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Aujourd’hui — 28 juillet 2026Flux principal

Détruire des livres pour entraîner des IA : Anthropic accusé d’un autodafé numérique

28 juillet 2026 à 12:58

Sur X, des messages vus des centaines de milliers de fois accusent les entreprises d'IA de racheter des livres rares en masse pour les découper, les scanner et les détruire, afin d'entraîner leurs modèles. Cette politique peut-elle changer ?

IA – Codeberg veut bannir les projets vibe codés : 358 voix contre 144

28 juillet 2026 à 08:53

La forge Git Codeberg a voté l'interdiction des projets majoritairement générés par IA. Crawlers, SSD à 3 700 euros, confiance : les raisons du basculement.

Le post IA – Codeberg veut bannir les projets vibe codés : 358 voix contre 144 a été publié sur IT-Connect.

GLM 5.2 censure moins s'il se croit américain

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 09:29

Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir Benji Berczi et Kyuhee Kim , deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous.

Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de langage d'Anthropic". Et rien d'autre ne change, ni le modèle, ni les questions posées.

Sauf que le nom "Claude" n'est pas vraiment la variable. Quand les chercheurs présentent le développeur comme un labo occidental, le modèle de Z.ai répond sans censure dans 62 à 81 % des cas. Alors que dans un cadrage chinois, ça retombe à 27 %. Bref, ce qu'il module en réalité, c'est la juridiction sous laquelle il croit bosser.

Et cette censure n'est pas câblée pareil d'un modèle à l'autre. Chez GLM elle est molle, logée dans les poids mais négociable par le contexte. Alors que chez Qwen elle est verrouillée. 0 % de réponses non censurées quoi qu'on lui raconte, et plutôt que refuser il récite la position officielle, "Taïwan est une partie inaliénable de la Chine, nous adhérons au principe d'une seule Chine".

Et chez Kimi, elle n'est même pas gérée par le modèle. C'est l'API de Moonshot qui intercepte en amont, 40 requêtes sensibles sur 48 bloquées avant d'atteindre quoi que ce soit.

Sur l'identité elle-même, Kimi K3 est le seul à déraper tout seul. Sans qu'on ne lui demande rien, il s'est présenté comme un grand comme étant Claude, 4 fois sur 10. GLM, lui, dit toujours qu'il est GLM. Bizarre non ?

Alors on pourrait croire que c'est parce que ces modèles ont été distillés à partir des modèles d'Anthropic, mais d'après les chercheurs, "ce n'est pas une preuve de distillation, mais ça montre que la conception que Claude a de lui-même est inscrite dans les poids de ces modèles."

Ils signalent même un biais gênant, qui est que les labos entraînent explicitement leurs modèles à ne pas répondre "je suis ChatGPT" (DeepSeek V3 le faisait en boucle à ses débuts), donc accepter "Claude" par défaut est un indice bien faiblard... De quoi calmer un peu les ardeurs de ceux qui brandissent des sanctions .

Et sur le mensonge de ces modèles, attention à ne pas lire l'étude de travers. Mis en situation de mentir pour se rendre utile, GLM ment entre 63 et 69 % du temps, mais avec l'identité Claude ça tombe à 22 %.

Sauf que le gros du gain ne vient pas de cet effet "Claude". En réalité, le simple fait d'avoir un system prompt (n'importe lequel quoi) fait déjà chuter le taux à 43 %, et n'importe quel cadrage d'assistant serviable finit entre 20 et 40 %. Claude est donc dans la fourchette, pas au-dessus.

Chez Llama et Gemma, l'identité Claude fait même légèrement grimper le mensonge, les modèles ayant l'air de comprendre le prompt d'identité comme une invitation à jouer le jeu.

Fin juin, je vous racontais que j'avais branché GLM 5.2 dans Claude Code via l'API de Z.ai et comme mon launcher déclare glm-5.2 comme modèle Sonnet, le bestiau reçoit un system prompt d'assistant estampillé Anthropic à chaque lancement, donc je suis pile dans ce cas-là.

Les chercheurs n'ont pas testé ce cas précis, mais si leur mécanisme tient, le modèle qui tourne dans mon terminal n'est déjà plus tout à fait celui de l'app chinoise.

Après faut pas s'emballer non plus. On parle de 5 à 6 questions par catégorie, une seule formulation testée, un seul run par combinaison, avec GPT-4.1 en juge. C'est un signal, pas un mode d'emploi. Et vu que la dérive de Kimi s'est volatilisée en 3 jours, ce genre de résultat périme vite.

Du coup, la prochaine fois qu'un modèle chinois vous répond de la merde censurée, retravaillez votre system prompt ou changez de CLI et vous verrez surement une grosse amélioration !

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GitWand - Il trie vos conflits Git et vous montre pourquoi

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 18:52

perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^.

Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des conflits avec Git et vous laisse gérer le reste.

Gitwand, c'est donc un client Git open source, sous licence MIT, qui classe chaque bloc conflictuel selon des règles fixes et ne résout automatiquement que ceux dont le résultat ne fait aucun doute.

Pour cela, il dispose de plusieurs patterns déterministes :

  • same_change, c'est quand les deux branches ont écrit exactement la même chose.
  • whitespace_only ne voit qu'une indentation qui a bougé,
  • reorder_only les mêmes lignes remises dans un autre ordre.
  • Un numéro de version qui change, lui, tombe dans value_only_change.
  • Et puis il y a complex, le fourre-tout des modifications qui se chevauchent pour de vrai. Celle-là n'est jamais tranchée toute seule.
  • git rerere rejoue les résolutions que vous avez déjà tranchées à la main,
  • et Mergiraf se branche directement dans git merge pour arbitrer en lisant l'arbre syntaxique de votre code.

