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RAMMap : comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows

Par : malekalmorte
31 août 2026 à 07:56

Lorsque Windows utilise une grande quantité de mémoire RAM, le Gestionnaire des tâches ne permet pas toujours de comprendre où se trouve réellement la mémoire utilisée. Une partie peut être occupée par les applications, mais aussi par le cache de fichiers, le noyau, les pilotes, les pools mémoire ou encore les pages placées en attente par Windows.

RAMMap est un outil gratuit de Microsoft Sysinternals conçu pour examiner en détail la répartition de la mémoire physique sous Windows. Il permet de distinguer les pages Active, Standby ou Modified, d’examiner la mémoire associée aux processus et aux fichiers, mais aussi d’observer les allocations du noyau et des pilotes.

RAMMap devient particulièrement utile lorsque la RAM semble fortement utilisée sans qu’aucun processus ne permette d’expliquer clairement cette consommation. Il peut également aider à orienter la recherche d’une fuite mémoire ou à comprendre le fonctionnement du cache de Windows.

Dans ce guide, découvrez comment utiliser RAMMap pour comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows, interpréter ses principaux onglets et repérer une consommation mémoire qui mérite d’être approfondie.

Qu’est-ce que RAMMap ?

RAMMap est un utilitaire gratuit de la suite Microsoft Sysinternals qui permet d’examiner en détail comment Windows utilise la mémoire RAM physique.

Le Gestionnaire des tâches indique la quantité de mémoire utilisée, disponible ou mise en cache. RAMMap va beaucoup plus loin en montrant à quoi correspondent réellement les pages présentes en mémoire : processus, cache de fichiers, noyau Windows, pilotes, tables de pages ou encore mémoire en attente.

Il permet notamment de répondre à des questions comme :

  • Pourquoi une grande quantité de RAM est-elle utilisée alors qu’aucune application ne semble particulièrement gourmande ?
  • Quelle quantité de mémoire se trouve dans le cache de Windows ?
  • Quelle part de la RAM est Active, Standby, Modified ou libre ?
  • Quels processus ou fichiers occupent la mémoire physique ?
  • La consommation provient-elle plutôt des applications, du noyau, des pilotes ou du cache ?

RAMMap analyse la mémoire physique de Windows

La particularité de RAMMap est de fournir une vue globale de la mémoire physique, et pas seulement une liste des processus.

Windows utilise en effet la RAM pour de nombreux éléments qui ne sont pas toujours clairement attribuables à une application dans le Gestionnaire des tâches. Une quantité importante de mémoire peut par exemple correspondre à des fichiers mis en cache ou à des pages placées dans la liste Standby (En attente) et rapidement récupérables si un programme en a besoin.

RAMMap présente ces informations dans plusieurs onglets spécialisés comme Use Counts, Processes, Priority Summary, Physical Pages, Physical Ranges, File Summary et File Details.

Il devient ainsi particulièrement utile lorsqu’une consommation mémoire paraît difficile à expliquer avec les outils classiques.

RAMMap est donc surtout adapté pour répondre à la question :

« Comment la mémoire physique de mon PC est-elle réellement répartie ? »

Pour examiner en profondeur la mémoire virtuelle et les allocations d’un processus particulier, Microsoft propose un autre outil Sysinternals complémentaire : VMMap.

Que permet de voir RAMMap dans la mémoire de Windows ?

RAMMap permet de visualiser comment la mémoire physique est réellement répartie entre les différents composants de Windows. Contrairement au Gestionnaire des tâches, qui fournit surtout une vue synthétique, RAMMap détaille l’utilisation de chaque groupe de pages mémoire.

Il permet notamment d’examiner :

  • la mémoire utilisée par les processus et applications ;
  • la mémoire occupée par le noyau Windows et les pilotes ;
  • les pools paginé et non paginé ;
  • les fichiers et données conservés dans le cache mémoire ;
  • les pages appartenant aux listes Active, Standby, Modified, Free et Zeroed ;
  • les fichiers dont le contenu est actuellement présent en RAM ;
  • la répartition des pages selon leur priorité ;
  • l’organisation des différentes zones de la mémoire physique.

Comprendre où est passée la RAM

RAMMap est particulièrement utile lorsque la quantité de RAM utilisée semble beaucoup plus importante que celle consommée par les applications visibles dans le Gestionnaire des tâches.

Par exemple, Windows peut afficher 12 Go utilisés sur 16 Go, alors que les principaux processus n’en représentent que quelques gigaoctets. Le reste peut correspondre au cache de fichiers, au noyau, aux pilotes, aux tables de pages ou à d’autres allocations système.

RAMMap permet justement d’identifier quelle catégorie explique cette différence. Une quantité importante de mémoire Standby, par exemple, correspond généralement à des données conservées en cache mais récupérables si les applications ont besoin de davantage de RAM.

Les différents onglets permettent ensuite d’approfondir l’analyse : Use Counts pour obtenir une vue globale, Processes pour les processus et File Summary / File Details pour les fichiers présents en mémoire.

RAMMap permet ainsi de déterminer si une forte utilisation correspond à une réelle pression mémoire ou simplement au fonctionnement normal de Windows et de son cache.

Télécharger et lancer RAMMap

RAMMap est un utilitaire gratuit proposé par Microsoft Sysinternals. Il ne nécessite pas d’installation et peut être exécuté directement après avoir téléchargé et extrait son archive ZIP.

Pour utiliser RAMMap :

  • Téléchargez RAMMap :

  • Décompressez l’archive RAMMap.zip dans le dossier de votre choix.
  • Exécutez RAMMap.exe.
  • Acceptez le contrôle de compte utilisateur (UAC) si Windows demande l’autorisation d’exécuter le programme avec les privilèges administrateur.

L’interface s’ouvre alors directement sur l’onglet Use Counts, qui fournit une première vue d’ensemble de la répartition de la mémoire physique.

Aucune installation ni configuration particulière n’est nécessaire. Vous pouvez immédiatement naviguer entre les différents onglets Use Counts, Processes, Priority Summary, Physical Pages, Physical Ranges, File Summary et File Details pour examiner la mémoire sous différents angles.

Pour obtenir des informations représentatives, il est préférable de lancer RAMMap pendant que le problème de mémoire est présent. Si vous cherchez par exemple à comprendre pourquoi 90 % de la RAM est utilisée, évitez de redémarrer Windows juste avant l’analyse : le redémarrage peut faire disparaître temporairement la situation que vous souhaitez examiner.

Une fois l’analyse terminée, il suffit de fermer RAMMap. L’utilisation normale de l’outil pour consulter les informations ne modifie pas la configuration de Windows. Certaines commandes du menu Empty agissent en revanche sur les listes mémoire ; nous verrons plus loin dans quelles situations les utiliser.

Comprendre l’onglet Use Counts

L’onglet Use Counts est la vue principale de RAMMap. Il permet de comprendre rapidement à quoi sert la mémoire physique du PC en croisant deux informations : le type d’utilisation de la mémoire et l’état actuel des pages.

Les lignes correspondent aux différentes catégories d’utilisation de la RAM, tandis que les colonnes indiquent si les pages sont Active, Standby, Modified, Transition, etc. La colonne Total permet de connaître la quantité totale associée à chaque catégorie.

Parmi les principales lignes affichées, vous pouvez rencontrer :

  • Process Private : mémoire privée associée aux processus.
  • Mapped File : pages provenant de fichiers mappés en mémoire, notamment utilisées par le cache de fichiers.
  • Shareable : mémoire pouvant être partagée entre plusieurs processus.
  • Paged Pool : pool mémoire du noyau pouvant être paginé.
  • Nonpaged Pool : mémoire du noyau devant rester en RAM.
  • Session Private : mémoire privée associée aux sessions Windows.
  • Metafile : données utilisées par le cache des métadonnées du système de fichiers.
  • Page Table : mémoire utilisée pour les tables de pages qui assurent la correspondance entre mémoire virtuelle et mémoire physique.
  • Driver Locked : pages verrouillées en mémoire, notamment par certains pilotes.
  • Large Page : allocations utilisant les grandes pages mémoire.

Comment interpréter Use Counts ?

Il ne faut pas rechercher une valeur particulière qui serait systématiquement « normale ». La répartition dépend de la quantité de RAM installée, des applications ouvertes et de l’activité de Windows.

L’intérêt de Use Counts est surtout de repérer quelle catégorie explique une consommation importante.

Par exemple :

  • Process Private élevé → examinez les processus et applications.
  • Mapped File élevé → une partie importante de la mémoire est liée aux fichiers mappés et au cache.
  • Nonpaged Pool anormalement élevé ou qui augmente continuellement → recherchez éventuellement un problème de pilote ou une fuite mémoire du noyau.
  • Page Table élevé → une quantité importante de mémoire est utilisée pour gérer les espaces d’adressage virtuels ; il faut l’interpréter avec le nombre et le comportement des processus présents.

Il faut également regarder les colonnes. Une quantité importante dans Standby n’a pas la même signification qu’une quantité équivalente dans Active : les pages Standby peuvent être récupérées par Windows lorsque davantage de mémoire est nécessaire.

