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Universe Atlas - L'univers à l'échelle réelle dans votre navigateur

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 08:11

Si vous prévoyez de vous rendre en Islande le 12 août prochain pour admirer l'éclipse totale, vous pouvez déjà vous projeter dans l'expérience grâce à Universe Atlas, un nouvel atlas mis en ligne par Chris Zaharia, qui permet de localiser chaque éclipse de 2026.

D'un simple clic, vous êtes transporté à Reykjavik à 17h45 UTC pour voir virtuellement le soleil, en forme de croissant, se lever à l'horizon sous un ciel aux teintes étranges, évoquant cette atmosphère de fin du monde très caractéristique des éclipses ! (Moi je suis team fin du monde 1999 à l'aéroport de Beauvais, tu connais !! loool)

Reykjavík, le 12 août 2026 vers 18h.

Cette application tourne dans le navigateur et pèse environ 85 ko compressés, ne possède ni moteur de jeu ni dépendance externe, mais repose exclusivement sur du WebGPU brut.

Vous y trouverez 8,4 millions d'étoiles réelles issues des catalogues Gaia DR3 et ATHYG, chacune avec sa distance mesurée et sa vitesse réelle. Si vous remontez le temps de 100 000 ans, vous verrez ainsi la Grande Ourse se désagréger sous vos yeux !

La carte intègre également jusqu'à 2,6 millions de galaxies issues du relevé SDSS, ainsi que les planètes sur leurs orbites képlériennes, l'ISS et 170 satellites positionnés selon leurs éléments orbitaux du jour. L'ensemble est présenté dans un zoom continu couvrant 43 ordres de grandeur, allant du cosmos au quark dans l'infiniment petit, sans aucune coupure de scène.

Impressionnant non ? Alors si je vous dis maintenant que tout a été codé avec Claude code et le modèle Fable 5 ??

Bah non, ne faites pas cette tête, c'est pas grave parce que c'est vraiment top ! Jusqu'à présent, seuls ceux qui savaient coder pouvaient matérialiser leurs idées... Mais avec l'arrivée de l'IA, n'importe qui avec une jolie idée et un peu de débrouillardise peut lui donner vie sans trop de souffrance avec la technique ! Et c'est ça que je trouve magique dans le vibe coding.

Après c'est sûr, faut vérifier et pas faire confiance aveuglément. C'est pourquoi les positions des planètes passent en intégration continue avec des tests qui comparent les datas de l'app avec celles de JPL Horizons, l'éphéméride de la NASA, et comme ça, dès qu'un corps céleste dérive de plus de 0,2 degré, hé bien le build pète. Les générateurs refusent ainsi d'écrire quoi que ce soit qui ne passe pas leurs contrôles physiques.

Ça permet d'avoir un truc sérieux qui marche bien grâce au vibe coding sans pour autant sacrifier la qualité.

Sagittarius A, la lumière courbée autour de son ombre. Le bandeau affiche ses sources : GRAVITY 2022, orbites des étoiles S d'après Gillessen et al. 2017.*

Tout est extrêmement précis et l'échelle réelle est conservée, puisque c'est vraiment le cœur du produit. Le développeur met donc un point d'honneur à ne jamais truquer une taille, une distance ou une vitesse pour faire joli.

Et vous pouvez vérifier qu'il s'y tient ! Appuyez sur X et tout se recolore selon la provenance avec couleurs naturelles pour ce qui est mesuré, ambre pour ce qui a la bonne taille mais un rendu stylisé, cyan pour ce qui est purement illustratif.

Par contre, je trouve dommage qu'on ne puisse pas régler la date et l'heure précisément, ou alors je n'ai pas trouvé comment. Et c'est assez difficile de se caler sur une date et une heure précises, sachant qu'on peut aller de 10 ans en 10 ans, et qu'ensuite le saut n'est pas de 100 ans en 100 ans, mais de 1000 ans en 1000 ans, donc c'est un peu dur de doser. J'y ai passé un petit peu de temps.

Pour que ça fonctionne, il vous faudra WebGPU c'est-à-dire Chrome / Edge ou Safari depuis la version 26. Après Firefox, c'est plus tordu car c'est activé sur Windows depuis la 141, sur les Mac Apple Silicon depuis la 145 mais y'a toujours rien côté Firefox pour les Mac Intel ni pour Linux. Sous Linux, prenez donc plutôt Chrome 144 ou plus récent.

Dans le même genre, je vous avais montré AstroClick pour le système solaire en voxels, et le vénérable Space Engine . Bref, c'est par ici , c'est gratuit, et le code est sur GitHub sous licence MIT.

Ah et pensez à appuyer sur T pour la visite guidée !

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Juste avant sa retraite, ce booster de SpaceX fournit un élixir de jeunesse à de vieux satellites 

Par : Hugo Ruher
22 juillet 2026 à 13:10

Prototype de véhicule MRV

Lors de son 32e et dernier vol, un booster de Falcon 9 (SpaceX) a mis en orbite un vaisseau qui doit aller à la rencontre de plusieurs satellites pour prolonger leur vie. Une mission rare, et techniquement plutôt complexe.

