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Réinitialiser les plans d’alimentation de Windows 11/10

Par : malekalmorte
15 septembre 2026 à 09:35

Windows 11 et Windows 10 utilisent des plans d’alimentation pour adapter le comportement du PC en matière de consommation, de performances et de veille.

Lorsqu’un plan a été supprimé, fortement modifié ou qu’un réglage d’alimentation devient incohérent, Windows permet de restaurer les plans par défaut ou de recréer uniquement un plan précis à l’aide de powercfg.

Dans ce guide, vous allez voir comment réinitialiser les plans d’alimentation de Windows 11/10, vérifier les profils restaurés, récupérer un plan manquant et éviter de perdre vos réglages personnalisés.

Pourquoi réinitialiser les plans d’alimentation ?

Les plans d’alimentation de Windows définissent différents réglages liés à la consommation d’énergie, aux performances, à la veille ou encore au comportement du processeur. Avec le temps, ces paramètres peuvent être modifiés par l’utilisateur, un logiciel d’optimisation, un utilitaire constructeur ou certains outils de tweak.

Dans certains cas, un plan peut aussi disparaître, devenir incohérent ou ne plus produire le comportement attendu.

Réinitialiser les plans d’alimentation peut alors être utile pour :

  • restaurer les plans par défaut de Windows ;
  • retrouver un plan supprimé ou modifié ;
  • corriger des réglages d’alimentation devenus incohérents ;
  • annuler des modifications effectuées par un logiciel de tweak ;
  • repartir d’une configuration propre après plusieurs changements ;
  • résoudre certains problèmes liés à la veille, aux performances ou à la consommation.

Cette opération est particulièrement utile lorsque les options d’alimentation ont été fortement modifiées et qu’il devient difficile de savoir quel réglage est responsable du problème.

Il faut toutefois garder à l’esprit qu’une réinitialisation peut supprimer les plans personnalisés créés par l’utilisateur. Si vous utilisez un profil spécifique, pensez donc à noter ses réglages avant de restaurer les plans par défaut.

La méthode la plus simple consiste à utiliser la commande powercfg, que nous allons voir dans la section suivante.

Fonctionnement des plans et mode d'alimentation dans Windows 11/10

Restaurer les plans d’alimentation par défaut avec powercfg

Windows permet de restaurer les plans d’alimentation par défaut à l’aide de l’outil en ligne de commande powercfg.

  • Commencez par ouvrir Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes en administrateur.
  • Vous pouvez d’abord afficher les plans d’alimentation actuellement disponibles avec :
powercfg /list
  • La commande indique les différents schémas présents sur le système et précise lequel est actif.
  • Pour réinitialiser complètement les plans d’alimentation et restaurer ceux fournis par Windows, exécutez ensuite :
powercfg -restoredefaultschemes

Cette commande rétablit les schémas d’alimentation par défaut de Windows.

Attention : les plans personnalisés créés manuellement peuvent être supprimés lors de cette opération. Si vous utilisez un profil spécifique, pensez à noter ses réglages avant de lancer la réinitialisation.
  • Une fois la commande terminée, vérifiez de nouveau les plans disponibles avec :
powercfg /list
  • Vous pouvez également ouvrir :
Panneau de configuration > Matériel et audio > Options d’alimentation
  • afin de vérifier que les plans standards ont bien été restaurés.
  • Enfin, redémarrez Windows si les changements ne semblent pas apparaître immédiatement.

Vérifier les plans disponibles après la réinitialisation

Après avoir exécuté la commande de réinitialisation, vérifiez que Windows a bien restauré les plans d’alimentation attendus.

  • Ouvrez Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes, puis saisissez :
powercfg /list
  • La commande affiche les plans d’alimentation disponibles ainsi que celui actuellement actif.

Selon la configuration du PC, vous pouvez retrouver notamment :

  • Équilibré ;
  • Économie d’énergie ;
  • Performances élevées.

Vous pouvez aussi vérifier les plans depuis :

Panneau de configuration > Matériel et audio > Options d’alimentation

Si les plans ont bien été restaurés mais que vous souhaitez ensuite en sélectionner un autre ou comprendre la différence entre mode et plan d’alimentation :

Si un plan reste absent après la réinitialisation, poursuivez avec les vérifications de la section suivante.

Restaurer uniquement un plan d’alimentation spécifique

Si le problème concerne uniquement un plan précis, il n’est pas nécessaire de réinitialiser tous les schémas d’alimentation de Windows.

Chaque plan d’alimentation intégré possède un GUID. Les principaux sont :

  • Équilibré : 381b4222-f694-41f0-9685-ff5bb260df2e
  • Économie d’énergie : a1841308-3541-4fab-bc81-f71556f20b4a
  • Performances élevées : 8c5e7fda-e8bf-4a96-9a85-a6e23a8c635c

Pour recréer un plan à partir de son modèle intégré, ouvrez Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes en administrateur, puis utilisez :

powercfg -duplicatescheme GUID

Par exemple, pour recréer le plan Performances élevées :

powercfg -duplicatescheme 8c5e7fda-e8bf-4a96-9a85-a6e23a8c635c

Cette commande crée une nouvelle copie du plan sans modifier les autres schémas présents sur le système.

Vérifiez ensuite le résultat avec :

powercfg /list

Si plusieurs copies identiques apparaissent, vous pouvez supprimer les doublons inutiles avec powercfg -delete.

Pour toutes les commandes disponibles et la gestion avancée des plans d’alimentation :

Que faire si un plan d’alimentation reste manquant ?

Après une réinitialisation avec powercfg -restoredefaultschemes, certains plans peuvent encore ne pas apparaître. Ce n’est pas forcément le signe d’un problème.

Sur certains PC récents, notamment ceux utilisant Modern Standby et les modes d’alimentation modernes, Windows peut ne pas exposer tous les anciens plans dans le Panneau de configuration.

  • Commencez par vérifier les plans réellement présents avec powercfg :
  • Si le plan recherché n’apparaît pas, vérifiez aussi :
    • Paramètres > Système > Alimentation et batterie ;
    • les options proposées par le logiciel du constructeur ;
    • les éventuels profils définis dans le BIOS/UEFI ;
    • si le PC utilise un mode de veille moderne comme Modern Standby.

Selon la configuration matérielle, certains plans comme Économie d’énergie ou Performances élevées peuvent être absents ou remplacés par des modes gérés directement par Windows et le fabricant.

Il est également possible qu’un utilitaire constructeur recrée ses propres profils et masque ou remplace les plans standards.

Dans ce cas, il vaut mieux éviter de forcer artificiellement un ancien plan si Windows gère déjà correctement les performances et la consommation via les modes d’alimentation.

Attention aux plans personnalisés et aux logiciels constructeur

Avant de réinitialiser les plans d’alimentation, vérifiez si le PC utilise des plans personnalisés ou des profils ajoutés par le fabricant.

La commande :

powercfg -restoredefaultschemes

peut supprimer les plans personnalisés créés dans Windows. Si vous avez modifié manuellement un plan ou créé un profil spécifique, pensez donc à noter ses réglages avant la réinitialisation.

Sur de nombreux PC portables, le constructeur propose également ses propres profils dans un utilitaire dédié, par exemple Silencieux, Équilibré, Performance, Turbo ou Économie de batterie. Ces profils peuvent agir sur des paramètres qui dépassent les plans Windows, comme la puissance du processeur, les performances du GPU, la ventilation ou certains réglages du BIOS/UEFI.

La réinitialisation des plans Windows ne remet donc pas forcément à zéro ces profils constructeur. Après l’opération, ouvrez l’utilitaire du fabricant et vérifiez que le mode souhaité est toujours actif.

Aller plus loin dans les options d’alimentation

La réinitialisation des plans d’alimentation permet surtout de revenir à une configuration propre lorsque certains profils ont été supprimés, modifiés ou deviennent incohérents. Elle ne remplace toutefois pas les autres réglages d’alimentation disponibles dans Windows.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez notamment modifier :

  • les délais de mise en veille ;
  • l’extinction de l’écran ;
  • le comportement des boutons d’alimentation ;
  • les paramètres avancés du processeur ;
  • les options USB et PCI Express ;
  • certains réglages liés à la batterie ;
  • le mode d’alimentation utilisé par Windows.

Vous pouvez également créer ou personnaliser un plan d’alimentation selon vos besoins, par exemple pour privilégier l’autonomie sur un PC portable ou les performances sur une machine de bureau.

👉Pour une vue d’ensemble de tous ces réglages :

  • Comment gérer les paramètres d’alimentation et de batterie de Windows 11
  • [/su_lien]

    📖 Ressources utiles et articles liés

    L’article Réinitialiser les plans d’alimentation de Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 11 KB5129195 : Microsoft publie une mise à jour d’urgence après les bugs du Patch Tuesday de septembre

    Par : malekalmorte
    15 septembre 2026 à 08:13

    Microsoft publie en urgence une nouvelle mise à jour hors bande (Out-of-band) pour Windows 11 afin de corriger plusieurs problèmes sérieux introduits par le Patch Tuesday de septembre 2026.

    La mise à jour KB5129195, disponible pour Windows 11 24H2 et 25H2, corrige notamment les pannes de Remote Desktop Services (RDS), un problème touchant certaines machines virtuelles Hyper-V utilisant Plan9 ainsi qu’une partie des problèmes audio USB apparus après KB5124008. Elle apporte également une nouvelle protection de sécurité liée à CVE-2026-62721.

    En revanche, tous les bugs ne disparaissent pas. Microsoft confirme notamment qu’un problème affectant certains périphériques USB Audio Class 1.0 reste ouvert, tandis que WindowsLatest rapporte que les erreurs et écrans noirs rencontrés sur certaines cartes graphiques AMD ne sont pas corrigés par cette mise à jour.

    KB5129195 remplace KB5124008 sur Windows 11 24H2 et 25H2

    KB5129195 est une mise à jour cumulative publiée le 14 septembre 2026, quelques jours seulement après le Patch Tuesday du 8 septembre.

    Elle fait passer :

    • Windows 11 25H2 à la build 26200.9457
    • Windows 11 24H2 à la build 26100.9457.

    Le Microsoft Update Catalog confirme sa disponibilité pour les architectures x64 et ARM64. Le package x64 complet approche les 4,9 Go, même si Windows Update ne télécharge normalement que les composants nécessaires au système.

    Il s’agit d’une mise à jour cumulative : un PC n’a pas besoin d’installer séparément KB5124008 avant de recevoir KB5129195.

    Nouvelle mise à jour KB5129195 qui remplace KB5124008

    Microsoft corrige les pannes de Remote Desktop Services

    Le principal problème corrigé concerne Remote Desktop Services (RDS).

    Après l’installation des mises à jour de septembre, certains systèmes pouvaient devenir instables lorsqu’ils utilisaient les services Bureau à distance.

    Les symptômes signalés comprenaient notamment :

    • l’impossibilité d’établir une connexion RDP ;
    • des échecs lors de l’ouverture de session ;
    • des serveurs qui ne répondaient plus ;
    • des blocages pendant la configuration du Bureau à distance.

    Le problème pouvait également affecter plusieurs composants associés, notamment Microsoft Management Console (MMC), RDS Licensing Diagnoser, l’Explorateur de fichiers ou encore la page Windows Update.

    Microsoft avait précédemment proposé des solutions de contournement par stratégie de groupe, tandis que certains administrateurs avaient choisi de désinstaller les mises à jour de septembre.

    Cette dernière solution rétablissait RDS, mais supprimait également les correctifs de sécurité du Patch Tuesday.

    KB5129195 permet désormais de corriger le problème sans revenir en arrière.

    Windows Server reçoit également des correctifs d’urgence

    Le problème RDS ne concernait pas uniquement Windows 11.

    Microsoft a publié plusieurs mises à jour hors bande pour différentes versions de Windows et Windows Server :

    • Windows 11 26H1 : KB5129194
    • Windows 11 24H2 et 25H2 : KB5129195
    • Windows 11 23H2 : KB5129242
    • Windows 10 21H2 et 22H2 : KB5129236
    • Windows Server 2025 : KB5129235
    • Windows Server 2022 : KB5129237

    Microsoft propose également d’autres correctifs pour certaines anciennes éditions Windows 10 et Windows Server.

    Le fait que Microsoft publie une série aussi large de correctifs quelques jours après le Patch Tuesday montre que le problème RDS était suffisamment important pour ne pas attendre la prochaine mise à jour mensuelle.

    Hyper-V et les partages Plan9 sont corrigés

    KB5129195 corrige également le problème que nous avions évoqué précédemment concernant certaines applications utilisant des machines virtuelles gérées par Host Compute Service (HCS).

    Le bug affectait le partage de dossiers entre l’hôte Windows et une machine virtuelle Linux lorsque le système utilisait Plan9/9P.

    Dans certaines configurations, les dossiers partagés depuis Windows :

    • n’apparaissaient plus dans la machine virtuelle ;
    • ou devenaient inaccessibles.

    Ce comportement pouvait notamment perturber des applications reposant sur des environnements Linux virtualisés.

    La mise à jour d’urgence corrige ce problème.

    Microsoft corrige aussi une partie du bug audio USB

    Le Patch Tuesday de septembre avait également provoqué des problèmes avec certains périphériques USB Audio Class 1.0.

    KB5129195 corrige désormais un cas particulier : les périphériques qui fonctionnaient normalement en stéréo mais échouaient lorsqu’un mode audio multicanal était utilisé.

    • Microsoft cite notamment : 8 canaux
    • et : audio 3D

    comme configurations concernées.

    Après installation de la mise à jour d’urgence, ces modes doivent à nouveau fonctionner normalement sur les périphériques concernés.

    Mais le bug USB Audio Class 1.0 n’est pas complètement corrigé

    Attention toutefois : il existe en réalité deux problèmes audio distincts.

    Le premier, concernant les modes 8 canaux et 3D, est corrigé.

    Mais Microsoft reconnaît qu’un autre problème persiste.

    Certains périphériques USB Audio Class 1.0 peuvent toujours :

    • refuser de démarrer ;
    • afficher un Code 10 dans le Gestionnaire de périphériques ;
    • ne produire aucun son ;
    • laisser le volume bloqué à zéro ;
    • rendre les paramètres audio indisponibles ou inopérants.

    Microsoft indique travailler encore sur une solution.

    Ainsi, installer KB5129195 ne garantit pas que tous les problèmes audio introduits en septembre disparaissent.

    Une nouvelle protection contre CVE-2026-62721

    La mise à jour hors bande ne se limite pas aux correctifs de stabilité.

    Elle ajoute également des protections concernant CVE-2026-62721, une vulnérabilité d’élévation de privilèges affectant Windows User-Mode Power Service (UMPS).

    Cette partie explique aussi pourquoi Microsoft classe KB5129195 parmi les mises à jour de sécurité plutôt que comme une simple mise à jour facultative de correction de bugs.

    Sur Windows 11 24H2 et 25H2, elle est distribuée automatiquement par Windows Update.

    KB5129195 est aussi proposée en Hotpatch

    Les appareils professionnels éligibles à Windows Hotpatch disposent également d’une version spécifique : KB5129241

    Cette variante apporte les mêmes principaux correctifs sans nécessiter de redémarrage lorsque la mise à jour de septembre KB5124008 est déjà installée.

    Elle est principalement destinée aux environnements professionnels compatibles avec Hotpatch.

    Le problème des GPU AMD n’est pas corrigé

    Malgré le nombre de corrections, KB5129195 ne règle pas tous les problèmes remontés depuis KB5124008.

    WindowsLatest signale notamment que certains utilisateurs de cartes graphiques AMD Radeon continuent de rencontrer des dysfonctionnements après les mises à jour de septembre.

    Des utilisateurs rapportent notamment :

    • des AMD Driver Timeout ;
    • des écrans noirs ;
    • des plantages du pilote graphique ;
    • parfois des blocages ou redémarrages.

    Des témoignages similaires apparaissent également après l’installation de KB5129195.

    Microsoft ne documente toutefois pas encore ce problème AMD dans les notes officielles de KB5129195.

    Il faut donc rester prudent : contrairement aux bugs RDS, Hyper-V et USB Audio multicanal, le problème graphique AMD ne dispose pas encore d’un correctif officiel identifié dans cette mise à jour.

    Il ne faut pas confondre signalements et problème officiellement reconnu

    Le fait que plusieurs utilisateurs rencontrent des erreurs similaires après une mise à jour constitue un signal à surveiller, mais cela ne suffit pas à établir que KB5124008 ou KB5129195 est systématiquement responsable.

    Pour les problèmes AMD, le lien reste donc moins solidement établi que pour RDS ou Hyper-V.

    À ce stade, il vaut mieux parler de signalements de problèmes sur certaines configurations AMD, plutôt que d’un bug généralisé confirmé par Microsoft.

    Faut-il installer KB5129195 ?

    Sur Windows 11 24H2 et 25H2, oui.

    KB5129195 est précisément conçue pour remplacer KB5124008 et corriger plusieurs de ses régressions les plus gênantes.

    Son installation est particulièrement recommandée si votre machine utilise :

    Remote Desktop Services, des machines virtuelles reposant sur HCS/Plan9, ou un périphérique audio USB multicanal.

    De plus, la mise à jour ajoute une protection contre CVE-2026-62721.

    Il y a donc peu d’intérêt à rester volontairement sur KB5124008 lorsqu’une version corrigée est proposée.

    Que faire en cas de problème audio après KB5129195 ?

    Si le périphérique fonctionne en stéréo mais ne fonctionnait plus en 8 canaux ou en audio 3D, KB5129195 devrait corriger le problème.

    En revanche, si vous avez toujours : Code 10, aucun son, un volume bloqué ou des paramètres audio qui ne répondent plus, vous êtes probablement confronté au second problème USB Audio Class 1.0 encore reconnu par Microsoft.

    Dans ce cas, il faut attendre un correctif supplémentaire.

    Désinstaller KB5129195 puis KB5124008 peut éventuellement confirmer l’origine du problème, mais ce n’est pas une solution idéale puisque cela retire également les correctifs de sécurité de septembre.

    Une semaine difficile pour les mises à jour Windows

    La publication de cette mise à jour d’urgence intervient seulement six jours après KB5124008.

    Le Patch Tuesday de septembre devait pourtant constituer une mise à jour importante, avec 966 vulnérabilités corrigées et plusieurs nouveautés pour Windows 11.

    Mais plusieurs régressions sont rapidement apparues :

    • RDS instable, partages Linux Plan9 cassés, audio USB défaillant et divers autres problèmes signalés.
    • Microsoft a donc dû publier une série de mises à jour hors cycle afin de stabiliser Windows.
    • La bonne nouvelle est que les problèmes RDS et Hyper-V disposent désormais d’un correctif officiel.

    La moins bonne est que le problème USB Audio n’est encore que partiellement résolu, tandis que les signalements liés aux GPU AMD restent sans solution identifiée dans KB5129195.

    Conclusion

    Microsoft tente de réparer les dégâts provoqués par le Patch Tuesday de septembre avec KB5129195, une mise à jour d’urgence pour Windows 11 24H2 et 25H2.

    Elle corrige plusieurs problèmes importants :

    Remote Desktop Services, les partages de dossiers Linux via Hyper-V/HCS et Plan9, ainsi que les problèmes audio touchant les modes 8 canaux et 3D de certains périphériques USB Audio Class 1.0.

    Elle ajoute également une protection contre CVE-2026-62721.

    Mais le travail n’est pas terminé.

    Certains périphériques USB Audio Class 1.0 peuvent toujours ne plus produire de son ou afficher un Code 10, et les problèmes graphiques signalés sur certaines configurations AMD ne semblent pas être corrigés par cette mise à jour.

    KB5129195 est donc une amélioration importante par rapport à KB5124008, mais elle ne clôt pas encore complètement l’épisode mouvementé des mises à jour Windows de septembre 2026.

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    Windows 11 KB5124008 coupe le son sur certains PC : Microsoft confirme un nouveau bug de la mise à jour de septembre

    Par : malekalmorte
    13 septembre 2026 à 09:48

    La mise à jour de sécurité KB5124008 de Windows 11 24H2 et 25H2 continue d’accumuler les problèmes.

    Après les bugs liés à WSL, au Bureau à distance, à l’Explorateur de fichiers et à l’Historique des fichiers, Microsoft confirme désormais qu’un nouveau dysfonctionnement peut empêcher certains périphériques audio USB de fonctionner correctement.

    Le problème concerne spécifiquement les appareils utilisant USB Audio Class 1.0. Sur les PC affectés, le périphérique peut refuser de démarrer, ne produire aucun son ou rendre les réglages de volume inopérants.

    La situation est d’autant plus paradoxale que KB5124008 corrige parallèlement plusieurs régressions introduites par la Preview d’août, notamment le bug qui réinitialisait les paramètres de la souris et celui qui transformait le fond d’écran en arrière-plan noir.

    Un problème audio officiellement reconnu par Microsoft

    Microsoft a ajouté le problème à la page de suivi officielle de Windows 11.

    Après installation de la mise à jour de sécurité du 8 septembre 2026 KB5124008, certains périphériques USB Audio Class 1.0 peuvent ne plus démarrer ou ne plus produire de son.

    Les symptômes possibles sont les suivants :

    • le périphérique apparaît avec l’erreur « Ce périphérique ne peut pas démarrer (Code 10) » dans le Gestionnaire de périphériques ;
    • aucune sortie audio n’est disponible ;
    • les contrôles de volume restent bloqués ou ne répondent plus ;
    • les paramètres audio deviennent indisponibles ou ne répondent plus ;
    • certains périphériques fonctionnent encore en stéréo classique mais échouent avec les modes multicanaux.

    Microsoft précise que certains utilisateurs parviennent à récupérer le son en repassant sur un mode 2 canaux au lieu d’un mode multicanal, 8 canaux ou audio 3D.

    Seuls certains périphériques USB Audio Class 1.0 sont concernés

    Le bug ne touche pas tous les systèmes audio.

    Microsoft limite actuellement le problème aux périphériques qui utilisent USB Audio Class 1.0.

    Cela peut concerner, selon le matériel :

    • des DAC USB ;
    • certaines interfaces audio ;
    • certains casques USB ;
    • des cartes son externes ;
    • du matériel audio professionnel plus ancien.

    Les périphériques utilisant d’autres classes audio ou des pilotes propriétaires ne sont pas nécessairement affectés.

    Microsoft n’a pour le moment pas publié de liste de modèles précis.

    Windows 11 24H2, 25H2 et 26H1 sont concernés

    Le problème touche :

    • Windows 11 24H2 ;
    • Windows 11 25H2 ;
    • Windows 11 26H1.

    Windows Server n’est pas concerné par ce bug audio.

    Microsoft indique travailler sur un correctif qui sera intégré dans une future mise à jour de Windows.

    Aucune mise à jour hors bande n’a encore été annoncée.

    Que faire si le son ne fonctionne plus après KB5124008 ?

    Si le problème apparaît juste après la mise à jour de septembre, commencez par vérifier le périphérique dans :

    Gestionnaire de périphériques > Contrôleurs audio, vidéo et jeu

    ou :

    Entrées et sorties audio

    Si vous voyez un Code 10, le problème peut correspondre au bug désormais reconnu par Microsoft.

    Dans le cas d’un périphérique multicanal, vous pouvez également tester temporairement un fonctionnement en stéréo 2 canaux.

    Microsoft indique que cette modification permet de restaurer le son sur certains appareils concernés.

    Il vaut également la peine de vérifier si le constructeur du périphérique propose un pilote ou un firmware plus récent.

    Faut-il désinstaller KB5124008 ?

    La désinstallation est possible, mais elle ne doit pas être le premier réflexe.

    KB5124008 est une mise à jour de sécurité obligatoire qui corrige notamment les vulnérabilités du Patch Tuesday de septembre 2026, dont des zero-day déjà exploitées.

    Retirer la mise à jour revient donc également à retirer ces correctifs de sécurité.

    Si le problème audio est bloquant et qu’aucune autre solution ne fonctionne, la désinstallation peut servir de solution temporaire de diagnostic, mais il est préférable d’attendre un correctif Microsoft ou de rechercher une solution côté pilote si cela est possible.

    KB5124008 continue d’accumuler les bugs

    Ce nouveau problème audio vient s’ajouter à une liste déjà importante de régressions associées à la mise à jour de septembre.

    Microsoft a déjà confirmé notamment un problème avec les applications utilisant des machines virtuelles gérées par HCS et le partage de dossiers via Plan9/9P.

    Ce bug affecte notamment des applications qui utilisent WSL ou des environnements Linux virtualisés.

    WindowsLatest indique par exemple que Claude Cowork ne peut plus accéder correctement aux dossiers de l’hôte après installation de KB5124008.

    WSL et certains environnements virtualisés sont cassés

    Le problème concerne le mécanisme permettant à une machine virtuelle Linux d’accéder à certains dossiers Windows.

    Après installation de KB5124008, les applications utilisant cette architecture peuvent ne plus réussir à monter les dossiers partagés.

    Microsoft précise que les machines virtuelles Hyper-V classiques qui n’utilisent pas la fonctionnalité Plan9 ne sont pas concernées.

    L’entreprise travaille là encore sur un correctif.

    Le Bureau à distance rencontre également des problèmes

    Microsoft reconnaît aussi des problèmes avec Services Bureau à distance (RDS).

    Après KB5124008, certaines connexions peuvent devenir instables ou échouer.

    Des utilisateurs peuvent également rester bloqués sur le message :

    Veuillez patienter pendant la configuration du Bureau à distance

    ou rencontrer des problèmes avec l’Explorateur de fichiers et la console MMC dans certaines sessions distantes.

    Ces problèmes semblent toucher principalement les environnements professionnels.

    Des plantages d’Explorer.exe sont également étudiés

    WindowsLatest rapporte également un autre problème potentiellement sérieux : Explorer.exe peut ne pas démarrer ou planter après ouverture de session.

    Comme explorer.exe gère notamment :

    • le Bureau ;
    • la barre des tâches ;
    • le menu Démarrer ;
    • l’Explorateur de fichiers ;

    un plantage peut laisser l’utilisateur face à un écran noir ou à une session Windows difficilement utilisable.

    Microsoft indique examiner ces signalements.

    Les premiers retours semblent particulièrement concerner certains environnements professionnels utilisant des profils conteneurisés comme :

    • Citrix UPM ;
    • FSLogix ;
    • Horizon ;
    • ProfileUnity ProfileDisks.

    L’Historique des fichiers pourrait également être cassé

    Un autre bug, qui n’est pas encore officiellement reconnu par Microsoft, concerne Historique des fichiers.

    Certains utilisateurs signalent que Windows ne détecte plus le disque externe utilisé pour les sauvegardes.

    Historique des fichiers affiche alors un message indiquant qu’aucun lecteur n’est connecté, même lorsque le disque est bien présent.

    Selon WindowsLatest, désinstaller KB5124008 permet de restaurer le fonctionnement sur certains PC.

    Cette régression reste néanmoins à confirmer officiellement.

    Une accumulation de problèmes après plusieurs mises à jour difficiles

    Les dernières mises à jour de Windows 11 ont connu plusieurs régressions importantes.

    En août, KB5121003 provoquait notamment des plantages dans certains jeux à cause de conflits avec certains pilotes bas niveau, en particulier inpoutx64.sys.

    Fin août, KB5120998 a introduit les problèmes de curseur et de fond d’écran.

    Et maintenant, KB5124008 corrige ces deux problèmes mais introduit à son tour des difficultés avec :

    • certains périphériques audio USB ;
    • WSL et le partage de dossiers Plan9 ;
    • le Bureau à distance ;
    • potentiellement Explorer.exe ;
    • potentiellement Historique des fichiers.

    La situation devient donc assez frustrante pour les utilisateurs qui voient un correctif résoudre un problème tout en pouvant en déclencher un autre.

    👉En lien, à lire :

    Un problème qui tombe mal pour Microsoft

    La situation est également assez ironique.

    Microsoft insiste actuellement sur l’importance d’installer rapidement les mises à jour de sécurité, notamment en raison de l’augmentation des vulnérabilités découvertes et de l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle pour rechercher des failles.

    Or KB5124008 est précisément une mise à jour qu’il est difficile de conseiller de repousser longtemps : elle corrige 966 vulnérabilités, dont plusieurs failles critiques et deux zero-day déjà exploitées.

    Mais elle peut parallèlement provoquer des problèmes très gênants sur certaines configurations.

    Pour Microsoft, l’enjeu est donc de parvenir à maintenir un niveau de sécurité élevé sans dégrader la fiabilité des machines après chaque Patch Tuesday.

    Faut-il installer KB5124008 malgré les bugs ?

    Pour la majorité des utilisateurs, oui.

    KB5124008 reste une mise à jour de sécurité importante, et les problèmes décrits ne concernent pas tous les PC.

    Les deux zero-day corrigées en septembre sont déjà exploitées dans des attaques, ce qui rend le report prolongé de la mise à jour peu souhaitable.

    En revanche, dans un environnement professionnel utilisant :

    • des périphériques USB Audio Class 1.0 ;
    • WSL ou des environnements Linux virtualisés ;
    • RDS ;
    • FSLogix ou Citrix ;
    • Historique des fichiers ;

    il peut être raisonnable de tester la mise à jour sur quelques machines avant un déploiement généralisé.

    Microsoft travaille sur de nouveaux correctifs

    Microsoft indique qu’un correctif est en préparation pour le bug USB Audio.

    L’entreprise travaille également sur les problèmes de virtualisation et de Bureau à distance.

    Pour les problèmes Explorer.exe, les équipes Microsoft collectent encore des données afin d’identifier précisément la cause.

    Il est donc possible qu’une mise à jour hors bande ou une prochaine Preview apporte plusieurs corrections.

    Conclusion

    Le Patch Tuesday de septembre 2026 illustre une nouvelle fois la difficulté de concilier sécurité, nouvelles fonctionnalités et stabilité sous Windows 11.

    KB5124008 corrige les bugs de curseur et de fond d’écran introduits fin août, mais Microsoft confirme maintenant qu’elle peut également couper complètement le son de certains périphériques USB Audio Class 1.0.

    À cela s’ajoutent des problèmes avec WSL, les machines virtuelles utilisant Plan9, le Bureau à distance, ainsi que des rapports de plantages d’Explorer.exe et d’Historique des fichiers défaillant.

    Pour autant, désinstaller systématiquement KB5124008 n’est pas forcément une bonne idée : elle contient des correctifs de sécurité importants pour des vulnérabilités déjà exploitées.

    La meilleure approche reste donc de conserver la mise à jour sur les machines qui fonctionnent normalement, tout en surveillant les périphériques audio USB et les environnements professionnels concernés.

    Microsoft devra maintenant corriger rapidement ces nouvelles régressions pour éviter que le Patch Tuesday de septembre ne devienne un nouvel épisode difficile pour la fiabilité de Windows 11.

    L’article Windows 11 KB5124008 coupe le son sur certains PC : Microsoft confirme un nouveau bug de la mise à jour de septembre est apparu en premier sur malekal.com.

    Comment améliorer l’indice de performances Windows (WEI) sur Windows 11/10

    Par : malekalmorte
    11 septembre 2026 à 09:10

    L’indice de performances Windows (WEI) permet d’évaluer rapidement les principaux composants du PC à partir des mesures réalisées par WinSAT. Processeur, mémoire RAM, stockage et performances graphiques reçoivent chacun un sous-score, tandis que l’indice global est déterminé par le résultat le plus faible.

    Si un sous-score est nettement inférieur aux autres, il peut indiquer qu’un composant limite davantage la configuration. Il est alors possible d’agir sur certains paramètres, de mettre à jour les pilotes, d’améliorer le refroidissement ou, si nécessaire, de faire évoluer le matériel.

    Dans ce guide, vous allez voir comment améliorer le score WEI sous Windows 11/10, en agissant sur le CPUScore, le MemoryScore, le DiskScore, le GraphicsScore et le D3DScore, tout en gardant à l’esprit que le plus important reste d’améliorer les performances réelles du PC.

    Pourquoi améliorer l’indice de performances Windows ?

    L’indice de performances Windows (WEI) permet surtout d’identifier le composant qui limite le plus les performances générales du PC. Comme le score global dépend du sous-score le plus faible, améliorer ce composant peut faire progresser l’indice.

    Cela peut aussi être utile pour vérifier l’effet d’un changement matériel ou d’une optimisation, par exemple après :

    • l’ajout de mémoire RAM ;
    • le remplacement d’un disque dur par un SSD ;
    • la mise à jour d’un pilote graphique ;
    • un changement de processeur ou de carte graphique ;
    • une correction de problème de chauffe ou de limitation des performances.

    👉Le guide :

    Il ne faut toutefois pas chercher à augmenter le score WEI uniquement pour obtenir une meilleure note. L’objectif principal reste d’améliorer les performances réelles du PC et de corriger un éventuel déséquilibre entre les composants.

    La première étape consiste donc à repérer quel sous-score limite l’indice global.

    Identifier le sous-score qui limite le WEI

    L’indice de performances Windows (WEI) repose sur plusieurs sous-scores correspondant aux principaux composants du PC. Le score global est déterminé par le sous-score le plus faible, et non par une moyenne.

    Pour savoir quel élément limite l’indice, affichez les résultats WinSAT puis comparez notamment :

    • CPUScore : performances du processeur ;
    • MemoryScore : performances de la mémoire RAM ;
    • GraphicsScore : performances graphiques ;
    • D3DScore : performances 3D ;
    • DiskScore : performances du stockage.

    Par exemple, si le processeur, la mémoire et le graphique obtiennent des scores supérieurs à 8, mais que le DiskScore reste à 5,9, c’est le stockage qui limite principalement le WEI.

    Avant toute optimisation, commencez donc par identifier ce sous-score faible. Cela permet de cibler les actions utiles au lieu de modifier au hasard plusieurs composants ou réglages.

    Pour afficher et interpréter les différents scores :

    Améliorer automatiquement les performances avec AnalysePC

    AnalysePC permet d’aller plus loin que le simple score WEI. Il récupère les résultats WinSAT, les replace dans le contexte matériel du PC et analyse automatiquement plusieurs éléments pouvant expliquer un mauvais score ou des performances insuffisantes.

    Il peut notamment vérifier :

    • les scores WinSAT du processeur, de la mémoire, du stockage et du graphique ;
    • la charge CPU, RAM et disque ;
    • les programmes qui ralentissent le démarrage ;
    • l’état du stockage et certains problèmes matériels ;
    • les températures et signes de surchauffe ;
    • les éléments pouvant limiter les performances du système.

    L’intérêt est qu’AnalysePC ne se contente pas d’afficher un sous-score faible : il aide à identifier la cause probable et les actions à effectuer.

    Par exemple, si le DiskScore est faible, l’analyse peut aider à déterminer si le problème vient d’un stockage lent, d’un SSD en difficulté ou d’une activité disque anormale. De la même manière, un CPUScore ou un score graphique faible peut être replacé dans le contexte des températures, de la charge ou du matériel installé.

    👉Vous pouvez donc utiliser AnalysePC comme diagnostic automatique complémentaire à WinSAT, puis appliquer les conseils détaillés dans les sections suivantes selon le composant concerné :

    Usage léger à modéré conseillé dans AnalysePC

    Améliorer le score du processeur (CPUScore)

    Le CPUScore reflète les performances du processeur mesurées par WinSAT. Si ce sous-score est le plus faible, il faut d’abord vérifier que le processeur fonctionne dans de bonnes conditions avant d’envisager un remplacement matériel.

    Commencez par contrôler :

    Sur un PC portable, branchez l’ordinateur sur secteur et utilisez un mode Équilibré ou Meilleures performances avant de relancer WinSAT.

    Une surchauffe peut réduire automatiquement la fréquence du processeur et donc dégrader le score obtenu. Nettoyer le système de refroidissement, améliorer la ventilation ou corriger un problème de pâte thermique peut alors permettre de retrouver des performances normales.

    En revanche, si le processeur est ancien ou peu performant, les possibilités d’amélioration logicielle restent limitées. Dans ce cas, une progression importante du CPUScore nécessite généralement un changement de processeur ou de plateforme.

    Après les modifications, relancez :

    winsat cpu

    ou une évaluation complète avec :

    winsat formal

    afin de vérifier si le score a évolué.

    Améliorer le score de la mémoire RAM (MemoryScore)

    Le MemoryScore mesure les performances de la mémoire vive lors des tests WinSAT. Un score faible peut venir d’une mémoire peu performante, d’une configuration en simple canal ou d’un problème de réglage.

    Commencez par vérifier :

    • que toute la mémoire RAM installée est bien détectée par Windows ;
    • que les barrettes fonctionnent à la fréquence prévue ;
    • que le mode Dual Channel est actif lorsque la configuration le permet ;
    • que les profils XMP/EXPO sont correctement activés dans le BIOS/UEFI si vous souhaitez utiliser la fréquence nominale de la mémoire ;
    • qu’aucune barrette défectueuse ou instable n’est présente.

