Commercialisé au tarif compétitif de 549 euros, le Pixel 10a succède au Pixel 9a avec un nombre de nouveautés anormalement bas pour une nouvelle génération de smartphone. Si la qualité est une nouvelle fois au rendez-vous et que les acheteurs peuvent foncer sans hésitation, Il vaut mieux se tourner vers l'ancienne génération tant que les stocks sont disponibles.
Google et une société de cybersécurité, iVerify, ont découvert un puissant outil de piratage d'iPhone baptisé Coruna. Visiblement développé par le gouvernement américain, il a fuité et se retrouve aujourd'hui entre les mains d'espions russes et de cybercriminels chinois. Plus de 42 000 iPhone ont été piratés à cause de lui.
Comment ça marche ?
Coruna est un programme capable d'exploiter 23 failles de sécurité différentes dans iOS, le système d'exploitation de l'iPhone. Il suffit qu'un utilisateur visite un site web piégé pour que l'outil analyse automatiquement son téléphone (modèle, version du système, réglages de sécurité) et choisisse la bonne méthode pour en prendre le contrôle. C'est Google qui l'a repéré en premier, en février 2025, quand un vendeur de logiciels espions a tenté de pirater un iPhone pour le compte d'un gouvernement. De son côté, iVerify a analysé le code source et estime qu'il a été développé aux États-Unis. Plusieurs indices pointent dans cette direction : Rocky Cole, le patron d'iVerify, décrit un code "superbe" et "élégamment écrit", truffé de blagues internes en anglais américain dans les commentaires. Et surtout, le kit partage des éléments communs avec l'Opération Triangulation, une campagne de piratage d'iPhone que le spécialiste en cybersécurité Kaspersky avait attribuée aux services de renseignement américains en 2023.
Des espions russes aux arnaqueurs chinois
Le vrai problème, c'est que Coruna a fuité bien au-delà de ses créateurs. Google a retracé la circulation de l'outil sur plus d'un an. Il a d'abord été récupéré par un groupe d'espions russes, qui l'a utilisé pour piéger des sites web fréquentés par des Ukrainiens : les visiteurs qui s'y connectaient avec un iPhone se faisaient pirater sans le savoir. L'étape suivante est encore plus préoccupante : un groupe de cybercriminels chinois a mis la main sur l'outil complet et l'a utilisé pour créer de faux sites d'échange de cryptomonnaies. Résultat : plus de 42 000 iPhone compromis, un chiffre qualifié de "massif" par les chercheurs. Google parle même d'un "marché de seconde main" pour ce type d'outils, ce qui rappelle d’ailleurs la fuite en 2017 d'un outil similaire de la NSA, qui avait permis des cyberattaques mondiales comme WannaCry.
Votre iPhone est-il concerné ?
Apple a travaillé avec Google pour corriger les failles et les mises à jour sont disponibles. Tous les iPhone sous iOS 18 ou plus récent ne sont plus vulnérables, et Apple indique que 74 % des iPhone compatibles sont déjà à jour. Le mode Isolement (Lockdown Mode) et la navigation privée dans Safari bloquent aussi l'attaque. En fait, Coruna cible les versions d'iOS sorties avant décembre 2023, ce qui veut dire que si vous n'avez pas mis à jour votre iPhone depuis un moment, il est potentiellement exposé.
C’est quand même assez pénible qu’un outil d'espionnage lié à un état se retrouve dans une arnaque aux cryptos, ça montre bien que personne ne contrôle la prolifération de ces trucs. Et Coruna n'est probablement pas le seul à circuler comme ça. Bref, si vous avez un vieil iPhone pas à jour, vous pouvez vous inquiéter (ou juste le mettre à jour).
Le 3 mars 2026, OpenAI et Google ont tous deux levé le voile sur de nouveaux modèles d’IA. Tandis que ChatGPT adopte GPT-5.3 Instant comme nouveau modèle par défaut, Google répond avec Gemini 3.1 Flash-Lite, un modèle pensé pour être plus rapide et moins coûteux.
