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Aujourd’hui — 13 mars 2026Flux principal

Google lance Gemini Embedding 2, un modèle qui comprend texte, image, vidéo et audio en même temps

Par : Korben
13 mars 2026 à 15:56

Google vient de lancer Gemini Embedding 2, son premier modèle d'embedding nativement multimodal. Texte, images, vidéo, audio et documents sont projetés dans un même espace vectoriel, ce qui permet de faire de la recherche sémantique croisée entre différents types de contenus.

Un seul modèle pour tout indexer

Jusqu'à présent, les modèles d'embedding se limitaient au texte. Vous vouliez indexer des images ou de la vidéo, il fallait un autre pipeline. Gemini Embedding 2 fait tout d'un coup : vous lui envoyez du texte, des images (jusqu'à 6), de la vidéo (jusqu'à 120 secondes) ou de l'audio (jusqu'à 80 secondes), et il vous renvoie un vecteur dans le même espace. Le modèle gère plus de 100 langues et prend en charge jusqu'à 8 192 tokens en entrée pour le texte.

Côté technique, le modèle utilise le Matryoshka Representation Learning, ce qui permet de choisir la taille des embeddings entre 128 et 3 072 dimensions. Google recommande 768 dimensions pour un bon compromis entre qualité et stockage, ce qui divise par quatre l'espace disque par rapport à la taille maximale.

Les tarifs et la concurrence

Le texte est facturé 0,20 dollar par million de tokens, avec un mode batch à moitié prix. Les images montent à 0,45 dollar, l'audio à 6,50 dollars et la vidéo à 12 dollars par million de tokens. Un palier gratuit est disponible pour tester.

Côté performances, Google affiche de bons scores sur les benchmarks MTEB : 69,9 en multilingue et 84,0 en code. Mais pour du texte seul, OpenAI reste bien moins cher avec son text-embedding-3-small à 0,02 dollar par million de tokens, soit dix fois moins.

Le modèle est disponible via l'API Gemini et Vertex AI, et compatible avec LangChain, LlamaIndex, Weaviate ou ChromaDB.

Le vrai argument de Google ici, c'est le multimodal. Si vous avez besoin d'indexer des catalogues produits avec photos et descriptions dans le même vecteur, ou de faire de la recherche dans des archives vidéo, il n'y a pas d'équivalent chez OpenAI pour le moment.

Mais pour du texte pur, la différence de prix est quand même importante. On attend de voir comment ça se comporte en production, et si les scores MTEB se confirment sur des cas d'usage réels.

Source : Blog Google

BetterEU veut passer toute la réglementation européenne au crible de l'IA

Par : Korben
13 mars 2026 à 15:08

Un projet open source vient de lâcher une IA sur les 41 300 règlements européens adoptés depuis 1958. L'outil, qui tourne sur Grok 4.1, rend un verdict binaire pour chaque texte : à garder ou à supprimer. Les résultats défilent en direct sur bettereu.com.

41 300 textes passés à la moulinette

Le principe est assez bourrin. BetterEU prend chaque règlement européen, du plus ancien, publié en 1958, au plus récent publié il y a quelques semaines, et le soumet à Grok avec un prompt unique. L'IA doit trancher : KEEP ou DELETE.

Aucune nuance, pas de peut-être, juste un verdict sec. Le tout est diffusé en temps réel sur le site, avec un graphique interactif qui montre la progression année par année. Les données se rafraîchissent toutes les cinq secondes, et le coût de l'opération en dollars s'affiche en direct. Le code source est ouvert, le prompt aussi. N'importe qui peut aller vérifier comment l'IA raisonne.

La Commission veut aussi simplifier

Ce projet tombe à un moment où l'Union européenne elle-même reconnaît que sa réglementation est devenue un problème. La Commission a lancé en 2026 son programme de travail le plus dérèglementaire de son histoire : sur 47 initiatives prévues, 25 portent sur la simplification.

L'objectif affiché est de réduire la charge administrative des entreprises de 25 %, ce qui représenterait une économie de 37,5 milliards d'euros d'ici 2029. Et l'AI Act, qui entre en application en août 2026, fait lui-même l'objet d'un Digital Omnibus pour alléger ses propres règles. Quand le législateur simplifie la loi qui encadre l'IA pendant qu'une IA propose de simplifier les lois, on est en plein dans le sujet.

