Microsoft a récemment annoncé vouloir améliorer en profondeur le design de Windows 11, avec un focus particulier sur l’application Paramètres, censée remplacer définitivement le Panneau de configuration.
Mais en parallèle, l’entreprise reconnaît qu’elle ne peut toujours pas supprimer cet outil historique, pourtant vieux de près de 40 ans.
Une priorité assumée : rendre Windows 11 plus cohérent
Microsoft indique vouloir corriger l’un des problèmes les plus visibles de Windows 11 : le manque de cohérence entre ses différentes interfaces.
L’objectif est de moderniser progressivement le système en améliorant :
l’application Paramètres
le mode sombre
certaines pages système
l’accessibilité et les interactions
Cette refonte vise à unifier l’expérience utilisateur et à réduire les incohérences entre anciennes et nouvelles interfaces.
Les Paramètres au cœur de la transition
Depuis Windows 8, Microsoft tente de remplacer le Panneau de configuration par l’application Paramètres.
Cette dernière devient progressivement l’interface principale pour :
configurer Windows
gérer les comptes
contrôler les périphériques
accéder aux options système
Mais malgré plus de 10 ans d’évolution, la transition reste incomplète.
Pourquoi Microsoft ne peut toujours pas supprimer le Panneau de configuration
Microsoft a récemment expliqué pourquoi le Panneau de configuration est toujours présent dans Windows 11.
Le problème principal vient de l’héritage technique de Windows.
Le système doit encore prendre en charge :
des pilotes anciens
des périphériques legacy (imprimantes, réseau, etc.)
des outils avancés comme le gestionnaire de périphériques
Supprimer brutalement le Panneau de configuration risquerait de casser une grande partie de ces fonctionnalités.
Microsoft confirme donc adopter une approche progressive :
migration des fonctionnalités une par une
maintien de la compatibilité avec l’existant
tests pour éviter toute régression
Comme l’explique Microsoft, l’entreprise avance prudemment afin d’éviter toute incompatibilité avec le matériel et les pilotes existants.
Certaines fonctions dépendent encore du Panneau de configuration
Aujourd’hui encore, certaines actions redirigent vers le Panneau de configuration :
ajout manuel d’imprimantes
paramètres réseau avancés
gestion détaillée des périphériques
outils système historiques
Ces fonctionnalités ne sont pas encore totalement migrées dans Paramètres, notamment parce qu’elles nécessitent un niveau de contrôle avancé difficile à reproduire dans une interface simplifiée.
Un héritage qui ralentit l’évolution de Windows
Contrairement à d’autres systèmes comme macOS, Microsoft continue de supporter un très large éventail de matériels anciens.
C’est à la fois :
une force (compatibilité exceptionnelle)
et une contrainte (évolution plus lente)
Chaque changement doit être testé sur un grand nombre de configurations, ce qui ralentit considérablement la transition vers une interface moderne.
Une transition lente… mais inévitable
Malgré ces difficultés, Microsoft continue de migrer progressivement les fonctionnalités vers l’application Paramètres.
Certaines options ont déjà été déplacées ces dernières années, et d’autres devraient suivre.
Mais l’entreprise ne donne aucun calendrier précis pour la disparition complète du Panneau de configuration.
Conclusion
Microsoft accélère enfin ses efforts pour améliorer le design de Windows 11 et rendre l’expérience plus cohérente. Cependant, la disparition du Panneau de configuration reste un chantier complexe.
Entre modernisation de l’interface et compatibilité avec des décennies de matériel et de logiciels, Microsoft doit avancer avec prudence.
Cette situation illustre parfaitement la difficulté pour Microsoft de moderniser Windows tout en conservant une compatibilité exceptionnelle avec l’existant.
Le Panneau de configuration n’a donc pas encore dit son dernier mot — même en 2026.
Depuis plusieurs années, Microsoft fait évoluer en profondeur le modèle des applications sur Windows. Avec Windows 11, une tendance devient de plus en plus visible : les applications natives laissent progressivement place à des applications web intégrées.
Derrière ce changement, se cache une stratégie technique et commerciale initiée depuis Windows 8, mais qui s’accélère aujourd’hui avec l’utilisation massive de WebView2.
De Windows 8 à Windows 11 : une évolution marquée par des changements de stratégie
L’évolution des applications Windows ne repose pas uniquement sur des choix techniques. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de Microsoft visant à rapprocher le système d’exploitation de ses services en ligne.
Avec Windows 8, Microsoft introduit les applications modernes (Metro), qui évolueront ensuite vers la plateforme UWP (Universal Windows Platform) avec Windows 10. A lire sur le sujet :
De plus, Windows 10, puis Windows 11, le compte Microsoft devient progressivement central :
synchronisation des paramètres et des données
intégration de services comme OneDrive, Outlook ou Microsoft Store
accès simplifié aux applications et contenus
Cette approche permet à Microsoft de construire un écosystème connecté, où les applications ne sont plus uniquement locales, mais de plus en plus liées au cloud.
Dans ce contexte, le recours aux technologies web et aux applications connectées devient une évolution naturelle.
Le basculement ne date pas d’hier.
L’objectif était alors clair :
proposer un modèle unifié entre PC, tablette et mobile
centraliser les applications via le Microsoft Store
encourager l’usage du compte Microsoft
moderniser l’écosystème face à iOS et Android
Mais cette stratégie ne s’est jamais imposée face aux applications classiques Win32, toujours largement utilisées.
Les différents frameworks d’applications sur Windows (WPF, UWP, WinUI, Web…)
Au fil des années, Microsoft a introduit plusieurs frameworks pour le développement d’applications Windows. Cette évolution explique en grande partie la situation actuelle, où plusieurs technologies coexistent.
Voici un résumé des principales technologies utilisées sur Windows 10 et Windows 11 :
Framework
Période
Technologie
Objectif
Statut actuel
WPF (Windows Presentation Foundation)
2006 → aujourd’hui
.NET, XAML
Applications desktop modernes
Toujours utilisé, surtout en entreprise
Silverlight
2007 → 2021
Plugin web (type Flash)
Applications web riches
Abandonné
Win32
Historique
API Windows classiques
Applications desktop complètes
Toujours dominant
UWP (Universal Windows Platform)
Windows 10
XAML, sandbox
Apps universelles (PC, mobile, Xbox)
Déclin progressif
WinUI 3
Windows 11
XAML, moderne
Successeur de UWP
Adoption encore limitée
Electron
2013 → aujourd’hui
Chromium + Node.js
Apps web desktop multiplateformes
Très utilisé (Discord, VS Code)
WebView2
Windows 10/11
Chromium (Edge)
Intégrer du web dans des apps Windows
En forte croissance
WebView2 vs Electron : deux approches du web sur Windows
Toutes les applications web sur Windows ne reposent pas sur la même architecture. Deux approches principales coexistent aujourd’hui : Electron et WebView2.
Electron est une technologie développée par GitHub (désormais propriété de Microsoft), qui repose sur le moteur Chromium et Node.js pour exécuter des applications web comme des logiciels desktop. Concrètement, chaque logiciel basé sur Electron contient sa propre version du moteur web. Cela le rend totalement autonome, mais aussi plus lourd, car chaque application duplique les mêmes composants. C’est notamment le cas de logiciels populaires comme Discord ou Visual Studio Code.
À l’inverse, WebView2 repose sur une approche plus intégrée. Plutôt que d’embarquer son propre moteur, une application utilise celui déjà présent dans Windows, à savoir le moteur Chromium de Microsoft Edge. Cela permet de réduire la taille des applications et de mutualiser les ressources entre plusieurs logiciels.
Cette différence a des conséquences directes sur les performances et le fonctionnement. Les applications Electron ont tendance à consommer davantage de mémoire et de ressources, car chaque instance fonctionne de manière indépendante. WebView2, en revanche, s’appuie sur un composant système partagé, ce qui le rend généralement plus léger, mais aussi dépendant de l’environnement Windows et des mises à jour du navigateur Edge.
En résumé, Electron privilégie l’indépendance et la portabilité, tandis que WebView2 mise sur l’intégration et l’optimisation dans l’écosystème Windows.
Des technologies mises en avant puis abandonnées
Chaque fois, ces technologies ont été mises en avant… avant d’être progressivement délaissées ou remplacées.
Cette multiplication de frameworks pose un problème majeur :
difficile de choisir la bonne technologie
risque d’obsolescence rapide
manque de vision claire sur le long terme
C’est ce contexte qui explique en partie pourquoi les applications web deviennent une solution de repli fiable pour de nombreux développeurs. Ce manque de continuité a profondément marqué les développeurs.
Aujourd’hui, beaucoup considèrent que les technologies poussées par Microsoft peuvent évoluer rapidement, voire être abandonnées, ce qui rend les investissements risqués sur le long terme.
Résultat : Windows se retrouve avec une multitude de frameworks qui coexistent, sans véritable direction claire sur celui à privilégier.
Une incertitude qui favorise le retour au web
Dans ce contexte, le succès des applications web devient plus compréhensible.
Pour de nombreux développeurs, le web représente :
une plateforme stable
indépendante des choix stratégiques de Microsoft
compatible avec tous les systèmes
Les applications WebView2 apparaissent alors comme une solution pragmatique :
elles permettent d’éviter les changements fréquents de frameworks
elles reposent sur des technologies pérennes
elles offrent une compatibilité maximale
Ce choix n’est donc pas uniquement technique, mais aussi stratégique.
Cependant, Microsoft semble en avoir conscience.
L’entreprise travaille désormais sur de nouvelles applications entièrement natives pour Windows 11, ce qui pourrait marquer un rééquilibrage entre web et natif dans les années à venir.
Windows 11 marque un tournant vers les applications web
Avec Windows 11, une nouvelle évolution se confirme : le passage progressif vers des applications web encapsulées.
Contrairement aux versions précédentes, où les applications natives dominaient encore largement, Microsoft intègre désormais de plus en plus de composants basés sur des technologies web directement dans le système.
Ce changement est particulièrement visible dans plusieurs applications et fonctionnalités clés de Windows 11 :
Outlook (nouvelle version) : entièrement basé sur une interface web via WebView2
Microsoft Teams : version grand public reposant en grande partie sur des technologies web
Widgets Windows : affichage de contenu web dynamique (actualités, météo, etc.)
Copilot : interface entièrement web connectée aux services cloud
Microsoft Store : certaines parties utilisent des composants web
Paramètres Windows : certaines pages et modules reposent sur des éléments web
des applications tierces comme Zoom, WhatsApps, Discord, etc
Ces applications ne sont plus entièrement natives : elles reposent sur un moteur web intégré, tout en conservant une intégration avec Windows.
Par exemple, le nouveau Outlook fonctionne comme une application web encapsulée, avec plusieurs processus WebView2 visibles dans le gestionnaire des tâches, ce qui illustre clairement cette évolution .
Ce modèle permet à Microsoft de proposer :
des mises à jour plus rapides et fréquentes
une synchronisation directe avec les services en ligne
une expérience homogène entre Windows, le web et les autres plateformes
Ci-dessous, le gestionnaire de tâches avec le gestionnaire WebView2 en sous-processus d’Outlook.
WebView2 : la brique centrale de cette transformation
Au cœur de cette évolution, on retrouve Microsoft Edge WebView2, un composant clé de Windows 11.
WebView2 permet d’intégrer directement du contenu web (HTML, CSS, JavaScript) dans une application Windows native
Concrètement :
une application peut afficher une interface web
tout en conservant un accès aux fonctions du système
via le moteur Chromium de Microsoft Edge
Ce modèle hybride est aujourd’hui largement utilisé car :
il simplifie le développement
il permet de mutualiser le code entre web et desktop
il accélère les mises à jour
il assure une expérience similaire sur toutes les plateformes
WebView2 est un composant de Microsoft qui permet d’intégrer du contenu web (HTML, CSS, JavaScript) dans une application Windows en utilisant le moteur Chromium de Microsoft Edge.
Win32 vs UWP vs Web apps (WebView2) : quelles différences ?
Aujourd’hui, Windows 11 repose sur plusieurs modèles applicatifs qui coexistent. Voici un comparatif pour mieux comprendre leurs différences.
Type d’application
Technologie
Avantages
Inconvénients
Exemples
Win32 (classique)
C++, .NET, API Windows historiques
Très performantes Accès complet au système Grande compatibilité
Développement plus complexe UI parfois vieillissante
Notepad++, VLC, Photoshop
UWP / WinUI
Plateforme moderne Microsoft
Sécurité renforcée Intégration avec Windows Distribution via Store
Limitées en fonctionnalités Peu adoptées par les développeurs
Ancienne app Mail, Calculatrice
Web apps (WebView2)
HTML, CSS, JavaScript + Chromium
Développement rapide Code multiplateforme Mises à jour faciles
Consommation mémoire plus élevée Moins performantes Moins “natives”
Outlook (nouveau), Teams, Widgets
Pourquoi Microsoft privilégie les web apps
Selon les analyses de développeurs et les informations relayées récemment, ce choix est avant tout pragmatique.
Les applications web présentent plusieurs avantages :
développement plus rapide (un seul code pour plusieurs plateformes)
maintenance simplifiée
déploiement continu (mises à jour côté serveur)
cohérence entre Windows, web et mobile
WebView2 agit ici comme un pont entre le monde du web et celui du desktop.
Une fois une partie de l’application convertie en web, il devient souvent plus simple de continuer dans cette direction plutôt que de revenir au natif.
Pourquoi Microsoft délaisse UWP au profit des applications web
Malgré les ambitions initiales de Microsoft avec UWP, cette technologie est progressivement mise de côté au profit des applications web via WebView2.
Voici les principales raisons de ce basculement :
Facteur
UWP / WinUI
Web apps (WebView2)
Adoption développeurs
Faible adoption en dehors de Microsoft
Très forte adoption (technologies web universelles)
Complexité de développement
APIs spécifiques à Windows
Technologies standard (HTML, JS, CSS)
Portabilité
Limitée à Windows
Multiplateforme (Windows, web, mobile)
Maintenance
Code spécifique à maintenir
Code unique partagé
Mises à jour
Dépend du Store ou Windows Update
Déploiement rapide côté serveur
Écosystème
Dépend de Microsoft
Écosystème web mondial
Flexibilité
Cadre assez rigide
Très flexible et évolutif
Les points importants :
UWP n’a jamais réussi à s’imposer face au Win32
Les développeurs préfèrent massivement le web
WebView2 permet à Microsoft de suivre cette tendance
Le web devient la base commune entre toutes les plateformes
Si cette approche présente de nombreux avantages pour Microsoft et les développeurs, elle n’est pas sans conséquences pour les utilisateurs.
Les limites : performances et expérience utilisateur
Cependant, cette approche basée sur WebView2 n’est pas sans conséquences pour les utilisateurs.
Les applications reposant sur un moteur web (Chromium) introduisent plusieurs limites, notamment en termes de performances et d’intégration.
Sur le plan technique, cela se traduit par :
une consommation mémoire plus élevée (chaque instance WebView2 lance plusieurs processus)
des performances parfois inférieures aux applications natives
une utilisation accrue du CPU, notamment sur les interfaces dynamiques
Dans la pratique, ces différences sont visibles au quotidien.
Certains utilisateurs constatent que :
les applications comme Outlook ou Teams mettent plus de temps à se lancer
plusieurs processus WebView2 apparaissent dans le gestionnaire des tâches
la consommation de RAM augmente rapidement, même pour des tâches simples
l’interface peut sembler moins fluide ou réactive
L’intégration avec Windows est également parfois moins cohérente.