Google déploie en ce moment une icône redessinée pour son application Maps, abandonnant les partitions diagonales colorées au profit d'un dégradé inspiré de Gemini. Un changement qui, comme tout changement, ne plaît pas à tout le monde.
La vie privée sur smartphone, on en parle beaucoup mais concrètement, on fait pas grand-chose. Trop galère de tout changer, trop de trucs liés à Google... Et puis un jour, y'a un mec, Gaël Duval (oui le papa de Mandrake Linux), qui a créé /e/OS en 2018 via la
e Foundation
. Un Android sans Google. Pour de vrai.
Concrètement e/OS, c'est un fork d'Android, open source et gratuit, qui vire TOUS les services Google. Pas de Play Services, pas de synchro avec Mountain View, rien. À la place,
le système
utilise microG, une réimplémentation libre des API Google. Du coup vos apps tournent normalement, mais sans que la moindre donnée parte chez Google. Attention quand même, certaines apps bancaires ou de streaming peuvent râler un peu sans les vrais Play Services... mais dans 95% des cas, ça passe à l'aise !
Côté apps, y'a l'App Lounge. C'est un store unifié qui mélange le catalogue F-Droid (100% open source) et les apps Android classiques. Le truc malin, c'est qu'il affiche un score de confidentialité pour chaque app... histoire de voir en un coup d'oeil lesquelles sont des mouchards. Comme ça, plus besoin de chercher pendant 3h.
Le score de confidentialité dans App Lounge... les mouchards sont grillés direct
Pour le tracking, Advanced Privacy bloque les trackers en arrière-plan, masque votre IP et peut même falsifier votre géolocalisation. Ajoutez à ça un bloqueur de pubs intégré au navigateur et le moteur de recherche Murena Find... bref, c'est une sacrée couche de protection par défaut.
Et là vous allez me dire "ouais mais ça marche sur 3 téléphones". Eh ben non bande de rageux ^^, car plus de 250 appareils sont compatibles. Des Pixel, des Samsung, des Xiaomi, des OnePlus, des Fairphone... La liste est looooongue. Et pour l'installation, y'a même un web installer qui fait tout depuis votre navigateur. Comme ça, pas besoin de bidouilles en ligne de commande pour les allergiques.
Par contre, attention ! Vérifiez bien que votre modèle est
dans la liste
avant de vous lancer, sauf si vous aimez les mauvaises surprises.
Et si vous voulez un smartphone déjà prêt, la boutique Murena en vend plusieurs. Le Fairphone 5 à 449€ pour ceux qui veulent du durable, le Fairphone 6 à 599€, et bientôt le HIROH à 999€ avec son kill switch matériel pour couper micro et caméra. Vous sortez le téléphone de sa boîte et vous êtes dégooglisés direct.
Les smartphones Murena, prêts à l'emploi sans Google
Côté cloud, Murena fournit 1 Go gratuit avec une adresse @murena.io, un service de mail et un coffre-fort chiffré (le Vault, basé sur CryptPad) tout ça hébergé en Europe. C'est pas des masses en stockage, mais pour du mail et des contacts c'est suffisant. D'ailleurs si vous cherchez des
alternatives à Google Photos
, y'a de quoi faire ici aussi.
Et pour ceux qui veulent aller encore plus loin sur la protection des données Android, le
clavier Urik
est un bon complément... parce que oui, votre clavier aussi peut balancer tout ce que vous tapez !
Si vous hésitez, sachez qu'une étude de 2021 des universités d'Édimbourg et de Trinity College Dublin a même confirmé que c'est l'une des ROM Android qui envoie le moins de données en arrière-plan. Pas "zéro" hein, faut pas rêver mais comparé à un Android stock... c'est le jour et la nuit.
