❌

Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Hier — 8 octobre 2026malekal.com

Windows 11 : KB5124010 fait planter certains jeux et applications, Microsoft confirme le bug

Par : malekalmorte
8 octobre 2026 à 10:59

Microsoft reconnaît un nouveau problème avec KB5124010, la mise à jour facultative de septembre 2026 pour Windows 11. Certains jeux, lecteurs multimédias et autres applications peuvent se fermer brutalement ou ne plus démarrer lorsqu’ils utilisent le décodeur audio AC-3 (Dolby Digital) intégré au système.

Le bug concerne Windows 11 24H2, 25H2 et 26H2. Microsoft l’a officiellement confirmé le 2 octobre et prépare un correctif, sans avoir communiqué de date précise.

KB5124010 provoque des plantages liés au décodage audio AC-3

KB5124010 est une mise à jour de prévisualisation publiée le 22 septembre 2026. Microsoft précise que des applications peuvent refuser de se lancer, se fermer sans avertissement ou fonctionner normalement jusqu’à l’utilisation de certaines fonctions audio, notamment la lecture de musique.

Le problème concerne des jeux, lecteurs multimédias et logiciels de productivité. Il n’implique pas nécessairement un défaut du périphérique audio : c’est le décodage AC-3 fourni par Windows qui est en cause. Microsoft n’a pas encore décrit le mécanisme technique précis de cette régression.

Pourquoi l’AC-3 (Dolby Digital) peut-il faire planter un jeu ?

L’AC-3, également connu sous le nom de Dolby Digital, est un format de compression audio utilisé dans des contenus audiovisuels et certains jeux. Pour restituer une piste audio dans ce format, le logiciel doit la décoder.

Une application peut embarquer son propre décodeur ou s’appuyer sur celui de Windows. Selon Microsoft, le bug affecte principalement la seconde catégorie, notamment des applications anciennes. De nombreux logiciels modernes utilisent leurs propres composants et ne devraient donc pas être touchés. Aucun catalogue exhaustif des logiciels affectés n’a été publié.

Windows 11 24H2, 25H2 et 26H2 sont concernés

Le problème s’applique aux trois versions de Windows 11 qui partagent une base technique commune. KB5124010 porte 24H2 à la build 26100.9550, 25H2 à la build 26200.9550 et 26H2 à la build 26300.9550.

Passer de 25H2 à Windows 11 26H2 ne garantit donc pas la résolution du problème. Microsoft précise que les mises à jour postérieures à celle du 22 septembre peuvent également être concernées tant que le correctif n’a pas été intégré.

Microsoft confirme le bug et prépare un correctif

Microsoft a ouvert l’incident dans Windows Release Health le 2 octobre 2026 et l’a classé comme confirmé. Le problème figure également dans les notes officielles de KB5124010.

À la date de rédaction, 8 octobre 2026, Microsoft annonce seulement une résolution dans une future mise à jour. Il serait prématuré d’affirmer qu’elle arrivera nécessairement lors du Patch Tuesday d’octobre : aucun numéro KB ni calendrier ferme n’est encore indiqué.

Comment réagir si un jeu ou une application plante ?

Commencez par vérifier la version installée avec winver, puis consultez Paramètres > Windows Update > Historique des mises à jour. Si le problème est apparu après KB5124010 et se produit pendant la lecture d’un son, la piste du décodage AC-3 mérite d’être examinée.

Lorsque le logiciel permet de sélectionner un autre mode audio ou de désactiver une fonction sonore facultative, vous pouvez le tester temporairement. Il ne s’agit pas d’une solution officiellement garantie par Microsoft.

Comme KB5124010 est une Preview facultative, sa désinstallation peut être envisagée si elle figure encore parmi les mises à jour désinstallables et si le logiciel concerné est indispensable. Attention toutefois : cette mise à jour apporte également des correctifs, notamment pour l’Historique des fichiers. Le retrait d’une mise à jour cumulative ultérieure doit être évalué avec une prudence supplémentaire si elle contient des correctifs de sécurité.

Si tout fonctionne normalement, inutile de désinstaller préventivement KB5124010.

À ne pas confondre avec le bug audio USB de septembre

Le problème AC-3 est distinct de celui apparu après le Patch Tuesday KB5124008. Certains périphériques USB Audio Class 1.0 pouvaient alors afficher un Code 10, ne plus produire de son ou rendre les réglages audio indisponibles.

La mise à jour d’urgence KB5129195 avait corrigé une partie de ces problèmes, notamment certains modes audio multicanaux. Le nouveau bug concerne, lui, la fermeture d’applications utilisant le décodeur AC-3 intégré à Windows.

Une nouvelle régression après un mois de septembre difficile

Fin août, la Preview KB5120998 avait notamment perturbé la personnalisation de la souris et du fond d’écran. Le Patch Tuesday KB5124008 a ensuite été associé à des problèmes avec les Services Bureau à distance (RDS), les partages de dossiers Plan9 de certaines machines virtuelles Linux et l’audio USB. Microsoft a publié KB5129195 en urgence pour corriger plusieurs de ces régressions.

La Preview KB5124010 devait notamment corriger le dysfonctionnement de l’Historique des fichiers. WindowsLatest rapporte néanmoins que, dans certains essais, les dates de sauvegarde et les versions des fichiers ne se mettaient toujours pas correctement à jour. Il s’agit là d’un constat du média, et non de la confirmation officielle d’un problème généralisé.

Microsoft documente aussi des écrans noirs après connexion dans certains environnements professionnels Azure Virtual Desktop avec FSLogix. Ces problèmes restent distincts : ils ne concernent ni les mêmes fonctions ni nécessairement les mêmes utilisateurs.

Faut-il éviter les mises à jour Preview de Windows 11 ?

Une mise à jour de prévisualisation apporte en avance des corrections et des fonctionnalités, mais reste facultative. Lorsque votre PC fonctionne bien et qu’aucun correctif ne vous est nécessaire immédiatement, attendre la mise à jour stable est généralement raisonnable.

Il ne faut cependant pas confondre ces préversions avec les mises à jour mensuelles de sécurité, qui peuvent corriger des vulnérabilités déjà exploitées. En entreprise, mieux vaut tester chaque mise à jour sur un groupe restreint de machines avant son déploiement généralisé.

Conclusion

KB5124010 peut faire planter certains jeux et applications sous Windows 11 24H2, 25H2 et 26H2 lorsqu’ils s’appuient sur le décodeur audio AC-3 de Windows. Les symptômes vont du refus de démarrage à la fermeture brutale lors de l’utilisation d’une fonctionnalité sonore.

Microsoft travaille sur un correctif, mais n’a pas encore annoncé sa date. Les utilisateurs qui ne rencontrent aucun problème peuvent conserver leur mise à jour. Les autres peuvent tester les réglages audio du logiciel et, si le dysfonctionnement est bloquant, envisager le retrait de la Preview après avoir vérifié ses conséquences.

L’article Windows 11 : KB5124010 fait planter certains jeux et applications, Microsoft confirme le bug est apparu en premier sur malekal.com.

Erreur « Application Error » 1000 : diagnostiquer un plantage sur Windows 11/10

Par : malekalmorte
8 octobre 2026 à 08:24

Une application se ferme brutalement et l’Observateur d’événements affiche Application Error, ID 1000 ? Ce message confirme un plantage du programme, mais il ne donne pas toujours sa cause. Le nom du module défaillant, le code d’exception et les circonstances de l’incident permettent d’orienter la recherche.

Dans ce guide pour Windows 11 et Windows 10, vous allez apprendre à lire un événement 1000, comprendre les mentions KERNELBASE.dll, ntdll.dll ou ucrtbase.dll, croiser les rapports et choisir les vérifications pertinentes. Si le diagnostic reste incertain, vous pourrez compléter les informations avec AnalysePC ou recueillir un fichier de vidage pour l’éditeur du logiciel.

Qu’est-ce que l’erreur Application Error 1000 ?

Dans le journal Application, un événement 1000 de la source Application Error décrit un crash d’application. Le logiciel peut se fermer pendant son utilisation ou immédiatement après son lancement. Cet ID doit être lu avec sa source : un numéro 1000 provenant d’un autre composant ne désigne pas forcément le même problème.

Il s’agit d’une trace du plantage, pas d’un diagnostic complet. Deux applications peuvent générer le même ID pour des raisons différentes, et un seul incident peut produire plusieurs rapports associés.

SituationGuide à privilégier
Vous avez identifié Application Error 1000Poursuivez ici pour interpréter le crash.
Le programme reste ouvert avec « Ne répond pas »Le guide Application Hang 1002 concerne ce blocage.
Le programme ne s’ouvre pas, sans trace de crash identifiéeLe guide sur les applications qui ne s’ouvrent pas constitue le point de départ.
L’application se ferme et vous ne savez pas encore pourquoiLe guide sur les fermetures inattendues présente les vérifications générales.

👉 Si la fenêtre reste figée :

👉 Si le programme refuse de démarrer :

Retrouver l’événement correspondant au plantage

Notez l’heure du crash et le logiciel concerné. Une erreur ancienne peut ne pas correspondre au problème que vous êtes en train d’analyser.

  • Appuyez sur + R, saisissez eventvwr.msc et validez.
  • Dans le volet de gauche, ouvrez Journaux Windows > Application.
  • Cliquez sur Filtrer le journal actuel et limitez la période à celle du problème.
  • Indiquez 1000 dans le champ des ID d’événements, puis validez.
  • Sélectionnez une entrée dont la source est Application Error et vérifiez que l’application et l’heure correspondent.
  • Ouvrez l’onglet Général, puis copiez les détails sous forme de texte pour les conserver.

Le filtre peut afficher des ID 1000 d’autres sources. Vérifiez toujours le couple source + ID. Si aucune entrée pertinente n’apparaît, consultez le Moniteur de fiabilité ou les rapports propres au logiciel ; toute fermeture n’est pas nécessairement enregistrée sous cette forme.

👉 Pour consulter les autres traces et exporter un événement :

Lire les détails : application, module défaillant et code d’exception

Voici un exemple fictif et simplifié. Les valeurs servent uniquement à expliquer la lecture du message ; elles ne correspondent pas à une panne réelle ni à une version précise de Windows.

Source : Application Error
ID de l’événement : 1000
Nom de l’application défaillante : MonLogiciel.exe
Version de l’application : 3.2.0.0
Nom du module défaillant : KERNELBASE.dll
Code d’exception : 0xc0000005
Décalage d’erreur : 0x0000000000012345
Chemin de l’application : C:\Program Files\MonLogiciel\MonLogiciel.exe
Chemin du module : C:\Windows\System32\KERNELBASE.dll
InformationComment l’utiliser ?
Application défaillante et cheminIdentifiez le programme réellement concerné, notamment si plusieurs exécutables ont des noms proches.
Version de l’applicationComparez les incidents avant et après une mise à jour du logiciel.
Module défaillant et cheminRepérez une bibliothèque Windows, une extension ou un composant livré avec l’application.
Code d’exceptionIl décrit le type d’exception, sans identifier à lui seul le responsable.
Décalage d’erreurIl aide surtout l’éditeur ou le développeur à localiser l’endroit du crash pour une version donnée.
Identifiant du rapport, s’il est présentConservez-le pour rapprocher les informations de rapports associés.
Erreur 1000 dans l'observateur d'évemenent : Application Error

Dans l’exemple, MonLogiciel.exe est le programme à examiner en premier. La présence de KERNELBASE.dll ne justifie pas de remplacer cette DLL. Pour rendre une recherche utile, associez le nom du logiciel, sa version, le module et le code ; « erreur 1000 » seul est trop général.

Quelques codes que vous pouvez rencontrer :

CodeSens généralCe qu’il ne prouve pas
0xc0000005Violation d’accès mémoire.Ce n’est pas une preuve de RAM défectueuse : un problème logiciel peut provoquer une opération mémoire invalide.
0xc0000374Corruption du tas mémoire du processus.Il ne désigne pas automatiquement le composant qui a initialement altéré la mémoire.
0xc0000022Accès refusé.Il ne justifie pas de donner des permissions étendues à tous les fichiers ou de désactiver les protections.

Le code doit être confronté aux circonstances. Un crash lors du chargement d’une extension et un crash pendant l’ouverture d’un document peuvent nécessiter des tests différents, même si l’exception est identique.

KERNELBASE.dll, ntdll.dll ou ucrtbase.dll : que peut-on en déduire ?

Ces bibliothèques sont utilisées par de nombreuses applications. Un crash peut se manifester dans leur code après une erreur commise ailleurs. Le module défaillant indique où l’exception a été constatée ; il ne désigne pas systématiquement l’origine du problème.

ModuleLecture utile pour le diagnostic
KERNELBASE.dllUne bibliothèque Windows partagée par beaucoup de programmes. Revenez au logiciel et à l’opération qui déclenchent le crash.
ntdll.dllUn composant bas niveau de Windows qui peut apparaître lors de problèmes de fonctionnement du processus. Il faut d’autres traces pour attribuer la cause.
ucrtbase.dllUn composant de la bibliothèque d’exécution C. Sa présence peut orienter vers le comportement du programme ou de ses dépendances, sans prouver une installation endommagée.
DLL d’une extension ou d’un logiciel tiersUne piste plus ciblée si le crash survient après son installation ou pendant son utilisation. Testez cette piste avant de conclure.

Évitez les sites proposant de télécharger ces DLL séparément. Si une dépendance est réellement absente ou défectueuse, utilisez l’installateur officiel du programme ou le package recommandé par son éditeur. Ne réinstallez pas tous les runtimes simplement parce qu’un nom de DLL apparaît.

Croiser l’événement 1000 avec les autres rapports de plantage

Une seule ligne du journal est rarement suffisante pour comprendre un crash répétitif. Comparez les incidents entre eux et recherchez les informations disponibles pour la même tentative.

  • Ouvrez le Moniteur de fiabilité avec perfmon /rel, puis consultez les détails du problème à la date correspondante.
  • Dans le journal Application, recherchez un événement Windows Error Reporting 1001 proche du crash, lorsqu’il existe.
  • Consultez le journal ou le rapport de crash fourni par le logiciel lui-même.
  • Vérifiez les changements récents et les messages enregistrés juste avant l’incident.

Le rapport Windows Error Reporting peut correspondre au même incident que l’événement 1000. Ne comptez pas chaque trace comme un crash supplémentaire. À l’inverse, un événement 1001 d’une autre source peut décrire un autre type de problème.

Pour comparer les plantages, notez dans un petit tableau : date, application, version, module, code et action en cours. Si le même document ou la même extension déclenche systématiquement le crash, vous obtenez un test reproductible à communiquer à l’éditeur.

👉 Pour comprendre l’historique et ses détails :

Diagnostiquer le problème lorsqu’une seule application plante

Lorsque le reste du PC fonctionne normalement, commencez par le programme concerné. Modifiez un élément à la fois et répétez la même action pour vérifier si le crash persiste.

  • Vérifiez la version : installez une mise à jour officielle ou consultez les incidents connus si le problème a commencé après une mise à jour.
  • Isolez le déclencheur : essayez un autre document, une autre opération ou un projet vierge.
  • Testez les extensions et intégrations : utilisez le mode de dépannage prévu par le logiciel ou retirez temporairement l’extension suspectée.
  • Examinez le profil de l’application : un profil de test peut aider si l’éditeur propose cette méthode. Préservez les paramètres et données avant une réinitialisation.
  • Réparez l’installation si les indices le justifient : utilisez la fonction officielle de réparation ; avant une réinstallation, sauvegardez les données et paramètres nécessaires.

Pour un jeu ou une application graphique, vérifiez aussi les changements de pilote, les overlays et l’accélération matérielle si le symptôme les met en cause. Ne désactivez pas globalement la sécurité de Windows pour essayer de faire disparaître un crash.

👉 Pour les procédures générales de correction :

Que vérifier lorsque plusieurs applications plantent ?

Des crashs dans plusieurs logiciels indépendants peuvent révéler un élément commun. Cela ne signifie pas automatiquement que Windows doit être réinstallé. Cherchez d’abord ce qui a changé et ce que les incidents ont en commun.

Indice observéVérification à privilégier
Début des crashs après un pilote ou une mise à jour préciseConsultez les problèmes connus et vérifiez une correction ou un retour arrière adapté.
Plusieurs applications utilisant la même extension ou intégrationTestez le composant partagé et sa version.
Erreurs Disk/Ntfs ou fichiers devenus illisiblesPréservez les données et vérifiez le stockage.
WHEA, écrans bleus ou instabilité après des réglages matérielsExaminez les réglages et effectuez un diagnostic matériel ciblé.
Erreurs de composants Windows et corruption confirméeUne vérification des fichiers système peut être pertinente.

La mémoire, le stockage ou un réglage matériel instable peuvent produire des crashs variables. En revanche, un événement 1000 isolé, même avec une violation d’accès mémoire, ne suffit pas à justifier le remplacement d’une barrette.

👉 Si les traces orientent vers une corruption de Windows :

👉 Si les symptômes orientent vers le matériel :

👉 Pour interpréter les autres sources d’erreurs :

Compléter le diagnostic avec AnalysePC

AnalysePC interprète un rapport généré par Malekal Optimisation Center (MOC). Il permet de compléter les événements de crash par des informations sur Windows, les pilotes, les services, le stockage et la configuration du PC.

Utilisez-le pour repérer des anomalies à examiner et partager le contexte technique. Rapprochez ses recommandations de la date et des symptômes : une anomalie détectée peut être indépendante du crash. AnalysePC ne remplace pas l’analyse du fonctionnement interne d’une application par son éditeur.

👉 Pour générer le diagnostic et partager son résultat :

Si la cause reste inconnue : recueillir un fichier de vidage et demander de l’aide

Si le crash est reproductible mais que les journaux ne suffisent pas, un fichier de vidage du processus peut aider l’éditeur ou une personne habituée au débogage. Il contient un état du programme à un moment donné ; c’est un outil d’analyse, pas une réparation.

Windows peut être configuré pour recueillir ces fichiers avec WER LocalDumps, mais cette collecte n’est pas activée par défaut. Un dossier CrashDumps absent n’a donc rien d’anormal. Un dump d’application diffère d’un dump système d’écran bleu.

Pour un test ponctuel sur une application de bureau, ProcDump, un outil Microsoft Sysinternals, permet de surveiller un processus et de capturer une exception non gérée. Utilisez de préférence les instructions de l’éditeur s’il dispose déjà d’un outil de collecte.

👉 L’outil officiel :

  • Téléchargez et décompressez ProcDump dans un dossier de votre choix.
  • Créez le dossier C:\CrashReports pour cet exemple.
  • Ouvrez PowerShell dans le dossier de ProcDump, en tant qu’administrateur si le processus l’exige.
  • Fermez l’application, puis lancez la commande ci-dessous en remplaçant MonLogiciel.exe par son véritable nom de processus.
.\procdump.exe -ma -e -w MonLogiciel.exe C:\CrashReports

-ma demande un dump complet, -e déclenche la capture sur une exception non gérée et -w attend le démarrage du processus s’il n’est pas lancé. Acceptez la licence affichée, ouvrez le logiciel et reproduisez le problème. Gardez la console ouverte jusqu’à la capture ; Ctrl + C arrête la surveillance.

Si plusieurs processus portent le même nom, ou si le logiciel utilise son propre système de crash, une autre méthode peut être nécessaire. Un programme qui se ferme normalement, même de façon inattendue pour vous, ne déclenche pas forcément cette capture. Ne multipliez pas les options sans comprendre le déclencheur recherché.

Un dump complet peut être volumineux et contenir des informations présentes dans la mémoire du programme, notamment du contenu de documents. Transmettez-le par un canal privé à la personne qui l’analyse et nettoyez les fichiers après le diagnostic.

Pour demander de l’aide, préparez :

  • Le nom et la version du logiciel, ainsi que la version de Windows.
  • Le texte complet d’Application Error 1000 et les rapports associés disponibles.
  • Les actions qui reproduisent le crash et les changements récents.
  • Les essais déjà effectués et leur résultat.
  • Le lien du rapport AnalysePC ; signalez l’existence d’un dump sans le publier directement.

👉 Pour faire examiner les informations :

Si le crash concerne un logiciel précis, son éditeur reste un interlocuteur utile : un exemple reproductible et un dump peuvent lui permettre de rechercher un défaut que les journaux Windows ne détaillent pas.

L’article Erreur « Application Error » 1000 : diagnostiquer un plantage sur Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

À partir d’avant-hiermalekal.com

Windows 11 26H2 améliore les performances : démarrage des applications plus rapide et mémoire mieux maîtrisée

Par : malekalmorte
5 octobre 2026 à 12:19

Windows 11 26H2 ne semblait pas, sur le papier, être une mise à jour particulièrement spectaculaire. Cette version annuelle repose en effet sur la même base technique que Windows 11 24H2 et 25H2 et s’installe via un simple package d’activation.

Pourtant, les premiers retours montrent que Windows 11 26H2 peut apporter un gain de réactivité sensible sur certains PC. WindowsLatest rapporte notamment des temps de lancement plus courts pour plusieurs applications, une interface plus vive grâce au profil à faible latence, ainsi qu’une baisse notable de l’utilisation de la mémoire sur certaines machines.

Il faut cependant nuancer : une partie de ces améliorations ne sont pas exclusives à 26H2. Elles ont été développées et déployées progressivement au fil des mises à jour 2026, parfois via le mécanisme de déploiement contrôlé des fonctionnalités (Controlled Feature Rollout, CFR). 26H2 agit surtout comme un point de convergence où davantage de PC semblent désormais bénéficier de ces optimisations.

Windows 11 26H2 n’est pas une grosse mise à jour… mais elle consolide des mois d’optimisations

Windows 11 26H2 partage la même branche de maintenance que Windows 11 24H2 et 25H2.

Cela signifie que Microsoft ne déploie pas ici une nouvelle plateforme complète. La mise à niveau se fait à l’aide d’un package d’activation, un petit package qui active des fonctionnalités déjà présentes dans le système via les mises à jour cumulatives précédentes.

C’est pour cette raison que 26H2 peut s’installer très rapidement depuis 24H2 ou 25H2.

Mais ce fonctionnement a aussi une conséquence importante : les gains de performances observés avec 26H2 sont en réalité le résultat de plusieurs mois de travail déjà diffusé progressivement.

Evolution du noyau Windows et des plateformes Microsoft de Windows NT à Windows 11

Le profil à faible latence rend Windows 11 plus réactif

Le profil à faible latence n’est pas exclusif à Windows 11 26H2. Microsoft avait commencé à le déployer plus tôt sur Windows 11 25H2, avec une activation progressive selon les appareils via le déploiement contrôlé des fonctionnalités (CFR). Windows 11 26H2 semble surtout rendre cette optimisation disponible sur un plus grand nombre de machines.

Cette fonctionnalité vise à accélérer les interactions courtes avec Windows, notamment :

  • l’ouverture du menu Démarrer ;
  • Recherche Windows ;
  • le Centre de notifications ;
  • le lancement d’applications.

Le principe consiste à faire monter rapidement le processeur vers une fréquence élevée pendant une très courte durée, généralement quelques secondes, afin de terminer la tâche plus vite.

Le processeur peut ensuite revenir rapidement à un état de repos.

Cette approche est souvent résumée par le concept de « course au repos » (race to sleep) : terminer le travail aussi vite que possible plutôt que de rester plus longtemps à une fréquence intermédiaire.

👉 À consulter sur le sujet :

Pourquoi cela peut rendre Windows plus rapide sans forcément consommer davantage

À première vue, augmenter temporairement la fréquence CPU pourrait sembler contre-productif pour l’autonomie. Mais l’idée est justement inverse : si une opération courte est terminée plus rapidement, le processeur peut repasser plus vite dans un état de faible consommation.

Le gain se situe donc surtout sur les petites latences que l’utilisateur ressent :

  • menu Démarrer qui s’ouvre plus vite ;
  • recherche plus réactive ;
  • applications qui apparaissent plus rapidement ;
  • interfaces moins hésitantes.

WindowsLatest rapporte que plusieurs applications comme WhatsApp, Calculatrice ou Météo se lancent désormais sensiblement plus vite dans certains tests.

Profil à faible latence dans Windows 11

Cette optimisation existait déjà avant 26H2

Il faut insister sur un point important : profil à faible latence n’est pas une nouveauté exclusive à Windows 11 26H2.

Microsoft avait commencé à le déployer plus tôt en 2026. Le profil a d’abord été utilisé pour accélérer certains éléments de l’interface Windows, puis étendu au lancement d’applications au fil des mises à jour mensuelles.

Le problème est que Microsoft utilise le déploiement contrôlé des fonctionnalités (CFR).

Deux PC disposant exactement de la même mise à jour peuvent donc ne pas recevoir immédiatement les mêmes fonctionnalités.

Certains utilisateurs de 24H2 ou 25H2 avaient donc déjà cette optimisation, tandis que d’autres ne l’avaient pas encore reçue.

Avec 26H2, WindowsLatest estime que ces gains sont désormais visibles sur un plus grand nombre de machines.

Profil à faible latence vs Performances élevées dans Windows 11

Une baisse de l’utilisation de la RAM observée sur certains PC

L’autre changement intéressant concerne la mémoire vive.

WindowsLatest rapporte plusieurs cas où l’utilisation de RAM a sensiblement diminué après le passage à Windows 11 26H2.

Sur son portable équipé de 16 Go de RAM, WindowsLatest indique avoir relevé environ 7 Go utilisés après redémarrage, alors que cette même machine dépassait auparavant régulièrement 10 Go avant même l’ouverture d’applications. D’autres utilisateurs ont rapporté des baisses similaires : environ 2 Go sur un PC équipé de 48 Go de RAM, et un passage de 9,1 Go à 7,5 Go sur une machine de 32 Go.

Ces observations sont intéressantes, mais elles ne constituent pas un test comparatif contrôlé et ne permettent pas d’attribuer avec certitude la baisse de consommation mémoire à Windows 11 26H2 lui-même.

👉Guide du site en lien :

Amélioration de la gestion de la mémoire dans Windows 11 26H2

Tous les PC ne voient pas la même amélioration mémoire

WindowsLatest mentionne également un utilisateur disposant de seulement 8 Go de RAM qui n’a observé aucune amélioration particulière.

L’utilisation mémoire restait très élevée.

Il est donc important de ne pas conclure que Windows 11 26H2 réduit automatiquement la consommation de RAM de plusieurs gigaoctets sur tous les PC.

Les résultats peuvent varier en fonction :

  • des applications lancées au démarrage ;
  • du navigateur ;
  • du nombre d’onglets ouverts ;
  • des applications Electron ou WebView2 ;
  • des services OEM ;
  • de la mémoire mise en cache ;
  • de la quantité totale de RAM installée.

Une RAM utilisée n’est pas forcément une RAM gaspillée

Il faut aussi rappeler que voir beaucoup de mémoire utilisée dans le Gestionnaire des tâches n’est pas forcément un problème. Windows utilise volontairement la RAM libre pour mettre en cache des données susceptibles d’être réutilisées, puis peut la libérer rapidement lorsqu’une application en a réellement besoin.

Un PC avec 16 Go de RAM n’a donc pas besoin de rester à 3 ou 4 Go utilisés pour être considéré comme performant.

Ce qui compte davantage est la capacité du système à récupérer et redistribuer efficacement la mémoire lorsque la charge augmente.

Windows 11 reste plus fluide sous forte charge

Dans les tests de WindowsLatest, un PC équipé de 16 Go de RAM a conservé une utilisation mémoire inférieure à 90 % malgré l’ouverture simultanée de plusieurs applications lourdes :

  • WhatsApp ;
  • Teams ;
  • Outlook ;
  • Microsoft Edge avec de nombreux onglets ;
  • une vidéo YouTube en 4K 60 FPS.

La mémoire restait autour de 87 %.

Avec encore davantage d’applications ouvertes, l’utilisation s’est stabilisée autour de 89 %.

Ce type de test ne constitue évidemment pas une mesure scientifique universelle, mais il montre que le système semble mieux gérer la pression mémoire dans certaines situations.

Microsoft travaille officiellement à réduire l’utilisation mémoire

Ces observations sont cohérentes avec plusieurs déclarations récentes de Microsoft.

L’entreprise a indiqué en 2026 travailler sur plusieurs composants afin de réduire la consommation mémoire de Windows 11.

Les optimisations concernent notamment :

  • le gestionnaire de mémoire de Windows ;
  • la compression mémoire ;
  • WinUI ;
  • WebView2 ;
  • les applications modernes ;
  • les PC disposant de 8 Go de RAM ou plus.

Pavan Davuluri, responsable de Windows, a également expliqué que la hausse du coût de la mémoire pousse Microsoft à rendre Windows moins gourmand.

Les PC avec 8 Go de RAM sont particulièrement visés

Microsoft a fait de l’optimisation mémoire sur les PC dotés de 8 Go de RAM ou plus une priorité pour 2026.

Ce choix n’est pas anodin.

De nombreux PC vendus ces dernières années disposent encore de seulement 8 Go de RAM, parfois soudés et impossibles à mettre à niveau.

Or Windows 11 utilise aujourd’hui de nombreuses technologies susceptibles de consommer de la mémoire :

  • WebView2 ;
  • WinUI ;
  • applications web ;
  • Copilot ;
  • composants IA ;
  • services de synchronisation ;
  • widgets.

Améliorer la gestion mémoire devient donc essentiel pour prolonger la durée de vie de ces machines.

WinUI et WebView2 font partie du problème

Microsoft travaille aussi sur les infrastructures logicielles utilisées par de nombreuses applications Windows modernes.

WinUI et WebView2 peuvent entraîner une consommation mémoire importante lorsqu’ils sont utilisés par plusieurs applications en parallèle.

Certaines applications Windows ne sont plus entièrement natives et embarquent des technologies web.

C’est notamment le cas de nombreuses applications Electron ou basées sur WebView2.

Cela explique pourquoi un PC peut rapidement consommer plusieurs gigaoctets de RAM avec quelques applications ouvertes.

Microsoft a déjà corrigé certains problèmes de croissance mémoire dans WinUI et poursuit ses optimisations.

👉 Pour mieux comprendre, lisez :

Fonctionnement des applications WevView2 sous Windows 11

Explorer devient lui aussi plus rapide

Les gains de performances ne concernent pas uniquement les applications.

Microsoft indique également avoir amélioré l’Explorateur de fichiers.

Ces derniers mois, l’entreprise a travaillé pour accélérer :

  • son lancement ;
  • l’affichage des dossiers ;
  • le menu contextuel ;
  • certaines opérations de navigation.

Microsoft avait même testé une technique de préchargement de l’Explorateur, avant de continuer à optimiser son fonctionnement sans dépendre uniquement de cette méthode.

WindowsLatest estime que l’ensemble de ces petites améliorations contribue davantage à la sensation de fluidité globale que n’importe quelle grosse fonctionnalité visible.

Recherche Windows et l’interface ont aussi été optimisés

Microsoft travaille depuis plusieurs mois sur les performances de Recherche Windows et des éléments de l’interface Windows.

L’objectif est de réduire les petites latences qui donnent parfois l’impression qu’un PC puissant est lent :

  • délai avant ouverture du menu Démarrer ;
  • temps avant affichage de la recherche ;
  • ouverture du panneau de notifications ;
  • lancement d’une application ;
  • apparition de certaines interfaces WinUI.

Ces optimisations sont difficiles à montrer dans une liste de nouveautés, mais elles ont un impact direct sur la perception du système.

26H2 agit surtout comme un point de convergence

C’est probablement le point essentiel à retenir.

Windows 11 26H2 n’introduit pas soudainement un nouveau moteur de performances.

La plupart de ces optimisations existent déjà dans Windows 11 24H2 ou 25H2 lorsqu’elles ont été activées par les mises à jour mensuelles et le CFR.

26H2 semble surtout être la version à partir de laquelle davantage de ces changements sont :

  • activés ;
  • consolidés ;
  • disponibles sur un plus grand nombre de machines.

Cela explique pourquoi certains utilisateurs peuvent percevoir un changement important juste après la mise à niveau.

Pourquoi Microsoft ne parle pas davantage de ces gains ?

Microsoft ne présente pas officiellement Windows 11 26H2 comme une mise à jour majeure de performances.

La version 26H2 est surtout décrite comme une mise à jour annuelle de maintenance et de cycle de support.

Microsoft précise d’ailleurs que de nombreuses fonctionnalités de 26H2 ont déjà été distribuées via les mises à jour mensuelles.

Dans ce contexte, il est difficile d’attribuer une amélioration précise à un seul package 26H2.

Le gain constaté après la migration peut provenir :

  • de fonctionnalités déployées progressivement activées au même moment ;
  • d’un nouveau composant WinUI ;
  • d’un changement du gestionnaire mémoire ;
  • d’une optimisation de WebView2 ;
  • d’une mise à jour cumulative installée simultanément.

Impossible donc de garantir « 2 Go de RAM en moins »

C’est pourquoi il faut rester prudent avec les chiffres circulant actuellement.

Le cas d’un PC passant de 9 ou 10 Go à environ 7 Go après démarrage est intéressant, mais ce n’est pas une promesse Microsoft.

WindowsLatest le précise lui-même : il n’est pas possible d’affirmer que 26H2 seul est responsable de cette baisse.

Microsoft n’a pour l’instant publié aucun chiffre officiel annonçant une réduction uniforme de la consommation mémoire avec Windows 11 26H2.

Faut-il passer à Windows 11 26H2 pour les performances ?

Si vous utilisez déjà Windows 11 25H2 et que votre PC fonctionne correctement, il ne faut pas attendre un gain spectaculaire du jour au lendemain.

