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Réinitialiser les plans d’alimentation de Windows 11/10

Par : malekalmorte
15 septembre 2026 à 09:35

Windows 11 et Windows 10 utilisent des plans d’alimentation pour adapter le comportement du PC en matière de consommation, de performances et de veille.

Lorsqu’un plan a été supprimé, fortement modifié ou qu’un réglage d’alimentation devient incohérent, Windows permet de restaurer les plans par défaut ou de recréer uniquement un plan précis à l’aide de powercfg.

Dans ce guide, vous allez voir comment réinitialiser les plans d’alimentation de Windows 11/10, vérifier les profils restaurés, récupérer un plan manquant et éviter de perdre vos réglages personnalisés.

Pourquoi réinitialiser les plans d’alimentation ?

Les plans d’alimentation de Windows définissent différents réglages liés à la consommation d’énergie, aux performances, à la veille ou encore au comportement du processeur. Avec le temps, ces paramètres peuvent être modifiés par l’utilisateur, un logiciel d’optimisation, un utilitaire constructeur ou certains outils de tweak.

Dans certains cas, un plan peut aussi disparaître, devenir incohérent ou ne plus produire le comportement attendu.

Réinitialiser les plans d’alimentation peut alors être utile pour :

  • restaurer les plans par défaut de Windows ;
  • retrouver un plan supprimé ou modifié ;
  • corriger des réglages d’alimentation devenus incohérents ;
  • annuler des modifications effectuées par un logiciel de tweak ;
  • repartir d’une configuration propre après plusieurs changements ;
  • résoudre certains problèmes liés à la veille, aux performances ou à la consommation.

Cette opération est particulièrement utile lorsque les options d’alimentation ont été fortement modifiées et qu’il devient difficile de savoir quel réglage est responsable du problème.

Il faut toutefois garder à l’esprit qu’une réinitialisation peut supprimer les plans personnalisés créés par l’utilisateur. Si vous utilisez un profil spécifique, pensez donc à noter ses réglages avant de restaurer les plans par défaut.

La méthode la plus simple consiste à utiliser la commande powercfg, que nous allons voir dans la section suivante.

Fonctionnement des plans et mode d'alimentation dans Windows 11/10

Restaurer les plans d’alimentation par défaut avec powercfg

Windows permet de restaurer les plans d’alimentation par défaut à l’aide de l’outil en ligne de commande powercfg.

  • Commencez par ouvrir Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes en administrateur.
  • Vous pouvez d’abord afficher les plans d’alimentation actuellement disponibles avec :
powercfg /list
  • La commande indique les différents schémas présents sur le système et précise lequel est actif.
  • Pour réinitialiser complètement les plans d’alimentation et restaurer ceux fournis par Windows, exécutez ensuite :
powercfg -restoredefaultschemes

Cette commande rétablit les schémas d’alimentation par défaut de Windows.

Attention : les plans personnalisés créés manuellement peuvent être supprimés lors de cette opération. Si vous utilisez un profil spécifique, pensez à noter ses réglages avant de lancer la réinitialisation.
  • Une fois la commande terminée, vérifiez de nouveau les plans disponibles avec :
powercfg /list
  • Vous pouvez également ouvrir :
Panneau de configuration > Matériel et audio > Options d’alimentation
  • afin de vérifier que les plans standards ont bien été restaurés.
  • Enfin, redémarrez Windows si les changements ne semblent pas apparaître immédiatement.

Vérifier les plans disponibles après la réinitialisation

Après avoir exécuté la commande de réinitialisation, vérifiez que Windows a bien restauré les plans d’alimentation attendus.

  • Ouvrez Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes, puis saisissez :
powercfg /list
  • La commande affiche les plans d’alimentation disponibles ainsi que celui actuellement actif.

Selon la configuration du PC, vous pouvez retrouver notamment :

  • Équilibré ;
  • Économie d’énergie ;
  • Performances élevées.

Vous pouvez aussi vérifier les plans depuis :

Panneau de configuration > Matériel et audio > Options d’alimentation

Si les plans ont bien été restaurés mais que vous souhaitez ensuite en sélectionner un autre ou comprendre la différence entre mode et plan d’alimentation :

Si un plan reste absent après la réinitialisation, poursuivez avec les vérifications de la section suivante.

Restaurer uniquement un plan d’alimentation spécifique

Si le problème concerne uniquement un plan précis, il n’est pas nécessaire de réinitialiser tous les schémas d’alimentation de Windows.

Chaque plan d’alimentation intégré possède un GUID. Les principaux sont :

  • Équilibré : 381b4222-f694-41f0-9685-ff5bb260df2e
  • Économie d’énergie : a1841308-3541-4fab-bc81-f71556f20b4a
  • Performances élevées : 8c5e7fda-e8bf-4a96-9a85-a6e23a8c635c

Pour recréer un plan à partir de son modèle intégré, ouvrez Terminal Windows, PowerShell ou Invite de commandes en administrateur, puis utilisez :

powercfg -duplicatescheme GUID

Par exemple, pour recréer le plan Performances élevées :

powercfg -duplicatescheme 8c5e7fda-e8bf-4a96-9a85-a6e23a8c635c

Cette commande crée une nouvelle copie du plan sans modifier les autres schémas présents sur le système.

Vérifiez ensuite le résultat avec :

powercfg /list

Si plusieurs copies identiques apparaissent, vous pouvez supprimer les doublons inutiles avec powercfg -delete.

Pour toutes les commandes disponibles et la gestion avancée des plans d’alimentation :

Que faire si un plan d’alimentation reste manquant ?

Après une réinitialisation avec powercfg -restoredefaultschemes, certains plans peuvent encore ne pas apparaître. Ce n’est pas forcément le signe d’un problème.

Sur certains PC récents, notamment ceux utilisant Modern Standby et les modes d’alimentation modernes, Windows peut ne pas exposer tous les anciens plans dans le Panneau de configuration.

  • Commencez par vérifier les plans réellement présents avec powercfg :
  • Si le plan recherché n’apparaît pas, vérifiez aussi :
    • Paramètres > Système > Alimentation et batterie ;
    • les options proposées par le logiciel du constructeur ;
    • les éventuels profils définis dans le BIOS/UEFI ;
    • si le PC utilise un mode de veille moderne comme Modern Standby.

Selon la configuration matérielle, certains plans comme Économie d’énergie ou Performances élevées peuvent être absents ou remplacés par des modes gérés directement par Windows et le fabricant.

Il est également possible qu’un utilitaire constructeur recrée ses propres profils et masque ou remplace les plans standards.

Dans ce cas, il vaut mieux éviter de forcer artificiellement un ancien plan si Windows gère déjà correctement les performances et la consommation via les modes d’alimentation.

Attention aux plans personnalisés et aux logiciels constructeur

Avant de réinitialiser les plans d’alimentation, vérifiez si le PC utilise des plans personnalisés ou des profils ajoutés par le fabricant.

La commande :

powercfg -restoredefaultschemes

peut supprimer les plans personnalisés créés dans Windows. Si vous avez modifié manuellement un plan ou créé un profil spécifique, pensez donc à noter ses réglages avant la réinitialisation.

Sur de nombreux PC portables, le constructeur propose également ses propres profils dans un utilitaire dédié, par exemple Silencieux, Équilibré, Performance, Turbo ou Économie de batterie. Ces profils peuvent agir sur des paramètres qui dépassent les plans Windows, comme la puissance du processeur, les performances du GPU, la ventilation ou certains réglages du BIOS/UEFI.

La réinitialisation des plans Windows ne remet donc pas forcément à zéro ces profils constructeur. Après l’opération, ouvrez l’utilitaire du fabricant et vérifiez que le mode souhaité est toujours actif.

Aller plus loin dans les options d’alimentation

La réinitialisation des plans d’alimentation permet surtout de revenir à une configuration propre lorsque certains profils ont été supprimés, modifiés ou deviennent incohérents. Elle ne remplace toutefois pas les autres réglages d’alimentation disponibles dans Windows.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez notamment modifier :

  • les délais de mise en veille ;
  • l’extinction de l’écran ;
  • le comportement des boutons d’alimentation ;
  • les paramètres avancés du processeur ;
  • les options USB et PCI Express ;
  • certains réglages liés à la batterie ;
  • le mode d’alimentation utilisé par Windows.

Vous pouvez également créer ou personnaliser un plan d’alimentation selon vos besoins, par exemple pour privilégier l’autonomie sur un PC portable ou les performances sur une machine de bureau.

👉Pour une vue d’ensemble de tous ces réglages :

  • Comment gérer les paramètres d’alimentation et de batterie de Windows 11
  • [/su_lien]

    📖 Ressources utiles et articles liés

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    Vérifier la signature GPG d’un fichier sous Linux : gpg, clés publiques et empreintes

    Par : malekalmorte
    6 septembre 2026 à 12:22

    Télécharger un fichier depuis Internet ne garantit pas à lui seul qu’il provient bien de la source attendue ni qu’il n’a pas été modifié. Sous Linux, deux mécanismes complémentaires permettent d’effectuer ces vérifications : les sommes de contrôle pour l’intégrité et les signatures GPG pour l’authenticité.

    GPG (GNU Privacy Guard) utilise la cryptographie asymétrique avec une clé privée et une clé publique. Une distribution Linux, un développeur ou un projet peut ainsi signer un fichier, une archive ou un fichier de sommes de contrôle comme SHA256SUMS. L’utilisateur peut ensuite vérifier cette signature avec la clé publique correspondante.

    Dans ce guide, vous allez voir comment installer GnuPG sous Linux, importer et vérifier une clé publique, contrôler la signature d’un fichier avec gpg, vérifier une signature .sig ou .asc, valider une image ISO avec SHA256SUMS et comprendre les messages comme “Good signature”.

    Nous verrons également comment distinguer intégrité et authenticité, et pourquoi il est important de vérifier l’empreinte de la clé publique avant de lui faire confiance.

    Qu’est-ce qu’une signature GPG ?

    Une signature GPG permet de vérifier qu’un fichier ou un message provient bien de la personne ou de l’organisation qui affirme l’avoir publié, et qu’il n’a pas été modifié depuis sa signature.

    GPG (GNU Privacy Guard, ou GnuPG) repose sur la cryptographie asymétrique, avec une paire de clés :

    • une clé privée, conservée secrètement par son propriétaire et utilisée pour créer la signature ;
    • une clé publique, distribuée aux utilisateurs afin qu’ils puissent vérifier cette signature.

    Lorsqu’un développeur ou une distribution Linux signe un fichier, GPG calcule une empreinte du contenu puis crée une signature à l’aide de la clé privée.

    L’utilisateur peut ensuite vérifier cette signature avec la clé publique correspondante.

    Par exemple :

    gpg --verify fichier.iso.sig fichier.iso

    Si la vérification réussit, GPG indique que la signature est valide et précise quelle clé a été utilisée.

    Une signature GPG apporte donc deux informations importantes :

    • l’intégrité : le contenu signé n’a pas été modifié depuis la création de la signature ;
    • l’authenticité : la signature a été créée avec la clé privée correspondant à la clé publique utilisée pour la vérification.

    Cela va plus loin qu’une simple somme de contrôle SHA256. Un hash permet de vérifier qu’un fichier correspond à une empreinte donnée, mais si un attaquant parvient à remplacer à la fois le fichier et le hash publié, cette comparaison ne suffit plus.

    Avec une signature GPG, l’attaquant devrait également disposer de la clé privée du signataire pour produire une nouvelle signature valide.

    Il reste toutefois une étape essentielle : s’assurer que la clé publique utilisée pour la vérification appartient réellement à l’éditeur. Pour cela, il faut notamment vérifier son empreinte (fingerprint) à partir d’une source officielle.

    Les signatures GPG sont ainsi couramment utilisées pour vérifier des images ISO Linux, des archives, des paquets logiciels ou des fichiers de sommes de contrôle comme SHA256SUMS.

    Installer GnuPG sous Linux

    GnuPG est disponible dans les dépôts de la plupart des distributions Linux. Le paquet s’appelle généralement gnupg ou gnupg2.

    Sous Debian, Ubuntu et leurs dérivées :

    sudo apt update
    sudo apt install gnupg

    Sous Fedora :

    sudo dnf install gnupg2

    Sous Arch Linux et dérivées :

    sudo pacman -S gnupg

    Une fois l’installation terminée, vérifiez que GPG fonctionne avec :

    gpg --version

    La commande affiche la version installée ainsi que les principaux algorithmes pris en charge.

    Vous pouvez ensuite afficher le contenu du trousseau de clés avec :

    gpg --list-keys

    Si aucune clé n’a encore été importée, la liste peut être vide.

    Pour la vérification de signatures, il n’est pas nécessaire de créer votre propre paire de clés. Il suffit généralement d’importer la clé publique de l’éditeur ou de la distribution dont vous souhaitez vérifier les fichiers.

    La prochaine étape consiste donc à récupérer puis importer cette clé publique dans GnuPG.

    Importer une clé publique GPG

    Pour vérifier une signature GPG, vous devez disposer de la clé publique du signataire. Cette clé permet à GnuPG de vérifier qu’une signature a bien été créée avec la clé privée correspondante.

    Il existe principalement trois façons de récupérer cette clé publique.

    Télécharger directement le fichier de clé publique

    De nombreux projets publient leur clé sous la forme d’un fichier .asc, .gpg ou similaire.

    Par exemple :

    gpg --import cle-publique.asc

    C’est souvent la méthode la plus simple lorsque le site officiel fournit directement la clé.

    Après l’import, vérifiez sa présence avec :

    gpg --list-keys

    Récupérer la clé depuis un serveur de clés

    Voici les étapes pour récupérer la clé publique avec cette méthode :

    Comment récupérer une clé publique GPG manquantes : l'infographique

    Si vous connaissez l’identifiant de la clé, vous pouvez la télécharger depuis un serveur de clés :

    gpg --keyserver hkp://keyserver.ubuntu.com --recv-keys ID_DE_LA_CLE

    Le serveur de clés à utiliser dépend du projet. Il vaut mieux utiliser celui indiqué par la documentation officielle plutôt qu’un serveur choisi au hasard.

    Dans le cas d’Ubuntu, par exemple, le serveur keyserver.ubuntu.com peut être utilisé.

    Si vous ne connaissez pas encore l’identifiant de la clé, tentez d’abord de vérifier la signature :

    gpg --keyid-format long --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    GPG peut alors afficher :

    gpg: Signature faite le jeu. 27 août 2026 22:43:09 UTC
    gpg:  avec la clef RSA 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    gpg: Impossible de vérifier la signature : Pas de clef publique
    gpg: Impossible de vérifier la signature : Pas de clef publique

    La ligne using RSA key indique l’identifiant de la clé manquante. Vous pouvez ensuite la récupérer :

    gpg --keyserver hkp://keyserver.ubuntu.com \
        --recv-keys 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    Importer une clé publique GPG

    Une fois la clé importée, vérifiez son empreinte :

    gpg --fingerprint 843938DF228D22F7B3742BC0D94AA3F0EFE21092
    Vérifier la clé publique importée avec GPG

    Suivre la méthode indiquée par le projet

    Certains projets ne passent pas par un serveur de clés et fournissent leurs propres instructions : téléchargement direct d’une clé, paquet contenant le trousseau de clés, dépôt officiel, ou autre mécanisme.

    Dans ce cas, suivez de préférence la méthode publiée par l’éditeur ou la distribution. C’est la meilleure façon d’éviter d’importer une clé non officielle ou périmée.

    Quelle que soit la méthode utilisée, ne faites pas confiance à la clé uniquement parce qu’elle a été importée avec succès. Vérifiez ensuite son empreinte numérique avec :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    Puis comparez-la avec celle publiée sur une source officielle.

    Vérifier l’empreinte d’une clé publique

    Avant d’utiliser une clé publique GPG pour vérifier une signature, il est important de contrôler son empreinte numérique, appelée fingerprint.

    Cette empreinte est un identifiant unique associé à la clé. Elle permet de vérifier que la clé importée est bien celle publiée par l’éditeur, la distribution Linux ou le développeur concerné.

    Pour afficher l’empreinte d’une clé :

    gpg --fingerprint <ID_DE_LA_CLE>

    Vous pouvez aussi afficher les empreintes de toutes les clés présentes dans votre trousseau :

    gpg --fingerprint

    GPG affiche alors une longue suite de caractères hexadécimaux, par exemple :

    0123 4567 89AB CDEF 0123  4567 89AB CDEF 0123 4567

    Comparez cette valeur avec l’empreinte publiée sur une source officielle : site du projet, documentation de la distribution, page de téléchargement ou autre canal de confiance.

    Les deux empreintes doivent correspondre exactement.

    Cette vérification est importante, car télécharger une clé depuis un serveur de clés ne suffit pas à prouver qu’elle appartient réellement à la personne ou au projet attendu. Un serveur de clés permet surtout de distribuer les clés, pas d’en garantir l’identité.

    Une fois l’empreinte vérifiée, vous pouvez utiliser cette clé publique pour contrôler les signatures GPG des fichiers téléchargés.

    Par exemple, pour afficher également l’identifiant court et l’empreinte dans un format plus lisible pour les scripts :

    gpg --with-colons --fingerprint <ID_DE_LA_CLE>

    Si l’empreinte ne correspond pas à celle publiée officiellement, n’utilisez pas la clé et récupérez-la à nouveau depuis une source fiable.

    Vérifier la signature GPG d’un fichier

    Une fois la clé publique du signataire importée et son empreinte vérifiée, vous pouvez utiliser GnuPG pour contrôler la signature d’un fichier.

    Le cas le plus courant est celui d’une signature détachée, fournie dans un fichier séparé comme .sig, .asc ou .gpg.

    Par exemple, si vous disposez de :

    fichier.iso
    fichier.iso.sig

    utilisez :

    gpg --verify fichier.iso.sig fichier.iso

    GPG vérifie alors que la signature correspond bien au contenu du fichier et qu’elle a été créée avec la clé privée associée à la clé publique présente dans votre trousseau.

    Si la vérification réussit, vous obtenez un message du type :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Cela signifie que le fichier n’a pas été modifié depuis sa signature.

    Attention toutefois : un message Good signature confirme que la signature est techniquement valide, mais il faut encore s’assurer que la clé utilisée appartient bien à la personne ou au projet attendu. C’est pourquoi la vérification préalable de l’empreinte de la clé publique reste indispensable.

    Si le fichier a été modifié ou si la signature ne correspond pas, GPG affiche au contraire un message comme :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    Dans ce cas, n’utilisez pas le fichier avant d’avoir vérifié son origine ou effectué un nouveau téléchargement.

    Vérifier une signature détachée .sig ou .asc

    Lorsque la signature est intégrée directement dans un fichier signé, GPG peut parfois déterminer automatiquement le contenu à vérifier, mais pour les téléchargements logiciels et images ISO, la signature détachée reste le cas le plus fréquent.

    Une signature détachée est stockée dans un fichier séparé du fichier d’origine. Elle porte souvent l’extension .sig, .asc ou parfois .gpg.

    Par exemple :

    logiciel.tar.xz
    logiciel.tar.xz.asc

    ou :

    image.iso
    image.iso.sig

    Pour vérifier une signature détachée, utilisez :

    gpg --verify fichier.sig fichier

    Par exemple :

    gpg --verify logiciel.tar.xz.asc logiciel.tar.xz

    ou :

    gpg --verify image.iso.sig image.iso

    GPG contrôle alors deux éléments :

    • que la signature correspond bien au fichier ;
    • que cette signature a été créée avec une clé privée correspondant à une clé publique présente dans votre trousseau.

    Si la signature est valide, GPG affiche un message comme :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Si le fichier a été modifié ou si la signature ne correspond pas :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    L’extension .asc indique généralement une signature encodée en ASCII, tandis qu’un fichier .sig peut contenir une signature binaire. Dans les deux cas, la commande gpg --verify fonctionne de la même manière.

    Il est également fréquent que la signature porte simplement le même nom que le fichier d’origine avec une extension supplémentaire. Cela facilite l’identification du fichier à vérifier.

    Enfin, même avec une Good signature, vérifiez toujours que l’empreinte de la clé publique correspond bien à celle publiée par l’éditeur. Une signature valide n’est utile que si vous faites confiance à la bonne clé.

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Certaines distributions Linux publient plusieurs fichiers permettant de vérifier leurs images ISO :

    • l’image ISO elle-même ;
    • un fichier de sommes de contrôle, par exemple SHA256SUMS ;
    • une signature GPG de ce fichier, par exemple SHA256SUMS.gpg ou SHA256SUMS.sign.

    La vérification se fait alors en deux étapes.

    Commencez par vérifier la signature du fichier SHA256SUMS :

    gpg --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    Si la signature est valide, GPG indique qu’elle a été créée avec une clé connue de votre trousseau.

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Vous pouvez ensuite vérifier l’image ISO avec :

    sha256sum -c SHA256SUMS

    Si l’empreinte correspond :

    ubuntu.iso: OK

    Cette procédure apporte deux niveaux de vérification :

    • GPG permet de vérifier que le fichier SHA256SUMS a bien été signé avec la clé privée correspondant à la clé publique importée ;
    • SHA256 permet de vérifier que l’image ISO correspond exactement à l’empreinte contenue dans SHA256SUMS.

    Il faut toutefois avoir vérifié au préalable que l’empreinte de la clé publique GPG correspond bien à celle publiée par la distribution Linux.

    Le flux complet est donc :

    Vérifier une image ISO Linux avec SHA256SUMS et GPG

    Cette méthode est plus robuste qu’une simple comparaison du hash affiché sur une page web, car elle ajoute une vérification cryptographique de l’origine du fichier contenant les sommes de contrôle.

    La procédure exacte peut varier selon la distribution. Certaines utilisent SHA256SUMS.gpg, d’autres .sig, .sign ou .asc, mais le principe reste le même.

    Vérifier manuellement la signature d’un dépôt APT avec GPG

    APT vérifie normalement automatiquement les dépôts configurés avec apt update, en contrôlant la signature du fichier Release ou InRelease. Il est néanmoins possible de reproduire cette vérification manuellement avec GPG, ce qui peut être utile pour comprendre la chaîne de confiance d’un dépôt.

    Commencez par récupérer les métadonnées du dépôt, par exemple :

    wget https://exemple.org/dists/stable/Release
    wget https://exemple.org/dists/stable/Release.gpg

    Vous devez ensuite disposer de la clé publique utilisée pour signer le dépôt. Importez-la dans votre trousseau GPG, par exemple :

    gpg --import depot-public-key.asc

    Vérifiez ensuite son empreinte :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    Comparez cette empreinte avec celle publiée sur le site officiel du dépôt.

    Une fois la clé validée, vérifiez la signature du fichier Release :

    gpg --verify Release.gpg Release

    Si tout est correct, GPG affiche notamment :

    gpg: Good signature from "Nom du dépôt"

    Certains dépôts utilisent plutôt un fichier InRelease, qui contient directement les métadonnées et leur signature OpenPGP. Dans ce cas :

    gpg --verify InRelease

    APT effectue normalement cette vérification automatiquement. Pour les dépôts tiers modernes, il est recommandé d’associer explicitement leur clé avec Signed-By et de placer les clés gérées localement dans /etc/apt/keyrings/, plutôt que d’utiliser apt-key, désormais déprécié.

    Par exemple :

    deb [signed-by=/etc/apt/keyrings/exemple.gpg] https://exemple.org/debian stable main

    Ainsi, APT n’accepte ce dépôt que si ses métadonnées sont signées avec une clé présente dans le trousseau indiqué.

    Que signifient « Good signature » et les avertissements GPG ?

    Lors d’une vérification avec gpg --verify, GnuPG affiche plusieurs messages qui permettent de savoir si la signature est valide et si la clé utilisée est considérée comme fiable.

    Le message le plus important est :

    gpg: Good signature from "Nom du signataire"

    Cela signifie que la signature correspond bien au fichier vérifié et qu’elle a été créée avec la clé privée associée à la clé publique présente dans votre trousseau.

    En revanche, cela ne signifie pas automatiquement que vous pouvez faire confiance à cette clé.

    GPG peut par exemple afficher :

    gpg: WARNING: This key is not certified with a trusted signature!
    gpg:          There is no indication that the signature belongs to the owner.

    Ce message signifie que la signature est techniquement correcte, mais que GPG ne peut pas garantir que la clé publique appartient réellement à la personne ou au projet indiqué.

    C’est pourquoi il faut vérifier l’empreinte de la clé publique auprès d’une source officielle.

    À l’inverse, si GPG affiche :

    gpg: BAD signature from "Nom du signataire"

    la signature ne correspond pas au fichier. Celui-ci a pu être modifié, corrompu ou ne pas correspondre à la signature téléchargée.

    Vous pouvez aussi rencontrer un message du type :

    gpg: Can't check signature: No public key

    Dans ce cas, la signature est présente, mais la clé publique nécessaire à sa vérification n’a pas encore été importée.

    Enfin, GPG affiche généralement l’identifiant ou l’empreinte de la clé utilisée. Vérifiez cette valeur avec :

    gpg --fingerprint ID_DE_LA_CLE

    En résumé :

    Message GPGSignification
    Good signatureLa signature correspond au fichier
    BAD signatureLe fichier ou la signature ne correspond pas
    No public keyLa clé publique nécessaire manque
    avertissement sur la confianceSignature valide, mais identité de la clé non vérifiée

    Une Good signature est donc nécessaire, mais elle doit être associée à une clé publique dont l’empreinte a été vérifiée auprès d’une source de confiance.

    Supprimer ou gérer les clés du trousseau GPG

    Au fil du temps, votre trousseau GPG peut contenir plusieurs clés publiques importées pour vérifier des signatures. Vous pouvez les afficher, exporter ou supprimer selon vos besoins.

    Pour lister les clés publiques présentes dans le trousseau :

    gpg --list-keys

    Pour afficher également leur empreinte :

    gpg --fingerprint

    Si vous souhaitez obtenir plus de détails sur une clé précise :

    gpg --list-keys ID_DE_LA_CLE

    Pour supprimer une clé publique devenue inutile :

    gpg --delete-key ID_DE_LA_CLE

    GPG vous demande une confirmation avant de retirer la clé du trousseau.

    Supprimer ou gérer les clés du trousseau GPG

    Si vous gérez aussi vos propres clés privées, leur suppression doit être effectuée séparément :

    gpg --delete-secret-key ID_DE_LA_CLE

    Attention : supprimer une clé privée peut vous empêcher de déchiffrer d’anciens fichiers ou de créer de nouvelles signatures avec cette identité. Sauvegardez-la avant toute suppression si elle vous appartient encore.

    Vous pouvez également exporter une clé publique afin de la sauvegarder ou de la transférer vers une autre machine :

    gpg --export --armor ID_DE_LA_CLE > cle-publique.asc

    Pour une clé privée :

    gpg --export-secret-keys --armor ID_DE_LA_CLE > cle-privee.asc

    Conservez évidemment les exports de clés privées dans un emplacement sécurisé.

    Enfin, si vous avez importé plusieurs clés portant des noms similaires, utilisez toujours leur empreinte complète pour les identifier sans ambiguïté avant de les supprimer ou de les exporter.

    Intégrité et authenticité : quelle différence ?

    Lorsqu’on vérifie un fichier téléchargé, il faut distinguer deux notions : l’intégrité et l’authenticité.

    L’intégrité consiste à vérifier que le fichier n’a pas été modifié ou corrompu. Pour cela, on utilise généralement une somme de contrôle comme SHA256.

    Par exemple :

    sha256sum -c SHA256SUMS

    Si le résultat affiche :

    ubuntu.iso: OK

    cela signifie que le fichier correspond bien à l’empreinte enregistrée dans SHA256SUMS.

    Mais cette vérification ne prouve pas que le fichier SHA256SUMS lui-même provient bien de l’éditeur officiel.

    C’est là qu’intervient l’authenticité.

    Une signature GPG permet de vérifier que le fichier de sommes de contrôle, ou le fichier lui-même, a été signé avec la clé privée correspondant à une clé publique connue.

    Par exemple :

    gpg --verify SHA256SUMS.gpg SHA256SUMS

    Si la signature est valide et que vous avez vérifié l’empreinte de la clé publique auprès d’une source officielle, vous pouvez alors avoir davantage confiance dans l’origine du fichier.

    On peut résumer ainsi :

    VérificationOutilCe qu’elle confirme
    IntégritéSHA256, SHA512, etc.Le fichier n’a pas changé par rapport à l’empreinte de référence
    AuthenticitéSignature GPGLa signature a été créée avec la clé privée correspondant à la clé publique utilisée
    Identité du signataireEmpreinte de la clé GPGLa clé publique utilisée est bien celle de l’éditeur attendu

    Pour une image ISO Linux, la méthode la plus complète consiste donc à :

    • vérifier l’empreinte de la clé publique GPG ;
    • vérifier la signature GPG du fichier SHA256SUMS ;
    • vérifier ensuite l’image ISO avec sha256sum -c.

    Ainsi, SHA256 vérifie le contenu, tandis que GPG permet de vérifier l’origine de la référence utilisée pour ce contrôle.

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    RAMMap : comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows

    Par : malekalmorte
    31 août 2026 à 07:56

    Lorsque Windows utilise une grande quantité de mémoire RAM, le Gestionnaire des tâches ne permet pas toujours de comprendre où se trouve réellement la mémoire utilisée. Une partie peut être occupée par les applications, mais aussi par le cache de fichiers, le noyau, les pilotes, les pools mémoire ou encore les pages placées en attente par Windows.

    RAMMap est un outil gratuit de Microsoft Sysinternals conçu pour examiner en détail la répartition de la mémoire physique sous Windows. Il permet de distinguer les pages Active, Standby ou Modified, d’examiner la mémoire associée aux processus et aux fichiers, mais aussi d’observer les allocations du noyau et des pilotes.

    RAMMap devient particulièrement utile lorsque la RAM semble fortement utilisée sans qu’aucun processus ne permette d’expliquer clairement cette consommation. Il peut également aider à orienter la recherche d’une fuite mémoire ou à comprendre le fonctionnement du cache de Windows.

    Dans ce guide, découvrez comment utiliser RAMMap pour comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows, interpréter ses principaux onglets et repérer une consommation mémoire qui mérite d’être approfondie.

    Qu’est-ce que RAMMap ?

    RAMMap est un utilitaire gratuit de la suite Microsoft Sysinternals qui permet d’examiner en détail comment Windows utilise la mémoire RAM physique.

    Le Gestionnaire des tâches indique la quantité de mémoire utilisée, disponible ou mise en cache. RAMMap va beaucoup plus loin en montrant à quoi correspondent réellement les pages présentes en mémoire : processus, cache de fichiers, noyau Windows, pilotes, tables de pages ou encore mémoire en attente.

    Il permet notamment de répondre à des questions comme :

    • Pourquoi une grande quantité de RAM est-elle utilisée alors qu’aucune application ne semble particulièrement gourmande ?
    • Quelle quantité de mémoire se trouve dans le cache de Windows ?
    • Quelle part de la RAM est Active, Standby, Modified ou libre ?
    • Quels processus ou fichiers occupent la mémoire physique ?
    • La consommation provient-elle plutôt des applications, du noyau, des pilotes ou du cache ?

    RAMMap analyse la mémoire physique de Windows

    La particularité de RAMMap est de fournir une vue globale de la mémoire physique, et pas seulement une liste des processus.

    Windows utilise en effet la RAM pour de nombreux éléments qui ne sont pas toujours clairement attribuables à une application dans le Gestionnaire des tâches. Une quantité importante de mémoire peut par exemple correspondre à des fichiers mis en cache ou à des pages placées dans la liste Standby (En attente) et rapidement récupérables si un programme en a besoin.

    RAMMap présente ces informations dans plusieurs onglets spécialisés comme Use Counts, Processes, Priority Summary, Physical Pages, Physical Ranges, File Summary et File Details.

    Il devient ainsi particulièrement utile lorsqu’une consommation mémoire paraît difficile à expliquer avec les outils classiques.

    RAMMap est donc surtout adapté pour répondre à la question :

    « Comment la mémoire physique de mon PC est-elle réellement répartie ? »

    Pour examiner en profondeur la mémoire virtuelle et les allocations d’un processus particulier, Microsoft propose un autre outil Sysinternals complémentaire : VMMap.

    Que permet de voir RAMMap dans la mémoire de Windows ?

    RAMMap permet de visualiser comment la mémoire physique est réellement répartie entre les différents composants de Windows. Contrairement au Gestionnaire des tâches, qui fournit surtout une vue synthétique, RAMMap détaille l’utilisation de chaque groupe de pages mémoire.

    Il permet notamment d’examiner :

    • la mémoire utilisée par les processus et applications ;
    • la mémoire occupée par le noyau Windows et les pilotes ;
    • les pools paginé et non paginé ;
    • les fichiers et données conservés dans le cache mémoire ;
    • les pages appartenant aux listes Active, Standby, Modified, Free et Zeroed ;
    • les fichiers dont le contenu est actuellement présent en RAM ;
    • la répartition des pages selon leur priorité ;
    • l’organisation des différentes zones de la mémoire physique.

    Comprendre où est passée la RAM

    RAMMap est particulièrement utile lorsque la quantité de RAM utilisée semble beaucoup plus importante que celle consommée par les applications visibles dans le Gestionnaire des tâches.

    Par exemple, Windows peut afficher 12 Go utilisés sur 16 Go, alors que les principaux processus n’en représentent que quelques gigaoctets. Le reste peut correspondre au cache de fichiers, au noyau, aux pilotes, aux tables de pages ou à d’autres allocations système.

    RAMMap permet justement d’identifier quelle catégorie explique cette différence. Une quantité importante de mémoire Standby, par exemple, correspond généralement à des données conservées en cache mais récupérables si les applications ont besoin de davantage de RAM.

    Les différents onglets permettent ensuite d’approfondir l’analyse : Use Counts pour obtenir une vue globale, Processes pour les processus et File Summary / File Details pour les fichiers présents en mémoire.

    RAMMap permet ainsi de déterminer si une forte utilisation correspond à une réelle pression mémoire ou simplement au fonctionnement normal de Windows et de son cache.

    Télécharger et lancer RAMMap

    RAMMap est un utilitaire gratuit proposé par Microsoft Sysinternals. Il ne nécessite pas d’installation et peut être exécuté directement après avoir téléchargé et extrait son archive ZIP.

    Pour utiliser RAMMap :

    • Téléchargez RAMMap :

    • Décompressez l’archive RAMMap.zip dans le dossier de votre choix.
    • Exécutez RAMMap.exe.
    • Acceptez le contrôle de compte utilisateur (UAC) si Windows demande l’autorisation d’exécuter le programme avec les privilèges administrateur.

    L’interface s’ouvre alors directement sur l’onglet Use Counts, qui fournit une première vue d’ensemble de la répartition de la mémoire physique.

    Aucune installation ni configuration particulière n’est nécessaire. Vous pouvez immédiatement naviguer entre les différents onglets Use Counts, Processes, Priority Summary, Physical Pages, Physical Ranges, File Summary et File Details pour examiner la mémoire sous différents angles.

    Pour obtenir des informations représentatives, il est préférable de lancer RAMMap pendant que le problème de mémoire est présent. Si vous cherchez par exemple à comprendre pourquoi 90 % de la RAM est utilisée, évitez de redémarrer Windows juste avant l’analyse : le redémarrage peut faire disparaître temporairement la situation que vous souhaitez examiner.

    Une fois l’analyse terminée, il suffit de fermer RAMMap. L’utilisation normale de l’outil pour consulter les informations ne modifie pas la configuration de Windows. Certaines commandes du menu Empty agissent en revanche sur les listes mémoire ; nous verrons plus loin dans quelles situations les utiliser.

    Comprendre l’onglet Use Counts

    L’onglet Use Counts est la vue principale de RAMMap. Il permet de comprendre rapidement à quoi sert la mémoire physique du PC en croisant deux informations : le type d’utilisation de la mémoire et l’état actuel des pages.

    Les lignes correspondent aux différentes catégories d’utilisation de la RAM, tandis que les colonnes indiquent si les pages sont Active, Standby, Modified, Transition, etc. La colonne Total permet de connaître la quantité totale associée à chaque catégorie.

    Parmi les principales lignes affichées, vous pouvez rencontrer :

    • Process Private : mémoire privée associée aux processus.
    • Mapped File : pages provenant de fichiers mappés en mémoire, notamment utilisées par le cache de fichiers.
    • Shareable : mémoire pouvant être partagée entre plusieurs processus.
    • Paged Pool : pool mémoire du noyau pouvant être paginé.
    • Nonpaged Pool : mémoire du noyau devant rester en RAM.
    • Session Private : mémoire privée associée aux sessions Windows.
    • Metafile : données utilisées par le cache des métadonnées du système de fichiers.
    • Page Table : mémoire utilisée pour les tables de pages qui assurent la correspondance entre mémoire virtuelle et mémoire physique.
    • Driver Locked : pages verrouillées en mémoire, notamment par certains pilotes.
    • Large Page : allocations utilisant les grandes pages mémoire.

    Comment interpréter Use Counts ?

    Il ne faut pas rechercher une valeur particulière qui serait systématiquement « normale ». La répartition dépend de la quantité de RAM installée, des applications ouvertes et de l’activité de Windows.

    L’intérêt de Use Counts est surtout de repérer quelle catégorie explique une consommation importante.

    Par exemple :

    • Process Private élevé → examinez les processus et applications.
    • Mapped File élevé → une partie importante de la mémoire est liée aux fichiers mappés et au cache.
    • Nonpaged Pool anormalement élevé ou qui augmente continuellement → recherchez éventuellement un problème de pilote ou une fuite mémoire du noyau.
    • Page Table élevé → une quantité importante de mémoire est utilisée pour gérer les espaces d’adressage virtuels ; il faut l’interpréter avec le nombre et le comportement des processus présents.

    Il faut également regarder les colonnes. Une quantité importante dans Standby n’a pas la même signification qu’une quantité équivalente dans Active : les pages Standby peuvent être récupérées par Windows lorsque davantage de mémoire est nécessaire.

    L’onglet Use Counts constitue donc généralement le meilleur point de départ dans RAMMap. Une fois la catégorie responsable identifiée, les autres onglets permettent d’approfondir l’analyse et de déterminer quels processus, fichiers ou composants utilisent cette mémoire.

    Use Counts dans RamMap

    Comprendre les états Active, Standby, Modified, Free et Zeroed

    RAMMap classe les pages mémoire selon leur état. Cette information permet de distinguer la mémoire réellement utilisée de celle que Windows peut récupérer ou réaffecter.

    Les principaux états sont :

    • Active : pages actuellement utilisées par Windows, les applications ou les pilotes.
    • Standby : pages contenant encore des données utiles, mais récupérables rapidement si davantage de mémoire est nécessaire.
    • Modified : pages modifiées qui doivent généralement être écrites avant de pouvoir être réutilisées.
    • Free : pages qui ne sont actuellement attribuées à aucun usage actif.
    • Zeroed : pages disponibles, déjà remises à zéro et prêtes à être attribuées.

    Une quantité importante de mémoire Standby n’indique donc pas nécessairement un manque de RAM. Windows utilise notamment ces pages comme cache et peut les réaffecter en fonction des besoins.

    Dans RAMMap, ces états doivent être croisés avec les catégories de l’onglet Use Counts afin de comprendre quel type de mémoire est utilisé et dans quel état se trouvent les pages correspondantes.

    👉 Pour comprendre en détail le fonctionnement des états mémoire, du cache et de la mémoire disponible : Comment mesurer et analyser l’utilisation de la mémoire RAM sous Windows 11/10

    Comprendre le jeu de travail, la mémoire privée et la mémoire partagée

    Examiner la mémoire utilisée par les processus

    L’onglet Processes de RAMMap permet d’examiner la mémoire physique associée aux différents processus en cours d’exécution. Il complète l’onglet Use Counts en permettant de déterminer quelles applications contribuent à l’utilisation de la RAM.

    Chaque ligne correspond à un processus et présente notamment son PID (identifiant du processus) ainsi que la répartition de ses pages mémoire selon leur état.

    Vous pouvez ainsi observer :

    • Total : quantité totale de mémoire physique associée au processus.
    • Active : pages actuellement actives dans le jeu de travail du processus.
    • Standby : pages associées au processus qui se trouvent désormais dans la liste Standby.
    • Modified : pages modifiées qui doivent être écrites avant de pouvoir être réutilisées.
    • Page Table : mémoire utilisée par les tables de pages nécessaires à la gestion de l’espace d’adressage du processus.

    Identifier les processus qui occupent le plus de RAM

    Cliquez sur les en-têtes de colonnes pour trier les processus. La colonne Total donne une première indication des processus auxquels une quantité importante de mémoire physique est associée.

    Il est toutefois important de ne pas interpréter cette valeur comme la simple « consommation RAM » affichée dans le Gestionnaire des tâches. RAMMap s’intéresse ici aux pages physiques et à leur état, et une partie peut notamment se trouver en Standby.

    L’onglet Processes est particulièrement utile lorsque Process Private apparaît élevé dans Use Counts. Vous pouvez alors rechercher quels processus expliquent cette consommation et vérifier si quelques applications concentrent une part importante de la mémoire.

    Analyser le cache de fichiers avec File Summary et File Details

    RAMMap permet aussi d’examiner la mémoire utilisée par le cache de fichiers de Windows. Pour cela, deux onglets sont particulièrement utiles : File Summary et File Details.

    L’onglet File Summary regroupe les fichiers dont des pages sont actuellement présentes en mémoire. Il permet de repérer rapidement quels fichiers occupent une part importante de la RAM et de distinguer ce qui relève réellement des applications de ce qui correspond au cache de Windows.

    Vous pouvez notamment y voir, pour chaque fichier, la quantité totale de mémoire associée ainsi que la part présente dans différents états comme Active ou Standby.

    File Summary : repérer les fichiers qui occupent le cache

    L’intérêt principal de File Summary est de répondre à une question simple :

    Quels fichiers expliquent une partie importante de la mémoire mise en cache ?

    Vous pouvez trier les colonnes pour identifier les fichiers les plus présents en mémoire. Il peut s’agir de fichiers système, de bibliothèques DLL, de fichiers exécutables ou de données récemment utilisées par des applications.

    Une présence importante dans le cache n’est pas forcément problématique. Si une grande partie de cette mémoire se trouve en Standby, Windows peut la récupérer rapidement lorsqu’un programme a besoin de davantage de RAM.

    File Summary : repérer les fichiers qui occupent le cache

    File Details : examiner le cache fichier par fichier

    L’onglet File Details permet d’aller plus loin en affichant le détail des fichiers mappés ou mis en cache en mémoire.

    Il est particulièrement utile lorsque Mapped File apparaît élevé dans l’onglet Use Counts et que vous voulez savoir quels fichiers en sont responsables.

    Vous pouvez alors rechercher un fichier précis et examiner sa présence dans la mémoire physique.

    Quand ces onglets sont-ils utiles ?

    File Summary et File Details sont surtout utiles lorsque la RAM paraît très utilisée mais qu’aucun processus ne semble expliquer la consommation. Ils permettent de vérifier si une part importante de la mémoire correspond simplement à des fichiers mis en cache par Windows.

    Dans ce cas, il ne faut pas forcément chercher à « libérer » cette mémoire : tant qu’elle est majoritairement récupérable, elle participe au fonctionnement normal du cache et peut améliorer les performances en évitant de relire certaines données depuis le stockage.

    File Details : examiner le cache fichier par fichier

    Comprendre la mémoire du noyau, des pilotes et des pools

    Toute la mémoire utilisée par Windows n’est pas directement attribuée aux applications. Le noyau de Windows, les pilotes et certains composants système utilisent également une partie de la RAM pour fonctionner.

    Dans RAMMap, cette consommation apparaît notamment à travers plusieurs catégories de l’onglet Use Counts, comme Paged Pool, Nonpaged Pool, Driver Locked ou encore certaines allocations liées aux tables de pages.