Donc c'est pas parfait hein mais entre un Android qui balance tout à Google et un /e/OS qui fait le job sans moucharder... la question elle est vite répondue !
Google has released security updates to patch 129 Android security vulnerabilities, including an actively exploited zero-day flaw in a Qualcomm display component. [...]
Les AI Overviews de Google, ces résumés générés par intelligence artificielle en haut des résultats de recherche, affichent parfois de faux numéros de service client. Des arnaqueurs exploitent la fonctionnalité pour piéger les utilisateurs et leur soutirer de l'argent. Si elle n'est pas encore disponible en France, elle l'est dans plus de 200 pays, et ChatGPT est lui aussi concerné.
Des faux numéros dans les résultats de recherche
Alex Rivlin, un entrepreneur américain, a cherché le numéro du service client de Royal Caribbean sur Google. Le résumé IA affiché en haut de page lui a fourni un numéro. Il a appelé, une personne s'est présentée comme employée de la compagnie, a répondu à ses questions, puis lui a fait payer 768 dollars pour un service gratuit. Rivlin a compris l'arnaque en voyant deux débits suspects sur son compte.
Une technique vieille de 30 ans
Le mécanisme est assez simple. Les arnaqueurs publient le même faux numéro de téléphone sur des dizaines de sites web, forums et pages d'avis, en l'associant au nom d'une entreprise connue. L'IA de Google, en balayant ces sources pour construire ses résumés, aspire le numéro sans le vérifier et le présente comme une information fiable. Mike Blumenthal, analyste chez Near Media, rappelle que cette technique date de 30 ans (oui, 30 ans). La différence, c'est qu'avant, il fallait quand même scroller et comparer les résultats. Avec les résumés IA, le faux numéro est servi directement, sans effort.
Pas encore en France, mais attention quand même
Les AI Overviews sont actifs dans plus de 200 pays, mais pas en France pour le moment à cause d'un conflit autour des droits voisins. En Europe, la fonctionnalité est déjà active en Allemagne, en Espagne, en Italie et en Belgique. Si vous voyagez ou si vous utilisez Google en anglais, vous pouvez tomber dessus. Et le problème ne se limite pas à Google : ChatGPT affiche lui aussi ces faux numéros. Le réflexe à avoir : ne jamais appeler un numéro trouvé dans un résumé IA sans le vérifier sur le site officiel de l'entreprise.
Google possède déjà une base de données avec les coordonnées vérifiées de millions d'entreprises, et la plupart ont un compte Google Business. Utiliser ces données plutôt que de scraper le web à l'aveugle, ça semble quand même assez logique. Mais visiblement, l'IA préfère aller chercher n'importe où. On espère que ça sera corrigé avant l'arrivée de la fonctionnalité en France, parce que si c'est pour se faire arnaquer en appelant un SAV, on n'est pas rendus.
Alors qu'une ambulance se rendait sur les lieux d'une fusillade survenue dans un bar à Austin, un taxi autonome de Waymo lui a fait obstacle dans une rue. Une nouvelle polémique sur l'interprétation de la circulation des robotaxis.
Les clés d'API Google créées pour Google Maps et sans risques permettent en réalité d'accéder à l'IA Google Gemini, ce qui peut exposer des données privées.
Nano Banana 2 (Gemini 3.1 Flash Image) devient le nouveau modèle de génération d'images de Google par défaut dans le chatbot Gemini. S'il se positionne un cran en dessous de Nano Banana Pro (Gemini 3 Pro Image), qui reste disponible pour les abonnés payants, Nano Banana 2 a plusieurs avantages, comme la possibilité de générer des contenus plus rapidement et à un coût inférieur.
Google has released emergency updates to fix a high-severity Chrome vulnerability exploited in zero-day attacks, marking the first such security flaw patched since the start of the year. [...]