26H2 utilise la même base technique et de nombreuses optimisations sont également distribuées à 24H2 et 25H2.

Mais la mise à niveau peut permettre de bénéficier plus rapidement ou plus largement de certaines améliorations progressivement déployées en 2026.

Et elle apporte surtout un autre avantage : un nouveau cycle de support jusqu’en 2028 pour les éditions Home et Pro.

Windows 11 26H2 est déjà disponible

Windows 11 26H2 est désormais en cours de déploiement depuis la fin septembre. Depuis Windows 11 24H2 ou 25H2, l’installation passe par un petit package d’activation et ne nécessite pas une migration complète du système.

👉 Pour aller plus loin :

Conclusion

Windows 11 26H2 est une mise à jour beaucoup plus intéressante qu’elle n’en a l’air.

Techniquement, elle reste un simple package d’activation reposant sur la même base que 24H2 et 25H2.

Mais elle arrive après plusieurs mois d’optimisations portant sur le processeur, le lancement des applications, Explorer, Recherche Windows, WinUI et la gestion de la mémoire.

Le profil à faible latence permet notamment à Windows d’augmenter brièvement les performances du processeur lors des interactions courtes afin de rendre l’interface et le lancement des applications plus réactifs.

Les premiers retours montrent également une réduction parfois importante de l’utilisation de la RAM, même si Microsoft n’a pas encore confirmé que 26H2 lui-même en est directement responsable.

La véritable nouveauté de Windows 11 26H2 pourrait donc finalement être moins visible qu’un nouveau menu ou une nouvelle application : un Windows 11 progressivement plus rapide, plus réactif et potentiellement moins gourmand en mémoire.

L’article Windows 11 26H2 améliore les performances : démarrage des applications plus rapide et mémoire mieux maîtrisée est apparu en premier sur malekal.com.

Windows 11 24H2 Home et Pro arrive en fin de support le 13 octobre 2026 : il est temps de passer à 26H2

Par : malekalmorte
5 octobre 2026 à 08:32

Microsoft rappelle que Windows 11 24H2 arrive en fin de support pour les éditions Home et Pro le 13 octobre 2026. Après cette date, les PC concernés ne recevront plus les mises à jour mensuelles de sécurité, les correctifs de bugs ni les mises à jour Preview.

La situation a toutefois évolué depuis les premiers avertissements de Microsoft : Windows 11 26H2 est désormais disponible, depuis la fin septembre 2026. Les utilisateurs de Windows 11 24H2 peuvent donc envisager de passer directement à la nouvelle version annuelle au lieu de s’arrêter à Windows 11 25H2.

Les éditions Enterprise et Education de Windows 11 24H2 ne sont pas concernées immédiatement : elles continuent d’être supportées jusqu’en octobre 2027.

Windows 11 24H2 Home et Pro ne sera plus supporté après le 13 octobre

Windows 11 24H2 est sorti à l’automne 2024.

Comme les autres versions grand public de Windows 11, les éditions Home et Pro disposent d’un cycle de maintenance limité.

Microsoft fixe désormais la fin des mises à jour de Windows 11 24H2 Home et Pro au : 13 octobre 2026

Après cette date, les éditions concernées ne recevront plus :

  • les mises à jour de sécurité mensuelles ;
  • les correctifs de bugs et problèmes connus ;
  • les mises à jour de fuseaux horaires ;
  • les mises à jour Preview ;
  • le support technique associé à cette version.

Cela ne signifie pas que Windows cessera de fonctionner le lendemain.

Le PC continuera à démarrer et les applications continueront normalement à fonctionner, mais le système ne recevra plus les nouveaux correctifs de sécurité destinés à Windows 11 24H2 Home et Pro.

👉A consulter :

La Preview KB5124010 était déjà la dernière pour Windows 11 24H2

Microsoft avait déjà préparé cette transition avec la mise à jour facultative KB5124010 de septembre 2026.

L’éditeur précise que cette Preview est la dernière mise à jour non liée à la sécurité publiée pour Windows 11 24H2.

Les éditions Home et Pro continueront encore à recevoir les mises à jour de sécurité jusqu’à leur fin de support, mais la phase de maintenance normale est donc pratiquement terminée.

Le Patch Tuesday du 13 octobre devrait ainsi constituer la dernière mise à jour de sécurité régulière de Windows 11 24H2 Home et Pro.

Enterprise et Education restent supportés jusqu’en 2027

La fin de support ne concerne pas toutes les éditions de Windows 11 24H2.

Microsoft applique un cycle plus long aux éditions professionnelles.

Ainsi : Windows 11 24H2 Enterprise et Education restent supportés jusqu’au 12 octobre 2027.

Les entreprises disposant de ces éditions n’ont donc pas l’obligation de migrer immédiatement.
Windows 11 Enterprise LTSC 2024 suit encore un autre cycle de support et n’est pas concerné par la date d’octobre 2026.

Microsoft avait initialement recommandé Windows 11 25H2

Lorsque Microsoft a commencé à avertir les utilisateurs de la fin de support de Windows 11 24H2, Windows 11 25H2 était encore la dernière version générale disponible.

L’entreprise recommandait donc logiquement de passer à Windows 11 25H2.

Sur les PC Home et Pro non gérés par un service informatique, Microsoft peut d’ailleurs lancer automatiquement la mise à niveau vers une version encore supportée lorsque la version actuelle approche de sa fin de maintenance.

L’utilisateur conserve normalement la possibilité de choisir le moment du redémarrage ou de reporter temporairement l’installation.

Mais, depuis, une nouvelle version a fait son apparition.

Windows 11 26H2 est maintenant disponible

Depuis le 29 septembre 2026, Microsoft propose officiellement Windows 11 26H2, la mise à jour annuelle de Windows 11 pour 2026.

Windows 11 26H2 devient donc une autre possibilité pour les utilisateurs qui quittent 24H2.

👉Le guide complet :

Contrairement à une migration majeure comme celles que l’on connaissait avec certaines anciennes versions de Windows, Windows 11 24H2, 25H2 et 26H2 reposent sur une base technique largement commune.

Microsoft peut ainsi activer la nouvelle version à l’aide d’un package d’activation (enablement package) sur les machines compatibles et déjà correctement mises à jour.

Le passage peut donc être beaucoup plus rapide qu’une réinstallation complète du système.

Windows 11 26h2 - mise à jour annuelle

Windows 11 26H2 utilise la build 26300

Windows 11 26H2 utilise la branche de build : 26300

Microsoft a d’ailleurs commencé à inclure Windows 11 26H2 dans les mêmes mises à jour cumulatives que 24H2 et 25H2.

La Preview KB5124010 de septembre, par exemple, existe désormais pour :

  • Windows 11 24H2 : build 26100.9550 ;
  • Windows 11 25H2 : build 26200.9550 ;
  • Windows 11 26H2 : build 26300.9550.

Cela illustre bien le rapprochement technique entre ces versions.

Pourquoi passer directement de 24H2 à 26H2 ?

Pour un utilisateur encore sous Windows 11 24H2, deux chemins sont désormais possibles :

  • 24H2 → 25H2
  • 24H2 → 26H2

Passer à 25H2 reste parfaitement valable. Cette version est supportée jusqu’en octobre 2027 pour les éditions Home et Pro.

Mais si le PC est compatible et que Windows Update propose déjà 26H2, il peut être plus logique de passer directement à cette version afin de bénéficier d’un cycle de support plus long.

Windows 11 26H2 Home et Pro est prévu pour rester supporté jusqu’en octobre 2028.
Cela évite donc d’effectuer une nouvelle mise à niveau l’année suivante.

Windows 11 26H2 n’apporte pas forcément une révolution visuelle

Il ne faut cependant pas s’attendre à une rupture complète avec Windows 11 25H2.

Microsoft déploie désormais une grande partie des nouvelles fonctions de Windows progressivement via les mises à jour cumulatives et le mécanisme Controlled Feature Rollout (CFR).

De nombreuses nouveautés peuvent donc apparaître sur 24H2 ou 25H2 avant même que 26H2 soit installée.

Windows 11 26H2 sert surtout de nouveau jalon annuel de maintenance et de support.

Pour découvrir les changements et nouveautés déjà identifiés :

👉A consulter :

Comment vérifier sa version de Windows 11

Pour savoir si votre PC utilise encore Windows 11 24H2 :

  • appuyez sur Windows + R ;
  • saisissez winver ;
  • validez avec Entrée.

La fenêtre indique alors la version installée.

Vous pouvez également ouvrir : Paramètres > Système > Informations système

puis consulter la section consacrée aux spécifications de Windows.

Si la version indiquée est encore 24H2, il est temps de préparer la mise à niveau.

👉Toutes les méthodes dans ce guide :

Comment mettre à niveau vers Windows 11 26H2

La méthode recommandée reste Windows Update.

  • Ouvrez : Paramètres > Windows Update
  • puis cliquez sur :
  • Rechercher des mises à jour
  • Si Windows 11 26H2 est disponible pour votre appareil, Windows doit proposer : Windows 11, version 26H2
  • avec un bouton permettant de lancer le téléchargement et l’installation.
Télécharger Windows 11 version 26h2 dans Windows Update

Microsoft peut cependant utiliser un déploiement progressif. Il est donc possible que 26H2 ne soit pas proposée immédiatement sur tous les PC.

La disponibilité peut notamment dépendre :

  • du matériel ;
  • des pilotes installés ;
  • des éventuels blocages de compatibilité ;
  • du stade de déploiement décidé par Microsoft.

Pour les autres méthodes d’installation :

👉 Suivez ce guide pas pas :

Et si Windows Update ne propose que Windows 11 25H2 ?

Ce n’est pas nécessairement anormal.

Microsoft peut proposer différentes versions selon la configuration du PC ou le stade du déploiement.
Windows 11 25H2 reste une version parfaitement supportée et constitue une destination sûre pour sortir de Windows 11 24H2.

Son support pour les éditions Home et Pro se poursuit jusqu’en octobre 2027.

Vous pourrez ensuite passer à Windows 11 26H2 lorsque Microsoft la proposera à votre machine.
Il n’est donc pas nécessaire de forcer immédiatement 26H2 si Windows Update ne l’affiche pas encore.

Ne forcez pas 26H2 lorsqu’un blocage de compatibilité est présent

Comme pour les précédentes versions de Windows 11, Microsoft peut placer un Safeguard Hold sur certains appareils.

Ce mécanisme bloque temporairement la mise à niveau lorsqu’un pilote, un firmware ou un logiciel est connu pour provoquer des problèmes avec la nouvelle version.

Dans ce cas, il vaut mieux attendre.

Contourner volontairement un blocage pour installer 26H2 peut exposer le PC à des dysfonctionnements que Microsoft cherche précisément à éviter.

La fin prochaine du support de 24H2 n’impose pas de forcer immédiatement une migration risquée : Windows 11 25H2 constitue également une solution intermédiaire supportée.

Pourquoi rester sous 24H2 devient risqué

Le principal problème d’une version Windows arrivée en fin de support n’est pas l’absence de nouveautés.

C’est l’absence de correctifs de sécurité.
Chaque mois, Microsoft corrige de nouvelles vulnérabilités dans Windows.
Certaines sont déjà exploitées au moment où elles sont corrigées.

Après le 13 octobre, une machine Windows 11 24H2 Home ou Pro qui ne passe pas vers une version prise en charge pourra donc conserver des vulnérabilités connues sans recevoir les correctifs correspondants.

Pour un PC connecté à Internet, ce n’est pas une situation souhaitable à moyen ou long terme.

La fin de 24H2 intervient après un mois de septembre compliqué

La transition intervient aussi dans un contexte assez particulier.

Les mises à jour Windows 11 de septembre 2026 ont provoqué plusieurs régressions importantes sur Windows 11 24H2 et 25H2.

La mise à jour KB5124008 a notamment été associée à des problèmes avec :

  • Remote Desktop Services ;
  • certains environnements Linux et Plan9 ;
  • certains périphériques USB Audio ;
  • Historique des fichiers ;
  • certaines relations de confiance Active Directory.

Microsoft a ensuite publié la mise à jour d’urgence KB5129195, puis la Preview KB5124010, afin de corriger progressivement ces problèmes.

La fin du support de Windows 11 24H2 n’est évidemment pas liée à ces bugs : la date fait partie du cycle de maintenance prévu depuis longtemps.

Mais elle arrive au moment où de nombreux utilisateurs sont justement particulièrement attentifs à la fiabilité des mises à jour Windows.

Faut-il choisir Windows 11 25H2 ou 26H2 ?

Pour un PC compatible avec les deux versions, 26H2 est désormais le choix le plus logique à long terme.

Elle offre :

  • le cycle de support le plus long ;
  • les derniers changements de Windows 11 ;
  • la même base technique générale que 24H2 et 25H2 ;
  • l’accès aux prochaines évolutions destinées à Windows 11.

Windows 11 25H2 reste néanmoins une excellente solution lorsqu’elle est proposée par Windows Update et que 26H2 ne l’est pas encore.

Le plus important est de ne pas rester durablement sous Windows 11 24H2 Home ou Pro après sa fin de support.

Conclusion

Le compte à rebours est lancé pour Windows 11 24H2 Home et Pro.

À partir du 13 octobre 2026, ces éditions ne recevront plus les mises à jour mensuelles de sécurité, les correctifs de bugs ni les mises à jour Preview.

Les éditions Enterprise et Education bénéficient d’une année supplémentaire et restent supportées jusqu’en octobre 2027.

Pour les particuliers, deux solutions principales existent désormais : passer à Windows 11 25H2, toujours supporté jusqu’en 2027, ou migrer directement vers Windows 11 26H2, disponible depuis fin septembre et supporté jusqu’en 2028.

Avec l’arrivée de 26H2, il devient donc difficile de justifier le maintien volontaire d’un PC compatible sous Windows 11 24H2 au-delà de sa date de fin de maintenance.

L’article Windows 11 24H2 Home et Pro arrive en fin de support le 13 octobre 2026 : il est temps de passer à 26H2 est apparu en premier sur malekal.com.

Windows 11 26H2 : les problèmes connus au lancement et faut-il attendre avant de l’installer ?

Par : malekalmorte
2 octobre 2026 à 08:53

Windows 11 26H2 est officiellement disponible depuis le 29 septembre 2026. Cette nouvelle version annuelle de Windows 11 repose sur la même base technique que Windows 11 24H2 et 25H2 et s’installe rapidement grâce à un package d’activation sur les PC éligibles.

Mais qui dit nouvelle version de Windows dit aussi une question récurrente : faut-il l’installer immédiatement ou attendre que les premiers bugs soient corrigés ?

Microsoft recense actuellement trois problèmes connus pour Windows 11 26H2 : certains périphériques audio USB peuvent ne plus fonctionner, des PC d’entreprise peuvent perdre leur relation de confiance avec un domaine Active Directory et certains environnements Azure Virtual Desktop peuvent afficher un écran noir après l’ouverture de session.

La particularité de Windows 11 26H2 est toutefois importante : ces problèmes ne sont pas vraiment nouveaux. Ils existaient déjà sous Windows 11 24H2 et 25H2, car les trois versions partagent désormais la même base de code et le même modèle de maintenance.

Windows 11 26H2 est disponible, mais son déploiement reste progressif

Microsoft a annoncé la disponibilité générale de Windows 11 26H2 le 29 septembre 2026.

La mise à jour commence par être proposée aux PC Windows 11 24H2 et 25H2 éligibles dont l’option « Recevez les dernières mises à jour dès qu’elles sont disponibles » est activée.

Le déploiement reste progressif et doit s’étendre au cours des prochains mois. Si Microsoft détecte une incompatibilité importante avec une configuration matérielle ou logicielle, la mise à jour peut donc être temporairement retenue.

Sur un PC compatible déjà sous 24H2 ou 25H2, la migration ne correspond pas à une réinstallation complète du système.

Windows 11 24H2, 25H2 et 26H2 partagent la même plateforme de maintenance. Le package d’activation débloque essentiellement les fonctions déjà présentes dans les mises à jour cumulatives précédentes et modifie la version du système.

Un seul redémarrage suffit normalement pour finaliser l’installation.

Trois problèmes sont officiellement connus au lancement

Au moment de la sortie de Windows 11 26H2, Microsoft recense trois problèmes ouverts.

Ils concernent :

  • certains périphériques USB Audio Class 1.0 ;
  • certaines machines d’entreprise protégées par Credential Guard et jointes à un domaine Active Directory ;
  • certains environnements Azure Virtual Desktop avec FSLogix.

Microsoft classe actuellement les trois incidents avec le statut Atténué, ce qui signifie que des contournements ou mesures temporaires existent, mais que le problème n’est pas encore considéré comme complètement résolu.

Certains périphériques USB Audio peuvent ne plus produire de son

Le premier problème concerne USB Audio Class 1.0.

Après l’installation de Windows 11 26H2, certains périphériques audio USB peuvent ne plus démarrer correctement ou ne produire aucun son.

Les symptômes documentés par Microsoft incluent :

  • Code 10 dans le Gestionnaire de périphériques ;
  • aucune sortie audio ;
  • volume bloqué à zéro ;
  • commandes de volume qui ne répondent plus ;
  • paramètres audio qui deviennent indisponibles ou ne répondent plus.

Le problème est limité aux périphériques utilisant USB Audio Class 1.0.

Tous les casques, DAC, cartes son USB ou interfaces audio ne sont donc pas concernés.

Le bug audio existait déjà avant Windows 11 26H2

Ce point est important : Windows 11 26H2 n’a pas introduit ce bug audio.

Le problème est apparu avec les mises à jour de septembre 2026 sur Windows 11 24H2 et 25H2.

Comme les trois versions utilisent maintenant la même base technique, Windows 11 26H2 hérite tout simplement du même problème.

Microsoft avait déjà corrigé une partie des problèmes audio avec sa mise à jour d’urgence de septembre, notamment certains dysfonctionnements en audio multicanal.

Mais le cas où le périphérique refuse complètement de démarrer ou affiche un Code 10 reste en cours d’investigation.

Microsoft indique préparer un correctif pour une future mise à jour Windows.

Les PC joints à un domaine peuvent perdre leur relation de confiance

Le deuxième problème concerne principalement les entreprises.

Certains ordinateurs protégés par Credential Guard peuvent perdre leur canal sécurisé avec un domaine Active Directory local.

L’utilisateur peut alors recevoir un message indiquant que :

La relation d’approbation entre cette station de travail et le domaine principal a échoué

Même avec des identifiants de domaine valides, l’ouverture de session interactive peut alors échouer.

Les identifiants déjà mis en cache localement peuvent toutefois continuer à permettre une ouverture de session hors connexion.

Les contrôleurs de domaine eux-mêmes et la réplication Active Directory ne sont pas affectés.

Machine Identity Isolation est en cause

Ce problème est lié à Machine Identity Isolation.

Windows 11 26H2 commence à prendre en compte les paramètres qui activent cette protection lorsqu’ils ont déjà été configurés par stratégie.

Le problème est que cette fonctionnalité n’est prise en charge que dans les environnements dont les contrôleurs de domaine utilisent un niveau fonctionnel de domaine Windows Server 2025 ou supérieur.

Si Machine Identity Isolation avait été préconfiguré dans une infrastructure utilisant des contrôleurs de domaine plus anciens, la relation de confiance peut être rompue.

Microsoft recommande dans ce cas de désactiver la fonctionnalité jusqu’à ce que l’environnement remplisse les conditions requises.

Pour un PC personnel non joint à un domaine Active Directory, ce problème n’a aucune incidence.

Écran noir après connexion sur certains bureaux virtuels

Troisième problème : certains utilisateurs peuvent rencontrer un écran noir après l’ouverture de session.

Mais là encore, il ne s’agit pas d’un bug touchant normalement les PC grand public.

Microsoft observe principalement le problème sur des hôtes Azure Virtual Desktop (AVD) utilisant FSLogix.

et certains profils utilisateur existants.

Les symptômes peuvent comprendre :

  • écran noir après l’ouverture de session ;
  • Bureau qui ne se charge pas automatiquement ;
  • impossibilité d’accéder à la session tant que le Bureau n’est pas lancé manuellement ;
  • plantages de Windows Explorer visibles dans l’Observateur d’événements.

Lancer Explorer.exe permet de contourner temporairement le problème

Microsoft fournit un contournement simple.

Si le Bureau ne se charge pas :

  • ouvrez le Gestionnaire des tâches avec Ctrl + Maj + Échap ;
  • choisissez Exécuter une nouvelle tâche ;
  • saisissez explorer.exe ;
  • validez.

Cela permet normalement de charger manuellement le Bureau.
Cette solution reste évidemment temporaire.
Microsoft continue d’enquêter sur la cause du problème.

Pourquoi Windows 11 26H2 hérite-t-il des bugs de 25H2 ?

C’est probablement le point le plus important à comprendre avec Windows 11 26H2.

Windows 11 24H2, 25H2 et 26H2 ne sont plus trois systèmes radicalement différents.

Ils reposent sur la même branche de maintenance et le même code source principal.

Lorsqu’une mise à jour cumulative corrige un bug sur cette branche, le correctif peut donc concerner les trois versions.

Inversement, lorsqu’un bug apparaît dans un composant commun, il peut également affecter les trois versions.
C’est précisément ce qui se passe avec les problèmes audio et Active Directory de septembre.

26H2 n’est donc pas une nouvelle version « plus buggée »

Voir trois bugs répertoriés dès le lancement peut donner l’impression que Windows 11 26H2 est déjà problématique.

Ce serait cependant trompeur.

Ces bugs existaient déjà sur les versions précédentes et ne résultent pas directement du passage à 26H2.

Microsoft explique que lorsqu’un appareil passe d’une version Windows à une autre utilisant la même branche de maintenance, l’opération se rapproche beaucoup plus d’une mise à jour cumulative classique que d’une ancienne mise à niveau complète du système. Windows Latest

Cela réduit notamment les risques de nouvelles incompatibilités applicatives ou matérielles liées uniquement au changement de version.

Pas de nouveau problème spécifique à 26H2 pour le moment

Microsoft possède également une page consacrée aux problèmes résolus de Windows 11 26H2.

Au 30 septembre, elle n’en recensait encore aucun.

C’est logique : la version venait tout juste d’atteindre la disponibilité générale.

Surtout, Microsoft ne documente pour l’instant aucun incident identifié comme étant exclusivement provoqué par l’activation de Windows 11 26H2.

Les trois problèmes connus sont des problèmes communs à la branche de maintenance.

Faut-il éviter Windows 11 26H2 ?

Pas nécessairement.

Si votre PC fonctionne correctement sous Windows 11 24H2 ou 25H2 et que Microsoft vous propose officiellement 26H2 dans Windows Update, il n’y a actuellement pas d’indication générale imposant d’éviter la mise à niveau.

Le passage s’effectue via un package d’activation relativement léger et ne remplace pas complètement Windows.

Il comporte donc moins de risques qu’une ancienne migration majeure telle que Windows 10 21H2 vers Windows 11 22H2.

Attendre ne vous évitera pas les bugs déjà présents

Il existe également un point assez contre-intuitif.

Si vous restez sur Windows 11 25H2 pour éviter les trois bugs actuellement documentés sous 26H2, cela ne résout pas réellement le problème.

Les mêmes bugs peuvent déjà affecter 25H2 et 24H2.

Autrement dit : rester sur 25H2 ne protège pas du bug USB Audio, du problème Active Directory ou des difficultés AVD/FSLogix lorsqu’ils concernent votre configuration. Windows Latest

Attendre peut néanmoins rester raisonnable pour laisser davantage de temps aux premiers retours utilisateurs et aux correctifs à venir.

Quand vaut-il mieux attendre ?

Certaines configurations méritent davantage de prudence.

C’est notamment le cas si vous utilisez :

  • un périphérique USB Audio Class 1.0 actuellement fonctionnel ;
  • un environnement d’entreprise utilisant Credential Guard et Active Directory ;
  • Azure Virtual Desktop avec FSLogix.

Dans ces cas précis, mieux vaut vérifier que votre configuration n’entre pas dans les scénarios concernés avant de généraliser la migration.

Pour une entreprise, un déploiement par groupes de test reste évidemment préférable.

Windows Update peut aussi retenir automatiquement 26H2

Microsoft déploie Windows 11 26H2 progressivement.

Cela permet notamment à l’entreprise d’utiliser des mécanismes de protection si une incompatibilité importante apparaît.

Si Windows Update ne propose pas encore Windows 11 26H2 alors que votre PC semble compatible, il n’est donc pas forcément utile de forcer immédiatement l’installation.

Microsoft peut simplement ne pas avoir encore ouvert le déploiement à votre appareil.

26H2 active aussi des fonctions déjà présentes

Windows 11 26H2 n’est pas totalement dépourvu de changements visibles.

Le package d’activation peut notamment finaliser l’activation de fonctions précédemment diffusées progressivement sur 24H2 et 25H2.

WindowsLatest cite par exemple certaines évolutions du menu Démarrer et de la barre des tâches qui peuvent apparaître lors du passage à 26H2 si elles n’avaient pas encore été activées par le Controlled Feature Rollout.

Cela explique pourquoi deux PC utilisant théoriquement la même version de Windows peuvent parfois ne pas disposer exactement des mêmes fonctions au même moment.

Le principe change par rapport aux anciennes Feature Updates

Historiquement, une nouvelle version annuelle de Windows pouvait introduire :

un nouveau noyau, de nouveaux composants système, des pilotes différents et de nombreux changements simultanés.

Le risque d’incompatibilité était donc relativement élevé.

Avec Windows 11 24H2, 25H2 et désormais 26H2, Microsoft utilise davantage le principe du package d’activation.

Une grande partie du code est déjà présente avant même le changement de version.

Le passage à 26H2 revient surtout à activer les fonctions prévues et à changer l’identification de la version.

Cette approche ne garantit évidemment pas l’absence de bugs, mais elle réduit les risques directement associés à la mise à niveau elle-même.

👉A consulter :

Windows 11 26H2 arrive après un mois de septembre compliqué

Le lancement intervient toutefois après une période particulièrement mouvementée pour Windows Update.

Les mises à jour de septembre ont notamment provoqué ou révélé des problèmes avec :

  • Remote Desktop Services ;
  • les partages Plan9 utilisés par certains environnements Linux virtualisés ;
  • USB Audio ;
  • Historique des fichiers ;
  • Active Directory ;
  • certains environnements AVD.

Microsoft a dû publier une mise à jour d’urgence KB5129195, puis la Preview KB5124010, pour corriger une partie de ces régressions.

C’est justement parce que Windows 11 26H2 partage la même base que 24H2 et 25H2 qu’il arrive avec une partie de cet héritage.

Les problèmes connus de Windows 11 26H2 en résumé

Au lancement, la situation peut donc être résumée ainsi :

ProblèmeUtilisateurs concernésStatut
USB Audio Class 1.0 : Code 10, absence de sonCertains périphériques audio USBAtténué, correctif complet à venir
Relation de confiance Active Directory perdueCertaines entreprises utilisant Credential Guard / Machine Identity IsolationAtténué
Écran noir ou Bureau qui ne se charge pasPrincipalement Azure Virtual Desktop + FSLogixAtténué

Ces trois problèmes sont officiellement suivis par Microsoft au 29 septembre 2026.

Conclusion

Windows 11 26H2 arrive donc avec trois problèmes connus officiellement documentés, mais la situation est moins inquiétante qu’elle pourrait le laisser penser.

Les bugs liés à USB Audio, Active Directory et Azure Virtual Desktop ne sont pas réellement apparus avec 26H2 : ils proviennent essentiellement de la branche commune utilisée par Windows 11 24H2, 25H2 et 26H2.

Le passage de 24H2 ou 25H2 vers 26H2 se fait par un package d’activation et présente donc beaucoup moins de changements techniques qu’une mise à niveau traditionnelle.

Pour un PC grand public qui fonctionne correctement et auquel Microsoft propose officiellement la mise à jour, il n’existe actuellement aucune raison générale de considérer Windows 11 26H2 comme une version à éviter.

En revanche, les utilisateurs de périphériques USB Audio Class 1.0 et surtout les entreprises utilisant Active Directory, Credential Guard ou Azure Virtual Desktop ont intérêt à vérifier les problèmes connus avant de déployer la nouvelle version à grande échelle.

Comme toujours, la liste peut encore évoluer dans les semaines suivant le lancement.

L’article Windows 11 26H2 : les problèmes connus au lancement et faut-il attendre avant de l’installer ? est apparu en premier sur malekal.com.

Microsoft Defender : un nouveau zero-day peut bloquer les mises à jour de l’antivirus Windows

Par : malekalmorte
24 septembre 2026 à 16:50

Un chercheur en sécurité vient de publier un nouveau proof-of-concept ciblant Microsoft Defender Antivirus. Baptisée BigDiskBuster, cette vulnérabilité permettrait à un utilisateur standard de bloquer les mises à jour de la plateforme et des signatures antivirus de Defender sur les versions prises en charge de Windows.

Le problème est particulièrement gênant car Microsoft Defender peut continuer à fonctionner normalement en apparence, tout en restant figé sur une ancienne version de ses composants et de ses renseignements de sécurité. Autrement dit, l’antivirus reste actif, mais il ne reçoit plus les nouvelles définitions nécessaires pour détecter les menaces récentes.

Cette nouvelle faille s’inscrit dans une longue série de vulnérabilités Windows et Defender publiées depuis avril 2026 par le chercheur Abdelhamid Naceri, également connu sous le pseudonyme Nightmare Eclipse.

BigDiskBuster bloque les mises à jour de Microsoft Defender

Selon son auteur, BigDiskBuster permet d’empêcher Microsoft Defender d’effectuer ses mises à jour tant que le proof-of-concept reste actif en arrière-plan. Cela concerne deux éléments essentiels de la protection :

  • les mises à jour de la plateforme antivirus ;
  • les mises à jour des signatures et renseignements de sécurité.

Dans ce scénario, Defender ne disparaît pas et la protection en temps réel peut toujours sembler active. Le problème est ailleurs : l’antivirus reste bloqué sur les versions qu’il possédait au moment où l’exploit a été lancé.

Pourquoi bloquer les signatures antivirus est dangereux

Microsoft Defender s’appuie sur plusieurs mécanismes de détection, notamment l’analyse comportementale, le cloud et les signatures locales. Ces signatures sont mises à jour très fréquemment afin d’identifier de nouvelles familles de logiciels malveillants et leurs variantes. Un poste dont les mises à jour Defender sont bloquées peut donc progressivement devenir moins bien protégé.

Ce type de vulnérabilité est particulièrement intéressant pour un attaquant ayant déjà obtenu un accès initial au PC. Au lieu de désactiver brutalement Microsoft Defender, ce qui peut déclencher des alertes ou nécessiter des privilèges élevés, l’attaquant peut tenter de maintenir l’antivirus dans un état fonctionnel mais obsolète. Une telle approche peut rendre son action plus discrète.

Un utilisateur standard pourrait suffire

L’un des aspects importants de BigDiskBuster est qu’il semble reprendre une idée déjà utilisée par une précédente vulnérabilité baptisée UnDefend. Publiée en avril 2026, cette dernière permettait à un utilisateur standard de bloquer les mises à jour des définitions de Microsoft Defender, sans avoir besoin d’être administrateur ou SYSTEM.

BleepingComputer rapporte que BigDiskBuster est conceptuellement similaire. Le chercheur indique également que son proof-of-concept fonctionne sur toutes les versions actuellement prises en charge de Windows, même s’il précise lui-même que son code reste encore imparfait et nécessiterait quelques réécritures.

L’exploit doit rester actif en arrière-plan

BigDiskBuster ne semble pas modifier définitivement Microsoft Defender. Selon le chercheur, le programme doit continuer à s’exécuter en arrière-plan pour maintenir le blocage des mises à jour. Arrêter le processus malveillant pourrait donc théoriquement permettre à Defender de reprendre ses mises à jour.

Ce comportement distingue la vulnérabilité d’une désactivation permanente du service antivirus ou d’une modification persistante d’une stratégie Windows. Cela reste néanmoins sérieux dans un scénario d’intrusion où l’attaquant dispose déjà d’une présence persistante sur le système.

Microsoft n’a pas encore publié de correctif

Au moment de la publication de l’information par BleepingComputer, Microsoft n’avait pas encore annoncé de correctif officiel pour BigDiskBuster. Le média indique avoir contacté Microsoft, sans avoir obtenu de réponse au moment de la rédaction de son article.

Il n’existe donc pas encore de numéro CVE officiel ni de mise à jour de sécurité spécifiquement associée à BigDiskBuster. Il faut également rester prudent avec le terme zero-day : le proof-of-concept est public et aucun correctif officiel n’est actuellement connu, mais Microsoft doit encore confirmer formellement la vulnérabilité, son mécanisme et son périmètre exact.

Une longue série de vulnérabilités Microsoft Defender depuis avril 2026

Ce n’est pas la première fois que Nightmare Eclipse démontre qu’un utilisateur faiblement privilégié peut perturber ou détourner le fonctionnement de Microsoft Defender. BigDiskBuster arrive après plusieurs vulnérabilités et techniques publiées depuis avril 2026.

Le précédent UnDefend est particulièrement intéressant : il permettait déjà à un utilisateur standard d’empêcher Microsoft Defender de télécharger ses nouvelles définitions. Le problème n’était d’ailleurs pas purement théorique puisque, quelques jours après sa publication, les chercheurs de Huntress Labs avaient observé son utilisation dans des attaques réelles, en même temps que BlueHammer et RedSun.

