Google déploie en ce moment une icône redessinée pour son application Maps, abandonnant les partitions diagonales colorées au profit d'un dégradé inspiré de Gemini. Un changement qui, comme tout changement, ne plaît pas à tout le monde.
La vie privée sur smartphone, on en parle beaucoup mais concrètement, on fait pas grand-chose. Trop galère de tout changer, trop de trucs liés à Google... Et puis un jour, y'a un mec, Gaël Duval (oui le papa de Mandrake Linux), qui a créé /e/OS en 2018 via la
e Foundation
. Un Android sans Google. Pour de vrai.
Concrètement e/OS, c'est un fork d'Android, open source et gratuit, qui vire TOUS les services Google. Pas de Play Services, pas de synchro avec Mountain View, rien. À la place,
le système
utilise microG, une réimplémentation libre des API Google. Du coup vos apps tournent normalement, mais sans que la moindre donnée parte chez Google. Attention quand même, certaines apps bancaires ou de streaming peuvent râler un peu sans les vrais Play Services... mais dans 95% des cas, ça passe à l'aise !
Côté apps, y'a l'App Lounge. C'est un store unifié qui mélange le catalogue F-Droid (100% open source) et les apps Android classiques. Le truc malin, c'est qu'il affiche un score de confidentialité pour chaque app... histoire de voir en un coup d'oeil lesquelles sont des mouchards. Comme ça, plus besoin de chercher pendant 3h.
Le score de confidentialité dans App Lounge... les mouchards sont grillés direct
Pour le tracking, Advanced Privacy bloque les trackers en arrière-plan, masque votre IP et peut même falsifier votre géolocalisation. Ajoutez à ça un bloqueur de pubs intégré au navigateur et le moteur de recherche Murena Find... bref, c'est une sacrée couche de protection par défaut.
Et là vous allez me dire "ouais mais ça marche sur 3 téléphones". Eh ben non bande de rageux ^^, car plus de 250 appareils sont compatibles. Des Pixel, des Samsung, des Xiaomi, des OnePlus, des Fairphone... La liste est looooongue. Et pour l'installation, y'a même un web installer qui fait tout depuis votre navigateur. Comme ça, pas besoin de bidouilles en ligne de commande pour les allergiques.
Par contre, attention ! Vérifiez bien que votre modèle est
dans la liste
avant de vous lancer, sauf si vous aimez les mauvaises surprises.
Et si vous voulez un smartphone déjà prêt, la boutique Murena en vend plusieurs. Le Fairphone 5 à 449€ pour ceux qui veulent du durable, le Fairphone 6 à 599€, et bientôt le HIROH à 999€ avec son kill switch matériel pour couper micro et caméra. Vous sortez le téléphone de sa boîte et vous êtes dégooglisés direct.
Les smartphones Murena, prêts à l'emploi sans Google
Côté cloud, Murena fournit 1 Go gratuit avec une adresse @murena.io, un service de mail et un coffre-fort chiffré (le Vault, basé sur CryptPad) tout ça hébergé en Europe. C'est pas des masses en stockage, mais pour du mail et des contacts c'est suffisant. D'ailleurs si vous cherchez des
alternatives à Google Photos
, y'a de quoi faire ici aussi.
Et pour ceux qui veulent aller encore plus loin sur la protection des données Android, le
clavier Urik
est un bon complément... parce que oui, votre clavier aussi peut balancer tout ce que vous tapez !
Si vous hésitez, sachez qu'une étude de 2021 des universités d'Édimbourg et de Trinity College Dublin a même confirmé que c'est l'une des ROM Android qui envoie le moins de données en arrière-plan. Pas "zéro" hein, faut pas rêver mais comparé à un Android stock... c'est le jour et la nuit.
Donc c'est pas parfait hein mais entre un Android qui balance tout à Google et un /e/OS qui fait le job sans moucharder... la question elle est vite répondue !
Google has released security updates to patch 129 Android security vulnerabilities, including an actively exploited zero-day flaw in a Qualcomm display component. [...]
Les AI Overviews de Google, ces résumés générés par intelligence artificielle en haut des résultats de recherche, affichent parfois de faux numéros de service client. Des arnaqueurs exploitent la fonctionnalité pour piéger les utilisateurs et leur soutirer de l'argent. Si elle n'est pas encore disponible en France, elle l'est dans plus de 200 pays, et ChatGPT est lui aussi concerné.
