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Windows 11 KB5121003 provoque des plantages de jeux et d’autres problèmes sur certains PC

Par : malekalmorte
16 août 2026 à 19:22

Quelques jours après son déploiement, la mise à jour KB5121003 du Patch Tuesday d’août 2026 commence à poser problème sur certaines configurations Windows 11.

Des joueurs signalent des plantages de jeux, parfois accompagnés de redémarrages du PC, tandis que d’autres utilisateurs évoquent des écrans noirs, des problèmes de HDR ou des baisses inexpliquées de fréquence de rafraîchissement.

Les premiers éléments pointent vers une incompatibilité entre KB5121003 et le pilote tiers inpoutx64.sys, utilisé par certains logiciels matériels et utilitaires fonctionnant à bas niveau dans Windows. Le studio Embark, à l’origine d’ARC Raiders et The Finals, a confirmé que la mise à jour Windows pouvait provoquer ces plantages et travaille sur une solution durable.

KB5121003 est la mise à jour du Patch Tuesday d’août 2026

Microsoft a publié KB5121003 le 11 août 2026 dans le cadre de son Patch Tuesday mensuel.

Cette mise à jour obligatoire apporte les correctifs de sécurité du mois, avec plus de 400 vulnérabilités corrigées, dont trois zero-day.

Elle apporte également plusieurs améliorations fonctionnelles à Windows 11, notamment pour les performances des applications, Windows Search, l’Explorateur de fichiers, Voice Access et le pavé tactile.

Après installation, Windows 11 passe sur les builds suivantes :

  • Windows 11 25H2 : build 26200.9168 ;
  • Windows 11 24H2 : build 26100.9168.

Il s’agit d’une mise à jour cumulative de sécurité : contrairement aux mises à jour Preview de fin de mois, elle est automatiquement téléchargée et installée via Windows Update.

ARC Raiders et The Finals peuvent planter

Les premiers signalements importants concernent les jeux développés par Embark Studios, notamment ARC Raiders et The Finals.

Des joueurs expliquent que leurs jeux fonctionnaient normalement avant l’installation de KB5121003, puis ont commencé à planter régulièrement après la mise à jour.

Les erreurs observées varient selon les configurations.

Parmi les messages signalés figurent notamment :

Hang detected on GameThread

ou encore :

EXCEPTION_ACCESS_VIOLATION

Certains joueurs rapportent également que Windows peut redémarrer brutalement après le plantage du jeu.

Embark a confirmé avoir identifié un nouveau crash apparu avec KB5121003 et indique travailler sur une correction.

Le pilote inpoutx64.sys semble être au cœur du problème

Les investigations menées par Embark et plusieurs utilisateurs pointent vers inpoutx64.sys.

Il s’agit d’un pilote tiers fonctionnant au niveau du noyau de Windows. Il permet à certaines applications d’accéder directement aux ports d’entrée/sortie du matériel.

Ce type de pilote peut être utilisé par différents logiciels destinés à :

  • surveiller le matériel ;
  • contrôler certains périphériques ;
  • accéder à des capteurs ;
  • modifier certains réglages matériels à bas niveau.

Après l’installation de KB5121003, Windows semble avoir modifié un comportement qui rend certaines versions de inpoutx64.sys incompatibles.

Embark indique directement que le plantage est lié à ce fichier.

À ce stade, on ne sait toutefois pas précisément quelle modification apportée par Microsoft provoque cette incompatibilité.

Le pilote peut avoir été installé par un autre logiciel

Un point important est que l’utilisateur n’a pas nécessairement installé lui-même inpoutx64.sys.

Le pilote peut être déployé par un autre logiciel.

Un joueur ayant analysé ses propres plantages a par exemple découvert que inpoutx64.sys avait été installé par un outil de mise à jour Razer.

Cela explique pourquoi deux PC utilisant la même version de Windows et le même jeu peuvent avoir un comportement totalement différent.

Le problème ne semble donc pas concerner tous les utilisateurs de KB5121003, mais principalement les machines sur lesquelles ce pilote ou un logiciel dépendant de celui-ci est présent.

Comment savoir si inpoutx64.sys est présent sur votre PC ?

Vous pouvez commencer par vérifier si le fichier existe dans le dossier des pilotes Windows.

  • Ouvrez l’Explorateur de fichiers puis rendez-vous dans :
C:\Windows\System32\drivers

Recherchez ensuite :

inpoutx64.sys

Sa présence ne signifie pas nécessairement que votre PC rencontrera un problème, mais elle peut être un indice si vos jeux ont commencé à planter immédiatement après l’installation de KB5121003.

Vous pouvez également vérifier la présence du service depuis une Invite de commandes en administrateur :

sc query inpoutx64

Si Windows indique qu’un service correspondant existe, le pilote est enregistré sur le système.

Embark propose une solution temporaire

En attendant une correction définitive, Embark propose de supprimer le pilote inpoutx64.sys lorsqu’il est responsable des plantages.

Ouvrez tout d’abord le menu Démarrer, recherchez Invite de commandes, puis cliquez avec le bouton droit dessus et choisissez Exécuter en tant qu’administrateur.

Exécutez ensuite :

sc stop inpoutx64

Cette commande arrête le service.

Puis saisissez :

sc delete inpoutx64

Cette seconde commande supprime l’enregistrement du service dans Windows.

Rendez-vous enfin dans :

C:\Windows\System32\drivers

puis supprimez le fichier :

inpoutx64.sys

Embark indique que cette procédure permet aux utilisateurs concernés de relancer normalement leurs jeux.

Attention avant de supprimer le pilote

Cette procédure ne doit toutefois pas être appliquée systématiquement à tous les PC.

inpoutx64.sys peut être utilisé par un logiciel ou un périphérique particulier. Le supprimer peut donc empêcher l’application qui l’a installé de fonctionner correctement.

Avant de retirer le pilote, il est préférable de :

  • identifier le logiciel qui l’a installé ;
  • mettre à jour ce logiciel si une nouvelle version est disponible ;
  • créer un point de restauration ;
  • n’utiliser la procédure d’Embark que si vous êtes réellement concerné par les plantages.

Si vous n’utilisez pas ARC Raiders, The Finals ou un autre jeu affecté et que votre PC fonctionne correctement, il n’y a aucune raison de supprimer préventivement ce pilote.

Désactiver le pilote peut parfois suffire

Certains utilisateurs rapportent qu’il n’est pas nécessaire de supprimer immédiatement le fichier.

Le simple fait de désactiver le service inpoutx64 puis de redémarrer Windows aurait suffi à supprimer les plantages sur certaines machines.

Cette solution présente l’avantage d’être plus facile à annuler qu’une suppression complète.

Il reste néanmoins préférable de suivre les recommandations du développeur du jeu ou du fabricant du logiciel ayant installé le pilote.

Désinstaller KB5121003 corrige également les plantages chez certains utilisateurs

Plusieurs joueurs rapportent également que la désinstallation de KB5121003 fait immédiatement disparaître les plantages.

Pour désinstaller la mise à jour :

  • Ouvrez Paramètres.
  • Rendez-vous dans Windows Update.
  • Cliquez sur Historique des mises à jour.
  • Ouvrez Désinstaller des mises à jour.
  • Repérez KB5121003.
  • Cliquez sur Désinstaller.
  • Redémarrez le PC.

👉Le tutoriel :

Cette méthode peut être utile pour confirmer que la mise à jour est bien à l’origine du problème.

Elle doit toutefois rester une solution temporaire.

KB5121003 contient les correctifs de sécurité du Patch Tuesday d’août 2026, dont une correction pour une zero-day déjà exploitée dans des attaques. Désinstaller durablement la mise à jour expose donc le PC à des vulnérabilités corrigées depuis.

Si la suppression de inpoutx64.sys suffit à résoudre le problème, cette approche est généralement préférable à la désinstallation complète de la mise à jour de sécurité.

Des problèmes avec certains logiciels anti-triche

WindowsLatest a également reçu des signalements concernant des logiciels anti-triche qui planteraient après l’installation de KB5121003.

Cela n’est pas particulièrement surprenant d’un point de vue technique.

Les systèmes anti-triche modernes utilisent souvent des pilotes fonctionnant au niveau du noyau Windows afin de détecter les manipulations de mémoire, les injections de code ou les pilotes suspects.

Une modification de Windows affectant les pilotes noyau peut donc entraîner des incompatibilités avec certains de ces composants.

Il n’est toutefois pas encore possible d’affirmer que tous ces plantages partagent exactement la même origine que le problème inpoutx64.sys.

D’autres jeux pourraient être concernés

ARC Raiders et The Finals ne semblent pas être les seuls jeux affectés.

Des utilisateurs signalent également des plantages avec Marvel Tōkon: Fighting Souls après l’installation de la mise à jour d’août.

À ce stade, le nombre exact de jeux et de configurations concernés reste inconnu.

Il faut donc éviter de conclure que KB5121003 provoque globalement des problèmes avec les jeux sous Windows 11.

Les témoignages semblent plutôt indiquer des incompatibilités avec certains pilotes ou composants installés sur des configurations particulières.

Écrans noirs, HDR et fréquence de rafraîchissement

D’autres problèmes graphiques commencent également à être signalés après l’installation de KB5121003.

Certains utilisateurs évoquent :

  • des écrans noirs ;
  • une fréquence de rafraîchissement qui chute sans raison apparente ;
  • un comportement incorrect du HDR ;
  • différents problèmes d’affichage.

Ces signalements sont encore trop récents pour établir avec certitude un lien direct avec KB5121003.

Contrairement au cas d’ARC Raiders et inpoutx64.sys, aucun éditeur ou fabricant n’a pour l’instant confirmé précisément l’origine de ces problèmes graphiques.

Il faudra donc attendre davantage de retours avant de savoir s’il s’agit d’une seconde régression de la mise à jour ou de problèmes isolés.

Les redémarrages pendant l’installation sont un autre problème

Il ne faut pas non plus confondre les redémarrages observés pendant les plantages de jeux avec ceux pouvant avoir lieu pendant l’installation de KB5121003.

La mise à jour d’août participe également au déploiement des nouveaux certificats Secure Boot 2023.

Selon certaines configurations, leur installation peut nécessiter plusieurs redémarrages successifs du PC.

Ces redémarrages pendant Windows Update sont donc différents d’un PC qui redémarre brutalement lorsqu’un jeu plante.

Microsoft ne reconnaît pas encore officiellement le problème

Au 16 août 2026, Microsoft n’a pas encore ajouté les plantages de jeux liés à KB5121003 à la liste officielle des problèmes connus.

Les notes de publication indiquent toujours que Microsoft n’a connaissance d’aucun problème majeur avec cette mise à jour.

La page Windows Release Health ne répertorie pas non plus, à ce stade, cette incompatibilité parmi les problèmes officiellement confirmés par Microsoft.

La situation est néanmoins différente d’une simple série de témoignages sur les forums puisque Embark Studios a confirmé le lien entre les plantages rencontrés par certains joueurs et KB5121003.

Microsoft pourrait donc communiquer prochainement sur le sujet ou déployer une correction via Windows Update.

Faut-il désinstaller KB5121003 ?

Pour la majorité des utilisateurs, non.

KB5121003 reste une mise à jour de sécurité importante et aucun problème généralisé n’a été identifié sur l’ensemble des PC Windows 11.

Si votre ordinateur fonctionne normalement après son installation, il n’y a aucune raison de la supprimer.

En revanche, si un jeu a commencé à planter immédiatement après la mise à jour :

  • vérifiez la présence de inpoutx64.sys ;
  • mettez à jour les logiciels et pilotes matériels susceptibles de l’utiliser ;
  • appliquez le contournement proposé par Embark si vous utilisez un jeu concerné ;
  • testez éventuellement la désinstallation de KB5121003 pour confirmer le diagnostic.

L’objectif est d’éviter de supprimer une importante mise à jour de sécurité lorsque le problème peut être corrigé en retirant uniquement le composant incompatible.

Un nouveau rappel de la fragilité des pilotes noyau

Cet incident illustre une nouvelle fois les risques associés aux pilotes fonctionnant dans le noyau Windows.

Un pilote comme inpoutx64.sys bénéficie d’un accès très privilégié au système. Une modification interne de Windows peut donc provoquer des conséquences beaucoup plus importantes qu’avec une application classique exécutée en espace utilisateur.

Cela rejoint directement les efforts récents de Microsoft autour de sa Driver Quality Initiative, qui vise notamment à améliorer la qualité des pilotes Windows et à réduire le nombre de composants tiers fonctionnant inutilement dans le noyau.

Les problèmes rencontrés après KB5121003 montrent également pourquoi Microsoft souhaite progressivement déplacer davantage de fonctions vers l’espace utilisateur lorsqu’un accès direct au noyau n’est pas indispensable.

Conclusion

Le Patch Tuesday d’août 2026 ne se déroule finalement pas sans accroc.

La mise à jour KB5121003 provoque des plantages sur certains jeux, notamment ARC Raiders et The Finals, et le studio Embark a identifié une incompatibilité avec le pilote noyau inpoutx64.sys.

La bonne nouvelle est qu’un contournement existe déjà : arrêter et supprimer ce pilote permet aux utilisateurs concernés de retrouver un fonctionnement normal.

D’autres signalements concernant des logiciels anti-triche, des écrans noirs, le HDR ou la fréquence de rafraîchissement sont également apparus, mais leur lien avec KB5121003 reste encore à confirmer.

Pour l’instant, il n’est donc pas conseillé de désinstaller préventivement la mise à jour. Les utilisateurs qui ne rencontrent aucun problème doivent la conserver afin de bénéficier des nombreux correctifs de sécurité du Patch Tuesday d’août.

Microsoft n’a pas encore officiellement reconnu cette régression, mais compte tenu de la confirmation apportée par Embark Studios, une clarification ou un correctif devrait probablement suivre si l’incompatibilité touche un nombre significatif de machines.

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VLC accuse Windows 11 d’être à l’origine de ses ralentissements et défend le modèle open source face à Microsoft

Par : malekalmorte
14 août 2026 à 14:37

VLC Media Player est réputé pour sa légèreté et sa capacité à lire pratiquement n’importe quel format audio ou vidéo. Pourtant, certains utilisateurs de Windows 11 signalent depuis plusieurs versions des ralentissements au démarrage, des saccades ou des comportements anormaux qui ne se reproduisent pas nécessairement sous Windows 10 ou Linux.

Dans un nouvel échange rapporté par WindowsLatest, VideoLAN rejette l’idée selon laquelle VLC serait simplement devenu trop lourd ou mal optimisé. Le projet pointe plutôt du doigt plusieurs changements et problèmes propres à Windows 11, tout en profitant de l’occasion pour rappeler les contraintes très différentes qui existent entre un projet open source multiplateforme et une application développée directement par Microsoft.

La polémique intervient alors que Microsoft tente justement de moderniser Windows 11 et ses applications avec davantage de composants natifs, notamment WinUI, tout en promettant de réduire la consommation de mémoire et les lenteurs de son interface.

Des ralentissements de VLC déjà signalés sous Windows 11

Les problèmes de performances de VLC sous Windows 11 ne sont pas nouveaux.

Des rapports publiés sur le système de suivi de VideoLAN font état depuis plusieurs années de lancements anormalement longs. Un utilisateur signalait ainsi dès 2022 que la première ouverture de VLC après le démarrage de Windows 11 pouvait prendre plus d’une minute, alors que les autres applications démarraient normalement.

Plus récemment, des utilisateurs de VLC 3.0.23 ont également observé un délai d’une dizaine de secondes lors du premier lancement, avant que les ouvertures suivantes ne redeviennent instantanées.

D’autres problèmes sont beaucoup plus spécifiques à Windows 11.

Par exemple, un bug affectant VLC 3.0.21 et 3.0.23 provoque un blocage lorsque l’utilisateur tente de modifier le type de fichier depuis la fenêtre « Ajouter un fichier » de la liste de lecture. Le problème a été reproduit sous Windows 11 25H2, alors que le même scénario fonctionne correctement sous Windows 10.

Ces éléments ne suffisent pas à démontrer qu’un seul bug Windows explique tous les ralentissements de VLC, mais ils montrent que certaines régressions sont bien liées à l’environnement Windows 11 plutôt qu’au lecteur multimédia seul.

Quelles sont les solutions ?

Tentez de regénérer le cache VLC peut résoudre les lenteurs d’ouverture du lecteur.
Pour cela :

  • Accédez au dossier : C:\Program Files (x86)\VideoLAN\VLC
  • Double-cliquez sur vlc-cache-gen.exe
Regénérer le cache VLC pour résoudre les corruptions ou problème d'ouverture
  • Puis relancez VLC pour vérifier si son ouverture est plus rapide

Windows 11 24H2 pose aussi des problèmes avec certaines configurations GPU

Un autre exemple particulièrement intéressant concerne les ordinateurs utilisant plusieurs cartes graphiques.

Un rapport publié dans le bug tracker de VLC décrit des pertes massives d’images sous Windows 11 24H2 lorsqu’un système utilise simultanément un GPU intégré AMD et une carte graphique NVIDIA dédiée.

Dans ce scénario, VLC peut tomber temporairement à environ 12 images par seconde lorsqu’il est affiché sur un écran connecté au GPU intégré.

Le problème :

  • apparaît après le passage à Windows 11 24H2 ;
  • ne se produisait pas sur la version précédente de Windows ;
  • disparaît lorsque VLC est affiché sur un écran connecté directement au GPU dédié ;
  • ne semble pas lié à une saturation du CPU, du GPU ou du stockage.

Le développeur à l’origine du rapport soupçonne une interaction complexe avec le compositeur graphique de Windows, notamment lorsque plusieurs GPU provenant de constructeurs différents sont utilisés.

Cela illustre bien la difficulté pour un logiciel comme VLC : le lecteur peut être correctement optimisé, mais dépend malgré tout d’une longue chaîne comprenant Windows, Direct3D, le compositeur graphique et les pilotes GPU.

VLC reste pourtant nettement plus léger que le nouveau Media Player de Microsoft

La critique est d’autant plus intéressante que les propres applications multimédias de Microsoft ne sont pas particulièrement exemplaires en matière de performances.

WindowsLatest avait précédemment comparé le nouveau Lecteur multimédia de Windows 11 avec VLC et l’ancien Lecteur Windows Media.

Dans ce test, VLC et l’ancien lecteur de Microsoft ouvraient une vidéo quasiment immédiatement, alors que le nouveau Media Player nécessitait plusieurs secondes.

La différence était également importante au niveau de la mémoire :

  • nouveau Media Player : environ 377 Mo de RAM au repos ;
  • ancien Lecteur Windows Media : environ 103 Mo.

Cette comparaison ne constitue évidemment pas un benchmark universel, mais elle montre que l’équation « application moderne = application plus rapide » est loin d’être automatique.

Microsoft a d’ailleurs reconnu travailler sur la consommation de mémoire et les performances de WinUI, son framework moderne destiné à devenir progressivement la base de nombreuses interfaces de Windows 11.

