limites

Restic est une solution de sauvegarde particulièrement intéressante si vous recherchez un outil léger, fiable, chiffré et facilement automatisable.

Ses principaux avantages sont :

  • le chiffrement intégré : les sauvegardes sont protégées avant leur stockage ;
  • la déduplication : les blocs déjà présents dans le repository ne sont pas recopiés inutilement ;
  • les snapshots : il est possible de conserver plusieurs états successifs des fichiers ;
  • la compatibilité multiplateforme : Restic fonctionne sous Windows, Linux et macOS ;
  • le support de nombreuses destinations : disque local, disque USB, NAS, serveur SFTP ou stockage distant via rclone ;
  • la simplicité de l’automatisation : les commandes peuvent facilement être intégrées à PowerShell, cron ou systemd ;
  • la vérification d’intégrité : la commande restic check permet de contrôler régulièrement l’état du repository ;
  • la restauration sélective : il est possible de restaurer un snapshot complet ou seulement certains fichiers.

Restic présente toutefois quelques limites.

La principale est son fonctionnement essentiellement en ligne de commande. Pour un utilisateur habitué aux logiciels de sauvegarde avec interface graphique, la prise en main peut demander un petit temps d’adaptation.

La gestion du mot de passe du repository demande également de la rigueur. Si vous perdez ce mot de passe, les données chiffrées ne pourront plus être restaurées.

Les opérations d’entretien comme forget, prune ou check --read-data peuvent aussi devenir longues sur de gros repositories, en particulier lorsque le stockage est distant ou relativement lent.

Enfin, Restic sauvegarde avant tout des fichiers et dossiers. Ce n’est pas un logiciel d’image système complet destiné à restaurer Windows entier, les partitions, le secteur de démarrage et toutes les applications après une panne de disque.
Il ne remplace donc pas une image système si votre objectif est de restaurer Windows, les partitions et le démarrage après une panne complète du disque
👉 À lire :

Restic convient donc très bien pour :

  • sauvegarder régulièrement ses documents et données personnelles ;
  • conserver plusieurs versions de fichiers ;
  • envoyer des sauvegardes chiffrées vers un NAS ou un serveur distant ;
  • automatiser une stratégie de sauvegarde avec des scripts.

En revanche, si votre objectif est de pouvoir restaurer intégralement un PC après une panne du disque système, il est préférable de compléter Restic avec une sauvegarde d’image système.

Restic est donc particulièrement adapté aux utilisateurs qui recherchent une solution de sauvegarde sobre, sécurisée et scriptable, à condition d’être à l’aise avec quelques commandes.

L’article Restic : sauvegarder et restaurer ses fichiers sous Windows et Linux est apparu en premier sur malekal.com.

Microsoft Teams ajoute une fonctionnalité bien pratique, mais une autre s’en va

Microsoft prépare la mise en place d'une fenêtre d'appel détachable sur la version navigateur de Teams d'ici octobre 2026 afin de faciliter le travail simultané. À cette même échéance, l'entreprise supprimera la synchronisation des calendriers avec Google Workspace pour réorienter les utilisateurs vers son module complémentaire dédié.

L’article Microsoft Teams ajoute une fonctionnalité bien pratique, mais une autre s’en va est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

full

thumbnail

Oubliez Adobe Acrobat : ce logiciel PDF dopé à l’IA fait la même chose, mais en beaucoup moins cher [Sponso]

Par : humanoid xp
21 août 2026 à 11:45

Cet article a été réalisé en collaboration avec UPDF

Éditer des contrats, récupérer des billets de concert, mettre en page un CV ou formaliser un travail universitaire : des millions d’entreprises, d’institutions et d’individus utilisent quotidiennement le format PDF. UPDF est un outil qui répond à tous les problèmes concrets du quotidien, disponible temporairement à un prix préférentiel alléchant.

Cet article a été réalisé en collaboration avec UPDF

Il s’agit d’un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l’entité Humanoid xp. L’équipe éditoriale de Numerama n’a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.

En savoir plus

❌
❌