Ce qui change ici, c'est que chaque décision est justifiée. En effet, chaque bloc reçoit un score de confiance ainsi qu'une trace qui nomme le motif retenu ligne par ligne.

Par exemple, si une branche écrit const theme = 'dark', et l'autre const theme = localStorage.getItem('theme') ?? 'dark', hé bien l'outil garde la seconde, étiquette sa décision prefer-theirs, et affiche 97 % de confiance à côté.

Sur la page d'accueil, l'outil annonce 95 % des conflits triviaux résolus automatiquement. Le moteur est aussi exposé aux agents IA via un serveur MCP, ce protocole qui branche des outils externes sur des assistants comme Claude Code ou Cursor. L'installation se fait comme ceci : claude mcp add gitwand -- npx -y @gitwand/mcp.

L'agent réclame un aperçu, récupère les blocs déjà réglés, et ne garde que les cas ambigus, avec les trois versions du code sous les yeux. Le modèle ne touche qu'à ce qu'aucune règle ne sait faire, soit l'inverse de ce qu'on voit d'habitude.

Le projet est jeune et ça se voit. Mais ça vaut le coup d'essayer parce que je pense que ça peut rendre de nombreux services. L'app existe pour macOS, Linux et Windows, l'interface est traduite en français, et elle se double d'une ligne de commande (npm i -g @gitwand/cli) et d'une extension VS Code.

Si l'interface graphique vous tente, je vous avais montré Gittyup dans le même registre, et pour les irréductibles du terminal j'avais présenté Lazygit .

À vous maintenant de commencer par gitwand resolve --dry-run --verbose pour voir "à blanc" ce qu'il trouve et comment il aurait tranché pour le merge.

Merci à Laurent pour le lien !

Source

Hier — 27 juillet 2026Flux principal

Subwave - La radio maison qui réveille vos MP3 oubliés

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 10:54

Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux.

Son DJ baptisé Subwave ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la bibliothèque, regarder ce qui vient de passer, consulter la grille des programmes, lire la météo. Il choisit le titre suivant avec une raison, écrit une intro courte, la synthèse vocale la lit, et Liquidsoap baisse la musique sous la voix.

Le vrai boulot ensuite c'est dans l'audio. L'analyseur embarqué mesure le tempo, la tonalité, le volume, et surtout la façon dont chaque morceau se termine. Un vrai fondu se laisse filer, une fin sèche se coupe net.

Il sait aussi repérer les intros chantées pour que le DJ ne cause pas par-dessus la voix. Ça, par contre, réclame l'image lourde de l'analyseur, une ligne à ajouter dans le fichier .env, et elle est en amd64. Sur un NAS ARM, ça passe en émulation.

Andon FM , dont je vous parlais en mai, c'était le spectacle avec 4 IA qui achetaient leur musique et partaient en vrille en direct alors qu'ici, Subwave c'est l'outil qu'on installe chez soi, pour jouer ses propres fichiers.

Côté modèle, pas besoin d'artillerie lourde puisque Klair fait tourner un modèle 9B, du Qwen3.5 plus exactement, sans le raisonnement et avec de l'appel d'outils activé. "Les modèles plus gros écrivent de meilleurs textes, mais ils ne sont pas obligatoires", explique-t-il sur son site, "La mémoire de session compte plus que la taille du modèle. Sans elle, le DJ se répète en moins d'une heure."

La station se pilote depuis une console d'admin supportant jusqu'à 24 personas de DJ avec chacun sa voix, une grille sur la semaine où chaque créneau a son ambiance, et des compétences que le DJ enchaîne entre les titres, genre météo, infos ou trafic. Rassurez-vous, ces compétences sont de simples fichiers texte posés dans un dossier. Remplacer le flux RSS de la BBC par le vôtre ne demande donc pas de recompiler quoi que ce soit.

Le parti pris de cet outil, c'est le format radio et pas la playlist. Un seul flux Icecast, tout le monde entend la même chose au même instant, et aucun bouton pour passer au suivant. L'opérateur peut sauter un titre depuis l'admin, l'auditeur non. Klair le dit lui-même, les gens adorent ou décrochent immédiatement.

De son côté, le 100 % local tient à peu près la route avec Ollama, Piper ou Kokoro pour la voix, votre Navidrome, aucune clé d'API. Il n'y a que 2 appels sortant. 1 pour la météo via Open-Meteo et l'autre c'est MusicBrainz activé par défaut pour retrouver l'année d'origine des morceaux.

Pour le reste il vous faut Navidrome et un hôte Docker, comptez 10 minutes d'installation. Le flux sort toujours en MP3, avec des sorties Opus, AAC ou FLAC en plus si vous les activez, et un fichier .pls pour tuner depuis Sonos ou VLC. Les applications iOS et Android sont dispo en France, gratuites. Il y a même un serveur MCP, donc Claude Desktop peut réclamer un morceau à l'antenne.