L’onglet Use Counts constitue donc généralement le meilleur point de départ dans RAMMap. Une fois la catégorie responsable identifiée, les autres onglets permettent d’approfondir l’analyse et de déterminer quels processus, fichiers ou composants utilisent cette mémoire.

Use Counts dans RamMap

Comprendre les états Active, Standby, Modified, Free et Zeroed

RAMMap classe les pages mémoire selon leur état. Cette information permet de distinguer la mémoire réellement utilisée de celle que Windows peut récupérer ou réaffecter.

Les principaux états sont :

  • Active : pages actuellement utilisées par Windows, les applications ou les pilotes.
  • Standby : pages contenant encore des données utiles, mais récupérables rapidement si davantage de mémoire est nécessaire.
  • Modified : pages modifiées qui doivent généralement être écrites avant de pouvoir être réutilisées.
  • Free : pages qui ne sont actuellement attribuées à aucun usage actif.
  • Zeroed : pages disponibles, déjà remises à zéro et prêtes à être attribuées.

Une quantité importante de mémoire Standby n’indique donc pas nécessairement un manque de RAM. Windows utilise notamment ces pages comme cache et peut les réaffecter en fonction des besoins.

Dans RAMMap, ces états doivent être croisés avec les catégories de l’onglet Use Counts afin de comprendre quel type de mémoire est utilisé et dans quel état se trouvent les pages correspondantes.

👉 Pour comprendre en détail le fonctionnement des états mémoire, du cache et de la mémoire disponible : Comment mesurer et analyser l’utilisation de la mémoire RAM sous Windows 11/10

Comprendre le jeu de travail, la mémoire privée et la mémoire partagée

Examiner la mémoire utilisée par les processus

L’onglet Processes de RAMMap permet d’examiner la mémoire physique associée aux différents processus en cours d’exécution. Il complète l’onglet Use Counts en permettant de déterminer quelles applications contribuent à l’utilisation de la RAM.

Chaque ligne correspond à un processus et présente notamment son PID (identifiant du processus) ainsi que la répartition de ses pages mémoire selon leur état.

Vous pouvez ainsi observer :

  • Total : quantité totale de mémoire physique associée au processus.
  • Active : pages actuellement actives dans le jeu de travail du processus.
  • Standby : pages associées au processus qui se trouvent désormais dans la liste Standby.
  • Modified : pages modifiées qui doivent être écrites avant de pouvoir être réutilisées.
  • Page Table : mémoire utilisée par les tables de pages nécessaires à la gestion de l’espace d’adressage du processus.

Identifier les processus qui occupent le plus de RAM

Cliquez sur les en-têtes de colonnes pour trier les processus. La colonne Total donne une première indication des processus auxquels une quantité importante de mémoire physique est associée.

Il est toutefois important de ne pas interpréter cette valeur comme la simple « consommation RAM » affichée dans le Gestionnaire des tâches. RAMMap s’intéresse ici aux pages physiques et à leur état, et une partie peut notamment se trouver en Standby.

L’onglet Processes est particulièrement utile lorsque Process Private apparaît élevé dans Use Counts. Vous pouvez alors rechercher quels processus expliquent cette consommation et vérifier si quelques applications concentrent une part importante de la mémoire.

Analyser le cache de fichiers avec File Summary et File Details

RAMMap permet aussi d’examiner la mémoire utilisée par le cache de fichiers de Windows. Pour cela, deux onglets sont particulièrement utiles : File Summary et File Details.

L’onglet File Summary regroupe les fichiers dont des pages sont actuellement présentes en mémoire. Il permet de repérer rapidement quels fichiers occupent une part importante de la RAM et de distinguer ce qui relève réellement des applications de ce qui correspond au cache de Windows.

Vous pouvez notamment y voir, pour chaque fichier, la quantité totale de mémoire associée ainsi que la part présente dans différents états comme Active ou Standby.

File Summary : repérer les fichiers qui occupent le cache

L’intérêt principal de File Summary est de répondre à une question simple :

Quels fichiers expliquent une partie importante de la mémoire mise en cache ?

Vous pouvez trier les colonnes pour identifier les fichiers les plus présents en mémoire. Il peut s’agir de fichiers système, de bibliothèques DLL, de fichiers exécutables ou de données récemment utilisées par des applications.

Une présence importante dans le cache n’est pas forcément problématique. Si une grande partie de cette mémoire se trouve en Standby, Windows peut la récupérer rapidement lorsqu’un programme a besoin de davantage de RAM.

File Summary : repérer les fichiers qui occupent le cache

File Details : examiner le cache fichier par fichier

L’onglet File Details permet d’aller plus loin en affichant le détail des fichiers mappés ou mis en cache en mémoire.

Il est particulièrement utile lorsque Mapped File apparaît élevé dans l’onglet Use Counts et que vous voulez savoir quels fichiers en sont responsables.

Vous pouvez alors rechercher un fichier précis et examiner sa présence dans la mémoire physique.

Quand ces onglets sont-ils utiles ?

File Summary et File Details sont surtout utiles lorsque la RAM paraît très utilisée mais qu’aucun processus ne semble expliquer la consommation. Ils permettent de vérifier si une part importante de la mémoire correspond simplement à des fichiers mis en cache par Windows.

Dans ce cas, il ne faut pas forcément chercher à « libérer » cette mémoire : tant qu’elle est majoritairement récupérable, elle participe au fonctionnement normal du cache et peut améliorer les performances en évitant de relire certaines données depuis le stockage.

File Details : examiner le cache fichier par fichier

Comprendre la mémoire du noyau, des pilotes et des pools

Toute la mémoire utilisée par Windows n’est pas directement attribuée aux applications. Le noyau de Windows, les pilotes et certains composants système utilisent également une partie de la RAM pour fonctionner.

Dans RAMMap, cette consommation apparaît notamment à travers plusieurs catégories de l’onglet Use Counts, comme Paged Pool, Nonpaged Pool, Driver Locked ou encore certaines allocations liées aux tables de pages.

Pool paginé et pool non paginé

  • Le pool paginé (Paged Pool) contient des données utilisées par le noyau et les pilotes qui peuvent, lorsque Windows le permet, être transférées hors de la RAM physique vers le fichier d’échange.
  • Le pool non paginé (Nonpaged Pool) contient au contraire des données qui doivent rester présentes en mémoire physique tant qu’elles sont utilisées.

Il est donc parfaitement normal que ces deux catégories occupent une certaine quantité de RAM.

Quand faut-il s’en préoccuper ?

Ce qui devient intéressant, c’est surtout l’évolution de ces valeurs dans le temps.

Par exemple, si le Nonpaged Pool augmente continuellement pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, alors que les applications visibles restent stables, cela peut orienter le diagnostic vers un pilote ou un composant du noyau qui ne libère pas correctement sa mémoire.

Même logique pour le Paged Pool : une croissance anormale et persistante peut signaler un problème côté noyau ou pilote.

La mémoire verrouillée par les pilotes

La catégorie Driver Locked correspond à des pages physiques verrouillées en mémoire, notamment par certains pilotes ou mécanismes bas niveau.

Une petite quantité n’est pas forcément anormale. En revanche, si cette catégorie devient très importante ou augmente continuellement, elle peut constituer une piste à examiner.

Comment approfondir ?

RAMMap permet surtout de constater quelle catégorie système utilise la mémoire. Pour identifier précisément le pilote responsable d’une fuite dans un pool mémoire, il faut généralement aller plus loin avec un outil comme PoolMon, qui permet d’examiner les allocations par pool tags.

On peut donc retenir :

  • Process Private élevé → chercher du côté des applications
  • Paged Pool / Nonpaged Pool élevés → chercher du côté du noyau et des pilotes
  • Driver Locked élevé → examiner les pilotes ou composants bas niveau

RAMMap est particulièrement utile ici lorsque le Gestionnaire des tâches montre une forte utilisation de la RAM sans qu’aucun processus utilisateur ne semble en être responsable.

Examiner les pages physiques avec Physical Pages et Physical Ranges

Les onglets Physical Pages et Physical Ranges proposent une vue très technique de l’organisation de la mémoire physique. Ils sont surtout destinés à approfondir une analyse, tandis que Use Counts, Processes et File Summary suffisent généralement pour rechercher l’origine d’une forte utilisation de RAM.

Physical Pages : examiner les pages présentes en RAM

L’onglet Physical Pages affiche les pages de la mémoire physique avec leur adresse et leur utilisation. Il permet ainsi de déterminer si une page est associée à un processus, un fichier mappé, au noyau ou à une autre catégorie mémoire.

Il fournit donc une vue beaucoup plus fine que Use Counts :

  • Use Counts → combien de mémoire chaque catégorie utilise
  • Physical Pages → quelles pages physiques correspondent à ces utilisations

Pour un diagnostic courant, il est rarement nécessaire d’aller jusqu’à ce niveau de détail.