Après un an d’hibernation, la sonde New Horizons se réveille en pleine forme 

Par : Hugo Ruher
13 juillet 2026 à 15:08

A près de 10 milliards de kilomètres de la Terre, la sonde New Horizons continue d'explorer le système solaire, bien au-delà de Pluton. Elle vient de passer près d'un an en mode économie d'énergie et reprend désormais son activité.

SpaceX va tenter de corriger les défauts du Starship V3 lors d’un nouveau vol mi-juillet

Par : Hugo Ruher
8 juillet 2026 à 09:56

Le prochain test du Starship de SpaceX pourrait avoir lieu dès le 14 juillet 2026, quelques jours à peine après le dernier test statique au sol. Une étape majeure pour l'entreprise, désormais entrée en Bourse et scrutée d'encore plus près.

Mars Attack à l'envers ?

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 22:01

Depuis plus d'un siècle, des scientifiques sérieux (en général, ce sont ceux avec du poil sur le nez) se demandent si la vie sur Terre ne serait pas tombée du ciel, portée par un astéroïde.

Ce serait fou, non ? C'est cette fameuse théorie de la panspermie (Arrêtez de rigoler les fans de Rick et Morty, on vous voit), signée Arrhenius en 1903, puis Crick lui-même (oui, le prix Nobel de l'ADN) en 1973 avec son "directed panspermia" (la panspermie dirigée - Gloire à Rick Sanchez !).

Et si une civilisation extraterrestre vous avait semés ? Genre exprès ?

Sauf qu'on fait exactement la même chose, en ce moment même... Popular Mechanics vient en effet de publier une réflexion d'astrobiologistes (David Grinspoon, Dionysis Foustoukos, Andrew Steele) sur les risques d'aller implanter des tardigrades ou des microbes sur des planètes qui n'ont peut-être jamais accueilli de vie. Pour eux, si on faisait ça sur une planète non-stérile, ce serait comme une invasion planétaire. Ah ouais carrément Mars Attack inversé quoi.

Surtout que les tardigrades, ces petits oursons d'eau indestructibles ont déjà fait un petit tour dans l'espace. En 2007, l'ESA en a balancés 10 jours dans le vide spatial, dans le cadre de la mission TARDIS, et ils sont revenus en pleine forme ces fifous ! Ce sont les premiers animaux à survivre au grand vide ! Et en avril 2019, l'atterrisseur israélien Beresheet s'est écrabouillé comme une merde sur la Lune avec des milliers de tardigrades déshydratés à bord. Ils dorment probablement encore là-bas, en cryptobiose, à attendre une goutte d'eau qui ne viendra probablement jamais.

Mais qu'est-ce qui se passerait si on ensemençait volontairement ou non une planète avec ces bestioles ou d'autres ? Imaginez la scène dans quelques millions d'années... Une espèce intelligente émerge de sous la glace de Mars ou sur Europe, la lune de Jupiter. Et leurs savants les plus émérites se posent alors cette question : "D'où vient-on ? La vie est-elle tombée du ciel grâce à un astéroïde ?"

Alors que NON, ce serait grâce à nous, pauvres singes tombés de l'arbre qui aurions décidé, soit de le faire exprès ou tout simplement à cause de Thomas Pesquet qui aurait laissé tomber son Kleenex sale sur Mars. Oui, car contrairement à ce qu'il veut nous faire croire, Thomas n'est pas si parfait (quoi ? jaloux ??).

Vous rigolez avec cette histoire de kleenex mais c'est pas si con. En novembre 2023, des astronautes ont bel et bien perdu un sac à outils à 100 000 dollars en sortie spatiale, et le truc a orbité quelques mois, bien visible aux jumelles depuis chez vous, avant de se consumer dans l'atmosphère ! Et sur Mars, on a déjà laissé pas loin de 7 tonnes de déchets en 50 ans d'exploration. Oui, on est de gros cochons, on dégueulasse tout.

Puis surtout, le corps humain c'est un vrai safari microbien impossible à stériliser. Le COSPAR, le comité qui veille à la protection planétaire depuis 1964, impose de nettoyer les sondes à fond avant Mars, mais si on envoie des gens, c'est pas trop possible de les faire bouillir avant pour enlever tous leurs microbes et autres acariens de peau (Quoi ??? Vous ne connaissez pas encore le Demodex ?? Et nouvelle phobie activée, de rien les copains !).

Voilà, donc si jamais on trouve de la vie martienne un jour, faudra peut-être d'abord vérifier qu'elle n'est pas juste descendue de nos propres sondes. Des bactéries bien de chez nous, qui seraient parties en auto-stop. Ce serait dommage quand même...

Bref, la prochaine fois qu'on s'émerveillera d'avoir trouvé de la vie ailleurs, faudra d'abord fouiller nos poches pour vérifier qu'on n'a pas laissé tomber un truc, hein Thomas ?

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