Oubliez les polars formatés et les enquêtes téléphonées. Avec Furious, Elizabeth Meriwether livre un thriller psychologique sombre et carré sur la traque d'une tueuse en série. Une écriture solide, zéro fioriture, à voir en août sur Disney+.
Disney+ a désactivé la 4K, la 3D et le HDR dans onze pays européens, dont la France, après une nouvelle injonction judiciaire. Résultat : les abonnés Premium payent 15,99 euros par mois pour une image en 1080p SDR, exactement la même que celle du forfait Standard à 10,99 euros. Disney n'a annoncé ni geste commercial, ni date de retour, et ce n'est pas normal.
Anthony Russo, l'un des réalisateurs d'Avengers: Doomsday, a récemment confié que la durée du blockbuster sera conséquente. Comme le film n'est pas encore tout à fait terminé, il ne peut donner aucun chiffre précis.
La description d'une gamme de jouets conçue par Hasbro, en partenariat avec Marvel, donne peut-être des indications sur les différents rapports de force dans Avengers: Doomsday. Et le grand méchant pourrait avoir du fil à retordre avec… Shang-Chi.
Disney considérait une addition à 16 millions d'euros contre un simple technicien d'Uptobox, la cour d'appel de Paris vient de la ramener à 306 000, et ce qui reste ne tient même pas à son travail sur les serveurs, mais à quelques messages qu'il a postés sur X. Une histoire folle.
Petit rappel pour ceux qui n'ont jamais croisé le nom. Uptobox était un gros hébergeur de fichiers, une sorte de coffre-fort en ligne où l'on déposait et s'échangeait des vidéos, très utilisé pour récupérer films et séries piratés. Lancé en 2010, il pesait encore plus d'un million de visiteurs par mois avant d'être bloqué puis fermé en 2023.
Le technicien, surnommé Lucas pour rester anonyme, vit aux Émirats et gérait l'infrastructure des serveurs depuis 2012. Disney voulait le faire passer pour l'un des vrais patrons cachés du site.
Sauf que la cour n'a rien vu de tel. Il se décrivait bien comme directeur technique sur les réseaux, mais aucun élément ne prouvait qu'il pilotait la plateforme, et les juges n'ont retenu qu'un salarié chargé de la technique.
Reste une question que l'affaire pose forcément, celle de savoir pourquoi juger à Paris un homme installé à Dubaï. La réponse tient au droit français, qui s'applique dès qu'une contrefaçon vise le public de l'Hexagone, et Uptobox distribuait bel et bien des films protégés à des internautes français.
Ce qui a fini par lui coûter cher, ce sont donc ses tweets. À l'été 2023, il avait expliqué en public comment contourner le blocage du site en changeant de serveurs DNS.
Pour la justice, ces quelques messages suffisaient à engager sa responsabilité personnelle. Comme ils ne couvraient que deux mois, la cour a limité le préjudice à cette courte période, d'où une note très largement allégée.
16 millions demandés, 306 000 obtenus, et juste pour une poignée de tweets, comme quoi même quand on s'appelle Disney on ne peut pas obtenir tout et n'importe quoi.