Microsoft vient d'annoncer la machine la plus ambitieuse de l'histoire de sa gamme Surface : le Surface Laptop Ultra. Un PC portable haut de gamme avec un objectif clair : détrôner le MacBook Pro d'Apple et offrir à Windows une vraie alternative puissante et endurante. Cet ordinateur sera un des premiers avec une puce Nvidia RTX Spark.
Intel, AMD, Qualcomm et Apple Silicon ont un nouveau concurrent : Nvidia. Le maître incontesté du GPU a dévoilé au Computex qu'il allait s’attaquer sérieusement au marché des PC portables Windows avec des SoC pour ordinateurs portables (CPU, GPU et mémoire vive). Sa puce RTX Spark, développée avec MediaTek, vise directement les puces Apple Silicon et les Snapdragon X de Qualcomm avec une architecture ARM présentée comme surpuissante et peu énergivore. Les premiers PC compatibles sont attendus pour l'automne 2026.
Trois comptes officiels Nvidia, le compte Windows et celui d'Arm ont publié au même moment un message énigmatique accompagné de deux nombres. Ce sont des coordonnées GPS, et elles désignent l'endroit exact où Jensen Huang doit lever le voile, ce dimanche, sur la première puce maison pour PC portable.
Malekal Windows Hardener (MWH) est un outil gratuit de hardening Windows permettant de renforcer la sécurité de Windows 11/10 en activant plusieurs protections avancées de Microsoft Defender et en réduisant la surface d’attaque du système.
Bloquer certains LOLBins utilisés par les malwares
Désactiver plusieurs fonctionnalités anciennes et risquées comme SMBv1 ou PowerShell v2
Renforcer le pare-feu Windows
Réduire la surface d’attaque de Windows
L’objectif est d’améliorer la sécurité du système tout en conservant une configuration réversible et adaptée aussi bien aux utilisateurs classiques qu’aux utilisateurs avancés.
Hardening Windows : renforcer la sécurité de Windows 11/10
Le hardening Windows, aussi appelé durcissement de Windows, consiste à renforcer la sécurité du système afin de réduire les risques d’infection, d’exploitation de vulnérabilités ou de compromission du PC.
L’objectif est de limiter la surface d’attaque de Windows 11/10 en désactivant certaines fonctions sensibles, en renforçant Microsoft Defender et en bloquant des comportements fréquemment utilisés par les malwares et ransomwares.
Le hardening permet notamment de mieux se protéger contre :
Les ransomwares
Les scripts malveillants
Les macros Office malveillantes
Les attaques PowerShell
Les LOLBins (Living-Off-The-Land Binaries)
Les téléchargements malveillants
Certaines attaques réseau
Les LOLBins correspondent à des outils Windows légitimes détournés par les attaquants pour exécuter des commandes malveillantes sans installer de logiciel externe.
L’outil ne nécessite pas d’installation et fonctionne directement depuis les scripts PowerShell fournis dans l’archive.
Pour lancer MWH :
Ouvrez le dossier du programme
Faites un clic droit sur Start-MWH.cmd
Cliquez sur Exécuter en tant qu’administrateur
Des droits administrateur sont nécessaires afin de pouvoir modifier les paramètres de sécurité Windows et appliquer les protections de hardening.
Lors du premier lancement, Windows SmartScreen peut éventuellement afficher un avertissement de sécurité. Dans ce cas :
Cliquez sur Informations complémentaires
Puis sur Exécuter quand même
Une fois lancé, MWH affiche le menu principal permettant d’accéder aux profils automatiques, audits de sécurité et protections avancées Windows.
Enfin au premier démarrage, vous devez lire et accepter le Dislaimer en appuyant sur la touche Y et en validant par Entrée.
Présentation de l’interface de MWH
L’interface de Malekal Windows Hardener (MWH) a été conçue pour simplifier le durcissement de Windows 11/10 tout en conservant une vue claire de l’état de sécurité du système.
Le menu principal regroupe les différentes catégories de protections et fonctionnalités de sécurité Windows dans une interface en ligne de commandes structurée.
Chaque protection affiche un état :
ON : protection active
OFF : protection désactivée
PARTIAL : protection partiellement configurée
Cela permet d’identifier rapidement les protections manquantes ou les éléments nécessitant une attention particulière.
MWH propose également plusieurs profils automatiques afin d’appliquer rapidement un ensemble de protections adaptées au niveau de sécurité souhaité :
Recommended : profil recommandé pour la majorité des utilisateurs
Strict : profil plus agressif destiné aux utilisateurs avancés
Le menu principal permet notamment d’accéder :
Menu
Fonction
Audit de sécurité
Vérifie les protections importantes de Windows et le niveau de sécurité du système
Microsoft Defender
Active et configure plusieurs protections Defender et ASR
Pare-feu Windows
Renforce le pare-feu et bloque certains LOLBins utilisés par les malwares
Hardening Windows
Désactive plusieurs fonctions risquées ou anciennes de Windows
LOLBins
Bloque certains outils Windows souvent détournés par les malwares
SmartScreen
Renforce les protections contre les téléchargements et applications malveillantes
Réseau
Applique certaines protections réseau Windows
Profils automatiques
Applique rapidement un ensemble de protections Recommended ou Strict
Sauvegarde et restauration
Permet de restaurer les paramètres de sécurité précédents
Logs et rapports
Affiche les journaux et informations de configuration du système
L’outil affiche également un score de sécurité global afin d’évaluer rapidement le niveau de protection actuel du système.
Malekal Windows Hardener (MWH) intègre une fonction d’audit permettant d’évaluer rapidement le niveau de sécurité actuel de Windows 11/10.
L’outil vérifie automatiquement plusieurs protections et fonctionnalités de sécurité importantes afin d’identifier les paramètres désactivés ou insuffisamment configurés.
L’audit permet notamment de contrôler :
Microsoft Defender
SmartScreen
Secure Boot
TPM
BitLocker
HVCI / Isolation du noyau
Les protections PowerShell
Les règles ASR
Le pare-feu Windows
Les paramètres de hardening système
Chaque élément affiche un état :
ON : protection active
OFF : protection désactivée
PARTIAL : configuration incomplète ou partiellement sécurisée
Le score de sécurité affiché par MWH permet d’obtenir une vue globale du niveau de protection actuel du système.
Cet audit est particulièrement utile pour :
Identifier les protections désactivées
Vérifier rapidement la sécurité du PC
Contrôler la configuration après une installation Windows
Auditer un poste avant hardening
Détecter certaines mauvaises configurations de sécurité
Le score reste toutefois indicatif et ne garantit pas qu’un système soit totalement protégé contre toutes les menaces.
Renforcer Microsoft Defender
Malekal Windows Hardener (MWH) permet de renforcer Microsoft Defender en activant plusieurs protections de sécurité recommandées afin d’améliorer la protection de Windows 11/10 contre les malwares et ransomwares.
L’outil facilite l’activation des principales fonctionnalités de sécurité souvent désactivées par défaut ou peu connues des utilisateurs.