Des faux numéros dans les résultats de recherche
Alex Rivlin, un entrepreneur américain, a cherché le numéro du service client de Royal Caribbean sur Google. Le résumé IA affiché en haut de page lui a fourni un numéro. Il a appelé, une personne s'est présentée comme employée de la compagnie, a répondu à ses questions, puis lui a fait payer 768 dollars pour un service gratuit. Rivlin a compris l'arnaque en voyant deux débits suspects sur son compte.
Une technique vieille de 30 ans
Le mécanisme est assez simple. Les arnaqueurs publient le même faux numéro de téléphone sur des dizaines de sites web, forums et pages d'avis, en l'associant au nom d'une entreprise connue. L'IA de Google, en balayant ces sources pour construire ses résumés, aspire le numéro sans le vérifier et le présente comme une information fiable. Mike Blumenthal, analyste chez Near Media, rappelle que cette technique date de 30 ans (oui, 30 ans). La différence, c'est qu'avant, il fallait quand même scroller et comparer les résultats. Avec les résumés IA, le faux numéro est servi directement, sans effort.
Pas encore en France, mais attention quand même
Les AI Overviews sont actifs dans plus de 200 pays, mais pas en France pour le moment à cause d'un conflit autour des droits voisins. En Europe, la fonctionnalité est déjà active en Allemagne, en Espagne, en Italie et en Belgique. Si vous voyagez ou si vous utilisez Google en anglais, vous pouvez tomber dessus. Et le problème ne se limite pas à Google : ChatGPT affiche lui aussi ces faux numéros. Le réflexe à avoir : ne jamais appeler un numéro trouvé dans un résumé IA sans le vérifier sur le site officiel de l'entreprise.
Google possède déjà une base de données avec les coordonnées vérifiées de millions d'entreprises, et la plupart ont un compte Google Business. Utiliser ces données plutôt que de scraper le web à l'aveugle, ça semble quand même assez logique. Mais visiblement, l'IA préfère aller chercher n'importe où. On espère que ça sera corrigé avant l'arrivée de la fonctionnalité en France, parce que si c'est pour se faire arnaquer en appelant un SAV, on n'est pas rendus.
Alors qu'une ambulance se rendait sur les lieux d'une fusillade survenue dans un bar à Austin, un taxi autonome de Waymo lui a fait obstacle dans une rue. Une nouvelle polémique sur l'interprétation de la circulation des robotaxis.
Les clés d'API Google créées pour Google Maps et sans risques permettent en réalité d'accéder à l'IA Google Gemini, ce qui peut exposer des données privées.
Nano Banana 2 (Gemini 3.1 Flash Image) devient le nouveau modèle de génération d'images de Google par défaut dans le chatbot Gemini. S'il se positionne un cran en dessous de Nano Banana Pro (Gemini 3 Pro Image), qui reste disponible pour les abonnés payants, Nano Banana 2 a plusieurs avantages, comme la possibilité de générer des contenus plus rapidement et à un coût inférieur.
Google has released emergency updates to fix a high-severity Chrome vulnerability exploited in zero-day attacks, marking the first such security flaw patched since the start of the year. [...]
Google Threat Intelligence Group (GTIG) has published a new report warning about AI model extraction/distillation attacks, in which private-sector firms and researchers use legitimate API access to systematically probe models and replicate their logic and reasoning. [...]
Entraîner une voiture autonome c'est un peu comme apprendre à nager... sauf que si vous vous plantez, c'est pas juste votre ego d’informaticien qui coule mais ce sont des choses graves qui peuvent arriver. Ça tombe bien puisque Waymo vient de dévoiler cette semaine un truc plutôt pas con pour aider à régler ce problème.
Ça s'appelle le World Model et c'est un modèle génératif capable de fabriquer des simulations ultra-réalistes de conduite. Comme ça, au lieu d'attendre qu'un éléphant traverse une route de Phoenix en Arizona pour savoir comment réagir (oui, c'est un de leurs exemples !), l'IA génère elle-même ces scénarios complètement dingues dans son propre monde virtuel.