Contrairement aux applications natives :
certains éléments d’interface ne respectent pas totalement le style Windows
les menus contextuels ou animations peuvent être différents
certaines fonctionnalités système sont moins bien intégrées
Enfin, ces applications dépendent souvent davantage d’une connexion Internet.
Même si certaines fonctionnalités restent accessibles hors ligne, une partie importante de l’expérience repose sur :
des contenus web
des API distantes
des services cloud
Cela peut poser problème en cas de connexion instable ou limitée.
En résumé, si les applications WebView2 offrent une grande flexibilité pour Microsoft et les développeurs, elles introduisent aussi des compromis visibles pour les utilisateurs, notamment sur les performances et l’expérience globale.
Un paradoxe : Microsoft veut revenir au natif
Fait intéressant, cette évolution pourrait déjà atteindre ses limites.
Microsoft travaille actuellement sur une nouvelle approche visant à revenir vers des applications 100 % natives dans certains cas.
Cette initiative viserait à :
améliorer les performances
rendre l’interface plus cohérente
réduire l’empreinte mémoire
Ce qui montre que le modèle “tout web” n’est pas forcément une solution idéale à long terme.
Une transition encore en cours
Aujourd’hui, Windows 11 se retrouve dans une situation hybride :
applications Win32 historiques
applications UWP / WinUI en déclin
applications web via WebView2
Cette coexistence rend l’écosystème :
plus flexible
mais aussi plus complexe et parfois incohérent
une dépendance plus importante à Chromium
Certains observateurs parlent même d’une stratégie fragmentée, avec plusieurs technologies qui coexistent sans véritable remplacement clair.
Une dépendance croissante à Chromium : un enjeu stratégique
Le développement des applications web sur Windows repose largement sur Chromium, le moteur open source à l’origine de Google Chrome.
Ce choix technique présente de nombreux avantages, mais il soulève aussi une question importante : celle de la dépendance à un écosystème largement influencé par Google.
En effet, si Chromium est un projet open source, Google en reste le principal contributeur et pilote une grande partie de son évolution. Les technologies web, les APIs disponibles et certaines orientations techniques sont souvent définies ou influencées par les décisions prises autour du moteur Chromium.
Or, WebView2 repose directement sur Microsoft Edge, lui-même basé sur Chromium. De même, de nombreuses applications desktop utilisent Electron, qui embarque également ce moteur.
Cela signifie qu’une partie croissante de l’écosystème applicatif Windows dépend indirectement des évolutions de Chromium.
Concrètement, cela n’implique pas un contrôle direct de Google sur Windows ou sur les applications. Mais les choix techniques effectués autour du web — par exemple l’introduction ou la suppression de certaines fonctionnalités — peuvent avoir un impact sur les applications qui reposent sur ces technologies.
Dans un contexte de concurrence entre Microsoft et Google, notamment autour du cloud et de l’intelligence artificielle, cette dépendance pose une question stratégique : celle de la capacité de Microsoft à garder le contrôle sur son propre écosystème logiciel, alors qu’une partie de ses applications repose sur des standards largement définis par un acteur concurrent.
Conclusion
L’évolution des applications Windows reflète une transformation plus large de l’informatique : le web devient la plateforme dominante.
Avec WebView2, Microsoft rapproche Windows du modèle des applications web universelles, au prix de compromis sur les performances et l’intégration. Windows 11 n’est plus seulement un système d’exploitation desktop : il devient progressivement une plateforme hybride, où le web prend une place centrale dans l’expérience utilisateur.
Mais face aux critiques et aux limites observées, l’éditeur semble désormais chercher un nouvel équilibre entre :
rapidité de développement (web)
et qualité d’expérience (natif)
Les prochaines versions de Windows 11 pourraient bien marquer un tournant dans cette stratégie.
Le déploiement des nouveaux certificats Secure Boot 2023 sur Windows 11 provoque des dysfonctionnements sur certains PC, en particulier les machines plus anciennes.
Ce problème met en lumière un sujet bien plus large : les limites et incohérences des firmwares UEFI selon les constructeurs, qui compliquent fortement la transition vers les nouveaux standards de sécurité.
Alors que Microsoft prépare le remplacement des certificats de 2011, cette mise à jour censée renforcer la sécurité du démarrage révèle des failles structurelles dans l’écosystème matériel.
Dans cet article, nous faisons le point sur les causes de ces échecs, les PC concernés et les solutions possibles pour corriger le problème.
Une mise à jour de sécurité critique… mais instable
Secure Boot est une fonctionnalité essentielle de Windows 11 qui permet de vérifier l’intégrité du système dès le démarrage.
Elle repose sur une chaîne de confiance basée sur plusieurs éléments :
des clés cryptographiques stockées dans le firmware
une base de signatures autorisées (DB)
une liste de révocation (DBX)
des certificats Microsoft permettant de valider le bootloader
Avec la mise à jour CA-2023, Microsoft cherche à révoquer d’anciens composants jugés vulnérables et à introduire de nouveaux certificats plus sécurisés.
Mais en pratique, cette transition ne se passe pas comme prévu.
De nombreux utilisateurs rencontrent :
des erreurs lors de l’application des mises à jour Secure Boot
des messages d’alerte au démarrage
des systèmes incapables de démarrer correctement
des états incohérents de Secure Boot
Un problème qui dépasse Windows : le firmware en cause
Contrairement aux mises à jour classiques de Windows, ce problème ne vient pas uniquement du système d’exploitation.
Il met en cause l’ensemble de la chaîne matérielle.
Les causes identifiées incluent :
firmwares UEFI obsolètes ou mal implémentés
gestion incohérente des bases DB / DBX
pipelines de mise à jour défaillants
clés de sécurité incomplètes ou incorrectes
implémentations non standard selon les constructeurs
Résultat : deux PC identiques sous Windows 11 peuvent réagir totalement différemment face à la même mise à jour.
Certains systèmes appliquent correctement les certificats, tandis que d’autres :
ignorent les mises à jour
se retrouvent dans un état partiellement sécurisé
ou deviennent instables voire non bootables
Une transition obligatoire avant 2026
Ce problème intervient dans un contexte critique.
Les anciens certificats Secure Boot (2011) doivent être progressivement abandonnés, notamment en 2026.
Microsoft impose donc :
l’intégration des certificats CA-2023
la révocation des anciens bootloaders vulnérables
une mise à jour des bases de sécurité dans le firmware
Sans cette transition, les systèmes risquent :
une sécurité dégradée
une incompatibilité avec les futures mises à jour
voire des blocages de démarrage à terme
Des comportements très variables selon les constructeurs
L’un des points les plus problématiques est le manque d’uniformité.
Selon les retours :
certains PC Lenovo ou Dell appliquent les mises à jour sans problème
certaines cartes mères ASUS ou MSI nécessitent des manipulations spécifiques
d’autres configurations, notamment sur des PC assemblés, rencontrent des échecs persistants
Dans certains cas, les utilisateurs doivent :
réinitialiser les clés Secure Boot
réinstaller les certificats manuellement
mettre à jour le BIOS/UEFI
ou reconstruire le bootloader Windows
Ces manipulations, parfois complexes, montrent que Secure Boot reste encore loin d’être totalement transparent pour l’utilisateur.
Problèmes Secure Boot 2023 selon les constructeurs
Un écosystème encore trop fragmenté
Ce que révèle cette situation, c’est un problème structurel.
Secure Boot fonctionne parfaitement en théorie, mais dépend fortement de l’implémentation des fabricants.
Aujourd’hui :
les interfaces UEFI sont différentes selon les marques
la terminologie varie d’un constructeur à l’autre
les outils de diagnostic sont limités côté Windows
les procédures de mise à jour ne sont pas standardisées
Ce manque d’harmonisation complique fortement la gestion des incidents.
Problème de déploiement du Secure Boot 2023 par constructeur de PC
Le déploiement des certificats Secure Boot 2023 n’a pas échoué de manière uniforme. Selon le constructeur ou la carte mère, les comportements peuvent être très différents, ce qui complique fortement le diagnostic.
Voici un résumé des problèmes observés selon les principaux fabricants :
Constructeur / type de PC
Problèmes rencontrés
Particularités
ASUS
Échec d’application des mises à jour DBX
Nécessite parfois de désactiver Secure Boot pour appliquer une mise à jour, ce qui est paradoxal
MSI
Gestion incohérente des bases Secure Boot
Firmware qui ignore certaines mises à jour ou revient aux clés d’usine
ASRock
Mise à jour souvent manuelle nécessaire
Obligation de réinitialiser les clés, réimporter les certificats ou intervenir dans l’UEFI
PC assemblés (DIY)
Problèmes fréquents et imprévisibles
Dépend fortement du BIOS, de sa version et de la compatibilité matérielle
OEM (Lenovo, Dell…)
Globalement plus stables
Implémentation plus homogène et mieux testée dans la majorité des cas
Ces différences s’expliquent par un problème structurel : chaque constructeur implémente Secure Boot à sa manière, avec des niveaux de qualité et de conformité très variables.
Dans certains cas, le firmware :
ignore les mises à jour de sécurité
applique partiellement les certificats
ou provoque des comportements incohérents (boot instable, erreurs TPM, etc.)
Comment vérifier si la mise à jour Secure Boot a échoué
Dans la plupart des cas, l’échec de la mise à jour des certificats Secure Boot ne provoque pas de message clair pour l’utilisateur. Il est donc nécessaire de vérifier manuellement si l’installation s’est correctement déroulée.
Vérifier l’échec d’installation dans Windows Update
Commencez par ouvrir Windows Update puis consultez l’historique des mises à jour :
Ouvrez Paramètres > Windows Update
Cliquez sur Historique des mises à jour
Si la mise à jour liée à Secure Boot échoue, vous pouvez voir apparaître :
un échec d’installation
un code d’erreur (parfois générique)
ou une tentative répétée sans succès
Ces mises à jour peuvent apparaître sous forme de mises à jour de sécurité ou de firmware.
Vérifier les erreurs dans l’Observateur d’événements
L’Observateur d’événements permet d’identifier plus précisément les problèmes liés à Secure Boot.
Faites un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier
+
X
un échec de mise à jour des bases de données Secure Boot (DB / DBX)
un problème de validation de certificat
ou un refus du firmware UEFI
Vérifier les certificats Secure Boot 2023 avec PowerShell
Windows permet également de vérifier l’état des bases Secure Boot via PowerShell.
Ouvrez PowerShell en tant qu’administrateur puis utilisez la commande suivante :
([System.Text.Encoding]::ASCII.GetString((Get-SecureBootUEFI db).bytes) -match ‘Windows UEFI CA 2023’)
True : cela signifie que le certificat Windows UEFI CA 2023 est déjà présent dans votre base de données Secure Boot. Votre système est prêt, même si l’Observateur d’événements affiche encore des messages de préparation ou d’observation.
Faux : cela signifie que votre appareil n’a pas encore reçu le certificat. Il ne s’agit pas d’une erreur et aucune action n’est requise. Votre PC attend simplement son tour dans le cadre du déploiement.
Pour aller plus loin, vous pouvez inspecter les bases de certificats :
Get-SecureBootUEFI -Name db Get-SecureBootUEFI -Name dbx
Ces commandes permettent de vérifier si les bases de signatures (autorisation et révocation) sont présentes et accessibles.
Sur certains systèmes, une absence de données ou une erreur d’accès peut indiquer un problème de mise à jour.
Vérifier le statut de la mise à jour Secure Boot (UEFI CA 2023) dans le registre Windows
Microsoft a introduit une clé de registre spécifique pour suivre l’état de déploiement des certificats Secure Boot 2023.
Cette clé permet de savoir si la mise à jour a été appliquée correctement.
Check_UEFI-CA2023.ps1 : analyse l’état des certificats et génère un rapport
Update_UEFI-CA2023.ps1 : permet d’appliquer certaines mises à jour manuellement
Check_DBXUpdate.bin.ps1 : vérifie la base de révocation (DBX)
Ces outils sont particulièrement utiles pour :
comprendre pourquoi une mise à jour échoue
vérifier si le système est conforme aux certificats 2023
identifier les actions à effectuer
Cependant, ils restent destinés à un public averti :
manipulation en PowerShell
interprétation des résultats techniques
accès à des paramètres firmware sensibles
Ils ne remplacent pas les mises à jour officielles Windows ou BIOS, mais constituent un excellent outil de diagnostic avancé.
Vérifier la compatibilité matérielle
Dans certains cas, le problème ne peut pas être corrigé uniquement côté Windows.
Si le firmware est trop ancien ou mal implémenté :
certaines mises à jour peuvent échouer définitivement
ou nécessiter une intervention du constructeur
Il est alors recommandé de consulter :
le site du fabricant de la carte mère ou du PC
les mises à jour BIOS disponibles
les notes de compatibilité Secure Boot
Un signal d’alerte pour Microsoft et les OEM
Cet incident met en évidence une réalité importante : la sécurité de Windows ne dépend pas uniquement du logiciel.
Elle repose aussi sur :
la qualité du firmware
la rigueur des constructeurs
la cohérence des standards UEFI
Microsoft devra probablement :
renforcer les exigences de certification matériel
améliorer les outils de diagnostic
mieux accompagner les utilisateurs
Conclusion
La transition vers les certificats Secure Boot 2023 est indispensable pour renforcer la sécurité de Windows 11.
Mais elle révèle aussi les limites actuelles de l’écosystème PC, où chaque constructeur implémente différemment des mécanismes pourtant critiques.
Ce problème dépasse largement une simple mise à jour : il met en lumière un défi majeur pour les années à venir, à l’approche de la fin des anciens certificats en 2026.
Entre sécurité renforcée et complexité technique, Secure Boot n’a jamais été aussi important… ni aussi délicat à gérer.
Microsoft vient de publier la mise à jour optionnelle KB5086672 pour Windows 11 (26200.8117), quelques jours seulement après avoir retiré la KB5079391 en raison de graves problèmes d’installation.
Cette nouvelle mise à jour d’avril 2026 marque un correctif rapide après un mois de mars particulièrement chaotique pour Windows Update, avec notamment des erreurs 0x80073712 empêchant totalement l’installation de la précédente preview.
Un correctif direct pour l’erreur 0x80073712
La principale raison du déploiement de KB5086672 est la correction de l’erreur 0x80073712.
Ce bug empêchait totalement l’installation de la précédente mise à jour, en signalant des fichiers manquants ou corrompus.
Microsoft a donc publié cette nouvelle version pour :
corriger le processus d’installation
restaurer l’intégrité des composants Windows Update
éviter les boucles d’échec d’installation
Contrairement à KB5079391, KB5086672 s’installe normalement sur les systèmes compatibles.
Microsoft a décidé de suspendre le déploiement de la mise à jour optionnelle KB5079391 pour Windows 11 après la découverte de problèmes d’installation affectant de nombreux utilisateurs.
Cette mise à jour, publiée le 26 mars 2026 pour Windows 11 24H2 et 25H2, faisait partie des mises à jour dites “preview”, permettant de tester en avance des correctifs et améliorations avant leur intégration dans le Patch Tuesday suivant.
Mais quelques heures seulement après son déploiement, les premiers retours ont signalé un échec d’installation accompagné du code d’erreur 0x80073712.
Une erreur 0x80073712 liée à des fichiers manquants
Le problème principal rencontré par les utilisateurs se manifeste par le message : “Certains fichiers de mise à jour sont manquants ou présentent des problèmes.”
Ce code d’erreur 0x80073712 est bien connu sous Windows et indique généralement que des composants nécessaires à l’installation sont absents ou corrompus dans le système ou dans le package de mise à jour lui-même.
Dans ce cas précis, tout laisse penser que le problème provient directement de la mise à jour et non des machines des utilisateurs. Résultat : l’installation échoue systématiquement, parfois en boucle, sans jamais aboutir.