👉A consulter :

BlueHammer, RedSun et UnDefend : les premières failles

L’une des premières vulnérabilités de cette série était BlueHammer. Elle permettait à un utilisateur disposant de faibles privilèges d’obtenir les droits SYSTEM en exploitant un problème de contrôle d’accès insuffisamment granulaire dans Microsoft Defender.

Microsoft a corrigé BlueHammer, suivi sous la référence CVE-2026-33825, dans le Patch Tuesday d’avril 2026. La CISA a ensuite ajouté la vulnérabilité à son catalogue des failles activement exploitées et imposé sa correction aux agences fédérales américaines. La faille a ensuite été observée jusque dans des attaques impliquant des groupes de ransomware.

Au même moment, Nightmare Eclipse avait également publié RedSun, une autre vulnérabilité d’élévation de privilèges touchant Defender, ainsi que UnDefend, qui bloque les mises à jour de l’antivirus. Les trois techniques ont ensuite été observées sur des systèmes compromis selon Huntress.

RoguePlanet : une nouvelle élévation vers SYSTEM

En juin, le chercheur a publié RoguePlanet, une nouvelle vulnérabilité de Microsoft Defender. Cette fois, une condition de concurrence permettait à un attaquant d’exploiter les opérations effectuées par Defender afin d’obtenir un terminal avec les privilèges SYSTEM.

Le proof-of-concept utilisait notamment des manipulations du système de fichiers et des disques virtuels pour tenter de détourner les opérations de quarantaine de Defender. Microsoft a corrigé RoguePlanet en juillet 2026.

ShieldBreak et ShieldCrash : les contournements continuent

En août 2026, Nightmare Eclipse a publié ShieldBreak. Le chercheur la présentait comme un contournement du correctif appliqué à RoguePlanet, même si des experts ont souligné que les deux méthodes d’exploitation fonctionnaient techniquement de manière différente.

ShieldBreak permettait de nouveau à un attaquant local disposant de privilèges limités d’obtenir SYSTEM sur Windows 10, Windows 11 et Windows Server. Microsoft a reconnu la vulnérabilité sous la référence CVE-2026-69414 et a commencé à travailler sur un correctif.

Début septembre, Microsoft a corrigé ShieldBreak. Mais quelques jours plus tard, Nightmare Eclipse publiait déjà ShieldCrash, présenté comme un nouveau moyen de déclencher le même type de problème dans certaines conditions.

ShieldCrash permettrait lui aussi d’obtenir un accès SYSTEM sur un système entièrement mis à jour, même si le chercheur indiquait que le résultat obtenu ne donnait pas nécessairement un accès en écriture complet sur la machine. BigDiskBuster constitue donc une nouvelle étape dans cette succession de failles et de contournements.

Près d’une douzaine de failles publiées en quelques mois

BleepingComputer recense presque une douzaine de vulnérabilités ou techniques publiées par Nightmare Eclipse depuis avril 2026 :

  • BlueHammer ;
  • RedSun ;
  • UnDefend ;
  • YellowKey ;
  • GreenPlasma ;
  • MiniPlasma ;
  • RoguePlanet ;
  • LegacyHive ;
  • ShieldBreak ;
  • ShieldCrash ;
  • BigDiskBuster.

Toutes ne ciblent pas exactement Microsoft Defender : certaines concernent aussi BitLocker ou d’autres composants de Windows. Microsoft a déjà corrigé plusieurs d’entre elles, notamment YellowKey, GreenPlasma, MiniPlasma, RoguePlanet et ShieldBreak, tandis que d’autres restaient sans correctif au moment de la publication de BigDiskBuster.

Liste des zero-days visant Windows Defender publiés entre avril 2026 et septembre 2026

Une divulgation sur fond de conflit avec Microsoft

Cette succession inhabituelle de publications ne relève pas d’un programme classique de divulgation coordonnée. Selon BleepingComputer, Abdelhamid Naceri affirme être un ancien employé de Microsoft et dit avoir été licencié injustement en mars 2025.

Depuis avril 2026, il publie publiquement des exploits dans le cadre d’un conflit avec Microsoft portant notamment sur son départ de l’entreprise et la manière dont Microsoft gère certaines vulnérabilités. Microsoft avait de son côté publié des avertissements concernant les personnes menant des activités malveillantes causant un préjudice réel à ses clients.

Ces déclarations avaient été interprétées par une partie de la communauté de la sécurité comme une possible mise en garde à destination directe du chercheur.

Il ne suffit pas de vérifier que Defender est « activé »

BigDiskBuster met en évidence un point important : voir Microsoft Defender affiché comme actif dans Sécurité Windows ne garantit pas nécessairement que toutes ses protections sont à jour. Il faut également vérifier la fraîcheur des renseignements de sécurité.

Dans Windows 11, rendez-vous dans :

Sécurité Windows > Protection contre les virus et menaces > Mises à jour de la protection

Vous pouvez vérifier la date et la version des dernières informations de sécurité installées. PowerShell permet également de consulter ces informations avec :

Get-MpComputerStatus

Parmi les champs utiles figurent notamment :

AntivirusSignatureVersion
AntivirusSignatureLastUpdated
AMProductVersion
AMEngineVersion

Sur une machine qui reste connectée à Internet pendant plusieurs jours, une date de signatures anormalement ancienne mérite donc d’être examinée.

Comment forcer une mise à jour de Microsoft Defender

Pour vérifier le comportement de Defender, vous pouvez demander manuellement une mise à jour depuis Sécurité Windows. PowerShell permet également de lancer :

Update-MpSignature

ou l’utilitaire Microsoft Defender :

"%ProgramFiles%\Windows Defender\MpCmdRun.exe" -SignatureUpdate

Si ces commandes échouent systématiquement, il peut être utile de vérifier les journaux Defender, la connectivité réseau, les stratégies d’entreprise et les éventuels logiciels de sécurité tiers. Toutefois, un échec de mise à jour ne signifie pas automatiquement que BigDiskBuster est présent : de nombreux problèmes plus classiques peuvent empêcher Defender de récupérer ses signatures.

👉Plus de détails :

Le principal risque concerne surtout les machines déjà compromises

BigDiskBuster ne constitue pas, d’après les informations actuellement disponibles, une vulnérabilité permettant à un attaquant distant de pénétrer directement dans un PC Windows. L’attaquant doit déjà être en mesure d’exécuter du code sur la machine.

La vulnérabilité devient alors une technique post-exploitation permettant d’affaiblir progressivement la protection antivirus. Un scénario typique serait celui d’un attaquant qui obtient un premier accès via un logiciel malveillant ou une autre faille, lance BigDiskBuster avec les droits de l’utilisateur courant, bloque les mises à jour Defender puis déploie ultérieurement d’autres charges malveillantes moins susceptibles d’être reconnues par des signatures devenues obsolètes.

Le fait que la technique puisse potentiellement fonctionner sans privilèges administrateur la rend néanmoins intéressante pour un attaquant.

La protection contre les falsifications ne doit pas être considérée comme une garantie absolue

Microsoft Defender intègre la Protection contre les falsifications (Tamper Protection) afin d’empêcher les logiciels malveillants de modifier certains paramètres sensibles de l’antivirus.

Mais BigDiskBuster illustre une limite importante : une technique n’a pas nécessairement besoin de désactiver directement Defender ou de modifier son interrupteur principal pour réduire son efficacité. Bloquer ses mises à jour constitue une autre voie.

Il faudra attendre l’analyse de Microsoft pour connaître précisément le mécanisme exploité et déterminer quelles protections permettent ou non de l’atténuer.

Pas de raison de désactiver Microsoft Defender

La découverte de cette vulnérabilité ne signifie évidemment pas qu’il faille désactiver Microsoft Defender. Ce serait même contre-productif.

Defender continue d’assurer différentes couches de protection, notamment :

  • la protection en temps réel ;
  • l’analyse comportementale ;
  • la protection cloud ;
  • les contrôles de réputation ;
  • les protections contre les modifications ;
  • la détection par signatures tant que celles-ci restent à jour.

BigDiskBuster vise un aspect précis de son fonctionnement : la capacité à recevoir de nouvelles mises à jour. La meilleure attitude reste donc de conserver Defender actif et de vérifier régulièrement que ses signatures continuent de se mettre à jour.

Microsoft Defender venait justement de corriger un autre problème

Cette nouvelle vulnérabilité apparaît quelques jours seulement après la correction d’un autre problème concernant Microsoft Defender. Microsoft avait corrigé le 17 septembre 2026, avec Defender 4.18.26080.4, un bug qui affichait à tort des messages indiquant que Microsoft Defender était désactivé alors que l’antivirus fonctionnait normalement.

Les deux événements n’ont cependant pas la même nature. Le problème précédent était un bug de notification, tandis que BigDiskBuster est présenté comme une vulnérabilité de sécurité permettant réellement de perturber le fonctionnement des mises à jour de l’antivirus.

Faut-il s’inquiéter ?

Pour un utilisateur classique dont le PC n’est pas compromis, il n’y a pas de raison de paniquer. BigDiskBuster ne permet pas, à lui seul, de prendre le contrôle d’un ordinateur à distance.

En revanche, pour les administrateurs et les équipes de sécurité, il s’agit d’un problème à surveiller sérieusement. Microsoft n’a pas encore publié de bulletin CVE ni de recommandation spécifique, et plusieurs éléments restent à clarifier : le mécanisme exact de la faille, les versions précisément affectées, l’efficacité de Tamper Protection, les possibilités de détection et la forme du futur correctif.

Les points importants sont surtout de vérifier que les signatures Defender continuent de se mettre à jour, de surveiller les échecs répétés de mises à jour et d’installer rapidement le correctif lorsque Microsoft en publiera un.

L’historique récent d’UnDefend est également à prendre en compte : cette précédente technique de blocage des mises à jour Defender avait fini par être observée dans des attaques réelles.

Conclusion

BigDiskBuster permettrait de bloquer les mises à jour de la plateforme et des signatures de Microsoft Defender tout en laissant l’antivirus apparaître comme actif. Le problème rappelle fortement UnDefend, divulgué en avril et ultérieurement observé dans des attaques réelles.

Cette nouvelle technique s’ajoute à une longue série de vulnérabilités publiées en 2026 autour de Defender et Windows. Microsoft n’a pour le moment annoncé aucun correctif spécifique pour BigDiskBuster.

En attendant, il est recommandé de conserver Defender actif, de surveiller la date de ses signatures et de vérifier tout comportement anormal empêchant durablement leur mise à jour.

L’article Microsoft Defender : un nouveau zero-day peut bloquer les mises à jour de l’antivirus Windows est apparu en premier sur malekal.com.

Bugs des mises à jour Windows 11 : le point sur les problèmes de septembre 2026

Par : malekalmorte
24 septembre 2026 à 11:03

Le mois de septembre 2026 aura été particulièrement mouvementé pour les mises à jour de Windows 11.

Tout a commencé avec KB5124008, la mise à jour de sécurité du Patch Tuesday du 8 septembre. Celle-ci corrigeait un nombre important de vulnérabilités, mais elle a aussi introduit plusieurs régressions : pannes de Bureau à distance, problèmes avec WSL et les machines virtuelles Linux, audio USB défaillant, Historique des fichiers cassé, problèmes de domaine, sans compter plusieurs signalements autour d’Explorer.exe et de cartes graphiques AMD.

Microsoft a ensuite publié KB5129195, une mise à jour d’urgence hors bande, puis KB5124010, la Preview de septembre, pour corriger une partie de ces problèmes.

Voici donc un point complet sur ce qui est désormais corrigé, ce qui reste cassé et ce qui reste encore à confirmer.

Tout est parti de KB5124008

La mise à jour KB5124008 a été publiée le 8 septembre 2026 pour Windows 11 24H2 et 25H2.

Elle faisait passer :

  • Windows 11 24H2 à la build 26100.9445
  • Windows 11 25H2 à la build 26200.9445.

Il s’agissait d’une mise à jour importante puisqu’elle contenait les correctifs du Patch Tuesday de septembre.

Mais dans les jours suivants, les signalements de dysfonctionnements se sont multipliés.

Microsoft a progressivement reconnu plusieurs problèmes, tandis que d’autres restent pour l’instant basés sur des retours d’utilisateurs.

Le Bureau à distance : corrigé

L’un des premiers bugs officiellement reconnus concernait Remote Desktop Services (RDS).

Après l’installation de KB5124008, certaines machines pouvaient rencontrer :

  • des échecs de connexions RDP ;
  • des blocages après quelques minutes ;
  • des problèmes d’ouverture de session ;
  • des serveurs bloqués sur la configuration du Bureau à distance ;
  • des composants comme MMC ou l’Explorateur de fichiers qui ne répondaient plus.

Le problème concernait principalement des environnements professionnels.

Microsoft a finalement publié la mise à jour d’urgence KB5129195 le 14 septembre.

Celle-ci corrige officiellement le problème.

Les utilisateurs qui avaient appliqué une stratégie de groupe temporaire pour contourner le bug doivent réactiver la stratégie normale puis installer la mise à jour hors bande.

Statut : corrigé avec KB5129195.

WSL, Linux et les partages Plan9 : corrigé

KB5124008 a également provoqué un problème avec certaines machines virtuelles Linux gérées par Host Compute Service (HCS).

Les environnements utilisant Plan9 pour partager des dossiers entre Windows et une machine virtuelle Linux pouvaient perdre l’accès aux dossiers de l’hôte.

Les machines virtuelles démarraient normalement, mais les dossiers partagés ne s’affichaient plus ou devenaient inaccessibles.

Cela pouvait affecter notamment :

WSL, certains environnements de sandbox et des applications reposant sur des machines virtuelles Linux gérées par Windows.
Microsoft cite notamment Claude Cowork parmi les applications concernées.
Là encore, KB5129195 corrige le problème.

Statut : corrigé avec KB5129195.

Audio USB multicanal : corrigé, mais pas complètement

Les problèmes audio sont un peu plus complexes car il existe en réalité plusieurs symptômes différents.

Après KB5124008, certains périphériques USB Audio Class 1.0 pouvaient ne plus fonctionner correctement.

Dans un premier cas, les appareils fonctionnaient encore en stéréo mais échouaient lors de l’utilisation de modes : 8 canaux ou audio 3D.

Ce problème a été corrigé avec KB5129195.

En revanche, un second problème subsiste.

Certains périphériques USB Audio Class 1.0 peuvent encore :

  • afficher un Code 10 dans le Gestionnaire de périphériques ;
  • ne produire aucun son ;
  • avoir un volume bloqué à zéro ;
  • rendre les paramètres audio inutilisables.

Microsoft confirme que ce problème n’est que partiellement corrigé.

Statut : correction partielle. Les modes multicanaux sont corrigés, mais certains appareils peuvent toujours ne produire aucun son.

👉Les détails ici :

Historique des fichiers : enfin corrigé avec KB5124010

C’est probablement l’un des problèmes les plus gênants, car il peut passer complètement inaperçu.

Après l’installation de KB5124008, Historique des fichiers pouvait arrêter de sauvegarder les données sans que l’utilisateur s’en rende immédiatement compte.

Dans les configurations touchées, Windows pouvait afficher : Reconnectez votre lecteur
alors que le disque de sauvegarde externe ou l’emplacement réseau était parfaitement accessible.
Le système pouvait également ne plus mettre à jour la date de la dernière sauvegarde.

Plus inquiétant encore, certains fichiers précédemment sauvegardés pouvaient afficher : Aucune version précédente disponible

Le problème a été observé dès le Patch Tuesday, mais Microsoft ne l’a officiellement documenté que le 22 septembre.

La mise à jour d’urgence KB5129195 ne corrigeait pas Historique des fichiers.

Il a fallu attendre la Preview KB5124010, publiée le 22 septembre, pour obtenir le correctif.
Microsoft mentionne désormais explicitement cette résolution dans les notes de la mise à jour.

Statut : corrigé avec KB5124010.

Mais KB5124010 est facultative

Il y a toutefois une nuance importante.

KB5124010 est une mise à jour Preview facultative.

Elle ne s’installe donc pas nécessairement automatiquement sur tous les PC.

Si vous utilisez Historique des fichiers et que vous êtes concerné par le problème, deux possibilités existent :

  • installer KB5124010 dès maintenant ;
  • ou attendre la prochaine mise à jour cumulative de sécurité, qui devrait intégrer ce correctif.

Pour une machine fonctionnant normalement, il peut être raisonnable d’attendre la prochaine mise à jour stable.

Les problèmes de connexion au domaine restent présents

Un autre problème officiellement reconnu concerne certains PC joints à un domaine Active Directory.

Après KB5124008 ou une mise à jour ultérieure, certaines machines protégées par Credential Guard peuvent perdre leur relation de confiance avec le domaine.

L’utilisateur peut alors recevoir un message indiquant que :

la relation d’approbation entre cette station de travail et le domaine principal a échoué.

Le problème est lié à Machine Identity Isolation.

Les mises à jour de septembre ont commencé à prendre en compte certaines configurations de cette fonctionnalité qui avaient déjà été appliquées auparavant.

Or Machine Identity Isolation est uniquement prise en charge dans les environnements utilisant des contrôleurs de domaine avec un niveau fonctionnel Windows Server 2025 ou supérieur.

Sur les infrastructures plus anciennes, cela peut casser la relation de confiance.

Microsoft recommande de désactiver Machine Identity Isolation lorsque l’environnement n’est pas compatible.

Statut : atténué, mais pas encore définitivement corrigé.

Microsoft prévoit un correctif pour Machine Identity Isolation

Microsoft indique travailler sur une solution.

L’entreprise prévoit notamment d’empêcher temporairement l’application de Machine Identity Isolation dans les environnements où elle peut provoquer ces problèmes.

En attendant, les administrateurs peuvent désactiver la fonctionnalité via :

  • Intune ;
  • une stratégie de groupe ;
  • le Registre.

Après désactivation, il peut être nécessaire de réparer le canal sécurisé avec PowerShell.

Ce problème concerne surtout les entreprises.

Un PC personnel qui n’est pas joint à un domaine Active Directory n’est pas affecté.

Explorer.exe qui plante : toujours à surveiller

WindowsLatest a également reçu plusieurs signalements concernant Explorer.exe.

Sur certaines machines, Explorer.exe peut ne pas démarrer correctement après ouverture de session.

Le résultat peut être un écran noir, sans Bureau ni barre des tâches fonctionnelle.

Les retours semblent principalement concerner des environnements professionnels utilisant des solutions comme :

Citrix UPM, FSLogix, VMware Horizon ou ProfileUnity ProfileDisks.

Dans certains cas, redémarrer Explorer.exe depuis le Gestionnaire des tâches permet de récupérer la session.

Microsoft n’a toutefois pas encore documenté ce problème comme un incident officiellement confirmé dans Windows Release Health.

Statut : signalements utilisateurs, pas encore confirmé officiellement.

Problèmes AMD Radeon : toujours pas de correctif officiel

Autre sujet sensible : plusieurs utilisateurs de cartes graphiques AMD Radeon ont signalé des problèmes après l’installation des mises à jour de septembre.

Les symptômes rapportés incluent :

  • des AMD Driver Timeout ;
  • des écrans noirs ;
  • des gels complets ;
  • des pertes d’affichage ;
  • parfois des plantages du pilote graphique.

Les modèles cités dans les différents témoignages incluent notamment :

Radeon RX 6600, RX 7700 XT, RX 7800 XT, RX 7900 GRE, RX 7900 XTX et RX 9070 XT.

WindowsLatest estime que la mise à jour Windows est un suspect sérieux, notamment parce que revenir à un pilote graphique plus ancien ne semble pas toujours résoudre le problème.

Mais contrairement aux problèmes RDS ou USB Audio, Microsoft n’a pas encore confirmé officiellement un bug généralisé avec les GPU AMD.

Il faut donc rester prudent.

Statut : signalements persistants, pas de correctif officiel annoncé.

Le bug du curseur de souris est corrigé

Tous les problèmes de septembre ne viennent pas directement de KB5124008.

La Mise à jour de prévisualisation d’août KB5120998 avait déjà introduit plusieurs régressions.

Sur les versions non anglophones de Windows, les paramètres de personnalisation de la souris pouvaient être réinitialisés.

Cela concernait notamment :

  • le curseur ;
  • sa taille ;
  • sa couleur ;
  • certaines animations.

Microsoft a corrigé le problème avec KB5124008.
Statut : corrigé avec KB5124008.

Le fond d’écran noir est également corrigé

Toujours avec KB5120998, certains utilisateurs voyaient leur fond d’écran disparaître pour être remplacé par un arrière-plan noir uni.

Les diaporamas et certaines configurations de personnalisation pouvaient également être affectés.

KB5124008 corrige officiellement ce problème.

Teams et Outlook sur ARM64 : corrigés

La mise à jour de sécurité d’août avait aussi provoqué des problèmes avec Microsoft Teams et Outlook sur certaines machines ARM64.

Les applications pouvaient ne pas se lancer correctement, notamment sur des PC récents.

Le problème a lui aussi été corrigé avec KB5124008.

Les jeux qui plantaient avec certains pilotes RGB : corrigé

En août, certains jeux pouvaient devenir instables ou cesser de répondre lorsqu’un pilote bas niveau lié à des périphériques RGB était présent.

Le problème concernait notamment des pilotes comme inpoutx64.sys.

Microsoft avait publié une solution permettant de désactiver ce pilote.

Le problème est désormais considéré comme résolu.

👉L’article d’actuaité :

Les fausses alertes Microsoft Defender : corrigées mais sans rapport direct

Au même moment, Windows a également connu un autre problème qui pouvait prêter à confusion.

Microsoft Defender affichait parfois une notification indiquant : Microsoft Defender Antivirus est désactivé alors qu’il fonctionnait normalement.

Ce bug ne provenait pas directement de KB5124008.
Il venait d’une mise à jour de Microsoft Defender.

Microsoft l’a corrigé le 17 septembre avec la version : 4.18.26080.4 – Statut : corrigé.

👉Pour en savoir plus :

La chronologie de septembre 2026

Le mois peut finalement se résumer en trois mises à jour principales :

DateMise à jourCe qu’elle apporte
8 septembreKB5124008Patch Tuesday, mais introduction de plusieurs bugs
14 septembreKB5129195Mise à jour d’urgence : corrige RDS, Plan9/WSL et une partie de l’audio
22 septembreKB5124010Preview facultative : corrige notamment Historique des fichiers
  • KB5124008 reste donc le point de départ de la majorité des problèmes.
  • KB5129195 a réparé les régressions les plus urgentes.
  • Et KB5124010 commence à nettoyer le reste.

Ce qui est corrigé aujourd’hui

À la date de rédaction, les problèmes suivants disposent d’un correctif :

  • Bureau à distance / RDS : Corrigé par KB5129195.
  • WSL / machines virtuelles Linux / Plan9 : Corrigé par KB5129195.
  • Audio multicanal 8 canaux et 3D : Corrigé par KB5129195.
  • Historique des fichiers : Corrigé par KB5124010
  • Personnalisation de la souris : Corrigée par KB5124008.
  • Fond d’écran noir : Corrigé par KB5124008.
  • Teams et Outlook sur ARM64 : Corrigés par KB5124008.
  • Jeux bloqués avec certains pilotes RGB : Corrigés.
  • Fausses alertes Microsoft Defender : Corrigées avec Defender 4.18.26080.4.

Les problèmes qui restent

En revanche, plusieurs problèmes restent ouverts ou non totalement résolus.

Le plus clairement confirmé concerne USB Audio Class 1.0.

  • Même après KB5129195 et KB5124010, certains périphériques peuvent toujours afficher un Code 10 ou ne produire aucun son. Microsoft travaille encore sur un correctif.
  • Les problèmes de relation de confiance Active Directory avec Machine Identity Isolation restent également présents, même s’il existe une solution de contournement.
  • Enfin, les signalements concernant Explorer.exe et les cartes graphiques AMD Radeon.

Restent à surveiller, mais Microsoft ne les a pas encore documentés comme problèmes officiellement confirmés.

Que faire si vous êtes concerné ?

La première chose à vérifier est la version actuellement installée.

  • Tapez :
winver
  • Si vous êtes encore sur : 26100.9445 ou 26200.9445

Vous utilisez toujours la version initiale du Patch Tuesday de septembre.

  • Installer KB5129195 ou une mise à jour ultérieure permet de corriger plusieurs problèmes importants.
  • Si vous utilisez Historique des fichiers et que les sauvegardes ne fonctionnent plus, KB5124010 corrige officiellement le bug.

En revanche, KB5124010 étant une Preview facultative, il est aussi possible d’attendre que le correctif soit repris dans la prochaine mise à jour de sécurité.

Faut-il désinstaller les mises à jour de septembre ?

Dans la majorité des cas, non.

Les mises à jour de septembre contiennent des correctifs de sécurité importants, notamment pour des vulnérabilités déjà exploitées.

Désinstaller KB5124008 ou KB5129195 peut donc supprimer ces protections.

La meilleure approche consiste plutôt à installer la version la plus récente disponible, car les mises à jour cumulatives remplacent progressivement les versions problématiques précédentes.

Une désinstallation peut toutefois servir temporairement à confirmer qu’un problème précis est lié à Windows Update, notamment dans un environnement de test.

Le cas particulier de KB5124010

KB5124010 mérite un peu de prudence.

Elle corrige Historique des fichiers et plusieurs autres bugs, mais elle reste une Preview.

Elle contient donc les correctifs du mois prochain en avance, mais aussi des changements qui n’ont pas encore bénéficié du même recul qu’une mise à jour de sécurité stable.

Si vous n’utilisez pas Historique des fichiers et que votre PC fonctionne correctement avec KB5129195, vous pouvez parfaitement attendre la prochaine mise à jour mensuelle.

Un mois particulièrement compliqué pour Windows Update

Septembre 2026 illustre bien les difficultés du modèle de mises à jour cumulatives de Windows.

KB5124008 devait avant tout apporter les correctifs de sécurité du Patch Tuesday.

Elle a pourtant introduit plusieurs bugs suffisamment importants pour que Microsoft soit obligé de publier une mise à jour d’urgence seulement six jours plus tard.

Et même cette mise à jour n’a pas tout corrigé.

Il a fallu attendre KB5124010 pour résoudre Historique des fichiers, tandis que plusieurs problèmes restent encore ouverts.

Cela ne signifie pas que tous les utilisateurs rencontrent ces bugs.

Mais cela montre l’intérêt, surtout en entreprise, de tester les mises à jour sur un groupe limité de machines avant un déploiement généralisé.

Conclusion

Les mises à jour Windows 11 de septembre 2026 ont provoqué une succession inhabituelle de problèmes.

La situation s’est néanmoins nettement améliorée depuis le Patch Tuesday.

  • KB5129195 a corrigé les problèmes les plus urgents autour de RDS, WSL/Plan9 et de l’audio multicanal.
  • KB5124010 corrige désormais le bug d’Historique des fichiers.

En revanche, certains périphériques USB Audio Class 1.0 restent touchés, les problèmes de domaine liés à Machine Identity Isolation ne sont pas encore totalement réglés et les signalements autour d’Explorer.exe et des GPU AMD restent à surveiller.

La situation n’est donc plus aussi mauvaise qu’au lendemain du Patch Tuesday, mais septembre 2026 n’est pas encore complètement derrière nous.

Notez que cela peut perdurer car des utilisateurs remontent déjà des problèmes de mise à jour KB5124010 : ttps://forum.malekal.com/viewtopic.php?f=11&t=77362

L’article Bugs des mises à jour Windows 11 : le point sur les problèmes de septembre 2026 est apparu en premier sur malekal.com.

Changer la carte graphique de son PC : compatibilité et installation

Par : malekalmorte
22 septembre 2026 à 13:01

Changer la carte graphique d’un PC permet d’améliorer les performances dans les jeux, le montage vidéo, la création 3D ou les applications utilisant l’accélération GPU. L’opération reste accessible, mais la nouvelle carte doit être compatible avec la carte mère, le boîtier et surtout l’alimentation.

Avant l’achat, il faut vérifier le port PCI Express, les dimensions de la carte, la puissance recommandée, les connecteurs électriques et les sorties vidéo. Ce guide explique comment choisir une carte compatible, retirer l’ancien modèle, installer le nouveau GPU et résoudre les problèmes de démarrage ou de pilotes.

Ce tutoriel concerne principalement les PC fixes. Sur la majorité des ordinateurs portables, le processeur graphique est soudé à la carte mère et ne peut pas être remplacé comme une carte d’extension classique.

✋
Pour la mise à niveau complète de votre PC, consultez : Comment mettre à niveau (upgrader) son PC

Avant de changer la carte graphique

Commencez par identifier le modèle actuel, la configuration du PC et la raison du remplacement. Une carte graphique plus puissante ne garantit pas toujours un gain proportionnel si le processeur, la mémoire, l’écran ou l’alimentation limite les performances.

  • Relevez le modèle de la carte mère, du processeur et de l’alimentation.
  • Mesurez l’espace réellement disponible dans le boîtier.
  • Vérifiez la définition et la fréquence de l’écran : Full HD, 1440p ou 4K.
  • Contrôlez les sorties vidéo nécessaires : HDMI ou DisplayPort.
  • Sauvegardez les fichiers importants avant toute intervention matérielle.
  • Téléchargez à l’avance le pilote de la nouvelle carte depuis le site de son fabricant.

Si vous remplacez une carte qui plante, affiche des artefacts ou provoque des écrans noirs, confirmez autant que possible l’origine matérielle de la panne. Un pilote défectueux, une alimentation instable ou une surchauffe peut produire les mêmes symptômes.

👉Le guide de diagnostic :

Vérifier la compatibilité avec la carte mère

Les cartes graphiques modernes utilisent un connecteur PCI Express x16. Installez de préférence la carte dans le premier emplacement PCIe x16, généralement le plus proche du processeur. Il dispose le plus souvent du nombre de lignes et de la bande passante les plus élevés.

Les différentes générations PCI Express sont rétrocompatibles. Une carte PCIe 5.0 peut généralement fonctionner sur une carte mère PCIe 4.0 ou 3.0, mais elle sera limitée par les capacités de l’interface la plus ancienne. Cette différence a souvent un impact modéré, mais elle peut devenir plus visible avec certaines cartes utilisant moins de lignes PCIe.

Sur une carte mère très ancienne, vérifiez également :

  • la présence d’un port PCI Express x16 ;
  • la disponibilité d’une mise à jour du BIOS/UEFI ;
  • la compatibilité du mode de démarrage UEFI avec une carte récente ;
  • l’espace laissé par les autres cartes d’extension et les SSD M.2 équipés d’un dissipateur.

Des fonctions comme Resizable BAR peuvent améliorer les performances sur certaines configurations, mais elles ne sont généralement pas indispensables au fonctionnement de la carte graphique.

Points à vérifier pour assurer la compatibilité d’une carte graphique : Schéma présentant les quatre principaux critères de compatibilité : port PCIe x16, dimensions du boîtier, puissance de l’alimentation et connecteurs électriques.

Vérifier les dimensions et l’espace disponible dans le boîtier

Deux cartes utilisant le même processeur graphique peuvent avoir des dimensions très différentes selon le système de refroidissement du fabricant. Consultez la fiche technique du modèle exact et vérifiez :

  • la longueur, entre l’équerre arrière et l’extrémité de la carte ;
  • la hauteur, notamment à proximité du panneau latéral et des câbles d’alimentation ;
  • l’épaisseur, exprimée en nombre d’emplacements occupés : 2, 2,5, 3 ou davantage ;
  • le dégagement devant les ventilateurs, la cage des disques et le radiateur du refroidissement liquide.

Mesurez directement l’intérieur du boîtier au lieu de vous fier uniquement à sa taille extérieure. Une cage HDD, un radiateur frontal ou des câbles peuvent réduire la longueur réellement disponible.

Une carte lourde peut s’affaisser avec le temps. Utilisez le support fourni ou ajoutez une béquille adaptée sans bloquer les ventilateurs. Vérifiez également que le boîtier dispose d’une circulation d’air suffisante.

Mesurer la longueur, la hauteur et l’épaisseur d’une carte graphique : Vue intérieure d’un boîtier PC montrant les dimensions à contrôler avant l’achat d’une carte graphique : longueur disponible, hauteur et nombre de slots occupés.

Vérifier la puissance et les connecteurs de l’alimentation

La puissance inscrite sur l’alimentation ne suffit pas à elle seule. Sa qualité, son âge, sa capacité sur le rail 12 V et les câbles disponibles sont tout aussi importants. Consultez la puissance d’alimentation recommandée par le fabricant de la carte graphique, puis gardez une marge pour le processeur et les autres composants.

Selon le modèle, la carte peut utiliser :

  • aucun connecteur supplémentaire pour les cartes alimentées uniquement par le port PCIe ;
  • un ou plusieurs connecteurs PCIe à 6 ou 8 broches, souvent sous la forme 6+2 ;
  • un connecteur 12VHPWR ou 12V-2×6 sur certaines cartes récentes.

Utilisez les câbles PCIe ou 12V-2×6 prévus par le fabricant de l’alimentation. Ne confondez pas un câble PCIe 8 broches avec le connecteur EPS destiné au processeur. N’utilisez pas d’adaptateur SATA ou Molex vers PCIe pour alimenter une carte exigeante.

Lorsque la carte demande plusieurs connecteurs PCIe, privilégiez des câbles séparés depuis l’alimentation si le constructeur le recommande. Avec un connecteur 12VHPWR ou 12V-2×6, enfoncez complètement la fiche et évitez de plier fortement le câble juste à sa sortie.

