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Hier — 8 avril 2026Flux principal

Alerte chez NVIDIA : GPUBreach dévoile une défaillance de sécurité coté GPU et GDDR6

8 avril 2026 à 10:35

GpubreachGPUBreach dévoile que les attaques Rowhammer contre les GPU NVIDIA franchissent un cap inquiétant en particulier avec la présence de GDDR6

Cet article Alerte chez NVIDIA : GPUBreach dévoile une défaillance de sécurité coté GPU et GDDR6 a été publié en premier par GinjFo.

À partir d’avant-hierFlux principal

Un driver Linux contre les périphériques USB piégés

Par : Korben
7 avril 2026 à 09:30

Vous vous souvenez de BadUSB ? Mais siiii, c'est ce truc dévoilé en 2014 à la Black Hat qui avait foutu la trouille à tout le monde. Ça montrait qu'un simple périphérique USB pouvait se faire passer pour un clavier et balancer des commandes à votre place. Hé bien depuis, les attaques se sont bien raffinées et c'est pourquoi un dev vient de proposer un module kernel Linux capable de détecter ces saloperies.

Enfin !

Ce module s'appelle hid-omg-detect et c'est signé Zubeyr Almaho. Le patch (déjà en v2) a été soumis le 4 avril dernier sur la LKML. Alors je pense que vous allez vous dire que c'est encore un truc qui va bloquer par défaut vos périphériques USB sauf que non, ça ne bloque rien. En fait, il surveille passivement les périphériques HID (claviers, souris...) et leur attribue un score de suspicion basé sur trois critères.

D'abord, l'entropie des frappes clavier. Un humain tape de manière irrégulière, avec des pauses, des hésitations, des fautes (perso je fais au moins 3 fautes de frappe par phrase ^^). Un câble trafiqué, lui, balance ses commandes avec une régularité de métronome, genre 500 caractères en 2 secondes sans une seule erreur. Ensuite, y'a la latence entre le branchement et la première frappe. Si votre "clavier" commence à taper immédiatement après avoir été branché... y'a comme un souci. Et enfin, le fingerprinting des descripteurs USB pour repérer les vendor/product IDs suspects ou les anomalies dans les descripteurs HID.

Pas con hein ? Et si le score dépasse un certain seuil (configurable), hop, le module balance un warning dans dmesg et vous oriente vers USBGuard pour bloquer le périphérique. Parce que hid-omg-detect ne touche à rien lui-même. Il sonne juste l'alarme, et c'est à vous d'agir !

Mais alors pourquoi lancer ça maintenant ?

Hé bien parce que les outils d'attaque USB sont devenus légion ! Les câbles O.MG (créés par le chercheur MG et distribués via Hak5), par exemple, ça ressemble à un câble USB lambda que vous emprunteriez sans réfléchir pour charger votre téléphone. Sauf que dedans y'a un implant WiFi capable d'injecter des frappes, de les logger, de spoofer les identifiants USB, le tout contrôlable à distance. Quand je pense qu'il y a quelques mois, des chercheurs montraient qu'une simple webcam Lenovo pouvait être transformée en dispositif BadUSB ... Sa fé grav réchéflir 🤓 comme dirait les citoyens souverains ^^.

Maintenant, en attendant que le patch soit accepté, vous n'êtes pas totalement démunis non plus. Des outils comme USBRip (un script Python, pip3 install usbrip) permettent déjà de tracer les connexions et déconnexions USB en parsant /var/log/syslog. Y'a pas ce scoring d'anomalies, mais au moins vous avez un historique pour savoir qui a branché quoi et quand. Et si vous êtes vraiment parano (et franchement, vous avez raison de l'être), USBGuard peut carrément whitelister vos périphériques de confiance et bloquer tout le reste. Mais le problème d'une telle solution c'est que ça demande de maintenir une liste blanche à jour, ce qui n'est pas toujours pratique quand on branche 15 trucs par jour.

On verra si les mainteneurs du kernel l'accepte... Après ça ne protégera pas contre tous les scénarios non plus. Un périphérique qui attend 30 secondes avant de commencer son injection pourrait passer sous le radar. Et si un attaquant injecte du jitter aléatoire dans ses frappes pour simuler un humain, là ce sera plus compliqué. Mais combiné avec USBGuard, ça donnera enfin une vraie ligne de défense native contre les attaques par périphériques USB piégés . Et c'est quand même mieux que de boucher ses ports au plâtre et ciment (Mais pleure pas au dessus du mortier...) !

Bref, va falloir garder un œil là-dessus.

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Ce gros PC Gamer avec une RTX 5070 Ti baisse de 300 € et Resident Evil Requiem est offert

5 avril 2026 à 17:49

[Deal du jour] Vous n'avez pas envie de monter vous-même un PC gaming ? Le PC Gamer Metal Knight est pensé pour les jeux vidéo, avec une configuration aux petits oignons. Il a tout pour lui avec son prix en baisse.

GeForce et GDDR6, des attaques Rowhammer peuvent ouvrir un accès root à tout le PC

Par : Pascal
3 avril 2026 à 16:20

GeForce RTX 3060 de NvidiaDe nouvelles recherches montrent qu’une carte graphique NVIDIA équipée de GDDR6 peut peut servir de passerelle vers toute la mémoire du processeur hôte.

Cet article GeForce et GDDR6, des attaques Rowhammer peuvent ouvrir un accès root à tout le PC a été publié en premier par GinjFo.

« Aucun des deux ne fonctionne » : même très loin dans l’espace, Outlook prend la tête des astronautes d’Artémis

3 avril 2026 à 17:39

L'épique mission Artémis II qui se dirige vers la Lune a été rattrapée par la trivialité d'un bug informatique : selon le commandant Reid Wiseman, le logiciel de messagerie Outlook n'a pas bien fonctionné.

Apple, Google, Tesla… l’Iran prévient qu’il frappera les géants de la tech américaine dans la région dès ce soir

1 avril 2026 à 12:05

drone iran

L'Iran a mis en garde les géants de la tech qui ont des locaux au Moyen-Orient. En fin d'après-midi, le 1er avril 2026 leurs sites seront visés par des attaques. Sont notamment menacés Google, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla.

Quelle RAM choisir ? Le seul guide dont vous avez besoin en 2026 pour ne pas faire d’erreur

1 avril 2026 à 10:14

En ce début d'année 2026, nous avons connu pour la première fois la douloureuse sensation de payer un kit de RAM au prix d'une carte graphique. Soyons clairs : ce n'est pas le meilleur moment. Cependant, l'accalmie se profile et certains prix commencent à « baisser ». Il vaut donc mieux préparer le terrain dès maintenant et savoir exactement quel kit cibler une fois que le marché sera redevenu normal.