Microsoft suspend le déploiement pour éviter un impact plus large
Face à la multiplication des erreurs, Microsoft a rapidement pris la décision de stopper le déploiement de KB5079391.
La mise à jour n’est désormais plus proposée via Windows Update, le temps que l’entreprise identifie la cause du problème et prépare un correctif. Microsoft précise que cette suspension est temporaire et vise à éviter que davantage d’utilisateurs ne soient impactés.
Aucune date de retour n’a pour l’instant été annoncée.
Une mise à jour pourtant riche en améliorations
Ce retrait est d’autant plus notable que KB5079391 apportait plusieurs améliorations importantes au système.
Parmi les changements attendus :
Améliorations de Smart App Control
Support des écrans à très haute fréquence (jusqu’à 1000 Hz)
Meilleure fiabilité de Windows Hello (notamment pour l’empreinte digitale)
Optimisations du système et de l’environnement de récupération
Cette mise à jour devait servir de base pour les prochaines mises à jour cumulatives d’avril.
Cet incident intervient dans un contexte particulier où Microsoft cherche justement à améliorer la fiabilité de Windows Update.
Ces dernières semaines, plusieurs problèmes ont déjà été signalés :
bugs liés aux connexions aux comptes Microsoft
mises à jour correctives publiées en urgence
problèmes spécifiques sur certains matériels
Le retrait de KB5079391 illustre une nouvelle fois les difficultés persistantes du système de mise à jour de Windows, même pour des versions “preview” censées être plus contrôlées.
Bonne nouvelle : ce bug n’endommage pas les systèmes.
L’erreur intervient avant la fin de l’installation, ce qui signifie que :
le PC reste fonctionnel
aucune corruption système n’est signalée
la mise à jour ne s’installe simplement pas
Les utilisateurs concernés n’ont donc aucune manipulation urgente à effectuer.
Quelle suite pour KB5079391 ?
Microsoft n’a pas encore communiqué de correctif ni de calendrier précis.
Deux scénarios sont possibles :
une nouvelle version corrigée de la mise à jour
ou l’intégration des correctifs directement dans le Patch Tuesday d’avril
Dans tous les cas, les utilisateurs devraient retrouver ces améliorations dans les prochaines semaines.
Conclusion
Avec KB5079391, Microsoft illustre encore les limites actuelles de Windows Update : même une mise à jour optionnelle, censée améliorer la stabilité, peut être retirée en urgence.
Ce type d’incident reste sans gravité technique, mais il continue d’alimenter une problématique plus large : la confiance dans les mises à jour Windows.
Alors que Microsoft promet une amélioration de la qualité en 2026, ce nouvel épisode montre que la transition est encore en cours.
Microsoft a publié deux nouvelles mises à jour techniques pour Windows 11 : KB5081494 (Setup Dynamic Update) et KB5083482 (Safe OS / WinRE Update). Contrairement aux mises à jour classiques, ces correctifs ne concernent pas directement l’interface ou les fonctionnalités visibles, mais les mécanismes internes d’installation, de mise à niveau et de récupération du système.
Ces mises à jour s’adressent principalement aux versions Windows 11 24H2 et 25H2, et jouent un rôle clé dans la fiabilité globale du système.
KB5081494 : améliorer les installations et les mises à niveau
La mise à jour KB5081494 est une mise à jour dynamique du programme d’installation, c’est-à-dire qu’elle met à jour les composants utilisés par Windows lors :
des mises à niveau vers une nouvelle version
des installations du système
des processus de déploiement en entreprise
Concrètement, elle améliore :
les fichiers binaires de Windows Setup
les mécanismes de compatibilité
les processus de vérification du système avant installation
L’objectif est de réduire les erreurs lors des mises à niveau, notamment sur des configurations complexes (drivers, logiciels, matériel spécifique).
Ces mises à jour sont particulièrement importantes dans un contexte où :
Windows 11 24H2 et 25H2 partagent une base commune
les migrations entre versions sont fréquentes
En clair : Microsoft renforce la fiabilité du processus d’installation, souvent source de bugs ou d’échecs.
KB5083482 : améliorer l’environnement de récupération (WinRE)
Microsoft prépare activement cette transition, et ces mises à jour jouent un rôle en arrière-plan pour :
maintenir un système installable et récupérable
assurer la compatibilité avec les nouveaux certificats
éviter des problèmes lors du démarrage ou de la réparation du système
C’est particulièrement critique car WinRE et Setup interviennent justement dans ces phases sensibles.
Des mises à jour invisibles mais essentielles
Ces mises à jour peuvent passer inaperçues car elles :
n’ajoutent aucune fonctionnalité visible
ne modifient pas l’interface
ne changent pas l’expérience utilisateur directe
Pourtant, elles sont essentielles car elles agissent sur :
la fiabilité des installations Windows
la robustesse du système en cas de panne
la capacité à réparer ou réinstaller Windows
En résumé : ce sont des mises à jour “invisibles”, mais critiques pour la stabilité globale du système.
Une évolution du modèle de mise à jour Windows
Ces correctifs illustrent aussi une évolution du modèle Windows :
Microsoft découple de plus en plus les mises à jour
certaines parties du système (Setup, WinRE, sécurité) sont mises à jour séparément
cela permet des corrections plus rapides et ciblées
On passe d’un modèle monolithique à un système modulaire, où chaque composant peut évoluer indépendamment.
Conclusion
Avec KB5081494 et KB5083482, Microsoft ne propose pas de nouveautés visibles, mais renforce des éléments essentiels du système : installation, mise à niveau et récupération.
Dans un contexte de transition importante (notamment Secure Boot en 2026), ces mises à jour montrent que Microsoft mise de plus en plus sur la prévention des problèmes plutôt que leur correction après coup.
Des changements discrets, mais indispensables pour assurer la stabilité et la fiabilité de Windows 11 sur le long terme.
Microsoft déploie la mise à jour KB5079391 pour Windows 11 (24H2 et 25H2), une mise à jour optionnelle de mars 2026 qui introduit plusieurs améliorations, notamment du côté de l’affichage, de la sécurité et de l’explorateur de fichiers.
Cette mise à jour prépare également le terrain pour le Patch Tuesday d’avril 2026, où ces changements seront déployés à tous les utilisateurs.
La mise à jour KB5079391 est une mise à jour facultative :
Disponible via Windows Update → Télécharger et installer
Installée automatiquement si l’option “recevoir les dernières mises à jour” est activée
Incluse dans le Patch Tuesday suivant
Elle met Windows 11 à :
Build 26200.8116 (25H2)
Build 26100.8116 (24H2)
Les nouveautés de la mise à jour KB5079391
Support des écrans 1000 Hz (nouveau)
C’est la nouveauté la plus marquante.
Windows 11 prend désormais en charge les écrans avec un taux de rafraîchissement jusqu’à 1000 Hz, une évolution importante pour les configurations gaming extrêmes.
À savoir :
Fonction encore déployée progressivement
Nécessite un écran compatible (très rare pour l’instant)
Oriente clairement Windows vers le haut de gamme gaming
Le contrôle intelligent des applications de Windows 11 (Smart App Control) enfin modifiable sans réinstallation
Jusqu’à présent, Smart App Control (SAC) posait un gros problème : il était impossible de l’activer ou désactiver sans réinstaller Windows. C’est désormais corrigé. Avec KB5079391 : vous pouvez activer ou désactiver le contrôle intelligent des applications à la volée sans avoir besoin de réinitialiser le système.
Concrètement :
Paramètres → Sécurité Windows → Contrôle des applications
gestion beaucoup plus flexible
C’est une amélioration majeure côté UX et sécurité.
Microsoft continue de moderniser les paramètres Windows :
Nouvelle carte “appareil” plus claire
Informations système mieux organisées
Navigation plus rapide
Amélioration des performances globales
Autres changements :
gestion des abonnements Microsoft 365
interface modernisée dans “Autres utilisateurs”
Améliorations de l’Explorateur de fichiers
Plusieurs correctifs importants :
correction des problèmes de prévisualisation de fichiers téléchargés
possibilité d’utiliser la dictée vocale pour renommer un fichier
tri des permissions amélioré
C’est surtout une mise à jour de fiabilité, pas une refonte.
Améliorations générales du système
La mise à jour KB5079391 apporte plusieurs correctifs et améliorations de stabilité dans différents composants de Windows 11 :
Composant
Amélioration
Impact
Performances globales
Optimisations générales du système
Meilleure stabilité et fluidité
Mode sans échec
Correction de bugs (barre des tâches, comportement instable)
Démarrage plus fiable en mode dépannage
Windows RE (ARM64)
Corrections liées à l’environnement de récupération
Meilleure compatibilité sur appareils ARM
Windows Hello
Amélioration de la reconnaissance d’empreinte
Authentification plus fiable
Menu Démarrer
Correction des stratégies (GPO)
Meilleure gestion en environnement pro
Audio (MIDI)
Amélioration de la gestion des messages MIDI
Compatibilité accrue avec périphériques audio
SFC /scannow
Correction d’une erreur affichée à tort
Diagnostic système plus fiable
Windows Update
Corrections sur l’installation des mises à jour (.msu)
Moins d’échecs
Correctifs importants
Enfin, parmi les correctifs notables :
bug du mode sans échec (barre des tâches instable)
problèmes de lecture des nombres avec Voice Access
erreurs lors de l’installation des mises à jour via WUSA
Microsoft indique ne pas avoir détecté de nouveaux bugs majeurs.
Faut-il installer KB5079391 ?
La mise à jour KB5079391 peut être intéressante si vous rencontrez des problèmes avec Windows 11, notamment liés à l’explorateur de fichiers, à l’affichage ou à certains composants système. Elle permet également de tester en avance les nouveautés, en particulier si vous utilisez du matériel récent comme un écran à haut taux de rafraîchissement.
En revanche, si votre système fonctionne correctement et que vous privilégiez la stabilité, il est tout à fait possible d’attendre. Cette mise à jour étant facultative, elle sera intégrée automatiquement dans le Patch Tuesday du mois suivant, avec un niveau de fiabilité généralement supérieur.
Dans tous les cas, KB5079391 s’adresse surtout aux utilisateurs souhaitant anticiper les évolutions de Windows 11 ou corriger des problèmes spécifiques, tandis que les autres peuvent patienter sans risque.
Conclusion
La mise à jour KB5079391 s’inscrit dans la continuité des améliorations apportées à Windows 11 ces derniers mois.
Si elle introduit quelques nouveautés intéressantes comme le support des écrans 1000 Hz ou une meilleure gestion de Smart App Control, elle met surtout l’accent sur la stabilité, la fiabilité et l’optimisation du système.
En résumé, Windows 11 évolue progressivement vers un système plus mature, plus stable et mieux optimisé, avec des améliorations régulières qui passent parfois inaperçues, mais qui renforcent l’expérience utilisateur sur le long terme.
Microsoft a confirmé l’arrivée de Windows 11 version 26H1, une mise à jour prévue pour 2026 qui marque un tournant dans l’évolution du système. Au programme : améliorations des performances, réduction de l’IA dans l’interface, optimisation de l’Explorateur de fichiers et retour de fonctionnalités très demandées comme la barre des tâches déplaçable.
Windows 11 26H1 n’est pas une mise à jour classique distribuée via Windows Update, mais une version spécifique destinée à certains nouveaux matériels, notamment les plateformes ARM de nouvelle génération. Elle ne modifie pas non plus les plans de déploiement actuels pour les entreprises, qui continuent de s’appuyer sur les versions déjà en production.
Cette nouvelle version ne se limite pas à ajouter des fonctionnalités : elle s’inscrit dans une stratégie globale visant à corriger les principaux défauts de Windows 11, notamment en matière de stabilité, de réactivité et d’expérience utilisateur.
Une mise à jour centrée sur les performances et la fluidité
Avec Windows 11 26H1, Microsoft met clairement l’accent sur les performances. L’objectif est de rendre le système plus rapide, plus réactif et plus stable au quotidien, notamment sur les machines récentes et les nouvelles architectures matérielles.
L’Explorateur de fichiers, souvent critiqué pour sa lenteur, fait partie des priorités. Microsoft travaille sur des temps d’ouverture réduits, une navigation plus fluide et une meilleure gestion des opérations courantes, comme le chargement des dossiers ou la recherche de fichiers.
Au niveau global, Windows 11 bénéficie également d’optimisations plus profondes :
réduction de l’utilisation de la mémoire (RAM)
amélioration de la gestion des processus en arrière-plan
optimisation de la gestion des ressources et du scheduler, notamment pour les architectures modernes et ARM
amélioration de la réactivité de l’interface et des animations
Ces changements visent à corriger l’un des principaux reproches faits à Windows 11 depuis son lancement : un système parfois jugé moins performant et plus lourd que Windows 10, en particulier sur certaines configurations.
Moins d’IA et une présence de Copilot réduite
Autre changement notable : Microsoft revoit sa stratégie autour de Copilot et de l’intégration de l’IA.
Après une forte mise en avant dans Windows 11, l’éditeur adopte désormais une approche plus mesurée avec une réduction des points d’entrée de Copilot et intégration plus contextuelle.
Cette évolution se traduit notamment par une réduction ou une suppression de Copilot dans certaines applications natives comme le Bloc-notes ou Photos, où son intégration avait été jugée excessive. L’objectif est de rendre Windows moins intrusif et plus lisible, en réponse aux critiques sur la présence jugée excessive de l’IA dans le système.
Microsoft travaille également sur le retour d’une fonctionnalité très demandée : la possibilité de déplacer la barre des tâches.
Elle pourra être positionnée :
en haut
sur les côtés
ou en bas (par défaut)
Cette option avait été supprimée avec Windows 11, ce qui avait suscité de nombreuses critiques. Son retour marque une volonté de Microsoft de corriger certains choix d’interface impopulaires.
Attention toutefois : cette fonctionnalité est encore en développement et sera déployée progressivement dans les versions de Windows 11.
Windows Update moins intrusif et plus flexible
Microsoft prévoit aussi des améliorations importantes pour Windows Update, souvent critiqué :
moins de redémarrages forcés
plus de contrôle sur l’installation
possibilité de repousser les mises à jour plus longtemps
Ces changements s’inscrivent dans une volonté plus large de Microsoft de corriger les critiques récurrentes sur Windows Update, notamment après plusieurs mises à jour problématiques ces derniers mois. L’objectif est de rendre les mises à jour moins perturbantes au quotidien, tout en conservant un bon niveau de sécurité.
Une nouvelle base technique avec la plateforme « Bromine »
Windows 11 26H1 repose sur une nouvelle base technique interne, connue sous le nom de code « Bromine », qune nouvelle base technique qui pourrait, à terme, remplacer les plateformes actuelles de Windows 11. Cette évolution introduit des modifications en profondeur du système, notamment au niveau du noyau, de la gestion de l’énergie, du scheduler et des pilotes matériels.
L’objectif est de mieux exploiter les nouvelles générations de processeurs, en particulier les architectures modernes et les plateformes ARM, tout en améliorant l’efficacité énergétique et la stabilité globale. Contrairement aux mises à jour classiques qui ajoutent principalement des fonctionnalités visibles, Bromine agit en arrière-plan en modernisant l’architecture du système, ce qui explique pourquoi certaines améliorations de Windows 11 26H1 sont surtout perceptibles en termes de performances et de réactivité plutôt que d’interface.
Une interface plus cohérente et plus moderne
Windows 11 26H1 s’inscrit également dans une évolution plus profonde de l’interface, avec un objectif clair : rendre le système plus homogène, plus fluide et plus cohérent visuellement. Microsoft poursuit l’adoption de WinUI, réduit progressivement les incohérences entre anciennes et nouvelles interfaces, et améliore les animations ainsi que la réactivité globale.