Avec une alimentation modulaire, utilisez uniquement les câbles fournis pour son modèle exact. Les connecteurs côté alimentation ne sont pas normalisés entre les marques ni parfois entre les gammes. Un câble incompatible peut endommager la carte graphique et les autres composants.
Comparaison des connecteurs d’alimentation PCIe 6 broches, 8 broches et 12V-2x6 : Schéma comparatif des principaux connecteurs d’alimentation pour carte graphique : PCIe 6 broches, PCIe 8 broches, deux connecteurs PCIe 8 broches et connecteur 12V-2x6.

Choisir une carte graphique adaptée à son PC et à son usage

Choisissez la carte en fonction de l’usage réel et de la définition de l’écran. Une carte destinée à la 4K peut être inutile pour un écran Full HD à 60 Hz, tandis qu’un modèle d’entrée de gamme peut manquer de mémoire vidéo pour des jeux récents, la création 3D ou certains traitements d’intelligence artificielle.

CritèreÀ vérifier
UsageBureautique, jeu, création, encodage vidéo, calcul ou IA
ÉcranDéfinition, fréquence et présence de HDMI ou DisplayPort
ProcesseurÉviter un déséquilibre trop important limitant les performances
Mémoire vidéoCapacité adaptée aux jeux, textures et logiciels utilisés
FormatLongueur, hauteur et nombre de slots occupés
AlimentationPuissance, qualité et connecteurs natifs disponibles
RefroidissementVentilation du boîtier, bruit et température attendue
Fonctions logiciellesEncodeur vidéo, ray tracing, calcul, synchronisation et pilotes

Vérifiez enfin que les logiciels professionnels utilisés prennent correctement en charge le constructeur et l’architecture du GPU envisagé.

Préparer Windows avant le remplacement

Téléchargez le pilote du nouveau GPU avant de démonter le PC. Si vous restez chez le même constructeur, il n’est pas toujours nécessaire de désinstaller complètement le pilote actuel : le programme d’installation peut généralement mettre à jour les composants nécessaires.

Une désinstallation préalable est toutefois recommandée lorsque vous passez d’AMD à NVIDIA, de NVIDIA à AMD ou que les pilotes actuels provoquent déjà des erreurs. Utilisez d’abord la désinstallation normale depuis Paramètres > Applications > Applications installées.

Display Driver Uninstaller, ou DDU, peut effectuer un nettoyage plus complet en mode sans échec. Réservez-le principalement aux changements de constructeur et aux problèmes persistants ; il n’est pas nécessaire avant chaque mise à jour de pilote.

Avant l’arrêt du PC, fermez les applications et désactivez tout overclocking instable du GPU. Une photo des branchements internes peut également faciliter le remontage.

Retirer l’ancienne carte graphique

  • Arrêtez complètement Windows et éteignez l’alimentation avec son interrupteur.
  • Débranchez le câble secteur, l’écran et les autres périphériques.
  • Maintenez le bouton d’alimentation enfoncé quelques secondes pour évacuer l’électricité résiduelle.
  • Ouvrez le panneau latéral et touchez une partie métallique du châssis pour vous décharger de l’électricité statique.
  • Débranchez les câbles d’alimentation raccordés à la carte graphique.
  • Retirez les vis ou le système de maintien situé à l’arrière du boîtier.
  • Déverrouillez délicatement le loquet placé à l’extrémité du port PCIe.
  • Saisissez la carte par ses bords et retirez-la bien droite, sans forcer.

Le loquet PCIe peut être difficile d’accès sous une carte volumineuse. Utilisez un outil non conducteur avec prudence si nécessaire et évitez de glisser brutalement sur la carte mère.

Posez l’ancienne carte dans un sachet antistatique ou sur une surface propre et non conductrice. Ne la posez pas sur un tapis ou un tissu produisant de l’électricité statique.

👉Le guide complet :

Installer la nouvelle carte graphique

  • Retirez les équerres arrière correspondant à l’épaisseur de la nouvelle carte.
  • Vérifiez que le loquet du port PCIe x16 est ouvert.
  • Alignez le connecteur de la carte avec le port PCIe et son équerre avec l’arrière du boîtier.
  • Appuyez régulièrement jusqu’à l’insertion complète et au verrouillage du loquet.
  • Fixez la carte au boîtier sans la laisser supporter tout son poids par le port PCIe.
  • Installez le support anti-affaissement si le modèle en nécessite un.
  • Branchez tous les connecteurs d’alimentation demandés par la carte.
  • Vérifiez qu’aucun câble ne touche les ventilateurs.

Le connecteur doré doit être presque entièrement engagé dans le port PCIe. Si la carte reste inclinée ou si l’équerre ne rejoint pas correctement le boîtier, retirez-la et recommencez l’alignement au lieu de forcer.

👉 Pour plus de détails (GeForce Experience, AMD Adrenalin, Intel Assistant, installation manuelle), suivez le guide dédié :

Étapes pour installer une carte graphique dans un PC : Installation d’une carte graphique en cinq étapes : ouvrir le verrou PCIe, aligner la carte, l’insérer dans le port, la visser au boîtier et brancher son alimentation.

Brancher l’écran et démarrer le PC

Refermez le boîtier, rebranchez l’alimentation et connectez l’écran directement sur une sortie HDMI ou DisplayPort de la nouvelle carte graphique. Ne branchez pas l’écran sur la carte mère, sauf si vous souhaitez volontairement utiliser le circuit graphique intégré.

Au premier démarrage, l’affichage peut apparaître avec une faible définition jusqu’à l’installation du pilote. Les ventilateurs de certaines cartes s’arrêtent également au repos : cela peut être normal lorsque le mode semi-passif est actif.

Si l’écran reste noir :

  • vérifiez la source sélectionnée sur l’écran ;
  • testez une autre sortie vidéo et un autre câble ;
  • contrôlez l’insertion de la carte et tous ses connecteurs d’alimentation ;
  • observez les voyants de diagnostic VGA de la carte mère ;
  • réinstallez temporairement l’ancienne carte ou utilisez le GPU intégré pour poursuivre le diagnostic.
Brancher l’écran sur la carte graphique plutôt que sur la carte mère :  Comparaison entre un branchement incorrect de l’écran sur la sortie vidéo de la carte mère et le branchement correct sur la carte graphique dédiée.

Installer ou mettre à jour les pilotes graphiques

Windows peut installer automatiquement un pilote de base, mais utilisez ensuite le pilote officiel correspondant au modèle de la carte et à votre version de Windows.

  • Pour une carte NVIDIA, téléchargez le pilote depuis le site ou l’application NVIDIA.
  • Pour une carte AMD Radeon, utilisez AMD Software: Adrenalin Edition ou l’outil de détection automatique.
  • Pour une carte Intel Arc, utilisez les pilotes graphiques Intel officiels.

Redémarrez le PC après l’installation si cela est demandé. Configurez ensuite la définition et la fréquence maximale de l’écran dans Paramètres > Système > Affichage > Affichage avancé.

Vérifier le fonctionnement et les performances de la nouvelle carte

Ouvrez le Gestionnaire de périphériques, développez Cartes graphiques et vérifiez que le nouveau modèle apparaît sans symbole d’erreur. Dans le Gestionnaire des tâches, l’onglet Performances > GPU permet également de contrôler son activité et sa mémoire.

Lancez ensuite un jeu ou un test graphique progressif tout en surveillant :

  • la température du GPU et de la mémoire, lorsqu’elle est disponible ;
  • la fréquence et la consommation électrique ;
  • la vitesse des ventilateurs et le bruit ;
  • l’absence d’artefacts, d’écran noir ou de plantage ;
  • la stabilité de l’alimentation en charge.

Ne lancez pas immédiatement un stress test extrême pendant une longue durée. Commencez par une charge réelle, puis augmentez progressivement la durée si les températures et le fonctionnement restent normaux.

Que faire de l’ancienne carte graphique ?

Conservez l’ancienne carte quelques jours, le temps de confirmer la stabilité de la nouvelle. Elle pourra servir à rétablir l’affichage si un problème apparaît.

Si vous souhaitez la vendre ou la donner :

  • dépoussiérez-la sans démonter inutilement son refroidissement ;
  • conservez-la dans un sachet antistatique et un emballage protecteur ;
  • indiquez honnêtement les éventuels défauts, bruits ou problèmes d’affichage ;
  • ne fournissez pas un câble modulaire d’alimentation provenant d’un autre bloc.

Une carte défectueuse doit être déposée dans un point de collecte pour déchets électroniques.

Résoudre les problèmes après le changement de carte graphique

ProblèmeCauses possiblesVérifications
Écran noir dès l’allumageCarte mal insérée, alimentation absente, mauvais port vidéoRéinsérer la carte, contrôler les câbles et tester une autre sortie
Voyant VGA alluméGPU non initialisé ou incompatibleEffacer le CMOS si nécessaire, mettre à jour le BIOS et tester l’ancienne carte
Carte absente de WindowsPilote, BIOS, port PCIe ou alimentationVérifier le Gestionnaire de périphériques et les branchements
Code 43Pilote corrompu, BIOS modifié ou défaillance matérielleRéinstaller proprement le pilote et tester la carte sur un autre PC
Écran noir en chargeAlimentation insuffisante, surchauffe ou câble mal branchéContrôler les températures, les connecteurs et la puissance du bloc
Performances faiblesMauvais pilote, fréquence écran, limitation CPU ou PCIeContrôler le pilote, les paramètres d’affichage et l’utilisation CPU/GPU
Ventilateurs à l’arrêt au reposMode semi-passifLancer une charge et vérifier leur démarrage à température plus élevée
Jeux instables après changement de marqueRestes de l’ancien piloteDésinstaller les anciens composants puis utiliser DDU si nécessaire

👉Pour un diagnostic détaillé :

Questions fréquentes – FAQ

Toutes les cartes graphiques sont-elles compatibles avec toutes les cartes mères ?

La plupart des cartes graphiques modernes fonctionnent sur un port PCI Express x16, mais il faut aussi vérifier le BIOS/UEFI, l’espace du boîtier, l’alimentation et les connecteurs disponibles.

Peut-on installer une carte PCIe 4.0 sur une carte mère PCIe 3.0 ?

Oui, généralement. PCI Express est rétrocompatible, mais la carte fonctionnera avec la bande passante offerte par le port PCIe 3.0.

Faut-il désinstaller les pilotes avant de changer la carte graphique ?

Ce n’est pas toujours indispensable lorsque les deux cartes utilisent les pilotes du même constructeur. Une désinstallation est néanmoins conseillée lors d’un changement de marque ou en présence de problèmes. DDU doit surtout servir au nettoyage approfondi et au dépannage.

Peut-on utiliser un adaptateur pour alimenter la carte graphique ?

Utilisez en priorité les câbles natifs de l’alimentation ou l’adaptateur fourni avec la carte, en respectant les instructions du fabricant. Évitez les adaptateurs SATA ou Molex bon marché pour une carte puissante.

Pourquoi l’écran reste-t-il noir après l’installation ?

L’écran peut être branché sur la mauvaise sortie, la carte mal insérée ou ses connecteurs d’alimentation incomplets. Vérifiez aussi la source de l’écran, le câble vidéo et le voyant VGA de la carte mère.

Peut-on changer la carte graphique d’un ordinateur portable ?

Dans la majorité des portables, non, car le GPU est soudé à la carte mère. Quelques stations de travail utilisent des modules particuliers, mais leur compatibilité reste limitée. Une carte graphique externe peut être envisagée sur certains PC équipés d’une connexion adaptée.

L’article Changer la carte graphique de son PC : compatibilité et installation est apparu en premier sur malekal.com.

Windows 11 KB5124010 : nouvelle mise à jour Preview avec améliorations de l’Explorateur, Bluetooth, Emoji 17 et WinRE

Par : malekalmorte
23 septembre 2026 à 11:44

Microsoft déploie une nouvelle mise à jour facultative pour Windows 11 24H2 et 25H2. Baptisée KB5124010, cette mise à jour de prévisualisation de septembre 2026 apporte de nombreuses améliorations à l’Explorateur de fichiers, au Bluetooth, aux paramètres de personnalisation, au pavé tactile, à l’environnement de récupération Windows et à plusieurs fonctions d’accessibilité.

Elle introduit aussi Emoji 17.0, de nouveaux réglages pour la touche Copilot, une sauvegarde de la pellicule avec OneDrive et plusieurs corrections importantes, notamment pour l’Historique des fichiers, la caméra et Sysmon.

Comme il s’agit d’une mise à jour Preview, KB5124010 reste facultative. Vous pouvez donc l’ignorer si vous préférez attendre la prochaine mise à jour de sécurité mensuelle.

KB5124010 est une mise à jour facultative

Microsoft a publié KB5124010 le 22 septembre 2026 pour :

  • Windows 11 25H2, qui passe à la build 26200.9550 ;
  • Windows 11 24H2, qui passe à la build 26100.9550.

La mise à jour apparaît dans Windows Update sous la forme : 2026-09 Preview Update (KB5124010)

Pour l’installer manuellement : Paramètres > Windows Update > Options avancées > Mises à jour facultatives

Comme les autres mises à jour Preview de type « D », elle ne contient pas de nouveaux correctifs de sécurité majeurs.

Elle sert surtout à tester en avance les améliorations et corrections qui doivent être intégrées progressivement aux prochaines mises à jour cumulatives.

À noter toutefois que si l’option : Recevez les dernières mises à jour dès qu’elles sont disponibles

est activée, Windows peut télécharger automatiquement ce type de Preview en arrière-plan.

L’Explorateur de fichiers améliore l’aperçu des fichiers téléchargés

L’un des changements les plus intéressants concerne le volet de prévisualisation de l’Explorateur de fichiers.

Microsoft avait renforcé la sécurité de ce volet afin d’empêcher l’affichage automatique de certains fichiers provenant d’Internet.

Cette protection concernait notamment les fichiers marqués comme ayant été téléchargés depuis le Web.

Avec KB5124010, Microsoft assouplit ce comportement.

Pour les fichiers HTML, un nouveau bouton Prévisualisation permet de confirmer explicitement que vous souhaitez afficher le contenu.

Pour les autres formats, notamment les PDF, l’aperçu redevient automatique.

Le changement évite donc de devoir ouvrir les propriétés du fichier puis supprimer manuellement son blocage uniquement pour consulter son aperçu.

Prévisualisation des fichiers PDF dans l'Explorateur de Windows 11

L’accueil de l’Explorateur se souvient enfin de vos préférences

Microsoft améliore également la page Accueil de l’Explorateur.

Les sections telles que les fichiers récents peuvent être développées ou réduites.

Jusqu’à présent, leur état n’était pas toujours mémorisé : une section réduite pouvait se rouvrir automatiquement lors du prochain lancement.

Avec KB5124010, l’Explorateur conserve désormais cet état.

Si vous réduisez une section, elle devrait donc rester réduite à la prochaine ouverture.

Des miniatures cloud plus fiables

La mise à jour améliore également l’affichage des fichiers stockés dans le cloud.

Les miniatures des fichiers cloud deviennent plus fiables dans le volet Détails.

Microsoft réorganise aussi ce volet afin de rendre les propriétés des fichiers plus faciles à consulter.

Un autre correctif concerne la barre d’adresse de l’Explorateur.

Dans certains cas, cliquer vers la partie droite de la barre au moment de passer en mode édition pouvait effacer son contenu.

Ce comportement est corrigé.

Emoji 17.0 arrive dans Windows 11

KB5124010 ajoute la prise en charge de Emoji 17.0.

Les nouveaux caractères Unicode incluent notamment de nouveaux emoji tels qu’un visage déformé, un nuage de bagarre ou encore une créature velue.

Ils sont accessibles comme d’habitude avec : Windows + .

Microsoft retouche également plusieurs emoji déjà présents afin d’améliorer leur cohérence avec les représentations utilisées sur d’autres plateformes.

Cela concerne notamment :

  • le visage qui salue ;
  • le visage qui regarde entre ses doigts ;
  • l’oie ;
  • le lotus ;
  • le chat qui embrasse.

De nombreuses améliorations pour les fonds d’écran

La personnalisation du Bureau bénéficie elle aussi de plusieurs changements.

Microsoft améliore d’abord la fiabilité de : Paramètres > Personnalisation > Arrière-plan

La page pouvait parfois mal appliquer certains réglages ou afficher un fond noir à la place de l’image sélectionnée.

Ce comportement avait notamment été observé lors des précédentes mises à jour de Windows 11.

KB5124010 doit rendre les changements de fond d’écran plus fiables.

Les images DIB peuvent maintenant servir de fond d’écran

Windows 11 accepte désormais les fichiers DIB comme arrière-plan.
DIB signifie Device Independent Bitmap.

Il s’agit d’un ancien format d’image proche du BMP, principalement utilisé dans certains logiciels et environnements Windows.

Il n’est donc plus nécessaire de convertir manuellement une image DIB en JPEG ou PNG avant de l’utiliser comme fond d’écran.

Le diaporama fonctionne mieux avec plusieurs bureaux virtuels

Microsoft corrige aussi un problème avec les diaporamas de fonds d’écran et les bureaux virtuels.

Auparavant, l’utilisation d’un diaporama pouvait parfois être interrompue lors du changement de bureau virtuel et Windows revenait alors au mode « Image ».

Avec KB5124010, les diaporamas restent actifs lorsque plusieurs bureaux virtuels sont utilisés.

Les aperçus des fonds d’écran gagnent également en qualité, notamment sur les écrans configurés en orientation portrait.

Bluetooth devient plus fiable

Une partie importante de la mise à jour concerne Bluetooth.

Microsoft apporte plusieurs améliorations au Bluetooth Classic et au Bluetooth LE Audio.

Pendant un appel vocal, lorsque le volume d’un périphérique Bluetooth Classic est ajusté directement depuis le casque ou les écouteurs, Windows affiche désormais le contrôle de volume à l’écran.

Cela fournit un retour visuel immédiat sur le niveau choisi.

L’état de connexion Bluetooth devient plus précis

Windows pouvait parfois afficher un périphérique Bluetooth comme toujours connecté alors qu’il avait déjà été déconnecté.

KB5124010 améliore la précision de cet état.

La page : Paramètres > Bluetooth et appareils devient également plus stable lorsque plusieurs périphériques audio et Bluetooth sont gérés.

Microsoft corrige par ailleurs un bug où la radio Bluetooth pouvait réellement être désactivée alors que l’interrupteur des Paramètres indiquait encore qu’elle était active.

Des améliorations audio pour Bluetooth Classic et LE Audio

Microsoft améliore également la compatibilité des microphones avec certains périphériques Bluetooth Classic Audio.

Un problème pouvant provoquer un plantage avec le code : 0x139

pendant la lecture audio Bluetooth est corrigé.

La fiabilité et les performances de Bluetooth LE Audio sont également améliorées.

Microsoft annonce aussi une meilleure fiabilité de la fonction d’audio partagé.

Une nouvelle option pour ouvrir automatiquement les applications maximisées

Dans : Paramètres > Accessibilité > Effets visuels
Windows 11 ajoute une nouvelle option : Ouvrir les applications maximisées

Lorsqu’elle est activée, les nouvelles fenêtres s’ouvrent automatiquement en mode maximisé.

Cette fonction peut être particulièrement utile pour :

  • les utilisateurs de lecteurs d’écran ;
  • les personnes utilisant la Loupe ;
  • les écrans tactiles ;
  • les petits écrans ;
  • ceux qui préfèrent simplement travailler systématiquement avec des fenêtres maximisées.

La Loupe adopte un design plus moderne

L’application Loupe bénéficie également d’un rafraîchissement visuel.

Microsoft modernise notamment :

  • les icônes de la barre d’outils ;
  • les espacements ;
  • le remplissage des différents éléments.

Le fonctionnement ne change pas.

Les différents modes d’affichage, le niveau de zoom, les raccourcis clavier et la lecture à voix haute restent identiques.

Les Paramètres affichent davantage d’informations sur les applications

Dans : Paramètres > Applications > Applications installées

Windows 11 affiche maintenant directement le numéro de version des applications empaquetées.

Cette information était déjà disponible pour de nombreux programmes classiques, mais pas systématiquement pour les applications au format moderne.

Cela peut faciliter le diagnostic ou la vérification de la version installée.

Le sélecteur d’heure respecte mieux le format 12 ou 24 heures

Microsoft améliore aussi les différents sélecteurs horaires des Paramètres.

Ils respectent désormais plus correctement le format horaire choisi par l’utilisateur :

12 heures ou 24 heures.

Le changement concerne notamment :

  • les heures d’activité ;
  • la programmation de l’éclairage nocturne ;
  • d’autres paramètres utilisant une sélection d’heure.

Les réglages de caméra deviennent plus fiables

La mise à jour améliore également la persistance du réglage Autoriser plusieurs applications à utiliser la caméra en même temps dans : Paramètres > Bluetooth et appareils > Caméras

Ce paramètre pouvait auparavant ne pas être correctement conservé dans certaines situations.

De nouveaux gestes pour les pavés tactiles de précision

KB5124010 ajoute de nouvelles possibilités aux pavés tactiles de précision.

Dans : Paramètres > Bluetooth et appareils > Pavé tactile deux nouvelles options apparaissent.

La première permet de faire défiler verticalement le contenu avec un seul doigt en partant depuis le bord gauche ou droit du pavé tactile.

La seconde ajoute un défilement automatique.

Lors d’un défilement, il suffit de rapprocher les doigts du bord du pavé pour continuer à faire défiler sans effectuer de nouveaux gestes.

Ces nouveautés complètent les améliorations déjà introduites en juillet 2026 avec KB5101684 pour la vitesse du défilement et l’accélération.

La touche Copilot peut devenir Ctrl droit ou Menu contextuel

Microsoft continue également d’assouplir le comportement de la touche Copilot présente sur certains claviers récents.

Avec KB5124010, elle peut désormais être réaffectée pour agir comme : Ctrl droit ou Menu contextuel

Cette dernière correspond à l’ancienne touche de menu que l’on trouvait autrefois sur de nombreux claviers Windows.

Ce changement peut être particulièrement utile pour les utilisateurs qui n’utilisent pas Copilot et préfèrent retrouver des raccourcis traditionnels.

Windows 11 peut sauvegarder la pellicule dans OneDrive

Microsoft commence également à déployer une nouvelle fonction baptisée Camera roll backup.

Elle permet aux utilisateurs éligibles de configurer plus facilement la sauvegarde de leurs photos dans OneDrive.

L’option peut apparaître depuis la page d’accueil des Paramètres ou dans les paramètres du compte.
La configuration s’effectue ensuite sur un smartphone à l’aide d’un QR Code.

Microsoft précise que cette fonction dépend du marché et de l’appareil.
Elle ne sera donc pas immédiatement disponible pour tout le monde.

De nouveaux alphabets pris en charge par la police Ebrima

La police Ebrima évolue également.

Microsoft ajoute la prise en charge de deux systèmes d’écriture Garay et Beria Erfe.

Garay a été intégré à Unicode 16.0 tandis que Beria Erfe fait partie d’Unicode 17.0.

Les glyphes Adlam de la police Ebrima sont également ajustés pour mieux respecter les normes Unicode actuelles.

WinRE peut désormais réutiliser automatiquement le Wi-Fi de Windows

L’une des nouveautés les plus intéressantes techniquement concerne l’environnement de récupération Windows, ou WinRE.

Jusqu’à présent, lorsqu’une fonction de récupération nécessitait Internet, il fallait parfois configurer manuellement la connexion Wi-Fi.

Avec KB5124010, WinRE peut réutiliser automatiquement certains profils Wi-Fi déjà enregistrés dans Windows.

Cela concerne notamment les réseaux compatibles utilisant également des certificats.

Le système de récupération peut ainsi se connecter à Internet sans demander à nouveau les informations de connexion.

Reconstruction dans le cloud et Récupération machine rapide en profitent directement

Cette amélioration peut notamment faciliter le fonctionnement de Récupération machine rapide et Reconstruction dans le Cloud.

Ces fonctions ont besoin d’une connexion Internet pour télécharger certains composants ou accéder aux services de récupération de Microsoft.

Avec le réemploi automatique du profil Wi-Fi, l’intervention de l’utilisateur peut être réduite.

La fonctionnalité est activée par défaut, mais les administrateurs peuvent la désactiver.

Exécuter la "Récupération rapide de la machine"

Microsoft ajoute aussi la gestion distante de WinRE

KB5124010 ajoute un nouveau plug-in de gestion distante de la récupération.

Il permet aux fournisseurs MDM d’étendre leurs possibilités de gestion de WinRE.

Cette fonctionnalité vise principalement les entreprises et les parcs informatiques administrés.

Elle s’inscrit dans la volonté de Microsoft de rendre les outils de récupération de Windows davantage administrables à distance.

Plusieurs raccourcis sont bloqués en mode kiosque

Microsoft renforce également les restrictions du mode kiosque.

Dans certains scénarios, les raccourcis suivants sont désormais désactivés : Windows + Tab dans un kiosque utilisant une interface utilisateur restreinte ;
ainsi que : Windows + A et : Windows + C en mode kiosque mono-application.

Cela évite qu’un utilisateur puisse sortir plus facilement de l’environnement verrouillé.

Microsoft retire la migration directe de PC à PC

Une évolution plus surprenante concerne Sauvegarde Windows.

Microsoft indique que la fonction PC-to-PC Migration n’est plus disponible.

Cette fonctionnalité avait été introduite progressivement afin de permettre le transfert direct de fichiers et de paramètres depuis un ancien PC pendant la configuration d’un nouvel ordinateur.

Microsoft recommande désormais d’utiliser Sauvegarde Windows pour sauvegarder puis restaurer les fichiers, paramètres et autres éléments pris en charge.

Il s’agit donc d’un recul par rapport au transfert direct de machine à machine qui avait été testé ces derniers mois.

👉Plus de détails dans ce guide :

Vous pouvez maintenant ouvrir vos applications en mode agrandi

Par défaut, Windows 11 tente de mémoriser la taille et l’état de la fenêtre d’une application lorsque vous la fermez. Ainsi, si vous fermez une application alors qu’elle est agrandie, elle s’ouvrira généralement agrandie la fois suivante. De même, si vous la fermez dans une fenêtre plus petite, Windows peut la rouvrir à peu près à la même taille.

Mais ce comportement n’est pas toujours cohérent, et les applications peuvent parfois s’ouvrir dans une fenêtre plus petite ou d’une taille différente de celle que vous souhaiteriez. Avec la mise à jour d’aujourd’hui, Microsoft ajoute une nouvelle fonctionnalité qui vous permet de demander à Windows d’ouvrir systématiquement les applications en mode plein écran, quelle que soit la manière dont vous les avez fermées précédemment.

Windows 11 ajoute une option dans Paramètres > Accessibilité > Effets visuels : Ouvrir les applications en mode agrandi

Ouvrir les applications en mode agrandi dans Windows 11

Quelques améliorations pour l’alimentation des portables

Microsoft corrige aussi un problème concernant certains ordinateurs portables branchés au secteur.

Dans certains scénarios, Windows pouvait détecter à tort un passage de l’alimentation secteur vers la batterie.

Cela pouvait influencer l’affichage de l’état d’alimentation mais aussi certains comportements de performances.

KB5124010 améliore cette détection.

La caméra intégrée pouvait cesser de fonctionner

Parmi les correctifs diffusés à tous les utilisateurs de KB5124010 figure un problème avec certaines caméras intégrées.

La caméra pouvait soudainement ne plus fonctionner dans :

  • l’application Caméra ;
  • les visioconférences ;
  • ou d’autres logiciels utilisant la webcam.

Microsoft indique que le problème est désormais corrigé.

Les composants IA des PC Copilot+ sont mis à jour

KB5124010 met également à jour plusieurs composants d’intelligence artificielle de Windows vers la version : 1.2608.951.0

Les composants concernés incluent notamment :

  • Image Search ;
  • Content Extraction ;
  • Semantic Analysis ;
  • Settings Model.

Ces composants ne sont installés que sur les PC Copilot+ compatibles.

Ils ne concernent donc pas tous les ordinateurs Windows 11.

La pile de maintenance passe à KB5124009

La Preview inclut aussi la mise à jour de la pile de maintenance : KB5124009 avec la build : 26100.9539

La Servicing Stack gère notamment l’installation des futures mises à jour Windows.

Microsoft indique qu’elle améliore la fiabilité du processus de mise à jour.

Les corrections apportées

Historique des fichiers : le fameux « Reconnectez votre lecteur » est corrigé

C’est probablement l’un des correctifs les plus intéressants de cette Preview.

Après les précédentes mises à jour de septembre, Historique des fichiers pouvait cesser de sauvegarder ou de restaurer les données vers :

  • un disque externe ;
  • un emplacement réseau.

Windows pouvait alors afficher :

Reconnectez votre lecteur

alors que le disque de sauvegarde était parfaitement connecté et fonctionnel.

KB5124010 corrige officiellement ce problème.

Ce bug faisait partie des dysfonctionnements signalés après le Patch Tuesday de septembre.

Sysmon reçoit plusieurs correctifs

Microsoft corrige aussi plusieurs problèmes avec Sysmon, l’outil de surveillance avancée de Sysinternals.

Un premier problème concernait la validation des en-têtes des fichiers exécutables.

Des fichiers tronqués ou mal formés pouvaient provoquer une consommation mémoire imprévisible et perturber la détection des tentatives de manipulation.

Un deuxième bug concernait le pilote de filtre du système de fichiers de Sysmon.

Si le répertoire d’archivage ne pouvait pas être ouvert, la fermeture d’un handle non initialisé pouvait entraîner un plantage de Windows.

Enfin, Sysmon pouvait générer à tort des événements Evenements ID 25 pour le processus Windows :

smss.exe

Cette fausse détection de manipulation de processus est également corrigée.

Le problème audio USB de septembre n’est pas totalement derrière nous

Il faut également garder à l’esprit que Microsoft continue d’enquêter sur certains problèmes audio apparus avec les mises à jour de septembre.

WindowsLatest indique que des problèmes peuvent encore affecter certaines configurations utilisant des périphériques USB Audio.

La mise à jour d’urgence KB5129195 publiée quelques jours plus tôt avait corrigé une partie des problèmes, notamment certains modes multicanaux.

Mais tous les cas n’ont pas encore nécessairement disparu.

Cela constitue une raison supplémentaire pour ne pas se précipiter sur KB5124010 si votre machine fonctionne correctement.

Quels sont les problèmes connus ?

Attention : un problème Active Directory reste connu

KB5124010 possède au moins un problème connu important pour les entreprises.

Après KB5124008 ou une mise à jour ultérieure, certains appareils protégés par Credential Guard peuvent perdre leur relation d’approbation avec un domaine Active Directory local.

Les utilisateurs peuvent alors recevoir le message indiquant que : la relation d’approbation entre cette station de travail et le domaine principal a échoué

L’ouverture de session avec des identifiants mis en cache peut encore fonctionner.

Machine Identity Isolation est en cause

Microsoft relie le problème à une fonction appelée Machine Identity Isolation.

Les mises à jour de septembre n’activent pas directement cette protection, mais elles commencent à respecter certaines configurations déjà définies par stratégie.

Or cette fonction est uniquement prise en charge dans les environnements utilisant des contrôleurs de domaine avec un niveau fonctionnel Windows Server 2025 ou ultérieur.

Si elle avait été activée dans un environnement plus ancien, la relation de confiance avec le domaine peut échouer.

Microsoft recommande donc de la désactiver sur les environnements qui ne remplissent pas ces conditions.

Pour un particulier ou un PC qui n’est pas joint à un domaine Active Directory, ce problème n’a aucune incidence.

Possible dysfonctionnement en jeu

Comme souvent avec les mises à jour Preview de Windows 11, KB5124010 peut également provoquer quelques dysfonctionnements sur certaines configurations. Plusieurs retours d’utilisateurs commencent à être recensés, notamment sur le forum Malekal, avec des problèmes qui peuvent toucher différents composants du système après l’installation. Il est donc recommandé de consulter régulièrement la liste des incidents signalés avant de déployer cette mise à jour sur un PC de production. Vous pouvez suivre les problèmes connus et les nouveaux témoignages dans ce sujet dédié du forum Malekal : https://forum.malekal.com/viewtopic.php?f=11&t=77362

Je n’ai pas pu charger le contenu du sujet depuis le Web, donc je préfère ne pas inventer les problèmes précis recensés dedans.

Un téléchargement de presque 5 Go depuis le Microsoft Update Catalog

Comme les précédentes mises à jour Windows 11, les packages autonomes deviennent particulièrement volumineux.

Selon WindowsLatest, le fichier x64 de KB5124010 atteint environ :

  • 4,96 Go pour Windows 11 25H2
  • 4,80 Go pour Windows 11 24H2.

Cela ne signifie pas que Windows Update télécharge forcément autant de données.

Sur un PC déjà à jour, Windows Update utilise des mécanismes différentiels et le téléchargement réel peut rester inférieur à environ 1,5 Go.

Le Microsoft Update Catalog fournit en revanche des packages cumulatifs complets.

Le package MSU nécessite toujours un checkpoint préalable

Pour installer KB5124010 manuellement depuis le Microsoft Update Catalog, Microsoft indique que le checkpoint cumulative update « KB5043080 » peut également être nécessaire.

Les deux fichiers doivent alors être placés dans le même dossier et installés dans le bon ordre.

Sur une installation Windows à jour, le checkpoint peut déjà être présent.

Pour la majorité des utilisateurs, il reste donc préférable d’installer KB5124010 directement depuis Windows Update.

Conclusion

KB5124010 est une Preview assez riche pour Windows 11 24H2 et 25H2, même si elle n’apporte pas de bouleversement majeur.