MWH peut notamment renforcer :
Protection
Rôle
PUA Protection
Bloque les logiciels potentiellement indésirables
Cloud Protection
Analyse les menaces via les services cloud Microsoft
Controlled Folder Access (CFA)
Protège les dossiers contre les ransomwares
Network Protection
Bloque certaines connexions et sites malveillants
SmartScreen
Filtre les téléchargements et applications suspectes
Tamper Protection
Empêche la désactivation non autorisée de Defender
MWH permet également d’activer plusieurs règles ASR (Attack Surface Reduction) afin de limiter les techniques utilisées par les malwares modernes.
Ces règles permettent notamment de :
Bloquer certains scripts malveillants
Limiter les attaques PowerShell
Réduire les abus de LOLBins
Bloquer certaines macros Office dangereuses
Empêcher certaines exécutions suspectes
Le renforcement de Microsoft Defender permet ainsi d’améliorer significativement la sécurité Windows sans installer de solution antivirus supplémentaire.
Renforcer le pare-feu Windows contre les malwares
Malekal Windows Hardener (MWH) permet également de renforcer le pare-feu Windows afin de limiter certaines techniques fréquemment utilisées par les malwares et ransomwares.
L’outil peut notamment bloquer plusieurs LOLBins (Living-Off-The-Land Binaries) souvent exploités par les attaquants pour télécharger ou exécuter du code malveillant à l’aide d’outils Windows légitimes.
MWH peut par exemple appliquer des restrictions sur :
powershell.exe
mshta.exe
rundll32.exe
wscript.exe
certutil.exe
Ces protections permettent de limiter :
Le téléchargement de malwares
L’exécution de scripts malveillants
Les attaques PowerShell
Les macros Office malveillantes
Certaines techniques de post-exploitation
Ces règles correspondent essentiellement à celle du tutoriel du site :
Le renforcement du pare-feu Windows permet ainsi de réduire fortement certaines attaques utilisant les outils intégrés de Windows pour contourner les protections de sécurité classiques.
Durcir Windows et réduire la surface d’attaque
Malekal Windows Hardener (MWH) permet de renforcer la sécurité de Windows 11/10 en désactivant plusieurs fonctionnalités anciennes ou fréquemment utilisées par les malwares pour compromettre le système.
L’objectif est de réduire la surface d’attaque de Windows et limiter l’exécution de scripts ou composants potentiellement dangereux.
MWH peut bloquer ou neutraliser plusieurs types de fichiers sensibles :
Fonction
Description
Pourquoi cela renforce la sécurité
Windows Script Host (WSH)
Moteur d’exécution des scripts VBS et JS
Limite l’exécution de scripts malveillants
PowerShell v2
Ancienne version de PowerShell obsolète
Réduit certaines techniques d’attaque et contournements
SMBv1
Ancien protocole de partage réseau Windows
Évite certaines attaques réseau et ransomwares
AutoRun
Lancement automatique des médias amovibles
Empêche l’exécution automatique de malwares USB
Extensions sensibles
Neutralisation de certains types de fichiers dangereux
Ces protections permettent de limiter plusieurs techniques utilisées par les ransomwares, scripts malveillants et attaques Living-Off-The-Land.
Bloquer les extensions de fichiers dangereuses
Certaines extensions de fichiers sont régulièrement utilisées pour diffuser des malwares ou exécuter des scripts malveillants.
MWH peut bloquer ou neutraliser plusieurs types de fichiers sensibles :
Extension
Risque
.vbs
Scripts VBS malveillants
.js
Scripts JavaScript malveillants
.hta
Applications HTML malveillantes
.scr
Faux économiseurs d’écran
.ps1
Scripts PowerShell
.bat
Scripts batch Windows
Ces protections permettent de limiter l’exécution accidentelle de fichiers dangereux téléchargés depuis Internet ou reçus par e-mail.
Lors de l’exécution d’un fichier avec ces extensions, cela peut générer un message d’erreur.
Utiliser les profils de hardening automatiques
Malekal Windows Hardener (MWH) propose plusieurs profils automatiques permettant d’appliquer rapidement un ensemble de protections de sécurité adaptées au niveau de durcissement souhaité.
Ces profils simplifient la configuration du hardening Windows sans devoir activer manuellement chaque protection.
Profil Recommended : sécurité équilibrée
Le profil Recommended est le profil conseillé pour la majorité des utilisateurs.
Il applique un ensemble de protections équilibrées afin de renforcer significativement la sécurité de Windows 11/10 tout en conservant une bonne compatibilité logicielle.
Ce profil active notamment :
Les protections Microsoft Defender recommandées
Plusieurs règles ASR
Certaines protections LOLBins
Le durcissement de fonctionnalités anciennes ou obsolètes
Les protections SmartScreen et réseau
Le profil Recommended est conçu pour :
Un usage quotidien
Les PC personnels
Les utilisateurs non techniques
Réduire les risques d’infection sans trop impacter Windows
Profil Strict : hardening renforcé
Le profil Strict applique des protections plus agressives afin de réduire encore davantage la surface d’attaque du système.
Ce profil peut notamment :
Bloquer davantage de LOLBins
Restreindre certaines fonctions PowerShell
Désactiver des composants Windows supplémentaires
Renforcer plusieurs règles ASR avancées
Le mode Strict s’adresse plutôt :
Aux utilisateurs avancés
Aux environnements sensibles
Aux postes fortement exposés aux risques
Aux utilisateurs recherchant un hardening maximal
Attention aux risques de compatibilité
Certaines protections de hardening peuvent provoquer des incompatibilités avec certains logiciels ou scripts.
Cela peut notamment concerner :
Les outils d’administration système
Certains logiciels professionnels
Les scripts PowerShell
Les macros Office
Les outils réseau
Certains logiciels anciens
Avant d’utiliser le profil Strict, il est recommandé :
De tester progressivement les protections
De créer un point de restauration système
De vérifier le fonctionnement des logiciels importants
De commencer par le profil Recommended
MWH reste toutefois réversible et permet de restaurer les paramètres d’origine si nécessaire.
Restaurer les paramètres Windows d’origine
Malekal Windows Hardener (MWH) permet de revenir facilement aux paramètres de sécurité Windows d’origine en désactivant les protections appliquées précédemment.
Cette fonctionnalité est utile lorsqu’une protection provoque un problème de compatibilité avec :
Un logiciel
Un script PowerShell
Un outil d’administration
Une macro Office
Un périphérique ou service Windows
Depuis les menus de MWH, vous pouvez :
Désactiver certaines protections individuellement
Restaurer les extensions de fichiers neutralisées
Réactiver certaines fonctionnalités Windows
Revenir à une configuration plus souple
L’outil conserve également plusieurs informations de configuration afin de faciliter le retour arrière et le diagnostic des protections appliquées.