Physical Pages : examiner les pages présentes en RAM

Physical Ranges : visualiser les plages de mémoire physique

L’onglet Physical Ranges affiche les différentes plages d’adresses physiques détectées sur le PC. Certaines zones peuvent être réservées au matériel ou utilisées pour le mappage de périphériques.

Cette vue peut notamment aider à comprendre pourquoi la quantité de RAM utilisable par Windows est légèrement inférieure à la quantité installée, par exemple lorsqu’une partie de la mémoire est réservée au matériel.

Ces deux onglets sont donc surtout utiles pour une analyse avancée de l’organisation de la mémoire physique. Pour rechercher simplement ce qui occupe la RAM, commencez plutôt par Use Counts, puis utilisez Processes ou File Summary selon la catégorie identifiée.

Physical Ranges : visualiser les plages de mémoire physique

Utiliser Priority Summary pour comprendre les priorités mémoire

L’onglet Priority Summary montre comment Windows répartit les pages mémoire selon leur niveau de priorité. Ces priorités l’aident notamment à déterminer quelles pages conserver en RAM et lesquelles peuvent être récupérées plus facilement lorsque la pression mémoire augmente.

RAMMap présente leur répartition entre différents états, notamment Active, Standby et Modified. Les pages de priorité élevée ont davantage de chances d’être conservées en mémoire lorsqu’elles restent utiles, tandis que les pages Standby de faible priorité peuvent être réaffectées plus facilement.

Cet onglet permet ainsi de comprendre que la liste Standby n’est pas uniforme : Windows attribue également des priorités aux données qu’elle contient.

En pratique, Priority Summary est rarement indispensable pour diagnostiquer une forte utilisation de RAM. Les onglets Use Counts, Processes et File Summary sont généralement plus utiles pour identifier l’origine de la consommation. Priority Summary sert surtout à approfondir le fonctionnement de la mémoire Standby et la manière dont Windows arbitre entre les pages récupérables.

Une quantité importante de mémoire Standby, même visible dans cet onglet, n’indique donc pas nécessairement un problème : cette mémoire reste en grande partie récupérable en fonction des besoins du système.

Comment repérer une consommation de RAM anormale avec RAMMap ?

RAMMap permet surtout de déterminer quelle catégorie de mémoire explique une consommation élevée, puis d’orienter le diagnostic vers les processus, le cache, le noyau ou les pilotes.

Il n’existe pas de valeur unique à partir de laquelle une consommation devient forcément anormale. Il faut surtout observer la répartition de la mémoire et son évolution dans le temps.

Commencez par l’onglet Use Counts et recherchez les catégories qui occupent une quantité importante de RAM. Les principales pistes sont généralement :

  • Process Private élevé : la consommation provient surtout des applications.
  • Mapped File élevé : une grande partie de la mémoire est liée aux fichiers mappés et au cache.
  • Paged Pool ou Nonpaged Pool élevés : le noyau ou un pilote peut être en cause.
  • Driver Locked élevé : certaines pages sont verrouillées en mémoire par des pilotes ou composants bas niveau.
  • Standby très important : souvent normal, car cette mémoire reste récupérable par Windows.

Rechercher une évolution anormale

Une valeur élevée à un instant donné n’est pas forcément problématique. En revanche, une catégorie qui augmente continuellement sans revenir à un niveau normal mérite davantage d’attention.

Par exemple :

Process Private : 4 Go → 6 Go → 9 Go → 12 Go

ou :

Nonpaged Pool : 500 Mo → 1 Go → 2 Go → 4 Go

peuvent indiquer respectivement une consommation excessive d’un processus ou un problème côté pilote/noyau.

Dans ce cas, laissez RAMMap ouvert ou réalisez plusieurs relevés à différents moments afin de vérifier si la hausse est continue.

Croiser les onglets pour trouver l’origine

Une fois la catégorie suspecte identifiée, utilisez les autres onglets :

  • Process Private élevé → Processes
  • Mapped File élevé → File Summary / File Details
  • Paged Pool ou Nonpaged Pool élevés → Use Counts, puis éventuellement PoolMon
  • Standby élevé → Priority Summary et états mémoire

Cette méthode permet de passer progressivement d’une vue globale à une analyse plus ciblée.

Quand faut-il réellement s’inquiéter ?

La consommation devient surtout préoccupante lorsqu’elle s’accompagne de plusieurs symptômes :

  • mémoire disponible très faible
  • augmentation continue d’une catégorie
  • ralentissements ou forte utilisation du fichier d’échange
  • consommation qui ne redescend pas après la fin d’une tâche
  • aucun processus évident dans le Gestionnaire des tâches malgré une RAM presque saturée

RAMMap est donc particulièrement utile pour répondre à cette question :

« Quelle partie de Windows ou des applications explique réellement cette consommation mémoire ? »

Il permet ensuite de choisir l’outil approprié pour approfondir : Process Explorer ou VMMap pour un processus, PoolMon pour les pools mémoire, ou PerfMon pour suivre l’évolution sur une période plus longue.

Peut-on vider la mémoire Standby avec RAMMap ?

Oui. RAMMap permet de vider manuellement la liste Standby grâce aux commandes du menu Empty.

La liste Standby contient des pages qui ne sont plus activement utilisées mais dont Windows conserve encore le contenu en mémoire afin de pouvoir les réutiliser rapidement. Cette mémoire reste récupérable automatiquement si une application a besoin de davantage de RAM.

Pour vider cette mémoire dans RAMMap :

  • Ouvrez RAMMap avec les droits administrateur.
  • Cliquez sur le menu Empty.
  • Sélectionnez Empty Standby List.

La quantité de mémoire Standby diminue alors immédiatement et la mémoire libre augmente.

Faut-il le faire régulièrement ?

En règle générale, non.

Windows gère automatiquement la liste Standby et réattribue ces pages lorsqu’un programme réclame davantage de mémoire. Une liste Standby importante n’indique donc pas forcément un problème.

Vider cette mémoire peut même être contre-productif : les données qui étaient encore présentes en RAM devront parfois être relues depuis le SSD si elles sont de nouveau nécessaires.

Dans quels cas cela peut-il être utile ?

La fonction Empty Standby List est surtout intéressante pour des besoins de test et de diagnostic.

Par exemple, elle peut servir à :

  • vérifier si un comportement change lorsque le cache Standby est supprimé ;
  • comparer les performances avec ou sans données déjà présentes en mémoire ;
  • reproduire plus facilement certains scénarios de test ;
  • confirmer qu’une grande quantité de mémoire affichée comme occupée correspond en réalité à de la mémoire récupérable.

Il faut donc voir cette fonction comme un outil de diagnostic, et non comme une méthode d’optimisation permanente.

Si la RAM reste réellement saturée après avoir vidé la liste Standby, il faut plutôt rechercher une consommation anormale dans les processus, le noyau, les pools mémoire ou les pilotes.

Quand utiliser les commandes Empty de RAMMap ?

Le menu Empty de RAMMap permet de vider manuellement certaines listes ou zones mémoire gérées par Windows. Ces commandes peuvent être utiles pour des besoins de test, de diagnostic ou de comparaison, mais elles ne doivent pas être utilisées comme méthode régulière d’optimisation.

Selon la version de RAMMap, le menu peut notamment proposer :

  • Empty Working Sets : réduit le jeu de travail des processus afin de récupérer une partie des pages actuellement résidentes en RAM.
  • Empty System Working Set : vide une partie du jeu de travail utilisé par le système.
  • Empty Modified Page List : force le traitement des pages modifiées afin qu’elles puissent être réutilisées.
  • Empty Standby List : vide l’ensemble de la liste Standby.
  • Empty Priority 0 Standby List : vide uniquement les pages Standby de priorité 0, les moins prioritaires.

Dans quels cas les utiliser ?

Ces commandes sont surtout intéressantes lorsque vous cherchez à observer le comportement de Windows avant et après la suppression d’un type de mémoire.

Par exemple, vous pouvez vider la liste Standby pour vérifier si une forte consommation apparente provient essentiellement du cache. De même, réduire les Working Sets peut aider à observer la différence entre mémoire résidente et mémoire réellement engagée par les processus.

Elles peuvent aussi être utiles dans des scénarios de test, par exemple pour reproduire un démarrage « à froid » d’une application ou mesurer ses performances sans bénéficier de données déjà présentes en cache.

Pourquoi éviter de les utiliser en permanence ?

Forcer Windows à vider ses listes mémoire peut donner l’impression de « récupérer » beaucoup de RAM, mais cela ne signifie pas que le système était réellement à court de mémoire.

En pratique, Windows gère déjà automatiquement ces zones selon la pression mémoire. Vider les Working Sets ou la liste Standby peut simplement obliger le système à recharger plus tard des données depuis le SSD, ce qui peut dégrader temporairement les performances.

Il faut donc considérer le menu Empty comme une fonction de diagnostic avancé, et non comme un bouton de nettoyage.

En résumé :

  • Empty Standby List → utile pour tester le cache
  • Empty Working Sets → utile pour observer la mémoire résidente
  • Empty Modified Page List → utile dans des scénarios de diagnostic spécifiques
  • Usage régulier pour “libérer la RAM” → déconseillé

Si l’utilisation mémoire reste anormalement élevée après ces tests, mieux vaut poursuivre l’analyse avec les onglets de RAMMap ou avec Process Explorer, VMMap, PoolMon ou PerfMon selon la catégorie concernée.