Dernier point important que je tiens à préciser : Diffuser votre bibliothèque à d'autres que vous, c'est de la représentation publique, avec deux droits distincts à couvrir : la composition et l'enregistrement. En France, la première passe par la SACEM, le second par la SPRÉ. Donc soit vous l'utilisez comme station privée juste pour vous, soit vous ne diffusez que de la musique libre de droit. Et encore là, j'ai déjà entendu des histoires où la SACEM s'est servie au passage sur ce genre de musique, donc renseignez-vous bien.

Le code est en MIT, et vous pouvez écouter la démo avant de vous lancer.

Quatre modèles en deux mois : Anthropic lance Claude Opus 5 et coûte moins que GPT-5.6 Sol

27 juillet 2026 à 09:08

Après Sonnet 5 et l'emballement autour de Fable 5 et Mythos 5, Anthropic dévoile Claude Opus 5, son nouveau modèle haut de gamme intégré à tous ses abonnements. L'entreprise promet des performances proches de son meilleur modèle pour deux fois moins cher, avec des records dans plusieurs tests de référence.

À partir d’avant-hierFlux principal

Claude Opus 5 : Anthropic vous refile du Fable 5 pour moins cher

25 juillet 2026 à 16:33

Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage.

Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en gros une syllabe, et que c'est l'unité de facturation de toutes ces IA.

La fenêtre de contexte, c'est-à-dire la quantité de texte que le modèle garde en mémoire d'un coup, monte à un million de tokens, l'équivalent d'un très gros livre, et la réponse peut s'étirer jusqu'à 128 000 tokens. La réflexion est activée par défaut, le modèle prend donc le temps de raisonner avant de répondre, et les pressés peuvent basculer sur un mode environ 2,5 fois plus rapide, facturé le double.

Les progrès annoncés portent surtout sur le code, sur les tâches d'agent, où l'IA enchaîne seule des actions pour accomplir un travail, et sur le computer use, où elle pilote carrément un ordinateur en cliquant, en naviguant et en remplissant des formulaires comme le ferait un humain.

Sur les benchmarks, ces tests standardisés qui servent à comparer les modèles, Opus 5 passe de 19 à 43 % sur FrontierBench, de 1,5 à 30 % sur ARC-AGI-3, qui mesure la résolution de problèmes jamais vus, et grimpe à 71 % sur OSWorld, le test de pilotage d'ordinateur, contre 56 % pour son prédécesseur.

Sur SWE-bench Verified, qui fait corriger de vrais bugs de code, il atteint 96 %. Sauf que voilà, sur la version plus dure de ce test, Fable 5 garde une très courte avance, 80 % contre 79, et l'égalité avec le haut de gamme maison mérite donc un astérisque.

Autre réserve, tous ces chiffres viennent d'Anthropic elle-même, et l'expérience montre qu'entre les scores d'une annonce et l'usage quotidien, il y a parfois de la marge.

Côté abonnements, Opus 5 devient le modèle par défaut de l'offre Claude Max et le plus costaud accessible avec un abonnement Claude Pro. Du coup, la vraie question n'est plus de savoir si ce modèle est bon, mais de savoir qui a encore une raison de payer Fable 5 deux fois plus cher.

Pour moi, Opus 5 devient le choix par défaut, et Fable 5 se retrouve cantonné aux rares usages où le dernier point de pourcentage se paie sans discuter.

Source : The Verge

Piloter un fauteuil par la pensée, sans Musk ni chirurgie

Par : Korben ✨
24 juillet 2026 à 20:18

Neuralink a mis en ligne cette semaine une vidéo où des participants paralysés font rouler un fauteuil électrique par la pensée. Vous allez voir, c'est assez bluffant.

L'implant décode l'intention de bouger et déplace un curseur sur un écran qui affiche la vue de la caméra devant le fauteuil. Curseur vers le haut, le fauteuil avance, vers le bas il recule, à gauche et à droite pour tourner. Le cerveau dirige un curseur, et ce sont ces mouvements qui dirigent le fauteuil.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Le matos utilisé ici, c'est l'implant N1. Un boîtier du diamètre d'une pièce de 1 euro, avec 1024 électrodes réparties sur 64 fils souples plus fins qu'un cheveu. Le boîtier vient se loger dans le crâne, et seuls les fils descendent dans le cortex moteur, la zone qui planifie vos mouvements.

Pour les poser, il est nécessaire d'utiliser un robot chirurgical. On retire un disque d'os du crâne ainsi que la dure-mère , le robot enfonce les fils un par un, puis la peau se referme par-dessus l'implant.

Aujourd'hui, 26 personnes dans le monde portent ce N1. Sept d'entre elles sont britanniques, opérées entre octobre et décembre 2025 à Londres dans le cadre de l' étude GB-PRIME . Et pour le moment, il n'y a eu aucune autorisation de mise sur le marché, mais uniquement des essais cliniques autorisés.

En 2019, je vous parlais déjà de Neuralink et de sa puce N1, avec son robot qui coud des fils dans le crâne et ses premiers essais humains annoncés pour l'année suivante. Le premier patient jouait à Civilization VI par la pensée. C'était impressionnant, mais ça se faisait à la vitesse d'un escargot sous Xanax.

Bon, et puis surtout, désolé hein, mais y'a Elon dans l'équation et pour moi c'est difficile de s'extasier devant cette démo quand on connaît ce personnage, le cirque permanent sur son réseau, les promesses balancées à la truelle et son appétence pour le fascisme .