    L’ajout de mémoire RAM peut améliorer le confort général si le PC en manque, mais il ne fait pas forcément fortement progresser le MemoryScore. Pour WinSAT, les performances dépendent davantage de la bande passante mémoire, de la fréquence, des timings et du mode simple ou double canal.

    Sur certaines configurations, passer de Single Channel à Dual Channel peut donc être plus bénéfique pour le score que simplement augmenter la quantité de RAM.

    Si la mémoire fonctionne déjà à sa fréquence prévue et dans une configuration optimale, les possibilités d’amélioration logicielle restent limitées. Un gain plus important nécessitera généralement une mémoire plus rapide ou une plateforme plus récente.

    Après les modifications, vous pouvez relancer uniquement le test mémoire avec :

    winsat mem

    ou effectuer une nouvelle évaluation complète avec :

    winsat formal

    Améliorer le score du disque (DiskScore)

    Le DiskScore mesure les performances du disque système utilisé par Windows. Un score faible peut indiquer un stockage lent, une configuration défavorable ou un problème qui limite les débits.

    Commencez par vérifier :

    • si Windows est installé sur un SSD ou encore sur un disque dur mécanique ;
    • l’espace libre disponible sur le disque système ;
    • l’état de santé SMART du SSD ou du disque dur ;
    • que les pilotes du contrôleur de stockage et du chipset sont à jour ;
    • que le SSD fonctionne bien sur l’interface prévue, par exemple SATA ou NVMe ;
    • qu’aucune activité disque importante ne perturbe le test.

    Le changement le plus efficace pour améliorer fortement le DiskScore reste généralement de remplacer un HDD par un SSD. Sur une machine déjà équipée d’un SSD SATA, passer à un SSD NVMe plus rapide peut également améliorer le score, même si le gain ressenti au quotidien n’est pas toujours proportionnel à la hausse du benchmark.

    Un disque presque plein, présentant des erreurs ou fortement sollicité en arrière-plan peut aussi obtenir un résultat inférieur à ses capacités normales. Avant de relancer le test, fermez les applications inutiles et laissez suffisamment d’espace libre.

    Après les modifications, vous pouvez tester uniquement le stockage avec :

    winsat disk

    ou relancer une évaluation complète avec :

    winsat formal

    Si le DiskScore reste nettement inférieur aux autres sous-scores, le stockage constitue probablement le principal facteur limitant de l’indice WEI.

    Améliorer les scores graphiques (GraphicsScore et D3DScore)

    Les scores GraphicsScore et D3DScore évaluent les performances graphiques mesurées par WinSAT. Le premier concerne davantage l’affichage et le bureau Windows, tandis que le second est lié aux performances graphiques 3D.

    Si ces scores sont faibles, commencez par vérifier :

    • que le pilote graphique est installé et à jour ;
    • que Windows utilise bien le GPU attendu sur un PC équipé de plusieurs cartes graphiques ;
    • que le mode d’alimentation ne limite pas les performances ;
    • que le PC portable est branché sur secteur ;
    • que le GPU ne réduit pas ses fréquences en raison d’une surchauffe ;
    • qu’aucune application lourde n’utilise la carte graphique pendant le test.

    Vous pouvez également alléger certains effets visuels de Windows. Désactiver les effets de transparence, les animations ou d’autres effets graphiques peut réduire légèrement la charge d’affichage, surtout sur une configuration ancienne ou équipée d’un GPU intégré peu performant.
    👉Le tutoriel :

    Cela ne transformera toutefois pas les capacités matérielles du GPU et l’effet sur le score WinSAT peut être limité.

    Pour améliorer sensiblement un GraphicsScore ou un D3DScore faible, les solutions les plus efficaces restent généralement l’installation d’un pilote adapté et, lorsque cela est possible, l’utilisation d’une carte graphique plus performante.

    Après les modifications, relancez une évaluation complète :

    winsat formal

    Vous pourrez ensuite comparer les nouveaux sous-scores avec les résultats précédents.

    Mettre à jour les pilotes avant de relancer WinSAT

    Des pilotes obsolètes ou mal installés peuvent limiter les performances mesurées par WinSAT, en particulier pour la carte graphique, le chipset et le contrôleur de stockage.

    Avant de relancer une évaluation, vérifiez donc que les principaux pilotes du PC sont à jour, notamment :

    • le pilote graphique NVIDIA, AMD ou Intel ;
    • les pilotes du chipset ;
    • les pilotes du contrôleur de stockage ;
    • les éventuels pilotes spécifiques fournis par le constructeur du PC.

    Privilégiez les pilotes proposés par Windows Update, le fabricant du PC ou le constructeur du composant.

    Après la mise à jour, redémarrez Windows afin que les nouveaux pilotes soient correctement chargés, puis relancez :

    winsat formal

    Si un sous-score augmente après la mise à jour, cela signifie que l’ancien pilote limitait probablement les performances du composant concerné.

    En revanche, une mise à jour de pilote ne permet pas toujours d’améliorer sensiblement le WEI : si le matériel fonctionne déjà correctement, le gain peut être faible ou nul.

    Vérifier le mode d’alimentation et les performances du PC

    Le mode d’alimentation peut influencer les résultats obtenus avec WinSAT, surtout sur un PC portable. Un profil orienté économie d’énergie peut limiter la fréquence du processeur, les performances graphiques ou la consommation globale du système.

    • Avant de relancer le test, vérifiez le réglage utilisé dans :
    • Paramètres > Système > Alimentation et batterie
    • Pour obtenir des mesures plus représentatives des performances maximales du PC, utilisez de préférence le mode Équilibré ou Meilleures performances.

    Sur un ordinateur portable, branchez également le PC sur secteur afin d’éviter les limitations appliquées sur batterie.

    Pensez aussi à fermer les applications lourdes et les tâches inutiles en arrière-plan avant de lancer WinSAT. Une charge importante du processeur, du disque ou du GPU peut fausser les résultats et faire baisser certains sous-scores.

    Enfin, certains constructeurs ajoutent leurs propres profils de performances dans leurs utilitaires. Vérifiez qu’un mode Silencieux, Économie ou similaire n’est pas actif au moment du test.

    👉Pour en savoir plus :

    Réduire la chauffe et éviter le throttling

    Une température trop élevée peut réduire les performances du processeur ou de la carte graphique pendant les tests WinSAT. Pour se protéger, le matériel peut diminuer automatiquement ses fréquences : c’est le throttling thermique.

    Si le PC chauffe trop, les scores CPUScore, GraphicsScore ou D3DScore peuvent donc être inférieurs aux performances réelles du matériel.

    Avant de relancer WinSAT, vérifiez notamment :

    • que les ventilateurs fonctionnent correctement ;
    • que les grilles d’aération ne sont pas obstruées ;
    • que le PC n’est pas posé sur une surface qui bloque la ventilation ;
    • que le système de refroidissement n’est pas encrassé par la poussière ;
    • que les températures restent raisonnables pendant une charge soutenue ;
    • que le mode silencieux ou un profil constructeur ne limite pas excessivement les performances.

    Sur un PC ancien, un nettoyage du système de refroidissement ou le remplacement de la pâte thermique peut parfois permettre au processeur de maintenir de meilleures fréquences.

    Sur un portable, utilisez de préférence le PC sur secteur et dans de bonnes conditions de ventilation avant de lancer le test.

    👉Le guide :

    Si les températures sont correctes mais que les fréquences chutent toujours fortement, il peut être utile de vérifier les limites de puissance imposées par le BIOS/UEFI ou par le logiciel du constructeur.

    Relancer WinSAT après les modifications

    Après avoir modifié un réglage, mis à jour un pilote ou changé un composant matériel, relancez WinSAT afin de vérifier si les sous-scores ont évolué.

    Pour refaire une évaluation complète, ouvrez Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes en administrateur, puis exécutez :

    winsat formal

    Laissez le test se terminer sans utiliser d’application lourde en parallèle. Sur un PC portable, branchez de préférence l’ordinateur sur secteur et conservez le même mode d’alimentation afin de pouvoir comparer les résultats dans des conditions similaires.

    Vous pouvez ensuite afficher les nouveaux scores WEI et les comparer avec les précédents.

    🔗 Comment mesurer et afficher l’indice de performances de Windows 11/10

    Si un sous-score n’évolue presque pas malgré les optimisations, il est possible que la limite soit simplement matérielle. À l’inverse, une hausse nette après une correction peut confirmer que le pilote, la chauffe, le mode d’alimentation ou un autre réglage bridait auparavant les performances.

    Peut-on obtenir un score WEI de 9,9 ?

    Oui, mais uniquement sur certains composants et avec du matériel très performant. Sur les versions modernes de Windows, l’indice WEI utilise une échelle pouvant aller jusqu’à 9,9.

    Atteindre cette valeur dépend fortement du composant testé :

    • un SSD NVMe haut de gamme peut obtenir un DiskScore très élevé ;
    • un processeur récent peut approcher la limite sur CPUScore ;
    • de la mémoire rapide et correctement configurée peut obtenir un excellent MemoryScore ;
    • une carte graphique puissante peut obtenir des scores élevés sur GraphicsScore et D3DScore.

    Il faut cependant garder à l’esprit que le score global WEI correspond au sous-score le plus faible. Il suffit donc qu’un seul composant reste à 8,4 pour que l’indice global ne puisse pas atteindre 9,9, même si tous les autres composants sont au maximum.

    Dans la pratique, obtenir 9,9 partout est surtout un objectif de benchmark. Cela n’apporte pas forcément un gain visible dans l’usage quotidien et peut nécessiter du matériel très haut de gamme.

    Le plus important est donc d’obtenir des scores équilibrés et adaptés à l’usage du PC, plutôt que de chercher absolument la note maximale.

    Faut-il chercher à maximiser le score WEI ?

    Pas forcément. Un score WEI élevé peut être intéressant pour comparer une configuration ou vérifier qu’un composant fonctionne correctement, mais il ne faut pas en faire un objectif en soi.

    Le score global dépend du sous-score le plus faible. Chercher à atteindre 9,9 partout peut donc pousser à remplacer un composant qui ne limite pourtant pas réellement votre usage.

    Par exemple, un GraphicsScore moyen n’est pas gênant sur un PC utilisé pour la bureautique, tandis qu’un DiskScore faible peut avoir beaucoup plus d’impact sur la réactivité générale.

    Il vaut mieux chercher à obtenir une configuration équilibrée et adaptée à vos besoins qu’un score maximal.

    Le WEI doit donc être utilisé comme un indicateur parmi d’autres. Pour améliorer concrètement les performances de Windows, il faut surtout agir sur les ralentissements réels du PC, la charge logicielle, le stockage, la mémoire, les températures et les éventuels problèmes matériels.

    Aller plus loin pour accélérer réellement Windows

    L’indice WEI permet de repérer un composant potentiellement limitant, mais il ne résume pas à lui seul la vitesse réelle de Windows.

    Pour améliorer concrètement les performances du PC, il faut aussi vérifier la charge du système, les programmes au démarrage, l’utilisation de la mémoire, l’activité du disque, les températures, les pilotes et l’état général du matériel.

    Un ordinateur peut donc obtenir de bons scores WinSAT tout en restant lent à cause d’un trop grand nombre de logiciels en arrière-plan, d’un stockage presque plein, d’une surchauffe ou d’un problème système.

    👉Pour aller plus loin :

    L’objectif reste donc d’améliorer les performances ressenties au quotidien, pas seulement d’augmenter le score WEI.

    📖 Ressources utiles et articles liés

    L’article Comment améliorer l’indice de performances Windows (WEI) sur Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 10 KB5122878 : la mise à jour ESU de septembre 2026 corrige des failles

    Par : malekalmorte
    9 septembre 2026 à 08:35

    Microsoft déploie la mise à jour KB5122878 pour Windows 10 dans le cadre du Patch Tuesday de septembre 2026.

    Cette mise à jour concerne principalement les PC encore couverts par le programme Extended Security Updates (ESU) ainsi que certaines éditions LTSC de Windows 10. Elle n’apporte pas de nouvelle fonctionnalité majeure, mais intègre les correctifs de sécurité du mois, dont ceux liés aux 966 vulnérabilités corrigées par Microsoft, ainsi que plusieurs améliorations concernant Secure Boot, BitLocker, le Bureau à distance et la gestion des appareils.

    Après installation, Windows 10 22H2 passe à la build 19045.7725, tandis que Windows 10 Enterprise LTSC 2021 passe à la build 19044.7725.

    KB5122878 est une mise à jour de sécurité pour Windows 10 ESU

    Le support standard de Windows 10 22H2 a pris fin le 14 octobre 2025.

    Les PC grand public ou professionnels encore sous cette version ne reçoivent donc plus normalement les mises à jour de sécurité gratuites.

    Pour continuer à recevoir les correctifs, il faut désormais :

    • être inscrit au programme Extended Security Updates (ESU) ;
    • utiliser une édition de Windows 10 encore supportée, comme certaines versions LTSC ;
    • ou utiliser une édition IoT disposant d’un cycle de support plus long.

    KB5122878 est précisément la mise à jour cumulative de septembre 2026 destinée à ces machines.

    • Sur Windows 10 22H2 avec ESU, elle porte le système à : 19045.7725
    • Sur Windows 10 Enterprise LTSC 2021 : 19044.7725

    966 vulnérabilités corrigées dans le Patch Tuesday de septembre

    KB5122878 intègre les correctifs de sécurité du Patch Tuesday de septembre 2026.

    Microsoft a corrigé ce mois-ci 966 vulnérabilités dans ses différents produits, un chiffre particulièrement élevé.

    Parmi elles figurent également deux zero-day déjà exploitées dans des attaques.

    Il s’agit notamment de vulnérabilités permettant une élévation de privilèges jusqu’au niveau SYSTEM.

    Pour les utilisateurs encore sous Windows 10 via ESU, l’installation de KB5122878 reste donc importante malgré l’absence de nouveautés visibles.

    Secure Boot : Microsoft poursuit le déploiement des nouveaux certificats

    KB5122878 améliore également le ciblage des machines éligibles au remplacement des anciens certificats Secure Boot 2011.

    Microsoft déploie progressivement depuis 2026 les nouveaux certificats Secure Boot 2023 afin d’anticiper l’expiration des anciennes autorités de certification.

    Avec cette mise à jour, Microsoft ajoute de nouvelles données permettant d’identifier plus précisément les PC compatibles avec le déploiement automatique des nouveaux certificats.

    Le changement reste progressif.

    Toutes les machines ne recevront donc pas immédiatement les nouveaux certificats après installation de KB5122878.

    Windows reconnaît une nouvelle autorité de certification Microsoft

    La mise à jour apporte également une modification au niveau des stratégies Windows Code Integrity.

    Windows reconnaît désormais Microsoft Windows Production PCA 2026 RSA2048-SHA256 comme équivalente à : Microsoft Windows Production PCA 2011

    Cette évolution fait partie de la transition vers les nouvelles chaînes de certificats utilisées par Microsoft.

    L’objectif est notamment d’éviter des problèmes de compatibilité avec les applications et composants signés lors de la rotation des autorités de certification.

    Un problème BitLocker est corrigé

    KB5122878 corrige aussi un problème lié à certaines stratégies de groupe BitLocker.

    Dans certaines configurations non recommandées, des PC pouvaient demander de manière inattendue la clé de récupération BitLocker après l’installation d’une mise à jour Windows.

    Microsoft avait identifié ce problème comme connu sur certaines versions précédentes.

    La mise à jour de septembre apporte désormais un correctif.

    Cela ne signifie pas que toute demande de clé BitLocker après une mise à jour provient de ce bug, mais les configurations concernées ne devraient plus provoquer cette demande de récupération de manière erronée.

    Correction d’un problème audio avec le Bureau à distance

    Microsoft corrige également un problème concernant la redirection audio du Bureau à distance.

    Dans certaines configurations, le son d’une session Remote Desktop pouvait ne pas être reproduit sur l’ordinateur local.

    Après installation de KB5122878, l’audio doit de nouveau être correctement redirigé dans les environnements concernés.

    Ce correctif peut notamment intéresser les entreprises utilisant encore Windows 10 sur des postes distants ou dans des environnements VDI.

    Amélioration des journaux OMA-DM

    La mise à jour améliore également les capacités de diagnostic du client OMA Device Management.

    Le composant concerné est :

    omadmclient.exe

    OMA-DM est notamment utilisé pour la gestion des appareils dans les environnements professionnels.

    KB5122878 ajoute davantage d’informations de débogage lors des connexions à un serveur de gestion.

    Cela devrait faciliter le diagnostic des problèmes de configuration ou d’enrôlement des postes Windows 10 administrés à distance.

    Changement du fuseau horaire du Maroc

    Microsoft met également à jour les informations de fuseau horaire de Windows 10.

    À partir du 20 septembre 2026, le Maroc passe de manière permanente à :

    UTC+00:00

    KB5122878 adapte donc Windows afin que l’heure locale soit correctement affichée après cette transition.

    Le changement est appliqué automatiquement par le système.

    La pile de maintenance est également mise à jour

    KB5122878 inclut également une nouvelle version de la Servicing Stack Update (SSU).

    La pile de maintenance est le composant de Windows responsable de l’installation des mises à jour.

    La version associée est :

    KB5122877 – version 19041.7714

    Microsoft combine désormais généralement la SSU et la mise à jour cumulative afin de simplifier le déploiement.

    Cette mise à jour de la pile améliore notamment la fiabilité du processus de mise à jour.

    Attention aux images Windows déployées hors ligne

    Microsoft signale également un point important pour les administrateurs qui maintiennent des images Windows hors ligne.

    Lors de l’intégration de certaines mises à jour dynamiques, le fichier :

    boot.stl

    doit être présent dans le média d’installation.

    Ce fichier est utilisé lors de la validation Secure Boot.

    S’il est absent ou ne correspond pas à la bonne version de Windows, le système peut rencontrer un problème de démarrage lors de l’utilisation du média mis à jour.

    Microsoft recommande donc d’utiliser son script de mise à jour WinPE ou de copier manuellement le fichier correspondant dans l’image.

    Pour un utilisateur classique mettant simplement Windows à jour via Windows Update, ce point ne nécessite aucune action.

    Aucun problème connu signalé pour le moment

    Microsoft indique actuellement ne connaître aucun problème spécifique à KB5122878.

    C’est plutôt une bonne nouvelle, surtout pour une mise à jour de sécurité cumulative.

    Cela n’exclut évidemment pas l’apparition ultérieure de bugs ou de retours utilisateurs.

    Microsoft peut mettre à jour sa page de support si de nouveaux problèmes sont identifiés.

    Pourquoi certains PC Windows 10 ne recevront pas KB5122878

    Si votre ordinateur est sous Windows 10 22H2 mais n’est pas inscrit au programme ESU, il est normal que KB5122878 ne soit pas proposée.

    Le support gratuit de Windows 10 22H2 est terminé depuis octobre 2025.

    Microsoft ne distribue donc plus les correctifs de sécurité classiques aux installations standard non couvertes.

    Cela ne signifie pas que Windows Update est en panne.

    Le système est simplement arrivé en fin de support.

    Pour continuer à recevoir les mises à jour, les principales possibilités sont désormais :

    • souscrire au programme ESU ;
    • migrer vers Windows 11 si le matériel est compatible ;
    • utiliser une édition Windows 10 disposant encore d’un support étendu.

    👉A consulter :

    Windows 10 Enterprise LTSC 2021 approche également de la fin du support

    Les utilisateurs de Windows 10 Enterprise LTSC 2021 doivent également garder à l’esprit que cette version arrive bientôt en fin de support.

    Microsoft prévoit la fin de son support le : 12 janvier 2027

    Après cette date, elle ne recevra plus de mises à jour de sécurité normales.

    Windows 10 IoT Enterprise LTSC 2021 bénéficie quant à lui d’un support beaucoup plus long, jusqu’en 2032.

    Conclusion

    KB5122878 est donc avant tout une mise à jour de sécurité et de maintenance pour Windows 10.

    Elle permet aux PC encore couverts par Extended Security Updates ou certaines éditions LTSC de recevoir les correctifs du Patch Tuesday de septembre 2026.

    La mise à jour apporte également plusieurs améliorations techniques autour de Secure Boot, BitLocker, l’intégrité du code, le Bureau à distance et la gestion OMA-DM.

    Pour les utilisateurs Windows 10 encore éligibles, son installation est recommandée.

    En revanche, si votre PC Windows 10 22H2 n’est pas inscrit au programme ESU, l’absence de KB5122878 dans Windows Update est normale : le support gratuit de Windows 10 est terminé depuis octobre 2025.

    L’article Windows 10 KB5122878 : la mise à jour ESU de septembre 2026 corrige des failles est apparu en premier sur malekal.com.

    KB5124008 Patch Tuesday de septembre 2026 : Microsoft corrige 966 failles et deux zero-day exploitées

    Par : malekalmorte
    9 septembre 2026 à 08:24

    Microsoft déploie le Patch Tuesday de septembre 2026 pour Windows 11 et Windows 10. Il s’agit d’un mois particulièrement chargé puisque l’éditeur corrige 966 vulnérabilités, dont 105 failles classées critiques et deux zero-day déjà exploitées dans des attaques.

    Windows 11 24H2 et 25H2 reçoivent la mise à jour cumulative KB5124008, qui apporte également plusieurs nouveautés importantes : barre des tâches déplaçable et réellement plus petite, menu Démarrer redimensionnable, possibilité de supprimer Bing de Windows Search, ainsi que plusieurs correctifs issus de la Preview d’août.
    Ce Patch Tuesday vient aussi avec un correctif de sécurité .NET Framework (KB5126052).

    KB5124008 Patch Tuesday Septembre 2026 et correctif de sécurité .NET Framework (KB5126052)

    Un Patch Tuesday record avec 966 vulnérabilités corrigées

    Microsoft corrige 966 vulnérabilités dans ses produits lors du Patch Tuesday du 8 septembre 2026.

    Selon le décompte de BleepingComputer, il s’agit du plus important Patch Tuesday jamais publié par Microsoft, devant les 570 vulnérabilités corrigées en juillet et les quelque 400 du mois d’août.

    Parmi les vulnérabilités corrigées ce mois-ci, Microsoft classe 105 failles comme critiques.

    La répartition communiquée comprend approximativement :

    • 438 vulnérabilités d’élévation de privilèges ;
    • 258 vulnérabilités permettant l’exécution de code à distance ;
    • 173 fuites d’informations ;
    • 56 dénis de service ;
    • 19 contournements de fonctions de sécurité ;
    • 16 vulnérabilités d’usurpation.

    Parmi les 105 vulnérabilités critiques, 81 concernent l’exécution de code à distance et 20 permettent une élévation de privilèges.

    Ce chiffre de 966 ne comprend pas 204 vulnérabilités déjà corrigées plus tôt dans le mois, notamment dans Azure, Copilot Studio, Microsoft Fabric, Entra ID, Edge et Power Automate.

    Deux zero-day sont déjà exploitées dans des attaques

    La priorité de ce Patch Tuesday concerne surtout deux vulnérabilités que Microsoft considère comme activement exploitées.

    CVE-2026-81963 : élévation de privilèges dans Windows Update

    La première vulnérabilité, CVE-2026-81963, concerne la pile de mise à jour de Windows (Windows Update Stack).

    Il s’agit d’une vulnérabilité d’élévation de privilèges permettant à un attaquant disposant déjà d’un accès local au système d’obtenir des privilèges SYSTEM, c’est-à-dire le niveau de privilèges le plus élevé de Windows.

    La vulnérabilité provient d’une mauvaise gestion des liens lors de l’accès à certains fichiers.

    Microsoft la décrit comme un problème de type link following, où Windows Update peut résoudre incorrectement un lien avant d’effectuer une opération sur un fichier.

    Un attaquant capable d’exploiter ce comportement peut détourner certaines opérations privilégiées de Windows Update.

    Microsoft indique que la faille a été découverte avec la participation de son équipe Microsoft Threat Intelligence Center (MSTIC) et du chercheur Romain Deperne.

    L’entreprise n’a pas fourni de détails sur les attaques dans lesquelles elle a été exploitée.

    CVE-2026-85880 : une faille ALPC permet également d’obtenir SYSTEM

    La seconde zero-day exploitée, CVE-2026-85880, concerne Windows Advanced Local Procedure Call (ALPC).

    ALPC est un mécanisme utilisé par Windows pour permettre à des processus de communiquer rapidement entre eux.

    La vulnérabilité est provoquée par un dépassement de tampon dans le tas (heap-based buffer overflow).

    Un attaquant déjà présent localement sur le système peut exploiter cette erreur afin d’élever ses privilèges et atteindre, là encore, le niveau SYSTEM.

    La vulnérabilité a notamment été signalée par des chercheurs de Volexity et Proofpoint.

    Microsoft n’a pas communiqué davantage d’informations sur les campagnes ayant exploité cette faille.

    Windows 11 reçoit la mise à jour KB5124008

    Sur Windows 11 24H2 et 25H2, les correctifs du Patch Tuesday sont distribués avec KB5124008.

    Après installation :

    • Windows 11 25H2 passe à la build 26200.9445 ;
    • Windows 11 24H2 passe à la build 26100.9445.

    Contrairement à la mise à jour Preview KB5120998 publiée fin août, KB5124008 est une mise à jour de sécurité obligatoire.

    Elle est donc téléchargée et installée automatiquement par Windows Update, sauf si les mises à jour ont été temporairement suspendues ou gérées par une stratégie d’entreprise.

    La barre des tâches peut enfin être déplacée

    C’est probablement la nouveauté la plus visible.

    Windows 11 permet désormais de placer officiellement la barre des tâches sur un autre bord de l’écran, une possibilité qui existait auparavant dans Windows 10 mais qui avait disparu lors de l’arrivée de Windows 11.

    Le choix s’effectue depuis : Paramètres > Personnalisation > Barre des tâches

    La barre des tâches peut être placée :

    • en bas ;
    • en haut ;
    • à gauche ;
    • à droite.

    Le menu Démarrer et la zone de recherche s’adaptent automatiquement à sa nouvelle position.

    Les paramètres de personnalisation de la barre des tâches pour déplacer la barre des tâches en haut, à gauche ou à droite

    Il n’est cependant toujours pas possible de déverrouiller puis de déplacer librement la barre des tâches à la souris comme sous Windows 10.

    Cette fonctionnalité est distribuée progressivement avec le Controlled Feature Rollout (CFR). Elle peut donc ne pas apparaître immédiatement sur tous les PC après l’installation de KB5124008.

    Déplacer la barre des tâches de Windows 11 à droite

    Une véritable barre des tâches compacte

    Microsoft améliore également l’option permettant de réduire la taille de la barre des tâches.

    Jusqu’à présent, Windows 11 pouvait réduire les boutons sans réellement diminuer la hauteur occupée par la barre.

    Avec la mise à jour de septembre, la barre des tâches elle-même devient plus petite lorsque l’option correspondante est utilisée.

    Le résultat se rapproche donc davantage du comportement de Windows 10.

    Cette évolution est particulièrement intéressante sur les petits écrans et les ordinateurs portables.

    Le menu Démarrer devient redimensionnable

    Microsoft poursuit également la modernisation du menu Démarrer.

    Il est désormais possible de choisir entre plusieurs tailles : Petite, Automatique ou Grande.

    L’utilisateur n’a donc plus à modifier la mise à l’échelle générale de Windows uniquement pour réduire la place occupée par le menu Démarrer.

    De nouveaux interrupteurs permettent également de mieux contrôler l’affichage des sections :

    • Épinglé(s) ;
    • Récent(s) ;
    • Tout.

    Microsoft redonne ainsi progressivement à Windows 11 une partie des possibilités de personnalisation perdues lors de son lancement en 2021.

    Taille petite du menu démarrer de Windows 11
    Taille grande du menu démarrer de Windows 11

    Bing peut être supprimé de Windows Search

    Autre évolution particulièrement notable : Microsoft permet désormais de désactiver les résultats Bing dans Windows Search.

    Le réglage apparaît dans : Paramètres > Confidentialité et sécurité > Recherche

    Il devient possible de désactiver séparément :

    • les recherches Web ;
    • les résultats provenant du Microsoft Store.

    Une fois ces options désactivées, la recherche Windows se concentre sur les fichiers, applications et paramètres présents localement sur le PC.

    La recherche peut également devenir sensiblement plus rapide puisqu’elle n’attend plus les réponses des services en ligne.

    Le changement est assez remarquable compte tenu de la stratégie historique de Microsoft visant à intégrer profondément Bing à Windows.

    Et il est d’autant plus paradoxal que Microsoft vient parallèlement de lancer Paramètres de recherche recommandés Microsoft, un utilitaire destiné à proposer Bing comme moteur de recherche dans Chrome, Firefox et Brave.

    Protection administrateur : les privilèges élevés deviennent plus temporaires

    Microsoft commence également à déployer Protection administrateur (Administrator protection).

    Cette fonctionnalité vise à réduire le temps pendant lequel un utilisateur ou un processus dispose de privilèges administrateur permanents.

    Le principe se rapproche d’un modèle Just-In-Time : les privilèges élevés sont accordés uniquement lorsque cela est réellement nécessaire, puis retirés.

    Microsoft cherche ainsi à limiter l’impact d’un malware qui réussirait à s’exécuter dans la session d’un utilisateur administrateur.

    Cette évolution s’inscrit dans une stratégie plus générale visant à réduire l’utilisation permanente des privilèges administrateur sous Windows.

    Les explications de la protection administrateur : les privilèges élevés deviennent plus temporaires

    Process Isolation arrive pour Microsoft Execution Containers

    KB5124008 introduit également Process Isolation pour les Microsoft Execution Containers.

    Ces environnements isolés sont notamment destinés à l’exécution de tâches automatisées, de code ou de scénarios reposant sur des agents.

    L’objectif est d’empêcher un processus exécuté dans cet environnement d’accéder directement au reste du système.

    Cette technologie devrait prendre une importance croissante avec le développement des fonctionnalités agentiques et des outils d’intelligence artificielle exécutant automatiquement des actions sur Windows.

    WMIC disparaît définitivement de Windows 11

    La mise à jour de septembre confirme également la disparition de WMIC, l’ancien utilitaire en ligne de commande de Windows Management Instrumentation.

    wmic.exe est désormais retiré de Windows 11 24H2 et 25H2.

    Contrairement aux étapes précédentes de sa dépréciation, il n’est plus disponible en tant que fonctionnalité à la demande (Feature on Demand).

    Il n’est donc plus possible de simplement le réinstaller depuis les fonctionnalités facultatives de Windows.

    Attention : WMI n’est pas supprimé.

    Seule l’ancienne interface en ligne de commande WMIC disparaît. Pour les scripts modernes, Microsoft recommande notamment PowerShell et :

    Get-CimInstance

    Microsoft corrige les bugs provoqués par la Preview d’août

    KB5124008 reprend les changements de KB5120998, la mise à jour Preview publiée le 27 août.

    Cette Preview avait cependant introduit plusieurs problèmes.

    Microsoft corrige notamment le bug qui empêchait certains utilisateurs de conserver la personnalisation de leur curseur de souris.

    Le style et la couleur sélectionnés dans Windows doivent désormais être correctement appliqués.

    Microsoft corrige également le problème qui pouvait provoquer la disparition du fond d’écran, remplacé par un arrière-plan noir.

    Ces deux bugs faisaient partie des principales raisons pour lesquelles il était préférable d’éviter la Preview KB5120998 sur une machine de production.

    Correctif pour Teams et Outlook sur les PC ARM64

    Microsoft corrige également un problème touchant certaines machines ARM64.

    Microsoft Teams et Microsoft Outlook pouvaient se fermer brutalement sur les appareils concernés.

    KB5124008 apporte un correctif destiné à améliorer leur stabilité.

    Correction de l’audio avec le Bureau à distance

    La mise à jour corrige également un problème de redirection audio du Bureau à distance.

    Dans certaines configurations, le son provenant d’une session Remote Desktop pouvait ne pas être reproduit sur l’ordinateur local.

    Ce problème doit désormais être résolu.

    Mise à jour du fuseau horaire du Maroc

    Microsoft adapte également Windows au changement de fuseau horaire décidé par le Maroc.

    À partir du 20 septembre 2026, Windows utilisera le nouveau réglage correspondant au passage permanent vers UTC+00:00.

    Cette modification est également intégrée aux mises à jour de Windows 10.

    Le renouvellement des certificats Secure Boot continue

    Le Patch Tuesday poursuit également le remplacement progressif des anciens certificats Secure Boot 2011.

    Microsoft ajoute de nouvelles données de ciblage permettant d’identifier davantage de machines pouvant recevoir automatiquement les certificats Secure Boot 2023.

    Le déploiement reste progressif.

    Un PC qui n’a pas encore reçu les nouveaux certificats ne cessera pas brutalement de démarrer et continuera à recevoir les mises à jour Windows normales.

    Microsoft poursuivra le remplacement au cours des prochains mois.

    Windows 11 24H2 Home et Pro arrivent bientôt en fin de support

    Ce Patch Tuesday est également l’un des derniers pour les éditions Home et Pro de Windows 11 24H2.

    Leur support prend fin le 13 octobre 2026.

    Après cette date, ces éditions ne recevront plus :

    • les correctifs de sécurité ;
    • les mises à jour de qualité ;
    • les corrections de bugs ;
    • les nouvelles mises à jour Preview.

    Les éditions Enterprise et Education de Windows 11 24H2 restent en revanche supportées jusqu’au 12 octobre 2027.

    Les utilisateurs Home et Pro encore sous 24H2 devraient donc commencer à passer vers Windows 11 25H2 ou une version ultérieure.

    Windows 11 23H2 reçoit KB5122880

    Windows 11 23H2 reçoit de son côté la mise à jour cumulative KB5122880.

    Pour les éditions encore supportées, elle porte Windows 11 23H2 à la build 22631.7582.

    Elle apporte principalement :

    • les correctifs de sécurité du mois ;
    • le déploiement progressif des nouveaux certificats Secure Boot ;
    • le changement de fuseau horaire du Maroc ;
    • une amélioration de la journalisation OMA-DM ;
    • un correctif pour la redirection audio du Bureau à distance ;
    • des mises à jour de profils cellulaires.

    Windows 11 23H2 Enterprise et Education atteindront leur fin de support le 10 novembre 2026.

    Un Patch Tuesday particulièrement important à installer rapidement

    Le Patch Tuesday de septembre mérite une attention particulière.

    Ce n’est pas seulement le nombre inhabituellement élevé de vulnérabilités corrigées qui est important.

    Les deux zero-day CVE-2026-81963 et CVE-2026-85880 sont déjà exploitées dans des attaques et permettent toutes deux d’atteindre potentiellement les privilèges SYSTEM depuis un accès local.

    Il est donc préférable de ne pas repousser inutilement l’installation des mises à jour de sécurité de septembre.

    Pour Windows 11 24H2 et 25H2, KB5124008 a en plus l’avantage de corriger les régressions introduites fin août par KB5120998.

    Conclusion

    Le Patch Tuesday de septembre 2026 est l’un des plus importants publiés par Microsoft.

    Avec 966 vulnérabilités corrigées, dont 105 critiques et deux zero-day déjà exploitées, la partie sécurité justifie à elle seule une installation rapide.

    Sur Windows 11, KB5124008 est également une mise à jour fonctionnelle particulièrement riche.

    Microsoft réintroduit enfin la barre des tâches déplaçable, permet de réellement réduire sa taille, rend le menu Démarrer plus personnalisable et, surtout, autorise désormais la suppression des résultats Bing dans Windows Search.

    La mise à jour corrige en parallèle les problèmes de curseur et de fond d’écran noir introduits par la Preview d’août.

    Pour une fois, il y a donc peu de raisons de différer longtemps cette mise à jour : les correctifs de sécurité sont urgents et la mise à jour stable corrige en même temps plusieurs bugs de la Preview précédente.

    🔗 Sources :

    L’article KB5124008 Patch Tuesday de septembre 2026 : Microsoft corrige 966 failles et deux zero-day exploitées est apparu en premier sur malekal.com.

    Vérifier la signature GPG d’un fichier sous Linux : gpg, clés publiques et empreintes

    Par : malekalmorte
    6 septembre 2026 à 12:22

    Télécharger un fichier depuis Internet ne garantit pas à lui seul qu’il provient bien de la source attendue ni qu’il n’a pas été modifié. Sous Linux, deux mécanismes complémentaires permettent d’effectuer ces vérifications : les sommes de contrôle pour l’intégrité et les signatures GPG pour l’authenticité.