Les 50 ans d’Apple en 10 dates : l’histoire de la marque qui a changé le monde

1 avril 2026 à 20:19

Le 1er avril 1976, Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne fondaient Apple Computer Company, une entreprise qui commercialisait alors un seul ordinateur fait maison : l'Apple I. Cinquante ans plus tard, en 2026, Apple célèbre ses 50 ans et génère des centaines de milliards de dollars tous les trimestres. Le plus célèbre des constructeurs californiens est devenu une légende de l'histoire de l'informatique.

Votre disque dur mourra dans 10 ans, ce QR code microscopique survivra des millénaires

31 mars 2026 à 16:58

Des chercheurs de l’Université technique de Vienne ont conçu un QR code microscopique, gravé dans une céramique ultra-résistante, capable de conserver des données pendant des milliers d’années sans électricité. Cette découverte relance la réflexion sur le stockage durable face à l’explosion mondiale des données.

Denuvo tombe en quelques heures grâce aux hyperviseurs

Par : Korben
31 mars 2026 à 12:01

Denuvo, la célèbre protection anti-piratage qui emmerde les joueurs PC depuis une décennie, traverse une sale période. Depuis début 2026, des pirates contournent la protection via des hyperviseurs, et les jeux protégés tombent désormais en quelques heures au lieu de plusieurs semaines : Resident Evil Requiem, Crimson Desert, Life is Strange: Reunion... tous craqués le jour de leur sortie ! Même Assassin's Creed Shadows, qui avait tenu 11 mois, a fini par tomber.

En fait, ces crackers ne s'embêtent plus à faire du reverse engineering sur les protections de Denuvo, ce qui leur prenait des mois. Ils ont monté un truc qui attaque sur 5 couches, du UEFI (Ring -2) jusqu'au processus du jeu (Ring 3). Un bootkit open source appelé EfiGuard désactive les protections au démarrage, puis un hyperviseur (SimpleSvm sur AMD, hyperkd sur Intel) prend le contrôle en Ring -1, sous le système d'exploitation. De là, il intercepte les CPUID, falsifie les structures mémoire Windows et triche sur les timings CPU pour que Denuvo croie que tout est normal. Un audit de sécurité indépendant publié sur GitHub n'a certes trouvé aucun malware dans le package, mais prévient que le système est laissé sans protection le temps que l'hyperviseur tourne.

Pour que ça fonctionne, il faut bien sûr désactiver des protections Windows assez critiques comme le VBS (Virtualization-Based Security), le HVCI (Hypervisor-Enforced Code Integrity) et la vérification de signature des driver, ce qui ouvre un peu trop grand le système, qui pourrait alors se voir installer un rootkit ou autre malware...

Et côté matériel, c'est la loterie car ça tourne plutôt bien sur AMD, mais les processeurs Intel posent des soucis de stabilité qui nécessitent des bidouilles franchement dangereuses. FitGirl, la repackeuse la plus connue de la scène, avait même d'abord refusé de toucher à ces cracks en déclarant qu'"aucun jeu ne vaut les dommages potentiels irrécupérables qu'il peut causer à l'ordinateur". Mais depuis, elle a changé d'avis après les améliorations apportées par KiriGiri et l'équipe MKDEV, et publie maintenant des repacks avec un tag "HYPERVISOR" bien visible. M'enfin bon, elle reste quand même prudente.

Irdeto, la boîte qui possède Denuvo, promet bien sûr une contre-mesure qui ne devrait pas ralentir les jeux. Les options sur la table sont : détecter la présence d'hyperviseurs tiers via les CPUID ou la latence CPU, ou imposer des vérifications de licence quotidiennes (ce qui emmerderait aussi les joueurs légitimes).

Et le pire dans tout ça, c'est que Denuvo a un impact mesurable sur les performances des jeux légitimes. Le blogueur Nathan Baggs et le développeur @valigo ont montré que la protection embarque une machine virtuelle qui compresse le code du jeu, bousille le cache processeur, perturbe le prédicteur de branchement et rajoute des instructions parasites. Cela veut dire concrètement que Ghostwire Tokyo mettait 200 secondes à démarrer avec Denuvo contre 54 sans, et Mass Effect Andromeda a gagné 12% de FPS quand la protection a été retirée.

Bref, c'est l'éternel jeu du chat et de la souris et Denuvo sait très qu'ils ne peuvent pas vaincre le piratage. Par contre, ils pouvaient jusqu'à présent maintenir une fenêtre de protection suffisante pour que les éditeurs récupèrent leur investissement sur les premières semaines de vente.

Mais avec ces bypasses hyperviseur, cette fenêtre vient de tomber à zéro. Gloups... Donc la vraie question maintenant, elle est surtout pour les joueurs légitimes : Est-ce que la prochaine "mise à jour de sécurité" de Denuvo va encore bouffer des performances sur leur machine pendant que les pirates jouent sans protection, sans ralentissement, et sans payer ?

On verra bien mais pour l'instant, la tendance des éditeurs c'est plutôt de lâcher les DRM car ils ont compris un truc que Denuvo refuse d'admettre : Avec ces conneries de DRM, ce sont toujours les clients honnêtes qui trinquent !

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Faire du Hackintosh comme en 1988

Par : Korben
31 mars 2026 à 09:02

Vous pensiez que le hackintosh, c'était un truc des années 2000, quand Apple est passé sur Intel ? Raté les amis ! Hé oui, dès 1988, des bidouilleurs assemblaient des Mac-compatibles avec des pièces de PC, bien moins chères que le matos Apple officiel.

Et un youtubeur vient justement d'en recréer un de A à Z !

Le gars de la chaîne This Does Not Compute avait récupéré un Macintosh SE dont la carte mère originale avait été remplacée par un accélérateur CPU pour une autre vidéo. Du coup, comme la carte mère d'origine traînait dans un tiroir, il s'est dit que ce serait cool de s'en servir pour explorer la scène du clone Mac DIY de la fin des années 80.

Parce qu'à l'époque, un Macintosh SE neuf coûtait dans les 2 500 dollars. Et la carte mère avec son processeur Motorola 68000, c'était le seul composant vraiment indispensable pour faire tourner System 6. Tout le reste, boîtier, alimentation, lecteur de disquette, moniteur, pouvait venir de fournisseurs tiers. Des revues spécialisées publiaient carrément des guides pour construire sa propre machine compatible... Donc il fallait juste une carte mère Apple + des composants PC à trois francs six sous, et vous aviez un Mac fonctionnel pour une fraction du prix officiel !

Le youtubeur a donc repris ce concept... version 2026. Le boîtier est imprimé en 3D avec du PLA beige (obligatoire pour le look années 80, faut pas déconner). Côté modernisation, il a ajouté une carte de sortie VGA, un BlueScsi qui émule un disque dur SCSI avec une simple carte SD de 32 Go (parce que bonne chance pour trouver un disque SCSI 50 broches fonctionnel en 2026), et une alimentation compacte qui ne prend pas la moitié du boîtier. Le lecteur de disquette 3,5 pouces, par contre, est bien d'époque.