Puis y'a un petit truc que personne ne soulève, c'est qu'on peut faire rouler un fauteuil par la pensée sans ouvrir le moindre crâne depuis novembre 2022. En effet, une équipe menée par José del R. Millán, prof à l'université du Texas à Austin, a sorti ça dans la revue iScience . On y apprend que 3 personnes tétraplégiques pilotent un fauteuil à l'aide d'un bonnet d'électrodes EEG posé sur le crâne. Celui-ci lit l'activité électrique du cerveau depuis l'extérieur et comme ça, y'a pas besoin d'opération, ni de robot qui perce l'os. Un peu de gel sur les électrodes, quelqu'un pour installer le bonnet, et ça peut s'enlever sans problème.

Le non-invasif n'est pas magique non plus puisque les trois participants se sont entraînés trois fois par semaine pendant deux à cinq mois. Ils ont démarré autour de 45 % de précision de décodage, et tout le monde n'a pas forcément atteint le même niveau de "pilotage".

Mais peu importe, on a d'un côté une entreprise qui vous ouvre la boîte crânienne et qui fait la une avec des vidéos bien calibrées pour le buzz et de l'autre des labos publics qui font rouler le même fauteuil 4 ans plus tôt sans opération, en publiant tout dans une revue en accès libre.

Et ça personne n'en parle.

Breeef... La recherche passe par différents chemins, et la plupart des équipes scientifiques n'ont pas de service com'. Des cellules souches qui réparent une moelle épinière , des chercheurs qui décodent la parole intérieure , tout ça sort en général sans teaser vidéo, ne l'oubliez pas...

Source : Interesting Engineering

SharedRoot : l’agent IA de Claude Cowork peut s’évader de sa VM et lire vos fichiers

24 juillet 2026 à 09:28

Des chercheurs ont fait sortir l'agent IA de Claude Cowork de sa machine virtuelle pour lire et écrire sur le Mac hôte. Anthropic n'a pas publié de correctif.

Le post SharedRoot : l’agent IA de Claude Cowork peut s’évader de sa VM et lire vos fichiers a été publié sur IT-Connect.

Mage-Flow - Le modèle de diffusion de Microsoft qui tourne sur Mac

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 11:44

Microsoft vient de publier Mage-Flow, un modèle de génération d'images de 4 milliards de paramètres, et dont l'objectif est d'atteindre la qualité des gros modèles sans en avoir la taille. Là où FLUX.2 embarque 32 milliards de paramètres, Qwen-Image 20 et Z-Image 6, Mage-Flow joue dans la même cour mais seulement avec 4 milliards de paramètres.

Le pari de Microsoft, c'est ce qu'on appelle le co-design. Au lieu d'empiler les paramètres, Mage-Flow mise sur deux briques taillées ensemble. D'abord Mage-VAE, un tokenizer latent qui encode et décode les images avec 12 à 22 fois moins de calcul par pixel que le VAE de FLUX.2, à qualité de reconstruction équivalente. C'est ce qui débloque la haute résolution, habituellement le point où ces modèles s'étranglent.

Et ensuite un transformer de diffusion multimodal baptisé NR-MMDiT, entraîné en rectified flow matching, avec Qwen3-VL comme encodeur de texte. Un seul checkpoint génère alors de 512 à 2048 pixels, dans n'importe quel ratio, jusqu'à des formats extrêmes en 4:1 sans buckets ni padding. Vous demandez du 512×2048 ou du 2048×512, il vous le sort.

Le modèle existe en trois saveurs. La Base qui tourne en 30 étapes de débruitage, la version RL-aligned à 20 étapes, et la Turbo distillée qui crache une image en 4 étapes seulement. Et il y a son jumeau, Mage-Flow-Edit, qui fait de l'édition d'image par instruction. Vous lui donnez une photo et une consigne en langage naturel, et lui la modifie. Le tout sous licence MIT, poids libres sur Hugging Face, usage commercial compris.

Côté chiffres officiels, tout vient d'un A100 donc c'est pas représentatif sur nos machins mais en gros, on est à 0,59 seconde par image en Turbo, avec un pic mémoire de 18 à 20 Go. Sauf que moi, je n'ai pas d'A100. J'ai un Mac Studio. Et le dépôt ne parle que de CUDA. La doc d'install vous fait compiler flash-attn, qui est une extension qui a besoin d'un toolkit NVIDIA. Zéro mention d'Apple Silicon, zéro mention de MPS, et les exemples sont tous en mode device="cuda" en dur. Bref, pour le moment, je ne suis pas invité à la fête.

Mais en fouillant le code, j'ai trouvé la porte de sortie. Un fichier planqué dans les modules expose un backend alternatif basé sur scaled_dot_product_attention, le mécanisme d'attention natif de PyTorch, prévu JUSTEMENT pour quand flash-attn n'est pas dispo.

Et ce backend-là, il tourne nickel sur Metal. Le piège, c'est que le modèle réclame lui aussi flash-attn par défaut à deux endroits : le transformer, mais aussi l'encodeur Qwen3-VL. Le transformer accepte qu'on bascule plus tard alors que l'encodeur non. Lui, il lit son réglage au moment où il se construit et plante si flash-attn manque. Il faut donc forcer le mode SDPA avant de charger le modèle.