RAMMap est-il utile pour détecter une fuite mémoire ?

Oui, mais RAMMap sert surtout à repérer quelle catégorie de mémoire augmente anormalement et à orienter le diagnostic. Il ne permet pas toujours d’identifier directement le programme, le pilote ou l’allocation responsable d’une fuite.

L’onglet Use Counts fournit les premières indications :

  • Process Private augmente continuellement → la fuite peut provenir d’une application.
  • Paged Pool ou Nonpaged Pool augmente → recherchez plutôt du côté du noyau ou d’un pilote.
  • Driver Locked augmente fortement → un pilote ou un composant bas niveau peut être impliqué.
  • Mapped File augmente → la hausse peut provenir du cache ou de fichiers mappés et ne constitue pas nécessairement une fuite.

Ce qui compte surtout est l’évolution dans le temps. Une valeur élevée à un instant donné n’est pas suffisante : une fuite se caractérise plutôt par une consommation qui augmente progressivement sans revenir à son niveau habituel.

RAMMap permet donc de répondre à une première question :

« La fuite semble-t-elle provenir d’un processus, du noyau, d’un pilote ou d’une autre catégorie mémoire ? »

Il faut ensuite utiliser un outil plus spécialisé pour approfondir : Process Explorer ou VMMap pour un processus, PoolMon pour les pools du noyau et les pilotes, ou PerfMon pour suivre une consommation qui évolue pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.

RAMMap est donc avant tout un outil d’orientation pour rechercher une fuite mémoire, plutôt qu’un outil capable d’en identifier à lui seul la cause précise.

RAMMap, Process Explorer ou VMMap : quel outil choisir ?

RAMMap, Process Explorer et VMMap sont trois outils Microsoft Sysinternals complémentaires, mais ils ne répondent pas au même besoin.

OutilÀ utiliser pour
RAMMapComprendre comment la mémoire physique est répartie dans Windows
Process ExplorerIdentifier et suivre la consommation mémoire d’un processus
VMMapExaminer en détail les allocations mémoire d’un processus

Si Windows utilise beaucoup de RAM sans qu’aucun processus ne semble clairement responsable, commencez par RAMMap. Il permet de déterminer si la consommation provient plutôt des processus, du cache, des fichiers mappés, du noyau ou des pilotes.

Si un processus précis paraît gourmand ou augmente progressivement, Process Explorer est plus adapté pour suivre des indicateurs comme le Working Set ou les Private Bytes.

Enfin, utilisez VMMap lorsque vous voulez comprendre plus finement comment ce processus utilise sa mémoire : Heap, Stack, Private Data, Mapped File, etc.

On peut donc retenir :

  • RAMMap → vue globale de la mémoire
  • Process Explorer → suivi d’un processus
  • VMMap → analyse détaillée des allocations d’un processus

Les limites de RAMMap

RAMMap est très utile pour comprendre comment la mémoire physique est répartie dans Windows, mais il ne permet pas toujours d’identifier directement la cause précise d’une consommation anormale.

Il peut par exemple montrer qu’un Process Private, un Nonpaged Pool ou une autre catégorie augmente fortement, sans forcément indiquer quel code, quel pilote ou quelle allocation est responsable. Dans ce cas, il faut compléter l’analyse avec un outil plus spécialisé.

RAMMap fournit également surtout un instantané de la mémoire à un moment donné. Pour suivre une consommation qui augmente pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, PerfMon est généralement plus adapté.

Enfin, certaines valeurs peuvent être difficiles à interpréter sans connaître le fonctionnement de la mémoire Windows. Une quantité importante de mémoire Standby ou de cache n’est pas forcément anormale.

RAMMap doit donc surtout être considéré comme un outil permettant de repérer où se trouve la mémoire et d’orienter le diagnostic, plutôt que comme une solution capable d’identifier à elle seule l’origine de chaque fuite ou anomalie.

L’article RAMMap : comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows est apparu en premier sur malekal.com.

Restic : sauvegarder et restaurer ses fichiers sous Windows et Linux

Par : malekalmorte
30 août 2026 à 08:37

Restic est un logiciel de sauvegarde gratuit et open source qui permet de protéger ses fichiers sous Windows, Linux et macOS. Il se distingue par son fonctionnement en ligne de commande, son chiffrement intégré, la déduplication des données et la gestion des sauvegardes sous forme de snapshots.

Avec Restic, vous pouvez sauvegarder des dossiers vers un disque local, un disque externe, un NAS, un serveur distant ou encore un stockage cloud via rclone. Les sauvegardes suivantes ne recopient pas inutilement les données déjà présentes, ce qui permet de réduire l’espace utilisé et d’accélérer les opérations.

L’outil permet également de restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers, d’exclure des dossiers, de gérer une politique de rétention avec forget et prune, de vérifier l’intégrité du repository et d’automatiser les sauvegardes avec PowerShell, cron ou systemd.

Dans ce tutoriel, vous allez voir comment installer Restic, créer un repository, sauvegarder et restaurer vos fichiers, gérer les snapshots, supprimer les anciennes sauvegardes, vérifier leur intégrité et automatiser les sauvegardes.

Restic est particulièrement adapté si vous recherchez une solution de sauvegarde légère, chiffrée et scriptable, sans dépendre d’une interface graphique.

Qu’est-ce que Restic ?

Restic est un logiciel de sauvegarde en ligne de commande, gratuit et open source, conçu pour créer des sauvegardes rapides, chiffrées et dédupliquées.

Il fonctionne sous Windows, Linux, macOS et d’autres systèmes, et permet de sauvegarder des fichiers vers différents types de destinations : un disque local, un disque USB, un NAS, un serveur distant ou certains stockages cloud.

Restic repose sur deux notions principales :

  • le repository : l’emplacement dans lequel les données de sauvegarde sont stockées ;
  • le snapshot : une photographie de l’état des fichiers au moment d’une sauvegarde.

À chaque nouvelle sauvegarde, Restic ne recopie pas inutilement toutes les données déjà présentes. Il réutilise les blocs déjà sauvegardés et n’ajoute que les nouvelles données ou celles qui ont été modifiées. Cela permet de réduire l’espace disque utilisé et d’accélérer les sauvegardes suivantes.

Les données enregistrées dans le dépôt sont également chiffrées. Le contenu des fichiers, leurs noms et les métadonnées sont protégés par le mot de passe du repository.

Comprendre le fonctionnement de Restic

Restic permet notamment de :

  • sauvegarder un ou plusieurs dossiers ;
  • conserver plusieurs versions grâce aux snapshots ;
  • restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers ;
  • exclure des fichiers ou dossiers ;
  • vérifier l’intégrité du repository ;
  • supprimer automatiquement les anciennes sauvegardes ;
  • automatiser les sauvegardes avec le Planificateur de tâches de Windows, cron ou systemd ;
  • utiliser un stockage local ou distant.

Restic est donc particulièrement adapté si vous recherchez une solution de sauvegarde légère, fiable et scriptable, sans dépendre d’une interface graphique.

Son principal inconvénient est justement son fonctionnement en ligne de commande : il faut se familiariser avec quelques commandes pour créer le dépôt, lancer les sauvegardes et effectuer les restaurations. Une fois cette logique comprise, son utilisation reste toutefois assez simple.

Installer Restic sur Windows et Linux

Restic est disponible sous Windows et Linux. Il s’agit d’un programme en ligne de commande : une fois installé, vous l’utilisez depuis PowerShell, l’Invite de commandes ou un terminal Linux.

Installer Restic sous Windows

Sous Windows, Restic est disponible sous la forme d’un exécutable autonome. Il n’est donc pas nécessaire de passer par un programme d’installation classique.

Téléchargez la dernière version stable de Restic depuis la page officielle :

Choisissez l’archive correspondant à votre architecture, généralement Windows AMD64 pour un PC Windows 64 bits.

Après le téléchargement :

  • décompressez l’archive ;
  • renommez éventuellement le fichier en restic.exe ;
  • placez-le dans un dossier dédié, par exemple C:\Program Files\Restic\ ;
  • ajoutez ce dossier à la variable d’environnement PATH afin de pouvoir lancer Restic depuis n’importe quel terminal.

Vous pouvez ensuite vérifier que Restic fonctionne avec :

restic version

La version installée doit alors s’afficher.

Si vous ne souhaitez pas modifier le PATH, ouvrez PowerShell directement dans le dossier de Restic puis utilisez :

.\restic.exe version

Installer Restic sous Linux

Sous Linux, Restic est disponible dans les dépôts de nombreuses distributions.

Sur Debian, Ubuntu et dérivées :

sudo apt update
sudo apt install restic

Sur Fedora :

sudo dnf install restic

Sur Arch Linux et dérivées :

sudo pacman -S restic

Une fois l’installation terminée, vérifiez la version :

restic version

Vous pouvez aussi télécharger directement le binaire depuis le site officiel de Restic si vous souhaitez disposer d’une version plus récente que celle fournie par les dépôts de votre distribution.