Sans oublier évidemment une carte mère Apple d'origine pour que ça fonctionne. Pas moyen de tricher avec un clone chinois, désolé ! Mais ça permet de garder l'âme du truc !

D'ailleurs, le mot "hackintosh" a pas mal changé de définition au fil des décennies. Dans les années 80, ça désignait ces machines bricolées à partir de composants Apple et PC, puis Apple est passé sur PowerPC en 1994, et le concept s'est un peu perdu. Quand les premiers Macs Intel sont alors sortis en 2006, le terme a été recyclé pour désigner les PC faisant tourner macOS en douce. Et maintenant qu'Apple est sur ARM avec ses puces M1/M2/M3... le hackintosh Intel est quasiment mort car on ne peut pas facilement émuler l'architecture ARM sur du x86 grand public.

Alors revenir à cette définition originelle, c'est pas juste de la nostalgie, c'est presque un hommage.

Perso, ce qui me plaît dans ce projet, c'est que ça nous rappelle que la bidouille a toujours existé. Bien avant les forums tonymacx86 et les tutos OpenCore, y'avait déjà des gens qui refusaient de payer le prix Apple et qui se débrouillaient autrement. C'est exactement dans le même esprit que ceux qui reconstruisent des Brewintosh en impression 3D ou qui fabriquent le plus petit hackintosh du monde .

Voilà, si le rétro-computing et la bidouille Mac vous parlent, foncez voir la vidéo sur This Does Not Compute !

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Faille telnetd - Accès root avant même le login

Par : Korben
18 mars 2026 à 15:08

Telnet en big 2026... bah oui ça existe encore les amis ! Et surtout c’est toujours aussi troué ! J'en veux pour preuve le daemon telnetd de GNU InetUtils qui vient de se prendre une 2ème faille critique en l’espace de deux mois, et celle-là, elle pique de fou !

Il s'agit de la CVE-2026-32746 , elle permet d’obtenir un shell root sur n’importe quel serveur Linux ou BSD exposant le port 23, et l’attaque se fait avant même que le prompt de login n’apparaisse. Pas besoin de mot de passe, pas besoin de compte. Juste une bonne vieille connexion TCP et un paquet SLC malformé et c'est parti mon kiki !

En fait, le bug se planque dans le handler SLC (Set Local Characters) du code source C de telnetd. Ainsi, quand un client ouvre une socket TCP sur le port 23, y’a une phase de négociation d’options avant l’authentification. L’attaquant envoie alors un paquet SLC contenant un nombre anormal d'octets, et ça déclenche un buffer overflow de type out-of-bounds write dans la mémoire du processus. Et boom, exécution de code arbitraire avec les privilèges root ! Et ça, ça donne un score CVSS de 9.8 sur 10 soit quasi la note maximale !

Toutes les versions de GNU InetUtils telnetd jusqu’à la 2.7 sont touchées. Toutes vulnérables, et pour le moment, aucun patch n’est disponible à ce jour. C’est la boîte de cybersécurité israélienne Dream, via son chercheur Adiel Sol, qui a découvert le pot aux roses et publié l’advisory le 11 mars dernier. Le patch officiel du mainteneur GNU est attendu pour le 1er avril (et non, c’est pas un poisson).

Ça craint surtout qu'il y a à peine 2 mois, une autre faille critique dans le même daemon, la CVE-2026-24061 (aussi scorée 9.8), avait déjà été divulguée. Et celle-là, la CISA l’a depuis ajoutée à son catalogue de vulnérabilités activement exploitées dans la nature. Ça me rappelle carrément la faille RCE dans cups-browsed l’an dernier... Ces vieux services réseau, c’est dingue comme ça revient régulièrement.

Donc gaffe à vous parce que si vous avez du telnetd qui traîne quelque part (serveurs Debian, switchs Cisco, automates Siemens, imprimantes HP réseau...), faut agir vite.

Déjà, désactivez le service avec un

systemctl stop telnet.socket && systemctl disable telnet.socket

ou éditez /etc/xinetd.d/telnet si vous êtes sur un vieux système.

Sinon, on bloque le port 23 avec un

iptables -A INPUT -p tcp --dport 23 -j DROP

... plutôt que de laisser ça ouvert aux quatre vents. Isolez aussi l’accès via un VLAN dédié aux seuls réseaux autorisés et faites tourner le daemon sans les privilèges root si votre config le permet. Et en couche supplémentaire, je vous recommande le port knocking qui permet de masquer vos ports aux scans automatiques (ça ne corrige pas la faille, mais ça réduit la surface d’exposition).

Par contre, le problème vous l'aurez compris, c’est que beaucoup de ces équipements ne supportent pas forcément SSH. Donc y’a encore des tonnes et des tonnes de switchs managés et d’automates industriels coincés sur telnet parce que le constructeur n’a jamais jugé bon de supporter autre chose.

Et dans ces cas-là, le seul vrai plan de secours finalement, c’est ce bon vieux firewall et un peu d’isolation réseau. C'est pas l'idéal, mais c’est toujours mieux que rien.

Bref, bloquez le port 23 et passez à SSH. C’est quand même pas compliqué, meuuuuh !!

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« Une réponse stupide à une question stupide » : le patron de Microsoft réagit aux craintes françaises sur l’accès américain à nos données

10 mars 2026 à 17:32

En juin 2025, le directeur juridique de Microsoft France admettait devant le Sénat ne pouvoir garantir formellement que les données hébergées en Europe soient totalement à l'abri d'une saisie par les autorités américaines. Un aveu que Numerama a pu soumettre en mars 2026 directement à Brad Smith, l'actuel président de Microsoft.

Meilleure carte microSD : quel modèle de carte mémoire choisir en 2026 ?

Les cartes microSD sont devenues des accessoires indispensables pour augmenter l'espace de stockage de nos appareils quotidiens. Abordables et faciles à trouver, elles offrent une solution flexible pour ceux qui cherchent à étendre leur capacité de stockage sans se ruiner. Découvrez notre sélection des meilleures cartes microSD.

L’article Meilleure carte microSD : quel modèle de carte mémoire choisir en 2026 ? est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

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Comment vérifier si un processus est légitime ou malveillant sous Windows 11/10

Par : malekalmorte
27 février 2026 à 09:52

Un processus inconnu dans le Gestionnaire des tâches, un nom étrange, une forte utilisation CPU ou une activité réseau inhabituelle peuvent susciter des inquiétudes.

Sous Windows 11/10, des dizaines de processus légitimes s’exécutent en arrière-plan. Mais un malware peut se dissimuler derrière un nom trompeur pour passer inaperçu.

Pour déterminer si un processus est légitime ou malveillant, il faut analyser plusieurs éléments : son emplacement, sa signature numérique, son comportement, sa persistance et son éventuelle détection par des antivirus.