Voici ce que j'ai fait tourner, pour de vrai. On monte un environnement Python, on installe tout sauf flash-attn :

python3 -m venv mageflow && source mageflow/bin/activate

pip install torch torchvision diffusers==0.38.0 "transformers>=5.3,<5.6" accelerate safetensors huggingface_hub einops pydantic pillow loguru

pip install "git+https://github.com/microsoft/Mage.git#subdirectory=mage_flow" --no-deps

Une fois que c'est fait, y'a plus qu'à vous créer un petit script mage.py par exemple qui basculera l'attention sur SDPA avant le chargement, pointera sur mps et génèrera votre image :

import os
os.environ["PYTORCH_ENABLE_MPS_FALLBACK"] = "1"
from mage_flow.models.mage_flow import ModelConfig
ModelConfig.model_fields["attn_type"].default = "sdpa" # AVANT de charger, sinon Qwen3-VL exige flash-attn
ModelConfig.model_rebuild(force=True)

from mage_flow import MageFlowPipeline
pipe = MageFlowPipeline.from_pretrained("microsoft/Mage-Flow-Turbo", device="mps")
img = pipe.generate(["un barista avec un chapeau de cowboy qui réalise un latte art, lumière chaude"], heights=[1024], widths=[1024], steps=4, cfg=1.0)[0]
img.save("out.png")

Ensuite, lancez le script :

python3 mage.py

Le PYTORCH_ENABLE_MPS_FALLBACK sert de filet comme ça si une opération n'existe pas côté Metal, elle basculera sur le CPU au lieu de tout faire tomber. Premier lancement, le modèle se téléchargera, donc comptez une bonne dizaine de Go entre le transformer 4B, l'encodeur Qwen3-VL et le VAE.

Et ça marche !!! Sur mon M4 Max de 128 Go, le modèle charge en une vingtaine de secondes puis génère une image 1024×1024 en 10 secondes une fois chaud.

Mon barista à chapeau de cowboy est sorti impeccable.

Ma toute première génération Mage-Flow sur le Mac Studio : un barista, 1024x1024, 4 etapes en Turbo.

Cette image 1920x1080 a été générée en moins de 6 secondes,

Pour du batch industriel, une carte NVIDIA restera toujours mieux mais pour générer tranquillement chez soi des petites images sans envoyer ses prompts dans le cloud, c'est parfaitement utilisable, et ça rejoint la logique de l'IA qui tourne en local sur votre Mac que je creuse depuis un moment.

Deux détails à connaître avant de vous lancer. Chaque prompt passe par un filtre de contenu obligatoire côté encodeur, sans option pour le désactiver : les prompts jugés interdits reviennent en images de refus. Et chaque image générée porte un watermark Gaussian-Shading planqué dans le bruit initial, lui non plus désactivable. Hé oui, Microsoft trace ses sorties, donc autant le savoir.

Y'a des garde-fous ! J'ai donc très hâte que ce modèle se fasse "libérer".

Reste que c'est un très joli cadeau de la part de Microsoft ! Un modèle libre, compact, qui gère l'édition et n'importe quel ratio, et qui tient sur une machine Apple avec un petit réglage bien caché ^^...

ps: L'image d'illustration de cet article a été générée avec ce modèle.

GeForce Hotfix 610.80, Nvidia publie une nouvelle fois des correctifs en urgence

23 juillet 2026 à 11:22

GeForce Hotfix Driver de NvidiaNVIDIA publie les drivers GeForce Hotfix 610.80 pour Windows 11 et 10. Ils corrigent deux problèmes dont l'un affecte les RTX 50 series.

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NVIDIA frappe fort : les premiers PC RTX Spark débarquent cet automne, ça va coûter cher

NVIDIA a confirmé à l'occasion du SIGGRAPH 2026 que ses premiers systèmes RTX Spark seront commercialisés à l'automne 2026. ASUS et MSI seront les premiers fabricants à proposer ces machines, avant qu'Acer et Gigabyte ne suivent.

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Nvidia says Sega’s $5 million Dreamcast‑era investment saved the company, and 30 years later the partnership is coming full circle

NVIDIA CEO Jensen Huang seems to be everywhere these days, and there's often an interesting tidbit of history that gets revealed during his appearances.

The latest comes from last week's GiGO Akihabara arcade gaming event, where Huang made an appearance to help celebrate the institution's historic relationship with Sega.

GeForce 💚 JapanJensen が GiGO 秋葉原 3 号館 にてセガと共に『VIRTUA FIGHTER CROSSROADS』を紹介し、NVIDIA とセガの 30 年ものパートナーシップを振り返りました ✨ pic.twitter.com/6oP4csBNnSJuly 15, 2026

At the event, which was also attended by Sega's current CEO, COO, and former president, Huang expressed his gratitude toward Sega (via Automaton Media) for helping make NVIDIA the tech giant that it is today.

I certainly never knew this, but Huang pins NVIDIA's success today largely on an early investment from the Japanese gaming giant.

One of NVIDIA's earliest mistakes nearly killed the company

NVIDIA began its run in 1993 with Huang at the helm, with a focus on creating GPUs to power 3D games. Unfortunately, at the time, the only 3D games to be found were in arcades.

Daytona USA, one of Sega's smash hits, arrived in North American arcades in 1994, and Huang explains that the NVIDIA team was addicted to the "beautiful 3D graphics and incredible sound."

The game was so perfect that I started doubting whether it was actually rendered in 3D. But it really was a 3D game, and the texture mapping was flawless. It may well have been the first game in history to achieve that, and it ran at a smooth 60 fps. We were so inspired by Daytona USA that we knew we wanted to work with Sega.

Jensen Huang, NVIDIA CEO (via Automaton Media)

With a clear goal in mind, Huang's NVIDIA received a stroke of good luck when it was asked by then Sega President Shoichiro Irimajiri to help create the Dreamcast console's GPU.