    GPG (GNU Privacy Guard) utilise la cryptographie asymétrique avec une clé privée et une clé publique. Une distribution Linux, un développeur ou un projet peut ainsi signer un fichier, une archive ou un fichier de sommes de contrôle comme SHA256SUMS. L’utilisateur peut ensuite vérifier cette signature avec la clé publique correspondante.

    Dans ce guide, vous allez voir comment installer GnuPG sous Linux, importer et vérifier une clé publique, contrôler la signature d’un fichier avec gpg, vérifier une signature .sig ou .asc, valider une image ISO avec SHA256SUMS et comprendre les messages comme “Good signature”.

    Nous verrons également comment distinguer intégrité et authenticité, et pourquoi il est important de vérifier l’empreinte de la clé publique avant de lui faire confiance.

    Qu’est-ce qu’une signature GPG ?

    Une signature GPG permet de vérifier qu’un fichier ou un message provient bien de la personne ou de l’organisation qui affirme l’avoir publié, et qu’il n’a pas été modifié depuis sa signature.

    GPG (GNU Privacy Guard, ou GnuPG) repose sur la cryptographie asymétrique, avec une paire de clés :

    • une clé privée, conservée secrètement par son propriétaire et utilisée pour créer la signature ;
    • une clé publique, distribuée aux utilisateurs afin qu’ils puissent vérifier cette signature.

    Lorsqu’un développeur ou une distribution Linux signe un fichier, GPG calcule une empreinte du contenu puis crée une signature à l’aide de la clé privée.

    L’utilisateur peut ensuite vérifier cette signature avec la clé publique correspondante.

    Par exemple :

    gpg --verify fichier.iso.sig fichier.iso

    Si la vérification réussit, GPG indique que la signature est valide et précise quelle clé a été utilisée.

    Une signature GPG apporte donc deux informations importantes :

    • l’intégrité : le contenu signé n’a pas été modifié depuis la création de la signature ;
    • l’authenticité : la signature a été créée avec la clé privée correspondant à la clé publique utilisée pour la vérification.

    Cela va plus loin qu’une simple somme de contrôle SHA256. Un hash permet de vérifier qu’un fichier correspond à une empreinte donnée, mais si un attaquant parvient à remplacer à la fois le fichier et le hash publié, cette comparaison ne suffit plus.

    Avec une signature GPG, l’attaquant devrait également disposer de la clé privée du signataire pour produire une nouvelle signature valide.

    Il reste toutefois une étape essentielle : s’assurer que la clé publique utilisée pour la vérification appartient réellement à l’éditeur. Pour cela, il faut notamment vérifier son empreinte (fingerprint) à partir d’une source officielle.

    Les signatures GPG sont ainsi couramment utilisées pour vérifier des images ISO Linux, des archives, des paquets logiciels ou des fichiers de sommes de contrôle comme SHA256SUMS.

    Installer GnuPG sous Linux

    GnuPG est disponible dans les dépôts de la plupart des distributions Linux. Le paquet s’appelle généralement gnupg ou gnupg2.

    Sous Debian, Ubuntu et leurs dérivées :

    sudo apt update
    sudo apt install gnupg

    Sous Fedora :

    sudo dnf install gnupg2

    Sous Arch Linux et dérivées :

    sudo pacman -S gnupg

    Une fois l’installation terminée, vérifiez que GPG fonctionne avec :

    gpg --version

    La commande affiche la version installée ainsi que les principaux algorithmes pris en charge.

    Vous pouvez ensuite afficher le contenu du trousseau de clés avec :

    gpg --list-keys

    Si aucune clé n’a encore été importée, la liste peut être vide.

    Pour la vérification de signatures, il n’est pas nécessaire de créer votre propre paire de clés. Il suffit généralement d’importer la clé publique de l’éditeur ou de la distribution dont vous souhaitez vérifier les fichiers.

    La prochaine étape consiste donc à récupérer puis importer cette clé publique dans GnuPG.

    Importer une clé publique GPG

    Pour vérifier une signature GPG, vous devez disposer de la clé publique du signataire. Cette clé permet à GnuPG de vérifier qu’une signature a bien été créée avec la clé privée correspondante.

    Il existe principalement trois façons de récupérer cette clé publique.

    Télécharger directement le fichier de clé publique

    De nombreux projets publient leur clé sous la forme d’un fichier .asc, .gpg ou similaire.

    Par exemple :

    gpg --import cle-publique.asc

    C’est souvent la méthode la plus simple lorsque le site officiel fournit directement la clé.

    Après l’import, vérifiez sa présence avec :

    gpg --list-keys

    Récupérer la clé depuis un serveur de clés

    Voici les étapes pour récupérer la clé publique avec cette méthode :

    Comment récupérer une clé publique GPG manquantes : l'infographique

    Si vous connaissez l’identifiant de la clé, vous pouvez la télécharger depuis un serveur de clés :

    gpg --keyserver hkp://keyserver.ubuntu.com --recv-keys ID_DE_LA_CLE

    Le serveur de clés à utiliser dépend du projet. Il vaut mieux utiliser celui indiqué par la documentation officielle plutôt qu’un serveur choisi au hasard.

    Dans le cas d’Ubuntu, par exemple, le serveur keyserver.ubuntu.com peut être utilisé.

    Si vous ne connaissez pas encore l’identifiant de la clé, tentez d’abord de vérifier la signature :

    gpg --keyid-format long --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    GPG peut alors afficher :

    gpg: Signature faite le jeu. 27 août 2026 22:43:09 UTC
    gpg:  avec la clef RSA 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    gpg: Impossible de vérifier la signature : Pas de clef publique
    gpg: Impossible de vérifier la signature : Pas de clef publique

    La ligne using RSA key indique l’identifiant de la clé manquante. Vous pouvez ensuite la récupérer :

    gpg --keyserver hkp://keyserver.ubuntu.com \
        --recv-keys 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    Importer une clé publique GPG

    Une fois la clé importée, vérifiez son empreinte :

    gpg --fingerprint 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    Vérifier la clé publique importée avec GPG

    Suivre la méthode indiquée par le projet

    Certains projets ne passent pas par un serveur de clés et fournissent leurs propres instructions : téléchargement direct d’une clé, paquet contenant le trousseau de clés, dépôt officiel, ou autre mécanisme.

    Dans ce cas, suivez de préférence la méthode publiée par l’éditeur ou la distribution. C’est la meilleure façon d’éviter d’importer une clé non officielle ou périmée.

    Quelle que soit la méthode utilisée, ne faites pas confiance à la clé uniquement parce qu’elle a été importée avec succès. Vérifiez ensuite son empreinte numérique avec :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    Puis comparez-la avec celle publiée sur une source officielle.

    Vérifier l’empreinte d’une clé publique

    Avant d’utiliser une clé publique GPG pour vérifier une signature, il est important de contrôler son empreinte numérique, appelée fingerprint.

    Cette empreinte est un identifiant unique associé à la clé. Elle permet de vérifier que la clé importée est bien celle publiée par l’éditeur, la distribution Linux ou le développeur concerné.

    Pour afficher l’empreinte d’une clé :

    gpg --fingerprint <ID_DE_LA_CLE>

    Vous pouvez aussi afficher les empreintes de toutes les clés présentes dans votre trousseau :

    gpg --fingerprint

    GPG affiche alors une longue suite de caractères hexadécimaux, par exemple :

    0123 4567 89AB CDEF 0123  4567 89AB CDEF 0123 4567

    Comparez cette valeur avec l’empreinte publiée sur une source officielle : site du projet, documentation de la distribution, page de téléchargement ou autre canal de confiance.

    Les deux empreintes doivent correspondre exactement.

    Cette vérification est importante, car télécharger une clé depuis un serveur de clés ne suffit pas à prouver qu’elle appartient réellement à la personne ou au projet attendu. Un serveur de clés permet surtout de distribuer les clés, pas d’en garantir l’identité.

    Une fois l’empreinte vérifiée, vous pouvez utiliser cette clé publique pour contrôler les signatures GPG des fichiers téléchargés.

    Par exemple, pour afficher également l’identifiant court et l’empreinte dans un format plus lisible pour les scripts :

    gpg --with-colons --fingerprint <ID_DE_LA_CLE>

    Si l’empreinte ne correspond pas à celle publiée officiellement, n’utilisez pas la clé et récupérez-la à nouveau depuis une source fiable.

    Vérifier la signature GPG d’un fichier

    Une fois la clé publique du signataire importée et son empreinte vérifiée, vous pouvez utiliser GnuPG pour contrôler la signature d’un fichier.

    Le cas le plus courant est celui d’une signature détachée, fournie dans un fichier séparé comme .sig, .asc ou .gpg.

    Par exemple, si vous disposez de :

    fichier.iso
    fichier.iso.sig

    utilisez :

    gpg --verify fichier.iso.sig fichier.iso

    GPG vérifie alors que la signature correspond bien au contenu du fichier et qu’elle a été créée avec la clé privée associée à la clé publique présente dans votre trousseau.

    Si la vérification réussit, vous obtenez un message du type :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Cela signifie que le fichier n’a pas été modifié depuis sa signature.

    Attention toutefois : un message Good signature confirme que la signature est techniquement valide, mais il faut encore s’assurer que la clé utilisée appartient bien à la personne ou au projet attendu. C’est pourquoi la vérification préalable de l’empreinte de la clé publique reste indispensable.

    Si le fichier a été modifié ou si la signature ne correspond pas, GPG affiche au contraire un message comme :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    Dans ce cas, n’utilisez pas le fichier avant d’avoir vérifié son origine ou effectué un nouveau téléchargement.

    Vérifier une signature détachée .sig ou .asc

    Lorsque la signature est intégrée directement dans un fichier signé, GPG peut parfois déterminer automatiquement le contenu à vérifier, mais pour les téléchargements logiciels et images ISO, la signature détachée reste le cas le plus fréquent.

    Une signature détachée est stockée dans un fichier séparé du fichier d’origine. Elle porte souvent l’extension .sig, .asc ou parfois .gpg.

    Par exemple :

    logiciel.tar.xz
    logiciel.tar.xz.asc

    ou :

    image.iso
    image.iso.sig

    Pour vérifier une signature détachée, utilisez :

    gpg --verify fichier.sig fichier

    Par exemple :

    gpg --verify logiciel.tar.xz.asc logiciel.tar.xz

    ou :

    gpg --verify image.iso.sig image.iso

    GPG contrôle alors deux éléments :

    • que la signature correspond bien au fichier ;
    • que cette signature a été créée avec une clé privée correspondant à une clé publique présente dans votre trousseau.

    Si la signature est valide, GPG affiche un message comme :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Si le fichier a été modifié ou si la signature ne correspond pas :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    L’extension .asc indique généralement une signature encodée en ASCII, tandis qu’un fichier .sig peut contenir une signature binaire. Dans les deux cas, la commande gpg --verify fonctionne de la même manière.

    Il est également fréquent que la signature porte simplement le même nom que le fichier d’origine avec une extension supplémentaire. Cela facilite l’identification du fichier à vérifier.

    Enfin, même avec une Good signature, vérifiez toujours que l’empreinte de la clé publique correspond bien à celle publiée par l’éditeur. Une signature valide n’est utile que si vous faites confiance à la bonne clé.

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Certaines distributions Linux publient plusieurs fichiers permettant de vérifier leurs images ISO :

    • l’image ISO elle-même ;
    • un fichier de sommes de contrôle, par exemple SHA256SUMS ;
    • une signature GPG de ce fichier, par exemple SHA256SUMS.gpg ou SHA256SUMS.sign.

    La vérification se fait alors en deux étapes.

    Commencez par vérifier la signature du fichier SHA256SUMS :

    gpg --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    Si la signature est valide, GPG indique qu’elle a été créée avec une clé connue de votre trousseau.

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Vous pouvez ensuite vérifier l’image ISO avec :

    sha256sum -c SHA256SUMS

    Si l’empreinte correspond :

    ubuntu.iso: OK

    Cette procédure apporte deux niveaux de vérification :

    • GPG permet de vérifier que le fichier SHA256SUMS a bien été signé avec la clé privée correspondant à la clé publique importée ;
    • SHA256 permet de vérifier que l’image ISO correspond exactement à l’empreinte contenue dans SHA256SUMS.

    Il faut toutefois avoir vérifié au préalable que l’empreinte de la clé publique GPG correspond bien à celle publiée par la distribution Linux.

    Le flux complet est donc :

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Cette méthode est plus robuste qu’une simple comparaison du hash affiché sur une page web, car elle ajoute une vérification cryptographique de l’origine du fichier contenant les sommes de contrôle.

    La procédure exacte peut varier selon la distribution. Certaines utilisent SHA256SUMS.gpg, d’autres .sig, .sign ou .asc, mais le principe reste le même.

    Vérifier manuellement la signature d’un dépôt APT avec GPG

    APT vérifie normalement automatiquement les dépôts configurés avec apt update, en contrôlant la signature du fichier Release ou InRelease. Il est néanmoins possible de reproduire cette vérification manuellement avec GPG, ce qui peut être utile pour comprendre la chaîne de confiance d’un dépôt.

    Commencez par récupérer les métadonnées du dépôt, par exemple :

    wget https://exemple.org/dists/stable/Release
    wget https://exemple.org/dists/stable/Release.gpg

    Vous devez ensuite disposer de la clé publique utilisée pour signer le dépôt. Importez-la dans votre trousseau GPG, par exemple :

    gpg --import depot-public-key.asc

    Vérifiez ensuite son empreinte :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    Comparez cette empreinte avec celle publiée sur le site officiel du dépôt.

    Une fois la clé validée, vérifiez la signature du fichier Release :

    gpg --verify Release.gpg Release

    Si tout est correct, GPG affiche notamment :

    gpg: Good signature from "Nom du dépôt"

    Certains dépôts utilisent plutôt un fichier InRelease, qui contient directement les métadonnées et leur signature OpenPGP. Dans ce cas :

    gpg --verify InRelease

    APT effectue normalement cette vérification automatiquement. Pour les dépôts tiers modernes, il est recommandé d’associer explicitement leur clé avec Signed-By et de placer les clés gérées localement dans /etc/apt/keyrings/, plutôt que d’utiliser apt-key, désormais déprécié.

    Par exemple :

    deb [signed-by=/etc/apt/keyrings/exemple.gpg] https://exemple.org/debian stable main

    Ainsi, APT n’accepte ce dépôt que si ses métadonnées sont signées avec une clé présente dans le trousseau indiqué.

    Que signifient « Good signature » et les avertissements GPG ?

    Lors d’une vérification avec gpg --verify, GnuPG affiche plusieurs messages qui permettent de savoir si la signature est valide et si la clé utilisée est considérée comme fiable.

    Le message le plus important est :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Cela signifie que la signature correspond bien au fichier vérifié et qu’elle a été créée avec la clé privée associée à la clé publique présente dans votre trousseau.

    En revanche, cela ne signifie pas automatiquement que vous pouvez faire confiance à cette clé.

    GPG peut par exemple afficher :

    gpg: WARNING: This key is not certified with a trusted signature!
    gpg:          There is no indication that the signature belongs to the owner.

    Ce message signifie que la signature est techniquement correcte, mais que GPG ne peut pas garantir que la clé publique appartient réellement à la personne ou au projet indiqué.

    C’est pourquoi il faut vérifier l’empreinte de la clé publique auprès d’une source officielle.

    À l’inverse, si GPG affiche :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    la signature ne correspond pas au fichier. Celui-ci a pu être modifié, corrompu ou ne pas correspondre à la signature téléchargée.

    Vous pouvez aussi rencontrer un message du type :

    gpg: Can't check signature: No public key

    Dans ce cas, la signature est présente, mais la clé publique nécessaire à sa vérification n’a pas encore été importée.

    Enfin, GPG affiche généralement l’identifiant ou l’empreinte de la clé utilisée. Vérifiez cette valeur avec :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    En résumé :

    Message GPGSignification
    Good signatureLa signature correspond au fichier
    BAD signatureLe fichier ou la signature ne correspond pas
    No public keyLa clé publique nécessaire manque
    avertissement sur la confianceSignature valide, mais identité de la clé non vérifiée

    Une Good signature est donc nécessaire, mais elle doit être associée à une clé publique dont l’empreinte a été vérifiée auprès d’une source de confiance.

    Supprimer ou gérer les clés du trousseau GPG

    Au fil du temps, votre trousseau GPG peut contenir plusieurs clés publiques importées pour vérifier des signatures. Vous pouvez les afficher, exporter ou supprimer selon vos besoins.

    Pour lister les clés publiques présentes dans le trousseau :

    gpg --list-keys

    Pour afficher également leur empreinte :

    gpg --fingerprint

    Si vous souhaitez obtenir plus de détails sur une clé précise :

    gpg --list-keys ID_DE_LA_CLE

    Pour supprimer une clé publique devenue inutile :

    gpg --delete-key ID_DE_LA_CLE

    GPG vous demande une confirmation avant de retirer la clé du trousseau.

    Supprimer ou gérer les clés du trousseau GPG

    Si vous gérez aussi vos propres clés privées, leur suppression doit être effectuée séparément :

    gpg --delete-secret-key ID_DE_LA_CLE

    Attention : supprimer une clé privée peut vous empêcher de déchiffrer d’anciens fichiers ou de créer de nouvelles signatures avec cette identité. Sauvegardez-la avant toute suppression si elle vous appartient encore.

    Vous pouvez également exporter une clé publique afin de la sauvegarder ou de la transférer vers une autre machine :

    gpg --export --armor ID_DE_LA_CLE > cle-publique.asc

    Pour une clé privée :

    gpg --export-secret-keys --armor ID_DE_LA_CLE > cle-privee.asc

    Conservez évidemment les exports de clés privées dans un emplacement sécurisé.

    Enfin, si vous avez importé plusieurs clés portant des noms similaires, utilisez toujours leur empreinte complète pour les identifier sans ambiguïté avant de les supprimer ou de les exporter.

    Intégrité et authenticité : quelle différence ?

    Lorsqu’on vérifie un fichier téléchargé, il faut distinguer deux notions : l’intégrité et l’authenticité.

    L’intégrité consiste à vérifier que le fichier n’a pas été modifié ou corrompu. Pour cela, on utilise généralement une somme de contrôle comme SHA256.

    Par exemple :

    sha256sum -c SHA256SUMS

    Si le résultat affiche :

    ubuntu.iso: OK

    cela signifie que le fichier correspond bien à l’empreinte enregistrée dans SHA256SUMS.

    Mais cette vérification ne prouve pas que le fichier SHA256SUMS lui-même provient bien de l’éditeur officiel.

    C’est là qu’intervient l’authenticité.

    Une signature GPG permet de vérifier que le fichier de sommes de contrôle, ou le fichier lui-même, a été signé avec la clé privée correspondant à une clé publique connue.

    Par exemple :

    gpg --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    Si la signature est valide et que vous avez vérifié l’empreinte de la clé publique auprès d’une source officielle, vous pouvez alors avoir davantage confiance dans l’origine du fichier.

    On peut résumer ainsi :

    VérificationOutilCe qu’elle confirme
    IntégritéSHA256, SHA512, etc.Le fichier n’a pas changé par rapport à l’empreinte de référence
    AuthenticitéSignature GPGLa signature a été créée avec la clé privée correspondant à la clé publique utilisée
    Identité du signataireEmpreinte de la clé GPGLa clé publique utilisée est bien celle de l’éditeur attendu

    Pour une image ISO Linux, la méthode la plus complète consiste donc à :

    • vérifier l’empreinte de la clé publique GPG ;
    • vérifier la signature GPG du fichier SHA256SUMS ;
    • vérifier ensuite l’image ISO avec sha256sum -c.

    Ainsi, SHA256 vérifie le contenu, tandis que GPG permet de vérifier l’origine de la référence utilisée pour ce contrôle.

    L’article Vérifier la signature GPG d’un fichier sous Linux : gpg, clés publiques et empreintes est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 11 va activer automatiquement l’intégrité de la mémoire à partir d’octobre 2026

    Par : malekalmorte
    2 septembre 2026 à 14:12

    Microsoft prépare un changement important pour la sécurité de Windows 11. À partir du Patch Tuesday d’octobre 2026, l’entreprise commencera à activer automatiquement l’intégrité de la mémoire sur les PC compatibles où cette protection est encore désactivée.

    Cette fonction, aussi appelée HVCI (Hypervisor-Protected Code Integrity), existe depuis plusieurs années. Elle utilise la sécurité basée sur la virtualisation (VBS) pour mieux protéger le noyau de Windows contre les pilotes malveillants ou vulnérables.

    Jusqu’ici, l’intégrité de la mémoire était surtout activée par défaut sur les installations propres de Windows 11 et certains PC compatibles. Microsoft veut désormais combler l’écart avec les machines mises à niveau au fil des années, où la protection peut être restée désactivée.

    Qu’est-ce que l’intégrité de la mémoire ?

    L’intégrité de la mémoire est une fonction de sécurité de Windows basée sur la virtualisation.

    Elle utilise l’hyperviseur de Windows pour créer un environnement isolé du reste du système. Cet environnement sert notamment à vérifier le code exécuté en mode noyau avant que Windows ne l’autorise à fonctionner.

    Le principe est particulièrement important pour les pilotes, car ceux-ci disposent de privilèges très élevés.

    Un pilote malveillant ou compromis peut potentiellement :

    • modifier le noyau Windows ;
    • contourner certaines protections de sécurité ;
    • lire ou écrire dans des zones sensibles de la mémoire ;
    • faciliter l’installation d’un rootkit ;
    • permettre une élévation de privilèges.

    Avec HVCI, Windows effectue les contrôles d’intégrité du code dans un environnement isolé protégé par l’hyperviseur.

    Microsoft précise également que les pages mémoire du noyau ne peuvent devenir exécutables qu’après validation et que les pages exécutables ne peuvent pas être rendues accessibles en écriture.

    👉À lire :

    Infographie complète qui explique ce qu'est la sécurité basée sur la virtualisation (VBS) et l'intégrité de la mémoire -HVCI)

    Quelle différence entre VBS et l’intégrité de la mémoire ?

    Les deux termes sont souvent confondus.

    VBS, pour Virtualization-Based Security, correspond à l’infrastructure générale de sécurité basée sur la virtualisation.

    L’intégrité de la mémoire est l’une des fonctions qui s’appuie sur VBS.
    On peut résumer le fonctionnement ainsi :

    Comment l'intégrité de la mémoire s'appuie sur VBS : l'infographie explicative

    VBS peut également servir à d’autres protections de Windows.

    Microsoft va étendre l’activation aux PC déjà installés

    Jusqu’à présent, Microsoft activait automatiquement l’intégrité de la mémoire essentiellement sur les installations propres de Windows 11 remplissant les critères matériels nécessaires.

    La documentation Microsoft précise même que la logique actuelle d’activation automatique ne s’applique pas aux mises à niveau d’appareils existants.

    C’est précisément ce que Microsoft s’apprête à faire évoluer.

    Selon WindowsLatest, le changement commencera avec la mise à jour de sécurité prévue pour le 13 octobre 2026.

    Microsoft pourra alors activer automatiquement la protection sur certains PC éligibles où elle était restée désactivée après plusieurs années de mises à niveau de Windows.

    Quels PC pourront recevoir l’activation automatique ?

    Microsoft ne compte pas activer HVCI aveuglément sur toutes les machines.

    Les critères matériels utilisés actuellement pour l’activation automatique donnent une bonne idée des PC concernés.

    Microsoft indique notamment :

    • processeur Intel de 8e génération ou plus récent ;
    • processeur AMD basé sur Zen 2 ou plus récent ;
    • Qualcomm Snapdragon 8180 ou plus récent ;
    • au moins 8 Go de RAM sur les systèmes x64 ;
    • SSD d’au moins 64 Go ;
    • virtualisation matérielle activée dans l’UEFI/BIOS ;
    • pilotes compatibles avec l’intégrité de la mémoire.

    Les PC Secured-core sont quant à eux déjà livrés avec cette protection activée par défaut.

    Microsoft vérifiera la compatibilité avant l’activation

    Le point important est que Windows ne devrait pas simplement basculer l’interrupteur sur tous les PC correspondant à une liste de processeurs.

    Selon WindowsLatest, Microsoft prévoit une évaluation de compatibilité préalable.

    Windows vérifiera notamment si les pilotes actuellement installés sont compatibles avec l’intégrité de la mémoire.

    Cette précaution est nécessaire, car les pilotes anciens constituent historiquement l’une des principales causes de problèmes avec HVCI.

    Pourquoi certains pilotes peuvent poser problème

    L’intégrité de la mémoire impose des règles plus strictes au code qui s’exécute dans le noyau.

    Certains pilotes anciens ont été développés à une époque où ces restrictions n’existaient pas.

    Ils peuvent par exemple effectuer des opérations mémoire que HVCI refuse désormais.
    Dans ce cas, Windows peut bloquer le chargement du pilote.

    Cela peut provoquer :

    • un périphérique qui ne fonctionne plus ;
    • un logiciel matériel qui perd certaines fonctions ;
    • un utilitaire constructeur qui cesse de démarrer ;
    • plus rarement, un problème au démarrage de Windows.

    On peut alors aussi un message du type :

    Impossible de charger un pilote sur cet appareil.
    Pilote : XXXXXXX.sys
    Un paramètre de sécurité détecte qu’il s’agit d’un pilote vulnérable et empêche le chargement.
    Vous devez régler vos paramètres pour charger ce pilote.

    👉Le guide :

    Microsoft avertit officiellement que certaines applications et certains pilotes peuvent être incompatibles avec l’intégrité de la mémoire et que, dans de rares cas, cela peut même provoquer un écran bleu au démarrage.

    Notifications : Impossible de charger un pilote sur cet appareil par l'assistant de compatibilité des programmes.

    Windows dispose toutefois d’un mécanisme de sécurité contre les échecs de démarrage

    Microsoft a prévu un mécanisme destiné à éviter qu’un PC devienne inutilisable après l’activation automatique.

    Lorsqu’elle est configurée avec les paramètres appropriés, l’intégrité de la mémoire peut être désactivée automatiquement si Windows détecte plusieurs échecs de démarrage consécutifs.

    L’objectif est notamment de gérer le cas où HVCI empêcherait le chargement d’un pilote indispensable au démarrage du système.

    Microsoft utilise pour cela plusieurs valeurs du Registre, notamment :

    WasEnabledBy
    EnabledBootId

    associées à :

    HKLM\System\CurrentControlSet\Control\DeviceGuard\
    Scenarios\HypervisorEnforcedCodeIntegrity

    Cette protection automatique n’est cependant active que pendant une période limitée après l’activation initiale.

    Windows respectera les désactivations volontaires

    Le changement ne signifie pas que Microsoft réactivera HVCI contre la volonté explicite de l’utilisateur ou de l’administrateur.

    Selon WindowsLatest, si l’intégrité de la mémoire a été désactivée volontairement via :

    • une stratégie de groupe ;
    • Microsoft Intune ;
    • une configuration du Registre ;

    Windows Update doit respecter ce choix.

    Microsoft indique d’ailleurs dans sa documentation que les utilisateurs et les administrateurs conservent le contrôle final sur l’activation de l’intégrité de la mémoire.

    Windows 11/10 : désactiver l’isolation du noyau (intégrité de la mémoire) si elle ralentit le PC

    Comment vérifier si l’intégrité de la mémoire est déjà activée

    Vous pouvez facilement vérifier son état depuis Sécurité Windows.

    • Ouvrez : Sécurité Windows > Sécurité de l’appareil > Détails de l’isolation du noyau
    • Vous trouverez alors l’option : Intégrité de la mémoire qui indique si la protection est activée ou désactivée.

    À partir de Windows 11 22H2, Sécurité Windows affiche également un avertissement lorsque cette protection est désactivée.

    Comment identifier un pilote incompatible

    Si un périphérique ou une application commence à dysfonctionner après l’activation de l’intégrité de la mémoire, il faut vérifier en priorité les pilotes.

    Windows peut enregistrer les conflits dans l’Observateur d’événements.

    WindowsLatest indique notamment de regarder dans : Journaux des applications et des services > Microsoft > Windows > CodeIntegrity > Operational
    Les événements liés aux pilotes incompatibles peuvent notamment être associés à l’ID d’événement 3087.

    Sécurité Windows peut également signaler directement certains pilotes incompatibles dans la page Isolation du noyau.

    Pourquoi Microsoft active cette protection maintenant

    La décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la sécurité du noyau Windows.

    Les attaques utilisant des pilotes vulnérables mais signés restent une méthode courante pour tenter d’obtenir un accès privilégié au noyau.

    Cette technique est souvent appelée : BYOVD — Bring Your Own Vulnerable Driver

    L’attaquant exploite alors un pilote légitime contenant une vulnérabilité afin de contourner certaines protections du système.

    L’intégrité de la mémoire ne résout pas toutes les attaques de ce type, mais elle rend l’exploitation de certaines classes de vulnérabilités noyau beaucoup plus difficile.

    WindowsLatest souligne également que les outils d’analyse assistés par intelligence artificielle permettent désormais de rechercher beaucoup plus rapidement des vulnérabilités complexes dans les composants bas niveau de Windows.

    Faut-il désactiver l’intégrité de la mémoire ?

    Dans la majorité des cas, non.

    Si votre PC fonctionne normalement avec HVCI activé, il n’y a pas de raison particulière de le désactiver.

    La protection apporte une couche supplémentaire contre les attaques visant le noyau et les pilotes.

    Le principal motif de désactivation reste un problème de compatibilité avec un pilote ancien ou un logiciel spécifique.

    Dans ce cas, il est préférable de rechercher d’abord :

    • une mise à jour du pilote ;
    • une nouvelle version du logiciel ;
    • un pilote fourni directement par le constructeur ;
    • une alternative au logiciel problématique.

    La désactivation de l’intégrité de la mémoire devrait plutôt être considérée comme une solution temporaire de dépannage.

    Qu’en est-il des performances ?

    L’intégrité de la mémoire utilise la virtualisation matérielle et ajoute des contrôles supplémentaires lors de l’exécution de code en mode noyau.

    Elle peut donc avoir un certain coût en performances selon le matériel et les charges de travail.

    Sur les processeurs récents, Microsoft a cependant progressivement optimisé VBS et HVCI afin de limiter cet impact.
    C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles Microsoft applique des critères matériels avant l’activation automatique.

    Sur une machine récente et compatible, l’impact est généralement beaucoup moins important que sur les premières générations de processeurs ayant pris en charge ces mécanismes.

    Il ne faut toutefois pas présenter HVCI comme ayant strictement zéro impact sur les performances dans tous les scénarios.

    Les anciens PC ne devraient pas être forcés

    Si un PC ne respecte pas les critères techniques ou possède des pilotes connus comme incompatibles, Microsoft ne devrait pas activer automatiquement la protection.

    Cela concerne notamment une partie des anciennes machines passées à Windows 11 par mise à niveau ou installées sur du matériel qui ne correspond pas aux critères d’activation automatique.

    La stratégie ressemble donc davantage à « activer HVCI automatiquement lorsque Microsoft estime que le PC peut le supporter sans risque important » qu’à « forcer HVCI sur tous les PC Windows 11« .

    Un changement relativement discret, mais important pour la sécurité

    Pour de nombreux utilisateurs, le changement devrait passer totalement inaperçu.

    Aucune nouvelle application ne sera installée et aucune nouvelle interface majeure n’apparaîtra.
    Mais au niveau de la sécurité du système, le changement est significatif.

    Microsoft cherche à faire en sorte qu’une protection qui existe déjà depuis plusieurs années soit réellement utilisée sur davantage de PC compatibles, notamment ceux ayant été continuellement mis à niveau plutôt que réinstallés proprement.

    Conclusion

    À partir d’octobre 2026, Microsoft commencera donc à activer automatiquement l’intégrité de la mémoire sur certains PC Windows 11 compatibles où elle était encore désactivée.

    La fonction s’appuie sur VBS et HVCI pour isoler les contrôles d’intégrité du code et mieux protéger le noyau contre les pilotes malveillants ou vulnérables.

    Microsoft ne devrait toutefois pas imposer aveuglément cette protection.

    Windows vérifiera la compatibilité du matériel et des pilotes avant l’activation, et les configurations où HVCI a été volontairement désactivé devraient conserver ce choix.

    Pour la majorité des utilisateurs disposant d’un PC récent, il est préférable de conserver l’intégrité de la mémoire activée.

    En cas de problème après son activation, la priorité doit être de rechercher le pilote incompatible plutôt que de désactiver définitivement cette couche de sécurité.

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    Diagnostiquer les lenteurs de son PC avec AnalysePC sous Windows 11/10

    Par : malekalmorte
    1 septembre 2026 à 06:25

    Trouver les causes des lenteurs d’un PC sous Windows 11 ou Windows 10 n’est pas forcément simple. Le problème peut être logiciel, avec trop de programmes au démarrage, de nombreux processus en arrière-plan ou des applications inutiles, mais aussi matériel, par exemple un disque dur ou SSD défaillant, une surchauffe ou une configuration trop limitée pour l’usage demandé.

    Il n’est donc pas toujours évident de savoir par où commencer, ni de distinguer un PC simplement peu puissant d’un ordinateur réellement ralenti par un problème.

    Heureusement, AnalysePC peut vous aider à orienter le diagnostic. L’outil croise plusieurs informations : état matériel, SMART des disques, températures, performances CPU/GPU/RAM/stockage, charge logicielle, nombre de processus, services, programmes au démarrage et temps de démarrage de Windows.

    Il tient également compte du profil d’utilisation du PC afin de déterminer si la configuration est adaptée à de la bureautique, du multimédia, du gaming ou des usages plus exigeants.

    Dans ce guide, vous allez voir comment utiliser AnalysePC pour identifier les causes probables des lenteurs, repérer un problème matériel prioritaire, vérifier si la configuration est suffisamment performante, détecter une surcharge logicielle et suivre les recommandations proposées pour améliorer la réactivité de Windows.

    Lancer une analyse des performances avec AnalysePC

    Voici comment effectuer l’analyse :

    • Téléchargez MOC depuis ce lien :

    • Décompressez-le dans le répertoire de votre choix
    • Double-cliquez sur Launch-MOC
    • Puis acceptez l’exécution en administrateur
    • Dans le menu de MOC, appuyez sur 2 pour lancer l’analyse
    • Cette analyse collecte différents éléments sur la configuration et l’état du système, puis les met en relation avec les résultats du StressTest afin d’obtenir une vue plus précise des performances réelles de la machine.
    • Une fois l’Analyse 2 terminée, le rapport s’ouvre automatiquement sur votre navigateur internet

    Vérifier les scores de santé et d’optimisation du PC

    Avant d’analyser en détail les performances du processeur, de la mémoire ou du stockage, commencez par regarder les scores généraux affichés en haut du rapport AnalysePC.

    Ils donnent une première indication sur la nature du problème :

    • Optimisation : reflète surtout les éléments logiciels susceptibles d’alourdir Windows, comme les processus en arrière-plan, les programmes au démarrage ou certains réglages ;
    • Santé matérielle : permet de repérer plus rapidement un problème matériel, par exemple un état SMART dégradé, des températures anormales ou d’autres indicateurs de fiabilité ;
    • Stabilité : renseigne sur les problèmes pouvant affecter le bon fonctionnement général du système ;
    • Sécurité : concerne l’état de la protection et les principaux réglages de sécurité. Il n’explique pas directement les lenteurs, mais il participe à l’évaluation générale du PC.

    Le score global synthétise ces différents éléments, mais il ne faut pas se limiter à cette seule valeur. Ce sont surtout les sous-scores qui permettent de savoir vers quelle piste orienter le diagnostic.

    Par exemple, un PC peut avoir une bonne optimisation mais une santé matérielle très faible. Dans ce cas, les lenteurs sont probablement davantage liées à un problème matériel qu’à un excès de logiciels ou de programmes au démarrage.

    Mauvais score matériel dans AnalysePC

    À l’inverse, un PC peut présenter une très bonne santé matérielle mais un score d’optimisation faible. Il faut alors examiner en priorité les processus, les programmes de démarrage, les services ou les logiciels qui consomment inutilement des ressources.

    Mauvais score d'optimisation dans AnalysePC

    Cette première lecture permet donc de distinguer rapidement deux grandes familles de causes :

    • problème matériel : disque, SSD, températures, fiabilité du matériel ;
    • problème logiciel ou d’optimisation : trop de programmes, trop de processus, démarrage chargé ou configuration Windows peu optimale.

    Une fois cette orientation obtenue, vous pouvez approfondir le diagnostic dans les sections suivantes, en commençant notamment par l’état SMART du disque ou SSD si la santé matérielle est dégradée.

    Vérifier les problèmes matériels prioritaires

    Vérifier l’état SMART du disque dur ou du SSD

    Les informations SMART permettent de repérer des anomalies liées au support de stockage : erreurs de communication, secteurs réalloués, commandes expirées, usure du SSD ou autres indicateurs de fiabilité.