    Pool paginé et pool non paginé

    • Le pool paginé (Paged Pool) contient des données utilisées par le noyau et les pilotes qui peuvent, lorsque Windows le permet, être transférées hors de la RAM physique vers le fichier d’échange.
    • Le pool non paginé (Nonpaged Pool) contient au contraire des données qui doivent rester présentes en mémoire physique tant qu’elles sont utilisées.

    Il est donc parfaitement normal que ces deux catégories occupent une certaine quantité de RAM.

    Quand faut-il s’en préoccuper ?

    Ce qui devient intéressant, c’est surtout l’évolution de ces valeurs dans le temps.

    Par exemple, si le Nonpaged Pool augmente continuellement pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, alors que les applications visibles restent stables, cela peut orienter le diagnostic vers un pilote ou un composant du noyau qui ne libère pas correctement sa mémoire.

    Même logique pour le Paged Pool : une croissance anormale et persistante peut signaler un problème côté noyau ou pilote.

    La mémoire verrouillée par les pilotes

    La catégorie Driver Locked correspond à des pages physiques verrouillées en mémoire, notamment par certains pilotes ou mécanismes bas niveau.

    Une petite quantité n’est pas forcément anormale. En revanche, si cette catégorie devient très importante ou augmente continuellement, elle peut constituer une piste à examiner.

    Comment approfondir ?

    RAMMap permet surtout de constater quelle catégorie système utilise la mémoire. Pour identifier précisément le pilote responsable d’une fuite dans un pool mémoire, il faut généralement aller plus loin avec un outil comme PoolMon, qui permet d’examiner les allocations par pool tags.

    On peut donc retenir :

    • Process Private élevé → chercher du côté des applications
    • Paged Pool / Nonpaged Pool élevés → chercher du côté du noyau et des pilotes
    • Driver Locked élevé → examiner les pilotes ou composants bas niveau

    RAMMap est particulièrement utile ici lorsque le Gestionnaire des tâches montre une forte utilisation de la RAM sans qu’aucun processus utilisateur ne semble en être responsable.

    Examiner les pages physiques avec Physical Pages et Physical Ranges

    Les onglets Physical Pages et Physical Ranges proposent une vue très technique de l’organisation de la mémoire physique. Ils sont surtout destinés à approfondir une analyse, tandis que Use Counts, Processes et File Summary suffisent généralement pour rechercher l’origine d’une forte utilisation de RAM.

    Physical Pages : examiner les pages présentes en RAM

    L’onglet Physical Pages affiche les pages de la mémoire physique avec leur adresse et leur utilisation. Il permet ainsi de déterminer si une page est associée à un processus, un fichier mappé, au noyau ou à une autre catégorie mémoire.

    Il fournit donc une vue beaucoup plus fine que Use Counts :

    • Use Counts → combien de mémoire chaque catégorie utilise
    • Physical Pages → quelles pages physiques correspondent à ces utilisations

    Pour un diagnostic courant, il est rarement nécessaire d’aller jusqu’à ce niveau de détail.

    Physical Pages : examiner les pages présentes en RAM

    Physical Ranges : visualiser les plages de mémoire physique

    L’onglet Physical Ranges affiche les différentes plages d’adresses physiques détectées sur le PC. Certaines zones peuvent être réservées au matériel ou utilisées pour le mappage de périphériques.

    Cette vue peut notamment aider à comprendre pourquoi la quantité de RAM utilisable par Windows est légèrement inférieure à la quantité installée, par exemple lorsqu’une partie de la mémoire est réservée au matériel.

    Ces deux onglets sont donc surtout utiles pour une analyse avancée de l’organisation de la mémoire physique. Pour rechercher simplement ce qui occupe la RAM, commencez plutôt par Use Counts, puis utilisez Processes ou File Summary selon la catégorie identifiée.

    Physical Ranges : visualiser les plages de mémoire physique

    Utiliser Priority Summary pour comprendre les priorités mémoire

    L’onglet Priority Summary montre comment Windows répartit les pages mémoire selon leur niveau de priorité. Ces priorités l’aident notamment à déterminer quelles pages conserver en RAM et lesquelles peuvent être récupérées plus facilement lorsque la pression mémoire augmente.

    RAMMap présente leur répartition entre différents états, notamment Active, Standby et Modified. Les pages de priorité élevée ont davantage de chances d’être conservées en mémoire lorsqu’elles restent utiles, tandis que les pages Standby de faible priorité peuvent être réaffectées plus facilement.

    Cet onglet permet ainsi de comprendre que la liste Standby n’est pas uniforme : Windows attribue également des priorités aux données qu’elle contient.

    En pratique, Priority Summary est rarement indispensable pour diagnostiquer une forte utilisation de RAM. Les onglets Use Counts, Processes et File Summary sont généralement plus utiles pour identifier l’origine de la consommation. Priority Summary sert surtout à approfondir le fonctionnement de la mémoire Standby et la manière dont Windows arbitre entre les pages récupérables.

    Une quantité importante de mémoire Standby, même visible dans cet onglet, n’indique donc pas nécessairement un problème : cette mémoire reste en grande partie récupérable en fonction des besoins du système.

    Comment repérer une consommation de RAM anormale avec RAMMap ?

    RAMMap permet surtout de déterminer quelle catégorie de mémoire explique une consommation élevée, puis d’orienter le diagnostic vers les processus, le cache, le noyau ou les pilotes.

    Il n’existe pas de valeur unique à partir de laquelle une consommation devient forcément anormale. Il faut surtout observer la répartition de la mémoire et son évolution dans le temps.

    Commencez par l’onglet Use Counts et recherchez les catégories qui occupent une quantité importante de RAM. Les principales pistes sont généralement :

    • Process Private élevé : la consommation provient surtout des applications.
    • Mapped File élevé : une grande partie de la mémoire est liée aux fichiers mappés et au cache.
    • Paged Pool ou Nonpaged Pool élevés : le noyau ou un pilote peut être en cause.
    • Driver Locked élevé : certaines pages sont verrouillées en mémoire par des pilotes ou composants bas niveau.
    • Standby très important : souvent normal, car cette mémoire reste récupérable par Windows.

    Rechercher une évolution anormale

    Une valeur élevée à un instant donné n’est pas forcément problématique. En revanche, une catégorie qui augmente continuellement sans revenir à un niveau normal mérite davantage d’attention.

    Par exemple :

    Process Private : 4 Go → 6 Go → 9 Go → 12 Go

    ou :

    Nonpaged Pool : 500 Mo → 1 Go → 2 Go → 4 Go

    peuvent indiquer respectivement une consommation excessive d’un processus ou un problème côté pilote/noyau.

    Dans ce cas, laissez RAMMap ouvert ou réalisez plusieurs relevés à différents moments afin de vérifier si la hausse est continue.

    Croiser les onglets pour trouver l’origine

    Une fois la catégorie suspecte identifiée, utilisez les autres onglets :

    • Process Private élevé → Processes
    • Mapped File élevé → File Summary / File Details
    • Paged Pool ou Nonpaged Pool élevés → Use Counts, puis éventuellement PoolMon
    • Standby élevé → Priority Summary et états mémoire

    Cette méthode permet de passer progressivement d’une vue globale à une analyse plus ciblée.

    Quand faut-il réellement s’inquiéter ?

    La consommation devient surtout préoccupante lorsqu’elle s’accompagne de plusieurs symptômes :

    • mémoire disponible très faible
    • augmentation continue d’une catégorie
    • ralentissements ou forte utilisation du fichier d’échange
    • consommation qui ne redescend pas après la fin d’une tâche
    • aucun processus évident dans le Gestionnaire des tâches malgré une RAM presque saturée

    RAMMap est donc particulièrement utile pour répondre à cette question :

    « Quelle partie de Windows ou des applications explique réellement cette consommation mémoire ? »

    Il permet ensuite de choisir l’outil approprié pour approfondir : Process Explorer ou VMMap pour un processus, PoolMon pour les pools mémoire, ou PerfMon pour suivre l’évolution sur une période plus longue.

    Peut-on vider la mémoire Standby avec RAMMap ?

    Oui. RAMMap permet de vider manuellement la liste Standby grâce aux commandes du menu Empty.

    La liste Standby contient des pages qui ne sont plus activement utilisées mais dont Windows conserve encore le contenu en mémoire afin de pouvoir les réutiliser rapidement. Cette mémoire reste récupérable automatiquement si une application a besoin de davantage de RAM.

    Pour vider cette mémoire dans RAMMap :

    • Ouvrez RAMMap avec les droits administrateur.
    • Cliquez sur le menu Empty.
    • Sélectionnez Empty Standby List.

    La quantité de mémoire Standby diminue alors immédiatement et la mémoire libre augmente.

    Faut-il le faire régulièrement ?

    En règle générale, non.

    Windows gère automatiquement la liste Standby et réattribue ces pages lorsqu’un programme réclame davantage de mémoire. Une liste Standby importante n’indique donc pas forcément un problème.

    Vider cette mémoire peut même être contre-productif : les données qui étaient encore présentes en RAM devront parfois être relues depuis le SSD si elles sont de nouveau nécessaires.

    Dans quels cas cela peut-il être utile ?

    La fonction Empty Standby List est surtout intéressante pour des besoins de test et de diagnostic.

    Par exemple, elle peut servir à :

    • vérifier si un comportement change lorsque le cache Standby est supprimé ;
    • comparer les performances avec ou sans données déjà présentes en mémoire ;
    • reproduire plus facilement certains scénarios de test ;
    • confirmer qu’une grande quantité de mémoire affichée comme occupée correspond en réalité à de la mémoire récupérable.

    Il faut donc voir cette fonction comme un outil de diagnostic, et non comme une méthode d’optimisation permanente.

    Si la RAM reste réellement saturée après avoir vidé la liste Standby, il faut plutôt rechercher une consommation anormale dans les processus, le noyau, les pools mémoire ou les pilotes.

    Quand utiliser les commandes Empty de RAMMap ?

    Le menu Empty de RAMMap permet de vider manuellement certaines listes ou zones mémoire gérées par Windows. Ces commandes peuvent être utiles pour des besoins de test, de diagnostic ou de comparaison, mais elles ne doivent pas être utilisées comme méthode régulière d’optimisation.

    Selon la version de RAMMap, le menu peut notamment proposer :

    • Empty Working Sets : réduit le jeu de travail des processus afin de récupérer une partie des pages actuellement résidentes en RAM.
    • Empty System Working Set : vide une partie du jeu de travail utilisé par le système.
    • Empty Modified Page List : force le traitement des pages modifiées afin qu’elles puissent être réutilisées.
    • Empty Standby List : vide l’ensemble de la liste Standby.
    • Empty Priority 0 Standby List : vide uniquement les pages Standby de priorité 0, les moins prioritaires.

    Dans quels cas les utiliser ?

    Ces commandes sont surtout intéressantes lorsque vous cherchez à observer le comportement de Windows avant et après la suppression d’un type de mémoire.

    Par exemple, vous pouvez vider la liste Standby pour vérifier si une forte consommation apparente provient essentiellement du cache. De même, réduire les Working Sets peut aider à observer la différence entre mémoire résidente et mémoire réellement engagée par les processus.

    Elles peuvent aussi être utiles dans des scénarios de test, par exemple pour reproduire un démarrage « à froid » d’une application ou mesurer ses performances sans bénéficier de données déjà présentes en cache.

    Pourquoi éviter de les utiliser en permanence ?

    Forcer Windows à vider ses listes mémoire peut donner l’impression de « récupérer » beaucoup de RAM, mais cela ne signifie pas que le système était réellement à court de mémoire.

    En pratique, Windows gère déjà automatiquement ces zones selon la pression mémoire. Vider les Working Sets ou la liste Standby peut simplement obliger le système à recharger plus tard des données depuis le SSD, ce qui peut dégrader temporairement les performances.

    Il faut donc considérer le menu Empty comme une fonction de diagnostic avancé, et non comme un bouton de nettoyage.

    En résumé :

    • Empty Standby List → utile pour tester le cache
    • Empty Working Sets → utile pour observer la mémoire résidente
    • Empty Modified Page List → utile dans des scénarios de diagnostic spécifiques
    • Usage régulier pour “libérer la RAM” → déconseillé

    Si l’utilisation mémoire reste anormalement élevée après ces tests, mieux vaut poursuivre l’analyse avec les onglets de RAMMap ou avec Process Explorer, VMMap, PoolMon ou PerfMon selon la catégorie concernée.

    RAMMap est-il utile pour détecter une fuite mémoire ?

    Oui, mais RAMMap sert surtout à repérer quelle catégorie de mémoire augmente anormalement et à orienter le diagnostic. Il ne permet pas toujours d’identifier directement le programme, le pilote ou l’allocation responsable d’une fuite.

    L’onglet Use Counts fournit les premières indications :

    • Process Private augmente continuellement → la fuite peut provenir d’une application.
    • Paged Pool ou Nonpaged Pool augmente → recherchez plutôt du côté du noyau ou d’un pilote.
    • Driver Locked augmente fortement → un pilote ou un composant bas niveau peut être impliqué.
    • Mapped File augmente → la hausse peut provenir du cache ou de fichiers mappés et ne constitue pas nécessairement une fuite.

    Ce qui compte surtout est l’évolution dans le temps. Une valeur élevée à un instant donné n’est pas suffisante : une fuite se caractérise plutôt par une consommation qui augmente progressivement sans revenir à son niveau habituel.

    RAMMap permet donc de répondre à une première question :

    « La fuite semble-t-elle provenir d’un processus, du noyau, d’un pilote ou d’une autre catégorie mémoire ? »

    Il faut ensuite utiliser un outil plus spécialisé pour approfondir : Process Explorer ou VMMap pour un processus, PoolMon pour les pools du noyau et les pilotes, ou PerfMon pour suivre une consommation qui évolue pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.

    RAMMap est donc avant tout un outil d’orientation pour rechercher une fuite mémoire, plutôt qu’un outil capable d’en identifier à lui seul la cause précise.

    RAMMap, Process Explorer ou VMMap : quel outil choisir ?

    RAMMap, Process Explorer et VMMap sont trois outils Microsoft Sysinternals complémentaires, mais ils ne répondent pas au même besoin.

    OutilÀ utiliser pour
    RAMMapComprendre comment la mémoire physique est répartie dans Windows
    Process ExplorerIdentifier et suivre la consommation mémoire d’un processus
    VMMapExaminer en détail les allocations mémoire d’un processus

    Si Windows utilise beaucoup de RAM sans qu’aucun processus ne semble clairement responsable, commencez par RAMMap. Il permet de déterminer si la consommation provient plutôt des processus, du cache, des fichiers mappés, du noyau ou des pilotes.

    Si un processus précis paraît gourmand ou augmente progressivement, Process Explorer est plus adapté pour suivre des indicateurs comme le Working Set ou les Private Bytes.

    Enfin, utilisez VMMap lorsque vous voulez comprendre plus finement comment ce processus utilise sa mémoire : Heap, Stack, Private Data, Mapped File, etc.

    On peut donc retenir :

    • RAMMap → vue globale de la mémoire
    • Process Explorer → suivi d’un processus
    • VMMap → analyse détaillée des allocations d’un processus

    Les limites de RAMMap

    RAMMap est très utile pour comprendre comment la mémoire physique est répartie dans Windows, mais il ne permet pas toujours d’identifier directement la cause précise d’une consommation anormale.

    Il peut par exemple montrer qu’un Process Private, un Nonpaged Pool ou une autre catégorie augmente fortement, sans forcément indiquer quel code, quel pilote ou quelle allocation est responsable. Dans ce cas, il faut compléter l’analyse avec un outil plus spécialisé.

    RAMMap fournit également surtout un instantané de la mémoire à un moment donné. Pour suivre une consommation qui augmente pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, PerfMon est généralement plus adapté.

    Enfin, certaines valeurs peuvent être difficiles à interpréter sans connaître le fonctionnement de la mémoire Windows. Une quantité importante de mémoire Standby ou de cache n’est pas forcément anormale.

    RAMMap doit donc surtout être considéré comme un outil permettant de repérer où se trouve la mémoire et d’orienter le diagnostic, plutôt que comme une solution capable d’identifier à elle seule l’origine de chaque fuite ou anomalie.

    L’article RAMMap : comprendre et examiner la mémoire RAM de Windows est apparu en premier sur malekal.com.

    Restic : sauvegarder et restaurer ses fichiers sous Windows et Linux

    Par : malekalmorte
    30 août 2026 à 08:37

    Restic est un logiciel de sauvegarde gratuit et open source qui permet de protéger ses fichiers sous Windows, Linux et macOS. Il se distingue par son fonctionnement en ligne de commande, son chiffrement intégré, la déduplication des données et la gestion des sauvegardes sous forme de snapshots.

    Avec Restic, vous pouvez sauvegarder des dossiers vers un disque local, un disque externe, un NAS, un serveur distant ou encore un stockage cloud via rclone. Les sauvegardes suivantes ne recopient pas inutilement les données déjà présentes, ce qui permet de réduire l’espace utilisé et d’accélérer les opérations.

    L’outil permet également de restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers, d’exclure des dossiers, de gérer une politique de rétention avec forget et prune, de vérifier l’intégrité du repository et d’automatiser les sauvegardes avec PowerShell, cron ou systemd.

    Dans ce tutoriel, vous allez voir comment installer Restic, créer un repository, sauvegarder et restaurer vos fichiers, gérer les snapshots, supprimer les anciennes sauvegardes, vérifier leur intégrité et automatiser les sauvegardes.

    Restic est particulièrement adapté si vous recherchez une solution de sauvegarde légère, chiffrée et scriptable, sans dépendre d’une interface graphique.

    Qu’est-ce que Restic ?

    Restic est un logiciel de sauvegarde en ligne de commande, gratuit et open source, conçu pour créer des sauvegardes rapides, chiffrées et dédupliquées.

    Il fonctionne sous Windows, Linux, macOS et d’autres systèmes, et permet de sauvegarder des fichiers vers différents types de destinations : un disque local, un disque USB, un NAS, un serveur distant ou certains stockages cloud.

    Restic repose sur deux notions principales :

    • le repository : l’emplacement dans lequel les données de sauvegarde sont stockées ;
    • le snapshot : une photographie de l’état des fichiers au moment d’une sauvegarde.

    À chaque nouvelle sauvegarde, Restic ne recopie pas inutilement toutes les données déjà présentes. Il réutilise les blocs déjà sauvegardés et n’ajoute que les nouvelles données ou celles qui ont été modifiées. Cela permet de réduire l’espace disque utilisé et d’accélérer les sauvegardes suivantes.

    Les données enregistrées dans le dépôt sont également chiffrées. Le contenu des fichiers, leurs noms et les métadonnées sont protégés par le mot de passe du repository.

    Comprendre le fonctionnement de Restic

    Restic permet notamment de :

    • sauvegarder un ou plusieurs dossiers ;
    • conserver plusieurs versions grâce aux snapshots ;
    • restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers ;
    • exclure des fichiers ou dossiers ;
    • vérifier l’intégrité du repository ;
    • supprimer automatiquement les anciennes sauvegardes ;
    • automatiser les sauvegardes avec le Planificateur de tâches de Windows, cron ou systemd ;
    • utiliser un stockage local ou distant.

    Restic est donc particulièrement adapté si vous recherchez une solution de sauvegarde légère, fiable et scriptable, sans dépendre d’une interface graphique.

    Son principal inconvénient est justement son fonctionnement en ligne de commande : il faut se familiariser avec quelques commandes pour créer le dépôt, lancer les sauvegardes et effectuer les restaurations. Une fois cette logique comprise, son utilisation reste toutefois assez simple.

    Installer Restic sur Windows et Linux

    Restic est disponible sous Windows et Linux. Il s’agit d’un programme en ligne de commande : une fois installé, vous l’utilisez depuis PowerShell, l’Invite de commandes ou un terminal Linux.

    Installer Restic sous Windows

    Sous Windows, Restic est disponible sous la forme d’un exécutable autonome. Il n’est donc pas nécessaire de passer par un programme d’installation classique.

    Téléchargez la dernière version stable de Restic depuis la page officielle :

    Choisissez l’archive correspondant à votre architecture, généralement Windows AMD64 pour un PC Windows 64 bits.

    Après le téléchargement :

    • décompressez l’archive ;
    • renommez éventuellement le fichier en restic.exe ;
    • placez-le dans un dossier dédié, par exemple C:\Program Files\Restic\ ;
    • ajoutez ce dossier à la variable d’environnement PATH afin de pouvoir lancer Restic depuis n’importe quel terminal.

    Vous pouvez ensuite vérifier que Restic fonctionne avec :

    restic version

    La version installée doit alors s’afficher.

    Si vous ne souhaitez pas modifier le PATH, ouvrez PowerShell directement dans le dossier de Restic puis utilisez :

    .\restic.exe version

    Installer Restic sous Linux

    Sous Linux, Restic est disponible dans les dépôts de nombreuses distributions.

    Sur Debian, Ubuntu et dérivées :

    sudo apt update
    sudo apt install restic

    Sur Fedora :

    sudo dnf install restic

    Sur Arch Linux et dérivées :

    sudo pacman -S restic

    Une fois l’installation terminée, vérifiez la version :

    restic version

    Vous pouvez aussi télécharger directement le binaire depuis le site officiel de Restic si vous souhaitez disposer d’une version plus récente que celle fournie par les dépôts de votre distribution.

    Après l’installation, Restic est prêt à être utilisé. L’étape suivante consiste à créer un repository, c’est-à-dire l’emplacement dans lequel seront stockées les sauvegardes.

    Créer un dépôt de sauvegarde Restic

    Avant de pouvoir sauvegarder des fichiers avec Restic, il faut créer un dépôt, appelé repository. Il s’agit de l’emplacement dans lequel Restic va stocker les données, les métadonnées et les différents snapshots de sauvegarde.

    Le dépôt peut se trouver sur un disque local, un disque USB, un NAS, un serveur distant ou un stockage cloud. Pour commencer simplement, vous pouvez créer un dépôt sur un autre disque.

    • Sous Windows, par exemple :
    restic init --repo D:\Sauvegardes\Restic
    • Sous Linux :
    restic init --repo /mnt/sauvegardes/restic

    Lors de l’initialisation, Restic vous demande de définir un mot de passe. Celui-ci sert à chiffrer le contenu du dépôt.

    • Choisissez un mot de passe solide et conservez-le précieusement. Sans ce mot de passe, il ne sera pas possible d’accéder aux sauvegardes ni de restaurer les fichiers.
    • Le mot de passe ne peut pas être récupéré par Restic : conservez-en une copie dans un gestionnaire de mots de passe ou un emplacement sécurisé.
    • Une fois le dépôt créé, Restic affiche un message confirmant son initialisation.
    • Vous pouvez ensuite vérifier que le dépôt est accessible avec :
    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots
    • ou sous Linux :
    restic -r /mnt/sauvegardes/restic snapshots

    Comme aucune sauvegarde n’a encore été effectuée, la liste des snapshots sera vide.

    À partir de ce moment, le repository est prêt à recevoir les premières sauvegardes. Lors des commandes suivantes, l’option -r ou --repo permet d’indiquer à Restic quel dépôt utiliser.

    Créer un dépôt de sauvegarde Restic

    Sauvegarder un dossier avec Restic

    Une fois le repository créé, vous pouvez lancer votre première sauvegarde avec la commande backup.

    • Sous Windows, par exemple pour sauvegarder le dossier Documents :
    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents
    • Sous Linux :
    restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Restic demande alors le mot de passe du repository, analyse les fichiers puis enregistre les données dans le dépôt.

    À la fin de l’opération, un résumé indique notamment :

    • le nombre de fichiers analysés ;
    • le volume de données ajouté ;
    • la quantité réellement stockée après déduplication ;
    • la durée de la sauvegarde ;
    • l’identifiant du nouveau snapshot.
    Sauvegarder un dossier avec Restic

    Lors des sauvegardes suivantes, Restic ne recopie pas inutilement les données déjà présentes dans le repository. Il détecte les nouveaux fichiers et les blocs modifiés, ce qui réduit le temps de sauvegarde et l’espace utilisé.

    Vous pouvez également sauvegarder plusieurs dossiers dans une seule commande :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents C:\Users\VotreNom\Pictures

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom/Documents /home/votre_nom/Images

    Il est aussi possible de sauvegarder un dossier complet contenant plusieurs sous-dossiers. Restic parcourt automatiquement son contenu de manière récursive.

    Par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom

    Cette commande sauvegarde tout le profil utilisateur, sauf les éléments éventuellement exclus avec des options spécifiques.

    Sauvegarder sans saisir le mot de passe à chaque fois

    Vous pouvez aussi faire en sorte d’éviter de devoir saisir le mot de passe à chaque commande.
    Voici deux méthodes différentes pour y parvenir.

    Avec une variable

    Pour éviter de saisir le chemin du repository à chaque commande, vous pouvez définir la variable d’environnement RESTIC_REPOSITORY.

    Sous Linux :

    export RESTIC_PASSWORD_FILE="/root/.restic-password"

    Sous PowerShell :

    $env:RESTIC_REPOSITORY="D:\Sauvegardes\Restic"

    Vous pouvez ensuite lancer simplement :

    restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Restic utilise alors automatiquement le repository défini dans la variable d’environnement.

    Avec un fichier

    Vous pouvez aussi stocker le mot de passe dans un fichier sur une seule ligne.
    Par exemple C:\Restic\password.txt ou /root/.restic-password.

    Sous Windows :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic `
      --password-file C:\Restic\password.txt `
      backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic \
      --password-file /root/.restic-password \
      backup /home/votre_nom/Documents

    Lister les sauvegardes et snapshots

    Restic conserve chaque sauvegarde sous la forme d’un snapshot. Un snapshot représente l’état des fichiers au moment où la commande backup a été exécutée.

    Pour afficher la liste des sauvegardes disponibles, utilisez :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic snapshots

    Restic affiche alors un tableau contenant notamment :

    • l’identifiant du snapshot ;
    • la date et l’heure de la sauvegarde ;
    • le nom de l’ordinateur ;
    • l’utilisateur ;
    • les chemins sauvegardés.
    Lister les sauvegardes et snapshots

    L’identifiant du snapshot est particulièrement utile pour effectuer une restauration précise.

    Par exemple, si Restic affiche un snapshot avec l’identifiant :

    4f3a9c2b

    Vous pourrez ensuite l’utiliser dans une commande de restauration.

    Il est aussi possible d’afficher les informations détaillées d’un snapshot avec :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic stats 4f3a9c2b
    Lister les sauvegardes et snapshots

    Pour afficher le contenu d’un snapshot sans restaurer les fichiers, utilisez :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls 4f3a9c2b

    Vous pouvez également utiliser le mot-clé latest pour cibler automatiquement la sauvegarde la plus récente :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls latest

    Cela évite d’avoir à recopier l’identifiant du dernier snapshot.

    Lister les sauvegardes et snapshots

    Enfin, si vous avez défini la variable RESTIC_REPOSITORY, la commande peut être simplifiée :

    restic snapshots

    Cette liste des snapshots permet de vérifier que les sauvegardes sont bien présentes et de choisir celle à utiliser pour restaurer des fichiers.

    Restaurer des fichiers avec Restic

    Restic permet de restaurer une sauvegarde complète ou seulement certains fichiers à partir d’un snapshot existant.

    Pour restaurer le dernier snapshot disponible vers un dossier spécifique sous Windows :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic restore latest --target /tmp/restauration

    Restic recrée alors l’arborescence de la sauvegarde dans le dossier indiqué par --target.

    Restaurer des fichiers avec Restic

    Si vous souhaitez restaurer un snapshot précis, utilisez son identifiant :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore 4f3a9c2b --target C:\Restauration

    Vous pouvez retrouver les identifiants disponibles avec :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

    Pour restaurer uniquement certains fichiers ou dossiers, utilisez l’option --include.

    Par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration --include "/C/Users/VotreNom/Documents"

    Vous pouvez également exclure certains éléments avec --exclude.

    Par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic restore latest --target C:\Restauration --exclude "*.tmp"

    Avant de restaurer, il peut être utile d’afficher le contenu du snapshot :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic ls latest

    Cela permet de vérifier les chemins présents dans la sauvegarde et d’éviter de restaurer des données inutiles.

    Une fois la restauration terminée, contrôlez le contenu du dossier cible avant de remplacer d’éventuels fichiers existants sur le système.

    Pour une restauration importante, il est préférable de restaurer d’abord vers un dossier temporaire, puis de recopier manuellement les fichiers souhaités à leur emplacement d’origine. Cela limite le risque d’écraser par erreur une version plus récente d’un fichier.

    Exclure des fichiers et dossiers de la sauvegarde

    Lors d’une sauvegarde, il peut être utile d’exclure certains fichiers inutiles, temporaires ou volumineux afin de réduire la taille du repository et d’accélérer l’opération.

    Restic propose pour cela l’option --exclude.

    Par exemple, pour exclure tous les fichiers temporaires :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude "*.tmp"

    Vous pouvez également exclure un dossier précis :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude "C:\Users\VotreNom\Downloads"

    Plusieurs exclusions peuvent être ajoutées dans la même commande :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom `
      --exclude "*.tmp" `
      --exclude "*.log" `
      --exclude "C:\Users\VotreNom\Downloads"

    Sous Linux, le principe est identique :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic backup /home/votre_nom \
      --exclude "*.tmp" \
      --exclude "/home/votre_nom/Téléchargements"

    Pour un grand nombre de règles, il est plus pratique d’utiliser un fichier d’exclusion.

    Créez par exemple un fichier excludes.txt contenant :

    *.tmp
    *.log
    Thumbs.db
    C:\Users\VotreNom\Downloads
    C:\Users\VotreNom\AppData\Local\Temp

    Puis indiquez ce fichier à Restic :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom --exclude-file C:\Restic\excludes.txt

    Cette méthode est particulièrement utile pour automatiser les sauvegardes, car vous pouvez modifier les règles d’exclusion sans avoir à réécrire toute la commande.

    Avant d’exclure un dossier, vérifiez toutefois qu’il ne contient pas de données importantes. Une exclusion mal définie peut empêcher certains fichiers d’être présents dans les snapshots suivants.

    Supprimer les anciennes sauvegardes avec forget et prune

    Au fil du temps, Restic peut conserver de nombreux snapshots. Pour éviter que le repository ne grossisse indéfiniment, vous pouvez supprimer les anciennes sauvegardes selon une politique de rétention.

    Restic utilise principalement deux commandes pour cela :

    • forget : supprime les références aux snapshots devenus inutiles ;
    • prune : supprime réellement du repository les données qui ne sont plus utilisées par aucun snapshot.

    Il est donc important de comprendre que forget seul ne libère pas forcément immédiatement tout l’espace disque.

    Pour afficher d’abord les snapshots disponibles :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic snapshots

    Vous pouvez ensuite supprimer un snapshot précis avec son identifiant :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget 4f3a9c2b
    Supprimer les anciennes sauvegardes avec forget et prune

    Pour appliquer une politique de rétention automatique, utilisez les options --keep-*.

    Par exemple, pour conserver :

    • les 7 dernières sauvegardes quotidiennes ;
    • les 4 dernières sauvegardes hebdomadaires ;
    • les 6 dernières sauvegardes mensuelles ;

    utilisez :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget `
      --keep-daily 7 `
      --keep-weekly 4 `
      --keep-monthly 6

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic forget \
      --keep-daily 7 \
      --keep-weekly 4 \
      --keep-monthly 6

    Cette commande supprime les snapshots qui ne correspondent plus aux règles de conservation, mais les blocs de données devenus inutiles peuvent encore rester dans le repository.

    Pour réellement récupérer l’espace disque, lancez ensuite :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic prune

    Il est également possible d’effectuer les deux opérations en une seule commande :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic forget `
      --keep-daily 7 `
      --keep-weekly 4 `
      --keep-monthly 6 `
      --prune

    Cette méthode est particulièrement pratique dans un script de sauvegarde automatisé.

    Avant de supprimer des snapshots, vérifiez toutefois que votre politique de rétention correspond bien à vos besoins. Une sauvegarde supprimée avec forget puis nettoyée avec prune ne pourra plus être restaurée.

    Il est donc recommandé de commencer avec une rétention prudente, puis d’ajuster les valeurs en fonction de l’espace disponible et de la fréquence de vos sauvegardes.

    Vérifier l’intégrité des sauvegardes avec restic check

    Il est important de vérifier régulièrement que le repository Restic ne contient pas d’erreur et que les sauvegardes restent exploitables.

    Pour cela, Restic propose la commande check.

    Sous Windows :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic check

    Sous Linux :

    restic -r /mnt/sauvegardes/restic check

    Cette commande vérifie la structure du repository, les index, les snapshots et les références entre les différents objets stockés.

    Si tout est correct, Restic termine l’analyse sans signaler d’erreur.

    Vérifier l’intégrité des sauvegardes avec restic check

    Pour effectuer une vérification plus poussée des données enregistrées, vous pouvez utiliser :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic check --read-data

    Cette option demande à Restic de lire les données présentes dans le repository afin de vérifier leur intégrité.

    Attention toutefois : sur un repository volumineux, --read-data peut être beaucoup plus long qu’un simple check, car l’ensemble des données doit être parcouru.

    Il est également possible de limiter la vérification à une partie des données, par exemple :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic check --read-data-subset=10%

    Cette méthode permet d’effectuer régulièrement un contrôle partiel sans relire tout le repository à chaque fois.

    Dans une stratégie de sauvegarde sérieuse, vous pouvez par exemple :

    • lancer restic check régulièrement ;
    • effectuer ponctuellement un contrôle avec --read-data ;
    • tester de temps en temps une restauration réelle de quelques fichiers.

    En effet, une sauvegarde n’est réellement fiable que si elle peut être restaurée correctement. Vérifier le repository est donc utile, mais il est également recommandé de tester périodiquement une restauration vers un dossier temporaire.

    Sauvegarder vers un disque externe, un NAS ou un serveur distant

    Restic peut enregistrer ses sauvegardes sur différents types de destinations. Le repository n’a pas besoin de se trouver sur le disque principal du PC : il peut être stocké sur un disque USB, un NAS ou un serveur distant.

    Sauvegarder sur un disque externe

    Pour un disque USB ou un second disque interne, il suffit d’utiliser son chemin comme repository.

    Sous Windows :

    restic -r E:\ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Sous Linux :

    restic -r /media/sauvegarde/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Cette solution est simple à mettre en place et convient bien pour conserver une copie hors du disque système.

    Pour une meilleure protection contre les ransomwares ou une panne matérielle, évitez toutefois de laisser le disque externe connecté en permanence.

    Sauvegarder sur un NAS

    Si le NAS expose un partage réseau SMB ou NFS monté dans Windows ou Linux, Restic peut l’utiliser comme un dossier classique.

    Sous Windows, avec un partage réseau monté sur Z: :

    restic -r Z:\ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Vous pouvez aussi utiliser un chemin UNC :

    restic -r \\NAS\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Sous Linux, si le partage du NAS est monté dans /mnt/nas :

    restic -r /mnt/nas/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Le principe reste identique : le repository doit d’abord être créé avec restic init, puis vous pouvez utiliser la commande backup.

    Sauvegarder sur un serveur distant avec SFTP

    Restic prend également en charge les repositories accessibles en SFTP.

    Par exemple :

    restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic backup /home/votre_nom/Documents

    Sous Windows, le principe est identique depuis PowerShell si l’accès SSH au serveur est correctement configuré :

    restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    L’authentification peut s’effectuer avec un mot de passe SSH ou, de préférence, avec une clé SSH.

    Avant la première sauvegarde, initialisez le repository distant :

    restic -r sftp:utilisateur@serveur:/srv/restic init

    Restic chiffre les données avant leur envoi. Le serveur distant stocke donc le contenu chiffré du repository.

    Utiliser un stockage distant avec rclone

    Restic peut aussi s’appuyer sur rclone pour accéder à de nombreux services de stockage cloud ou protocoles distants.

    Après avoir configuré une destination dans rclone, vous pouvez par exemple utiliser :

    restic -r rclone:remote:ResticBackup backup /home/votre_nom/Documents

    Sous Windows :

    restic -r rclone:remote:ResticBackup backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Cette méthode permet notamment d’utiliser les nombreux fournisseurs compatibles avec rclone sans que Restic ait besoin de gérer directement chacun d’eux.

    Quelle destination choisir ?

    Pour une sauvegarde locale simple, un disque externe est souvent suffisant. Un NAS est plus pratique pour automatiser les sauvegardes de plusieurs machines, tandis qu’un serveur distant ou un stockage cloud permet de conserver une copie hors du domicile ou de l’entreprise.

    Pour une meilleure protection des données, l’idéal reste de disposer d’au moins une copie de sauvegarde stockée sur un support ou un emplacement différent du PC sauvegardé.

    Automatiser les sauvegardes Restic

    Restic se prête très bien à l’automatisation. Une fois la commande de sauvegarde définie, vous pouvez la lancer régulièrement avec le Planificateur de tâches de Windows, cron sous Linux ou un service systemd.

    L’objectif est généralement d’exécuter automatiquement une commande de ce type :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Le principal point à gérer est le mot de passe du repository. Pour éviter une saisie manuelle à chaque exécution, vous pouvez utiliser un fichier contenant le mot de passe.

    Par exemple :

    C:\Restic\password.txt

    Puis lancer Restic avec :

    restic -r D:\Sauvegardes\Restic --password-file C:\Restic\password.txt backup C:\Users\VotreNom\Documents

    Protégez soigneusement ce fichier, car toute personne pouvant le lire pourra ouvrir le repository.

    Automatiser Restic sous Windows

    Le plus pratique consiste à créer un script PowerShell, par exemple :

    $repo = "D:\Sauvegardes\Restic"
    $password = "C:\Restic\password.txt"
    $source = "C:\Users\VotreNom\Documents"
    
    restic -r $repo --password-file $password backup $source

    Enregistrez-le par exemple sous :

    C:\Restic\backup-restic.ps1

    Vous pouvez ensuite créer une tâche planifiée :

    • ouvrez le Planificateur de tâches ;
    • cliquez sur Créer une tâche ;
    • choisissez un déclencheur, par exemple tous les jours à 20 h ;
    • dans Actions, ajoutez le programme powershell.exe ;
    • utilisez comme argument :
    -ExecutionPolicy Bypass -File "C:\Restic\backup-restic.ps1"

    La sauvegarde sera alors exécutée automatiquement selon la fréquence choisie.

    Ajouter une politique de rétention

    Vous pouvez également nettoyer automatiquement les anciens snapshots après la sauvegarde.

    Par exemple :

    $repo = "D:\Sauvegardes\Restic"
    $password = "C:\Restic\password.txt"
    $source = "C:\Users\VotreNom\Documents"
    
    restic -r $repo --password-file $password backup $source
    
    restic -r $repo --password-file $password forget `
      --keep-daily 7 `
      --keep-weekly 4 `
      --keep-monthly 6 `
      --prune

    Cette configuration conserve plusieurs générations de sauvegardes tout en évitant que le repository ne grossisse indéfiniment.

    Automatiser Restic sous Linux avec cron

    Sous Linux, vous pouvez créer un script :

    #!/bin/bash
    
    export RESTIC_REPOSITORY="/mnt/sauvegardes/restic"
    export RESTIC_PASSWORD_FILE="/root/.restic-password"
    
    restic backup /home/votre_nom/Documents
    restic forget --keep-daily 7 --keep-weekly 4 --keep-monthly 6 --prune

    Rendez-le exécutable :

    chmod +x /usr/local/bin/backup-restic.sh

    Puis ouvrez la crontab :

    crontab -e

    Par exemple, pour lancer la sauvegarde chaque jour à 2 h :

    0 2 * * * /usr/local/bin/backup-restic.sh

    Conserver un journal des sauvegardes

    Pour une tâche automatisée, il est conseillé de conserver les sorties de Restic afin de pouvoir vérifier qu’une sauvegarde s’est bien déroulée.

    Sous Windows :

    restic -r $repo --password-file $password backup $source *>> C:\Restic\restic.log

    Sous Linux :

    restic backup /home/votre_nom/Documents >> /var/log/restic.log 2>&1

    Vous pourrez ainsi consulter le journal en cas d’échec ou vérifier la date de la dernière sauvegarde réussie.

    Enfin, même avec une automatisation parfaitement configurée, contrôlez régulièrement la présence des snapshots avec restic snapshots et testez ponctuellement une restauration. Une tâche qui s’exécute automatiquement ne garantit pas à elle seule que les sauvegardes sont réellement exploitables.

    Quelques commandes Restic utiles

    Restic propose de nombreuses commandes pour gérer les sauvegardes, consulter les snapshots, restaurer des fichiers ou entretenir le repository. Voici les principales à connaître.

    Afficher la version installée :

    restic version

    Créer un nouveau repository :

    restic -r /chemin/du/repository init

    Sauvegarder un dossier :

    restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder

    Afficher les snapshots disponibles :

    restic -r /chemin/du/repository snapshots

    Afficher le contenu du dernier snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository ls latest

    Afficher des statistiques sur un snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository stats latest

    Restaurer le dernier snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository restore latest --target /chemin/restauration

    Restaurer un snapshot précis :

    restic -r /chemin/du/repository restore ID_DU_SNAPSHOT --target /chemin/restauration

    Sauvegarder en excluant certains fichiers :

    restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder --exclude "*.tmp"

    Utiliser un fichier d’exclusions :

    restic -r /chemin/du/repository backup /chemin/a/sauvegarder --exclude-file excludes.txt

    Supprimer un ancien snapshot :

    restic -r /chemin/du/repository forget ID_DU_SNAPSHOT

    Appliquer une politique de rétention :

    restic -r /chemin/du/repository forget \
      --keep-daily 7 \
      --keep-weekly 4 \
      --keep-monthly 6

    Supprimer les données devenues inutiles dans le repository :

    restic -r /chemin/du/repository prune

    Appliquer la rétention et nettoyer le repository en une seule commande :

    restic -r /chemin/du/repository forget \
      --keep-daily 7 \
      --keep-weekly 4 \
      --keep-monthly 6 \
      --prune

    Vérifier la structure et l’intégrité du repository :

    restic -r /chemin/du/repository check

    Effectuer une vérification complète des données :

    restic -r /chemin/du/repository check --read-data

    Vérifier seulement une partie des données :

    restic -r /chemin/du/repository check --read-data-subset=10%

    Enfin, si vous avez défini la variable RESTIC_REPOSITORY, vous pouvez simplifier les commandes et omettre l’option -r :

    restic snapshots
    restic backup /chemin/a/sauvegarder
    restic check

    Ces commandes couvrent l’essentiel des opérations courantes avec Restic : création du dépôt, sauvegarde, restauration, gestion des snapshots et vérification des données.

    Restic : avantages et limites

    Restic est une solution de sauvegarde particulièrement intéressante si vous recherchez un outil léger, fiable, chiffré et facilement automatisable.

    Ses principaux avantages sont :

    • le chiffrement intégré : les sauvegardes sont protégées avant leur stockage ;
    • la déduplication : les blocs déjà présents dans le repository ne sont pas recopiés inutilement ;
    • les snapshots : il est possible de conserver plusieurs états successifs des fichiers ;
    • la compatibilité multiplateforme : Restic fonctionne sous Windows, Linux et macOS ;
    • le support de nombreuses destinations : disque local, disque USB, NAS, serveur SFTP ou stockage distant via rclone ;
    • la simplicité de l’automatisation : les commandes peuvent facilement être intégrées à PowerShell, cron ou systemd ;
    • la vérification d’intégrité : la commande restic check permet de contrôler régulièrement l’état du repository ;
    • la restauration sélective : il est possible de restaurer un snapshot complet ou seulement certains fichiers.

    Restic présente toutefois quelques limites.

    La principale est son fonctionnement essentiellement en ligne de commande. Pour un utilisateur habitué aux logiciels de sauvegarde avec interface graphique, la prise en main peut demander un petit temps d’adaptation.