This isn't what saved NVIDIA. If anything, it nearly killed the company. After about nine months of collaboration, both sides of the partnership realized NVIDIA's tech wasn't going to be a good match for the Dreamcast.

As Huang explains, NVIDIA had been working on "forward texture mapping and curved surfaces," but the Dreamcast needed "inverse texture mapping and polygons.

While we made the wrong technical decisions, I believe Irimajiri recognized that we were the right people for the job.

Jensen Huang, NVIDIA CEO (via Automaton Media)

Huang says he explained the predicament to Irimajiri plainly, and the two companies agreed to part ways. At least on the Dreamcast project.

Here's where history could have gone two ways. Realizing his company was in dire need of funding, Huang asked Irimajiri and Sega for an investment package. It was approved, and Huang says without it, "the company likely wouldn't exist today."

Where would video games be without NVIDIA ... and Sega?

Co-founder and chief executive officer of Nvidia Corp., Jensen Huang attends the 9th edition of the VivaTech trade show at the Parc des Expositions de la Porte de Versailles on June 11, 2025, in Paris

NVIDIA CEO Jensen Huang pegs his company's early resilience on an investment from Sega. (Image credit: Getty Images | Chesnot)

Following Huang's history lesson, he revealed the real reason for his visit to Japan. It appears that the Japanese government and NVIDIA are prepping an announcement for a major partnership involving AI and robotics.

Go figure. NVIDIA is currently the world's most valuable company, and that value is built largely on the back of GPUs designed specifically for AI workloads.

Blank Pixel

As NVIDIA continues to print money with its AI sector, its gaming division has come under fire recently for its AI-soaked DLSS 5 upscaling technique.

I've been saying for years that AI in games isn't going anywhere, but that doesn't really make it a pill that's any easier to swallow. No matter what you think about NVIDIA, the video game landscape probably wouldn't look anything like it does today without the company that created CUDA and drove the ray tracing revolution with its RTX hardware.

And for that, we can thank an investment from Sega more than 30 years ago.

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OpenAI l’admet : ses IA se sont évadées d’un test cyber pour pirater Hugging Face

22 juillet 2026 à 15:16

OpenAI avoue que GPT-5.6 Sol et un modèle prérelease se sont évadés d'un test cyber pour pirater Hugging Face et tenter de voler les solutions d'ExploitGym.

Le post OpenAI l’admet : ses IA se sont évadées d’un test cyber pour pirater Hugging Face a été publié sur IT-Connect.

Après une hausse de prix, l’excellente Apple TV 4K tombe enfin en promotion

22 juillet 2026 à 16:05

[Deal du jour] L’Apple TV 4K est l’une des meilleures box multimédia du marché, mais se trouve rarement en promotion. Le modèle Wi-Fi 64 Go bénéficie actuellement d’une réduction chez Boulanger, alors qu’Apple a augmenté son prix.

Une puce à quelques euros fait tourner la NES à 60 images par seconde

22 juillet 2026 à 11:55

Faire tourner une console Nintendo de 1983 sur une puce qui coûte moins cher qu'un sandwich, c'est le genre de défi qui plaît aux bricoleurs, et un développeur vient de le réussir plutôt bien.

Le projet s'appelle Anemoia-ESP32 et il émule la NES sur un ESP32, ce petit microcontrôleur programmable à quelques euros qu'on trouve dans une tonne d'objets connectés, avec le wifi et le Bluetooth intégrés.

Le tour de force, c'est la fluidité. La plupart des jeux tournent à 60 images par seconde, exactement comme sur la vraie console, avec en prime le son entièrement reproduit.

Pour y arriver, le développeur, un certain Shim06, exploite les deux cœurs de la puce. Il s'appuie sur FreeRTOS, un mini système d'exploitation qui répartit les tâches, pour émuler d'un côté le processeur de la console et de l'autre sa partie audio, sans que l'un ralentisse l'autre.

Le plus impressionnant c'est la sobriété du truc. Là où on s'attendrait à avoir besoin de mémoire supplémentaire, l'émulateur se contente d'un ESP32 à deux cœurs avec un seul mégaoctet de stockage, et aucune PSRAM n'est nécessaire.

Screenshot

Côté affichage, vous avez le choix entre un petit écran TFT et une sortie vidéo composite, cette bonne vieille prise jaune qu'on branchait à l'arrière des télés cathodiques, et l'émulateur gère en plus les sauvegardes d'état qui figent la partie en cours pour la reprendre plus tard, tout en faisant tourner environ 79 pour cent de la ludothèque NES grâce à sa prise en charge des différents formats de cartouches. Autant dire presque tout.

Le projet est open source, publié sous licence GPLv3 sur GitHub. Et pour l'installer, pas besoin d'être un expert, il suffit de flasher le firmware sur la puce, une opération qu'on peut même lancer directement depuis son navigateur.

Du coup, on peut imaginer des consoles portables minuscules, bien plus compactes que ce qu'on bricole d'habitude avec un Raspberry Pi ou une carte plus imposante.

Voir une console mythique renaître sur un composant à moins de cinq euros, sans matériel exotique, c'est exactement le genre de bidouille qui rappelle pourquoi le rétrogaming est un terrain de jeu sans fin.

