Les fabricants ont présenté leurs nouvelles cartes mémoire haute capacité lors du salon taïwanais, avec des disponibilités annoncées pour un avenir proche.
La crainte n'est pas neuve. Mais cette fois la démonstration existe : une équipe réunissant l'université de Toronto, le Vector Institute, l'université de Cambridge et la division recherche de ServiceNow a dévoilé un logiciel malveillant capable de raisonner et de s'adapter seul à mesure qu'il progresse dans un réseau, là où les attaques automatisées classiques se bornaient à dérouler un scénario écrit à l'avance.
Le mot choisi par les chercheurs est parlant. Un ver, en informatique, désigne un programme qui se recopie d'une machine à l'autre sans la moindre action de l'utilisateur, à la différence du virus traditionnel qui réclame l'ouverture d'un fichier piégé pour s'activer.
La nouveauté tient au cerveau de l'engin. Plutôt qu'une liste d'instructions figées, le prototype s'appuie sur un grand modèle de langage, la même famille d'intelligence artificielle que celle qui anime les assistants conversationnels grand public, pour examiner chaque machine rencontrée, en déduire les faiblesses et décider lui-même de la marche à suivre avant de se cloner sur la cible suivante.
Les chiffres communiqués donnent la mesure de l'expérience. Dans le réseau de test bâti pour l'occasion, le ver est parvenu à compromettre près de 75 % des machines et à se répliquer sur environ deux tiers d'entre elles, récoltant à chaque intrusion les identifiants et les points faibles qui lui ouvraient l'accès suivant.
Un détail mérite qu'on s'y arrête. Plusieurs des vulnérabilités exploitées n'avaient été rendues publiques qu'au cours de l'année 2026, donc après la date d'arrêt de l'apprentissage du modèle, et le programme a tout de même reconstruit des attaques fonctionnelles à partir des seules descriptions publiées. Il a raisonné, pas récité.
S'ajoute une caractéristique qui complique sérieusement la détection : l'intelligence artificielle s'exécute localement sur les machines déjà infectées, lesquelles lui prêtent la puissance de calcul nécessaire à son raisonnement, ce qui dispense le ver de contacter en permanence un serveur central et réduit d'autant les traces susceptibles d'alerter les équipes de sécurité.
Il faut toutefois remettre les choses à leur juste place. Le travail relève de la preuve de concept menée en laboratoire, dans un environnement fermé, par des universitaires dont l'objectif assumé est d'alerter la communauté de la sécurité avant que des acteurs réellement hostiles ne franchissent le même cap, et rien de tout cela ne circule aujourd'hui dans la nature.
Reste que le signal est difficile à ignorer. Ce qui bridait jusqu'ici la plupart des attaques automatisées tenait à leur rigidité, puisqu'elles échouaient dès que la cible s'écartait du scénario prévu, et c'est exactement cette limite qu'une intelligence artificielle capable de s'adapter fait tomber.
Du coup, les défenses qui reposent sur la reconnaissance de signatures déjà connues ou sur la lenteur habituelle des attaquants à exploiter une faille récente méritent d'être repensées, ce que les chercheurs assument en publiant leurs résultats pour offrir une longueur d'avance aux défenseurs.
Bref, l'IA ne se contente plus d'écrire du code, elle commence à conduire l'attaque elle-même.
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Les Bus Pirate, si vous ne connaissez pas encore, ce sont des petites sondes que les bidouilleurs utilisent pour "parler" à des puces inconnues, lire une EEPROM ou dumper des firmwares. C'est assez spécifique comme matos, alors c'est pourquoi geo-tp a eu une autre idée, à savoir foutre l'équivalent d'un Bus Pirate dans un ESP32 pour en faire un Cardputer (contraction de "card" + "computer") de hacker.
Bus Pirate
Et voilà comme son bébé, nommé
Bit Pirate
transforme un ESP32, c'est à dire une carte à 30 balles en multitool de hacking matériel qui cause plus de 20 protocoles.