Microsoft améliore surtout les fonctions déjà existantes : Explorateur de fichiers, Bluetooth, personnalisation, pavé tactile, accessibilité et environnement de récupération.

La mise à jour ajoute également Emoji 17.0, de nouvelles possibilités pour la touche Copilot et améliore la sauvegarde de photos avec OneDrive.

Du côté des corrections, la résolution du problème d’Historique des fichiers et du bug de caméra sera probablement la plus intéressante pour les utilisateurs touchés par les mises à jour de septembre.

Mais KB5124010 reste avant tout une mise à jour facultative de prévisualisation. À moins d’avoir besoin d’un de ses correctifs ou de vouloir tester les nouveautés en avance, il est parfaitement raisonnable d’attendre leur intégration aux prochaines mises à jour stables de Windows 11.
Cela est encore plus vrai, si vous êtes un gamer.

L’article Windows 11 KB5124010 : nouvelle mise à jour Preview avec améliorations de l’Explorateur, Bluetooth, Emoji 17 et WinRE est apparu en premier sur malekal.com.

Microsoft Defender affichait à tort « l’antivirus est désactivé » : Microsoft corrige enfin le bug

Par : malekalmorte
20 septembre 2026 à 10:55

Microsoft vient de corriger un bug particulièrement déroutant de Microsoft Defender Antivirus qui pouvait afficher sous Windows une notification indiquant que la protection antivirus était désactivée… alors qu’elle fonctionnait parfaitement.

Le problème traînait depuis le début du mois d’août 2026. Il a finalement été corrigé avec la mise à jour de Microsoft Defender 4.18.26080.4, publiée le 17 septembre 2026.

Le bug était loin d’être limité à Windows 11 : Microsoft confirme qu’il pouvait toucher Windows 11, Windows 10 et plusieurs versions de Windows Server.

L’occasion de revenir sur tout l’historique de ce problème, qui a duré près de deux mois.

Une alerte particulièrement inquiétante

Le symptôme était simple mais anxiogène.

Windows affichait une notification de Sécurité Windows indiquant que : Microsoft Defender Antivirus est désactivé
ou invitait l’utilisateur à : Activer la protection antivirus

En cliquant dessus, beaucoup s’attendaient logiquement à découvrir que Microsoft Defender s’était arrêté, qu’un malware avait modifié les paramètres ou qu’un autre antivirus avait pris le relais.

Mais en ouvrant Sécurité Windows, tout apparaissait généralement normal :

Protection en temps réel activée, antivirus actif, aucun avertissement critique et analyses fonctionnelles.

Microsoft a finalement confirmé qu’il s’agissait d’une fausse alerte : Defender continuait bien de protéger l’ordinateur malgré la notification.

Les premiers signalements remontent au début du mois d’août

Selon WindowsLatest, les premiers cas ont commencé à apparaître au début d’août 2026.

Le phénomène semblait d’abord assez limité, avant que les signalements ne deviennent de plus en plus nombreux au fil des semaines.

Certains utilisateurs voyaient l’alerte au démarrage de Windows.

D’autres la recevaient de manière aléatoire pendant l’utilisation du PC.

Plus gênant encore, elle pouvait revenir plusieurs fois malgré sa fermeture.

Microsoft commence à enquêter vers la mi-août

WindowsLatest indique que Jen Gentleman, ingénieure chez Microsoft, avait confirmé qu’une enquête était en cours environ deux semaines avant la reconnaissance officielle du problème.

À ce stade, Microsoft n’avait toutefois encore publié aucune fiche officielle dans Windows Release Health.

Le problème restait donc assez difficile à identifier pour les utilisateurs qui recevaient cette alerte.

C’est un point important : lorsqu’un antivirus annonce soudainement qu’il est désactivé, il n’est normalement pas conseillé d’ignorer le message.

Microsoft reconnaît officiellement le bug le 28 août

Microsoft ouvre officiellement l’incident le 28 août 2026 à 15 h 34, heure du Pacifique.

L’entreprise indique alors qu’après l’installation des dernières mises à jour de Microsoft Defender Antivirus, Windows peut afficher des notifications affirmant que l’antivirus est désactivé alors qu’il reste actif et fonctionne correctement.

Microsoft précise également que les notifications peuvent apparaître :

  • au démarrage de Windows ;
  • de manière intermittente après le démarrage ;
  • même lorsque les paramètres de notification ont été désactivés.

Ce dernier point rendait le bug particulièrement agaçant.

WindowsLatest rend le problème public le 30 août

Le 30 août 2026, WindowsLatest publie un article consacré au problème.

Le site confirme avoir reproduit ces fausses notifications sur plusieurs PC et indique que cliquer sur l’alerte renvoie simplement vers la page d’accueil de Sécurité Windows, sans révéler de protection réellement désactivée.

WindowsLatest souligne aussi un point important : désactiver puis réactiver Defender ne réglait pas le problème.

La cause se trouvait dans une mise à jour de Microsoft Defender, et non dans l’état réel de l’antivirus.

Aucun numéro KB facile à désinstaller

Contrairement aux mises à jour cumulatives de Windows, les mises à jour de Microsoft Defender ne fonctionnent pas exactement de la même manière.

Les signatures, le moteur et la plateforme Defender sont mis à jour régulièrement, parfois quotidiennement.

Microsoft n’a d’ailleurs jamais identifié publiquement la version précise ayant introduit le bug.

Il n’était donc pas possible de simplement repérer une mise à jour KB spécifique et de la désinstaller comme on peut parfois le faire avec une mise à jour cumulative de Windows.

Désactiver les notifications ne servait à rien

Habituellement, un utilisateur gêné par une notification répétitive peut tenter de désactiver les notifications de l’application.

Ici, cela ne fonctionnait pas.

Microsoft confirme que les fausses alertes pouvaient continuer à apparaître même lorsque les notifications étaient désactivées.

Cette exception est assez logique du point de vue de la sécurité : Windows évite qu’un utilisateur puisse facilement masquer certaines alertes critiques liées à la protection antivirus.

Mais dans le cas présent, cela transformait un simple bug d’affichage en nuisance persistante.

Le problème concernait pratiquement toutes les versions de Windows

Il ne s’agissait pas d’un bug propre à Windows 11 25H2 ou 24H2.

Microsoft indique que toute version de Windows ou de Windows Server utilisant une version récente de Microsoft Defender Antivirus pouvait être touchée.

Les plateformes officiellement listées incluent notamment :

  • Windows 11 26H1 ;
  • Windows 11 25H2 ;
  • Windows 11 24H2 ;
  • Windows 11 23H2 ;
  • Windows 10 22H2 ;
  • Windows 10 21H2 ;
  • Windows 10 Enterprise LTSC 2019 ;
  • Windows 10 Enterprise LTSC 2016 ;
  • Windows Server 2025 ;
  • Windows Server 2022 ;
  • Windows Server 2019 ;
  • Windows Server 2016 ;
  • Windows Server 2012 R2 ;
  • Windows Server 2012.

Le problème provenait donc bien de Microsoft Defender, et non d’une version précise de Windows.

Plusieurs utilisateurs pensent à une infection

Entre fin août et mi-septembre, de nombreux utilisateurs interrogent les forums Microsoft en pensant que leur PC est peut-être infecté.

Un cas typique : l’utilisateur reçoit l’alerte « Activer la protection antivirus », ouvre Sécurité Windows, puis constate que toutes les protections apparaissent pourtant en vert.

Certains ont essayé :

  • d’activer et désactiver la protection en temps réel ;
  • de redémarrer Windows ;
  • de lancer SFC /SCANNOW ;
  • de modifier les réglages de notification.

Ces manipulations ne corrigeaient généralement pas durablement le problème.

Comment vérifier que Defender était réellement actif

Même si Microsoft confirmait l’existence du bug, il restait préférable de vérifier l’état réel de la protection plutôt que de considérer automatiquement toute alerte comme fausse.

La première méthode consiste à ouvrir :

Sécurité Windows > Protection contre les virus et menaces

puis à vérifier que la Protection en temps réel est active.

Une vérification plus complète peut être réalisée avec PowerShell :

Get-MpComputerStatus | Select-Object AntivirusEnabled,RealTimeProtectionEnabled,AMServiceEnabled

Sur un système correctement protégé, les trois valeurs principales doivent être à True :

AntivirusEnabled          : True
RealTimeProtectionEnabled : True
AMServiceEnabled          : True

WindowsLatest recommande précisément cette vérification afin de distinguer le faux avertissement d’un véritable arrêt de Defender.

On peut également vérifier le service Microsoft Defender avec :

sc query WinDefend

Un service actif doit normalement indiquer :

STATE : 4 RUNNING

Pourquoi ce bug n’était pas complètement anodin

Techniquement, Microsoft Defender continuait de fonctionner.

Le PC ne devenait donc pas subitement vulnérable simplement à cause de cette notification.

Mais un faux avertissement de sécurité reste problématique.

D’abord parce qu’il peut pousser l’utilisateur à effectuer des manipulations inutiles sur son antivirus.

Ensuite parce qu’il réduit la confiance accordée aux alertes de sécurité légitimes.

Si Windows affiche régulièrement de fausses notifications, certains utilisateurs risquent de finir par ignorer une véritable alerte.

Enfin, les faux avertissements antivirus sont une technique régulièrement utilisée par des logiciels malveillants ou des pages frauduleuses pour inciter les utilisateurs à cliquer ou modifier leur configuration.

Il était donc important que Microsoft corrige le problème.

Le correctif arrive finalement le 17 septembre

Microsoft a finalement déployé la solution le 17 septembre 2026.

Le correctif est inclus dans : Microsoft Defender Antivirus version 4.18.26080.4

Microsoft indique que cette version résout les notifications incorrectes affirmant que Defender est désactivé.

La fiche Windows Release Health a alors fait passer l’incident au statut : Résolu

le 17 septembre à 18 h 22, heure du Pacifique.

Bug erreur de notification Microsoft Defende est désactivé.

Près de deux mois entre les premiers cas et le correctif

L’historique du problème peut donc se résumer ainsi :

DateÉvénement
Début août 2026Premiers signalements de fausses alertes Defender
Mi-aoûtMicrosoft commence à enquêter selon WindowsLatest
28 aoûtMicrosoft reconnaît officiellement le bug
30 aoûtWindowsLatest détaille publiquement le problème
Début septembreLes signalements continuent sur les forums Microsoft
17 septembreMicrosoft publie Defender 4.18.26080.4 avec le correctif
19 septembreWindowsLatest confirme que les fausses alertes ont cessé dans ses tests

La durée exacte dépend donc du point de départ retenu : environ trois semaines entre la reconnaissance officielle et le correctif, mais presque deux mois depuis les premiers signalements observés.

Le correctif s’installe automatiquement

Il n’est normalement pas nécessaire d’installer manuellement un package ou une mise à jour Windows spécifique.

La mise à jour de Microsoft Defender est distribuée automatiquement.

Microsoft indique qu’aucune action manuelle n’est requise pour les machines recevant normalement les mises à jour de sécurité Defender.

  • Vous pouvez néanmoins vérifier la version installée depuis : Sécurité Windows > Paramètre (en bas à gauche) > A propo de
  • Le numéro à rechercher est : 4.18.26080.4 ou une version ultérieure

Et si l’alerte apparaît encore ?

Après installation d’une version récente de Defender, la fausse alerte ne devrait plus se reproduire.

Si Windows continue d’indiquer que l’antivirus est désactivé, il vaut mieux ne pas supposer automatiquement qu’il s’agit encore de l’ancien bug.

  • Vérifiez : Protection en temps réel, état de Microsoft Defender dans Sécurité Windows et éventuellement les valeurs retournées par Get-MpComputerStatus.

Si l’une d’elles est réellement désactivée, il faudra chercher une autre cause : antivirus tiers, stratégie de groupe, service arrêté, problème de configuration ou logiciel malveillant.

👉Consultez aussi ce guide :

Un problème distinct du Patch Tuesday de septembre

Ce bug Defender ne doit pas être confondu avec les nombreux problèmes rencontrés après KB5124008, la mise à jour Windows 11 du Patch Tuesday de septembre.

Microsoft indique d’ailleurs « N/A » comme mise à jour d’origine dans Windows Release Health.

Autrement dit, le problème n’était pas causé par KB5124008.

Il provenait d’une mise à jour propre à Microsoft Defender Antivirus, apparue dès août, avant le Patch Tuesday de septembre.

C’est également pour cette raison que le correctif est arrivé sous la forme d’une nouvelle version de Defender plutôt que via une nouvelle mise à jour cumulative de Windows.

Conclusion

Microsoft a donc enfin mis fin aux fausses alertes indiquant que Microsoft Defender Antivirus était désactivé alors qu’il fonctionnait normalement.

Le bug était apparu début août, reconnu officiellement le 28 août, puis corrigé le 17 septembre 2026 avec Microsoft Defender Antivirus 4.18.26080.4.

L’incident est surtout remarquable par son ampleur : il touchait non seulement Windows 11, mais également Windows 10 et de nombreuses versions de Windows Server.

Le problème n’exposait pas directement les machines puisque Defender continuait à fonctionner, mais une fausse alerte de sécurité récurrente reste particulièrement gênante.

Les utilisateurs qui rencontrent encore ce message doivent donc vérifier qu’ils disposent d’une version récente de Defender et surtout contrôler l’état réel de la protection avant d’ignorer l’avertissement.

L’article Microsoft Defender affichait à tort « l’antivirus est désactivé » : Microsoft corrige enfin le bug est apparu en premier sur malekal.com.

Segmentation fault sous Linux : diagnostiquer et corriger un segfault

Par : malekalmorte
20 septembre 2026 à 07:11

Un programme se ferme brusquement et le terminal affiche Segmentation fault, parfois traduit par « erreur de segmentation » ? Sous Linux, ce message indique généralement que le processus a tenté d’accéder à une zone mémoire qu’il n’avait pas le droit d’utiliser. Le noyau lui envoie alors le signal SIGSEGV et met fin à son exécution.

Le message seul ne révèle pas la cause. Il faut d’abord identifier précisément l’application concernée, retrouver les événements enregistrés au moment du crash, puis examiner le core dump lorsqu’il existe. Cette démarche permet de différencier un bug de l’application, une bibliothèque incompatible, un pilote défaillant ou, plus rarement, un problème matériel.

Ce guide présente une méthode progressive avec journalctl, dmesg, coredumpctl et GDB. Il s’adresse aux utilisateurs Linux : il n’est pas nécessaire de savoir programmer pour recueillir une trace utile et choisir la bonne correction.

Qu’est-ce qu’une erreur « Segmentation fault » sous Linux ?

Comprendre simplement le signal SIGSEGV

Chaque programme dispose d’un espace mémoire protégé. Il y place son code, ses bibliothèques et les données dont il a besoin. Si le programme tente de lire ou d’écrire à une adresse invalide, le noyau bloque l’opération. Il envoie le signal SIGSEGV, généralement identifié par le numéro 11, puis arrête le processus.

Un segfault concerne donc d’abord un processus. Il ne signifie pas automatiquement que Linux entier est instable. Si l’écran se fige, si la machine redémarre ou si plusieurs services cessent de répondre en même temps, commencez plutôt par le guide consacré aux blocages et plantages généraux de Linux.

Les causes les plus fréquentes

  • Un bug dans l’application : une mauvaise gestion de la mémoire peut provoquer un accès invalide. C’est la cause la plus probable lorsqu’un seul programme plante toujours de la même façon.
  • Une extension ou un module : un greffon de navigateur, un module Python, un thème ou une extension native peut faire tomber le processus principal.
  • Une bibliothèque incompatible : le programme peut charger une version de bibliothèque qui ne correspond pas à celle attendue, notamment après une mise à jour incomplète ou l’installation manuelle d’un logiciel.
  • Un paquet ou un fichier corrompu : un binaire endommagé ou des données illisibles peuvent déclencher le crash au lancement ou lors d’une opération précise.
  • Un pilote : les applications utilisant intensivement le GPU, le son ou un périphérique peuvent planter dans une bibliothèque liée au pilote.
  • La mémoire vive : une RAM instable reste possible, mais elle est surtout suspecte lorsque des applications différentes plantent à des endroits variables.

Évitez donc de réinstaller immédiatement le système ou de remplacer la RAM après un seul segfault. Les journaux et la trace d’appels permettent souvent de réduire fortement le champ des causes.

Qu'est-ce qu'une segmentation fault (SIGSEGV)

Identifier l’application qui provoque le segfault

Reproduire le plantage et relever le message affiché

Notez l’heure exacte du problème, le nom de l’application et l’action effectuée juste avant sa fermeture. Si le programme possède une commande de lancement, exécutez-la depuis un terminal. Vous verrez ainsi ses messages d’erreur au lieu de constater seulement la disparition de sa fenêtre.

nom-du-programme
echo $?

Sous Bash, un programme interrompu par SIGSEGV renvoie généralement le code 139, soit 128 + le numéro du signal 11. Ce code confirme le signal reçu, mais pas l’origine du problème.

Le code de sortie ne suffit pas à établir la cause, mais il confirme que le programme ne s’est pas terminé normalement. Ne reproduisez pas plusieurs fois une opération susceptible d’endommager des données. Travaillez sur une copie si le crash survient lors de l’ouverture ou de la conversion d’un fichier important.

Consulter les erreurs avec journalctl

Sur une distribution utilisant systemd, journalctl centralise les événements du système et des services. Commencez par limiter la recherche à la période du crash :

journalctl --since "10 minutes ago"
journalctl -b --grep='segfault|segmentation fault|SIGSEGV'

L’option -b limite la sortie au démarrage actuel. La recherche avec --grep nécessite une version relativement récente de systemd. Si elle n’est pas reconnue, affichez simplement la période utile puis recherchez le nom du programme dans la sortie.

Pour une application lancée comme service systemd, interrogez directement son unité :

journalctl -u nom-du-service --since "30 minutes ago"

Recherchez notamment le nom de l’exécutable, segfault, SIGSEGV, le signal 11 et le nom d’une bibliothèque se terminant par .so. Conservez plusieurs lignes avant et après l’événement afin de ne pas perdre son contexte.

👉Le guide complet :

Examiner les messages du noyau avec dmesg

Le noyau peut lui aussi enregistrer le processus fautif, l’adresse mémoire et la bibliothèque impliquée. La commande suivante rend les dates plus lisibles et filtre les événements courants :

sudo dmesg --ctime | grep -i -E 'segfault|general protection|trap'

Selon la politique de sécurité de la distribution, la lecture de dmesg peut être réservée à l’administrateur, d’où l’emploi de sudo. Une ligne mentionnant toujours le même exécutable ou la même bibliothèque oriente vers un défaut logiciel reproductible. Des processus très différents, des adresses changeantes et d’autres erreurs matérielles justifient une vérification plus large.

👉Le tutoriel complet d’utilisation :

Retrouver et examiner un core dump

Lister les plantages avec coredumpctl

Un core dump est un instantané de la mémoire et de l’état du processus au moment de son arrêt. Lorsqu’il est géré par systemd-coredump, coredumpctl permet de retrouver les crashes sans chercher manuellement un fichier core.

Selon la distribution, systemd-coredump peut être absent ou désactivé. L’absence de résultat avec coredumpctl ne signifie donc pas qu’aucun segfault ne s’est produit.

coredumpctl list
coredumpctl list nom-du-programme
coredumpctl -1 info

La liste indique notamment la date, le PID, le signal, le chemin de l’exécutable et l’état du core dump. Dans la colonne correspondante, present signifie que le fichier est encore accessible. missing indique que son entrée existe toujours dans le journal mais que le fichier a été supprimé. truncated signale un enregistrement incomplet.

Pour éviter d’analyser le mauvais crash, utilisez le PID affiché ou le chemin complet de l’exécutable :

coredumpctl info 12345
coredumpctl info /chemin/vers/le-programme

Que faire lorsqu’aucun core dump n’est disponible ?

L’absence de résultat ne prouve pas l’absence de segfault. Le stockage peut être désactivé, le fichier peut avoir expiré, votre compte peut ne pas avoir les droits nécessaires ou la distribution peut ne pas utiliser systemd-coredump. Vérifiez d’abord la limite appliquée au shell et la destination configurée par le noyau :

ulimit -c
cat /proc/sys/kernel/core_pattern

Une limite égale à 0 interdit la création d’un core dump pour les programmes lancés depuis ce shell. Pour un test ponctuel, vous pouvez ouvrir un nouveau terminal, autoriser les core dumps dans cette session, puis lancer l’application depuis ce même terminal :

ulimit -c unlimited
nom-du-programme

Cette modification concerne la session et les processus qu’elle lance ; elle ne constitue pas une configuration permanente de tout le système. Un core dump peut contenir des données présentes dans la mémoire de l’application, par exemple des documents, des URL ou des jetons de session. Ne le publiez pas tel quel sur un forum ou un gestionnaire de bugs.

Analyser le segfault avec GDB

Installer GDB et ouvrir le core dump

GDB est un débogueur, mais quelques commandes suffisent pour obtenir une trace utile sans modifier le programme. Installez-le avec le gestionnaire de paquets de votre distribution :

# Debian, Ubuntu et dérivées
sudo apt install gdb

# Fedora
sudo dnf install gdb

# Arch Linux et dérivées
sudo pacman -S gdb

Avec systemd, le moyen le plus simple consiste à demander à coredumpctl d’ouvrir le dernier crash correspondant :

coredumpctl debug nom-du-programme

Si plusieurs entrées portent ce nom, utilisez le PID relevé précédemment. GDB charge alors l’exécutable et le core dump associés. Pour un core dump conservé manuellement, la syntaxe générale est :

gdb /chemin/vers/le-programme /chemin/vers/le-fichier-core
Utiliser coredumpctl debug  sur Linux pour analyser un Segfault

Générer une trace avec backtrace

Lorsque l’invite (gdb) apparaît, lancez la commande backtrace, abrégée en bt :

bt
thread apply all bt
quit

La première commande affiche la pile d’appels du thread qui a planté. La seconde affiche la trace de tous les threads ; elle est utile pour les applications multithreadées. Chaque ligne représente une fonction appelée avant le crash. La trame #0 correspond au point où l’exécution s’est arrêtée, puis #1, #2 et les suivantes remontent la chaîne des appels.

Si la sortie contient principalement des adresses hexadécimales, des points d’interrogation ou la mention no debugging symbols found, les symboles de débogage manquent. Le core dump reste valide, mais la trace sera moins parlante. Les paquets de symboles portent des noms différents selon la distribution ; recherchez ceux de l’application et de la bibliothèque citée dans les premières trames.

Repérer l’application ou la bibliothèque en cause

Ne concluez pas automatiquement que la fonction affichée en #0 contient le bug. Elle peut avoir reçu des données invalides d’un appel précédent. Pour un utilisateur, l’objectif est surtout d’identifier un motif :

  • le nom de l’application revient dans les premières trames : cherchez une mise à jour ou un rapport de bug correspondant à cette version ;
  • une extension ou un module tiers apparaît : désactivez-le temporairement et refaites le test ;
  • une bibliothèque graphique ou un pilote revient systématiquement : comparez avec les dernières mises à jour du pilote et testez, si l’application le permet, sans accélération matérielle ;
  • la trace change à chaque crash et plusieurs logiciels sont concernés : examinez la mémoire et le matériel avant d’accuser une application précise.

Avant de transmettre la trace, relisez-la et retirez les chemins contenant votre nom d’utilisateur ainsi que toute donnée confidentielle. Conservez toutefois les versions des paquets, le signal, les noms des bibliothèques et les numéros de trame.

Corriger le segfault selon son origine

Mettre à jour ou réinstaller le paquet concerné

Commencez par relever la version du programme, puis installez les mises à jour normales de votre distribution. Évitez de mélanger un paquet officiel avec des bibliothèques copiées manuellement dans /usr/local ou avec une archive téléchargée depuis une autre distribution.

Si le problème touche un seul paquet et persiste après la mise à jour, réinstallez uniquement ce paquet :

# Debian, Ubuntu et dérivées
sudo apt install --reinstall <nom-du-paquet>

# Fedora
sudo dnf reinstall <nom-du-paquet>

# Arch Linux et dérivées
sudo pacman -S <nom-du-paquet>

Une réinstallation remplace les fichiers gérés par le paquet, mais ne supprime généralement pas votre configuration personnelle. Si le crash semble lié au profil utilisateur, renommez son dossier de configuration pour effectuer un essai avec un profil neuf. Gardez l’ancien dossier comme sauvegarde et ne le supprimez qu’après avoir récupéré les données utiles.

👉Les guides :

Revenir à une version précédente après une régression

Un segfault apparu immédiatement après une mise à jour peut être une régression. Vérifiez l’historique du gestionnaire de paquets et la version signalée dans le core dump. Si votre distribution fournit encore la version précédente, un retour temporaire peut confirmer le diagnostic.

Ne téléchargez pas au hasard une ancienne bibliothèque depuis un site tiers et ne remplacez pas manuellement un fichier système. Une rétrogradation doit rester limitée au paquet concerné, utiliser les dépôts ou le cache de la distribution et être suivie d’une recherche de correctif. Notez la manipulation afin de pouvoir revenir à la version courante.

Vérifier les bibliothèques et les pilotes

Une trace pointant vers une bibliothèque ne prouve pas que celle-ci est seule responsable, mais elle fournit une piste. Comparez son paquet avec la version de l’application et terminez toute mise à jour interrompue. Pour un logiciel installé manuellement, testez si possible la version fournie par la distribution ou un format isolé officiellement proposé par l’éditeur.

Si le crash se produit lors de l’affichage 3D, de la lecture vidéo ou de l’ouverture d’une interface graphique, recherchez le pilote graphique dans journalctl, dmesg et la backtrace. Désactiver provisoirement l’accélération matérielle dans l’application peut servir de test, mais ce contournement ne remplace pas la mise à jour ou la correction du pilote.

Tester la mémoire lorsque plusieurs applications plantent

Une panne de RAM devient crédible lorsque des programmes sans rapport plantent aléatoirement, que les traces varient ou que les journaux contiennent aussi des erreurs matérielles. Vérifiez alors les événements du noyau et suivez une procédure de diagnostic matériel complète. L’article Diagnostiquer le matériel sous Linux en ligne de commandes détaille les contrôles de la mémoire, des disques, du processeur et des températures.

Avant un test prolongé, sauvegardez les données importantes. Si un profil XMP ou EXPO, un overclocking ou un réglage manuel de tension est actif, revenez aux valeurs stables recommandées par le fabricant pour vérifier si les erreurs cessent.

Checklist rapide pour résoudre un segfault

Les commandes à exécuter dans l’ordre

  • Notez l’heure, le nom du programme, l’action effectuée et la fréquence du crash.
  • Lancez si possible l’application dans un terminal pour récupérer son message d’erreur.
  • Consultez la période correspondante avec journalctl --since "10 minutes ago".
  • Recherchez les événements du noyau avec sudo dmesg --ctime.
  • Listez les crashes avec coredumpctl list, puis ouvrez l’entrée pertinente avec coredumpctl info.
  • Si un core dump est disponible, lancez coredumpctl debug, puis bt.
  • Mettez à jour ou réinstallez seulement le paquet identifié, puis refaites le test.
  • Si plusieurs programmes plantent de façon aléatoire, élargissez le diagnostic à la mémoire, aux pilotes, au stockage et à la stabilité matérielle.

Les informations à conserver pour demander de l’aide

  • la distribution Linux, sa version et la version du noyau obtenue avec uname -r ;
  • le nom exact et la version de l’application ;
  • les étapes permettant de reproduire le crash ;
  • les lignes pertinentes de journalctl et dmesg ;
  • le signal, le PID et le chemin de l’exécutable indiqués par coredumpctl info ;
  • la sortie de bt, nettoyée de toute donnée personnelle ou sensible ;
  • la date d’apparition du problème et les mises à jour installées juste avant.

Cette méthode transforme un message très général en diagnostic exploitable. Dans la majorité des cas, la combinaison des journaux, du core dump et de la backtrace permet au minimum d’identifier le composant concerné et d’éviter les corrections radicales sans rapport avec la cause réelle.

L’article Segmentation fault sous Linux : diagnostiquer et corriger un segfault est apparu en premier sur malekal.com.

Réinitialiser les plans d’alimentation de Windows 11/10

Par : malekalmorte
15 septembre 2026 à 09:35

Windows 11 et Windows 10 utilisent des plans d’alimentation pour adapter le comportement du PC en matière de consommation, de performances et de veille.

Lorsqu’un plan a été supprimé, fortement modifié ou qu’un réglage d’alimentation devient incohérent, Windows permet de restaurer les plans par défaut ou de recréer uniquement un plan précis à l’aide de powercfg.

Dans ce guide, vous allez voir comment réinitialiser les plans d’alimentation de Windows 11/10, vérifier les profils restaurés, récupérer un plan manquant et éviter de perdre vos réglages personnalisés.

Pourquoi réinitialiser les plans d’alimentation ?

Les plans d’alimentation de Windows définissent différents réglages liés à la consommation d’énergie, aux performances, à la veille ou encore au comportement du processeur. Avec le temps, ces paramètres peuvent être modifiés par l’utilisateur, un logiciel d’optimisation, un utilitaire constructeur ou certains outils de tweak.

Dans certains cas, un plan peut aussi disparaître, devenir incohérent ou ne plus produire le comportement attendu.

Réinitialiser les plans d’alimentation peut alors être utile pour :

  • restaurer les plans par défaut de Windows ;
  • retrouver un plan supprimé ou modifié ;
  • corriger des réglages d’alimentation devenus incohérents ;
  • annuler des modifications effectuées par un logiciel de tweak ;
  • repartir d’une configuration propre après plusieurs changements ;
  • résoudre certains problèmes liés à la veille, aux performances ou à la consommation.

Cette opération est particulièrement utile lorsque les options d’alimentation ont été fortement modifiées et qu’il devient difficile de savoir quel réglage est responsable du problème.

Il faut toutefois garder à l’esprit qu’une réinitialisation peut supprimer les plans personnalisés créés par l’utilisateur. Si vous utilisez un profil spécifique, pensez donc à noter ses réglages avant de restaurer les plans par défaut.

La méthode la plus simple consiste à utiliser la commande powercfg, que nous allons voir dans la section suivante.

Fonctionnement des plans et mode d'alimentation dans Windows 11/10

Restaurer les plans d’alimentation par défaut avec powercfg

Windows permet de restaurer les plans d’alimentation par défaut à l’aide de l’outil en ligne de commande powercfg.

  • Commencez par ouvrir Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes en administrateur.
  • Vous pouvez d’abord afficher les plans d’alimentation actuellement disponibles avec :
powercfg /list
  • La commande indique les différents schémas présents sur le système et précise lequel est actif.
  • Pour réinitialiser complètement les plans d’alimentation et restaurer ceux fournis par Windows, exécutez ensuite :
powercfg -restoredefaultschemes

Cette commande rétablit les schémas d’alimentation par défaut de Windows.

Attention : les plans personnalisés créés manuellement peuvent être supprimés lors de cette opération. Si vous utilisez un profil spécifique, pensez à noter ses réglages avant de lancer la réinitialisation.
  • Une fois la commande terminée, vérifiez de nouveau les plans disponibles avec :
powercfg /list
  • Vous pouvez également ouvrir :
Panneau de configuration > Matériel et audio > Options d’alimentation
  • afin de vérifier que les plans standards ont bien été restaurés.
  • Enfin, redémarrez Windows si les changements ne semblent pas apparaître immédiatement.

Vérifier les plans disponibles après la réinitialisation

Après avoir exécuté la commande de réinitialisation, vérifiez que Windows a bien restauré les plans d’alimentation attendus.

  • Ouvrez Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes, puis saisissez :
powercfg /list
  • La commande affiche les plans d’alimentation disponibles ainsi que celui actuellement actif.

Selon la configuration du PC, vous pouvez retrouver notamment :

  • Équilibré ;
  • Économie d’énergie ;
  • Performances élevées.

Vous pouvez aussi vérifier les plans depuis :

Panneau de configuration > Matériel et audio > Options d’alimentation

Si les plans ont bien été restaurés mais que vous souhaitez ensuite en sélectionner un autre ou comprendre la différence entre mode et plan d’alimentation :

Si un plan reste absent après la réinitialisation, poursuivez avec les vérifications de la section suivante.

Restaurer uniquement un plan d’alimentation spécifique

Si le problème concerne uniquement un plan précis, il n’est pas nécessaire de réinitialiser tous les schémas d’alimentation de Windows.

Chaque plan d’alimentation intégré possède un GUID. Les principaux sont :

  • Équilibré : 381b4222-f694-41f0-9685-ff5bb260df2e
  • Économie d’énergie : a1841308-3541-4fab-bc81-f71556f20b4a
  • Performances élevées : 8c5e7fda-e8bf-4a96-9a85-a6e23a8c635c

Pour recréer un plan à partir de son modèle intégré, ouvrez Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes en administrateur, puis utilisez :

powercfg -duplicatescheme GUID

Par exemple, pour recréer le plan Performances élevées :

powercfg -duplicatescheme 8c5e7fda-e8bf-4a96-9a85-a6e23a8c635c

Cette commande crée une nouvelle copie du plan sans modifier les autres schémas présents sur le système.

Vérifiez ensuite le résultat avec :

powercfg /list

Si plusieurs copies identiques apparaissent, vous pouvez supprimer les doublons inutiles avec powercfg -delete.

Pour toutes les commandes disponibles et la gestion avancée des plans d’alimentation :

Que faire si un plan d’alimentation reste manquant ?

Après une réinitialisation avec powercfg -restoredefaultschemes, certains plans peuvent encore ne pas apparaître. Ce n’est pas forcément le signe d’un problème.