    La gestion du mot de passe du repository demande également de la rigueur. Si vous perdez ce mot de passe, les données chiffrées ne pourront plus être restaurées.

    Les opérations d’entretien comme forget, prune ou check --read-data peuvent aussi devenir longues sur de gros repositories, en particulier lorsque le stockage est distant ou relativement lent.

    Enfin, Restic sauvegarde avant tout des fichiers et dossiers. Ce n’est pas un logiciel d’image système complet destiné à restaurer Windows entier, les partitions, le secteur de démarrage et toutes les applications après une panne de disque.
    Il ne remplace donc pas une image système si votre objectif est de restaurer Windows, les partitions et le démarrage après une panne complète du disque
    👉 À lire :

    Restic convient donc très bien pour :

    • sauvegarder régulièrement ses documents et données personnelles ;
    • conserver plusieurs versions de fichiers ;
    • envoyer des sauvegardes chiffrées vers un NAS ou un serveur distant ;
    • automatiser une stratégie de sauvegarde avec des scripts.

    En revanche, si votre objectif est de pouvoir restaurer intégralement un PC après une panne du disque système, il est préférable de compléter Restic avec une sauvegarde d’image système.

    Restic est donc particulièrement adapté aux utilisateurs qui recherchent une solution de sauvegarde sobre, sécurisée et scriptable, à condition d’être à l’aise avec quelques commandes.

    L’article Restic : sauvegarder et restaurer ses fichiers sous Windows et Linux est apparu en premier sur malekal.com.

    Profil à faible latence de Windows 11 : fonctionnement et performances

    Par : malekalmorte
    12 août 2026 à 08:57

    Microsoft a introduit dans Windows 11 un nouveau profil à faible latence, appelé Low Latency Profile (LLP) en anglais, afin d’améliorer la réactivité du système lors de certaines interactions courtes.

    Son principe est de permettre au processeur d’augmenter rapidement ses performances lorsqu’une action nécessite une réponse immédiate, par exemple lors de l’ouverture du menu Démarrer, de la recherche Windows, de certains éléments de l’interface ou du lancement d’applications, puis de revenir à un fonctionnement normal une fois l’opération terminée.

    L’objectif n’est donc pas de maintenir le CPU à pleine puissance en permanence, mais de rendre Windows 11 plus réactif au bon moment, tout en limitant l’impact sur la consommation, la batterie et les températures.

    Dans ce guide, découvrez comment fonctionne le profil à faible latence de Windows 11, dans quelles situations il intervient, quels gains de réactivité attendre, son impact sur les jeux et l’autonomie, comment savoir s’il est actif et quelles solutions appliquer en cas de problème.

    Qu’est-ce que le profil à faible latence de Windows 11 ?

    Le profil à faible latence, appelé Low Latency Profile (LLP) en anglais, est une optimisation introduite dans Windows 11 pour améliorer la réactivité du système lors de certaines interactions courtes. Son déploiement a commencé avec les mises à jour de Windows 11 de juin 2026.

    Son principe est assez simple : lorsqu’une action nécessitant une réponse rapide est détectée, Windows peut augmenter temporairement la fréquence du processeur afin d’exécuter cette tâche plus rapidement.

    Le profil peut notamment intervenir lors de certaines actions comme :

    • L’ouverture du menu Démarrer.
    • L’utilisation de la recherche Windows.
    • L’affichage du Centre de notifications/actions.
    • L’ouverture de certains menus et éléments de l’interface.
    • Le lancement d’applications, selon les améliorations progressivement déployées par Microsoft.
    Comprendre le fonctionnement du profil à faible latence de Windows 11 avec cette infographie complète

    Comme l’illustre le schéma ci-dessus, cette augmentation des performances est ponctuelle. Le processeur peut fonctionner à une fréquence élevée pendant environ une à trois secondes, puis Windows revient à son fonctionnement normal lorsque le besoin de réactivité disparaît.

    Le but n’est donc pas d’augmenter en permanence les performances du processeur, mais de rendre Windows plus réactif au moment précis où l’utilisateur effectue une action.

    Un mécanisme progressivement étendu aux applications

    Les premières améliorations ont surtout concerné les éléments essentiels de l’interface de Windows, comme Démarrer, la recherche et le Centre de notifications/actions. Microsoft étend également ce mécanisme au lancement des applications, afin qu’elles puissent profiter de la même accélération ponctuelle du processeur.

    Le profil à faible latence n’est donc pas réservé aux applications Microsoft. Les informations disponibles indiquent que les applications Windows traditionnelles tierces peuvent également en bénéficier lors de leur lancement.
    C’est notamment le cas depuis le KB5121003.

    En revanche, il ne faut pas le considérer comme un mode destiné aux charges longues et intensives telles qu’un rendu vidéo, un benchmark ou un jeu fonctionnant pendant plusieurs heures. Son intérêt se situe principalement dans les courtes périodes où Windows doit répondre immédiatement à une action de l’utilisateur.

    C’est cette succession de petites accélérations qui doit rendre l’utilisation quotidienne de Windows 11 plus fluide, sans maintenir inutilement le processeur à une fréquence élevée lorsque le PC est au repos ou qu’aucune interaction ne le nécessite.

    Quels gains de réactivité peut-on attendre ?

    Le profil à faible latence vise principalement à réduire le délai entre une action de l’utilisateur et la réponse de Windows 11. Il ne rend donc pas le processeur intrinsèquement plus rapide : il permet surtout à Windows d’exploiter plus rapidement les performances disponibles lors de courtes interactions.

    Les premiers tests rapportés avec cette fonctionnalité montrent des gains pouvant atteindre :

    • Jusqu’à 40 % de réduction du temps de lancement de certaines applications.
    • Jusqu’à 70 % d’amélioration sur certaines interactions avec l’interface de Windows, notamment l’ouverture du menu Démarrer ou de menus contextuels.

    Ces chiffres correspondent toutefois aux meilleurs résultats observés et ne signifient pas que Windows 11 devient globalement 40 ou 70 % plus rapide. Le gain dépend du processeur, de la configuration du PC, de l’application utilisée et surtout du temps que le CPU représentait initialement dans l’opération.

    Des gains surtout visibles sur les PC les moins réactifs

    Sur un PC récent et puissant, une application ou le menu Démarrer peuvent déjà s’ouvrir très rapidement. Gagner quelques dizaines de millisecondes peut alors être difficile à percevoir.

    L’amélioration peut être plus sensible sur un ordinateur portable ou un PC moins performant, notamment lorsque le processeur fonctionne habituellement à une fréquence réduite pour limiter sa consommation. Le profil à faible latence lui permet alors d’augmenter plus rapidement sa fréquence lorsqu’une interaction utilisateur le nécessite.

    L’objectif est donc avant tout d’améliorer la sensation de réactivité : menus qui apparaissent plus rapidement, applications qui commencent leur lancement plus tôt et interface qui répond plus immédiatement aux actions de l’utilisateur.

    Le profil à faible latence améliore-t-il les performances dans les jeux ?

    Malgré son nom, le profil à faible latence de Windows 11 n’est pas une optimisation spécifiquement destinée aux jeux vidéo. Son objectif principal est d’améliorer la réactivité de Windows lors d’actions courtes, comme l’ouverture d’une application, du menu Démarrer, de la recherche ou de certains éléments de l’interface.

    Le mécanisme augmente temporairement les performances du processeur lorsqu’une tâche sensible à la latence est détectée, puis revient à un fonctionnement normal après quelques secondes. Il n’est donc pas conçu pour maintenir des fréquences CPU plus élevées pendant toute une session de jeu. Les informations disponibles actuellement n’indiquent pas de gain direct attendu sur les FPS.

    Ne pas confondre avec la latence dans les jeux

    Le terme « faible latence » peut prêter à confusion. Dans le cas du profil à faible latence, il s’agit principalement de réduire le temps de réponse de Windows pour certaines interactions.

    Ce n’est pas la même chose que la latence d’entrée (input lag) d’un jeu, qui correspond au délai entre une action effectuée avec la souris, le clavier ou la manette et son résultat visible à l’écran.

    Le profil à faible latence ne doit donc pas être confondu avec :

    • NVIDIA Reflex et les technologies équivalentes destinées à réduire la latence de la chaîne de rendu.
    • Les réglages de faible latence proposés par certains pilotes graphiques.
    • Le Mode Jeu de Windows.
    • Les optimisations graphiques de Windows 11.
    • La fréquence de rafraîchissement variable (VRR).
    • Le ping ou la latence d’une connexion réseau.

    Windows 11 dispose d’ailleurs d’une fonction distincte appelée Optimisations pour les jeux fenêtrés, qui peut réduire la latence des images de certains jeux DirectX 10 et DirectX 11 fonctionnant en mode fenêtré ou sans bordure.

    👉Le guide complet :

    Un bénéfice possible autour du lancement du jeu

    Le profil à faible latence peut néanmoins améliorer la réactivité avant le jeu. Le lancement du jeu ou de son launcher peut bénéficier de l’accélération temporaire du processeur, comme n’importe quelle autre application compatible avec ce mécanisme.

    Une fois le jeu lancé et le CPU/GPU sollicités en continu, le profil à faible latence n’a plus le même objectif. Il ne faut donc pas attendre de cette fonction une augmentation significative des FPS, une réduction du ping ou une diminution directe de l’input lag.

    Pour les joueurs, le profil à faible latence doit ainsi être considéré avant tout comme une amélioration de la réactivité générale de Windows 11, et non comme une nouvelle optimisation des performances gaming.

    Quel impact sur la consommation, la batterie et les températures ?

    Le profil à faible latence augmente temporairement les performances du processeur lorsqu’une interaction nécessitant une réponse rapide est détectée. Cette montée en fréquence entraîne logiquement une augmentation ponctuelle de la consommation électrique et de la chaleur produite par le CPU.

    Toutefois, contrairement à un mode de performances élevées utilisé en permanence, cette sollicitation ne dure généralement que quelques secondes. Une fois l’opération terminée, le processeur peut revenir à un état de fonctionnement plus économe. Le principe est justement d’obtenir davantage de performances au moment où elles sont utiles sans maintenir continuellement le CPU à une fréquence élevée.

    Quel impact sur l’autonomie d’un PC portable ?

    Sur batterie, ces accélérations peuvent entraîner une légère augmentation de la consommation. L’impact réel sur l’autonomie dépend toutefois de la fréquence à laquelle le mécanisme est sollicité, du processeur et de la gestion énergétique définie par le constructeur du PC.

    Windows dispose par ailleurs de paramètres de gestion du processeur qui tiennent compte à la fois des besoins de performances et de l’efficacité énergétique lors des opérations sensibles à la latence. Microsoft documente notamment LatencyHintEpp, qui définit la préférence entre performances et économie d’énergie lorsqu’un indicateur de sensibilité à la latence est détecté.

    Le profil à faible latence ne doit donc pas être assimilé à un mode qui maintient constamment le processeur à sa fréquence maximale.

    Le tutoriel :

    Les températures vont-elles augmenter ?

    Une augmentation momentanée de la fréquence CPU peut également provoquer une petite hausse ponctuelle de la température, notamment lors du lancement d’une application.

    En pratique, ces phases étant très courtes, elles ne sont pas comparables à une charge prolongée comme un jeu, un encodage vidéo ou un stress test. Le système de refroidissement et les mécanismes de gestion thermique du PC continuent par ailleurs de limiter les performances lorsque cela est nécessaire pour maintenir le matériel dans ses conditions normales de fonctionnement.

    Il ne faut donc pas s’attendre à une hausse importante et permanente des températures simplement parce que le profil à faible latence est utilisé. Son principe repose justement sur des accélérations brèves du processeur, suivies d’un retour à son fonctionnement normal.

    👉Les guides complets :

    Impact du profil à faible latance sur la consommation et température du PC dans Windows 11

    Profil à faible latence ou mode Performances élevées : quelles différences ?

    Le profil à faible latence et le mode Performances élevées agissent tous les deux sur la gestion des performances du processeur, mais leur fonctionnement et leur objectif sont différents.

    Le profil à faible latence est un profil de gestion du processeur activé automatiquement dans certaines situations, notamment pendant le démarrage et le lancement des applications. Windows dispose de plusieurs profils de ce type — par défaut, faible consommation, mode jeu, faible latence, etc. — afin d’adapter la gestion du CPU au scénario en cours.

    Le mode Performances élevées, en revanche, est un mode d’alimentation général. Il modifie durablement la politique énergétique de Windows afin de privilégier davantage les performances au détriment de la consommation électrique.

    Profil à faible latencePerformances élevées
    Activé automatiquement par WindowsSélectionné comme mode ou plan d’alimentation
    Utilisé pour certaines tâches sensibles à la latenceS’applique de manière beaucoup plus générale au fonctionnement du PC
    Agit pendant de courtes périodesReste actif tant que le mode d’alimentation est utilisé
    Cherche à améliorer la réactivitéPrivilégie globalement les performances
    Conserve une logique d’économie d’énergie hors des périodes concernéesPeut augmenter davantage la consommation énergétique
    Ne constitue pas un nouveau mode d’alimentation visibleFait partie des réglages d’alimentation de Windows

    👉A lire :

    Une accélération ciblée plutôt qu’un mode permanent

    Lorsqu’un indicateur de sensibilité à la latence est détecté, Windows peut demander au moteur de gestion des performances du processeur d’augmenter temporairement son niveau de performances. Il peut également adapter la préférence entre performances et efficacité énergétique ou maintenir davantage de cœurs disponibles selon la configuration.

    Le principe peut être résumé ainsi :

    Profil à faible latence : Interaction → besoin de réactivité → performances CPU augmentées → tâche terminée → retour au fonctionnement normal.

    Performances élevées : Mode activé → politique énergétique orientée performances → fonctionnement maintenu jusqu’au changement de mode.

    Cette différence permet au profil à faible latence d’améliorer la sensation de réactivité sans imposer en permanence une politique énergétique agressive.

    Profil à faible latence ou mode Performances élevées : infographie complète des différences ?

    Les deux mécanismes peuvent coexister

    Il ne faut donc pas considérer le profil à faible latence comme le remplaçant du mode Performances élevées. Ils interviennent à des niveaux différents de la gestion énergétique de Windows.

    Le profil à faible latence répond à un besoin ponctuel de réactivité, tandis que le mode Performances élevées convient davantage lorsqu’on souhaite privilégier globalement les performances du PC pendant une période prolongée.

    Pour la plupart des utilisateurs, il n’est donc pas nécessaire d’activer le mode Performances élevées simplement pour profiter du profil à faible latence : Windows gère automatiquement ce dernier lorsqu’un scénario compatible est détecté.

    Comment obtenir le profil à faible latence sur Windows 11 ?

    Le profil à faible latence est distribué automatiquement par Windows Update. Il n’existe donc pas de programme particulier à télécharger ni de nouveau mode d’alimentation à installer manuellement.

    Microsoft a commencé son déploiement sur Windows 11 24H2 et 25H2 avec les mises à jour de 2026. La mise à jour cumulative KB5094126 du 9 juin 2026, pour les builds 26100.8655 et 26200.8655, concerne justement Windows 11 24H2 et 25H2.
    Le Patch Tuesday d’Août 2026 (KB5121003) étend ce mécanisme aux applications).

    Pour disposer des dernières améliorations :

    • Ouvrez les Paramètres de Windows 11.
    • Accédez à Windows Update.
    • Cliquez sur Rechercher des mises à jour.
    • Installez les mises à jour disponibles.
    • Redémarrez le PC lorsque Windows le demande.

    Vous pouvez vérifier votre version de Windows avec la commande :

    winver

    👉Le tutoriel :

    Un déploiement progressif

    Installer la dernière mise à jour de Windows 11 ne signifie pas nécessairement que le profil à faible latence sera immédiatement actif sur votre PC.

    Microsoft utilise un déploiement progressif (Controlled Feature Rollout). Une fonctionnalité peut donc être présente dans les fichiers de Windows mais rester désactivée jusqu’à ce que Microsoft l’active sur votre appareil. Le déploiement de LLP avec les améliorations de lancement des applications a justement été présenté comme progressif.

    Deux PC équipés de la même version et de la même mise à jour de Windows 11 peuvent donc temporairement ne pas bénéficier de la fonctionnalité au même moment.

    Il n’y a normalement aucune notification indiquant que le profil à faible latence vient d’être activé, puisqu’il s’agit d’une optimisation transparente de Windows.

    Faut-il forcer son activation ?

    Des outils comme ViVeTool permettent techniquement de modifier certains identifiants de fonctionnalités internes de Windows et ont été utilisés pour forcer l’activation de LLP avant la fin de son déploiement.

    Je déconseille toutefois cette méthode pour un PC utilisé normalement. Si Microsoft effectue un déploiement progressif, c’est notamment pour pouvoir surveiller le comportement de la fonctionnalité sur différentes configurations avant de l’étendre à davantage de machines.

    Le plus simple est donc de maintenir Windows 11 à jour et de laisser Windows Update activer automatiquement le profil à faible latence lorsqu’il devient disponible pour votre PC.

    La difficulté est alors de savoir si cette optimisation est déjà active, puisqu’aucun interrupteur n’est affiché dans les Paramètres. La section suivante explique comment tenter de le vérifier.

    Comment savoir si le profil à faible latence est actif ?

    Le profil à faible latence fonctionne de manière transparente en arrière-plan. Windows 11 n’affiche actuellement ni interrupteur dans les Paramètres, ni notification, ni indicateur permettant de confirmer directement son activation.

    La méthode la plus simple consiste donc à observer le comportement de la fréquence du processeur lorsqu’une action susceptible de déclencher le profil est effectuée.

    Vérifier avec le Gestionnaire des tâches

    Vous pouvez effectuer un premier test avec le Gestionnaire des tâches :

    • Ouvrez le gestionnaire de tâches par un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier + X
    • Puis Gestionnaire des tâches. Vous pouvez aussi utiliser le raccourci clavier CTRL+MAJ+ESC[/su_rclavier
    • Cliquez sur Performances.
    • Sélectionnez Processeur.
    • Laissez le PC au repos quelques instants afin que la fréquence CPU redescende.
    • Ouvrez ensuite plusieurs fois le menu Démarrer, la recherche Windows ou le Centre de notifications/actions.
    • Observez la valeur Vitesse du processeur.

    Lorsque le profil à faible latence intervient, le processeur peut effectuer une montée très rapide en fréquence, puis revenir presque immédiatement à une fréquence plus faible lorsque l’interaction est terminée.

    Le Gestionnaire des tâches n’est toutefois pas idéal pour observer un phénomène aussi court. Son taux de rafraîchissement peut faire manquer une augmentation de fréquence qui ne dure qu’une à trois secondes.

    Vérifier la vitesse de base du processeur dans le gestionnaire de tâches de Windows 11

    Vérifier plus précisément avec HWiNFO

    Pour une observation plus précise, vous pouvez utiliser HWiNFO et ses capteurs.

    Laissez d’abord Windows au repos pendant une ou deux minutes, puis surveillez les fréquences des cœurs du processeur pendant que vous ouvrez successivement :

    • Le menu Démarrer.
    • La recherche Windows.
    • Le Centre de notifications/actions.
    • Éventuellement une application lorsque le déploiement du profil pour le lancement des applications est actif sur votre PC.

    Vous devez rechercher une augmentation brève et nette des fréquences CPU au moment exact de l’interaction, suivie d’un retour rapide vers les fréquences de repos. C’est le comportement caractéristique recherché pour vérifier le fonctionnement du profil à faible latence.

    👉 Le guide complet :

    L’absence de pic ne prouve pas que le profil est désactivé

    Cette méthode reste une vérification indirecte. Une absence de variation évidente ne permet pas à elle seule d’affirmer que le profil à faible latence est désactivé.

    Sur un PC configuré en mode Performances élevées, par exemple, le processeur peut déjà fonctionner à une fréquence importante. Le changement sera alors beaucoup moins visible. De même, les mécanismes de boost, le type de processeur et la gestion énergétique du constructeur influencent fortement les fréquences observées.

    Enfin, Microsoft déploie progressivement certaines améliorations du profil. Deux PC disposant de la même version de Windows 11 peuvent donc temporairement présenter un comportement différent.

    En pratique, si Windows 11 est à jour et que vous observez des pics courts de fréquence CPU précisément lors de l’ouverture des éléments de l’interface concernés, c’est un bon indice que le profil à faible latence fonctionne sur votre PC.

    Comment savoir si le profil à faible latence est actif dans Windows 11

    Peut-on activer ou désactiver le profil à faible latence ?

    Le profil à faible latence est conçu comme une fonction automatique de Windows 11. Microsoft ne propose actuellement aucun interrupteur dans les Paramètres permettant de l’activer ou de le désactiver manuellement.

    Une fois la fonctionnalité déployée sur votre PC par Windows Update, Windows décide automatiquement quand utiliser ce profil selon les opérations sensibles à la latence. Les paramètres sous-jacents de gestion du processeur, comme PerfLatencyHint, existent bien dans Windows, mais ils sont masqués et destinés à la gestion interne de l’alimentation, plutôt qu’à une configuration classique par l’utilisateur.

    Il n’est donc normalement pas nécessaire de modifier le Registre, les options d’alimentation ou les paramètres du processeur pour profiter du profil à faible latence.

    Forcer l’activation ou la désactivation avec ViVeTool

    Pendant le déploiement progressif de la fonctionnalité, il est toutefois possible de modifier son état avec ViVeTool, un outil tiers permettant de gérer certaines fonctionnalités expérimentales ou progressivement déployées de Windows 11.

    L’identifiant actuellement associé au profil à faible latence est :

    58989092

    Pour forcer son activation :

    vivetool /enable /id:58989092
    • Puis redémarrez Windows.

    Pour le désactiver :

    vivetool /disable /id:58989092

    Redémarrez également le PC après la modification. Cet identifiant et ces commandes sont actuellement utilisés pour le déploiement 2026 du profil à faible latence.

    👉Pour plus de détails, suivez ce tutoriel :

    Faut-il utiliser ViVeTool ?

    Dans la majorité des cas, non. Il est préférable de laisser Windows Update gérer automatiquement l’activation du profil à faible latence.

    Un déploiement progressif permet notamment à Microsoft de contrôler l’arrivée d’une fonctionnalité sur différentes configurations. Forcer son activation peut donc exposer votre PC à un comportement qui n’a pas encore été généralisé à votre configuration.

    ViVeTool peut toutefois être utile pour effectuer des tests ou revenir temporairement en arrière lorsqu’un problème apparaît précisément après l’activation du profil. Des utilisateurs ont par exemple signalé avoir désactivé l’identifiant 58989092 pour vérifier si LLP était à l’origine d’un problème, mais ces témoignages ne permettent pas de conclure à un problème généralisé de la fonctionnalité.

    Enfin, les identifiants internes utilisés par Windows peuvent évoluer au fil des mises à jour. Avant d’utiliser ViVeTool, vérifiez donc que l’identifiant indiqué correspond toujours à votre version actuelle de Windows 11.

    Pour une utilisation normale, la meilleure solution reste de maintenir Windows 11 à jour et de laisser le profil à faible latence fonctionner automatiquement en arrière-plan.

    Que faire en cas de problème avec le profil à faible latence ?

    Le profil à faible latence fonctionne normalement de manière transparente et ne nécessite aucune intervention. Toutefois, si vous constatez des ralentissements, une fréquence CPU anormalement élevée, une consommation excessive ou un comportement inhabituel apparu après une mise à jour de Windows 11, vous pouvez effectuer quelques vérifications.

    À ce jour, Microsoft ne signale pas dans les problèmes connus de la mise à jour KB5094126 de dysfonctionnement généralisé directement attribué au profil à faible latence. Des utilisateurs ont néanmoins rapporté certains comportements anormaux après son déploiement ; ces témoignages ne suffisent pas à établir que LLP en est systématiquement responsable.

    Commencez par :

    • Installer les dernières mises à jour de Windows 11, car les mises à jour cumulatives suivantes peuvent corriger des problèmes apparus dans les versions précédentes.
    • Mettre à jour les pilotes du chipset et du processeur depuis le fabricant du PC ou de la carte mère.
    • Vérifier si une mise à jour du BIOS/UEFI est disponible.
    • Revenir temporairement au mode d’alimentation Équilibré si vous utilisez Performances élevées ou un profil constructeur particulièrement agressif.
    • Surveiller la charge, les fréquences et les températures CPU avec le Gestionnaire des tâches ou HWiNFO afin de vérifier si le processeur revient correctement à un état de faible consommation après une interaction.

    Le comportement attendu est une montée en fréquence très courte, généralement de quelques secondes, suivie d’un retour à un fonctionnement normal. Un processeur qui reste continuellement à une fréquence élevée ne correspond donc pas au principe normal du profil à faible latence.

    Désactiver temporairement le profil pour effectuer un test

    Si le problème est apparu précisément après l’arrivée du profil à faible latence, une méthode de diagnostic consiste à le désactiver temporairement, puis à comparer le comportement du PC.

    Avec ViVeTool, lorsque l’identifiant 58989092 correspond bien à la fonctionnalité sur votre version de Windows, vous pouvez utiliser :

    vivetool /disable /id:58989092

    Redémarrez ensuite Windows et vérifiez si le problème disparaît. Des utilisateurs ont utilisé cette méthode comme test après KB5094126, mais il s’agit d’un contournement non officiel et non d’un correctif recommandé par Microsoft.

    Si le problème persiste avec le profil désactivé, il est probablement nécessaire de rechercher une autre cause : pilote, mise à jour Windows, logiciel tiers, gestion de l’alimentation ou problème matériel.

    Si, au contraire, le problème disparaît systématiquement lorsque le profil est désactivé et réapparaît lorsqu’il est réactivé, cette comparaison constitue un indice beaucoup plus solide d’un lien avec la fonctionnalité. Dans ce cas, vous pouvez laisser le profil désactivé temporairement et attendre une prochaine mise à jour de Windows 11.

    Conclusion

    Le profil à faible latence de Windows 11 est avant tout une optimisation de la réactivité plutôt qu’un nouveau mode destiné à augmenter les performances générales du PC. Windows l’utilise ponctuellement lorsqu’une action nécessite une réponse rapide, puis laisse le processeur revenir à son fonctionnement habituel une fois l’opération terminée.

    Son intérêt est donc surtout perceptible lors du lancement d’applications et de certaines interactions avec l’interface de Windows 11. Il ne faut pas en attendre une augmentation importante des FPS, une réduction du ping ou une accélération des tâches longues et intensives.

    Pour la plupart des utilisateurs, il n’y a d’ailleurs rien à configurer : le profil est distribué progressivement par Windows Update et fonctionne automatiquement. Les utilisateurs avancés peuvent néanmoins surveiller les variations de fréquence du processeur avec le Gestionnaire des tâches ou HWiNFO, voire utiliser ViVeTool pour effectuer des tests lorsque cela est nécessaire.

    Vérifier le comportement et les performances de son PC

    Si vous souhaitez aller plus loin et vérifier comment votre processeur et les autres composants se comportent lorsqu’ils sont réellement sollicités, vous pouvez utiliser StressTest Malekal.

    Le service effectue différents scénarios de charge sous Windows 11/10 et analyse notamment les fréquences CPU/GPU, les températures, le refroidissement, les performances, les limitations thermiques et les éventuelles erreurs matérielles WHEA.

    Cela permet par exemple de déterminer si le processeur maintient correctement ses fréquences sous charge, si les températures restent maîtrisées ou si une limitation thermique ou énergétique réduit les performances du PC.

    👉 Le guide d’utilisation :

    📖 Ressources utiles et articles liés

    L’article Profil à faible latence de Windows 11 : fonctionnement et performances est apparu en premier sur malekal.com.

    secpol.msc : utiliser la stratégie de sécurité locale sur Windows 11/10

    Par : malekalmorte
    16 juillet 2026 à 08:03

    La Stratégie de sécurité locale (secpol.msc) est un outil d’administration intégré à Windows qui permet de configurer les principaux paramètres de sécurité de votre ordinateur. Il offre notamment la possibilité de définir des règles de mot de passe, de verrouillage des comptes, d’auditer les événements de sécurité ou encore de gérer les droits attribués aux utilisateurs.

    Contrairement à gpedit.msc, qui permet d’administrer l’ensemble des stratégies de groupe, secpol.msc est spécialisé dans la sécurité. Il constitue un outil particulièrement utile pour renforcer la protection d’un PC, appliquer des règles de sécurité ou limiter certaines actions des utilisateurs.

    Dans ce guide, découvrez comment ouvrir secpol.msc, comprendre son fonctionnement, utiliser les principales stratégies de sécurité et connaître les différences avec gpedit.msc, RSOP et les autres outils d’administration de Windows.

    ✋
    Pour tout comprendre sur les stratégies locales Windows, consultez ce guide : Les stratégies locales Windows : comprendre les restrictions d’administration

    Qu’est-ce que la stratégie de sécurité locale (secpol.msc) ?

    La Stratégie de sécurité locale (secpol.msc) est une console d’administration de Windows permettant de configurer les paramètres de sécurité de l’ordinateur. Elle fait partie des outils Microsoft Management Console (MMC) et est principalement destinée aux administrateurs système ainsi qu’aux utilisateurs souhaitant renforcer la sécurité de leur PC.

    Contrairement à gpedit.msc, qui permet de gérer l’ensemble des stratégies de groupe, secpol.msc est exclusivement consacré aux paramètres de sécurité. Il permet notamment de définir les règles de mot de passe, les stratégies d’audit, les droits attribués aux utilisateurs et d’autres paramètres de protection du système.

    Vous pouvez par exemple l’utiliser pour :

    • Définir la longueur minimale et la complexité des mots de passe
    • Configurer le verrouillage des comptes après plusieurs tentatives de connexion
    • Auditer les connexions, les accès aux fichiers et les événements de sécurité
    • Attribuer des droits particuliers à certains utilisateurs ou groupes
    • Configurer des options de sécurité avancées de Windows

    La console est organisée en plusieurs catégories, notamment :

    • Stratégies de compte
    • Stratégies locales
    • Stratégies de gestion des listes réseau
    • Stratégies de clé publique
    • Stratégies de restriction logicielle
    • Stratégies de contrôle des applications
    • Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécurité

    À noter : les paramètres configurés avec secpol.msc sont appliqués uniquement à l’ordinateur local. Dans un environnement professionnel, ils peuvent être remplacés par des stratégies déployées via Active Directory, Microsoft Entra ID ou Microsoft Intune.

    Comme gpedit.msc, la console secpol.msc est disponible uniquement sur les éditions Professionnelle, Entreprise et Éducation de Windows. Elle n’est pas incluse dans Windows 11/10 Famille.

    Quelle différence entre secpol.msc et gpedit.msc ?

    Bien que secpol.msc et gpedit.msc soient deux consoles d’administration de Windows, elles ne remplissent pas le même rôle.

    gpedit.msc permet de gérer l’ensemble des stratégies de groupe locales, tandis que secpol.msc est spécialisé dans les paramètres de sécurité du système.

    En pratique, secpol.msc constitue un sous-ensemble de gpedit.msc : il regroupe uniquement les stratégies liées à la sécurité, ce qui le rend plus simple à utiliser lorsque vous souhaitez renforcer la protection de votre ordinateur.

    Fonctionsecpol.mscgpedit.msc
    Gérer les stratégies de sécurité✅✅
    Configurer les mots de passe✅✅
    Définir les stratégies d’audit✅✅
    Attribuer les droits des utilisateurs✅✅
    Configurer Windows Update❌✅
    Gérer Microsoft Defender❌✅
    Modifier les paramètres de confidentialité❌✅
    Configurer l’Explorateur de fichiers❌✅
    Gérer les stratégies Microsoft Edge❌✅
    Administrer l’ensemble des stratégies Windows❌✅

    En résumé :

    • Utilisez secpol.msc si vous souhaitez configurer la sécurité de Windows (mots de passe, audits, droits des utilisateurs, stratégies de sécurité…).
    • Utilisez gpedit.msc si vous souhaitez administrer l’ensemble des stratégies de groupe, y compris Windows Update, Microsoft Defender, l’Explorateur de fichiers, Microsoft Edge ou les paramètres système.

    Si votre objectif est simplement de renforcer la sécurité de votre ordinateur, secpol.msc est généralement le meilleur choix. En revanche, pour gérer toutes les stratégies de Windows, gpedit.msc reste l’outil de référence.

    👉 À lire également :

    Comment ouvrir secpol.msc ?

    La Stratégie de sécurité locale peut être ouverte de plusieurs façons. La méthode la plus simple consiste à utiliser la boîte de dialogue Exécuter, mais vous pouvez également y accéder depuis la recherche Windows, l’Invite de commandes ou Windows PowerShell.

    Remarque : secpol.msc est disponible uniquement sur les éditions Professionnelle, Entreprise et Éducation de Windows. Si vous utilisez Windows 11/10 Famille, un message d’erreur indiquera que Windows ne trouve pas secpol.msc.

    Avec la boîte de dialogue Exécuter

    • Sur votre clavier, appuyez sur les touches + R
    • Saisissez secpol.msc
    • Cliquez sur OK ou appuyez sur Entrée

    La console Stratégie de sécurité locale s’ouvre alors.

    Depuis la recherche Windows

    • Cliquez sur le bouton Rechercher de la barre des tâches
    • Saisissez secpol.msc ou Stratégie de sécurité locale
    • Cliquez sur le résultat correspondant

    Depuis l’Invite de commandes ou Windows PowerShell

    Vous pouvez également lancer la console depuis un terminal.

    • Ouvrez l’Invite de commandes ou Windows PowerShell
    • Exécutez la commande suivante :
    secpol.msc

    Depuis le Gestionnaire des tâches

    Une autre méthode consiste à utiliser le Gestionnaire des tâches.

    • Ouvrez le gestionnaire de tâches par un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier + X
    • Puis Gestionnaire des tâches. Vous pouvez aussi utiliser le raccourci clavier CTRL+MAJ+ESC
    • Saisissez secpol.msc
    • Validez avec OK

    Les principales stratégies de sécurité locale

    La console Stratégie de sécurité locale est organisée sous la forme d’une arborescence, similaire à celle de l’Éditeur de stratégie de groupe (gpedit.msc). Chaque catégorie regroupe un ensemble de stratégies permettant de configurer un aspect particulier de la sécurité de Windows.

    Comprendre les restrictions administrateurs : Les stratégies locales

    Elle regroupe plusieurs catégories de paramètres permettant de renforcer la sécurité de Windows et de contrôler les droits accordés aux utilisateurs. Selon vos besoins, vous pouvez définir des règles de mot de passe, auditer les événements de sécurité ou encore limiter certaines actions sur l’ordinateur.

    Voici les principales catégories de stratégies disponibles.

    CatégorieÀ quoi sert-elle ?Exemples de paramètres
    Stratégies de mot de passeDéfinir les règles applicables aux mots de passe des comptes locaux.Longueur minimale, complexité, durée de validité, historique des mots de passe, âge minimal du mot de passe.
    Stratégies de verrouillage des comptesProtéger les comptes contre les tentatives de connexion répétées.Nombre maximal de tentatives, durée du verrouillage, réinitialisation du compteur.
    Stratégies d’auditEnregistrer les événements de sécurité dans le Journal des événements.Audit des connexions, des accès aux fichiers, des privilèges, des modifications de stratégies.
    Attribution des droits utilisateurDéterminer les actions autorisées pour chaque utilisateur ou groupe.Ouverture de session, Bureau à distance, arrêt du système, sauvegarde et restauration, chargement de pilotes.
    Options de sécuritéConfigurer le comportement de nombreux composants de sécurité de Windows.UAC, comptes administrateurs, comptes invités, signature numérique, accès réseau, périphériques amovibles.
    Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécuritéGérer les règles du pare-feu Windows.Règles entrantes et sortantes, profils Domaine/Privé/Public, sécurité des connexions.
    Stratégies de gestion des listes réseauDéfinir le comportement des réseaux détectés par Windows.Type de réseau (Public/Privé), autorisations, découverte réseau.
    Stratégies de clé publiqueGérer les certificats et l’infrastructure à clé publique (PKI).Certificats de confiance, EFS, autorités de certification.
    Stratégies de restriction logicielleContrôler les applications autorisées à s’exécuter.Blocage par chemin, certificat, hachage ou zone Internet.
    Stratégies de contrôle des applicationsAutoriser ou interdire l’exécution d’applications selon des règles avancées.AppLocker, Windows Defender Application Control (WDAC), contrôle des scripts et exécutables.
    Infographique de la liste des principales stratégies de sécurité locale (secpol.msc) de Windows 11/0

    Cas d’utilisation

    La Stratégie de sécurité locale est principalement utilisée pour renforcer la sécurité d’un ordinateur, limiter les actions des utilisateurs ou appliquer des règles de sécurité adaptées à un environnement professionnel ou personnel.

    Le tableau ci-dessous présente les principaux cas d’utilisation ainsi que les paramètres que vous pouvez configurer avec secpol.msc.

    Cas d’utilisationObjectifExemples de paramètres
    Renforcer la sécurité d’un ordinateurAméliorer la protection du système contre les accès non autorisés et les attaques.Complexité des mots de passe, verrouillage des comptes, UAC, options de sécurité.
    Définir les droits des utilisateursContrôler les actions autorisées pour chaque utilisateur ou groupe.Ouverture de session, Bureau à distance, arrêt du système, sauvegarde et restauration, chargement des pilotes.
    Auditer les événements de sécuritéEnregistrer les événements importants afin de surveiller l’activité du système.Connexions réussies ou échouées, accès aux fichiers, utilisation des privilèges, modifications des stratégies.
    Contrôler l’exécution des applicationsLimiter les logiciels pouvant être exécutés sur l’ordinateur.Stratégies de restriction logicielle (SRP), AppLocker, Windows Defender Application Control (WDAC).
    Configurer le Pare-feu Windows DefenderDéfinir les règles de filtrage des connexions réseau.Règles entrantes et sortantes, profils Domaine, Privé et Public, sécurité des connexions.
    Gérer les certificats et le chiffrementRenforcer la confiance des communications et protéger les données.Stratégies de clé publique, certificats, EFS, autorités de certification.

    Les sections suivantes détaillent chacune de ces catégories et présentent les principaux paramètres que vous pouvez configurer avec secpol.msc afin d’améliorer la sécurité de Windows.

    Infographique des cas d'utilisation des stratégies de sécurité locale (secpol.msc) de Windows 11/0

    Les limites de secpol.msc

    Bien que secpol.msc soit un outil puissant pour administrer la sécurité de Windows, il présente certaines limites. Il ne permet pas de gérer toutes les stratégies de Windows et certaines fonctionnalités ne sont disponibles que sur les éditions professionnelles du système d’exploitation.

    LimiteExplication
    Disponible uniquement sur Windows Professionnel, Entreprise et ÉducationLa console secpol.msc n’est pas incluse dans Windows 11/10 Famille.
    Limité aux stratégies de sécuritéIl ne permet pas de gérer les stratégies de Windows Update, de Microsoft Defender, de l’Explorateur de fichiers, de Microsoft Edge ou des Paramètres de Windows.
    Ne permet pas d’afficher les stratégies appliquéesPour vérifier les stratégies effectivement en vigueur, utilisez plutôt RSOP ou GPResult.
    Ne permet pas de gérer toutes les stratégies de groupePour administrer l’ensemble des stratégies locales, utilisez gpedit.msc ou Policy Plus.
    Certaines stratégies sont remplacées en entrepriseSi votre ordinateur est joint à un domaine Active Directory ou géré par Microsoft Intune ou Microsoft Entra ID, les stratégies définies par l’administrateur sont prioritaires sur les paramètres locaux.
    Les modifications prennent parfois effet après une actualisationCertaines stratégies nécessitent un redémarrage, une fermeture de session ou l’exécution de la commande gpupdate /force avant d’être appliquées.

    En résumé, secpol.msc est l’outil idéal pour configurer les stratégies de sécurité locales, mais il ne remplace pas gpedit.msc lorsqu’il s’agit d’administrer l’ensemble des stratégies de Windows. Il constitue plutôt un outil spécialisé, centré sur la protection du système et la gestion des comptes utilisateurs.

    L’article secpol.msc : utiliser la stratégie de sécurité locale sur Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

    rsop.msc : afficher les stratégies de groupe appliquées sur Windows 11/10

    Par : malekalmorte
    16 juillet 2026 à 08:03

    RSOP (Resultant Set of Policy – Jeu de stratégie résultat) est un outil intégré à Windows qui permet d’afficher les stratégies de groupe effectivement appliquées à votre ordinateur et à votre compte utilisateur. Contrairement à gpedit.msc, qui sert à modifier les stratégies, RSOP est un outil de diagnostic en lecture seule. Il est particulièrement utile pour identifier l’origine d’une restriction, comprendre pourquoi un paramètre est grisé ou résoudre des problèmes tels que « Certains paramètres sont gérés par votre organisation ».

    Dans ce guide, découvrez comment ouvrir RSOP, parcourir les stratégies appliquées, identifier une restriction et connaître les limites de cet outil sous Windows 11/10.

    ✋
    Pour tout comprendre sur les stratégies locales Windows, consultez ce guide : Les stratégies locales Windows : comprendre les restrictions d’administration

    Qu’est-ce que RSOP ?

    RSOP (Resultant Set of Policy, ou Jeu de stratégies résultant) est un outil intégré à Windows permettant d’afficher les stratégies de groupe réellement appliquées à un ordinateur et à l’utilisateur connecté.

    Contrairement à gpedit.msc, qui permet de modifier les stratégies disponibles, RSOP est un outil de diagnostic. Il analyse la configuration du système puis affiche uniquement les stratégies effectivement en vigueur.

    Il est particulièrement utile pour comprendre pourquoi un paramètre est verrouillé ou pourquoi une restriction est appliquée. Par exemple, RSOP permet de vérifier les stratégies configurées pour :

    • Windows Update
    • Microsoft Defender
    • L’Explorateur de fichiers
    • Le Panneau de configuration
    • Les Paramètres de Windows
    • Les stratégies de sécurité

    RSOP est souvent utilisé pour diagnostiquer des problèmes tels que :

    À noter : RSOP est un outil en lecture seule. Il permet de consulter les stratégies appliquées, mais il ne permet pas de les modifier. Pour changer une stratégie, vous devrez utiliser gpedit.msc, Policy Plus ou modifier les clés Policies du Registre.

    Il est disponible sur les éditions Professionnelle, Entreprise et Éducation de Windows. Sur Windows 11/10 Famille, la console RSOP n’est généralement pas disponible.

    Comment ouvrir RSOP

    RSOP s’ouvre à l’aide de la console rsop.msc. Lors de son lancement, Windows analyse les stratégies appliquées à l’ordinateur et à l’utilisateur, puis affiche le résultat dans une console MMC (Microsoft Management Console).

    Pour ouvrir RSOP :

    • Sur votre clavier, appuyez sur les touches + R
    • Saisissez rsop.msc
    • Cliquez sur OK ou appuyez sur Entrée

    Patientez quelques instants pendant que Windows collecte les informations. Cette opération peut prendre quelques secondes selon la configuration de votre ordinateur.

    Une fois l’analyse terminée, la console Jeu de stratégies résultant s’ouvre. Vous pouvez alors parcourir les différentes catégories de stratégies appliquées à votre ordinateur et à votre compte utilisateur.

    L'interface de rsop.msc - eu de stratégie résultat)

    Si un message d’erreur s’affiche ou que la console ne s’ouvre pas, vérifiez que vous utilisez une édition Professionnelle, Entreprise ou Éducation de Windows. L’outil RSOP n’est généralement pas disponible sur Windows 11/10 Famille.

    Vous pouvez également lancer RSOP depuis une Invite de commandes ou Windows PowerShell en exécutant simplement la commande :

    rsop.msc

    Après son ouverture, vous pourrez consulter les stratégies appliquées dans les rubriques Configuration ordinateur et Configuration utilisateur, puis rechercher le paramètre responsable d’une restriction ou d’un message tel que « Certains paramètres sont gérés par votre organisation ».