Source : Hackaday

Unitree - Le robot au modèle IA invisible

Par : Korben ✨
22 juillet 2026 à 10:18

Un coussin qui traîne par terre, des boîtes de médicaments à compter dans un tiroir, du linge à balancer dans le panier, des assiettes à caler dans le lave-vaisselle et un lit médicalisé à remonter de quelques crans. Voilà le programme du robot G1 dans la vidéo qu'Unitree a mise en ligne lundi matin . Deux minutes quinze, en 4K, et ça a fait un million de vues en deux jours.

Et rassurez-vous, si vous lui dites d'arrêter en plein réglage du lit parce que ça vous pince la peau des fesses, il s'arrêtera net.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Le truc qui pilote tout ça s'appelle UnifoLM-OminiA-0.3. Unitree le décrit comme "un modèle unique qui prend en charge des tâches variées de soins à domicile et de bien-être, avec une compréhension interactive omni-modale, une exécution totalement autonome, stable et résistante aux perturbations".

En clair, un seul cerveau pour les oreilles, les yeux, les bras et les jambes, là où il fallait avant trois ou quatre systèmes qui se refilaient le bébé. Sauf que ce cerveau, vous ne pouvez pas y jeter un œil.

Les deux modèles précédents de la maison, vous pouviez les récupérer quand vous vouliez car unifolm-world-model-action et unifolm-vla sont sur GitHub avec le code d'entraînement, et les poids sont posés sur HuggingFace . Alors que celui-là, non.

Donc à l'heure où j'écris ces lignes, vous ne trouverez ni dépôt, ni checkpoint, ni fiche technique. Juste la vidéo ci-dessus que vous venez de regarder. Après on n'en sait rien, ça sortira peut-être la semaine prochaine, mais pour l'instant celui-ci reste au chaud chez Unitree.

Et on ne sait pas non plus combien d'essais il a fallu pour attraper la bonne boîte sur l'étagère, le taux de réussite sur le tri du linge ou combien de temps il a fallu pour remplir votre lave-vaisselle.

Mais même sans métrique, c'est quand même une belle vidéo démo. Après on connaît les chinois... Le mois dernier je m'énervais déjà parce qu' un G1 avait collé un coup de pied dans le ventre d'un gamin pendant une démo d'arts martiaux au jardin botanique d'Urumqi, et je trouve ça dommage qu'on doive continuer à juger ces bestioles sur des montages YouTube plutôt qu'à partir de vraies métriques.

Côté prix, comptez 13 500 dollars minimum pour le G1 sur le site d'Unitree , taxes et livraison en plus. Le tarif d'une petite citadine d'occasion, quoi ! En janvier je vous avais épluché les prix de tous les humanoïdes réellement commandables , et c'est bien Unitree qui casse le marché.

Sauf que la main à 3 doigts qui attrape les boîtes de médicaments dans la démo, c'est en option et vous vous en doutez, on ne connaît pas non plus son prix.

Par contre, avant d'acheter ce truc et de le mettre dans votre entreprise, sachez quand même que le 8 juin dernier, le Pentagone a ajouté Unitree à sa liste des entreprises militaires chinoises, sous son nom officiel de Hangzhou Yushu Technology et sur la même liste, vous trouverez aussi BYD, Alibaba et TP-Link. Ils ont fait cela car 5 jours plus tôt, trois représentants américains déposaient le GUARD Act, un texte qui obligerait les agences fédérales à passer au crible tous les robots humanoïdes et quadrupèdes chinois avant leur vente aux États-Unis, et visiblement ils ont trouvé des trucs.

Par contre, chez nous, c'est la fête du slip, il n'y a rien de tout ça. Aucune liste, aucun audit obligatoire ! Vous commandez la bestiole en ligne, et la seule doc publique sur son cerveau, c'est ce clip de 2 minutes.

Alors vous vous dites peut-être que j'exagère sauf qu'en mai, je vous racontais comment un robot-chien Unitree utilisé par la police se faisait pirater en une minute et renvoyait ses vidéos vers un cloud chinois . Du coup, quand la même entreprise sort un robot qui filme des chambres d'hosto, moi, ça me donne envie d'aller voir le code.

Bref, la démo est bluffante mais j'attends le dépôt GitHub pour voir si c'est du sérieux.

Source

Les IA d'OpenAI ont piraté Hugging Face pour tricher à un test

Par : Korben ✨
22 juillet 2026 à 09:55

Le pirate qui a mis à genoux la prod de Hugging Face voulait juste tricher à son examen, voilà ce qu'OpenAI a reconnu hier. Les agents qui se sont promenés durant tout un week-end dans les clusters de la plateforme, c'étaient leurs modèles à eux, GPT-5.6 Sol et un modèle pré-release encore plus balèze, fonctionnant en mode "refus cyber réduits à des fins d'évaluation".

Le point de départ c'est ExploitGym , contenant 898 vraies vulnérabilités piochées dans des programmes userspace, dans le moteur JavaScript V8 de Google et dans le noyau Linux. On colle l'agent devant un input qui fait planter un programme, et on regarde s'il arrive à en tirer un exploit qui marche.

Dans ce document de recherche sorti en mai, GPT-5.5 sortait 120 exploits fonctionnels, derrière les 157 de Claude Mythos Preview. Mais le modèle testé ce week-end là, lui, a trouvé un "raccourci". Comme l'explique OpenAI "toutes les preuves suggèrent que les modèles étaient hyperfocalisés sur la recherche d'une solution pour ExploitGym, allant à des extrêmes considérables pour atteindre un objectif de test plutôt étroit".

