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Switchboard - Le centre de contrôle pour vos sessions Claude Code

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 13:24

Claude Code, c'est génial pour coder mais alors pour s'organiser... c'est chiant de fouuuu.

J'ai genre 200 fichiers .jsonl qui trainent dans ~/.claude/projects, y'a aucun moyen prévu pour savoir ce qui tourne en ce moment, et autant vous dire que reprendre une conversation d'il y a 3 jours relève de l'acrobatie.

Alors j'ai d'abord essayé les grep sauvages dans le dossier, les ls -lt pour trier par date...etc et en fait ça marche, mais c'est pas ce qu'on appelle un vrai workflow. Du coup j'ai cherché un truc plus propre et heureusement pour moi, des outils commencent à émerger autour de l'écosystème (je vous avais déjà parlé d' Opcode ) et Switchboard est clairement celui qui sort le plus du lot, je trouve.

C'est une app desktop open source (sous licence MIT) qui centralise toutes vos sessions dans une seule fenêtre. Comme ça, vous avez un navigateur organisé par projet avec une recherche full-text qui fouille dans les fichiers .jsonl de conversations (pas juste les dates) et ensuite, y'a plus qu'à taper des trucs comme "bug auth" ou je ne sais quoi dans la barre de recherche et en 2 secondes vous retrouvez votre fichier de session de mardi.

Le truc qui différencie Switchboard des autres projets du genre (y'en a une poignée, genre t3.codes ou conductor.build), c'est surtout qu'il fait fonctionner un vrai terminal, avec votre vraie session qui tourne dedans. L'avantage c'est que comme ça, vos raccourcis clavier et le copier-coller fonctionnent comme d'habitude.

Et le monitoring en temps réel, c'est clairement le gros plus car avec Switchboard vous pouvez afficher une grille avec toutes vos sessions ouvertes sur votre machine, chacune dans sa petite case avec un indicateur de statut. Comme ça, si un agent est bloqué parce qu'il attend une validation de permission, vous le voyez direct dans la sidebar. Attention par contre, ça ne marche qu'avec les sessions locales, car y'a pas de support SSH pour l'instant.

Ah et il y a aussi un mode IDE intégré qui est plutôt chouette. Quand Claude propose une modification de fichier, au lieu d'ouvrir VS Code ou Cursor, le diff s'affiche dans un panneau latéral directement dans Switchboard. Comme ça, vous pouvez accepter, rejeter, ou même accepter seulement certains morceaux du diff.

Autre fonctionnalité sympa, le fork de sessions. Vous pouvez repartir de n'importe quel point d'une conversation passée, genre comme vous le feriez avec un checkpoint dans un jeu vidéo. Vous avez aussi un éditeur CodeMirror intégré pour vos fichiers CLAUDE.md et vos plans (c'est plus pratique qu'ouvrir un vim à côté), + un bon vieux heatmap d'activité qui montre votre rythme de coding par projet.

Côté technique, c'est du Electron (oui, je sais 300 Mo sur le disque, ça fait toujours chier) avec SQLite en cache local pour la recherche. Et c'est distribué en .dmg pour macOS (Apple Silicon et Intel), .exe pour Windows et .AppImage/.deb pour Linux.

Pour tester, y'a donc juste à télécharger la dernière release pour votre OS et lancer l'app.

Bref, si vous jonglez avec plusieurs sessions au quotidien, ça vaut le coup d'essayer. Et si vous cherchez à enrichir votre setup, la marketplace de skills peut aussi compléter le tout.

Merci à Aurélien pour le lien ! (Vous aurez noté la rime ^^ désolééé)

TUIStudio - Pour désigner vos applications terminal

Par : Korben ✨
15 mai 2026 à 09:35

Vous avez déjà essayé de dessiner une TUI (Interface utilisateur pour le Terminal) à la main dans votre IDE ?

Genre, calculer les paddings d'une Box ANSI à la mano et compter les caractères Unicode pour aligner trois colonnes ? Pffff quelle galère !! Hé bien cette mauvaise expérience, Javier Alonso Gómez, Staff Design Technologist chez Docker, vient de la transformer en simple drag-and-drop avec son outil TUIStudio .