Google Threat Intelligence Group (GTIG) has published a new report warning about AI model extraction/distillation attacks, in which private-sector firms and researchers use legitimate API access to systematically probe models and replicate their logic and reasoning. [...]
Entraîner une voiture autonome c'est un peu comme apprendre à nager... sauf que si vous vous plantez, c'est pas juste votre ego d’informaticien qui coule mais ce sont des choses graves qui peuvent arriver. Ça tombe bien puisque Waymo vient de dévoiler cette semaine un truc plutôt pas con pour aider à régler ce problème.
Ça s'appelle le World Model et c'est un modèle génératif capable de fabriquer des simulations ultra-réalistes de conduite. Comme ça, au lieu d'attendre qu'un éléphant traverse une route de Phoenix en Arizona pour savoir comment réagir (oui, c'est un de leurs exemples !), l'IA génère elle-même ces scénarios complètement dingues dans son propre monde virtuel.
Techniquement, ça tourne sur Genie 3 de DeepMind, mais en version adaptée pour le domaine automobile. Ça analyse des flux caméra ET lidar en haute fidélité, synchronisés entre eux mais on peut aussi décrire en langage naturel ce qu'on veut simuler.
Genre "il pleut, c'est la nuit, et y'a un camion en travers de la route" et hop, le modèle génère ça ! Bon, faut quand même que la description soit cohérente, hein, n'allez pas lui demander un sous-marin au milieu de l'autoroute A6 (quoique...).
Y'a aussi moyen de modifier la scène à la main (rajouter des piétons, changer le tracé) ou de contrôler directement les actions de conduite avec 3 modes de pilotage, du plus intuitif au plus technique. Le système est aussi capable de convertir de simples vidéos dashcam en simulations multi-capteurs complètes. C'est génial parce que vous prenez une vidéo filmée depuis le pare-brise d'une Dacia "tout équipée de rien", et le modèle la transforme en scénario de simulation avec données lidar et tout le toutim.
Le hic, c'est qu'on sait pas encore à quel point ça scale sur des vidéos de mauvaise qualité ou avec des conditions d'éclairage pourries. Et les méthodes classiques type 3D Gaussian Splatting pètent visuellement dès que le trajet simulé s'éloigne trop de la trajectoire originale.
Mais alors pourquoi c'est génial ? Et bien parce qu'il y a des trucs qu'on teste PAS en conditions réelles. Les tornades, les conducteurs bourrés qui déboulent à contresens, les incendies de forêt...etc.. Hé bien maintenant grâce à ce World Model, ça peut être simulé à la demande, et même rejouable en accéléré x4.
Et surtout, ce modèle permet de rejouer une scène en modifiant une seule variable, histoire de voir ce qui se serait passé autrement (les fameuses "simulations contrefactuelles"). Par contre, pour le rendu lidar 3D, faut un post-entraînement spécialisé en plus du modèle de base donc c'est pas juste un bouton magique.
Voilà c'est une super approche je trouve parce qu'on va pas envoyer des voitures dans des tornades juste pour collecter de la data. Même si ça reste quand même de la simulation... Donc faut garder un œil critique une fois que ces scénarios virtuels sont transposés à de la physique du monde réel.
Mais ceci étant dit, ces milliards de kilomètres simulés peuvent venir maintenant fortement renforcer les données terrain d'une manière que les tests physiques seuls ne pourront JAMAIS égaler.
Bref, si vous voulez creuser le sujet ou juste voir les démos (l'éléphant sur la route, ça vaut le détour ^^),
c'est par ici.
L'analyse du code de la version 17.4.66 de l'application Google révèle le développement d'une fonctionnalité, pour l'instant inactive, permettant aux utilisateurs d'intégrer des zones cartographiques visuelles directement dans les requêtes de l'interface Gemini.
Une fuite dévoile l’interface d’Android Desktop, alias « Aluminium OS ». Barre d’état optimisée, fenêtres, multitâche : Google préparerait une vraie expérience PC.