    Dans AnalysePC, une défaillance importante peut déjà apparaître dans la section Problèmes à traiter sous la forme d’une alerte prioritaire, par exemple « Défaillance critique du disque physique ». Dans ce cas, il faut traiter ce problème avant de chercher à optimiser Windows ou à désactiver des programmes au démarrage.

    Défillance physique critique détecté sur un disque grâce aux analyses SMART d'AnalysePC

    La priorité est alors de :

    • sauvegarder immédiatement les données importantes ;
    • éviter les opérations inutiles sur le disque concerné ;
    • consulter le détail SMART pour identifier l’anomalie ;
    • prévoir le remplacement du support si la dégradation est confirmée.

    Pour afficher les détails, ouvrez la section Matériel > État SMART des disques afin de connaître précisément le support concerné et les attributs problématiques.
    AnalysePC affiche ensuite le détail de chaque disque avec plusieurs informations utiles : état global, température, durée de fonctionnement, éventuelles erreurs SMART et observations associées.

    Il peut aussi arriver que Windows considère un disque comme Bon, alors que smartctl détecte malgré tout un attribut problématique. C’est justement l’intérêt de croiser plusieurs sources avant de conclure que le stockage est sain.

    L’impact dépend également du rôle du disque concerné.

    • Si le disque système C: est en défaillance, les conséquences peuvent toucher l’ensemble de Windows : temps de démarrage très longs, blocages, ouverture lente des applications, accès disque permanent ou ralentissements généraux.
    • Si le problème concerne un disque secondaire, Windows peut rester relativement fluide, mais les fichiers, jeux ou applications installés sur ce disque peuvent devenir très lents à charger ou provoquer des blocages.

    Il ne faut donc pas ignorer une alerte SMART, même si elle ne concerne pas le disque système.

    Les analyses SMART des disques d'AnalysePC : vérifier l'état de santé de vos stockages

    Vérifier les températures et une éventuelle surchauffe

    Si AnalysePC ne signale pas de problème SMART critique, vérifiez ensuite si les lenteurs peuvent être liées à une surchauffe du processeur ou de la carte graphique.

    • Pour cela, ouvrez l’onglet Stress test, puis la section Températures et refroidissement.

    AnalysePC y affiche notamment :

    • la température maximale du CPU et du GPU ;
    • le Hot Spot de la carte graphique lorsqu’il est disponible ;
    • la charge moyenne pendant le test ;
    • l’évolution des fréquences sous charge ;
    • la vitesse de montée en température ;
    • la capacité du système à refroidir les composants après le test ;
    • d’éventuels indices de limitation thermique ou de baisse de fréquence.
    Problème de surchauffe et de refroidissement du PC, ce qui nuit aux performances générales du PC

    La capture ci-dessus montre par exemple un processeur ayant atteint 92 °C sous forte charge. AnalysePC signale alors une température CPU élevée et une baisse de fréquence sous charge, ce qui mérite une vérification prioritaire.

    Une température importante ne signifie toutefois pas automatiquement que le PC souffre d’un problème de refroidissement. Il faut également prendre en compte la charge appliquée, la stabilité des fréquences, la température maximale prévue par le constructeur et le comportement du composant pendant la phase de refroidissement.

    L’interprétation détaillée de ces courbes demande donc un minimum de connaissances matérielles. AnalysePC fournit des indications pour orienter le diagnostic, mais évitez de conclure à une surchauffe uniquement à partir d’une température maximale isolée.

    En revanche, si plusieurs indices concordent — température élevée, baisse de fréquence, throttling, refroidissement insuffisant — la perte de performances peut expliquer des ralentissements, des chutes de FPS ou des performances qui diminuent après quelques minutes d’utilisation intensive.

    Dans ce cas, commencez par vérifier :

    • l’accumulation de poussière dans le PC ;
    • le fonctionnement des ventilateurs ;
    • les entrées et sorties d’air du boîtier ;
    • le système de refroidissement du processeur ;
    • la pâte thermique sur une machine ancienne ;
    • les aérations d’un ordinateur portable.

    👉 Pour aller plus loin :

    Si les températures et les fréquences restent normales sous charge, vous pouvez alors poursuivre le diagnostic vers les capacités matérielles de la configuration et la charge logicielle de Windows.

    Consulter l’onglet Performances d’AnalysePC

    Une fois les éventuels problèmes matériels prioritaires vérifiés, ouvrez l’onglet Performances d’AnalysePC.

    Cette partie du rapport sert à déterminer si les lenteurs viennent plutôt :

    • des capacités matérielles du PC ;
    • d’une charge logicielle trop importante ;
    • ou d’un déséquilibre entre les différents composants.

    AnalysePC croise notamment les performances du processeur, de la carte graphique, de la mémoire RAM et du stockage avec la charge réelle de Windows : nombre de processus, services, programmes au démarrage, mémoire utilisée et temps de démarrage.

    La carte Analyse globale résume ensuite la situation avec plusieurs indicateurs :

    • le niveau de performance du CPU, du GPU, de la RAM et du stockage ;
    • les éventuelles limites détectées ;
    • la charge logicielle par rapport à la puissance du PC ;
    • les usages considérés comme adaptés ou à limiter ;
    • les recommandations pour conserver une machine réactive.

    Les performances de certains composants peuvent être affichées sous forme de percentiles. Par exemple, un résultat au 13e percentile signifie que le composant se situe dans le bas des performances mesurées parmi les machines comparables. Un percentile faible ne signifie toutefois pas automatiquement qu’un composant est défaillant ou responsable des lenteurs : il doit toujours être interprété avec les autres indicateurs du rapport.

    AnalysePC adapte également ses seuils à la puissance de la machine. Une petite configuration n’est donc pas évaluée de la même manière qu’un PC haut de gamme.

    C’est cette lecture globale qui permet ensuite de déterminer si le PC est plutôt adapté à un usage léger, à un usage courant, ou s’il dispose d’une configuration performante et polyvalente.

    Vérifier si Windows est trop chargé

    Même avec une configuration matérielle correcte, Windows peut devenir moins réactif si trop de programmes, de services ou de processus fonctionnent en même temps.

    Dans l’onglet Performances, AnalysePC affiche une vue globale de la charge logicielle du système. Cette analyse tient compte notamment :

    • du nombre de processus actifs ;
    • du nombre de services ;
    • des programmes lancés au démarrage ;
    • de la mémoire RAM utilisée ;
    • du nombre de pilotes chargés ;
    • du temps de démarrage de Windows.

    L’un des points importants est qu’AnalysePC adapte ses seuils à la puissance de la machine. Un même nombre de processus ne sera donc pas interprété de la même manière sur un petit PC bureautique et sur une configuration équipée d’un processeur beaucoup plus puissant.

    Par exemple, 180 processus peuvent représenter une charge importante sur une machine peu performante, alors qu’un PC plus puissant peut supporter plus de 200 processus sans montrer de ralentissement particulier.

    Vérifier la charge logicielle de Windows pour déterminer si c'est la source des lenteurs du PC

    AnalysePC compare également certaines valeurs avec celles observées sur d’autres PC analysés. Vous pouvez ainsi voir si le nombre de processus, de services ou le temps de démarrage se situe au-dessus ou en dessous de la médiane.

    Il faut surtout regarder si plusieurs indicateurs vont dans la même direction.

    Par exemple :

    • beaucoup de processus + mémoire fortement utilisée ;
    • nombreux services automatiques + démarrage lent ;
    • plusieurs programmes au démarrage + temps de démarrage élevé ;
    • configuration modeste + charge logicielle importante.

    Dans ces situations, les lenteurs peuvent venir moins du matériel lui-même que de la charge imposée à Windows.

    À l’inverse, un nombre élevé de processus n’est pas automatiquement un problème. Sur une configuration performante avec beaucoup de RAM et un processeur puissant, cette charge peut rester parfaitement acceptable.

    Si AnalysePC indique Charge logicielle élevée au regard des capacités du PC ou Charge logicielle à surveiller, consultez ensuite les recommandations proposées dans la partie optimisation afin d’identifier les programmes ou éléments de démarrage qui peuvent être allégés.

    Cette étape permet donc de faire la différence entre un PC réellement limité par son matériel et une machine suffisamment puissante mais trop chargée par les logiciels exécutés sous Windows.

    Vérifier si la configuration du PC est adaptée à votre usage

    Un point important est que les seuils sont adaptés à la puissance du PC. AnalysePC ne juge donc pas de la même façon une petite configuration et une machine puissante.

    Il faut surtout regarder :

    • le niveau général indiqué en haut de la carte ;
    • les éventuelles limites matérielles mises en évidence ;
    • la charge logicielle par rapport aux capacités de la machine ;
    • les usages considérés comme adaptés ou à limiter ;
    • les recommandations proposées pour conserver un PC réactif.

    Usage léger à modéré conseillé

    Lorsque AnalysePC indique Usage léger à modéré conseillé, cela signifie généralement que la configuration dispose de peu de marge pour le multitâche ou les applications lourdes.

    Ce profil peut par exemple correspondre à un processeur avec peu de cœurs, une quantité de RAM limitée ou un stockage qui manque de réactivité.

    Le PC reste tout à fait utilisable pour :

    • la navigation web ;
    • les mails ;
    • la bureautique ;
    • la lecture vidéo et le streaming ;
    • quelques applications légères.

    En revanche, il vaut mieux éviter de lancer trop de programmes simultanément.

    Sur ce type de machine, il est également important de ne pas alourdir inutilement le navigateur avec de nombreuses extensions, des dizaines d’onglets ouverts en permanence ou plusieurs applications web lourdes.

    Si AnalysePC signale en parallèle une charge logicielle élevée au regard des capacités du PC, réduire le nombre de programmes en arrière-plan peut améliorer sensiblement la réactivité sans changer de matériel.

    Usage léger à modéré conseillé dans AnalysePC

    👉 Pour upgrader votre PC, consultez ce guide :

    Quelques limites à prendre en compte

    Le profil Quelques limites à prendre en compte correspond à une configuration globalement utilisable, mais dont un ou plusieurs composants peuvent limiter certains usages.

    Par exemple, un CPU à 4 cœurs peut être suffisant pour la plupart des tâches courantes, tandis qu’un GPU situé dans un percentile faible peut devenir pénalisant pour :

    • les jeux récents ;
    • la 3D ;
    • le montage vidéo ;
    • certaines applications graphiques lourdes.

    Le PC peut donc rester confortable pour la bureautique, la navigation et le multimédia, tout en montrant ses limites dès que la charge devient plus importante.

    Dans ce cas, il faut surtout regarder quel composant ressort comme le plus faible, sans pour autant conclure automatiquement qu’il est responsable des lenteurs.

    AnalysePC cherche justement à distinguer une simple limite théorique d’un véritable goulot d’étranglement confirmé par plusieurs indicateurs.

    Profil "limites de l'utilisation de votre PC" dans AnalysePC

    Configuration adaptée à un usage courant

    Lorsque la carte indique Configuration adaptée à un usage courant, le matériel est généralement suffisamment équilibré pour la majorité des usages classiques.

    Cela correspond notamment à :

    • la navigation web et la bureautique ;
    • le multitâche courant ;
    • le multimédia ;
    • la visioconférence ;
    • les applications graphiques adaptées au GPU installé.

    Le processeur, la mémoire et le stockage ne présentent alors pas de faiblesse majeure.

    Cependant, AnalysePC peut encore signaler une charge logicielle élevée. Par exemple, un PC matériellement correct peut devenir moins réactif avec un nombre très élevé de processus, de services ou de programmes lancés au démarrage.

    Dans ce cas, les lenteurs ne viennent pas forcément du matériel lui-même, mais plutôt de la manière dont Windows est chargé.

    C’est justement ce qui rend cette carte utile : elle permet de faire la différence entre configuration suffisante et Windows trop encombré.

    Profil "Configuration adaptée à un usage courant" dans AnalysePC

    Configuration performante et polyvalente

    Le profil Configuration performante et polyvalente indique qu’AnalysePC détecte une bonne réserve de puissance sur les principaux composants.

    Le CPU, le GPU, la mémoire et le stockage se situent alors généralement dans des percentiles élevés et permettent des usages plus exigeants :

    • multitâche soutenu ;
    • applications lourdes ;
    • création de contenu ;
    • traitements graphiques ;
    • jeux adaptés au GPU installé ;
    • machines virtuelles ou autres tâches gourmandes.

    Une telle configuration ne devrait normalement pas devenir lente lors d’un usage classique.

    Cela ne signifie toutefois pas que le PC ne peut jamais rencontrer de problème de performances.

    Même une machine puissante peut être ralentie par :

    • un très grand nombre de processus ;
    • des services inutiles ;
    • trop de programmes au démarrage ;
    • un logiciel particulièrement gourmand ;
    • un problème de pilote ou de température ;
    • un stockage défaillant.

    C’est pourquoi AnalysePC affiche également la charge logicielle réelle de Windows, même sur les configurations performantes.

    Si la configuration est puissante mais que le PC reste lent, il faut donc orienter la suite du diagnostic vers les programmes au démarrage, les processus, les services et les logiciels installés, plutôt que vers une mise à niveau matérielle.

    Profil "Configuration performante et polyvalente" dans AnalysePC

    Croiser les différents indicateurs pour identifier la cause des lenteurs

    Une fois les principales sections du rapport AnalysePC examinées, il faut éviter de tirer une conclusion à partir d’un seul indicateur. Un percentile faible, un nombre élevé de processus ou une température importante ne suffit pas toujours à expliquer à lui seul les lenteurs observées.

    L’intérêt d’AnalysePC est justement de croiser l’état matériel, les performances mesurées, la puissance de la configuration et la charge logicielle réelle de Windows.

    Le tableau suivant permet de résumer les situations les plus courantes :

    Indicateurs observésCause la plus probablePriorité
    Santé matérielle faible + alerte SMART critiqueDisque dur ou SSD défaillantSauvegarder les données et traiter le problème matériel en priorité
    Températures élevées + baisse de fréquence sous chargeSurchauffe ou throttling thermiqueVérifier le refroidissement
    Configuration faible + charge logicielle élevéePC trop limité pour la charge actuelleAlléger Windows et limiter le multitâche
    Configuration correcte + nombreux processus/services + démarrage lentSurcharge logicielleVérifier démarrage, services et logiciels installés
    Stockage faible + démarrage très lentStockage peu performant et/ou trop de programmes au démarrageExaminer les deux pistes
    GPU faible + usage bureautiquePas nécessairement un problèmeNe pas surinterpréter la faiblesse du GPU
    RAM suffisante + utilisation mémoire élevéeApplications gourmandes ou trop nombreusesIdentifier les logiciels qui utilisent la mémoire
    Configuration performante + matériel sain + charge logicielle normaleCause non évidente dans la carte PerformancesChercher une application, un pilote ou un problème ponctuel

    Par exemple, un PC équipé d’un processeur et de suffisamment de RAM peut sembler correctement dimensionné, mais devenir lent si AnalysePC relève en parallèle plus de 300 processus, de nombreux services et un temps de démarrage supérieur à 100 secondes. Dans ce cas, le matériel n’est probablement pas la cause principale : il faut plutôt examiner la charge logicielle.

    À l’inverse, sur une petite configuration avec peu de cœurs, peu de mémoire et des performances situées dans les percentiles les plus faibles, quelques dizaines de processus supplémentaires peuvent déjà avoir un impact sensible. AnalysePC adapte justement ses seuils à la puissance de la machine afin de ne pas juger de la même manière un petit PC bureautique et une configuration haut de gamme.

    Enfin, certaines limites doivent toujours être interprétées en fonction de l’usage. Une carte graphique peu performante n’est pas forcément un problème sur un PC destiné à la bureautique, alors qu’elle le devient rapidement pour le jeu ou la 3D.

    L’objectif est donc de rechercher plusieurs indices qui vont dans la même direction avant de conclure. Cela permet d’éviter les optimisations inutiles et de concentrer les actions sur la cause la plus vraisemblable des lenteurs.

    Que faire une fois la cause identifiée ?

    Une fois la cause probable des lenteurs identifiée, il n’est pas nécessaire de modifier Windows au hasard. AnalysePC fournit déjà plusieurs propositions d’optimisation adaptées aux problèmes détectés.

    Commencez par revenir dans l’onglet Performances et consultez les recommandations affichées dans les différentes cartes.

    Selon le diagnostic, AnalysePC peut par exemple proposer de :

    • désinstaller des logiciels inutiles, facultatifs ou redondants ;
    • examiner les logiciels considérés comme peu utiles ou déconseillés ;
    • alléger les programmes et tâches lancés au démarrage ;
    • réduire le nombre d’applications exécutées en arrière-plan ;
    • conserver uniquement les navigateurs réellement utilisés ;
    • vérifier les services ou programmes qui contribuent à un démarrage très lent ;
    • traiter en priorité un problème matériel signalé dans le rapport.

    AnalysePC peut aussi regrouper les logiciels installés par catégorie et signaler les fonctions présentes plusieurs fois. Par exemple, plusieurs navigateurs, outils de compression, lecteurs PDF ou services de synchronisation peuvent être installés alors qu’un seul ou deux sont réellement utilisés.

    Désinstaller les logiciels en doublon dans AnalysePC
    Désinstaller les logiciels en doublon dans AnalysePC

    La carte Alléger Windows et le démarrage fournit notamment un score d’optimisation et indique les logiciels ou éléments de démarrage qui peuvent être examinés. Certaines recommandations disposent également d’un bouton Voir le guide afin d’accéder directement à la procédure correspondante.

    👉 Le guide à consulter :

    Désinstaller les programmes inutiles et alléger le démarrage de Windows

    Cela ne signifie pas qu’il faut systématiquement désinstaller tous les logiciels en double. L’objectif est plutôt de se demander si chacun d’eux est réellement nécessaire et s’il contribue inutilement à la charge logicielle du PC.

    Si le rapport indique au contraire que la configuration matérielle est trop limitée pour l’usage souhaité, les optimisations logicielles auront forcément leurs limites. Il faudra alors soit réduire le nombre d’applications utilisées simultanément, soit envisager une évolution matérielle adaptée.

    Enfin, si AnalysePC détecte un problème SMART ou une surchauffe, traitez d’abord cette anomalie avant de chercher à gagner quelques secondes au démarrage ou à supprimer des programmes.

    Pour les méthodes générales permettant d’optimiser ou dépanner un ordinateur lent, vous pouvez ensuite consulter le guide complet :

    📖 Ressources utiles et articles liés

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    RAMMap : comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows

    Par : malekalmorte
    31 août 2026 à 07:56

    Lorsque Windows utilise une grande quantité de mémoire RAM, le Gestionnaire des tâches ne permet pas toujours de comprendre où se trouve réellement la mémoire utilisée. Une partie peut être occupée par les applications, mais aussi par le cache de fichiers, le noyau, les pilotes, les pools mémoire ou encore les pages placées en attente par Windows.

    RAMMap est un outil gratuit de Microsoft Sysinternals conçu pour examiner en détail la répartition de la mémoire physique sous Windows. Il permet de distinguer les pages Active, Standby ou Modified, d’examiner la mémoire associée aux processus et aux fichiers, mais aussi d’observer les allocations du noyau et des pilotes.

    RAMMap devient particulièrement utile lorsque la RAM semble fortement utilisée sans qu’aucun processus ne permette d’expliquer clairement cette consommation. Il peut également aider à orienter la recherche d’une fuite mémoire ou à comprendre le fonctionnement du cache de Windows.

    Dans ce guide, découvrez comment utiliser RAMMap pour comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows, interpréter ses principaux onglets et repérer une consommation mémoire qui mérite d’être approfondie.

    Qu’est-ce que RAMMap ?

    RAMMap est un utilitaire gratuit de la suite Microsoft Sysinternals qui permet d’examiner en détail comment Windows utilise la mémoire RAM physique.

    Le Gestionnaire des tâches indique la quantité de mémoire utilisée, disponible ou mise en cache. RAMMap va beaucoup plus loin en montrant à quoi correspondent réellement les pages présentes en mémoire : processus, cache de fichiers, noyau Windows, pilotes, tables de pages ou encore mémoire en attente.

    Il permet notamment de répondre à des questions comme :

    • Pourquoi une grande quantité de RAM est-elle utilisée alors qu’aucune application ne semble particulièrement gourmande ?
    • Quelle quantité de mémoire se trouve dans le cache de Windows ?
    • Quelle part de la RAM est Active, Standby, Modified ou libre ?
    • Quels processus ou fichiers occupent la mémoire physique ?
    • La consommation provient-elle plutôt des applications, du noyau, des pilotes ou du cache ?

    RAMMap analyse la mémoire physique de Windows

    La particularité de RAMMap est de fournir une vue globale de la mémoire physique, et pas seulement une liste des processus.

    Windows utilise en effet la RAM pour de nombreux éléments qui ne sont pas toujours clairement attribuables à une application dans le Gestionnaire des tâches. Une quantité importante de mémoire peut par exemple correspondre à des fichiers mis en cache ou à des pages placées dans la liste Standby (En attente) et rapidement récupérables si un programme en a besoin.

    RAMMap présente ces informations dans plusieurs onglets spécialisés comme Use Counts, Processes, Priority Summary, Physical Pages, Physical Ranges, File Summary et File Details.

    Il devient ainsi particulièrement utile lorsqu’une consommation mémoire paraît difficile à expliquer avec les outils classiques.

    RAMMap est donc surtout adapté pour répondre à la question :

    « Comment la mémoire physique de mon PC est-elle réellement répartie ? »

    Pour examiner en profondeur la mémoire virtuelle et les allocations d’un processus particulier, Microsoft propose un autre outil Sysinternals complémentaire : VMMap.

    Que permet de voir RAMMap dans la mémoire de Windows ?

    RAMMap permet de visualiser comment la mémoire physique est réellement répartie entre les différents composants de Windows. Contrairement au Gestionnaire des tâches, qui fournit surtout une vue synthétique, RAMMap détaille l’utilisation de chaque groupe de pages mémoire.

    Il permet notamment d’examiner :

    • la mémoire utilisée par les processus et applications ;
    • la mémoire occupée par le noyau Windows et les pilotes ;
    • les pools paginé et non paginé ;
    • les fichiers et données conservés dans le cache mémoire ;
    • les pages appartenant aux listes Active, Standby, Modified, Free et Zeroed ;
    • les fichiers dont le contenu est actuellement présent en RAM ;
    • la répartition des pages selon leur priorité ;
    • l’organisation des différentes zones de la mémoire physique.

    Comprendre où est passée la RAM

    RAMMap est particulièrement utile lorsque la quantité de RAM utilisée semble beaucoup plus importante que celle consommée par les applications visibles dans le Gestionnaire des tâches.

    Par exemple, Windows peut afficher 12 Go utilisés sur 16 Go, alors que les principaux processus n’en représentent que quelques gigaoctets. Le reste peut correspondre au cache de fichiers, au noyau, aux pilotes, aux tables de pages ou à d’autres allocations système.

    RAMMap permet justement d’identifier quelle catégorie explique cette différence. Une quantité importante de mémoire Standby, par exemple, correspond généralement à des données conservées en cache mais récupérables si les applications ont besoin de davantage de RAM.

    Les différents onglets permettent ensuite d’approfondir l’analyse : Use Counts pour obtenir une vue globale, Processes pour les processus et File Summary / File Details pour les fichiers présents en mémoire.

    RAMMap permet ainsi de déterminer si une forte utilisation correspond à une réelle pression mémoire ou simplement au fonctionnement normal de Windows et de son cache.

    Télécharger et lancer RAMMap

    RAMMap est un utilitaire gratuit proposé par Microsoft Sysinternals. Il ne nécessite pas d’installation et peut être exécuté directement après avoir téléchargé et extrait son archive ZIP.

    Pour utiliser RAMMap :

    • Téléchargez RAMMap :

    • Décompressez l’archive RAMMap.zip dans le dossier de votre choix.
    • Exécutez RAMMap.exe.
    • Acceptez le contrôle de compte utilisateur (UAC) si Windows demande l’autorisation d’exécuter le programme avec les privilèges administrateur.

    L’interface s’ouvre alors directement sur l’onglet Use Counts, qui fournit une première vue d’ensemble de la répartition de la mémoire physique.

    Aucune installation ni configuration particulière n’est nécessaire. Vous pouvez immédiatement naviguer entre les différents onglets Use Counts, Processes, Priority Summary, Physical Pages, Physical Ranges, File Summary et File Details pour examiner la mémoire sous différents angles.

    Pour obtenir des informations représentatives, il est préférable de lancer RAMMap pendant que le problème de mémoire est présent. Si vous cherchez par exemple à comprendre pourquoi 90 % de la RAM est utilisée, évitez de redémarrer Windows juste avant l’analyse : le redémarrage peut faire disparaître temporairement la situation que vous souhaitez examiner.

    Une fois l’analyse terminée, il suffit de fermer RAMMap. L’utilisation normale de l’outil pour consulter les informations ne modifie pas la configuration de Windows. Certaines commandes du menu Empty agissent en revanche sur les listes mémoire ; nous verrons plus loin dans quelles situations les utiliser.

    Comprendre l’onglet Use Counts

    L’onglet Use Counts est la vue principale de RAMMap. Il permet de comprendre rapidement à quoi sert la mémoire physique du PC en croisant deux informations : le type d’utilisation de la mémoire et l’état actuel des pages.

    Les lignes correspondent aux différentes catégories d’utilisation de la RAM, tandis que les colonnes indiquent si les pages sont Active, Standby, Modified, Transition, etc. La colonne Total permet de connaître la quantité totale associée à chaque catégorie.

    Parmi les principales lignes affichées, vous pouvez rencontrer :

    • Process Private : mémoire privée associée aux processus.
    • Mapped File : pages provenant de fichiers mappés en mémoire, notamment utilisées par le cache de fichiers.
    • Shareable : mémoire pouvant être partagée entre plusieurs processus.
    • Paged Pool : pool mémoire du noyau pouvant être paginé.
    • Nonpaged Pool : mémoire du noyau devant rester en RAM.
    • Session Private : mémoire privée associée aux sessions Windows.
    • Metafile : données utilisées par le cache des métadonnées du système de fichiers.
    • Page Table : mémoire utilisée pour les tables de pages qui assurent la correspondance entre mémoire virtuelle et mémoire physique.
    • Driver Locked : pages verrouillées en mémoire, notamment par certains pilotes.
    • Large Page : allocations utilisant les grandes pages mémoire.

    Comment interpréter Use Counts ?

    Il ne faut pas rechercher une valeur particulière qui serait systématiquement « normale ». La répartition dépend de la quantité de RAM installée, des applications ouvertes et de l’activité de Windows.

    L’intérêt de Use Counts est surtout de repérer quelle catégorie explique une consommation importante.

    Par exemple :

    • Process Private élevé → examinez les processus et applications.
    • Mapped File élevé → une partie importante de la mémoire est liée aux fichiers mappés et au cache.
    • Nonpaged Pool anormalement élevé ou qui augmente continuellement → recherchez éventuellement un problème de pilote ou une fuite mémoire du noyau.
    • Page Table élevé → une quantité importante de mémoire est utilisée pour gérer les espaces d’adressage virtuels ; il faut l’interpréter avec le nombre et le comportement des processus présents.

    Il faut également regarder les colonnes. Une quantité importante dans Standby n’a pas la même signification qu’une quantité équivalente dans Active : les pages Standby peuvent être récupérées par Windows lorsque davantage de mémoire est nécessaire.

    L’onglet Use Counts constitue donc généralement le meilleur point de départ dans RAMMap. Une fois la catégorie responsable identifiée, les autres onglets permettent d’approfondir l’analyse et de déterminer quels processus, fichiers ou composants utilisent cette mémoire.

    Use Counts dans RamMap

    Comprendre les états Active, Standby, Modified, Free et Zeroed

    RAMMap classe les pages mémoire selon leur état. Cette information permet de distinguer la mémoire réellement utilisée de celle que Windows peut récupérer ou réaffecter.

    Les principaux états sont :

    • Active : pages actuellement utilisées par Windows, les applications ou les pilotes.
    • Standby : pages contenant encore des données utiles, mais récupérables rapidement si davantage de mémoire est nécessaire.
    • Modified : pages modifiées qui doivent généralement être écrites avant de pouvoir être réutilisées.
    • Free : pages qui ne sont actuellement attribuées à aucun usage actif.
    • Zeroed : pages disponibles, déjà remises à zéro et prêtes à être attribuées.

    Une quantité importante de mémoire Standby n’indique donc pas nécessairement un manque de RAM. Windows utilise notamment ces pages comme cache et peut les réaffecter en fonction des besoins.

    Dans RAMMap, ces états doivent être croisés avec les catégories de l’onglet Use Counts afin de comprendre quel type de mémoire est utilisé et dans quel état se trouvent les pages correspondantes.

    👉 Pour comprendre en détail le fonctionnement des états mémoire, du cache et de la mémoire disponible : Comment mesurer et analyser l’utilisation de la mémoire RAM sous Windows 11/10

    Comprendre le jeu de travail, la mémoire privée et la mémoire partagée

    Examiner la mémoire utilisée par les processus

    L’onglet Processes de RAMMap permet d’examiner la mémoire physique associée aux différents processus en cours d’exécution. Il complète l’onglet Use Counts en permettant de déterminer quelles applications contribuent à l’utilisation de la RAM.

    Chaque ligne correspond à un processus et présente notamment son PID (identifiant du processus) ainsi que la répartition de ses pages mémoire selon leur état.

    Vous pouvez ainsi observer :

    • Total : quantité totale de mémoire physique associée au processus.
    • Active : pages actuellement actives dans le jeu de travail du processus.
    • Standby : pages associées au processus qui se trouvent désormais dans la liste Standby.
    • Modified : pages modifiées qui doivent être écrites avant de pouvoir être réutilisées.
    • Page Table : mémoire utilisée par les tables de pages nécessaires à la gestion de l’espace d’adressage du processus.

    Identifier les processus qui occupent le plus de RAM

    Cliquez sur les en-têtes de colonnes pour trier les processus. La colonne Total donne une première indication des processus auxquels une quantité importante de mémoire physique est associée.

    Il est toutefois important de ne pas interpréter cette valeur comme la simple « consommation RAM » affichée dans le Gestionnaire des tâches. RAMMap s’intéresse ici aux pages physiques et à leur état, et une partie peut notamment se trouver en Standby.

    L’onglet Processes est particulièrement utile lorsque Process Private apparaît élevé dans Use Counts. Vous pouvez alors rechercher quels processus expliquent cette consommation et vérifier si quelques applications concentrent une part importante de la mémoire.

    Analyser le cache de fichiers avec File Summary et File Details

    RAMMap permet aussi d’examiner la mémoire utilisée par le cache de fichiers de Windows. Pour cela, deux onglets sont particulièrement utiles : File Summary et File Details.

    L’onglet File Summary regroupe les fichiers dont des pages sont actuellement présentes en mémoire. Il permet de repérer rapidement quels fichiers occupent une part importante de la RAM et de distinguer ce qui relève réellement des applications de ce qui correspond au cache de Windows.

    Vous pouvez notamment y voir, pour chaque fichier, la quantité totale de mémoire associée ainsi que la part présente dans différents états comme Active ou Standby.

    File Summary : repérer les fichiers qui occupent le cache

    L’intérêt principal de File Summary est de répondre à une question simple :

    Quels fichiers expliquent une partie importante de la mémoire mise en cache ?

    Vous pouvez trier les colonnes pour identifier les fichiers les plus présents en mémoire. Il peut s’agir de fichiers système, de bibliothèques DLL, de fichiers exécutables ou de données récemment utilisées par des applications.

    Une présence importante dans le cache n’est pas forcément problématique. Si une grande partie de cette mémoire se trouve en Standby, Windows peut la récupérer rapidement lorsqu’un programme a besoin de davantage de RAM.

    File Summary : repérer les fichiers qui occupent le cache

    File Details : examiner le cache fichier par fichier

    L’onglet File Details permet d’aller plus loin en affichant le détail des fichiers mappés ou mis en cache en mémoire.

    Il est particulièrement utile lorsque Mapped File apparaît élevé dans l’onglet Use Counts et que vous voulez savoir quels fichiers en sont responsables.

    Vous pouvez alors rechercher un fichier précis et examiner sa présence dans la mémoire physique.

    Quand ces onglets sont-ils utiles ?

    File Summary et File Details sont surtout utiles lorsque la RAM paraît très utilisée mais qu’aucun processus ne semble expliquer la consommation. Ils permettent de vérifier si une part importante de la mémoire correspond simplement à des fichiers mis en cache par Windows.

    Dans ce cas, il ne faut pas forcément chercher à « libérer » cette mémoire : tant qu’elle est majoritairement récupérable, elle participe au fonctionnement normal du cache et peut améliorer les performances en évitant de relire certaines données depuis le stockage.

    File Details : examiner le cache fichier par fichier

    Comprendre la mémoire du noyau, des pilotes et des pools

    Toute la mémoire utilisée par Windows n’est pas directement attribuée aux applications. Le noyau de Windows, les pilotes et certains composants système utilisent également une partie de la RAM pour fonctionner.

    Dans RAMMap, cette consommation apparaît notamment à travers plusieurs catégories de l’onglet Use Counts, comme Paged Pool, Nonpaged Pool, Driver Locked ou encore certaines allocations liées aux tables de pages.

    Pool paginé et pool non paginé

    • Le pool paginé (Paged Pool) contient des données utilisées par le noyau et les pilotes qui peuvent, lorsque Windows le permet, être transférées hors de la RAM physique vers le fichier d’échange.
    • Le pool non paginé (Nonpaged Pool) contient au contraire des données qui doivent rester présentes en mémoire physique tant qu’elles sont utilisées.

    Il est donc parfaitement normal que ces deux catégories occupent une certaine quantité de RAM.

    Quand faut-il s’en préoccuper ?

    Ce qui devient intéressant, c’est surtout l’évolution de ces valeurs dans le temps.

    Par exemple, si le Nonpaged Pool augmente continuellement pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, alors que les applications visibles restent stables, cela peut orienter le diagnostic vers un pilote ou un composant du noyau qui ne libère pas correctement sa mémoire.

    Même logique pour le Paged Pool : une croissance anormale et persistante peut signaler un problème côté noyau ou pilote.

    La mémoire verrouillée par les pilotes

    La catégorie Driver Locked correspond à des pages physiques verrouillées en mémoire, notamment par certains pilotes ou mécanismes bas niveau.

    Une petite quantité n’est pas forcément anormale. En revanche, si cette catégorie devient très importante ou augmente continuellement, elle peut constituer une piste à examiner.

    Comment approfondir ?

    RAMMap permet surtout de constater quelle catégorie système utilise la mémoire. Pour identifier précisément le pilote responsable d’une fuite dans un pool mémoire, il faut généralement aller plus loin avec un outil comme PoolMon, qui permet d’examiner les allocations par pool tags.

    On peut donc retenir :

    • Process Private élevé → chercher du côté des applications
    • Paged Pool / Nonpaged Pool élevés → chercher du côté du noyau et des pilotes
    • Driver Locked élevé → examiner les pilotes ou composants bas niveau

    RAMMap est particulièrement utile ici lorsque le Gestionnaire des tâches montre une forte utilisation de la RAM sans qu’aucun processus utilisateur ne semble en être responsable.

    Examiner les pages physiques avec Physical Pages et Physical Ranges

    Les onglets Physical Pages et Physical Ranges proposent une vue très technique de l’organisation de la mémoire physique. Ils sont surtout destinés à approfondir une analyse, tandis que Use Counts, Processes et File Summary suffisent généralement pour rechercher l’origine d’une forte utilisation de RAM.

    Physical Pages : examiner les pages présentes en RAM

    L’onglet Physical Pages affiche les pages de la mémoire physique avec leur adresse et leur utilisation. Il permet ainsi de déterminer si une page est associée à un processus, un fichier mappé, au noyau ou à une autre catégorie mémoire.

    Il fournit donc une vue beaucoup plus fine que Use Counts :

    • Use Counts → combien de mémoire chaque catégorie utilise
    • Physical Pages → quelles pages physiques correspondent à ces utilisations

    Pour un diagnostic courant, il est rarement nécessaire d’aller jusqu’à ce niveau de détail.

    Physical Pages : examiner les pages présentes en RAM

    Physical Ranges : visualiser les plages de mémoire physique

    L’onglet Physical Ranges affiche les différentes plages d’adresses physiques détectées sur le PC. Certaines zones peuvent être réservées au matériel ou utilisées pour le mappage de périphériques.

    Cette vue peut notamment aider à comprendre pourquoi la quantité de RAM utilisable par Windows est légèrement inférieure à la quantité installée, par exemple lorsqu’une partie de la mémoire est réservée au matériel.

