Les astronautes d'Artémis II ont fait le tour de la Lune en compagnie d'une peluche qui n'est pas passée inaperçue. Nommée « Rise », la mascotte se décline désormais en produit dérivé officiel de la Nasa, et vous pouvez l'acheter.
Tous les 29 jours, la pleine Lune revient dans le ciel. Quand a lieu la prochaine de l'année 2026 ? Voici le calendrier avec les dates à retenir, pour ne jamais manquer la pleine Lune cette année.
Deux éclipses de Lune ont lieu en 2026. La première était une éclipse totale de Lune, survenue début mars. La prochaine éclipse lunaire est prévue pendant l'été. Quand aura-t-elle lieu exactement, et que pourra-t-on voir ? La France pourra-t-elle en profiter ?
Comme les missions précédentes, Artémis III connait à son tour un glissement de calendrier. Ce vol, qui doit également impliquer des astronautes lors d'une manœuvre inédite, va connaitre un retard de plusieurs mois.
Environ 180 tonnes d'objets fabriqués par l'homme sont déjà posés sur la Lune, dont une grosse partie datant des missions Apollo.
e site Hackaday vient de publier un recensement assez complet, qui rappelle que l'exploration lunaire n'a pas laissé que des traces de pas dans le régolithe.
Côté matériel technique, il y a les étages de descente des modules lunaires, quelques rovers, des instruments scientifiques et surtout sept réflecteurs optiques encore utilisés aujourd'hui par les astronomes pour mesurer précisément la distance Terre-Lune au laser, avec une résolution de quelques millimètres.
C'est la partie noble de l'inventaire. À côté, il y a tout le reste : des gants, des surchaussures, des caméras abandonnées, des chariots à outils, des morceaux de mission laissés sur place après usage.
Et puis il y a les déchets organiques. Les missions Apollo ont laissé 96 sacs de déchets humains sur la surface, urine incluse, pour économiser du poids au retour.
Oui, une grosse partie de nos premiers voyages lunaires a consisté à déposer nos excréments sur un autre corps céleste, en même temps que le drapeau. Bienvenue dans l'histoire.
Plus touchant, on trouve aussi des objets personnels déposés par les astronautes. Un patch de la mission Apollo 1, en mémoire des trois astronautes morts dans l'incendie de la capsule pendant l'entraînement, a été laissé sur place.
Charles Duke, sur Apollo 16, a posé une photo encadrée de sa famille au sol lunaire. Et quelque part, les cendres du géologue Gene Shoemaker reposent dans un cratère, ce qui en fait le seul humain enterré sur la Lune à ce jour.
Il y a aussi des curiosités plus bizarres. Une plume de faucon apportée par David Scott sur Apollo 15 pour tester en direct la loi de la chute libre de Galilée devant les caméras. Un disque de silicium gravé avec des messages de bonne volonté venus de 73 pays, largué par Apollo 11.
Une tuile en céramique sur laquelle des artistes dont Andy Warhol auraient gravé leurs œuvres, glissée en douce sur un train d'atterrissage d'Apollo 12.
Avec Artemis et toutes les missions chinoises, indiennes, émiraties ou luxembourgeoises qui s'annoncent, le rythme de dépôt va grimper. Il y a de plus en plus de gens qui pensent qu'il faudrait un jour classer certains de ces sites comme patrimoine, avant qu'une autre mission ne roule dessus par inadvertance.
Bref, on raconte toujours l'exploration lunaire en images héroïques, et c'est quand même plus parlant de se rappeler que le premier héritage humain là-haut, c'est 96 sacs d'excréments.
Le logiciel qui a piloté la descente du module lunaire Eagle le 20 juillet 1969 dort tranquillement dans un dépôt GitHub que n'importe qui peut cloner, lire, voire compiler chez soi. Deux gros paquets d'assembleur AGC : Comanche055 pour le module de commande, Luminary099 pour le module lunaire. Tout est dans le domaine public, puisque développé par la NASA.
Le dépôt
chrislgarry/Apollo-11
existe depuis 2016, mais il faut imaginer ce qu'il y a dedans : des dizaines de milliers de lignes d'assembleur écrites à la main entre 1965 et 1969, assemblées sur les mainframes d'époque, puis gravées physiquement dans de la mémoire tissée, la fameuse rope memory, par des ouvrières chez Raytheon qui cousaient le code à l'aiguille. Oui, cousaient, vous voyez le genre en illustration de cet article, ou la photo ci-dessous signée
Martin Hertig
.
Le travail de numérisation vient de Paul Fjeld, du MIT Museum et de Ron Burkey, qui dirige le projet Virtual AGC depuis des années. Ils ont scanné et corrigé à la main les listings papier conservés au musée, avant que Chris Garry, stagiaire NASA à l'époque, ne les pousse sur GitHub. Le résultat est 100% assembleur AGC, assemblable via l'outil yaYUL qui tourne sous Linux, macOS, Windows et même FreeBSD.
Les commentaires, surtout, font tout le sel de l'archive. Les équipes de Margaret Hamilton, qui dirigeait la Software Engineering Division au MIT Instrumentation Lab, laissaient des remarques moqueuses au milieu des routines critiques. La plus connue : "BURN BABY BURN -- MASTER IGNITION ROUTINE", juste au-dessus du bloc qui déclenchait la mise à feu. Il y a aussi "TEMPORARY, I HOPE HOPE HOPE", collé sur un patch resté en place pendant toute la mission.
Le passage le plus parlant reste la séquence d'alarmes 1201 et 1202 pendant la descente finale. Un radar de rendez-vous mal positionné saturait le calculateur en pleine approche. Le logiciel écrit par l'équipe Hamilton a fait exactement ce qu'il devait faire : abandonner les tâches non critiques, garder le pilotage actif, et laisser Armstrong se poser. Environ 64 Ko de mémoire et deux kilos de ferrite, gérés en priorité tournante, ont sauvé la mission.
Côté usage concret, cloner le dépôt prend deux secondes. Compiler avec Virtual AGC demande un peu plus de patience, mais ça tourne. Vous pouvez ensuite lancer un simulateur et rejouer la descente touche par touche. Pour les curieux, c'est une archive historique géniale. Pour les étudiants en informatique, c'est un cours d'architecture système qu'aucun manuel ne remplace.
Bref, du code vieux de 57 ans, libre, commenté avec humour, et qui a posé deux humains sur la Lune. Pas mal !