Face à des signaux jugés préoccupants sur les capacités cyber d'Astra, son futur modèle de langage dans l'IA, OpenAI a annoncé le 18 août 2026 la suspension de certains entraînements par apprentissage par renforcement.
Face à des signaux jugés préoccupants sur les capacités cyber d'Astra, son futur modèle de langage dans l'IA, OpenAI a annoncé le 18 août 2026 la suspension de certains entraînements par apprentissage par renforcement.
Après la gestion des boîtes mail et des agendas, l’IA Claude va plus loin : elle peut désormais rédiger et envoyer des e-mails à votre place, sans attente de confirmation si l’utilisateur le permet. Une évolution qui renforce son intégration dans Google Workspace, mais qui exige une vigilance accrue sur les paramètres.
Alibaba a annoncé la prise en charge native de son modèle d'IA Qwen-3.8 par sa puce XuanTie C950, basée sur l'architecture RISC-V et gravée en 5 nm. Ce développement permet d'exécuter des modèles de langage de 27 milliards de paramètres sans recourir à des couches d'émulation ni à des processeurs graphiques tiers.
Neuf mois après un violent tollé communautaire lié à l'intégration de l'intelligence artificielle dans son navigateur, Mozilla officialise « Smart Window ». Mais cette fois-ci, la fondation a retenu la leçon : le mot d'ordre absolu est le contrôle utilisateur.
Google a déboursé 10 millions de dollars pour racheter les archives internes de Spirit Airlines, une compagnie aérienne en faillite. L'objectif ? Nourrir ses modèles d'IA avec la mémoire numérique d'une entreprise entière.
Au début du mois d'août, une Toyota Yaris de 2009 est passée devant une
caméra Flock
à Las Vegas sans être "vue". Car même si la caméra l'a filmée correctement, le logiciel de détection, lui, n'a rien inscrit dans ses logs, comme si la rue était restée vide...
J'ai trouvé ça intéressant parce que ça ne nécessite pas de grande technologie... Non, il faut juste que la voiture soit recouverte d'un certain motif généré à l'aide d'un ordinateur. C'est un motif qui ne cache rien puisque la plaque d'immatriculation reste à sa place réglementaire et est parfaitement visible.
Mais ce qu'il faut savoir avant pour bien comprendre comment ça fonctionne, c'est qu'une caméra de lecture de plaques ne lit pas une plaque en permanence. Elle repère d'abord un véhicule dans l'image, puis va chercher la plaque dessus. Du coup, en cassant la première étape, la seconde n'a jamais lieu. La plaque reste donc visible mais le système n'a pas l'idée d'aller la lire...
Derrière l'expérience, on retrouve Bill Swearingen, un vieux de la vieille de la sécu qui a cofondé SecKC, le meetup sécurité de Kansas City. Son projet s'appelle noRecognition et fonctionne comme un fuzzer. Il génère un motif, le passe devant des modèles de détection, note ce qui échoue, et recommence et ainsi de suite... 31,7 millions de tests plus tard, il produit alors des motifs à la demande pour déjouer ce genre de caméra.
Alors pourquoi quelqu'un irait dépenser un an de calcul machine là-dessus ? Hé bien parce que Flock revendique 93 plaques correctement lues sur 100, pour plus de 20 milliards de lectures par mois et que
l'Institute for Justice a recensé
au moins 27 automobilistes innocents arrêtés, détenus ou emprisonnés depuis 2018 à cause d'une de ces erreurs de lecture...
Et dans près des deux tiers des cas, les policiers s'en sont rendu compte après avoir sorti leur arme. Bref, la polémique enfle aux États-Unis, encore plus depuis février dernier, dans l'Arkansas, quand un couple s'est retrouvé injustement menotté au bord de la route à cause d'une de ces caméras, pendant que leur bébé de six semaines attendait dans le siège auto.
Swearingen a même mis à dispo publiquement
un tableau de bord public
qui affiche en toutes lettres les résultats chiffrés qui sortent de ses modèles réels avec l'impression et la caméra simulées. Son tableau de bord indique également que pour le moment, aucun motif unique ne bat encore les onze modèles de caméra de son banc d'essai, en même temps, et surtout, il a mesuré jusqu'à 64 % d'écart entre les chiffres de son labo et les vrais tests réalisés dans le monde extérieur. J'ai rarement vu une page de vente aussi peu vendeuse ^^ mais au moins c'est honnête.