Un exercice quand même un peu limité

Évidemment, demander à une IA de décider si un règlement doit être gardé ou supprimé, c'est un peu court. Le droit européen est un empilement de textes qui se référencent les uns les autres, et supprimer un règlement peut en déstabiliser dix autres.

BetterEU ne tient pas compte de ces interdépendances, et le verdict binaire ne dit rien des articles à amender plutôt qu'à supprimer.

Mais l'exercice a quand même un intérêt : il rend visible l'ampleur du corpus réglementaire européen. 41 300 textes en soixante-sept ans, ça donne une idée de la masse à laquelle les entreprises et les citoyens sont soumis.

Bref, l’idée est rigolote, et on imagine bien le même traitement appliqué à la législation française. Par contre, le choix de Grok est peut-être un peu étonnant, vu qu'on soupçonne Musk de politiser son IA, pas dit qu'on ait les mêmes résultats avec Claude.

En tout cas, passer le Code général des impôts ou le Code du travail dans une IA pour relever les incohérences, les doublons et les articles devenus obsolètes, ça ferait probablement ressortir des choses assez intéressantes. BetterEU ne va pas remplacer un juriste, mais comme outil d'audit à grande échelle, c’est loin d’être con.

Source : BetterEU

Internet vous connaît par cœur : Incogni appuie sur "effacer" à votre place

Par : Korben
13 mars 2026 à 07:49
-- Article en partenariat avec Incogni --

Vous n'avez probablement pas besoin d’un énième sermon sur la "vie privée". Vous avez besoin d’outils qui font le sale boulot à votre place. Incogni fait exactement ça : il passe ses journées à frapper à la porte des courtiers en données pour leur dire de supprimer vos infos , pendant que vous faites autre chose de vital. Comme préparer une raclette parce que l'hiver n'est pas terminé.

On imagine souvent les fuites comme des gros piratages de bases de données. Cela arrive parfois bien évidemment, sauf qu'en pratique, le plus gros de la collecte part de choses beaucoup plus banales : formulaires, programmes de fidélité, inscriptions sur des sites gratuits et désormais, les extensions IA qui se greffent au navigateur .

Une étude d’Incogni montre que plus de la moitié des extensions Chrome “dopées à l’IA” collectent au moins un type de données utilisateur. Sur presque 450 extensions analysées, 52% aspirent quelque chose, et près de 30% récupèrent des infos personnelles identifiables. Votre nom, adresse, email, parfois même du contenu que vous tapez (mails, formulaires, documents en ligne) et des éléments de localisation. Des outils archi populaires comme Grammarly ou QuillBot se retrouvent pointés du doigt pour le volume et la sensibilité des données auxquelles ils ont accès, tout en étant installés par des millions d'utilisateurs.

Le problème, c’est que ces flux ne restent pas cantonnés aux éditeurs d’extensions. Ils alimentent des courtiers en données ( data brokers ) qui recoupent, enrichissent et revendent ce qu’ils savent de vous. Ça concerne aussi bien les coordonnées, le profil socio‑démographique, les centres d’intérêt, comportement de navigation, historique d’achats, etc. Vous ne verrez jamais leur nom sur un bandeau de cookie, mais eux vous connaissent très bien.

Incogni : un service qui supprime vos données à grande échelle

Pour attaquer ce problème à la racine, Incogni automatise tout ce que vous pourriez théoriquement faire à la main, mais que personne ne fait vraiment :

  • repérer quelles sociétés ont probablement vos données,
  • leur envoyer des demandes de suppression basées sur le RGPD, CCPA & co,
  • les relancer si elles traînent des pieds,
  • vérifier que vos données ne réapparaissent pas quelques mois plus tard.

Concrètement, à l’inscription, vous fournissez quelques informations d’identification (nom, email, adresse postale) pour permettre à Incogni de vous retrouver dans les bases des brokers. Une fois la procuration numérique signée, la plateforme commence à envoyer des demandes d’effacement à plus de 420 sites de courtage et bases marketing, recrutement, scoring, etc., en votre nom. On peut parler d’un service “quasi mains libres” qui économise des dizaines d’heures de démarchage manuel en automatisant ces requêtes et les relances qui suivent.