    Ces deux onglets sont donc surtout utiles pour une analyse avancée de l’organisation de la mémoire physique. Pour rechercher simplement ce qui occupe la RAM, commencez plutôt par Use Counts, puis utilisez Processes ou File Summary selon la catégorie identifiée.

    Physical Ranges : visualiser les plages de mémoire physique

    Utiliser Priority Summary pour comprendre les priorités mémoire

    L’onglet Priority Summary montre comment Windows répartit les pages mémoire selon leur niveau de priorité. Ces priorités l’aident notamment à déterminer quelles pages conserver en RAM et lesquelles peuvent être récupérées plus facilement lorsque la pression mémoire augmente.

    RAMMap présente leur répartition entre différents états, notamment Active, Standby et Modified. Les pages de priorité élevée ont davantage de chances d’être conservées en mémoire lorsqu’elles restent utiles, tandis que les pages Standby de faible priorité peuvent être réaffectées plus facilement.

    Cet onglet permet ainsi de comprendre que la liste Standby n’est pas uniforme : Windows attribue également des priorités aux données qu’elle contient.

    En pratique, Priority Summary est rarement indispensable pour diagnostiquer une forte utilisation de RAM. Les onglets Use Counts, Processes et File Summary sont généralement plus utiles pour identifier l’origine de la consommation. Priority Summary sert surtout à approfondir le fonctionnement de la mémoire Standby et la manière dont Windows arbitre entre les pages récupérables.

    Une quantité importante de mémoire Standby, même visible dans cet onglet, n’indique donc pas nécessairement un problème : cette mémoire reste en grande partie récupérable en fonction des besoins du système.

    Comment repérer une consommation de RAM anormale avec RAMMap ?

    RAMMap permet surtout de déterminer quelle catégorie de mémoire explique une consommation élevée, puis d’orienter le diagnostic vers les processus, le cache, le noyau ou les pilotes.

    Il n’existe pas de valeur unique à partir de laquelle une consommation devient forcément anormale. Il faut surtout observer la répartition de la mémoire et son évolution dans le temps.

    Commencez par l’onglet Use Counts et recherchez les catégories qui occupent une quantité importante de RAM. Les principales pistes sont généralement :

    • Process Private élevé : la consommation provient surtout des applications.
    • Mapped File élevé : une grande partie de la mémoire est liée aux fichiers mappés et au cache.
    • Paged Pool ou Nonpaged Pool élevés : le noyau ou un pilote peut être en cause.
    • Driver Locked élevé : certaines pages sont verrouillées en mémoire par des pilotes ou composants bas niveau.
    • Standby très important : souvent normal, car cette mémoire reste récupérable par Windows.

    Rechercher une évolution anormale

    Une valeur élevée à un instant donné n’est pas forcément problématique. En revanche, une catégorie qui augmente continuellement sans revenir à un niveau normal mérite davantage d’attention.

    Par exemple :

    Process Private : 4 Go → 6 Go → 9 Go → 12 Go

    ou :

    Nonpaged Pool : 500 Mo → 1 Go → 2 Go → 4 Go

    peuvent indiquer respectivement une consommation excessive d’un processus ou un problème côté pilote/noyau.

    Dans ce cas, laissez RAMMap ouvert ou réalisez plusieurs relevés à différents moments afin de vérifier si la hausse est continue.

    Croiser les onglets pour trouver l’origine

    Une fois la catégorie suspecte identifiée, utilisez les autres onglets :

    • Process Private élevé → Processes
    • Mapped File élevé → File Summary / File Details
    • Paged Pool ou Nonpaged Pool élevés → Use Counts, puis éventuellement PoolMon
    • Standby élevé → Priority Summary et états mémoire

    Cette méthode permet de passer progressivement d’une vue globale à une analyse plus ciblée.

    Quand faut-il réellement s’inquiéter ?

    La consommation devient surtout préoccupante lorsqu’elle s’accompagne de plusieurs symptômes :

    • mémoire disponible très faible
    • augmentation continue d’une catégorie
    • ralentissements ou forte utilisation du fichier d’échange
    • consommation qui ne redescend pas après la fin d’une tâche
    • aucun processus évident dans le Gestionnaire des tâches malgré une RAM presque saturée

    RAMMap est donc particulièrement utile pour répondre à cette question :

    « Quelle partie de Windows ou des applications explique réellement cette consommation mémoire ? »

    Il permet ensuite de choisir l’outil approprié pour approfondir : Process Explorer ou VMMap pour un processus, PoolMon pour les pools mémoire, ou PerfMon pour suivre l’évolution sur une période plus longue.

    Peut-on vider la mémoire Standby avec RAMMap ?

    Oui. RAMMap permet de vider manuellement la liste Standby grâce aux commandes du menu Empty.

    La liste Standby contient des pages qui ne sont plus activement utilisées mais dont Windows conserve encore le contenu en mémoire afin de pouvoir les réutiliser rapidement. Cette mémoire reste récupérable automatiquement si une application a besoin de davantage de RAM.

    Pour vider cette mémoire dans RAMMap :

    • Ouvrez RAMMap avec les droits administrateur.
    • Cliquez sur le menu Empty.
    • Sélectionnez Empty Standby List.

    La quantité de mémoire Standby diminue alors immédiatement et la mémoire libre augmente.

    Faut-il le faire régulièrement ?

    En règle générale, non.

    Windows gère automatiquement la liste Standby et réattribue ces pages lorsqu’un programme réclame davantage de mémoire. Une liste Standby importante n’indique donc pas forcément un problème.

    Vider cette mémoire peut même être contre-productif : les données qui étaient encore présentes en RAM devront parfois être relues depuis le SSD si elles sont de nouveau nécessaires.

    Dans quels cas cela peut-il être utile ?

    La fonction Empty Standby List est surtout intéressante pour des besoins de test et de diagnostic.

    Par exemple, elle peut servir à :

    • vérifier si un comportement change lorsque le cache Standby est supprimé ;
    • comparer les performances avec ou sans données déjà présentes en mémoire ;
    • reproduire plus facilement certains scénarios de test ;
    • confirmer qu’une grande quantité de mémoire affichée comme occupée correspond en réalité à de la mémoire récupérable.

    Il faut donc voir cette fonction comme un outil de diagnostic, et non comme une méthode d’optimisation permanente.

    Si la RAM reste réellement saturée après avoir vidé la liste Standby, il faut plutôt rechercher une consommation anormale dans les processus, le noyau, les pools mémoire ou les pilotes.

    Quand utiliser les commandes Empty de RAMMap ?

    Le menu Empty de RAMMap permet de vider manuellement certaines listes ou zones mémoire gérées par Windows. Ces commandes peuvent être utiles pour des besoins de test, de diagnostic ou de comparaison, mais elles ne doivent pas être utilisées comme méthode régulière d’optimisation.

    Selon la version de RAMMap, le menu peut notamment proposer :

    • Empty Working Sets : réduit le jeu de travail des processus afin de récupérer une partie des pages actuellement résidentes en RAM.
    • Empty System Working Set : vide une partie du jeu de travail utilisé par le système.
    • Empty Modified Page List : force le traitement des pages modifiées afin qu’elles puissent être réutilisées.
    • Empty Standby List : vide l’ensemble de la liste Standby.
    • Empty Priority 0 Standby List : vide uniquement les pages Standby de priorité 0, les moins prioritaires.

    Dans quels cas les utiliser ?

    Ces commandes sont surtout intéressantes lorsque vous cherchez à observer le comportement de Windows avant et après la suppression d’un type de mémoire.

    Par exemple, vous pouvez vider la liste Standby pour vérifier si une forte consommation apparente provient essentiellement du cache. De même, réduire les Working Sets peut aider à observer la différence entre mémoire résidente et mémoire réellement engagée par les processus.

    Elles peuvent aussi être utiles dans des scénarios de test, par exemple pour reproduire un démarrage « à froid » d’une application ou mesurer ses performances sans bénéficier de données déjà présentes en cache.

    Pourquoi éviter de les utiliser en permanence ?

    Forcer Windows à vider ses listes mémoire peut donner l’impression de « récupérer » beaucoup de RAM, mais cela ne signifie pas que le système était réellement à court de mémoire.

    En pratique, Windows gère déjà automatiquement ces zones selon la pression mémoire. Vider les Working Sets ou la liste Standby peut simplement obliger le système à recharger plus tard des données depuis le SSD, ce qui peut dégrader temporairement les performances.

    Il faut donc considérer le menu Empty comme une fonction de diagnostic avancé, et non comme un bouton de nettoyage.

    En résumé :

    • Empty Standby List → utile pour tester le cache
    • Empty Working Sets → utile pour observer la mémoire résidente
    • Empty Modified Page List → utile dans des scénarios de diagnostic spécifiques
    • Usage régulier pour “libérer la RAM” → déconseillé

    Si l’utilisation mémoire reste anormalement élevée après ces tests, mieux vaut poursuivre l’analyse avec les onglets de RAMMap ou avec Process Explorer, VMMap, PoolMon ou PerfMon selon la catégorie concernée.

    RAMMap est-il utile pour détecter une fuite mémoire ?

    Oui, mais RAMMap sert surtout à repérer quelle catégorie de mémoire augmente anormalement et à orienter le diagnostic. Il ne permet pas toujours d’identifier directement le programme, le pilote ou l’allocation responsable d’une fuite.

    L’onglet Use Counts fournit les premières indications :

    • Process Private augmente continuellement → la fuite peut provenir d’une application.
    • Paged Pool ou Nonpaged Pool augmente → recherchez plutôt du côté du noyau ou d’un pilote.
    • Driver Locked augmente fortement → un pilote ou un composant bas niveau peut être impliqué.
    • Mapped File augmente → la hausse peut provenir du cache ou de fichiers mappés et ne constitue pas nécessairement une fuite.

    Ce qui compte surtout est l’évolution dans le temps. Une valeur élevée à un instant donné n’est pas suffisante : une fuite se caractérise plutôt par une consommation qui augmente progressivement sans revenir à son niveau habituel.

    RAMMap permet donc de répondre à une première question :

    « La fuite semble-t-elle provenir d’un processus, du noyau, d’un pilote ou d’une autre catégorie mémoire ? »

    Il faut ensuite utiliser un outil plus spécialisé pour approfondir : Process Explorer ou VMMap pour un processus, PoolMon pour les pools du noyau et les pilotes, ou PerfMon pour suivre une consommation qui évolue pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.

    RAMMap est donc avant tout un outil d’orientation pour rechercher une fuite mémoire, plutôt qu’un outil capable d’en identifier à lui seul la cause précise.

    RAMMap, Process Explorer ou VMMap : quel outil choisir ?

    RAMMap, Process Explorer et VMMap sont trois outils Microsoft Sysinternals complémentaires, mais ils ne répondent pas au même besoin.

    OutilÀ utiliser pour
    RAMMapComprendre comment la mémoire physique est répartie dans Windows
    Process ExplorerIdentifier et suivre la consommation mémoire d’un processus
    VMMapExaminer en détail les allocations mémoire d’un processus

    Si Windows utilise beaucoup de RAM sans qu’aucun processus ne semble clairement responsable, commencez par RAMMap. Il permet de déterminer si la consommation provient plutôt des processus, du cache, des fichiers mappés, du noyau ou des pilotes.

    Si un processus précis paraît gourmand ou augmente progressivement, Process Explorer est plus adapté pour suivre des indicateurs comme le Working Set ou les Private Bytes.

    Enfin, utilisez VMMap lorsque vous voulez comprendre plus finement comment ce processus utilise sa mémoire : Heap, Stack, Private Data, Mapped File, etc.

    On peut donc retenir :

    • RAMMap → vue globale de la mémoire
    • Process Explorer → suivi d’un processus
    • VMMap → analyse détaillée des allocations d’un processus

    Les limites de RAMMap

    RAMMap est très utile pour comprendre comment la mémoire physique est répartie dans Windows, mais il ne permet pas toujours d’identifier directement la cause précise d’une consommation anormale.

    Il peut par exemple montrer qu’un Process Private, un Nonpaged Pool ou une autre catégorie augmente fortement, sans forcément indiquer quel code, quel pilote ou quelle allocation est responsable. Dans ce cas, il faut compléter l’analyse avec un outil plus spécialisé.

    RAMMap fournit également surtout un instantané de la mémoire à un moment donné. Pour suivre une consommation qui augmente pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, PerfMon est généralement plus adapté.

    Enfin, certaines valeurs peuvent être difficiles à interpréter sans connaître le fonctionnement de la mémoire Windows. Une quantité importante de mémoire Standby ou de cache n’est pas forcément anormale.

    RAMMap doit donc surtout être considéré comme un outil permettant de repérer où se trouve la mémoire et d’orienter le diagnostic, plutôt que comme une solution capable d’identifier à elle seule l’origine de chaque fuite ou anomalie.

    L’article RAMMap : comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows est apparu en premier sur malekal.com.

    Restic : sauvegarder et restaurer ses fichiers sous Windows et Linux

    Par : malekalmorte
    30 août 2026 à 08:37

    Restic est un logiciel de sauvegarde gratuit et open source qui permet de protéger ses fichiers sous Windows, Linux et macOS. Il se distingue par son fonctionnement en ligne de commande, son chiffrement intégré, la déduplication des données et la gestion des sauvegardes sous forme de snapshots.

    Avec Restic, vous pouvez sauvegarder des dossiers vers un disque local, un disque externe, un NAS, un serveur distant ou encore un stockage cloud via rclone. Les sauvegardes suivantes ne recopient pas inutilement les données déjà présentes, ce qui permet de réduire l’espace utilisé et d’accélérer les opérations.

    L’outil permet également de restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers, d’exclure des dossiers, de gérer une politique de rétention avec forget et prune, de vérifier l’intégrité du repository et d’automatiser les sauvegardes avec PowerShell, cron ou systemd.

    Dans ce tutoriel, vous allez voir comment installer Restic, créer un repository, sauvegarder et restaurer vos fichiers, gérer les snapshots, supprimer les anciennes sauvegardes, vérifier leur intégrité et automatiser les sauvegardes.

    Restic est particulièrement adapté si vous recherchez une solution de sauvegarde légère, chiffrée et scriptable, sans dépendre d’une interface graphique.

    Qu’est-ce que Restic ?

    Restic est un logiciel de sauvegarde en ligne de commande, gratuit et open source, conçu pour créer des sauvegardes rapides, chiffrées et dédupliquées.

    Il fonctionne sous Windows, Linux, macOS et d’autres systèmes, et permet de sauvegarder des fichiers vers différents types de destinations : un disque local, un disque USB, un NAS, un serveur distant ou certains stockages cloud.

    Restic repose sur deux notions principales :

    • le repository : l’emplacement dans lequel les données de sauvegarde sont stockées ;
    • le snapshot : une photographie de l’état des fichiers au moment d’une sauvegarde.

    À chaque nouvelle sauvegarde, Restic ne recopie pas inutilement toutes les données déjà présentes. Il réutilise les blocs déjà sauvegardés et n’ajoute que les nouvelles données ou celles qui ont été modifiées. Cela permet de réduire l’espace disque utilisé et d’accélérer les sauvegardes suivantes.

    Les données enregistrées dans le dépôt sont également chiffrées. Le contenu des fichiers, leurs noms et les métadonnées sont protégés par le mot de passe du repository.

    Comprendre le fonctionnement de Restic

    Restic permet notamment de :

    • sauvegarder un ou plusieurs dossiers ;
    • conserver plusieurs versions grâce aux snapshots ;
    • restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers ;
    • exclure des fichiers ou dossiers ;
    • vérifier l’intégrité du repository ;
    • supprimer automatiquement les anciennes sauvegardes ;
    • automatiser les sauvegardes avec le Planificateur de tâches de Windows, cron ou systemd ;
    • utiliser un stockage local ou distant.

    Restic est donc particulièrement adapté si vous recherchez une solution de sauvegarde légère, fiable et scriptable, sans dépendre d’une interface graphique.

    Son principal inconvénient est justement son fonctionnement en ligne de commande : il faut se familiariser avec quelques commandes pour créer le dépôt, lancer les sauvegardes et effectuer les restaurations. Une fois cette logique comprise, son utilisation reste toutefois assez simple.

    Installer Restic sur Windows et Linux

    Restic est disponible sous Windows et Linux. Il s’agit d’un programme en ligne de commande : une fois installé, vous l’utilisez depuis PowerShell, l’Invite de commandes ou un terminal Linux.

    Installer Restic sous Windows

    Sous Windows, Restic est disponible sous la forme d’un exécutable autonome. Il n’est donc pas nécessaire de passer par un programme d’installation classique.

    Téléchargez la dernière version stable de Restic depuis la page officielle :

    Choisissez l’archive correspondant à votre architecture, généralement Windows AMD64 pour un PC Windows 64 bits.

    Après le téléchargement :

    • décompressez l’archive ;
    • renommez éventuellement le fichier en restic.exe ;
    • placez-le dans un dossier dédié, par exemple C:\Program Files\Restic\ ;
    • ajoutez ce dossier à la variable d’environnement PATH afin de pouvoir lancer Restic depuis n’importe quel terminal.

    Vous pouvez ensuite vérifier que Restic fonctionne avec :

    restic version

    La version installée doit alors s’afficher.

    Si vous ne souhaitez pas modifier le PATH, ouvrez PowerShell directement dans le dossier de Restic puis utilisez :

    .\restic.exe version

    Installer Restic sous Linux

    Sous Linux, Restic est disponible dans les dépôts de nombreuses distributions.

    Sur Debian, Ubuntu et dérivées :

    sudo apt update
    sudo apt install restic

    Sur Fedora :

    sudo dnf install restic

    Sur Arch Linux et dérivées :

    sudo pacman -S restic

    Une fois l’installation terminée, vérifiez la version :

    restic version

    Vous pouvez aussi télécharger directement le binaire depuis le site officiel de Restic si vous souhaitez disposer d’une version plus récente que celle fournie par les dépôts de votre distribution.

    Après l’installation, Restic est prêt à être utilisé. L’étape suivante consiste à créer un repository, c’est-à-dire l’emplacement dans lequel seront stockées les sauvegardes.

    Créer un dépôt de sauvegarde Restic

    Avant de pouvoir sauvegarder des fichiers avec Restic, il faut créer un dépôt, appelé repository. Il s’agit de l’emplacement dans lequel Restic va stocker les données, les métadonnées et les différents snapshots de sauvegarde.

    Le dépôt peut se trouver sur un disque local, un disque USB, un NAS, un serveur distant ou un stockage cloud. Pour commencer simplement, vous pouvez créer un dépôt sur un autre disque.

    • Sous Windows, par exemple :
    restic init --repo D:\Sauvegardes\Restic
    • Sous Linux :
    restic init --repo /mnt/sauvegardes/restic

    Lors de l’initialisation, Restic vous demande de définir un mot de passe. Celui-ci sert à chiffrer le contenu du dépôt.

    • Choisissez un mot de passe solide et conservez-le précieusement. Sans ce mot de passe, il ne sera pas possible d’accéder aux sauvegardes ni de restaurer les fichiers.
    • Le mot de passe ne peut pas être récupéré par Restic : conservez-en une copie dans un gestionnaire de mots de passe ou un emplacement sécurisé.
    • Une fois le dépôt créé, Restic affiche un message confirmant son initialisation.
    • Vous pouvez ensuite vérifier que le dépôt est accessible avec :
    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots
    • ou sous Linux :
    restic -r /mnt/sauvegardes/restic snapshots

    Comme aucune sauvegarde n’a encore été effectuée, la liste des snapshots sera vide.

    À partir de ce moment, le repository est prêt à recevoir les premières sauvegardes. Lors des commandes suivantes, l’option -r ou --repo permet d’indiquer à Restic quel dépôt utiliser.

    Créer un dépôt de sauvegarde Restic

    Sauvegarder un dossier avec Restic

    Une fois le repository créé, vous pouvez lancer votre première sauvegarde avec la commande backup.

    • Sous Windows, par exemple pour sauvegarder le dossier Documents :
    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents
    • Sous Linux :
    restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Restic demande alors le mot de passe du repository, analyse les fichiers puis enregistre les données dans le dépôt.

    À la fin de l’opération, un résumé indique notamment :

    • le nombre de fichiers analysés ;
    • le volume de données ajouté ;
    • la quantité réellement stockée après déduplication ;
    • la durée de la sauvegarde ;
    • l’identifiant du nouveau snapshot.
    Sauvegarder un dossier avec Restic

    Lors des sauvegardes suivantes, Restic ne recopie pas inutilement les données déjà présentes dans le repository. Il détecte les nouveaux fichiers et les blocs modifiés, ce qui réduit le temps de sauvegarde et l’espace utilisé.

    Vous pouvez également sauvegarder plusieurs dossiers dans une seule commande :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents C:\Users\VotreNom\Pictures

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom/Documents /home/votre_nom/Images

    Il est aussi possible de sauvegarder un dossier complet contenant plusieurs sous-dossiers. Restic parcourt automatiquement son contenu de manière récursive.

    Par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom

    Cette commande sauvegarde tout le profil utilisateur, sauf les éléments éventuellement exclus avec des options spécifiques.

    Sauvegarder sans saisir le mot de passe à chaque fois

    Vous pouvez aussi faire en sorte d’éviter de devoir saisir le mot de passe à chaque commande.
    Voici deux méthodes différentes pour y parvenir.

    Avec une variable

    Pour éviter de saisir le chemin du repository à chaque commande, vous pouvez définir la variable d’environnement RESTIC_REPOSITORY.

    Sous Linux :

    export RESTIC_PASSWORD_FILE="/root/.restic-password"

    Sous PowerShell :

    $env:RESTIC_REPOSITORY="D:\Sauvegardes\Restic"

    Vous pouvez ensuite lancer simplement :

    restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Restic utilise alors automatiquement le repository défini dans la variable d’environnement.

    Avec un fichier

    Vous pouvez aussi stocker le mot de passe dans un fichier sur une seule ligne.
    Par exemple C:\Restic\password.txt ou /root/.restic-password.

    Sous Windows :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic `
      --password-file C:\Restic\password.txt `
      backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic \
      --password-file /root/.restic-password \
      backup /home/votre_nom/Documents

    Lister les sauvegardes et snapshots

    Restic conserve chaque sauvegarde sous la forme d’un snapshot. Un snapshot représente l’état des fichiers au moment où la commande backup a été exécutée.

    Pour afficher la liste des sauvegardes disponibles, utilisez :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic snapshots

    Restic affiche alors un tableau contenant notamment :

    • l’identifiant du snapshot ;
    • la date et l’heure de la sauvegarde ;
    • le nom de l’ordinateur ;
    • l’utilisateur ;
    • les chemins sauvegardés.
    Lister les sauvegardes et snapshots

    L’identifiant du snapshot est particulièrement utile pour effectuer une restauration précise.

    Par exemple, si Restic affiche un snapshot avec l’identifiant :

    4f3a9c2b

    Vous pourrez ensuite l’utiliser dans une commande de restauration.

    Il est aussi possible d’afficher les informations détaillées d’un snapshot avec :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic stats 4f3a9c2b
    Lister les sauvegardes et snapshots

    Pour afficher le contenu d’un snapshot sans restaurer les fichiers, utilisez :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls 4f3a9c2b

    Vous pouvez également utiliser le mot-clé latest pour cibler automatiquement la sauvegarde la plus récente :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls latest

    Cela évite d’avoir à recopier l’identifiant du dernier snapshot.

    Lister les sauvegardes et snapshots

    Enfin, si vous avez défini la variable RESTIC_REPOSITORY, la commande peut être simplifiée :

    restic snapshots

    Cette liste des snapshots permet de vérifier que les sauvegardes sont bien présentes et de choisir celle à utiliser pour restaurer des fichiers.

    Restaurer des fichiers avec Restic

    Restic permet de restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers à partir d’un snapshot existant.

    Pour restaurer le dernier snapshot disponible vers un dossier spécifique sous Windows :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic restore latest --target /tmp/restauration

    Restic recrée alors l’arborescence de la sauvegarde dans le dossier indiqué par --target.

    Restaurer des fichiers avec Restic

    Si vous souhaitez restaurer un snapshot précis, utilisez son identifiant :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore 4f3a9c2b --target C:\Restauration

    Vous pouvez retrouver les identifiants disponibles avec :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

    Pour restaurer uniquement certains fichiers ou dossiers, utilisez l’option --include.

    Par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration --include "/C/Users/VotreNom/Documents"

    Vous pouvez également exclure certains éléments avec --exclude.

    Par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration --exclude "*.tmp"

    Avant de restaurer, il peut être utile d’afficher le contenu du snapshot :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls latest

    Cela permet de vérifier les chemins présents dans la sauvegarde et d’éviter de restaurer des données inutiles.

    Une fois la restauration terminée, contrôlez le contenu du dossier cible avant de remplacer d’éventuels fichiers existants sur le système.

    Pour une restauration importante, il est préférable de restaurer d’abord vers un dossier temporaire, puis de recopier manuellement les fichiers souhaités à leur emplacement d’origine. Cela limite le risque d’écraser par erreur une version plus récente d’un fichier.

    Exclure des fichiers et dossiers de la sauvegarde

    Lors d’une sauvegarde, il peut être utile d’exclure certains fichiers inutiles, temporaires ou volumineux afin de réduire la taille du repository et d’accélérer l’opération.

    Restic propose pour cela l’option --exclude.

    Par exemple, pour exclure tous les fichiers temporaires :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude "*.tmp"

    Vous pouvez également exclure un dossier précis :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude "C:\Users\VotreNom\Downloads"

    Plusieurs exclusions peuvent être ajoutées dans la même commande :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom `
      --exclude "*.tmp" `
      --exclude "*.log" `
      --exclude "C:\Users\VotreNom\Downloads"

    Sous Linux, le principe est identique :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom \
      --exclude "*.tmp" \
      --exclude "/home/votre_nom/Téléchargements"

    Pour un grand nombre de règles, il est plus pratique d’utiliser un fichier d’exclusion.

    Créez par exemple un fichier excludes.txt contenant :

    *.tmp
    *.log
    Thumbs.db
    C:\Users\VotreNom\Downloads
    C:\Users\VotreNom\AppData\Local\Temp

    Puis indiquez ce fichier à Restic :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude-file C:\Restic\excludes.txt

    Cette méthode est particulièrement utile pour automatiser les sauvegardes, car vous pouvez modifier les règles d’exclusion sans avoir à réécrire toute la commande.

    Avant d’exclure un dossier, vérifiez toutefois qu’il ne contient pas de données importantes. Une exclusion mal définie peut empêcher certains fichiers d’être présents dans les snapshots suivants.

    Supprimer les anciennes sauvegardes avec forget et prune

    Au fil du temps, Restic peut conserver de nombreux snapshots. Pour éviter que le repository ne grossisse indéfiniment, vous pouvez supprimer les anciennes sauvegardes selon une politique de rétention.

    Restic utilise principalement deux commandes pour cela :

    • forget : supprime les références aux snapshots devenus inutiles ;
    • prune : supprime réellement du repository les données qui ne sont plus utilisées par aucun snapshot.

    Il est donc important de comprendre que forget seul ne libère pas forcément immédiatement tout l’espace disque.

    Pour afficher d’abord les snapshots disponibles :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

    Vous pouvez ensuite supprimer un snapshot précis avec son identifiant :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget 4f3a9c2b
    Supprimer les anciennes sauvegardes avec forget et prune

    Pour appliquer une politique de rétention automatique, utilisez les options --keep-*.

    Par exemple, pour conserver :

    • les 7 dernières sauvegardes quotidiennes ;
    • les 4 dernières sauvegardes hebdomadaires ;
    • les 6 dernières sauvegardes mensuelles ;

    utilisez :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget `
      --keep-daily 7 `
      --keep-weekly 4 `
      --keep-monthly 6

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic forget \
      --keep-daily 7 \
      --keep-weekly 4 \
      --keep-monthly 6

    Cette commande supprime les snapshots qui ne correspondent plus aux règles de conservation, mais les blocs de données devenus inutiles peuvent encore rester dans le repository.

    Pour réellement récupérer l’espace disque, lancez ensuite :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic prune

    Il est également possible d’effectuer les deux opérations en une seule commande :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget `
      --keep-daily 7 `
      --keep-weekly 4 `
      --keep-monthly 6 `
      --prune

    Cette méthode est particulièrement pratique dans un script de sauvegarde automatisé.

    Avant de supprimer des snapshots, vérifiez toutefois que votre politique de rétention correspond bien à vos besoins. Une sauvegarde supprimée avec forget puis nettoyée avec prune ne pourra plus être restaurée.

    Il est donc recommandé de commencer avec une rétention prudente, puis d’ajuster les valeurs en fonction de l’espace disponible et de la fréquence de vos sauvegardes.

    Vérifier l’intégrité des sauvegardes avec restic check

    Il est important de vérifier régulièrement que le repository Restic ne contient pas d’erreur et que les sauvegardes restent exploitables.

    Pour cela, Restic propose la commande check.

    Sous Windows :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic check

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic check

    Cette commande vérifie la structure du repository, les index, les snapshots et les références entre les différents objets stockés.

    Si tout est correct, Restic termine l’analyse sans signaler d’erreur.

    Vérifier l’intégrité des sauvegardes avec restic check

    Pour effectuer une vérification plus poussée des données enregistrées, vous pouvez utiliser :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic check --read-data

    Cette option demande à Restic de lire les données présentes dans le repository afin de vérifier leur intégrité.

    Attention toutefois : sur un repository volumineux, --read-data peut être beaucoup plus long qu’un simple check, car l’ensemble des données doit être parcouru.

    Il est également possible de limiter la vérification à une partie des données, par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic check --read-data-subset=10%

    Cette méthode permet d’effectuer régulièrement un contrôle partiel sans relire tout le repository à chaque fois.

    Dans une stratégie de sauvegarde sérieuse, vous pouvez par exemple :

    • lancer restic check régulièrement ;
    • effectuer ponctuellement un contrôle avec --read-data ;
    • tester de temps en temps une restauration réelle de quelques fichiers.

    En effet, une sauvegarde n’est réellement fiable que si elle peut être restaurée correctement. Vérifier le repository est donc utile, mais il est également recommandé de tester périodiquement une restauration vers un dossier temporaire.

    Sauvegarder vers un disque externe, un NAS ou un serveur distant

    Restic peut enregistrer ses sauvegardes sur différents types de destinations. Le repository n’a pas besoin de se trouver sur le disque principal du PC : il peut être stocké sur un disque USB, un NAS ou un serveur distant.

    Sauvegarder sur un disque externe

    Pour un disque USB ou un second disque interne, il suffit d’utiliser son chemin comme repository.

    Sous Windows :

    restic -r E:\ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Sous Linux :

    restic -r /media/sauvegarde/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Cette solution est simple à mettre en place et convient bien pour conserver une copie hors du disque système.

    Pour une meilleure protection contre les ransomwares ou une panne matérielle, évitez toutefois de laisser le disque externe connecté en permanence.

    Sauvegarder sur un NAS

    Si le NAS expose un partage réseau SMB ou NFS monté dans Windows ou Linux, Restic peut l’utiliser comme un dossier classique.

    Sous Windows, avec un partage réseau monté sur Z: :

    restic -r Z:\ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Vous pouvez aussi utiliser un chemin UNC :

    restic -r \\NAS\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Sous Linux, si le partage du NAS est monté dans /mnt/nas :

    restic -r /mnt/nas/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Le principe reste identique : le repository doit d’abord être créé avec restic init, puis vous pouvez utiliser la commande backup.

    Sauvegarder sur un serveur distant avec SFTP

    Restic prend également en charge les repositories accessibles en SFTP.

    Par exemple :

    restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Sous Windows, le principe est identique depuis PowerShell si l’accès SSH au serveur est correctement configuré :

    restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    L’authentification peut s’effectuer avec un mot de passe SSH ou, de préférence, avec une clé SSH.

    Avant la première sauvegarde, initialisez le repository distant :

    restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic init

    Restic chiffre les données avant leur envoi. Le serveur distant stocke donc le contenu chiffré du repository.

    Utiliser un stockage distant avec rclone

    Restic peut aussi s’appuyer sur rclone pour accéder à de nombreux services de stockage cloud ou protocoles distants.

    Après avoir configuré une destination dans rclone, vous pouvez par exemple utiliser :

    restic -r rclone:remote:ResticBackup backup /home/votre_nom/Documents

    Sous Windows :

    restic -r rclone:remote:ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Cette méthode permet notamment d’utiliser les nombreux fournisseurs compatibles avec rclone sans que Restic ait besoin de gérer directement chacun d’eux.

    Quelle destination choisir ?

    Pour une sauvegarde locale simple, un disque externe est souvent suffisant. Un NAS est plus pratique pour automatiser les sauvegardes de plusieurs machines, tandis qu’un serveur distant ou un stockage cloud permet de conserver une copie hors du domicile ou de l’entreprise.

    Pour une meilleure protection des données, l’idéal reste de disposer d’au moins une copie de sauvegarde stockée sur un support ou un emplacement différent du PC sauvegardé.

    Automatiser les sauvegardes Restic

    Restic se prête très bien à l’automatisation. Une fois la commande de sauvegarde définie, vous pouvez la lancer régulièrement avec le Planificateur de tâches de Windows, cron sous Linux ou un service systemd.

    L’objectif est généralement d’exécuter automatiquement une commande de ce type :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Le principal point à gérer est le mot de passe du repository. Pour éviter une saisie manuelle à chaque exécution, vous pouvez utiliser un fichier contenant le mot de passe.

    Par exemple :

    C:\Restic\password.txt

    Puis lancer Restic avec :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic --password-file C:\Restic\password.txt backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Protégez soigneusement ce fichier, car toute personne pouvant le lire pourra ouvrir le repository.

    Automatiser Restic sous Windows

    Le plus pratique consiste à créer un script PowerShell, par exemple :

    $repo = "D:\Sauvegardes\Restic"
    $password = "C:\Restic\password.txt"
    $source = "C:\Users\VotreNom\Documents"
    
    restic -r $repo --password-file $password backup $source

    Enregistrez-le par exemple sous :

    C:\Restic\backup-restic.ps1

    Vous pouvez ensuite créer une tâche planifiée :

    • ouvrez le Planificateur de tâches ;
    • cliquez sur Créer une tâche ;
    • choisissez un déclencheur, par exemple tous les jours à 20 h ;
    • dans Actions, ajoutez le programme powershell.exe ;
    • utilisez comme argument :
    -ExecutionPolicy Bypass -File "C:\Restic\backup-restic.ps1"

    La sauvegarde sera alors exécutée automatiquement selon la fréquence choisie.

    Ajouter une politique de rétention

    Vous pouvez également nettoyer automatiquement les anciens snapshots après la sauvegarde.

    Par exemple :

    $repo = "D:\Sauvegardes\Restic"
    $password = "C:\Restic\password.txt"
    $source = "C:\Users\VotreNom\Documents"
    
    restic -r $repo --password-file $password backup $source
    
    restic -r $repo --password-file $password forget `
      --keep-daily 7 `
      --keep-weekly 4 `
      --keep-monthly 6 `
      --prune

    Cette configuration conserve plusieurs générations de sauvegardes tout en évitant que le repository ne grossisse indéfiniment.

    Automatiser Restic sous Linux avec cron

    Sous Linux, vous pouvez créer un script :

    #!/bin/bash
    
    export RESTIC_REPOSITORY="/mnt/sauvegardes/restic"
    export RESTIC_PASSWORD_FILE="/root/.restic-password"
    
    restic backup /home/votre_nom/Documents
    restic forget --keep-daily 7 --keep-weekly 4 --keep-monthly 6 --prune

    Rendez-le exécutable :

    chmod +x /usr/local/bin/backup-restic.sh

    Puis ouvrez la crontab :

    crontab -e

    Par exemple, pour lancer la sauvegarde chaque jour à 2 h :

    0 2 * * * /usr/local/bin/backup-restic.sh

    Conserver un journal des sauvegardes

    Pour une tâche automatisée, il est conseillé de conserver les sorties de Restic afin de pouvoir vérifier qu’une sauvegarde s’est bien déroulée.

    Sous Windows :

    restic -r $repo --password-file $password backup $source *>> C:\Restic\restic.log

    Sous Linux :

    restic backup /home/votre_nom/Documents >> /var/log/restic.log 2>&1

    Vous pourrez ainsi consulter le journal en cas d’échec ou vérifier la date de la dernière sauvegarde réussie.

    Enfin, même avec une automatisation parfaitement configurée, contrôlez régulièrement la présence des snapshots avec restic snapshots et testez ponctuellement une restauration. Une tâche qui s’exécute automatiquement ne garantit pas à elle seule que les sauvegardes sont réellement exploitables.