    Parcourir les stratégies appliquées dans Windows 11/10

    La console RSOP est organisée de manière similaire à l’Éditeur de stratégie de groupe (gpedit.msc). Les stratégies sont classées dans une arborescence, ce qui permet de retrouver rapidement le composant concerné et de vérifier si une restriction est appliquée.

    Les deux principales catégories sont :

    • Configuration ordinateur : contient les stratégies appliquées à l’ensemble de l’ordinateur, quel que soit l’utilisateur connecté.
    • Configuration utilisateur : regroupe les stratégies appliquées uniquement à l’utilisateur actuellement connecté.

    Dans chacune de ces catégories, développez Modèles d’administration pour accéder aux différents composants de Windows.

    Vous y trouverez notamment des stratégies concernant :

    • Windows Update
    • Microsoft Defender
    • L’Explorateur de fichiers
    • Le Panneau de configuration
    • Le menu Démarrer et la barre des tâches
    • Le système
    • Le réseau
    • Microsoft Edge (si des stratégies sont configurées)

    Lorsqu’une stratégie est configurée, RSOP affiche notamment :

    • Le nom de la stratégie
    • Son état (Activé ou Désactivé)
    • Sa description
    • La valeur appliquée

    Cela permet de comprendre rapidement pourquoi une fonctionnalité est verrouillée ou pourquoi un paramètre est grisé dans Windows.

    Par exemple, si Windows Update indique que certaines options sont gérées par votre organisation, ouvrez le dossier :

    Configuration ordinateur > Modèles d’administration > Composants Windows > Windows Update

    Afficher les stratégies appliquées dans Windows 11/10 avec RSOP

    Vous pourrez alors vérifier si une stratégie est responsable de ce comportement.

    De même, si le problème concerne Microsoft Defender, consultez le dossier correspondant afin de voir quelles stratégies sont actuellement appliquées.

    Astuce : si vous connaissez déjà le composant concerné (Windows Update, Microsoft Defender, Microsoft Edge, etc.), accédez directement au dossier correspondant plutôt que de parcourir toute l’arborescence. Cela facilite grandement le diagnostic des restrictions appliquées.

    Rechercher une stratégie

    RSOP ne dispose pas de fonction de recherche intégrée. Si vous recherchez une stratégie précise, vous devrez parcourir l’arborescence jusqu’au composant concerné.

    Selon le problème rencontré, les stratégies se trouvent généralement dans l’un des dossiers suivants :

    Problème rencontréEmplacement dans RSOP
    Windows UpdateConfiguration ordinateur > Modèles d’administration > Composants Windows > Windows Update
    Microsoft DefenderConfiguration ordinateur > Modèles d’administration > Composants Windows > Microsoft Defender Antivirus
    Explorateur de fichiersConfiguration utilisateur > Modèles d’administration > Composants Windows > Explorateur de fichiers
    Panneau de configurationConfiguration utilisateur > Modèles d’administration > Panneau de configuration
    Menu Démarrer et barre des tâchesConfiguration utilisateur > Modèles d’administration > Menu Démarrer et barre des tâches
    SystèmeConfiguration ordinateur > Modèles d’administration > Système
    RéseauConfiguration ordinateur > Modèles d’administration > Réseau

    Une fois dans le dossier correspondant, sélectionnez la stratégie souhaitée. Le volet de droite affiche plusieurs informations, notamment :

    • Le nom de la stratégie
    • Son état
    • La valeur appliquée
    • Son chemin d’accès
    • Une description de son rôle

    Ces informations permettent de déterminer rapidement si une stratégie est responsable d’une restriction ou d’un paramètre verrouillé.

    Astuce : si vous ne connaissez pas le nom exact de la stratégie, commencez par identifier le composant concerné (Windows Update, Microsoft Defender, Explorateur de fichiers, etc.), puis parcourez uniquement le dossier correspondant. Vous gagnerez ainsi un temps précieux lors du diagnostic.

    Utiliser RSOP pour résoudre un problème

    RSOP est particulièrement utile pour déterminer si une stratégie est responsable d’un dysfonctionnement. Lorsqu’une fonctionnalité de Windows est inaccessible ou qu’un paramètre est grisé, cet outil permet de vérifier rapidement si une stratégie de groupe est à l’origine du problème.

    Voici quelques exemples d’utilisation.

    Le message « Certains paramètres sont gérés par votre organisation »

    Si ce message apparaît dans les Paramètres de Windows, Windows Update ou Microsoft Defender, RSOP permet de vérifier si une stratégie locale est responsable de cette restriction.

    Parcourez l’arborescence jusqu’au composant concerné et vérifiez si une stratégie est configurée. Si c’est le cas, vous pourrez ensuite la modifier avec gpedit.msc ou la supprimer si elle n’est plus nécessaire.

    👉 Les meilleures solutions dans ce guide complet :

    Windows Update est verrouillé

    Si certaines options de Windows Update sont grisées ou qu’un message indique que votre organisation gère certains paramètres, ouvrez le dossier :

    Configuration ordinateur > Modèles d'administration > Composants Windows > Windows Update

    Vous pourrez vérifier si une stratégie impose un comportement particulier, comme la configuration des mises à jour automatiques, l’utilisation d’un serveur WSUS ou la définition d’une version cible de Windows.

    👉 Pour corriger ce problème, suivez aussi ce guide :

    Windows Update de Windows 11 : Les paramètres Windows Update sont gérés par votre organisation"

    Impossible de modifier Microsoft Defender

    Lorsque certains paramètres de Microsoft Defender sont inaccessibles, RSOP permet de vérifier si une stratégie de sécurité est appliquée.

    Accédez au dossier :

    Configuration ordinateur > Modèles d'administration > Composants Windows > Microsoft Defender Antivirus

    Vous pourrez alors identifier les stratégies qui désactivent certaines protections ou empêchent leur modification.

    👉D’autres solutions dans ce guide complet :

    Des fonctionnalités de Windows sont désactivées

    RSOP est également utile lorsque des composants de Windows ne fonctionnent plus normalement. Par exemple, il permet de rechercher des stratégies qui :

    • Masquent des options du Panneau de configuration
    • Désactivent le Gestionnaire des tâches
    • Interdisent l’accès à l’Éditeur du Registre
    • Masquent des éléments du menu Démarrer ou de l’Explorateur de fichiers

    En consultant les stratégies appliquées, vous pourrez déterminer si le problème provient réellement d’une stratégie ou s’il faut orienter vos recherches vers une autre cause.

    Attention : RSOP n’affiche que les stratégies de groupe. Si aucune stratégie n’est présente alors que le problème persiste, vérifiez également les clés Policies du Registre. Certains logiciels de confidentialité ou d’optimisation modifient directement le Registre sans que ces changements apparaissent dans RSOP.

    Les limites de RSOP

    Bien que RSOP soit un excellent outil de diagnostic, il ne permet pas d’afficher toutes les informations relatives aux stratégies de Windows. Selon votre version de Windows et l’origine des restrictions, certaines stratégies peuvent ne pas apparaître dans la console.

    Avant de conclure qu’aucune stratégie n’est appliquée, gardez à l’esprit les limitations suivantes :

    • RSOP est un outil en lecture seule : il permet uniquement de consulter les stratégies appliquées. Pour les modifier, vous devrez utiliser gpedit.msc, Policy Plus ou le Registre Windows.
    • Il n’est pas disponible sur Windows 11/10 Famille. Cette édition ne comprend généralement pas la console rsop.msc.
    • Toutes les restrictions ne proviennent pas de stratégies de groupe. Certains logiciels modifient directement les clés Policies du Registre, ce qui peut ne pas être visible dans RSOP.
    • Les paramètres propres à certaines applications (Microsoft Edge, Google Chrome, Firefox, etc.) peuvent être gérés par leurs propres stratégies et ne sont pas toujours affichés dans la console.
    • RSOP ne permet pas de rechercher une stratégie par son nom. Vous devez parcourir manuellement l’arborescence pour trouver le composant concerné.
    • Les stratégies provenant d’un domaine Active Directory, de Microsoft Entra ID ou de Microsoft Intune peuvent être plus facilement analysées avec GPResult, qui fournit davantage d’informations sur leur origine.

    Si RSOP n’affiche aucune stratégie alors qu’un paramètre reste verrouillé ou qu’un message comme « Certains paramètres sont gérés par votre organisation » apparaît, il est recommandé de vérifier également :

    • Les clés Policies du Registre
    • Le rapport généré avec GPResult
    • Les logiciels de confidentialité ou d’optimisation installés sur votre ordinateur (WPD, O&O ShutUp10++, Win11Debloat, etc.)

    En pratique, RSOP est idéal pour identifier rapidement une stratégie de groupe locale, mais il ne remplace pas les autres outils de diagnostic lorsque les restrictions proviennent d’une autre source.

    Alternatives à RSOP

    Bien que RSOP soit un excellent outil pour afficher les stratégies de groupe appliquées, il n’est pas le seul. Selon vos besoins, d’autres utilitaires peuvent être plus adaptés pour modifier une stratégie, générer un rapport détaillé ou vérifier les restrictions enregistrées dans le Registre.

    OutilQuand l’utiliser ?
    gpedit.mscPour créer, modifier ou supprimer les stratégies de groupe locales.
    GPResultPour générer un rapport détaillé des stratégies appliquées à l’ordinateur et à l’utilisateur.
    Policy PlusPour gérer les stratégies sur Windows 11/10 Famille ou disposer d’une alternative à gpedit.msc.
    Registre WindowsPour vérifier ou modifier directement les clés Policies utilisées par Windows et certains logiciels.

    Chaque outil répond à un besoin différent :

    • RSOP permet de consulter les stratégies réellement appliquées.
    • gpedit.msc sert à modifier les stratégies de groupe locales.
    • GPResult produit un rapport complet, particulièrement utile pour le diagnostic ou en environnement professionnel.
    • Policy Plus offre une interface proche de gpedit.msc et constitue une solution pratique sur les éditions Famille de Windows.
    • Le Registre Windows permet de vérifier les stratégies enregistrées dans les clés Policies, notamment lorsqu’elles ont été créées par un logiciel de confidentialité, un script ou une modification manuelle.

    L’article rsop.msc : afficher les stratégies de groupe appliquées sur Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

    Créer un raccourci pour arrêter, redémarrer ou mettre en veille Windows

    Par : malekalmorte
    10 juillet 2026 à 08:54

    Vous utilisez régulièrement les options Arrêter, Redémarrer, Mettre en veille ou Fermer la session de Windows ? Il est possible de créer des raccourcis permettant d’exécuter ces actions en un seul clic depuis le Bureau, le menu Démarrer ou la barre des tâches.

    Windows intègre pour cela la commande shutdown, ainsi que d’autres commandes système permettant d’arrêter le PC, de redémarrer l’ordinateur, de verrouiller la session, de mettre le PC en veille ou en veille prolongée. Il suffit de créer un raccourci pointant vers la commande appropriée pour accéder rapidement à ces fonctionnalités.

    Dans ce tutoriel, découvrez comment créer un raccourci pour arrêter Windows, redémarrer le PC, fermer la session, verrouiller votre ordinateur, mettre le PC en veille ou en veille prolongée, puis comment personnaliser son icône et l’épingler au menu Démarrer ou à la barre des tâches.

    Créer un raccourci pour arrêter son PC en Windows

    Windows permet de créer un raccourci qui arrête immédiatement l’ordinateur en utilisant la commande shutdown. Cette méthode est pratique si vous souhaitez arrêter rapidement votre PC depuis le Bureau, la barre des tâches ou le menu Démarrer.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    shutdown /s /t 0
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Arrêter Windows.
    • Cliquez sur Terminer.

    Le raccourci est immédiatement créé. Un double-clic dessus lance l’arrêt immédiat de Windows.

    Créer un raccourci pour arrêter son ordinateur en Windows

    À quoi correspond cette commande ?

    La commande est composée de plusieurs paramètres :

    • /s : arrête complètement Windows.
    • /t 0 : lance l’arrêt immédiatement, sans délai.

    Vous pouvez modifier le délai en remplaçant 0 par le nombre de secondes souhaité. Par exemple, pour arrêter le PC au bout d’une minute :

    shutdown /s /t 60

    Pendant le compte à rebours, un message informe l’utilisateur que Windows va s’arrêter.

    👉Le guide pour apprendre à utiliser la commande :

    Personnaliser l’icône du raccourci

    Par défaut, le raccourci utilise une icône générique. Vous pouvez lui attribuer une icône plus représentative.

    • Faites un clic droit sur le raccourci, puis sélectionnez Propriétés.
    • Dans l’onglet Raccourci, cliquez sur Changer d’icône….
    • Si Windows indique qu’aucune icône n’est disponible, saisissez le chemin suivant :
    %SystemRoot%\System32\shell32.dll
    • Choisissez une icône représentant l’arrêt ou l’alimentation.
    • Cliquez sur OK, puis sur Appliquer.

    Vous pouvez ensuite épingler ce raccourci au menu Démarrer ou à la barre des tâches pour y accéder encore plus rapidement.

    Créer un raccourci pour redémarrer le PC

    Vous pouvez également créer un raccourci permettant de redémarrer immédiatement Windows. Cette solution est pratique si vous redémarrez fréquemment votre ordinateur après une mise à jour, l’installation d’un logiciel ou pour résoudre un problème.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    shutdown /r /t 0
    shutdown : redémarrer ou arrêter Windows en invite de commandes
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Redémarrer le PC.
    shutdown : redémarrer ou arrêter Windows en invite de commandes
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci redémarre immédiatement l’ordinateur.

    shutdown : redémarrer ou arrêter Windows en invite de commandes

    À quoi correspond cette commande ?

    La commande utilise les paramètres suivants :

    • /r : redémarre Windows après avoir fermé les applications.
    • /t 0 : exécute le redémarrage immédiatement, sans délai.

    Si vous souhaitez laisser quelques secondes avant le redémarrage, remplacez 0 par le délai souhaité. Par exemple, pour redémarrer le PC après 30 secondes :

    shutdown /r /t 30

    Personnaliser l’icône du raccourci

    Comme pour le raccourci d’arrêt, vous pouvez modifier son icône :

    • Faites un clic droit sur le raccourci, puis sélectionnez Propriétés.
    • Dans l’onglet Raccourci, cliquez sur Changer d’icône….
    • Si nécessaire, indiquez le fichier suivant :
    %SystemRoot%\System32\shell32.dll
    • Choisissez une icône représentant le redémarrage ou le système.
    • Cliquez sur OK, puis sur Appliquer.

    Vous pouvez ensuite épingler ce raccourci au menu Démarrer ou à la barre des tâches afin de redémarrer votre ordinateur en un seul clic.

    👉Pour compléter, suivez guide :

    Créer un raccourci pour fermer la session

    Si vous souhaitez fermer rapidement votre session Windows sans arrêter ni redémarrer l’ordinateur, vous pouvez créer un raccourci utilisant la commande shutdown. Cette solution est pratique sur un ordinateur partagé ou lorsque vous changez régulièrement d’utilisateur.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    shutdown /l
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Fermer la session.
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci ferme immédiatement la session en cours et affiche l’écran de connexion de Windows.

    À quoi correspond cette commande ?

    La commande utilise le paramètre suivant :

    • /l : ferme la session de l’utilisateur actuellement connecté.

    Contrairement aux commandes d’arrêt ou de redémarrage, il n’est pas possible d’utiliser le paramètre /t avec shutdown /l. La fermeture de session est donc exécutée immédiatement.

    Avant de fermer la session, pensez à enregistrer les documents ouverts afin d’éviter toute perte de données. Si des applications empêchent la fermeture de la session, Windows peut vous demander de confirmer leur fermeture.

    Personnaliser l’icône du raccourci

    Pour faciliter son identification, vous pouvez modifier l’icône du raccourci :

    • Faites un clic droit sur le raccourci, puis sélectionnez Propriétés.
    • Dans l’onglet Raccourci, cliquez sur Changer d’icône….
    • Si Windows ne trouve aucune icône, indiquez le fichier suivant :
    %SystemRoot%\System32\shell32.dll
    • Sélectionnez une icône adaptée.
    • Cliquez sur OK, puis sur Appliquer.

    Vous pouvez ensuite épingler ce raccourci au menu Démarrer ou à la barre des tâches afin de fermer votre session en un seul clic.

    Créer un raccourci pour verrouiller Windows

    Si vous souhaitez verrouiller rapidement votre session sans la fermer, vous pouvez créer un raccourci dédié. Le verrouillage permet de protéger votre ordinateur lorsque vous vous absentez quelques instants, tout en laissant vos applications et vos documents ouverts.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    rundll32.exe user32.dll,LockWorkStation
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Verrouiller Windows.
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci verrouille immédiatement la session en cours et affiche l’écran de verrouillage de Windows 11/10.

    À quoi correspond cette commande ?

    Cette commande utilise rundll32.exe pour appeler la fonction LockWorkStation de la bibliothèque système user32.dll.

    Contrairement à la fermeture de session, le verrouillage :

    • Conserve toutes les applications ouvertes.
    • Maintient les documents en cours d’édition.
    • Demande votre mot de passe, votre code PIN ou Windows Hello pour accéder de nouveau à la session.

    C’est la méthode recommandée lorsque vous quittez temporairement votre poste de travail.

    Créer un raccourci pour mettre le PC en veille

    La veille permet d’éteindre la plupart des composants de l’ordinateur tout en conservant les applications et les documents ouverts en mémoire. Le PC consomme très peu d’énergie et reprend son activité en quelques secondes lorsque vous appuyez sur une touche ou déplacez la souris.

    Vous pouvez créer un raccourci permettant de mettre immédiatement votre ordinateur en veille.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    rundll32.exe powrprof.dll,SetSuspendState Sleep
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Mettre en veille.
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci met immédiatement l’ordinateur en veille.

    Utiliser la commande PowerShell (recommandé)

    La commande précédente peut ne pas fonctionner correctement sur certaines versions de Windows ou si la veille prolongée est activée. Une alternative plus fiable consiste à utiliser PowerShell.

    Créez un raccourci avec la commande suivante :

    powershell.exe -Command "(Add-Type '[DllImport(\"powrprof.dll\", SetLastError=true)]public static extern bool SetSuspendState(bool hibernate,bool forceCritical,bool disableWakeEvent);' -Name P -Namespace Win32 -PassThru)::SetSuspendState($false,$false,$false)"

    Cette commande demande explicitement à Windows de passer en veille et non en veille prolongée.

    Vérifier que la veille est disponible

    Si le raccourci ne fonctionne pas, il est possible que la veille soit désactivée ou qu’elle ne soit pas prise en charge par votre matériel.

    Pour afficher les états de veille disponibles, ouvrez l’Invite de commandes ou Windows PowerShell en tant qu’administrateur, puis exécutez :

    powercfg /a

    Cette commande affiche les modes de veille pris en charge par votre ordinateur ainsi que les éventuelles raisons de leur indisponibilité.

    👉 Le guide complet :

    Créer un raccourci pour mettre le PC en veille prolongée

    La veille prolongée (Hibernate) enregistre le contenu de la mémoire vive (RAM) sur le disque, puis éteint complètement l’ordinateur. Au prochain démarrage, Windows restaure votre session telle que vous l’avez laissée, avec les applications et les documents ouverts.

    Cette fonctionnalité est particulièrement utile sur un ordinateur portable pour économiser la batterie tout en reprenant rapidement votre travail.

    Pour créer un raccourci permettant de mettre le PC en veille prolongée :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    shutdown /h
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Mettre en veille prolongée.
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci met immédiatement l’ordinateur en veille prolongée.

    Vérifier que la veille prolongée est activée

    Si le raccourci ne fonctionne pas, il est possible que la veille prolongée soit désactivée.

    Pour vérifier les états d’alimentation disponibles :

    • Ouvrez l’Invite de commandes ou Windows PowerShell en tant qu’administrateur.
    • Exécutez la commande suivante :
    powercfg /a

    Si la veille prolongée n’est pas disponible, vous pouvez l’activer avec la commande suivante :

    powercfg /hibernate on

    👉 Le tutoriel complet :

    Créer un raccourci pour ouvrir les options d’alimentation

    Si vous accédez régulièrement aux options d’alimentation pour modifier le mode de gestion de l’énergie, choisir un plan d’alimentation ou configurer les boutons Marche/Arrêt, vous pouvez créer un raccourci permettant d’ouvrir directement cette page.

    Pour créer ce raccourci :

    • Faites un clic droit sur un emplacement vide du Bureau.
    • Sélectionnez Nouveau > Raccourci.
    • Dans le champ Entrez l’emplacement de l’élément, saisissez la commande suivante :
    control.exe /name Microsoft.PowerOptions
    • Cliquez sur Suivant.
    • Donnez un nom au raccourci, par exemple Options d’alimentation.
    • Cliquez sur Terminer.

    Un double-clic sur ce raccourci ouvre immédiatement les Options d’alimentation du Panneau de configuration.

    Que peut-on faire depuis les options d’alimentation ?

    Cette fenêtre permet notamment de :

    • Choisir un plan d’alimentation (Équilibré, Économies d’énergie, Performances élevées…).
    • Modifier les paramètres du mode de gestion de l’alimentation.
    • Configurer le comportement du bouton Marche/Arrêt et de la fermeture du capot sur un ordinateur portable.
    • Définir les délais de mise en veille et d’extinction de l’écran.
    • Activer ou désactiver la veille prolongée, selon la configuration de votre ordinateur.

    👉 Le guide complet :

    Modifier l’icône du raccourci

    Par défaut, un raccourci utilise généralement l’icône du programme qu’il lance. Vous pouvez toutefois la remplacer par une autre afin de le distinguer plus facilement sur le Bureau, dans le menu Démarrer ou sur la barre des tâches.

    Pour modifier l’icône d’un raccourci :

    • Faites un clic droit sur le raccourci.
    • Sélectionnez Propriétés.
    • Ouvrez l’onglet Raccourci.
    • Cliquez sur Changer d’icône….

    Si Windows indique qu’aucune icône n’est disponible, saisissez le chemin suivant :

    %SystemRoot%\System32\shell32.dll

    Ce fichier contient plusieurs centaines d’icônes intégrées à Windows. Sélectionnez celle de votre choix, puis cliquez sur OK et enfin sur Appliquer.

    Vous pouvez également utiliser les icônes contenues dans d’autres bibliothèques système, par exemple :

    BibliothèqueContenu
    %SystemRoot%\System32\shell32.dllNombreuses icônes système (dossiers, disques, alimentation, sécurité, etc.)
    %SystemRoot%\System32\imageres.dllIcônes modernes utilisées par Windows 11/10
    %SystemRoot%\System32\pifmgr.dllAnciennes icônes Windows, toujours disponibles
    Fichier .exe ou .dllLes programmes contiennent souvent leurs propres icônes

    Il est également possible d’utiliser un fichier .ico personnalisé en cliquant sur Parcourir…. Cette solution est idéale pour créer des raccourcis facilement identifiables ou harmoniser l’apparence de votre Bureau.

    Une fois l’icône modifiée, le raccourci conserve toutes ses propriétés. Seule son apparence est changée.

    Épingler le raccourci au Bureau, au menu Démarrer ou à la barre des tâches

    Une fois votre raccourci créé, vous pouvez le placer à l’emplacement de votre choix afin d’y accéder plus rapidement. Windows permet notamment de le conserver sur le Bureau, de l’épingler au menu Démarrer ou à la barre des tâches.

    👉Le tutoriel :

    Attribuer un raccourci clavier

    Il est également possible d’ouvrir un raccourci à l’aide d’une combinaison de touches.

    • Faites un clic droit sur le raccourci.
    • Sélectionnez Propriétés.
    • Ouvrez l’onglet Raccourci.
    • Cliquez dans le champ Touche de raccourci.
    • Appuyez sur la combinaison de touches souhaitée.
    • Cliquez sur Appliquer, puis sur OK.

    Vous pourrez ensuite lancer le raccourci directement au clavier, sans passer par le Bureau ou le menu Démarrer.

    📖 Ressources utiles et articles liés

    L’article Créer un raccourci pour arrêter, redémarrer ou mettre en veille Windows est apparu en premier sur malekal.com.

    Configurer la restauration à un instant dans le passé de Windows 11 (fréquence, rétention, espace disque)

    Par : malekalmorte
    26 juin 2026 à 07:05

    La restauration à un instant dans le passé est une nouvelle fonctionnalité de Windows 11 qui permet de configurer la création automatique d’instants de restauration afin de pouvoir revenir à un état antérieur du système en cas de problème. Vous pouvez notamment définir la fréquence de création, la durée de rétention ainsi que l’espace disque utilisé pour conserver ces instants.

    À la différence de la Restauration du système, cette fonctionnalité repose sur un mécanisme de récupération distinct et s’appuie sur le Volume Shadow Copy Service (VSS) pour créer des instantanés du système. Microsoft la déploie progressivement dans les versions Insider de Windows 11 avant sa disponibilité dans les versions stables.

    Dans ce guide, découvrez comment accéder aux paramètres de la restauration à un instant dans le passé, activer ou désactiver la fonctionnalité, modifier sa configuration et comprendre le rôle de chaque option. Vous apprendrez également pourquoi certains paramètres peuvent être grisés ou indisponibles selon votre version de Windows 11.

    Comment accéder aux paramètres de la restauration à un instant dans le passé

    Les paramètres de la restauration à un instant dans le passé sont accessibles depuis l’application Paramètres de Windows 11. C’est depuis cette interface que vous pouvez activer ou désactiver la fonctionnalité, consulter son état et, selon votre version de Windows, modifier certains paramètres comme la fréquence de création des points de restauration, la durée de rétention ou l’espace disque utilisé.

    Pour accéder aux paramètres :

    • Ouvrez Paramètres (Windows + I)
    • Cliquez sur Système
    • Ouvrez Récupération
    • Cliquez sur Restauration à un instant dans le passé

    La fenêtre de configuration affiche les différents paramètres de la fonctionnalité ainsi que son état actuel.

    Restauration à un instant dans le passé dans les paramètres de Windows 11

    Paramètres par défaut et options grisées

    La modification des paramètres dépend de l’édition de Windows 11.
    Ce tableau récapitule les options disponibles par édition de Windows 11 :

    ConfigurationPar défautOptionsEditions eligible for configuration
    Activer/Désactiver la fonctionnalitéVoir ci-dessous*On/OffFamille, Pro, Entreprise
    Fréquence des points de restauration
    (approximative)
    Toutes les 24 heures4, 6, 12, 16, 24 heuresEntreprise seulement
    Durée de conservation des points de restauration
    (approximative)
    72 heures4, 6, 12, 16, 24, 72 heuresEntreprise seulement
    Limite maximale d’utilisation2% du disquePourcentage d’espace disque (min. 2 Go ; max. 50 Go équivalents)Famille, Pro, Entreprise

    La restauration à un instant donné sera activée par défaut sur les systèmes non gérés par l’entreprise :

    • Appareils sous Windows Édition Familiale
    • Appareils sous Windows Édition Professionnelle qui ne sont pas joints à un domaine et qui ne sont pas inscrits dans la gestion des terminaux d’entreprise

    * La restauration à un instant donné sera désactivée par défaut sur les systèmes gérés par l’entreprise jusqu’à Windows 11, version 26H2 :

    • les appareils sous Windows Édition Entreprise et Édition Éducation
    • les appareils sous Windows Édition Pro qui sont joints à un domaine ou gérés par une organisation

    Activer ou désactiver la restauration à un instant dans le passé

    La restauration à un instant dans le passé peut être activée ou désactivée depuis ses paramètres de configuration. Lorsque la fonctionnalité est activée, Windows crée automatiquement des instants de restauration qui pourront être utilisés pour revenir à un état antérieur du système en cas de problème.

    Pour activer ou désactiver la fonctionnalité :

    • Ouvrez Paramètres (Windows + I)
    • Cliquez sur Système
    • Ouvrez Récupération
    • Cliquez sur Restauration à un instant dans le passé
    • Activez ou désactivez l’interrupteur Activer la restauration à un instant dans le passé

    Une fois la fonctionnalité activée, Windows commence à créer automatiquement des instants de restauration selon les paramètres configurés.

    Après l’activation, il est recommandé de vérifier les paramètres de fréquence de création, de durée de rétention et d’espace disque alloué afin d’adapter le fonctionnement de la restauration à vos besoins.

    Activer ou désactiver la restauration à un instant dans le passé de Windows 11

    Configurer la fréquence des points de restauration

    Seulement disponible pour l’édition Entreprise de Windows 11.

    La fréquence détermine à quel intervalle Windows crée automatiquement un nouvel instant de restauration. Une fréquence plus élevée offre davantage de points de restauration disponibles, mais peut également augmenter l’espace disque utilisé.

    Pour modifier cette valeur :

    • Ouvrez Paramètres (Windows + I)
    • Cliquez sur Système
    • Ouvrez Récupération
    • Cliquez sur Restauration à un instant dans le passé
    • Modifiez le paramètre Fréquence des points de restauration

    Choisissez ensuite la fréquence souhaitée, puis enregistrez les modifications.

    Configurer la fréquence des points de restauration

    Configurer la durée de rétention

    Seulement disponible pour l’édition Entreprise de Windows 11.

    La durée de rétention correspond à la période pendant laquelle Windows conserve les instants de restauration avant de les supprimer automatiquement. Une fois ce délai écoulé, les anciens instants sont effacés afin de libérer de l’espace disque et laisser la place aux plus récents.

    Pour modifier la durée de rétention :

    • Ouvrez Paramètres (Windows + I)
    • Cliquez sur Système
    • Ouvrez Récupération
    • Cliquez sur Restauration à un instant dans le passé
    • Modifiez le paramètre Durée de rétention

    Sélectionnez ensuite la durée souhaitée, puis enregistrez les modifications.

    Configurer la durée de rétention

    Configurer l’espace disque utilisé

    La restauration à un instant dans le passé utilise une partie de l’espace disponible sur le disque système afin de stocker les instants de restauration. Plus l’espace alloué est important, plus Windows peut conserver d’instants de restauration avant de supprimer les plus anciens.

    Pour modifier cette valeur :

    • Ouvrez Paramètres (Windows + I)
    • Cliquez sur Système
    • Ouvrez Récupération
    • Cliquez sur Restauration à un instant dans le passé
    • Modifiez le paramètre Utilisation du disque

    Définissez ensuite la quantité d’espace disque que Windows peut utiliser pour enregistrer les instants de restauration.

    Lorsque l’espace alloué est atteint, Windows supprime automatiquement les instants de restauration les plus anciens afin de libérer de la place pour les nouveaux. Il est donc recommandé d’allouer suffisamment d’espace si vous souhaitez conserver plusieurs instants de restauration.

    Comment créer un point de restauration

    À l’heure actuelle, la restauration à un instant dans le passé est encore en cours de développement dans les versions Insider de Windows 11.

    Contrairement à la Restauration du système, qui permet de créer manuellement un point de restauration, Microsoft ne propose pas encore de fonctionnalité permettant de créer un instant de restauration à la demande.

    Les instants de restauration semblent être créés automatiquement par Windows en fonction des paramètres de la fonctionnalité, notamment la fréquence de création configurée.

    En attendant, si vous souhaitez créer un point de restauration avant une modification importante du système, vous pouvez utiliser la Restauration du système, qui permet de créer des points de restauration à tout moment.

    👉 Le guide :

    Comment fonctionne la restauration à un instant dans le passé de Windows 11 ?

    La restauration à un instant dans le passé est une nouvelle fonctionnalité de récupération de Windows 11 conçue pour restaurer rapidement un ordinateur à un état antérieur lorsqu’un problème survient. Contrairement à la Restauration du système classique, elle ne se limite pas aux fichiers système et s’appuie sur une architecture plus moderne basée sur le Volume Shadow Copy Service (VSS).

    Le lien Microsoft : Restauration à un instant dans le passé pour Windows

    Comprendre le fonctionnement de la restauration à un instant dans le passé de Windows 11

    Une fonctionnalité basée sur le service VSS

    La restauration à un instant dans le passé repose sur le Volume Shadow Copy Service (VSS), le mécanisme de Windows permettant de créer des clichés instantanés (snapshots) d’un volume sans interrompre son utilisation. Microsoft confirme que les instants de restauration sont créés à partir de snapshots VSS et peuvent être administrés à l’aide de l’outil vssadmin.

    Grâce à cette technologie, Windows capture un état cohérent du système tout en continuant à fonctionner normalement.

    Que contient un instant de restauration ?

    Contrairement à la Restauration du système, qui sauvegarde principalement les fichiers système, les pilotes et le Registre, la restauration à un instant dans le passé enregistre un état beaucoup plus complet de l’ordinateur.

    Un instant de restauration peut notamment contenir :

    • Les fichiers système Windows
    • Les applications installées
    • Les paramètres du système
    • Les paramètres des applications
    • Les fichiers personnels stockés localement
    • Les mots de passe, certificats et secrets enregistrés

    En revanche, les fichiers synchronisés avec un service cloud, comme OneDrive, ne sont pas restaurés puisqu’ils sont conservés dans le stockage en ligne.

    Où sont stockés les instants de restauration ?

    Microsoft indique que les instants de restauration utilisent le stockage VSS déjà présent dans Windows.

    Autrement dit, ils ne disposent pas d’un espace de stockage indépendant mais partagent l’espace réservé aux clichés VSS avec les autres fonctionnalités qui utilisent cette technologie, comme la Restauration du système.

    Microsoft ne précise toutefois pas explicitement si ces snapshots sont enregistrés dans le dossier System Volume Information, même si cela est très probable compte tenu du fonctionnement historique de VSS.

    Comment Windows gère l’espace disque ?

    Windows réserve une partie de l’espace disque pour stocker les instants de restauration.

    Lorsque cette limite est atteinte :

    • Les instants les plus anciens sont supprimés automatiquement.
    • Les nouveaux snapshots remplacent progressivement les anciens.
    • La durée de conservation dépend de la rétention configurée et de l’espace disponible.

    Les paramètres de fréquence, de rétention et de taille maximale sont configurables via les paramètres Windows ou par les administrateurs au moyen du Recovery CSP.

    Les instants sont créés automatiquement

    À l’heure actuelle, Windows crée automatiquement les instants de restauration selon une fréquence définie dans la configuration de la fonctionnalité.

    Contrairement à la Restauration du système, il n’est pas encore possible de créer manuellement un instant de restauration. Cette possibilité pourrait toutefois évoluer dans de futures versions de Windows 11.

    Une évolution de la Restauration du système

    Même si les deux fonctionnalités utilisent VSS, Microsoft présente la restauration à un instant dans le passé comme une évolution importante de la récupération de Windows.

    Elle apporte plusieurs améliorations :

    • Une restauration plus complète de l’ordinateur.
    • La prise en charge des fichiers personnels locaux.
    • Une gestion automatique des instants de restauration.
    • Une configuration directement intégrée dans Paramètres > Système > Récupération.
    • Une administration à distance pour les environnements professionnels.

    Cette nouvelle architecture devrait progressivement remplacer les usages les plus courants de la Restauration du système, tout en coexistant avec celle-ci pendant la période de transition.

    📖 Ressources utiles et articles liés

    Vous cherchez toutes les solutions pour réparer Windows ?

    👉 Consultez le guide complet pour réparer Windows :

    L’article Configurer la restauration à un instant dans le passé de Windows 11 (fréquence, rétention, espace disque) est apparu en premier sur malekal.com.

    Windows 11 : Ma configuration logicielle idéale

    Par : malekalmorte
    25 juin 2026 à 07:26

    Lorsque j’installe Windows 11 sur un nouveau PC ou après une réinstallation complète, je n’installe pas immédiatement des dizaines de logiciels. Au contraire, je préfère commencer par quelques applications soigneusement choisies qui couvrent les besoins essentiels : navigation web, sécurité, gestion des mots de passe, surveillance du matériel, stockage et maintenance du système.

    Au fil des années, j’ai testé de nombreux logiciels. Certains sont devenus inutiles avec l’évolution de Windows, tandis que d’autres sont devenus incontournables. Dans cet article, je vous présente les applications que j’installe systématiquement après une nouvelle installation de Windows 11 afin d’obtenir un système plus sûr, plus pratique et plus facile à maintenir.

    Vous découvrirez également les extensions que j’ajoute à Firefox ainsi que les logiciels que je n’utilise plus aujourd’hui malgré leur popularité passée.

    Ma configuration logicielle en un coup d’œil

    Si je devais réinstaller Windows 11 aujourd’hui, voici les logiciels que j’installerais en priorité. Cette sélection couvre les besoins essentiels : navigation web, sécurité, stockage, surveillance du matériel et entretien du système.

    BesoinLogicielPourquoi ?
    🌐 NavigateurFirefoxRapide, respectueux de la vie privée et personnalisable
    🔑 Mots de passeBitwardenDes mots de passe uniques et sécurisés
    🛡 SécuritéMalekal Windows HardenerRenforcer Windows en quelques clics
    💾 StockageWizTreeTrouver immédiatement les fichiers volumineux
    🧹 NettoyageBleachBitSupprimer les fichiers inutiles
    ❤ Santé du SSDCrystalDiskInfoDétecter une panne avant qu’il ne soit trop tard
    🌡 Diagnostic matérielHWiNFOSurveiller les températures et le matériel
    Windows 11 : Ma configuration logicielle idéale - infographique complète

    Firefox : mon navigateur par défaut après chaque installation de Windows

    Le premier logiciel que j’installe après une nouvelle installation de Windows 11 est Firefox. Même si Microsoft Edge est désormais un excellent navigateur, Firefox reste selon moi le meilleur compromis entre performances, respect de la vie privée et personnalisation.

    Développé par Mozilla, Firefox se distingue par son moteur indépendant de Chromium et par sa politique plus respectueuse des données personnelles. Il offre également une excellente compatibilité avec les sites modernes tout en restant léger et rapide au quotidien.

    Ses principaux avantages :

    • Respect renforcé de la vie privée
    • Protection intégrée contre le pistage publicitaire
    • Grande stabilité
    • Nombreuses extensions disponibles
    • Synchronisation des favoris, mots de passe et onglets
    • Personnalisation avancée de l’interface

    Firefox constitue une excellente alternative à Chrome pour les utilisateurs qui souhaitent davantage de contrôle sur leur navigation et leurs données personnelles.

    La navigation privée dans Firefox

    Les extensions que j’installe immédiatement

    Après l’installation de Firefox, j’ajoute systématiquement quelques extensions qui améliorent la sécurité et le confort de navigation.

    uBlock Origin

    uBlock Origin reste l’un des meilleurs bloqueurs de publicités disponibles. Il supprime les publicités intrusives, réduit le pistage publicitaire et accélère souvent le chargement des pages web.

    Ses bénéfices sont immédiats :

    • Moins de publicités
    • Navigation plus rapide
    • Réduction du trafic réseau inutile
    • Meilleure lisibilité des pages
    uBlock Origin : bloquer les publicités et les traqueurs

    Malwarebytes Browser Guard

    Malwarebytes Browser Guard ajoute une couche de protection supplémentaire contre les sites malveillants, le phishing, les arnaques en ligne et certains scripts de suivi.

    L’extension permet notamment :

    • De bloquer les sites frauduleux
    • De détecter certaines tentatives de phishing
    • De filtrer les domaines malveillants connus
    • De renforcer la sécurité de la navigation

    👉 Le guide complet :

    Malwarebytes Browser Guard : extension pour protéger le WEB contre les malwares et traqueurs

    Pourquoi Firefox fait partie de ma configuration idéale

    Avec Firefox, uBlock Origin, Malwarebytes Browser Guard et Bitwarden, la majorité des besoins sont couverts dès les premières minutes après l’installation de Windows. Vous disposez immédiatement d’un navigateur rapide, sécurisé, respectueux de votre vie privée et prêt pour une utilisation quotidienne.

    Bitwarden : ne plus jamais réutiliser le même mot de passe

    Après l’installation du navigateur web, Bitwarden est l’un des premiers logiciels que j’installe. Ce gestionnaire de mots de passe permet de stocker tous vos identifiants dans un coffre-fort sécurisé et de générer des mots de passe uniques pour chaque site.

    Ses principaux avantages :

    • Générer des mots de passe robustes
    • Stocker ses identifiants en toute sécurité
    • Synchroniser ses mots de passe entre plusieurs appareils
    • Remplir automatiquement les formulaires de connexion

    Grâce à Bitwarden, il n’est plus nécessaire de mémoriser des dizaines de mots de passe différents ou de réutiliser le même mot de passe sur plusieurs sites.

    👉Le guide complet :

    L'extension Bitwarden dans Mozilla Firefox

    Pourquoi je recommande d’installer Bitwarden

    La réutilisation des mots de passe reste l’une des principales causes de piratage de comptes. Bitwarden permet d’utiliser facilement des mots de passe uniques et complexes pour chaque service tout en simplifiant les connexions au quotidien.

    C’est probablement l’un des logiciels qui apporte le plus de sécurité pour le moins d’effort.

    Alternative : KeepassXC

    Malekal Windows Hardener : renforcer la sécurité de Windows en quelques clics

    Après l’installation de Windows, j’utilise Malekal Windows Hardener (MWH) pour appliquer rapidement plusieurs recommandations de sécurité. Cet outil gratuit permet de renforcer Windows sans avoir à modifier manuellement de nombreux paramètres avancés.

    Il permet notamment de :

    • Renforcer Microsoft Defender
    • Activer certaines protections avancées
    • Désactiver des fonctionnalités obsolètes ou peu sécurisées
    • Durcir la configuration du pare-feu Windows
    • Réduire la surface d’attaque du système

    Un complément à Microsoft Defender

    Contrairement à un antivirus, MWH ne recherche pas les virus présents sur l’ordinateur. Son rôle est préventif.

    L’idée est de limiter les possibilités d’exploitation avant même qu’une menace ne puisse s’exécuter. Cette approche de durcissement (hardening) complète parfaitement Microsoft Defender et les protections du navigateur.

    Les deux outils travaillent donc ensemble :

    • Microsoft Defender détecte les menaces
    • MWH réduit les possibilités d’attaque

    Malekal Windows Hardener outil essentiel de sécurité

    Contrairement à un antivirus qui détecte les menaces, MWH agit de manière préventive en limitant les possibilités d’exploitation du système. En quelques clics, il permet d’améliorer significativement la sécurité de Windows tout en conservant une utilisation simple au quotidien.

    Menu principal de Malekal Windows Hardener

    WizTree : savoir immédiatement ce qui occupe votre espace disque

    WizTree est l’un des premiers outils que j’installe après une nouvelle installation de Windows. Il analyse le disque en quelques secondes et affiche précisément les fichiers et dossiers qui occupent le plus d’espace.

    Il permet notamment de :

    • Identifier les fichiers les plus volumineux
    • Repérer les dossiers qui saturent le disque
    • Retrouver rapidement les téléchargements oubliés
    • Visualiser l’occupation du stockage

    Pourquoi WizTree fait partie de ma configuration idéale

    Lorsqu’un SSD commence à se remplir, WizTree permet de trouver immédiatement la cause du problème. Rapide, simple et très efficace, c’est l’un des meilleurs outils pour gérer l’espace disque sous Windows.

    BleachBit : nettoyer Windows sans logiciels inutiles

    BleachBit est un utilitaire gratuit et open source qui permet de supprimer les fichiers temporaires, caches et autres données inutiles accumulées par Windows et les applications.

    Il permet notamment de :

    • Libérer de l’espace disque
    • Supprimer les fichiers temporaires
    • Nettoyer les caches des navigateurs
    • Effacer certaines traces d’utilisation

    Pourquoi BleachBit fait partie de ma configuration idéale

    BleachBit se concentre sur l’essentiel sans ajouter de fonctions d’optimisation inutiles. Léger, efficace et transparent, il permet de maintenir facilement un système propre et de récupérer rapidement de l’espace disque.