Microsoft veut justement rendre Windows 11 plus natif

Cette discussion arrive à un moment intéressant pour Windows.

Microsoft a récemment annoncé vouloir réduire l’usage de composants Web dans l’interface de Windows 11 au profit de technologies plus natives. L’objectif est notamment de réduire :

  • la consommation de mémoire ;
  • les temps de démarrage ;
  • l’activité CPU ;
  • les animations saccadées.

WinUI 3 doit jouer un rôle central dans cette transformation.

Microsoft prévoit notamment de moderniser progressivement plusieurs éléments historiques de Windows avec ce framework, mais l’entreprise travaille parallèlement à optimiser WinUI avant de généraliser son utilisation.

Le paradoxe est donc assez visible : Microsoft encourage les développeurs à créer des applications Windows modernes et natives, alors que certaines applications historiques comme VLC restent parfois plus rapides avec une architecture beaucoup plus ancienne.

Pourquoi VLC ne peut pas être comparé directement à une application Microsoft

Il faut également tenir compte d’une différence fondamentale.

Le nouveau Media Player de Microsoft est conçu spécifiquement pour Windows.

VLC, lui, est un projet multiplateforme qui doit fonctionner sur un très grand nombre de systèmes et d’architectures.

VideoLAN maintient VLC pour :

  • Windows ;
  • Linux ;
  • macOS ;
  • Android ;
  • iOS ;
  • différentes architectures ARM et x86 ;
  • plusieurs générations de systèmes d’exploitation.

VLC 3 continue même de prendre en charge certaines anciennes versions de Windows, tandis que VLC 4 suit une autre trajectoire de compatibilité. Le projet VideoLAN travaille actuellement à faire cohabiter ces branches et à gérer leur mise à jour selon la version de Windows utilisée.

Cette compatibilité impose nécessairement davantage de couches d’abstraction et limite la possibilité d’utiliser exclusivement les toutes dernières API de Windows.

Microsoft, à l’inverse, contrôle à la fois le système d’exploitation, ses API, son framework graphique et ses propres applications.

Comparer uniquement les temps de lancement sans tenir compte de cette différence serait donc assez réducteur.

VLC garde aussi un avantage important : les codecs

VLC conserve également un avantage considérable sur le lecteur de Microsoft : sa compatibilité avec les formats multimédias.

Le logiciel peut lire une très grande variété de codecs sans demander l’installation de packs supplémentaires.

Le cas du HEVC/H.265 est particulièrement parlant.

Le nouveau Media Player de Windows peut nécessiter l’installation de l’extension HEVC disponible dans le Microsoft Store, alors que VLC prend directement en charge ce format.

Windows 11 24H2 a également supprimé de son installation standard le codec AC-3 (Dolby Digital). Les applications disposant de leurs propres décodeurs, comme VLC, continuent toutefois de lire ces contenus indépendamment des codecs fournis par Windows.

Cette indépendance vis-à-vis des codecs du système constitue depuis longtemps l’un des principaux atouts de VLC.

Un logiciel signé et rapide ne dépend pas uniquement de son propre code

Le débat met surtout en lumière un point souvent oublié lorsqu’on analyse les performances d’une application.

Lorsqu’un logiciel tourne sous Windows, son comportement dépend également :

  • du planificateur CPU ;
  • du système graphique ;
  • des pilotes GPU ;
  • des API Direct3D ;
  • de la gestion de l’énergie ;
  • de l’Explorateur de fichiers ;
  • des boîtes de dialogue système ;
  • des mécanismes de sécurité ;
  • du compositeur de fenêtres.

Une régression dans l’une de ces couches peut donc rendre une application plus lente sans que son propre code ait changé.

Les problèmes observés avec VLC sous Windows 11 24H2 sur les configurations multi-GPU constituent un bon exemple : le même logiciel fonctionne normalement sur certaines configurations et devient saccadé lorsqu’il utilise une combinaison particulière de GPU et de sorties vidéo.

Cela ne signifie pas que VLC n’a jamais de problèmes

Il serait néanmoins excessif d’attribuer toutes les difficultés de VLC à Windows 11.

Le bug tracker du projet contient également des problèmes qui proviennent clairement de VLC ou de ses interactions avec certains pilotes.

VLC 3.0.22, par exemple, a rencontré des écrans noirs et des plantages avec certaines fonctions NVIDIA RTX Video HDR et RTX Video Super Resolution après une mise à jour des pilotes NVIDIA.

Des ralentissements ont aussi été rapportés lors de la lecture de certains contenus HEVC 12 bits ou AV1 très haute définition.

La réalité est donc plus nuancée : les performances d’un lecteur multimédia moderne dépendent à la fois du logiciel, de Windows et des pilotes graphiques.

VLC 4 doit moderniser profondément le lecteur

VideoLAN travaille parallèlement sur VLC 4.0, qui doit constituer la plus importante évolution du lecteur depuis de nombreuses années.

Jean-Baptiste Kempf décrit cette version comme la plus grosse refonte de VLC depuis environ vingt ans. Elle doit notamment proposer :

  • une nouvelle interface ;
  • de nouvelles capacités HDR ;
  • une lecture sans interruption entre les morceaux ;
  • de nouvelles fonctions audio et vidéo ;
  • des améliorations importantes du moteur multimédia.

Le défi sera donc de moderniser fortement l’interface tout en conservant l’une des caractéristiques qui ont fait le succès de VLC : sa légèreté.

C’est précisément le problème auquel Microsoft est également confronté avec Windows 11. Moderniser l’interface sans augmenter la consommation de RAM ou dégrader la réactivité s’avère beaucoup plus complexe qu’un simple changement esthétique.

Microsoft et VideoLAN ont finalement le même problème

Derrière les critiques, Microsoft et VideoLAN travaillent en réalité sur un problème très similaire.

Microsoft tente de remplacer progressivement plusieurs composants historiques de Windows par une interface plus moderne basée sur WinUI, tout en réduisant la consommation de ressources.

VideoLAN prépare de son côté VLC 4.0, avec une refonte complète de l’interface sans vouloir sacrifier les performances et la compatibilité.

Dans les deux cas, les développeurs doivent composer avec plusieurs décennies d’héritage logiciel.

La différence est que Microsoft contrôle Windows de bout en bout, alors que VLC doit s’adapter aux décisions prises par Microsoft, Apple, Google, les fabricants de GPU et de nombreux autres acteurs.

Conclusion

Les critiques de VideoLAN envers Windows 11 rappellent qu’il est parfois trop simple d’accuser une application lorsqu’elle devient subitement plus lente après une mise à jour du système.

Plusieurs rapports montrent que VLC rencontre effectivement des problèmes spécifiques à Windows 11, notamment des lancements anormalement longs, des dysfonctionnements liés aux boîtes de dialogue système et des saccades sur certaines configurations multi-GPU apparues avec Windows 11 24H2.

Cela ne signifie pas pour autant que VLC est exempt de bugs. Mais le logiciel reste généralement très léger face à certaines applications modernes de Windows, tout en offrant une compatibilité multimédia nettement plus large.

Cette controverse illustre finalement un problème plus général de Windows 11 : Microsoft cherche encore le bon équilibre entre modernisation, performances et compatibilité. Et lorsqu’un logiciel multiplateforme comme VLC doit s’adapter à ces changements, les régressions peuvent rapidement devenir visibles pour des millions d’utilisateurs.

L’article VLC accuse Windows 11 d’être à l’origine de ses ralentissements et défend le modèle open source face à Microsoft est apparu en premier sur malekal.com.

Plug and Pwn : de faux périphériques USB peuvent donner les droits SYSTEM sous Windows

Par : malekalmorte
13 août 2026 à 09:39

Des chercheurs en sécurité ont dévoilé une nouvelle famille d’attaques baptisée Plug and Pwn, capable d’exploiter le mécanisme Plug and Play de Windows pour installer automatiquement des composants vulnérables et obtenir les privilèges SYSTEM.

L’attaque repose sur un principe particulièrement intéressant : au lieu d’exploiter directement Windows, les chercheurs émulent de faux périphériques USB afin de pousser le système à télécharger et installer des logiciels ou pilotes de constructeurs pourtant signés et légitimes. Certains de ces composants contiennent ensuite des faiblesses permettant une élévation de privilèges.

Présentée lors de la DEF CON 34 par les chercheurs Alejandro Hernando et Borja Martínez, cette technique peut, dans certains scénarios, fonctionner sans clic, sans utilisateur connecté et même à distance via le protocole RDP.

Plug and Play, un mécanisme pratique qui travaille avec des privilèges élevés

Lorsqu’un périphérique USB est connecté à un PC, Windows tente automatiquement de l’identifier.

Le système recherche ensuite un pilote adapté et peut également télécharger depuis Windows Update des composants supplémentaires fournis par le constructeur.

Cette installation peut inclure :

  • des pilotes ;
  • des services ;
  • des programmes d’assistance ;
  • des exécutables ;
  • des « co-installers » utilisés par certains fabricants.

Le problème est que cette procédure s’exécute avec les privilèges NT AUTHORITY\SYSTEM, c’est-à-dire avec des droits supérieurs à ceux d’un administrateur classique, sans nécessairement afficher de demande UAC.

Les chercheurs se sont donc demandé ce qui se passerait s’il était possible de contrôler précisément l’identité du périphérique que Windows pense avoir détecté.

Un faux périphérique USB peut tromper Windows

Pour leurs démonstrations, les chercheurs ont utilisé le framework FaceDancer associé à du matériel comme Cynthion et GreatFET.

FaceDancer permet d’émuler un périphérique USB et de définir artificiellement ses caractéristiques : identifiant matériel, classe de périphérique, interfaces ou encore points de terminaison.

Du point de vue de Windows, le périphérique émulé ressemble alors à un véritable appareil connecté au port USB. Le système tente donc de rechercher le pilote et les logiciels associés comme s’il s’agissait du matériel original.

Les chercheurs peuvent même modifier l’identité du périphérique en cours d’attaque, en le faisant disparaître puis réapparaître comme un autre matériel.

Cette possibilité leur permet de chaîner plusieurs composants vulnérables provenant de fabricants différents.

Une attaque sans clic sur un Windows 11 entièrement à jour

La démonstration la plus impressionnante combine des composants liés à Sierra Wireless et Sony FeliCa.

Dans un premier temps, le faux périphérique se présente comme un appareil Sierra Wireless. Windows installe alors automatiquement le logiciel correspondant.

Les chercheurs exploitent une faiblesse de ce composant pour modifier les paramètres DNS de la machine.

Le périphérique change ensuite d’identité pour se faire passer pour un appareil Sony FeliCa.

Windows télécharge alors un autre logiciel constructeur. Celui-ci récupère certains fichiers via une connexion non chiffrée.

Comme les attaquants ont auparavant pris le contrôle de la résolution DNS, ils peuvent rediriger ces téléchargements vers leur propre serveur et faire déposer un fichier malveillant avec les privilèges SYSTEM.

Enfin, le périphérique se présente de nouveau comme l’appareil Sierra Wireless afin de provoquer le chargement du fichier malveillant.

Le résultat est l’ouverture d’un reverse shell avec les privilèges SYSTEM.

D’après les chercheurs, cette chaîne d’attaque fonctionne contre un Windows 11 entièrement mis à jour, sans utilisateur connecté, et nécessite environ cinq minutes.

Plug and Pwn : comment fonctionne l'attaque

Pas besoin d’une clé USB classique

Il ne faut pas imaginer cette attaque comme une simple clé USB malveillante du type BadUSB.

Les chercheurs ont besoin de pouvoir émuler précisément différents périphériques USB et leurs identifiants matériels.

Le matériel utilisé pour leurs démonstrations est néanmoins suffisamment compact pour être transporté facilement. Selon Alejandro Hernando, un Raspberry Pi configuré en mode USB Gadget pourrait théoriquement également être utilisé pour ce type d’attaque.

En revanche, le Flipper Zero ne permet pas actuellement d’exécuter directement cette technique, car son mode BadUSB est principalement destiné à l’émulation de périphériques HID comme un clavier et ne dispose pas du support nécessaire pour FaceDancer.

NoPlug & Pwn : l’attaque peut aussi fonctionner à distance via RDP

Encore plus surprenant, les chercheurs ont développé une variante baptisée NoPlug & Pwn, qui ne nécessite même plus de périphérique USB physiquement connecté au PC ciblé.

Cette technique exploite la redirection des périphériques USB via le Bureau à distance (RDP).

Cette fonction permet normalement à un périphérique branché sur le PC local d’être rendu disponible à l’intérieur d’une session distante.

Les chercheurs ont créé un client RDP capable d’envoyer directement de faux descripteurs USB.

Le serveur Windows distant croit alors qu’un véritable périphérique vient d’être connecté et déclenche le mécanisme Plug and Play habituel.

Dans leur démonstration, ils ont émulé une caméra Intel RealSense.

Windows Update récupère le package associé, qui contient un co-installer vulnérable à un détournement de DLL. Les chercheurs exploitent ensuite cette faiblesse pour obtenir les privilèges SYSTEM sur la machine distante.

Cette variante nécessite toutefois que la redirection USB via RDP soit activée. Elle pourrait notamment concerner certains environnements de bureaux virtuels où cette fonctionnalité est couramment utilisée.

Ce n’est pas une nouvelle idée, mais l’attaque va beaucoup plus loin

Le principe rappelle une vulnérabilité médiatisée en 2021 avec Razer Synapse.

À l’époque, le simple branchement d’une souris ou d’un clavier Razer pouvait pousser Windows à télécharger automatiquement l’installateur Synapse avec les privilèges SYSTEM.

Une faiblesse de cet installateur permettait alors de lancer PowerShell depuis l’interface d’installation et d’hériter des mêmes privilèges élevés.

Les chercheurs à l’origine de Plug and Pwn expliquent toutefois avoir adopté une approche plus générale.

Plutôt que de cibler uniquement la vulnérabilité d’un installateur particulier, ils se sont intéressés à toute la chaîne d’installation automatique des périphériques Windows.

Le problème devient alors beaucoup plus large : Windows peut automatiquement installer des composants de nombreux constructeurs différents, et il suffit qu’un de ces éléments comporte une faiblesse exploitable pour qu’il puisse entrer dans une chaîne d’attaque.

Pourquoi des pilotes signés peuvent-ils être dangereux ?

Un pilote ou un logiciel signé n’est pas nécessairement exempt de vulnérabilités.

La signature permet principalement de vérifier l’origine du fichier et de s’assurer qu’il n’a pas été modifié depuis sa publication.

Elle ne garantit pas que son code est parfaitement sécurisé.

Plug and Pwn exploite précisément cette différence : Windows fait confiance à des packages légitimes et signés, mais certains de leurs composants peuvent contenir des vulnérabilités anciennes ou des comportements dangereux.

Les attaquants ne cherchent donc pas nécessairement à faire installer un pilote malveillant inconnu.

Ils poussent Windows à installer des logiciels légitimes mais vulnérables, puis exploitent ces vulnérabilités pour obtenir davantage de privilèges.

👉A lire :

Désactiver les co-installers peut limiter certaines attaques

Une première mesure de protection consiste à désactiver l’exécution des co-installers lors de l’installation des périphériques.

Cela peut être réalisé avec la valeur de Registre :

HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Device Installer

puis en créant une valeur DWORD :

DisableCoInstallers = 1

D’après les chercheurs, cette configuration bloque certaines des chaînes d’attaque présentées, notamment celles exploitant Sony FeliCa ou Intel RealSense.

Cette mesure ne supprime toutefois pas complètement la surface d’attaque.

Windows continue notamment :

  • d’énumérer les périphériques Plug and Play ;
  • de rechercher les pilotes dans Windows Update ;
  • d’interpréter les fichiers INF ;
  • d’installer certains services déclarés par ces fichiers.

Les entreprises peuvent durcir davantage l’installation des périphériques

Sur les postes sensibles, les chercheurs recommandent de combiner plusieurs protections.

Les administrateurs peuvent notamment :

  • désactiver les co-installers ;
  • appliquer des restrictions d’installation des périphériques ;
  • autoriser uniquement certains identifiants matériels ;
  • désactiver la redirection Plug and Play dans les environnements RDP ou VDI lorsqu’elle n’est pas nécessaire.

Cette dernière protection est particulièrement importante contre la variante NoPlug & Pwn.

La stratégie RDP correspondante peut notamment être contrôlée à travers le paramètre lié à fDisablePNPRedir.

Tous les scénarios ne sont pas considérés comme de nouvelles vulnérabilités

Les chercheurs n’ont pas signalé chacune de leurs chaînes d’exploitation comme une nouvelle faille indépendante auprès des différents constructeurs.

La raison est importante : Plug and Pwn repose souvent sur la combinaison de plusieurs comportements légitimes et de vulnérabilités existantes.

Une fonctionnalité prise isolément n’est donc pas nécessairement vulnérable.

C’est l’enchaînement qui devient dangereux : faux périphérique → détection Plug and Play → téléchargement automatique → installation avec les droits SYSTEM → exploitation d’un composant vulnérable

Cette approche illustre parfaitement la notion de chaîne d’exploitation, où plusieurs faiblesses relativement limitées permettent ensemble d’obtenir un résultat beaucoup plus grave.

Une attaque surtout préoccupante pour les environnements sensibles

Pour un particulier, Plug and Pwn reste une attaque relativement sophistiquée.

La version physique nécessite qu’un attaquant puisse connecter un dispositif spécialisé au PC, tandis que la variante distante dépend de la présence d’un accès RDP et de la redirection des périphériques.

Le risque est donc surtout important dans les entreprises, les infrastructures sensibles, les postes partagés et les environnements de bureaux virtuels.

Mais ces recherches mettent en évidence un problème plus général : le simple fait de brancher un périphérique peut déclencher l’exécution automatique de composants tiers avec des privilèges extrêmement élevés.

Cette confiance accordée au processus d’installation des pilotes constitue une surface d’attaque difficile à éliminer complètement.

Conclusion

Plug and Pwn ne repose pas sur une unique faille spectaculaire de Windows, mais sur l’exploitation d’un mécanisme profondément intégré au système : l’installation automatique des périphériques.

En imitant des appareils légitimes, les chercheurs ont réussi à pousser Windows 11 à télécharger des packages signés de constructeurs, puis à combiner leurs faiblesses pour obtenir les privilèges SYSTEM.

Le fait qu’une variante puisse également fonctionner à travers RDP sans connecter physiquement de périphérique montre que le problème dépasse largement la simple menace des clés USB inconnues.

Ces travaux rappellent surtout qu’un pilote signé ou un logiciel distribué par Windows Update n’est pas nécessairement sans risque. La sécurité dépend également de la qualité des composants fournis par les fabricants et de la façon dont Windows les installe avec des privilèges élevés.

Pour les environnements sensibles, restreindre l’installation des périphériques, désactiver les co-installers inutiles et limiter la redirection USB via RDP constituent donc des mesures de durcissement pertinentes.

L’article Plug and Pwn : de faux périphériques USB peuvent donner les droits SYSTEM sous Windows est apparu en premier sur malekal.com.