Et ça n'a pas empêché sa campagne Kickstarter de dépasser de 20 fois son objectif. Ses motifs générés se vendent en t-shirts et en hoodies, mais ce qui vaut pour une carrosserie ne vaut pas forcément pour un vêtement. En effet, une portière est plate, rigide et ce qui y est imprimé est fixe. Alors qu'un tissu se plie et se déforme, et Swearingen prévient qu'un motif imprimé trop grand ou trop petit cessera de fonctionner sans que ça ne se remarque.
Et chez nous en France ?
Hé bien les lecteurs de plaques tournent aussi donc possiblement, ça pourrait aussi fonctionner ici. Mais tout ceci reste géré au niveau de l'État et des communes, et c'est contrôlé par la CNIL. Même si on n'en est pas loin, ce n'est donc pas encore dans ce cauchemar très américain où ce sont des dizaines de réseaux privés comme Flock, revendus clé en main aux villes, qui font la loi, peu importe le taux d'erreur du logiciel.
Dans une enquête publiée le 17 août 2026, 404Media raconte avoir caché un AirTag dans un livre rare. Le traceur a conduit les journalistes jusqu’à un entrepôt Amazon de Las Vegas, où des montagnes d’ouvrages seraient découpées puis numérisées pour entraîner des IA.
À quelques semaines de sa keynote de rentrée, Apple a vendu la mèche toute seule. En distribuant la version quasi finale de macOS 26.7, Apple a oublié de masquer des dizaines de références à des appareils encore secrets.
Si comme moi, vous aimez les livres, ce que je vais vous raconter aujourd'hui va vous rendre fous ! Hier, 404 Media a publié une enquête qui suit le trajet d'un AirTag. Mais pas n'importe lequel... C'est un AirTag qu'un libraire a glissé, à la demande de la rédaction, dans un livre parti au sein d'une commande d'un millier d'ouvrages. Et son terminus va vous surprendre (ou pas, parce qu'on commence à les connaitre les lascars...) : un entrepôt Amazon de Las Vegas.
Ce qu'on apprends dans l'article de 404 Media c'est qu'en fait, là-bas, une équipe interne baptisée VGT3 reçoit des tonnes de cargaisons de livres, en découpe les reliures et les passe au scanner afin d'en numériser les pages.
Pour la blague, le logo de cette équipe est un tyrannosaure gueule ouverte qui semble dévorer un livre. Ironique n'est-ce pas ?
Des salariés du site racontent eux-mêmes sur un forum d'employés Amazon, que les livres ne survivent pas à l'opération.
Et c'est ça qui rend dingo tout le monde, moi le premier !
Amazon, interrogé, a répondu qu'il achetait des livres par des canaux commerciaux pour "développer et améliorer ses produits et services". Oui, c'est vague mais c'est fait exprès.
Maintenant, calmez vos palpitations cardiaques, ce qu'ils numérisent (et détruisent), ce ne sont pas des
incunables
, c'est-à-dire des livres anciens édités avant l'invention de l'imprimerie (donc faits à la main). Les libraires interrogés précisent en effet, que les commandes en gros n'incluent jamais les ouvrages les plus anciens sans codes ISBN. Ce qu'ils achètent en fait, ce sont des titres sans presque aucun marché de revente, tirés à peu d'exemplaires ou écrits dans une langue que peu de gens lisent.
Et c'est pile poil ce qui fait leur valeur pour un entraîneur de modèle IA. Ces textes n'ont jamais été numérisé, donc ils n'ont jamais été aspirés par personne, et ont été imprimés avant que le web ne se remplisse de slop IA. Ces livres-là ne sont pas vraiment "précieux" mais comme ils sont rares et de niche, ils sont convoités par les géants de l'IA.
Maintenant ce qui me met en colère quand je lis cet article, c'est surtout cette histoire de destruction du bouquin... Parce que numériser un livre sans l'abîmer, ce n'est pas un rêve utopiste d'archiviste, hein... C'est possible avec des machines qu'il est facile de se procurer. Je pense par exemple à ce
ScanRobot
autrichien qui est sur le marché depuis 2007 et déjà vendu dans plus de soixante pays.
Il glisse un prisme dans la pliure, aspire les pages de part et d'autre via des petits trous, remonte en photographiant le texte, puis retourne la page d'un souffle d'air grâce à des capteurs optiques et des lasers repèrent le moment où deux feuilles se lèvent ensemble. Et la cadence est plutôt bonne puisqu'elle peut aller jusqu'à 2 500 pages à l'heure, sans que le dos du livre ne soit tranché.