    👉 Le guide complet :

    Prévisualiser le nettoyage de Windows

    CrystalDiskInfo : surveiller la santé de vos disques

    CrystalDiskInfo est un utilitaire gratuit qui permet de vérifier l’état de santé des SSD et des disques durs grâce aux informations SMART fournies par le matériel. En quelques secondes, il affiche les indicateurs essentiels pour détecter un disque défaillant avant qu’il ne provoque une perte de données.

    Il permet notamment de :

    • Vérifier l’état de santé du disque
    • Surveiller la température
    • Consulter les heures de fonctionnement
    • Détecter les premiers signes de défaillance
    • Contrôler l’usure des SSD

    Un outil indispensable pour éviter les mauvaises surprises

    Une panne de disque peut entraîner la perte de fichiers importants sans avertissement. CrystalDiskInfo permet de surveiller régulièrement l’état de vos périphériques de stockage et d’anticiper les problèmes avant qu’ils ne deviennent critiques. C’est un outil simple, léger et indispensable pour protéger ses données.

    Liste des applications incontournables de Windows

    HWiNFO : surveiller les températures et diagnostiquer le matériel

    HWiNFO est l’un des outils les plus complets pour surveiller l’état du matériel d’un ordinateur. Il permet d’afficher en temps réel les températures, tensions, fréquences et informations détaillées des principaux composants du PC.

    Il permet notamment de :

    • Surveiller les températures du processeur et de la carte graphique
    • Contrôler les fréquences et les tensions
    • Vérifier la vitesse des ventilateurs
    • Identifier précisément les composants installés
    • Détecter d’éventuels problèmes de surchauffe

    Pourquoi je l’installe systématiquement HWiNFO sur Windows 11

    Les problèmes de température sont une cause fréquente de ralentissements, de plantages et d’instabilités. HWiNFO permet de vérifier rapidement que le processeur, la carte graphique et les autres composants fonctionnent dans des conditions normales. C’est un outil incontournable pour diagnostiquer les problèmes matériels et surveiller la santé globale du PC.

    HWiNFO : afficher un résumé du système

    Les logiciels que je n’installe plus systématiquement

    Au fil des années, certains logiciels étaient considérés comme incontournables après une installation de Windows. Pourtant, avec l’évolution de Windows 11, l’amélioration des outils intégrés et l’apparition de nouvelles alternatives, plusieurs applications ont perdu une grande partie de leur intérêt.

    Cela ne signifie pas qu’il s’agit de mauvais logiciels, mais simplement qu’ils ne font plus partie de ma configuration par défaut.

    Les antivirus tiers

    Pendant longtemps, installer un antivirus tiers était presque obligatoire après une installation de Windows. Aujourd’hui, Microsoft Defender offre un niveau de protection suffisant pour la majorité des utilisateurs.

    Associé à un navigateur sécurisé, à Malwarebytes Browser Guard, à Bitwarden et à quelques bonnes pratiques, il permet déjà de bénéficier d’une protection efficace sans ajouter de logiciel supplémentaire.

    CCleaner

    CCleaner a longtemps été la référence du nettoyage Windows. Toutefois, les versions récentes de Windows intègrent déjà de nombreux outils de maintenance et de nettoyage.

    Pour les opérations de nettoyage ponctuelles, je préfère aujourd’hui utiliser BleachBit ou les outils intégrés de Windows, qui répondent à la plupart des besoins.

    Driver Booster et les logiciels de mise à jour de pilotes

    Les logiciels de mise à jour automatique des pilotes promettent souvent de trouver les pilotes les plus récents pour l’ensemble du matériel. Dans la pratique, ils peuvent parfois installer des versions inadaptées ou provoquer des problèmes de stabilité.

    Dans la majorité des cas, Windows Update et les sites officiels des fabricants restent les méthodes les plus fiables pour mettre à jour les pilotes.

    Les optimiseurs Windows

    De nombreux logiciels prétendent accélérer Windows en nettoyant le Registre, en optimisant la mémoire ou en appliquant des réglages automatiques.

    Sur les versions modernes de Windows, ces optimisations apportent rarement un gain mesurable et peuvent parfois provoquer davantage de problèmes qu’elles n’en résolvent.

    Je préfère identifier les causes réelles d’un ralentissement avec des outils comme HWiNFO, Process Explorer ou Autoruns plutôt que d’utiliser des optimiseurs génériques.

    Les packs de codecs

    Autrefois, l’installation de packs de codecs était souvent nécessaire pour lire certains formats vidéo. Aujourd’hui, VLC prend en charge la quasi-totalité des formats multimédias sans configuration particulière.

    Pour la plupart des utilisateurs, il n’est donc plus nécessaire d’installer de codecs supplémentaires.

    Les suites de sécurité tout-en-un

    Certaines suites regroupent antivirus, VPN, gestionnaire de mots de passe, nettoyage système et optimisation des performances dans une seule application.

    Je préfère généralement utiliser des outils spécialisés pour chaque besoin :

    • Microsoft Defender pour la protection du système
    • Bitwarden pour les mots de passe
    • Firefox et Malwarebytes Browser Guard pour la navigation
    • BleachBit pour le nettoyage

    Cette approche offre davantage de contrôle et évite d’installer des logiciels particulièrement lourds.

    Ce que j’utilise à la place

    Aujourd’hui, ma configuration de base reste volontairement simple :

    • Firefox avec uBlock Origin et Malwarebytes Browser Guard
    • Bitwarden
    • Malekal Windows Hardener
    • WizTree
    • BleachBit

    Avec seulement quelques logiciels soigneusement choisis, il est possible de disposer d’un système rapide, sécurisé et facile à maintenir sans multiplier les applications inutiles.

    Les autres logiciels indispensables à découvrir

    Les cinq logiciels présentés dans ce guide constituent ma configuration de base après une nouvelle installation de Windows. Ils couvrent l’essentiel : navigation web, sécurité, gestion des mots de passe, stockage et nettoyage du système.

    Cependant, selon vos besoins, de nombreux autres outils peuvent compléter efficacement votre installation. Bureautique, multimédia, dépannage, réparation système, compression de fichiers, surveillance du matériel ou encore personnalisation de Windows, il existe de nombreuses applications gratuites qui peuvent vous faire gagner du temps au quotidien.

    👉 Pour découvrir une sélection plus complète, consultez également notre guide :

    Vous y trouverez notamment des logiciels comme LibreOffice, PDF24 Creator, VLC, 7-Zip, CrystalDiskInfo, PowerToys, FRST, HWiNFO, Malekal Rescue Center, FixWin 11 et bien d’autres outils utiles pour équiper et maintenir efficacement votre PC.

    Aller plus loin pour entretenir et stabiliser Windows

    Installer les bons logiciels constitue une excellente base, mais cela ne suffit pas toujours à garantir un système rapide, stable et fiable sur le long terme. Quelques bonnes pratiques d’entretien permettent également d’éviter les ralentissements, les erreurs système et les problèmes de stabilité qui apparaissent souvent après plusieurs mois d’utilisation.

    👉 Pour apprendre à entretenir efficacement votre ordinateur, consultez notre guide complet :

    Vous y trouverez des conseils pour gérer le stockage, surveiller l’état du matériel, maintenir Windows à jour et conserver un système performant au quotidien.

    👉 Si vous souhaitez éviter les plantages, écrans bleus, redémarrages intempestifs ou autres problèmes de stabilité, consultez également :

    Vous découvrirez les principales causes d’instabilité d’un PC ainsi que les bonnes pratiques pour conserver un système fiable et éviter les pannes les plus courantes.

    L’article Windows 11 : Ma configuration logicielle idéale est apparu en premier sur malekal.com.

    Sauvegarder et restaurer les règles du pare-feu Windows Defender (exporter/importer)

    Par : malekalmorte
    19 juin 2026 à 06:15

    Le pare-feu Windows Defender permet de protéger votre ordinateur en contrôlant les connexions réseau entrantes et sortantes. Lorsque vous créez des règles personnalisées, ouvrez des ports ou configurez des restrictions spécifiques, il peut être utile de sauvegarder cette configuration afin de pouvoir la restaurer ultérieurement.

    La sauvegarde des règles du pare-feu est particulièrement recommandée avant une réinitialisation du pare-feu, une réinstallation de Windows ou des modifications importantes de la configuration réseau. Elle permet également de reproduire rapidement les mêmes règles sur plusieurs ordinateurs sans avoir à les recréer manuellement.

    Windows propose plusieurs méthodes pour exporter et importer les règles du pare-feu Windows Defender, notamment via la console Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécurité ou l’outil netsh advfirewall. PowerShell permet également d’inventorier et d’exporter les règles à des fins d’audit ou de documentation.

    Dans ce guide, nous verrons comment sauvegarder et restaurer les règles du pare-feu Windows Defender, exporter une configuration dans un fichier .wfw, vérifier la restauration des règles et comprendre où Windows stocke les paramètres du pare-feu.

    Sauvegarder les règles du pare-feu Windows Defender

    La sauvegarde des règles du pare-feu Windows Defender permet de conserver une copie complète de la configuration actuelle. Cette opération est particulièrement utile avant une réinitialisation du pare-feu, une réinstallation de Windows ou une modification importante des règles de sécurité.

    Une sauvegarde permet notamment de :

    • Restaurer rapidement une configuration personnalisée
    • Réutiliser les mêmes règles sur plusieurs ordinateurs
    • Conserver une copie de sécurité avant des modifications importantes
    • Éviter de recréer manuellement un grand nombre de règles

    Sauvegarder les règles depuis la console avancée

    La méthode la plus simple consiste à utiliser la console Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécurité :

    • Appuyez sur Windows + R
    • Saisissez wf.msc et OK. Plus de méthodes dans ce guide : Comment ouvrir le pare-feu Windows Defender
    • Cliquez sur OK
    • Faites un clic droit sur Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécurité
    • Sélectionnez Exporter la stratégie
    • Choisissez un emplacement de sauvegarde
    • Enregistrez le fichier .wfw

    Windows crée alors un fichier contenant l’ensemble des règles et paramètres du pare-feu.

    Sauvegarder les règles depuis la console avancée de Windows Defender Firewall

    Sauvegarder les règles en ligne de commande

    Vous pouvez également effectuer la sauvegarde avec netsh advfirewall :

    netsh advfirewall export "C:\Sauvegarde\PareFeu.wfw"

    Le fichier .wfw généré pourra ensuite être importé pour restaurer la configuration du pare-feu.

    Exporter les règles du pare-feu Windows Defender

    Cette sauvegarde constitue la méthode la plus simple pour conserver et restaurer rapidement une configuration complète du pare-feu Windows Defender.

    Restaurer les règles du pare-feu Windows Defender

    La restauration des règles permet de réimporter une configuration précédemment sauvegardée afin de retrouver rapidement les paramètres du pare-feu Windows Defender.

    Cette opération est particulièrement utile après :

    • Une réinstallation de Windows
    • Une réinitialisation du pare-feu
    • Une erreur de configuration
    • Le remplacement d’un ordinateur
    • La suppression accidentelle de règles importantes

    L’importation d’une configuration remplace la configuration actuelle du pare-feu. Il est donc recommandé d’effectuer une sauvegarde avant toute restauration.

    Restaurer les règles depuis la console avancée

    Pour importer une configuration sauvegardée :

    • Appuyez sur Windows + R
    • Saisissez :
    wf.msc
    • Cliquez sur OK
    • Faites un clic droit sur Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécurité
    • Sélectionnez Importer une stratégie
    • Choisissez le fichier .wfw
    • Confirmez l’importation

    Windows remplace alors la configuration existante par celle contenue dans le fichier de sauvegarde

    importer les règles de pare-feu de Windows

    Restaurer les règles en ligne de commande

    Vous pouvez également restaurer une configuration avec netsh advfirewall :

    netsh advfirewall import "C:\Sauvegarde\PareFeu.wfw"

    Cette commande importe l’ensemble des règles et paramètres enregistrés dans le fichier.

    Vérifier que la restauration a réussi

    Après l’importation, il est recommandé de vérifier :

    • Que les profils Domaine, Privé et Public sont correctement configurés
    • Que les règles personnalisées sont présentes
    • Que les applications concernées fonctionnent normalement

    Vous pouvez également afficher les règles du pare-feu avec :

    Get-NetFirewallRule

    afin de confirmer que les règles attendues ont bien été restaurées.

    La restauration d’un fichier .wfw constitue la méthode la plus rapide pour retrouver une configuration complète du pare-feu Windows Defender sans avoir à recréer manuellement les règles.

    Où sont stockées les règles du pare-feu ?

    Les règles du pare-feu Windows Defender sont enregistrées localement dans la configuration de Windows. Elles sont utilisées par le moteur de filtrage réseau afin d’autoriser ou de bloquer les communications selon les paramètres définis par l’utilisateur ou par certaines applications.

    Par défaut, les règles du pare-feu sont stockées dans le registre Windows et gérées par les services du pare-feu Windows Defender. Elles ne sont donc pas enregistrées sous la forme de fichiers facilement modifiables.

    Où se trouvent les règles dans Windows ?

    Les règles du pare-feu sont principalement stockées dans le registre :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Services\SharedAccess\Parameters\FirewallPolicy

    Cette zone contient notamment :

    • Les règles du pare-feu
    • Les paramètres des profils réseau
    • Les configurations de sécurité du pare-feu

    Il est déconseillé de modifier directement ces clés de registre.

    À quoi sert le fichier .wfw ?

    Lorsque vous exportez une configuration du pare-feu, Windows crée un fichier .wfw.

    Ce fichier contient :

    • Les règles entrantes
    • Les règles sortantes
    • Les paramètres des profils Domaine, Privé et Public
    • Les paramètres du pare-feu exportés

    Il s’agit d’une copie de sauvegarde destinée à être réimportée ultérieurement.

    Peut-on modifier un fichier .wfw ?

    Non.

    Le format .wfw est un format propriétaire utilisé par Windows pour exporter et importer une configuration complète du pare-feu. Il n’est pas conçu pour être modifié manuellement.

    Pour créer ou modifier des règles, il est préférable d’utiliser :

    • La console Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécurité
    • PowerShell
    • netsh advfirewall

    Comment afficher les règles existantes ?

    Pour consulter les règles configurées sur l’ordinateur :

    Get-NetFirewallRule

    Cette commande affiche l’ensemble des règles actuellement enregistrées dans la configuration du pare-feu Windows Defender.

    Dans la majorité des cas, il n’est pas nécessaire de connaître l’emplacement exact des règles. Les outils intégrés à Windows permettent de les gérer, sauvegarder et restaurer sans intervenir directement dans le registre système.

    Vérifier que les règles ont bien été restaurées

    Après l’importation d’un fichier .wfw, il est recommandé de vérifier que les règles et paramètres du pare-feu Windows Defender ont bien été restaurés.

    Cette vérification permet de s’assurer que la configuration importée est correctement appliquée et que les applications concernées peuvent communiquer normalement sur le réseau.

    Vérifier les règles dans la console du pare-feu

    Pour consulter rapidement les règles restaurées :

    Vérifiez notamment :

    • La présence des règles personnalisées
    • Les règles entrantes
    • Les règles sortantes
    • Les profils réseau configurés

    Vérifier les règles avec PowerShell

    PowerShell permet d’afficher les règles actuellement chargées dans le pare-feu :

    Get-NetFirewallRule

    Pour rechercher une règle particulière :

    Get-NetFirewallRule -DisplayName "*NomDeLaRegle*"

    Cette commande permet de confirmer que les règles importantes ont bien été restaurées.

    Vérifier le fonctionnement des applications

    Une restauration réussie doit également permettre aux applications concernées de fonctionner normalement.

    Par exemple :

    • Les logiciels autorisés doivent accéder au réseau
    • Les règles de blocage doivent toujours être appliquées
    • Les ports ouverts doivent être accessibles
    • Les adresses IP bloquées doivent rester filtrées

    Contrôler les profils réseau

    Enfin, vérifiez que les profils Domaine, Privé et Public sont correctement configurés :

    Get-NetFirewallProfile

    Les paramètres affichés doivent correspondre à ceux de la configuration exportée.

    Si certaines règles sont absentes ou si le comportement du pare-feu ne correspond pas à la configuration attendue, il peut être nécessaire de réimporter le fichier .wfw ou de vérifier que celui-ci n’a pas été créé avant les dernières modifications de la configuration.

    Sauvegarder les règles avec PowerShell

    Contrairement à netsh advfirewall ou à la console graphique du pare-feu, PowerShell ne propose pas de commande native permettant d’exporter directement l’ensemble de la configuration du pare-feu dans un fichier .wfw.

    En revanche, PowerShell permet d’afficher, filtrer et exporter la liste des règles dans différents formats afin de réaliser un inventaire ou une sauvegarde documentaire de la configuration.

    Exporter la liste des règles dans un fichier CSV

    Par exemple :

    Get-NetFirewallRule |
    Select-Object DisplayName, Enabled, Direction, Action |
    Export-Csv "C:\Sauvegarde\FirewallRules.csv" -NoTypeInformation

    Cette commande crée un fichier CSV contenant les principales informations sur les règles du pare-feu.

    Exporter les règles dans un fichier texte

    Vous pouvez également générer un rapport texte :

    Get-NetFirewallRule |
    Format-Table DisplayName, Enabled, Direction, Action |
    Out-File "C:\Sauvegarde\FirewallRules.txt"

    Sauvegarder la configuration complète du pare-feu

    Si vous souhaitez sauvegarder l’intégralité de la configuration du pare-feu afin de pouvoir la restaurer ultérieurement, il est recommandé d’utiliser :

    netsh advfirewall export "C:\Sauvegarde\PareFeu.wfw"

    Cette méthode reste la solution officielle pour exporter et réimporter l’ensemble des règles et paramètres du pare-feu Windows Defender.

    👉 Le guide :

    PowerShell est donc particulièrement adapté à l’inventaire, à l’audit et à l’automatisation des règles du pare-feu, tandis que l’export complet d’une configuration reste principalement assuré par netsh advfirewall.

    L’article Sauvegarder et restaurer les règles du pare-feu Windows Defender (exporter/importer) est apparu en premier sur malekal.com.

    PowerShell : gérer le pare-feu Windows Defender

    Par : malekalmorte
    19 juin 2026 à 06:15

    PowerShell permet d’administrer entièrement le pare-feu Windows Defender sans utiliser l’interface graphique de Windows. Grâce aux commandes intégrées, il est possible d’afficher l’état du pare-feu, gérer les profils réseau, créer des règles, ouvrir des ports, bloquer des applications ou encore automatiser la configuration de plusieurs ordinateurs.

    Cette approche est particulièrement intéressante pour les administrateurs système, les utilisateurs avancés ou toute personne souhaitant gagner du temps grâce à des scripts d’automatisation. Elle permet également d’accéder à certaines fonctionnalités avancées plus rapidement que via la console graphique du pare-feu.

    PowerShell s’appuie sur les cmdlets de la famille NetSecurity, qui offrent un contrôle précis sur les règles, les profils et les paramètres de sécurité réseau de Windows. Ces commandes remplacent progressivement les anciennes méthodes d’administration basées sur netsh advfirewall.

    Dans ce guide, nous allons voir comment gérer le pare-feu Windows Defender avec PowerShell, afficher et modifier les règles, administrer les profils réseau, ouvrir des ports, bloquer des applications et automatiser la configuration du pare-feu sous Windows 11/10.

    ✋
    Il existe aussi la commande CMD netsh advfirewall. Plus de détails dans son utilisation, dans ce guide complet : Configurer le pare-feu Windows Defender avec netsh advfirewall

    Vérifier l’état du pare-feu Windows Defender

    Avant de modifier ou de créer des règles de pare-feu, il est recommandé de vérifier que le pare-feu Windows Defender est correctement activé et que les différents profils réseau fonctionnent normalement.

    PowerShell permet d’obtenir rapidement ces informations sans passer par l’interface graphique de Windows.

    Afficher l’état des profils du pare-feu

    La commande suivante affiche les profils Domaine, Privé et Public ainsi que leur état :

    Get-NetFirewallProfile

    Parmi les informations affichées, la colonne Enabled indique si le pare-feu est activé ou non pour chaque profil.

    Afficher l'état des profils du pare-feu Windows Defender en PowerShell

    Le pare-feu Windows Defender ne possède pas un état global unique.

    Il possède trois profils indépendants :

    • Domain (Domaine)
    • Private (Privé)
    • Public

    👉Pour compléter, consultez :

    Afficher uniquement les profils activés

    Pour afficher uniquement les profils actifs :

    Get-NetFirewallProfile | Select-Object Name, Enabled

    Exemple de résultat :

    Name      Enabled
    ----      -------
    Domain    True
    Private   True
    Public    True

    Si la valeur est True, le pare-feu est activé pour le profil concerné.

    Vérifier un profil spécifique

    Vous pouvez également contrôler un profil particulier :

    Get-NetFirewallProfile -Name Public

    ou :

    Get-NetFirewallProfile -Name Private

    Cette méthode est utile lorsque vous souhaitez vérifier uniquement un profil réseau précis.

    Vérifier le service du pare-feu

    Le pare-feu Windows Defender repose sur le service MpsSvc.

    Pour vérifier son état :

    Get-Service MpsSvc

    Le service doit normalement apparaître avec l’état :

    Status   Name     DisplayName
    ------   ----     -----------
    Running  MpsSvc   Pare-feu Windows Defender

    Si le service est arrêté ou désactivé, le pare-feu ne pourra pas fonctionner correctement.

    Ces vérifications constituent généralement la première étape avant d’activer, désactiver ou modifier la configuration du pare-feu Windows Defender à l’aide de PowerShell.

    Activer ou désactiver le pare-feu Windows Defender

    PowerShell permet d’activer ou de désactiver rapidement le pare-feu Windows Defender sans passer par l’interface graphique de Windows. Cette méthode est particulièrement utile pour les administrateurs système, les scripts d’automatisation ou les opérations de dépannage.

    Il est fortement recommandé de laisser le pare-feu activé. La désactivation doit rester temporaire et uniquement à des fins de diagnostic ou de test.

    Activer le pare-feu sur tous les profils

    Pour activer le pare-feu sur les profils Domaine, Privé et Public :

    Set-NetFirewallProfile -Profile Domain,Private,Public -Enabled True

    Désactiver le pare-feu sur tous les profils

    Pour désactiver le pare-feu sur tous les profils :

    Set-NetFirewallProfile -Profile Domain,Private,Public -Enabled False

    Cette commande désactive complètement la protection réseau assurée par le pare-feu Windows Defender.

    Activer ou désactiver un profil spécifique

    Vous pouvez également cibler un seul profil réseau.

    Par exemple, pour désactiver uniquement le profil Public :

    Set-NetFirewallProfile -Name Public -Enabled False

    Pour le réactiver :

    Set-NetFirewallProfile -Name Public -Enabled True

    Les mêmes commandes peuvent être utilisées avec les profils :

    • Domain
    • Private
    • Public

    Vérifier la modification

    Après avoir appliqué une modification, vous pouvez vérifier l’état des profils :

    Get-NetFirewallProfile | Select-Object Name, Enabled

    Cette commande affiche rapidement les profils actifs et ceux qui sont désactivés.

    Désactiver pare-feu Windows Defender en PowerShell

    Désactiver complètement le pare-feu Windows Defender

    Le pare-feu Windows Defender utilise trois profils indépendants (Domaine, Privé et Public). Pour désactiver complètement le pare-feu, il faut désactiver les trois profils.
    En effet, désactiver un seul profil ne désactive pas entièrement la protection réseau de Windows.

    Pour désactiver complètement le pare-feu :

    Set-NetFirewallProfile -Profile Domain,Private,Public -Enabled False

    Et pour le réactiver :

    Set-NetFirewallProfile -Profile Domain,Private,Public -Enabled True

    Vous pouvez d’ailleurs vérifier l’état des trois profils avec :

    Get-NetFirewallProfile | Select-Object Name, Enabled

    Exemple :

    Name      Enabled
    ---- -------
    Domain True
    Private True
    Public False

    Dans cet exemple :

    • le pare-feu est actif sur le domaine ;
    • actif sur le réseau privé ;
    • désactivé sur le réseau public.

    Quand désactiver temporairement le pare-feu ?

    La désactivation temporaire peut être utile pour :

    • Diagnostiquer un problème réseau
    • Vérifier si une application est bloquée
    • Tester une configuration de pare-feu
    • Valider une règle réseau

    Dans tous les cas, il est recommandé de réactiver le pare-feu dès que les tests sont terminés afin de conserver un niveau de protection optimal.

    Créer une règle de pare-feu

    Les règles du pare-feu Windows Defender permettent de contrôler précisément les connexions réseau autorisées ou bloquées. Avec PowerShell, il est possible de créer rapidement des règles pour une application, un port ou une adresse IP.

    La création de règles est particulièrement utile pour :

    • Autoriser une application
    • Bloquer un programme
    • Ouvrir un port TCP ou UDP
    • Autoriser ou bloquer une adresse IP
    • Automatiser la configuration du pare-feu

    Autoriser une application

    Pour autoriser une application à recevoir des connexions réseau :

    New-NetFirewallRule `
    -DisplayName "Autoriser Firefox" `
    -Direction Inbound `
    -Program "C:\Program Files\Mozilla Firefox\firefox.exe" `
    -Action Allow

    Bloquer une application

    Pour empêcher une application d’accéder au réseau :

    New-NetFirewallRule `
    -DisplayName "Bloquer Firefox" `
    -Direction Outbound `
    -Program "C:\Program Files\Mozilla Firefox\firefox.exe" `
    -Action Block
    Ajouter règle pare-feu Windows Defender en PowerShell

    Ouvrir un port TCP

    Pour autoriser les connexions sur le port TCP 80 :

    New-NetFirewallRule `
    -DisplayName "HTTP TCP 80" `
    -Direction Inbound `
    -Protocol TCP `
    -LocalPort 80 `
    -Action Allow

    Ouvrir un port UDP

    Pour autoriser les connexions sur le port UDP 53 :

    New-NetFirewallRule `
    -DisplayName "DNS UDP 53" `
    -Direction Inbound `
    -Protocol UDP `
    -LocalPort 53 `
    -Action Allow

    Autoriser une adresse IP

    Pour autoriser uniquement une adresse IP spécifique :

    New-NetFirewallRule `
    -DisplayName "Autoriser IP" `
    -Direction Inbound `
    -RemoteAddress 192.168.1.100 `
    -Action Allow

    Bloquer une adresse IP

    Pour bloquer une adresse IP :

    New-NetFirewallRule `
    -DisplayName "Bloquer IP" `
    -Direction Inbound `
    -RemoteAddress 192.168.1.100 `
    -Action Block

    Vérifier la règle créée

    Après la création d’une règle, vous pouvez vérifier sa présence avec :

    Get-NetFirewallRule -DisplayName "*Firefox*"

    PowerShell permet ainsi de créer rapidement des règles complexes sans avoir à utiliser la console graphique du pare-feu Windows Defender.

    Ajouter une règle dans le pare-feu Windows Defender de PowerShell

    Modifier une règle existante

    Une fois une règle créée, PowerShell permet de la modifier sans avoir à la supprimer puis la recréer. Cette fonctionnalité est utile pour ajuster rapidement les paramètres d’une règle existante ou activer temporairement certaines restrictions réseau.

    Rechercher la règle à modifier

    Avant toute modification, il est recommandé de vérifier le nom exact de la règle :

    Get-NetFirewallRule -DisplayName "*Firefox*"

    Désactiver une règle

    Pour désactiver temporairement une règle :

    Disable-NetFirewallRule -DisplayName "Bloquer Firefox"

    La règle reste présente dans le pare-feu mais n’est plus appliquée.

    Désactiver une règle du pare-feu Windows Defender en PowerShell

    Réactiver une règle

    Pour réactiver une règle précédemment désactivée :

    Enable-NetFirewallRule -DisplayName "Bloquer Firefox"

    Modifier l’action d’une règle

    Il est possible de changer une règle d’autorisation en règle de blocage (ou inversement) :

    Set-NetFirewallRule `
    -DisplayName "Firefox" `
    -Action Block

    ou :

    Set-NetFirewallRule `
    -DisplayName "Firefox" `
    -Action Allow

    Modifier les profils réseau

    Pour limiter une règle au profil Privé :

    Set-NetFirewallRule `
    -DisplayName "Firefox" `
    -Profile Private

    Les profils disponibles sont :

    • Domain
    • Private
    • Public

    Vérifier les modifications

    Après toute modification, il est recommandé de vérifier les paramètres appliqués :

    Get-NetFirewallRule -DisplayName "Firefox" | Format-List *

    Cette commande affiche les principaux paramètres de la règle et permet de confirmer que les changements ont bien été pris en compte.

    Supprimer une règle du pare-feu

    Lorsqu’une règle n’est plus nécessaire ou qu’elle provoque des problèmes de connexion, il est possible de la supprimer directement depuis PowerShell.

    Avant de supprimer une règle, il est recommandé de vérifier son nom exact afin d’éviter de supprimer une règle importante du pare-feu.

    Rechercher la règle à supprimer

    Pour afficher une règle spécifique :

    Get-NetFirewallRule -DisplayName "*Firefox*"

    Cette commande permet de confirmer le nom de la règle avant sa suppression.

    Supprimer une règle

    Pour supprimer une règle du pare-feu :

    Remove-NetFirewallRule -DisplayName "Bloquer Firefox"

    La règle est immédiatement supprimée de la configuration du pare-feu Windows Defender.

    Supprimer une règle du pare-feu Windows Defender en PowerShell

    Supprimer plusieurs règles

    Vous pouvez également supprimer plusieurs règles correspondant à un même filtre :

    Get-NetFirewallRule -DisplayName "*Firefox*" | Remove-NetFirewallRule

    Cette commande supprime toutes les règles contenant le mot Firefox dans leur nom.

    Vérifier la suppression

    Après la suppression, vous pouvez contrôler que la règle n’existe plus :

    Get-NetFirewallRule -DisplayName "*Firefox*"

    Si aucune règle n’est retournée, la suppression a été effectuée avec succès.

    Quand supprimer une règle ?

    La suppression d’une règle peut être utile lorsque :

    • Une règle n’est plus utilisée
    • Une application a été désinstallée
    • Une règle de blocage provoque des dysfonctionnements
    • Vous souhaitez repartir sur une configuration plus propre
    • Une règle a été créée par erreur

    Si vous n’êtes pas certain de vouloir supprimer définitivement une règle, vous pouvez également simplement la désactiver avec Disable-NetFirewallRule afin de la réactiver ultérieurement si nécessaire.

    Gérer les profils réseau

    Le pare-feu Windows Defender applique des règles différentes selon le profil réseau utilisé par l’ordinateur. PowerShell permet d’afficher et de modifier rapidement les paramètres des profils Domaine, Privé et Public.

    Cette fonctionnalité est particulièrement utile pour vérifier qu’une règle s’applique au bon type de réseau ou pour adapter le niveau de protection selon l’environnement utilisé.

    Afficher les profils du pare-feu

    Pour consulter la configuration des profils réseau :

    Get-NetFirewallProfile

    Cette commande affiche notamment :

    • Le nom du profil
    • L’état du pare-feu
    • Les paramètres de journalisation
    • Les actions par défaut pour les connexions entrantes et sortantes

    Afficher un profil spécifique

    Pour consulter uniquement le profil Public :

    Get-NetFirewallProfile -Name Public

    Vous pouvez remplacer Public par :

    • Domain
    • Private

    Modifier les paramètres d’un profil

    Par exemple, pour activer le pare-feu sur le profil Public :

    Set-NetFirewallProfile -Name Public -Enabled True

    Pour le désactiver :

    Set-NetFirewallProfile -Name Public -Enabled False

    Configurer la journalisation

    PowerShell permet également d’activer la journalisation des connexions bloquées :

    Set-NetFirewallProfile `
    -Name Public `
    -LogBlocked True

    Cette fonctionnalité facilite le diagnostic des problèmes réseau et l’identification des connexions bloquées par le pare-feu.

    Pourquoi gérer les profils réseau ?

    L’administration des profils permet notamment de :

    • Adapter le niveau de sécurité selon le réseau utilisé
    • Différencier les réseaux privés et publics
    • Contrôler les règles appliquées à chaque profil
    • Activer la journalisation du pare-feu
    • Diagnostiquer des problèmes de connexion

    Une bonne compréhension des profils Domaine, Privé et Public est essentielle pour administrer efficacement le pare-feu Windows Defender avec PowerShell.

    Sauvegarder et restaurer la configuration du pare-feu

    PowerShell permet d’afficher et d’exporter des informations sur les règles du pare-feu Windows Defender. En revanche, l’exportation et la restauration complètes d’une configuration de pare-feu reposent principalement sur la console Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécurité ou sur les commandes netsh advfirewall.

    👉 Le guide :

    Dans ce guide dédié, vous trouverez les méthodes permettant d’exporter une configuration dans un fichier .wfw, de restaurer les règles du pare-feu et de vérifier que la configuration a bien été réimportée.

    Réinitialiser le pare-feu Windows Defender

    Lorsqu’un grand nombre de règles ont été créées, que la configuration est devenue difficile à gérer ou que le pare-feu présente des dysfonctionnements, il peut être plus simple de réinitialiser complètement sa configuration.

    Cette opération restaure les paramètres par défaut du pare-feu Windows Defender et supprime les règles personnalisées ajoutées manuellement ou par certains logiciels.

    Réinitialiser le pare-feu avec PowerShell

    PowerShell permet de restaurer rapidement la configuration par défaut :

    (New-Object -ComObject HNetCfg.FwPolicy2).RestoreLocalFirewallDefaults()

    Cette commande supprime les règles personnalisées et rétablit les paramètres par défaut du pare-feu Windows Defender.

    Réinitialiser le Firewall Windows avec PowerShell

    Vérifier les profils après la réinitialisation

    Une fois la réinitialisation effectuée, vous pouvez vérifier l’état des profils du pare-feu :

    Get-NetFirewallProfile

    Assurez-vous que les profils Domaine, Privé et Public sont correctement activés.

    Quand réinitialiser le pare-feu ?

    La réinitialisation peut être utile lorsque :

    • Les règles du pare-feu semblent corrompues
    • Certaines applications ne parviennent plus à communiquer sur le réseau
    • Le pare-feu a été modifié par un logiciel tiers
    • Vous souhaitez repartir d’une configuration propre
    • Les autres méthodes de dépannage ont échoué

    Après la réinitialisation, les applications qui nécessitent des règles personnalisées devront parfois être autorisées à nouveau.

    👉 Le guide complet :

    Dans ce guide dédié, vous trouverez toutes les méthodes permettant de restaurer la configuration du pare-feu Windows Defender depuis Windows, PowerShell ou l’invite de commandes.

    Les commandes PowerShell les plus utiles pour le pare-feu Windows Defender

    Le tableau suivant regroupe les principales commandes PowerShell permettant de gérer le pare-feu Windows Defender. Il peut servir de mémo rapide pour afficher l’état du pare-feu, créer des règles, modifier la configuration ou réinitialiser les paramètres.

    ActionCommande PowerShellUtilisation
    Afficher l’état des profilsGet-NetFirewallProfileVérifier si le pare-feu est activé sur les profils Domaine, Privé et Public
    Activer le pare-feuSet-NetFirewallProfile -Profile Domain,Private,Public -Enabled TrueRéactiver le pare-feu sur tous les profils
    Désactiver le pare-feuSet-NetFirewallProfile -Profile Domain,Private,Public -Enabled FalseDésactiver temporairement le pare-feu pour un test
    Lister les règlesGet-NetFirewallRuleAfficher toutes les règles du pare-feu
    Rechercher une règleGet-NetFirewallRule -DisplayName "*nom*"Trouver une règle par son nom
    Afficher les règles activesGet-NetFirewallRule | Where-Object Enabled -eq TrueLister uniquement les règles activées
    Créer une règleNew-NetFirewallRuleAjouter une règle de pare-feu
    Modifier une règleSet-NetFirewallRuleChanger l’action, le profil ou l’état d’une règle
    Activer une règleEnable-NetFirewallRule -DisplayName "Nom"Réactiver une règle désactivée
    Désactiver une règleDisable-NetFirewallRule -DisplayName "Nom"Désactiver une règle sans la supprimer
    Supprimer une règleRemove-NetFirewallRule -DisplayName "Nom"Supprimer définitivement une règle
    Bloquer une applicationNew-NetFirewallRule -DisplayName "Bloquer App" -Direction Outbound -Program "C:\chemin\app.exe" -Action BlockEmpêcher un programme d’accéder au réseau
    Autoriser un port TCPNew-NetFirewallRule -DisplayName "Port TCP" -Direction Inbound -Protocol TCP -LocalPort 80 -Action AllowOuvrir un port TCP
    Bloquer une adresse IPNew-NetFirewallRule -DisplayName "Bloquer IP" -Direction Inbound -RemoteAddress 192.168.1.100 -Action BlockBloquer une adresse IP spécifique
    Vérifier le service du pare-feuGet-Service MpsSvc,BFEContrôler les services nécessaires au pare-feu
    Réinitialiser le pare-feu(New-Object -ComObject HNetCfg.FwPolicy2).RestoreLocalFirewallDefaults()Restaurer les paramètres par défaut

    Ces commandes doivent généralement être exécutées depuis un Terminal Windows ou une console PowerShell ouverte en tant qu’administrateur.

    L’article PowerShell : gérer le pare-feu Windows Defender est apparu en premier sur malekal.com.

    Pare-feu Windows Defender : guide complet

    Par : malekalmorte
    18 juin 2026 à 08:32

    Le pare-feu Windows Defender est l’un des principaux composants de sécurité intégrés à Windows 11/10. Son rôle est de contrôler les communications réseau entrantes et sortantes afin d’empêcher les connexions non autorisées tout en permettant aux applications légitimes d’accéder au réseau.

    Bien qu’il fonctionne automatiquement dans la majorité des cas, le pare-feu Windows Defender offre de nombreuses possibilités de configuration. Vous pouvez par exemple autoriser ou bloquer une application, ouvrir ou fermer un port, bloquer une adresse IP, gérer les différents profils réseau ou encore créer des règles de sécurité avancées adaptées à vos besoins.

    Windows propose également une console avancée permettant d’administrer précisément les connexions réseau, ainsi que des outils en ligne de commande et PowerShell destinés aux utilisateurs expérimentés et aux administrateurs système.

    Dans ce guide complet, nous allons découvrir comment fonctionne le pare-feu Windows Defender, comment accéder à ses paramètres, gérer les règles de sécurité, utiliser les fonctions avancées et résoudre les problèmes les plus fréquents.

    À quoi sert le pare-feu Windows Defender ?

    Le pare-feu Windows Defender est un composant de sécurité intégré à Windows qui contrôle les communications réseau entre votre ordinateur, Internet et les autres appareils du réseau.

    Son rôle est d’autoriser ou de bloquer les connexions selon des règles de sécurité définies par Windows ou par l’utilisateur. Il permet ainsi de limiter les accès non autorisés et de contrôler quelles applications peuvent communiquer sur le réseau.

    Le pare-feu Windows Defender peut notamment :

    • Bloquer les connexions réseau non autorisées
    • Autoriser ou refuser l’accès à Internet pour une application
    • Ouvrir ou fermer des ports réseau
    • Filtrer les connexions entrantes et sortantes
    • Appliquer des règles différentes selon le type de réseau utilisé

    👉 Les guides :

    Dans ce guide, vous trouverez une explication détaillée du fonctionnement d’un pare-feu, des connexions réseau, des ports et du filtrage du trafic.

    Principe de fonctionnement d'un pare-feu

    Comment ouvrir le pare-feu Windows Defender ?

    Windows propose plusieurs méthodes pour accéder au pare-feu Windows Defender. Selon vos besoins, vous pouvez utiliser l’application Sécurité Windows, le Panneau de configuration ou encore la console avancée de gestion du pare-feu.

    Depuis Sécurité Windows

    La méthode la plus simple consiste à passer par l’application Sécurité Windows.

    Pour cela :

    • Ouvrez le menu Démarrer
    • Recherchez Sécurité Windows
    • Cliquez sur Pare-feu et protection du réseau

    Vous accédez alors aux paramètres principaux du pare-feu Windows Defender ainsi qu’à l’état des différents profils réseau.

    Ouvrir directement les paramètres du pare-feu

    Vous pouvez également ouvrir directement la page du pare-feu avec la commande :

    ms-settings:windowsdefender

    ou :

    control firewall.cpl

    Ces raccourcis permettent d’accéder rapidement aux paramètres du pare-feu sans parcourir les menus de Windows.

    👉Toutes les méthodes dans ce guide :

    Dans les sections suivantes, nous verrons comment activer ou désactiver le pare-feu Windows Defender et gérer les règles de sécurité réseau.

    Activer ou désactiver le pare-feu Windows Defender

    Le pare-feu Windows Defender est activé par défaut sur Windows 11/10 et il est généralement recommandé de le laisser actif afin de protéger l’ordinateur contre les connexions réseau non autorisées.

    Toutefois, dans certaines situations, il peut être nécessaire de le désactiver temporairement pour effectuer un test de connexion, résoudre un problème réseau ou vérifier qu’une application n’est pas bloquée par une règle de sécurité.

    Activer ou désactiver le pare-feu depuis Sécurité Windows

    Pour modifier l’état du pare-feu :

    • Ouvrez Sécurité Windows
    • Cliquez sur Pare-feu et protection du réseau
    • Sélectionnez le profil réseau utilisé :
      • Réseau de domaine
      • Réseau privé
      • Réseau public
    • Activez ou désactivez Pare-feu Microsoft Defender

    Windows peut demander une confirmation administrateur avant d’appliquer la modification.

    👉Le guide :

    Activer et désactiver le pare-feu Windows Defender de Windows 10

    Faut-il désactiver le pare-feu pour résoudre un problème ?

    Pas forcément.

    Dans de nombreux cas, il est préférable :

    • D’autoriser l’application concernée
    • De créer une règle spécifique
    • D’ouvrir le port nécessaire

    plutôt que de désactiver entièrement le pare-feu.

    La désactivation complète doit rester une opération temporaire destinée au diagnostic.

    Désactiver le pare-feu en ligne de commande

    Les administrateurs peuvent également gérer le pare-feu à l’aide de PowerShell.

    Par exemple, pour désactiver le pare-feu sur tous les profils :

    Set-NetFirewallProfile -Profile Domain,Public,Private -Enabled False

    Pour le réactiver :

    Set-NetFirewallProfile -Profile Domain,Public,Private -Enabled True

    Ces commandes doivent être exécutées dans un terminal PowerShell ouvert en tant qu’administrateur.

    Pour une protection optimale, il est recommandé de laisser le pare-feu Windows Defender activé et de créer des exceptions uniquement lorsque cela est nécessaire.

    Autoriser ou bloquer une application dans le pare-feu

    Le pare-feu Windows Defender permet de contrôler quelles applications sont autorisées à communiquer sur le réseau. Cette fonctionnalité est particulièrement utile lorsqu’un logiciel ne parvient pas à accéder à Internet ou lorsque vous souhaitez empêcher une application de communiquer avec l’extérieur.

    Il est possible :

    • D’autoriser une application à accéder au réseau
    • De bloquer totalement ses communications
    • De limiter son accès à certains profils réseau
    • De créer des règles avancées de filtrage

    Ces opérations peuvent être réalisées depuis le Panneau de configuration ou depuis la console avancée du pare-feu Windows Defender.

    👉Le tutoriel :

    Dans ce guide dédié, vous trouverez les procédures détaillées pour créer, modifier ou supprimer les règles du pare-feu Windows Defender.

    Schéma explicatif autoriser/bloquer une application dans le pare-feu Windows Defender

    Ouvrir ou fermer un port dans le pare-feu Windows

    Le pare-feu Windows Defender permet de contrôler les ports réseau utilisés par les applications et les services Windows. Cette fonctionnalité est notamment utilisée pour autoriser un serveur, un logiciel de bureau à distance, un jeu en ligne ou tout autre service nécessitant l’ouverture d’un port spécifique.

    À l’inverse, il est également possible de fermer un port afin de renforcer la sécurité ou de bloquer un service réseau devenu inutile.