KB5121003 de Windows 11 : 400 failles corrigées, 3 zero-day et de nombreuses améliorations

Par : malekalmorte
12 août 2026 à 06:54

Microsoft déploie son Patch Tuesday d’août 2026 avec une importante série de mises à jour de sécurité pour Windows et ses différents produits.

Au total, Microsoft corrige environ 400 vulnérabilités, dont 42 classées critiques et 3 failles zero-day. L’une d’elles était déjà activement exploitée dans des attaques avant la publication des correctifs.

Sous Windows 11 24H2 et 25H2, la mise à jour KB5121003 apporte également de nombreuses améliorations fonctionnelles : lancement plus rapide de certaines applications, recherche Windows plus tolérante aux fautes de frappe, améliorations de l’Explorateur de fichiers, nouveau comportement du pavé tactile et évolutions de Voice Access.

Windows 10 reçoit de son côté la mise à jour KB5120249, essentiellement consacrée à la sécurité, à l’Historique des fichiers et au déploiement des nouveaux certificats Secure Boot.

Windows 11 KB5121003 : les builds 26100.9165 et 26200.9165

Pour Windows 11 24H2 et 25H2, Microsoft distribue la mise à jour cumulative obligatoire KB5121003.

Après installation :

  • Windows 11 25H2 passe en Build 26200.9165 ;
  • Windows 11 24H2 passe en Build 26100.9165.

La mise à jour est automatiquement proposée par Windows Update, puisqu’elle contient les correctifs de sécurité du Patch Tuesday.

Microsoft propose également les installateurs autonomes .msu dans le Catalogue Microsoft Update.

KB5121003 de Windows 11 : Patch Tuesday d'Août 2026

Les applications peuvent démarrer plus rapidement

L’une des nouveautés les plus intéressantes concerne le Profil à faible latence (Low Latency Profile).

Cette technologie avait commencé à être déployée sur certains composants de Windows, notamment le menu Démarrer, le Centre de notifications, les Paramètres rapides et les menus contextuels.

Son objectif est d’améliorer la réactivité en demandant au processeur d’augmenter rapidement sa fréquence lorsqu’une action nécessitant davantage de ressources est détectée.

Avec KB5121003, Microsoft étend progressivement ce mécanisme aux applications.

Sur les configurations les moins puissantes, notamment celles équipées de processeurs modestes ou de seulement 8 Go de RAM, certaines applications peuvent ainsi démarrer plus rapidement.

Il ne s’agit pas d’une augmentation permanente de la fréquence du processeur : le boost ne dure que quelques secondes afin d’améliorer la réactivité au moment où elle est nécessaire.

Le déploiement reste progressif. Tous les utilisateurs ne verront donc pas immédiatement cette amélioration après l’installation du Patch Tuesday.

👉Le guide avec toutes les explications :

Comprendre le fonctionnement du profil à faible latence de Windows 11 avec cette infographie complète

Windows Search gère enfin mieux les fautes de frappe

Microsoft améliore également sensiblement Windows Search.

Jusqu’ici, une simple faute dans le nom d’une application pouvait suffire à empêcher la recherche locale de trouver le bon résultat, tandis que Bing comprenait souvent mieux la requête.

KB5121003 améliore la tolérance aux :

  • fautes de frappe ;
  • lettres manquantes ;
  • caractères supplémentaires ;
  • noms d’applications incomplets.

Par exemple, Windows Search peut désormais retrouver Outlook même si l’utilisateur saisit une variante mal orthographiée du nom de l’application.

Les recherches de paramètres Windows sont également mieux classées afin d’éviter que des résultats Bing prennent inutilement le dessus sur un réglage local recherché par l’utilisateur.

Dans KB5121003 de Windows 11, la recherche Windows gère mieux les fautes de frappe

L’Explorateur de fichiers affiche enfin les bonnes unités

L’Explorateur de fichiers reçoit lui aussi plusieurs changements.

Dans l’affichage Détails, Windows affichait jusqu’à présent toutes les tailles en kilo-octets, même pour des fichiers de plusieurs gigaoctets.

Ainsi, une image ISO de plusieurs Go pouvait apparaître sous la forme de plusieurs millions de Ko.

Avec KB5121003, l’Explorateur choisit désormais automatiquement une unité plus adaptée :

  • Ko pour les petits fichiers ;
  • Mo pour les fichiers intermédiaires ;
  • Go pour les fichiers volumineux.

Cette modification améliore nettement la lisibilité de la colonne Taille.

Comme plusieurs autres nouveautés de cette mise à jour, son déploiement est progressif.

L’Explorateur de fichiers affiche enfin les bonnes unités dans KB5121003 de Windows 11

Navigation et onglets améliorés dans l’Explorateur

Microsoft améliore également la barre d’adresse de l’Explorateur de fichiers, qui devrait réagir plus rapidement lorsqu’on navigue entre plusieurs chemins précédemment utilisés.

Autre changement pratique : un clic avec le bouton central de la souris sur un dossier permet désormais de l’ouvrir directement dans un nouvel onglet, comme dans un navigateur Web.

Microsoft corrige aussi :

  • un flash gris pouvant apparaître lors du chargement de l’Explorateur ;
  • des miniatures de mauvaise qualité dans la section Recommandé ;
  • plusieurs problèmes de fiabilité d’explorer.exe.

Prise en charge ESS dans Windows Hello

Dans cette mise à jour, Microsoft ajoute la prise en charge de la fonctionnalité « Sécurité de connexion améliorée » (ESS) de Windows Hello pour les capteurs d’empreintes digitales externes.

En bref, la fonctionnalité Windows Hello standard crypte les données de connexion. Cependant, la prise en charge de la sécurité améliorée va plus loin en isolant le processus biométrique dans un espace mémoire sécurisé, distinct du système d’exploitation.

Cette option est accessible via Paramètres > Comptes > Options de connexion.

Vue des tâches, bureaux virtuels et listes de raccourcis plus fluides

Des améliorations sont également apportées à plusieurs éléments de l’interface.

La gestion des fichiers récents et des listes de raccourcis devient plus fiable lorsque vous effectuez un clic droit sur une application dans la barre des tâches.

La Vue des tâches et la navigation entre plusieurs bureaux virtuels devraient également être plus fluides, avec moins de ralentissements et de saccades.

Microsoft améliore parallèlement la fiabilité du menu Démarrer et de la barre des tâches pendant le démarrage de Windows.

Accès vocal gagne une isolation de la voix

La fonction Accès vocal bénéficie d’un nouveau mécanisme de filtrage du microphone.

Trois modes sont proposés :

  • Isolation de la voix, qui réduit le bruit ambiant et tente de ne conserver que la voix de l’utilisateur ;
  • Suppression du bruit de fond, qui filtre le bruit mais laisse les autres voix audibles ;
  • Aucun filtre, qui utilise directement le signal du microphone.

Cette évolution doit rendre les commandes vocales plus fiables dans les environnements bruyants ou lorsque plusieurs personnes parlent à proximité.

De nouveaux réglages pour le pavé tactile

Les utilisateurs équipés d’un pavé tactile de précision disposent également de nouveaux paramètres.

Microsoft introduit notamment un défilement accéléré, qui augmente la vitesse lorsqu’un même geste est répété rapidement.

Windows permet désormais également de régler séparément :

  • la vitesse du défilement ;
  • la vitesse du zoom.

Ces réglages devraient surtout être utiles aux utilisateurs passant régulièrement d’un portable à un autre et souhaitant retrouver un comportement similaire du pavé tactile.

Windows Hello et écran de verrouillage

Microsoft améliore aussi Windows Hello Enhanced Sign-in Security (ESS) sur les appareils compatibles.

La mise à jour corrige notamment un problème pouvant rendre Windows Hello lent lorsque le système utilisait beaucoup de mémoire.

L’écran de verrouillage reçoit lui aussi plusieurs ajustements de performances.

Pour les nouveaux utilisateurs, Microsoft simplifie par ailleurs les Widgets affichés sur l’écran de verrouillage : seule la météo est désormais activée par défaut.

Des Widgets moins visibles

Les badges de Widgets affichés dans la barre des tâches n’utilisent plus systématiquement une couleur rouge.

Ils reprennent désormais la couleur d’accentuation de Windows, ce qui doit les rendre moins intrusifs visuellement.

Sur l’écran de verrouillage, l’expérience devrait désormais être moins distrayante, car, par défaut, les utilisateurs ne verront plus que le widget Météo.

Microsoft poursuit ainsi la simplification progressive du panneau Widgets entamée au cours des précédentes mises à jour.

Le composant de génération d’images IA devient désinstallable

Sur les Copilot+ PC, Microsoft permet désormais de supprimer le composant Image Generation AI.

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie récente de Microsoft visant à rendre certains composants d’intelligence artificielle plus modulaires et à permettre leur suppression lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

Plusieurs petites corrections bienvenues

KB5121003 contient également de nombreuses corrections plus discrètes.

Microsoft corrige notamment :

  • des préférences du menu Démarrer qui pouvaient disparaître après un redémarrage ;
  • la taille du pointeur de souris qui pouvait être réinitialisée ;
  • certains paramètres d’alimentation qui n’étaient pas correctement conservés ;
  • la gestion du seuil d’activation de l’économiseur d’énergie ;
  • l’impact de certaines recherches Windows Update sur les performances du système..

Microsoft poursuit le remplacement des certificats Secure Boot

La mise à jour Windows 10 améliore également le ciblage des appareils devant recevoir automatiquement les nouveaux certificats Secure Boot.

Microsoft poursuit depuis plusieurs mois le remplacement progressif des anciens certificats Secure Boot arrivant à expiration en 2026.

La société précise que le déploiement continuera au travers de Windows Update sur les appareils compatibles et les PC professionnels non gérés.

Cette opération est progressive : tous les ordinateurs ne reçoivent donc pas les nouveaux certificats au même moment.

400 vulnérabilités corrigées en août 2026

Ce Patch Tuesday reste particulièrement volumineux, même s’il demeure en dessous du record du mois de juillet, où Microsoft avait corrigé 570 vulnérabilités.

Les quelque 400 failles corrigées en août se répartissent approximativement ainsi :

  • 176 vulnérabilités d’élévation de privilèges ;
  • 110 vulnérabilités permettant l’exécution de code à distance ;
  • 86 divulgations d’informations ;
  • 21 vulnérabilités d’usurpation d’identité ;
  • 12 dénis de service ;
  • 11 contournements de fonctions de sécurité.

Microsoft classe par ailleurs 42 vulnérabilités comme critiques, dont 37 permettent potentiellement l’exécution de code à distance et cinq une élévation de privilèges.

Le chiffre de 400 ne comprend pas certaines failles corrigées plus tôt dans le mois dans Azure, Microsoft Teams, Entra, Office, Power Apps ou encore Mariner.

Trois zero-day, dont une exploitée par le groupe Lazarus

Trois vulnérabilités zero-day retiennent particulièrement l’attention ce mois-ci.

L’une était déjà activement exploitée avant la publication du correctif, tandis que les deux autres avaient été rendues publiques.

CVE-2026-68820 : une élévation de privilèges déjà exploitée

La faille la plus préoccupante est CVE-2026-68820, qui affecte le pilote Windows Ancillary Function Driver for WinSock, également connu sous le nom AFD.sys.

Cette vulnérabilité de type « use-after-free » peut permettre à un attaquant déjà authentifié sur la machine d’exécuter une application spécialement conçue afin d’obtenir les privilèges SYSTEM, le niveau de privilège le plus élevé sous Windows. Aucune interaction de l’utilisateur n’est nécessaire.

Selon Check Point, cette zero-day a été exploitée par le groupe nord-coréen Lazarus afin de déployer une nouvelle version de son rootkit en mode noyau FudModule.

Cette vulnérabilité est donc particulièrement importante, car elle permet à un attaquant ayant déjà obtenu un premier accès à un PC de prendre ensuite le contrôle complet du système.

CVE-2026-62832 : Microsoft corrige enfin LegacyHive

Le Patch Tuesday d’août corrige également CVE-2026-62832, une vulnérabilité affectant le Windows User Profile Service.

Les caractéristiques techniques correspondent à la faille LegacyHive, rendue publique en juillet et dont nous avions déjà parlé.

Cette vulnérabilité permet à un utilisateur disposant de droits limités et des identifiants d’un autre compte local de charger la ruche du Registre d’un autre utilisateur.

Un attaquant peut ainsi accéder ou modifier certaines données et, dans certaines conditions, obtenir des privilèges administrateur sans interaction supplémentaire de la victime.

Jusqu’ici, aucun correctif Microsoft officiel n’était disponible et 0patch proposait un micropatch temporaire.

La publication de KB5121003 et des autres mises à jour d’août rend donc cette protection non officielle inutile sur les systèmes correctement mis à jour.

👉A lire :

CVE-2026-72971 : une faille dans Windows Container Isolation

La troisième zero-day, CVE-2026-72971, affecte le pilote Windows Container Isolation FS Filter Driver (unionfs.sys).

Cette vulnérabilité avait déjà été rendue publique avant la publication du Patch Tuesday. Elle permet à un attaquant déjà authentifié localement d’exploiter un problème de résolution de liens dans le pilote unionfs.sys afin d’altérer des données.

Elle concerne notamment les mécanismes utilisés par Windows pour isoler certains systèmes de fichiers dans les environnements conteneurisés.

Aucun problème majeur signalé pour le moment

Au moment de la publication, Microsoft et les premières observations rapportées par WindowsLatest ne font état d’aucun problème majeur généralisé lié à KB5121003.

Même constat pour KB5120249 sous Windows 10, pour laquelle aucun nouveau problème connu important n’est signalé à ce stade.

Il faudra néanmoins attendre quelques jours pour disposer d’un recul suffisant sur plusieurs millions de configurations différentes.

Conclusion

Le Patch Tuesday d’août 2026 est à nouveau particulièrement chargé.

Microsoft corrige environ 400 vulnérabilités, dont trois zero-day. La plus importante, CVE-2026-68820, était déjà utilisée par le groupe Lazarus pour obtenir les privilèges SYSTEM et déployer un rootkit en mode noyau.

La mise à jour clôt également le dossier LegacyHive, divulgué en juillet et désormais officiellement corrigé par Microsoft.

Sous Windows 11, KB5121003 ne se limite pas à la sécurité. Elle poursuit l’évolution progressive du système avec un Explorateur de fichiers plus pratique, une recherche locale plus tolérante aux erreurs, des améliorations de performances, un pavé tactile plus configurable et plusieurs optimisations de fiabilité.

Windows 10 entre quant à lui définitivement dans une logique de maintenance : KB5120249 apporte essentiellement des correctifs de sécurité, une correction de l’Historique des fichiers et la poursuite du renouvellement des certificats Secure Boot.

L’article KB5121003 de Windows 11 : 400 failles corrigées, 3 zero-day et de nombreuses améliorations est apparu en premier sur malekal.com.

Windows 11 : Dell révèle que 245 modèles ont été touchés par le bug lié aux mises à jour de juin et juillet 2026

Par : malekalmorte
9 août 2026 à 08:49

Le problème de compatibilité entre Windows 11 et certains pilotes Intel était beaucoup plus large que prévu.

Dell a finalement confirmé qu’environ 245 modèles de PC ont été concernés par les dysfonctionnements apparus après les mises à jour Windows 11 de juin et juillet 2026. Les symptômes pouvaient aller d’une forte baisse de performances à une surchauffe, une consommation excessive de batterie et même des arrêts inattendus du système.

La bonne nouvelle est que le problème est désormais corrigé grâce à la mise à jour hors cycle KB5121767, publiée par Microsoft le 18 juillet 2026. Les PC concernés doivent toutefois disposer d’une build suffisamment récente pour être définitivement à l’abri.

Un problème apparu avec les mises à jour de juin 2026

Les premiers symptômes sont apparus après l’installation de la mise à jour facultative KB5095093, publiée le 23 juin 2026.

À l’époque, certains propriétaires de PC Dell et Alienware avaient commencé à signaler des problèmes de performances, une hausse des températures ou un comportement anormal du système.

La situation s’est aggravée avec le Patch Tuesday du 14 juillet et la mise à jour obligatoire KB5101650. Microsoft a alors bloqué temporairement son déploiement sur certains PC Dell après avoir identifié une incompatibilité susceptible de provoquer des problèmes sérieux de performances et de gestion énergétique.

Le pilote Intel Innovation Platform Framework au cœur du problème

L’origine du dysfonctionnement se trouve dans une incompatibilité entre le pilote Intel Innovation Platform Framework (IPF) Processor Participant et une nouvelle interface de Windows appelée Windows USB-C Connection Manager.

Le pilote Intel IPF joue un rôle beaucoup plus important qu’un simple pilote de périphérique.

Selon Dell, il prend notamment en charge Intel Dynamic Tuning Technology (DTT), utilisé pour gérer la consommation électrique, les performances, la température du processeur et le fonctionnement des ventilateurs. Il prend aussi en charge Intel Context Sensing Technology, notamment certaines fonctions de détection de présence.

Lorsqu’une mise à jour Windows perturbe son fonctionnement, les conséquences peuvent donc être importantes : le PC peut mal gérer ses limites de puissance, son refroidissement ou ses fréquences de fonctionnement.

Quels problèmes pouvaient apparaître ?

Microsoft indique que les appareils concernés pouvaient subir des modifications anormales des performances, de la consommation électrique ou du comportement général du système.

Dell et Windows Latest ont rapporté plusieurs symptômes possibles :

  • fortes baisses de performances ;
  • augmentation anormale de la température ;
  • consommation excessive de la batterie ;
  • fonctionnement incorrect de la gestion énergétique ;
  • arrêts inattendus du PC.

Dans certains cas, le système pouvait ainsi devenir difficilement utilisable, notamment lorsque la gestion thermique et énergétique ne fonctionnait plus correctement.

Finalement, près de 245 modèles Dell sont concernés

Lors de la découverte initiale du problème, seule une petite dizaine de modèles avaient été publiquement identifiés.

Cette première liste comprenait notamment les Dell Pro Max, plusieurs Precision et les XPS 17 9720 et 9730.

Dell a désormais communiqué une liste beaucoup plus large : environ 245 modèles répartis dans presque toutes ses gammes.

On retrouve notamment :

  • environ 20 modèles Alienware ;
  • une trentaine d’Inspiron ;
  • environ 35 Latitude ;
  • une vingtaine d’OptiPlex ;
  • près de 30 Precision ;
  • une quinzaine de Vostro ;
  • environ 16 XPS ;
  • plusieurs Dell Pro, Dell Pro Max et Dell Pro Precision ;
  • différents PC de bureau, mini-PC, All-in-One et modèles Rugged.

Autrement dit, le problème ne concernait pas uniquement quelques stations de travail professionnelles récentes. Des ordinateurs grand public, professionnels et gaming pouvaient également être touchés.

Alienware également concerné

La présence d’Alienware dans la liste est particulièrement notable.

Les PC gaming reposent fortement sur les mécanismes de gestion dynamique des fréquences, des températures et de la puissance. Un dysfonctionnement du pilote Intel IPF peut donc avoir un impact direct sur leurs performances et leur refroidissement.