Ce guide vous donne une méthode claire pour vérifier un processus suspect sans supprimer par erreur un composant système légitime.

👉En parallèle ; si vous suspectez une infection globale, consultez ce guide : Comment savoir si votre PC est infecté par un virus sous Windows 11/10 ?

Comment identifier un processus suspect sous Windows 11/10

Un virus ou un autre logiciel malveillant s’exécute généralement sous la forme d’un processus actif en arrière-plan. Examiner les processus en cours d’exécution sous Windows 11/10 est donc une étape essentielle pour déterminer si votre PC est infecté.

L’objectif est d’identifier un programme inhabituel, mal nommé ou incohérent avec votre utilisation.

Examiner les processus avec le Gestionnaire des tâches

Pour afficher les processus actifs :

  • Ouvrez le gestionnaire de tâches par un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier + X
  • Puis Gestionnaire des tâches. Vous pouvez aussi utiliser le raccourci clavier CTRL+MAJ+ESC
  • Ouvrez l’onglet Processus
  • Cliquez sur Plus de détails si nécessaire

Vérifiez :

  • Les programmes que vous ne reconnaissez pas
  • Une utilisation CPU ou disque anormalement élevée
  • Un nom étrange ou mal orthographié

Un processus consommant beaucoup de ressources alors que vous n’utilisez aucun logiciel lourd peut être suspect.

Malware : vérifier la présence de processus suspects en cours d’exécution dans Windows

Identifier le processus exact (onglet Détails)

Pour une analyse plus précise :

  • Ouvrez l’onglet Détails
  • Notez le nom exact du processus
  • Vérifiez le PID si nécessaire

Les malwares utilisent parfois un nom proche d’un processus système légitime (ex : svch0st.exe au lieu de svchost.exe).

Vérifier l’emplacement du fichier

Pour contrôler où se trouve le programme :

  • Faites un clic droit sur le processus
  • Cliquez sur Ouvrir l’emplacement du fichier

Un fichier situé dans :

  • C:\Windows\System32
  • C:\Program Files

est généralement légitime.

En revanche, un exécutable placé dans :

  • AppData
  • Temp
  • Un dossier au nom aléatoire

mérite une analyse approfondie.

Vérifier la signature numérique d'un processus dans Windows

Vérifier la signature numérique

Pour savoir si un fichier est signé :

  • Faites un clic droit sur le fichier
  • Cliquez sur Propriétés
  • Ouvrez l’onglet Signatures numériques

Une signature valide provenant de Microsoft ou d’un éditeur reconnu est rassurante.
L’absence de signature n’est pas forcément malveillante, mais elle doit inciter à la prudence.

👉Signature numérique des fichiers sur Windows et sécurité

Vérifier la signature numérique d'un processus dans Windows

Analyser un processus suspect avec VirusTotal

Si un processus vous semble suspect (nom inhabituel, forte utilisation CPU, comportement étrange), vous pouvez analyser son fichier exécutable avec VirusTotal, un service en ligne qui vérifie un fichier à l’aide de dizaines de moteurs antivirus.

Pour analyser un processus :

  • Faites un clic droit sur le processus dans le Gestionnaire des tâches
  • Cliquez sur Ouvrir l’emplacement du fichier
  • Copiez le fichier exécutable
  • Téléversez-le sur VirusTotal

VirusTotal affiche un résultat du type :

0/70 → Aucun moteur ne détecte le fichier
5/70 → 5 moteurs signalent un problème

Plus le nombre de détections est élevé, plus le risque est important.

Attention : une ou deux détections isolées peuvent correspondre à des faux positifs. Il est important d’interpréter le score avec prudence.

Pour un guide détaillé expliquant :

  • Comment utiliser VirusTotal
  • Comment interpréter les résultats
  • Comment analyser un hash au lieu d’un fichier
  • Comment vérifier une URL suspecte

👉Consultez le guide complet : VirusTotal : analyser et scanner des fichiers avec plusieurs antivirus

Analyser automatiquement les processus avec VirusTotal via Process Explorer

Plutôt que de vérifier manuellement chaque fichier suspect, vous pouvez utiliser Process Explorer (outil Microsoft Sysinternals) pour analyser automatiquement les processus actifs via VirusTotal.

Process Explorer est un gestionnaire des tâches avancé qui permet notamment :

  • D’afficher l’arborescence complète des processus
  • De vérifier les signatures numériques
  • D’analyser automatiquement les exécutables en ligne

Pour l’utiliser :

  • Téléchargez et lancez Process Explorer :
  • Cliquez sur Options
  • Activez Check VirusTotal.com
  • Acceptez les conditions d’utilisation

Une nouvelle colonne VirusTotal apparaît alors avec un score du type 0/75.

Ce score indique :

  • Le nombre de moteurs antivirus ayant détecté le fichier
  • Le nombre total de moteurs utilisés

Un résultat 0/75 est généralement rassurant.
Un score élevé (par exemple 10/75 ou plus) doit attirer votre attention.

👉Pour un guide détaillé d’utilisation, consultez : Process Explorer : gestionnaire des tâches avancé

Comment vérifier si ordinateur a été hacké ou piraté avec Process Explorer

Vérifier la persistance d’un processus suspect

Un processus malveillant ne se contente pas d’être actif.
Il tente généralement de se relancer automatiquement après un redémarrage.

Si vous suspectez un processus précis, vous devez vérifier s’il est configuré pour démarrer automatiquement.

Vérifier si le processus est présent au démarrage

  • Ouvrez le Gestionnaire des tâches
  • Cliquez sur l’onglet Démarrage
  • Recherchez le nom exact du processus suspect

S’il apparaît dans la liste avec un statut Activé, cela peut indiquer une tentative de persistance.

Vérifier les tâches planifiées liées au processus

  • Appuyez sur Windows + R
  • Tapez taskschd.msc
  • Recherchez une tâche qui lance le même fichier exécutable

Ouvrez la tâche et vérifiez le chemin du programme exécuté.

Si la tâche lance précisément le fichier suspect, cela confirme une persistance programmée.

Examiner les tâches planifiées à la recherche de malware

Vérifier s’il est installé comme service

  • Appuyez sur Windows + R
  • Tapez msconfig
  • Allez dans l’onglet Services
  • Cochez « Masquer tous les services Microsoft« 
  • Vérifier si un service inconnu ou suspicieux est présent
Afficher les services non Microsoft dans msconfig de Windows

Analyser un processus avec Process Explorer et Autoruns

Le Gestionnaire des tâches de Windows 11/10 permet une première analyse, mais il reste limité. Pour examiner en profondeur un processus suspect ou détecter une persistance cachée, il est recommandé d’utiliser des outils avancés de Microsoft Sysinternals.

Deux outils sont particulièrement utiles : Process Explorer et Autoruns.

Analyser un processus en détail avec Process Explorer

Process Explorer est un gestionnaire des tâches avancé qui fournit beaucoup plus d’informations que l’outil intégré à Windows.