Sur certains PC récents, notamment ceux utilisant Modern Standby et les modes d’alimentation modernes, Windows peut ne pas exposer tous les anciens plans dans le Panneau de configuration.

  • Commencez par vérifier les plans réellement présents avec powercfg :
  • Si le plan recherché n’apparaît pas, vérifiez aussi :
    • Paramètres > Système > Alimentation et batterie ;
    • les options proposées par le logiciel du constructeur ;
    • les éventuels profils définis dans le BIOS/UEFI ;
    • si le PC utilise un mode de veille moderne comme Modern Standby.

Selon la configuration matérielle, certains plans comme Économie d’énergie ou Performances élevées peuvent être absents ou remplacés par des modes gérés directement par Windows et le fabricant.

Il est également possible qu’un utilitaire constructeur recrée ses propres profils et masque ou remplace les plans standards.

Dans ce cas, il vaut mieux éviter de forcer artificiellement un ancien plan si Windows gère déjà correctement les performances et la consommation via les modes d’alimentation.

Attention aux plans personnalisés et aux logiciels constructeur

Avant de réinitialiser les plans d’alimentation, vérifiez si le PC utilise des plans personnalisés ou des profils ajoutés par le fabricant.

La commande :

powercfg -restoredefaultschemes

peut supprimer les plans personnalisés créés dans Windows. Si vous avez modifié manuellement un plan ou créé un profil spécifique, pensez donc à noter ses réglages avant la réinitialisation.

Sur de nombreux PC portables, le constructeur propose également ses propres profils dans un utilitaire dédié, par exemple Silencieux, Équilibré, Performance, Turbo ou Économie de batterie. Ces profils peuvent agir sur des paramètres qui dépassent les plans Windows, comme la puissance du processeur, les performances du GPU, la ventilation ou certains réglages du BIOS/UEFI.

La réinitialisation des plans Windows ne remet donc pas forcément à zéro ces profils constructeur. Après l’opération, ouvrez l’utilitaire du fabricant et vérifiez que le mode souhaité est toujours actif.

Aller plus loin dans les options d’alimentation

La réinitialisation des plans d’alimentation permet surtout de revenir à une configuration propre lorsque certains profils ont été supprimés, modifiés ou deviennent incohérents. Elle ne remplace toutefois pas les autres réglages d’alimentation disponibles dans Windows.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez notamment modifier :

  • les délais de mise en veille ;
  • l’extinction de l’écran ;
  • le comportement des boutons d’alimentation ;
  • les paramètres avancés du processeur ;
  • les options USB et PCI Express ;
  • certains réglages liés à la batterie ;
  • le mode d’alimentation utilisé par Windows.

Vous pouvez également créer ou personnaliser un plan d’alimentation selon vos besoins, par exemple pour privilégier l’autonomie sur un PC portable ou les performances sur une machine de bureau.

👉Pour une vue d’ensemble de tous ces réglages :

  • Comment gérer les paramètres d’alimentation et de batterie de Windows 11
  • [/su_lien]

    📖 Ressources utiles et articles liés

    L’article Réinitialiser les plans d’alimentation de Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 11 KB5129195 : Microsoft publie une mise à jour d’urgence après les bugs du Patch Tuesday de septembre

    Par : malekalmorte
    15 septembre 2026 à 08:13

    Microsoft publie en urgence une nouvelle mise à jour hors bande (Out-of-band) pour Windows 11 afin de corriger plusieurs problèmes sérieux introduits par le Patch Tuesday de septembre 2026.

    La mise à jour KB5129195, disponible pour Windows 11 24H2 et 25H2, corrige notamment les pannes de Remote Desktop Services (RDS), un problème touchant certaines machines virtuelles Hyper-V utilisant Plan9 ainsi qu’une partie des problèmes audio USB apparus après KB5124008. Elle apporte également une nouvelle protection de sécurité liée à CVE-2026-62721.

    En revanche, tous les bugs ne disparaissent pas. Microsoft confirme notamment qu’un problème affectant certains périphériques USB Audio Class 1.0 reste ouvert, tandis que WindowsLatest rapporte que les erreurs et écrans noirs rencontrés sur certaines cartes graphiques AMD ne sont pas corrigés par cette mise à jour.

    KB5129195 remplace KB5124008 sur Windows 11 24H2 et 25H2

    KB5129195 est une mise à jour cumulative publiée le 14 septembre 2026, quelques jours seulement après le Patch Tuesday du 8 septembre.

    Elle fait passer :

    • Windows 11 25H2 à la build 26200.9457
    • Windows 11 24H2 à la build 26100.9457.

    Le Microsoft Update Catalog confirme sa disponibilité pour les architectures x64 et ARM64. Le package x64 complet approche les 4,9 Go, même si Windows Update ne télécharge normalement que les composants nécessaires au système.

    Il s’agit d’une mise à jour cumulative : un PC n’a pas besoin d’installer séparément KB5124008 avant de recevoir KB5129195.

    Nouvelle mise à jour KB5129195 qui remplace KB5124008

    Microsoft corrige les pannes de Remote Desktop Services

    Le principal problème corrigé concerne Remote Desktop Services (RDS).

    Après l’installation des mises à jour de septembre, certains systèmes pouvaient devenir instables lorsqu’ils utilisaient les services Bureau à distance.

    Les symptômes signalés comprenaient notamment :

    • l’impossibilité d’établir une connexion RDP ;
    • des échecs lors de l’ouverture de session ;
    • des serveurs qui ne répondaient plus ;
    • des blocages pendant la configuration du Bureau à distance.

    Le problème pouvait également affecter plusieurs composants associés, notamment Microsoft Management Console (MMC), RDS Licensing Diagnoser, l’Explorateur de fichiers ou encore la page Windows Update.

    Microsoft avait précédemment proposé des solutions de contournement par stratégie de groupe, tandis que certains administrateurs avaient choisi de désinstaller les mises à jour de septembre.

    Cette dernière solution rétablissait RDS, mais supprimait également les correctifs de sécurité du Patch Tuesday.

    KB5129195 permet désormais de corriger le problème sans revenir en arrière.

    Windows Server reçoit également des correctifs d’urgence

    Le problème RDS ne concernait pas uniquement Windows 11.

    Microsoft a publié plusieurs mises à jour hors bande pour différentes versions de Windows et Windows Server :

    • Windows 11 26H1 : KB5129194
    • Windows 11 24H2 et 25H2 : KB5129195
    • Windows 11 23H2 : KB5129242
    • Windows 10 21H2 et 22H2 : KB5129236
    • Windows Server 2025 : KB5129235
    • Windows Server 2022 : KB5129237

    Microsoft propose également d’autres correctifs pour certaines anciennes éditions Windows 10 et Windows Server.

    Le fait que Microsoft publie une série aussi large de correctifs quelques jours après le Patch Tuesday montre que le problème RDS était suffisamment important pour ne pas attendre la prochaine mise à jour mensuelle.

    Hyper-V et les partages Plan9 sont corrigés

    KB5129195 corrige également le problème que nous avions évoqué précédemment concernant certaines applications utilisant des machines virtuelles gérées par Host Compute Service (HCS).

    Le bug affectait le partage de dossiers entre l’hôte Windows et une machine virtuelle Linux lorsque le système utilisait Plan9/9P.

    Dans certaines configurations, les dossiers partagés depuis Windows :

    • n’apparaissaient plus dans la machine virtuelle ;
    • ou devenaient inaccessibles.

    Ce comportement pouvait notamment perturber des applications reposant sur des environnements Linux virtualisés.

    La mise à jour d’urgence corrige ce problème.

    Microsoft corrige aussi une partie du bug audio USB

    Le Patch Tuesday de septembre avait également provoqué des problèmes avec certains périphériques USB Audio Class 1.0.

    KB5129195 corrige désormais un cas particulier : les périphériques qui fonctionnaient normalement en stéréo mais échouaient lorsqu’un mode audio multicanal était utilisé.

    • Microsoft cite notamment : 8 canaux
    • et : audio 3D

    comme configurations concernées.

    Après installation de la mise à jour d’urgence, ces modes doivent à nouveau fonctionner normalement sur les périphériques concernés.

    Mais le bug USB Audio Class 1.0 n’est pas complètement corrigé

    Attention toutefois : il existe en réalité deux problèmes audio distincts.

    Le premier, concernant les modes 8 canaux et 3D, est corrigé.

    Mais Microsoft reconnaît qu’un autre problème persiste.

    Certains périphériques USB Audio Class 1.0 peuvent toujours :

    • refuser de démarrer ;
    • afficher un Code 10 dans le Gestionnaire de périphériques ;
    • ne produire aucun son ;
    • laisser le volume bloqué à zéro ;
    • rendre les paramètres audio indisponibles ou inopérants.

    Microsoft indique travailler encore sur une solution.

    Ainsi, installer KB5129195 ne garantit pas que tous les problèmes audio introduits en septembre disparaissent.

    Une nouvelle protection contre CVE-2026-62721

    La mise à jour hors bande ne se limite pas aux correctifs de stabilité.

    Elle ajoute également des protections concernant CVE-2026-62721, une vulnérabilité d’élévation de privilèges affectant Windows User-Mode Power Service (UMPS).

    Cette partie explique aussi pourquoi Microsoft classe KB5129195 parmi les mises à jour de sécurité plutôt que comme une simple mise à jour facultative de correction de bugs.

    Sur Windows 11 24H2 et 25H2, elle est distribuée automatiquement par Windows Update.

    KB5129195 est aussi proposée en Hotpatch

    Les appareils professionnels éligibles à Windows Hotpatch disposent également d’une version spécifique : KB5129241

    Cette variante apporte les mêmes principaux correctifs sans nécessiter de redémarrage lorsque la mise à jour de septembre KB5124008 est déjà installée.

    Elle est principalement destinée aux environnements professionnels compatibles avec Hotpatch.

    Le problème des GPU AMD n’est pas corrigé

    Malgré le nombre de corrections, KB5129195 ne règle pas tous les problèmes remontés depuis KB5124008.

    WindowsLatest signale notamment que certains utilisateurs de cartes graphiques AMD Radeon continuent de rencontrer des dysfonctionnements après les mises à jour de septembre.

    Des utilisateurs rapportent notamment :

    • des AMD Driver Timeout ;
    • des écrans noirs ;
    • des plantages du pilote graphique ;
    • parfois des blocages ou redémarrages.

    Des témoignages similaires apparaissent également après l’installation de KB5129195.

    Microsoft ne documente toutefois pas encore ce problème AMD dans les notes officielles de KB5129195.

    Il faut donc rester prudent : contrairement aux bugs RDS, Hyper-V et USB Audio multicanal, le problème graphique AMD ne dispose pas encore d’un correctif officiel identifié dans cette mise à jour.

    Il ne faut pas confondre signalements et problème officiellement reconnu

    Le fait que plusieurs utilisateurs rencontrent des erreurs similaires après une mise à jour constitue un signal à surveiller, mais cela ne suffit pas à établir que KB5124008 ou KB5129195 est systématiquement responsable.

    Pour les problèmes AMD, le lien reste donc moins solidement établi que pour RDS ou Hyper-V.

    À ce stade, il vaut mieux parler de signalements de problèmes sur certaines configurations AMD, plutôt que d’un bug généralisé confirmé par Microsoft.

    Faut-il installer KB5129195 ?

    Sur Windows 11 24H2 et 25H2, oui.

    KB5129195 est précisément conçue pour remplacer KB5124008 et corriger plusieurs de ses régressions les plus gênantes.

    Son installation est particulièrement recommandée si votre machine utilise :

    Remote Desktop Services, des machines virtuelles reposant sur HCS/Plan9, ou un périphérique audio USB multicanal.

    De plus, la mise à jour ajoute une protection contre CVE-2026-62721.

    Il y a donc peu d’intérêt à rester volontairement sur KB5124008 lorsqu’une version corrigée est proposée.

    Que faire en cas de problème audio après KB5129195 ?

    Si le périphérique fonctionne en stéréo mais ne fonctionnait plus en 8 canaux ou en audio 3D, KB5129195 devrait corriger le problème.

    En revanche, si vous avez toujours : Code 10, aucun son, un volume bloqué ou des paramètres audio qui ne répondent plus, vous êtes probablement confronté au second problème USB Audio Class 1.0 encore reconnu par Microsoft.

    Dans ce cas, il faut attendre un correctif supplémentaire.

    Désinstaller KB5129195 puis KB5124008 peut éventuellement confirmer l’origine du problème, mais ce n’est pas une solution idéale puisque cela retire également les correctifs de sécurité de septembre.

    Une semaine difficile pour les mises à jour Windows

    La publication de cette mise à jour d’urgence intervient seulement six jours après KB5124008.

    Le Patch Tuesday de septembre devait pourtant constituer une mise à jour importante, avec 966 vulnérabilités corrigées et plusieurs nouveautés pour Windows 11.

    Mais plusieurs régressions sont rapidement apparues :

    • RDS instable, partages Linux Plan9 cassés, audio USB défaillant et divers autres problèmes signalés.
    • Microsoft a donc dû publier une série de mises à jour hors cycle afin de stabiliser Windows.
    • La bonne nouvelle est que les problèmes RDS et Hyper-V disposent désormais d’un correctif officiel.

    La moins bonne est que le problème USB Audio n’est encore que partiellement résolu, tandis que les signalements liés aux GPU AMD restent sans solution identifiée dans KB5129195.

    Conclusion

    Microsoft tente de réparer les dégâts provoqués par le Patch Tuesday de septembre avec KB5129195, une mise à jour d’urgence pour Windows 11 24H2 et 25H2.

    Elle corrige plusieurs problèmes importants :

    Remote Desktop Services, les partages de dossiers Linux via Hyper-V/HCS et Plan9, ainsi que les problèmes audio touchant les modes 8 canaux et 3D de certains périphériques USB Audio Class 1.0.

    Elle ajoute également une protection contre CVE-2026-62721.

    Mais le travail n’est pas terminé.

    Certains périphériques USB Audio Class 1.0 peuvent toujours ne plus produire de son ou afficher un Code 10, et les problèmes graphiques signalés sur certaines configurations AMD ne semblent pas être corrigés par cette mise à jour.

    KB5129195 est donc une amélioration importante par rapport à KB5124008, mais elle ne clôt pas encore complètement l’épisode mouvementé des mises à jour Windows de septembre 2026.

    L’article Windows 11 KB5129195 : Microsoft publie une mise à jour d’urgence après les bugs du Patch Tuesday de septembre est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 11 KB5124008 coupe le son sur certains PC : Microsoft confirme un nouveau bug de la mise à jour de septembre

    Par : malekalmorte
    13 septembre 2026 à 09:48

    La mise à jour de sécurité KB5124008 de Windows 11 24H2 et 25H2 continue d’accumuler les problèmes.

    Après les bugs liés à WSL, au Bureau à distance, à l’Explorateur de fichiers et à l’Historique des fichiers, Microsoft confirme désormais qu’un nouveau dysfonctionnement peut empêcher certains périphériques audio USB de fonctionner correctement.

    Le problème concerne spécifiquement les appareils utilisant USB Audio Class 1.0. Sur les PC affectés, le périphérique peut refuser de démarrer, ne produire aucun son ou rendre les réglages de volume inopérants.

    La situation est d’autant plus paradoxale que KB5124008 corrige parallèlement plusieurs régressions introduites par la Preview d’août, notamment le bug qui réinitialisait les paramètres de la souris et celui qui transformait le fond d’écran en arrière-plan noir.

    Un problème audio officiellement reconnu par Microsoft

    Microsoft a ajouté le problème à la page de suivi officielle de Windows 11.

    Après installation de la mise à jour de sécurité du 8 septembre 2026 KB5124008, certains périphériques USB Audio Class 1.0 peuvent ne plus démarrer ou ne plus produire de son.

    Les symptômes possibles sont les suivants :

    • le périphérique apparaît avec l’erreur « Ce périphérique ne peut pas démarrer (Code 10) » dans le Gestionnaire de périphériques ;
    • aucune sortie audio n’est disponible ;
    • les contrôles de volume restent bloqués ou ne répondent plus ;
    • les paramètres audio deviennent indisponibles ou ne répondent plus ;
    • certains périphériques fonctionnent encore en stéréo classique mais échouent avec les modes multicanaux.

    Microsoft précise que certains utilisateurs parviennent à récupérer le son en repassant sur un mode 2 canaux au lieu d’un mode multicanal, 8 canaux ou audio 3D.

    Seuls certains périphériques USB Audio Class 1.0 sont concernés

    Le bug ne touche pas tous les systèmes audio.

    Microsoft limite actuellement le problème aux périphériques qui utilisent USB Audio Class 1.0.

    Cela peut concerner, selon le matériel :

    • des DAC USB ;
    • certaines interfaces audio ;
    • certains casques USB ;
    • des cartes son externes ;
    • du matériel audio professionnel plus ancien.

    Les périphériques utilisant d’autres classes audio ou des pilotes propriétaires ne sont pas nécessairement affectés.

    Microsoft n’a pour le moment pas publié de liste de modèles précis.

    Windows 11 24H2, 25H2 et 26H1 sont concernés

    Le problème touche :

    • Windows 11 24H2 ;
    • Windows 11 25H2 ;
    • Windows 11 26H1.

    Windows Server n’est pas concerné par ce bug audio.

    Microsoft indique travailler sur un correctif qui sera intégré dans une future mise à jour de Windows.

    Aucune mise à jour hors bande n’a encore été annoncée.

    Que faire si le son ne fonctionne plus après KB5124008 ?

    Si le problème apparaît juste après la mise à jour de septembre, commencez par vérifier le périphérique dans :

    Gestionnaire de périphériques > Contrôleurs audio, vidéo et jeu

    ou :

    Entrées et sorties audio

    Si vous voyez un Code 10, le problème peut correspondre au bug désormais reconnu par Microsoft.

    Dans le cas d’un périphérique multicanal, vous pouvez également tester temporairement un fonctionnement en stéréo 2 canaux.

    Microsoft indique que cette modification permet de restaurer le son sur certains appareils concernés.

    Il vaut également la peine de vérifier si le constructeur du périphérique propose un pilote ou un firmware plus récent.

    Faut-il désinstaller KB5124008 ?

    La désinstallation est possible, mais elle ne doit pas être le premier réflexe.

    KB5124008 est une mise à jour de sécurité obligatoire qui corrige notamment les vulnérabilités du Patch Tuesday de septembre 2026, dont des zero-day déjà exploitées.

    Retirer la mise à jour revient donc également à retirer ces correctifs de sécurité.

    Si le problème audio est bloquant et qu’aucune autre solution ne fonctionne, la désinstallation peut servir de solution temporaire de diagnostic, mais il est préférable d’attendre un correctif Microsoft ou de rechercher une solution côté pilote si cela est possible.

    KB5124008 continue d’accumuler les bugs

    Ce nouveau problème audio vient s’ajouter à une liste déjà importante de régressions associées à la mise à jour de septembre.

    Microsoft a déjà confirmé notamment un problème avec les applications utilisant des machines virtuelles gérées par HCS et le partage de dossiers via Plan9/9P.

    Ce bug affecte notamment des applications qui utilisent WSL ou des environnements Linux virtualisés.

    WindowsLatest indique par exemple que Claude Cowork ne peut plus accéder correctement aux dossiers de l’hôte après installation de KB5124008.

    WSL et certains environnements virtualisés sont cassés

    Le problème concerne le mécanisme permettant à une machine virtuelle Linux d’accéder à certains dossiers Windows.

    Après installation de KB5124008, les applications utilisant cette architecture peuvent ne plus réussir à monter les dossiers partagés.

    Microsoft précise que les machines virtuelles Hyper-V classiques qui n’utilisent pas la fonctionnalité Plan9 ne sont pas concernées.

    L’entreprise travaille là encore sur un correctif.

    Le Bureau à distance rencontre également des problèmes

    Microsoft reconnaît aussi des problèmes avec Services Bureau à distance (RDS).

    Après KB5124008, certaines connexions peuvent devenir instables ou échouer.

    Des utilisateurs peuvent également rester bloqués sur le message :

    Veuillez patienter pendant la configuration du Bureau à distance

    ou rencontrer des problèmes avec l’Explorateur de fichiers et la console MMC dans certaines sessions distantes.

    Ces problèmes semblent toucher principalement les environnements professionnels.

    Des plantages d’Explorer.exe sont également étudiés

    WindowsLatest rapporte également un autre problème potentiellement sérieux : Explorer.exe peut ne pas démarrer ou planter après ouverture de session.

    Comme explorer.exe gère notamment :

    • le Bureau ;
    • la barre des tâches ;
    • le menu Démarrer ;
    • l’Explorateur de fichiers ;

    un plantage peut laisser l’utilisateur face à un écran noir ou à une session Windows difficilement utilisable.

    Microsoft indique examiner ces signalements.

    Les premiers retours semblent particulièrement concerner certains environnements professionnels utilisant des profils conteneurisés comme :

    • Citrix UPM ;
    • FSLogix ;
    • Horizon ;
    • ProfileUnity ProfileDisks.

    L’Historique des fichiers pourrait également être cassé

    Un autre bug, qui n’est pas encore officiellement reconnu par Microsoft, concerne Historique des fichiers.

    Certains utilisateurs signalent que Windows ne détecte plus le disque externe utilisé pour les sauvegardes.

    Historique des fichiers affiche alors un message indiquant qu’aucun lecteur n’est connecté, même lorsque le disque est bien présent.

    Selon WindowsLatest, désinstaller KB5124008 permet de restaurer le fonctionnement sur certains PC.

    Cette régression reste néanmoins à confirmer officiellement.

    Une accumulation de problèmes après plusieurs mises à jour difficiles

    Les dernières mises à jour de Windows 11 ont connu plusieurs régressions importantes.

    En août, KB5121003 provoquait notamment des plantages dans certains jeux à cause de conflits avec certains pilotes bas niveau, en particulier inpoutx64.sys.

    Fin août, KB5120998 a introduit les problèmes de curseur et de fond d’écran.

    Et maintenant, KB5124008 corrige ces deux problèmes mais introduit à son tour des difficultés avec :

    • certains périphériques audio USB ;
    • WSL et le partage de dossiers Plan9 ;
    • le Bureau à distance ;
    • potentiellement Explorer.exe ;
    • potentiellement Historique des fichiers.

    La situation devient donc assez frustrante pour les utilisateurs qui voient un correctif résoudre un problème tout en pouvant en déclencher un autre.

    👉En lien, à lire :

    Un problème qui tombe mal pour Microsoft

    La situation est également assez ironique.

    Microsoft insiste actuellement sur l’importance d’installer rapidement les mises à jour de sécurité, notamment en raison de l’augmentation des vulnérabilités découvertes et de l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle pour rechercher des failles.

    Or KB5124008 est précisément une mise à jour qu’il est difficile de conseiller de repousser longtemps : elle corrige 966 vulnérabilités, dont plusieurs failles critiques et deux zero-day déjà exploitées.

    Mais elle peut parallèlement provoquer des problèmes très gênants sur certaines configurations.

    Pour Microsoft, l’enjeu est donc de parvenir à maintenir un niveau de sécurité élevé sans dégrader la fiabilité des machines après chaque Patch Tuesday.

    Faut-il installer KB5124008 malgré les bugs ?

    Pour la majorité des utilisateurs, oui.

    KB5124008 reste une mise à jour de sécurité importante, et les problèmes décrits ne concernent pas tous les PC.

    Les deux zero-day corrigées en septembre sont déjà exploitées dans des attaques, ce qui rend le report prolongé de la mise à jour peu souhaitable.

    En revanche, dans un environnement professionnel utilisant :

    • des périphériques USB Audio Class 1.0 ;
    • WSL ou des environnements Linux virtualisés ;
    • RDS ;
    • FSLogix ou Citrix ;
    • Historique des fichiers ;

    il peut être raisonnable de tester la mise à jour sur quelques machines avant un déploiement généralisé.

    Microsoft travaille sur de nouveaux correctifs

    Microsoft indique qu’un correctif est en préparation pour le bug USB Audio.

    L’entreprise travaille également sur les problèmes de virtualisation et de Bureau à distance.

    Pour les problèmes Explorer.exe, les équipes Microsoft collectent encore des données afin d’identifier précisément la cause.

    Il est donc possible qu’une mise à jour hors bande ou une prochaine Preview apporte plusieurs corrections.

    Conclusion

    Le Patch Tuesday de septembre 2026 illustre une nouvelle fois la difficulté de concilier sécurité, nouvelles fonctionnalités et stabilité sous Windows 11.

    KB5124008 corrige les bugs de curseur et de fond d’écran introduits fin août, mais Microsoft confirme maintenant qu’elle peut également couper complètement le son de certains périphériques USB Audio Class 1.0.

    À cela s’ajoutent des problèmes avec WSL, les machines virtuelles utilisant Plan9, le Bureau à distance, ainsi que des rapports de plantages d’Explorer.exe et d’Historique des fichiers défaillant.

    Pour autant, désinstaller systématiquement KB5124008 n’est pas forcément une bonne idée : elle contient des correctifs de sécurité importants pour des vulnérabilités déjà exploitées.

    La meilleure approche reste donc de conserver la mise à jour sur les machines qui fonctionnent normalement, tout en surveillant les périphériques audio USB et les environnements professionnels concernés.

    Microsoft devra maintenant corriger rapidement ces nouvelles régressions pour éviter que le Patch Tuesday de septembre ne devienne un nouvel épisode difficile pour la fiabilité de Windows 11.

    L’article Windows 11 KB5124008 coupe le son sur certains PC : Microsoft confirme un nouveau bug de la mise à jour de septembre est apparu en premier sur malekal.com.

    Comment améliorer l’indice de performances Windows (WEI) sur Windows 11/10

    Par : malekalmorte
    11 septembre 2026 à 09:10

    L’indice de performances Windows (WEI) permet d’évaluer rapidement les principaux composants du PC à partir des mesures réalisées par WinSAT. Processeur, mémoire RAM, stockage et performances graphiques reçoivent chacun un sous-score, tandis que l’indice global est déterminé par le résultat le plus faible.

    Si un sous-score est nettement inférieur aux autres, il peut indiquer qu’un composant limite davantage la configuration. Il est alors possible d’agir sur certains paramètres, de mettre à jour les pilotes, d’améliorer le refroidissement ou, si nécessaire, de faire évoluer le matériel.

    Dans ce guide, vous allez voir comment améliorer le score WEI sous Windows 11/10, en agissant sur le CPUScore, le MemoryScore, le DiskScore, le GraphicsScore et le D3DScore, tout en gardant à l’esprit que le plus important reste d’améliorer les performances réelles du PC.

    Pourquoi améliorer l’indice de performances Windows ?

    L’indice de performances Windows (WEI) permet surtout d’identifier le composant qui limite le plus les performances générales du PC. Comme le score global dépend du sous-score le plus faible, améliorer ce composant peut faire progresser l’indice.

    Cela peut aussi être utile pour vérifier l’effet d’un changement matériel ou d’une optimisation, par exemple après :

    • l’ajout de mémoire RAM ;
    • le remplacement d’un disque dur par un SSD ;
    • la mise à jour d’un pilote graphique ;
    • un changement de processeur ou de carte graphique ;
    • une correction de problème de chauffe ou de limitation des performances.

    👉Le guide :

    Il ne faut toutefois pas chercher à augmenter le score WEI uniquement pour obtenir une meilleure note. L’objectif principal reste d’améliorer les performances réelles du PC et de corriger un éventuel déséquilibre entre les composants.

    La première étape consiste donc à repérer quel sous-score limite l’indice global.

    Identifier le sous-score qui limite le WEI

    L’indice de performances Windows (WEI) repose sur plusieurs sous-scores correspondant aux principaux composants du PC. Le score global est déterminé par le sous-score le plus faible, et non par une moyenne.

    Pour savoir quel élément limite l’indice, affichez les résultats WinSAT puis comparez notamment :

    • CPUScore : performances du processeur ;
    • MemoryScore : performances de la mémoire RAM ;
    • GraphicsScore : performances graphiques ;
    • D3DScore : performances 3D ;
    • DiskScore : performances du stockage.

    Par exemple, si le processeur, la mémoire et le graphique obtiennent des scores supérieurs à 8, mais que le DiskScore reste à 5,9, c’est le stockage qui limite principalement le WEI.

    Avant toute optimisation, commencez donc par identifier ce sous-score faible. Cela permet de cibler les actions utiles au lieu de modifier au hasard plusieurs composants ou réglages.

    Pour afficher et interpréter les différents scores :

    Améliorer automatiquement les performances avec AnalysePC

    AnalysePC permet d’aller plus loin que le simple score WEI. Il récupère les résultats WinSAT, les replace dans le contexte matériel du PC et analyse automatiquement plusieurs éléments pouvant expliquer un mauvais score ou des performances insuffisantes.

    Il peut notamment vérifier :

    • les scores WinSAT du processeur, de la mémoire, du stockage et du graphique ;
    • la charge CPU, RAM et disque ;
    • les programmes qui ralentissent le démarrage ;
    • l’état du stockage et certains problèmes matériels ;
    • les températures et signes de surchauffe ;
    • les éléments pouvant limiter les performances du système.

    L’intérêt est qu’AnalysePC ne se contente pas d’afficher un sous-score faible : il aide à identifier la cause probable et les actions à effectuer.

    Par exemple, si le DiskScore est faible, l’analyse peut aider à déterminer si le problème vient d’un stockage lent, d’un SSD en difficulté ou d’une activité disque anormale. De la même manière, un CPUScore ou un score graphique faible peut être replacé dans le contexte des températures, de la charge ou du matériel installé.

    👉Vous pouvez donc utiliser AnalysePC comme diagnostic automatique complémentaire à WinSAT, puis appliquer les conseils détaillés dans les sections suivantes selon le composant concerné :

    Usage léger à modéré conseillé dans AnalysePC

    Améliorer le score du processeur (CPUScore)

    Le CPUScore reflète les performances du processeur mesurées par WinSAT. Si ce sous-score est le plus faible, il faut d’abord vérifier que le processeur fonctionne dans de bonnes conditions avant d’envisager un remplacement matériel.

    Commencez par contrôler :

    Sur un PC portable, branchez l’ordinateur sur secteur et utilisez un mode Équilibré ou Meilleures performances avant de relancer WinSAT.

    Une surchauffe peut réduire automatiquement la fréquence du processeur et donc dégrader le score obtenu. Nettoyer le système de refroidissement, améliorer la ventilation ou corriger un problème de pâte thermique peut alors permettre de retrouver des performances normales.

    En revanche, si le processeur est ancien ou peu performant, les possibilités d’amélioration logicielle restent limitées. Dans ce cas, une progression importante du CPUScore nécessite généralement un changement de processeur ou de plateforme.

    Après les modifications, relancez :

    winsat cpu

    ou une évaluation complète avec :

    winsat formal

    afin de vérifier si le score a évolué.

    Améliorer le score de la mémoire RAM (MemoryScore)

    Le MemoryScore mesure les performances de la mémoire vive lors des tests WinSAT. Un score faible peut venir d’une mémoire peu performante, d’une configuration en simple canal ou d’un problème de réglage.

    Commencez par vérifier :

    • que toute la mémoire RAM installée est bien détectée par Windows ;
    • que les barrettes fonctionnent à la fréquence prévue ;
    • que le mode Dual Channel est actif lorsque la configuration le permet ;
    • que les profils XMP/EXPO sont correctement activés dans le BIOS/UEFI si vous souhaitez utiliser la fréquence nominale de la mémoire ;
    • qu’aucune barrette défectueuse ou instable n’est présente.

    L’ajout de mémoire RAM peut améliorer le confort général si le PC en manque, mais il ne fait pas forcément fortement progresser le MemoryScore. Pour WinSAT, les performances dépendent davantage de la bande passante mémoire, de la fréquence, des timings et du mode simple ou double canal.

    Sur certaines configurations, passer de Single Channel à Dual Channel peut donc être plus bénéfique pour le score que simplement augmenter la quantité de RAM.

    Si la mémoire fonctionne déjà à sa fréquence prévue et dans une configuration optimale, les possibilités d’amélioration logicielle restent limitées. Un gain plus important nécessitera généralement une mémoire plus rapide ou une plateforme plus récente.

    Après les modifications, vous pouvez relancer uniquement le test mémoire avec :

    winsat mem

    ou effectuer une nouvelle évaluation complète avec :

    winsat formal

    Améliorer le score du disque (DiskScore)

    Le DiskScore mesure les performances du disque système utilisé par Windows. Un score faible peut indiquer un stockage lent, une configuration défavorable ou un problème qui limite les débits.

    Commencez par vérifier :

    • si Windows est installé sur un SSD ou encore sur un disque dur mécanique ;
    • l’espace libre disponible sur le disque système ;
    • l’état de santé SMART du SSD ou du disque dur ;
    • que les pilotes du contrôleur de stockage et du chipset sont à jour ;
    • que le SSD fonctionne bien sur l’interface prévue, par exemple SATA ou NVMe ;
    • qu’aucune activité disque importante ne perturbe le test.

    Le changement le plus efficace pour améliorer fortement le DiskScore reste généralement de remplacer un HDD par un SSD. Sur une machine déjà équipée d’un SSD SATA, passer à un SSD NVMe plus rapide peut également améliorer le score, même si le gain ressenti au quotidien n’est pas toujours proportionnel à la hausse du benchmark.

    Un disque presque plein, présentant des erreurs ou fortement sollicité en arrière-plan peut aussi obtenir un résultat inférieur à ses capacités normales. Avant de relancer le test, fermez les applications inutiles et laissez suffisamment d’espace libre.