Dell recense environ une vingtaine de modèles dans les gammes Area-51, Aurora, m-series et x-series parmi les appareils potentiellement concernés.

Microsoft a publié KB5121767 en urgence

Microsoft a corrigé le problème le 18 juillet avec la mise à jour hors cycle KB5121767 pour Windows 11 24H2 et 25H2.

Cette mise à jour cumulative contient un correctif spécifique destiné aux appareils équipés du pilote Intel IPF et concernés par cette incompatibilité. Microsoft précise qu’elle est principalement recommandée pour les appareils affectés et qu’aucune action n’est nécessaire sur les autres PC.

Après installation :

  • Windows 11 25H2 passe en Build 26200.8894 ;
  • Windows 11 24H2 passe en Build 26100.8894.

Dell recommande désormais d’utiliser ces builds ou une version plus récente.

Comment vérifier si votre PC est corrigé ?

Si vous utilisez un PC Dell et avez rencontré des problèmes de performances, de température ou d’autonomie depuis les mises à jour de juin ou juillet, commencez par vérifier votre version de Windows.

Ouvrez : Paramètres > Système > Informations système
puis consultez la rubrique consacrée aux spécifications de Windows.

Votre PC devrait utiliser au minimum :

  • 26200.8894 sous Windows 11 25H2 ;
  • 26100.8894 sous Windows 11 24H2.

Une build plus récente contient également le correctif.

Vous pouvez aussi lancer Windows Update afin d’installer les dernières mises à jour disponibles.

Faut-il encore installer KB5121767 aujourd’hui ?

Pas nécessairement.

KB5121767 était surtout une mise à jour d’urgence permettant de corriger immédiatement le problème sans attendre le cycle mensuel suivant. Microsoft indique qu’elle n’est recommandée que pour les appareils concernés.

Si votre PC possède déjà une build supérieure à 26200.8894 ou 26100.8894, le correctif est normalement déjà intégré à votre version de Windows.

Il est donc préférable de vérifier votre numéro de build plutôt que de chercher à installer manuellement KB5121767.

Un nouvel exemple des problèmes de compatibilité entre Windows et les pilotes

Cet incident montre une nouvelle fois à quel point les pilotes jouent un rôle critique dans la stabilité d’un système moderne.

Une modification relativement ciblée dans Windows, ici autour de la gestion USB-C, peut entrer en conflit avec un composant utilisé pour la gestion thermique et énergétique du PC.

Microsoft a d’ailleurs reconnu ce problème plus général de qualité des pilotes et travaille avec les constructeurs dans le cadre de sa Driver Quality Initiative. L’objectif est notamment d’améliorer les tests, de limiter les pilotes susceptibles d’interagir de manière problématique avec le noyau et de retirer de Windows Update les pilotes anciens ou devenus incompatibles.

Cela rejoint directement la stratégie récemment présentée par Microsoft pour améliorer la fiabilité de Windows et réduire les problèmes liés aux pilotes tiers.

Dell ou Microsoft : qui est responsable ?

Dell attribue clairement l’apparition du problème aux récentes mises à jour Windows, qui ont introduit l’interface Windows USB-C Connection Manager incompatible avec le pilote Intel IPF utilisé sur ses machines.

Il serait toutefois réducteur de résumer l’incident à une simple faute de Microsoft.

Le problème se situe précisément à l’intersection entre Windows, le pilote Intel et l’intégration réalisée par Dell. Une modification du système d’exploitation peut révéler une incompatibilité qui n’avait pas été détectée lors des phases de validation entre Microsoft, Intel et le constructeur.

C’est précisément ce type de scénario que Microsoft cherche désormais à éviter en renforçant les tests et les critères de validation des pilotes.

Le problème est désormais considéré comme résolu

Pour les utilisateurs, l’essentiel est que le correctif est disponible depuis plusieurs semaines.

Les ordinateurs Dell qui reçoivent normalement les mises à jour Windows devraient désormais utiliser une build contenant la correction.

Si votre PC Dell continue malgré tout à présenter une surchauffe inhabituelle, une baisse soudaine de performances ou des arrêts après les mises à jour de juin ou juillet 2026, il est conseillé de :

  • installer toutes les mises à jour Windows disponibles ;
  • mettre à jour les pilotes Intel et le BIOS depuis le support Dell ;
  • vérifier que Windows utilise au minimum la build 26200.8894 ou 26100.8894 ;
  • contrôler dans le Gestionnaire de périphériques qu’aucune erreur n’est présente sur les composants Intel IPF.

Conclusion

Ce qui semblait initialement être un problème limité à quelques PC Dell s’est finalement révélé beaucoup plus vaste.

Avec environ 245 modèles concernés, des gammes Inspiron et XPS aux Latitude, Precision, OptiPlex et Alienware, cette incompatibilité entre Windows 11 et le pilote Intel IPF constitue l’un des incidents de compatibilité les plus significatifs de ces dernières mises à jour.

Le problème est heureusement corrigé depuis la publication de KB5121767. Il souligne toutefois la difficulté de faire évoluer Windows tout en maintenant la compatibilité avec des milliers de combinaisons de pilotes, de firmwares et de matériels.

Il illustre aussi pourquoi Microsoft met aujourd’hui davantage l’accent sur la qualité des pilotes et sur la coopération avec les constructeurs : une simple incompatibilité peut avoir des conséquences très concrètes sur les performances, la consommation et même la température d’un PC.

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Windows 11 KB5101684 est disponible : une mise à jour facultative qui améliore les performances et l’Explorateur de fichiers

Par : malekalmorte
29 juillet 2026 à 22:20

Microsoft déploie la mise à jour KB5101684 pour Windows 11 24H2 et 25H2. Cette mise à jour facultative de prévisualisation (Preview) n’apporte pas de correctifs de sécurité, mais 42 améliorations et corrections destinées à être intégrées au Patch Tuesday d’août 2026.

Au programme : un Explorateur de fichiers plus rapide, une recherche Windows plus pertinente, des améliorations pour Windows Hello, les widgets, le pavé tactile, l’accessibilité et de nombreux correctifs de fiabilité.

Une mise à jour facultative

KB5101684 est une mise à jour de prévisualisation (« D Release »), distribuée durant la dernière semaine du mois.

Elle n’est pas installée automatiquement. Pour l’obtenir, il faut ouvrir Paramètres > Windows Update puis cliquer sur Télécharger et installer lorsqu’elle est proposée. Si l’option Recevoir les dernières mises à jour dès qu’elles sont disponibles est activée, Windows pourra également proposer ce type de mises à jour plus rapidement.

Après installation :

  • Windows 11 25H2 passe en Build 26200.8973 ;
  • Windows 11 24H2 passe en Build 26100.8973.

Un gain de performances pour l’Explorateur de fichiers

L’Explorateur de fichiers reçoit plusieurs optimisations qui améliorent son confort d’utilisation.

Parmi les changements :

  • affichage des tailles de fichiers en Ko, Mo ou Go au lieu d’un affichage systématique en Ko ;
  • ouverture d’un dossier dans un nouvel onglet avec le clic du milieu depuis la barre d’adresse et la page d’accueil ;
  • disparition de certains clignotements gris lors du chargement ;
  • miniatures plus nettes dans la section Recommandé ;
  • amélioration générale de la stabilité d’explorer.exe.

Microsoft corrige également un problème affectant les partages DFS, où certains fichiers étaient à tort considérés comme provenant d’Internet, empêchant leur aperçu ou ajoutant un marquage de sécurité inutile.

Une recherche Windows plus efficace

Windows Search bénéficie également de plusieurs améliorations.

La recherche d’applications tolère désormais mieux :

  • les fautes de frappe ;
  • les noms partiels des programmes.

Les résultats dans l’application Paramètres sont également mieux classés afin de faire remonter plus rapidement les options les plus pertinentes.

Windows Hello, Widgets et pavé tactile évoluent

Cette mise à jour introduit plusieurs nouveautés.

Windows Hello prend désormais en charge les lecteurs d’empreintes externes compatibles ESS (Enhanced Sign-in Security), permettant d’utiliser une authentification biométrique renforcée sur les PC de bureau et les ordinateurs portables compatibles.

Les Widgets deviennent plus discrets :

  • les badges utilisent désormais la couleur d’accentuation de Windows au lieu du rouge ;
  • l’écran de verrouillage affiche uniquement la météo par défaut pour les nouveaux utilisateurs.

Les utilisateurs d’un pavé tactile de précision disposent également de nouveaux réglages permettant d’ajuster la vitesse du défilement, du zoom et de bénéficier d’un défilement accéléré.

De nombreuses améliorations de fiabilité

KB5101684 apporte aussi une longue série de corrections.

Microsoft améliore notamment :

  • la fiabilité du menu Démarrer ;
  • les écrans de connexion et de verrouillage ;
  • la barre des tâches ;
  • la gestion des plans d’alimentation ;
  • Windows Update, avec un calcul plus précis de la progression des téléchargements et un nettoyage plus efficace après les mises à jour ;
  • les sauvegardes Historique des fichiers vers des partages réseau SMB ;
  • la fiabilité des renouvellements DHCP ;
  • les performances d’impression des imprimantes IPPS ;
  • le presse-papiers lors des connexions Bureau à distance et Azure Virtual Desktop ;
  • la stabilité des applications Office dans les environnements virtualisés.

Accessibilité et commandes vocales

Les utilisateurs de Voice Access profitent de plusieurs nouveautés :

  • un mode Voice Isolation qui filtre les voix des autres personnes ;
  • un mode supprimant uniquement les bruits de fond ;
  • la prise en charge de la langue coréenne ;
  • une meilleure fiabilité du démarrage de la fonctionnalité.

Du côté de l’accessibilité, Microsoft améliore également Loupe, dont les barres tactiles de déplacement sont désormais désactivées par défaut afin de ne plus masquer une partie de l’écran agrandi.

Faut-il installer KB5101684 ?

Comme toutes les mises à jour Preview, KB5101684 est principalement destinée aux utilisateurs souhaitant tester les futures améliorations de Windows avant leur déploiement général.

Si votre ordinateur fonctionne correctement, vous pouvez attendre le Patch Tuesday d’août 2026, qui intégrera automatiquement ces correctifs avec les prochaines mises à jour de sécurité.

En revanche, si vous êtes concerné par l’un des problèmes corrigés (Explorateur de fichiers, recherche Windows, SMB, Windows Hello ou performances générales), cette mise à jour peut être intéressante à installer dès maintenant.

L’article Windows 11 KB5101684 est disponible : une mise à jour facultative qui améliore les performances et l’Explorateur de fichiers est apparu en premier sur malekal.com.

Non, Microsoft ne va pas bloquer les copies piratées de Windows 11 grâce au TPM : une confusion autour de KMS Hardware-Secured

Par : malekalmorte
27 juillet 2026 à 11:19

Depuis quelques jours, plusieurs articles affirment que Microsoft s’apprête à utiliser le TPM (Trusted Platform Module) pour mettre fin aux activations pirates de Windows 11.

Cette information est pourtant trompeuse. La nouvelle fonctionnalité KMS Hardware-Secured annoncée par Microsoft ne concerne pas les PC des particuliers, mais uniquement les serveurs KMS utilisés par les entreprises pour activer leurs parcs Windows.

Autrement dit, Microsoft ne déploie pas un nouveau mécanisme destiné à détecter ou désactiver les copies non officielles de Windows 11 sur les ordinateurs personnels.

D’où vient cette confusion ?

Le 22 juillet 2026, Microsoft a présenté KMS Hardware-Secured, une évolution du Key Management Service (KMS), son système d’activation en volume destiné aux entreprises.

Rapidement, plusieurs médias ont rapproché cette annonce de la fermeture de certaines méthodes d’activation pirate en 2025, laissant entendre que Microsoft utilisait désormais le TPM pour empêcher toute activation illégale de Windows.

En réalité, ces deux sujets sont indépendants. Le nouveau mécanisme annoncé par Microsoft vise uniquement à renforcer la sécurité des serveurs KMS légitimes utilisés dans les organisations.

Qu’est-ce que KMS ?

Le Key Management Service (KMS) est une solution de licences en volume utilisée par les entreprises, les administrations et les établissements scolaires.

Au lieu que chaque ordinateur contacte directement les serveurs de Microsoft pour être activé, les postes Windows s’adressent à un serveur KMS interne qui gère l’activation de l’ensemble du parc informatique.

Ce système est totalement transparent pour les utilisateurs et n’est pas utilisé sur les éditions Windows achetées par les particuliers.

👉A lire :

Licence volume Windows (MAK et KMS) : comprendre les licences destinées aux entreprises et organisations

Ce qui change avec KMS Hardware-Secured

Avec KMS Hardware-Secured, Microsoft demande désormais que le serveur KMS puisse prouver son identité grâce à une puce TPM.

Avant d’autoriser un serveur à distribuer des activations Windows, Microsoft vérifiera notamment :

  • que le serveur possède bien un TPM compatible ;
  • que son identité matérielle est authentique ;
  • que la plateforme n’a pas été modifiée ou compromise.

L’objectif est d’empêcher qu’un faux serveur KMS puisse usurper l’identité d’un serveur légitime et distribuer des activations au sein d’une organisation.

Les particuliers ne sont pas concernés

C’est le point le plus important.

Le TPM de votre PC n’est pas utilisé pour vérifier si votre copie de Windows est officielle.

La nouvelle exigence concerne uniquement le serveur KMS utilisé par les entreprises.

Les ordinateurs Windows personnels, qu’ils soient activés avec une licence OEM, une licence Retail ou une licence numérique, ne sont pas concernés par cette évolution.

Les méthodes d’activation pirate actuelles continuent de fonctionner

Windows Latest rappelle également que les principales méthodes d’activation pirate actuellement utilisées ne reposent généralement pas sur un serveur KMS d’entreprise.

Certaines utilisent une fausse infrastructure KMS locale, tandis que d’autres enregistrent directement une licence numérique ou modifient les mécanismes internes d’activation de Windows.

Dans ces cas, le nouveau contrôle TPM sur les serveurs KMS d’entreprise n’intervient pas, ce qui explique pourquoi cette annonce ne constitue pas une offensive générale contre le piratage de Windows.

👉A lire :

Une mise en œuvre progressive

Microsoft ne rend pas immédiatement cette nouvelle exigence obligatoire.

À partir d’août 2026, Windows Server 2025 affichera simplement des avertissements indiquant si un serveur KMS est prêt à utiliser KMS Hardware-Secured.

L’obligation d’utiliser un TPM n’entrera en vigueur qu’avec une prochaine version LTSC de Windows Server, dont la date de disponibilité n’a pas encore été annoncée. Les déploiements KMS existants continueront donc à fonctionner normalement d’ici là.

Pourquoi Microsoft met-il en place cette protection ?

L’objectif est avant tout de renforcer la sécurité des infrastructures d’entreprise.

Microsoft explique que des attaquants ont déjà utilisé de faux serveurs KMS pour répondre aux demandes d’activation à la place des serveurs légitimes.

En imposant une attestation matérielle via le TPM, l’entreprise souhaite empêcher l’usurpation d’identité de ces serveurs et garantir que seuls des hôtes KMS authentiques puissent distribuer des licences Windows.

Conclusion

Contrairement à ce qui a été relayé par certains médias, Microsoft ne prépare pas un blocage des copies piratées de Windows 11 grâce au TPM.

La nouveauté KMS Hardware-Secured vise exclusivement les serveurs KMS utilisés dans les environnements professionnels afin de renforcer leur sécurité contre les usurpations d’identité.

Pour les particuliers, cette annonce ne change rien au fonctionnement de Windows ou à son activation. Elle illustre surtout la volonté de Microsoft de mieux protéger les infrastructures de licences en volume des entreprises.

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LegacyHive : une nouvelle faille zero-day Windows permet d’obtenir des privilèges administrateur, un correctif non officiel est déjà disponible

Par : malekalmorte
21 juillet 2026 à 19:15

Une nouvelle vulnérabilité zero-day baptisée LegacyHive suscite l’attention de la communauté de la cybersécurité. Dévoilée quelques heures seulement après le Patch Tuesday de juillet 2026, cette faille affecte des versions entièrement à jour de Windows et permet à un utilisateur disposant de droits limités d’obtenir un accès privilégié au système.

Si Microsoft n’a pas encore publié de correctif ni attribué de numéro CVE, un micropatch gratuit est déjà proposé par la société ACROS Security via sa plateforme 0patch.

Qu’est-ce que LegacyHive ?

LegacyHive est une vulnérabilité d’élévation de privilèges locale (Local Privilege Escalation – LPE) qui cible le Windows User Profile Service (ProfSvc), le service chargé de créer, charger et gérer les profils des utilisateurs Windows.

Chaque compte Windows possède un ensemble de ruches du Registre (Registry Hives) contenant ses paramètres personnels, ses associations de fichiers, les préférences de l’Explorateur de fichiers ou encore la configuration de nombreuses applications.

La vulnérabilité permet à un utilisateur standard de charger la ruche de registre d’un autre utilisateur, y compris celle d’un administrateur, avec des droits de lecture et d’écriture. Un attaquant peut alors modifier certains paramètres afin que son propre code soit exécuté lors de la prochaine connexion de l’utilisateur ciblé.

Une exploitation plus complexe qu’il n’y paraît

Contrairement à certaines publications alarmistes, LegacyHive ne permet pas à un attaquant distant de prendre instantanément le contrôle d’un PC.

Pour exploiter cette vulnérabilité, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • disposer d’un accès local à la machine ;
  • utiliser un compte Windows standard ;
  • connaître les identifiants d’un autre utilisateur standard ;
  • connaître le nom d’un troisième compte, qui peut être administrateur.

Le chercheur à l’origine de la découverte, connu sous le pseudonyme Nightmare Eclipse, indique d’ailleurs avoir volontairement diffusé une preuve de concept (PoC) volontairement limitée afin d’éviter une exploitation immédiate à grande échelle. La version originale serait nettement plus puissante.

Pourquoi cette faille reste préoccupante

Même si son exploitation nécessite déjà un accès au système, plusieurs chercheurs en sécurité estiment que LegacyHive constitue un excellent point de départ pour une chaîne d’attaque.

Une fois la ruche d’un administrateur modifiée, il devient possible de faire exécuter automatiquement un programme malveillant lors de sa prochaine ouverture de session, ce qui revient, dans les faits, à obtenir des privilèges administrateur.

Autrement dit, LegacyHive n’est pas un outil de compromission initiale, mais un outil d’escalade de privilèges, souvent utilisé après une première intrusion pour prendre le contrôle complet d’une machine.

Microsoft enquête, mais aucun correctif n’est encore disponible

Microsoft a confirmé être informé de la vulnérabilité et indique analyser actuellement son impact.

À ce jour :

  • aucun numéro CVE n’a été attribué ;
  • aucune mise à jour de sécurité n’est disponible ;
  • aucun calendrier de correction n’a été annoncé.