Avant d’appliquer un hardening important, il est recommandé :
De créer un point de restauration système
De tester progressivement les protections
De vérifier le fonctionnement des logiciels importants
MWH a été conçu pour rester réversible afin d’éviter de bloquer durablement certaines fonctionnalités Windows.
Alternatives et aller plus loin pour sécuriser Windows
Malekal Windows Hardener (MWH) permet de renforcer rapidement la sécurité de Windows 11/10 grâce à plusieurs protections de hardening et de réduction de la surface d’attaque.
Il existe également d’autres outils spécialisés permettant de compléter ou renforcer davantage la sécurité du système selon vos besoins.
Parmi les solutions populaires de hardening Windows :
Ces guides expliquent comment renforcer la sécurité de Windows contre les malwares, ransomwares, scripts malveillants, attaques réseau et tentatives de piratage.
CD Projekt Red vient d'officialiser une troisième extension majeure pour The Witcher 3, baptisée Songs of the Past. Prévue pour 2027, cette nouvelle aventure s'accompagne d'une révision drastique des exigences techniques sur PC. Windows 11, SSD et DirectX 12 deviennent obligatoires. Le point sur ces nouveaux pré-requis.
De faux CAPTCHA circulent actuellement sur de nombreux sites web et servent à infecter les ordinateurs avec des malwares.
Ces pages frauduleuses imitent des services connus comme :
Google reCAPTCHA
Cloudflare
hCaptcha
afin de pousser l’utilisateur à exécuter une action dangereuse sur son PC.
Les victimes sont généralement invitées à :
Ouvrir la fenêtre Exécuter avec Windows + R
Copier/coller une commande PowerShell
Autoriser des notifications navigateur
Télécharger un script malveillant
Dans ce guide, découvrez comment reconnaître un faux CAPTCHA, comprendre le fonctionnement de cette arnaque et protéger votre PC contre ces attaques.
Qu’est-ce qu’un faux CAPTCHA malveillant
Les faux CAPTCHA sont des pages frauduleuses imitant les systèmes de vérification humaine utilisés sur internet, comme :
Google reCAPTCHA
Cloudflare Turnstile
Vérifications anti-bot
Leur objectif n’est pas de vérifier que vous êtes humain, mais de vous pousser à exécuter une action dangereuse sur votre ordinateur afin d’infecter le PC avec un malware.
Contrairement à un vrai CAPTCHA, ces fausses pages demandent souvent :
D’ouvrir la fenêtre Exécuter avec Windows + R
De copier/coller une commande PowerShell
D’autoriser des notifications navigateur
Ou d’exécuter un script malveillant
Les cybercriminels utilisent cette technique pour contourner les protections de sécurité et faire exécuter eux-mêmes le malware par l’utilisateur.
Les faux CAPTCHA imitent les systèmes de vérification utilisés par des services connus comme :
Google reCAPTCHA
Cloudflare
hCaptcha
Vérifications anti-bot
L’objectif est de donner l’impression qu’il s’agit d’une vérification de sécurité légitime afin de pousser l’utilisateur à effectuer une action dangereuse.
Les éléments typiques des faux CAPTCHA
Élément affiché
Objectif des cybercriminels
“Je ne suis pas un robot”
Inspirer confiance avec une interface connue
Faux logo Cloudflare ou Google
Faire croire à une protection officielle
Message “Vérification humaine requise”
Créer un sentiment d’urgence ou de sécurité
Demande d’utiliser Windows + R
Faire exécuter une commande malveillante
Copier/coller une commande
Lancer PowerShell ou un script malware
Demande d’autoriser les notifications
Envoyer ensuite du spam ou des arnaques
Faux message de sécurité navigateur
Faire croire à un blocage légitime
Exemples de faux messages CAPTCHA malveillants
Les faux CAPTCHA utilisent souvent des phrases comme :
“Cliquez sur Autoriser pour vérifier que vous êtes humain”
“Appuyez sur Windows + R puis collez cette commande”
“Cloudflare Security Check”
“Votre navigateur nécessite une vérification”
“Confirmez que vous n’êtes pas un robot”
Certaines pages affichent également :
Une fausse animation de chargement
Un faux scan de sécurité
Un faux blocage navigateur
Des alertes de sécurité alarmantes
Quels malwares sont diffusés par les faux CAPTCHA
Les faux CAPTCHA sont aujourd’hui utilisés pour diffuser de nombreux types de malwares. Une fois la commande exécutée ou la permission accordée, le malware peut être téléchargé discrètement sur le PC sans que l’utilisateur s’en aperçoive immédiatement.
Les faux CAPTCHA sont particulièrement efficaces car :
L’utilisateur exécute lui-même la commande
Certains antivirus détectent difficilement l’attaque au départ
L’infection peut rester silencieuse plusieurs heures ou jours
Dans certains cas, les données volées sont revendues ou utilisées très rapidement après l’infection.
Comment reconnaître un faux CAPTCHA
Les faux CAPTCHA cherchent à imiter les systèmes de vérification légitimes afin de pousser l’utilisateur à exécuter une action dangereuse. Certains indices permettent toutefois de repérer rapidement une tentative d’arnaque.
Les signes d’un faux CAPTCHA malveillant
Élément suspect
Pourquoi c’est dangereux
Demande d’utiliser Windows + R
Un vrai CAPTCHA ne demande jamais d’ouvrir la fenêtre Exécuter
Copier/coller une commande PowerShell
Technique utilisée pour lancer un malware
Demande d’exécuter une commande système
Aucun service légitime ne demande cela via une page web
Faux message Cloudflare ou Google
Les cybercriminels imitent souvent des services connus
Bouton “Autoriser” pour les notifications
Peut déclencher du spam navigateur et des arnaques
Message alarmant ou urgent
Technique de manipulation pour pousser à agir rapidement
URL étrange ou inconnue
Les faux CAPTCHA utilisent souvent des domaines suspects
Téléchargement automatique
Un CAPTCHA ne doit jamais télécharger un fichier
Page plein écran bloquée
Souvent utilisée pour empêcher l’utilisateur de quitter la page
Les faux CAPTCHA imitent des services connus
Les cybercriminels copient souvent :
Google reCAPTCHA
Cloudflare
hCaptcha
Vérifications anti-bot
Les pages peuvent sembler très crédibles avec :
Logos officiels
Animations de chargement
Messages de sécurité
Interface proche des vrais CAPTCHA
L’objectif est de donner confiance afin que l’utilisateur :
Exécute une commande
Autorise des notifications
Télécharge un script malveillant
Que faire si vous avez exécuté une commande d’un faux CAPTCHA
Si vous avez exécuté la commande demandée par le faux CAPTCHA, il est possible que le PC ait été infecté par un malware, même si aucun fichier visible n’a été téléchargé.
Dans ce cas, il est recommandé d’agir rapidement afin de limiter les risques :
Déconnectez le PC d’internet
Fermez le navigateur
Lancez une analyse antivirus complète
Vérifiez les extensions du navigateur
Changez les mots de passe importants depuis un appareil sain
Contrôlez les sessions Google, Microsoft, Steam ou réseaux sociaux
Même si le PC semble fonctionner normalement, une infection peut rester discrète pendant plusieurs heures ou jours.