    L’ouverture ou la fermeture d’un port s’effectue généralement depuis la console avancée du pare-feu Windows Defender, où il est possible de créer des règles de trafic entrant et sortant.

    👉 Le tutoriel :

    Dans ce guide dédié, vous trouverez les procédures détaillées pour ouvrir un port TCP ou UDP, créer une règle de pare-feu et vérifier que le port est correctement accessible.

    Infographique ouvrir ou fermer un port dans le pare-feu Windows Defender

    Bloquer une adresse IP avec le pare-feu Windows Defender

    Le pare-feu Windows Defender permet également de bloquer une ou plusieurs adresses IP afin d’empêcher certaines connexions réseau. Cette fonctionnalité peut être utile pour renforcer la sécurité, bloquer un hôte malveillant ou limiter l’accès à certains services.

    Le blocage peut être appliqué aussi bien au trafic entrant qu’au trafic sortant à l’aide des règles avancées du pare-feu Windows.

    👉Les guides :

    Dans ce guide dédié, vous trouverez les procédures détaillées pour bloquer une adresse IPv4 ou IPv6, créer des règles de filtrage et gérer des listes d’adresses IP dans le pare-feu Windows Defender.

    Image explicative bloquer une adresse IP avec le pare-feu Windows Defender

    Comprendre les profils du pare-feu Windows

    Le pare-feu Windows Defender utilise différents profils réseau afin d’adapter automatiquement son niveau de protection selon le type de réseau auquel votre ordinateur est connecté.

    Chaque profil possède ses propres règles de sécurité et peut autoriser ou bloquer certaines connexions. Il est donc important de choisir le bon profil afin de bénéficier d’une protection adaptée sans empêcher le fonctionnement normal des applications ou du partage réseau.

    Windows utilise trois profils :

    ProfilUtilisation
    DomaineOrdinateur connecté à un domaine d’entreprise
    PrivéRéseau domestique ou réseau de confiance
    PublicRéseau public ou inconnu (Wi-Fi public, hôtel, café, etc.)

    De manière générale :

    • Le profil Public est le plus restrictif
    • Le profil Privé autorise davantage de communications locales
    • Le profil Domaine est destiné aux environnements professionnels gérés

    Le profil actif influence notamment :

    • Les règles du pare-feu appliquées
    • La découverte réseau
    • Le partage de fichiers et d’imprimantes
    • Les applications autorisées à communiquer sur le réseau

    L’utilisation d’un profil inadapté peut entraîner des problèmes d’accès réseau ou, à l’inverse, réduire le niveau de protection de l’ordinateur.

    L’illustration suivante résume les différences entre les profils Domaine, Privé et Public :

    Schéma explicatif des profils réseau du pare-feu Windows Defender

    👉Pour tout comprendre, consultez ce guide :

    Dans ces guides dédiés, vous trouverez les procédures permettant d’identifier le profil actif, de le modifier et de comprendre les conséquences de chaque profil sur le pare-feu Windows Defender.

    Utiliser le pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées

    Pour les besoins les plus courants, le pare-feu Windows Defender peut être géré depuis l’application Sécurité Windows ou le Panneau de configuration. Toutefois, Windows propose également une console avancée destinée aux utilisateurs expérimentés et aux administrateurs système.

    Cette interface permet notamment de :

    • Créer des règles de trafic entrant et sortant
    • Autoriser ou bloquer des applications
    • Ouvrir ou fermer des ports réseau
    • Bloquer des adresses IP
    • Configurer les profils Domaine, Privé et Public
    • Exporter ou importer une configuration du pare-feu

    Pour ouvrir cette console :

    • Appuyez sur Windows + R
    • Saisissez :
    wf.msc
    • Validez avec Entrée

    La console Pare-feu Windows Defender avec fonctions avancées de sécurité s’ouvre alors.

    👉 Le guide :

    Dans ce guide dédié, vous trouverez une présentation complète de l’interface, des règles de filtrage et des principales fonctionnalités avancées du pare-feu Windows Defender.

    Schema explicatif : Pare-feu Windows Defender : basique vs fonctions avancées

    Réinitialiser le pare-feu Windows Defender

    Au fil du temps, les règles du pare-feu Windows Defender peuvent devenir nombreuses ou être modifiées par des logiciels, des administrateurs ou l’utilisateur lui-même. Dans certaines situations, une configuration incorrecte peut provoquer des problèmes de connexion réseau ou empêcher certaines applications de communiquer correctement.

    La réinitialisation du pare-feu permet de restaurer l’ensemble des paramètres par défaut de Windows et de supprimer les règles personnalisées qui ont été ajoutées.

    Cette opération peut notamment être utile lorsque :

    • Une application ne parvient plus à accéder au réseau
    • Des règles du pare-feu semblent corrompues
    • Vous avez effectué de nombreux tests de configuration
    • Un logiciel a modifié les règles de sécurité
    • Vous souhaitez repartir d’une configuration propre

    👉 Le tutoriel :

    Dans ce guide dédié, vous trouverez les différentes méthodes permettant de réinitialiser le pare-feu Windows Defender depuis Windows, le Panneau de configuration, PowerShell ou l’invite de commandes.

    Exporter et importer les règles du pare-feu

    Le pare-feu Windows Defender permet de sauvegarder l’ensemble de sa configuration dans un fichier puis de la restaurer ultérieurement. Cette fonctionnalité est particulièrement utile lorsque vous avez créé de nombreuses règles personnalisées ou lorsque vous souhaitez reproduire la même configuration sur plusieurs ordinateurs.

    L’exportation des règles permet notamment de :

    • Sauvegarder une configuration personnalisée avant une modification importante
    • Restaurer rapidement le pare-feu après une réinstallation de Windows
    • Déployer les mêmes règles sur plusieurs ordinateurs
    • Conserver une copie de sauvegarde avant une réinitialisation du pare-feu

    Pour ce faire, suivez le guide :

    importer les règles de pare-feu de Windows

    Gérer le pare-feu Windows en PowerShell et en ligne de commande

    Windows permet de gérer entièrement le pare-feu Windows Defender sans passer par l’interface graphique. Les administrateurs et utilisateurs avancés peuvent utiliser PowerShell ou l’Invite de commandes pour afficher, créer, modifier ou supprimer des règles de pare-feu.

    Cette méthode est particulièrement utile pour :

    • Automatiser l’administration du pare-feu
    • Déployer des règles sur plusieurs ordinateurs
    • Créer des scripts de configuration
    • Gérer le pare-feu à distance
    • Effectuer des opérations avancées

    Par exemple, PowerShell permet d’afficher les règles existantes :

    Get-NetFirewallRule

    ou d’activer et désactiver rapidement le pare-feu :

    Set-NetFirewallProfile -Profile Domain,Public,Private -Enabled True

    Windows propose également l’outil historique netsh advfirewall, toujours largement utilisé dans les scripts et environnements d’administration.

    👉 Les guides complets :

    Dans ces guides dédiés, vous trouverez les principales commandes PowerShell et netsh permettant d’administrer le pare-feu Windows Defender depuis un terminal.

    l'aide de la commande netsh advfirewall

    Résoudre les problèmes du pare-feu Windows

    Une mauvaise configuration du pare-feu Windows Defender peut empêcher certaines applications de fonctionner correctement ou bloquer des connexions réseau légitimes. Les symptômes les plus fréquents sont l’impossibilité d’accéder à Internet, un logiciel qui ne parvient plus à communiquer sur le réseau ou des services réseau devenus inaccessibles.

    Avant de modifier les règles du pare-feu, il est recommandé d’identifier précisément l’origine du problème.

    Une application ne parvient pas à accéder à Internet

    Si un logiciel ne peut plus communiquer sur le réseau :

    • Vérifiez que l’application est autorisée dans le pare-feu
    • Contrôlez les règles de trafic entrant et sortant
    • Vérifiez le profil réseau utilisé (Privé, Public ou Domaine)
    • Testez temporairement avec le pare-feu désactivé afin de confirmer son implication

    👉 Le guide complet :

    Un port semble bloqué

    Certains logiciels, jeux ou serveurs nécessitent l’ouverture d’un port réseau spécifique.

    Vérifiez que :

    • Le port est bien ouvert dans le pare-feu
    • La règle concerne le bon protocole (TCP ou UDP)
    • Le profil réseau utilisé correspond à la règle configurée

    👉 Pour cela, suivez ce lien :

    Les règles du pare-feu semblent corrompues

    Après l’installation ou la désinstallation de certains logiciels, la configuration du pare-feu peut devenir difficile à gérer.

    Dans ce cas, une réinitialisation complète du pare-feu permet souvent de repartir sur une configuration propre.

    👉Le tutoriel :

    Le pare-feu est désactivé ou ne démarre plus

    Si Windows indique que le pare-feu est désactivé ou que le service ne démarre plus :

    • Vérifiez que le service Pare-feu Windows Defender est actif
    • Contrôlez qu’aucun logiciel de sécurité tiers ne l’a remplacé
    • Vérifiez l’intégrité des fichiers système avec SFC et DISM

    👉 Les guides de résolution des problèmes :

    L’article Pare-feu Windows Defender : guide complet est apparu en premier sur malekal.com.

    Comment savoir si votre licence Windows est OEM, Retail ou Volume ?

    Par : malekalmorte
    16 juin 2026 à 05:40

    Vous souhaitez savoir si votre licence Windows est de type OEM, Retail ou Volume ? Cette information peut être importante avant de réinstaller Windows, remplacer des composants matériels ou transférer votre licence vers un autre ordinateur.

    Selon le type de licence utilisé, les droits associés ne sont pas les mêmes. Par exemple, une licence Retail peut généralement être transférée vers un nouveau PC, tandis qu’une licence OEM est généralement liée à l’ordinateur sur lequel elle a été activée pour la première fois.

    Heureusement, Windows permet de connaître facilement le type de licence installé grâce à plusieurs méthodes intégrées. En quelques commandes, vous pouvez identifier le canal de licence utilisé, vérifier l’état de l’activation et déterminer si votre licence est transférable ou non.

    Dans ce tutoriel, nous verrons comment savoir si votre licence Windows est OEM, Retail ou Volume à l’aide de slmgr, PowerShell et des paramètres d’activation de Windows 11/10.

    Pourquoi connaître son type de licence Windows ?

    Connaître le type de licence installé sur votre ordinateur peut être utile dans de nombreuses situations. En effet, toutes les licences Windows n’offrent pas les mêmes droits concernant l’activation, la réinstallation ou le transfert vers un autre ordinateur.

    Par exemple, une licence OEM est généralement liée au PC sur lequel elle a été activée pour la première fois, tandis qu’une licence Retail peut être transférée vers une nouvelle machine sous certaines conditions.

    Identifier votre type de licence permet notamment de savoir :

    • Si votre licence est OEM, Retail ou Volume
    • Si elle peut être transférée vers un autre ordinateur
    • Si un changement de carte mère risque d’affecter l’activation
    • Si vous pourrez réutiliser votre licence après une réinstallation de Windows
    • Quelle méthode d’activation est utilisée sur votre PC

    Cette vérification est particulièrement importante avant :

    • L’achat d’un nouvel ordinateur
    • Le remplacement de la carte mère
    • Une réinstallation complète de Windows 11/10
    • Une migration vers un nouveau PC
    • L’achat ou la vente d’un ordinateur d’occasion

    Dans certains cas, connaître le type de licence permet également de mieux comprendre les messages affichés dans les paramètres d’activation de Windows ou de résoudre certaines erreurs d’activation.

    Heureusement, Windows propose plusieurs méthodes permettant de connaître rapidement le type de licence utilisé, que ce soit à l’aide de commandes intégrées, de PowerShell ou des informations disponibles dans les paramètres du système.

    👉A consulter :

    Licence Windows : comprendre les éléments et leur lien

    Vérifier le type de licence avec slmgr

    Windows intègre un outil nommé Software Licensing Management Tool (slmgr) qui permet d’obtenir des informations détaillées sur la licence installée et l’état de l’activation.

    Cette méthode est la plus fiable pour déterminer si votre licence Windows est de type OEM, Retail ou Volume.

    Utiliser la commande slmgr /dli

    La commande slmgr /dli affiche un résumé des informations relatives à la licence Windows.

    Pour l’exécuter :

    • Faites un clic droit sur le menu Démarrer
    • Ouvrez Terminal Windows (Administrateur) ou Invite de commandes (Administrateur)
    • Saisissez la commande suivante :
    slmgr /dli

    Une fenêtre contenant les principales informations de licence apparaît.

    Parmi les informations affichées, recherchez la ligne Description.

    Selon le type de licence, vous pourrez voir notamment :

    Description affichéeType de licence
    OEM_DM channelOEM
    Retail channelRetail
    Volume_MAK channelVolume MAK
    Volume_KMSCLIENT channelVolume KMS

    Dans la majorité des cas :

    • Un ordinateur acheté dans le commerce avec Windows préinstallé utilise une licence OEM
    • Une licence achetée séparément auprès de Microsoft ou d’un revendeur est une licence Retail
    • Les entreprises utilisent généralement des licences Volume

    Cette information permet généralement d’identifier immédiatement le type de licence utilisé sur votre ordinateur.

    Vérifier la licence de Windows avec slmgr pour savoir si la licence est authentique

    Utiliser la commande slmgr /dlv

    Pour obtenir davantage de détails, utilisez la commande :

    slmgr /dlv

    Cette commande affiche des informations plus complètes sur :

    • Le type de licence
    • L’état de l’activation
    • L’identifiant d’activation
    • Le canal de licence
    • Les informations KMS (le cas échéant)

    Cette méthode est particulièrement utile dans les environnements professionnels ou lorsque vous devez analyser un problème d’activation.

    👉Allez plus loin avec ce guide :

    Que faire si la commande ne fonctionne pas ?

    La commande slmgr est intégrée à Windows et ne nécessite aucun téléchargement.

    Si une erreur apparaît :

    • Vérifiez que vous avez ouvert le terminal avec les droits administrateur
    • Contrôlez que Windows est correctement activé
    • Essayez la commande slmgr /dlv qui fournit davantage d’informations

    👉 Plus d’informations sur l’utilisation :

    Dans la section suivante, nous verrons comment obtenir les mêmes informations à l’aide de PowerShell.

    Vérifier le type de licence avec PowerShell

    PowerShell permet également d’obtenir des informations sur la licence Windows installée. Cette méthode est utile si vous souhaitez afficher rapidement le type de licence ou récupérer des informations complémentaires sur l’activation du système.

    Afficher les informations de licence avec PowerShell

    Pour afficher les informations relatives à la licence Windows :

    • Faites un clic droit sur le menu Démarrer
    • Ouvrez Terminal Windows (Administrateur) ou PowerShell (Administrateur)
    • Exécutez la commande suivante :
    Get-CimInstance SoftwareLicensingProduct |
    Where-Object {
        $_.PartialProductKey -and $_.Name -like "*Windows*"
    } |
    Select-Object Name, Description

    PowerShell affiche alors le nom de l’édition de Windows ainsi que la description de la licence utilisée.

    Par exemple :

    Name        : Windows(R), Professional edition
    Description : Windows(R) Operating System, RETAIL channel

    La valeur affichée dans Description permet d’identifier le type de licence.

    Comment vérifier le type de licence Windows en PowerShell

    Interpréter les résultats

    Les informations les plus courantes sont :

    DescriptionType de licence
    OEM_DM channelOEM
    Retail channelRetail
    Volume_MAK channelVolume MAK
    Volume_KMSCLIENT channelVolume KMS

    Si vous voyez RETAIL channel, votre licence est de type Retail et peut généralement être transférée vers un autre ordinateur.

    Si vous voyez OEM_DM channel, votre licence est de type OEM et est généralement liée à la carte mère de l’ordinateur.

    Afficher l’état de l’activation

    Vous pouvez également vérifier si Windows est correctement activé :

    Get-CimInstance SoftwareLicensingProduct |
    Where-Object {
        $_.PartialProductKey -and $_.Name -like "*Windows*"
    } |
    Select-Object Name, LicenseStatus

    La valeur LicenseStatus indique notamment :

    ValeurÉtat
    1Activé
    0Non activé
    2En période de grâce
    3Licence expirée
    Comment vérifier si Windows est activé en PowerShell

    Quelle méthode utiliser ?

    PowerShell et slmgr affichent des informations similaires.

    Pour la plupart des utilisateurs, la commande :

    slmgr /dli

    reste la méthode la plus simple pour identifier rapidement le type de licence.

    PowerShell est surtout intéressant si vous souhaitez automatiser la récupération des informations ou intégrer ces données dans un script d’inventaire ou d’audit système.

    Peut-on connaître le type de licence depuis les paramètres Windows ?

    Windows permet d’obtenir certaines informations sur l’activation directement depuis les Paramètres du système. Cette méthode est simple et rapide, mais elle fournit moins de détails que les commandes slmgr ou PowerShell.

    Elle permet principalement de vérifier si Windows est activé et si une licence numérique est associée à votre appareil ou à votre compte Microsoft.

    Consulter les informations d’activation

    Pour afficher l’état de l’activation :

    • Ouvrez les Paramètres
    • Accédez à Système
    • Cliquez sur Activation

    Vous pouvez également utiliser le raccourci :

    • Appuyez sur Windows + I
    • Accédez à Système > Activation

    Windows affiche alors plusieurs informations relatives à votre licence.

    Comment interpréter les informations d’activation ?

    Selon votre configuration, vous pouvez voir des messages tels que :

    • Windows est activé
    • Windows est activé à l’aide d’une licence numérique
    • Windows est activé à l’aide d’une licence numérique liée à votre compte Microsoft

    Ces informations permettent notamment de savoir :

    • Si Windows est correctement activé
    • Si une licence numérique est utilisée
    • Si la licence est associée à un compte Microsoft
    Windows est activé à l'aide d'une licence numérique liée à votre compte Microsoft

    Peut-on savoir si la licence est OEM ou Retail ?

    Pas toujours.

    Les paramètres Windows ne précisent généralement pas si votre licence est de type OEM, Retail ou Volume.

    Ils indiquent surtout :

    • L’état de l’activation
    • Le type d’activation (clé produit ou licence numérique)
    • La présence éventuelle d’une liaison avec un compte Microsoft

    Pour identifier précisément le type de licence utilisé, il est préférable d’utiliser les méthodes données ci-dessus.

    Ces commandes affichent le canal de licence (OEM, Retail, MAK ou KMS) utilisé par Windows.

    FAQ

    Comment savoir si ma licence Windows est transférable ?

    Le moyen le plus simple consiste à identifier le type de licence installé sur votre ordinateur. En règle générale, une licence Retail peut être transférée vers un autre PC, tandis qu’une licence OEM est liée à la machine d’origine.

    Vous pouvez vérifier le type de licence avec la commande : slmgr /dli
    Puis consulter la valeur affichée dans le champ Description.

    Quelle est la différence entre OEM et Retail ?

    Une licence OEM est généralement fournie avec un ordinateur neuf et reste associée à celui-ci. Une licence Retail est achetée séparément et peut être transférée vers un autre ordinateur sous certaines conditions.
    Les licences Retail offrent davantage de flexibilité, notamment lors d’un changement de matériel ou d’un remplacement de PC.

    Une licence numérique est-elle OEM ou Retail ?

    Une licence numérique n’est pas un type de licence à part entière.
    Il s’agit d’un mode d’activation utilisé par Microsoft pour enregistrer votre licence sur ses serveurs. Une licence numérique peut donc être associée aussi bien à une licence OEM qu’à une licence Retail.
    Pour connaître le type exact de licence utilisé, vous devez consulter le canal de licence affiché par Windows à l’aide de slmgr ou PowerShell.

    Pourquoi Windows indique une licence numérique ?

    Depuis Windows 10, Microsoft utilise principalement des licences numériques.

    Après une activation réussie, les serveurs Microsoft enregistrent un identifiant associé à votre matériel. Lors d’une réinstallation de Windows sur le même ordinateur, l’activation est généralement effectuée automatiquement sans qu’il soit nécessaire de saisir une clé produit.

    Que signifie OEM_DM channel ?

    La mention OEM_DM channel indique que Windows utilise une licence OEM enregistrée dans le firmware UEFI de l’ordinateur.

    Ce type de licence est généralement fourni par le constructeur du PC et associé à la carte mère. Lors d’une réinstallation de Windows 11/10 sur la même machine, l’activation est généralement automatique.

    Que signifie Volume_KMSCLIENT channel ?

    La mention Volume_KMSCLIENT channel correspond à une licence Volume utilisant un serveur KMS (Key Management Service).

    Ce type de licence est principalement utilisé dans les entreprises, les administrations et les établissements scolaires. L’activation est effectuée via un serveur interne plutôt qu’à l’aide d’une clé produit classique.

    Puis-je connaître le type de licence avec ma clé produit ?

    Non, il n’est généralement pas possible de déterminer de manière fiable si une licence est OEM, Retail ou Volume à partir de la seule clé produit.

    La méthode la plus fiable consiste à consulter les informations d’activation directement dans Windows à l’aide des commandes :
    slmgr /dli
    ou :
    slmgr /dlv
    Ces commandes affichent le canal de licence réellement utilisé par le système.

    Pourquoi slmgr affiche Retail alors que mon PC a été acheté avec Windows préinstallé ?

    Plusieurs situations peuvent expliquer ce comportement.

    Par exemple, une licence Retail peut avoir été saisie ultérieurement pour remplacer une licence OEM, ou une mise à niveau de licence a pu être effectuée après l’achat de l’ordinateur.

    Dans ce cas, c’est le canal affiché par Windows qui fait foi et non l’origine du PC.

    L’article Comment savoir si votre licence Windows est OEM, Retail ou Volume ? est apparu en premier sur malekal.com.

    Secure Boot 2023 : comment vérifier la présence des certificats CA 2023

    Par : malekalmorte
    9 juin 2026 à 11:42

    Microsoft déploie progressivement les nouveaux certificats Secure Boot 2023 afin de remplacer les certificats historiques utilisés depuis 2011, dont certains arriveront à expiration à partir de 2026. Cette migration est essentielle pour garantir le bon fonctionnement du démarrage sécurisé (Secure Boot) sur les futures versions de Windows et maintenir la chaîne de confiance utilisée lors du démarrage du système.

    Toutefois, le déploiement s’effectue progressivement et certains PC peuvent rencontrer des difficultés lors de l’installation des nouveaux certificats. Il peut donc être utile de vérifier si votre ordinateur a bien reçu les certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023, si la migration est terminée ou si des erreurs sont présentes dans Windows ou le firmware UEFI.

    Dans ce guide, nous allons voir comment vérifier l’installation des certificats Secure Boot 2023 sur Windows 11/10 à l’aide de PowerShell, du registre Windows, de l’Observateur d’événements et d’outils spécialisés comme CheckCA2023 ou Check-UEFISecureBootVariables.

    ✋
    Pour tout comprendre de la mise à jour des certificats Secure Boot 2023, consultez l’actualité : Secure Boot 2023 : Microsoft remplace les certificats de sécurité Windows avant leur expiration en 2026

    Quelle méthode utiliser pour vérifier les certificats Secure Boot 2023 ?

    Il existe plusieurs façons de vérifier si votre ordinateur a reçu les nouveaux certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023. Certaines méthodes sont simples et adaptées à tous les utilisateurs, tandis que d’autres fournissent davantage d’informations techniques sur les bases Secure Boot présentes dans l’UEFI.

    Le tableau ci-dessous résume les principales solutions disponibles :

    MéthodeFacilitéNiveau de détailRecommandation
    CheckCA2023⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐Recommandée pour la majorité des utilisateurs
    Commandes PowerShell⭐⭐⭐☆☆⭐⭐⭐⭐Vérification rapide sans logiciel tiers
    Registre Windows (UEFICA2023Status)⭐⭐⭐⭐⭐⭐☆☆☆Vérification complémentaire
    Check-UEFISecureBootVariables⭐⭐☆☆☆⭐⭐⭐⭐⭐Analyse avancée des variables UEFI
    Observateur d’événements⭐⭐☆☆☆⭐⭐⭐⭐Diagnostic des erreurs de déploiement
    Mosby (non présenté dans ce guide)⭐☆☆☆☆⭐⭐⭐⭐⭐Outil avancé non présenté dans ce guide

    Pour une vérification rapide, CheckCA2023 est généralement la solution la plus simple. Les utilisateurs avancés pourront compléter l’analyse avec les commandes PowerShell ou l’outil Check-UEFISecureBootVariables, qui fournit davantage de détails sur les certificats présents dans les bases UEFI Secure Boot.

    N’essayez pas de modifier manuellement les variables UEFI Secure Boot si vous ne maîtrisez pas le fonctionnement du firmware UEFI. Une mauvaise manipulation peut empêcher le démarrage du système.

    Vérifier l’installation des certificats Secure Boot avec PowerShell

    Windows permet de vérifier directement si les nouveaux certificats Secure Boot CA 2023 ont été installés dans le firmware UEFI. Cette méthode est la plus fiable pour déterminer si votre PC a reçu les mises à jour de sécurité déployées par Microsoft avant l’expiration des certificats historiques en 2026.

    Vérifier la présence du certificat CA 2023

    • Ouvrez Windows Terminal (administrateur) ou PowerShell (administrateur) puis exécutez la commande suivante :
    [System.Text.Encoding]::ASCII.GetString((Get-SecureBootUEFI db).Bytes) -match '2023'
    • Si la commande retourne :
    True
    • Cela indique que le certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023 est présent dans la base de données Secure Boot (DB) de l’UEFI.
    • Si le résultat est :
    False
    • le certificat n’a probablement pas encore été déployé ou activé sur votre système.

    Remarque : cette commande nécessite que Secure Boot soit pris en charge et accessible depuis Windows. Sur certains systèmes, une erreur peut être affichée si Secure Boot est désactivé dans l’UEFI ou si le matériel ne prend pas en charge cette fonctionnalité.
    Vérifier les certificats Secure Boot 2023 avec PowerShell

    Vérifier l’état du déploiement dans le registre Windows

    Microsoft enregistre également des informations sur l’avancement de la mise à jour Secure Boot dans le registre Windows.

    • Ouvrez une invite de commandes ou Windows Terminal en tant qu’administrateur puis exécutez :
    reg query HKLM\SYSTEM\CurrentControlSet\Control\SecureBoot\Servicing /v UEFICA2023Status
    • Si la valeur existe, Windows affiche l’état du déploiement du certificat CA 2023.
    • Voici les détails :
    StatutFaut-il s’inquiéter ?
    NotStartedNon, le déploiement peut être en attente
    InProgressNon, mise à jour en cours
    Success / 0x2Tout est à jour
    Failed / 0x3Vérifier les journaux TPM-WMI
    Vérifier si le PC a reçu les nouveaux certifcats dans le registre SecureBoot\Servicing

    Par exemple :

    UEFICA2023Status    REG_DWORD    0x70

    Un état NotStarted ou InProgress ne signifie pas nécessairement qu’un problème est présent. Microsoft déploie les nouveaux certificats progressivement et certains appareils peuvent être temporairement mis en attente pour des raisons de compatibilité matérielle ou de firmware UEFI.

    Vérifier le déploiement depuis l’Observateur d’événements

    L’Observateur d’événements permet d’identifier plus précisément les problèmes liés à Secure Boot.

    • Faites un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier + X
    • Puis dans la liste, cliquez sur l’observateur d’évènements. Plus de méthodes : Comment ouvrir l’observateur d’évènements de Windows 11/10
    • Accédez à Journaux Windows > Système
    • Recherchez des événements liés à :
      • Secure Boot
      • Kernel-Boot
      • CodeIntegrity
      • TPM-WMI
      • ou WindowsUpdateClient
    • ou cherchez par les ID évènements suivants :
    ID d’événementSignification
    1795échec de mise à jour d’une variable Secure Boot
    1796échec de mise à jour SBAT
    1800Un redéùarrage est nécessaire avant d’intaller la mise à jour du Secure Boot
    1801Le PC est identifié comme nécessitant la mise à jour, mais des informations complémentaires sont encore attendues
    1802Une limitation ou incompatibilité du firmware UEFI empêche temporairement le déploiement
    1803Échec de l’installation du certificat KEK, généralement en raison d’un problème de configuration de la chaîne de confiance Secure Boot
    1808Mise à jour des certificats effectuée avec succès

    👉Aidez-vous de ces guide si besoin :

    Microsoft précise qu’un échec de mise à jour du certificat KEK 2023 n’est pas forcément critique si les certificats DB 2023 sont déjà présents. Dans ce cas, l’appareil peut continuer à démarrer de manière sécurisée.

    En revanche, tant que le certificat KEK 2023 n’est pas installé, le système risque de ne pas recevoir certaines futures mises à jour DBX, utilisées pour révoquer les chargeurs de démarrage vulnérables ou compromis.

    👉Microsoft fournit une base de données : Événements de mise à jour de la base de données de démarrage sécurisé et de la variable DBX

    Événement 1795 : échec de mise à jour d’une variable Secure Boot

    L’événement 1795 apparaît lorsque le firmware UEFI retourne une erreur lors de la tentative de mise à jour d’une variable Secure Boot.

    Le message peut notamment contenir :

    Le microprogramme système a renvoyé une erreur lors de la tentative de mise à jour d'une variable de démarrage sécurisé.

    Cette erreur provient généralement du firmware UEFI lui-même et peut être causée par :

    • Un BIOS/UEFI obsolète.
    • Une implémentation incomplète de Secure Boot par le constructeur.
    • Une incompatibilité avec certaines mises à jour Secure Boot.
    • Un bug du firmware.

    Lorsque cet événement est présent de façon répétée, il est recommandé de vérifier la disponibilité d’une mise à jour du BIOS/UEFI auprès du constructeur du PC ou de la carte mère.

    Événement 1795 (TPM-WMI) : échec de mise à jour d'une variable Secure Boot

    Événement 1796 : échec de mise à jour SBAT

    L’événement 1796 indique que Windows n’a pas réussi à mettre à jour les données SBAT (Secure Boot Advanced Targeting).

    Le message ressemble généralement à :

    La mise à jour du démarrage sécurisé n'a pas pu mettre à jour SBAT.

    SBAT est un mécanisme utilisé pour révoquer certains chargeurs de démarrage vulnérables sans avoir à révoquer tous les certificats Secure Boot.

    Cet événement peut apparaître :

    • Lorsqu’un fichier attendu est absent.
    • Lorsqu’une étape de migration Secure Boot a échoué.
    • Lors d’un problème lié au firmware UEFI.
    • Sur certaines machines virtuelles ou environnements de test.

    La présence de cet événement n’empêche pas systématiquement l’installation des certificats CA 2023. Il est donc recommandé de vérifier également la présence du certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023, la valeur UEFICA2023Status et les événements 1801 ou 1808 afin d’obtenir un diagnostic complet.

    Événement 1796 (TPM-WMI) : échec de mise à jour SBAT

    Evènement 1801

    Exemple d’erreur TPM-WMI avec un évènement 1801 :

    Les certificats de démarrage sécurisé mis à jour sont disponibles sur cet appareil, mais ils n’ont pas encore été appliqués au microprogramme. Passez en revue l’aide publiée pour terminer la mise à jour et assurer une protection complète. Les informations de signature de cet appareil sont incluses ici.
    DeviceAttributes : FirmwareManufacturer:AMI;FirmwareVersion:F.02;OEMModelBaseBoard:89D8;OEMManufacturerName:HP;OSArchitecture:amd64;
    BucketId : 9a6649385383100cf866cdf9503fd341f0d207ef756cd4c77dae654b5be1d776
    BucketConfidenceLevel : Under Observation - More Data Needed
    UpdateType :
    Erreur TPM-WMI avec un évènement 1801 lié à l'installation des certificats Secure boot 2023

    Événement 1808 : mise à jour réussie des certificats Secure Boot

    avec un texte du genre :

    L’événement 1808 enregistré par la source TPM-WMI indique que les nouvelles clés et autorités de certification Secure Boot ont été installées avec succès sur l’ordinateur.

    Lorsque cet événement est présent, il constitue l’un des indicateurs les plus fiables que la migration vers les certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023 a été effectuée.

    Événement 1808 : mise à jour clés/CA réussie des certificats Secure Boot

    Vérifier les certificats Secure Boot avec CheckCA2023

    CheckCA2023 est un utilitaire open source spécialement conçu pour vérifier si les nouveaux certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023 sont correctement installés sur votre ordinateur. Contrairement aux méthodes utilisant PowerShell ou le registre Windows, cet outil réalise automatiquement les vérifications et affiche un diagnostic simple à interpréter.

    L’application analyse les bases de données Secure Boot stockées dans le firmware UEFI et vérifie la présence des certificats nécessaires à la migration vers Secure Boot 2023. Elle permet ainsi de confirmer rapidement si votre système est prêt pour l’expiration des anciens certificats Secure Boot prévue en 2026.

    Télécharger et lancer CheckCA2023

    CheckCA2023 se présente sous la forme d’un script PowerShell nommé CheckCA2023.ps1. Pour l’exécuter, il est nécessaire d’ouvrir PowerShell avec les droits administrateur.

    Placez-vous ensuite dans le dossier contenant le script puis lancez :

    .\CheckCA2023.ps1

    Si PowerShell bloque l’exécution du script avec un message indiquant que l’exécution des scripts est désactivée, autorisez temporairement l’exécution des scripts pour la session en cours :

    Set-ExecutionPolicy -Scope Process Bypass

    Puis relancez :

    .\CheckCA2023.ps1

    L’outil analyse alors la configuration Secure Boot du système et vérifie notamment la présence du certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023.

    Remarque : le paramètre -Scope Process ne modifie pas durablement la stratégie d’exécution de PowerShell. Le changement est limité à la fenêtre PowerShell actuellement ouverte.

    Vérifier les certificats Secure Boot avec CheckCA2023

    CheckCA2023 est un utilitaire spécialement conçu pour vérifier l’état du déploiement des certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023 sur Windows 11/10. Contrairement aux commandes PowerShell ou aux vérifications manuelles du registre, l’outil centralise toutes les informations importantes dans une seule interface.

    Après son lancement, cliquez sur Refresh afin d’actualiser les informations du système. CheckCA2023 analyse alors automatiquement :

    • Les certificats présents dans les bases Secure Boot (PK, KEK, DB et DBX).
    • La présence du certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023.
    • L’état de Secure Boot.
    • Les informations enregistrées dans le registre Windows.
    • Les événements liés au déploiement des certificats Secure Boot 2023.

    Vérifier la présence du certificat CA 2023

    Dans la section DB Active (By Microsoft), recherchez la ligne :

    Microsoft UEFI CA 2023

    Si celle-ci est présente, le nouveau certificat a été installé dans la base Secure Boot du firmware UEFI.

    Vous pouvez également vérifier la présence de :

    Microsoft Corporation KEK CA 2023

    dans la section KEK Active (By Microsoft).

    Vérifier la présence du certificat CA 2023 avec CheckCA2023

    Vérifier l’état de la migration

    La section Registry résume l’état du déploiement sur le système.

    Par exemple :

    UEFICA2023Status : Updated

    indique que la mise à jour des certificats a été effectuée avec succès.

    L’outil affiche également les informations provenant de la clé de registre :

    HKLM\SYSTEM\CurrentControlSet\Control\SecureBoot\Servicing

    ce qui évite d’avoir à exécuter manuellement les commandes de diagnostic.

    Consulter les événements Secure Boot

    CheckCA2023 analyse également les événements enregistrés par Windows et affiche directement les identifiants détectés dans la section Event Viewer.

    Cela permet d’identifier rapidement une mise à jour réussie ou un problème de déploiement sans avoir à parcourir manuellement l’Observateur d’événements.

    Conseil : CheckCA2023 constitue probablement la méthode la plus simple pour vérifier si votre PC a reçu les certificats Secure Boot 2023, car il regroupe dans une seule interface les informations provenant du firmware UEFI, du registre Windows et des journaux d’événements.

    Vérifier les variables Secure Boot avec Check-UEFISecureBootVariables

    Check-UEFISecureBootVariables est un script PowerShell permettant d’afficher le contenu des principales variables UEFI utilisées par Secure Boot. Il constitue une solution intéressante pour les utilisateurs souhaitant vérifier directement la présence des certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023, des clés KEK ou encore des bases de révocation DBX.

    Contrairement à CheckCA2023 qui fournit un diagnostic simplifié, cet outil affiche les informations techniques présentes dans le firmware UEFI et permet de contrôler précisément l’état des bases Secure Boot.

    Télécharger et exécuter le script

    • Téléchargez le script depuis son dépôt GitHub officiel puis ouvrez PowerShell en tant qu’administrateur.

    Check-UEFISecureBootVariables
    • Décompressez à l’emplacement de votre choix

    Vérifier les variables Secure Boot avec Check-UEFISecureBootVariables

    Check-UEFISecureBootVariables est un ensemble d’outils permettant d’analyser les principales variables UEFI utilisées par Secure Boot. Contrairement à CheckCA2023 qui fournit un diagnostic simplifié, cet utilitaire s’adresse davantage aux utilisateurs avancés souhaitant vérifier précisément la présence des certificats, des clés KEK ou encore l’état du gestionnaire de démarrage Windows.

    L’outil se présente sous la forme de plusieurs scripts CMD prêts à l’emploi et ne nécessite pas la saisie de commandes PowerShell.

    Vérifier l’état général de la migration Secure Boot 2023

    • Exécutez le script par un clic droit « Exécuter en tant qu’administrateur:
    Check Windows state.cmd

    L’outil affiche alors plusieurs informations importantes :

    • État de Secure Boot.
    • État du déploiement CA 2023.
    • Valeur UEFICA2023Status.
    • Présence du certificat Windows UEFI CA 2023.
    • Version du gestionnaire de démarrage Windows (bootmgfw.efi).

    Par exemple :

    UEFICA2023Status : Updated
    WindowsUEFICA2023Capable : Windows UEFI CA 2023 cert is in DB

    Ces informations indiquent généralement que la migration vers les certificats Secure Boot 2023 a été effectuée avec succès.

    Vérifier l'état général de la migration Secure Boot 2023

    Vérifier les certificats présents dans l’UEFI

    • Exécutez ensuite en administrateur :
    Check UEFI PK, KEK, DB and DBX.cmd

    Le script affiche le contenu des principales bases Secure Boot :

    • PK (Platform Key)
    • KEK (Key Exchange Key)
    • DB (Authorized Signatures Database)
    • DBX (Forbidden Signatures Database)

    Recherchez notamment la présence des entrées suivantes :

    • Microsoft Corporation KEK 2K CA 2023
    • Windows UEFI CA 2023
    • Microsoft UEFI CA 2023
    • Microsoft Option ROM UEFI CA 2023

    La présence de ces certificats confirme que les nouvelles autorités de certification Secure Boot 2023 ont été enregistrées dans le firmware UEFI.

    Vérifier les certificats présents dans l'UEFI

    Vérifier les fichiers EFI utilisés au démarrage

    L’outil fournit également le script :

    Check EFI file info.cmd

    Celui-ci permet d’analyser les fichiers EFI utilisés par Windows et de vérifier avec quels certificats ils sont signés.

    Cette vérification est particulièrement utile pour confirmer que le système démarre bien avec le nouveau gestionnaire de démarrage signé à l’aide des certificats Secure Boot 2023.

    Conseil : pour la majorité des utilisateurs, CheckCA2023 reste l’outil le plus simple à utiliser. En revanche, Check-UEFISecureBootVariables fournit davantage de détails techniques et permet de vérifier précisément le contenu des bases PK, KEK, DB et DBX présentes dans le firmware UEFI.

    Que faire si les certificats Secure Boot 2023 ne sont pas installés

    Si les vérifications indiquent que le certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023 est absent, ne paniquez pas. Dans de nombreux cas, cela ne signifie pas qu’il y a un problème sur votre ordinateur. Microsoft déploie les nouveaux certificats progressivement et certains constructeurs doivent également fournir des mises à jour de firmware UEFI pour finaliser la migration.

    Avant toute manipulation, assurez-vous que Windows est entièrement à jour et que votre système prend bien en charge Secure Boot.

    Vérifier Windows Update

    Microsoft distribue les mises à jour liées à Secure Boot via Windows Update. Commencez donc par vérifier que toutes les mises à jour de Windows 11/10 sont installées.

    Pour cela :

    • Ouvrez Paramètres > Windows Update.
    • Cliquez sur Rechercher des mises à jour.
    • Installez toutes les mises à jour disponibles.
    • Redémarrez le PC si nécessaire.

    Après le redémarrage, effectuez à nouveau les vérifications avec PowerShell ou l’un des outils présentés précédemment.

    Vérifier si Secure Boot est activé

    Les mises à jour Secure Boot nécessitent que la fonctionnalité soit prise en charge et correctement configurée dans l’UEFI.

    Pour vérifier son état :

    • Appuyez sur Windows + R.
    • Saisissez msinfo32 puis validez.
    • Repérez la ligne État du démarrage sécurisé.

    Si la valeur indique Désactivé, il peut être nécessaire d’activer Secure Boot dans les paramètres UEFI du PC.

    👉 Le tutoriel :

    Consulter les recommandations du fabricant de votre PC

    Microsoft publie régulièrement des informations sur l’état du déploiement des certificats Secure Boot 2023, mais certains constructeurs diffusent également leurs propres recommandations, correctifs ou mises à jour du BIOS/UEFI.

    Si votre ordinateur n’a pas reçu les nouveaux certificats ou si vous rencontrez des erreurs lors de leur installation, consultez les pages de support de votre fabricant. Plusieurs constructeurs ont déjà publié des procédures spécifiques ou des mises à jour destinées à préparer leurs équipements à la migration vers les certificats Secure Boot 2023.

    Voici les liens des documents Secure Boot pour les principaux constructeur de PC :

    ConstructeurDocumentation Secure Boot
    AcerUpdate Your Secure Boot Certificates In June 2026 to Stay Protected
    ASUSWindows Secure Boot certificate expiration and certificates updates
    DellMicrosoft 2011 Secure Boot Certificate Expiration
    HPHP PCs – Prepare for new Windows Secure Boot certificates
    Lenovo2011 Microsoft Secure Boot Certificate Expiration
    MSIWindows Secure Boot certificates update
    Microsoft SurfaceSurface Secure Boot Certificates
    LGWindows Secure Boot Certificate Update & Troubleshooting Guide

    Microsoft maintient également une liste de compatibilité et de suivi des constructeurs OEM participant au déploiement des certificats Secure Boot 2023 : https://support.microsoft.com/fr-fr/topic/pages-oem-original-equipment-manufacturer-pour-le-d%C3%A9marrage-s%C3%A9curis%C3%A9-9ecc3ba4-fb50-4bd3-9e9b-f16b35b8fb68

    Consultez le tableau ci-dessous afin de vérifier si votre modèle de PC ou de carte mère nécessite une mise à jour spécifique du BIOS/UEFI avant l’installation des nouveaux certificats.

    Vérifier la disponibilité d’une mise à jour du BIOS ou de l’UEFI

    Certains constructeurs ont publié des mises à jour de firmware afin de prendre en charge les nouveaux certificats Secure Boot 2023.

    Consultez le site du fabricant de votre PC ou de votre carte mère afin de vérifier si une mise à jour récente du BIOS/UEFI est disponible.

    Important : effectuez cette opération avec prudence, car une mise à jour du firmware reste une opération sensible.

    👉Voir ce guide :

    Vérifier les journaux d’événements Secure Boot

    Windows enregistre les différentes étapes de la migration vers les certificats CA 2023 dans l’Observateur d’événements.

    L’analyse de ces journaux peut permettre de déterminer :

    • Si la mise à jour a été téléchargée.
    • Si son installation a échoué.
    • Si une étape de migration est bloquée.
    • Si une intervention manuelle est nécessaire.

    Nous verrons plus loin comment consulter ces événements.

    Utiliser les scripts PowerShell de Garlin

    Dans certains cas, des scripts PowerShell permettent d’effectuer des vérifications supplémentaires ou de faciliter le diagnostic de la migration Secure Boot 2023.