Avec 26H1, Microsoft semble vouloir aller plus loin en consolidant ces changements pour proposer une interface plus unifiée, moins fragmentée et plus agréable à utiliser au quotidien.
Une nouvelle approche : corriger plutôt qu’ajouter
Avec Windows 11 26H1, Microsoft semble amorcer un changement de stratégie. Traditionnellement, les mises à jour dites “de fonctionnalités” de Windows — notamment sous Windows 10 — avaient pour objectif d’introduire régulièrement de nouvelles options, parfois au détriment de la stabilité ou de la cohérence du système.
Or, avec cette version, l’approche est différente. Plutôt que de multiplier les nouveautés visibles, Microsoft met l’accent sur la consolidation du système existant :
amélioration des performances
réduction de la consommation de ressources
optimisation de composants clés comme l’Explorateur
réduction de l’intrusivité de certaines fonctionnalités comme Copilot
Ce repositionnement n’est pas anodin. Il intervient après plusieurs années de critiques autour de Windows 11, notamment sur :
des performances jugées inégales
une interface parfois incohérente
des mises à jour introduisant de nouveaux bugs
une surintégration de certaines fonctionnalités (comme l’IA)
En ce sens, Windows 11 26H1 marque une évolution vers un modèle plus mature : moins de nouveautés “marketing”, mais davantage d’améliorations en profondeur, souvent moins visibles mais essentielles au quotidien.
Reste à voir si cette approche sera maintenue sur les prochaines versions, ou si Microsoft reviendra à un cycle plus classique orienté fonctionnalités.
Une mise à jour pas encore pour tout le monde
Windows 11 26H1 est une version particulière, qui ne suit pas le cycle habituel des mises à jour de Windows. Elle est actuellement réservée à certains nouveaux appareils, notamment ceux équipés de processeurs de nouvelle génération comme les plateformes ARM (Snapdragon X2).
Contrairement aux mises à jour classiques, 26H1 n’est pas proposée via Windows Update pour les PC existants. Elle sert principalement de base technique pour ces nouveaux matériels, avec une architecture système adaptée.
Pour la majorité des utilisateurs, il faudra attendre la prochaine mise à jour majeure — probablement Windows 11 26H2, attendue vers la fin de l’année 2026 — qui intégrera ces évolutions dans une version distribuée plus largement..
Un cycle de support différent selon les éditions
Microsoft a également précisé le cycle de support de Windows 11 26H1, qui varie selon les éditions. Pour les versions Enterprise et Education (Enterprise, Education, Enterprise multi-session), la mise à jour sera supportée jusqu’au 13 mars 2029, soit environ 37 mois de support (un peu plus de 3 ans).
En revanche, pour les éditions Famille et Pro (y compris Pro Education et Pro for Workstations), le support s’arrêtera au 14 mars 2028, soit environ 25 mois.
À noter également que Windows 11 SE n’est pas concerné par 26H1, Microsoft ayant confirmé que la version 24H2 sera la dernière prise en charge pour cette édition.
Conclusion
Windows 11 26H1 marque un tournant important pour Microsoft. Après plusieurs années de critiques sur les performances, la cohérence de l’interface et la qualité des mises à jour, l’éditeur semble enfin adopter une approche plus pragmatique : améliorer l’existant plutôt que multiplier les nouveautés visibles.
Cette évolution se traduit par des optimisations en profondeur — souvent moins spectaculaires — mais essentielles au quotidien : meilleures performances, système plus stable, interface plus homogène et intégration plus mesurée de certaines fonctionnalités comme l’IA.
Il faut toutefois rappeler que 26H1 n’est pas une mise à jour destinée au grand public, mais une base technique utilisée sur certains nouveaux appareils. La véritable évolution visible pour la majorité des utilisateurs devrait plutôt arriver avec Windows 11 26H2, attendue en fin d’année 2026.
Cette approche rappelle le passage de Windows Vista à Windows 7, où Microsoft avait déjà privilégié l’optimisation et la stabilité après une phase de changements plus brutaux.
Reste à voir si cette nouvelle direction sera maintenue dans le temps. Mais une chose est certaine : après une phase d’expérimentation parfois critiquée, Windows 11 semble enfin entrer dans une phase de maturité, plus en phase avec les attentes des utilisateurs.
La partition EFI (ESP) est un élément essentiel du démarrage sur les PC modernes en UEFI/GPT. Elle contient les fichiers nécessaires pour lancer Windows, notamment le Windows Boot Manager et la configuration du démarrage.
Si cette partition est absente, corrompue ou mal configurée, Windows ne peut plus démarrer correctement. Vous pouvez alors rencontrer des erreurs comme “No bootable device”, un écran noir au démarrage ou des échecs avec la commande bcdboot.
Dans ce guide, vous allez voir comment vérifier, réparer ou recréer la partition EFI sur Windows 11/10, avec des méthodes fiables utilisant diskpart et bcdboot. Vous apprendrez également à diagnostiquer les problèmes les plus fréquents (partition RAW, clonage, dual-boot) et à restaurer un démarrage UEFI fonctionnel sans réinstaller Windows.
Qu’est-ce que la partition EFI et à quoi sert-elle dans Windows ?
La partition EFI (ESP) est une petite partition système utilisée sur les PC en UEFI/GPT. Elle contient les fichiers essentiels au démarrage de Windows, notamment les fichiers .efi et la configuration de boot.
C’est cette partition qui permet au firmware UEFI de lancer Windows correctement. Si elle est absente, corrompue ou mal configurée, le système ne peut plus démarrer.
Elle se situe généralement en début de disque, formatée en FAT32 avec une taille allant de 100 Mo à 500 Mo.
Quand recréer la partition EFI (Windows ne démarre plus ou EFI manquante)
La partition EFI est indispensable au démarrage en UEFI/GPT. Lorsqu’elle est absente, corrompue ou mal configurée, Windows ne peut plus démarrer correctement.
Le tableau ci-dessous permet d’identifier rapidement les situations où il est nécessaire de réparer ou recréer la partition EFI :
Si Windows ne démarre plus, affiche des erreurs de boot ou revient au BIOS, il est probable que la partition EFI soit corrompue ou manquante. Dans la majorité des cas, la partition EFI doit être recréée lorsque les fichiers de démarrage sont manquants ou corrompus.
Recréer une partition EFI avec Diskpart (Windows / WinRE)
Si la partition EFI est absente ou corrompue, vous pouvez la recréer manuellement avec diskpart, puis reconstruire le démarrage avec bcdboot.
Cette opération modifie les partitions du disque. Vérifiez attentivement le bon disque et la bonne partition avant d’exécuter les commandes.
Accéder à l’invite de commandes depuis WinRE
Pour recréer la partition EFI, vous devez utiliser l’invite de commandes depuis l’environnement de récupération de Windows (WinRE). Cela permet de modifier les partitions du disque sans que le système soit en cours d’utilisation.
Adaptez la lettre si Windows n’est pas en C: Par exemple, ci-dessous, la lettre du lecteur C a été montée en F, il faut donc utiliser le chemin F:\Windows dans la commande bcdboot
Vérifier que la partition EFI fonctionne correctement
Après avoir recréé ou réparé la partition EFI, il est essentiel de vérifier qu’elle fonctionne correctement. Cela permet de s’assurer que le démarrage UEFI est opérationnel et que Windows peut se lancer sans erreur.
Vérifier les fichiers de démarrage EFI
La partition EFI doit contenir les fichiers nécessaires au démarrage.
Ouvrez l’invite de commandes
Accédez à la partition EFI :
S: dir
Vous devez voir un dossier : EFI
Puis :
cd EFI dir
Vérifiez la présence de dossiers comme :
Microsoft
Boot
Si ces dossiers sont présents, les fichiers de démarrage ont bien été copiés
Symptômes d’une partition EFI corrompue ou manquante
Lorsque la partition EFI est corrompue ou supprimée, Windows ne peut plus démarrer correctement. Cette partition contient les fichiers essentiels au lancement du système en mode UEFI.
Plusieurs symptômes peuvent indiquer un problème avec la partition EFI :
Windows ne démarre plus
Le symptôme le plus courant est un PC qui refuse de démarrer. Vous pouvez observer :
un écran noir au démarrage
un retour direct au BIOS/UEFI
une boucle de démarrage sans accès à Windows
Messages d’erreur liés au démarrage
Windows peut afficher des erreurs indiquant un problème de boot, par exemple :
Boot Configuration Data file is missing
No bootable device found
Operating System not found
0xc000000f ou erreurs similaires
Ces messages indiquent souvent que les fichiers de démarrage sont absents ou endommagés.
Disque visible mais système inaccessible
Dans certains cas, le disque est bien détecté dans le BIOS ou dans les outils de récupération, mais Windows ne démarre pas.
Cela signifie généralement que :
la partition EFI est manquante
ou que les fichiers de démarrage sont corrompus
Problème après clonage ou migration
Après un clonage de disque ou un passage de HDD à SSD, il peut arriver que :
la partition EFI n’ait pas été copiée
ou qu’elle soit mal configurée
Résultat : le système ne démarre plus, même si les fichiers Windows sont présents.
Absence de partition EFI dans la gestion des disques
En utilisant les outils comme diskpart ou la gestion des disques, vous pouvez constater que :
la partition EFI est absente
ou qu’elle n’est pas reconnue comme partition système
Cas particuliers : clonage, migration de disque et disque RAW
Certaines situations particulières peuvent empêcher le bon fonctionnement de la partition EFI ou du démarrage, même après réparation. C’est notamment le cas après un clonage, une migration de disque ou lorsqu’un disque passe en RAW.
Après un clonage de disque
Après un clonage, la partition EFI peut poser problème :
Elle n’a pas été copiée
Elle est présente mais non fonctionnelle
Elle ne contient pas les bons fichiers de démarrage
Résultat :
Le disque cloné ne démarre pas
Windows est présent mais inaccessible
Solution :
Vérifiez la présence de la partition EFI
Assurez-vous qu’elle est en FAT32
Attribuez une lettre
Relancez la commande :
bcdboot C:\Windows /s S: /f UEFI
Après une migration HDD → SSD
Lors d’une migration vers un SSD :
Le partitionnement peut être modifié
La partition EFI peut être déplacée ou mal configurée
Le BCD peut ne plus correspondre au nouveau disque
Résultat :
Le système ne démarre pas
bcdboot échoue
Solution :
Vérifiez que le disque est en GPT
Vérifiez la partition EFI
Reconstruisez le démarrage avec bcdboot
Configuration dual-boot (Windows / Linux ou multi-Windows)
En dual-boot, la partition EFI contient plusieurs entrées de démarrage (Windows, Linux, etc.).
Problèmes fréquents :
Le bootloader (GRUB) remplace celui de Windows
Les entrées EFI sont supprimées ou corrompues
Windows n’apparaît plus dans le menu de démarrage
Résultat :
Impossible de démarrer Windows
Démarrage direct sur Linux ou erreur
Solution :
Recréez les fichiers de démarrage Windows avec :
bcdboot C:\Windows /s S: /f UEFI
Cela restaure Windows Boot Manager dans la partition EFI
Attention :
Cette opération peut écraser GRUB
Vous devrez éventuellement réinstaller le bootloader Linux ensuite
Erreurs fréquentes lors de la réparation EFI et solutions
Lors de la réparation ou de la recréation de la partition EFI, certaines erreurs reviennent souvent. Le tableau ci-dessous permet d’identifier rapidement le problème et d’appliquer la bonne solution.
Erreur / symptôme
Cause probable
Solution
“No bootable device”
Partition EFI absente ou non détectée
Recréer la partition EFI puis utiliser bcdboot
Windows ne démarre pas après réparation
BCD non reconstruit ou incorrect
Relancer bcdboot avec les bons paramètres
bcdboot échoue
Mauvaise partition EFI ou lettre incorrecte
Vérifier avec diskpart et list volume
“Échec de la copie des fichiers de démarrage”
Partition EFI absente, RAW ou mal configurée
Vérifier format FAT32, recréer si nécessaire
Partition EFI en RAW
Partition corrompue
Réparer le disque ou recréer la partition
Aucune partition EFI visible
Partition supprimée
Créer une partition EFI avec diskpart
bcdedit ne montre aucune entrée
BCD absent ou corrompu
Reconstruire le démarrage avec bcdboot
Boot Manager absent dans le BIOS
Entrée EFI non créée
Relancer bcdboot et vérifier le BIOS
Dual-boot cassé
Bootloader écrasé (GRUB ou autre)
Réinstaller le bootloader ou recréer les entrées EFI
Microsoft a publié la mise à jour KB5085516 pour Windows 11, un correctif d’urgence destiné à résoudre un problème critique introduit par la mise à jour de mars 2026 KB5079473. Cette dernière empêchait certains utilisateurs de se connecter à leur compte Microsoft dans plusieurs applications, avec un message d’erreur indiquant à tort une absence de connexion Internet.
Cette mise à jour hors cycle (out-of-band) est désormais disponible pour Windows 11 versions 24H2 et 25H2.
Un bug bloquant pour de nombreuses applications Microsoft
Après l’installation de KB5079473, certains utilisateurs ne pouvaient plus accéder à leurs comptes Microsoft dans plusieurs services et applications, notamment :
le téléchargement de contenus (polices, modèles, etc.)
KB5085516 corrige le problème de connexion
La mise à jour KB5085516 corrige ce dysfonctionnement en restaurant le fonctionnement normal de l’authentification avec les comptes Microsoft.
Microsoft confirme que le bug provenait directement de la mise à jour de mars :les connexions échouaient avec une erreur “pas d’Internet” malgré une connexion active
Une fois le correctif installé, les applications concernées retrouvent un comportement normal.
À noter :
seuls les comptes Microsoft personnels étaient affectés
les environnements professionnels utilisant Microsoft Entra ID n’étaient pas concernés
Une mise à jour hors cycle (optionnelle)
Contrairement aux mises à jour Patch Tuesday, KB5085516 est une mise à jour optionnelle :
elle n’est pas installée automatiquement sur tous les PC
elle apparaît dans Windows Update ou peut être téléchargée manuellement
Microsoft recommande de l’installer uniquement si vous êtes touché par le problème.
Après installation : Windows 11 passe en build 26200.8039 (25H2) ou 26100.8039 (24H2)
Un correctif rapide après un Patch Tuesday problématique
Ce correctif intervient quelques jours seulement après la publication de KB5079473, preuve que le problème a été jugé suffisamment critique pour nécessiter une intervention rapide hors cycle.
Il s’inscrit dans une série d’incidents récents liés aux mises à jour Windows :
bugs d’installation
problèmes de connexion
instabilités diverses
Même si la mise à jour de mars 2026 est moins catastrophique que celle de janvier, elle confirme que les mises à jour cumulatives continuent d’introduire des problèmes imprévus sur certaines configurations.
Ce nouvel épisode illustre une nouvelle fois les limites du modèle de mises à jour de Windows :
déploiement massif
corrections rapides après coup
correctifs hors cycle pour les bugs critiques
Microsoft semble de plus en plus s’appuyer sur ce modèle de patchs rapides (hotfix / OOB) pour corriger les problèmes dès leur apparition, plutôt que d’attendre le Patch Tuesday suivant.
Entre sauvegarde, image système, clonage de disque ou dump disque, il n’est pas toujours facile de choisir la bonne méthode pour protéger ses données ou migrer son système.
Chaque solution a ses avantages et correspond à un usage spécifique.