Guide complet pour supprimer un virus et désinfecter le PC :
Comment éviter les faux CAPTCHA et les pages malveillantes
Les faux CAPTCHA exploitent principalement la méfiance limitée des utilisateurs et les poussent à exécuter eux-mêmes des actions dangereuses. Quelques bonnes pratiques permettent toutefois d’éviter la grande majorité de ces arnaques.
Les règles de sécurité contre les faux CAPTCHA
Bonne pratique
Pourquoi c’est important
Ne jamais exécuter une commande depuis une page web
Un vrai CAPTCHA ne demande jamais cela
Ne jamais utiliser Windows + R à la demande d’un site
Technique fréquemment utilisée pour lancer des malwares
Refuser les notifications suspectes
Évite le spam navigateur et les arnaques
Vérifier l’adresse du site web
Les faux CAPTCHA utilisent souvent des domaines suspects
Maintenir Windows et le navigateur à jour
Corrige les failles de sécurité exploitées par les pirates
Utiliser un antivirus à jour
Permet de bloquer certaines attaques et scripts malveillants
Si une page web demande ce type d’action, il s’agit presque toujours d’une tentative d’infection ou d’arnaque visant à exécuter un malware sur votre PC
Sécuriser Windows et son navigateur contre les faux CAPTCHA
Pour limiter les risques :
Maintenez Windows Update actif
Utilisez Microsoft Defender ou un antivirus fiable
C'est peut-être arrivé à une de vos connaissances récemment (ou même à vous). Un petit colis anonyme, sans expéditeur clair, avec dedans une coque de téléphone bas de gamme ou un ustensile de cuisine bidon. Elle a haussé les épaules, jeté l'objet, oublié l'incident. Ou elle avait besoin de l'objet en question et s'est dit "wow quelle chance, enfin une erreur de livraison en ma faveur pour une fois".
Sauf que ces livraisons fantômes cachent souvent une arnaque bien huilée comme une frite belge : le brushing. Et si vous êtes concerné, il y a des gestes simples pour limiter les dégâts. Je vous explique le bazar, les risques, et comment un outil comme Alternative ID, proposé par Surfshark, peut vous aider à reprendre la main.
Le brushing, c'est quoi ce piège à la con ?
Le brushing, c'est une fraude qui joue sur un détail simple. Pour laisser un avis vérifié sur une marketplace (Amazon & co), il faut avoir "acheté" le produit. Les vendeurs peu scrupuleux contournent cette règle en créant de faux comptes avec de vraies adresses, récupérées via des fuites de données, des
datas brokers
ou des listes achetées sur le dark web.
Ils expédient ensuite un objet sans valeur à cette adresse. Une fois la livraison confirmée par le transporteur, le faux compte laisse un avis cinq étoiles et un commentaire élogieux sur leur produit qui tue. Résultat : le produit remonte dans les classements, attire de vrais acheteurs et le vendeur empile les ventes légitimes sur une réputation fabriquée.
Vous, dans l'histoire, vous n'avez rien demandé. Mais votre nom et votre adresse viennent d'être validés comme "actifs" dans la base de données du fraudeur. C'est ce signal qui pose problème.
Pourquoi c'est plus grave qu'un simple spam
Recevoir un colis inattendu peut sembler anodin. Pourtant, plusieurs risques méritent toute votre attention. D'abord, la confirmation de vos coordonnées. Une adresse validée par brushing devient une cible prioritaire pour d'autres campagnes que ce soit du phishing ciblé, des tentatives de prise de contrôle de compte ou même une usurpation d'identité partielle. Et tout ça juste parce que vous avez validé la réception du colis, donc même avant d'avoir ouvert celui-ci. Et vous ne pouvez pas y faire grand-chose car même si vous n'êtes pas chez vous, le livreur peut éventuellement le déposer chez un voisin ou un gardien d'immeuble qui validera la réception sans savoir ce qu'il se passe !
Ensuite, le risque de confusion comptable. Certains fraudeurs utilisent vos informations pour ouvrir des comptes sur des plateformes de paiement ou de crédit. Si vous ne surveillez pas vos relevés, l'activité peut passer inaperçue pendant des mois.
Enfin, la fatigue psychologique. Multiplier les signalements, les démarches administratives, les changements de mot de passe ça use. Et c'est souvent ce sur quoi comptent les escrocs, que vous abandonniez par lassitude.
Alternative ID : une parade simple et efficace
C'est là qu'intervient
Alternative ID
, une fonctionnalité de Surfshark souvent sous-estimée et qui est maintenant intégrée dès le starter pack (l'abonnement le moins cher).
Le concept est direct puisqu'au lieu de donner vos vraies informations pour chaque inscription en ligne, vous générez un profil secondaire. Nom, prénom, email, même numéro de téléphone temporaire. Tout est factice, mais fonctionnel pour valider une création de compte.
Appliqué au brushing, l'intérêt est immédiat. Si vous utilisez une identité Alternative ID pour vous inscrire sur une marketplace ou un site e-commerce peu connu, ou pour profiter d'une offre promotionnelle douteuse, et que ces données sont piratées ou sont revendues, ce n'est pas votre véritable identité qui se retrouve entre de mauvaises mains.
L'astuce consiste à segmenter. Une identité principale pour les services critiques (banque, administration, email personnel) et des identités secondaires pour tout le reste. En cas de fuite (et là aussi Surfshark intervient avec son système Alert qui surveille le dark web pour vous), vous supprimez l'alias concerné sans impacter vos comptes essentiels.
Ce que fait Surfshark en dehors d'Alternative ID
Alternative ID ne fonctionne pas isolément. Plusieurs fonctionnalités de Surfshark renforcent la protection globale :
CleanWeb bloque les domaines connus pour héberger des scripts de tracking, des pubs malveillantes ou des pages de phishing. En réduisant les requêtes vers des serveurs tiers, il limite les opportunités de collecte de données à votre insu.
La politique no-logs, auditée par Deloitte, et les serveurs RAM-only sont conçus pour ne conserver aucune trace de votre activité. Surfshark se conforme aux décisions de justice qui s'imposent légalement, mais comme aucune donnée d'activité n'est stockée, il n'y a concrètement rien à transmettre. C'est une protection structurelle.
L'IP Rotator change régulièrement votre adresse IP de sortie pendant une session. Cela complique la corrélation de vos activités par les régies publicitaires ou les trackers comportementaux.
Le Kill Switch, en mode strict, coupe toute connexion internet si le tunnel VPN tombe. Cela prévient les fuites accidentelles d'IP qui pourraient exposer votre localisation réelle.
Enfin,
l'abonnement couvre un nombre illimité d'appareils
. Vous pouvez protéger votre ordinateur, votre téléphone, ceux de votre conjoint et de vos enfants, sans surcoût. La sécurité devient alors une pratique collective, pas individuelle.