Après l’installation, Restic est prêt à être utilisé. L’étape suivante consiste à créer un repository, c’est-à-dire l’emplacement dans lequel seront stockées les sauvegardes.

Créer un dépôt de sauvegarde Restic

Avant de pouvoir sauvegarder des fichiers avec Restic, il faut créer un dépôt, appelé repository. Il s’agit de l’emplacement dans lequel Restic va stocker les données, les métadonnées et les différents snapshots de sauvegarde.

Le dépôt peut se trouver sur un disque local, un disque USB, un NAS, un serveur distant ou un stockage cloud. Pour commencer simplement, vous pouvez créer un dépôt sur un autre disque.

  • Sous Windows, par exemple :
restic init --repo D:\Sauvegardes\Restic
  • Sous Linux :
restic init --repo /mnt/sauvegardes/restic

Lors de l’initialisation, Restic vous demande de définir un mot de passe. Celui-ci sert à chiffrer le contenu du dépôt.

  • Choisissez un mot de passe solide et conservez-le précieusement. Sans ce mot de passe, il ne sera pas possible d’accéder aux sauvegardes ni de restaurer les fichiers.
  • Le mot de passe ne peut pas être récupéré par Restic : conservez-en une copie dans un gestionnaire de mots de passe ou un emplacement sécurisé.
  • Une fois le dépôt créé, Restic affiche un message confirmant son initialisation.
  • Vous pouvez ensuite vérifier que le dépôt est accessible avec :
restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots
  • ou sous Linux :
restic -r /mnt/sauvegardes/restic snapshots

Comme aucune sauvegarde n’a encore été effectuée, la liste des snapshots sera vide.

À partir de ce moment, le repository est prêt à recevoir les premières sauvegardes. Lors des commandes suivantes, l’option -r ou --repo permet d’indiquer à Restic quel dépôt utiliser.

Créer un dépôt de sauvegarde Restic

Sauvegarder un dossier avec Restic

Une fois le repository créé, vous pouvez lancer votre première sauvegarde avec la commande backup.

  • Sous Windows, par exemple pour sauvegarder le dossier Documents :
restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents
  • Sous Linux :
restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom/Documents

Restic demande alors le mot de passe du repository, analyse les fichiers puis enregistre les données dans le dépôt.

À la fin de l’opération, un résumé indique notamment :

  • le nombre de fichiers analysés ;
  • le volume de données ajouté ;
  • la quantité réellement stockée après déduplication ;
  • la durée de la sauvegarde ;
  • l’identifiant du nouveau snapshot.
Sauvegarder un dossier avec Restic

Lors des sauvegardes suivantes, Restic ne recopie pas inutilement les données déjà présentes dans le repository. Il détecte les nouveaux fichiers et les blocs modifiés, ce qui réduit le temps de sauvegarde et l’espace utilisé.

Vous pouvez également sauvegarder plusieurs dossiers dans une seule commande :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents C:\Users\VotreNom\Pictures

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom/Documents /home/votre_nom/Images

Il est aussi possible de sauvegarder un dossier complet contenant plusieurs sous-dossiers. Restic parcourt automatiquement son contenu de manière récursive.

Par exemple :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom

Cette commande sauvegarde tout le profil utilisateur, sauf les éléments éventuellement exclus avec des options spécifiques.

Sauvegarder sans saisir le mot de passe à chaque fois

Vous pouvez aussi faire en sorte d’éviter de devoir saisir le mot de passe à chaque commande.
Voici deux méthodes différentes pour y parvenir.

Avec une variable

Pour éviter de saisir le chemin du repository à chaque commande, vous pouvez définir la variable d’environnement RESTIC_REPOSITORY.

Sous Linux :

export RESTIC_PASSWORD_FILE="/root/.restic-password"

Sous PowerShell :

$env:RESTIC_REPOSITORY="D:\Sauvegardes\Restic"

Vous pouvez ensuite lancer simplement :

restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

Restic utilise alors automatiquement le repository défini dans la variable d’environnement.

Avec un fichier

Vous pouvez aussi stocker le mot de passe dans un fichier sur une seule ligne.
Par exemple C:\Restic\password.txt ou /root/.restic-password.

Sous Windows :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic `
  --password-file C:\Restic\password.txt `
  backup C:\Users\VotreNom\Documents

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic \
  --password-file /root/.restic-password \
  backup /home/votre_nom/Documents

Lister les sauvegardes et snapshots

Restic conserve chaque sauvegarde sous la forme d’un snapshot. Un snapshot représente l’état des fichiers au moment où la commande backup a été exécutée.

Pour afficher la liste des sauvegardes disponibles, utilisez :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic snapshots

Restic affiche alors un tableau contenant notamment :

  • l’identifiant du snapshot ;
  • la date et l’heure de la sauvegarde ;
  • le nom de l’ordinateur ;
  • l’utilisateur ;
  • les chemins sauvegardés.
Lister les sauvegardes et snapshots

L’identifiant du snapshot est particulièrement utile pour effectuer une restauration précise.

Par exemple, si Restic affiche un snapshot avec l’identifiant :

4f3a9c2b

Vous pourrez ensuite l’utiliser dans une commande de restauration.

Il est aussi possible d’afficher les informations détaillées d’un snapshot avec :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic stats 4f3a9c2b
Lister les sauvegardes et snapshots

Pour afficher le contenu d’un snapshot sans restaurer les fichiers, utilisez :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls 4f3a9c2b

Vous pouvez également utiliser le mot-clé latest pour cibler automatiquement la sauvegarde la plus récente :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls latest

Cela évite d’avoir à recopier l’identifiant du dernier snapshot.

Lister les sauvegardes et snapshots

Enfin, si vous avez défini la variable RESTIC_REPOSITORY, la commande peut être simplifiée :

restic snapshots

Cette liste des snapshots permet de vérifier que les sauvegardes sont bien présentes et de choisir celle à utiliser pour restaurer des fichiers.

Restaurer des fichiers avec Restic

Restic permet de restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers à partir d’un snapshot existant.

Pour restaurer le dernier snapshot disponible vers un dossier spécifique sous Windows :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic restore latest --target /tmp/restauration

Restic recrée alors l’arborescence de la sauvegarde dans le dossier indiqué par --target.

Restaurer des fichiers avec Restic

Si vous souhaitez restaurer un snapshot précis, utilisez son identifiant :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore 4f3a9c2b --target C:\Restauration

Vous pouvez retrouver les identifiants disponibles avec :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

Pour restaurer uniquement certains fichiers ou dossiers, utilisez l’option --include.

Par exemple :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration --include "/C/Users/VotreNom/Documents"

Vous pouvez également exclure certains éléments avec --exclude.

Par exemple :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration --exclude "*.tmp"

Avant de restaurer, il peut être utile d’afficher le contenu du snapshot :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls latest

Cela permet de vérifier les chemins présents dans la sauvegarde et d’éviter de restaurer des données inutiles.

Une fois la restauration terminée, contrôlez le contenu du dossier cible avant de remplacer d’éventuels fichiers existants sur le système.

Pour une restauration importante, il est préférable de restaurer d’abord vers un dossier temporaire, puis de recopier manuellement les fichiers souhaités à leur emplacement d’origine. Cela limite le risque d’écraser par erreur une version plus récente d’un fichier.

Exclure des fichiers et dossiers de la sauvegarde

Lors d’une sauvegarde, il peut être utile d’exclure certains fichiers inutiles, temporaires ou volumineux afin de réduire la taille du repository et d’accélérer l’opération.

Restic propose pour cela l’option --exclude.

Par exemple, pour exclure tous les fichiers temporaires :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude "*.tmp"

Vous pouvez également exclure un dossier précis :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude "C:\Users\VotreNom\Downloads"

Plusieurs exclusions peuvent être ajoutées dans la même commande :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom `
  --exclude "*.tmp" `
  --exclude "*.log" `
  --exclude "C:\Users\VotreNom\Downloads"

Sous Linux, le principe est identique :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom \
  --exclude "*.tmp" \
  --exclude "/home/votre_nom/Téléchargements"

Pour un grand nombre de règles, il est plus pratique d’utiliser un fichier d’exclusion.

Créez par exemple un fichier excludes.txt contenant :

*.tmp
*.log
Thumbs.db
C:\Users\VotreNom\Downloads
C:\Users\VotreNom\AppData\Local\Temp

Puis indiquez ce fichier à Restic :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude-file C:\Restic\excludes.txt

Cette méthode est particulièrement utile pour automatiser les sauvegardes, car vous pouvez modifier les règles d’exclusion sans avoir à réécrire toute la commande.

Avant d’exclure un dossier, vérifiez toutefois qu’il ne contient pas de données importantes. Une exclusion mal définie peut empêcher certains fichiers d’être présents dans les snapshots suivants.