Dans ce guide, nous allons voir les différences entre cesc méthodes et surtout quelle solution choisir selon votre besoin.
Quelle méthode choisir (résumé rapide)
Besoin
Méthode recommandée
Sauvegarde simple
sauvegarde fichiers
Réinstaller Windows
image système
Changer de disque
clonage
Disque défectueux
dump disque
Sauvegarde de données : définition et usage
La sauvegarde de données consiste à copier des fichiers ou des dossiers afin de pouvoir les restaurer en cas de perte, panne ou erreur. C’est la méthode la plus courante pour protéger ses données au quotidien.
Contrairement à une image disque ou un clone, la sauvegarde ne copie généralement que les fichiers utiles, et non l’intégralité du disque.
À quoi sert une sauvegarde ?
Une sauvegarde permet de :
Protéger ses documents (photos, vidéos, fichiers professionnels…)
Restaurer des données après une panne ou une suppression
Conserver plusieurs versions d’un fichier
C’est la solution la plus simple et la plus utilisée.
La notion de sauvegarde inclut plusieurs méthodes techniques :
Sauvegarde complète
Sauvegarde incrémentielle
Sauvegarde différentielle
Ces méthodes définissent comment les données sont copiées, et non le type de support utilisé. Par exemple, une sauvegarde incrémentielle ne copie que les données modifiées depuis la dernière sauvegarde, ce qui permet de gagner du temps et de l’espace.
Image système : fonctionnement et cas d’utilisation
Une image système est une sauvegarde complète de votre système d’exploitation, incluant Windows, les logiciels installés, les paramètres et parfois les données. Elle permet de restaurer un ordinateur dans un état identique à un moment donné.
Contrairement à une simple sauvegarde de fichiers, l’image système capture l’environnement complet du système. De ce fait, cette dernière peut parfois être nommée sauvegarde système.
Comment fonctionne une image système ?
Une image système est créée à partir d’une ou plusieurs partitions (souvent C:) vers un fichier souvent compressé.
Elle contient :
Le système d’exploitation (Windows)
Les programmes installés
Les paramètres et configurations
Les fichiers système
Elle permet de restaurer l’ensemble du système en cas de problème.
À quoi sert une image système ?
L’image système est particulièrement utile dans les situations suivantes :
Restaurer Windows après une panne ou un crash
Revenir à un état stable après un problème logiciel
Réinstaller rapidement un système complet
Sauvegarder une configuration fonctionnelle
C’est une solution idéale pour la restauration rapide d’un PC.
Réinitialisation de Windows et restauration usine (OEM)
En complément de l’image système, Windows propose une fonction de réinitialisation du PC, accessible depuis les paramètres ou l’environnement de récupération (WinRE).
Cette fonctionnalité permet de réinstaller Windows automatiquement, soit en conservant vos fichiers personnels, soit en supprimant toutes les données.
Différence avec une image système
Même si le résultat peut sembler similaire, le fonctionnement est différent :
Image système → restauration à partir d’une sauvegarde créée par l’utilisateur
La réinitialisation remet Windows à zéro, tandis que l’image système restaure un état précis sauvegardé.
Cas des PC de constructeur (OEM)
Sur les ordinateurs de marque (Acer, Asus, Dell, Lenovo, HP…), une partition de récupération permet de restaurer le PC comme au premier jour, avec les logiciels et pilotes du fabricant.
Cette restauration usine :
Réinstalle Windows
Ajoute les logiciels du constructeur
Supprime généralement toutes les données
Quand utiliser ces solutions ?
Réinitialisation Windows → PC lent ou instable
Restauration OEM → remettre le PC à neuf
Image système → revenir à un état précis
Chaque méthode a un objectif différent.
Dump disque (Image disque) : principe et utilisation
Une image disque (.dd), aussi appelée dump disque, est une copie complète et brute d’un disque ou d’une partition, réalisée secteur par secteur. Contrairement à une sauvegarde classique, elle reproduit l’intégralité du support, y compris les zones invisibles, non utilisées ou endommagées.
Principe d’un dump disque
Le dump disque consiste à copier chaque secteur du disque source vers un fichier unique (souvent .dd).
Les zones corrompues peuvent être copiées (selon l’outil)
Le résultat est une image fidèle du disque original.
À quoi sert une image disque ?
L’image disque est principalement utilisée dans des contextes techniques ou critiques :
Récupération de données sur un disque endommagé. Par exemple, vous pouvez utiliser Testdisk pour réparer une partition endommgée/corrompue sur l’image disque et non sur la source. Cela permet de le ne pas altérer la source
Analyse d’un disque sans le modifier
Sauvegarde complète avant réparation
Informatique forensique (analyse numérique)
Elle permet de travailler en toute sécurité sur une copie.
Clone disque : fonctionnement et cas d’utilisation
Le clonage de disque consiste à copier un disque vers un autre disque, de façon à obtenir un support immédiatement exploitable. Contrairement à une sauvegarde classique ou à une image disque stockée dans un fichier, le clone est écrit directement sur un autre support physique.
Cette méthode est particulièrement utilisée pour la migration de système, par exemple lors du remplacement d’un disque dur (HDD) par un SSD. Elle permet de transférer Windows, les logiciels et les données vers un nouveau disque sans réinstallation.
Le résultat est un disque de destination qui reprend la structure, les partitions et le contenu du disque source, prêt à être utilisé immédiatement.
Créer une image disque (.dd) pour récupérer des données
Restauration du système Windows : une solution différente
La restauration du système de Windows est encore une autre approche, souvent confondue avec les sauvegardes ou les images système.
Elle permet de revenir à un état antérieur du système, sans toucher aux fichiers personnels. Windows utilise des points de restauration pour annuler certaines modifications récentes.
Corriger un problème après une mise à jour ou installation
Annuler des modifications système
Restaurer des paramètres Windows
Elle agit uniquement sur le système, pas sur l’ensemble du disque.
Différence avec les autres méthodes
Contrairement aux autres solutions :
Elle ne crée pas de copie complète du disque
Elle ne permet pas de récupérer des données supprimées
Elle ne fonctionne que si Windows démarre (ou via environnement de récupération)
C’est une solution rapide, mais limitée.
Quand utiliser la restauration système ?
La restauration est adaptée :
En cas de bug logiciel récent
Après une mauvaise installation
Si Windows démarre encore
Elle ne remplace pas une sauvegarde ou une image disque.
Conclusion
Sauvegarde, image système, image disque (.dd) et clone disque sont souvent confondus, alors qu’ils répondent à des besoins bien différents. Comprendre leurs usages permet de choisir la bonne méthode au bon moment et d’éviter des erreurs coûteuses.
La sauvegarde protège vos fichiers au quotidien
L’image système permet de restaurer rapidement un PC
L’image disque (.dd) sécurise la récupération et l’analyse
Le clone disque facilite la migration ou le remplacement d’un support
Il n’existe pas de solution universelle, mais des outils complémentaires.
Dans la pratique, la meilleure stratégie consiste à combiner ces méthodes : sauvegarder régulièrement ses données, créer une image système pour le système et utiliser une image disque en cas de problème critique.
Anticiper reste la clé : une bonne stratégie de sauvegarde et de récupération permet de gagner du temps et d’éviter la perte définitive de vos données.
Microsoft prépare une série de changements visuels et ergonomiques majeurs pour Windows 11, déployés progressivement depuis les mises à jour de mars 2026 et attendus plus largement dans les prochains mois.
La mise à jour du Patch Tuesday de mars 2026 concerne Windows 11 version 25H2 et version 24H2 est fait partie de ces mises à jour évolutives. Le package de mise à jour, KB5079473 (build 26200.8037), comprend de nouvelles fonctionnalités, des améliorations en matière de sécurité, des corrections système et des optimisations de fiabilité.
Objectif : corriger plusieurs choix critiqués depuis le lancement de Windows 11, notamment autour de la barre des tâches, de l’Explorateur de fichiers et de l’intégration de Copilot.
Ces évolutions marquent un tournant : Microsoft met davantage l’accent sur l’expérience utilisateur et les performances plutôt que sur l’ajout de nouvelles fonctionnalités.
Windows 11 : Microsoft multiplie les changements visuels et pratiques avec les mises à jour récentes
Microsoft prépare une évolution plus visible de Windows 11, avec plusieurs changements visuels, ergonomiques et pratiques introduits dans les mises à jour de mars 2026 ou confirmés pour les prochains mois. L’objectif est clair : rendre Windows 11 plus rapide, plus cohérent, moins intrusif, tout en corrigeant plusieurs points critiqués depuis son lancement.
Parmi les changements les plus notables, on retrouve un Explorateur de fichiers plus rapide, une barre des tâches enfin plus flexible, un recul de Copilot dans certaines applications comme le Bloc-notes, ainsi qu’une série d’améliorations plus discrètes dans le menu Démarrer, les paramètres, la personnalisation et l’expérience quotidienne.
Un Explorateur de fichiers plus rapide et plus agréable
Microsoft confirme également des optimisations importantes pour l’Explorateur de fichiers, avec l’objectif de le rendre plus réactif. Les dernières mises à jour améliorent déjà plusieurs aspects, notamment le comportement général de l’interface et certaines opérations de stockage et de navigation.
Cette amélioration est importante, car l’Explorateur reste l’un des composants les plus utilisés de Windows 11, mais aussi l’un de ceux qui ont le plus souvent été critiqués pour leur lenteur ou leur manque de fluidité par rapport à Windows 10.
Un test de vitesse Internet accessible directement depuis la barre des tâches
Microsoft introduit également une nouvelle option permettant de tester la vitesse de sa connexion Internet directement depuis la barre des tâches. Concrètement, un clic droit sur l’icône réseau (Wi-Fi ou Ethernet) affiche désormais l’option “Effectuer un test de vitesse”, accessible en un clic.
Cependant, contrairement à ce que son intégration pourrait laisser penser, il ne s’agit pas d’un outil natif de Windows. Lorsque l’utilisateur lance le test, le système ouvre simplement le navigateur par défaut et redirige vers une page Bing intégrant le Speedtest d’Ookla, qui mesure le débit descendant, montant et la latence.
Cette approche permet de gagner du temps en évitant de rechercher manuellement un test de débit, mais elle a aussi été critiquée : certains utilisateurs regrettent qu’il ne s’agisse que d’un raccourci web plutôt qu’un véritable outil intégré à Windows, comme c’était le cas avec certaines anciennes applications Microsoft.
Copilot se fait plus discret, y compris dans le Bloc-notes
Autre changement notable : Microsoft commence à réduire la présence de Copilot dans certaines applications Windows. Cette évolution concerne notamment Notepad, où l’intégration de Copilot devient moins mise en avant, dans un contexte où l’éditeur cherche à rendre Windows 11 plus calme et moins chargé visuellement.
Ce recul de Copilot ne signifie pas l’abandon de l’IA dans Windows 11, mais plutôt une intégration plus mesurée. Microsoft semble vouloir répondre aux critiques formulées ces derniers mois sur la surenchère autour de l’IA dans des applications simples, dont le Bloc-notes.
De nouveaux emojis Unicode 16.0 enfin intégrés
Windows 11 intègre désormais le support de la norme Unicode 16.0, ce qui permet d’ajouter une nouvelle série d’emojis directement accessibles depuis le panneau d’emojis (raccourci Win + .). Cette mise à jour inclut notamment plusieurs nouveaux symboles comme un visage avec des cernes, une empreinte digitale, une pelle, un arbre sans feuilles, une harpe ou encore des effets visuels comme une éclaboussure.
Au-delà de l’aspect esthétique, cette évolution est importante pour la compatibilité entre plateformes. Jusqu’ici, certains emojis récents affichés sur smartphone ou web apparaissaient sous forme de carrés ou de caractères inconnus dans Windows. Avec Unicode 16.0, Microsoft aligne enfin Windows 11 avec les autres systèmes modernes (iOS, Android), ce qui garantit un affichage cohérent dans les applications et les messages.
Autre point notable : ces emojis s’intègrent dans le style graphique Fluent de Windows, avec un rendu cohérent avec le reste de l’interface. Ils sont également pris en charge dans les principales applications (Word, Teams, etc.), même si leur déploiement complet dans toutes les parties du système a été progressif.
Les nouveautés déjà visibles dans les mises à jour de mars 2026
L’article de Windows Latest du 11 mars évoque aussi plusieurs changements concrets déjà intégrés ou en cours de déploiement avec les mises à jour de mars 2026 pour Windows 11. Parmi eux :
un test de vitesse Internet accessible depuis l’icône réseau de la barre des tâches ;
l’activation plus large de Récupération de la machine rapide, désormais activé automatiquement sur davantage de PC, notamment sous Windows 11 Pro ;
la possibilité d’utiliser des images WebP comme fond d’écran ;
la prise en charge de RSAT sur Windows 11 Arm64 ;
de nouveaux contrôles panoramique et inclinaison pour certaines caméras dans les Paramètres.
Même si tous ces changements ne sont pas purement “visuels”, ils contribuent à moderniser l’expérience utilisateur et à rendre Windows 11 plus cohérent dans son approche.
Une nouvelle icône batterie et un menu Démarrer en cours de déploiement
En parallèle des nouveautés de mars 2026, Microsoft poursuit le déploiement progressif de certains changements d’interface déjà introduits ces derniers mois. C’est notamment le cas de la nouvelle icône de batterie, désormais plus lisible et informative. Son design a été repensé pour permettre de comprendre plus rapidement l’état de charge, notamment sur les PC portables et les appareils hybrides. Comme souvent avec les évolutions visuelles de Windows 11, cette amélioration est activée progressivement et n’est pas encore visible sur tous les appareils.
Microsoft confirme également que le menu Démarrer repensé, introduit fin 2025, continue d’être déployé à davantage d’utilisateurs. Cette nouvelle version du menu, encore en phase d’ajustement, fait l’objet de tests et d’améliorations continues avant une généralisation complète. Là encore, il s’agit d’un déploiement progressif, qui peut varier selon les configurations et les régions.
Des améliorations aussi sur la réactivité générale
Les dernières mises à jour ne se limitent pas aux nouvelles fonctions. Microsoft améliore aussi la réactivité de la page Windows Update, qui se charge plus vite et se comporte de manière plus fiable, ainsi que la stabilité de l’écran de connexion et d’autres éléments du système.
Autrement dit, Microsoft ne cherche pas seulement à ajouter des options visibles : il tente aussi de corriger plusieurs irritants du quotidien pour donner à Windows 11 une image plus mature.
Sysmon désormais intégré comme fonctionnalité Windows
Microsoft commence à intégrer Sysmon (System Monitor) directement comme fonctionnalité optionnelle de Windows 11, une évolution notable pour les utilisateurs avancés et les professionnels de la sécurité. Jusqu’à présent, Sysmon faisait partie de la suite Sysinternals et devait être téléchargé et configuré manuellement. Désormais, il peut être activé plus facilement depuis les fonctionnalités Windows, ce qui simplifie son déploiement. Sysmon permet de surveiller en détail l’activité du système (processus lancés, connexions réseau, accès aux fichiers, etc.) et d’enregistrer ces événements dans le journal Windows, offrant ainsi un outil puissant pour la détection d’activités suspectes et l’analyse de sécurité. Cette intégration confirme la volonté de Microsoft de renforcer les outils natifs de sécurité et de diagnostic directement dans le système.
Préparation au renouvellement des certificats Secure Boot et amélioration de BitLocker
La mise à jour de mars 2026 introduit également des changements importants en arrière-plan pour préparer les systèmes Windows au renouvellement des certificats Secure Boot, dont l’expiration débutera à partir de juin 2026. Microsoft déploie progressivement une nouvelle infrastructure permettant d’intégrer les certificats mis à jour, notamment via une mise à jour appelée “Secure Boot Allowed Key Exchange Key (KEK) Update”. Cette mise à jour n’apparaît que sur les machines qui n’ont pas encore reçu les certificats Secure Boot 2023.