Quelques gestes concrets pour limiter les risques
Au-delà des outils, l'hygiène numérique reste la première ligne de défense. Si vous recevez un colis non commandé, ne cliquez sur aucun lien inclus dans l'emballage, ne scannez pas de QR code suspect, et ne contactez pas le numéro de "service client" indiqué. Signalez l'incident à la plateforme concernée si l'expéditeur est identifiable, et conservez une trace pour d'éventuelles démarches ultérieures. Et bien entendu n'utilisez pas l'objet en lui-même, ce sont souvent des bouses complètes qui peuvent vous exploser dans les mains ou sont réalisées en matériaux bas de gamme qui empoisonneront vos intérieurs lol.
Surveillez régulièrement vos relevés bancaires et vos comptes en ligne. Une activité inexpliquée, même mineure, peut être un signal d'alerte. Évitez aussi de réutiliser les mêmes informations personnelles sur de multiples sites. Plus vos données circulent, plus la surface d'attaque s'élargit. Enfin, activez la double authentification partout où c'est possible. Même si un fraudeur obtient votre mot de passe, cette couche supplémentaire bloque souvent l'intrusion.
Mon ressenti sur l'ensemble
Je vous l'ai déjà dit mais ce qui me plaît dans l'approche de Surfshark, c'est la cohérence entre les différentes fonctionnalités et son côté proactif. Alternative ID n'est pas un gadget ajouté pour faire joli, il s'intègre dans une logique plus large de maîtrise des données personnelles. CleanWeb, no-logs, IP Rotator, Kill Switch, le mode camouflage : chaque brique répond à un vecteur d'attaque spécifique. Ensemble, elles forment un dispositif qui ne promet pas l'invisibilité totale, mais qui rend la tâche des fraudeurs nettement plus coûteuse.
Est-ce que cela suffit à éradiquer le brushing ? Non. Aucune solution technique ne remplace la vigilance humaine. Mais cela réduit significativement les risques, et surtout, cela redonne du contrôle à l'utilisateur. Le brushing n'est pas une arnaque spectaculaire. Pas de rançon, pas de menace directe, pas de compte vidé en quelques clics. C'est une fraude sournoise, qui progresse par accumulation de petits signaux. C'est précisément ce genre de menace qui justifie une approche défensive en profondeur. Pas de solution miracle, mais des couches de protection qui, combinées, découragent l'adversaire moyen.
Et si un jour vous recevez un colis mystère, vous saurez désormais que ce n'est pas un cadeau du ciel. Juste un signal à prendre au sérieux.
L'offre du moment
Pour ceux qui souhaitent franchir le pas, Surfshark propose actuellement un tarif de 2,4€ mensuel (TTC) sur 24 mois, avec trois mois gratuits et une période d'essai de 30 jours.
L'abonnement inclut la protection d'un nombre illimité d'appareils, ce qui facilite le déploiement sur l'ensemble de votre parc personnel ou professionnel. Yapuka !
Précision utile : ce lien contient un identifiant affilié. Vous ne payez rien de plus, mais une commission me permet de continuer à produire des articles indépendants, sans dépendre de la publicité programmatique ou des contenus sponsorisés opaques.
[Deal du jour] Pour le gaming, investir dans une bonne configuration est toujours une bonne idée pour ne pas se retrouver rapidement limité. Le laptop proposé par Lenovo est une excellente affaire à ce prix.
Pour éviter de finir un jour entre les mains d'un géant américain ou d'un fonds spéculatif, le fondateur d'Infomaniak a pris une décision radicale : céder la majorité de ses droits de vote à une fondation. Un bouclier juridique inédit pour graver la protection de la vie privée et l'écologie dans le marbre.
NVIDIA vient de publier un bulletin de sécurité pour ses pilotes graphiques GPU. Plusieurs vulnérabilités touchent Windows et Linux, avec des risques allant du déni de service à l’exécution de code.
La grève devrait bien avoir lieu chez Samsung en Corée du Sud, à partir du 21 mai 2026. Ce bras de fer social pourrait provoquer une perturbation globale, avec une paralysie possible de la production des puces essentielles au fonctionnement de l'intelligence artificielle.
Windows 1.0, le System 6 d'Apple, NeXTSTEP, Multics... Tous ces OS que vous croyiez disparus, hé bien aujourd'hui vous pouvez les rebooter sans avoir à ressortir le moindre vieux matos de votre grenier !
Le bureau de NeXTSTEP 3.3, l'OS de NeXT, la boîte montée par Steve Jobs après Apple
Et ça c'est grâce à Andrew Warkentin qui a rassemblé plus de 1700 systèmes pré-installés, soit des centaines d'OS différents une fois comptées toutes leurs versions, dans son
Virtual OS Museum
. Ça remonte jusqu'au
Manchester Baby
de 1948 (avec l'ancêtre du premier OS), et se termine avec les bêtas de
Longhorn
côté Windows.
LisaDraw sur Apple Lisa Office System 3.1, une interface graphique de 1983
Pour découvrir tout ça, il vous faudra installer une grosse appli Linux qui sert de lanceur. Ensuite, vous cherchez un système, vous filtrez par catégorie, vous double-cliquez, et hop, le vieux bestiau démarre dans son émulateur, déjà configuré. Ça s'appuie sur QEMU, VirtualBox ou UTM, avec des snapshots pour pouvoir revenir en arrière sans rien perdre. Deux formats du musée virtuel sont proposés au choix : La version complète à environ 170 Go qui fonctionne hors-ligne (de quoi faire suer votre SSD ^^), ou la version lite à 20 Go qui pioche les images à la demande. Y'a pas de torrent, c'est que du téléchargement direct, donc à quelques Mo/s, prévoyez la nuit pour récupérer ça.
Mais surtout derrière ce projet d'Andrew Warkentin, y'a vingt ans de collecte. Andrew bricole des émulateurs et archive des images disque depuis le milieu des années 2000, et il voulait juste rendre tout ça accessible d'un coup. Son idée c'était de rendre accessible le plus possible de cette histoire des OS qui a été préservée un peu partout.
IRIX 6.5 de Silicon Graphics, le Unix des stations graphiques SGI
C'est du x86-64 pour l'instant (de l'ARM est prévu de ce que j'ai compris), et la licence ne couvre que le lanceur, les scripts et les métadonnées, en non-commercial uniquement.
Après, les vieux Windows ou Mac OS, eux, restent dans le flou juridique habituel de l'abandonware, que les archivistes pratiquent sans que ça vaille pour autant autorisation des ayants droit. Et non, tout n'est pas magique, puisque certains vieux systèmes réclament encore des réglages à la main.
Plan 9 des Bell Labs et son éditeur acme, l'OS pensé pour l'après-Unix
Mais perso, je trouve que ça vaut largement le détour. Maintenant, si les collections préconfigurées vous parlent, c'est la même philosophie que
Retro-eXo
côté jeux DOS et Windows, ou que ces
émulateurs DOS dans le navigateur
, version OS complets cette fois !