Ce n’est pas la première fois que Nightmare Eclipse publie publiquement une faille zero-day avant qu’un correctif officiel soit disponible. Ces derniers mois, plusieurs vulnérabilités Windows divulguées par ce chercheur ont finalement été corrigées lors des Patch Tuesday de Microsoft.

Des micropatchs gratuits disponibles avec 0patch

En attendant une mise à jour officielle, ACROS Security a publié un micropatch gratuit via son service 0patch.

Contrairement aux correctifs traditionnels de Windows, un micropatch modifie uniquement quelques instructions mémoire au moment de l’exécution, sans remplacer de fichiers système et sans nécessiter de redémarrage.

Selon ACROS, ce correctif empêche LegacyHive de charger la ruche d’un autre utilisateur. L’exploitation continue de fonctionner, mais elle ne charge plus qu’un profil temporaire, ce qui rend l’attaque inutile.

Les micropatchs sont disponibles gratuitement pour :

  • Windows 10 version 2004 et ultérieures ;
  • Windows 11 ;
  • Windows Server 2022 et versions plus récentes.

Faut-il s’inquiéter ?

Pour la majorité des particuliers, le risque reste relativement limité puisqu’un attaquant doit déjà disposer d’un accès local à l’ordinateur.

En revanche, dans les environnements professionnels ou les postes partagés, cette vulnérabilité peut représenter un risque plus important, notamment si elle est combinée avec une autre faille permettant d’obtenir un premier accès au système.

Comme souvent avec les vulnérabilités d’élévation de privilèges, LegacyHive prend toute son importance lorsqu’elle est intégrée dans une chaîne d’exploitation plus complexe.

Conclusion

LegacyHive illustre une nouvelle fois l’intérêt des attaques combinant plusieurs vulnérabilités. Si cette zero-day ne permet pas, à elle seule, de compromettre un ordinateur à distance, elle offre un moyen efficace d’obtenir des privilèges administrateur une fois une première intrusion réalisée.

En attendant le correctif officiel de Microsoft, les organisations souhaitant renforcer leur protection peuvent déployer gratuitement le micropatch proposé par 0patch ou limiter la création de comptes locaux inutiles et surveiller les activités anormales liées au service ProfSvc.

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Microsoft suspend KB5101650 sur certains PC Dell et publie KB5121767 pour corriger le problème

Par : malekalmorte
19 juillet 2026 à 08:15

Quelques jours seulement après le déploiement du Patch Tuesday de juillet 2026, Microsoft a suspendu la distribution de la mise à jour KB5101650 sur certains ordinateurs Dell équipés de processeurs Intel.

Le problème est lié à une incompatibilité entre le pilote Intel Innovation Platform Framework (IPF) Processor Participant et une nouvelle interface Windows USB-C Connection Manager introduite dans les récentes mises à jour de Windows 11.

Pour les appareils concernés, Microsoft a publié une mise à jour spécifique baptisée KB5121767, destinée à résoudre ces dysfonctionnements.

Pourquoi Microsoft bloque KB5101650 ?

La mise à jour KB5101650, diffusée lors du Patch Tuesday du 14 juillet, est l’une des plus importantes de l’année avec 570 vulnérabilités corrigées, dont 3 zero-day.

Toutefois, Microsoft a identifié un problème sur certains PC Dell utilisant le pilote Intel Innovation Platform Framework Processor Participant.

Sur ces machines, l’installation de KB5101650 peut provoquer :

  • Des arrêts inattendus du PC.
  • Une baisse importante des performances.
  • Une surchauffe du système.
  • Une consommation excessive de la batterie.
  • Un point d’exclamation jaune sur le pilote Intel dans le Gestionnaire de périphériques.

Une incompatibilité avec le nouveau gestionnaire USB-C

Selon Microsoft, l’origine du problème est une incompatibilité entre le pilote Intel IPF et le nouveau composant Windows USB-C Connection Manager.

Cette nouvelle interface a été introduite avec la mise à jour de prévisualisation KB5095093 de juin 2026 afin d’améliorer la gestion des périphériques USB-C et la fiabilité des connexions.

Le problème était peu visible lors de la diffusion de la Preview, car celle-ci était facultative. En revanche, les changements ayant ensuite été intégrés dans KB5101650, le risque concernait désormais un nombre beaucoup plus important d’ordinateurs.

Quels PC Dell sont concernés ?

Microsoft parle d’un nombre limité de PC Dell, sans publier de liste officielle.

D’après les informations obtenues par Windows Latest, les modèles concernés incluent notamment :

  • Dell Pro Max 14 Premium MA14250
  • Dell Pro Max 16 Premium MA16250
  • Dell Pro Precision 7 14 PW714260
  • Dell Pro Precision 7 16 PW716260
  • Precision 5470, 5480, 5490 et 5770
  • XPS 17 9720
  • XPS 17 9730

Microsoft précise toutefois que cette liste pourrait évoluer et que d’autres appareils équipés du même pilote Intel pourraient également être concernés.

Microsoft publie KB5121767

Afin de résoudre ce problème, Microsoft a publié la mise à jour KB5121767.

Contrairement à KB5101650, il ne s’agit pas d’une mise à jour cumulative classique mais d’un correctif spécifique destiné aux appareils affectés par cette incompatibilité.

Microsoft indique que la plupart des utilisateurs n’ont pas besoin d’installer KB5121767, puisqu’elle est réservée aux modèles concernés par le problème. Les PC non affectés peuvent continuer à utiliser normalement KB5101650.

Que faire si votre PC est concerné ?

Si Windows Update ne propose pas KB5101650, il est recommandé de ne pas forcer son installation à l’aide du Catalogue Microsoft Update ou d’autres outils.

Microsoft a volontairement bloqué son déploiement sur les appareils incompatibles afin d’éviter les problèmes de performances et de stabilité.

Les utilisateurs ayant déjà installé KB5101650 et rencontrant les symptômes décrits peuvent :

  • Désinstaller la dernière mise à jour Windows.
  • Installer le correctif KB5121767 lorsqu’il est proposé.
  • Vérifier la présence de nouvelles mises à jour BIOS ou pilotes publiées par Dell.

Microsoft et Dell travaillent conjointement à la résolution définitive du problème.

Un rappel de l’importance des pilotes

Cet incident montre une nouvelle fois qu’un pilote matériel peut avoir un impact important sur la stabilité de Windows.

Même si KB5101650 corrige un nombre record de vulnérabilités, Microsoft a préféré suspendre son déploiement sur certains appareils plutôt que de risquer des problèmes de surchauffe, de consommation énergétique ou d’extinction inopinée.

Cette stratégie illustre également l’intérêt du Controlled Feature Rollout (CFR) et des mécanismes de blocage de compatibilité utilisés par Windows Update pour éviter qu’une mise à jour problématique ne soit distribuée à l’ensemble des utilisateurs.

Conclusion

Le blocage temporaire de KB5101650 sur certains PC Dell montre que Microsoft privilégie désormais la prudence lorsqu’une incompatibilité matérielle est détectée.

Grâce à KB5121767, les appareils concernés disposent d’un correctif spécifique, tandis que les autres utilisateurs peuvent continuer à bénéficier des améliorations de sécurité et des nouvelles fonctionnalités introduites avec le Patch Tuesday de juillet 2026.

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Windows 11 KB5101650 : le Patch Tuesday de juillet 2026 corrige 570 failles dont 3 zero-day et déploie de nombreuses nouveautés

Par : malekalmorte
15 juillet 2026 à 07:14

Microsoft déploie la mise à jour cumulative KB5101650 pour Windows 11 24H2 et 25H2 dans le cadre du Patch Tuesday de juillet 2026. Cette mise à jour obligatoire porte les systèmes aux builds 26100.8875 et 26200.8875.

Au-delà des correctifs de sécurité, Microsoft intègre plusieurs fonctionnalités déjà testées dans la mise à jour de prévisualisation KB5095093, notamment Restauration à un instant dans le passé, Teinte de l’écran, des améliorations Bluetooth, des Widgets moins intrusifs ainsi que plusieurs optimisations de l’Explorateur de fichiers.

Mais cette mise à jour est surtout marquée par un record : 570 vulnérabilités corrigées, dont 3 zero-day, deux étant déjà exploitées dans des attaques.

Un Patch Tuesday record : 570 vulnérabilités corrigées

Le Patch Tuesday de juillet 2026 est l’un des plus importants publiés par Microsoft.

Au total, l’entreprise corrige 570 vulnérabilités, parmi lesquelles :

  • 254 élévations de privilèges.
  • 145 exécutions de code à distance (RCE).
  • 102 divulgations d’informations.
  • 35 dénis de service.
  • 17 contournements de fonctionnalités de sécurité.
  • 16 vulnérabilités d’usurpation d’identité.

Parmi elles figurent 3 failles zero-day, dont 2 déjà exploitées avant la publication des correctifs.

Microsoft recommande donc d’installer cette mise à jour dès que possible.

Trois zero-day corrigées, dont deux déjà exploitées

Parmi les 570 vulnérabilités corrigées ce mois-ci figurent trois failles zero-day, dont deux étaient déjà activement exploitées avant la publication des correctifs.

CVE-2026-56155 – Élévation de privilèges dans Active Directory Federation Services (AD FS)

Cette vulnérabilité affecte Active Directory Federation Services (AD FS), le composant de Microsoft utilisé pour l’authentification unique (SSO) dans de nombreux environnements professionnels.

En raison d’un contrôle d’accès insuffisamment granulaire, un utilisateur déjà authentifié pouvait obtenir des privilèges administrateur sur le système.

Microsoft n’a pas communiqué de détails sur les attaques observées, mais indique que cette faille a été découverte par son équipe Detection and Response Team (DART) lors d’investigations menées sur des incidents réels.

Le lien Microsoft : Vulnérabilité d’élévation de privilèges dans les services de fédération Active Directory (AD FS)

CVE-2026-56164 – Élévation de privilèges dans Microsoft SharePoint Server

La seconde zero-day activement exploitée concerne Microsoft SharePoint Server.

Cette vulnérabilité permet à un attaquant distant non authentifié d’obtenir des privilèges élevés sur un serveur SharePoint en exploitant un défaut d’authentification sur une fonction critique.

En attendant l’installation du correctif, Microsoft recommande d’activer AMSI (Antimalware Scan Interface) sur le serveur et de configurer le mode Request Body Scan sur Full afin de limiter les risques d’exploitation.

Comme pour la précédente vulnérabilité, Microsoft n’a pas publié de détails sur les attaques observées.

Le lien Microsoft : Vulnérabilité d’élévation de privilèges dans Microsoft SharePoint Server

CVE-2026-50661 – Contournement de BitLocker

La troisième zero-day avait déjà été rendue publique avant la publication du correctif.

Cette vulnérabilité concerne BitLocker et permet de contourner le chiffrement d’un disque système. Un attaquant disposant d’un accès physique à l’ordinateur pourrait exploiter cette faille pour accéder aux données pourtant protégées par BitLocker.

Même si cette attaque nécessite un accès direct à la machine, Microsoft recommande d’installer rapidement la mise à jour afin d’empêcher toute tentative de contournement du chiffrement.

Le lien Microsoft : Vulnérabilité de contournement de la fonctionnalité de sécurité dans Windows BitLocker

La restauration à un instant dans le passé arrive pour davantage d’utilisateurs

L’une des principales nouveautés de KB5101650 est le déploiement plus large de Restauration à un instant dans le passé.

Cette nouvelle fonction modernise la restauration système et permet de revenir plus facilement à un état précédent du PC après un problème logiciel, une mise à jour défaillante ou l’installation d’un pilote instable.

👉Pour tout comprendre, lire :

Infographique complète : comment utiliser la restauration à un instant dans le passé de Windows 11

Le bug des 500 Go d’espace disque est corrigé

Microsoft corrige également le bug du fichier CapabilityAccessManager.db-wal.

À cause d’un dysfonctionnement du composant Capability Access Manager, ce fichier journal pouvait grossir de manière incontrôlée et consommer plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de gigaoctets d’espace disque sur certains PC.

KB5101650 intègre le correctif afin d’empêcher cette croissance anormale.

👉CLe guide complet :

Des Widgets enfin moins intrusifs

Microsoft poursuit la refonte des Widgets de Windows 11.

Avec KB5101650 :

  • les badges de notification deviennent plus discrets ;
  • le tableau de bord est plus lisible ;
  • les couleurs s’adaptent mieux au thème Windows ;
  • l’ouverture accidentelle au survol est moins fréquente.

L’objectif est de rendre les Widgets plus utiles sans qu’ils monopolisent l’attention de l’utilisateur.

Des Widgets enfin moins intrusifs dans Windows 11

Teinte de l’écran améliore l’accessibilité

KB5101650 déploie également Teinte de l’écran, une nouvelle fonction d’accessibilité.

Contrairement au mode Éclairage nocturne, qui modifie principalement la température des couleurs, Teinte de l’écran applique une teinte personnalisable sur l’ensemble de l’écran afin d’améliorer le confort visuel.

Cette fonctionnalité s’adresse notamment aux personnes sensibles à la luminosité ou souffrant de certains troubles de la vision.

Une nouvelle fonction Teinte de l'écran dans Windows 11

L’Explorateur de fichiers gagne en performances

Microsoft apporte également plusieurs optimisations à l’Explorateur de fichiers.

La mise à jour améliore notamment :

  • la vitesse d’ouverture de certaines fenêtres ;
  • la fiabilité de la barre d’adresse ;
  • le renommage des fichiers ;
  • la stabilité générale d’Explorer.exe.

Ces optimisations visent à rendre l’utilisation quotidienne de Windows plus fluide.

Bluetooth devient plus fiable

Microsoft poursuit également ses améliorations du Bluetooth.

KB5101650 améliore notamment :

  • la compatibilité avec les appareils Bluetooth LE Audio ;
  • la stabilité des connexions ;
  • les appels audio ;
  • la gestion des microphones Bluetooth ;
  • la reconnexion après une sortie de veille.

Ces changements devraient être particulièrement appréciés par les utilisateurs d’écouteurs et de casques Bluetooth.

Une nouvelle option pour le pavé tactile

Les utilisateurs de PC portables peuvent désormais personnaliser plus finement la taille de la zone utilisée pour le clic droit du pavé tactile.

Windows propose plusieurs tailles prédéfinies afin d’adapter le comportement du pavé tactile aux préférences de chacun.

Cette option est accessible dans : Paramètres > Bluetooth et appareils > Pavé tactile

Améliorations apportées à Mobile connecté

Dans le cadre de l’expérience Phone Link, la gestion des appels entre un téléphone appairé et un ordinateur via Bluetooth gagne en cohérence et en prévisibilité, notamment en ce qui concerne l’acheminement du son au début d’un appel. Les appels sortants restent désormais sur le téléphone pendant la phase de sonnerie et ne basculent de manière transparente vers l’appareil qu’une fois l’appel pris sous Windows 11.

Le comportement des appels entrants a également été optimisé lorsque le mode « Ne pas déranger » est activé, ce qui évite les interruptions audio indésirables sur le PC lorsque les appels sont gérés sur un téléphone connecté.
Accès vocal et langues de saisie vocale

L’Accès vocal et la Saisie vocale prennent désormais en charge le français, l’allemand et l’espagnol, élargissant ainsi les options de dictée à davantage de régions.

De plus, au fur et à mesure que vous parlez, le système affine le texte en temps réel en corrigeant les erreurs de grammaire, de ponctuation et de reconnaissance. Il s’adapte également mieux au bruit de fond, ce qui améliore la clarté et réduit le besoin de corrections manuelles. Cette fonctionnalité est disponible sur les PC équipés de Copilot+.

Corrections relatives à la virtualisation réseau

Le réseau bénéficie d’améliorations tant dans les environnements virtualisés que standard. Les machines virtuelles confidentielles utilisent désormais par défaut l’accélération matérielle SR-IOV pour de meilleures performances et un débit accru.

Un problème de réseau Hyper-V imbriqué a été résolu afin d’améliorer la fiabilité de l’approvisionnement des machines virtuelles. De plus, des mises à jour au niveau du système réduisent les erreurs Wi-Fi, améliorent la connectivité cellulaire, y compris la prise en charge des VPN IPv6, et renforcent la compatibilité avec les outils VPN tiers.

Windows modernise aussi l’installation des imprimantes

Microsoft améliore également la prise en charge des imprimantes modernes.

Windows privilégie désormais Windows Protected Print basé sur Internet Printing Protocol (IPP) pour les imprimantes compatibles.

Cette évolution permet de limiter la dépendance aux pilotes propriétaires et simplifie l’installation des imprimantes tout en renforçant la sécurité.

Autres corrections et améliorations

Cette mise à jour apporte également quelques corrections et améliorations supplémentaires :

  • Audio : améliore la fiabilité du pilote audio HD intégré.
  • Barre des tâches : corrige un problème où le clic sur le bord gauche de la barre des tâches pour ouvrir le menu Démarrer pouvait ne pas fonctionner correctement lorsque les icônes étaient alignées à gauche.
  • Panneau Emoji : remplace le fournisseur de GIF Tenor par GIPHY pour une expérience de navigation et de partage plus fluide.
  • Sous-système Windows pour Linux (WSL) : améliore la stabilité en mode réseau miroir lors de l’utilisation de connexions VPN.
  • Affichage : améliore la fiabilité du défilement dans les applications sur plusieurs écrans et optimise l’application et la persistance des profils de couleurs.
  • Authentification : améliore les connexions via le canal sécurisé Netlogon pour les contrôleurs de domaine et les anciennes configurations de serveur.
  • Réseau : améliore la fiabilité lors de la connexion à des ressources réseau partagées, y compris NetUseAdd et les connexions non authentifiées. De plus, le géant du logiciel a renforcé la sécurité de l’enregistrement des transports TDI. Les applications utilisant des transports TDI tiers non enregistrés pourraient cesser de fonctionner après cette mise à jour.
  • Menu Démarrer : les nouvelles applications et celles supprimées se mettent désormais à jour sans nécessiter de déconnexion ni de redémarrage.
  • Barre des tâches : corrige des problèmes liés aux badges de notification afin que les compteurs et les éléments visuels s’actualisent correctement dans toutes les applications.
  • Stratégie de groupe : le comportement de la stratégie de groupe lié à la recherche est désormais plus fiable, ce qui améliore la cohérence dans les environnements gérés et d’entreprise.
  • Corbeille : corrige un problème dans lequel la boîte de dialogue de confirmation pouvait
  • Applications : correction d’un problème pouvant entraîner l’affichage inattendu de messages de contrôle des comptes d’utilisateurs (UAC) par certaines applications et certains programmes d’installation après l’installation de la mise à jour KB5089549. Par ailleurs, une correction a été apportée pour certaines applications tierces utilisant OLE Automation qui pouvaient ne pas parvenir à lancer Microsoft Office ou à ouvrir des documents après l’installation de la mise à jour de sécurité de juin 2026 (KB5094126).
  • Bureau à distance : la conception de la boîte de dialogue qui s’affiche lors de l’activation du Bureau à distance dans Paramètres > Système > Bureau à distance a été actualisée. De plus, la société a ajouté la prise en charge des empreintes de certificats SHA-2 pour les éditeurs RDP de confiance. Microsoft recommande de passer à SHA-256 ou à des algorithmes plus puissants, car la prise en charge de SHA-1 sera à terme supprimée.
  • Noyau graphique : Amélioration de la gestion de la mémoire sur les PC dotés de plus de 32 Go de RAM, permettant l’exécution locale de modèles d’IA plus volumineux.
  • Performances : Amélioration des performances d’arrêt grâce à la réduction du temps nécessaire pour arrêter le service de transfert intelligent en arrière-plan (BITS) lors de la mise hors tension de l’ordinateur.
  • Stockage : correction d’un problème d’utilisation de l’espace de stockage par le fichier CapabilityAccessManager.db-wal, qui entraînait une augmentation de la taille de la base de données de plusieurs gigaoctets.
  • Sécurité : mise à jour de l’outil curl de Windows 11 vers la version 8.21.0 et intégration d’améliorations de sécurité supplémentaires.
  • Saisie : mise à jour du comportement de nettoyage des raccourcis clavier. Dans de rares cas, certaines fonctionnalités intégrées peuvent temporairement cesser de répondre aux raccourcis clavier. Le redémarrage de l’application concernée résout généralement le problème.