En gros, c'est comme Figma mais pour vos applis terminal.

Vous lancez l'éditeur, vous balancez des composants sur un canvas, et un aperçu ANSI temps réel vous montre ce que ça donnera dans un vrai terminal. Il y a 21 composants prêts à l'emploi (Box, Button, TextInput, Table, Tree, Modal, Tabs, Spinner...), avec un moteur de layout qui supporte Absolute, Flexbox et Grid.

C'est du CSS pour le terminal si vous préférez et le truc cool, c'est que ça reste fidèle au rendu final, donc fini les tableaux qui débordent sans raison !

J'suis pas encore super doué !

Côté thèmes, vous avez également le droit à 8 palettes intégrées (Dracula, Nord, Solarized, Monokai, Gruvbox, Tokyo Night, Nightfox et Sonokai), et le canvas se met à jour live quand vous changez. Sympa, hein !

Niveau export, TUIStudio cible les frameworks Ink (TypeScript), BubbleTea (Go), Blessed (JavaScript), Textual (Python), OpenTUI (TypeScript) et Tview (Go) mais d'après ce que j'ai lu sur le site officiel, la fonction d'export vers tout ça n'est pas encore opérationnelle. Mais ça m'étonne car lors de mes tests, j'ai quand même pu voir que ça fonctionnait... Donc j'sais pas, peut-être que le site web n'a pas été mis à jour et que l'export est bien opérationnel ?

L'export

Ça tourne sur macOS Apple Silicon, Windows et Linux (.deb) et le code est sous licence MIT sur le repo GitHub .

Amusez-vous bien !

Ratty, l'émulateur de terminal qui affiche de la 3D directement dans la ligne de commande

12 mai 2026 à 17:28

Orhun Parmaksız, l'un des principaux mainteneurs de Ratatui (une bibliothèque Rust très utilisée pour créer des interfaces texte dans le terminal), vient de sortir un projet qui sort vraiment des clous.

Ça s'appelle Ratty, c'est donc un émulateur de terminal capable d'afficher des objets 3D, des sprites animés et des modèles complets en plein milieu de votre ligne de commande.

Sur le papier, ça paraît absurde. Un terminal sert à taper des commandes et lire du texte. Sauf que Parmaksız s'est demandé pourquoi on devait s'arrêter là, et sa réponse est qu'on n'y est pas obligés.

Le truc tourne donc sur Rust avec Ratatui pour la couche d'affichage texte, parley_ratatui pour le rendu de la typographie, et Bevy (un moteur de jeu open source qu'on retrouve dans pas mal de petits jeux indé) pour la partie graphique.

Un terminal classique génère son texte caractère par caractère, là chaque image devient une texture envoyée sur le GPU (la puce graphique de votre machine, celle qui gère normalement les jeux et les vidéos). Bevy place ensuite cette texture dans une scène 3D où vous avez des caméras, des éclairages, des animations.

Pour faire passer des objets 3D dans le flux, Parmaksız a inventé son propre protocole, le Ratty Graphics Protocol, qui permet à n'importe quelle commande de balancer un cube tournoyant ou un modèle de chat à côté d'un texte d'aide.

Le curseur lui-même est un rat 3D qui tourne sur lui-même, d'où le nom du projet. Inspiration officielle : TempleOS, l'OS développé en solo pendant des années par Terry Davis, célèbre pour permettre d'afficher des sprites 3D dans son shell. Une référence improbable, mais assumée.

Le code est open source sur github.com/orhun/ratty , et un widget Ratatui nommé ratatui-rgp permet d'intégrer la 3D dans vos propres apps terminal. La version 0.2.0 vient de sortir. C'est encore largement expérimental, mais le rendu sur les démos est franchement sympa.

Source : The Register

Termix - L'alternative open source et gratuite à Termius

Par : Korben ✨
12 mai 2026 à 10:24

Si vous cherchez une alternative à Termius qui ne vous coûte pas une petite couille, je crois que j'ai trouvé ce qu'il vous faut !

C'est vrai qu'il y a quelque chose de carrément agréable à pouvoir ouvrir un navigateur depuis n'importe quelle machine et retrouver tous ses serveurs, fichiers et tunnels au même endroit... Et Termius fait ça très bien, sauf que la fonctionnalité la plus utile, à savoir la synchro entre appareils, c'est payant !