    Quelques commandes Restic utiles

    Restic propose de nombreuses commandes pour gérer les sauvegardes, consulter les snapshots, restaurer des fichiers ou entretenir le repository. Voici les principales à connaître.

    Afficher la version installée :

    restic version

    Créer un nouveau repository :

    restic -r /chemin/du/repository init

    Sauvegarder un dossier :

    restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder

    Afficher les snapshots disponibles :

    restic -r /chemin/du/repository snapshots

    Afficher le contenu du dernier snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository ls latest

    Afficher des statistiques sur un snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository stats latest

    Restaurer le dernier snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository restore latest --target /chemin/restauration

    Restaurer un snapshot précis :

    restic -r /chemin/du/repository restore ID_DU_SNAPSHOT --target /chemin/restauration

    Sauvegarder en excluant certains fichiers :

    restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder --exclude "*.tmp"

    Utiliser un fichier d’exclusions :

    restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder --exclude-file excludes.txt

    Supprimer un ancien snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository forget ID_DU_SNAPSHOT

    Appliquer une politique de rétention :

    restic -r /chemin/du/repository forget \
      --keep-daily 7 \
      --keep-weekly 4 \
      --keep-monthly 6

    Supprimer les données devenues inutiles dans le repository :

    restic -r /chemin/du/repository prune

    Appliquer la rétention et nettoyer le repository en une seule commande :

    restic -r /chemin/du/repository forget \
      --keep-daily 7 \
      --keep-weekly 4 \
      --keep-monthly 6 \
      --prune

    Vérifier la structure et l’intégrité du repository :

    restic -r /chemin/du/repository check

    Effectuer une vérification complète des données :

    restic -r /chemin/du/repository check --read-data

    Vérifier seulement une partie des données :

    restic -r /chemin/du/repository check --read-data-subset=10%

    Enfin, si vous avez défini la variable RESTIC_REPOSITORY, vous pouvez simplifier les commandes et omettre l’option -r :

    restic snapshots
    restic backup /chemin/a/sauvegarder
    restic check

    Ces commandes couvrent l’essentiel des opérations courantes avec Restic : création du dépôt, sauvegarde, restauration, gestion des snapshots et vérification des données.

    Restic : avantages et limites

    Restic est une solution de sauvegarde particulièrement intéressante si vous recherchez un outil léger, fiable, chiffré et facilement automatisable.

    Ses principaux avantages sont :

    • le chiffrement intégré : les sauvegardes sont protégées avant leur stockage ;
    • la déduplication : les blocs déjà présents dans le repository ne sont pas recopiés inutilement ;
    • les snapshots : il est possible de conserver plusieurs états successifs des fichiers ;
    • la compatibilité multiplateforme : Restic fonctionne sous Windows, Linux et macOS ;
    • le support de nombreuses destinations : disque local, disque USB, NAS, serveur SFTP ou stockage distant via rclone ;
    • la simplicité de l’automatisation : les commandes peuvent facilement être intégrées à PowerShell, cron ou systemd ;
    • la vérification d’intégrité : la commande restic check permet de contrôler régulièrement l’état du repository ;
    • la restauration sélective : il est possible de restaurer un snapshot complet ou seulement certains fichiers.

    Restic présente toutefois quelques limites.

    La principale est son fonctionnement essentiellement en ligne de commande. Pour un utilisateur habitué aux logiciels de sauvegarde avec interface graphique, la prise en main peut demander un petit temps d’adaptation.

    La gestion du mot de passe du repository demande également de la rigueur. Si vous perdez ce mot de passe, les données chiffrées ne pourront plus être restaurées.

    Les opérations d’entretien comme forget, prune ou check --read-data peuvent aussi devenir longues sur de gros repositories, en particulier lorsque le stockage est distant ou relativement lent.

    Enfin, Restic sauvegarde avant tout des fichiers et dossiers. Ce n’est pas un logiciel d’image système complet destiné à restaurer Windows entier, les partitions, le secteur de démarrage et toutes les applications après une panne de disque.
    Il ne remplace donc pas une image système si votre objectif est de restaurer Windows, les partitions et le démarrage après une panne complète du disque
    👉 À lire :

    Restic convient donc très bien pour :

    • sauvegarder régulièrement ses documents et données personnelles ;
    • conserver plusieurs versions de fichiers ;
    • envoyer des sauvegardes chiffrées vers un NAS ou un serveur distant ;
    • automatiser une stratégie de sauvegarde avec des scripts.

    En revanche, si votre objectif est de pouvoir restaurer intégralement un PC après une panne du disque système, il est préférable de compléter Restic avec une sauvegarde d’image système.

    Restic est donc particulièrement adapté aux utilisateurs qui recherchent une solution de sauvegarde sobre, sécurisée et scriptable, à condition d’être à l’aise avec quelques commandes.

    L’article Restic : sauvegarder et restaurer ses fichiers sous Windows et Linux est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 11 26H2 : télécharger et installer la mise à jour

    Par : malekalmorte
    29 août 2026 à 07:41

    Windows 11 26H2 est la prochaine mise à jour de fonctionnalités de Windows 11. Microsoft a commencé à la proposer dans le canal Release Preview du programme Windows Insider, dernière étape de test avant sa diffusion au grand public.

    Cette version permet donc de découvrir et tester Windows 11 26H2 avant sa sortie officielle, avec un niveau de maturité plus élevé que les builds distribuées dans les canaux Dev ou Beta.

    Attention : Windows 11 26H2 reste actuellement une version de prévisualisation. Même si le canal Release Preview est proche de la version finale, des bugs ou problèmes de compatibilité peuvent encore être présents. Si vous utilisez votre PC pour travailler ou recherchez avant tout la stabilité, il est préférable d’attendre la disponibilité générale de Windows 11 26H2.
    👉A lire : Qu’est-ce que Windows Insider

    Il est actuellement possible d’installer Windows 11 26H2 en rejoignant le canal Release Preview, ou de récupérer une image ISO à partir des fichiers Microsoft avec UUP Dump afin d’effectuer une mise à niveau ou une installation propre.

    Dans ce tutoriel, vous allez voir comment télécharger et installer Windows 11 26H2, créer une image ISO, effectuer une mise à niveau ou une installation propre et vérifier que la nouvelle version est correctement installée.

    Lorsque Microsoft publiera officiellement Windows 11 26H2, ce guide sera complété avec les méthodes grand public : Windows Update, package d’activation, Assistant d’installation et ISO officiel Microsoft.

    ✋
    Pour connaitre les nouveautés de cette version, consultez : Windows 11 26H2 : les nouveautés

    Méthode 1 : installer Windows 11 26H2 avec Windows Update (Release Preview)

    Windows 11 26H2 est désormais disponible dans le canal Release Preview du programme Windows Insider. Si votre PC respecte les exigences matérielles de Windows 11, vous pouvez installer cette version directement depuis Windows Update, sans télécharger d’image ISO. Microsoft propose actuellement 26H2 via une installation volontaire depuis Windows Update.

    Rejoindre le canal Release Preview

    Si votre PC n’est pas encore inscrit au programme Windows Insider :

    • ouvrez Paramètres ;
    • rendez-vous dans Windows Update > Programme Windows Insider ;
    • cliquez sur Prise en main ;
    • associez le compte Microsoft utilisé pour le programme Windows Insider ;
    • sélectionnez le canal Release Preview ;
    • acceptez les conditions proposées ;
    • redémarrez le PC lorsque Windows vous le demande.

    Le canal Release Preview est généralement le plus approprié pour tester une prochaine version de Windows proche de sa sortie publique.

    Windows 11 26H2 reste actuellement une version de prévisualisation. Même dans le canal Release Preview, des bugs ou problèmes de compatibilité peuvent encore être présents.
    Les canaux Windows Insider - Windows 11

    Installer Windows 11 26H2

    Une fois le PC inscrit dans le canal Release Preview :

    • ouvrez Paramètres > Windows Update ;
    • cliquez sur Rechercher des mises à jour ;
    • Windows 11, version 26H2 doit apparaître lorsqu’elle est disponible pour votre appareil ;
    • cliquez sur Télécharger et installer ;
    • laissez Windows télécharger et préparer la mise à niveau ;
    • redémarrez le PC lorsque cela est demandé.

    Microsoft indique que Windows 11 26H2 est actuellement proposé aux Insiders Release Preview via cette méthode dite « seeker » : la mise à jour n’est pas installée automatiquement, l’utilisateur choisit explicitement de la télécharger et de l’installer.

    L’installation conserve normalement vos fichiers personnels, applications et paramètres, comme lors d’une mise à niveau classique de Windows 11.

    Après le redémarrage, le PC fonctionne sous Windows 11 26H2 et continuera de recevoir les mises à jour cumulatives habituelles via Windows Update.

    Méthode 2 : télécharger et installer Windows 11 26H2 avec une ISO

    À l’heure actuelle, Microsoft ne propose pas encore d’ISO officielle de Windows 11 26H2 destinée au grand public. En revanche, Windows 11 26H2 est disponible dans le canal Release Preview du programme Windows Insider.

    Si vous souhaitez disposer d’une image ISO pour effectuer une mise à niveau, une installation propre ou tester Windows 11 26H2 dans une machine virtuelle, vous pouvez utiliser UUP Dump. Ce service permet de récupérer les fichiers de mise à jour publiés par Microsoft puis de générer automatiquement une image ISO exploitable.

    Attention !/ : Windows 11 26H2 reste actuellement une version de prévisualisation. Même si le canal Release Preview est proche de la version finale, des bugs ou problèmes de compatibilité peuvent encore être présents. Si vous recherchez avant tout la stabilité, il est préférable d’attendre la disponibilité générale de Windows 11 26H2.
    Pour comprendre, lire : Qu’est-ce que Windows Insider

    UUP Dump constitue donc pour l’instant la méthode la plus pratique pour obtenir une ISO de Windows 11 26H2 Release Preview avant la publication des images officielles par Microsoft.

    Télécharger l’ISO Windows 11 26H2 avec UUP Dump

    • Cliquez sur ce lien :

    • Sélectionnez la version correspondant à votre langue et à votre architecture (généralement x64)
    • Choisissez l’édition souhaitée (Famille, Professionnel, etc.)
    • Sélectionnez l’option permettant de télécharger et convertir les fichiers en ISO
    • Téléchargez l’archive générée par UUP Dump

    👉 Le guide complet :

    Créer l’image ISO Windows 11 26H2

    Une fois le téléchargement terminé :

    • Décompressez l’archive téléchargée
    • Ouvrez le dossier extrait
    • Exécutez le script uup_download_windows.cmd
    • Patientez pendant le téléchargement des fichiers Microsoft
    • Attendez la génération automatique de l’image ISO. Selon votre connexion Internet et les performances du PC, l’opération peut prendre plusieurs dizaines de minutes.
    • Le message finished vous indique lorsque l’opération est terminée
    Créer l'ISO de Windows 11 26H2

    À la fin du processus, l’image ISO Windows 11 26H2 est créée dans le dossier de travail et peut être utilisée pour une mise à niveau ou une installation propre de Windows.

    • Faites un clic droit sur le fichier ISO puis Monter
    Créer l'image ISO Windows 11 26H2

    Installer Windows 11 26H2

    Une fois l’image ISO téléchargée et la clé USB créée, vous pouvez installer Windows 11 26H2 Insider sur votre ordinateur. Deux méthodes sont possibles : effectuer une mise à niveau afin de conserver vos applications et vos fichiers, ou réaliser une installation propre pour repartir sur un système neuf.

    Attention : Windows 11 26H2 Insider est une version de prévisualisation destinée aux tests. Elle peut contenir des bugs ou des fonctionnalités incomplètes. Il est recommandé d’effectuer une sauvegarde de vos données avant toute installation.

    Les précautions avant d’installer une version Insider

    Les versions Insider Preview permettent de tester les futures fonctionnalités de Windows avant leur sortie officielle. Toutefois, elles peuvent contenir des bugs, des problèmes de stabilité ou des incompatibilités avec certains logiciels et pilotes.

    Avant d’installer Windows 11 26H2 Insider, il est recommandé de :

    • Sauvegarder vos données importantes
    • Vérifier la compatibilité de votre PC avec Windows 11
    • Installer la version sur un PC secondaire ou une machine virtuelle lorsque cela est possible
    • Prévoir une solution de retour vers une version stable de Windows

    Pour connaître l’ensemble des vérifications et préparatifs recommandés avant une installation ou une mise à niveau de Windows 11, consultez ce guide :

    👉 Le guide complet :

    Si vous recherchez avant tout la stabilité et la fiabilité, il est préférable d’attendre la version finale de Windows 11 26H2 qui sera distribuée via Windows Update après sa publication officielle par Microsoft.

    Installer Windows 11 26H2 par mise à niveau

    La mise à niveau permet de conserver vos applications, paramètres et fichiers personnels tout en passant à la version 26H2.

    Pour cela :

    • Montez l’image ISO de Windows 11 26H2 en effectuant un double-clic dessus
    • Ouvrez le lecteur virtuel créé dans l’Explorateur de fichiers
    • Lancez le programme Setup.exe
    • Cliquez sur Suivant
    • Acceptez les conditions d’utilisation
    • Vérifiez que l’option Conserver les fichiers personnels et les applications est sélectionnée
    • Lancez l’installation

    L’ordinateur redémarre plusieurs fois pendant la procédure. Une fois l’opération terminée, vous retrouvez votre environnement habituel sous Windows 11 26H2.

    Mettre à niveau le système vers Windows 11 26H2

    Effectuer une installation propre de Windows 11 26H2

    Une installation propre efface complètement le contenu de la partition système afin d’installer une nouvelle copie de Windows. Cette méthode permet de repartir sur une base saine mais nécessite de réinstaller les applications après l’installation.

    Pour effectuer une installation propre :

    • Démarrez le PC sur la clé USB d’installation
    • Sélectionnez la langue et les paramètres régionaux
    • Cliquez sur Installer maintenant
    • Saisissez votre clé produit ou cliquez sur Je n’ai pas de clé de produit
    • Choisissez l’édition de Windows 11 à installer
    • Sélectionnez Installation personnalisée
    • Choisissez la partition système
    • Poursuivez l’installation

    Après plusieurs redémarrages, l’assistant de configuration de Windows vous permet de créer votre compte utilisateur et de finaliser l’installation.

    👉Le guide :

    Vérifier que Windows 11 26H2 est correctement installé

    Une fois l’installation terminée, il est conseillé de vérifier que la bonne version de Windows est installée.

    Pour cela :

    • Appuyez sur Windows + R
    • Saisissez winver
    • Validez avec Entrée

    La fenêtre d’informations doit afficher Windows 11 version 26H2 ainsi que le numéro de build correspondant à la version Insider installée.

    👉 Les autres méthodes dans ce tutoriel :

    Windows 11 26H2

    Revenir à une version stable de Windows

    Si vous rencontrez des problèmes de stabilité ou de compatibilité avec une build Insider, il peut être nécessaire de revenir à une version stable de Windows 11.

    Selon la méthode utilisée pour l’installation et le délai écoulé depuis la mise à niveau, vous pouvez restaurer la version précédente ou réinstaller une version stable à partir d’une image ISO officielle.

    Comment installer Windows 11 26H2 après sa sortie officielle

    Lorsque Microsoft publiera la version finale de Windows 11 26H2, plusieurs méthodes permettront d’installer la mise à jour sur un PC compatible.

    Vous pourrez notamment :

    Cette section sera mise à jour lors de la disponibilité générale de Windows 11 26H2 avec les procédures détaillées et les liens de téléchargement officiels.

    📖 Ressources utiles et articles liés

    L’article Windows 11 26H2 : télécharger et installer la mise à jour est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 11 KB5120998 : grosse mise à jour Preview avec barre des tâches déplaçable, menu Démarrer personnalisable… mais déjà des bugs

    Par : malekalmorte
    28 août 2026 à 07:10

    Microsoft déploie la mise à jour facultative KB5120998 pour Windows 11 24H2 et 25H2. Il s’agit de l’une des mises à jour Preview les plus riches de ces derniers mois, avec plusieurs changements très attendus concernant la barre des tâches, le menu Démarrer et Windows Search.

    Mais quelques heures seulement après sa disponibilité, les premiers retours font état de problèmes gênants : fond d’écran remplacé par un arrière-plan noir, curseur de souris modifié ou impossible à personnaliser, et quelques autres comportements anormaux.

    Comme KB5120998 est une mise à jour facultative, il peut donc être judicieux d’attendre avant de l’installer.

    KB5120998 pour Windows 11 24H2 et 25H2

    Microsoft a publié KB5120998 le 27 août 2026 comme mise à jour cumulative facultative de prévisualisation.

    Elle fait passer :

    • Windows 11 24H2 à la build 26100.9278 ;
    • Windows 11 25H2 à la build 26200.9278.

    Elle est proposée depuis :

    • Paramètres > Windows Update
    • puis Rechercher des mises à jour.

    Comme il s’agit d’une mise à jour Preview, son installation n’est normalement pas obligatoire. Toutefois, elle peut être récupérée automatiquement si vous avez activé l’option : Recevez les dernières mises à jour dès qu’elles sont disponibles

    Les correctifs et fonctionnalités de KB5120998 devraient ensuite être intégrés à une future mise à jour cumulative obligatoire.

    Une des mises à jour les plus importantes de l’année pour l’interface

    KB5120998 contient plusieurs fonctionnalités qui étaient jusqu’ici testées dans les versions Insider de Windows 11.

    La plus visible concerne la barre des tâches.

    Microsoft permet enfin de choisir son emplacement sur l’écran :

    • en bas ;
    • en haut ;
    • à gauche ;
    • à droite.

    Cette possibilité existait sous Windows 10 mais avait disparu lors du lancement de Windows 11.

    Le réglage se trouve dans :

    Paramètres > Personnalisation > Barre des tâches > Comportements de la barre des tâches

    Une nouvelle option Position de la barre des tâches permet alors de choisir son emplacement.

    La barre des tâches peut également devenir réellement plus petite

    Windows 11 disposait déjà d’options permettant de réduire certains éléments ou boutons, mais la hauteur de la barre des tâches restait largement inchangée.

    KB5120998 introduit une véritable barre des tâches compacte, plus proche du fonctionnement proposé autrefois par Windows 10.

    L’objectif est notamment d’occuper moins de place sur les petits écrans et d’afficher davantage d’applications simultanément.

    Microsoft continue donc de réintroduire progressivement des possibilités de personnalisation qui avaient disparu lors de la transition vers Windows 11.

    Le menu Démarrer devient redimensionnable

    Autre changement attendu : le menu Démarrer peut désormais être affiché dans différentes tailles.

    • Dans : Paramètres > Personnalisation > Démarrer
    • Windows permet notamment de choisir un affichage plus petit ou plus grand.

    Jusqu’ici, les dimensions du menu étaient principalement déterminées par Windows selon la résolution et la mise à l’échelle de l’écran.

    Cette nouveauté devrait être particulièrement appréciable sur les ordinateurs portables, où le nouveau menu Démarrer pouvait occuper une partie importante de l’écran.

    Il devient possible de masquer davantage de sections du menu Démarrer

    Microsoft donne également plus de contrôle sur le contenu affiché.

    Selon les fonctionnalités disponibles sur votre appareil, vous pourrez notamment masquer certaines sections comme :

    • les applications épinglées ;
    • les éléments récents ou recommandés ;
    • la liste des applications ;
    • le nom et l’image du compte utilisateur.

    Il devient ainsi possible d’obtenir un menu Démarrer beaucoup plus minimaliste.

    Microsoft a par ailleurs dissocié certains paramètres du menu Démarrer des autres fonctions de Windows.

    Auparavant, désactiver les recommandations ou éléments récents pouvait aussi avoir un impact sur certaines fonctions de l’Explorateur de fichiers ou les listes de raccourcis de la barre des tâches.

    Ce comportement est désormais mieux séparé.

    Windows Search peut enfin fonctionner sans Bing

    C’est probablement l’une des nouveautés les plus intéressantes de KB5120998.

    Windows 11 permet désormais de désactiver les résultats Web provenant de Bing dans Windows Search.

    Il est également possible de supprimer les suggestions provenant du Microsoft Store.

    Une fois ces options désactivées, la recherche Windows peut donc se concentrer essentiellement sur les contenus locaux :

    • applications ;
    • fichiers ;
    • photos ;
    • paramètres Windows.

    Les réglages se trouvent dans :

    Paramètres > Confidentialité et sécurité > Recherche

    Cette évolution est notable car Microsoft a longtemps imposé très fortement Bing dans la recherche Windows.

    Elle arrive d’ailleurs au moment où l’entreprise développe parallèlement son application Paramètres de recherche recommandés Microsoft, destinée à proposer Bing comme moteur de recherche dans Chrome, Firefox ou Brave.

    La stratégie de Microsoft autour de Bing reste donc assez particulière : davantage de contrôle dans Windows d’un côté, mais toujours beaucoup d’efforts pour promouvoir son moteur de recherche de l’autre.

    La recherche Windows devient aussi plus claire

    Microsoft ne se contente pas d’ajouter des interrupteurs pour Bing.

    La présentation des résultats évolue également afin de mieux identifier leur provenance.

    Windows doit notamment mieux différencier :

    • les résultats locaux ;
    • les applications ;
    • les paramètres ;
    • les contenus Web ;
    • les suggestions du Microsoft Store.

    Microsoft affirme également avoir amélioré la pertinence générale de la recherche.

    Certaines fonctions restent toutefois soumises à un déploiement progressif.

    De nombreuses fonctionnalités arrivent progressivement

    C’est un point important avec KB5120998.

    Même après avoir installé la mise à jour, vous ne verrez pas nécessairement immédiatement toutes les nouvelles options.

    Microsoft utilise une nouvelle fois son système de Controlled Feature Rollout (CFR).

    Le code correspondant aux nouvelles fonctionnalités peut donc être présent sur votre PC, mais Microsoft active les nouveautés par vagues.

    Deux ordinateurs disposant exactement de la même version de Windows et de la même KB peuvent ainsi afficher des options différentes pendant plusieurs jours ou semaines.

    Il ne faut donc pas considérer l’absence de la nouvelle position de la barre des tâches ou du menu Démarrer redimensionnable comme un échec de l’installation.

    WMIC disparaît définitivement

    KB5120998 accompagne également la dernière étape de la suppression de WMIC.

    À partir d’août 2026, Windows 11 24H2 et 25H2 n’incluent plus l’utilitaire :

    wmic.exe

    et celui-ci n’est plus disponible sous forme de fonctionnalité à la demande (Feature on Demand).

    Il ne pourra donc plus être simplement réinstallé depuis les fonctionnalités facultatives de Windows.

    Attention toutefois : WMI lui-même n’est pas supprimé.

    Seule l’ancienne interface en ligne de commande WMIC disparaît.

    Pour les scripts modernes, Microsoft recommande notamment PowerShell et :

    Get-CimInstance

    👉 À lire :

    D’autres améliorations sont également intégrées

    Les notes de Microsoft associées à KB5120998 mentionnent également des changements ou correctifs concernant plusieurs composants du système.

    On trouve notamment des améliorations autour de :

    • l’Explorateur de fichiers ;
    • la saisie et les périphériques d’entrée ;
    • Windows Update ;
    • le Gestionnaire des tâches ;
    • les graphismes ;
    • le pavé tactile ;
    • Narrateur ;
    • l’IME japonais ;
    • la recherche Outlook ;
    • certains mécanismes de sécurité et d’administration.

    Microsoft poursuit également le déploiement de changements plus techniques, notamment autour de la cryptographie post-quantique et de certains mécanismes d’isolation.

    Toutes ces nouveautés n’arrivent cependant pas nécessairement simultanément sur tous les PC.

    Le téléchargement hors ligne peut approcher les 5 Go

    KB5120998 est également disponible dans le Microsoft Update Catalog pour une installation manuelle avec un fichier .msu.

    Les packages complets sont particulièrement volumineux.

    • Pour les systèmes x64, le Catalogue Microsoft affiche environ 4,96 Go.
    • Pour les systèmes ARM64, la taille est d’environ 4,80 Go.

    Cela ne signifie pas que Windows Update téléchargera nécessairement autant de données.

    Windows Update utilise des mécanismes différentiels et ne récupère que les composants réellement nécessaires au système.

    L’installation via le Catalogue Microsoft est donc surtout utile lorsqu’une mise à jour échoue via Windows Update ou pour certains scénarios de déploiement hors ligne.

    Mais KB5120998 provoque déjà des problèmes chez certains utilisateurs

    Quelques heures après le déploiement de la mise à jour, de nombreux utilisateurs ont signalé des comportements anormaux.

    Les deux problèmes les plus fréquemment rapportés concernent : le curseur de la souris et le fond d’écran.

    Plusieurs témoignages convergent vers le même comportement après installation de la build 26200.9278 ou 26100.9278.

    Le curseur de la souris peut être remplacé par un ancien style

    Certains utilisateurs indiquent que KB5120998 remplace leur curseur habituel par un curseur blanc plus grand au style ancien.

    Dans certains cas, le curseur rappelle visuellement celui des anciennes versions de Windows.

    Plus problématique : les réglages permettant normalement de changer le style, la couleur ou parfois la taille du pointeur ne semblent plus fonctionner correctement.

    Des utilisateurs indiquent avoir essayé :

    • de redémarrer Windows ;
    • de relancer l’Explorateur ;
    • de modifier les paramètres d’accessibilité ;
    • de sélectionner un autre thème de pointeur dans le Panneau de configuration.

    Le curseur normal reste néanmoins affiché.

    Un détail intéressant ressort également de certains témoignages : le problème toucherait surtout le pointeur dans son état normal, tandis que les curseurs d’attente ou d’activité peuvent momentanément reprendre une apparence différente.

    Notificacions Microsoft Defender Antivirus est désactivé

    Un autre bug constaté sous Windows, mais apparemment sans lien avec une mise à jour du système d’exploitation, concerne Microsoft Defender. Après la mise à jour de la solution de sécurité, plusieurs utilisateurs reçoivent des notifications indiquant que « Microsoft Defender Antivirus est désactivé », alors qu’il est bien actif.

    Bien que cela puisse paraître un bug mineur, Microsoft indique qu‘il se produit après chaque redémarrage de Windows pour certains utilisateurs et que les notifications arrivent même si elles ont été désactivées, ce qui est particulièrement gênant.
    Ce problème semble affecter toutes les versions prises en charge des éditions client et serveur de Windows 10 et Windows 11. Microsoft précise qu’une enquête est en cours et que de plus amples informations seront communiquées dès que possible.

    Le fond d’écran peut devenir complètement noir

    Autre problème largement signalé : après l’installation de KB5120998, le papier peint du Bureau disparaît et est remplacé par un fond noir uni.

    Le problème semble plus facile à contourner que celui du pointeur.

    • Dans plusieurs cas, il suffit de sélectionner à nouveau son image depuis : Paramètres > Personnalisation > Arrière-plan
    • pour restaurer le fond d’écran.

    Cependant, certains utilisateurs indiquent que le problème peut réapparaître après une déconnexion ou un redémarrage.

    Les témoignages ne concernent pas tous les PC.

    De nombreux utilisateurs ont installé KB5120998 sans rencontrer ces problèmes.

    D’autres problèmes sont rapportés, mais avec moins de certitude

    Quelques utilisateurs mentionnent également :

    • des problèmes de son ;
    • une webcam ne fonctionnant plus ;
    • des anomalies d’affichage avec certains navigateurs ;
    • des erreurs d’installation telles que 0x800f0922 ;
    • des problèmes avec DISM.

    Ces retours sont actuellement beaucoup moins nombreux.

    Il serait donc prématuré de considérer tous ces comportements comme des bugs généralisés directement causés par KB5120998.

    Les problèmes du curseur et du fond d’écran noir sont en revanche rapportés par suffisamment d’utilisateurs indépendants pour mériter une attention particulière.

    Microsoft n’a pas encore reconnu officiellement ces bugs

    Au moment de la rédaction de cet article, Microsoft n’a pas encore ajouté les problèmes de curseur et de fond d’écran aux problèmes connus officiels de Windows 11 24H2 ou 25H2.

    Il faut donc encore rester prudent sur leur ampleur exacte.

    Les rapports montrent néanmoins une corrélation forte avec KB5120998 : plusieurs utilisateurs expliquent que les problèmes apparaissent immédiatement après son installation et disparaissent après son retrait.

    Cela ne signifie pas pour autant que tous les PC sont concernés.

    Désinstaller KB5120998 permet de corriger le problème chez plusieurs utilisateurs

    Pour les personnes affectées par le curseur impossible à personnaliser, plusieurs témoignages indiquent que désinstaller KB5120998 restaure immédiatement le comportement normal.

    • Vous pouvez procéder depuis : Paramètres > Windows Update > Historique des mises à jour > Désinstaller des mises à jour
    • Repérez ensuite : KB5120998
    • puis choisissez de la désinstaller.

    Un redémarrage est nécessaire.

    👉Plus de détails :

    Comme il s’agit d’une mise à jour facultative non liée à la sécurité, sa désinstallation ne retire pas les correctifs de sécurité du Patch Tuesday du 11 août.

    C’est une différence importante avec KB5121003, qui contenait notamment les correctifs de sécurité du mois.

    Faut-il installer KB5120998 ?

    Pour le moment, je conseillerais de ne pas se précipiter.

    KB5120998 contient des nouveautés réellement intéressantes, en particulier :

    • la barre des tâches déplaçable ;
    • la barre des tâches plus compacte ;
    • le menu Démarrer redimensionnable ;
    • la possibilité de masquer davantage de sections ;
    • la recherche Windows débarrassée de Bing et des résultats du Microsoft Store.

    Mais cette mise à jour est précisément une Preview facultative.

    Sa fonction est aussi de permettre à Microsoft d’exposer les changements à davantage d’utilisateurs avant leur intégration dans une mise à jour mensuelle obligatoire.

    Compte tenu des problèmes de curseur et de fond d’écran déjà observés, il n’y a actuellement aucun avantage essentiel à l’installer immédiatement sur un PC de production.

    Vous pouvez parfaitement attendre la prochaine mise à jour cumulative, en espérant que Microsoft corrige ces régressions d’ici là.

    Et si vous voulez absolument tester les nouveautés ?

    Si vous souhaitez malgré tout tester la barre des tâches déplaçable ou le nouveau menu Démarrer, assurez-vous au minimum d’avoir :

    • sauvegardé vos travaux ;
    • créé éventuellement un point de restauration ;
    • vérifié que vous savez désinstaller une mise à jour Windows ;
    • conservé en tête que toutes les nouveautés sont en déploiement progressif.

    Il est également inutile d’installer manuellement le package .msu de près de 5 Go simplement pour tenter d’obtenir plus rapidement les fonctionnalités.

    Le déploiement CFR est indépendant de la présence du package lui-même.

    Conclusion

    KB5120998 est probablement l’une des mises à jour Windows 11 les plus intéressantes de 2026 en matière de personnalisation.

    Microsoft réintroduit enfin la possibilité de déplacer la barre des tâches, permet de réduire réellement sa taille, donne davantage de contrôle sur le menu Démarrer et autorise désormais la désactivation de Bing dans Windows Search.

    Mais le lancement est déjà entaché de plusieurs bugs.

    Des utilisateurs de Windows 11 24H2 et 25H2 rapportent notamment un curseur de souris bloqué sur un ancien style blanc et surdimensionné, ainsi qu’un fond d’écran remplacé par du noir.

    Comme KB5120998 est facultative et ne contient pas les correctifs de sécurité du mois, attendre quelques jours avant de l’installer paraît actuellement être le choix le plus prudent.

    Les utilisateurs déjà touchés peuvent quant à eux envisager sa désinstallation, qui semble restaurer le curseur et l’arrière-plan dans les cas rapportés.

    L’article Windows 11 KB5120998 : grosse mise à jour Preview avec barre des tâches déplaçable, menu Démarrer personnalisable… mais déjà des bugs est apparu en premier sur malekal.com.

    Microsoft Teste un outil Windows 11 pour remplacer Google par Bing dans Chrome, Firefox et Brave

    Par : malekalmorte
    26 août 2026 à 10:31

    Microsoft développe une nouvelle application Windows baptisée Microsoft Recommended Search Settings, ou Paramètres de recherche recommandés Microsoft en français.

    Son rôle est simple : proposer à l’utilisateur de remplacer son moteur de recherche actuel par Microsoft Bing dans plusieurs navigateurs installés sur le PC, notamment Google Chrome, Mozilla Firefox et Brave.

    L’outil peut également modifier la page d’accueil et la page Nouvel onglet afin d’afficher Bing et les contenus Microsoft associés.

    Face aux critiques provoquées par sa découverte, Microsoft assure toutefois que cette application est entièrement facultative et qu’elle ne sera pas installée automatiquement avec Windows 11 ou Microsoft Edge.

    Une application dédiée à la promotion de Bing

    L’application a été découverte et testée par WindowsLatest.

    L’exécutable porte le nom MicrosoftSettings.exe et pèse environ 22,2 Mo.

    Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il ne s’agit pas de l’application Paramètres de Windows.

    Microsoft Recommended Search Settings est un programme distinct dont la fonction principale consiste à proposer l’utilisation de Bing comme moteur de recherche par défaut.

    Lors de son lancement, l’utilisateur est accueilli par un écran proposant d’appliquer les paramètres de recherche recommandés par Microsoft.

    L’option permettant de passer à Bing est activée dans l’interface, mais l’utilisateur doit accepter explicitement l’opération avant que les modifications soient effectuées.

    MicrosoftSettings.exe : Microsoft Recommended Search Settings pour pousser Bing

    L’application ajoute une entrée « Microsoft Recommended Search Settings » au démarrage de Windows

    C:\Users\maill\AppData\Local\Temp\msrdfe6abc09-2f83-4e8f-8e92-6264e64ed53c\MSRecommendationDaemon.exe
    Paramètres de recherche recommandés par Microsoft au démarrage de Windows

    Enfin, celle-ci peut être désinstallée facilement.

    Chrome, Firefox et Brave peuvent être modifiés

    L’application ne se limite pas à Microsoft Edge.

    WindowsLatest a testé le programme avec Google Chrome et Brave.

    Après validation par l’utilisateur, Microsoft Recommended Search Settings ajoute une extension appelée :

    Microsoft Bing Homepage & Search

    Cette extension peut notamment modifier :

    • le moteur de recherche par défaut ;
    • la page d’accueil ;
    • la page de démarrage ;
    • la page Nouvel onglet.

    Dans Chrome, le navigateur affiche également ses propres avertissements indiquant qu’une extension vient de changer les paramètres de recherche.

    Brave, qui repose lui aussi sur Chromium, peut être traité de manière similaire.

    Mozilla Firefox fait également partie des navigateurs visés par Microsoft.

    Microsoft affirme que rien n’est imposé

    C’est le point que Microsoft a tenu à clarifier.

    Interrogé par WindowsLatest, un porte-parole de l’entreprise indique que l’application est facultative et doit être installée volontairement.

    Microsoft précise également qu’elle :

    • n’est pas distribuée par Windows ;
    • n’est pas installée par Microsoft Edge ;
    • ne modifie pas les réglages sans consentement ;
    • permet de revenir aux paramètres précédents à tout moment.

    Microsoft indique donc qu’il ne s’agit pas d’un mécanisme caché destiné à remplacer Google ou Brave Search à l’insu de l’utilisateur.

    Chrome tente même de restaurer Google

    Le test réalisé par WindowsLatest montre une situation assez inhabituelle.

    Après l’installation de l’extension Microsoft, Chrome détecte que son moteur de recherche a été remplacé par Bing et propose à l’utilisateur de revenir à Google Search.

    Microsoft affiche alors à son tour une fenêtre encourageant l’utilisateur à conserver Bing.

    Cela donne donc une sorte de bataille d’interfaces :

    Microsoft propose Bing → Chrome propose de revenir à Google → Microsoft recommande de conserver Bing.

    Cette mécanique illustre l’importance stratégique des moteurs de recherche pour les éditeurs de navigateurs et de systèmes d’exploitation.

    Logiciel de Microsoft pour recommander Bing

    Microsoft Rewards apparaît également à la fin de l’installation

    Une fois la configuration terminée, l’application ouvre également une page liée à Microsoft Rewards.

    Ce programme permet de gagner des points en utilisant certains services Microsoft, notamment Bing.

    Microsoft combine donc ici plusieurs leviers pour encourager l’utilisateur à adopter son moteur de recherche :

    Bing + extension navigateur + page d’accueil + Microsoft Rewards.

    Ce choix n’est pas forcément surprenant : les moteurs de recherche représentent un marché considérable, notamment en raison des revenus publicitaires générés par les recherches Web.