Conclusion

Avec KB5101650, Microsoft signe l’un des Patch Tuesday les plus importants de ces dernières années. Outre la correction d’un nombre record de 570 vulnérabilités, dont 3 zero-day, cette mise à jour apporte de nombreuses améliorations attendues par les utilisateurs : restauration système modernisée, Widgets plus discrets, Teinte de l’écran, optimisations Bluetooth, Explorateur de fichiers plus rapide et correction de plusieurs bugs importants.

Elle illustre également la nouvelle stratégie de Microsoft : faire évoluer Windows 11 progressivement, en ajoutant régulièrement de nouvelles fonctionnalités via les mises à jour mensuelles plutôt que d’attendre les grandes versions annuelles.

L’article Windows 11 KB5101650 : le Patch Tuesday de juillet 2026 corrige 570 failles dont 3 zero-day et déploie de nombreuses nouveautés est apparu en premier sur malekal.com.

Microsoft confirme un nouveau blocage des certificats Secure Boot 2023 sur certains PC Windows 11

Par : malekalmorte
13 juillet 2026 à 16:07

Microsoft a reconnu un nouveau problème empêchant l’installation des certificats Secure Boot 2023 sur certains PC Windows 11.

Ce blocage concerne une partie des appareils participant à la transition vers les nouveaux certificats de démarrage sécurisé, destinés à remplacer les certificats historiques de 2011 qui arriveront à expiration à partir de 2026.

L’entreprise indique travailler sur un correctif et recommande aux utilisateurs concernés de patienter jusqu’à la publication d’une nouvelle mise à jour.

👉A lire sur le sujet :

Un nouveau problème détecté

Depuis plusieurs semaines, Microsoft déploie progressivement les nouveaux certificats Secure Boot 2023 via Windows Update.

Toutefois, l’entreprise a confirmé que certains appareils ne parviennent pas à terminer correctement cette mise à jour.

Dans les journaux d’événements Windows, les utilisateurs concernés peuvent notamment observer des événements indiquant que la mise à jour des certificats n’a pas pu être appliquée.

Microsoft précise que ce problème est actuellement à l’étude et qu’un correctif est en préparation.

👉Ce n’est d’ailleurs pas la première fois : [/su_lien]Secure Boot 2023 de Windows 11 : les mises à jour échouent sur certains PC (explications et solutions)[/su_lien]

Quels PC sont concernés ?

À ce stade, Microsoft n’a pas publié de liste précise des modèles affectés.

Le problème semble toucher uniquement une partie des appareils compatibles avec Secure Boot et ne concerne pas tous les PC Windows 11.

L’entreprise poursuit son déploiement progressif afin de limiter les risques de compatibilité, notamment avec certains firmwares UEFI.

« De nombreux fabricants publient activement ces mises à jour de micrologiciel via leurs canaux de mise à jour habituels. Si une mise à jour de micrologiciel est nécessaire, consultez la page d’assistance relative au démarrage sécurisé de votre fabricant pour connaître la marche à suivre », a indiqué Microsoft, ce qui corrobore nos conclusions précédentes.

Pourquoi ces certificats sont-ils importants ?

Les certificats Secure Boot 2023 remplacent progressivement ceux introduits en 2011.

Ils permettent de continuer à vérifier l’intégrité de la chaîne de démarrage de Windows et de protéger le système contre les chargeurs de démarrage malveillants ou compromis.

Sans cette mise à jour, un ordinateur continuera généralement à fonctionner normalement, mais il pourrait ne plus recevoir certaines futures mises à jour de révocation (DBX) destinées à bloquer des composants vulnérables.

Microsoft préfère bloquer la mise à jour plutôt que de prendre un risque

Ce nouveau problème illustre la prudence adoptée par Microsoft dans le déploiement des certificats Secure Boot 2023.

Plutôt que de forcer une mise à jour susceptible de provoquer un problème de démarrage, l’entreprise préfère suspendre temporairement son installation sur les appareils concernés.

Cette stratégie avait déjà été observée lors des premiers déploiements, notamment après plusieurs incidents liés à certains firmwares UEFI de constructeurs.

Que faire si votre PC est concerné ?

Microsoft ne recommande actuellement aucune manipulation particulière.

Si votre appareil ne reçoit pas encore les certificats Secure Boot 2023 ou si leur installation échoue, il est conseillé :

  • d’installer les dernières mises à jour Windows ;
  • de vérifier si une mise à jour du BIOS/UEFI est disponible auprès du constructeur ;
  • d’attendre la publication du correctif annoncé par Microsoft.

L’entreprise indique qu’une prochaine mise à jour permettra de résoudre ce problème sur les appareils concernés.

Une transition toujours en cours

Ce nouvel incident montre que la migration vers les certificats Secure Boot 2023 reste un chantier important pour Microsoft.

Depuis plusieurs mois, l’entreprise procède par étapes afin de limiter les risques d’incompatibilité avec les nombreux matériels et firmwares UEFI encore en circulation.

Même si certains utilisateurs rencontrent actuellement des difficultés, Microsoft confirme que cette transition reste indispensable avant l’expiration définitive des anciens certificats.

👉 Consultez également notre dossier complet consacré à Secure Boot 2023, qui explique le fonctionnement des certificats, les dates importantes et les vérifications à effectuer sur votre PC.

Conclusion

Microsoft poursuit le déploiement des certificats Secure Boot 2023, mais un nouveau problème empêche actuellement leur installation sur certains PC Windows 11. L’entreprise travaille sur un correctif et recommande aux utilisateurs concernés de patienter avant toute intervention manuelle.

Cette nouvelle difficulté rappelle que la migration vers les nouveaux certificats constitue une opération sensible, qui dépend à la fois de Windows, du firmware UEFI et des fabricants de matériel.

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Microsoft : l’IA va permettre de découvrir davantage de failles de sécurité dans Windows

Par : malekalmorte
10 juillet 2026 à 10:43

Microsoft estime que les futures mises à jour de sécurité de Windows contiendront un nombre croissant de correctifs grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle.

L’entreprise explique que l’IA lui permet désormais d’identifier des vulnérabilités plus tôt dans le cycle de développement, mais aussi d’accélérer leur analyse et la création des correctifs. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où les cybercriminels utilisent eux aussi l’IA pour rechercher plus rapidement de nouvelles failles de sécurité.

Une course entre les attaquants et les défenseurs

L’intelligence artificielle transforme progressivement la cybersécurité.

Jusqu’à récemment, la découverte de vulnérabilités reposait essentiellement sur des chercheurs en sécurité, des équipes d’audit et des programmes de bug bounty. Désormais, les modèles d’IA sont capables d’analyser de très grandes quantités de code et d’identifier des schémas susceptibles de révéler des erreurs de programmation ou des vulnérabilités.

Le problème est que cette évolution profite aussi bien aux défenseurs qu’aux attaquants.

Les cybercriminels peuvent utiliser l’IA pour accélérer la recherche de nouvelles failles, tandis que les éditeurs de logiciels, comme Microsoft, s’appuient sur ces mêmes technologies pour les détecter et les corriger avant qu’elles ne soient exploitées.

IA et la découverte de vulnérabilités

Microsoft s’attend à publier davantage de correctifs

Microsoft indique que cette évolution aura une conséquence directe sur les futures mises à jour de sécurité de Windows.

L’entreprise prévoit d’intégrer un plus grand nombre de correctifs dans les Patch Tuesday, simplement parce que davantage de vulnérabilités seront découvertes grâce à l’IA.

Il ne s’agit donc pas nécessairement d’une baisse de la qualité du code de Windows, mais d’une capacité accrue à détecter des problèmes qui seraient auparavant passés inaperçus.

Selon Microsoft, les outils d’IA permettent notamment :

  • d’identifier plus rapidement des vulnérabilités potentielles ;
  • d’analyser automatiquement certaines portions de code ;
  • de proposer des correctifs ;
  • de valider les modifications avant leur intégration.

L’entreprise précise toutefois que les décisions finales restent prises par des ingénieurs, qui continuent de relire et de valider les correctifs avant leur publication.

MDASH analyse les composants critiques de Windows avec plusieurs modèles d’IA

Pour rechercher plus efficacement les vulnérabilités dans Windows, Microsoft utilise un système baptisé MDASH, pour Multi-model Agentic Scanning Harness.

Cet outil de découverte de failles repose sur plusieurs modèles d’intelligence artificielle qui travaillent ensemble afin d’analyser les composants et fichiers binaires critiques de Windows. Plutôt que de confier l’examen du code à un seul modèle, Microsoft utilise une approche multimodale destinée à confronter les résultats et à améliorer leur fiabilité.

Le processus fonctionne en plusieurs étapes :

  • les composants critiques de Windows sont analysés à la recherche de comportements potentiellement vulnérables ;
  • plusieurs modèles d’IA examinent et comparent les résultats ;
  • les signalements peu fiables ou les faux positifs sont éliminés ;
  • les vulnérabilités jugées suffisamment crédibles passent dans un second processus de validation spécialement conçu pour Windows ;
  • les résultats les plus sérieux sont ensuite transmis aux ingénieurs Microsoft pour une analyse humaine.

Cette succession de contrôles est importante, car les outils automatisés peuvent détecter de nombreuses anomalies qui ne correspondent pas nécessairement à de véritables failles exploitables.

MDASH ne remplace donc pas les chercheurs et les ingénieurs en sécurité. Il agit plutôt comme un système de présélection capable d’examiner rapidement de grandes quantités de code et de faire remonter les candidats les plus intéressants.

Selon Microsoft, les progrès de l’IA accélèrent à la fois la découverte et l’analyse des vulnérabilités. Des problèmes qui auraient autrefois demandé de longues recherches manuelles peuvent désormais être repérés plus tôt et dans un volume de code beaucoup plus important.

Une évolution du cycle de développement sécurisé

Microsoft profite également de cette évolution pour adapter son Secure Development Lifecycle (SDL).

Le cycle de développement sécurisé prend désormais explicitement en compte les scénarios d’attaque rendus possibles par l’intelligence artificielle. L’objectif est d’anticiper les nouvelles méthodes utilisées pour découvrir ou exploiter des vulnérabilités.

En parallèle, Microsoft investit dans de nouveaux outils internes, notamment des systèmes d’IA spécialisés capables d’assister les développeurs dans la génération et la validation des correctifs de sécurité.

Une tendance déjà visible

Cette annonce n’est pas isolée.

Lors du Patch Tuesday de juin 2026, Microsoft avait déjà publié un nombre record de correctifs de sécurité. L’entreprise reconnaît désormais que l’utilisation de l’intelligence artificielle contribue à cette augmentation du nombre de vulnérabilités détectées.

Cette tendance devrait se poursuivre dans les prochains mois, à mesure que les outils d’analyse automatisée gagneront en efficacité.

Un sujet déjà abordé sur Malekal

Cette annonce confirme une tendance que nous avions déjà évoquée : l’intelligence artificielle accélère la découverte des vulnérabilités, aussi bien du côté des chercheurs en sécurité que des cybercriminels.

L’augmentation du nombre de failles découvertes ne signifie donc pas forcément que Windows devient moins sûr. Elle traduit également une meilleure capacité à détecter des erreurs qui auraient auparavant pu rester invisibles pendant plusieurs années.

👉 Pour approfondir le sujet, consultez également notre dossier :

Conclusion

L’intelligence artificielle est en train de transformer la cybersécurité. Les attaquants disposent de nouveaux outils pour rechercher des vulnérabilités, mais les éditeurs de logiciels bénéficient eux aussi de ces progrès pour renforcer la sécurité de leurs produits.

Microsoft s’attend ainsi à publier davantage de correctifs dans les futures mises à jour de Windows. Si cette évolution peut donner l’impression que davantage de failles sont découvertes, elle reflète surtout une amélioration des capacités de détection et une adaptation du développement de Windows aux nouveaux défis posés par l’IA.

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Microsoft corrige la faille zero-day RoguePlanet dans Microsoft Defender

Par : malekalmorte
9 juillet 2026 à 09:38

Microsoft a publié un correctif pour une nouvelle vulnérabilité zero-day baptisée RoguePlanet (CVE-2026-50656), affectant Microsoft Defender.

Cette faille permettait à un attaquant disposant déjà d’un accès limité à une machine Windows d’obtenir des privilèges élevés sur le système. Elle a été découverte par les chercheurs en sécurité de SafeBreach Labs, qui l’ont signalée de manière responsable à Microsoft.

L’entreprise a intégré le correctif directement dans les mises à jour de la plateforme Microsoft Defender, sans nécessiter l’installation d’une mise à jour Windows spécifique.

Qu’est-ce que RoguePlanet ?

RoguePlanet est le nom donné à une vulnérabilité permettant une élévation de privilèges (Elevation of Privilege).

Concrètement, un utilisateur ou un logiciel malveillant disposant déjà d’un accès limité au système pouvait exploiter cette faille afin d’exécuter du code avec des privilèges beaucoup plus élevés.

Cette technique peut notamment être utilisée pour :

  • Désactiver certaines protections de sécurité.
  • Installer des logiciels malveillants persistants.
  • Accéder à des fichiers normalement protégés.
  • Compromettre complètement un ordinateur.

La faille ne permet cependant pas une compromission à distance. Un attaquant doit déjà avoir obtenu un accès au PC pour pouvoir l’exploiter.

👉A lire :

Une vulnérabilité dans Microsoft Defender

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la vulnérabilité ne concerne pas directement le moteur d’analyse antivirus.

Elle touche un composant de Microsoft Defender chargé de certaines opérations système exécutées avec des privilèges élevés.

Les chercheurs de SafeBreach ont montré qu’il était possible d’exploiter ce comportement afin d’obtenir une élévation de privilèges.

Microsoft indique n’avoir observé aucune exploitation active de cette faille avant la publication du correctif.

Quelle version corrige RoguePlanet ?

Microsoft a corrigé la vulnérabilité RoguePlanet avec la version 1.1.26060.3008 du moteur du moteur (Microsoft Malware Protection Engine).

Ce composant est le moteur d’analyse utilisé par Microsoft Defender et par plusieurs solutions de sécurité Microsoft. Il est mis à jour automatiquement via les mises à jour de sécurité de Defender, indépendamment des mises à jour cumulatives de Windows.

Les utilisateurs doivent donc vérifier que leur moteur de protection Microsoft Defender est au moins en version 1.1.26060.3008 afin de bénéficier du correctif.

Pour vérifier la version installée :

  • Ouvrez Sécurité Windows.
  • Cliquez sur Paramètres en bas à gauche.
  • Cliquez sur A propos.
  • Vérifiez la version du moteur de sécurité.

Si la mise à jour n’est pas encore installée, lancez une recherche de mises à jour de protection depuis cette même page.

Microsoft poursuit le renforcement de Windows

Cette correction intervient quelques semaines après plusieurs autres annonces de sécurité importantes :

Microsoft poursuit ainsi sa stratégie consistant à renforcer progressivement les différents composants de sécurité de Windows 11.

Conclusion

Même si RoguePlanet nécessite déjà un accès au système pour être exploitée, cette faille montre qu’une élévation de privilèges reste une étape importante dans une chaîne d’attaque. Grâce au signalement responsable de SafeBreach Labs, Microsoft a pu corriger la vulnérabilité avant qu’elle ne soit exploitée à grande échelle.

Les utilisateurs de Microsoft Defender ont donc intérêt à vérifier que leur plateforme de sécurité est bien à jour afin de bénéficier automatiquement de cette protection.

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Microsoft prolonge discrètement les mises à jour de sécurité gratuites de Windows 10 jusqu’en octobre 2027

Par : malekalmorte
26 juin 2026 à 07:56

Bonne nouvelle pour les utilisateurs de Windows 10 qui ne peuvent pas encore passer à Windows 11. Microsoft a discrètement prolongé d’une année supplémentaire son programme Extended Security Updates (ESU) gratuit destiné aux particuliers.

Initialement, ce programme permettait de continuer à recevoir des mises à jour de sécurité jusqu’au 12 octobre 2026 après la fin du support de Windows 10. Désormais, les PC inscrits au programme ESU pourront rester protégés jusqu’au 12 octobre 2027.

Une année supplémentaire de mises à jour de sécurité

Windows 10 a officiellement atteint sa fin de support le 14 octobre 2025.

Depuis cette date, Microsoft ne fournit plus de nouvelles fonctionnalités ni de support technique pour Windows 10. En revanche, les utilisateurs inscrits au programme Extended Security Updates (ESU) continuent de recevoir les correctifs de sécurité indispensables pour protéger leur ordinateur contre les nouvelles vulnérabilités.

Microsoft vient de confirmer que cette couverture sera désormais prolongée d’un an pour les particuliers, jusqu’au 12 octobre 2027. Les utilisateurs déjà inscrits n’ont aucune démarche à effectuer : leur protection sera automatiquement prolongée.

Pourquoi Microsoft accorde-t-il une année supplémentaire ?

Interrogé par BleepingComputer, Microsoft explique que de nombreux utilisateurs ont encore besoin de temps pour migrer vers Windows 11 ou remplacer leur ordinateur.

L’entreprise indique vouloir accompagner cette transition en laissant davantage de temps aux particuliers tout en continuant à protéger leur PC contre les nouvelles menaces de sécurité.

Cette décision intervient alors que plusieurs centaines de millions d’ordinateurs utilisent encore Windows 10, dont une partie importante ne répond pas aux exigences matérielles de Windows 11.

Comment bénéficier gratuitement du programme ESU ?

Pour les particuliers, Microsoft continue de proposer plusieurs moyens d’accéder gratuitement au programme ESU.

Selon votre région, il est notamment possible de :

  • Sauvegarder les paramètres Windows avec un compte Microsoft via l’application Sauvegarde Windows.
  • Utiliser des points Microsoft Rewards lorsque cette option est proposée.
  • Dans l’Espace économique européen (EEE), s’authentifier avec un compte Microsoft pour bénéficier de l’inscription gratuite.