Bref, si fouiller dans presque 80 ans d'informatique vous tente, c'est sur
virtualosmuseum.org
.
Un nouveau zero-day Windows baptisé « MiniPlasma » vient d’être publié publiquement avec un exploit Proof of Concept (PoC). La vulnérabilité permettrait à un utilisateur disposant déjà d’un accès local limité d’obtenir les privilèges SYSTEM, soit le niveau d’accès le plus élevé sous Windows.
Cette nouvelle faille a été révélée par le chercheur « Chaotic Eclipse », déjà à l’origine des récents PoC BlueHammer, RedSun, UnDefend et YellowKey visant différentes protections de Windows et BitLocker.
MiniPlasma exploite le Planificateur de tâches Windows
Selon les premières analyses, MiniPlasma cible le service Windows Task Scheduler (Planificateur de tâches).
Le PoC exploiterait une mauvaise gestion des liens symboliques et des permissions de certains fichiers utilisés pendant l’exécution de tâches système. L’attaquant pourrait alors détourner ce mécanisme pour exécuter du code avec les privilèges SYSTEM.
Concrètement, un utilisateur standard pourrait :
créer certains liens symboliques
manipuler des chemins de fichiers spécifiques
déclencher une tâche système
obtenir une élévation de privilèges complète
Le PoC publié permettrait d’obtenir un shell SYSTEM en quelques secondes sur certaines versions de Windows.
Une faille locale mais très dangereuse
MiniPlasma ne permet pas une compromission à distance directe via Internet. L’attaquant doit déjà disposer :
d’un accès local
ou d’un malware exécuté avec des droits utilisateur classiques
Mais ce type de faille reste extrêmement critique dans les chaînes d’attaque modernes.
En pratique, les cybercriminels utilisent souvent ce genre d’élévation de privilèges après :
un phishing
une exécution de malware
une faille navigateur
une compromission RDP
une infection initiale limitée
L’objectif est ensuite d’obtenir les privilèges SYSTEM afin de :
désactiver Microsoft Defender
contourner certaines protections
installer des rootkits
accéder à davantage de données
persister dans le système
Une ancienne faille Google Project Zero toujours exploitable ?
Selon le chercheur Chaotic Eclipse, MiniPlasma ne serait pas une vulnérabilité entièrement nouvelle. Le problème toucherait en réalité le pilote système cldflt.sys, utilisé par Windows pour les fonctionnalités Cloud Filter liées notamment à OneDrive et aux fichiers à la demande.
La faille se situerait plus précisément dans la routine HsmOsBlockPlaceholderAccess.
Le plus surprenant est que cette vulnérabilité avait déjà été signalée à Microsoft en septembre 2020 par le chercheur James Forshaw de Google Project Zero. À l’époque, elle avait reçu l’identifiant CVE-2020-17103 et Microsoft avait annoncé un correctif déployé en décembre 2020.
Mais selon Chaotic Eclipse, le problème serait toujours exploitable aujourd’hui.
Le chercheur affirme que :
soit le correctif initial n’a jamais complètement résolu le problème
soit une modification ultérieure de Windows aurait réintroduit silencieusement la faille
Encore plus inquiétant, il explique que le PoC original publié par Google fonctionnerait toujours sans modification majeure.
BleepingComputer a d’ailleurs testé l’exploit sur un système Windows 11 Pro entièrement à jour avec les mises à jour Patch Tuesday de mai 2026.
Dans leur test :
un simple compte utilisateur standard a été utilisé
l’exploit a été exécuté localement
une invite de commande avec les privilèges SYSTEM a été obtenue immédiatement
Cela montre que la vulnérabilité reste exploitable même sur des systèmes Windows 11 récents et entièrement patchés.
Un nouveau PoC publié avant correctif Microsoft
Comme pour les précédentes vulnérabilités publiées par Chaotic Eclipse, Microsoft n’aurait pas encore publié de correctif officiel au moment de la publication du PoC.
Le chercheur accuse une nouvelle fois Microsoft d’avoir ignoré ou retardé le traitement de certains rapports de sécurité.
Ces derniers mois, plusieurs PoC similaires ont été publiés publiquement avant correction :
BlueHammer
RedSun
UnDefend
YellowKey
GreenPlasma
Certaines de ces vulnérabilités ont finalement été corrigées discrètement dans les Patch Tuesday suivants après médiatisation.
Windows reste vulnérable aux élévations de privilèges locales lorsque certains composants historiques du système sont mal protégés.
Le problème est que Windows conserve encore énormément de mécanismes hérités pour :
la compatibilité logicielle
les services système
les tâches planifiées
les composants Win32 historiques
Le Planificateur de tâches Windows est notamment une cible régulière des chercheurs sécurité car il fonctionne avec des privilèges très élevés et interagit avec de nombreux composants système sensibles.
Microsoft pourrait corriger discrètement la faille
Pour le moment, Microsoft n’a pas communiqué officiellement sur MiniPlasma.
Mais au vu des précédents cas récents, il est probable que :
un correctif soit préparé
une CVE soit attribuée plus tard
la correction arrive dans un futur Patch Tuesday
Les administrateurs système et utilisateurs sensibles doivent donc :
Sous Windows et Linux, les SSD, disques durs et périphériques USB utilisent un cache disque afin d’améliorer les performances des lectures et écritures.
Le cache d’écriture permet notamment d’accélérer les copies de fichiers, mais peut aussi provoquer des pertes de données ou des corruptions de fichiers en cas de coupure électrique ou de débranchement USB brutal.
Dans ce guide, vous apprendrez comment fonctionne le cache disque et le cache d’écriture sous Windows et Linux, leurs avantages, leurs risques et comment éviter les corruptions disque.
Les données sont temporairement stockées en mémoire RAM
Le cache d’écriture accélère les copies de fichiers
Une coupure électrique ou un retrait USB brutal peut provoquer une corruption de données
Sous Windows, le mode “Suppression rapide” limite les risques sur les clés USB
Le cache disque est utile, mais nécessite d’utiliser correctement l’éjection sécurisée USB.
Qu’est-ce que le cache disque
Le cache disque est une mémoire temporaire utilisée par le système d’exploitation ou le périphérique de stockage afin d’accélérer les lectures et écritures sur un disque dur, un SSD ou une clé USB.
Lorsqu’un fichier est lu ou écrit :
Les données peuvent être temporairement stockées en mémoire
Puis écrites plus tard sur le disque physique
Ou conservées afin d’accélérer les accès suivants
Le cache disque permet ainsi :
D’améliorer les performances
Réduire les accès physiques au disque
Accélérer les copies de fichiers
Limiter les temps d’attente
Le tableau ci-dessous résume les principaux types de cache disque.