    Après les modifications, vous pouvez tester uniquement le stockage avec :

    winsat disk

    ou relancer une évaluation complète avec :

    winsat formal

    Si le DiskScore reste nettement inférieur aux autres sous-scores, le stockage constitue probablement le principal facteur limitant de l’indice WEI.

    Améliorer les scores graphiques (GraphicsScore et D3DScore)

    Les scores GraphicsScore et D3DScore évaluent les performances graphiques mesurées par WinSAT. Le premier concerne davantage l’affichage et le bureau Windows, tandis que le second est lié aux performances graphiques 3D.

    Si ces scores sont faibles, commencez par vérifier :

    • que le pilote graphique est installé et à jour ;
    • que Windows utilise bien le GPU attendu sur un PC équipé de plusieurs cartes graphiques ;
    • que le mode d’alimentation ne limite pas les performances ;
    • que le PC portable est branché sur secteur ;
    • que le GPU ne réduit pas ses fréquences en raison d’une surchauffe ;
    • qu’aucune application lourde n’utilise la carte graphique pendant le test.

    Vous pouvez également alléger certains effets visuels de Windows. Désactiver les effets de transparence, les animations ou d’autres effets graphiques peut réduire légèrement la charge d’affichage, surtout sur une configuration ancienne ou équipée d’un GPU intégré peu performant.
    👉Le tutoriel :

    Cela ne transformera toutefois pas les capacités matérielles du GPU et l’effet sur le score WinSAT peut être limité.

    Pour améliorer sensiblement un GraphicsScore ou un D3DScore faible, les solutions les plus efficaces restent généralement l’installation d’un pilote adapté et, lorsque cela est possible, l’utilisation d’une carte graphique plus performante.

    Après les modifications, relancez une évaluation complète :

    winsat formal

    Vous pourrez ensuite comparer les nouveaux sous-scores avec les résultats précédents.

    Mettre à jour les pilotes avant de relancer WinSAT

    Des pilotes obsolètes ou mal installés peuvent limiter les performances mesurées par WinSAT, en particulier pour la carte graphique, le chipset et le contrôleur de stockage.

    Avant de relancer une évaluation, vérifiez donc que les principaux pilotes du PC sont à jour, notamment :

    • le pilote graphique NVIDIA, AMD ou Intel ;
    • les pilotes du chipset ;
    • les pilotes du contrôleur de stockage ;
    • les éventuels pilotes spécifiques fournis par le constructeur du PC.

    Privilégiez les pilotes proposés par Windows Update, le fabricant du PC ou le constructeur du composant.

    Après la mise à jour, redémarrez Windows afin que les nouveaux pilotes soient correctement chargés, puis relancez :

    winsat formal

    Si un sous-score augmente après la mise à jour, cela signifie que l’ancien pilote limitait probablement les performances du composant concerné.

    En revanche, une mise à jour de pilote ne permet pas toujours d’améliorer sensiblement le WEI : si le matériel fonctionne déjà correctement, le gain peut être faible ou nul.

    Vérifier le mode d’alimentation et les performances du PC

    Le mode d’alimentation peut influencer les résultats obtenus avec WinSAT, surtout sur un PC portable. Un profil orienté économie d’énergie peut limiter la fréquence du processeur, les performances graphiques ou la consommation globale du système.

    • Avant de relancer le test, vérifiez le réglage utilisé dans :
    • Paramètres > Système > Alimentation et batterie
    • Pour obtenir des mesures plus représentatives des performances maximales du PC, utilisez de préférence le mode Équilibré ou Meilleures performances.

    Sur un ordinateur portable, branchez également le PC sur secteur afin d’éviter les limitations appliquées sur batterie.

    Pensez aussi à fermer les applications lourdes et les tâches inutiles en arrière-plan avant de lancer WinSAT. Une charge importante du processeur, du disque ou du GPU peut fausser les résultats et faire baisser certains sous-scores.

    Enfin, certains constructeurs ajoutent leurs propres profils de performances dans leurs utilitaires. Vérifiez qu’un mode Silencieux, Économie ou similaire n’est pas actif au moment du test.

    👉Pour en savoir plus :

    Réduire la chauffe et éviter le throttling

    Une température trop élevée peut réduire les performances du processeur ou de la carte graphique pendant les tests WinSAT. Pour se protéger, le matériel peut diminuer automatiquement ses fréquences : c’est le throttling thermique.

    Si le PC chauffe trop, les scores CPUScore, GraphicsScore ou D3DScore peuvent donc être inférieurs aux performances réelles du matériel.

    Avant de relancer WinSAT, vérifiez notamment :

    • que les ventilateurs fonctionnent correctement ;
    • que les grilles d’aération ne sont pas obstruées ;
    • que le PC n’est pas posé sur une surface qui bloque la ventilation ;
    • que le système de refroidissement n’est pas encrassé par la poussière ;
    • que les températures restent raisonnables pendant une charge soutenue ;
    • que le mode silencieux ou un profil constructeur ne limite pas excessivement les performances.

    Sur un PC ancien, un nettoyage du système de refroidissement ou le remplacement de la pâte thermique peut parfois permettre au processeur de maintenir de meilleures fréquences.

    Sur un portable, utilisez de préférence le PC sur secteur et dans de bonnes conditions de ventilation avant de lancer le test.

    👉Le guide :

    Si les températures sont correctes mais que les fréquences chutent toujours fortement, il peut être utile de vérifier les limites de puissance imposées par le BIOS/UEFI ou par le logiciel du constructeur.

    Relancer WinSAT après les modifications

    Après avoir modifié un réglage, mis à jour un pilote ou changé un composant matériel, relancez WinSAT afin de vérifier si les sous-scores ont évolué.

    Pour refaire une évaluation complète, ouvrez Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes en administrateur, puis exécutez :

    winsat formal

    Laissez le test se terminer sans utiliser d’application lourde en parallèle. Sur un PC portable, branchez de préférence l’ordinateur sur secteur et conservez le même mode d’alimentation afin de pouvoir comparer les résultats dans des conditions similaires.

    Vous pouvez ensuite afficher les nouveaux scores WEI et les comparer avec les précédents.

    🔗 Comment mesurer et afficher l’indice de performances de Windows 11/10

    Si un sous-score n’évolue presque pas malgré les optimisations, il est possible que la limite soit simplement matérielle. À l’inverse, une hausse nette après une correction peut confirmer que le pilote, la chauffe, le mode d’alimentation ou un autre réglage bridait auparavant les performances.

    Peut-on obtenir un score WEI de 9,9 ?

    Oui, mais uniquement sur certains composants et avec du matériel très performant. Sur les versions modernes de Windows, l’indice WEI utilise une échelle pouvant aller jusqu’à 9,9.

    Atteindre cette valeur dépend fortement du composant testé :

    • un SSD NVMe haut de gamme peut obtenir un DiskScore très élevé ;
    • un processeur récent peut approcher la limite sur CPUScore ;
    • de la mémoire rapide et correctement configurée peut obtenir un excellent MemoryScore ;
    • une carte graphique puissante peut obtenir des scores élevés sur GraphicsScore et D3DScore.

    Il faut cependant garder à l’esprit que le score global WEI correspond au sous-score le plus faible. Il suffit donc qu’un seul composant reste à 8,4 pour que l’indice global ne puisse pas atteindre 9,9, même si tous les autres composants sont au maximum.

    Dans la pratique, obtenir 9,9 partout est surtout un objectif de benchmark. Cela n’apporte pas forcément un gain visible dans l’usage quotidien et peut nécessiter du matériel très haut de gamme.

    Le plus important est donc d’obtenir des scores équilibrés et adaptés à l’usage du PC, plutôt que de chercher absolument la note maximale.

    Faut-il chercher à maximiser le score WEI ?

    Pas forcément. Un score WEI élevé peut être intéressant pour comparer une configuration ou vérifier qu’un composant fonctionne correctement, mais il ne faut pas en faire un objectif en soi.

    Le score global dépend du sous-score le plus faible. Chercher à atteindre 9,9 partout peut donc pousser à remplacer un composant qui ne limite pourtant pas réellement votre usage.

    Par exemple, un GraphicsScore moyen n’est pas gênant sur un PC utilisé pour la bureautique, tandis qu’un DiskScore faible peut avoir beaucoup plus d’impact sur la réactivité générale.

    Il vaut mieux chercher à obtenir une configuration équilibrée et adaptée à vos besoins qu’un score maximal.

    Le WEI doit donc être utilisé comme un indicateur parmi d’autres. Pour améliorer concrètement les performances de Windows, il faut surtout agir sur les ralentissements réels du PC, la charge logicielle, le stockage, la mémoire, les températures et les éventuels problèmes matériels.

    Aller plus loin pour accélérer réellement Windows

    L’indice WEI permet de repérer un composant potentiellement limitant, mais il ne résume pas à lui seul la vitesse réelle de Windows.

    Pour améliorer concrètement les performances du PC, il faut aussi vérifier la charge du système, les programmes au démarrage, l’utilisation de la mémoire, l’activité du disque, les températures, les pilotes et l’état général du matériel.

    Un ordinateur peut donc obtenir de bons scores WinSAT tout en restant lent à cause d’un trop grand nombre de logiciels en arrière-plan, d’un stockage presque plein, d’une surchauffe ou d’un problème système.

    👉Pour aller plus loin :

    L’objectif reste donc d’améliorer les performances ressenties au quotidien, pas seulement d’augmenter le score WEI.

    📖 Ressources utiles et articles liés

    L’article Comment améliorer l’indice de performances Windows (WEI) sur Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 10 KB5122878 : la mise à jour ESU de septembre 2026 corrige des failles

    Par : malekalmorte
    9 septembre 2026 à 08:35

    Microsoft déploie la mise à jour KB5122878 pour Windows 10 dans le cadre du Patch Tuesday de septembre 2026.

    Cette mise à jour concerne principalement les PC encore couverts par le programme Extended Security Updates (ESU) ainsi que certaines éditions LTSC de Windows 10. Elle n’apporte pas de nouvelle fonctionnalité majeure, mais intègre les correctifs de sécurité du mois, dont ceux liés aux 966 vulnérabilités corrigées par Microsoft, ainsi que plusieurs améliorations concernant Secure Boot, BitLocker, le Bureau à distance et la gestion des appareils.

    Après installation, Windows 10 22H2 passe à la build 19045.7725, tandis que Windows 10 Enterprise LTSC 2021 passe à la build 19044.7725.

    KB5122878 est une mise à jour de sécurité pour Windows 10 ESU

    Le support standard de Windows 10 22H2 a pris fin le 14 octobre 2025.

    Les PC grand public ou professionnels encore sous cette version ne reçoivent donc plus normalement les mises à jour de sécurité gratuites.

    Pour continuer à recevoir les correctifs, il faut désormais :

    • être inscrit au programme Extended Security Updates (ESU) ;
    • utiliser une édition de Windows 10 encore supportée, comme certaines versions LTSC ;
    • ou utiliser une édition IoT disposant d’un cycle de support plus long.

    KB5122878 est précisément la mise à jour cumulative de septembre 2026 destinée à ces machines.

    • Sur Windows 10 22H2 avec ESU, elle porte le système à : 19045.7725
    • Sur Windows 10 Enterprise LTSC 2021 : 19044.7725

    966 vulnérabilités corrigées dans le Patch Tuesday de septembre

    KB5122878 intègre les correctifs de sécurité du Patch Tuesday de septembre 2026.

    Microsoft a corrigé ce mois-ci 966 vulnérabilités dans ses différents produits, un chiffre particulièrement élevé.

    Parmi elles figurent également deux zero-day déjà exploitées dans des attaques.

    Il s’agit notamment de vulnérabilités permettant une élévation de privilèges jusqu’au niveau SYSTEM.

    Pour les utilisateurs encore sous Windows 10 via ESU, l’installation de KB5122878 reste donc importante malgré l’absence de nouveautés visibles.

    Secure Boot : Microsoft poursuit le déploiement des nouveaux certificats

    KB5122878 améliore également le ciblage des machines éligibles au remplacement des anciens certificats Secure Boot 2011.

    Microsoft déploie progressivement depuis 2026 les nouveaux certificats Secure Boot 2023 afin d’anticiper l’expiration des anciennes autorités de certification.

    Avec cette mise à jour, Microsoft ajoute de nouvelles données permettant d’identifier plus précisément les PC compatibles avec le déploiement automatique des nouveaux certificats.

    Le changement reste progressif.

    Toutes les machines ne recevront donc pas immédiatement les nouveaux certificats après installation de KB5122878.

    Windows reconnaît une nouvelle autorité de certification Microsoft

    La mise à jour apporte également une modification au niveau des stratégies Windows Code Integrity.

    Windows reconnaît désormais Microsoft Windows Production PCA 2026 RSA2048-SHA256 comme équivalente à : Microsoft Windows Production PCA 2011

    Cette évolution fait partie de la transition vers les nouvelles chaînes de certificats utilisées par Microsoft.

    L’objectif est notamment d’éviter des problèmes de compatibilité avec les applications et composants signés lors de la rotation des autorités de certification.

    Un problème BitLocker est corrigé

    KB5122878 corrige aussi un problème lié à certaines stratégies de groupe BitLocker.

    Dans certaines configurations non recommandées, des PC pouvaient demander de manière inattendue la clé de récupération BitLocker après l’installation d’une mise à jour Windows.

    Microsoft avait identifié ce problème comme connu sur certaines versions précédentes.

    La mise à jour de septembre apporte désormais un correctif.

    Cela ne signifie pas que toute demande de clé BitLocker après une mise à jour provient de ce bug, mais les configurations concernées ne devraient plus provoquer cette demande de récupération de manière erronée.

    Correction d’un problème audio avec le Bureau à distance

    Microsoft corrige également un problème concernant la redirection audio du Bureau à distance.

    Dans certaines configurations, le son d’une session Remote Desktop pouvait ne pas être reproduit sur l’ordinateur local.

    Après installation de KB5122878, l’audio doit de nouveau être correctement redirigé dans les environnements concernés.

    Ce correctif peut notamment intéresser les entreprises utilisant encore Windows 10 sur des postes distants ou dans des environnements VDI.

    Amélioration des journaux OMA-DM

    La mise à jour améliore également les capacités de diagnostic du client OMA Device Management.

    Le composant concerné est :

    omadmclient.exe

    OMA-DM est notamment utilisé pour la gestion des appareils dans les environnements professionnels.

    KB5122878 ajoute davantage d’informations de débogage lors des connexions à un serveur de gestion.

    Cela devrait faciliter le diagnostic des problèmes de configuration ou d’enrôlement des postes Windows 10 administrés à distance.

    Changement du fuseau horaire du Maroc

    Microsoft met également à jour les informations de fuseau horaire de Windows 10.

    À partir du 20 septembre 2026, le Maroc passe de manière permanente à :

    UTC+00:00

    KB5122878 adapte donc Windows afin que l’heure locale soit correctement affichée après cette transition.

    Le changement est appliqué automatiquement par le système.

    La pile de maintenance est également mise à jour

    KB5122878 inclut également une nouvelle version de la Servicing Stack Update (SSU).

    La pile de maintenance est le composant de Windows responsable de l’installation des mises à jour.

    La version associée est :

    KB5122877 – version 19041.7714

    Microsoft combine désormais généralement la SSU et la mise à jour cumulative afin de simplifier le déploiement.

    Cette mise à jour de la pile améliore notamment la fiabilité du processus de mise à jour.

    Attention aux images Windows déployées hors ligne

    Microsoft signale également un point important pour les administrateurs qui maintiennent des images Windows hors ligne.

    Lors de l’intégration de certaines mises à jour dynamiques, le fichier :

    boot.stl

    doit être présent dans le média d’installation.

    Ce fichier est utilisé lors de la validation Secure Boot.

    S’il est absent ou ne correspond pas à la bonne version de Windows, le système peut rencontrer un problème de démarrage lors de l’utilisation du média mis à jour.

    Microsoft recommande donc d’utiliser son script de mise à jour WinPE ou de copier manuellement le fichier correspondant dans l’image.

    Pour un utilisateur classique mettant simplement Windows à jour via Windows Update, ce point ne nécessite aucune action.

    Aucun problème connu signalé pour le moment

    Microsoft indique actuellement ne connaître aucun problème spécifique à KB5122878.

    C’est plutôt une bonne nouvelle, surtout pour une mise à jour de sécurité cumulative.

    Cela n’exclut évidemment pas l’apparition ultérieure de bugs ou de retours utilisateurs.

    Microsoft peut mettre à jour sa page de support si de nouveaux problèmes sont identifiés.

    Pourquoi certains PC Windows 10 ne recevront pas KB5122878

    Si votre ordinateur est sous Windows 10 22H2 mais n’est pas inscrit au programme ESU, il est normal que KB5122878 ne soit pas proposée.

    Le support gratuit de Windows 10 22H2 est terminé depuis octobre 2025.

    Microsoft ne distribue donc plus les correctifs de sécurité classiques aux installations standard non couvertes.

    Cela ne signifie pas que Windows Update est en panne.

    Le système est simplement arrivé en fin de support.

    Pour continuer à recevoir les mises à jour, les principales possibilités sont désormais :

    • souscrire au programme ESU ;
    • migrer vers Windows 11 si le matériel est compatible ;
    • utiliser une édition Windows 10 disposant encore d’un support étendu.

    👉A consulter :

    Windows 10 Enterprise LTSC 2021 approche également de la fin du support

    Les utilisateurs de Windows 10 Enterprise LTSC 2021 doivent également garder à l’esprit que cette version arrive bientôt en fin de support.

    Microsoft prévoit la fin de son support le : 12 janvier 2027

    Après cette date, elle ne recevra plus de mises à jour de sécurité normales.

    Windows 10 IoT Enterprise LTSC 2021 bénéficie quant à lui d’un support beaucoup plus long, jusqu’en 2032.

    Conclusion

    KB5122878 est donc avant tout une mise à jour de sécurité et de maintenance pour Windows 10.

    Elle permet aux PC encore couverts par Extended Security Updates ou certaines éditions LTSC de recevoir les correctifs du Patch Tuesday de septembre 2026.

    La mise à jour apporte également plusieurs améliorations techniques autour de Secure Boot, BitLocker, l’intégrité du code, le Bureau à distance et la gestion OMA-DM.

    Pour les utilisateurs Windows 10 encore éligibles, son installation est recommandée.

    En revanche, si votre PC Windows 10 22H2 n’est pas inscrit au programme ESU, l’absence de KB5122878 dans Windows Update est normale : le support gratuit de Windows 10 est terminé depuis octobre 2025.

    L’article Windows 10 KB5122878 : la mise à jour ESU de septembre 2026 corrige des failles est apparu en premier sur malekal.com.

    KB5124008 Patch Tuesday de septembre 2026 : Microsoft corrige 966 failles et deux zero-day exploitées

    Par : malekalmorte
    9 septembre 2026 à 08:24

    Microsoft déploie le Patch Tuesday de septembre 2026 pour Windows 11 et Windows 10. Il s’agit d’un mois particulièrement chargé puisque l’éditeur corrige 966 vulnérabilités, dont 105 failles classées critiques et deux zero-day déjà exploitées dans des attaques.

    Windows 11 24H2 et 25H2 reçoivent la mise à jour cumulative KB5124008, qui apporte également plusieurs nouveautés importantes : barre des tâches déplaçable et réellement plus petite, menu Démarrer redimensionnable, possibilité de supprimer Bing de Windows Search, ainsi que plusieurs correctifs issus de la Preview d’août.
    Ce Patch Tuesday vient aussi avec un correctif de sécurité .NET Framework (KB5126052).

    KB5124008 Patch Tuesday Septembre 2026 et correctif de sécurité .NET Framework (KB5126052)

    Un Patch Tuesday record avec 966 vulnérabilités corrigées

    Microsoft corrige 966 vulnérabilités dans ses produits lors du Patch Tuesday du 8 septembre 2026.

    Selon le décompte de BleepingComputer, il s’agit du plus important Patch Tuesday jamais publié par Microsoft, devant les 570 vulnérabilités corrigées en juillet et les quelque 400 du mois d’août.

    Parmi les vulnérabilités corrigées ce mois-ci, Microsoft classe 105 failles comme critiques.

    La répartition communiquée comprend approximativement :

    • 438 vulnérabilités d’élévation de privilèges ;
    • 258 vulnérabilités permettant l’exécution de code à distance ;
    • 173 fuites d’informations ;
    • 56 dénis de service ;
    • 19 contournements de fonctions de sécurité ;
    • 16 vulnérabilités d’usurpation.

    Parmi les 105 vulnérabilités critiques, 81 concernent l’exécution de code à distance et 20 permettent une élévation de privilèges.

    Ce chiffre de 966 ne comprend pas 204 vulnérabilités déjà corrigées plus tôt dans le mois, notamment dans Azure, Copilot Studio, Microsoft Fabric, Entra ID, Edge et Power Automate.

    Deux zero-day sont déjà exploitées dans des attaques

    La priorité de ce Patch Tuesday concerne surtout deux vulnérabilités que Microsoft considère comme activement exploitées.

    CVE-2026-81963 : élévation de privilèges dans Windows Update

    La première vulnérabilité, CVE-2026-81963, concerne la pile de mise à jour de Windows (Windows Update Stack).

    Il s’agit d’une vulnérabilité d’élévation de privilèges permettant à un attaquant disposant déjà d’un accès local au système d’obtenir des privilèges SYSTEM, c’est-à-dire le niveau de privilèges le plus élevé de Windows.

    La vulnérabilité provient d’une mauvaise gestion des liens lors de l’accès à certains fichiers.

    Microsoft la décrit comme un problème de type link following, où Windows Update peut résoudre incorrectement un lien avant d’effectuer une opération sur un fichier.

    Un attaquant capable d’exploiter ce comportement peut détourner certaines opérations privilégiées de Windows Update.

    Microsoft indique que la faille a été découverte avec la participation de son équipe Microsoft Threat Intelligence Center (MSTIC) et du chercheur Romain Deperne.

    L’entreprise n’a pas fourni de détails sur les attaques dans lesquelles elle a été exploitée.

    CVE-2026-85880 : une faille ALPC permet également d’obtenir SYSTEM

    La seconde zero-day exploitée, CVE-2026-85880, concerne Windows Advanced Local Procedure Call (ALPC).

    ALPC est un mécanisme utilisé par Windows pour permettre à des processus de communiquer rapidement entre eux.

    La vulnérabilité est provoquée par un dépassement de tampon dans le tas (heap-based buffer overflow).

    Un attaquant déjà présent localement sur le système peut exploiter cette erreur afin d’élever ses privilèges et atteindre, là encore, le niveau SYSTEM.

    La vulnérabilité a notamment été signalée par des chercheurs de Volexity et Proofpoint.

    Microsoft n’a pas communiqué davantage d’informations sur les campagnes ayant exploité cette faille.

    Windows 11 reçoit la mise à jour KB5124008

    Sur Windows 11 24H2 et 25H2, les correctifs du Patch Tuesday sont distribués avec KB5124008.

    Après installation :

    • Windows 11 25H2 passe à la build 26200.9445 ;
    • Windows 11 24H2 passe à la build 26100.9445.

    Contrairement à la mise à jour Preview KB5120998 publiée fin août, KB5124008 est une mise à jour de sécurité obligatoire.

    Elle est donc téléchargée et installée automatiquement par Windows Update, sauf si les mises à jour ont été temporairement suspendues ou gérées par une stratégie d’entreprise.

    La barre des tâches peut enfin être déplacée

    C’est probablement la nouveauté la plus visible.

    Windows 11 permet désormais de placer officiellement la barre des tâches sur un autre bord de l’écran, une possibilité qui existait auparavant dans Windows 10 mais qui avait disparu lors de l’arrivée de Windows 11.

    Le choix s’effectue depuis : Paramètres > Personnalisation > Barre des tâches

    La barre des tâches peut être placée :

    • en bas ;
    • en haut ;
    • à gauche ;
    • à droite.

    Le menu Démarrer et la zone de recherche s’adaptent automatiquement à sa nouvelle position.

    Les paramètres de personnalisation de la barre des tâches pour déplacer la barre des tâches en haut, à gauche ou à droite

    Il n’est cependant toujours pas possible de déverrouiller puis de déplacer librement la barre des tâches à la souris comme sous Windows 10.

    Cette fonctionnalité est distribuée progressivement avec le Controlled Feature Rollout (CFR). Elle peut donc ne pas apparaître immédiatement sur tous les PC après l’installation de KB5124008.

    Déplacer la barre des tâches de Windows 11 à droite

    Une véritable barre des tâches compacte

    Microsoft améliore également l’option permettant de réduire la taille de la barre des tâches.

    Jusqu’à présent, Windows 11 pouvait réduire les boutons sans réellement diminuer la hauteur occupée par la barre.

    Avec la mise à jour de septembre, la barre des tâches elle-même devient plus petite lorsque l’option correspondante est utilisée.

    Le résultat se rapproche donc davantage du comportement de Windows 10.

    Cette évolution est particulièrement intéressante sur les petits écrans et les ordinateurs portables.

    Le menu Démarrer devient redimensionnable

    Microsoft poursuit également la modernisation du menu Démarrer.

    Il est désormais possible de choisir entre plusieurs tailles : Petite, Automatique ou Grande.

    L’utilisateur n’a donc plus à modifier la mise à l’échelle générale de Windows uniquement pour réduire la place occupée par le menu Démarrer.

    De nouveaux interrupteurs permettent également de mieux contrôler l’affichage des sections :

    • Épinglé(s) ;
    • Récent(s) ;
    • Tout.

    Microsoft redonne ainsi progressivement à Windows 11 une partie des possibilités de personnalisation perdues lors de son lancement en 2021.

    Taille petite du menu démarrer de Windows 11
    Taille grande du menu démarrer de Windows 11

    Bing peut être supprimé de Windows Search

    Autre évolution particulièrement notable : Microsoft permet désormais de désactiver les résultats Bing dans Windows Search.

    Le réglage apparaît dans : Paramètres > Confidentialité et sécurité > Recherche

    Il devient possible de désactiver séparément :

    • les recherches Web ;
    • les résultats provenant du Microsoft Store.

    Une fois ces options désactivées, la recherche Windows se concentre sur les fichiers, applications et paramètres présents localement sur le PC.

    La recherche peut également devenir sensiblement plus rapide puisqu’elle n’attend plus les réponses des services en ligne.

    Le changement est assez remarquable compte tenu de la stratégie historique de Microsoft visant à intégrer profondément Bing à Windows.

    Et il est d’autant plus paradoxal que Microsoft vient parallèlement de lancer Paramètres de recherche recommandés Microsoft, un utilitaire destiné à proposer Bing comme moteur de recherche dans Chrome, Firefox et Brave.

    Protection administrateur : les privilèges élevés deviennent plus temporaires

    Microsoft commence également à déployer Protection administrateur (Administrator protection).

    Cette fonctionnalité vise à réduire le temps pendant lequel un utilisateur ou un processus dispose de privilèges administrateur permanents.

    Le principe se rapproche d’un modèle Just-In-Time : les privilèges élevés sont accordés uniquement lorsque cela est réellement nécessaire, puis retirés.

    Microsoft cherche ainsi à limiter l’impact d’un malware qui réussirait à s’exécuter dans la session d’un utilisateur administrateur.

    Cette évolution s’inscrit dans une stratégie plus générale visant à réduire l’utilisation permanente des privilèges administrateur sous Windows.

    Les explications de la protection administrateur : les privilèges élevés deviennent plus temporaires

    Process Isolation arrive pour Microsoft Execution Containers

    KB5124008 introduit également Process Isolation pour les Microsoft Execution Containers.

    Ces environnements isolés sont notamment destinés à l’exécution de tâches automatisées, de code ou de scénarios reposant sur des agents.

    L’objectif est d’empêcher un processus exécuté dans cet environnement d’accéder directement au reste du système.

    Cette technologie devrait prendre une importance croissante avec le développement des fonctionnalités agentiques et des outils d’intelligence artificielle exécutant automatiquement des actions sur Windows.

    WMIC disparaît définitivement de Windows 11

    La mise à jour de septembre confirme également la disparition de WMIC, l’ancien utilitaire en ligne de commande de Windows Management Instrumentation.

    wmic.exe est désormais retiré de Windows 11 24H2 et 25H2.

    Contrairement aux étapes précédentes de sa dépréciation, il n’est plus disponible en tant que fonctionnalité à la demande (Feature on Demand).

    Il n’est donc plus possible de simplement le réinstaller depuis les fonctionnalités facultatives de Windows.

    Attention : WMI n’est pas supprimé.

    Seule l’ancienne interface en ligne de commande WMIC disparaît. Pour les scripts modernes, Microsoft recommande notamment PowerShell et :

    Get-CimInstance

    Microsoft corrige les bugs provoqués par la Preview d’août

    KB5124008 reprend les changements de KB5120998, la mise à jour Preview publiée le 27 août.

    Cette Preview avait cependant introduit plusieurs problèmes.

    Microsoft corrige notamment le bug qui empêchait certains utilisateurs de conserver la personnalisation de leur curseur de souris.

    Le style et la couleur sélectionnés dans Windows doivent désormais être correctement appliqués.

    Microsoft corrige également le problème qui pouvait provoquer la disparition du fond d’écran, remplacé par un arrière-plan noir.

    Ces deux bugs faisaient partie des principales raisons pour lesquelles il était préférable d’éviter la Preview KB5120998 sur une machine de production.

    Correctif pour Teams et Outlook sur les PC ARM64

    Microsoft corrige également un problème touchant certaines machines ARM64.

    Microsoft Teams et Microsoft Outlook pouvaient se fermer brutalement sur les appareils concernés.

    KB5124008 apporte un correctif destiné à améliorer leur stabilité.

    Correction de l’audio avec le Bureau à distance

    La mise à jour corrige également un problème de redirection audio du Bureau à distance.

    Dans certaines configurations, le son provenant d’une session Remote Desktop pouvait ne pas être reproduit sur l’ordinateur local.

    Ce problème doit désormais être résolu.

    Mise à jour du fuseau horaire du Maroc

    Microsoft adapte également Windows au changement de fuseau horaire décidé par le Maroc.

    À partir du 20 septembre 2026, Windows utilisera le nouveau réglage correspondant au passage permanent vers UTC+00:00.

    Cette modification est également intégrée aux mises à jour de Windows 10.

    Le renouvellement des certificats Secure Boot continue

    Le Patch Tuesday poursuit également le remplacement progressif des anciens certificats Secure Boot 2011.

    Microsoft ajoute de nouvelles données de ciblage permettant d’identifier davantage de machines pouvant recevoir automatiquement les certificats Secure Boot 2023.

    Le déploiement reste progressif.

    Un PC qui n’a pas encore reçu les nouveaux certificats ne cessera pas brutalement de démarrer et continuera à recevoir les mises à jour Windows normales.

    Microsoft poursuivra le remplacement au cours des prochains mois.

    Windows 11 24H2 Home et Pro arrivent bientôt en fin de support

    Ce Patch Tuesday est également l’un des derniers pour les éditions Home et Pro de Windows 11 24H2.

    Leur support prend fin le 13 octobre 2026.

    Après cette date, ces éditions ne recevront plus :

    • les correctifs de sécurité ;
    • les mises à jour de qualité ;
    • les corrections de bugs ;
    • les nouvelles mises à jour Preview.

    Les éditions Enterprise et Education de Windows 11 24H2 restent en revanche supportées jusqu’au 12 octobre 2027.

    Les utilisateurs Home et Pro encore sous 24H2 devraient donc commencer à passer vers Windows 11 25H2 ou une version ultérieure.

    Windows 11 23H2 reçoit KB5122880

    Windows 11 23H2 reçoit de son côté la mise à jour cumulative KB5122880.

    Pour les éditions encore supportées, elle porte Windows 11 23H2 à la build 22631.7582.

    Elle apporte principalement :

    • les correctifs de sécurité du mois ;
    • le déploiement progressif des nouveaux certificats Secure Boot ;
    • le changement de fuseau horaire du Maroc ;
    • une amélioration de la journalisation OMA-DM ;
    • un correctif pour la redirection audio du Bureau à distance ;
    • des mises à jour de profils cellulaires.

    Windows 11 23H2 Enterprise et Education atteindront leur fin de support le 10 novembre 2026.

    Un Patch Tuesday particulièrement important à installer rapidement

    Le Patch Tuesday de septembre mérite une attention particulière.

    Ce n’est pas seulement le nombre inhabituellement élevé de vulnérabilités corrigées qui est important.

    Les deux zero-day CVE-2026-81963 et CVE-2026-85880 sont déjà exploitées dans des attaques et permettent toutes deux d’atteindre potentiellement les privilèges SYSTEM depuis un accès local.

    Il est donc préférable de ne pas repousser inutilement l’installation des mises à jour de sécurité de septembre.

    Pour Windows 11 24H2 et 25H2, KB5124008 a en plus l’avantage de corriger les régressions introduites fin août par KB5120998.

    Conclusion

    Le Patch Tuesday de septembre 2026 est l’un des plus importants publiés par Microsoft.

    Avec 966 vulnérabilités corrigées, dont 105 critiques et deux zero-day déjà exploitées, la partie sécurité justifie à elle seule une installation rapide.

    Sur Windows 11, KB5124008 est également une mise à jour fonctionnelle particulièrement riche.

    Microsoft réintroduit enfin la barre des tâches déplaçable, permet de réellement réduire sa taille, rend le menu Démarrer plus personnalisable et, surtout, autorise désormais la suppression des résultats Bing dans Windows Search.

    La mise à jour corrige en parallèle les problèmes de curseur et de fond d’écran noir introduits par la Preview d’août.