Il permet notamment de :

  • Voir l’arborescence complète des processus
  • Identifier le processus parent
  • Vérifier la signature numérique en temps réel
  • Consulter les DLL chargées
  • Interroger automatiquement VirusTotal

Pour l’utiliser :

  • Téléchargez et lancez Process Explorer
  • Recherchez le processus suspect
  • Vérifiez la colonne Verified Signer
  • Activez l’option Check VirusTotal.com dans le menu Options

Un processus non signé, situé dans un dossier inhabituel et signalé par VirusTotal mérite une analyse approfondie.

👉Guide détaillé : Process Explorer : gestionnaire des tâches avancé

Détecter la persistance avec Autoruns

Si vous suspectez qu’un processus malveillant se relance automatiquement, Autoruns est l’outil le plus complet pour analyser les mécanismes de démarrage.

Il affiche :

  • Les programmes au démarrage
  • Les services
  • Les tâches planifiées
  • Les pilotes
  • Les extensions navigateur
  • Les clés de registre liées au lancement automatique

Autoruns permet d’identifier des éléments que le Gestionnaire des tâches ne montre pas.

Pour analyser :

  • Lancez Autoruns
  • Recherchez le nom du processus suspect
  • Vérifiez le chemin du fichier
  • Contrôlez la signature numérique

Un élément au nom étrange, non signé et situé dans AppData ou Temp doit être examiné avec prudence.

👉Guide détaillé :Autoruns : analyser et désactiver les programmes au démarrage de Windows

Quand faut-il réellement s’inquiéter ?

Un processus inconnu ne signifie pas automatiquement qu’il est malveillant. Windows 11/10 exécute de nombreux services en arrière-plan, dont certains portent des noms peu explicites. Il est donc important de ne pas paniquer au premier doute.

En revanche, certains signaux doivent réellement vous alerter, surtout lorsqu’ils se cumulent.

Combinaison de plusieurs indicateurs suspects

Vous devez commencer à vous inquiéter si le processus présente plusieurs des caractéristiques suivantes :

IndicateurNiveau d’alerte
Nom proche systèmeÉlevé
Absence signatureMoyen
Dossier TempÉlevé
Score VirusTotal élevéCritique
Persistance automatiqueCritique

Un seul critère isolé ne suffit généralement pas. C’est la combinaison de plusieurs éléments qui doit attirer votre attention.

Le processus réapparaît après suppression

Si vous tentez de :

  • Terminer le processus
  • Supprimer le fichier
  • Désactiver son démarrage

et qu’il réapparaît automatiquement, cela peut indiquer :

  • Une persistance installée (tâche planifiée, service, clé registre)
  • Une infection plus avancée
  • Un malware actif en mémoire

Dans ce cas, une analyse plus poussée est nécessaire.

Modifications système associées

Un processus devient particulièrement suspect s’il s’accompagne de :

  • Désactivation de l’antivirus
  • Modification des paramètres proxy
  • Ajout d’un compte administrateur
  • Redirections navigateur

Ces comportements sont plus caractéristiques d’un malware que d’un simple programme mal configuré.

Signes complémentaires d’infection

Vous devez également vous inquiéter si le processus suspect est lié à :

  • Des fichiers chiffrés (ransomware)
  • Une activité réseau constante au repos
  • L’impossibilité d’accéder à des sites de sécurité
  • Des messages d’erreur inhabituels au démarrage

Que faire si le processus est malveillant ?

Si vos vérifications confirment qu’un processus est réellement malveillant sous Windows 11/10, il est important d’agir avec méthode. Supprimer un fichier au hasard ou forcer l’arrêt d’un processus sans analyse peut rendre le système instable.

Voici les étapes à suivre.

Isoler temporairement le PC du réseau

Si le processus communique vers l’extérieur :

  • Déconnectez le Wi-Fi
  • Débranchez le câble Ethernet

Cela limite les communications avec un serveur distant (exfiltration de données, réception d’instructions).

Mettre fin au processus suspect

Dans un premier temps :

  • Ouvrez le Gestionnaire des tâches
  • Sélectionnez le processus
  • Cliquez sur Fin de tâche

Si le processus refuse de se fermer ou se relance immédiatement, cela peut indiquer une persistance active.

👉Vous pouvez tenter de supprimer le fichier en mode sans échec : comment démarrer Windows en mode sans échec

Supprimer le fichier malveillant

Après avoir arrêté le processus :

Ne supprimez jamais un fichier système sans certitude absolue. Vérifiez l’emplacement et la signature numérique.

Effectuer une analyse antivirus complète

Même si vous avez identifié le fichier, il est indispensable d’effectuer une analyse complète du système :

  • Lancez une analyse complète avec Microsoft Defender
  • Utilisez un outil de seconde opinion comme Malwarebytes

Cela permet de détecter :

  • D’autres composants liés
  • Une éventuelle persistance
  • Des modifications système associées

👉Le guide à suivre : Supprimer les virus et désinfecter son PC

Ressources utiles et articles liés

L’article Comment vérifier si un processus est légitime ou malveillant sous Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

Comment détecter une activité réseau suspecte sous Windows 11/10

Par : malekalmorte
26 février 2026 à 09:18

Votre PC communique en permanence avec Internet. Mises à jour, antivirus, navigateur, services cloud… sous Windows 11/10, une activité réseau est normale, même lorsque vous n’utilisez pas activement votre ordinateur.

Mais comment savoir si ce trafic est légitime… ou s’il s’agit d’une activité réseau suspecte liée à un virus, un cheval de Troie ou une tentative de piratage ?

Beaucoup d’utilisateurs s’inquiètent en découvrant des connexions vers des adresses IP inconnues, des ports inhabituels ou un trafic important au repos. Pourtant, toutes les connexions étrangères ne sont pas malveillantes. L’enjeu est de savoir faire la différence entre une communication normale du système et un comportement réellement anormal.

Dans ce guide complet, vous allez apprendre à :

  • Distinguer une activité réseau normale d’un comportement suspect
  • Identifier les signes qui doivent réellement alerter
  • Analyser une adresse IP distante (Whois, ASN, géolocalisation)
  • Utiliser des outils comme TCPView pour surveiller les connexions en temps réel
  • Savoir quand il faut réellement s’inquiéter

L’objectif est simple : vous donner une méthode claire et accessible pour détecter une activité réseau suspecte sous Windows 11/10, sans tomber dans la paranoïa… mais sans ignorer un véritable problème de sécurité.

Activité réseau normale vs activité suspecte : comment faire la différence sous Windows 11/10 ?

Sous Windows 11/10, votre ordinateur communique en permanence avec Internet et votre réseau local. Cette activité réseau n’est pas forcément synonyme de piratage. Entre les mises à jour de Windows, la synchronisation du compte Microsoft, les navigateurs web, les logiciels de sécurité et les applications en arrière-plan, il est parfaitement normal d’observer du trafic, même lorsque vous n’utilisez pas activement votre PC.