Type de cache
Fonction
Cache en lecture
Accélère l’ouverture des fichiers fréquemment utilisés
Cache en écriture
Stocke temporairement les écritures avant transfert sur le disque
Cache matériel du disque
Mémoire intégrée au SSD ou disque dur
Cache système Windows/Linux
Cache géré par le système d’exploitation
Sous Windows et Linux, le cache disque est utilisé :
Sur les SSD
Les disques durs HDD
Les clés USB
Les disques externes
Même si le cache améliore les performances, il peut aussi provoquer :
Une perte de données
Une corruption du système de fichiers
Des erreurs disque
si le périphérique est débranché brutalement avant la fin des écritures.
À quoi sert le cache disque ?
Le cache disque permet d’améliorer les performances des périphériques de stockage en réduisant les accès directs au disque dur, SSD ou périphérique USB.
Sans cache disque :
Chaque lecture ou écriture serait effectuée directement sur le support physique
Les performances seraient beaucoup plus faibles
Les temps d’accès augmenteraient fortement
Le cache disque sert principalement à :
Accélérer les lectures de fichiers
Améliorer les vitesses d’écriture
Réduire les accès physiques au disque
Limiter les temps d’attente
Optimiser les performances du système
Le tableau ci-dessous résume les principaux avantages du cache disque.
Les données peuvent être d’abord écrites dans le cache RAM
Puis transférées ensuite sur le disque physique
C’est pour cette raison qu’un périphérique USB peut sembler avoir terminé une copie alors que certaines écritures sont encore en attente en arrière-plan.
Comment fonctionne le cache disque sous Windows et Linux ?
Le cache disque fonctionne comme une mémoire tampon entre le système d’exploitation et le périphérique de stockage.
Au lieu d’écrire ou lire directement chaque donnée sur le disque physique :
Windows ou Linux stocke temporairement les données dans le cache
Puis les transfère ensuite vers le SSD, disque dur ou périphérique USB
Cela permet :
D’accélérer les accès disque
Réduire les temps de latence
Limiter les accès physiques au disque
Améliorer les performances générales
Le cache disque peut fonctionner :
En lecture
En écriture
Ou les deux
Cache en lecture
Le cache en lecture conserve temporairement les fichiers ou données récemment utilisés afin d’accélérer les accès suivants.
Par exemple :
Lorsqu’un programme ou fichier est ouvert plusieurs fois
Les données peuvent être relues directement depuis le cache RAM
Sans accéder de nouveau au disque physique
Cela améliore :
Les temps de chargement
La réactivité du système
Les performances des applications
Cache en écriture
Le cache en écriture stocke temporairement les données avant leur écriture réelle sur le disque.
Par exemple :
Lors d’une copie de fichiers
Windows écrit d’abord les données en mémoire
Puis les transfère ensuite vers le périphérique de stockage
Cette méthode permet :
D’accélérer les copies
Réduire les accès disque
Améliorer les performances USB et SSD
Tant que les données restent dans le cache :
Elles ne sont pas encore totalement enregistrées sur le disque
Une coupure électrique ou un débranchement USB peut provoquer une corruption de fichiers
Différence entre write-back et write-through
Le tableau ci-dessous résume les deux principales stratégies de cache d’écriture.
Mode de cache
Fonctionnement
Write-back
Les données sont d’abord écrites dans le cache puis plus tard sur le disque
Write-through
Les données sont écrites immédiatement sur le disque physique
Le mode write-back :
Offre de meilleures performances
Mais augmente les risques de perte de données
Le mode write-through :
Est plus sécurisé
Mais légèrement moins performant
Sous Windows, les stratégies :
Suppression rapide
et Meilleures performances
utilisent justement ces mécanismes de cache disque.
Différence entre cache disque et mémoire RAM
Le cache disque et la mémoire RAM sont liés, mais ils ne jouent pas exactement le même rôle sous Windows ou Linux.
La mémoire RAM sert à stocker temporairement :
Les programmes en cours d’exécution
Les données utilisées par le système
Les applications ouvertes
Le cache disque, lui, utilise souvent une partie de la RAM afin d’accélérer les accès au disque dur, SSD ou périphérique USB.
Le tableau ci-dessous résume les principales différences.
Élément
Rôle
Mémoire RAM
Stocker temporairement les programmes et données en cours d’utilisation
Cache disque
Accélérer les lectures et écritures disque
Cache en lecture
Conserver les fichiers récemment utilisés
Cache en écriture
Stocker temporairement les écritures avant transfert sur le disque
Par exemple :
Lors d’une copie de fichiers
Windows peut d’abord écrire les données dans le cache RAM
Puis transférer les données ensuite sur le disque physique
C’est pour cette raison :
Qu’un transfert peut sembler terminé alors que le disque travaille encore
Ou qu’un périphérique USB peut rester actif après une copie
La mémoire RAM est volatile : Son contenu disparaît après un redémarrage ou une coupure électrique
C’est pourquoi :
Une coupure brutale
Ou un débranchement USB pendant une écriture
peut provoquer :
Une perte de données
Une corruption du système de fichiers
Des erreurs disque.
Cache disque sur SSD, HDD et périphériques USB
Le cache disque est utilisé sur la plupart des périphériques de stockage :
Disques durs HDD
SSD
Clés USB
Disques externes USB
Mais son fonctionnement et son importance peuvent varier selon le type de support utilisé.
Le tableau ci-dessous résume les principales différences.
Périphérique
Utilisation du cache disque
Disque dur HDD
Très utilisé pour réduire les accès mécaniques
SSD
Utilisé pour améliorer les performances d’écriture
Clé USB
Cache souvent limité mais toujours présent
Disque externe USB
Dépend des paramètres Windows et du périphérique
Cache des disques durs HDD
Les disques durs mécaniques utilisent fortement le cache disque afin de :
Réduire les mouvements de la tête de lecture
Accélérer les accès aux fichiers
Améliorer les performances générales
Les HDD possèdent aussi :
Un cache matériel intégré
Généralement de quelques Mo à plusieurs centaines de Mo
Cache des SSD
Les SSD utilisent également le cache disque, mais de manière différente.
Le cache permet notamment :
D’accélérer les écritures
Réduire l’usure des cellules mémoire
Optimiser les performances du SSD
Certains SSD utilisent aussi :
Un cache DRAM
Ou un cache SLC
afin d’améliorer les vitesses de transfert.
Cache des clés USB et disques externes
Sous Windows, les clés USB et disques externes utilisent souvent :
Le cache système Windows
Les stratégies :
Suppression rapide
Meilleures performances
Avec :
Suppression rapide
Windows limite fortement le cache d’écriture
Meilleures performances
Les performances sont meilleures
Mais l’éjection sécurisée devient fortement recommandée
Débrancher brutalement un périphérique USB pendant une écriture peut provoquer :
Une corruption de fichiers
Une perte de données
Des erreurs du système de fichiers
Pourquoi le cache disque peut provoquer une perte de données
Le cache disque améliore les performances des SSD, disques durs et périphériques USB, mais il peut aussi provoquer une perte de données lorsque les écritures ne sont pas encore totalement enregistrées sur le disque physique.