    Ces outils peuvent être utiles pour comprendre pourquoi un système n’a pas encore reçu les nouveaux certificats ou pour analyser l’état des différentes bases Secure Boot présentes dans l’UEFI.

    Voir cette page : https://www.elevenforum.com/t/garlins-powershell-scripts-for-updating-secure-boot-ca-2023.43423/
    Vous pouvez aussi créer une demande d’aide sur le forum : Comment demander de l’aide sur le forum

    Consulter les problèmes connus de Secure Boot 2023

    Certains ordinateurs rencontrent actuellement des difficultés lors du déploiement des certificats Secure Boot 2023. Des problèmes de firmware, des configurations UEFI particulières ou des mises à jour incomplètes peuvent empêcher l’installation correcte des nouveaux certificats.

    👉 L’actualité:

    Faut-il s’inquiéter si le certificat CA 2023 est absent ?

    Pas nécessairement. Tant que Microsoft poursuit le déploiement des mises à jour et que votre système reste à jour, l’absence temporaire du certificat CA 2023 n’indique pas forcément un problème.

    En revanche, si vous rencontrez des erreurs de mise à jour liées à Secure Boot ou si votre constructeur a publié des recommandations spécifiques, il est conseillé d’effectuer les vérifications décrites dans ce guide et d’appliquer les mises à jour recommandées.

    FAQ

    Mon PC est-il concerné par les certificats Secure Boot 2023 ?

    Oui, si votre ordinateur utilise le démarrage sécurisé (Secure Boot) et exécute une version prise en charge de Windows 11 ou Windows 10. Microsoft remplace progressivement les anciens certificats Secure Boot 2011 qui expireront à partir de 2026. La majorité des PC modernes sont donc concernés par cette transition.

    Comment savoir rapidement si le certificat CA 2023 est installé ?

    La méthode la plus fiable consiste à utiliser PowerShell :
    [System.Text.Encoding]::ASCII.GetString((Get-SecureBootUEFI db).Bytes) -match '2023'
    Si la commande retourne True, le certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023 est présent dans la base de données Secure Boot de votre firmware UEFI.

    La valeur UEFICA2023Status est absente du registre Windows

    Ce n’est pas forcément un problème. Selon votre version de Windows, votre matériel ou l’état du déploiement, cette valeur peut ne pas encore être créée.
    Dans ce cas, vérifiez également :
    – La présence du certificat CA 2023 avec PowerShell.
    – Les journaux Secure Boot dans l’Observateur d’événements.
    – Les éventuelles mises à jour Windows en attente.

    Secure Boot est désactivé : suis-je concerné ?

    Oui. Même si Secure Boot est actuellement désactivé, votre firmware UEFI peut toujours recevoir les nouveaux certificats. Toutefois, certaines vérifications et certaines mises à jour peuvent nécessiter l’activation préalable du démarrage sécurisé.

    Le certificat CA 2023 est absent : dois-je intervenir manuellement ?

    Pas nécessairement. Microsoft déploie les nouveaux certificats progressivement via Windows Update et certains constructeurs distribuent également des mises à jour du BIOS/UEFI.
    Avant toute intervention, assurez-vous que :
    – Windows est entièrement à jour.
    – Le BIOS/UEFI est à jour.
    – Secure Boot est correctement configuré.

    Puis-je installer moi-même les certificats Secure Boot 2023 ?

    Microsoft ne recommande généralement pas d’effectuer une installation manuelle des certificats sauf dans des cas particuliers ou dans un contexte professionnel maîtrisé. Pour la plupart des utilisateurs, il est préférable de laisser Windows Update et les mises à jour du firmware gérer automatiquement cette migration.

    Pourquoi Microsoft remplace-t-il les certificats Secure Boot 2011 ?

    Les certificats actuellement utilisés par Secure Boot reposent principalement sur des autorités de certification créées en 2011. Certaines d’entre elles arrivent à expiration à partir de 2026. Microsoft déploie donc de nouveaux certificats afin de garantir la continuité du démarrage sécurisé sur les futures versions de Windows.

    La mise à jour Secure Boot 2023 peut-elle empêcher mon PC de démarrer ?

    Dans la majorité des cas, la migration est transparente. Toutefois, certains constructeurs ont signalé des problèmes sur certaines configurations UEFI ou après certaines mises à jour du firmware. C’est pourquoi Microsoft procède à un déploiement progressif et met à disposition plusieurs outils de diagnostic pour vérifier l’état du système avant l’échéance de 2026.

    Puis-je vérifier plusieurs PC rapidement ?

    Oui. Les outils Mosby et CheckCA2023 permettent de contrôler rapidement l’état des certificats Secure Boot sans avoir à utiliser les commandes PowerShell manuellement. Ils sont particulièrement pratiques pour les administrateurs système ou pour vérifier plusieurs ordinateurs.

    L’article Secure Boot 2023 : comment vérifier la présence des certificats CA 2023 est apparu en premier sur malekal.com.

    La commande REG sous Windows : guide complet avec exemples

    Par : malekalmorte
    8 juin 2026 à 07:10

    Le Registre Windows peut être administré à l’aide de l’Éditeur du Registre (regedit), mais également depuis l’invite de commandes grâce à l’utilitaire REG.EXE intégré à Windows.

    Cette commande permet de consulter, créer, modifier, supprimer, exporter ou sauvegarder des clés du Registre sans ouvrir l’interface graphique. Elle est particulièrement utile pour l’automatisation, les scripts d’administration, les déploiements de configuration ou les opérations de dépannage.

    Avec REG QUERY, REG ADD, REG DELETE, REG EXPORT ou encore REG SAVE, il devient possible de gérer efficacement le Registre Windows directement depuis une ligne de commandes ou un script batch.

    Dans ce guide, découvrez les principales commandes REG, leur syntaxe ainsi que de nombreux exemples pratiques pour administrer le Registre Windows depuis CMD ou PowerShell.

    Qu’est-ce que la commande REG ?

    REG.EXE est un utilitaire intégré à Windows qui permet d’administrer le Registre directement depuis l’invite de commandes ou PowerShell. Il offre la possibilité de consulter, créer, modifier, supprimer, exporter ou importer des clés et des valeurs sans utiliser l’Éditeur du Registre (regedit).

    La commande REG est particulièrement utile pour :

    • Automatiser des modifications du Registre dans des scripts
    • Déployer des paramètres sur plusieurs ordinateurs
    • Sauvegarder ou restaurer des clés du Registre
    • Interroger le Registre à distance ou en ligne de commandes
    • Effectuer des opérations d’administration avancées

    Par exemple, il est possible d’afficher le contenu d’une clé avec :

    reg query HKLM\SOFTWARE

    ou de créer une nouvelle valeur :

    reg add "HKCU\Software\Test" /v Exemple /t REG_SZ /d "Bonjour" /f

    La commande REG est disponible sur toutes les versions modernes de Windows et peut être utilisée depuis :

    • L’Invite de commandes (CMD)
    • PowerShell
    • Les scripts batch (.BAT et .CMD)
    • Les scripts d’administration

    Les principales sous-commandes de REG

    CommandeDescriptionSyntaxe et
    Exemple
    Reg addPermet d’ajouter une clé dans le registreREG ADD HKLM\Software\MaClé /v MRU /t REG_MULTI_SZ /d fax\0mail\0\0
    Reg compareCompare spécifié des sous-clés de Registre ou des entréesREG COMPARE HKLM\Software\MaClé\MonApp HKLM\Software\MaClé\EnregistrerMonApp
    Reg copyCopie une entrée de Registre vers un emplacement spécifié sur l’ordinateur local ou distant.REG COPY HKLM\Software\MaClé\MonApp HKLM\Software\MaClé\EnregistrerMonApp /s
    Reg deleteSupprime une clé ou valeur – Syntaxe pour supprimer une valeur, il faut utiliser l’option /vREG DELETE \\ZODIAC\HKLM\Software\MaClé /v MTU
    Reg exportPermet d’exporter des clés du registre Windowsreg export HKLM\Software\MaClé\MonApp AppBkUp.reg
    Reg importImporte un fichier .reg dans le registrereg import AppBkUp.reg
    Reg loadPermet de charger une ruche du registre Windows dans une clé temporairereg load HKLM\RucheTemp RuchTemp.hiv
    Reg querypermet d’interroger le registre Windows et récupérer des clés ou une valeur en particulier via l’option /vreg query HKLM\Software\Microsoft\ResKit /v Version
    Reg restoreÉcrit enregistrées les sous-clés et entrées de sauvegarder le Registrereg restore HKLM\Software\Microsoft\ResKit NTRKBkUp.hiv
    Reg saveEnregistre une copie des sous-clés spécifiées, entrées et valeurs du Registre dans un fichier spécifiéreg save HKLM\Software\MaClé\MonApp AppBkUp.hiv
    Reg unloadSupprime une section du Registre qui a été chargé à l’aide de l’opération de chargement regreg unload HKLM\RuchTemp
    Les commandes reg pour manipuler le registre Windows

    Dans les sections suivantes, nous verrons comment utiliser ces commandes à travers des exemples pratiques pour administrer le Registre Windows depuis la ligne de commandes.

    Consulter le Registre avec REG QUERY

    La commande REG QUERY permet d’afficher le contenu d’une clé du Registre directement depuis l’invite de commandes. Elle est particulièrement utile pour vérifier la présence d’une valeur, consulter la configuration d’un paramètre ou automatiser des vérifications dans un script.

    La syntaxe de base est :

    REG QUERY "Clé_Registre"

    Par exemple, pour afficher le contenu de la clé :

    REG QUERY "HKLM\SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion"

    Windows affiche alors les sous-clés ainsi que les valeurs présentes dans la branche sélectionnée.

    Lister les clés du Registre avec REG QUERY

    Afficher une valeur spécifique

    Pour consulter une valeur précise :

    REG QUERY "HKLM\SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion" /v ProductName

    Exemple de résultat :

    ProductName    REG_SZ    Windows 11 Pro

    Cette méthode est particulièrement pratique pour récupérer des informations système depuis un script.

    Afficher une valeur du registre Windows avec REG QUERY

    Afficher toutes les valeurs d’une clé

    Pour lister uniquement les valeurs contenues dans une clé :

    REG QUERY "HKLM\SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion"

    Le résultat affiche :

    • Le nom de la valeur
    • Son type
    • Les données stockées

    Afficher les sous-clés uniquement

    Pour visualiser rapidement l’arborescence d’une clé :

    REG QUERY "HKCU\Software"

    Windows affiche alors les sous-clés présentes dans cette branche du Registre.

    Exemple pratique

    Pour connaître la version de Windows installée :

    REG QUERY "HKLM\SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion" /v ProductName

    Pour connaître le numéro de build :

    REG QUERY "HKLM\SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion" /v CurrentBuild

    Ces commandes sont souvent utilisées dans les scripts d’administration pour récupérer des informations système sans passer par l’interface graphique.

    Créer ou modifier des clés et valeurs avec REG ADD

    La commande REG ADD permet de créer une nouvelle clé du Registre, ajouter une valeur ou modifier une valeur existante directement depuis l’invite de commandes.

    Cette méthode est particulièrement utile pour :

    • Automatiser des modifications du Registre
    • Déployer une configuration sur plusieurs ordinateurs
    • Créer des scripts d’administration
    • Remplacer certaines manipulations réalisées dans Regedit

    La syntaxe générale est la suivante :

    REG ADD "Clé_Registre" /v NomValeur /t Type /d Donnée

    Les paramètres les plus utilisés sont :

    ParamètreDescription
    /vNom de la valeur à créer ou modifier
    /tType de données (REG_SZ, REG_DWORD, REG_QWORD, etc.)
    /dDonnée à enregistrer
    /fForce l’écrasement sans demander de confirmation

    Créer une valeur chaîne (REG_SZ)

    Par exemple, pour créer une valeur texte :

    REG ADD "HKCU\Software\Test" /v Exemple /t REG_SZ /d "Bonjour" /f

    Cette commande crée la valeur :

    Exemple = Bonjour

    Créer une valeur DWORD (REG_DWORD)

    Les valeurs DWORD sont fréquemment utilisées pour activer ou désactiver des fonctionnalités de Windows.

    Par exemple :

    REG ADD "HKCU\Software\Test" /v ActiverOption /t REG_DWORD /d 1 /f

    Valeurs courantes :

    ValeurSignification
    0Désactivé
    1Activé

    Modifier une valeur existante

    Si la valeur existe déjà, REG ADD la met à jour automatiquement.

    Par exemple :

    REG ADD "HKCU\Software\Test" /v ActiverOption /t REG_DWORD /d 0 /f

    La valeur est alors remplacée sans devoir la supprimer au préalable.

    Modifier une valeur existante avec REG ADD

    Créer une clé du Registre

    REG ADD peut également créer automatiquement une nouvelle clé si elle n’existe pas encore.

    Par exemple :

    REG ADD "HKCU\Software\MonApplication" /f

    Windows crée alors la clé :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\MonApplication

    Exemple pratique : désactiver Bing dans Windows Search

    La commande suivante crée la valeur utilisée pour désactiver les suggestions Web dans la recherche Windows :

    REG ADD "HKCU\Software\Policies\Microsoft\Windows\Explorer" /v DisableSearchBoxSuggestions /t REG_DWORD /d 1 /f

    Cet exemple montre tout l’intérêt de REG ADD : appliquer rapidement une modification du Registre sans ouvrir l’Éditeur du Registre.

    Supprimer une clé ou une valeur avec REG DELETE

    La commande REG DELETE permet de supprimer une valeur ou une clé du Registre directement depuis l’invite de commandes. Elle est particulièrement utile dans les scripts d’administration ou lorsqu’il est nécessaire d’automatiser la suppression de paramètres du Registre.

    Attention : la suppression d’une clé du Registre est définitive. Il est recommandé d’effectuer une sauvegarde avant toute modification importante.

    👉 Le guide :

    Supprimer une valeur du Registre

    Pour supprimer une valeur spécifique :

    REG DELETE "HKCU\Software\Test" /v Exemple /f

    Paramètres utilisés :

    ParamètreDescription
    /vNom de la valeur à supprimer
    /fSupprime sans demander de confirmation

    Cette commande supprime uniquement la valeur Exemple tout en conservant la clé du Registre.

    Supprimer une clé du Registre

    Pour supprimer une clé et toutes ses sous-clés :

    REG DELETE "HKCU\Software\Test" /f

    La clé Test ainsi que l’ensemble de son contenu sont supprimés.

    Lorsque cela fonctionne, la commande retourne : L’opération a réussi.
    Si la clé est introuvable, vous obtenez :

    Erreur : Erreur : le système n’a pas trouvé la clé ou la valeur de Registre spécifiée.
    Supprimer une clé du Registre avec REG DELETE

    Supprimer la valeur par défaut d’une clé

    Certaines clés possèdent une valeur par défaut.

    Pour la supprimer :

    REG DELETE "HKCU\Software\Test" /ve /f

    L’option /ve cible la valeur par défaut de la clé.

    Exemple pratique

    Pour supprimer la valeur utilisée pour désactiver Bing dans Windows Search :

    REG DELETE "HKCU\Software\Policies\Microsoft\Windows\Explorer" /v DisableSearchBoxSuggestions /f

    Cette commande supprime uniquement la valeur DisableSearchBoxSuggestions sans supprimer la clé Explorer.

    Vérifier la suppression

    Après l’exécution de la commande, vous pouvez vérifier le résultat avec :

    REG QUERY "HKCU\Software\Test"

    Si la valeur ou la clé n’existe plus, Windows affiche un message indiquant que l’élément est introuvable.

    Conseil : privilégiez la suppression d’une valeur plutôt que celle d’une clé complète lorsque cela est possible. Cela limite les risques de supprimer accidentellement d’autres paramètres présents dans la même branche du Registre.

    Exporter et importer des clés avec REG EXPORT et REG IMPORT

    La commande REG.EXE permet d’exporter ou d’importer des clés du Registre directement depuis l’invite de commandes.

    Les sous-commandes les plus utilisées sont :

    • REG EXPORT pour sauvegarder une clé dans un fichier REG
    • REG IMPORT pour restaurer ou appliquer un fichier REG

    Exemple d’export :

    REG EXPORT "HKCU\Software\Test" "C:\Sauvegarde\Test.reg"

    Exemple d’import :

    REG IMPORT "C:\Sauvegarde\Test.reg"

    Ces commandes sont particulièrement utiles dans les scripts d’administration, les déploiements automatisés ou les procédures de sauvegarde du Registre.

    👉 Consultez notre guide détaillé :

    Vous y trouverez les procédures complètes, les différentes méthodes d’exportation et d’importation ainsi que les erreurs les plus fréquentes et leurs solutions.

    Exporter le registre Windows avec reg export en invite de commandes

    Sauvegarder et restaurer le Registre avec REG SAVE et REG RESTORE

    L’utilitaire REG.EXE permet également de sauvegarder et restaurer des ruches complètes du Registre à l’aide des commandes REG SAVE et REG RESTORE.

    Par exemple :

    REG SAVE HKLM\SOFTWARE C:\Sauvegarde\SOFTWARE.hiv

    Cette commande crée une sauvegarde binaire complète de la ruche SOFTWARE.

    Contrairement à REG EXPORT, qui génère un fichier .REG, REG SAVE effectue une copie complète de la ruche du Registre. Cette méthode est principalement utilisée pour les opérations de maintenance, de dépannage ou les sauvegardes avancées.

    Attention : la restauration avec REG RESTORE présente plusieurs limitations. Certaines ruches ne peuvent pas être restaurées lorsque Windows est en cours d’exécution et nécessitent souvent un démarrage dans l’environnement de récupération Windows (WinRE) ou une intervention hors ligne.

    👉 Pour découvrir le fonctionnement de REG SAVE et REG RESTORE, ainsi que les autres méthodes de sauvegarde du Registre Windows, consultez notre guide complet :

    Sauvegarder et restaurer le Registre avec REG SAVE et REG RESTORE

    Comparer des clés avec REG COMPARE

    La commande REG COMPARE permet de comparer deux clés ou deux valeurs du Registre afin d’identifier les différences entre elles.

    Cette fonctionnalité est particulièrement utile pour :

    • Vérifier l’impact d’une modification du Registre
    • Comparer la configuration de deux ordinateurs
    • Contrôler les différences entre deux branches du Registre
    • Diagnostiquer des problèmes de configuration

    La syntaxe générale est :

    REG COMPARE Clé1 Clé2

    Par exemple :

    REG COMPARE "HKCU\Software\Test" "HKCU\Software\Test2"

    Windows compare alors :

    • Les sous-clés
    • Les valeurs
    • Les données associées

    et affiche les différences détectées.

    Comparer deux clés du registre Windows avec REG COMPARE

    Comparer deux valeurs spécifiques

    Pour comparer uniquement une valeur :

    REG COMPARE "HKCU\Software\Test" "HKCU\Software\Test2" /v Exemple

    Cette commande limite la comparaison à la valeur Exemple.

    REG COMPARE : comparer deux valeurs du registre Windows

    Comparer toutes les sous-clés

    Pour effectuer une comparaison récursive :

    REG COMPARE "HKCU\Software\Test" "HKCU\Software\Test2" /s

    L’option /s inclut toutes les sous-clés dans l’analyse.

    Interpréter les résultats

    Si les clés sont identiques, Windows affiche généralement :

    Les clés et les valeurs comparées sont identiques.

    Dans le cas contraire, les différences sont listées avec les valeurs concernées.

    Exemple pratique

    La commande suivante permet de vérifier si une modification du Registre a bien été appliquée entre deux branches :

    REG COMPARE "HKCU\Software\AvantModification" "HKCU\Software\ApresModification" /s

    Cette méthode est particulièrement utile lors des opérations de dépannage ou pour valider des modifications automatisées du Registre dans des scripts d’administration.

    Remarque : REG COMPARE est une commande relativement méconnue mais très pratique pour analyser rapidement les différences entre deux configurations du Registre sans avoir à les examiner manuellement dans l’Éditeur du Registre.

    Rechercher une clé ou valeur avec REG QUERY

    La commande REG QUERY permet également de rechercher des clés, valeurs ou données directement dans le Registre Windows. Cette fonctionnalité est particulièrement utile lorsque vous connaissez le nom d’une valeur ou d’un paramètre mais pas son emplacement exact dans le Registre.

    La syntaxe générale est :

    REG QUERY Clé /f Texte

    Le paramètre /f indique le texte à rechercher.

    Rechercher une chaîne de caractères

    Par exemple, pour rechercher le terme Windows dans la branche HKLM :

    REG QUERY HKLM /f Windows

    Windows parcourt alors les clés et affiche les résultats correspondants.

    Rechercher dans le Registre avec REG QUERY

    Rechercher dans toutes les sous-clés

    Pour effectuer une recherche récursive :

    REG QUERY HKLM /f Windows /s

    L’option /s permet d’inclure toutes les sous-clés dans la recherche.

    Rechercher une valeur spécifique

    Par exemple, pour rechercher la valeur ProductName :

    REG QUERY HKLM /f ProductName /s

    Cette commande est souvent utilisée pour localiser rapidement une valeur sans parcourir manuellement l’arborescence du Registre.

    Limiter la recherche aux noms de valeurs

    Vous pouvez rechercher uniquement dans les noms de valeurs :

    REG QUERY HKLM /f ProductName /k

    ou uniquement dans les données :

    REG QUERY HKLM /f Windows /d

    Exemple pratique

    Pour retrouver rapidement les paramètres liés à Bing dans le profil utilisateur :

    REG QUERY HKCU /f Bing /s

    Ou pour rechercher les paramètres liés à Windows Search :

    REG QUERY HKCU /f Search /s

    Cette méthode est particulièrement pratique lors des opérations de dépannage, lorsque l’emplacement exact d’une clé du Registre n’est pas connu ou lorsqu’il est nécessaire d’identifier rapidement les paramètres associés à une fonctionnalité de Windows.

    Copier une clé du Registre avec REG COPY

    La commande REG COPY permet de copier une clé du Registre ainsi que son contenu vers un autre emplacement du Registre Windows.

    Cette commande est particulièrement utile pour :

    • Dupliquer une configuration
    • Créer une sauvegarde rapide d’une clé
    • Tester des modifications sur une copie d’une clé existante
    • Automatiser certaines opérations d’administration

    La syntaxe générale est :

    REG COPY CléSource CléDestination

    Par exemple :

    REG COPY "HKCU\Software\MonApplication" "HKCU\Software\MonApplication-Backup" /s /f

    Cette commande copie la clé :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\MonApplication

    vers :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\MonApplication-Backup

    Paramètres utiles

    ParamètreDescription
    /sCopie également toutes les sous-clés
    /fForce la copie sans demander de confirmation

    Vérifier le résultat

    Après l’exécution de la commande, vous pouvez vérifier la présence de la nouvelle clé avec :

    REG QUERY "HKCU\Software\MonApplication-Backup"

    Quand utiliser REG COPY ?

    REG COPY est particulièrement pratique lorsque vous souhaitez conserver une copie d’une configuration avant de la modifier.

    Par exemple, avant de tester un nouveau paramétrage d’une application ou avant d’appliquer une modification importante du Registre, vous pouvez dupliquer la clé concernée puis travailler sur la copie sans risque pour la configuration d’origine.

    Charger et décharger une ruche du Registre avec REG LOAD et REG UNLOAD

    Les commandes REG LOAD et REG UNLOAD permettent de charger temporairement une ruche du Registre Windows dans une clé afin de la consulter ou la modifier hors ligne.

    Elles sont principalement utilisées dans les situations suivantes :

    • Réparation d’un système Windows qui ne démarre plus
    • Modification du Registre d’une autre installation Windows
    • Administration avancée
    • Analyse de fichiers de ruches du Registre

    Charger une ruche avec REG LOAD

    La syntaxe générale est :

    REG LOAD NomClé FichierRuche

    Par exemple :

    REG LOAD HKLM\RucheTemp C:\Windows\System32\Config\SOFTWARE

    Cette commande charge la ruche SOFTWARE dans la clé temporaire :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\RucheTemp

    Vous pouvez alors parcourir et modifier son contenu avec Regedit ou les autres commandes REG.

    Décharger une ruche avec REG UNLOAD

    Une fois les modifications terminées, il est important de décharger la ruche :

    REG UNLOAD HKLM\RucheTemp

    Cette commande supprime le montage temporaire et libère le fichier de ruche.

    Quand utiliser REG LOAD et REG UNLOAD ?

    Ces commandes sont surtout utiles dans les environnements de récupération Windows (WinRE), les Live USB ou lors du dépannage avancé.

    Par exemple, lorsqu’un système ne démarre plus, il est possible de charger la ruche SOFTWARE ou SYSTEM d’une installation Windows hors ligne afin de corriger un paramètre du Registre sans démarrer le système.

    Pour la majorité des utilisateurs, ces commandes restent rarement nécessaires. Elles sont principalement destinées aux opérations d’administration et de récupération avancées.

    Automatiser des modifications du Registre avec REG

    L’un des principaux avantages de la commande REG.EXE est de pouvoir automatiser des modifications du Registre sans ouvrir l’Éditeur du Registre. Cette approche est particulièrement utile pour les administrateurs système, les scripts de déploiement ou les opérations répétitives.

    Les commandes REG peuvent être intégrées dans :

    • Des scripts batch (.BAT ou .CMD)
    • Des scripts PowerShell
    • Des procédures d’installation automatisées
    • Des scripts de connexion utilisateur
    • Des tâches planifiées

    Par exemple, la commande suivante désactive les suggestions Web dans Windows Search :

    REG ADD "HKCU\Software\Policies\Microsoft\Windows\Explorer" /v DisableSearchBoxSuggestions /t REG_DWORD /d 1 /f

    Une simple exécution du script applique automatiquement la modification sans intervention de l’utilisateur.

    Créer un script de configuration

    Vous pouvez regrouper plusieurs commandes REG dans un même fichier batch :

    @echo off
    REG ADD "HKCU\Software\Test" /v Option1 /t REG_DWORD /d 1 /f
    REG ADD "HKCU\Software\Test" /v Option2 /t REG_DWORD /d 0 /f

    Lors de l’exécution du script, les deux modifications sont appliquées automatiquement.

    REG ou fichier REG ?

    Deux méthodes permettent d’automatiser des modifications du Registre :

    MéthodeAvantages
    REG.EXEPlus flexible, idéal pour les scripts et les déploiements automatisés
    Fichier REGPlus simple à créer et à distribuer aux utilisateurs

    Les fichiers REG restent généralement la solution la plus simple pour appliquer une ou plusieurs modifications ponctuelles, tandis que REG.EXE est souvent privilégié dans les scripts d’administration.

    👉 Consultez notre guide :

    Vérifier le résultat d’une modification

    Après l’exécution d’une commande REG, vous pouvez contrôler le résultat avec :

    REG QUERY "HKCU\Software\Test"

    Cette vérification permet de confirmer que les valeurs ont bien été créées ou modifiées.

    L’automatisation avec REG.EXE est particulièrement intéressante lorsque les mêmes modifications doivent être appliquées sur plusieurs ordinateurs ou réexécutées régulièrement dans le cadre d’une procédure d’administration.

    Aller plus loin avec le Registre Windows

    La commande REG permet d’automatiser pratiquement toutes les modifications réalisables avec l’Éditeur du Registre. Une fois les bases maîtrisées, vous pouvez l’utiliser pour personnaliser Windows, désactiver certaines fonctionnalités ou déployer des configurations sur plusieurs ordinateurs.

    👉Les guides :

    L’article La commande REG sous Windows : guide complet avec exemples est apparu en premier sur malekal.com.

    Activer ou désactiver des fonctionnalités Windows avec le Registre : guide complet

    Par : malekalmorte
    5 juin 2026 à 08:01

    Le Registre Windows contient des milliers de paramètres permettant de configurer le comportement du système d’exploitation. Si la plupart des options sont accessibles depuis les Paramètres ou le Panneau de configuration, de nombreuses fonctionnalités avancées peuvent être activées, désactivées ou personnalisées directement à l’aide de clés du Registre.

    Dans ce guide, vous trouverez les principales modifications de Registre pour Windows 11/10 : désactiver Copilot, les Widgets, la recherche Bing, Windows Update ou Microsoft Defender, restaurer le menu contextuel classique de Windows 11, activer le mode sombre et bien d’autres réglages utiles. Chaque modification est accompagnée de son explication, de la clé concernée et des commandes permettant de l’appliquer facilement.

    ✋
    En lien avec ce guide, vous pouvez aussi consulter celui-ci : Registre Windows : 12 clés essentielles pour gérer Defender, démarrage, services et plus

    Quelles précautions prendre avant de modifier le Registre Windows ?

    Le Registre Windows contient la configuration du système d’exploitation, des applications installées et des comptes utilisateurs. Une modification incorrecte peut provoquer des dysfonctionnements, empêcher certaines fonctionnalités de fonctionner correctement ou, dans les cas les plus graves, rendre Windows instable.

    Avant d’appliquer une modification du Registre, il est donc recommandé de prendre quelques précautions afin de pouvoir revenir en arrière facilement en cas de problème.

    Le tableau suivant récapitule les modifications les plus populaires.

    FonctionCatégorieDifficulté
    Restaurer le menu contextuel classiqueInterfaceFacile
    Désactiver CopilotInterfaceFacile
    Désactiver les WidgetsInterfaceFacile
    Désactiver les actualités et suggestionsInterfaceFacile
    Désactiver Bing dans la rechercheConfidentialitéFacile
    Désactiver la télémétrie WindowsConfidentialitéMoyen
    Désactiver Windows DefenderSécuritéMoyen
    Désactiver Windows UpdateAdministrationMoyen
    Activer le mode sombrePersonnalisationFacile
    Désactiver certaines recommandations MicrosoftInterfaceFacile

    Créer un point de restauration système

    Le point de restauration permet de revenir à un état antérieur de Windows si une modification du Registre provoque un problème.

    Pour créer un point de restauration :

    • Ouvrez le menu Démarrer
    • Recherchez Créer un point de restauration
    • Cliquez sur Créer
    • Donnez un nom à votre point de restauration
    • Validez l’opération

    👉 A lire :

    Sauvegarder une clé du Registre

    Avant de modifier une clé du Registre, vous pouvez l’exporter dans un fichier REG afin de la restaurer ultérieurement.

    Pour cela :

    • Ouvrez l’Éditeur du Registre avec regedit
    • Sélectionnez la clé concernée
    • Cliquez sur Fichier > Exporter
    • Enregistrez le fichier REG dans un emplacement sûr

    Si la modification pose problème, il suffira de double-cliquer sur ce fichier pour restaurer les valeurs d’origine.

    Plus d’aide :

    Vérifier le chemin de la clé à modifier

    De nombreuses modifications du Registre publiées sur Internet concernent des versions anciennes de Windows ou utilisent des chemins incorrects.

    Avant de modifier une valeur :

    • Vérifiez que la clé existe bien
    • Contrôlez que la procédure est compatible avec votre version de Windows
    • Assurez-vous de modifier la bonne valeur

    Une erreur de chemin peut conduire à modifier un paramètre sans rapport avec la fonctionnalité recherchée.

    Privilégier les méthodes officielles lorsque c’est possible

    Certaines fonctionnalités peuvent être activées ou désactivées directement depuis :

    • Les Paramètres de Windows
    • Les Stratégies de groupe locales (gpedit.msc)
    • Les fonctionnalités Windows
    • PowerShell

    Lorsque Microsoft fournit une méthode officielle, il est généralement préférable de l’utiliser avant de modifier le Registre.

    Redémarrer Windows après certaines modifications

    Certaines modifications du Registre prennent effet immédiatement, tandis que d’autres nécessitent :

    • Une fermeture de session
    • Un redémarrage de l’Explorateur Windows
    • Un redémarrage complet du système

    Si le changement n’est pas visible immédiatement, redémarrez Windows avant de conclure que la modification n’a pas fonctionné.

    Éviter les « tweaks » de Registre trouvés au hasard

    De nombreux sites proposent des optimisations du Registre prétendant accélérer Windows ou améliorer les performances.

    La plupart de ces modifications sont inutiles sur les versions modernes de Windows 11/10 et certaines peuvent provoquer des effets secondaires indésirables.

    Avant d’appliquer une modification, assurez-vous de comprendre précisément son rôle et son impact sur le système.

    Où se trouvent les paramètres Windows dans le Registre ?

    Le Registre Windows est organisé sous forme d’une base de données hiérarchique composée de plusieurs branches principales appelées ruches (hives).

    Selon le type de paramètre modifié, les clés ne se trouvent pas au même emplacement. Certaines concernent uniquement l’utilisateur connecté, tandis que d’autres s’appliquent à l’ensemble de l’ordinateur.

    Les principales branches du Registre Windows

    BrancheRôle
    HKEY_CURRENT_USER (HKCU)Paramètres de l’utilisateur actuellement connecté
    HKEY_LOCAL_MACHINE (HKLM)Configuration globale de Windows et du matériel
    HKEY_USERS (HKU)Paramètres de tous les profils utilisateurs présents sur le PC
    HKEY_CLASSES_ROOT (HKCR)Associations de fichiers et composants COM
    HKEY_CURRENT_CONFIG (HKCC)Configuration matérielle actuellement utilisée

    Dans la majorité des cas, les modifications destinées à activer ou désactiver une fonctionnalité Windows se trouvent dans HKEY_CURRENT_USER ou HKEY_LOCAL_MACHINE.

    👉A lire :

    HKEY_CURRENT_USER : paramètres de l’utilisateur

    Cette branche contient les préférences du compte actuellement connecté.

    On y trouve notamment :

    • Les paramètres du Bureau
    • Les options de l’Explorateur de fichiers
    • Les préférences de Windows
    • Les paramètres de nombreuses applications

    Exemple :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion

    Les modifications effectuées dans cette branche ne concernent généralement que l’utilisateur connecté.

    HKEY_LOCAL_MACHINE : paramètres du système

    Cette branche contient la configuration globale de Windows.

    On y trouve notamment :

    • Les paramètres système
    • Les pilotes
    • Les services Windows
    • Les fonctionnalités de sécurité
    • Les paramètres applicables à tous les utilisateurs

    Exemple :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows

    Les modifications effectuées dans cette branche s’appliquent généralement à l’ensemble du PC.

    Les clés Policies : les paramètres les plus recherchés

    De nombreuses fonctionnalités Windows peuvent être activées ou désactivées à travers les clés Policies.

    Elles correspondent souvent aux mêmes paramètres que ceux disponibles dans l’Éditeur de stratégie de groupe locale (gpedit.msc).

    Les emplacements les plus courants sont :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Policies

    et :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies

    C’est dans ces branches que l’on trouve fréquemment les paramètres permettant de gérer :

    • Windows Defender
    • Windows Update
    • Microsoft Edge
    • Copilot
    • Cortana
    • La télémétrie Windows
    • Les widgets
    Les clés policies dans le registre Windows

    Le dossier WOW6432Node

    Sur les versions 64 bits de Windows, les paramètres des applications 32 bits sont généralement stockés dans :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\WOW6432Node

    Cette séparation permet à Windows de gérer simultanément les applications 32 et 64 bits.

    Comment retrouver rapidement une clé du Registre ?

    Dans l’Éditeur du Registre (regedit), vous pouvez :

    • Utiliser le champ d’adresse situé en haut de la fenêtre
    • Coller directement le chemin complet d’une clé
    • Utiliser Édition > Rechercher ou le raccourci CTRL+F

    Cela permet d’accéder rapidement à une clé spécifique sans parcourir manuellement toute l’arborescence du Registre.

    👉A consulter :

    Personnaliser l’interface de Windows

    Désactiver Copilot dans Windows 11

    Microsoft Copilot est l’assistant basé sur l’intelligence artificielle intégré à Windows 11. Il permet d’obtenir des réponses, générer du contenu ou interagir avec certaines fonctionnalités du système directement depuis l’interface de Windows.

    Bien que pratique pour certains utilisateurs, d’autres préfèrent le désactiver afin de simplifier l’interface, réduire les fonctionnalités en arrière-plan ou éviter l’affichage du bouton Copilot dans la barre des tâches.

    Le Registre Windows permet de désactiver Copilot pour l’utilisateur courant ou pour l’ensemble du système.

    Paramètres de Registre utilisés

    ParamètreValeur
    CléHKEY_CURRENT_USER\Software\Policies\Microsoft\Windows\WindowsCopilot
    ValeurTurnOffWindowsCopilot
    TypeDWORD (32 bits)
    Désactiver Copilot1
    Activer Copilot0 ou suppression

    Désactiver Copilot

    Accédez à la clé suivante :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Policies\Microsoft\Windows\WindowsCopilot

    Créez ensuite une valeur DWORD nommée :

    TurnOffWindowsCopilot

    et attribuez-lui la valeur :

    1

    Vous pouvez également utiliser la commande suivante :

    reg add "HKCU\Software\Policies\Microsoft\Windows\WindowsCopilot" /v TurnOffWindowsCopilot /t REG_DWORD /d 1 /f

    Après déconnexion ou redémarrage de l’Explorateur Windows, Copilot disparaît de l’interface.

    Comment désactiver Copilot dans Windows 11

    Réactiver Copilot

    Pour restaurer le comportement par défaut :

    reg delete "HKCU\Software\Policies\Microsoft\Windows\WindowsCopilot" /v TurnOffWindowsCopilot /f

    ou :

    reg add "HKCU\Software\Policies\Microsoft\Windows\WindowsCopilot" /v TurnOffWindowsCopilot /t REG_DWORD /d 0 /f

    Redémarrez ensuite votre session utilisateur.

    Quel est l’effet de cette modification ?

    Lorsque Copilot est désactivé :

    • Le bouton Copilot disparaît de la barre des tâches
    • Le raccourci permettant d’ouvrir Copilot est désactivé
    • Les fonctions associées à Copilot ne sont plus accessibles depuis Windows
    • L’interface devient plus épurée

    Cette modification n’affecte pas les autres composants de Windows ni les applications Microsoft utilisant leurs propres fonctions d’intelligence artificielle.

    Copilot est-il toujours présent sur Windows 11 ?

    Depuis les versions récentes de Windows 11, Microsoft a fait évoluer Copilot vers une application indépendante distribuée via le Microsoft Store.

    Selon votre version de Windows, la désactivation via le Registre peut uniquement masquer l’intégration système de Copilot sans empêcher l’installation ou l’utilisation de l’application Copilot elle-même.

    👉 A lire :

    Désactiver la recherche Bing dans le menu Démarrer

    Par défaut, Windows 11/10 peut afficher des résultats provenant d’Internet lorsque vous effectuez une recherche depuis le menu Démarrer ou la barre de recherche.

    Cette fonctionnalité utilise le moteur de recherche Bing pour compléter les résultats locaux avec :

    • Des résultats Web
    • Des suggestions en ligne
    • Des actualités
    • Des informations provenant de Microsoft Bing

    Certains utilisateurs préfèrent désactiver cette fonctionnalité afin de limiter la collecte de données, accélérer les recherches ou n’afficher que les fichiers et applications présents sur le PC.

    Paramètres de Registre utilisés

    ParamètreValeur
    CléHKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Search
    ValeurBingSearchEnabled
    TypeDWORD (32 bits)
    Désactiver Bing0
    Activer Bing1

    Désactiver Bing dans la recherche Windows

    Ouvrez l’Éditeur du Registre puis accédez à la clé suivante :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Search

    Créez ou modifiez la valeur DWORD :

    BingSearchEnabled

    et attribuez-lui la valeur :

    0

    Vous pouvez également appliquer la modification directement depuis l’invite de commandes :

    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Search" /v BingSearchEnabled /t REG_DWORD /d 0 /f
    Désactiver Bing dans la recherche Windows

    Désactiver les suggestions Web avec SearchboxTaskbarMode

    Selon la version de Windows, il peut également être utile de désactiver les recherches en ligne à l’aide des paramètres de stratégie :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Policies\Microsoft\Windows\Explorer

    Nom :

    DisableSearchBoxSuggestions

    Type :

    DWORD (32 bits)

    Valeur :

    1

    Commande correspondante :

    reg add "HKCU\Software\Policies\Microsoft\Windows\Explorer" /v DisableSearchBoxSuggestions /t REG_DWORD /d 1 /f

    Cette méthode est généralement plus fiable sur les versions récentes de Windows.

    Désactiver les suggestions Web dans le registre Windows

    Réactiver la recherche Bing

    Pour rétablir le comportement par défaut, supprimez les valeurs précédentes ou réactivez-les :

    reg delete "HKCU\Software\Policies\Microsoft\Windows\Explorer" /v DisableSearchBoxSuggestions /f

    et :

    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Search" /v BingSearchEnabled /t REG_DWORD /d 1 /f

    Déconnectez-vous ou redémarrez l’Explorateur Windows pour appliquer les modifications.

    Quel est l’effet de cette modification ?

    Une fois Bing désactivé :

    • Les recherches affichent uniquement les résultats locaux
    • Les applications installées restent accessibles normalement
    • Les fichiers présents sur le PC continuent d’être indexés
    • Les suggestions Web et résultats Internet disparaissent

    Les recherches deviennent généralement plus sobres et plus orientées vers le contenu local du système.

    👉 A lire :

    Désactiver les actualités et centres d’intérêt

    Windows intègre plusieurs fonctionnalités permettant d’afficher des informations provenant d’Internet directement dans l’interface du système.

    Sous Windows 10, cela correspond principalement à la fonctionnalité Actualités et centres d’intérêt affichée dans la barre des tâches.

    Sous Windows 11, cette fonctionnalité a évolué vers les Widgets, qui affichent des actualités, la météo, les résultats sportifs ou encore des informations financières.

    Si vous n’utilisez pas ces services ou souhaitez limiter les contenus en ligne affichés par Windows, vous pouvez les désactiver à l’aide du Registre.

    Désactiver Actualités et centres d’intérêt sous Windows 10

    La fonctionnalité est contrôlée par la clé suivante :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\Windows Feeds

    Nom :

    EnableFeeds

    Type :

    DWORD (32 bits)

    Valeur :

    0

    Commande correspondante :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\Windows Feeds" /v EnableFeeds /t REG_DWORD /d 0 /f

    Après un redémarrage de session ou de l’Explorateur Windows, le panneau Actualités et centres d’intérêt disparaît de la barre des tâches.

    Réactiver Actualités et centres d’intérêt

    Pour restaurer le comportement par défaut :

    reg delete "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\Windows Feeds" /v EnableFeeds /f

    ou :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\Windows Feeds" /v EnableFeeds /t REG_DWORD /d 1 /f

    Désactiver les Widgets sous Windows 11

    Les Widgets peuvent être désactivés à l’aide de la stratégie suivante :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Dsh

    Nom :

    AllowNewsAndInterests

    Type :

    DWORD (32 bits)

    Valeur :

    0

    Commande correspondante :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Dsh" /v AllowNewsAndInterests /t REG_DWORD /d 0 /f

    Cette modification désactive l’affichage des widgets et du contenu d’actualités associé.

    Réactiver les Widgets

    Pour restaurer les widgets :

    reg delete "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Dsh" /v AllowNewsAndInterests /f

    ou :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Dsh" /v AllowNewsAndInterests /t REG_DWORD /d 1 /f

    Quel est l’effet de cette modification ?

    Après désactivation :

    • Les actualités Microsoft ne sont plus affichées
    • Le flux d’informations en ligne disparaît
    • La météo n’est plus affichée dans les Widgets ou la barre des tâches
    • Les contenus sponsorisés et suggestions d’articles sont supprimés
    • L’interface de Windows devient plus épurée

    Cette modification est souvent utilisée pour réduire les distractions, limiter les contenus en ligne affichés par Windows ou simplifier l’interface utilisateur.

    👉 A lire :

    Restaurer le menu contextuel classique de Windows 11

    Windows 11 introduit un nouveau menu contextuel affiché lors d’un clic droit sur un fichier, un dossier ou le Bureau.