Une activité réseau normale présente généralement les caractéristiques suivantes : connexions vers des serveurs connus (Microsoft, Google, éditeurs de logiciels), ports standards (80, 443, 53), volumes de données cohérents avec l’usage en cours (navigation web, streaming, mise à jour). Les processus impliqués sont identifiables et légitimes, comme svchost.exe, msedge.exe ou votre antivirus.

À l’inverse, une activité réseau anormale ou suspecte peut se distinguer par des connexions vers des adresses IP inconnues, des pays inhabituels, des ports non standards, ou un trafic important alors que le PC est au repos. Ce type de comportement peut être lié à un logiciel malveillant, un cheval de Troie, un mineur de cryptomonnaie ou un outil de contrôle à distance.

La différence entre activité normale et anormale ne repose donc pas uniquement sur le volume de trafic, mais sur le contexte, la cohérence avec votre usage et l’identification des processus impliqués. L’objectif n’est pas de supprimer toute communication réseau, mais de savoir reconnaître ce qui est habituel… et ce qui ne l’est pas.

Activité réseau normale vs activité anormale sur Windows : comment faire la différence ?

Signes d’une activité réseau suspecte (trafic au repos, IP inconnue, ports inhabituels)

Certaines situations doivent attirer votre attention lorsque vous analysez l’activité réseau de votre PC sous Windows 11/10. Un comportement isolé n’est pas toujours synonyme d’infection, mais plusieurs signaux combinés peuvent indiquer une activité réseau suspecte.

Trafic réseau important alors que le PC est au repos

Si vous constatez un trafic sortant ou entrant élevé alors que vous n’utilisez aucune application (pas de téléchargement, pas de streaming, pas de mise à jour en cours), cela peut être anormal.

Pour vérifier cela :

  • Ouvrez le Gestionnaire des tâches (Ctrl + Maj + Échap)
  • Cliquez sur l’onglet Performances
  • Sélectionnez Ethernet ou Wi-Fi
  • Observez l’activité réseau en temps réel

Un débit constant alors que le système est inactif peut révéler un logiciel qui communique en arrière-plan sans raison évidente.

👉Vous pouvez aussi consulter le Moniteur de ressources via le guide complet : Moniteur de ressources Windows : comprendre les ressources du système (CPU, mémoire, disque ou réseau)

Connexions vers des adresses IP inconnues ou inhabituelles

Une connexion vers une adresse IP étrangère n’est pas forcément suspecte. De nombreux services utilisent des serveurs répartis dans le monde entier. Toutefois, vous devez vous poser des questions si :

  • L’adresse IP n’est associée à aucun service connu
  • Le pays de destination est inhabituel par rapport à votre usage
  • Les connexions sont répétées et persistantes
  • Le processus à l’origine de la connexion est inconnu

👉Vous pouvez consulter ce guide pour notamment utiliser le moniteur de ressources de Windows ou TCPView : Comment lister les connexions réseau actives sous Windows 11/10 (IP, ports et processus)

Lister les connexions réseau sur Windows avec le moniteur de ressources systèmes

Pour identifier les connexions actives et pouvoir les copier/coller très facilement :

  • Ouvrez l’invite de commandes
  • Tapez :
netstat -ano
  • Relevez l’adresse IP distante et le PID
  • Faites correspondre le PID avec le processus dans le Gestionnaire des tâches

👉 Utiliser netstat pour lister les connexions et les ports ouverts sur Windows (TCP/UDP)

Utilisation de ports inhabituels ou non standards

La majorité des communications réseau classiques utilisent des ports standards :

  • 80 (HTTP)
  • 443 (HTTPS)
  • 53 (DNS)
  • 25 / 587 (SMTP)

Si vous observez des connexions actives sur des ports élevés ou inhabituels (par exemple 4444, 1337, 5555, etc.), surtout en écoute permanente, cela peut être le signe d’un logiciel malveillant, d’un outil de contrôle à distance ou d’un service non désiré.

👉Pour comprendre les ports réseau et leur rôle : Liste des ports réseaux de connexion et fonctionnement

Un port ouvert n’est pas automatiquement dangereux, mais un port ouvert associé à un processus inconnu doit toujours être analysé.

En résumé, ce n’est pas un seul élément qui doit vous inquiéter, mais la combinaison de trafic anormal, IP inconnue et port inhabituel. C’est l’analyse globale du comportement réseau qui permet de déterminer s’il s’agit d’une activité légitime… ou d’un risque réel.

Analyser une adresse IP suspecte (Whois, ASN, géolocalisation)

Lorsque vous identifiez une adresse IP distante suspecte dans netstat, le Moniteur de ressources ou TCPView, l’objectif est de déterminer :

  • À qui appartient cette IP
  • Dans quel pays elle est localisée
  • À quel réseau (ASN) elle est rattachée
  • Si elle correspond à un service légitime

Avant d’utiliser un outil d’analyse, il est important de comprendre quelles informations peuvent être obtenues à partir d’une adresse IP et à quoi elles correspondent réellement.

Informations que l’on peut obtenir à partir d’une adresse IP

ÉlémentDéfinitionÀ quoi cela sert dans l’analyse
WhoisBase de données publique qui indique le propriétaire d’un bloc d’adresses IPIdentifier l’organisation qui possède l’IP (hébergeur, opérateur, cloud, entreprise)
ASN (Autonomous System Number)Numéro attribué à un réseau autonome sur InternetSavoir à quel réseau appartient l’IP et regrouper plusieurs IP sous une même entité
Organisation / ISPNom du fournisseur d’accès ou de l’hébergeurDéterminer si l’IP appartient à Microsoft, Google, OVH, AWS, etc.
GéolocalisationEstimation du pays, région et parfois ville de l’IPVérifier la cohérence géographique avec le service attendu
Coordonnées GPS approximativesLatitude et longitude estiméesVisualiser l’emplacement sur une carte (indication approximative)

Ces données permettent de répondre à plusieurs questions essentielles :

  • Cette IP appartient-elle à un fournisseur connu ?
  • Correspond-elle à un service que vous utilisez ?
  • Est-elle rattachée à un hébergeur cloud légitime ?
  • Plusieurs connexions suspectes proviennent-elles du même ASN ?

Il est important de comprendre que la géolocalisation IP est approximative. Elle ne permet pas d’identifier une personne précise, mais uniquement un réseau ou un centre de données.

Une fois ces notions comprises, vous pouvez passer à l’analyse concrète d’une adresse IP avec un outil comme BrowserLeaks.