Techniquement, ça tourne sur Genie 3 de DeepMind, mais en version adaptée pour le domaine automobile. Ça analyse des flux caméra ET lidar en haute fidélité, synchronisés entre eux mais on peut aussi décrire en langage naturel ce qu'on veut simuler.
Genre "il pleut, c'est la nuit, et y'a un camion en travers de la route" et hop, le modèle génère ça ! Bon, faut quand même que la description soit cohérente, hein, n'allez pas lui demander un sous-marin au milieu de l'autoroute A6 (quoique...).
Y'a aussi moyen de modifier la scène à la main (rajouter des piétons, changer le tracé) ou de contrôler directement les actions de conduite avec 3 modes de pilotage, du plus intuitif au plus technique. Le système est aussi capable de convertir de simples vidéos dashcam en simulations multi-capteurs complètes. C'est génial parce que vous prenez une vidéo filmée depuis le pare-brise d'une Dacia "tout équipée de rien", et le modèle la transforme en scénario de simulation avec données lidar et tout le toutim.
Le hic, c'est qu'on sait pas encore à quel point ça scale sur des vidéos de mauvaise qualité ou avec des conditions d'éclairage pourries. Et les méthodes classiques type 3D Gaussian Splatting pètent visuellement dès que le trajet simulé s'éloigne trop de la trajectoire originale.
Mais alors pourquoi c'est génial ? Et bien parce qu'il y a des trucs qu'on teste PAS en conditions réelles. Les tornades, les conducteurs bourrés qui déboulent à contresens, les incendies de forêt...etc.. Hé bien maintenant grâce à ce World Model, ça peut être simulé à la demande, et même rejouable en accéléré x4.
Et surtout, ce modèle permet de rejouer une scène en modifiant une seule variable, histoire de voir ce qui se serait passé autrement (les fameuses "simulations contrefactuelles"). Par contre, pour le rendu lidar 3D, faut un post-entraînement spécialisé en plus du modèle de base donc c'est pas juste un bouton magique.
Voilà c'est une super approche je trouve parce qu'on va pas envoyer des voitures dans des tornades juste pour collecter de la data. Même si ça reste quand même de la simulation... Donc faut garder un œil critique une fois que ces scénarios virtuels sont transposés à de la physique du monde réel.
Mais ceci étant dit, ces milliards de kilomètres simulés peuvent venir maintenant fortement renforcer les données terrain d'une manière que les tests physiques seuls ne pourront JAMAIS égaler.
Bref, si vous voulez creuser le sujet ou juste voir les démos (l'éléphant sur la route, ça vaut le détour ^^),
c'est par ici.
L'analyse du code de la version 17.4.66 de l'application Google révèle le développement d'une fonctionnalité, pour l'instant inactive, permettant aux utilisateurs d'intégrer des zones cartographiques visuelles directement dans les requêtes de l'interface Gemini.
Une fuite dévoile l’interface d’Android Desktop, alias « Aluminium OS ». Barre d’état optimisée, fenêtres, multitâche : Google préparerait une vraie expérience PC.
Avec tout ce qui se passe en ce moment côté souveraineté numérique, je me suis dit qu'il était temps de vous parler d'une alternative à Google que beaucoup ignorent encore. En plus, j'ai passé pas mal de temps dessus ces dernières semaines, histoire de voir si ça tenait la route, alors il est temps de partager ça avec vous.
Startpage, c'est un moteur de recherche basé à Zeist aux Pays-Bas qui existe depuis 2006 et qui a une approche assez radicale : Vous donner les résultats de Google... sans que Google ne sache que vous existez.
Quand vous tapez une recherche sur Startpage, le moteur va interroger Google à votre place, récupérer les résultats, et vous les afficher. Sauf que votre IP, vos cookies, votre historique... Google n'en voit pas la couleur. C'est comme envoyer quelqu'un faire vos courses pour vous ^^.
Et là où ça devient vraiment intéressant dans le contexte actuel, c'est que Startpage est basé aux Pays-Bas. Du coup, il est soumis au RGPD et aux lois européennes sur la protection des données. Et SURTOUT PAS au Cloud Act américain qui permet aux autorités US de demander vos données même si elles sont stockées en Europe. C'est pas rien comme différence...