Le déploiement se fait de manière ciblée et progressive, afin de limiter les risques de problèmes au démarrage. Microsoft n’active les nouveaux certificats que sur les systèmes ayant validé certaines conditions de compatibilité, ce qui réduit le risque de blocage au boot lors de cette transition sensible.
En parallèle, Microsoft corrige également un problème de fiabilité lié à BitLocker. Sur certains systèmes, la saisie d’une clé de récupération pouvait provoquer un blocage ou un gel de l’ordinateur. Ce bug est désormais corrigé, améliorant la stabilité du chiffrement et du processus de récupération des disques protégés.
Microsoft travaille sur le retour d’une barre des tâches plus flexible dans Windows 11, avec la possibilité de la déplacer en haut ou sur les côtés de l’écran. Une fonctionnalité très attendue, absente depuis le lancement de Windows 11, alors qu’elle était pourtant disponible dans Windows 10.
Pour l’instant, cette évolution n’est pas encore disponible dans les versions actuelles de Windows 11. Elle a été repérée dans des versions internes et confirmée par Microsoft, mais reste en cours de développement. Son déploiement devrait se faire progressivement dans les prochains mois, d’abord auprès des testeurs Insider, avant une arrivée plus large.
Ce changement s’inscrit dans une tendance plus globale : Microsoft cherche à redonner du contrôle aux utilisateurs sur l’interface, en revenant sur certaines limitations introduites avec Windows 11.
Un Windows 11 moins rigide et plus mature
Ces changements montrent une direction plus claire pour Windows 11. Après plusieurs années de critiques sur une interface trop rigide, des performances inégales et une présence parfois envahissante de Copilot, Microsoft semble désormais privilégier une approche plus pragmatique : rendre l’OS plus souple, plus rapide et moins intrusif.
La barre des tâches modifiable, le recul de Copilot dans le Bloc-notes, les optimisations de l’Explorateur et les multiples petites retouches de mars 2026 vont toutes dans le même sens : Windows 11 devient progressivement un système plus abouti, davantage façonné par les retours des utilisateurs que par les effets d’annonce
Lorsque qu’un disque dur est défectueux ou présente des secteurs endommagés, il devient risqué de travailler directement dessus.
Dans ce type de situation, la meilleure solution consiste à réaliser un dump disque (copie bit à bit) afin de sauvegarder toutes les données avant toute tentative de réparation.
Cette technique permet de cloner un disque en copiant chaque secteur, même en présence d’erreurs.
Dans ce guide, nous allons voir comment créer un dump de disque et dans quels cas cette méthode est indispensable.
Un dump disque est souvent la dernière chance de récupérer les données d’un disque défectueux. Ne travaillez pas directement sur le disque d’origine.
Quand faire un dump disque (copie bit à bit)
Créer une image disque (.dd) n’est pas toujours nécessaire, mais dans certaines situations, cela devient fortement recommandé. L’objectif est de travailler sur une copie du disque afin de limiter les risques de perte de données.
Situations où un dump disque est recommandé
Situation
Dump disque recommandé ?
Pourquoi
Disque avec secteurs défectueux
Oui
Évite la perte progressive des données
Disque en panne (lent / bruit)
Oui
Dernière chance de récupération
Récupération de données
Oui
Permet de travailler sur une copie
Disque RAW
Oui
Sauvegarde avant réparation
Disque qui se déconnecte
Non
Préférer une sauvegarde
Disque sain
Non
Inutile
Sauvegarde classique
Non
Préférer une sauvegarde normale
Cas où ce n’est pas indispensable
Dans certaines situations simples, vous pouvez travailler directement sur le disque :
Disque stable et sans erreur
Problème léger (partition visible, peu de corruption)
Vous travaillez sur ce fichier avec des outils (TestDisk, récupération…)
Le disque original reste intact
En cas d’erreur, vous pouvez recommencer sans risque.
Qu’est-ce qu’un dump disque (image disque .dd) ?
Une image disque (.dd) est une copie exacte d’un disque ou d’une partition, réalisée secteur par secteur. Contrairement à une simple copie de fichiers, elle reproduit l’intégralité du contenu du disque, y compris les zones invisibles ou endommagées.
Le résultat est un fichier unique (souvent avec l’extension .dd) qui contient une image complète du disque original.
Une copie “brute” du disque
Une image disque fonctionne comme un clone à l’identique :
Tous les fichiers sont copiés
La structure du système de fichiers est conservée
Les secteurs vides ou corrompus sont également inclus
Cela permet de capturer l’état exact du disque, même en cas de problème.
Différence avec une copie classique
Il est important de distinguer une image disque d’une copie de fichiers :
Copie classique → uniquement les fichiers accessibles
Image disque (.dd) → copie complète du disque, même illisible
Une image disque est donc beaucoup plus adaptée à la récupération de données.
À quoi sert une image disque ?
Créer une image disque permet de :
Travailler sur une copie plutôt que sur le disque original
Éviter d’aggraver les dommages
Tester plusieurs méthodes de récupération sans risque
Sauvegarder l’état du disque avant intervention
C’est une pratique fortement recommandée en récupération de données.
Dans quels cas utiliser un dump disque ?
Dump disque vs clonage vs image disque : quelles différences ?
Lorsqu’il s’agit de sauvegarder ou de récupérer un disque, plusieurs méthodes existent : le dump disque (copie bit à bit), le clonage de disque ou encore la création d’une image disque.
Ces techniques sont souvent confondues, mais elles répondent à des besoins différents.
Le dump disque consiste à copier un disque secteur par secteur, sans tenir compte du système de fichiers. Il est particulièrement adapté aux disques défectueux ou contenant des erreurs.
Le clonage de disque copie les données d’un disque vers un autre disque en vue d’une migration ou d’un remplacement, généralement sur un disque sain.
L’image disque crée un fichier contenant les données du disque, souvent compressé, utilisé pour la sauvegarde ou la restauration.
Comparatif des méthodes
Méthode
Fonctionnement
Cas d’usage
Avantages
Limites
Dump disque (dd / ddrescue)
Copie brute secteur par secteur
Disque défectueux, récupération de données
Sauvegarde complète, ignore erreurs logiques
Lent, nécessite espace équivalent
Clonage de disque
Copie disque vers disque
Migration vers SSD, remplacement disque
Simple, rapide, prêt à l’emploi
Pas adapté aux disques endommagés
Image disque
Copie dans un fichier (compressé)
Sauvegarde, restauration système
Gain de place, flexible
Ne gère pas bien les disques défectueux
Précautions avant de créer un dump disque
Créer une image disque est une opération sensible qui consiste à lire l’intégralité du support. Avant de lancer la copie, il est important de préparer correctement l’environnement afin d’éviter les erreurs et maximiser les chances de récupération.
Vérifier l’état du disque source
Avant toute chose, assurez-vous que le disque est lisible :
Le disque est détecté par Windows ou Linux
Il ne fait pas de bruits anormaux (clics, grattements)
Il ne se déconnecte pas en permanence
Si le disque est très instable, privilégiez un outil comme ddrescue.
Prévoir un support de destination adapté
Une image disque peut être très volumineuse.
Utilisez un disque sain
Prévoyez un espace libre au moins égal à la taille du disque source
Évitez d’utiliser le disque à sauvegarder comme destination
Un manque d’espace peut interrompre la copie.
Ne pas utiliser le disque pendant la copie
Pendant la création de l’image :
N’ouvrez pas de fichiers sur le disque
N’effectuez aucune écriture
Évitez d’utiliser le système si le disque est interne
Cela garantit une copie cohérente.
Utiliser les bons outils
Tous les outils ne sont pas adaptés à un disque endommagé.
Une interruption peut rendre l’image inutilisable.
Tableau des précautions
Précaution
Pourquoi
Risque évité
Vérifier le disque
Détecter instabilité
Échec de la copie
Prévoir l’espace
Éviter saturation
Copie incomplète
Ne pas utiliser le disque
Garantir cohérence
Données corrompues
Choisir le bon outil
Adapter à la situation
Mauvaise récupération
Laisser finir la copie
Éviter interruption
Image inutilisable
Créer un dump disque avec dd (Linux)
La création d’une image disque peut se faire en ligne de commande avec des outils comme dd. Cette méthode permet de réaliser une copie complète du disque, mais elle demande de la rigueur car une erreur peut entraîner une perte de données.
Cette méthode est recommandée pour les utilisateurs à l’aise avec les commandes système.
Principe de la commande dd
La commande dd permet de copier un disque secteur par secteur.
if (input file) → disque source
of (output file) → fichier image (.dd)
bs → taille des blocs
Elle fonctionne sous Linux, mais aussi via des environnements comme WSL ou un Live USB.
Le fichier image (.dd) sera créé sur le disque de destination.
Points importants
La copie est bit à bit, même les secteurs vides sont copiés
Le processus peut être long selon la taille du disque
Aucune gestion avancée des erreurs
En cas de secteurs défectueux, la commande peut s’arrêter.
Limites de la méthode dd
La commande dd présente certaines limites :
Ne gère pas bien les erreurs de lecture
Peut s’interrompre sur un disque endommagé
Ne reprend pas automatiquement en cas d’échec
Pour un disque défectueux, il est préférable d’utiliser ddrescue.
Créer un dump disque avec dd (Linux)
Lorsque le disque est endommagé ou instable, ddrescue est l’outil le plus adapté pour créer une image disque. Contrairement à dd, il est capable de gérer les erreurs de lecture et de reprendre la copie là où elle s’est arrêtée.
C’est la méthode recommandée pour la récupération de données sur un disque défectueux.
Pourquoi utiliser ddrescue ?
ddrescue est conçu pour travailler sur des disques problématiques :
Ignore les secteurs défectueux dans un premier temps
Réessaie de lire les zones endommagées
Enregistre la progression dans un fichier log
Permet de reprendre la copie en cas d’interruption
Il maximise les chances de récupérer un maximum de données.
Principe de fonctionnement
La copie se fait en plusieurs phases :
Lecture rapide des zones accessibles
Saut des secteurs défectueux
Tentatives de récupération des zones difficiles
Cela permet d’obtenir une image disque la plus complète possible.
Identifier le disque
Avant de lancer ddrescue :
Utilisez la commande lsblk
Repérez le disque source (ex : /dev/sdb)
Identifiez le disque de destination
Une erreur de disque peut entraîner une perte de données.
Cette phase tente de lire les secteurs défectueux.
Créer un dump disque avec TestDisk (Windows/Linux)
TestDisk n’est pas conçu à l’origine pour créer des images disque complètes comme dd ou ddrescue. Cependant, il peut être utilisé pour copier des fichiers depuis une partition ou un disque, ce qui peut servir de solution alternative dans certains cas.
Pour créer une véritable image disque (.dd), il est préférable d’utiliser des outils spécialisés comme dd ou ddrescue.
Ce que permet TestDisk
Avec TestDisk, vous pouvez :
Accéder aux fichiers d’une partition détectée
Copier des fichiers ou dossiers vers un autre disque
Sauvegarder les données avant réparation
Cela permet de sécuriser les fichiers sans passer par une image disque complète.
Choisissez un emplacement (bureau ou autre disque)
Lancez l’utilitaire en double-cliquant sur testdisk_win.exe
Choisissez No Log
Sélectionnez le disque à dumper
Puis laissez le type de partition détectée, probablement EFI GPT
Prenez l’option [Advanced] File System.
Sélectionnez la partition et en bas l’option Image Creation.
Choisissez l’emplacement en vous assurant que l’espace disque sera suffisant et appuyez sur C pour lancer la création. Le dump de la partition s’effectue. On obtient alors un fichier image.dd
La création du fichier image.dd s’effectue
Si tout va bien, une fois terminé, le message suivant s’affiche : Image created successfully.
Limites de cette méthode
TestDisk ne permet pas :
De créer une image disque complète (.dd)
De copier les secteurs bruts
De gérer les erreurs de lecture comme ddrescue
Il ne remplace pas un outil de clonage disque.
Créer un dump disque avec des outils graphiques (plus simple)
Si vous n’êtes pas à l’aise avec la ligne de commande, il existe des outils avec interface graphique qui permettent de créer une image disque facilement, sans avoir à saisir de commandes.
Ces solutions sont plus accessibles et réduisent les risques d’erreur.
Avantages des outils graphiques
Les logiciels avec interface offrent plusieurs bénéfices :
Interface visuelle plus intuitive
Sélection du disque en quelques clics
Paramétrage simplifié
Moins de risque de se tromper de disque
Ils sont particulièrement adaptés aux débutants.
Exemples d’outils disponibles
Plusieurs logiciels permettent de créer une image disque :
DiskGenius → création d’image + récupération de données. DiskGenius utilise son propre format d’image disque (.pmfx). Bien qu’efficace, ce format est propriétaire et ne peut pas être utilisé avec des outils comme TestDisk. Pour une compatibilité maximale, il est préférable d’utiliser un format standard comme .dd.
Certains outils sont gratuits, d’autres proposent des versions payantes.
Étapes générales
Le fonctionnement est globalement similaire :
Lancez le logiciel
Sélectionnez le disque source
Choisissez l’option Créer une image disque
Définissez l’emplacement de sauvegarde
Lancez la copie
Le logiciel se charge du reste.
Points de vigilance
Même avec une interface graphique :
Vérifiez toujours le disque source sélectionné
Assurez-vous d’avoir suffisamment d’espace
Ne travaillez pas sur le disque à sauvegarder
Évitez d’interrompre l’opération
Les erreurs restent possibles si les mauvaises options sont choisies.
Tableau comparatif
Outil
Type
Facilité d’utilisation
Fonctionnalités
DiskGenius
Récupération + image
Élevée
Analyse, récupération Format propriétaire .pmfx
HDClone
Clonage
Élevée
Copie disque
Macrium Reflect
Sauvegarde
Moyenne
Image système
R-Studio
Avancé
Moyenne
Forensic, récupération
Des outils graphiques comme Macrium Reflect permettent de créer une image disque facilement, sans ligne de commande. Cependant, ces logiciels ne réalisent pas toujours une copie bit à bit complète comme dd ou ddrescue. Ils sont plus adaptés à la sauvegarde ou au clonage de disques fonctionnels. En cas de disque défectueux ou de secteurs endommagés, il est préférable d’utiliser des outils spécialisés comme ddrescue.
Travailler sur une image disque (dump disque)
Une fois l’image disque (.dd) créée, il est fortement recommandé de travailler uniquement sur cette copie plutôt que sur le disque original. Cette approche permet de préserver l’état du support et de limiter les risques en cas d’erreur.
Pourquoi utiliser l’image disque ?
Travailler sur une image disque présente plusieurs avantages :
Le disque original reste intact
Vous pouvez tester plusieurs méthodes sans risque
Vous évitez d’aggraver les dommages
Vous pouvez revenir en arrière en cas d’erreur
Cela apporte une sécurité essentielle lors de la récupération de données.
Monter l’image disque
Pour exploiter une image disque (.dd), il est souvent nécessaire de la monter comme un disque virtuel. Cela permet d’accéder aux partitions et aux fichiers comme si le disque était connecté physiquement.
Monter une image disque sous Linux (loop device)
Sous Linux, vous pouvez utiliser un loop device pour attacher l’image disque.
Identifiez un périphérique libre :
losetup -f
Associez l’image disque :
losetup /dev/loop0 image.dd
Rafraîchissez les partitions :
partprobe /dev/loop0
Montez la partition :
mount /dev/loop0p1 /mnt
Vous pouvez alors accéder aux fichiers dans /mnt.