Et c'est ça la raison d'être de Termix qui propose exactement ça mais en open source, en gratos et à héberger vous-même !

Termix, c'est donc une plateforme de gestion de serveurs accessible depuis le navigateur. On y retrouve un terminal SSH complet, de la gestion de fichiers distants, des tunnels SSH inversés, et depuis la v2.0 sortie en mars dernier, le support RDP, VNC et Telnet.

En clair, ça couvre à peu près tout ce dont on a besoin pour piloter une infra depuis un seul endroit. Petit détail à noter quand même, le RDP/VNC/Telnet n'est pas inclus par défaut, donc il faut ajouter un second conteneur guacd au compose. Rien de compliqué, mais à savoir avant de se lancer.

Le terminal SSH supporte jusqu'à 4 panels simultanés comme ça plutôt que de multiplier les sessions, vous regroupez au même endroit. Le gestionnaire de fichier est aussi très sympa avec du drag & drop dans les deux sens, la modification de fichiers distants directement dans le navigateur... Et y'a aussi une gestion des conteneurs Docker intégrée, un Network Graph pour visualiser les connexions entre hôtes, et un système de snippets de commandes pour éviter de retaper les mêmes commandes à longueur de journée.

Ce qui change par rapport aux autres alternatives web, c'est surtout sa dispo sur toutes les plateformes. L'accès web est évidemment central, mais il existe aussi des apps natives pour Windows, Linux, macOS (App Store, DMG ou Homebrew selon vos préférences), iOS/iPadOS et Android.

Tout se synchronise ensuite via le conteneur self-hosted comme ce que permet Termius, à la différence près que vous hébergez vous-même le système.

Côté sécurité et gestion d'équipe, Termix intègre du RBAC, de l'OIDC, du 2FA, et stocke les données dans une SQLite chiffrée.

Pour tester en local, le docker-compose de base ressemble à ça :

services:
 termix:
 image: ghcr.io/lukegus/termix:latest
 ports:
 - "8080:8080"
 volumes:
 - termix-data:/app/data

volumes:
 termix-data:

Attention à la config réseau avant tout puisque le port 8080 par défaut est souvent filtré ou déjà occupé donc changez ça dans le compose si besoin. Ajoutez ensuite le conteneur guacd si vous voulez le RDP/VNC/Telnet (je vous laisse aller lire la doc).

Après l'interface est fonctionnelle mais pas aussi léchée que Termius. Y'a pas de passkeys, et pas de support ed25519-sk pour les clés de sécurité hardware.

Pour une utilisation personnelle ou une petite équipe qui gère de l'infra linux, c'est largement suffisant, cela dit. Bref, si Termius c'est pas fait pour vous parce que c'est encore des sousous à sortir, sachez que Termix est là pour vous.

Merci Letsar pour le lien !

Google Workspace CLI - Pour piloter tous les services Google avec votre IA

Par : Korben ✨
8 mai 2026 à 18:52

Justin Poehnelt, Senior Developer Relations Engineer chez Google, vient de balancer sur Github un outil en ligne de commande (CLI), codé en Rust qui permet de faire un truc trop pratique, à savoir piloter entièrement Workspace depuis le terminal. Ce logiciel nommé GWS est donc capable de gérer Gmail, Drive, Calendar, Sheets et sept autres services Google d'un coup. Et en plus, comme il a été conçu pour les agents IA, donc c'est pas juste pour vous et votre terminal !

Une fois installé via npm, cargo, brew ou un binaire pré-compilé, vous tapez gws auth login pour vous authentifier via OAuth et vous pouvez ensuite attaquer onze services depuis votre shell : Drive, Gmail, Calendar, Sheets, Docs, Chat, Admin, Apps Script, Tasks, Workspace Events et Model Armor.

Niveau archi, au lieu de hard-coder chaque commande dans le binaire, gws interroge tout simplement le Discovery Service de Google au démarrage et reconstruit son arbre de commandes à la volée. Du coup quand Google ajoute un endpoint à l'API Sheets, le CLI le voit apparaître tout seul. C'est trop bien parce que ça évite de devoir attendre une release pour utiliser un éventuel nouveau service de Google. Et pour un agent IA qui re-fetch le schéma à chaque run, c'est plutôt une bonne idée.