Bon, je dis pas que c'est parfait non plus hein. Rien ne l'est. Fin 2018, Privacy One Group, une filiale de System1 (société américaine spécialisée dans... la pub), a pris une participation majoritaire dans Startpage. L'annonce n'est tombée qu'en 2019, ce qui a fait tiquer pas mal de monde dans la communauté vie privée.
PrivacyTools.io
par exemple l'a même retiré de ses recommandations pendant un moment...
Mais depuis, Startpage a publié des clarifications... en fait selon eux, System1 n'a pas accès aux données de recherche, et la société reste opérée depuis les Pays-Bas avec des serveurs européens.
Côté fonctionnalités, y'a un truc que j'adore et que j'utilise quasi systématiquement depuis 3 semaines c'est le mode "Anonymous View". En fait quand vous cliquez sur un résultat de recherche, au lieu d'aller directement sur le site (qui peut alors tracker votre visite), Startpage peut ouvrir la page via un proxy. Le site que vous visitez ne voit alors que l'IP de Startpage et pas la vôtre. C'est un peu comme un proxy intégré pour chaque clic, qui bloque aussi les scripts de fingerprinting.
Pas mal non ?
D'ailleurs, niveau interface, c'est propre et sans fioritures. Y'a pas de doodles tout naze, pas de suggestions de recherche personnalisées, pas de "vous pourriez aussi aimer", pas d'Ads vers des sites frauduleux... Non, c'est comme à l'ancienne avec juste un bon vieux champ de recherche et des résultats. Ça nous change donc des pages d'accueil de Google qui sont devenues de véritables panneaux publicitaires et dans lesquelles on se perd assez vite.
Alors évidemment, y'a quelques inconvénients aussi... D'abord les résultats sont parfois un peu moins "personnalisés" que sur Google. Normal, vu qu'ils n'ont aucune idée de qui vous êtes, ils ne peuvent donc pas vous proposer le resto le plus proche de chez vous. Faudra donc parfois préciser "Paris", "Clermont-Ferrand" ou "France" dans vos recherches locales. J'ai galéré un peu au début avec ça, car on prend vite de mauvaises habitudes (merci la flemme) mais après j'ai découvert qu'on pouvait préciser ça dans les paramètres.
Et puis de temps en temps, Startpage peut avoir des ralentissements... les joies de l'intermédiation. Mais rien de rédhibitoire rassurez-vous !
Comparé à DuckDuckGo qui utilise principalement Bing comme source et qui est américain (bouuuuh, arrêtez de recommander cette bouze ^^), ou à
Qwant qui galère un peu côté pertinence
, Startpage offre un compromis intéressant. A savoir la qualité Google sans le tracking Google, et le tout hébergé en Europe.
Car oui avec tout ce qui se passe géopolitiquement en ce moment, je pense que c'est bien de changer un peu ses habitudes. Vous devriez essayer... Car entre les discussions sur le Cloud Act, les tensions transatlantiques sur les données personnelles, et les GAFAM américains qui aspirent nos données comme des Dyson sous amphét'... avoir une alternative européenne soumise au RGPD, c'est pas juste une question de principe. C'est une vraie question de souveraineté numérique. Les Pays-Bas, c'est pas parfait (aucun pays l'est), mais au moins c'est une juridiction où la CNIL locale a du mordant.
Maintenant pour l'utiliser, rien de sorcier. Vous allez sur
startpage.com
et vous pouvez même le configurer comme moteur par défaut dans votre navigateur. Attention par contre, sur certains navigateurs (Safari notamment), c'est un peu planqué dans les préférences. Y'a aussi une extension pour
Firefox
et
Chrome
si vous voulez. Et si vous voulez aller plus loin dans la protection de votre vie privée, combinez ça avec
une extension qui gère vos cookies
.
Et voilà, si vous en avez marre de voir des pubs ultra-ciblées qui semblent lire dans vos pensées, et d'offrir la moindre de vos requêtes aux américains, ce moteur de recherche néerlandais vaut vraiment le coup d'œil.
Google has introduced stronger Android authentication safeguards and enhanced recovery tools to make smartphones more challenging targets for thieves. [...]
Qui ne connaît pas WinRAR ? Le célèbre outil d'archivage de fichiers est très populaire sur Windows. Connu des particuliers, il l'est aussi des pirates. D'ailleurs, ces derniers exploitent une vulnérabilité repérée il y a plusieurs mois.
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