Pour saisir l'ampleur du raccourci, regardez la pièce dans laquelle ils étaient enfermés. C'est un environnement hautement isolé, avec un seul trou dans le mur, un accès réseau "*restreint à la possibilité d'installer des paquets via un logiciel tiers hébergé en interne qui fait office de proxy et de cache pour les registres de paquets *". En clair, le seul truc qui pouvait parler à l'extérieur, c'était le machin qui allait chercher les dépendances !

ExploitGym, le benchmark que les modèles cherchaient à résoudre. 898 vulnérabilités réelles, et les scores de GPT-5.5 et Claude Mythos Preview.

Et vous devinez la suite... Les modèles ont cramé une grosse quantité de tokens à chercher la sortie pour finalement la trouver dans ce proxy, sous la forme d'un zero-day que personne ne connaissait (la faille a depuis été signalée à l'éditeur). Le seul tuyau autorisé était donc LE point faible. Ensuite, escalade de privilèges et déplacement latéral de machine en machine, jusqu'à en atteindre une avec un accès Internet et voilà...

Une fois dehors, ils en ont alors déduit tout seuls que Hugging Face hébergeait probablement les modèles, les datasets et les solutions d'ExploitGym.

Donc direction huggingface.co, avec credentials volés et zero-days enchaînés jusqu'à décrocher une exécution de code à distance sur les serveurs, puis lecture des solutions du test directement dans la base de production. Aucune destruction, aucune demande de rançon. Juste les corrigés des tests comme des bacheliers qui emploient mal leur intelligence !

Petite précision qui compte, c'est bien l'équipe de Hugging Face qui a détecté et stoppé l'activité sur son infra, et qui avait déjà entamé le confinement et la reconstruction forensique avec ses propres modèles open source quand OpenAI l'a contactée. Je vous racontais l'histoire vue de leur côté il y a deux jours, relevant notamment que les modèles américains refusaient d'analyser leurs logs d'attaque.

C'est pas un peu de la science fiction tout ça ??? Maintenant si vous vous demandez ce que vous risquez en tant qu'utilisateur, sachez que côté public, rien n'a bougé sur les modèles, les datasets et les Spaces. L'incident a uniquement touché des datasets internes et des credentials de service et visiblement, rien n'a été altéré par les agents IA en vadrouille.

Côté mesures, OpenAI dit appliquer des contrôles stricts sur la configuration de son infra "au prix de la vélocité de recherche" pendant que les failles sont patchées, et a fait entrer Hugging Face dans son programme trusted access. Ce qui règle accessoirement le problème du refus que HF a rencontré lors de l'analyse des logs.

La veille de cette révélation, OpenAI publiait d'ailleurs un billet sur l'alignement des modèles à long horizon bourré d'anecdotes du même genre, avec un modèle qui contourne les restrictions de sa sandbox pour aller ouvrir une pull request sur GitHub alors qu'on lui demandait de poster sur Slack. Ou encore un autre qui, pour esquiver les détecteurs de secrets, a découpé le corps du token en deux fragments, les a obfusqués, puis a reconstruit le credential à l'exécution.

On dirait qu'ils n'avaient pas anticipé que ça aille aussi loin leurs petites expérimentations...

Après, OpenAI ne minimise pas et parle même d'un "incident cyber sans précédent, impliquant des capacités cyber à l'état de l'art". Ces modèles peuvent maintenant découvrir et exploiter des chemins d'attaque complètement inédits dans des systèmes en prod, sans avoir besoin d'un accès au code source. C'était théorique jusqu'à ce week-end.

Maintenant, si un modèle a lu les solutions dans la base de production, que valent encore les scores obtenus sur ExploitGym ? Ça on n'en sait rien.

Avant de sortir les violons, le contrepoint le plus juste que j'ai lu vient de Rich Mogull, analyste en chef de la Cloud Security Alliance qui explique que pour lui c'est un cas d'école en matière d'échec d'alignement, car le modèle n'était pas malveillant, il a fait précisément ce qu'on lui demandait, à savoir maximiser sa performance. Sauf qu'une fois les garde-fous retirés et assez de marge donnée, "résoudre le test" et "compromettre un tiers pour voler les réponses" sont devenus la même instruction.

Puis c'est aussi un problème de consentement, car un test de laboratoire qui se barre pour compromettre les systèmes en production, c'est quand même un risque qui est porté par quelqu'un qui n'a pas choisi de mener l'expérience. Alors bon, c'est tombé sur Hugging Face qui a géré ça comme un chef, mais ça aurait pu très bien tomber sur un hôpital.

Voilà les amis... On nous avait promis Skynet , on nous avait promis Matrix, et voilà que 15 ans plus tard, le vrai visage du soulèvement des machines c'est un putain de modèle qui passe son week-end à défoncer trois infrastructures d'affilée pour améliorer sa note à un contrôle.

Un ennemi qui vous hait, vous pouvez le raisonner ou lui envoyer Arnold Schwarzenegger. Mais un ennemi dont la seule mission c'est d'optimiser une métrique, vous ne pouvez que relire très attentivement le prompt que vous lui avez donné et croiser les doigts. La preuve quand une IA prend la première place du classement américain de HackerOne ou arrive à dénicher des milliers de zero-days pour Anthropic , c'est que l'instruction initiale ou le garde-fou était plus solide que ce que nous a pondu OpenAI ce week-end.

Source

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