Donc en plus de démarrer en moins d'une seconde, GWS crache des sorties en JSON structurées, y'a un mode --dry-run qui montre la requête sans l'envoyer, et de l'auto-pagination via --page-all. Et côté commandes utilitaires, vous avez aussi les + qui sont des helpers cousus main tels que gws gmail +send, gws drive +upload, gws calendar +agenda, gws sheets +append, gws gmail +triage et un gws gmail +standup-report qui résume vos mails de la semaine en quelques lignes.

Le repo embarque aussi 40+ skills d'agent prêts à l'emploi du type "résume mes mails non lus" ou "génère mon rapport", une extension Gemini CLI qui s'installe avec gemini extensions install https://github.com/googleworkspace/cli, et le helper +sanitize-response qui fait passer la sortie par Model Armor (le filtre anti-prompt-injection de Google Cloud) pour éviter les réponses bizarres.

En gros, c'est un outil pensé pour faire piloter votre Workspace par Claude, Gemini ou n'importe quel agent. Comme ça vous allez pouvoir écrire un workflow qui lit vos mails non lus, en fait un résumé, le poste dans un Chat et classe tout ça proprement dans Drive... sans avoir à toucher à la souris ni avoir à utiliser votre cerveau léthargique. Elle est pas belle la vie ?

Sauf que. Le projet porte le disclaimer "This is not an officially supported Google product", et un employé Google a confirmé sur le thread Hacker News (presque 1000 points, quand même) que c'est un projet DevRel. Comprendre : pas de SLA, pas de roadmap garantie, pas d'équipe SRE qui veille au grain. Vous savez comment ça finit chez Google avec ce genre de statut !

Bref si vous êtes chaud pour tester, le binaire est dispo ici . Maintenant reste à voir si Google lui donnera un statut officiel ou si GWS s'éteindra discrètement comme tant d'autres projets internes oubliés...

Ghostty quitte GitHub - Hashimoto craque après 18 ans

Par : Korben ✨
29 avril 2026 à 10:37

"GitHub n'est plus un endroit pour faire du travail sérieux."

C'est signé Mitchell Hashimoto, le créateur de HashiCorp, de Vagrant ou plus récemment de Ghostty, et l'utilisateur numéro 1299 de la plateforme depuis février 2008.

Et quand un mec qui a passé 18 ans à pousser du code presque tous les jours sur Github annonce qu'il se casse, bah ça vaut clairement le coup de comprendre pourquoi.

L'annonce est tombée hier : Ghostty , le terminal en Zig pour macOS et Linux va quitter la plateforme. Pas tout de suite, pas brutalement, mais la décision est prise. Hashimoto précise qu'il discute "avec plusieurs fournisseurs (commerciaux comme FOSS)" pour choisir la nouvelle maison pour son code, et qu'un miroir en lecture seule restera accessible sur l'URL GitHub actuelle pour ne pas casser les liens des PRs et des issues. La migration sera, je cite, "aussi incrémentale que possible" pour les contributeurs.

Mais alors, qu'est-ce qui a déclenché cette situation ? Hé bien la semaine du 20 avril a été vraiment catastrophique ! Tout d'abord, le 22 avril, l'agent Copilot et le traitement des commentaires de PR sont tombés une demi-journée à cause d'une erreur de sérialisation. Le 23 avril, c'était encore pire puisqu'un bug dans la merge queue a produit des merges incorrects pour les PRs fusionnées en mode squash quand le groupe contenait plus d'une PR.

Cette situation a même été carrément reconnue officiellement par GitHub, puisque 2092 pull requests ont été affectées ... du coup des changements précédemment mergés se sont retrouvés involontairement annulés par les merges suivants. Ensuite, le 27 avril, rebelote sur les Github Actions.

Bref, comme le dit Hashimoto dans The Register : "je ne peux plus coder avec GitHub".