    Microsoft utilise déjà ce type de campagne dans Edge

    Ce genre d’incitation n’est pas complètement nouveau.

    Microsoft dispose déjà d’une stratégie Edge appelée DefaultBrowserSettingsCampaignEnabled, traduite par :

    Activer les campagnes de paramètres de navigateur par défaut.

    Lorsque cette politique est active, Edge peut proposer à l’utilisateur de :

    • définir Microsoft Edge comme navigateur par défaut ;
    • utiliser Microsoft Bing comme moteur de recherche par défaut.

    Microsoft précise toutefois que les paramètres ne sont modifiés que si l’utilisateur accepte la proposition.

    La nouvelle application va plus loin puisqu’elle cible également les navigateurs concurrents installés sur le PC.

    Est-ce que cette application existe aussi en Europe ?

    C’est actuellement la grande inconnue.

    WindowsLatest a pu installer et tester l’application depuis les serveurs de téléchargement de Microsoft, mais Microsoft n’a pas encore précisé dans quels pays ou marchés elle sera proposée.

    Je n’ai trouvé aucune documentation Microsoft indiquant que Microsoft Recommended Search Settings serait :

    • réservée aux États-Unis ;
    • disponible mondialement ;
    • ou spécifiquement bloquée en Europe.

    Il serait donc prématuré d’affirmer que les utilisateurs européens ne la verront jamais.

    En revanche, le contexte réglementaire européen est particulier.

    Pourquoi Microsoft pourrait être plus prudent en Europe

    Dans l’Espace économique européen, Microsoft doit composer avec un cadre réglementaire beaucoup plus strict, notamment le Digital Markets Act (DMA). Ce règlement vise entre autres à éviter que les grandes plateformes favorisent excessivement leurs propres services au détriment du choix de l’utilisateur.

    Microsoft a déjà dû adapter Windows dans ce sens. Dans l’EEE, Windows Search peut désormais faire appel à des fournisseurs de recherche web tiers, alors qu’en dehors de cette zone Bing reste beaucoup plus profondément intégré. L’entreprise a également commencé à donner davantage de contrôle sur certains éléments liés à la recherche dans Windows.

    C’est ce qui rend l’arrivée de Paramètres de recherche recommandés Microsoft assez paradoxale.

    D’un côté, Microsoft ouvre progressivement Windows à davantage de choix, en particulier en Europe. De l’autre, l’entreprise propose un utilitaire spécifiquement conçu pour remplacer le moteur de recherche de Chrome, Firefox ou Brave par Bing, modifier la page d’accueil et la page Nouvel onglet, puis promouvoir Microsoft Rewards.

    Ces deux démarches ne sont pas réellement contradictoires sur le plan juridique. Microsoft présente son utilitaire comme facultatif et exige une action de l’utilisateur avant d’appliquer les changements. Il ne s’agit donc pas, en l’état, d’un remplacement silencieux imposé directement par Windows.

    Mais du point de vue de l’utilisateur, la stratégie peut sembler difficile à suivre : Microsoft donne davantage de liberté dans Windows tout en développant parallèlement de nouveaux moyens de pousser Bing dans les navigateurs concurrents.

    Le contexte européen pourrait donc inciter Microsoft à être plus prudent sur la manière de distribuer ou de promouvoir cet outil. Une installation automatique, un choix difficile à refuser ou une modification insuffisamment explicite des paramètres d’un navigateur concurrent attirerait probablement davantage l’attention des autorités européennes.

    À ce stade, rien ne permet toutefois d’affirmer que l’application est interdite en Europe ou qu’elle y sera bloquée. Microsoft n’a pas encore précisé si son déploiement variera selon les régions.

    L’outil serait-il interdit en Europe ?

    Pas nécessairement.

    Il faut distinguer plusieurs situations.

    Une application optionnelle qui propose clairement « Utiliser Bing comme moteur de recherche ? » et qui ne procède au changement qu’après consentement de l’utilisateur n’est pas automatiquement contraire au droit européen.

    Le problème réglementaire serait davantage susceptible de se poser si Microsoft :

    • installait automatiquement l’application ;
    • rendait l’option Bing difficile à refuser ;
    • modifiait les paramètres d’un navigateur concurrent sans consentement réel ;
    • ou utilisait Windows pour favoriser Bing d’une façon considérée comme déloyale.

    Microsoft insiste justement sur le fait que l’application n’est pas distribuée avec Windows ou Edge et requiert le consentement de l’utilisateur. Cette formulation n’est probablement pas anodine compte tenu de l’attention réglementaire portée aux paramètres par défaut.

    Il serait toutefois spéculatif d’affirmer que Microsoft a conçu ce fonctionnement spécifiquement pour éviter une sanction européenne.

    Microsoft a déjà dû adapter Windows en Europe

    Le sujet est d’autant plus sensible que Microsoft a déjà apporté plusieurs modifications à Windows pour répondre aux exigences européennes.

    La Commission européenne indique qu’à la suite de discussions réglementaires, Microsoft a notamment facilité la définition et l’utilisation effective d’un navigateur Web par défaut sur Windows.

    Le système Windows est donc déjà différent dans certains domaines selon que l’utilisateur se trouve ou non dans l’EEE.

    Cela rend plausible un comportement différent de Microsoft Recommended Search Settings selon les régions.

    Mais, à ce stade, aucune différence géographique concernant cette nouvelle application n’a été confirmée.

    Google utilise lui aussi des techniques similaires

    WindowsLatest rappelle également que Microsoft n’est pas seul à tenter d’orienter les utilisateurs vers ses propres produits.

    Google affiche régulièrement des messages invitant les utilisateurs :

    • à installer Chrome ;
    • à définir Chrome comme navigateur par défaut ;
    • à conserver Google comme moteur de recherche.

    Chrome a d’ailleurs immédiatement réagi lors du test de l’application Microsoft en proposant de rétablir Google Search.

    La concurrence autour des moteurs de recherche et des navigateurs repose donc largement sur ce type de sollicitations.

    La différence notable ici est que Microsoft a développé une application Windows indépendante dédiée à cette tâche, capable d’agir sur plusieurs navigateurs concurrents.

    Faut-il s’inquiéter de Microsoft Recommended Search Settings ?

    Pour le moment, pas particulièrement.

    Microsoft affirme que le logiciel :

    • n’est pas préinstallé ;
    • ne sera pas installé par Windows Update ;
    • n’est pas injecté par Edge ;
    • nécessite une installation volontaire ;
    • demande le consentement avant de modifier les paramètres.

    Il ne s’agit donc pas actuellement d’une nouvelle fonctionnalité automatique de Windows 11.

    La principale interrogation concerne plutôt la manière dont Microsoft compte proposer cette application aux utilisateurs.

    Le logiciel n’est actuellement pas disponible de manière classique dans le Microsoft Store et Microsoft n’a pas précisé comment les utilisateurs seront amenés à le découvrir.

    Ce point sera particulièrement intéressant à surveiller.

    Conclusion

    Microsoft a donc développé Microsoft Recommended Search Settings, une application Windows destinée à promouvoir Bing dans les principaux navigateurs concurrents.

    Une fois installée et acceptée, elle peut modifier le moteur de recherche, la page d’accueil et la page Nouvel onglet de Chrome, Firefox et Brave grâce à une extension Microsoft.

    Face aux critiques, Microsoft affirme cependant que tout est facultatif et qu’aucun paramètre n’est modifié sans consentement.

    La situation européenne reste pour l’instant incertaine.

    Aucune information ne permet d’affirmer que l’application est réservée aux États-Unis ou bloquée en Europe. Mais le Digital Markets Act impose à Microsoft davantage de contraintes concernant le choix des navigateurs et moteurs de recherche dans l’EEE, ce qui pourrait pousser l’entreprise à adopter une approche différente ou plus prudente sur le marché européen.

    Il faudra surtout surveiller comment Microsoft compte distribuer et promouvoir cette application, car c’est probablement là que se situera l’enjeu réglementaire principal.

    L’article Microsoft Teste un outil Windows 11 pour remplacer Google par Bing dans Chrome, Firefox et Brave est apparu en premier sur malekal.com.

    Microsoft supprime définitivement WMIC de Windows 11 24H2 et 25H2

    Par : malekalmorte
    25 août 2026 à 09:46

    Microsoft poursuit le nettoyage des anciens composants de Windows 11. À partir de la mise à jour Preview d’août 2026, WMIC disparaît de Windows 11 24H2 et 25H2.

    L’ancien utilitaire wmic.exe, utilisé pendant des années pour interroger et administrer Windows depuis l’invite de commandes, ne sera plus seulement désactivé : il sera désormais supprimé du système et ne pourra plus être réinstallé comme fonctionnalité facultative.

    Cette suppression concerne uniquement WMIC, l’interface historique en ligne de commande. La technologie Windows Management Instrumentation (WMI), sur laquelle reposent encore de nombreux outils d’administration et scripts PowerShell, reste quant à elle pleinement prise en charge.

    WMIC disparaît avec la mise à jour Preview d’août 2026

    Microsoft a confirmé ce changement dans les notes de publication des builds Release Preview 26100.9267 pour Windows 11 24H2 et 26200.9267 pour Windows 11 25H2.

    À compter d’août 2026, ces versions de Windows 11 n’incluent plus l’utilitaire Windows Management Instrumentation Command-line (WMIC).

    Le changement doit être intégré à la mise à jour facultative Preview d’août 2026, avant d’être repris dans une future mise à jour cumulative obligatoire.

    Concrètement, après installation de cette évolution, cette commande :

    wmic

    ne fonctionnera plus.

    Les scripts anciens contenant par exemple :

    wmic cpu get name

    ou :

    wmic diskdrive get model,size

    devront être adaptés.

    Certaines commandes WMIC avaient déjà été désactivées dans Windows 11, vous pouvez alors rencontrer le message d’erreur suivant :

    ERREUR : Description = Erreur non spécifiée

    Une disparition annoncée depuis plusieurs années

    La suppression de WMIC est loin d’être une surprise.

    Microsoft organise son retrait depuis près de dix ans.

    La chronologie est la suivante :

    • 2016 : WMIC est déclaré obsolète dans Windows Server 2012 ;
    • 2021 : Microsoft déprécie WMIC dans Windows 10 21H2 ;
    • 2022 : sous Windows 11 22H2, WMIC devient une Feature on Demand (FoD), mais reste préinstallé et activé par défaut ;
    • 2024 : WMIC est désactivé par défaut sur Windows 11 23H2 et 24H2, mais peut encore être ajouté manuellement ;
    • 2025 : lors du passage à Windows 11 25H2, WMIC est supprimé s’il était installé, tout en restant réinstallable comme fonctionnalité facultative ;
    • 2026 : Microsoft retire complètement WMIC de Windows 11. Il n’est désormais plus disponible comme Feature on Demand.

    Windows 11 26H1 est également concerné par cette suppression.

    Le changement prévu pour 24H2 et 25H2 constitue donc la dernière étape d’un processus commencé plusieurs années auparavant.

    WMIC et WMI ne sont pas la même chose

    Cette distinction est essentielle.

    WMI n’est pas supprimé de Windows.

    WMI, pour Windows Management Instrumentation, est une infrastructure de gestion permettant à Windows, aux applications et aux administrateurs d’interroger de nombreuses informations sur le système :

    • processeur ;
    • mémoire ;
    • disques ;
    • services ;
    • processus ;
    • matériel ;
    • système d’exploitation ;
    • réseau ;
    • événements et paramètres système.

    WMIC, pour sa part, n’était qu’une interface en ligne de commande permettant d’accéder à WMI.

    On peut donc représenter le fonctionnement ainsi :

    WMIC.exe   ↓WMI   ↓Windows

    Microsoft retire uniquement la première couche.

    Les applications utilisant directement les API WMI, PowerShell ou CIM ne sont donc pas concernées par la disparition de wmic.exe.

    Pourquoi Microsoft supprime WMIC ?

    WMIC est un composant ancien, basé sur une méthode d’administration qui n’est plus recommandée par Microsoft.

    L’utilitaire date d’une époque où l’administration Windows reposait largement sur l’invite de commandes et les scripts batch.

    Depuis, Microsoft privilégie notamment :

    • Windows PowerShell ;
    • les cmdlets CIM ;
    • les API modernes de gestion Windows.

    PowerShell permet notamment d’obtenir des données structurées sous forme d’objets, alors que WMIC renvoie principalement du texte qu’il faut ensuite analyser dans les scripts.

    Microsoft recommande depuis plusieurs années PowerShell pour remplacer WMIC.

    Comment remplacer les commandes WMIC ?

    La plupart des commandes WMIC courantes possèdent un équivalent PowerShell.

    Par exemple, cette ancienne commande :

    wmic cpu get name

    peut être remplacée par :

    Get-CimInstanceWin32_Processor|Select-ObjectName

    Pour obtenir les informations des disques :

    wmic diskdrive get model,size

    devient :

    Get-CimInstanceWin32_DiskDrive|Select-ObjectModel, Size

    Pour afficher le système d’exploitation :

    wmic os get caption,version

    on peut utiliser :

    Get-CimInstanceWin32_OperatingSystem|Select-ObjectCaption, Version

    Et pour obtenir le numéro de série du PC :

    wmic bios get serialnumber

    l’équivalent est :

    Get-CimInstanceWin32_BIOS|Select-ObjectSerialNumber

    Dans la majorité des cas, Get-CimInstance est le remplaçant naturel de WMIC.

    Get-CimInstance plutôt que Get-WmiObject

    Il existe également une ancienne cmdlet PowerShell :

    Get-WmiObject

    Elle permet elle aussi d’interroger WMI.

    Mais pour les nouveaux scripts, il vaut mieux privilégier :

    Get-CimInstance

    Les cmdlets CIM utilisent une infrastructure plus récente et constituent aujourd’hui la méthode recommandée.

    Un script encore basé sur Get-WmiObject n’est donc pas nécessairement cassé par la disparition de WMIC, mais sa modernisation vers les cmdlets CIM peut être pertinente.

    Quels utilisateurs seront réellement concernés ?

    Pour la majorité des utilisateurs de Windows 11, la disparition de WMIC sera totalement transparente.

    Peu d’utilisateurs saisissent encore directement des commandes wmic.

    Le principal risque concerne plutôt :

    • les anciens scripts .bat et .cmd ;
    • certains scripts d’administration ;
    • des outils de diagnostic anciens ;
    • des programmes qui exécutent directement wmic.exe ;
    • des procédures techniques publiées il y a plusieurs années.

    Un logiciel qui tente de lancer :

    C:\Windows\System32\wbem\WMIC.exe

    pour récupérer des informations système pourra donc cesser de fonctionner correctement.

    Les développeurs et administrateurs ont intérêt à rechercher dès maintenant les appels à wmic dans leurs scripts.

    Windows 11 25H2 avait déjà commencé à retirer WMIC

    Windows 11 25H2 avait constitué une étape intermédiaire.

    Lors de l’installation de cette mise à jour de fonctionnalités, WMIC était désinstallé s’il était présent.
    Microsoft permettait néanmoins encore de le réinstaller avec les fonctionnalités facultatives ou avec DISM.

    L’entreprise déconseillait déjà cette opération, puisqu’elle annonçait une suppression définitive à venir.
    Avec la modification d’août 2026, cette possibilité disparaît à son tour.

    WMIC ne pourra plus être réinstallé

    C’est probablement le changement le plus important par rapport aux étapes précédentes.

    Jusqu’ici, lorsqu’un ancien script nécessitait WMIC, il restait possible d’ajouter le composant comme Feature on Demand.

    Après son retrait complet, ce ne sera plus le cas.

    Microsoft indique explicitement que WMIC n’est plus disponible sous forme de Feature on Demand.

    • Il ne faudra donc pas compter sur : Paramètres > Système > Fonctionnalités facultatives
    • ou sur DISM pour le restaurer durablement.

    La solution consiste désormais à adapter les scripts et les logiciels qui en dépendent.

    Une nouvelle étape dans le nettoyage des composants hérités de Windows

    WMIC rejoint une liste grandissante de technologies historiques progressivement retirées de Windows.

    Microsoft a notamment supprimé ou entrepris de supprimer plusieurs composants anciens, dont Windows PowerShell 2.0.

    L’objectif est à la fois de réduire la surface de maintenance du système et d’encourager l’utilisation d’interfaces plus modernes et mieux prises en charge.

    Dans le cas de WMIC, Microsoft a laissé une période de transition particulièrement longue : l’outil avait été officiellement déprécié dès l’époque de Windows 10.

    Sa disparition définitive de Windows 11 24H2 et 25H2 marque donc surtout la fin d’une migration engagée depuis plusieurs années.

    Que faut-il faire ?

    Si vous n’utilisez jamais la commande wmic, vous n’avez rien à faire.

    En revanche, si vous administrez des PC ou conservez d’anciens scripts, recherchez les occurrences de :

    wmic.exe

    et remplacez-les par des commandes PowerShell modernes, généralement basées sur :

    Get-CimInstance

    Il est particulièrement important de vérifier les scripts batch automatisés : ils peuvent continuer à fonctionner pendant des années sans intervention humaine et devenir subitement défaillants lorsque wmic.exe disparaît.

    Conclusion

    Microsoft va donc supprimer définitivement WMIC de Windows 11 24H2 et 25H2 à partir des mises à jour d’août 2026.

    Cette évolution clôt un processus de dépréciation commencé plusieurs années auparavant.

    Pour la plupart des utilisateurs, elle passera inaperçue. En revanche, les administrateurs, développeurs et utilisateurs de vieux scripts doivent vérifier qu’ils ne dépendent plus directement de wmic.exe.

    Et surtout, cette suppression ne signifie pas la disparition de WMI : Windows Management Instrumentation reste pris en charge. Seul son ancien client en ligne de commande WMIC tire sa révérence.

    L’article Microsoft supprime définitivement WMIC de Windows 11 24H2 et 25H2 est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 11 : Microsoft relie les plantages de jeux de KB5121003 aux périphériques RGB

    Par : malekalmorte
    22 août 2026 à 13:44

    Microsoft apporte de nouvelles précisions sur les problèmes de jeux apparus après l’installation de KB5121003, la mise à jour du Patch Tuesday d’août 2026 pour Windows 11.

    L’entreprise confirme désormais que les plantages, blocages et redémarrages observés sur certains PC sont liés à des périphériques ou composants internes équipés d’un éclairage RGB. Ces appareils peuvent installer des pilotes ou composants portant des noms proches de inpoutx64, déjà identifié quelques jours plus tôt par Embark Studios comme étant au cœur des plantages.

    Les jeux cités par Microsoft sont notamment ARC Raiders, MARVEL Tōkon: Fighting Souls et THE FINALS. Les symptômes comprennent des blocages, des fermetures brutales, des erreurs EXCEPTION_ACCESS_VIOLATION et, dans certains cas, un redémarrage inattendu du PC.

    👉Lire l’actualité :

    Microsoft reconnaît officiellement le problème

    Jusqu’ici, Microsoft indiquait seulement enquêter sur les problèmes rencontrés après la mise à jour KB5121003.

    La situation a évolué : le problème figure désormais officiellement dans le tableau de bord Windows Release Health pour Windows 11 24H2 et 25H2.

    Microsoft indique que les investigations en cours montrent un lien avec des périphériques externes ou des composants internes disposant de fonctions d’éclairage RGB.

    Ces appareils peuvent installer des pilotes ou composants système portant des noms similaires à inpoutx64. Lorsqu’un de ces pilotes est présent, le lancement de certains jeux peut déclencher le dysfonctionnement.

    Le RGB lui-même n’est pas vraiment responsable

    Il faut toutefois éviter un raccourci.

    Ce n’est pas l’éclairage RGB en lui-même qui fait planter les jeux.

    Le problème vient plutôt des logiciels et pilotes utilisés pour contrôler ces périphériques.

    Les logiciels RGB ont souvent besoin d’accéder directement à certains composants matériels afin de contrôler :

    • les LED ;
    • les ventilateurs ;
    • les capteurs ;
    • les tensions ;
    • certaines fonctions de la carte mère ;
    • différents périphériques USB ou internes.

    Pour cela, certains fabricants utilisent des pilotes fonctionnant à un niveau très privilégié dans Windows.

    C’est précisément le cas de composants de type inpoutx64, qui peuvent accéder directement aux ports d’entrée/sortie du matériel.

    La mise à jour KB5121003 semble avoir modifié un comportement du noyau Windows qui entre désormais en conflit avec certains de ces pilotes.

    inpoutx64.sys confirmé une nouvelle fois

    Le nom inpoutx64.sys n’est pas nouveau dans cette affaire.

    Quelques jours après le déploiement du Patch Tuesday d’août, Embark Studios avait déjà identifié ce fichier comme responsable de plantages touchant certains joueurs de THE FINALS et ARC Raiders.

    Le studio indiquait alors qu’un changement apporté avec KB5121003 avait provoqué une incompatibilité avec ce pilote.

    Embark avait également publié une solution temporaire consistant à arrêter le service inpoutx64, à le supprimer puis à retirer le fichier inpoutx64.sys du dossier des pilotes Windows.

    La nouvelle communication de Microsoft confirme donc en grande partie cette analyse, tout en élargissant le problème aux périphériques et composants RGB susceptibles d’installer ce type de pilote.

    Quels périphériques peuvent être concernés ?

    Microsoft ne publie pas de liste précise de marques ou de modèles concernés.

    Le problème peut potentiellement toucher différents types de matériels disposant d’un éclairage RGB, notamment :

    • claviers ;
    • souris ;
    • casques ;
    • boîtiers ;
    • ventilateurs ;
    • systèmes de refroidissement ;
    • cartes mères ;
    • contrôleurs RGB ;
    • périphériques gaming.

    Ce sont surtout les logiciels de contrôle associés qui doivent être examinés.

    Un utilisateur peut donc rencontrer le problème sans même savoir qu’un pilote comme inpoutx64.sys a été installé sur sa machine.

    Le pilote peut avoir été ajouté automatiquement avec un utilitaire constructeur destiné à gérer l’éclairage, les ventilateurs ou d’autres fonctions matérielles.

    Pourquoi un logiciel RGB utilise-t-il un pilote noyau ?

    Cela peut paraître surprenant qu’un simple logiciel d’éclairage dispose d’un pilote fonctionnant dans le noyau Windows.

    La raison est essentiellement matérielle.

    Pour modifier directement certaines LED, lire des capteurs ou communiquer avec des contrôleurs intégrés à la carte mère, une application peut avoir besoin d’un accès de bas niveau au matériel.

    Une application Windows classique s’exécute en mode utilisateur, où ses permissions sont volontairement limitées.

    Un pilote noyau peut, en revanche, communiquer directement avec le matériel.

    Cette architecture offre davantage de possibilités, mais elle augmente aussi les risques.

    Si un pilote fonctionne mal ou devient incompatible avec une nouvelle version de Windows, les conséquences peuvent aller bien au-delà du logiciel RGB lui-même :

    • plantage d’une application ;
    • corruption mémoire ;
    • instabilité du système ;
    • écran bleu ;
    • redémarrage du PC.

    C’est précisément le type de situation rencontré ici.

    Pourquoi les jeux déclenchent-ils le problème ?

    C’est encore l’une des questions auxquelles Microsoft tente de répondre.

    Le pilote peut être présent en permanence sur le PC sans provoquer de symptôme particulier.

    Le problème apparaît ensuite lorsque certains jeux sont lancés.

    Microsoft explique travailler à comprendre précisément la relation entre les composants RGB et les jeux concernés.

    Une hypothèse plausible est qu’un jeu ou son système anti-triche sollicite certaines fonctions du noyau qui entrent alors en conflit avec le pilote RGB.

    Les anti-triches modernes utilisent souvent eux aussi des composants fonctionnant dans le noyau afin de détecter les modifications mémoire, les injections de code ou les pilotes suspects.

    La combinaison :

    jeu + anti-triche + pilote RGB + modification du noyau apportée par KB5121003

    peut ainsi créer une incompatibilité qui n’apparaît pas dans un usage classique de Windows.

    Microsoft n’a toutefois pas encore publié de détails techniques permettant de confirmer précisément ce mécanisme.

    Quels jeux sont concernés ?

    Microsoft cite actuellement trois titres :

    • ARC Raiders ;
    • MARVEL Tōkon: Fighting Souls ;
    • THE FINALS.

    Sur les systèmes affectés, les symptômes peuvent inclure :

    • le jeu qui ne répond plus ;
    • une fermeture sans message ;
    • une erreur EXCEPTION_ACCESS_VIOLATION ;
    • un redémarrage inattendu du PC.

    Cela ne signifie pas que seuls ces trois jeux peuvent être touchés.

    Ils correspondent simplement aux cas suffisamment documentés pour être cités par Microsoft à ce stade.

    Windows 11 24H2 et 25H2 sont concernés

    Le problème affecte :

    • Windows 11 24H2 ;
    • Windows 11 25H2.

    Il est apparu après l’installation des mises à jour publiées à partir du 11 août 2026, notamment KB5121003.

    Windows Server n’est pas concerné.

    Le problème reste cependant limité aux machines où les composants ou pilotes incompatibles sont présents.

    La majorité des PC ayant installé KB5121003 ne rencontrent donc aucun problème.

    Microsoft propose désormais sa propre solution temporaire

    Dans notre précédent article, Embark recommandait de supprimer complètement le service et le fichier inpoutx64.sys.

    Microsoft propose désormais une méthode moins radicale : désactiver temporairement le pilote depuis le Registre Windows.

    La procédure officielle est la suivante.

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Services\inpoutx64
    • Repérez la valeur :
    Start
    • Double-cliquez dessus puis définissez la valeur sur : 4
    • Redémarrez ensuite l’ordinateur.
    • La valeur 4 indique à Windows de désactiver le démarrage du pilote.

    Microsoft recommande auparavant de sauvegarder le Registre ou de créer un point de restauration.

    Désactiver le pilote peut supprimer certaines fonctions RGB

    Cette solution a toutefois une contrepartie.

    Si inpoutx64 est utilisé par le logiciel contrôlant votre éclairage RGB, sa désactivation peut empêcher certaines fonctions de fonctionner correctement.

    Vous pouvez par exemple perdre :

    • le contrôle des couleurs ;
    • certains effets lumineux ;
    • la gestion de ventilateurs ;
    • la lecture de certains capteurs ;
    • certaines fonctions proposées par l’utilitaire constructeur.

    Microsoft précise que si cela se produit, il est possible de restaurer la précédente valeur du Registre afin de réactiver le pilote.

    La solution doit donc être utilisée principalement par les joueurs réellement concernés par les plantages.

    Faut-il toujours supprimer inpoutx64.sys ?

    Pas forcément.

    La procédure proposée par Embark reste efficace selon le studio : arrêter le service, supprimer son enregistrement puis supprimer physiquement le fichier permet de résoudre les plantages de THE FINALS.

    Mais maintenant que Microsoft propose officiellement de désactiver le pilote, cette méthode est préférable dans un premier temps.

    Elle présente plusieurs avantages :

    • elle ne supprime aucun fichier ;
    • elle est facilement réversible ;
    • elle permet de confirmer que le pilote est bien responsable ;
    • elle évite de casser définitivement le logiciel qui l’utilise.

    La suppression complète du pilote peut rester une solution si celui-ci appartient à un logiciel inutile ou obsolète.

    Mettre à jour le logiciel RGB peut aussi résoudre le problème

    Avant de modifier le Registre, il est également recommandé de vérifier si une nouvelle version du logiciel RGB est disponible.

    Le fabricant peut publier une mise à jour contenant :

    • un pilote plus récent ;
    • une version compatible avec KB5121003 ;
    • un autre mécanisme d’accès au matériel.

    Dans ce cas, la mise à jour du logiciel constitue une solution plus propre que la désactivation du pilote.

    Vous pouvez donc vérifier les mises à jour de logiciels comme ceux utilisés pour gérer :

    • les périphériques gaming ;
    • les cartes mères ;
    • les ventilateurs ;
    • les systèmes RGB.

    Si vous n’utilisez plus l’utilitaire ayant installé le pilote, sa désinstallation peut également être envisagée.

    Il ne faut toujours pas désinstaller KB5121003 sans raison

    Même si KB5121003 est à l’origine de l’apparition du problème, sa désinstallation n’est pas la solution à privilégier.

    Cette mise à jour correspond au Patch Tuesday d’août 2026 et contient de nombreux correctifs de sécurité importants.

    Microsoft a corrigé environ 400 vulnérabilités, dont plusieurs zero-day.

    Retirer la mise à jour permet éventuellement de contourner le problème, mais expose à nouveau Windows aux vulnérabilités corrigées.

    Il est donc préférable de :

    • mettre à jour les logiciels RGB ;
    • identifier la présence de inpoutx64 ;
    • désactiver temporairement le pilote ;
    • attendre un correctif Microsoft ou constructeur.

    La désinstallation de KB5121003 ne devrait être utilisée qu’en dernier recours.

    👉A lire :

    Microsoft poursuit encore son enquête

    Le problème n’est pas encore considéré comme définitivement résolu.

    Microsoft indique continuer à analyser la relation entre :

    • les périphériques RGB ;
    • leurs pilotes ;
    • inpoutx64 ;
    • les jeux concernés.

    L’entreprise publiera de nouvelles informations lorsque cette relation sera mieux comprise.

    Cela signifie qu’un futur correctif Windows pourrait encore être nécessaire.

    Les fabricants de périphériques peuvent également devoir mettre à jour leurs propres pilotes.

    Un problème qui illustre les risques des pilotes noyau

    Cet incident dépasse finalement largement la simple question des lumières RGB.

    Il illustre une nouvelle fois le problème posé par la multiplication des pilotes tiers fonctionnant dans le noyau Windows.

    Un logiciel destiné à modifier la couleur d’un clavier ou d’un ventilateur peut installer un composant bénéficiant de privilèges extrêmement importants.

    Ce composant devient alors partie intégrante de la stabilité du système.

    Lorsqu’une mise à jour Windows modifie le fonctionnement du noyau, un ancien pilote peut soudainement devenir incompatible et provoquer des plantages dans des applications qui, en apparence, n’ont aucun rapport avec lui.

    C’est également l’une des raisons pour lesquelles Microsoft cherche aujourd’hui à améliorer la qualité des pilotes Windows et à déplacer davantage de composants vers le mode utilisateur lorsque l’accès au noyau n’est pas indispensable.

    Conclusion

    Microsoft confirme désormais que les plantages de jeux apparus après KB5121003 sont liés, sur certaines configurations, aux périphériques ou composants RGB et aux pilotes qu’ils installent.

    Le fichier inpoutx64.sys, déjà identifié par Embark Studios, reste au centre des investigations.

    Le problème affecte notamment ARC Raiders, THE FINALS et MARVEL Tōkon: Fighting Souls sous Windows 11 24H2 et 25H2, avec des symptômes pouvant aller d’un simple blocage du jeu jusqu’au redémarrage complet du PC.

    En attendant une correction définitive, Microsoft recommande désormais de désactiver temporairement le pilote inpoutx64 depuis le Registre.

    Il est néanmoins préférable de commencer par mettre à jour les logiciels de contrôle RGB et de ne modifier le pilote que si votre PC rencontre réellement ces problèmes.

    Cette affaire montre surtout qu’un simple logiciel destiné à gérer l’éclairage d’un périphérique peut dépendre d’un pilote noyau suffisamment privilégié pour perturber la stabilité de Windows après une mise à jour.

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    Moniteur de ressources et de performances : générer un rapport avec PerfMon /report

    Par : malekalmorte
    21 août 2026 à 06:38

    Windows 11 et Windows 10 intègrent le Moniteur de ressources et de performances, un outil capable d’effectuer automatiquement un diagnostic rapide du PC. La commande perfmon /report lance une collecte prédéfinie puis génère un Rapport de diagnostics du système regroupant les principales informations sur le fonctionnement de Windows.

    Le rapport examine notamment le processeur, la mémoire RAM, le stockage, le réseau, les pilotes, les périphériques et les services, puis signale les éventuels avertissements ou anomalies détectés pendant la collecte.

    Cette fonction ne doit pas être confondue avec l’Analyseur de performances (PerfMon) classique. Celui-ci permet de choisir précisément les compteurs à surveiller et de les enregistrer dans le temps, tandis que perfmon /report réalise un diagnostic automatique avec des contrôles prédéfinis par Windows.

    Dans ce guide, découvrez comment utiliser perfmon /report sous Windows 11/10, générer un rapport avec le Moniteur de ressources et de performances, interpréter les résultats et connaître les limites de ce diagnostic.

    Qu’est-ce que perfmon /report ?

    La commande perfmon /report permet de lancer automatiquement un diagnostic du système Windows et de générer un rapport sur le fonctionnement et les performances du PC.

    Contrairement à l’Analyseur de performances classique, où vous devez choisir vous-même les compteurs à surveiller, perfmon /report utilise un ensemble de contrôles prédéfinis par Windows. Il constitue donc une méthode plus simple pour obtenir rapidement un premier état du système.

    L’exécutable perfmon accepte aussi d’autres paramètres, notamment /res pour le Moniteur de ressources et /rel pour le Moniteur de fiabilité.

    L’intérêt de perfmon /report est donc de ne pas avoir à déterminer au préalable quels compteurs PerfMon surveiller. Windows effectue une collecte prédéfinie puis organise les résultats dans un rapport plus facile à parcourir.

    Il faut toutefois distinguer les deux usages :

    • Analyseur de performances (PerfMon) → surveiller et enregistrer précisément des compteurs choisis par l’utilisateur
    • perfmon /report → effectuer un diagnostic prédéfini et générer automatiquement un rapport

    Le rapport ne remplace donc pas une analyse approfondie lorsqu’un problème est intermittent ou complexe, mais il constitue un bon premier diagnostic intégré à Windows, sans installer de logiciel supplémentaire.

    Comment générer un rapport de diagnostic système

    PerfMon permet de générer automatiquement un rapport de diagnostic des performances de Windows. Cette fonction est pratique pour obtenir rapidement un état du système sans avoir à ajouter et surveiller manuellement de nombreux compteurs.

    Pour lancer le diagnostic :

    • Appuyez sur Windows + R pour ouvrir Exécuter.
    • Saisissez la commande suivante :
    perfmon /report
    • Validez par Entrée.
    • Windows collecte les informations du système pendant environ une minute.
    • Une fois la collecte terminée, le Rapport de diagnostics du système s’affiche.
    Générer un rapport avec le moniteur de ressources et de performances de Windows

    Le rapport regroupe différentes informations concernant notamment le processeur, la mémoire, les disques, le réseau, les pilotes et les services Windows. Il peut également signaler certaines erreurs ou situations nécessitant une vérification.

    👉Alternative possible en ligne de commandes :

    Comment interpréter les avertissements et résultats

    Le diagnostic du système permet de vérifier certains composants de Windows et quelques composants matériels.
    Il permet donc d’avoir une vue générale de Windows et de détecter des anomalies ou problèmes.

    Dans le rapport de diagnostic du système, on obtient les catégories suivantes :

    • Rapports du diagnostics du système : il s’agit des informations sur le diagnostic avec le délai de l’analyse et informations de version de Windows.
    • Résultats du diagnostic.
      • Avertissements : dans le cas où Windows a détecté des anomalies.
      • Vérification système de base : divers éléments de Windows sont vérifiés.
    • Configuration du logiciel : on retrouve des informations logiciels tels que les informations du centre de sécurité de Windows avec l’antivirus par défaut, pare-feu de Windows, Windows Update. Enfin on trouve aussi les programmes au démarrage de Windows.
    • Configuration matérielle : ce sont les informations matérielles comme le BIOS de l’ordinateur, informations SMART du disque dur et autres éléments.
    • Processeur : l’utilisation processeur par divers applications et les services windows en cours de fonctionnement
    • Disque : information sur l’utilisation disque avec les processus qui effectuent le plus d’entrée/sortie sur le disque
    • Statistique de rapport : Information générale sur Windows et l’ordinateur.

    Ci-dessous, les catégories du rapport d’un diagnostic système

    Analyseur de performances Windows : diagnostic système et performances

    Et le rapport d’un diagnostic de performance moins complet.

    Analyseur de performances Windows : diagnostic système et performances

    Les divers tests comme le centre de sécurité, le disque dur avec les remontés SMART pour vérifier si le disque a des problèmes matériels. Plus d’informations : comment vérifier la santé des disques dur
    Si des problèmes sont détectés, les pastilles passent en rouge sinon elles resteront vertes.

    Analyseur de performances Windows : diagnostic système et performances

    Les vérifications systèmes de bases.

    Analyseur de performances Windows : diagnostic système et performances

    Les informations logicielles avec les programmes au démarrage.

    Analyseur de performances Windows : diagnostic système et performances

    Les fichiers qui sollicitent le plus le disque dur.