Sur le tableau de bord, on voit très concrètement tout ce qui se passe :

  • combien de demandes ont été envoyées,
  • quels brokers ont répondu,
  • combien ont confirmé la suppression,
  • lesquels sont encore en attente ou en cours de relance.

Une fois la première vague passée (souvent 30 à 45 jours pour les réponses, selon mon test perso et ce que j'ai vu en ligne), Incogni continue à surveiller les mêmes acteurs et à renvoyer des demandes périodiques pour éviter les “résurrections” discrètes de votre profil dans leurs fichiers. C’est cette dimension continue qui en fait un outil pratique : au lieu de faire un gros ménage une fois et d’oublier, vous déléguez la routine.

Le mode sniper : faire retirer vos données d’un site précis

Le détail intéressant pour les cas particuliers : avec l’offre illimitée, vous pouvez demander à Incogni de s’attaquer à des sites spécifiques, au-delà de sa liste standard de brokers. Ça couvre par exemple :

  • un annuaire de recherche de personnes qui expose votre adresse,
  • une base obscure où votre numéro apparaît,
  • une plateforme pro qui indexe trop bien vos données.

Le principe est simple : vous copiez l’URL du site ou de la page concernée dans l’interface, et l'outil ajoute ce cas à la liste des demandes à traiter. Il n’y a pas de limite de nombre de requêtes sur ce mode, ce qui en fait une option assez puissante pour “nettoyer” au fur et à mesure ce que vous découvrez dans Google. D'ailleurs petit conseil perso, n'hésitez pas à créer une alerte sur votre nom pour recevoir un mail dès qu'il apparaît quelque part, vous serez peut-être étonné.

Il y a des bornes logiques : Incogni ne pourra pas effacer des dossiers judiciaires publics, des registres gouvernementaux, ni vos propres contenus sur les réseaux sociaux, blogs ou forums. L’idée est de cibler les usages commerciaux de vos données, pas de réécrire l’histoire.

Ce que vous y gagnez concrètement

Sur le papier, “moins de données chez les brokers” sonne abstrait. Dans la pratique, ça se traduit par plusieurs bénéfices très concrets :

  • Moins de démarchage ciblé : les listes marketing qui tournent avec votre mail et votre téléphone s’appauvrissent, ce qui se voit dans la baisse de certains spams ultra personnalisés.
  • Moins de contexte pour les arnaques : un escroc qui ne connaît plus votre adresse, vos anciennes boîtes, vos habitudes, aura plus de mal à composer un message crédible.
  • Moins d’exposition dans les moteurs de recherche de personnes ou annuaires douteux : vos fiches disparaissent au fil des suppressions, ce qui réduit les risques de harcèlement, doxxing ou simple curiosité mal placée.
  • Moins de données à gérer en cas de fuite : si un broker se fait pirater, le volume d’informations vous concernant est moindre, donc l’impact potentiel aussi.

Et pour être utilisateur du service, on sent bien le côté progrès visible sans effort technique. Au bout de quelques semaines, le tableau de bord compte déjà des dizaines de suppressions confirmées, et le flux de courrier indésirable le plus ciblé commence à se tasser.

Et les extensions IA dans tout ça ?

Le rapport d’Incogni sur les extensions IA Chrome montre bien que le problème ne va pas disparaître. Tant qu’on installera des assistants magiques qui demandent un accès à tous les sites et à tout ce qu’on tape, les brokers auront de nouveaux tuyaux pour s’alimenter. La réponse ne peut pas être seulement “n’installez plus rien”, on a besoin de ces outils. Le service de Surfshark prend donc le problème par l’autre bout. Même si certaines données fuient via ces extensions ou d’autres services, il s’occupe de retrouver les endroits où elles se centralisent et d’exiger qu’elles soient effacées.

Le duo gagnant, c’est donc : limiter les permissions des extensions (et éviter celles qui demandent l’accès à tous les sites sans raison), comme le recommandent les chercheurs, et derrière, faire tourner un service comme Incogni pour vider régulièrement les réservoirs où vos infos finissent de toute façon.

Un outil de fond, pas un gadget de plus

Beaucoup de solutions privacy ajoutent une couche d’interface ou de jargon sans changer grand-chose au fond. Ici, la valeur est très terre à terre : du temps économisé, des démarches que vous n’auriez jamais faites vous‑même, et un suivi qui tourne en tâche de fond. Les analyses récentes en font un des services les plus rentables si votre objectif est simplement de faire disparaître votre fiche de la plupart des fichiers commerciaux sans y consacrer votre week‑end.