La Bibliothèque du Congrès en a une, le Trinity College Dublin aussi, l'université de Sydney, le Getty Research Institute...etc. L'Internet Archive, lui, tournait déjà en 2021 à environ 3 500 livres par jour dans une vingtaine de centres.
D'ailleurs, j'en parlais
dans un article sur un scanner à 250 pages par minute
en novembre 2012. J'écrivais qu'au début ça y allait au massicot, et que depuis, les bras robotisés avaient pris le relais pour les ouvrages anciens. Et là on est presque 14 ans plus tard, la plus grosse librairie du monde est retournée au massicot, comme des bourrins préhistoriques.
Sur le motif de la découpe elle-même, Ars Technica avance que la vitesse et le moindre coût ont pris le pas sur la conservation, et c'est vrai que ces bouquins existent ailleurs, et que découper un exemplaire d'occasion sans valeur marchande ne fait de mal à personne. Oui c'est vrai mais c'est incroyablement triste car on peut faire autrement. La preuve, quand Google, OpenAI ou Microsoft numérisent des livres, eux les empruntent dans des bibliothèques ou les offrent ensuite à celles-ci. Les livres peuvent continuer leur vie, alors qu'Amazon n'est pas du tout dans ce cercle vertueux. Et c'est sans parler des auteurs de tous ces livres qui ne savent même pas que leur travail vient d'être absorbé pour l'éternité par une IA...
Bref, Amazon prend un exemplaire dont le texte n'a jamais été numérisé, le déstructure en tokens pour son propre profit puis détruit le livre... Si tout le monde faisait ça, au bout d'un moment, de nombreux ouvrages anciens disparaitraient je pense... Et faut pas oublier que cette destruction de livres c'est surtout un choix délibéré de leur part.
Ray Bradbury doit se retourner dans sa tombe, mais je suis certain que si les gens protestaient massivement contre ça, ils changeraient leurs méthodes de sagouins.
À Pékin, un bar propose à ses clients d’utiliser gratuitement et sans limite le modèle d’intelligence artificielle DeepSeek, le tout autour d’une bière. Un concept repéré par Reuters, qui illustre la place prise par l’IA dans le quotidien chinois.
Six mois après de premiers tests aux États-Unis, OpenAI annonce le déploiement global des bannières publicitaires dans la version gratuite de ChatGPT. Face aux inquiétudes sur la vie privée, la startup a ajusté ses plans initiaux à propos du ciblage.
Début août, Anthropic annonçait que les textes générés par Claude porteraient bientôt une marque invisible, censée permettre de repérer un contenu écrit généré par IA. Une annonce accueillie froidement et qui voit naître son lot d’outils pour contrecarrer la mesure.
L’introduction en Bourse d’Anthropic, qui pourrait atteindre près de 2 000 milliards de dollars, repose sur un pari audacieux : une projection de revenus de 200 milliards de dollars en 2028, soit plus de quatre fois son niveau actuel. Une valorisation qui interroge sur la solidité des prévisions dans un secteur en pleine effervescence.
Twitch utilise désormais vos diffusions et vos VOD par défaut pour entraîner les modèles d'IA générative d'Amazon. Une décision imposée sans accord préalable qui suscite une vive colère, mais qu'il est possible de désactiver. Voici le guide pour contrer le siphonnage de votre contenu.
Inquiet à l’idée que son fils puisse discuter avec des inconnus sur Roblox, le développeur Adam Lyttle lui a créé un jeu similaire à l’aide de l’IA. Une version privée peuplée de faux joueurs, alors que la plateforme est régulièrement critiquée pour la sécurité des mineurs.
Trois semaines après Gemini 3.6 Flash, Google met de nouveau à jour son modèle pensé pour la rapidité et lance Gemini 3.7 Flash. Le tarif est divisé par deux avec de gros gains annoncés sur le code, alors que Gemini 3.5 Pro, promis pour juin, n'est toujours pas sorti.
Pour observer l’éclipse solaire du 12 août 2026, Olivia Zhu n’est pas allée seule sur la plage. Elle a emporté le petit corps robotique qu’elle a conçu pour Claude, l’intelligence artificielle d’Anthropic. Une expérience étonnante, qui en dit surtout beaucoup sur cette tendance à transformer les chatbots en compagnons.