Supprimer les anciennes sauvegardes avec forget et prune

Au fil du temps, Restic peut conserver de nombreux snapshots. Pour éviter que le repository ne grossisse indéfiniment, vous pouvez supprimer les anciennes sauvegardes selon une politique de rétention.

Restic utilise principalement deux commandes pour cela :

  • forget : supprime les références aux snapshots devenus inutiles ;
  • prune : supprime réellement du repository les données qui ne sont plus utilisées par aucun snapshot.

Il est donc important de comprendre que forget seul ne libère pas forcément immédiatement tout l’espace disque.

Pour afficher d’abord les snapshots disponibles :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

Vous pouvez ensuite supprimer un snapshot précis avec son identifiant :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget 4f3a9c2b
Supprimer les anciennes sauvegardes avec forget et prune

Pour appliquer une politique de rétention automatique, utilisez les options --keep-*.

Par exemple, pour conserver :

  • les 7 dernières sauvegardes quotidiennes ;
  • les 4 dernières sauvegardes hebdomadaires ;
  • les 6 dernières sauvegardes mensuelles ;

utilisez :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget `
  --keep-daily 7 `
  --keep-weekly 4 `
  --keep-monthly 6

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic forget \
  --keep-daily 7 \
  --keep-weekly 4 \
  --keep-monthly 6

Cette commande supprime les snapshots qui ne correspondent plus aux règles de conservation, mais les blocs de données devenus inutiles peuvent encore rester dans le repository.

Pour réellement récupérer l’espace disque, lancez ensuite :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic prune

Il est également possible d’effectuer les deux opérations en une seule commande :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget `
  --keep-daily 7 `
  --keep-weekly 4 `
  --keep-monthly 6 `
  --prune

Cette méthode est particulièrement pratique dans un script de sauvegarde automatisé.

Avant de supprimer des snapshots, vérifiez toutefois que votre politique de rétention correspond bien à vos besoins. Une sauvegarde supprimée avec forget puis nettoyée avec prune ne pourra plus être restaurée.

Il est donc recommandé de commencer avec une rétention prudente, puis d’ajuster les valeurs en fonction de l’espace disponible et de la fréquence de vos sauvegardes.

Vérifier l’intégrité des sauvegardes avec restic check

Il est important de vérifier régulièrement que le repository Restic ne contient pas d’erreur et que les sauvegardes restent exploitables.

Pour cela, Restic propose la commande check.

Sous Windows :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic check

Sous Linux :

restic -r /mnt/sauvegardes/restic check

Cette commande vérifie la structure du repository, les index, les snapshots et les références entre les différents objets stockés.

Si tout est correct, Restic termine l’analyse sans signaler d’erreur.

Vérifier l’intégrité des sauvegardes avec restic check

Pour effectuer une vérification plus poussée des données enregistrées, vous pouvez utiliser :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic check --read-data

Cette option demande à Restic de lire les données présentes dans le repository afin de vérifier leur intégrité.

Attention toutefois : sur un repository volumineux, --read-data peut être beaucoup plus long qu’un simple check, car l’ensemble des données doit être parcouru.

Il est également possible de limiter la vérification à une partie des données, par exemple :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic check --read-data-subset=10%

Cette méthode permet d’effectuer régulièrement un contrôle partiel sans relire tout le repository à chaque fois.

Dans une stratégie de sauvegarde sérieuse, vous pouvez par exemple :

  • lancer restic check régulièrement ;
  • effectuer ponctuellement un contrôle avec --read-data ;
  • tester de temps en temps une restauration réelle de quelques fichiers.

En effet, une sauvegarde n’est réellement fiable que si elle peut être restaurée correctement. Vérifier le repository est donc utile, mais il est également recommandé de tester périodiquement une restauration vers un dossier temporaire.

Sauvegarder vers un disque externe, un NAS ou un serveur distant

Restic peut enregistrer ses sauvegardes sur différents types de destinations. Le repository n’a pas besoin de se trouver sur le disque principal du PC : il peut être stocké sur un disque USB, un NAS ou un serveur distant.

Sauvegarder sur un disque externe

Pour un disque USB ou un second disque interne, il suffit d’utiliser son chemin comme repository.

Sous Windows :

restic -r E:\ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

Sous Linux :

restic -r /media/sauvegarde/restic backup /home/votre_nom/Documents

Cette solution est simple à mettre en place et convient bien pour conserver une copie hors du disque système.

Pour une meilleure protection contre les ransomwares ou une panne matérielle, évitez toutefois de laisser le disque externe connecté en permanence.

Sauvegarder sur un NAS

Si le NAS expose un partage réseau SMB ou NFS monté dans Windows ou Linux, Restic peut l’utiliser comme un dossier classique.

Sous Windows, avec un partage réseau monté sur Z: :

restic -r Z:\ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

Vous pouvez aussi utiliser un chemin UNC :

restic -r \\NAS\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

Sous Linux, si le partage du NAS est monté dans /mnt/nas :

restic -r /mnt/nas/restic backup /home/votre_nom/Documents

Le principe reste identique : le repository doit d’abord être créé avec restic init, puis vous pouvez utiliser la commande backup.

Sauvegarder sur un serveur distant avec SFTP

Restic prend également en charge les repositories accessibles en SFTP.

Par exemple :

restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic backup /home/votre_nom/Documents

Sous Windows, le principe est identique depuis PowerShell si l’accès SSH au serveur est correctement configuré :

restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

L’authentification peut s’effectuer avec un mot de passe SSH ou, de préférence, avec une clé SSH.

Avant la première sauvegarde, initialisez le repository distant :

restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic init

Restic chiffre les données avant leur envoi. Le serveur distant stocke donc le contenu chiffré du repository.

Utiliser un stockage distant avec rclone

Restic peut aussi s’appuyer sur rclone pour accéder à de nombreux services de stockage cloud ou protocoles distants.

Après avoir configuré une destination dans rclone, vous pouvez par exemple utiliser :

restic -r rclone:remote:ResticBackup backup /home/votre_nom/Documents

Sous Windows :

restic -r rclone:remote:ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

Cette méthode permet notamment d’utiliser les nombreux fournisseurs compatibles avec rclone sans que Restic ait besoin de gérer directement chacun d’eux.

Quelle destination choisir ?

Pour une sauvegarde locale simple, un disque externe est souvent suffisant. Un NAS est plus pratique pour automatiser les sauvegardes de plusieurs machines, tandis qu’un serveur distant ou un stockage cloud permet de conserver une copie hors du domicile ou de l’entreprise.

Pour une meilleure protection des données, l’idéal reste de disposer d’au moins une copie de sauvegarde stockée sur un support ou un emplacement différent du PC sauvegardé.

Automatiser les sauvegardes Restic

Restic se prête très bien à l’automatisation. Une fois la commande de sauvegarde définie, vous pouvez la lancer régulièrement avec le Planificateur de tâches de Windows, cron sous Linux ou un service systemd.

L’objectif est généralement d’exécuter automatiquement une commande de ce type :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

Le principal point à gérer est le mot de passe du repository. Pour éviter une saisie manuelle à chaque exécution, vous pouvez utiliser un fichier contenant le mot de passe.

Par exemple :

C:\Restic\password.txt

Puis lancer Restic avec :

restic -r D:\Sauvegardes\Restic --password-file C:\Restic\password.txt backup C:\Users\VotreNom\Documents

Protégez soigneusement ce fichier, car toute personne pouvant le lire pourra ouvrir le repository.

Automatiser Restic sous Windows

Le plus pratique consiste à créer un script PowerShell, par exemple :

$repo = "D:\Sauvegardes\Restic"
$password = "C:\Restic\password.txt"
$source = "C:\Users\VotreNom\Documents"

restic -r $repo --password-file $password backup $source

Enregistrez-le par exemple sous :

C:\Restic\backup-restic.ps1

Vous pouvez ensuite créer une tâche planifiée :

  • ouvrez le Planificateur de tâches ;
  • cliquez sur Créer une tâche ;
  • choisissez un déclencheur, par exemple tous les jours à 20 h ;
  • dans Actions, ajoutez le programme powershell.exe ;
  • utilisez comme argument :
-ExecutionPolicy Bypass -File "C:\Restic\backup-restic.ps1"

La sauvegarde sera alors exécutée automatiquement selon la fréquence choisie.

Ajouter une politique de rétention

Vous pouvez également nettoyer automatiquement les anciens snapshots après la sauvegarde.

Par exemple :

$repo = "D:\Sauvegardes\Restic"
$password = "C:\Restic\password.txt"
$source = "C:\Users\VotreNom\Documents"

restic -r $repo --password-file $password backup $source

restic -r $repo --password-file $password forget `
  --keep-daily 7 `
  --keep-weekly 4 `
  --keep-monthly 6 `
  --prune

Cette configuration conserve plusieurs générations de sauvegardes tout en évitant que le repository ne grossisse indéfiniment.