    Cette nouvelle interface est plus compacte mais masque certaines options derrière le bouton Afficher plus d’options. De nombreux utilisateurs préfèrent retrouver le menu contextuel classique de Windows 10 afin d’accéder directement à toutes les commandes sans étape supplémentaire.

    Cette modification peut être effectuée à l’aide d’une simple clé du Registre.

    Paramètres de Registre utilisés

    ParamètreValeur
    CléHKEY_CURRENT_USER\Software\Classes\CLSID\{86ca1aa0-34aa-4e8b-a509-50c905bae2a2}
    Sous-cléInprocServer32
    Valeur par défautChaîne vide
    EffetActive le menu contextuel classique

    Restaurer le menu contextuel classique

    Créez les clés suivantes :

    HKEY_CURRENT_USER
     └─ Software
        └─ Classes
           └─ CLSID
              └─ {86ca1aa0-34aa-4e8b-a509-50c905bae2a2}
                 └─ InprocServer32

    Laissez la valeur (Par défaut) vide dans la clé InprocServer32.

    Vous pouvez également appliquer la modification directement avec la commande suivante :

    reg add "HKCU\Software\Classes\CLSID\{86ca1aa0-34aa-4e8b-a509-50c905bae2a2}\InprocServer32" /f /ve

    Appliquer la modification

    Pour prendre en compte le changement :

    • Redémarrez l’Explorateur Windows
    • Ou fermez puis rouvrez votre session utilisateur
    • Ou redémarrez complètement Windows

    Le menu contextuel classique sera alors affiché directement lors d’un clic droit.

    Revenir au menu contextuel moderne de Windows 11

    Si vous souhaitez restaurer le comportement par défaut de Windows 11, supprimez simplement la clé créée précédemment :

    reg delete "HKCU\Software\Classes\CLSID\{86ca1aa0-34aa-4e8b-a509-50c905bae2a2}" /f

    Après redémarrage de l’Explorateur Windows ou de la session, le nouveau menu contextuel de Windows 11 réapparaît.

    Quel est l’effet de cette modification ?

    Une fois la modification appliquée :

    • Toutes les commandes sont visibles immédiatement
    • Le bouton Afficher plus d’options disparaît
    • Les extensions des logiciels tiers sont affichées directement
    • Le comportement redevient identique à celui de Windows 10

    Cette astuce est particulièrement appréciée des utilisateurs avancés qui utilisent fréquemment les menus contextuels pour accéder aux outils système, aux logiciels de compression ou aux applications d’administration.

    👉 A lire :

    Confidentialité et collecte de données

    Désactiver la télémétrie Windows

    Windows collecte certaines informations techniques concernant le fonctionnement du système afin d’améliorer la stabilité, la compatibilité matérielle et les services Microsoft. Ces données, appelées données de diagnostic et de télémétrie, sont transmises périodiquement aux serveurs Microsoft.

    Bien que ces informations soient principalement utilisées à des fins de maintenance et d’amélioration du système, certains utilisateurs souhaitent limiter cette collecte pour des raisons de confidentialité ou dans un environnement professionnel.

    Paramètres de Registre utilisés

    ParamètreValeur
    CléHKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\DataCollection
    ValeurAllowTelemetry
    TypeDWORD (32 bits)
    Niveau minimal0
    Niveau recommandé1
    Niveau complet3

    Réduire la télémétrie Windows

    Accédez à la clé suivante :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\DataCollection
    

    Créez ou modifiez la valeur DWORD :

    AllowTelemetry
    

    Attribuez-lui la valeur :

    0
    

    ou :

    1
    

    La valeur 0 est la plus restrictive mais n’est réellement prise en compte que sur certaines éditions professionnelles ou Entreprise de Windows.

    La valeur 1 correspond au niveau minimal de collecte disponible sur la plupart des versions de Windows 11/10.

    Vous pouvez appliquer la modification avec :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\DataCollection" /v AllowTelemetry /t REG_DWORD /d 1 /f
    

    Réactiver la télémétrie par défaut

    Pour revenir au comportement standard de Windows :

    reg delete "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\DataCollection" /v AllowTelemetry /f
    

    ou :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\DataCollection" /v AllowTelemetry /t REG_DWORD /d 3 /f
    

    Un redémarrage du système ou l’exécution de :

    gpupdate /force
    

    peut être nécessaire pour appliquer les changements.

    Vérifier le niveau de collecte des données

    Vous pouvez consulter les paramètres actuels depuis :

    • Paramètres
    • Confidentialité et sécurité
    • Diagnostic et commentaires

    Windows y affiche le niveau de données de diagnostic actuellement autorisé.

    Quel est l’effet de cette modification ?

    Après réduction de la télémétrie :

    • Moins de données de diagnostic sont envoyées à Microsoft
    • Certaines statistiques d’utilisation sont désactivées
    • Certains services de retour d’expérience peuvent être limités
    • Les fonctionnalités essentielles de Windows continuent de fonctionner normalement

    Cette modification est souvent utilisée dans les environnements professionnels, les laboratoires de test ou par les utilisateurs souhaitant renforcer la confidentialité de leur système.

    Important : la télémétrie ne peut pas être totalement désactivée sur toutes les éditions de Windows. Certaines données techniques restent nécessaires au fonctionnement de Windows Update, de Microsoft Defender ou d’autres services système.

    👉 A lire :

    Désactiver les suggestions, recommandations et publicités Windows

    Windows 11/10 peut afficher différents contenus promotionnels ou recommandations directement dans l’interface du système. Microsoft utilise ces emplacements pour mettre en avant certaines fonctionnalités, applications, services ou abonnements.

    Ces publicités peuvent apparaître :

    • Dans le menu Démarrer
    • Sur l’écran de verrouillage
    • Dans les Paramètres Windows
    • Dans les notifications système
    • Dans l’Explorateur de fichiers
    • Lors de la configuration ou après certaines mises à jour

    Si vous préférez une interface plus sobre et sans recommandations commerciales, plusieurs paramètres du Registre permettent de réduire ces contenus.

    Désactiver les expériences personnalisées Microsoft

    La clé suivante permet de désactiver certaines suggestions personnalisées basées sur l’utilisation de votre appareil :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Privacy

    Nom :

    TailoredExperiencesWithDiagnosticDataEnabled

    Type :

    DWORD (32 bits)

    Valeur :

    0

    Commande :

    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Privacy" /v TailoredExperiencesWithDiagnosticDataEnabled /t REG_DWORD /d 0 /f
    Désactiver les expériences personnalisées Microsoft (registre Windows)

    Désactiver les recommandations dans le menu Démarrer

    Windows 11 affiche régulièrement des recommandations d’applications ou de fonctionnalités dans le menu Démarrer.

    La clé suivante permet de réduire ces suggestions :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\Advanced

    Nom :

    Start_IrisRecommendations

    Valeur :

    0

    Commande :

    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\Advanced" /v Start_IrisRecommendations /t REG_DWORD /d 0 /f

    Désactiver les contenus sponsorisés et suggestions Microsoft

    Une partie des contenus promotionnels de Windows est gérée par le composant ContentDeliveryManager.

    La clé suivante permet de limiter certains contenus sponsorisés :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\ContentDeliveryManager

    Nom :

    SubscribedContent-338393Enabled

    Valeur :

    0

    Commande :

    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\ContentDeliveryManager" /v SubscribedContent-338393Enabled /t REG_DWORD /d 0 /f

    Désactiver les suggestions dans les Paramètres Windows

    La clé suivante contrôle certaines recommandations affichées dans l’application Paramètres :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\UserProfileEngagement

    Nom :

    ScoobeSystemSettingEnabled

    Type :

    DWORD (32 bits)

    Valeur :

    0

    Commande correspondante :

    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\UserProfileEngagement" /v ScoobeSystemSettingEnabled /t REG_DWORD /d 0 /f

    Désactiver les conseils et astuces Windows

    Windows peut afficher des conseils et suggestions d’utilisation après certaines mises à jour ou lors de l’utilisation quotidienne du système.

    La clé concernée est :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\ContentDeliveryManager

    Nom :

    SubscribedContent-338388Enabled

    Valeur :

    0

    Commande :

    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\ContentDeliveryManager" /v SubscribedContent-338388Enabled /t REG_DWORD /d 0 /f

    Désactiver les suggestions sur l’écran de verrouillage

    Pour limiter les contenus promotionnels affichés sur l’écran de verrouillage :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\ContentDeliveryManager

    Réactiver les publicités et recommandations

    Pour restaurer le comportement par défaut de Windows :

    reg delete "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Privacy" /v TailoredExperiencesWithDiagnosticDataEnabled /f
    reg delete "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\Advanced" /v Start_IrisRecommendations /f
    reg delete "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\ContentDeliveryManager" /v SubscribedContent-338393Enabled /f
    reg delete "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\UserProfileEngagement" /v ScoobeSystemSettingEnabled /f
    reg delete "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\ContentDeliveryManager" /v SubscribedContent-338388Enabled /f
    reg delete "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\ContentDeliveryManager" /v RotatingLockScreenOverlayEnabled /f

    Déconnectez-vous ou redémarrez Windows afin d’appliquer les modifications.

    Quel est l’effet de cette modification ?

    Après désactivation :

    • Les recommandations Microsoft sont réduites
    • Certaines suggestions d’applications disparaissent
    • Les contenus promotionnels deviennent moins fréquents
    • Les expériences personnalisées basées sur les données de diagnostic sont limitées
    • L’interface Windows devient plus discrète

    Cette modification est souvent utilisée conjointement à la désactivation des suggestions en ligne, de la télémétrie et des Widgets afin d’obtenir une installation Windows plus sobre et moins intrusive.

    👉 A lire :

    Activer le mode sombre avec le Registre

    Le mode sombre permet d’utiliser des couleurs plus foncées dans l’interface de Windows et dans les applications compatibles. Il est particulièrement apprécié pour réduire l’éblouissement dans les environnements peu éclairés ou simplement pour personnaliser l’apparence du système.

    Windows permet d’activer ou désactiver le mode sombre depuis les Paramètres, mais cette configuration peut également être modifiée directement dans le Registre.

    Paramètres de Registre utilisés

    ParamètreValeur
    CléHKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Themes\Personalize
    ValeurAppsUseLightTheme
    TypeDWORD (32 bits)
    Mode sombre0
    Mode clair1

    Une seconde valeur permet également de contrôler l’apparence générale de Windows :

    ParamètreValeur
    ValeurSystemUsesLightTheme
    TypeDWORD (32 bits)
    Mode sombre0
    Mode clair1

    Activer le mode sombre pour les applications

    Accédez à la clé suivante :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Themes\Personalize

    Modifiez ou créez la valeur DWORD :

    AppsUseLightTheme

    Attribuez-lui la valeur :

    0

    Commande correspondante :

    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Themes\Personalize" /v AppsUseLightTheme /t REG_DWORD /d 0 /f

    Cette modification active le thème sombre pour les applications compatibles.

    Activer le mode sombre pour Windows

    Pour appliquer également le mode sombre à l’interface de Windows (menu Démarrer, barre des tâches, Centre de notifications, etc.), modifiez la valeur :

    SystemUsesLightTheme

    avec :

    0

    Commande :

    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Themes\Personalize" /v SystemUsesLightTheme /t REG_DWORD /d 0 /f

    Revenir au mode clair

    Pour restaurer le thème clair :

    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Themes\Personalize" /v AppsUseLightTheme /t REG_DWORD /d 1 /f
    reg add "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Themes\Personalize" /v SystemUsesLightTheme /t REG_DWORD /d 1 /f

    Quel est l’effet de cette modification ?

    Après activation du mode sombre :

    • Le menu Démarrer adopte un thème foncé
    • La barre des tâches devient sombre
    • Les fenêtres de nombreux logiciels compatibles utilisent des couleurs foncées
    • Le Centre de notifications et certains éléments système sont adaptés au thème sombre

    Le changement est généralement appliqué immédiatement, mais certaines applications peuvent nécessiter une fermeture puis une réouverture.

    Pourquoi utiliser le Registre plutôt que les Paramètres ?

    Dans la plupart des cas, il est plus simple d’utiliser :

    Paramètres > Personnalisation > Couleurs

    Toutefois, la modification du Registre peut être utile pour :

    • Automatiser le changement de thème via un script
    • Déployer la configuration sur plusieurs ordinateurs
    • Intégrer le réglage dans un fichier REG

    👉 A lire :

    Sécurité et administration

    Désactiver ou activer Windows Defender avec le Registre

    Microsoft Defender Antivirus est l’antivirus intégré à Windows 11/10. Il protège le système contre les virus, logiciels malveillants, ransomwares et autres menaces de sécurité.

    Dans certaines situations, il peut être nécessaire de modifier son comportement à l’aide du Registre Windows, notamment pour désactiver certaines protections ou empêcher temporairement son fonctionnement lors de tests ou de dépannages.

    Attention : depuis Windows 10 version 1903 et Windows 11, Microsoft a renforcé la protection contre la désactivation de Defender. Certaines clés de Registre historiques ne fonctionnent plus ou sont automatiquement réinitialisées par la fonctionnalité de protection contre les altérations (Tamper Protection).

    Paramètres de Registre utilisés

    ParamètreValeur
    CléHKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows Defender
    ValeurDisableAntiSpyware
    TypeDWORD (32 bits)
    Désactiver1
    Activer0 ou suppression de la valeur

    Désactiver Windows Defender avec le Registre

    Sur les anciennes versions de Windows, il était possible de désactiver complètement Microsoft Defender en créant la valeur DWORD suivante :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows Defender

    Nom :

    DisableAntiSpyware

    Valeur :

    1

    Exemple de commande :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows Defender" /v DisableAntiSpyware /t REG_DWORD /d 1 /f

    Toutefois, cette méthode n’est plus prise en charge sur les versions récentes de Windows lorsque la protection contre les altérations est active.

    Réactiver Windows Defender

    Pour restaurer le comportement par défaut, supprimez la valeur ou remettez-la à 0 :

    reg delete "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows Defender" /v DisableAntiSpyware /f

    ou :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows Defender" /v DisableAntiSpyware /t REG_DWORD /d 0 /f

    Un redémarrage du système peut être nécessaire pour appliquer les modifications.

    Activer/Désactiver Windows Defender dans le registre Windows

    Désactiver la protection en temps réel

    Il est également possible de désactiver certaines fonctions spécifiques de Defender.

    La protection en temps réel utilise notamment la valeur :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows Defender\Real-Time Protection

    Nom :

    DisableRealtimeMonitoring

    Valeur :

    1

    Commande correspondante :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows Defender\Real-Time Protection" /v DisableRealtimeMonitoring /t REG_DWORD /d 1 /f

    Pour réactiver la surveillance en temps réel :

    reg delete "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows Defender\Real-Time Protection" /v DisableRealtimeMonitoring /f

    👉Vous pouvez aussi le faire depuis l’interface Windows Defender en suivant ce guide :

    👉Pour améliorer les réglages de Windows Defender :

    Vérifier l’état de la protection contre les altérations

    Si les modifications du Registre ne produisent aucun effet, vérifiez que la fonctionnalité Protection contre les altérations (Tamper Protection) n’est pas activée.

    Pour cela :

    • Ouvrez Sécurité Windows
    • Accédez à Protection contre les virus et menaces
    • Cliquez sur Gérer les paramètres
    • Vérifiez l’état de Protection contre les altérations

    Lorsque cette protection est active, Windows peut ignorer ou supprimer certaines modifications du Registre visant à désactiver Microsoft Defender.

    👉Pour aller plus loin :

    Désactiver Windows Update avec le Registre

    Windows Update permet de télécharger et d’installer automatiquement les mises à jour de sécurité, correctifs et nouvelles fonctionnalités de Windows.

    Dans certains cas, les administrateurs ou utilisateurs avancés souhaitent reprendre le contrôle des mises à jour automatiques afin de choisir eux-mêmes quand les installer.

    Cette configuration peut être effectuée à l’aide du Registre Windows en appliquant les mêmes paramètres que ceux disponibles dans la stratégie de groupe locale.

    Paramètres de Registre utilisés

    ParamètreValeur
    CléHKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\WindowsUpdate\AU
    ValeurNoAutoUpdate
    TypeDWORD (32 bits)
    Désactiver les mises à jour automatiques1
    Activer les mises à jour automatiques0

    Désactiver les mises à jour automatiques

    Créez la clé suivante si elle n’existe pas :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\WindowsUpdate\AU

    Puis créez la valeur DWORD :

    NoAutoUpdate

    avec la donnée :

    1

    Vous pouvez également appliquer la modification avec la commande suivante :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\WindowsUpdate\AU" /v NoAutoUpdate /t REG_DWORD /d 1 /f
    Désactiver Windows Update avec le Registre (NoAutoUpdate)

    Réactiver Windows Update

    Pour revenir au comportement par défaut :

    reg delete "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\WindowsUpdate\AU" /v NoAutoUpdate /f

    ou :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\WindowsUpdate\AU" /v NoAutoUpdate /t REG_DWORD /d 0 /f

    Après modification, redémarrez Windows ou exécutez :

    gpupdate /force

    afin d’appliquer immédiatement les paramètres.

    Quel est l’effet de cette modification ?

    Lorsque cette stratégie est active :

    • Windows ne télécharge plus automatiquement les mises à jour
    • L’installation automatique est désactivée
    • L’utilisateur conserve le contrôle sur le déclenchement des mises à jour
    • Les notifications de Windows Update peuvent être modifiées selon la version de Windows

    Attention : désactiver durablement Windows Update peut exposer le système à des vulnérabilités de sécurité non corrigées. Cette configuration est principalement utilisée dans des environnements de test, des laboratoires ou pour résoudre temporairement des problèmes liés à une mise à jour.

    👉 A lire :

    Empêcher OneDrive de démarrer automatiquement

    Microsoft OneDrive est intégré à Windows 11/10 et se lance automatiquement à l’ouverture de session afin de synchroniser les fichiers entre l’ordinateur et le cloud Microsoft.

    Si vous n’utilisez pas OneDrive ou souhaitez limiter les programmes exécutés au démarrage de Windows, vous pouvez empêcher son lancement automatique à l’aide du Registre.

    Paramètres de Registre utilisés

    ParamètreValeur
    CléHKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Run
    ValeurOneDrive
    TypeChaîne (REG_SZ)
    DésactiverSupprimer la valeur
    ActiverRestaurer la valeur d’origine

    Désactiver le démarrage automatique de OneDrive

    OneDrive est généralement lancé depuis la clé :

    HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Run

    Dans cette clé, recherchez la valeur :

    OneDrive

    Vous pouvez la supprimer avec la commande suivante :

    reg delete "HKCU\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Run" /v OneDrive /f

    Au prochain redémarrage ou à la prochaine ouverture de session, OneDrive ne sera plus lancé automatiquement.

    Désactiver OneDrive via les stratégies Windows

    Pour empêcher complètement l’utilisation de OneDrive, Windows propose également une stratégie dédiée :

    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\OneDrive

    Nom :

    DisableFileSyncNGSC

    Type :

    DWORD (32 bits)

    Valeur :

    1

    Commande correspondante :

    reg add "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\OneDrive" /v DisableFileSyncNGSC /t REG_DWORD /d 1 /f

    Cette stratégie empêche l’utilisation du client OneDrive sur l’ordinateur.

    Réactiver OneDrive

    Pour restaurer le comportement par défaut :

    reg delete "HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\OneDrive" /v DisableFileSyncNGSC /f

    Si vous avez supprimé la valeur dans la clé Run, vous pouvez également réactiver le démarrage automatique depuis les paramètres de OneDrive :

    • Cliquez sur l’icône OneDrive dans la zone de notification
    • Ouvrez les Paramètres
    • Activez Démarrer OneDrive automatiquement lorsque je me connecte à Windows

    Quel est l’effet de cette modification ?

    Après désactivation :

    • OneDrive ne se lance plus automatiquement au démarrage
    • Les fichiers ne sont plus synchronisés en arrière-plan
    • L’utilisation de la mémoire et de l’activité disque peut être légèrement réduite
    • OneDrive reste disponible si vous le lancez manuellement

    Cette modification est particulièrement utile si vous utilisez un autre service de stockage cloud ou si vous ne souhaitez pas synchroniser vos fichiers avec les serveurs Microsoft.

    👉 A lire :

    L’article Activer ou désactiver des fonctionnalités Windows avec le Registre : guide complet est apparu en premier sur malekal.com.

    Coreutils pour Windows : utiliser les commandes Linux dans CMD et PowerShell

    Par : malekalmorte
    3 juin 2026 à 15:13

    En 2026, Microsoft a lancé Coreutils pour Windows, un projet open source qui apporte plusieurs commandes populaires de Linux directement sous Windows. Basé sur le projet uutils, il permet d’utiliser des outils tels que ls, cat, cp, mv, rm, du ou df depuis l’invite de commandes Windows.

    L’objectif est de faciliter le travail des développeurs, administrateurs système et utilisateurs habitués aux environnements Linux en proposant une expérience plus cohérente entre Windows et Linux.

    Contrairement à WSL (Windows Subsystem for Linux), Coreutils ne fournit pas un environnement Linux complet. Il s’agit d’un ensemble d’utilitaires légers qui s’intègrent directement à Windows et peuvent être utilisés depuis CMD, Windows Terminal ou PowerShell.

    Dans ce guide, découvrez comment installer Coreutils pour Windows, les principales commandes disponibles, leurs spécificités dans PowerShell ainsi que les différences avec Git Bash et WSL.

    Qu’est-ce que Coreutils pour Windows ?

    Coreutils est un ensemble d’utilitaires en ligne de commandes issus du projet GNU. Il regroupe de nombreuses commandes incontournables des systèmes Linux et Unix, telles que ls, cat, cp, mv, rm, mkdir, chmod ou encore touch.

    Sous Linux, ces commandes sont utilisées quotidiennement pour gérer les fichiers, les répertoires et automatiser des tâches d’administration système.

    Windows dispose déjà de ses propres commandes comme dir, copy, move ou del, mais de nombreux utilisateurs habitués à Linux préfèrent retrouver les outils GNU pour bénéficier d’une syntaxe identique sur plusieurs systèmes d’exploitation.

    Coreutils pour Windows permet ainsi d’utiliser les commandes GNU directement depuis :

    • L’Invite de commandes (CMD)
    • PowerShell
    • Un terminal Windows
    • Des scripts d’automatisation

    Par exemple :

    ls
    cat fichier.txt
    cp source.txt destination.txt
    rm fichier.txt

    Ces commandes fonctionnent de manière similaire à leur équivalent sous Linux.

    L’intérêt principal est de disposer d’un environnement de travail cohérent lorsque vous utilisez à la fois Windows et Linux. Cela facilite également l’exécution de scripts développés pour Linux ou la migration d’outils entre plusieurs plateformes.

    Dans les sections suivantes, nous verrons comment installer Coreutils sous Windows et quelles sont les principales commandes disponibles.

    Télécharger et installer Coreutils pour Windows

    Plusieurs solutions permettent d’utiliser les commandes GNU Coreutils sous Windows. Le choix dépend principalement de vos besoins : exécuter quelques commandes Linux, disposer d’un environnement Unix complet ou utiliser les outils GNU dans des scripts.

    Installer Coreutils avec winget

    • Ouvrez une invite de commandes en administrateur
    • Puis passez la commande suivante :
    winget install Microsoft.Coreutils

    Plus d’aide dans le guide complet :

      Installer Coreutils dans Windows avec winget

      Installer Coreutils avec Git for Windows

      La méthode la plus simple consiste à installer Git for Windows, qui inclut l’environnement Git Bash et de nombreuses commandes GNU.

      Pour l’installer :

      • Téléchargez Git depuis son site officiel :

      • Lancez l’installation de coreutils-2026.5.29-x64.exe
      • Conservez les options par défaut
      • Ouvrez Git Bash depuis le menu Démarrer

      Vous pourrez alors utiliser des commandes telles que :

      Cette solution est idéale pour les développeurs ou les utilisateurs souhaitant retrouver rapidement les commandes Linux sous Windows.

      Vérifier l’installation

      Une fois Coreutils installé, vous pouvez vérifier que les commandes sont disponibles :

      ls --version

      ou :

      cat --version

      La version GNU de l’utilitaire doit alors s’afficher.

      Quelles sont les principales commandes disponibles

      Les commandes Linux disponibles diffèrent selon si vous êtes en PowerShell ou en invite de commandes.
      Ce tableau vous donne leurs disponibilités :

      CommandeDescriptionCMDPowerShell
      lsLister les fichiers et dossiers✅⚠ Conflit avec l’alias PowerShell Get-ChildItem
      catAfficher le contenu d’un fichier✅⚠ Conflit avec l’alias Get-Content
      pwdAfficher le répertoire courant✅⚠ Conflit avec l’alias Get-Location
      cpCopier des fichiers ou dossiers✅⚠ Conflit possible avec Copy-Item
      mvDéplacer ou renommer des fichiers✅⚠ Conflit possible avec Move-Item
      rmSupprimer des fichiers ou dossiers✅⚠ Conflit possible avec Remove-Item
      duAfficher la taille des dossiers✅⚠ Peut nécessiter du.exe
      dfAfficher l’espace disque disponible✅⚠ Peut nécessiter df.exe
      grepRechercher du texte dans des fichiers✅✅
      headAfficher les premières lignes d’un fichier✅✅
      tailAfficher les dernières lignes d’un fichier✅✅
      touchCréer un fichier vide ou mettre à jour sa date✅✅
      wcCompter lignes, mots et caractères✅✅
      findRechercher des fichiers ou du texte⚠ Attention au conflit avec la commande Windows find⚠ Attention aux conflits de noms
      teeDupliquer la sortie vers un fichier✅✅
      xargsConstruire une commande à partir d’une entrée✅✅
      Comportement de la commande ls de CoreUtils dans PowerShell et CMD

      Pourquoi certaines commandes ne fonctionnent pas dans PowerShell ?

      PowerShell possède son propre ensemble de commandes (cmdlets) ainsi que de nombreux alias compatibles avec les habitudes Unix. Lorsqu’une commande porte le même nom qu’un alias PowerShell, ce dernier est généralement prioritaire.

      Par exemple :

      ls

      exécute souvent :

      Get-ChildItem

      au lieu de la commande GNU ls.

      Vous pouvez vérifier la commande réellement utilisée avec :

      Get-Command ls

      et exécuter explicitement la version Coreutils avec :

      ls.exe

      Je pense même que c’est un des points les plus intéressants de l’article, parce que c’est précisément ce qui va surprendre les utilisateurs qui découvrent le projet Microsoft Coreutils. Cela montre aussi que l’outil est encore jeune et qu’il faut connaître quelques subtilités selon que l’on utilise CMD ou PowerShell.

      Les principales commandes disponibles

      GNU Coreutils fournit plusieurs dizaines d’utilitaires permettant de manipuler les fichiers, les dossiers et le système de fichiers. Beaucoup d’entre eux disposent d’un équivalent sous Windows, mais utilisent une syntaxe différente.

      Voici les commandes les plus utilisées.

      Afficher le contenu d’un dossier avec ls

      La commande ls permet de lister les fichiers et dossiers du répertoire courant :

      ls

      👉Pour apprendre à l’utiliser :

      Afficher le contenu d’un fichier avec cat

      Pour afficher le contenu d’un fichier texte :

      cat fichier.txt

      👉Le tutoriel :

      Copier des fichiers avec cp

      Pour copier un fichier :

      cp source.txt destination.txt

      Pour copier un dossier et son contenu :

      cp -r Dossier1 Dossier2

      👉Apprendre à utiliser la commande :

      Déplacer ou renommer un fichier avec mv

      mv ancien.txt nouveau.txt

      ou :

      mv fichier.txt Dossier\

      👉Le guide :

      Supprimer des fichiers avec rm

      Pour supprimer un fichier :

      rm fichier.txt

      Pour supprimer un dossier et son contenu :

      rm -r Dossier

      Attention : contrairement à la Corbeille Windows, les fichiers supprimés avec rm sont généralement supprimés immédiatement.

      👉Le guide d’utilisation :

      Mesurer l’espace disque avec du

      Pour connaître la taille d’un dossier :

      du -sh Dossier

      👉Le tutoriel :

      Utiliser la commande du dans Windows avec Coreutils

      Vérifier l’espace disque disponible avec df

      Pour afficher l’espace libre sur les lecteurs :

      df -h

      Ces quelques commandes couvrent la majorité des opérations courantes réalisées en ligne de commandes sous Linux ou Windows.

      Utiliser la commande df dans Windows avec Coreutils

      Utiliser Coreutils dans PowerShell

      Les commandes GNU Coreutils peuvent également être utilisées depuis PowerShell, à condition qu’elles soient accessibles dans la variable d’environnement PATH.

      Une fois Git Bash, MSYS2 ou une autre distribution de Coreutils installée, il devient possible d’exécuter directement certaines commandes Linux depuis une console PowerShell.

      Par exemple :

      ls

      ou :

      cat fichier.txt

      Attention aux alias PowerShell

      PowerShell possède ses propres alias qui portent parfois le même nom que certaines commandes GNU.

      Par exemple :

      CommandePowerShellGNU Coreutils
      lsAlias de Get-ChildItemCommande GNU ls
      catAlias de Get-ContentCommande GNU cat
      pwdAlias de Get-LocationCommande GNU pwd

      Ainsi, lorsque vous exécutez :

      ls

      PowerShell utilise généralement son propre alias Get-ChildItem plutôt que la commande GNU.

      Pour vérifier la commande réellement exécutée :

      Get-Command ls

      Exécuter explicitement les commandes GNU

      Pour utiliser la version GNU d’une commande, vous pouvez appeler directement son exécutable.

      Par exemple :

      ls.exe

      ou :

      cat.exe fichier.txt

      PowerShell exécute alors l’utilitaire GNU plutôt que son alias interne.

      Vérifier la version GNU utilisée

      Pour confirmer que vous utilisez bien la version Coreutils :

      ls.exe --version

      La version GNU Coreutils doit alors s’afficher.

      Coreutils ou commandes PowerShell ?

      Pour les utilisateurs Windows, les cmdlets PowerShell restent généralement mieux intégrées au système.

      Par exemple :

      Get-ChildItem
      Get-Content
      Copy-Item
      Move-Item
      Remove-Item

      sont souvent plus adaptées à l’administration de Windows.

      En revanche, Coreutils est particulièrement utile lorsque vous utilisez également Linux, exécutez des scripts Bash ou souhaitez retrouver les mêmes commandes sur plusieurs systèmes d’exploitation.

      Coreutils, WSL ou Git Bash : quelle solution choisir ?

      Plusieurs solutions permettent d’utiliser les commandes Linux sous Windows. Le choix dépend principalement de vos besoins, de votre niveau d’expérience et du type d’environnement que vous recherchez.

      Certaines solutions se limitent à fournir les commandes GNU les plus courantes, tandis que d’autres offrent un véritable environnement Linux intégré à Windows.

      SolutionCe qu’elle apporteQuand l’utiliser
      Microsoft CoreutilsLes principales commandes Linux directement dans CMD et PowerShellPour utiliser ls, cat, cp, mv, rm, du, df sans installer un environnement Linux
      Git BashBash + Git + de nombreux outils GNUPour le développement Git et les scripts Bash simples
      MSYS2Environnement GNU complet avec gestionnaire de paquetsPour le développement et la compilation d’applications
      CygwinCouche de compatibilité Unix avancéePour les besoins spécifiques de compatibilité POSIX
      WSLVéritable distribution Linux intégrée à WindowsPour disposer d’un environnement Linux complet sous Windows
      • Vous voulez simplement retrouver quelques commandes Linux dans Windows ? → Microsoft Coreutils
      • Vous utilisez Git au quotidien ? → Git Bash
      • Vous développez des logiciels nécessitant des outils GNU ? → MSYS2
      • Vous avez besoin d’une compatibilité Unix avancée ? → Cygwin
      • Vous souhaitez exécuter Linux sous Windows ? → WSL

      Choisir Coreutils

      Coreutils est adapté si vous souhaitez simplement disposer de quelques commandes Linux comme :

      • ls
      • cat
      • cp
      • mv
      • rm
      • du
      • df

      Cette solution est légère et ne nécessite pas d’installer un environnement Linux complet.

      Choisir Git Bash

      Git Bash constitue souvent le meilleur compromis pour la plupart des utilisateurs Windows.

      Il permet :

      • D’utiliser Git
      • D’exécuter des scripts Bash
      • D’accéder aux principales commandes GNU
      • De travailler dans un terminal proche de Linux

      C’est généralement la solution recommandée pour les développeurs utilisant Git au quotidien.

      Choisir WSL

      WSL (Windows Subsystem for Linux) permet d’exécuter une véritable distribution Linux directement sous Windows.

      Vous bénéficiez alors :

      • D’Ubuntu, Debian, Kali Linux ou d’autres distributions
      • De Bash natif
      • Des GNU Coreutils
      • Des outils Linux classiques
      • De Docker et de nombreux outils de développement

      👉 Le guide complet :

      WSL est aujourd’hui la solution la plus proche d’une installation Linux réelle.

      Linux dans Windows avec WSL

      Quelle solution privilégier ?

      Pour la majorité des utilisateurs :

      • Git Bash est le choix le plus simple pour retrouver les commandes Linux sous Windows
      • WSL est le meilleur choix pour disposer d’un environnement Linux complet
      • Coreutils seul convient lorsque seules quelques commandes GNU sont nécessaires

      Si votre objectif est simplement d’utiliser ls, cat, cp ou rm sous Windows, Git Bash ou Coreutils seront généralement suffisants. En revanche, pour le développement, l’administration système ou l’exécution d’applications Linux, WSL est aujourd’hui la solution la plus complète et la plus recommandée par Microsoft.

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      Vérifier la taille et l’espace libre de la partition EFI sous Windows 11/10

      Par : malekalmorte
      2 juin 2026 à 09:01

      La partition EFI (EFI System Partition ou ESP) est une petite partition système utilisée par les ordinateurs configurés en mode UEFI pour stocker les fichiers de démarrage de Windows. Bien qu’elle soit généralement masquée dans l’Explorateur de fichiers, son bon fonctionnement est essentiel au démarrage du système.

      Dans certains cas, notamment lors des mises à niveau de Windows ou face à des erreurs comme 0x800f0922, il peut être nécessaire de vérifier la taille de la partition EFI ainsi que l’espace libre disponible. Une partition EFI trop petite ou presque pleine peut empêcher certaines mises à jour de s’installer correctement.

      Dans ce tutoriel, vous apprendrez à identifier la partition EFI, vérifier sa taille et connaître l’espace libre restant à l’aide de la Gestion des disques, de PowerShell, de DiskPart ou encore de l’invite de commandes.

      Connaitre la taille de la partition EFI avec la Gestion des disques

      La Gestion des disques permet d’identifier rapidement la partition EFI et de connaître sa taille. En revanche, cet outil n’affiche pas directement l’espace libre disponible dans la partition. Il est donc utile pour vérifier ses dimensions, mais pas son taux d’occupation.

      Pour afficher la partition EFI :

      La partition EFI est généralement située au début du disque et utilise le système de fichiers FAT32. Sa taille varie selon la version de Windows et le fabricant de l’ordinateur.

      Les tailles les plus courantes sont :

      • 100 Mo sur certaines anciennes installations de Windows
      • 260 Mo sur les installations récentes de Windows 11/10
      • 500 Mo sur certains PC OEM ou après certaines opérations de partitionnement

      La colonne Capacité permet de connaître la taille totale de la partition EFI.

      👉Guide d’utilisation :

      Connaitre la taille et l'espace libre de la partition EFI avec la gestion de disque

      Toutefois, la Gestion des disques ne permet pas de visualiser l’espace réellement utilisé ou l’espace libre restant dans cette partition. Pour obtenir cette information, il est nécessaire d’attribuer temporairement une lettre de lecteur à la partition EFI à l’aide de DiskPart, comme expliqué dans la section suivante.

      Remarque : n’essayez pas de modifier, formater ou supprimer la partition EFI. Elle contient les fichiers de démarrage de Windows et sa suppression peut empêcher le système de démarrer correctement.

      Vérifier l’espace libre de la partition EFI avec PowerShell

      PowerShell permet d’obtenir rapidement la taille totale et l’espace libre restant de la partition EFI sans avoir à lui attribuer temporairement une lettre de lecteur.

      • Ouvrez PowerShell en tant qu’administrateur puis exécutez la commande suivante :
      Get-Partition | Where-Object GptType -eq '{c12a7328-f81f-11d2-ba4b-00a0c93ec93b}' | Get-Volume | Format-List Size, SizeRemaining

      Cette commande recherche automatiquement la partition EFI grâce à son identifiant GPT puis affiche :

      • Size : la taille totale de la partition EFI
      • SizeRemaining : l’espace libre disponible

      Par exemple :

      Size          : 272629760
      SizeRemaining : 127451136
      Vérifier l'espace libre de la partition EFI de Windows 11/10 en PowerShell

      Les valeurs sont affichées en octets. Pour faciliter leur lecture, vous pouvez utiliser la commande suivante qui convertit les résultats en mégaoctets :

      Get-Partition |
      Where-Object GptType -eq '{c12a7328-f81f-11d2-ba4b-00a0c93ec93b}' |
      Get-Volume |
      Select-Object @{
          Name='Taille (Mo)';
          Expression={[math]::Round($_.Size/1MB,2)}
      }, @{
          Name='Espace libre (Mo)';
          Expression={[math]::Round($_.SizeRemaining/1MB,2)}
      }

      Vous obtenez alors un résultat plus lisible :

      Taille (Mo)  Espace libre (Mo)
      -----------  -----------------
      260          121

      Cette méthode est particulièrement utile pour vérifier si la partition EFI dispose de suffisamment d’espace avant une mise à niveau de Windows ou pour diagnostiquer certaines erreurs de mise à jour comme 0x800f0922, souvent liées à une partition EFI trop petite ou presque saturée.

      Vérifier l’espace libre de la partition EFI en montant la partition

      Une autre méthode consiste à attribuer temporairement une lettre de lecteur à la partition EFI afin de consulter directement son contenu et son espace libre.

      Cette technique permet d’utiliser les commandes classiques de Windows comme DIR ou FSUTIL pour obtenir des informations précises sur l’occupation de la partition.

      Monter la partition EFI

      Ouvrez une Invite de commandes en administrateur puis exécutez :

      mountvol S: /S

      La partition EFI est alors montée avec la lettre S:.

      Vous pouvez vérifier son contenu avec :

      dir S:\

      Vous devez notamment voir les dossiers :

      EFI
      Boot

      Connaitre l’espace libre avec FSUTIL

      Pour afficher la taille totale et l’espace libre disponible, utilisez la commande fsutil :

      fsutil volume diskfree S:

      La commande retourne plusieurs informations :

      Total # of free bytes        : 125829120
      Total # of bytes             : 272629760
      Total # of avail free bytes  : 125829120

      Vous pouvez ainsi déterminer facilement si la partition EFI dispose encore d’un espace suffisant.

      Vérifier l'espace libre de la partition EFI de Windows 11/10 en montant la partition

      Vérifier l’occupation de la partition avec DIR

      Vous pouvez également afficher la taille des fichiers présents dans la partition :

      dir S:\ /S

      L’espace libre apparaît à la fin du résultat :

      Fichier(s)        15 234 567 octets
      Répertoire(s)    120 586 240 octets libres

      Cette méthode est particulièrement utile pour identifier les situations où la partition EFI est presque pleine, ce qui peut provoquer certaines erreurs lors des mises à jour de Windows ou des mises à niveau majeures.

      Vérifier l'espace libre de la partition EFI de Windows 11/10 en montant la partition

      Démonter la partition EFI

      Une fois les vérifications terminées, retirez la lettre de lecteur attribuée à la partition EFI :

      mountvol S: /D

      La partition EFI redevient alors masquée dans l’Explorateur de fichiers.

      Attention : n’ajoutez, ne modifiez et ne supprimez aucun fichier dans la partition EFI. Elle contient les fichiers de démarrage de Windows et toute modification peut empêcher le système de démarrer correctement.

      Vérifier l’espace libre de la partition EFI avec DiskPart

      L’utilitaire DiskPart permet d’identifier la partition EFI puis de lui attribuer temporairement une lettre de lecteur afin de consulter son espace libre.

      Cette méthode fonctionne sur toutes les versions récentes de Windows 11/10 et permet également de vérifier la taille exacte de la partition EFI.

      👉Le tutoriel d’utilisation :

      Identifier la partition EFI

      Ouvrez une Invite de commandes en administrateur puis lancez DiskPart :

      diskpart

      Affichez ensuite la liste des disques :

      list disk

      Sélectionnez le disque contenant Windows :

      select disk 0

      Affichez les partitions :

      list volume

      Repérez la partition de type Système ou EFI, généralement formatée en FAT32 et d’une taille comprise entre 100 et 500 Mo.

      Trouver la partition EFI dans diskpart

      Attribuer une lettre à la partition EFI

      Sélectionnez la partition EFI :

      select volume 2

      Adaptez le numéro de partition à votre configuration.

      Attribuez ensuite une lettre de lecteur :

      assign letter=S

      DiskPart confirme alors l’attribution de la lettre.

      Quittez DiskPart :

      exit

      Contrôler l’espace libre disponible

      Vous pouvez maintenant consulter l’espace libre de la partition EFI avec :

      fsutil volume diskfree S:

      ou simplement :

      dir S:\

      L’espace libre disponible apparaît dans le résultat.

      Vérifier la taille et l'espace libre de la partition EFI avec diskpart et fsutil

      Retirer la lettre de lecteur

      Une fois les vérifications terminées, il est conseillé de masquer à nouveau la partition EFI.

      • Utilisez la commande suivante :
      mountvol S: /D

      ou seconde méthode par Diskpart :

      • Relancez DiskPart :
      diskpart
      • Sélectionnez la partition EFI puis retirez la lettre :
      select disk 0
      select volume 2
      remove letter=S
      exit

      La partition EFI redevient alors invisible dans l’Explorateur de fichiers.

      Remarque : DiskPart permet également de vérifier la taille exacte de la partition EFI grâce à la commande list partition, ce qui est utile pour diagnostiquer les erreurs de mise à jour liées à une partition EFI trop petite ou saturée.

      Quelle taille et quel espace libre pour la partition EFI ?

      La taille de la partition EFI dépend de la version de Windows, du constructeur du PC et de l’historique des mises à niveau du système. Il n’existe donc pas une taille unique applicable à tous les ordinateurs.

      Dans la plupart des cas, une partition EFI dispose de suffisamment d’espace libre pour fonctionner correctement. Toutefois, lorsque cette partition devient presque pleine, certaines opérations comme les mises à jour Windows ou la réparation du démarrage peuvent échouer.

      Le tableau suivant permet d’évaluer rapidement la situation :

      Taille de la partition EFIÉtatCommentaire
      100 MoAncienne configurationFréquent sur les anciennes installations de Windows 10. Peut devenir problématique lors des mises à niveau récentes.
      260 MoRecommandéeTaille utilisée par les installations récentes de Windows 11/10. Suffisante dans la majorité des cas.
      300 à 500 MoConfortableOffre une marge importante pour les mises à jour et les outils de récupération.
      Plus de 500 MoTrès confortableSouvent rencontré sur certains PC OEM ou après un repartitionnement.

      Concernant l’espace libre :

      Espace libre disponibleÉtat
      Plus de 100 MoExcellent
      50 à 100 MoCorrect
      20 à 50 MoÀ surveiller
      Moins de 20 MoRisque d’erreurs lors des mises à jour ou réparations
      Moins de 10 MoSituation critique

      De manière générale, il est recommandé de conserver au moins 50 Mo d’espace libre dans la partition EFI. En dessous de ce seuil, certaines mises à jour de Windows peuvent échouer, notamment celles qui doivent mettre à jour les fichiers de démarrage.

      Si votre partition EFI est trop petite ou presque pleine, il peut être nécessaire de l’agrandir afin d’éviter des erreurs telles que 0x800f0922 ou certains échecs de mise à niveau de Windows.

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