    Limites du rapport de diagnostic

    Le rapport généré par perfmon /report fournit un état rapide du système, mais il ne constitue pas un diagnostic complet du PC. Il repose sur une collecte relativement courte et sur des contrôles prédéfinis par Windows.

    Il présente donc plusieurs limites :

    • Il analyse principalement ce qui se produit pendant la période de collecte. Un ralentissement ou une anomalie intermittente peut passer inaperçu.
    • Les contrôles et compteurs sont prédéfinis : vous ne choisissez pas précisément les données à surveiller.
    • Un avertissement indique une piste à examiner, mais ne désigne pas nécessairement la cause du problème rencontré.
    • Le rapport ne remplace pas les outils spécialisés pour vérifier précisément la santé d’un SSD, tester la mémoire RAM ou rechercher une instabilité matérielle.
    • Il est moins adapté à l’analyse d’un problème qui apparaît uniquement en jeu ou sous forte charge.
    • Il offre moins de possibilités qu’une collecte PerfMon personnalisée pour suivre l’évolution d’une ressource pendant plusieurs minutes ou plusieurs heures.

    Ainsi, un rapport sans erreur ne signifie pas forcément que le PC ne présente aucun problème.

    Pour un ralentissement intermittent, utilisez plutôt l’Analyseur de performances (PerfMon) et ses ensembles de collecteurs afin d’enregistrer les compteurs dans le temps.

    Si vous souhaitez obtenir un diagnostic plus large de Windows, des pilotes et du matériel, AnalysePC peut également compléter le rapport. Pour les problèmes qui apparaissent principalement lorsque le PC est fortement sollicité, un stress test sera plus pertinent.

    Obtenir un diagnostic plus complet avec AnalysePC

    PerfMon est très puissant, mais son utilisation nécessite de savoir quels compteurs surveiller et comment interpréter les valeurs obtenues. Si vous ne connaissez pas encore l’origine d’un ralentissement, d’un freeze ou d’un comportement anormal, AnalysePC permet de commencer par un diagnostic beaucoup plus global.

    AnalysePC collecte et analyse automatiquement de nombreuses informations concernant notamment :

    • Le processeur, la mémoire RAM, la carte graphique et le stockage.
    • Les températures et différents indicateurs matériels.
    • Les pilotes et périphériques.
    • Le démarrage et le fonctionnement de Windows.
    • Les événements et erreurs système.
    • Les performances et certaines anomalies détectées.
    • Les latences DPC/ISR et les pilotes associés.
    • La configuration réseau.

    Les résultats sont regroupés dans un rapport qui fait ressortir les anomalies et points à examiner en priorité, avec des explications et des recommandations.

    L’intérêt est donc différent de PerfMon. AnalysePC aide d’abord à répondre à la question « où semble se situer le problème ? », tandis que PerfMon devient particulièrement utile lorsqu’une piste a été identifiée et que vous souhaitez surveiller précisément une ressource ou son évolution dans le temps.

    Par exemple, si AnalysePC fait ressortir une anomalie liée au stockage, vous pouvez ensuite utiliser PerfMon pour suivre les temps de réponse et la file d’attente du disque pendant que vous reproduisez les ralentissements.

    Les deux outils sont ainsi complémentaires :

    • AnalysePC → identifier les pistes et anomalies
    • PerfMon → mesurer précisément leur comportement dans le temps

    👉 Le guide complet :

    Tester les performances et la stabilité sous charge avec StressTest Malekal

    PerfMon permet d’observer les ressources du PC pendant son utilisation, mais certains problèmes n’apparaissent que lorsque le matériel est fortement sollicité. C’est notamment le cas des surchauffes, du thermal throttling, de certaines instabilités ou de baisses de performances en jeu.

    StressTest Malekal répond à ce besoin en exécutant différents scénarios de charge et en surveillant simultanément le comportement du matériel.

    Le test permet notamment d’examiner :

    • La stabilité du CPU, du GPU et de la mémoire RAM.
    • Les températures pendant la charge.
    • Les fréquences de fonctionnement.
    • Les performances obtenues pendant les différentes phases.
    • Les éventuels signes de thermal throttling.
    • Le comportement du stockage.
    • Les latences DPC/ISR sous charge et les pilotes associés.
    • Les erreurs ou anomalies rencontrées pendant les tests.

    L’intérêt est de pouvoir comparer le comportement du PC au repos et lorsqu’il est sollicité. Une configuration peut sembler parfaitement normale pendant une utilisation légère puis présenter une chute de fréquence, une température excessive ou des pics DPC/ISR lorsque le CPU ou le GPU travaille intensément.

    StressTest Malekal est donc particulièrement adapté aux problèmes qui apparaissent pendant les jeux, les calculs lourds ou les applications exigeantes : freezes, micro-saccades, plantages, pertes de performances ou grésillements audio.

    Il complète ainsi PerfMon plutôt qu’il ne le remplace :

    • PerfMon → surveiller précisément des compteurs et leur évolution dans le temps
    • StressTest Malekal → provoquer une charge contrôlée et vérifier comment le PC réagit

    👉 Le tutoriel complet :

    📖 Ressources utiles et articles liés

    L’article Moniteur de ressources et de performances : générer un rapport avec PerfMon /report est apparu en premier sur malekal.com.

    Clavier qui écrit les mauvaises lettres ou caractères sous Windows 11/10 : les solutions

    Par : malekalmorte
    19 août 2026 à 09:50

    Votre clavier fonctionne, mais certaines touches écrivent de mauvaises lettres, des chiffres ou des caractères différents de ceux attendus ? Le problème ne vient pas nécessairement du clavier lui-même. Une mauvaise disposition AZERTY/QWERTY, Verr Num, une touche de modification bloquée, un remappage ou un logiciel qui intercepte les frappes peuvent modifier la saisie sous Windows.

    Le comportement observé donne souvent un premier indice : A qui écrit Q oriente vers une mauvaise disposition de clavier, certaines lettres transformées en chiffres vers le pavé numérique d’un PC portable, tandis qu’une seule touche incorrecte peut provenir d’un remappage ou d’un problème matériel.

    Des symptômes plus particuliers, comme un accent circonflexe ou un tréma saisi en double (^^ ou ¨¨), peuvent également être provoqués par un logiciel de macros ou de remappage et, dans certains cas, par un programme malveillant.

    Dans ce guide, découvrez comment diagnostiquer un clavier qui écrit de mauvaises lettres ou caractères sous Windows 11/10, vérifier sa disposition et ses réglages, détecter un remappage ou un logiciel perturbateur et déterminer si le problème est logiciel ou matériel.

    Vérifier la langue et la disposition du clavier

    Lorsque le clavier fonctionne mais que les lettres ou caractères saisis ne correspondent pas aux touches, commencez par vérifier la langue et la disposition sélectionnées dans Windows.

    Une mauvaise disposition peut par exemple provoquer :

    • la touche A qui écrit Q ;
    • la touche Z qui écrit W ;
    • des chiffres ou signes de ponctuation différents de ceux indiqués sur les touches ;
    • des caractères spéciaux placés à des emplacements inhabituels.

    Sous Windows 11 et Windows 10, utilisez :

    Windows + Espace

    pour afficher les langues et dispositions installées et sélectionner celle correspondant à votre clavier, par exemple Français – AZERTY.

    Changer la disposition du clavier sous Windows 11

    Vous pouvez également vérifier l’indicateur FRA, ENG, etc. présent dans la barre des tâches.

    Si l’ensemble du clavier est passé d’AZERTY à QWERTY, consultez :

    👉 Le guide complet :

    Pour ajouter, supprimer ou configurer plus précisément une langue ou une disposition :

    👉Le tutoriel :

    Si la bonne disposition est déjà sélectionnée mais que certaines touches continuent de produire de mauvais caractères, le problème se situe probablement ailleurs. Poursuivez alors avec les vérifications suivantes.

    Vérifier Verr Num et le pavé numérique

    Si certaines lettres produisent des chiffres au lieu des caractères attendus, vérifiez l’état de la touche Verr Num (Num Lock).

    Ce problème concerne surtout certains PC portables dépourvus de pavé numérique séparé. Une partie des touches du clavier peut alors servir de pavé numérique lorsque Verr Num est activé. Des lettres comme U, I, O, J, K, L ou M peuvent par exemple produire des chiffres selon le modèle de PC.

    Appuyez sur la touche Verr Num, Num Lock ou NumLk pour désactiver cette fonction, puis testez à nouveau les touches concernées.

    Sur certains ordinateurs portables, la touche doit être utilisée avec Fn, par exemple :

    Fn + Verr Num

    La combinaison exacte dépend toutefois du fabricant et du modèle du clavier.

    Si vous ne trouvez pas la touche Verr Num, vous pouvez également ouvrir le clavier visuel de Windows avec :

    Windows + Ctrl + O

    et vérifier l’état de Verr Num depuis celui-ci.

    Si les lettres produisent toujours des chiffres alors que Verr Num est désactivé, le problème peut provenir d’un remappage des touches ou d’un autre réglage du clavier.

    Vérifier les touches Maj, AltGr, Fn et Verr Maj

    Si le clavier fonctionne mais produit de mauvais caractères, des majuscules inattendues ou des symboles différents, vérifiez également les touches de modification du clavier.

    Une touche Maj (Shift), AltGr ou Fn bloquée ou considérée comme maintenue peut modifier le caractère généré par les autres touches.

    Vérifier Maj et Verr Maj

    La touche Verr Maj (Caps Lock) permet de verrouiller la saisie des lettres en majuscules. Si toutes les lettres apparaissent en majuscules, appuyez sur Verr Maj pour désactiver cette fonction.

    Si le comportement est plus inhabituel — caractères spéciaux à la place des chiffres, majuscules qui apparaissent de manière intermittente — vérifiez également que l’une des touches Maj n’est pas physiquement bloquée.

    Appuyez plusieurs fois sur les touches Maj gauche et droite puis testez à nouveau le clavier.

    Vérifier la touche AltGr

    Sur un clavier AZERTY, AltGr permet notamment de saisir certains caractères spéciaux comme @, , {, } ou \.

    Si AltGr reste bloquée ou si Windows la considère comme enfoncée, certaines touches peuvent donc produire des caractères complètement différents de ceux attendus.

    Appuyez plusieurs fois sur AltGr puis relâchez-la avant de refaire un test dans le Bloc-notes.

    Vérifier la touche Fn

    Sur les PC portables, la touche Fn permet d’accéder aux fonctions secondaires du clavier : luminosité, volume, pavé numérique intégré, touches multimédias, etc.

    Selon le constructeur, un Fn Lock peut également maintenir ces fonctions secondaires actives.

    Si les touches F1 à F12, le pavé numérique intégré ou certaines autres touches ont changé de comportement, vérifiez donc Fn et Fn Lock. La combinaison permettant d’activer ou désactiver ce verrouillage varie selon le modèle du PC.

    Si le problème persiste, le clavier visuel de Windows peut aider à déterminer si une touche de modification reste considérée comme active alors que vous ne l’utilisez pas.

    Tester avec le clavier visuel de Windows

    Le clavier visuel de Windows peut aider à déterminer si le problème vient du clavier physique ou de la configuration de Windows. Il affiche à l’écran la disposition actuellement utilisée et permet de saisir des caractères avec la souris.

    Pour l’ouvrir, utilisez le raccourci :

    Windows + Ctrl + O

    Vous pouvez également rechercher Clavier visuel depuis le menu Démarrer.

    Comparez ensuite les touches affichées à l’écran avec celles de votre clavier physique. Le clavier visuel permet notamment de vérifier :

    • Si Windows utilise bien une disposition AZERTY ou QWERTY.
    • Si une touche comme Maj, Ctrl, Alt ou AltGr semble rester active.
    • Si le caractère obtenu avec le clavier visuel est différent de celui produit par la même touche du clavier physique.

    Par exemple, si une lettre s’affiche correctement lorsque vous cliquez sur le clavier visuel mais produit systématiquement un autre caractère avec le clavier physique, la piste d’un problème de clavier, de remappage ou d’un logiciel interceptant les frappes devient plus intéressante.

    À l’inverse, si le clavier physique et le clavier visuel produisent tous les deux les mêmes mauvais caractères, vérifiez davantage la langue, la disposition et les paramètres de saisie de Windows.

    Pour connaître les autres méthodes permettant d’activer et d’utiliser cet outil :

    👉 Le tutoriel à suivre :

    Le clavier visuel de Windows 11

    Vérifier si les mauvaises touches apparaissent dans toutes les applications

    Si le clavier produit de mauvais caractères, vérifiez si le problème se manifeste dans toutes les applications ou seulement dans un logiciel particulier. Cela permet de déterminer si la cause se situe au niveau de Windows ou de l’application utilisée.

    Commencez par ouvrir le Bloc-notes et saisissez quelques lettres, chiffres et caractères spéciaux. Effectuez ensuite le même test dans une autre application, par exemple votre navigateur internet.

    Si les mauvaises touches apparaissent partout, recherchez plutôt un problème global : disposition du clavier incorrecte, remappage des touches, logiciel qui intercepte les frappes ou problème matériel.

    À l’inverse, si le clavier fonctionne normalement dans le Bloc-notes mais produit de mauvais caractères uniquement dans une application, vérifiez les paramètres de celle-ci. Certains logiciels peuvent utiliser leurs propres raccourcis clavier, macros ou méthodes de saisie.

    Vous pouvez également fermer complètement l’application concernée puis la relancer afin de vérifier si le problème persiste.

    Ce test simple permet donc d’orienter rapidement le diagnostic :

    plusieurs applications concernées → Windows, clavier ou logiciel système
    une seule application concernée → configuration, raccourci ou extension propre à cette application

    Si le problème touche toutes les applications alors que la langue et la disposition sont correctes, vérifiez ensuite si certaines touches ont été remappées.

    Vérifier si les touches ont été remappées

    Si une touche produit systématiquement une autre lettre, un autre caractère ou déclenche une fonction inattendue, vérifiez qu’elle n’a pas été remappée par Windows ou par un logiciel.

    Le remappage permet de modifier le comportement d’une touche. Par exemple :

    Caps Lock → Ctrl
    A → B
    F1 → lancer une application

    Cette modification peut avoir été configurée volontairement puis oubliée, ou provenir d’un logiciel installé sur le PC.

    Vérifier les logiciels de remappage et de macros

    Recherchez notamment les applications capables de modifier les touches ou d’intercepter les frappes, comme :

    • PowerToys Keyboard Manager.
    • AutoHotkey et ses scripts.
    • Les logiciels fournis avec certains claviers gaming.
    • Les utilitaires de macros ou de raccourcis clavier.
    • Les logiciels constructeur permettant de personnaliser les touches.

    Fermez temporairement ces applications ou désactivez les profils et macros personnalisés, puis testez à nouveau le clavier dans le Bloc-notes.

    Si le problème disparaît, réactivez les fonctions une par une afin d’identifier le réglage responsable.

    Vérifier un remappage permanent des touches

    Certains outils peuvent également enregistrer un remappage directement dans la configuration de Windows. Celui-ci peut alors continuer à s’appliquer après un redémarrage et sans que le logiciel ayant servi à le créer soit ouvert.

    Si vous avez déjà utilisé un utilitaire pour réaffecter les touches du clavier, vérifiez les modifications configurées et restaurez les touches concernées à leur comportement d’origine.

    Pour connaître les différentes méthodes permettant de remapper une touche et, inversement, supprimer une réaffectation existante :

    👉 Le tutoriel :

    Si aucun remappage n’est configuré mais que plusieurs touches continuent à produire des caractères incorrects, vous pouvez également tenter de réinitialiser les paramètres du clavier.

    Réinitialiser les paramètres du clavier

    Si la langue et la disposition sont correctes mais que le clavier continue à produire de mauvaises lettres ou des caractères inattendus, vous pouvez tenter de réinitialiser sa configuration.

    Cette opération est particulièrement utile si vous avez modifié plusieurs paramètres sans savoir lequel est responsable du problème, ou si le comportement du clavier a changé après l’installation d’un logiciel ou d’un pilote.

    La réinitialisation peut notamment consister à :

    • Vérifier et restaurer la langue et la disposition de clavier par défaut.
    • Supprimer les dispositions inutiles puis ajouter à nouveau celle correspondant au clavier.
    • Désactiver certains paramètres d’accessibilité susceptibles de modifier la saisie.
    • Réinstaller le périphérique clavier depuis le Gestionnaire de périphériques.
    • Supprimer les éventuels réglages ou remappages qui modifient le comportement des touches.

    Après la réinitialisation, redémarrez Windows puis testez à nouveau le clavier dans le Bloc-notes.

    Désinstaller le clavier dans le gestionnaire de périphériques

    Comme ces différentes opérations sont détaillées dans un guide dédié, inutile de les reproduire toutes ici :

    👉 Les solutions dans ce tutoriel :

    Si le problème persiste après la réinitialisation, vérifiez ensuite si un logiciel ou un programme malveillant intercepte les frappes du clavier, notamment lorsque certains caractères comme les accents se comportent de manière anormale.

    Double accent circonflexe ^^ ou tréma ¨¨ : vérifier les logiciels et malwares

    Un symptôme assez particulier peut se produire lorsque vous appuyez une seule fois sur la touche de l’accent circonflexe ^ ou du tréma ¨ : au lieu d’attendre la lettre suivante pour saisir ê, â ou ë, Windows affiche immédiatement deux caractères :

    ^^
    ¨¨

    Ce comportement n’est pas forcément lié à la disposition AZERTY ou à une touche physiquement défectueuse. Il peut être provoqué par un logiciel qui intercepte ou modifie les frappes du clavier.

    Vérifier les logiciels de macros et de remappage

    Commencez par fermer temporairement les programmes capables de modifier le fonctionnement du clavier : logiciels de macros, outils de remappage, utilitaires pour claviers gaming, scripts AutoHotkey ou applications utilisant un second clavier comme périphérique de commandes.

    Testez ensuite la touche ^ dans le Bloc-notes.

    Si le problème disparaît après la fermeture d’un de ces programmes, vérifiez sa configuration, ses macros et les touches qu’il intercepte.

    Rechercher également un malware

    Le phénomène du double accent circonflexe a également été observé avec certains programmes malveillants qui interceptent les frappes clavier.

    Si le problème est apparu soudainement, se produit dans toutes les applications et qu’aucun logiciel de remappage ne l’explique, effectuez une analyse antivirus complète du PC.

    Soyez particulièrement attentif si d’autres comportements suspects sont apparus en même temps : processus inconnus, ralentissements inhabituels, programmes installés sans votre accord ou alertes de sécurité.

    Le double ^^ ne prouve toutefois pas à lui seul la présence d’un malware. Un logiciel légitime interceptant le clavier peut provoquer exactement le même symptôme.

    👉Le guide à suivre :

    L’ordre de vérification recommandé est donc :

    logiciels de macros/remappage → programmes en arrière-plan → analyse antivirus

    Si aucune application ou menace n’est détectée et que les caractères restent doublés, poursuivez le diagnostic en testant un autre clavier ou le clavier en dehors de Windows.

    Tester le clavier hors de Windows

    Si le clavier continue à produire de mauvaises lettres ou des caractères incorrects, un test en dehors de Windows permet de déterminer si le problème vient du système ou du clavier lui-même.

    Commencez par redémarrer le PC et accédez au BIOS/UEFI. Vérifiez si les touches de navigation, les flèches et les touches disponibles dans l’interface répondent normalement.

    Vous pouvez également démarrer le PC depuis un Live USB Linux, par exemple Ubuntu, puis ouvrir un éditeur de texte et tester les touches concernées.

    L’interprétation est assez simple :

    RésultatPiste à privilégier
    Le clavier fonctionne normalement hors de WindowsPilote, réglage, remappage ou logiciel Windows
    Les mêmes touches produisent toujours un mauvais comportementClavier ou problème matériel à suspecter
    Un autre clavier fonctionne correctement sur le même PCPremier clavier probablement en cause
    Plusieurs claviers présentent le problème uniquement sous WindowsConfiguration ou logiciel Windows à vérifier

    Attention toutefois à sélectionner la même disposition de clavier dans le Live USB. Un Ubuntu configuré en QWERTY alors que vous utilisez un clavier physique AZERTY produira évidemment des caractères différents sans qu’il existe de panne matérielle.

    Si le problème semble matériel, testez également le clavier sur un autre ordinateur lorsque cela est possible.

    Pour effectuer un diagnostic plus complet lorsque le clavier ne répond plus correctement :

    👉 Le tutoriel :

    Une touche écrit toujours le mauvais caractère : que faire ?

    Si une touche produit toujours un caractère différent de celui attendu alors que la langue et la disposition du clavier sont correctes, il faut déterminer si le problème vient de Windows, d’un logiciel ou du clavier lui-même.

    Commencez par tester la touche dans plusieurs applications, par exemple le Bloc-notes et votre navigateur. Vérifiez également son comportement avec le clavier visuel de Windows.

    Selon le résultat, vous pouvez orienter le diagnostic :

    SymptômePiste à vérifier
    A écrit Q, Z écrit WMauvaise disposition AZERTY/QWERTY
    Certaines lettres écrivent des chiffresVerr Num ou pavé numérique intégré
    Une touche produit toujours un autre caractèreRemappage ou logiciel de macros
    ^ produit ^^ ou ¨ produit ¨¨Logiciel interceptant le clavier ou malware à rechercher
    Mauvais caractère dans une seule applicationConfiguration, raccourci ou extension de l’application
    Problème dans toutes les applications mais pas hors de WindowsPilote, réglage ou logiciel Windows
    Même problème sous Windows et hors de WindowsClavier ou panne matérielle à suspecter
    Un autre clavier fonctionne normalementPremier clavier probablement en cause

    Si le problème est apparu après avoir modifié plusieurs réglages, commencez par réinitialiser les paramètres du clavier. Vérifiez également les logiciels de remappage, de macros et les utilitaires fournis avec le clavier.

    Enfin, si la même touche présente le même comportement dans le BIOS/UEFI, depuis un Live USB ou sur un autre PC, la piste matérielle devient nettement plus probable. Une touche ou le circuit du clavier peut être défectueux et nécessiter un nettoyage, une réparation ou le remplacement du clavier.

    À l’inverse, si le clavier fonctionne parfaitement hors de Windows, poursuivez les recherches du côté des pilotes, logiciels et paramètres de saisie de Windows.

    L’article Clavier qui écrit les mauvaises lettres ou caractères sous Windows 11/10 : les solutions est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 11 KB5121003 provoque des plantages de jeux et d’autres problèmes sur certains PC

    Par : malekalmorte
    16 août 2026 à 19:22

    Quelques jours après son déploiement, la mise à jour KB5121003 du Patch Tuesday d’août 2026 commence à poser problème sur certaines configurations Windows 11.

    Des joueurs signalent des plantages de jeux, parfois accompagnés de redémarrages du PC, tandis que d’autres utilisateurs évoquent des écrans noirs, des problèmes de HDR ou des baisses inexpliquées de fréquence de rafraîchissement.

    Les premiers éléments pointent vers une incompatibilité entre KB5121003 et le pilote tiers inpoutx64.sys, utilisé par certains logiciels matériels et utilitaires fonctionnant à bas niveau dans Windows. Le studio Embark, à l’origine d’ARC Raiders et The Finals, a confirmé que la mise à jour Windows pouvait provoquer ces plantages et travaille sur une solution durable.

    EDIT : Microsoft indique que cela est lié aux périphériques ou composants internes équipés d’un éclairage RGB.
    A lire : Windows 11 : Windows 11 : Microsoft relie les plantages de jeux de KB5121003 aux périphériques RGB

    KB5121003 est la mise à jour du Patch Tuesday d’août 2026

    Microsoft a publié KB5121003 le 11 août 2026 dans le cadre de son Patch Tuesday mensuel.

    Cette mise à jour obligatoire apporte les correctifs de sécurité du mois, avec plus de 400 vulnérabilités corrigées, dont trois zero-day.

    Elle apporte également plusieurs améliorations fonctionnelles à Windows 11, notamment pour les performances des applications, Windows Search, l’Explorateur de fichiers, Voice Access et le pavé tactile.

    Après installation, Windows 11 passe sur les builds suivantes :

    • Windows 11 25H2 : build 26200.9168 ;
    • Windows 11 24H2 : build 26100.9168.

    Il s’agit d’une mise à jour cumulative de sécurité : contrairement aux mises à jour Preview de fin de mois, elle est automatiquement téléchargée et installée via Windows Update.

    ARC Raiders et The Finals peuvent planter

    Les premiers signalements importants concernent les jeux développés par Embark Studios, notamment ARC Raiders et The Finals.

    Des joueurs expliquent que leurs jeux fonctionnaient normalement avant l’installation de KB5121003, puis ont commencé à planter régulièrement après la mise à jour.

    Les erreurs observées varient selon les configurations.

    Parmi les messages signalés figurent notamment :

    Hang detected on GameThread

    ou encore :

    EXCEPTION_ACCESS_VIOLATION

    Certains joueurs rapportent également que Windows peut redémarrer brutalement après le plantage du jeu.

    Embark a confirmé avoir identifié un nouveau crash apparu avec KB5121003 et indique travailler sur une correction.

    Le pilote inpoutx64.sys semble être au cœur du problème

    Les investigations menées par Embark et plusieurs utilisateurs pointent vers inpoutx64.sys.

    Il s’agit d’un pilote tiers fonctionnant au niveau du noyau de Windows. Il permet à certaines applications d’accéder directement aux ports d’entrée/sortie du matériel.

    Ce type de pilote peut être utilisé par différents logiciels destinés à :

    • surveiller le matériel ;
    • contrôler certains périphériques ;
    • accéder à des capteurs ;
    • modifier certains réglages matériels à bas niveau.

    Après l’installation de KB5121003, Windows semble avoir modifié un comportement qui rend certaines versions de inpoutx64.sys incompatibles.

    Embark indique directement que le plantage est lié à ce fichier.

    À ce stade, on ne sait toutefois pas précisément quelle modification apportée par Microsoft provoque cette incompatibilité.

    Le pilote peut avoir été installé par un autre logiciel

    Un point important est que l’utilisateur n’a pas nécessairement installé lui-même inpoutx64.sys.

    Le pilote peut être déployé par un autre logiciel.

    Un joueur ayant analysé ses propres plantages a par exemple découvert que inpoutx64.sys avait été installé par un outil de mise à jour Razer.

    Cela explique pourquoi deux PC utilisant la même version de Windows et le même jeu peuvent avoir un comportement totalement différent.

    Le problème ne semble donc pas concerner tous les utilisateurs de KB5121003, mais principalement les machines sur lesquelles ce pilote ou un logiciel dépendant de celui-ci est présent.

    Comment savoir si inpoutx64.sys est présent sur votre PC ?

    Vous pouvez commencer par vérifier si le fichier existe dans le dossier des pilotes Windows.

    • Ouvrez l’Explorateur de fichiers puis rendez-vous dans :
    C:\Windows\System32\drivers

    Recherchez ensuite :

    inpoutx64.sys

    Sa présence ne signifie pas nécessairement que votre PC rencontrera un problème, mais elle peut être un indice si vos jeux ont commencé à planter immédiatement après l’installation de KB5121003.

    Vous pouvez également vérifier la présence du service depuis une Invite de commandes en administrateur :

    sc query inpoutx64

    Si Windows indique qu’un service correspondant existe, le pilote est enregistré sur le système.

    Embark propose une solution temporaire

    En attendant une correction définitive, Embark propose de supprimer le pilote inpoutx64.sys lorsqu’il est responsable des plantages.

    Ouvrez tout d’abord le menu Démarrer, recherchez Invite de commandes, puis cliquez avec le bouton droit dessus et choisissez Exécuter en tant qu’administrateur.

    Exécutez ensuite :

    sc stop inpoutx64

    Cette commande arrête le service.

    Puis saisissez :

    sc delete inpoutx64

    Cette seconde commande supprime l’enregistrement du service dans Windows.

    Rendez-vous enfin dans :

    C:\Windows\System32\drivers

    puis supprimez le fichier :

    inpoutx64.sys

    Embark indique que cette procédure permet aux utilisateurs concernés de relancer normalement leurs jeux.

    Attention avant de supprimer le pilote

    Cette procédure ne doit toutefois pas être appliquée systématiquement à tous les PC.

    inpoutx64.sys peut être utilisé par un logiciel ou un périphérique particulier. Le supprimer peut donc empêcher l’application qui l’a installé de fonctionner correctement.

    Avant de retirer le pilote, il est préférable de :

    • identifier le logiciel qui l’a installé ;
    • mettre à jour ce logiciel si une nouvelle version est disponible ;
    • créer un point de restauration ;
    • n’utiliser la procédure d’Embark que si vous êtes réellement concerné par les plantages.

    Si vous n’utilisez pas ARC Raiders, The Finals ou un autre jeu affecté et que votre PC fonctionne correctement, il n’y a aucune raison de supprimer préventivement ce pilote.

    Désactiver le pilote peut parfois suffire

    Certains utilisateurs rapportent qu’il n’est pas nécessaire de supprimer immédiatement le fichier.

    Le simple fait de désactiver le service inpoutx64 puis de redémarrer Windows aurait suffi à supprimer les plantages sur certaines machines.

    Cette solution présente l’avantage d’être plus facile à annuler qu’une suppression complète.

    Il reste néanmoins préférable de suivre les recommandations du développeur du jeu ou du fabricant du logiciel ayant installé le pilote.

    Désinstaller KB5121003 corrige également les plantages chez certains utilisateurs

    Plusieurs joueurs rapportent également que la désinstallation de KB5121003 fait immédiatement disparaître les plantages.

    Pour désinstaller la mise à jour :

    • Ouvrez Paramètres.
    • Rendez-vous dans Windows Update.
    • Cliquez sur Historique des mises à jour.
    • Ouvrez Désinstaller des mises à jour.
    • Repérez KB5121003.
    • Cliquez sur Désinstaller.
    • Redémarrez le PC.

    👉Le tutoriel :

    Cette méthode peut être utile pour confirmer que la mise à jour est bien à l’origine du problème.

    Elle doit toutefois rester une solution temporaire.

    KB5121003 contient les correctifs de sécurité du Patch Tuesday d’août 2026, dont une correction pour une zero-day déjà exploitée dans des attaques. Désinstaller durablement la mise à jour expose donc le PC à des vulnérabilités corrigées depuis.

    Si la suppression de inpoutx64.sys suffit à résoudre le problème, cette approche est généralement préférable à la désinstallation complète de la mise à jour de sécurité.

    Des problèmes avec certains logiciels anti-triche

    WindowsLatest a également reçu des signalements concernant des logiciels anti-triche qui planteraient après l’installation de KB5121003.

    Cela n’est pas particulièrement surprenant d’un point de vue technique.

    Les systèmes anti-triche modernes utilisent souvent des pilotes fonctionnant au niveau du noyau Windows afin de détecter les manipulations de mémoire, les injections de code ou les pilotes suspects.

    Une modification de Windows affectant les pilotes noyau peut donc entraîner des incompatibilités avec certains de ces composants.

    Il n’est toutefois pas encore possible d’affirmer que tous ces plantages partagent exactement la même origine que le problème inpoutx64.sys.

    D’autres jeux pourraient être concernés

    ARC Raiders et The Finals ne semblent pas être les seuls jeux affectés.

    Des utilisateurs signalent également des plantages avec Marvel Tōkon: Fighting Souls après l’installation de la mise à jour d’août.

    À ce stade, le nombre exact de jeux et de configurations concernés reste inconnu.

    Il faut donc éviter de conclure que KB5121003 provoque globalement des problèmes avec les jeux sous Windows 11.

    Les témoignages semblent plutôt indiquer des incompatibilités avec certains pilotes ou composants installés sur des configurations particulières.

    Écrans noirs, HDR et fréquence de rafraîchissement

    D’autres problèmes graphiques commencent également à être signalés après l’installation de KB5121003.

    Certains utilisateurs évoquent :

    • des écrans noirs ;
    • une fréquence de rafraîchissement qui chute sans raison apparente ;
    • un comportement incorrect du HDR ;
    • différents problèmes d’affichage.

    Ces signalements sont encore trop récents pour établir avec certitude un lien direct avec KB5121003.

    Contrairement au cas d’ARC Raiders et inpoutx64.sys, aucun éditeur ou fabricant n’a pour l’instant confirmé précisément l’origine de ces problèmes graphiques.

    Il faudra donc attendre davantage de retours avant de savoir s’il s’agit d’une seconde régression de la mise à jour ou de problèmes isolés.

    Les redémarrages pendant l’installation sont un autre problème

    Il ne faut pas non plus confondre les redémarrages observés pendant les plantages de jeux avec ceux pouvant avoir lieu pendant l’installation de KB5121003.

    La mise à jour d’août participe également au déploiement des nouveaux certificats Secure Boot 2023.

    Selon certaines configurations, leur installation peut nécessiter plusieurs redémarrages successifs du PC.

    Ces redémarrages pendant Windows Update sont donc différents d’un PC qui redémarre brutalement lorsqu’un jeu plante.

    Microsoft ne reconnaît pas encore officiellement le problème

    Au 16 août 2026, Microsoft n’a pas encore ajouté les plantages de jeux liés à KB5121003 à la liste officielle des problèmes connus.

    Les notes de publication indiquent toujours que Microsoft n’a connaissance d’aucun problème majeur avec cette mise à jour.

    La page Windows Release Health ne répertorie pas non plus, à ce stade, cette incompatibilité parmi les problèmes officiellement confirmés par Microsoft.

    La situation est néanmoins différente d’une simple série de témoignages sur les forums puisque Embark Studios a confirmé le lien entre les plantages rencontrés par certains joueurs et KB5121003.

    Microsoft pourrait donc communiquer prochainement sur le sujet ou déployer une correction via Windows Update.

    EDIT : Microsoft indique que cela est lié aux périphériques ou composants internes équipés d’un éclairage RGB.
    A lire : Windows 11 : Windows 11 : Microsoft relie les plantages de jeux de KB5121003 aux périphériques RGB

    Faut-il désinstaller KB5121003 ?

    Pour la majorité des utilisateurs, non.

    KB5121003 reste une mise à jour de sécurité importante et aucun problème généralisé n’a été identifié sur l’ensemble des PC Windows 11.

    Si votre ordinateur fonctionne normalement après son installation, il n’y a aucune raison de la supprimer.

    En revanche, si un jeu a commencé à planter immédiatement après la mise à jour :

    • vérifiez la présence de inpoutx64.sys ;
    • mettez à jour les logiciels et pilotes matériels susceptibles de l’utiliser ;
    • appliquez le contournement proposé par Embark si vous utilisez un jeu concerné ;
    • testez éventuellement la désinstallation de KB5121003 pour confirmer le diagnostic.

    L’objectif est d’éviter de supprimer une importante mise à jour de sécurité lorsque le problème peut être corrigé en retirant uniquement le composant incompatible.

    Un nouveau rappel de la fragilité des pilotes noyau

    Cet incident illustre une nouvelle fois les risques associés aux pilotes fonctionnant dans le noyau Windows.

    Un pilote comme inpoutx64.sys bénéficie d’un accès très privilégié au système. Une modification interne de Windows peut donc provoquer des conséquences beaucoup plus importantes qu’avec une application classique exécutée en espace utilisateur.

    Cela rejoint directement les efforts récents de Microsoft autour de sa Driver Quality Initiative, qui vise notamment à améliorer la qualité des pilotes Windows et à réduire le nombre de composants tiers fonctionnant inutilement dans le noyau.

    Les problèmes rencontrés après KB5121003 montrent également pourquoi Microsoft souhaite progressivement déplacer davantage de fonctions vers l’espace utilisateur lorsqu’un accès direct au noyau n’est pas indispensable.

    Conclusion

    Le Patch Tuesday d’août 2026 ne se déroule finalement pas sans accroc.

    La mise à jour KB5121003 provoque des plantages sur certains jeux, notamment ARC Raiders et The Finals, et le studio Embark a identifié une incompatibilité avec le pilote noyau inpoutx64.sys.

    La bonne nouvelle est qu’un contournement existe déjà : arrêter et supprimer ce pilote permet aux utilisateurs concernés de retrouver un fonctionnement normal.

    D’autres signalements concernant des logiciels anti-triche, des écrans noirs, le HDR ou la fréquence de rafraîchissement sont également apparus, mais leur lien avec KB5121003 reste encore à confirmer.

    Pour l’instant, il n’est donc pas conseillé de désinstaller préventivement la mise à jour. Les utilisateurs qui ne rencontrent aucun problème doivent la conserver afin de bénéficier des nombreux correctifs de sécurité du Patch Tuesday d’août.

    Microsoft n’a pas encore officiellement reconnu cette régression, mais compte tenu de la confirmation apportée par Embark Studios, une clarification ou un correctif devrait probablement suivre si l’incompatibilité touche un nombre significatif de machines.

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