Automatiser Restic sous Linux avec cron

Sous Linux, vous pouvez créer un script :

#!/bin/bash

export RESTIC_REPOSITORY="/mnt/sauvegardes/restic"
export RESTIC_PASSWORD_FILE="/root/.restic-password"

restic backup /home/votre_nom/Documents
restic forget --keep-daily 7 --keep-weekly 4 --keep-monthly 6 --prune

Rendez-le exécutable :

chmod +x /usr/local/bin/backup-restic.sh

Puis ouvrez la crontab :

crontab -e

Par exemple, pour lancer la sauvegarde chaque jour à 2 h :

0 2 * * * /usr/local/bin/backup-restic.sh

Conserver un journal des sauvegardes

Pour une tâche automatisée, il est conseillé de conserver les sorties de Restic afin de pouvoir vérifier qu’une sauvegarde s’est bien déroulée.

Sous Windows :

restic -r $repo --password-file $password backup $source *>> C:\Restic\restic.log

Sous Linux :

restic backup /home/votre_nom/Documents >> /var/log/restic.log 2>&1

Vous pourrez ainsi consulter le journal en cas d’échec ou vérifier la date de la dernière sauvegarde réussie.

Enfin, même avec une automatisation parfaitement configurée, contrôlez régulièrement la présence des snapshots avec restic snapshots et testez ponctuellement une restauration. Une tâche qui s’exécute automatiquement ne garantit pas à elle seule que les sauvegardes sont réellement exploitables.

Quelques commandes Restic utiles

Restic propose de nombreuses commandes pour gérer les sauvegardes, consulter les snapshots, restaurer des fichiers ou entretenir le repository. Voici les principales à connaître.

Afficher la version installée :

restic version

Créer un nouveau repository :

restic -r /chemin/du/repository init

Sauvegarder un dossier :

restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder

Afficher les snapshots disponibles :

restic -r /chemin/du/repository snapshots

Afficher le contenu du dernier snapshot :

restic -r /chemin/du/repository ls latest

Afficher des statistiques sur un snapshot :

restic -r /chemin/du/repository stats latest

Restaurer le dernier snapshot :

restic -r /chemin/du/repository restore latest --target /chemin/restauration

Restaurer un snapshot précis :

restic -r /chemin/du/repository restore ID_DU_SNAPSHOT --target /chemin/restauration

Sauvegarder en excluant certains fichiers :

restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder --exclude "*.tmp"

Utiliser un fichier d’exclusions :

restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder --exclude-file excludes.txt

Supprimer un ancien snapshot :

restic -r /chemin/du/repository forget ID_DU_SNAPSHOT

Appliquer une politique de rétention :

restic -r /chemin/du/repository forget \
  --keep-daily 7 \
  --keep-weekly 4 \
  --keep-monthly 6

Supprimer les données devenues inutiles dans le repository :

restic -r /chemin/du/repository prune

Appliquer la rétention et nettoyer le repository en une seule commande :

restic -r /chemin/du/repository forget \
  --keep-daily 7 \
  --keep-weekly 4 \
  --keep-monthly 6 \
  --prune

Vérifier la structure et l’intégrité du repository :

restic -r /chemin/du/repository check

Effectuer une vérification complète des données :

restic -r /chemin/du/repository check --read-data

Vérifier seulement une partie des données :

restic -r /chemin/du/repository check --read-data-subset=10%

Enfin, si vous avez défini la variable RESTIC_REPOSITORY, vous pouvez simplifier les commandes et omettre l’option -r :

restic snapshots
restic backup /chemin/a/sauvegarder
restic check

Ces commandes couvrent l’essentiel des opérations courantes avec Restic : création du dépôt, sauvegarde, restauration, gestion des snapshots et vérification des données.

Restic : avantages et limites

Restic est une solution de sauvegarde particulièrement intéressante si vous recherchez un outil léger, fiable, chiffré et facilement automatisable.

Ses principaux avantages sont :

  • le chiffrement intégré : les sauvegardes sont protégées avant leur stockage ;
  • la déduplication : les blocs déjà présents dans le repository ne sont pas recopiés inutilement ;
  • les snapshots : il est possible de conserver plusieurs états successifs des fichiers ;
  • la compatibilité multiplateforme : Restic fonctionne sous Windows, Linux et macOS ;
  • le support de nombreuses destinations : disque local, disque USB, NAS, serveur SFTP ou stockage distant via rclone ;
  • la simplicité de l’automatisation : les commandes peuvent facilement être intégrées à PowerShell, cron ou systemd ;
  • la vérification d’intégrité : la commande restic check permet de contrôler régulièrement l’état du repository ;
  • la restauration sélective : il est possible de restaurer un snapshot complet ou seulement certains fichiers.

Restic présente toutefois quelques limites.

La principale est son fonctionnement essentiellement en ligne de commande. Pour un utilisateur habitué aux logiciels de sauvegarde avec interface graphique, la prise en main peut demander un petit temps d’adaptation.

La gestion du mot de passe du repository demande également de la rigueur. Si vous perdez ce mot de passe, les données chiffrées ne pourront plus être restaurées.

Les opérations d’entretien comme forget, prune ou check --read-data peuvent aussi devenir longues sur de gros repositories, en particulier lorsque le stockage est distant ou relativement lent.

Enfin, Restic sauvegarde avant tout des fichiers et dossiers. Ce n’est pas un logiciel d’image système complet destiné à restaurer Windows entier, les partitions, le secteur de démarrage et toutes les applications après une panne de disque.
Il ne remplace donc pas une image système si votre objectif est de restaurer Windows, les partitions et le démarrage après une panne complète du disque
👉 À lire :

Restic convient donc très bien pour :

  • sauvegarder régulièrement ses documents et données personnelles ;
  • conserver plusieurs versions de fichiers ;
  • envoyer des sauvegardes chiffrées vers un NAS ou un serveur distant ;
  • automatiser une stratégie de sauvegarde avec des scripts.

En revanche, si votre objectif est de pouvoir restaurer intégralement un PC après une panne du disque système, il est préférable de compléter Restic avec une sauvegarde d’image système.

Restic est donc particulièrement adapté aux utilisateurs qui recherchent une solution de sauvegarde sobre, sécurisée et scriptable, à condition d’être à l’aise avec quelques commandes.

L’article Restic : sauvegarder et restaurer ses fichiers sous Windows et Linux est apparu en premier sur malekal.com.

OneDrive Photos - Ce que vous pouvez vraiment virer aujourd'hui

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 12:35

Vous rentrez de soirée à moitié bourré, vous ouvrez Paramètres, Applications, Applications installées, et vous cherchez OneDrive Photos pour le virer... Mais il n'y est pas ! Rassurez-vous, ce n'est pas à cause des effets de l'alcool car l'application est pourtant bien sur la machine, avec son icône moche dans le menu Démarrer et son interface photo qui s'ouvre très bien quand on clique dessus... ALORS POURQUOI NE PEUT ON PAS VIRER CETTE COCHONNERIE ???

Hé bien Microsoft a reconnu avoir distribué cette nouvelle interface "photo" plus largement que prévu sur Windows 11 sans anticiper que des gens auraient envie de le virer. Le déploiement était involontaire, mais le résultat est quand même arrivé sur votre disque et vu la réputation de OneDrive côté dark patterns , l'envie de nettoyer tout de suite se comprend...

Mais rassurez-vous, je vais vous aider !

Étape 1 - Trouver ce qui est réellement installé

OneDrive Photos n'est pas une application séparée, c'est le binaire OneDrive.App.exe livré à l'intérieur du client de synchronisation OneDrive.

Voilà pourquoi Windows ne lui donne aucune entrée de désinstallation.

Son emplacement dépend en réalité du mode d'installation du client. En installation par utilisateur, il atterrit dans votre profil. En installation pour toute la machine, il va dans Program Files. Cette commande ci-dessous teste donc les deux et affiche la version trouvée.

Get-ChildItem "$env:LOCALAPPDATA\Microsoft\OneDrive","$env:ProgramFiles\Microsoft OneDrive","${env:ProgramFiles(x86)}\Microsoft OneDrive" -Filter OneDrive.App.exe -ErrorAction SilentlyContinue | Select-Object FullName,@{n='Version';e={$_.VersionInfo.FileVersion}}

Étape 2 - Supprimer les raccourcis

Ce que Windows vous laisse supprimer facilement par contre, ce sont les raccourcis. Ils se posent au niveau de la machine et dans votre profil, donc menu Démarrer et bureau. Par contre, ouvrez PowerShell en administrateur sinon, vous ne pourrez pas les virer.

"$env:ProgramData\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:APPDATA\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:PUBLIC\Desktop","$env:USERPROFILE\Desktop" | ForEach-Object { Get-ChildItem $_ -Filter "OneDrive Photos.lnk" -ErrorAction SilentlyContinue } | Remove-Item -Verbose

Le script affiche alors chaque raccourci retiré. Tapez ensuite "OneDrive Photos" dans le menu Démarrer, et vous verrez plus rien ne remonte.

Pourquoi ça ne suffit pas ?

Mais vous l'avez compris, le binaire, lui, n'a pas bougé. Vous avez nettoyé le point d'entrée, mais pas désinstallé l'application. Un double-clic sur OneDrive.App.exe rouvrira l'interface photo comme avant, et une mise à jour du client peut très bien rétablir le raccourci...