Hashimoto fait état d'un attachement quasi sentimental avec la plateforme. Il a lancé Vagrant en partie pour impressionner GitHub, en espérant secrètement décrocher une embauche un jour. Embauche qui n'est jamais venue, mais l'attachement est resté. "J'aime GitHub plus qu'on devrait aimer une chose", écrit-il, "et je suis en colère contre lui".

C'est pas de la posture donc puisqu'il a vécu depuis 2008 toute l'histoire de la plateforme en passant par le rachat par Microsoft en 2018 jusqu'à l'âge Copilot. Et c'est ce qui rend sa décision vachement intéressante car c'est pas un libriste hardcore qui crachait déjà sur GitHub avant le rachat. Non, c'est un vrai fidèle de la première heure !

Mitchell Hashimoto ( Source )

Alors ses raisons sont-elles valables ?

Pour vous la faire courte, c'est OUI ! Mais ma réponse longue mérite un peu de nuance quand même, parce que c'est jamais aussi simple.

Côté faits, son constat est vraiment étayé. GitHub a publiquement reconnu sur son blog officiel que ses récentes pannes sont dues à "une croissance rapide, un couplage architectural et des limitations de gestion de charge". Pas de complot donc mais un aveu honnête.

Quand votre infra ne tient plus la charge et que vos services principaux tombent quasi quotidiennement, vendre du cloud computing devient trèèèès compliqué. Alors pour un projet open source qui dépend des Actions pour ses tests automatiques, des PRs pour les contributions extérieures, ou des Issues pour son support... 2 heures de blocage par jour, c'est franchement énorme et ça casse bien les couilles.

C'est l'équivalent d'un quart de la journée de travail balayé et sur un trimestre, ça commence à coûter super cher en énergie mentale...

Maintenant, Hashimoto souhaite quand même conserver ses projets personnels sur GitHub. Seul Ghostty migre, donc ce n'est pas non plus un boycott idéologique de Microsoft, ni une croisade contre la centralisation. C'est surtout une décision pragmatique pour un projet collectif qui doit fonctionner H24.

Un dépôt perso peut se permettre une heure de downtime sans drama. Je le précise pour éviter de transformer le sujet en guerre culturelle prêt à penser. C'est plus un divorce avec négociation qu'une révolution sanguinaire.

Après y'a des alternatives... De leur côté, Codeberg et Forgejo tournent super bien sans oublier GitLab pour ceux qui préfèrent du commercial all-in-one, ou tout simplement Gitea ou Forgejo en version auto-hébergée pour ceux qui veulent vraiment garder la main.

L'auto-hébergement n'a jamais été aussi accessible . Un VPS Linux à 5 balles par mois, un Forgejo en Docker compose, un fournisseur de CI externe ou des runners locaux... et vous avez une forge équivalente à un GitHub des années 2015. Le hic, c'est surtout l'effet réseau car un mainteneur peut migrer son repo, mais comment ramener ses contributeurs qui ont toutes leurs notifs, leurs follows, leur réputation accumulée sur GitHub ?

C'est pas si simple...

Car c'est là que ça coince vraiment. En fait, le verrou n'est pas technique, il est social, et c'est pas demain matin qu'on le fera sauter. Ghostty peut se permettre de quitter GitHub précisément parce que le projet a atteint la masse critique où les contributeurs viennent même quand on déménage mais la plupart des projets open source n'ont pas ce luxe.

Pour eux, partir de GitHub c'est risquer de perdre 90 pourcent de leur visibilité du jour au lendemain. Et sans visibilité, pas de contributeurs et pas de PRs... du coup le projet se plante avant même de démarrer. C'est dommage !

Notez quand même que Forgejo travaille d'ailleurs activement sur la fédération via ActivityPub , et à terme, ça pourrait permettre une vraie décentralisation des forges sur le modèle de Mastodon. Mais à condition que l'écosystème suive...

Maintenant, pour les mainteneurs qui se reconnaissent dans la frustration de Hashimoto, le moment est plutôt favorable, je trouve, pour aller tester Codeberg sur un projet secondaire avant de peut-être déménager votre projet principal.

Tout ça est faisable en un week-end ou deux. Certes, il y a un petit coût à cette migration, mais disons que c'est un investissement pour la sérénité de demain.

Bref, un gros big up à Hashimoto pour son courage !

Source

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