Une fois inscrit, le PC continue à recevoir les mises à jour de sécurité distribuées via Windows Update jusqu’au 12 octobre 2027.

Et les entreprises ?

Le changement concerne uniquement le programme gratuit destiné aux particuliers.

Les entreprises continuent de relever du programme ESU payant, qui peut couvrir jusqu’à trois années de mises à jour de sécurité après la fin du support de Windows 10.

Les conditions de ce programme professionnel restent inchangées.

Faut-il rester sous Windows 10 ?

Même si cette prolongation est une bonne nouvelle, elle ne modifie pas la stratégie de Microsoft.

Le programme ESU ne fournit que des mises à jour de sécurité :

  • Pas de nouvelles fonctionnalités.
  • Pas d’améliorations majeures de Windows.
  • Pas de support technique classique.

Pour les utilisateurs dont le matériel est compatible, Microsoft continue de recommander une migration vers Windows 11.

En revanche, cette année supplémentaire permettra aux personnes dont le PC n’est pas encore remplacé de continuer à utiliser Windows 10 avec un niveau de sécurité satisfaisant pendant leur transition.

Conclusion

En prolongeant gratuitement le programme ESU jusqu’en octobre 2027, Microsoft reconnaît implicitement que de nombreux utilisateurs ne sont pas encore prêts à abandonner Windows 10. Cette décision offre un délai supplémentaire pour préparer une migration vers Windows 11 ou renouveler son matériel, tout en continuant à recevoir les correctifs de sécurité essentiels.

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Windows 11 : 5 fonctionnalités très attendues arrivent en juillet 2026

Par : malekalmorte
26 juin 2026 à 07:21

Microsoft prépare une importante mise à jour pour Windows 11 qui sera déployée progressivement à partir de la mise à jour facultative de juin, puis généralisée lors du Patch Tuesday de juillet 2026.

Contrairement aux dernières annonces centrées sur Copilot et l’intelligence artificielle, cette mise à jour met l’accent sur des améliorations réclamées depuis longtemps par les utilisateurs : un meilleur contrôle des mises à jour Windows, une restauration système modernisée, des Widgets moins envahissants, une nouvelle fonction d’accessibilité et une meilleure prise en charge du Bluetooth.

Des Widgets enfin moins intrusifs

Microsoft poursuit la refonte des Widgets de Windows 11 avec plusieurs améliorations destinées à rendre cette fonctionnalité moins envahissante au quotidien.

Jusqu’à présent, de nombreux utilisateurs reprochaient aux Widgets d’afficher trop de notifications ou de s’ouvrir automatiquement au simple survol de leur icône dans la barre des tâches.

Avec cette mise à jour, Microsoft modifie ce comportement. Les Widgets deviennent plus discrets et leur affichage est mieux intégré à l’interface de Windows 11.

Parmi les principales améliorations :

  • Les notifications et badges sont moins envahissants.
  • Le tableau de bord des Widgets est plus clair et mieux organisé.
  • Les couleurs s’adaptent davantage au thème clair ou sombre de Windows.
  • L’ouverture accidentelle des Widgets est réduite grâce à un meilleur contrôle du comportement au survol.

Microsoft améliore également l’expérience sur l’écran de verrouillage avec une présentation plus sobre des informations affichées par les Widgets.

Ces changements répondent à l’une des critiques les plus fréquentes adressées aux Widgets depuis leur introduction dans Windows 11 : ils deviennent plus utiles sans monopoliser l’attention de l’utilisateur.

Des Widgets enfin moins intrusifs dans Windows 11

Suspendre Windows Update avec un calendrier

Microsoft améliore également la gestion des mises à jour Windows en proposant une nouvelle interface plus intuitive pour suspendre temporairement Windows Update.

Jusqu’à présent, les utilisateurs devaient choisir une durée prédéfinie, généralement par tranches d’une semaine, sans toujours savoir précisément à quelle date les mises à jour reprendraient.

Avec cette évolution, Windows 11 affiche désormais un calendrier permettant de sélectionner directement la date jusqu’à laquelle les mises à jour doivent être suspendues.

Cette nouvelle présentation offre plusieurs avantages :

  • Une meilleure visibilité sur la période de suspension.
  • Un choix plus simple de la date de reprise des mises à jour.
  • Une interface plus claire et plus moderne.
  • Une gestion plus pratique lorsque l’on souhaite éviter une mise à jour pendant une période donnée.

La durée maximale de suspension reste fixée à 35 jours, conformément aux règles actuelles de Windows Update.

Cette amélioration ne modifie donc pas le fonctionnement de Windows Update, mais rend cette fonctionnalité beaucoup plus simple à utiliser, notamment pour les utilisateurs qui souhaitent repousser temporairement l’installation des mises à jour pendant un déplacement, des vacances ou une période de forte activité.

Suspendre Windows Update avec un calendrier dans Windows 11

La restauration à un instant dans le passé

L’une des principales nouveautés de cette mise à jour est l’arrivée d’une nouvelle interface baptisée « Restauration à un instant dans le passé », qui modernise enfin la gestion des points de restauration système dans Windows 11.

Jusqu’à présent, cette fonctionnalité reposait sur une interface héritée du Panneau de configuration, quasiment inchangée depuis plusieurs versions de Windows. Microsoft commence désormais à l’intégrer directement dans l’application Paramètres, avec une présentation plus moderne et plus simple à utiliser.

Cette nouvelle interface permet notamment de gérer :

  • L’activation de la restauration système.
  • La fréquence de création automatique des points de restauration.
  • La durée de conservation des instantanés.
  • L’espace disque réservé aux points de restauration.
  • La liste des points de restauration disponibles.

Les points de restauration permettent de revenir à un état antérieur du système après une modification importante, comme l’installation d’un pilote, d’un logiciel ou d’une mise à jour Windows ayant provoqué un dysfonctionnement.

Contrairement à une réinitialisation complète de Windows, cette opération restaure les paramètres système et les fichiers système sans supprimer les documents personnels de l’utilisateur.

Microsoft modernise ainsi l’un des outils de dépannage les plus utiles de Windows, tout en offrant davantage de contrôle sur son fonctionnement. Cette évolution devrait également encourager davantage d’utilisateurs à activer les points de restauration, souvent désactivés ou oubliés malgré leur efficacité pour résoudre rapidement certains problèmes.

👉 Si vous souhaitez découvrir cette fonctionnalité en détail, consultez notre guide complet :

Infographique complète : comment utiliser la restauration à un instant dans le passé de Windows 11

Une nouvelle fonction Teinte de l’écran

Microsoft introduit également une nouvelle fonction d’accessibilité baptisée Teinte de l’écran, destinée à améliorer le confort visuel des utilisateurs.

Contrairement au mode Éclairage nocturne, qui réduit principalement la lumière bleue en réchauffant les couleurs de l’écran, Screen Tint applique une teinte colorée personnalisable à l’ensemble de l’affichage.

Une nouvelle fonction Teinte de l'écran dans Windows 11

L’objectif est de réduire la fatigue visuelle et d’améliorer la lisibilité dans certaines situations, notamment pour les personnes sensibles à la luminosité ou présentant certains troubles de la vision.

Les utilisateurs pourront choisir parmi plusieurs couleurs prédéfinies ou définir leur propre teinte afin d’adapter l’affichage à leurs préférences ou à leurs besoins.

Cette nouvelle fonction vient compléter les outils d’accessibilité déjà présents dans Windows 11, comme la Loupe, les filtres de couleur, le Contraste élevé ou l’Éclairage nocturne.

Même si elle s’adresse en priorité aux personnes ayant des besoins spécifiques, Screen Tint pourra également intéresser les utilisateurs qui passent de longues heures devant leur écran et souhaitent réduire leur fatigue visuelle sans modifier la luminosité ou la température des couleurs.

Choisir une couleur de teinte personnalisée dans Windows 11

Une importante mise à jour du Bluetooth

Microsoft poursuit également l’amélioration de la prise en charge du Bluetooth dans Windows 11 avec plusieurs nouveautés destinées à rendre les connexions plus fiables et plus simples à utiliser au quotidien.

L’une des principales évolutions concerne la gestion des nouveaux appareils Bluetooth compatibles avec Bluetooth Low Energy (LE Audio). Windows 11 améliore leur détection et leur configuration afin de simplifier l’appairage et d’offrir une meilleure qualité audio lorsque le matériel est compatible.

Microsoft continue également d’améliorer la stabilité des connexions Bluetooth en corrigeant plusieurs problèmes susceptibles de provoquer des coupures audio, des déconnexions inattendues ou des difficultés de reconnexion après une sortie de veille.

Ces optimisations bénéficient notamment :

  • Aux casques et écouteurs sans fil.
  • Aux enceintes Bluetooth.
  • Aux microphones Bluetooth.
  • Aux appareils compatibles Bluetooth LE Audio.

Cette mise à jour s’inscrit dans la volonté de Microsoft de faire de Windows 11 une plateforme mieux adaptée aux nouveaux périphériques audio sans fil, dont les performances et les fonctionnalités continuent d’évoluer rapidement.

Même si ces améliorations passent souvent inaperçues, elles devraient contribuer à rendre les connexions Bluetooth plus stables et plus fiables, en particulier sur les ordinateurs portables utilisés quotidiennement avec des périphériques audio sans fil.

Quand seront disponibles ces nouveautés ?

Les fonctionnalités présentées dans cet article sont introduites avec la mise à jour de prévisualisation KB5095093 pour Windows 11 24H2 et 25H2.

Comme il s’agit d’une mise à jour optionnelle, elles ne sont pas encore disponibles sur tous les PC. Microsoft les déploie progressivement grâce au mécanisme de Controlled Feature Rollout (CFR), qui permet d’activer certaines nouveautés par vagues, même si la mise à jour est déjà installée.

Concrètement, deux ordinateurs exécutant la même version de Windows 11 et ayant installé KB5095093 peuvent ne pas disposer exactement des mêmes fonctionnalités. Microsoft active progressivement les nouveautés afin de surveiller leur stabilité et de pouvoir suspendre leur déploiement en cas de problème.

Certaines de ces fonctionnalités seront probablement intégrées aux prochaines mises à jour cumulatives de Windows 11, mais Microsoft ne garantit ni leur date de disponibilité, ni qu’elles seront toutes activées en même temps pour l’ensemble des utilisateurs.

Les utilisateurs qui souhaitent découvrir ces nouveautés dès maintenant peuvent installer la mise à jour facultative KB5095093 depuis Paramètres > Windows Update. Toutefois, leur activation dépendra également du calendrier de déploiement défini par Microsoft.

Conclusion

Avec KB5095093, Microsoft poursuit sa stratégie de faire évoluer Windows 11 par petites étapes plutôt qu’au travers de grandes mises à jour annuelles.

Après le Patch Tuesday de juin 2026, qui a introduit notamment le Low Latency Profile pour améliorer la réactivité du système, Shared Audio pour les périphériques Bluetooth, la prise en charge des caméras multi-applications ou encore plusieurs améliorations de sécurité autour de Secure Boot 2023, cette nouvelle mise à jour de prévisualisation apporte à son tour des fonctionnalités concrètes comme Restauration à un instant dans le passé, une meilleure gestion des Widgets, un calendrier plus pratique pour suspendre Windows Update ou encore la nouvelle fonction Screen Tint.

Microsoft semble ainsi privilégier un développement « au fil de l’eau », où les nouveautés sont intégrées progressivement dans Windows 11 avant d’être activées par vagues grâce au Controlled Feature Rollout (CFR). Cette approche permet d’introduire régulièrement de nouvelles fonctionnalités tout en limitant les risques de régression à grande échelle.

Les prochains mois devraient donc continuer d’apporter de nombreuses évolutions à Windows 11, en particulier à l’approche de la sortie de Windows 11 26H2 prévue à l’automne 2026.

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Windows 11 KB5095093 teste une nouvelle fonction « Restauration à un instant dans le passé

Par : malekalmorte
24 juin 2026 à 07:13

Microsoft déploie la mise à jour de prévisualisation KB5095093 pour Windows 11 24H2 et 25H2. Cette mise à jour optionnelle introduit plusieurs nouveautés, dont une nouvelle fonction baptisée « Restauration à un instant dans le passé », qui modernise la gestion des points de restauration système.

Cette évolution permet de mieux contrôler la création, la conservation et l’utilisation des instantanés système depuis une interface plus moderne. Elle peut notamment aider les utilisateurs à revenir plus facilement à un état précédent après un problème logiciel, une mise à jour défaillante ou l’installation d’un pilote instable.

KB5095093 apporte également plusieurs corrections et améliorations autour de Secure Boot 2023, du panneau emoji, de la Corbeille, du réseau, de l’authentification et des badges de notification dans la barre des tâches.

KB5095093 dans Windows Update de Windows 11

Une interface modernisée pour les points de restauration

Jusqu’à présent, les points de restauration Windows reposaient principalement sur une interface héritée du Panneau de configuration datant de plusieurs versions de Windows.

Microsoft commence désormais à intégrer cette fonctionnalité directement dans l’application Paramètres avec une nouvelle interface plus moderne.
Celle-ci est disponible dans : Paramètres Windows > Système > Récupération > Restauration à un instant dans le passé.

La nouvelle page permet notamment de gérer :

  • L’activation de la restauration système
  • La fréquence de création des points de restauration
  • La durée de conservation des instantanés
  • L’espace disque utilisé
  • La liste des points de restauration disponibles

L’objectif est de rendre cette fonctionnalité plus accessible aux utilisateurs tout en conservant son fonctionnement traditionnel.

Accéder à Restauration à un instant dans le passé. dans les paramètres de Windows 11

👉Pour tout comprendre, lire :

Infographique complète : comment utiliser la restauration à un instant dans le passé de Windows 11

Qu’est-ce qu’un point de restauration ?

Les points de restauration permettent d’enregistrer un état du système avant une modification importante.

En cas de problème après :

  • Une mise à jour Windows
  • Une installation de pilote
  • L’installation d’un logiciel
  • Une modification de la configuration système

il devient possible de revenir à un état précédent sans réinstaller Windows.

Les fichiers personnels de l’utilisateur ne sont pas affectés par cette opération.

Une fréquence et une rétention configurables

L’une des nouveautés visibles dans cette interface est la possibilité de définir plus facilement :

  • La fréquence de création des points de restauration
  • La durée de conservation des instantanés
  • L’espace maximal utilisé sur le disque

Microsoft semble ainsi vouloir offrir davantage de contrôle sur la gestion automatique des points de restauration.

Restauration à un instant dans le passé de Windows 11

Une fonctionnalité utile pour le dépannage

Même si elle est parfois oubliée par les utilisateurs, la restauration système reste l’un des outils les plus efficaces pour résoudre rapidement certains problèmes de Windows.

Elle permet notamment de revenir en arrière après :

  • Un pilote défectueux
  • Une mise à jour problématique
  • Une mauvaise configuration du système
  • Certains logiciels incompatibles

La modernisation de cette fonction pourrait donc encourager davantage d’utilisateurs à l’activer.

Les autres nouveautés de KB5095093

La nouvelle interface de restauration système n’est pas la seule nouveauté introduite dans KB5095093. Microsoft continue également de faire évoluer plusieurs composants de Windows 11.

Une nouvelle expérience de migration PC à PC

Microsoft poursuit le développement de l’outil de migration permettant de transférer plus facilement ses données d’un ancien PC vers un nouveau.

Les Paramètres de Windows affichent désormais davantage d’éléments liés à cette future fonctionnalité, même si celle-ci n’est pas encore entièrement disponible.

À terme, Microsoft souhaite proposer une expérience similaire à celle d’un smartphone, avec un transfert simplifié des paramètres, fichiers et préférences entre deux ordinateurs Windows.

Des améliorations de la recherche dans les Paramètres

Microsoft améliore également la recherche intégrée à l’application Paramètres.

Les résultats sont désormais plus pertinents et permettent de retrouver plus facilement certaines options système sans parcourir manuellement les différentes catégories.

Une meilleure gestion des applications par défaut

Windows 11 continue d’évoluer pour simplifier la gestion des applications par défaut.

Microsoft apporte plusieurs ajustements destinés à rendre plus cohérent le choix des navigateurs, lecteurs multimédias et autres applications associées aux différents types de fichiers.

Des améliorations pour les PC Copilot+

Plusieurs optimisations concernent les PC équipés d’un NPU.

Microsoft continue d’améliorer les fonctionnalités d’intelligence artificielle locales ainsi que les performances de certains traitements exécutés directement sur l’appareil.

Des corrections pour l’Explorateur de fichiers

KB5095093 apporte également plusieurs correctifs pour l’Explorateur de fichiers.

Microsoft corrige notamment différents problèmes d’affichage, de stabilité et de réactivité signalés par les utilisateurs des versions Insider.

Un déploiement plus large des certificats Secure Boot 2023

KB5095093 améliore également le ciblage des appareils éligibles aux nouveaux certificats Secure Boot 2023.

Microsoft indique que Windows utilise désormais davantage de données de fiabilité afin d’identifier les PC pouvant recevoir automatiquement les nouveaux certificats. Le déploiement reste toutefois progressif : les appareils ne reçoivent les certificats qu’après avoir présenté suffisamment de signaux positifs lors des précédentes mises à jour.

Cette approche vise à éviter les problèmes de compatibilité avec certains firmwares UEFI, tout en élargissant progressivement le nombre de PC préparés à l’expiration des anciens certificats Secure Boot de 2011.

👉A lire :

Le panneau emoji passe à GIPHY pour les GIF

Microsoft modifie également le fonctionnement du panneau emoji accessible avec le raccourci Windows + ..

Les GIF intégrés au panneau emoji utilisent désormais GIPHY, après l’abandon de l’API Google Tenor. À partir du 30 juin 2026, les utilisateurs devront installer les dernières mises à jour Windows pour continuer à utiliser les GIF depuis ce panneau.

Sans mise à jour récente, Windows affichera un message indiquant que le service GIF n’est pas disponible.

Le bug de la Corbeille corrigé

KB5095093 corrige aussi un problème apparu après la mise à jour de sécurité de juin 2026 KB5094126.

Dans certains cas, la boîte de confirmation affichée lors de la suppression définitive d’un fichier pouvait montrer un nom interne de la Corbeille au lieu du nom réel du fichier supprimé.

Ce bug n’entraînait pas de perte de données, mais pouvait semer la confusion chez les utilisateurs. Il est désormais corrigé avec cette mise à jour de prévisualisation.

👉Plus de détails:

Des améliorations réseau et authentification

Microsoft corrige également plusieurs problèmes liés aux environnements professionnels.

La mise à jour améliore les connexions sécurisées Netlogon entre les serveurs membres et les contrôleurs de domaine, notamment dans les environnements où les contrôleurs de domaine ont été configurés avant 2025.

Windows améliore aussi la fiabilité des connexions aux ressources réseau partagées, y compris certains accès utilisés par des applications ou des fonctions système.