Et non, il n'existe aucune clé de registre ni stratégie de groupe pour bloquer proprement cette application, même sur un parc géré. Pas d'interrupteur à débrancher comme avec RemoveWindowsAI face à Copilot . Les scripts qui circulent suppriment des .lnk, rien d'autre.

Alors comment on fait ? Hé bien on passe à l'étape 3 !

Étape 3 - Retirer OneDrive en entier

Car la seule suppression réelle aujourd'hui, c'est de désinstaller le client OneDrive en entier, ce qui n'a de sens que si vous ne vous en servez pas. Le dossier d'installation part avec, donc le binaire photo aussi. Avant de lancer quoi que ce soit, si vous utilisez les fichiers à la demande, faites donc un clic droit sur les dossiers qui comptent et cochez "Toujours conserver sur cet appareil".

winget uninstall --id Microsoft.OneDrive

Le même résultat s'obtient depuis Paramètres > Applications installées > Microsoft OneDrive > Désinstaller. La synchronisation locale s'arrête là, mais vos données restent en ligne et rien n'est supprimé côté Microsoft.

Pour vérifier le résultat, relancez alors la commande de l'étape 1. Plus aucun chemin affiché, le binaire a quitté les emplacements contrôlés. Si un chemin encore là, c'est qu'un client OneDrive traîne toujours, souvent dans un autre profil utilisateur.

Ensuite, pour revenir en arrière, il faudra réinstaller OneDrive depuis le site officiel de Microsoft. Mais si la synchro de vos fichiers revient, sachez que l'interface photo aussi. Les deux voyagent ensemble comme des bro incels soudés à la vie à la mort.

Alors que faire ?

Hé bien faudra attendre septembre..

Car oui, youpi, Microsoft annonce pour septembre 2026 un contrôle qui retirera OneDrive Photos seul, sans couper la synchronisation. Donc si vous tenez à OneDrive, attendre quelques semaines vous coûtera moins cher qu'une désinstallation complète.

Source

Numéro DUNS gratuit - Comment l'obtenir sans payer

Par : Korben ✨
26 juillet 2026 à 15:14

Je viens de perdre de précieuses minutes sur un truc qui aurait dû me prendre trente secondes : Récupérer le numéro DUNS de mon entreprise.

Si vous ne savez pas ce que c'est, bienvenue au club ! En gros, c'est un identifiant que Dun & Bradstreet, une société américaine, a déjà collé à mon entreprise sans jamais me demander mon avis. C'est l'équivalent B2B de ce qu'Experian ou Equifax font sur les particuliers et leur job, depuis 1841 (oui, ils sont plus vieux que l'ampoule électrique), c'est de ficher les boîtes du monde entier et de revendre l'info.

C'est un peu le societe.com des américains quoi. Ils font le même taf que les mormons mais en maintenant une base de plus de 600 millions d'entreprises avec pour chacune, qui la dirige, son chiffre d'affaires, sa taille, si elle paie ses fournisseurs à temps, si elle a frôlé la faillite...etc. Bref, grâce à eux, sans le savoir, on a une note de solvabilité et une espèce de carte d'identité de notre entreprise.

Comme ça, avant qu'une banque ne vous prête de l'argent, ou qu'un gros client ne signe avec nous, ça permet de savoir si votre entreprise est solvable et réelle.

Sauf qu'à aucun moment, on ne nous demande notre avis. En France par exemple, leur partenaire exclusif c'est Altares qui crée automatiquement nos fiches à partir des registres publics (INSEE, RCS) dès que votre entreprise a un SIRET. On est donc enregistré par défaut et ensuite pour consulter SA PROPRE fiche ou la corriger, bah faut passer à la caisse.

Voilà, c'est juste un data broker de plus qui agrège des données en bonne partie publiques, pour y ajouter du comportement de paiement, et facturer l'accès aux pigeons qui passent.

Mais alors leur VRAI coup de génie, c'est ce code DUNS lui-même !!

Ce n'est qu'une numérotation privée, mais Apple, Google, l'administration américaine (les marchés publics US ont longtemps tourné au DUNS) l'ont adoptée comme standard. Cela veut dire que cet identifiant fait maison attribué par une société américaine est devenu un passage quasi obligé pour publier une app sur l'AppStore ou décrocher un contrat. Bref, c'est plus un numéro, c'est un péage mondial.

Et moi, tout ce que je voulais faire, c'était publier des applications sur l'App Store et sur Google Play. Sauf que voilà, pour le faire en tant qu'entreprise, eh bien, il faut ce numéro DUNS.

Le truc rigolo, c'est que ce numéro est censé être communicable gratuitement, mais j'ai eu beau chercher, que ce soit sur les sites officiels ou sur les sites alternatifs (qui sont parfois de grosses arnaques), tous exigent une "petite" contribution pour connaître le numéro.

Sympa la pression quand justement vous ne savez pas où les trouver.

Cette exigence n'est pas nouvelle et date de la vague de vérification d'identité que Google impose à tous les développeurs Android , et c'est là que la chasse au trésor commence, sauf que le trésor est derrière un racket bien organisé.

Vous tapez le nom de votre entreprise sur verif.com, un service d'Altares-D&B. La fiche s'affiche, pas mal d'infos s'affichent SAUF la seule ligne que vous cherchez. À la place du DUNS, une zone de flou et un bouton pour acheter le rapport à 39 euros hors taxe.

Et d'autres sites vous vendent également une "recherche instantanée" à 3,90 euros... C'est un peu le même délire qu'avec notre KBIS nationale, car comme écrit dans la FAQ de Verif.com, ce numéro est gratuit !

Sauf que c'est tellement galère ou looong de l'obtenir que tout le monde finit par payer. Il y a bien, soi-disant, la possibilité de faire une demande directe chez Dun & Bradstreet ou chez verif.com / altares, mais j'ai retourné leur page contact, il y a tout sauf ça... Pire, le petit formulaire "Obtenir un DUNS", renvoie vers Verif.com qui veut nous facturer les 39 € HT dont je vous parlais ci-dessus.

Enfin ça, c'est ce que je croyais. Parce qu'il existe bien un service officiel, gratuit et instantané pour lire votre numéro, sauf que Dun & Bradstreet le planque bien : ça s'appelle UPIK (pour Unique Partner Identification Key). Vous allez sur le portail UPIK , vous tapez le nom de votre boîte, vous choisissez "France" dans la liste des pays, et là, magie, les neuf chiffres s'affichent en clair, sans compte à créer, sans un centime à sortir. J'ai testé, le numéro arrive en 3 secondes... celui-là même que verif.com me masquait derrière ses 46,80 €. Même base de données, même numéro, prix qui n'a plus rien à voir.

Le seul hic, c'est qu'UPIK sait juste lire, pas créer. Si votre entreprise est déjà fichée chez D&B (et une boîte française immatriculée l'est quasi toujours), vous avez vos chiffres direct. Mais si elle n'y figure pas encore, UPIK vous renvoie gentiment vers le partenaire du coin... Altares. Et rebelote, le péage. C'est là que la deuxième combine entre en jeu, celle qui fabrique le numéro gratos quand tout le monde veut vous le vendre, et elle vient d'où on ne l'attend pas du tout : Apple.

Étape 1 : ouvrez l'outil de recherche DUNS d'Apple

Direction developer.apple.com/enroll/duns-lookup . Oui, faut aller chez Apple, même si votre appli part sur le Play Store de Google parce que ces derniers proposent un service qui interroge la même base Dun & Bradstreet que tout le monde, et recrache le même numéro.

Il vous faut juste un identifiant Apple, gratuit, que vous avez sûrement déjà dans un tiroir et renseigner quelques infos.

Étape 2 : renseignez votre société

Apple vous réclame alors quelques infos telles que le nom légal exact de l'entreprise, l'adresse du siège, l'adresse postale et vos coordonnées professionnelles. Recopiez le nom légal au caractère près, tel qu'il figure sur votre extrait d'immatriculation KBIS et validez !

Étape 3 : récupérez vos neuf chiffres

Si votre boîte est déjà dans la base D&B, et une société française immatriculée y est quasi toujours, Apple renverra alors sur votre boite mail le précieux numéro DUNS gratuitement. Et si votre société n'apparaît pas, vous soumettez vos infos pour une création gratuite, et ça devrait prendre quelques jours max (ouais les mecs prennent leur temps). Après dans les deux cas, la facture sera identique à savoir que ça vous coutera zéro euro !!! Ouf !

Étape 4 : reportez le numéro dans Google Play

Une fois les neuf chiffres en poche, retour dans Play Console ou sur Apple Connect et voilà, vous allez pouvoir enregistrer votre entreprise chez eux. Attention à l'adresse car elle doit correspondre exactement à celle qu'a enregistrée D&B, pas à celle que vous croyez avoir.

Et voilà...

J'espère que vous aurez la chance de tomber sur mon article et que ça vous aura éviter bien des galères ! Le DUNS est gratuit mais ne pas connaître cette astuce peut vous coûter cher !

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