Monter une image disque sous Windows
Windows ne supporte pas nativement les fichiers .dd. Vous devez utiliser un logiciel spécialisé.
Exemples :
OSFMount (léger et efficace)
DiskGenius
R-Studio
Avec OSFMount :
Lancez le logiciel
Cliquez sur Mount new
Sélectionnez votre fichier .dd
Choisissez une partition à monter
Validez
L’image apparaît comme un disque dans l’explorateur.
estDisk ne permet pas de charger une image disque depuis son interface. Il faut passer par la ligne de commande.
Ouvrez un terminal ou invite de commandes
Lancez TestDisk avec le fichier image :
testdisk image.dd
TestDisk considère alors l’image comme un disque réel
Si vous préférez une interface graphique, vous pouvez monter l’image avec un outil comme OSFMount, puis lancer TestDisk sur le disque virtuel.
Tester sans risque
L’image disque permet de :
Essayer plusieurs méthodes de récupération
Recommencer en cas d’échec
Comparer les résultats
Cela évite les erreurs irréversibles.
Conserver une copie de sauvegarde
Même après récupération :
Conservez l’image disque
Stockez-la sur un support fiable
Évitez de la modifier
Elle peut servir de sauvegarde ou de référence.
Tableau des avantages
Avantage
Impact
Protection du disque original
Évite les dommages supplémentaires
Travail sécurisé
Permet de tester sans risque
Reproductibilité
Possibilité de recommencer
Sauvegarde
Conservation des données
Vérifier l’intégrité d’un dump disque
Une fois l’image disque (.dd) créée, il est important de vérifier qu’elle est complète et exploitable. Une image corrompue ou incomplète peut compromettre la récupération des données.
Vérifier la taille de l’image
La première vérification consiste à comparer la taille du fichier image avec celle du disque source.
La taille de l’image doit être proche de celle du disque
Une taille anormalement faible peut indiquer une copie incomplète
Cela permet de détecter rapidement un problème lors de la création.
Vérifier le fichier log (ddrescue)
Si vous avez utilisé ddrescue :
Consultez le fichier .log généré
Vérifiez les secteurs non lus ou en erreur
Analysez le taux de récupération
Le log donne une vision précise de l’état de la copie.
Monter l’image disque
Un bon test consiste à monter l’image :
Ouvrez l’image avec un outil compatible
Vérifiez si les partitions sont détectées
Essayez d’accéder aux fichiers
Si l’image est lisible, elle est exploitable.
Tester avec un outil de récupération
Vous pouvez également :
Ouvrir l’image dans TestDisk
Lancer un scan avec un logiciel de récupération
Vérifier la présence des fichiers
Cela confirme que les données sont récupérables.
Vérifier l’intégrité (hash)
Pour une vérification avancée, vous pouvez calculer une empreinte (hash) :
Microsoft s’attaque enfin à l’un des points les plus critiqués de Windows : Windows Update. L’éditeur prépare plusieurs changements importants pour améliorer l’expérience utilisateur, notamment en donnant plus de contrôle sur l’installation des mises à jour et en réduisant leur impact sur l’utilisation du PC.
Ces évolutions marquent un changement de stratégie pour Microsoft, qui reconnaît implicitement que le système de mise à jour actuel reste une source majeure de frustration pour les utilisateurs.
Un problème historique de Windows
Depuis Windows 10, Windows Update est souvent critiqué pour plusieurs raisons :
installation forcée des mises à jour
redémarrages imprévus
manque de contrôle pour l’utilisateur
bugs introduits par certaines mises à jour
Ces critiques se sont poursuivies avec Windows 11, malgré plusieurs améliorations apportées au fil des versions.
Microsoft veut redonner du contrôle aux utilisateurs
Avec les changements à venir, Microsoft cherche à rendre Windows Update moins intrusif et plus prévisible.
Parmi les évolutions évoquées :
une meilleure gestion du moment où les mises à jour sont installées
une réduction des interruptions liées aux redémarrages
une approche plus flexible pour l’utilisateur
L’objectif est clair : éviter que Windows Update ne perturbe l’utilisation du PC, notamment pendant le travail ou les sessions de jeu.
Une tentative de restaurer la confiance
Ces changements s’inscrivent dans une volonté plus globale de Microsoft de réduire les points de friction dans Windows 11 et d’améliorer l’image du système auprès des utilisateurs.
L’éditeur semble vouloir faire un “retour en arrière partiel” sur certaines décisions impopulaires prises ces dernières années, en rééquilibrant le contrôle entre le système et l’utilisateur.
Cela inclut également d’autres ajustements dans Windows 11, comme des améliorations de l’interface ou la simplification de certaines fonctionnalités.
Une évolution nécessaire après de nombreuses critiques
Ce changement intervient après plusieurs années de critiques autour de Windows Update, régulièrement pointé du doigt pour :
des mises à jour problématiques
des bugs introduits après Patch Tuesday
des comportements imprévisibles
Microsoft semble désormais reconnaître que ces problèmes ont un impact réel sur l’expérience utilisateur et tente de corriger le tir.
À terme, Microsoft souhaite rendre Windows Update :
plus discret
plus intelligent
et mieux adapté aux usages réels des utilisateurs
Si ces changements tiennent leurs promesses, ils pourraient améliorer significativement l’image de Windows Update, souvent perçu comme l’un des points faibles du système.
Microsoft a publié plusieurs mises à jour d’urgence (hotpatch) pour Windows 11, notamment KB5084897 et KB5084597, afin de corriger des problèmes récents affectant certains appareils et une vulnérabilité critique de sécurité.
Ces mises à jour concernent principalement Windows 11 versions 24H2 et 25H2 en environnement Enterprise, avec un déploiement spécifique via le système de hotpatch, qui permet d’appliquer certains correctifs sans redémarrage complet du système.
Un hotpatch pour corriger une faille critique RCE (KB5084597)
La mise à jour KB5084597 corrige une vulnérabilité critique dans le service Routing and Remote Access Service (RRAS), qui pouvait permettre une exécution de code à distance (RCE).
Cette faille affecte les composants réseau de Windows et pourrait être exploitée pour exécuter du code sur une machine ciblée sans interaction importante de l’utilisateur. Microsoft a donc publié ce correctif en out-of-band (hors Patch Tuesday) afin de corriger rapidement le problème.
Ce type de mise à jour est généralement réservé aux vulnérabilités critiques nécessitant une correction rapide, sans attendre le cycle mensuel des mises à jour.
Correction d’un bug Bluetooth (KB5084897)
En parallèle, Microsoft a déployé la mise à jour KB5084897, qui corrige un problème affectant la visibilité des périphériques Bluetooth sur certains systèmes Windows 11 utilisant le hotpatch.
Le bug empêchait certains appareils Bluetooth d’apparaître correctement dans l’interface, rendant leur connexion ou leur utilisation difficile. Cette mise à jour corrige spécifiquement ce comportement pour les appareils concernés.
Le fonctionnement des hotpatch Windows
Ces mises à jour s’appuient sur la technologie hotpatch, introduite récemment par Microsoft pour Windows 11 Enterprise.
Contrairement aux mises à jour classiques :
elles peuvent être appliquées sans redémarrage dans certains cas
elles ciblent des composants spécifiques du système
elles sont déployées de manière plus rapide sur les environnements professionnels
Cependant, ce système reste limité à certaines éditions de Windows (Enterprise / managed devices) et ne concerne pas la majorité des PC grand public.
Des correctifs en réponse à une série de problèmes récents
Ces hotpatchs interviennent dans un contexte où les dernières mises à jour Windows 11 ont déjà provoqué plusieurs problèmes :
bugs d’installation
problèmes de connexion aux comptes Microsoft
dysfonctionnements matériels ou logiciels
Microsoft adopte ici une stratégie de correctifs rapides hors cycle pour corriger les problèmes critiques dès leur apparition.
Une tendance vers des correctifs plus rapides
Le déploiement de hotpatchs comme KB5084597 et KB5084897 montre une évolution de la stratégie de Microsoft :
correction plus rapide des failles critiques
réduction du besoin de redémarrage
réponse plus agile aux incidents
Cette approche vise à améliorer la réactivité face aux vulnérabilités et aux bugs, notamment dans les environnements professionnels où les interruptions doivent être limitées.
La mise à jour cumulative KB5079473 de Windows 11, déployée lors du Patch Tuesday de mars 2026, provoque un nouveau problème majeur : certains utilisateurs ne peuvent plus se connecter à leur compte Microsoft dans plusieurs applications.
Microsoft a officiellement reconnu ce bug et l’a ajouté à la liste des problèmes connus de la mise à jour.
Impossible de se connecter aux applications Microsoft
Après l’installation de KB5079473, plusieurs applications peuvent refuser la connexion au compte Microsoft, notamment :
Microsoft Teams (version gratuite)
OneDrive
Microsoft Edge
Word et Excel
Microsoft 365 Copilot
Dans ces cas, les utilisateurs voient apparaître un message d’erreur trompeur : “Vous avez besoin d’Internet pour cela… vous n’êtes pas connecté”
Ce message s’affiche même lorsque la connexion Internet fonctionne parfaitement.
Un bug lié à l’état réseau du système
Selon Microsoft, le problème serait lié à un état spécifique de connectivité réseau déclenché après l’installation de la mise à jour.
Concrètement, le système pense être hors ligne alors qu’il est bien connecté, ce qui empêche les applications de valider l’authentification du compte Microsoft. Ce bug ne touche que : les connexions avec compte Microsoft personnel
Les environnements professionnels utilisant Microsoft Entra ID (ex Azure AD) ne sont pas concernés.
Un correctif en attente, un contournement temporaire
Pour le moment, Microsoft n’a pas encore publié de correctif définitif.
En attendant, l’éditeur propose une solution temporaire : redémarrer le PC en restant connecté à Internet
Cette manipulation permet dans certains cas de réinitialiser l’état réseau et de restaurer la connexion aux applications.
Attention toutefois : si le PC est redémarré sans connexion active, le problème peut réapparaître.
Un nouveau bug dans une série déjà problématique
Ce problème s’ajoute à une série de bugs déjà signalés avec KB5079473, notamment :
erreurs d’installation
boucles de redémarrage
gels du système
problèmes graphiques
Plus largement, ce Patch Tuesday de mars 2026 semble particulièrement instable, avec plusieurs incidents confirmés sur différentes configurations.
Une situation qui se répète
Ce nouvel incident illustre une fois de plus les difficultés rencontrées par Microsoft pour stabiliser ses mises à jour.
Ces derniers mois, plusieurs Patch Tuesday ont déjà provoqué des problèmes importants, notamment celui de janvier 2026, qui avait affecté Windows 11 et plusieurs applications.
PC portable qui ne s’allume que branché : problème de batterie ou d’alimentation ? Un ordinateur portable qui ne fonctionne que lorsqu’il est branché au secteur est généralement le signe d’un problème lié à la batterie ou au système d’alimentation. Dans certains cas, le PC s’éteint immédiatement dès que le chargeur est débranché ou Windows indique que la batterie n’est plus détectée.
Ce problème peut avoir plusieurs causes : une batterie usée, un chargeur défectueux, un connecteur d’alimentation endommagé ou un problème de gestion de l’alimentation.
Dans ce guide, nous allons voir pourquoi un PC portable peut ne fonctionner que sur secteur et quelles solutions permettent de diagnostiquer et résoudre ce problème.
PC portable qui ne s’allume que sur secteur : comprendre le problème
Il peut arriver qu’un PC portable ne s’allume que lorsqu’il est branché sur le secteur, alors qu’il refuse de démarrer lorsqu’il fonctionne uniquement sur batterie. Dans ce cas, l’ordinateur semble fonctionner normalement avec le chargeur, mais s’éteint immédiatement ou ne démarre pas du tout dès que l’alimentation est débranchée.
Ce problème peut avoir plusieurs causes. Dans de nombreux cas, il est lié à une batterie défectueuse ou en fin de vie, qui ne parvient plus à fournir l’énergie nécessaire pour alimenter l’ordinateur. Le tableau ci-dessous présente les causes les plus fréquentes et les solutions à envisager.
Cause possible
Explication
Solution
Batterie mal détectée par le système
Windows peut ne plus reconnaître correctement la batterie à cause d’un bug logiciel ou d’un problème de communication avec le contrôleur d’alimentation.
Redémarrer l’ordinateur, vérifier la batterie dans le Gestionnaire de périphériques ou réinstaller le pilote de batterie.
Problème de pilote de gestion de l’alimentation
Le pilote Microsoft ACPI-Compliant Control Method Battery peut être corrompu ou mal configuré.
Désinstaller puis réinstaller le pilote de batterie depuis le Gestionnaire de périphériques.
Défaut du contrôleur de charge
Le circuit qui gère la charge de la batterie peut être bloqué ou mal réinitialisé.
Effectuer un reset électrique en débranchant l’alimentation et la batterie pendant quelques minutes.
Batterie usée ou défectueuse
Les batteries lithium-ion perdent leur capacité avec le temps et peuvent finir par ne plus alimenter correctement l’ordinateur.
Vérifier l’usure de la batterie et envisager un remplacement si nécessaire.
Problème matériel sur la carte mère
Dans de rares cas, le circuit d’alimentation ou le connecteur de batterie sur la carte mère peut être endommagé.
Faire vérifier l’ordinateur par un technicien ou le service après-vente.
Lorsque la batterie ne fonctionne plus correctement, l’ordinateur peut continuer à fonctionner uniquement lorsqu’il est branché sur le chargeur, ce qui donne l’impression que le PC ne démarre que sur secteur.
Dans ce guide, nous verrons comment diagnostiquer un PC portable qui ne s’allume plus sur batterie, vérifier l’état de la batterie et identifier si le problème provient du logiciel, de la batterie ou d’un défaut matériel.
Vérifier si la batterie est détectée par Windows
La première étape consiste à vérifier si Windows détecte correctement la batterie du PC portable. Si le système ne reconnaît pas la batterie, l’ordinateur peut fonctionner uniquement lorsqu’il est branché sur le secteur.
Dans ce cas, le problème peut provenir d’un pilote de gestion d’alimentation, d’un problème de détection de la batterie ou d’un défaut matériel.
Vérifier la batterie dans le Gestionnaire de périphériques
Windows utilise un pilote spécifique pour gérer la batterie, appelé Batterie à méthode de contrôle compatible ACPI Microsoft.
Pour vérifier si la batterie est détectée :
Faites un clic droit sur le menu Démarrer
Cliquez sur Gestionnaire de périphériques
Développez la section Batteries
Vous devriez voir apparaître généralement deux éléments :
Adaptateur secteur Microsoft
Batterie à méthode de contrôle compatible ACPI Microsoft
Si ces éléments sont présents, cela signifie que Windows détecte la batterie et le système de gestion d’alimentation.
Batterie absente ou en erreur
Si la section Batteries n’apparaît pas ou si la batterie est affichée avec un symbole d’erreur, cela peut indiquer :
un problème de pilote
une batterie mal reconnue par le système
un défaut matériel
Dans ce cas, il peut être utile de réinstaller le pilote de batterie ou de vérifier l’état de la batterie, ce que nous verrons dans les sections suivantes.
Comment savoir si la batterie est morte
Lorsque votre PC portable ne fonctionne plus que sur secteur, la cause la plus fréquente est une batterie usée ou défectueuse. Avec le temps, les batteries lithium-ion perdent progressivement leur capacité et peuvent finir par ne plus stocker suffisamment d’énergie pour alimenter l’ordinateur.