Des badges de notification plus fiables dans la barre des tâches

Enfin, KB5095093 corrige plusieurs problèmes d’affichage des badges de notification dans la barre des tâches.

Les compteurs et indicateurs visuels des applications devraient désormais se mettre à jour plus correctement, ce qui permet de mieux suivre les notifications et activités récentes.

Conclusion

Avec « Restauration à un instant dans le passé », Microsoft poursuit la modernisation progressive des outils historiques de Windows. Cette nouvelle interface facilite la gestion des points de restauration et pourrait rendre la restauration système plus accessible aux utilisateurs qui souhaitent sécuriser leur PC avant une modification importante.

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Microsoft force désormais l’installation de Windows 11 25H2 avant l’arrivée de 26H2

Par : malekalmorte
23 juin 2026 à 07:02

Alors que Microsoft prépare activement Windows 11 26H2 pour une sortie à l’automne 2026, l’entreprise a commencé à déployer automatiquement Windows 11 25H2 sur certains PC encore sous des versions plus anciennes du système.

Cette stratégie n’a rien de nouveau chez Microsoft, mais elle confirme que Windows 11 25H2 devient désormais la version de référence avant l’arrivée de Windows 11 26H2.

Les utilisateurs concernés peuvent ainsi voir Windows Update proposer automatiquement la mise à jour vers Windows 11 25H2, même sans avoir lancé manuellement le processus.

Quels PC sont concernés ?

Microsoft cible principalement les appareils exécutant une version de Windows 11 qui approche de sa fin de support.

Comme lors des précédents déploiements automatiques, l’objectif est d’éviter que des PC continuent à fonctionner avec une version qui ne recevra bientôt plus de correctifs de sécurité.

Cette approche concerne principalement :

  • Les éditions Familiale et Professionnelle de Windows 11
  • Les appareils gérés par Windows Update
  • Les PC arrivant à proximité de leur date de fin de support

Les entreprises disposant d’outils de gestion centralisée conservent généralement le contrôle du déploiement.

Pourquoi Microsoft pousse Windows 11 25H2 ?

Microsoft prépare progressivement l’écosystème Windows à l’arrivée de Windows 11 26H2.

L’entreprise a déjà confirmé que :

partagent la même base technique et le même noyau Windows (Germanium).

Grâce à cette architecture commune, la migration vers Windows 11 26H2 devrait être particulièrement rapide pour les utilisateurs déjà présents sur Windows 11 25H2.

Microsoft cherche donc à placer le plus grand nombre possible d’appareils sur cette base commune avant la prochaine mise à jour annuelle.

Une mise à niveau beaucoup plus rapide

Contrairement aux grandes mises à jour Windows du passé, Windows 11 25H2 s’installe à l’aide d’un petit package d’activation.

La plupart des composants sont déjà présents dans Windows 11 24H2 et sont simplement activés lors de la mise à niveau.

Cette méthode permet :

  • Une installation plus rapide
  • Un téléchargement plus léger
  • Moins de risques d’incompatibilité
  • Un redémarrage plus court

Microsoft utilisera la même approche pour Windows 11 26H2.

👉Pour mieux comprendre, lire :

Quel lien avec Windows 11 26H2 ?

Cette accélération du déploiement intervient quelques jours seulement après la confirmation officielle de Windows 11 26H2.

Microsoft a indiqué que la future version :

  • Arrivera à l’automne 2026
  • Ne nécessitera pas de nouveau matériel
  • Sera compatible avec les PC déjà capables d’exécuter Windows 11 25H2
  • Utilisera la même base technique que 24H2 et 25H2

Les utilisateurs qui passeront aujourd’hui à Windows 11 25H2 devraient donc bénéficier d’une transition particulièrement simple vers Windows 11 26H2 lorsqu’elle sera disponible.

Où est passée Windows 11 26H1 ?

Cette annonce soulève également une question fréquente : pourquoi Microsoft passe-t-il directement à Windows 11 26H2 ?

L’entreprise a confirmé l’existence d’une version interne baptisée Windows 11 26H1. Toutefois, cette branche repose sur un noyau Windows différent et n’est pas destinée au grand public.

Les utilisateurs de Windows 11 classiques passeront donc directement de 24H2 ou 25H2 vers 26H2.

👉Plus de détails :

Historique des versions de Windows 11 (21H2 à 26H2)

Peut-on bloquer la mise à niveau ?

Les utilisateurs des éditions Familiale disposent de peu de possibilités pour empêcher définitivement ce type de mise à jour lorsque leur version approche de la fin du support.

Les éditions Professionnelle et Entreprise offrent davantage d’options grâce aux stratégies de groupe, à Windows Update for Business ou aux outils de gestion informatique.

Pour la majorité des utilisateurs, Microsoft recommande toutefois d’accepter la mise à niveau afin de continuer à recevoir les mises à jour de sécurité et les futures évolutions de Windows 11.

Conclusion

Le déploiement automatique de Windows 11 25H2 montre que Microsoft entre désormais dans la dernière phase de préparation avant la sortie de Windows 11 26H2.

En poussant davantage de PC vers 25H2, l’entreprise simplifie la future migration vers 26H2 et réduit le nombre d’appareils exécutant des versions proches de leur fin de support.

Pour les utilisateurs, cette mise à jour constitue donc avant tout une étape intermédiaire vers la prochaine grande version de Windows 11 attendue à l’automne 2026.

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Windows 11 26H2 veut mieux diagnostiquer les écrans noirs et les crashs GPU

Par : malekalmorte
21 juin 2026 à 08:01

Microsoft travaille sur une amélioration de Windows 11 destinée à mieux diagnostiquer les écrans noirs, gels d’affichage et crashs de pilotes graphiques affectant les cartes AMD, NVIDIA et Intel.

Grâce à une nouvelle fonctionnalité baptisée DirectX Dump Files (DDF), Windows 11 26H2 pourra enregistrer davantage d’informations lors d’un incident graphique afin d’aider les développeurs et fabricants de pilotes à identifier plus rapidement l’origine des problèmes.

Cette évolution concerne la gestion des GPU connectés et déconnectés à chaud (Hotplug), une fonctionnalité de plus en plus importante avec la généralisation des stations d’accueil Thunderbolt, des GPU externes (eGPU) et des PC portables professionnels.

Selon les dernières versions Insider de Windows 11, Microsoft prépare un nouveau mécanisme capable d’améliorer considérablement la détection et la gestion des cartes graphiques lorsque leur état change pendant que le système est en fonctionnement.

Un problème ancien de Windows

Aujourd’hui, Windows ne gère pas toujours correctement certains changements liés aux cartes graphiques.

Les utilisateurs peuvent notamment rencontrer :

  • Des écrans noirs temporaires
  • Une mauvaise détection du GPU actif
  • Des problèmes après la sortie de veille
  • Des dysfonctionnements lors du branchement d’une station d’accueil
  • Une gestion imparfaite des GPU externes (eGPU)

Ces problèmes peuvent toucher aussi bien les cartes AMD que NVIDIA ou Intel puisqu’ils sont liés à la manière dont Windows gère les périphériques graphiques.

Une correction d’un problème de timeout (TDR)

Microsoft travaille sur un problème qui touche depuis longtemps les cartes graphiques AMD, NVIDIA et Intel : les erreurs de type TDR (Timeout Detection and Recovery).

Ces incidents se manifestent généralement par :

Les joueurs et utilisateurs de logiciels 3D connaissent souvent ce type de problème : l’écran devient noir pendant quelques secondes, le pilote graphique redémarre et Windows affiche un message indiquant que le pilote d’affichage a cessé de répondre avant d’être récupéré automatiquement.

Même si Windows 11 24H2 et 25H2 ont déjà introduit plusieurs améliorations via le modèle de pilotes graphiques WDDM 3.2, Microsoft estime que les outils de diagnostic restent insuffisants.

Pour résoudre ce problème, Windows 11 26H2 introduira une nouvelle fonctionnalité DirectX baptisée DirectX Dump Files (DDF).

Le principe est similaire aux fichiers de vidage mémoire (Memory Dump) utilisés lors des écrans bleus. Lorsqu’un crash graphique ou un événement TDR survient, Windows pourra générer automatiquement un fichier .DXDMP contenant un instantané complet de l’état du GPU au moment du problème.

Ces fichiers incluront notamment :

  • Les informations matérielles du GPU
  • La version du pilote graphique
  • Les informations DirectX
  • L’état de Windows
  • Les données de l’application concernée
  • Les informations relatives au crash ou au gel de l’affichage

Microsoft espère ainsi permettre aux développeurs de jeux, aux fabricants de pilotes graphiques et aux éditeurs de logiciels de diagnostiquer beaucoup plus facilement les problèmes affectant les cartes AMD, NVIDIA et Intel.

Même si cette nouveauté ne supprimera pas les crashs graphiques, elle devrait considérablement accélérer leur identification et leur correction.

Une nouvelle gestion du « GPU Hotplug »

Microsoft travaille actuellement sur une nouvelle fonctionnalité baptisée GPU Hotplug.

L’objectif est de permettre à Windows 11 de mieux gérer l’ajout ou la suppression d’une carte graphique sans nécessiter de redémarrage ou de réinitialisation complète du pilote graphique.

Cette amélioration devrait être particulièrement utile pour :

  • Les stations d’accueil Thunderbolt
  • Les boîtiers eGPU
  • Les PC portables professionnels multi-écrans
  • Les configurations hybrides avec plusieurs GPU

Windows pourrait ainsi réagir plus rapidement lorsqu’un GPU devient disponible ou lorsqu’il est déconnecté.

Un avantage pour AMD, NVIDIA et Intel

L’un des points les plus intéressants est que cette amélioration ne semble pas dépendre d’un constructeur particulier.

Contrairement à certaines optimisations spécifiques aux pilotes graphiques, la nouvelle gestion du GPU Hotplug est intégrée directement dans Windows.

Les utilisateurs de cartes :

  • AMD Radeon
  • NVIDIA GeForce et RTX
  • Intel Arc et GPU intégrés Intel

pourraient donc tous bénéficier de cette évolution.

Microsoft cherche ainsi à améliorer la stabilité globale de Windows lorsqu’un changement matériel affecte le sous-système graphique.

Une fonctionnalité déjà visible dans les versions Insider

Les premières références à cette amélioration ont été découvertes dans les versions Insider de Windows 11.

Microsoft n’a pas encore communiqué officiellement sur sa date de déploiement, mais sa présence dans les builds de test montre que le développement est déjà bien avancé.

Comme souvent avec les fonctionnalités Insider, il est possible que certains détails évoluent avant une disponibilité générale.

Une nouveauté qui pourrait arriver avec Windows 11 26H2

Même si Microsoft n’a confirmé aucun calendrier précis, cette amélioration pourrait faire partie des nouveautés attendues dans Windows 11 26H2.

L’entreprise travaille actuellement sur plusieurs optimisations du sous-système graphique, notamment pour les PC portables, les stations d’accueil USB4 et Thunderbolt ainsi que les configurations utilisant plusieurs écrans.

La nouvelle gestion du GPU Hotplug s’inscrit parfaitement dans cette stratégie visant à améliorer l’expérience utilisateur sur les configurations modernes.

Pourquoi cette amélioration est importante

Pour de nombreux utilisateurs, le problème peut sembler anecdotique. Pourtant, avec la montée en puissance des PC portables professionnels, des docks USB4 et des GPU externes, la gestion dynamique des cartes graphiques devient un enjeu important.

Une meilleure prise en charge du GPU Hotplug pourrait réduire les problèmes d’affichage, améliorer la stabilité après une sortie de veille et limiter certains bugs liés aux changements de configuration graphique.

Si Microsoft poursuit son développement comme prévu, Windows 11 pourrait enfin disposer d’une gestion des GPU plus moderne et mieux adaptée aux usages actuels.

Conclusion

Même si Windows 11 26H2 ne supprimera pas à lui seul les écrans noirs et les crashs graphiques, Microsoft prépare des outils capables d’améliorer considérablement leur diagnostic.

Grâce aux nouveaux DirectX Dump Files, les fabricants de pilotes et les développeurs disposeront de davantage d’informations pour identifier l’origine des erreurs TDR et des gels d’affichage qui touchent encore les cartes AMD, NVIDIA et Intel.

Cette évolution pourrait permettre des correctifs plus rapides et une meilleure stabilité graphique dans les futures versions de Windows 11.

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Windows 11 26H2 se précise : Microsoft confirme une sortie à l’automne 2026

Par : malekalmorte
20 juin 2026 à 07:23

Microsoft a commencé à confirmer officiellement plusieurs détails concernant Windows 11 26H2, la prochaine grande mise à jour annuelle de son système d’exploitation attendue pour l’automne 2026.

Même si l’entreprise n’a pas encore annoncé publiquement toutes les nouveautés, plusieurs indices découverts dans les dernières versions Insider Preview montrent que le développement de Windows 11 26H2 est déjà bien avancé. Microsoft a également confirmé que la mise à jour reposera sur la même plateforme de base que Windows 11 24H2 et 25H2.

Cette approche devrait permettre un déploiement plus rapide et limiter les problèmes de compatibilité lors de la mise à niveau.

Une sortie prévue pour l’automne 2026

Selon les informations découvertes dans les dernières versions Insider, Microsoft prépare actuellement Windows 11 26H2 pour une disponibilité générale à l’automne 2026.

Cette échéance correspond au rythme adopté par Microsoft depuis plusieurs années avec une mise à jour majeure par an :

  • Windows 11 23H2 en 2023
  • Windows 11 24H2 en 2024
  • Windows 11 25H2 en 2025
  • Windows 11 26H2 attendu en 2026

Microsoft n’a pas encore communiqué de date précise, mais un lancement entre septembre et novembre paraît le scénario le plus probable.

Les PC compatibles avec Windows 11 25H2 le seront aussi avec 26H2

L’une des informations les plus importantes concerne la compatibilité matérielle.

Microsoft confirme que les appareils capables d’exécuter Windows 11 25H2 pourront également recevoir Windows 11 26H2 sans nouvelle exigence matérielle.

Les prérequis restent donc inchangés :

  • Processeur compatible Windows 11
  • TPM 2.0
  • Secure Boot
  • 4 Go de mémoire minimum
  • 64 Go d’espace disque

Les utilisateurs n’auront donc pas à remplacer leur matériel pour passer à cette nouvelle version.

Une mise à jour rapide comme Windows 11 25H2

Windows 11 26H2 devrait utiliser la même stratégie que Windows 11 25H2.

Plutôt que de déployer une nouvelle plateforme complète, Microsoft active progressivement les nouvelles fonctionnalités déjà présentes dans les builds de Windows 11 grâce à un petit package d’activation.

Cette méthode présente plusieurs avantages :

  • Installation plus rapide
  • Téléchargement plus léger
  • Risque réduit d’incompatibilités
  • Déploiement simplifié pour les entreprises

Les utilisateurs de Windows 11 25H2 pourraient ainsi bénéficier d’une mise à niveau comparable à une mise à jour cumulative classique.

Comprendre la mise à jour rapide vers Windows 11 26h1

Pourquoi Windows 11 26H1 n’est pas destiné au grand public

En découvrant les premières informations sur Windows 11 26H2, certains utilisateurs pourraient être surpris de constater l’absence d’une version 26H1 destinée au grand public.

Microsoft a pourtant bien développé une version baptisée Windows 11 26H1, mais celle-ci est réservée à un usage très spécifique. Contrairement aux versions 24H2, 25H2 et 26H2 qui partagent la même base technique, Windows 11 26H1 repose sur un noyau Windows différent.

Cette version sert principalement de plateforme de développement pour certaines fonctionnalités et technologies internes de Microsoft. Elle est notamment utilisée dans certains canaux Insider et pour tester des évolutions qui ne sont pas encore destinées à une diffusion générale.

Microsoft confirme d’ailleurs qu’un appareil exécutant Windows 11 26H1 ne pourra pas être mis à niveau directement vers Windows 11 26H2. Les utilisateurs concernés devront suivre un chemin de migration différent vers une future version de Windows.

Pour les particuliers et les entreprises utilisant les versions classiques de Windows 11, cela n’a toutefois aucun impact. Les PC sous Windows 11 24H2 ou 25H2 recevront normalement Windows 11 26H2 lors de sa disponibilité à l’automne 2026.

En pratique, Windows 11 26H1 doit être considéré comme une branche technique distincte, tandis que Windows 11 26H2 constitue la véritable mise à jour annuelle destinée au grand public.

  • Windows 11 26H1 existe bien.
  • Il utilise un noyau Windows différent.
  • Il n’est pas destiné au grand public.
  • Les PC sous Windows 11 24H2 et 25H2 passeront directement à Windows 11 26H2.
  • Aucune nouvelle exigence matérielle n’est prévue pour 26H2.

👉A lire :

Historique des versions de Windows 11

Microsoft poursuit sa stratégie basée sur l’IA

Même si Microsoft n’a pas encore dévoilé la liste complète des nouveautés de Windows 11 26H2, tout indique que l’intelligence artificielle continuera d’occuper une place centrale.

Depuis l’arrivée des PC Copilot+, Microsoft multiplie les fonctionnalités basées sur l’IA :

  • Recall
  • Click to Do
  • Recherche Windows améliorée
  • Actions intelligentes dans l’Explorateur de fichiers
  • Optimisations pour les NPU

Windows 11 26H2 devrait poursuivre cette orientation avec de nouvelles fonctionnalités destinées aux PC équipés d’un processeur neuronal (NPU).

👉A consulter :

Un développement déjà visible dans les versions Insider

Plusieurs références à Windows 11 26H2 ont été découvertes dans les versions Insider récemment publiées par Microsoft.

Ces éléments montrent notamment que Microsoft travaille déjà sur :

  • Les mécanismes de mise à niveau
  • Les règles de compatibilité
  • Les stratégies de déploiement
  • Le cycle de support de la future version

Cela confirme que la prochaine version annuelle de Windows 11 est désormais entrée dans sa phase active de développement.

Que se passera-t-il pour Windows 11 24H2 et 25H2 ?

Comme pour les versions précédentes, Microsoft continuera à prendre en charge Windows 11 24H2 et 25H2 pendant plusieurs années après la sortie de Windows 11 26H2.

Les utilisateurs ne seront donc pas obligés de migrer immédiatement vers la nouvelle version.

Toutefois, Microsoft devrait progressivement concentrer les nouvelles fonctionnalités sur 26H2, tandis que les versions précédentes continueront principalement à recevoir des correctifs de sécurité et de stabilité.

Conclusion

Les premiers détails concernant Windows 11 26H2 confirment la stratégie adoptée par Microsoft depuis plusieurs années : une mise à jour annuelle, des exigences matérielles inchangées et un déploiement simplifié grâce à un package d’activation.

Même si les nouveautés restent encore largement inconnues, Microsoft confirme déjà que les PC compatibles avec Windows 11 25H2 pourront passer à Windows 11 26H2 sans modification matérielle. Une bonne nouvelle pour les utilisateurs qui craignaient de nouvelles restrictions de compatibilité.

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