    Pour une fois, il y a donc peu de raisons de différer longtemps cette mise à jour : les correctifs de sécurité sont urgents et la mise à jour stable corrige en même temps plusieurs bugs de la Preview précédente.

    🔗 Sources :

    L’article KB5124008 Patch Tuesday de septembre 2026 : Microsoft corrige 966 failles et deux zero-day exploitées est apparu en premier sur malekal.com.

    Vérifier la signature GPG d’un fichier sous Linux : gpg, clés publiques et empreintes

    Par : malekalmorte
    6 septembre 2026 à 12:22

    Télécharger un fichier depuis Internet ne garantit pas à lui seul qu’il provient bien de la source attendue ni qu’il n’a pas été modifié. Sous Linux, deux mécanismes complémentaires permettent d’effectuer ces vérifications : les sommes de contrôle pour l’intégrité et les signatures GPG pour l’authenticité.

    GPG (GNU Privacy Guard) utilise la cryptographie asymétrique avec une clé privée et une clé publique. Une distribution Linux, un développeur ou un projet peut ainsi signer un fichier, une archive ou un fichier de sommes de contrôle comme SHA256SUMS. L’utilisateur peut ensuite vérifier cette signature avec la clé publique correspondante.

    Dans ce guide, vous allez voir comment installer GnuPG sous Linux, importer et vérifier une clé publique, contrôler la signature d’un fichier avec gpg, vérifier une signature .sig ou .asc, valider une image ISO avec SHA256SUMS et comprendre les messages comme “Good signature”.

    Nous verrons également comment distinguer intégrité et authenticité, et pourquoi il est important de vérifier l’empreinte de la clé publique avant de lui faire confiance.

    Qu’est-ce qu’une signature GPG ?

    Une signature GPG permet de vérifier qu’un fichier ou un message provient bien de la personne ou de l’organisation qui affirme l’avoir publié, et qu’il n’a pas été modifié depuis sa signature.

    GPG (GNU Privacy Guard, ou GnuPG) repose sur la cryptographie asymétrique, avec une paire de clés :

    • une clé privée, conservée secrètement par son propriétaire et utilisée pour créer la signature ;
    • une clé publique, distribuée aux utilisateurs afin qu’ils puissent vérifier cette signature.

    Lorsqu’un développeur ou une distribution Linux signe un fichier, GPG calcule une empreinte du contenu puis crée une signature à l’aide de la clé privée.

    L’utilisateur peut ensuite vérifier cette signature avec la clé publique correspondante.

    Par exemple :

    gpg --verify fichier.iso.sig fichier.iso

    Si la vérification réussit, GPG indique que la signature est valide et précise quelle clé a été utilisée.

    Une signature GPG apporte donc deux informations importantes :

    • l’intégrité : le contenu signé n’a pas été modifié depuis la création de la signature ;
    • l’authenticité : la signature a été créée avec la clé privée correspondant à la clé publique utilisée pour la vérification.

    Cela va plus loin qu’une simple somme de contrôle SHA256. Un hash permet de vérifier qu’un fichier correspond à une empreinte donnée, mais si un attaquant parvient à remplacer à la fois le fichier et le hash publié, cette comparaison ne suffit plus.

    Avec une signature GPG, l’attaquant devrait également disposer de la clé privée du signataire pour produire une nouvelle signature valide.

    Il reste toutefois une étape essentielle : s’assurer que la clé publique utilisée pour la vérification appartient réellement à l’éditeur. Pour cela, il faut notamment vérifier son empreinte (fingerprint) à partir d’une source officielle.

    Les signatures GPG sont ainsi couramment utilisées pour vérifier des images ISO Linux, des archives, des paquets logiciels ou des fichiers de sommes de contrôle comme SHA256SUMS.

    Installer GnuPG sous Linux

    GnuPG est disponible dans les dépôts de la plupart des distributions Linux. Le paquet s’appelle généralement gnupg ou gnupg2.

    Sous Debian, Ubuntu et leurs dérivées :

    sudo apt update
    sudo apt install gnupg

    Sous Fedora :

    sudo dnf install gnupg2

    Sous Arch Linux et dérivées :

    sudo pacman -S gnupg

    Une fois l’installation terminée, vérifiez que GPG fonctionne avec :

    gpg --version

    La commande affiche la version installée ainsi que les principaux algorithmes pris en charge.

    Vous pouvez ensuite afficher le contenu du trousseau de clés avec :

    gpg --list-keys

    Si aucune clé n’a encore été importée, la liste peut être vide.

    Pour la vérification de signatures, il n’est pas nécessaire de créer votre propre paire de clés. Il suffit généralement d’importer la clé publique de l’éditeur ou de la distribution dont vous souhaitez vérifier les fichiers.

    La prochaine étape consiste donc à récupérer puis importer cette clé publique dans GnuPG.

    Importer une clé publique GPG

    Pour vérifier une signature GPG, vous devez disposer de la clé publique du signataire. Cette clé permet à GnuPG de vérifier qu’une signature a bien été créée avec la clé privée correspondante.

    Il existe principalement trois façons de récupérer cette clé publique.

    Télécharger directement le fichier de clé publique

    De nombreux projets publient leur clé sous la forme d’un fichier .asc, .gpg ou similaire.

    Par exemple :

    gpg --import cle-publique.asc

    C’est souvent la méthode la plus simple lorsque le site officiel fournit directement la clé.

    Après l’import, vérifiez sa présence avec :

    gpg --list-keys

    Récupérer la clé depuis un serveur de clés

    Voici les étapes pour récupérer la clé publique avec cette méthode :

    Comment récupérer une clé publique GPG manquantes : l'infographique

    Si vous connaissez l’identifiant de la clé, vous pouvez la télécharger depuis un serveur de clés :

    gpg --keyserver hkp://keyserver.ubuntu.com --recv-keys ID_DE_LA_CLE

    Le serveur de clés à utiliser dépend du projet. Il vaut mieux utiliser celui indiqué par la documentation officielle plutôt qu’un serveur choisi au hasard.

    Dans le cas d’Ubuntu, par exemple, le serveur keyserver.ubuntu.com peut être utilisé.

    Si vous ne connaissez pas encore l’identifiant de la clé, tentez d’abord de vérifier la signature :

    gpg --keyid-format long --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    GPG peut alors afficher :

    gpg: Signature faite le jeu. 27 août 2026 22:43:09 UTC
    gpg:  avec la clef RSA 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    gpg: Impossible de vérifier la signature : Pas de clef publique
    gpg: Impossible de vérifier la signature : Pas de clef publique

    La ligne using RSA key indique l’identifiant de la clé manquante. Vous pouvez ensuite la récupérer :

    gpg --keyserver hkp://keyserver.ubuntu.com \
        --recv-keys 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    Importer une clé publique GPG

    Une fois la clé importée, vérifiez son empreinte :

    gpg --fingerprint 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    Vérifier la clé publique importée avec GPG

    Suivre la méthode indiquée par le projet

    Certains projets ne passent pas par un serveur de clés et fournissent leurs propres instructions : téléchargement direct d’une clé, paquet contenant le trousseau de clés, dépôt officiel, ou autre mécanisme.

    Dans ce cas, suivez de préférence la méthode publiée par l’éditeur ou la distribution. C’est la meilleure façon d’éviter d’importer une clé non officielle ou périmée.

    Quelle que soit la méthode utilisée, ne faites pas confiance à la clé uniquement parce qu’elle a été importée avec succès. Vérifiez ensuite son empreinte numérique avec :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    Puis comparez-la avec celle publiée sur une source officielle.

    Vérifier l’empreinte d’une clé publique

    Avant d’utiliser une clé publique GPG pour vérifier une signature, il est important de contrôler son empreinte numérique, appelée fingerprint.

    Cette empreinte est un identifiant unique associé à la clé. Elle permet de vérifier que la clé importée est bien celle publiée par l’éditeur, la distribution Linux ou le développeur concerné.

    Pour afficher l’empreinte d’une clé :

    gpg --fingerprint <ID_DE_LA_CLE>

    Vous pouvez aussi afficher les empreintes de toutes les clés présentes dans votre trousseau :

    gpg --fingerprint

    GPG affiche alors une longue suite de caractères hexadécimaux, par exemple :

    0123 4567 89AB CDEF 0123  4567 89AB CDEF 0123 4567

    Comparez cette valeur avec l’empreinte publiée sur une source officielle : site du projet, documentation de la distribution, page de téléchargement ou autre canal de confiance.

    Les deux empreintes doivent correspondre exactement.

    Cette vérification est importante, car télécharger une clé depuis un serveur de clés ne suffit pas à prouver qu’elle appartient réellement à la personne ou au projet attendu. Un serveur de clés permet surtout de distribuer les clés, pas d’en garantir l’identité.

    Une fois l’empreinte vérifiée, vous pouvez utiliser cette clé publique pour contrôler les signatures GPG des fichiers téléchargés.

    Par exemple, pour afficher également l’identifiant court et l’empreinte dans un format plus lisible pour les scripts :

    gpg --with-colons --fingerprint <ID_DE_LA_CLE>

    Si l’empreinte ne correspond pas à celle publiée officiellement, n’utilisez pas la clé et récupérez-la à nouveau depuis une source fiable.

    Vérifier la signature GPG d’un fichier

    Une fois la clé publique du signataire importée et son empreinte vérifiée, vous pouvez utiliser GnuPG pour contrôler la signature d’un fichier.

    Le cas le plus courant est celui d’une signature détachée, fournie dans un fichier séparé comme .sig, .asc ou .gpg.

    Par exemple, si vous disposez de :

    fichier.iso
    fichier.iso.sig

    utilisez :

    gpg --verify fichier.iso.sig fichier.iso

    GPG vérifie alors que la signature correspond bien au contenu du fichier et qu’elle a été créée avec la clé privée associée à la clé publique présente dans votre trousseau.

    Si la vérification réussit, vous obtenez un message du type :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Cela signifie que le fichier n’a pas été modifié depuis sa signature.

    Attention toutefois : un message Good signature confirme que la signature est techniquement valide, mais il faut encore s’assurer que la clé utilisée appartient bien à la personne ou au projet attendu. C’est pourquoi la vérification préalable de l’empreinte de la clé publique reste indispensable.

    Si le fichier a été modifié ou si la signature ne correspond pas, GPG affiche au contraire un message comme :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    Dans ce cas, n’utilisez pas le fichier avant d’avoir vérifié son origine ou effectué un nouveau téléchargement.

    Vérifier une signature détachée .sig ou .asc

    Lorsque la signature est intégrée directement dans un fichier signé, GPG peut parfois déterminer automatiquement le contenu à vérifier, mais pour les téléchargements logiciels et images ISO, la signature détachée reste le cas le plus fréquent.

    Une signature détachée est stockée dans un fichier séparé du fichier d’origine. Elle porte souvent l’extension .sig, .asc ou parfois .gpg.

    Par exemple :

    logiciel.tar.xz
    logiciel.tar.xz.asc

    ou :

    image.iso
    image.iso.sig

    Pour vérifier une signature détachée, utilisez :

    gpg --verify fichier.sig fichier

    Par exemple :

    gpg --verify logiciel.tar.xz.asc logiciel.tar.xz

    ou :

    gpg --verify image.iso.sig image.iso

    GPG contrôle alors deux éléments :

    • que la signature correspond bien au fichier ;
    • que cette signature a été créée avec une clé privée correspondant à une clé publique présente dans votre trousseau.

    Si la signature est valide, GPG affiche un message comme :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Si le fichier a été modifié ou si la signature ne correspond pas :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    L’extension .asc indique généralement une signature encodée en ASCII, tandis qu’un fichier .sig peut contenir une signature binaire. Dans les deux cas, la commande gpg --verify fonctionne de la même manière.

    Il est également fréquent que la signature porte simplement le même nom que le fichier d’origine avec une extension supplémentaire. Cela facilite l’identification du fichier à vérifier.

    Enfin, même avec une Good signature, vérifiez toujours que l’empreinte de la clé publique correspond bien à celle publiée par l’éditeur. Une signature valide n’est utile que si vous faites confiance à la bonne clé.

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Certaines distributions Linux publient plusieurs fichiers permettant de vérifier leurs images ISO :

    • l’image ISO elle-même ;
    • un fichier de sommes de contrôle, par exemple SHA256SUMS ;
    • une signature GPG de ce fichier, par exemple SHA256SUMS.gpg ou SHA256SUMS.sign.

    La vérification se fait alors en deux étapes.

    Commencez par vérifier la signature du fichier SHA256SUMS :

    gpg --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    Si la signature est valide, GPG indique qu’elle a été créée avec une clé connue de votre trousseau.

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Vous pouvez ensuite vérifier l’image ISO avec :

    sha256sum -c SHA256SUMS

    Si l’empreinte correspond :

    ubuntu.iso: OK

    Cette procédure apporte deux niveaux de vérification :

    • GPG permet de vérifier que le fichier SHA256SUMS a bien été signé avec la clé privée correspondant à la clé publique importée ;
    • SHA256 permet de vérifier que l’image ISO correspond exactement à l’empreinte contenue dans SHA256SUMS.

    Il faut toutefois avoir vérifié au préalable que l’empreinte de la clé publique GPG correspond bien à celle publiée par la distribution Linux.

    Le flux complet est donc :

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Cette méthode est plus robuste qu’une simple comparaison du hash affiché sur une page web, car elle ajoute une vérification cryptographique de l’origine du fichier contenant les sommes de contrôle.

    La procédure exacte peut varier selon la distribution. Certaines utilisent SHA256SUMS.gpg, d’autres .sig, .sign ou .asc, mais le principe reste le même.

    Vérifier manuellement la signature d’un dépôt APT avec GPG

    APT vérifie normalement automatiquement les dépôts configurés avec apt update, en contrôlant la signature du fichier Release ou InRelease. Il est néanmoins possible de reproduire cette vérification manuellement avec GPG, ce qui peut être utile pour comprendre la chaîne de confiance d’un dépôt.

    Commencez par récupérer les métadonnées du dépôt, par exemple :

    wget https://exemple.org/dists/stable/Release
    wget https://exemple.org/dists/stable/Release.gpg

    Vous devez ensuite disposer de la clé publique utilisée pour signer le dépôt. Importez-la dans votre trousseau GPG, par exemple :

    gpg --import depot-public-key.asc

    Vérifiez ensuite son empreinte :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    Comparez cette empreinte avec celle publiée sur le site officiel du dépôt.

    Une fois la clé validée, vérifiez la signature du fichier Release :

    gpg --verify Release.gpg Release

    Si tout est correct, GPG affiche notamment :

    gpg: Good signature from "Nom du dépôt"

    Certains dépôts utilisent plutôt un fichier InRelease, qui contient directement les métadonnées et leur signature OpenPGP. Dans ce cas :

    gpg --verify InRelease

    APT effectue normalement cette vérification automatiquement. Pour les dépôts tiers modernes, il est recommandé d’associer explicitement leur clé avec Signed-By et de placer les clés gérées localement dans /etc/apt/keyrings/, plutôt que d’utiliser apt-key, désormais déprécié.

    Par exemple :

    deb [signed-by=/etc/apt/keyrings/exemple.gpg] https://exemple.org/debian stable main

    Ainsi, APT n’accepte ce dépôt que si ses métadonnées sont signées avec une clé présente dans le trousseau indiqué.

    Que signifient « Good signature » et les avertissements GPG ?

    Lors d’une vérification avec gpg --verify, GnuPG affiche plusieurs messages qui permettent de savoir si la signature est valide et si la clé utilisée est considérée comme fiable.

    Le message le plus important est :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Cela signifie que la signature correspond bien au fichier vérifié et qu’elle a été créée avec la clé privée associée à la clé publique présente dans votre trousseau.

    En revanche, cela ne signifie pas automatiquement que vous pouvez faire confiance à cette clé.

    GPG peut par exemple afficher :

    gpg: WARNING: This key is not certified with a trusted signature!
    gpg:          There is no indication that the signature belongs to the owner.

    Ce message signifie que la signature est techniquement correcte, mais que GPG ne peut pas garantir que la clé publique appartient réellement à la personne ou au projet indiqué.

    C’est pourquoi il faut vérifier l’empreinte de la clé publique auprès d’une source officielle.

    À l’inverse, si GPG affiche :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    la signature ne correspond pas au fichier. Celui-ci a pu être modifié, corrompu ou ne pas correspondre à la signature téléchargée.

    Vous pouvez aussi rencontrer un message du type :

    gpg: Can't check signature: No public key

    Dans ce cas, la signature est présente, mais la clé publique nécessaire à sa vérification n’a pas encore été importée.

    Enfin, GPG affiche généralement l’identifiant ou l’empreinte de la clé utilisée. Vérifiez cette valeur avec :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    En résumé :

    Message GPGSignification
    Good signatureLa signature correspond au fichier
    BAD signatureLe fichier ou la signature ne correspond pas
    No public keyLa clé publique nécessaire manque
    avertissement sur la confianceSignature valide, mais identité de la clé non vérifiée

    Une Good signature est donc nécessaire, mais elle doit être associée à une clé publique dont l’empreinte a été vérifiée auprès d’une source de confiance.

    Supprimer ou gérer les clés du trousseau GPG

    Au fil du temps, votre trousseau GPG peut contenir plusieurs clés publiques importées pour vérifier des signatures. Vous pouvez les afficher, exporter ou supprimer selon vos besoins.

    Pour lister les clés publiques présentes dans le trousseau :

    gpg --list-keys

    Pour afficher également leur empreinte :

    gpg --fingerprint

    Si vous souhaitez obtenir plus de détails sur une clé précise :

    gpg --list-keys ID_DE_LA_CLE

    Pour supprimer une clé publique devenue inutile :

    gpg --delete-key ID_DE_LA_CLE

    GPG vous demande une confirmation avant de retirer la clé du trousseau.

    Supprimer ou gérer les clés du trousseau GPG

    Si vous gérez aussi vos propres clés privées, leur suppression doit être effectuée séparément :

    gpg --delete-secret-key ID_DE_LA_CLE

    Attention : supprimer une clé privée peut vous empêcher de déchiffrer d’anciens fichiers ou de créer de nouvelles signatures avec cette identité. Sauvegardez-la avant toute suppression si elle vous appartient encore.

    Vous pouvez également exporter une clé publique afin de la sauvegarder ou de la transférer vers une autre machine :

    gpg --export --armor ID_DE_LA_CLE > cle-publique.asc

    Pour une clé privée :

    gpg --export-secret-keys --armor ID_DE_LA_CLE > cle-privee.asc

    Conservez évidemment les exports de clés privées dans un emplacement sécurisé.

    Enfin, si vous avez importé plusieurs clés portant des noms similaires, utilisez toujours leur empreinte complète pour les identifier sans ambiguïté avant de les supprimer ou de les exporter.

    Intégrité et authenticité : quelle différence ?

    Lorsqu’on vérifie un fichier téléchargé, il faut distinguer deux notions : l’intégrité et l’authenticité.

    L’intégrité consiste à vérifier que le fichier n’a pas été modifié ou corrompu. Pour cela, on utilise généralement une somme de contrôle comme SHA256.

    Par exemple :

    sha256sum -c SHA256SUMS

    Si le résultat affiche :

    ubuntu.iso: OK

    cela signifie que le fichier correspond bien à l’empreinte enregistrée dans SHA256SUMS.

    Mais cette vérification ne prouve pas que le fichier SHA256SUMS lui-même provient bien de l’éditeur officiel.

    C’est là qu’intervient l’authenticité.

    Une signature GPG permet de vérifier que le fichier de sommes de contrôle, ou le fichier lui-même, a été signé avec la clé privée correspondant à une clé publique connue.

    Par exemple :

    gpg --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    Si la signature est valide et que vous avez vérifié l’empreinte de la clé publique auprès d’une source officielle, vous pouvez alors avoir davantage confiance dans l’origine du fichier.

    On peut résumer ainsi :

    VérificationOutilCe qu’elle confirme
    IntégritéSHA256, SHA512, etc.Le fichier n’a pas changé par rapport à l’empreinte de référence
    AuthenticitéSignature GPGLa signature a été créée avec la clé privée correspondant à la clé publique utilisée
    Identité du signataireEmpreinte de la clé GPGLa clé publique utilisée est bien celle de l’éditeur attendu

    Pour une image ISO Linux, la méthode la plus complète consiste donc à :

    • vérifier l’empreinte de la clé publique GPG ;
    • vérifier la signature GPG du fichier SHA256SUMS ;
    • vérifier ensuite l’image ISO avec sha256sum -c.

    Ainsi, SHA256 vérifie le contenu, tandis que GPG permet de vérifier l’origine de la référence utilisée pour ce contrôle.

    L’article Vérifier la signature GPG d’un fichier sous Linux : gpg, clés publiques et empreintes est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 11 va activer automatiquement l’intégrité de la mémoire à partir d’octobre 2026

    Par : malekalmorte
    2 septembre 2026 à 14:12

    Microsoft prépare un changement important pour la sécurité de Windows 11. À partir du Patch Tuesday d’octobre 2026, l’entreprise commencera à activer automatiquement l’intégrité de la mémoire sur les PC compatibles où cette protection est encore désactivée.

    Cette fonction, aussi appelée HVCI (Hypervisor-Protected Code Integrity), existe depuis plusieurs années. Elle utilise la sécurité basée sur la virtualisation (VBS) pour mieux protéger le noyau de Windows contre les pilotes malveillants ou vulnérables.

    Jusqu’ici, l’intégrité de la mémoire était surtout activée par défaut sur les installations propres de Windows 11 et certains PC compatibles. Microsoft veut désormais combler l’écart avec les machines mises à niveau au fil des années, où la protection peut être restée désactivée.

    Qu’est-ce que l’intégrité de la mémoire ?

    L’intégrité de la mémoire est une fonction de sécurité de Windows basée sur la virtualisation.

    Elle utilise l’hyperviseur de Windows pour créer un environnement isolé du reste du système. Cet environnement sert notamment à vérifier le code exécuté en mode noyau avant que Windows ne l’autorise à fonctionner.

    Le principe est particulièrement important pour les pilotes, car ceux-ci disposent de privilèges très élevés.

    Un pilote malveillant ou compromis peut potentiellement :

    • modifier le noyau Windows ;
    • contourner certaines protections de sécurité ;
    • lire ou écrire dans des zones sensibles de la mémoire ;
    • faciliter l’installation d’un rootkit ;
    • permettre une élévation de privilèges.

    Avec HVCI, Windows effectue les contrôles d’intégrité du code dans un environnement isolé protégé par l’hyperviseur.

    Microsoft précise également que les pages mémoire du noyau ne peuvent devenir exécutables qu’après validation et que les pages exécutables ne peuvent pas être rendues accessibles en écriture.

    👉À lire :

    Infographie complète qui explique ce qu'est la sécurité basée sur la virtualisation (VBS) et l'intégrité de la mémoire -HVCI)

    Quelle différence entre VBS et l’intégrité de la mémoire ?

    Les deux termes sont souvent confondus.

    VBS, pour Virtualization-Based Security, correspond à l’infrastructure générale de sécurité basée sur la virtualisation.

    L’intégrité de la mémoire est l’une des fonctions qui s’appuie sur VBS.
    On peut résumer le fonctionnement ainsi :

    Comment l'intégrité de la mémoire s'appuie sur VBS : l'infographie explicative

    VBS peut également servir à d’autres protections de Windows.

    Microsoft va étendre l’activation aux PC déjà installés

    Jusqu’à présent, Microsoft activait automatiquement l’intégrité de la mémoire essentiellement sur les installations propres de Windows 11 remplissant les critères matériels nécessaires.

    La documentation Microsoft précise même que la logique actuelle d’activation automatique ne s’applique pas aux mises à niveau d’appareils existants.

    C’est précisément ce que Microsoft s’apprête à faire évoluer.

    Selon WindowsLatest, le changement commencera avec la mise à jour de sécurité prévue pour le 13 octobre 2026.

    Microsoft pourra alors activer automatiquement la protection sur certains PC éligibles où elle était restée désactivée après plusieurs années de mises à niveau de Windows.

    Quels PC pourront recevoir l’activation automatique ?

    Microsoft ne compte pas activer HVCI aveuglément sur toutes les machines.

    Les critères matériels utilisés actuellement pour l’activation automatique donnent une bonne idée des PC concernés.

    Microsoft indique notamment :

    • processeur Intel de 8e génération ou plus récent ;
    • processeur AMD basé sur Zen 2 ou plus récent ;
    • Qualcomm Snapdragon 8180 ou plus récent ;
    • au moins 8 Go de RAM sur les systèmes x64 ;
    • SSD d’au moins 64 Go ;
    • virtualisation matérielle activée dans l’UEFI/BIOS ;
    • pilotes compatibles avec l’intégrité de la mémoire.

    Les PC Secured-core sont quant à eux déjà livrés avec cette protection activée par défaut.

    Microsoft vérifiera la compatibilité avant l’activation

    Le point important est que Windows ne devrait pas simplement basculer l’interrupteur sur tous les PC correspondant à une liste de processeurs.

    Selon WindowsLatest, Microsoft prévoit une évaluation de compatibilité préalable.

    Windows vérifiera notamment si les pilotes actuellement installés sont compatibles avec l’intégrité de la mémoire.

    Cette précaution est nécessaire, car les pilotes anciens constituent historiquement l’une des principales causes de problèmes avec HVCI.

    Pourquoi certains pilotes peuvent poser problème

    L’intégrité de la mémoire impose des règles plus strictes au code qui s’exécute dans le noyau.

    Certains pilotes anciens ont été développés à une époque où ces restrictions n’existaient pas.

    Ils peuvent par exemple effectuer des opérations mémoire que HVCI refuse désormais.
    Dans ce cas, Windows peut bloquer le chargement du pilote.

    Cela peut provoquer :

    • un périphérique qui ne fonctionne plus ;
    • un logiciel matériel qui perd certaines fonctions ;
    • un utilitaire constructeur qui cesse de démarrer ;
    • plus rarement, un problème au démarrage de Windows.

    On peut alors aussi un message du type :

    Impossible de charger un pilote sur cet appareil.
    Pilote : XXXXXXX.sys
    Un paramètre de sécurité détecte qu’il s’agit d’un pilote vulnérable et empêche le chargement.
    Vous devez régler vos paramètres pour charger ce pilote.

    👉Le guide :

    Microsoft avertit officiellement que certaines applications et certains pilotes peuvent être incompatibles avec l’intégrité de la mémoire et que, dans de rares cas, cela peut même provoquer un écran bleu au démarrage.

    Notifications : Impossible de charger un pilote sur cet appareil par l'assistant de compatibilité des programmes.

    Windows dispose toutefois d’un mécanisme de sécurité contre les échecs de démarrage

    Microsoft a prévu un mécanisme destiné à éviter qu’un PC devienne inutilisable après l’activation automatique.

    Lorsqu’elle est configurée avec les paramètres appropriés, l’intégrité de la mémoire peut être désactivée automatiquement si Windows détecte plusieurs échecs de démarrage consécutifs.

    L’objectif est notamment de gérer le cas où HVCI empêcherait le chargement d’un pilote indispensable au démarrage du système.

    Microsoft utilise pour cela plusieurs valeurs du Registre, notamment :

    WasEnabledBy
    EnabledBootId

    associées à :

    HKLM\System\CurrentControlSet\Control\DeviceGuard\
    Scenarios\HypervisorEnforcedCodeIntegrity

    Cette protection automatique n’est cependant active que pendant une période limitée après l’activation initiale.

    Windows respectera les désactivations volontaires

    Le changement ne signifie pas que Microsoft réactivera HVCI contre la volonté explicite de l’utilisateur ou de l’administrateur.

    Selon WindowsLatest, si l’intégrité de la mémoire a été désactivée volontairement via :

    • une stratégie de groupe ;
    • Microsoft Intune ;
    • une configuration du Registre ;

    Windows Update doit respecter ce choix.

    Microsoft indique d’ailleurs dans sa documentation que les utilisateurs et les administrateurs conservent le contrôle final sur l’activation de l’intégrité de la mémoire.

    Windows 11/10 : désactiver l’isolation du noyau (intégrité de la mémoire) si elle ralentit le PC

    Comment vérifier si l’intégrité de la mémoire est déjà activée

    Vous pouvez facilement vérifier son état depuis Sécurité Windows.

    • Ouvrez : Sécurité Windows > Sécurité de l’appareil > Détails de l’isolation du noyau
    • Vous trouverez alors l’option : Intégrité de la mémoire qui indique si la protection est activée ou désactivée.

    À partir de Windows 11 22H2, Sécurité Windows affiche également un avertissement lorsque cette protection est désactivée.

    Comment identifier un pilote incompatible

    Si un périphérique ou une application commence à dysfonctionner après l’activation de l’intégrité de la mémoire, il faut vérifier en priorité les pilotes.

    Windows peut enregistrer les conflits dans l’Observateur d’événements.

    WindowsLatest indique notamment de regarder dans : Journaux des applications et des services > Microsoft > Windows > CodeIntegrity > Operational
    Les événements liés aux pilotes incompatibles peuvent notamment être associés à l’ID d’événement 3087.

    Sécurité Windows peut également signaler directement certains pilotes incompatibles dans la page Isolation du noyau.

    Pourquoi Microsoft active cette protection maintenant

    La décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la sécurité du noyau Windows.

    Les attaques utilisant des pilotes vulnérables mais signés restent une méthode courante pour tenter d’obtenir un accès privilégié au noyau.

    Cette technique est souvent appelée : BYOVD — Bring Your Own Vulnerable Driver

    L’attaquant exploite alors un pilote légitime contenant une vulnérabilité afin de contourner certaines protections du système.

    L’intégrité de la mémoire ne résout pas toutes les attaques de ce type, mais elle rend l’exploitation de certaines classes de vulnérabilités noyau beaucoup plus difficile.

    WindowsLatest souligne également que les outils d’analyse assistés par intelligence artificielle permettent désormais de rechercher beaucoup plus rapidement des vulnérabilités complexes dans les composants bas niveau de Windows.

    Faut-il désactiver l’intégrité de la mémoire ?

    Dans la majorité des cas, non.

    Si votre PC fonctionne normalement avec HVCI activé, il n’y a pas de raison particulière de le désactiver.

    La protection apporte une couche supplémentaire contre les attaques visant le noyau et les pilotes.

    Le principal motif de désactivation reste un problème de compatibilité avec un pilote ancien ou un logiciel spécifique.

    Dans ce cas, il est préférable de rechercher d’abord :

    • une mise à jour du pilote ;
    • une nouvelle version du logiciel ;
    • un pilote fourni directement par le constructeur ;
    • une alternative au logiciel problématique.

    La désactivation de l’intégrité de la mémoire devrait plutôt être considérée comme une solution temporaire de dépannage.

    Qu’en est-il des performances ?

    L’intégrité de la mémoire utilise la virtualisation matérielle et ajoute des contrôles supplémentaires lors de l’exécution de code en mode noyau.

    Elle peut donc avoir un certain coût en performances selon le matériel et les charges de travail.

    Sur les processeurs récents, Microsoft a cependant progressivement optimisé VBS et HVCI afin de limiter cet impact.
    C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles Microsoft applique des critères matériels avant l’activation automatique.

    Sur une machine récente et compatible, l’impact est généralement beaucoup moins important que sur les premières générations de processeurs ayant pris en charge ces mécanismes.

    Il ne faut toutefois pas présenter HVCI comme ayant strictement zéro impact sur les performances dans tous les scénarios.

    Les anciens PC ne devraient pas être forcés

    Si un PC ne respecte pas les critères techniques ou possède des pilotes connus comme incompatibles, Microsoft ne devrait pas activer automatiquement la protection.

    Cela concerne notamment une partie des anciennes machines passées à Windows 11 par mise à niveau ou installées sur du matériel qui ne correspond pas aux critères d’activation automatique.

    La stratégie ressemble donc davantage à « activer HVCI automatiquement lorsque Microsoft estime que le PC peut le supporter sans risque important » qu’à « forcer HVCI sur tous les PC Windows 11« .

    Un changement relativement discret, mais important pour la sécurité

    Pour de nombreux utilisateurs, le changement devrait passer totalement inaperçu.

    Aucune nouvelle application ne sera installée et aucune nouvelle interface majeure n’apparaîtra.
    Mais au niveau de la sécurité du système, le changement est significatif.

    Microsoft cherche à faire en sorte qu’une protection qui existe déjà depuis plusieurs années soit réellement utilisée sur davantage de PC compatibles, notamment ceux ayant été continuellement mis à niveau plutôt que réinstallés proprement.

    Conclusion

    À partir d’octobre 2026, Microsoft commencera donc à activer automatiquement l’intégrité de la mémoire sur certains PC Windows 11 compatibles où elle était encore désactivée.

    La fonction s’appuie sur VBS et HVCI pour isoler les contrôles d’intégrité du code et mieux protéger le noyau contre les pilotes malveillants ou vulnérables.

    Microsoft ne devrait toutefois pas imposer aveuglément cette protection.

    Windows vérifiera la compatibilité du matériel et des pilotes avant l’activation, et les configurations où HVCI a été volontairement désactivé devraient conserver ce choix.

    Pour la majorité des utilisateurs disposant d’un PC récent, il est préférable de conserver l’intégrité de la mémoire activée.

    En cas de problème après son activation, la priorité doit être de rechercher le pilote incompatible plutôt que de désactiver définitivement cette couche de sécurité.

    L’article Windows 11 va activer automatiquement l’intégrité de la mémoire à partir d’octobre 2026 est apparu en premier sur malekal.com.

    ❌
    ❌