En résumé, Incogni ne promet pas l’invisibilité totale, mais il fait quelque chose que peu de gens ont la patience de faire. En 2026, ce n’est pas un luxe, c’est presque le minimum syndical pour que votre historique ne soit pas la matière première des prochaines dérives de l’IA ou du prochain mail d’arnaque trop bien informé.

Et vous pouvez en profiter à partir de 86€/an TTC pour la version standard (et même moins, 77€, avec le code KORBEN55). Pour la version illimitée, il faut compter 173€/an (ou 155 avec mon code).

→ Cliquez ici pour en savoir plus sur Incogni ←

Hier — 12 mars 2026Flux principal

Perplexity mise sur le Mac mini pour concurrencer OpenClaw : le début d’une révolution ?

12 mars 2026 à 16:55

Avec « Personal Computer », Perplexity propose d'héberger une instance locale de son Perplexity Computer sur un Mac mini toujours connecté au réseau. L'idée est de pouvoir traiter des documents à distance et d'utiliser Perplexity en guise d'interface. Mais son idée divise : peut-on vraiment parler d'une IA locale si tout passe par Internet ?

Perplexity veut transformer votre Mac mini en agent IA permanent

Par : Korben
12 mars 2026 à 11:43

Perplexity vient de présenter Personal Computer, un agent IA qui tourne en continu sur un Mac mini et qui accède à vos fichiers, vos applications et vos sessions. Réservé aux abonnés Max à 200 dollars par mois, le service est pour l'instant sur liste d'attente.

Un assistant qui ne dort jamais

L'idée est plutôt simple sur le papier : installer un agent IA sur un Mac mini qui reste allumé en permanence, connecté à vos données locales et aux serveurs de Perplexity. L'annonce de ce produit a été faite en grande pompe lors de la conférence Ask 2026, dédiée aux développeurs et organisée directement par Perplexity.

Cet agent IA permet de rédiger des mails, préparer des briefs quotidiens, trier et renommer des fichiers, ou analyser des documents, sans intervention de votre part. Tout se pilote depuis Perplexity directement, même à distance.

Histoire d'éviter les problèmes et débordements, des garde-fous ont quand même été mis en place.

Les actions les plus sensibles doivent obligatoirement être validées par l'utilisateur (vous donc, un vrai humain a priori), chaque session est consignée dans un journal d'audit et vous avez même un bouton d'arrêt d'urgence, pour reprendre le contrôle dès que vous le souhaitez. Selon Perplexity, le dispositif est bien plus sécurisé qu'OpenClaw.

Le choix du modèle

L'un des aspects les plus intéressants de Personal Computer, c'est que vous pouvez choisir le modèle d'IA qui fait tourner l'agent. Claude, Gemini ou Grok : à vous de voir lequel colle le mieux à vos besoins.

L'accès est réservé aux abonnés Perplexity Max, facturé 200 dollars par mois, avec 10 000 crédits de calcul inclus. C'est Mac uniquement pour le moment, et il faut passer par une liste d'attente avant de pouvoir essayer.

En parallèle, Perplexity a aussi dévoilé Computer for Enterprise, une version destinée aux professionnels qui connecte l'agent aux outils comme Snowflake, Salesforce ou HubSpot. Et puis une plateforme API avec quatre briques : recherche, agent, sandbox et embeddings. Le tout accompagné de Perplexity Finance, un outil avec plus de quarante sources de données financières en temps réel.

Le choix du Mac mini comme machine hôte n'a rien d'un hasard. Apple l'utilise déjà pour son Private Cloud Compute, et la machine commence à être fabriquée aux États-Unis cette année.

Perplexity surfe sur cette tendance et propose quelque chose d'assez différent des chatbots classiques : un agent ancré dans votre environnement local, pas juste une fenêtre de chat dans un navigateur.

Source : Blog du modérateur , 9to5Mac

RTX PRO 5000 Blackwell : le nombre de ROP officiel est finalement confirmé à 160

12 mars 2026 à 11:28

RTX PRO 5000 BlackwellNVIDIA a confirmé que la RTX PRO 5000 Blackwell embarque bien 160 ROPs, et non 176 comme l’indiquaient plusieurs bases de données.