Utiliser BrowserLeaks pour analyser une adresse IP

Le site BrowserLeaks ne sert pas uniquement à afficher votre IP publique. Il permet également d’analyser une adresse IP distante et d’obtenir des informations détaillées.
👉Pour plus d’informations sur ce site, vous pouvez consulter le guide : BrowserLeaks : afficher son adresse IP et tester les fuites du navigateur WEB

Voici comment procéder :

  • Copiez l’adresse IP distante trouvée dans netstat ou TCPView
  • Ouvrez le site BrowserLeaks. Vous pouvez utiliser directement le lien : https://browserleaks.com/ip/[ip]
  • Rendez-vous dans la section d’analyse d’adresse IP
  • Collez l’adresse IP dans le champ prévu
  • Lancez la recherche

Vous obtiendrez alors :

  • Le pays et la ville estimée (géolocalisation)
  • Le fournisseur d’accès ou l’hébergeur
  • L’ASN (Autonomous System Number)
  • Le nom de l’organisation propriétaire

Ces informations permettent déjà de savoir si vous êtes face à :

  • Un grand fournisseur cloud (Microsoft, Google, Amazon, OVH, Cloudflare…)
  • Un opérateur télécom
  • Un hébergeur VPS
  • Un réseau inconnu ou suspect

Si l’IP appartient à Microsoft ou à un service cloud utilisé par Windows 11/10, il s’agit très probablement d’une activité normale. En revanche, si elle pointe vers un hébergeur inconnu sans rapport avec vos logiciels installés, l’analyse doit continuer.

Utiliser BrowserLeaks pour analyser une adresse IP

Interpréter correctement les résultats

Il est important de ne pas tirer de conclusion hâtive.

Une IP localisée en Russie, aux États-Unis ou en Asie n’est pas automatiquement malveillante. Les services cloud utilisent des centres de données internationaux.

Ce qui doit vous alerter, c’est une incohérence entre :

  • Le processus local à l’origine de la connexion
  • Le port utilisé
  • Le type de service attendu
  • Le fournisseur réseau identifié

C’est la cohérence globale qui compte, pas la géolocalisation seule.

Surveiller les connexions réseau suspectes en temps réel

Analyser une IP ponctuellement est utile. Mais pour détecter une activité réseau suspecte persistante, il est préférable de surveiller les connexions en temps réel.

Plusieurs outils sous Windows 11/10 permettent cela.

TCPView : visualiser les connexions actives et faire un Whois

TCPView (outil Microsoft Sysinternals) affiche en temps réel :

  • Les connexions TCP et UDP actives
  • Les adresses IP locales et distantes
  • Les ports utilisés
  • Le processus à l’origine de la connexion

L’avantage est que vous pouvez :

  • Identifier immédiatement quel programme communique
  • Observer l’apparition de nouvelles connexions
  • Faire un Whois directement depuis l’outil (Menu Connection > Whois)

C’est l’un des outils les plus efficaces pour détecter un comportement anormal.

👉Le guide complet : TCPView : lister les connexions réseaux et ports ouverts sur Windows

Faire un whois depuis TCPView

GlassWire : visualiser les connexions par pays et par application

GlassWire propose une interface graphique plus accessible. Il permet :

  • De voir quelles applications utilisent Internet
  • D’identifier les connexions par pays (avec drapeaux)
  • D’être alerté lors d’une nouvelle connexion inconnue

Cela permet de repérer facilement une connexion inhabituelle vers un pays inattendu ou un programme qui communique sans raison.

👉Le guide complet : GlassWire : pare-feu gratuit et simple

Trafic réseau dans Glaswire

Portmaster : classifier et contrôler les connexions

Portmaster va plus loin en classifiant les connexions :

  • Connexions système
  • Connexions applicatives
  • Connexions vers trackers ou services tiers
  • Connexions suspectes

Il permet également de bloquer des connexions spécifiques, ce qui peut être utile si vous identifiez un comportement douteux.

👉Le tutoriel : Portmaster – un pare-feu pour Windows et Linux

Portmaster - un pare-feu pour Windows et Linux

En résumé

En combinant :

  • L’analyse d’IP via BrowserLeaks
  • La surveillance en temps réel avec TCPView
  • Une visualisation simplifiée avec GlassWire
  • Une classification avancée avec Portmaster

Vous disposez d’une méthode complète pour distinguer une activité réseau normale d’une activité réellement suspecte.

Activités réseau légitimes souvent confondues avec un piratage

Avant de conclure à une activité réseau suspecte sous Windows 11/10, il est essentiel de vérifier si le trafic observé correspond simplement au fonctionnement normal du système ou d’un logiciel installé.

Le tableau ci-dessous résume les situations les plus courantes.

Activités réseau normales souvent confondues avec un piratage

Situation observéeExplication légitimePourquoi cela peut sembler suspect
Trafic réseau au reposWindows Update, synchronisation du compte Microsoft, antivirusL’utilisateur pense que rien ne devrait communiquer
Connexion vers une IP étrangèreServeur cloud international (Azure, AWS, CDN)Géolocalisation inhabituelle
Connexions fréquentes vers différentes IPUtilisation d’un CDN ou équilibrage de chargeMultiplication des IP distantes
Processus svchost.exe en communicationService Windows (DNS, NTP, Windows Update)Nom générique peu explicite
Antivirus qui communique régulièrementMise à jour des signatures, vérification cloudTrafic récurrent en arrière-plan
Navigateur avec connexions persistantesNotifications push, synchronisation, extensionsConnexions actives même sans navigation
Synchronisation OneDrive / Google DriveVérification et mise à jour de fichiersActivité réseau continue légère
Requêtes DNS fréquentesRésolution normale des noms de domaineMultiplication de connexions sortantes

Points importants à retenir

Une IP étrangère n’est pas forcément malveillante.
Un trafic au repos n’est pas forcément anormal.
Un processus système actif n’est pas forcément suspect.

Ce qui doit réellement vous alerter, c’est :

  • Une incohérence entre le processus et l’activité
  • Un exécutable inconnu ou situé dans un dossier inhabituel
  • Un trafic important sans raison logique
  • Une connexion persistante vers un réseau inconnu

C’est l’analyse globale du comportement qui permet de distinguer une activité normale d’un véritable problème de sécurité.

Quand faut-il réellement s’inquiéter ?

Observer une activité réseau inhabituelle ne signifie pas automatiquement que votre PC est piraté. Sous Windows 11/10, de nombreux services communiquent en arrière-plan. La vraie question n’est donc pas « y a-t-il du trafic ? » mais plutôt : ce trafic est-il cohérent et légitime ?

Il faut commencer à s’inquiéter lorsque plusieurs signaux suspects apparaissent en même temps.

Combinaison de signaux anormaux

Un seul indicateur isolé (IP étrangère, port élevé, trafic au repos) n’est généralement pas suffisant. En revanche, la combinaison des éléments suivants doit attirer votre attention :

  • Processus inconnu ou au nom suspect
  • Exécutable situé dans AppData ou Temp
  • Absence de signature numérique
  • Connexions persistantes vers un hébergeur inconnu
  • Utilisation de ports inhabituels
  • Trafic important alors que le PC est inactif

Plus ces critères s’accumulent, plus le risque d’activité malveillante augmente.