Grâce à ça, vous pouvez vous brancher sur n'importe quelle puce et lire / modifier ce qu'elle contient, sans dessouder tout l'appareil. Côté bus numériques, vous avez le I2C (scan, glitch, dump d'une EEPROM 24Cxx), le SPI pour lire une flash 25Q ou une carte SD, l'UART avec auto-détection du baudrate, le 1-Wire et le JTAG/SWD compatible OpenOCD.
Bref, en un seul firmware, il remplace une palanquée de petits outils dédiés.
Côté radio, c'est aussi beaucoup plus musclé, mais attention, tout ne sort pas d'une ESP32 nue. Le Wi-Fi (sniff, deauth), le Bluetooth (BLE HID, spoofing) et l'infrarouge tournent direct sur l'ESP32 mais le Sub-GHz, le RFID, le bus CAN d'une bagnole ou le dump d'une carte SIM nécessiteront des puces spécifiques en plus (un CC1101, un PN532, un transceiver, un peu de câblage...etc), ou une carte qui les embarque déjà comme la LILYGO T-Embed CC1101.
Forcément, j'imagine qu'en lisant ça, vous pensez au
Flipper Zero
mais c'est pas vraiment le même objet. Le Flipper, c'est un produit fini, boîtier, batterie, interface léchée, et lui aussi est open source d'ailleurs. Alors que le Bit Pirate, c'est plus brut, avec des fils qui dépassent, un firmware en plein chantier...etc... C'est plus un outil de bench pour bidouilleurs, qu'un gadget clé en main et surtout la vraie différence, c'est le prix et le fait que ça tourne sur du matériel tout ce qu'il y a de plus banal.
Ça marche donc sur un ESP32-S3 nu, mais le combo qui fait rêver c'est le
M5 Cardputer
, ce mini-ordinateur avec clavier vendu autour de 30 euros. Vous le flashez, et hop, vous avez un Bus Pirate autonome avec écran et clavier dans la poche !
A titre de comparaison, un Flipper Zero, c'est plutôt dans les 200 balles donc y'a pas photo. Et pour l'installer, pas besoin de toolchain, puisque geo-tp a mis en ligne un
flasher web
qui déploie le firmware depuis le navigateur en un clic, via Web Serial (oui,
la même techno qui débarque enfin dans Firefox
).
Ensuite une fois que le firmware est en place sur votre matos, vous pilotez la bête de 3 façons : soit via un terminal série classique, soit une CLI web par Wi-Fi, ou en standalone sur le clavier du Cardputer.
Les trois disposent exactement des mêmes commandes et pour les petits feignants surproductifs TDAH que vous êtes, rassurez-vous ça se scripte, soit en bytecode façon Bus Pirate historique, soit en Python par-dessus le port série pour automatiser un dump de flash. Et notez qu'il sait aussi se faire passer pour un simple dongle USB-UART, un programmateur SPI ou un analyseur logique quand vous avez juste besoin de ça.
Le firmware Bit Pirate aura besoin d'au moins 8 Mo de flash, et attention à la tension, car l'ESP32 bosse en 3,3V sur ses broches, donc pour taquiner un bus en 5V il vous faudra une carte ou un module prévus pour, sinon vous cramerez la puce. Et selon le modèle que vous choisissez, vous n'aurez pas forcement le même nombre de broches GPIO donc le brochage demandera parfois un peu d'ajustement. Et niveau radio, sniffer le Wi-Fi du voisin ou rejouer un signal Sub-GHz dans la nature, c'est interdit sachez le !! Donc les mêmes précautions qu'avec un Flipper Zero s'appliquent.
C'est surtout pour tester votre propre matériel et apprendre, et pas pour faire le malin et finir en zonzon.
Bref, si le hacking matériel vous démange, sachez que Bit Pirate c'est open source, que le matos n'est pas cher et que ça s'installe facilement grâce au flasher web... Ce serait donc dommage de vous en priver...
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