Cet article RTX PRO 5000 Blackwell : le nombre de ROP officiel est finalement confirmé à 160 a été publié en premier par GinjFo.

Pokémon Pokopia est un immense carton et la Nintendo Switch 2 peut lui dire merci

12 mars 2026 à 10:45

Avec plus de 2,2 millions d'exemplaires vendus en 4 jours et des ruptures de stock constatées un peu partout, Pokémon Pokopia est un immense carton. Cette exclusivité va faire du bien à la Switch 2, qui profite d'un regain de popularité que Nintendo n'avait pas anticipé.

À partir d’avant-hierFlux principal

5 dramas coréens à voir après Boyfriend on Demand sur Netflix

11 mars 2026 à 14:19

La nouvelle série Netflix, qui met en scène la comédienne et chanteuse Jisoo, nous a offert une adorable romance inattendue. Pour continuer sur cette lancée, voici 5 dramas coréens comme Boyfriend on Demand, à découvrir en streaming.

Cette faille dans Excel transforme Copilot en espion et vole vos données sans le moindre clic

Par : Korben
11 mars 2026 à 13:47

Microsoft vient de corriger 79 failles de sécurité dans son Patch Tuesday de mars 2026. Parmi elles, une vulnérabilité critique dans Excel qui permet d'utiliser l'agent Copilot pour exfiltrer des données sensibles, le tout sans aucune interaction de la victime. Oui oui, zéro clic.

Une faille XSS qui détourne Copilot

Cette faille répondant au doux nom de CVE-2026-26144 est une vulnérabilité de type cross-site scripting dans Microsoft Excel, et elle a un petit truc en plus qui la rend franchement inquiétante : elle est capable de détourner le mode Agent de Copilot pour envoyer des données vers l'extérieur, via ce que Microsoft appelle un "unintended network egress". 

Traduction : l'IA qui est censée vous aider à rédiger vos tableaux et vos formules devient, l'air de rien, un canal d'exfiltration de données.

Pas besoin que la victime clique sur quoi que ce soit. Pas besoin non plus d'élévation de privilèges. Il suffit d'un accès réseau. Les données qui peuvent fuiter sont loin d'être anodines : documents financiers, propriété intellectuelle, données opérationnelles. Dustin Childs, de la Zero Day Initiative, a qualifié cette faille de "fascinante". On veut bien le croire.

Deux autres failles Office à ne pas oublier

Ce Patch Tuesday de mars n'apporte pas que la CVE-2026-26144. Microsoft a aussi corrigé deux failles d'exécution de code à distance dans Office (CVE-2026-26110 et CVE-2026-26113) qui peuvent être exploitées via le simple volet de prévisualisation.

Ce qui veut dire qu'il suffit de survoler un fichier piégé dans l'explorateur pour déclencher l'attaque, sans même l'ouvrir.

Au total, ce sont 79 vulnérabilités corrigées ce mois-ci, dont trois classées critiques. Bonne nouvelle quand même : c'est le premier Patch Tuesday en six mois sans faille activement exploitée dans la nature. Après les épisodes avec APT28 et la CVE-2026-21509 exploitée par des groupes liés à la Russie en début d'année, ça fait une petite pause bienvenue.

Le truc un peu agaçant dans cette histoire, c'est que Microsoft pousse Copilot dans tous ses logiciels, et que PAF, une faille XSS permet de transformer cet assistant IA en mouchard.

C'est d'autant plus gênant que beaucoup d'entreprises ont activé Copilot sans forcément mesurer ce que ça implique en termes de surface d'attaque. Avec un agent IA qui a accès à vos fichiers et à votre réseau, le moindre trou dans la raquette prend une autre dimension.

Si vous utilisez Excel avec Copilot activé en entreprise, la mise à jour de mars est à installer sans traîner.

Source : Cyberscoop

DLSS 4.5 : Nvidia vient-il de rendre tous les autres GPU obsolètes ?

Nvidia a dévoilé le DLSS 4.5 lors de la GDC 2026, une mise à jour majeure introduisant la génération d'images dynamique et un mode 6X pour accroître la fluidité des jeux. Cette technologie, basée sur un nouveau modèle d'IA, sera lancée le 31 mars en exclusivité temporaire sur les cartes graphiques RTX série 50.