Connexions chiffrées vers des IP inconnues avec trafic constant

Un logiciel malveillant moderne communique souvent via HTTPS (port 443), ce qui le rend moins visible. Si vous observez :

  • Une connexion chiffrée persistante
  • Un volume de données régulier
  • Un processus qui ne correspond à aucun logiciel installé

il devient légitime d’approfondir l’analyse.

Le chiffrement ne signifie pas que l’activité est malveillante, mais une connexion chiffrée constante sans justification claire doit être examinée.

👉Les sites HTTPs : pourquoi sont-ils sécurisés ?

Apparition de nouveaux processus après le démarrage

Si un processus inconnu apparaît à chaque redémarrage et établit immédiatement une connexion réseau, cela peut indiquer :

  • Un logiciel installé sans votre consentement
  • Un programme ajouté au démarrage
  • Un malware persistant

Vous pouvez vérifier les éléments au démarrage via :

  • Ouvrir le Gestionnaire des tâches
  • Aller dans l’onglet Démarrage
  • Identifier les programmes inconnus

Modification des paramètres système ou réseau

Vous devez également vous inquiéter si l’activité réseau suspecte s’accompagne de :

  • Désactivation de l’antivirus
  • Modification des paramètres proxy
  • Ajout d’un pare-feu ou d’une règle inconnue
  • Création d’un nouveau compte utilisateur

Ces changements sont souvent associés à une compromission plus avancée.

Signes complémentaires d’un PC compromis

Une activité réseau malveillante est souvent accompagnée de symptômes visibles :

  • Ralentissements importants
  • Utilisation CPU ou disque anormale
  • Fenêtres publicitaires ou redirections
  • Programmes inconnus installés
  • Alertes de sécurité répétées

C’est l’association entre comportement réseau suspect et anomalies système qui doit réellement vous alerter.

En résumé, vous devez réellement vous inquiéter lorsque :

  • L’activité réseau est incohérente avec votre usage
  • Le processus à l’origine est douteux
  • Plusieurs indicateurs techniques convergent
  • Des modifications système apparaissent sans votre action

Dans ce cas, il ne s’agit plus d’une simple curiosité technique, mais potentiellement d’un incident de sécurité qui nécessite une réaction adaptée.

Voici le paragraphe « Aller plus loin » que tu peux insérer à la suite de celui que l’on vient d’écrire. Il introduit de manière claire les deux guides pour approfondir l’analyse de l’état de l’ordinateur.

Aller plus loin : vérifier si votre PC est réellement compromis

Si après avoir analysé l’activité réseau, confirmé l’origine des processus et exécuté des analyses antivirus vous avez toujours un doute, il est recommandé d’aller plus loin dans l’examen de votre ordinateur. Une activité réseau suspecte peut parfois être le symptôme d’un problème plus large, comme une compromission du système ou la présence de logiciels indésirables.

Pour vous aider à approfondir l’analyse et déterminer avec plus de certitude si votre PC sous Windows 11/10 a été piraté ou infecté, vous pouvez consulter ces deux guides complets :

  • Comment savoir si votre ordinateur a été hacké/piraté ?
    Ce guide vous décrit les signes typiques d’un PC compromis, comment les identifier et quelles actions entreprendre pour confirmer une compromission. Il couvre les indicateurs visibles dans le système, les comportements anormaux et les éléments à surveiller dans le journal des événements.
  • Comment savoir si votre PC est infecté par un virus ?
    Ce second guide se concentre sur les méthodes pour détecter une infection par un virus ou un logiciel malveillant, en vous fournissant des outils, des étapes de diagnostic et des conseils pour analyser et nettoyer votre système efficacement.

En combinant l’analyse réseau expliquée dans cet article avec ces deux guides spécialisés, vous disposez d’une approche complète pour :

  • Vérifier l’intégrité de votre système
  • Identifier des signes de compromission ou d’infection
  • Prendre des mesures appropriées en fonction des résultats

Ces ressources vous permettent de passer d’une simple observation réseau à une vraie analyse de sécurité globale de votre PC.

Que faire si vous suspectez une activité malveillante ?

Si, après analyse, vous pensez être face à une activité réseau malveillante sous Windows 11/10, il est important d’agir méthodiquement. L’objectif n’est pas de paniquer, mais de limiter les risques, conserver des éléments d’analyse et sécuriser le système.

Isoler temporairement le PC du réseau

La première mesure de précaution consiste à empêcher toute communication suspecte.

  • Déconnectez le câble Ethernet
  • Désactivez le Wi-Fi depuis Paramètres → Réseau et Internet
  • Évitez d’éteindre brutalement le PC si vous souhaitez analyser les connexions en cours

Isoler la machine permet d’éviter l’exfiltration de données ou la réception de nouvelles instructions depuis un serveur distant.

Identifier précisément le processus suspect

Avant toute suppression, vous devez confirmer le programme à l’origine de l’activité.

  • Ouvrez le Gestionnaire des tâches
  • Repérez le processus concerné
  • Faites un clic droit → Ouvrir l’emplacement du fichier
  • Vérifiez la signature numérique
  • Analysez le fichier avec VirusTotal

Ne supprimez jamais un fichier système sans vérification. Une suppression inappropriée peut rendre Windows instable.

Effectuer une analyse complète avec l’antivirus

Lancez une analyse approfondie du système.

  • Ouvrez Sécurité Windows
  • Cliquez sur Protection contre les virus et menaces
  • Sélectionnez Options d’analyse
  • Lancez une Analyse complète

Si vous utilisez un antivirus tiers, effectuez également une analyse complète depuis son interface.

👉Le guide complet :Supprimer les menaces (virus, trojan, PUA) détectées par Windows Defender

Pour renforcer la détection, vous pouvez compléter avec un outil spécialisé comme Malwarebytes.

👉Pour aller plus loin, vous pouvez désinfecter votre PC en suivant cette procédure : Supprimer les virus et désinfecter son PC

Analyser votre PC avec un antivirus pour détecter la présence de malware

Contrôler les connexions actives

Utilisez un outil comme TCPView pour :

  • Observer les connexions en temps réel
  • Vérifier si le trafic suspect reprend
  • Identifier de nouvelles IP distantes

Si l’activité cesse après la suppression ou la mise en quarantaine d’un fichier, cela confirme souvent l’origine du problème.

Ressources utiles et articles liés

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Que se passe-t-il avec WinRAR, visé par une alerte de sécurité Google ?

28 janvier 2026 à 21:10

Qui ne connaît pas WinRAR ? Le célèbre outil d'archivage de fichiers est très populaire sur Windows. Connu des particuliers, il l'est aussi des pirates. D'ailleurs, ces derniers exploitent une vulnérabilité repérée il y a plusieurs mois.

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