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Le DNS souverain européen DNS4EU forcé par la justice française de bloquer des sites pirates

29 avril 2026 à 13:44

Coup dur pour DNS4EU. Le résolveur DNS public co-financé par la Commission européenne, présenté il y a moins d'un an comme l'alternative souveraine à Google et Cloudflare, doit désormais bloquer une trentaine de domaines de streaming pirate, sur ordre du tribunal judiciaire de Paris.

La décision date du 17 avril, après deux ordonnances réclamées par Canal+ et restées sans réponse côté défense.

Concrètement, l'ordonnance vise 37 domaines au total, répartis entre 16 sites qui diffusaient illégalement le MotoGP et 21 autres qui faisaient pareil avec la Formule 1. On y retrouve des grands classiques de l'IPTV pirate comme daddylive3.comiptvsupra.com ou king365tv.me.

Whalebone, la société tchèque qui opère DNS4EU pour le compte de l'Union européenne, doit donc rentrer ces noms de domaine dans son moteur de blocage et empêcher leur résolution depuis la France.

Sauf que la mesure déborde déjà du territoire français. Le blocage est appliqué même pour des utilisateurs basés hors de France, ce qui pose une vraie question de juridiction et de portée extraterritoriale d'une décision parisienne sur un service censé desservir 450 millions d'Européens. 

Bref, le DNS public européen finit par être plus restrictif que prévu, et pas vraiment dans le sens où Bruxelles l'avait vendu.

L'autre détail gênant : Whalebone n'a même pas comparu à l'audience du 19 février. Le tribunal a donc statué par défaut, en faveur de Canal+, sans le moindre argument contradictoire. Difficile de mieux perdre un procès.

La société tchèque, qui s'est vendue auprès de Bruxelles comme un acteur clé de la souveraineté numérique européenne, va devoir s'expliquer sur cette absence.

En pratique, ce genre de blocage DNS reste contournable en quelques minutes par n'importe quel utilisateur un peu débrouillard, qui n'a qu'à changer son résolveur dans les paramètres système pour pointer ailleurs. Mais la portée symbolique est assez moche, parce qu'elle inscrit DNS4EU dans la même logique de contrôle que les services qu'il prétendait justement remplacer.

Et ce n'est pas la première fois que la justice française élargit le périmètre. Depuis 2024, les ordonnances de blocage anti-piratage ont visé successivement les FAI, puis les résolveurs DNS de Google, Cloudflare et Cisco, puis les VPN comme NordVPN ou ExpressVPN, et désormais le DNS souverain européen lui-même.

Canal+ s'appuie à chaque fois sur l'article L.333-10 du Code du sport, qui permet de viser "toute personne susceptible de contribuer" à remédier au piratage.

Bref, un DNS public financé par l'UE pour protéger les Européens, qui finit forcé de filtrer hors de ses frontières par un tribunal national. C'est un peu n'importe quoi.

Source : TorrentFreak

Musk v. Altman : tout ce qu’il faut savoir sur le procès qui pourrait renverser OpenAI

27 avril 2026 à 16:09

Le procès très médiatisé entre Elon Musk et Sam Altman débute le 27 avril 2026 aux États-Unis. Elon Musk reproche à OpenAI, qu'il a cofondée, d'avoir trahi sa mission originelle en devenant une entreprise obsédée par les profits et un partenaire de Microsoft. Le milliardaire a abandonné ses accusations de fraude, mais espère toujours faire dérailler l'entreprise derrière ChatGPT.

xAI attaque le Colorado en justice pour bloquer sa loi anti-discrimination sur l'IA

Par : Korben
10 avril 2026 à 15:08

xAI vient de déposer plainte devant un tribunal fédéral du Colorado pour faire annuler le SB 24-205, une loi qui doit entrer en vigueur le 30 juin prochain. Ce texte impose aux développeurs de systèmes d'IA "à haut risque" de mettre en place des garde-fous contre les discriminations algorithmiques.

Sont concernés les outils utilisés pour prendre des décisions dans l'emploi, le logement, l'éducation, la santé et les services financiers. En clair, si votre IA aide à trier des CV ou à accorder un prêt, elle doit prouver qu'elle ne discrimine personne.

Le problème pour xAI, c'est que Grok, son modèle phare, tomberait pile dans cette catégorie. L'entreprise d'Elon Musk estime que la loi l'obligerait à modifier le fonctionnement de son IA pour "refléter les opinions de l'État du Colorado sur la diversité et la discrimination" plutôt que de rester objective.

Le premier amendement comme bouclier

L'argument principal de xAI tient en un mot : liberté d'expression. Dans sa plainte, l'entreprise affirme que la loi du Colorado viole le premier amendement de la Constitution américaine.

Elle reproche au texte d'interdire aux développeurs de créer des systèmes d'IA qui produisent "un discours que l'État du Colorado n'aime pas", tout en les forçant à aligner leur travail sur les préférences de l'État.

C'est un angle juridique assez audacieux. Considérer qu'un modèle d'IA produit du "discours" protégé par la Constitution, ça revient à dire que le code et les réponses générées par une machine sont une forme d'expression. xAI demande au tribunal de déclarer la loi inconstitutionnelle et d'empêcher son application.

Washington contre les États

Derrière cette plainte, il y a un bras de fer plus large entre régulation fédérale et régulation locale. xAI cite des décrets de la Maison Blanche qui critiquent la multiplication des lois étatiques sur l'IA.

L'administration Trump pousse pour un cadre national unique, estimant qu'un patchwork de réglementations état par état freinerait la compétitivité américaine et poserait des problèmes de sécurité nationale.

Le Colorado fait figure de pionnier sur le sujet. Le SB 24-205 est l'une des lois les plus complètes du pays en matière de régulation de l'IA. Elle oblige les développeurs à fournir une documentation détaillée sur les risques de leurs systèmes, à publier un site web résumant leurs pratiques, et à signaler toute discrimination algorithmique découverte au procureur général dans les 90 jours.

xAI, qui a récemment fusionné avec SpaceX, attaque moins de trois mois avant l'entrée en vigueur du texte. Si le tribunal donne raison à Musk, ça pourrait décourager d'autres États de légiférer sur le sujet. À l'inverse, un rejet de la plainte renforcerait la légitimité de ce type de régulation locale.

En tout cas, utiliser le premier amendement pour protéger une IA de toute obligation anti-discrimination, c'est un précédent que beaucoup de juristes vont suivre de près.

Source : Bloomberg Law

Sur la trace dans les rues de Paris des très intrusifs IMSI-Catchers

21 mars 2026 à 15:31

IMSI-Catcher

Ou comment Orange et l'Agence nationale des fréquences (ANFR) ont traqué à partir de la fin de l'été 2022 ces machines sensibles utilisées par des escrocs pour envoyer des SMS de hameçonnage.

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