L’article DLSS 4.5 : Nvidia vient-il de rendre tous les autres GPU obsolètes ? est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

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GeForce RTX 5050 9 Go, Nvidia prépare une carte encore plus déroutante que prévu

11 mars 2026 à 07:34

GeForce RTX 5050 (concept design)La GeForce RTX 5050 équipée de 9 Go de mémoire GDDR7 s'accompagnerait d'un TDP de 130 W et d'une bande passante mémoire en progression.

Cet article GeForce RTX 5050 9 Go, Nvidia prépare une carte encore plus déroutante que prévu a été publié en premier par GinjFo.

Faux site Micromania : une arnaque massive vise les joueurs avec une Switch 2 à 44,99 €

10 mars 2026 à 15:09

Un clone du site Micromania circule en ce moment sur le web, proposant des consoles à des prix impossibles pour piéger les joueurs en manque de Switch 2. L'enseigne elle-même a dû tirer la sonnette d'alarme.

Faux site Micromania : une arnaque massive vise les joueurs avec une Switch 2 à 44,99 €

10 mars 2026 à 15:09

Un clone du site Micromania circule en ce moment sur le web, proposant des consoles à des prix impossibles pour piéger les joueurs en manque de Switch 2. L'enseigne elle-même a dû tirer la sonnette d'alarme.

Un agent IA a piraté le chatbot de McKinsey et accédé à 46 millions de messages confidentiels

Par : Korben
10 mars 2026 à 10:29

Un agent IA autonome a percé les défenses de Lilli, la plateforme d'intelligence artificielle interne de McKinsey, c'est arrivé en à peine deux heures. Au programme : 46,5 millions de messages en clair, 728 000 fichiers clients et un accès en écriture à l'ensemble de la base de données. Le tout sans aucun identifiant.

Une injection SQL en 2026

C'est la startup de sécurité CodeWall qui a mené l'attaque, dans le cadre d'un test de pénétration. Son agent IA a commencé par scanner la documentation API de Lilli, qui était exposée publiquement. Sur les 200 points d'accès répertoriés, 22 ne demandaient aucune authentification.

L'un d'eux, qui servait à enregistrer les requêtes de recherche des utilisateurs, concaténait les noms de champs JSON directement dans les requêtes SQL sans aucun filtrage. Une injection SQL classique, la faille la plus documentée du web depuis vingt ans.

Les scanners de sécurité classiques comme OWASP ZAP étaient passés à côté, parce que les valeurs des paramètres, elles, étaient bien protégées. Mais pas les noms de champs.

46,5 millions de messages et des prompts modifiables

Il a fallu seulement une quinzaine d'itérations à l'aveugle sur les messages d'erreur de la base, pour cartographier toute sa structure interne. Résultat : 46,5 millions de conversations en clair couvrant la stratégie, les fusions-acquisitions et les engagements clients de McKinsey, mais aussi 728 000 fichiers (192 000 PDF, 93 000 tableurs, 93 000 présentations), 57 000 comptes utilisateurs, 384 000 assistants IA et 3,68 millions de fragments de documents RAG avec les chemins de stockage S3.

Le pire, c'est que les 95 prompts système qui contrôlent le comportement de Lilli étaient accessibles en écriture. Une simple requête SQL UPDATE suffisait pour empoisonner les réponses du chatbot à l'ensemble des 40 000 consultants qui l'utilisent, sans laisser de trace.

McKinsey a corrigé en un jour

CodeWall a divulgué la faille le 1er mars, et McKinsey a réagi vite : tous les points d'accès non authentifiés ont été fermés, l'environnement de développement mis hors ligne et la documentation API retirée, le tout en une journée.

Histoire de rassurer tout le monde, le célèbre cabinet de conseil promet qu'aucune donnée client n'a été consultée par des personnes non autorisées. Sauf que l'adoption de Lilli dans l'entreprise est massive, puisque plus de 70% des employés de McKinsey l'utilisent au quotidien, avec quand même plus de 500 000 requêtes par mois, et une faille en place depuis... 2023 !

Quoi qu'il en soit, une injection SQL sur une plateforme qui tourne depuis deux ans et demi chez un cabinet qui vend du conseil en transformation numérique à, à peu près, la Terre entière, c'est quand même plus que cocasse.

Source : The Register

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