Plusieurs signes permettent d’identifier une batterie en fin de vie.
Le PC s’éteint immédiatement sans chargeur
Si votre ordinateur s’éteint dès que vous débranchez le chargeur, cela indique souvent que la batterie ne parvient plus à fournir d’énergie. Même si Windows affiche encore un niveau de charge, la batterie peut être trop dégradée pour alimenter correctement le système.
La batterie reste bloquée à 0 % ou ne charge plus
Un autre symptôme fréquent est une batterie qui reste bloquée à 0 % ou qui refuse de se charger malgré le branchement du chargeur. Dans certains cas, Windows peut également afficher un message indiquant que la batterie est branchée mais ne se charge pas.
Cela peut être lié à une batterie défectueuse ou à un problème de gestion de l’alimentation.
La batterie n’est plus détectée
Il arrive aussi que Windows affiche un message comme « batterie non détectée ». Dans ce cas, le système ne parvient plus à communiquer correctement avec la batterie.
Ce problème peut être causé par :
une batterie défectueuse
un connecteur de batterie mal branché
un contrôleur d’alimentation défaillant
L’autonomie est devenue très faible
Lorsque la batterie est fortement usée, l’autonomie peut chuter drastiquement. L’ordinateur ne fonctionne alors que quelques minutes sans être branché.
Dans ce cas, la batterie n’est pas forcément totalement morte, mais sa capacité est trop faible pour une utilisation normale.
Vérifier l’usure de la batterie
Pour confirmer l’état de la batterie, vous pouvez également vérifier son niveau d’usure à l’aide d’outils comme le rapport batteryreport de Windows ou des logiciels de surveillance matériel.
Si la capacité actuelle est très inférieure à la capacité d’origine, cela indique généralement que la batterie est en fin de vie et qu’un remplacement peut être nécessaire.
Les batteries d’ordinateurs portables ont généralement une durée de vie de 300 à 500 cycles de charge avant de perdre une partie importante de leur capacité.
Sur votre clavier, appuyez sur les touches
+
R
Puis saisissez la commande suivante :
powercfg /batteryreport
Windows génère alors un fichier C:\Users\VotreNomUtilisateur\battery-report.html contenant les informations détaillées sur la batterie.
Vous pouvez ensuite ouvrir ce fichier dans votre navigateur afin d’analyser l’état de santé de la batterie.
Si votre batterie présente plusieurs de ces symptômes, il est probable qu’elle soit usée ou défectueuse et qu’un remplacement soit la solution la plus simple pour retrouver une autonomie normale.
Réinitialiser le contrôleur d’alimentation (power reset)
Dans certains cas, le problème peut être lié au contrôleur de gestion de l’alimentation du PC portable. Ce contrôleur gère notamment la charge de la batterie, l’alimentation du système et la communication entre le chargeur et la batterie.
Lorsque ce contrôleur rencontre un problème, l’ordinateur peut se comporter de manière anormale, par exemple :
le PC portable ne s’allume que lorsqu’il est branché
la batterie n’est plus détectée correctement
l’ordinateur refuse de démarrer sur batterie
Dans ce cas, effectuer une réinitialisation du contrôleur d’alimentation (power reset) peut parfois résoudre le problème.
Effectuer un power reset
Pour réinitialiser le contrôleur d’alimentation :
Éteignez complètement le PC portable
Débranchez le chargeur secteur
Retirez la batterie si elle est amovible
Maintenez le bouton d’alimentation enfoncé pendant environ 20 à 30 secondes
Rebranchez ensuite le chargeur
Remettez la batterie si elle est amovible
Allumez l’ordinateur
Cette manipulation permet de décharger les condensateurs et de réinitialiser le système de gestion d’alimentation du PC portable.
Vérifier le chargeur et l’alimentation du PC portable
Si votre PC portable ne s’allume que lorsqu’il est branché sur le secteur, il est important de vérifier également le chargeur et l’alimentation du système. Un problème de chargeur ou de connecteur peut empêcher la batterie de se charger correctement et provoquer des problèmes d’alimentation.
Plusieurs éléments peuvent être en cause :
un chargeur défectueux
un câble d’alimentation endommagé
un connecteur d’alimentation usé
une alimentation insuffisante pour le PC
Vérifier le chargeur
Commencez par vérifier l’état du chargeur :
inspectez le câble et l’adaptateur secteur
assurez-vous que le connecteur n’est pas endommagé
vérifiez que le chargeur est bien compatible avec votre modèle de PC
Si possible, testez avec un autre chargeur compatible afin de vérifier si le problème persiste.
Vérifier le connecteur d’alimentation
Le connecteur d’alimentation du PC portable peut également être en cause.
Pour vérifier cela :
assurez-vous que le connecteur est bien inséré
vérifiez que le port d’alimentation n’est pas endommagé
observez si la LED de charge s’allume correctement
Si la batterie ne se charge pas ou si l’ordinateur ne fonctionne correctement qu’avec le chargeur branché, il est possible que le chargeur ou le connecteur d’alimentation soit défectueux.
Réinstaller le pilote de batterie dans le Gestionnaire de périphériques
Dans certains cas, le problème peut être lié au pilote de gestion de la batterie utilisé par Windows. Si ce pilote est corrompu ou mal installé, le système peut rencontrer des difficultés pour détecter ou utiliser correctement la batterie, ce qui peut empêcher l’ordinateur de démarrer sur batterie.
Windows utilise généralement le pilote Batterie à méthode de contrôle compatible ACPI Microsoft pour gérer la batterie et l’alimentation du PC portable.
Désinstaller puis réinstaller le pilote de batterie
Pour réinstaller le pilote de batterie :
Faites un clic droit sur le menu Démarrer
Cliquez sur Gestionnaire de périphériques
Développez la section Batteries
Faites un clic droit sur Batterie à méthode de contrôle compatible ACPI Microsoft
Cliquez sur Désinstaller l’appareil
Confirmez la désinstallation
Une fois la désinstallation effectuée :
redémarrez votre ordinateur
Au redémarrage, Windows détecte automatiquement la batterie et réinstalle le pilote nécessaire à sa gestion.
Cette manipulation permet parfois de résoudre les problèmes lorsque la batterie n’est plus correctement reconnue par le système ou lorsque la gestion de l’alimentation rencontre des dysfonctionnements.
Vérifier l’état de la batterie dans le BIOS ou l’UEFI
Si votre PC portable ne démarre que lorsqu’il est branché sur le secteur, il peut être utile de vérifier l’état de la batterie directement dans le BIOS ou l’UEFI. Certains fabricants intègrent en effet des outils permettant d’afficher des informations sur la batterie et son état de santé.
Cette vérification permet de déterminer si le problème provient du système Windows ou d’un défaut matériel de la batterie.
Accéder au BIOS ou à l’UEFI
Pour accéder au BIOS ou à l’UEFI :
Redémarrez l’ordinateur
Appuyez sur la touche permettant d’ouvrir le BIOS ou l’UEFI (souvent F2, Suppr, F10 ou Échap selon le fabricant)
Une fois dans le BIOS ou l’UEFI, certains ordinateurs affichent :
l’état de la batterie
le niveau de charge
l’état de santé de la batterie
Selon les fabricants, ces informations peuvent apparaître dans les sections Power, Battery ou Diagnostics.
Si la batterie est indiquée comme défectueuse ou en mauvais état, cela signifie généralement qu’elle doit être remplacée.
Batterie défectueuse : comment le vérifier
Si votre PC portable ne s’allume que lorsqu’il est branché sur le secteur, il est possible que la batterie soit défectueuse ou en fin de vie. Avec le temps et les cycles de charge, la capacité des batteries diminue et elles peuvent finir par ne plus fournir suffisamment d’énergie pour alimenter l’ordinateur.
Plusieurs signes peuvent indiquer qu’une batterie est défaillante :
le PC s’éteint immédiatement lorsqu’il est débranché
l’ordinateur ne démarre plus sur batterie
la batterie se décharge très rapidement
la batterie n’est plus détectée par Windows
Tester le démarrage sans batterie
Si votre PC portable possède une batterie amovible, vous pouvez effectuer un test simple.
Éteignez l’ordinateur
Retirez la batterie
Branchez uniquement le chargeur secteur
Démarrez l’ordinateur
Si l’ordinateur fonctionne normalement dans cette configuration mais refuse de fonctionner avec la batterie installée, il est probable que la batterie soit défectueuse.
Vérifier l’usure de la batterie
Vous pouvez également vérifier l’état de santé de la batterie avec le rapport batterie de Windows.
Si le rapport indique une capacité très inférieure à la capacité d’origine, cela signifie généralement que la batterie est en fin de vie et doit être remplacée.
Que faire si le PC ne fonctionne que branché
Si votre PC portable ne s’allume que lorsqu’il est branché sur le secteur, cela signifie généralement que la batterie ne fournit plus l’énergie nécessaire pour alimenter l’ordinateur. Après avoir effectué les vérifications précédentes, plusieurs solutions peuvent être envisagées.
Remplacer la batterie
Dans la majorité des cas, le problème provient d’une batterie usée ou défectueuse. Les batteries de PC portable ont une durée de vie limitée et perdent progressivement leur capacité au fil des cycles de charge.
Si les tests montrent que la batterie est en mauvais état, la solution la plus simple consiste à remplacer la batterie par un modèle compatible avec votre ordinateur.
Vérifier les mises à jour du BIOS et des pilotes
Dans certains cas plus rares, le problème peut être lié à un bug du BIOS ou à un problème de gestion de l’alimentation dans Windows.
Ces mises à jour peuvent corriger des problèmes de gestion de l’alimentation ou de détection de la batterie.
Utiliser le PC uniquement sur secteur
Si la batterie est défectueuse et que vous ne souhaitez pas la remplacer immédiatement, vous pouvez continuer à utiliser l’ordinateur uniquement avec le chargeur branché.
Cependant, cela réduit la portabilité du PC et peut présenter un risque si le chargeur est débranché accidentellement, car l’ordinateur s’éteindra immédiatement.
La mise à jour Windows 11 KB5079473, publiée lors du Patch Tuesday de mars 2026, provoque déjà plusieurs problèmes chez certains utilisateurs. Selon plusieurs signalements, cette mise à jour cumulative peut échouer à l’installation avec des erreurs comme 0x80070306 ou 0x800f0991, tout en provoquant dans certains cas des boucles de redémarrage, des gels du système ou encore des problèmes graphiques.
Une installation qui échoue chez certains utilisateurs
Plusieurs utilisateurs indiquent que l’installation de KB5079473 échoue systématiquement lors de Windows Update. Dans certains cas, le processus de mise à jour s’interrompt à la fin de l’installation et affiche un message d’erreur.
Parmi les codes d’erreur signalés :
0x80070306
0x800f0991
0x80070002
Même après avoir utilisé les outils de réparation intégrés comme SFC (System File Checker) ou DISM, certains utilisateurs indiquent que le problème persiste et que la mise à jour refuse toujours de s’installer.
Boucles de redémarrage et écrans bleus
Dans certains cas plus graves, les utilisateurs rapportent que l’installation de KB5079473 peut provoquer :
la nécessité de redémarrer manuellement le PC pour retrouver l’accès au système.
Ces problèmes surviennent généralement lorsque l’installation échoue à un stade avancé du processus de mise à jour.
Gels du système et problèmes graphiques
D’autres utilisateurs signalent également des problèmes de stabilité après l’installation de la mise à jour, notamment :
des gels du système ;
des blocages complets de Windows ;
des glitches graphiques ou anomalies d’affichage.
Un signalement publié sur le Feedback Hub de Microsoft indique également que l’installation de la mise à jour aurait supprimé les droits administrateur sur certains systèmes, empêchant l’exécution de tâches nécessitant des privilèges élevés.
Microsoft n’a pas encore reconnu officiellement le problème
Pour le moment, Microsoft n’a pas officiellement ajouté ces dysfonctionnements à la liste des problèmes connus de la mise à jour.
La mise à jour étant très récente, il est possible que Microsoft documente ces incidents dans les prochains jours si les signalements continuent d’augmenter.
Que faire si KB5079473 pose problème
Si la mise à jour KB5079473 échoue ou provoque des instabilités, plusieurs solutions peuvent être envisagées :
relancer l’installation via Windows Update ;
utiliser les outils de réparation SFC /scannow et DISM ;
installer la mise à jour manuellement via le catalogue Microsoft Update ;
ou, en cas de problème grave, désinstaller la dernière mise à jour depuis l’environnement de récupération Windows.
Dans la majorité des cas, Windows est capable de revenir automatiquement à la version précédente si l’installation échoue.
Une série de problèmes après les derniers Patch Tuesday
Ces nouveaux bugs surviennent alors que plusieurs mises à jour récentes de Windows ont déjà provoqué des problèmes similaires.
Un nouveau problème lié à la mise à jour KB5077181 de Windows 11 a été identifié sur certains ordinateurs Samsung. Après l’installation de cette mise à jour de sécurité, certains utilisateurs se retrouvent dans l’impossibilité d’accéder au disque C:, ce qui empêche également le lancement de nombreuses applications.
Microsoft a confirmé le problème et indique travailler avec Samsung afin d’identifier précisément la cause et publier un correctif.
Un bug qui bloque l’accès au disque système
Selon Microsoft, le bug se manifeste par le message d’erreur :
“C:\ est inaccessible – Accès refusé”
Lorsque ce problème survient, les utilisateurs peuvent perdre l’accès à leur disque principal et à leurs fichiers. Cette situation empêche également le lancement de nombreuses applications importantes, notamment :
Microsoft Office
Outlook
les navigateurs web
certains outils système
Quick Assist
Dans certains cas, les restrictions d’accès sont telles que les utilisateurs ne peuvent plus exécuter certaines tâches administratives, consulter des journaux système ou même désinstaller la mise à jour problématique.
Des PC Samsung principalement concernés
Pour le moment, le problème semble toucher principalement certains ordinateurs portables Samsung, notamment :
Samsung Galaxy Book 4
d’autres modèles récents de la gamme Samsung
Les premiers signalements ont été observés dans plusieurs pays, notamment :
le Brésil
le Portugal
la Corée du Sud
l’Inde
Microsoft indique que le bug touche Windows 11 versions 24H2 et 25H2 installées sur ces appareils.
Une piste liée au logiciel Samsung Share
Les investigations préliminaires suggèrent que le problème pourrait être lié à l’application Samsung Share installée sur certains ordinateurs de la marque.
Pour l’instant, Microsoft n’a pas confirmé de cause définitive, mais travaille avec Samsung pour déterminer si le problème provient :
de la mise à jour Windows elle-même
d’un conflit avec le logiciel Samsung
ou d’une interaction entre les deux.
Un contournement risqué proposé en ligne
Un utilisateur se présentant comme technicien Samsung a partagé un contournement temporaire permettant de restaurer l’accès au disque C:.
La solution consiste à modifier les permissions du disque pour donner l’accès au groupe “Everyone”, y compris sur des dossiers système normalement protégés.
Cependant, cette manipulation modifie les permissions de nombreux fichiers critiques et peut affaiblir fortement la sécurité de Windows. Microsoft recommande donc d’éviter cette solution et d’attendre un correctif officiel.
Microsoft travaille sur un correctif
Pour le moment, Microsoft n’a pas publié de solution officielle, mais confirme que l’équipe Windows collabore avec Samsung afin d’identifier l’origine du problème et publier un correctif dans une prochaine mise à jour.
Les utilisateurs concernés devront probablement attendre une mise à jour corrective via Windows Update.
Des mises à jour Windows toujours source de problèmes
Ce nouvel incident rappelle que les mises à jour Windows peuvent parfois introduire des bugs importants.