Avec le cache en écriture :
Les données sont d’abord stockées temporairement en mémoire
Puis écrites ensuite sur le disque
Tant que cette écriture n’est pas terminée :
Les fichiers ne sont pas encore totalement sauvegardés
Une interruption peut corrompre les données
Le tableau ci-dessous présente les situations les plus fréquentes.
Situation
Risque
Débranchement brutal d’une clé USB
Corruption de fichiers
Coupure électrique
Perte des données en cache
Crash Windows ou Linux
Système de fichiers corrompu
Redémarrage forcé du PC
Écritures interrompues
Déconnexion d’un disque externe pendant une copie
Fichiers incomplets
Cache write-back actif
Risque accru de perte de données
Les symptômes les plus fréquents sont :
Fichiers corrompus
Erreurs NTFS ou EXT4
Messages CHKDSK ou fsck
Partition inaccessible
Clé USB non reconnue
Linux ou Windows qui refuse de démarrer
Risques avec les périphériques USB
Les clés USB et disques externes sont particulièrement sensibles :
Lors des copies de fichiers importantes
Avec le mode Meilleures performances
Si le périphérique est retiré sans éjection sécurisée
Même si Windows 11/10 utilise souvent : Suppression rapide
il reste conseillé :
D’attendre la fin des copies
D’éviter les débranchements brutaux
D’utiliser l’éjection sécurisée pour les disques externes importants
Limiter les risques de corruption disque
Pour éviter les pertes de données :
Utilisez l’éjection sécurisée USB
Évitez les coupures électriques
Utilisez un onduleur sur PC fixe
Sauvegardez régulièrement les fichiers importants
Vérifiez l’état de santé du disque
Les systèmes d’exploitations fournissent des utilitaires de réparation du système de fichiers :
Comme Windows, Linux utilise un cache disque afin d’améliorer les performances des SSD, disques durs et périphériques USB.
Sous Linux :
Les lectures et écritures disque peuvent être temporairement stockées en mémoire RAM
Puis transférées ensuite vers le disque physique
Le cache disque Linux permet notamment :
D’accélérer les accès aux fichiers
Réduire les accès physiques au disque
Améliorer les performances du système
Optimiser les écritures SSD et HDD
Le tableau ci-dessous résume les principaux mécanismes utilisés sous Linux.
Fonction Linux
Rôle
Page Cache
Cache des fichiers et données utilisés récemment
Buffer Cache
Cache des opérations disque bas niveau
Write-back cache
Écritures différées vers le disque
Sync
Force l’écriture immédiate des données sur le disque
Écritures différées sous Linux
Sous Linux, les écritures ne sont pas toujours immédiatement enregistrées sur le disque. Lors d’une copie de fichiers, les données peuvent rester temporairement en mémoire avant d’être écrites sur le disque physique.
C’est pour cette raison qu’un périphérique USB peut continuer à travailler après la fin apparente d’une copie et qu’un débranchement brutal peut provoquer une corruption du système de fichiers EXT4.
Vider le cache disque Linux
Linux permet de forcer l’écriture des données en attente avec :
sync
Cette commande demande au système :
D’écrire immédiatement les données du cache vers le disque
Elle peut être utile :
Avant de retirer une clé USB
Après une copie importante
Lors d’un dépannage Linux
Risques de corruption sous Linux
Comme sous Windows, une coupure électrique, un crash système ou un débranchement USB brutal peuvent provoquer une corruption du système de fichiers EXT4, une perte de données ou encore des erreurs disque sous Linux.
Comment vérifier ou modifier le cache disque sous Windows
Windows 11/10 permet de modifier la stratégie de cache d’écriture des SSD, disques durs et périphériques USB depuis le Gestionnaire de périphériques.
Dans la majorité des cas, il n’est pas recommandé de désactiver complètement le cache disque, car celui-ci améliore fortement les performances des SSD, disques durs et périphériques USB.
Le cache disque permet notamment :
D’accélérer les copies de fichiers
Réduire les accès physiques au disque
Améliorer les performances générales du système
Toutefois, dans certaines situations, réduire ou désactiver le cache d’écriture peut être utile :
Pour limiter les risques de corruption USB
Sur certains périphériques externes instables
En cas de problèmes d’éjection USB
Lors de coupures électriques fréquentes
Le tableau ci-dessous résume les avantages et inconvénients.
Configuration
Avantages
Inconvénients
Cache disque activé
Meilleures performances
Risque de perte de données en cas de coupure
Cache disque réduit
Plus sûr pour les périphériques USB
Performances légèrement inférieures
Meilleures performances
Copies plus rapides
Éjection sécurisée fortement recommandée
Suppression rapide
Retrait USB simplifié
Débits parfois plus faibles
Le cache disque est-il dangereux ?
Non, le cache disque améliore fortement les performances des SSD, HDD et clés USB. Les risques apparaissent surtout lors :
d’une coupure électrique
d’un retrait USB brutal
d’un crash système
Sous Windows 11/10, le mode Suppression rapide est souvent activé par défaut sur les périphériques USB, ce qui limite déjà fortement les risques de corruption lors du retrait d’une clé USB ou d’un disque externe.
Dans la majorité des cas, il est préférable de conserver le cache disque activé et d’utiliser correctement l’éjection sécurisée USB afin de profiter de meilleures performances tout en limitant les risques de perte de données.
Désactiver totalement le cache disque peut parfois :
Réduire fortement les performances
Augmenter les temps de copie
Ralentir certains SSD ou disques externes
Bonnes pratiques pour éviter les corruptions disque
Une corruption du système de fichiers peut provoquer :
Bon, accrochez vous les amis, car ça enchaine sec sur le kernel Linux en ce moment... Le chercheur William Bowling de l'équipe V12 security vient de lâcher Fragnesia (CVE-2026-46300, CVSS 7.8), un nouvel exploit kernel Linux qui permet d'obtenir un accès root sur toutes les distros majeures, et ce, 8 jours seulement après le patch de Dirty Frag.
Et la mauvaise nouvelle, en fait, c'est que Fragnesia tape dans la même surface d'attaque que
Dirty Frag
, mais via un bug logique différent qui n'est pas fixé par le patch initial. Donc si vous aviez sagement mis à jour votre noyau le 8 mai dernier en pensant être tranquille, hé bah désolé, vous êtes toujours à poil !
La lignée "Dirty" continue donc tout simplement de s'allonger...
Dirty COW
en 2016, Dirty Pipe en 2022,
Copy Fail
le 1er mai 2026,
Dirty Frag
le 8 mai, et maintenant Fragnesia le 14 mai. Quatre LPE (local privilege escalation) kernel Linux en deux semaines, c'est un record je crois !
Alors comment ça marche ?
Le bug se planque dans la partie du kernel qui gère le chiffrement réseau IPsec. C'est le truc qu'on utilise pour faire du VPN d'entreprise et l'attaque détourne le moteur de chiffrement pour qu'il écrive là où il ne devrait surtout pas écrire.
Le déroulé ensuite est assez simple à comprendre. Il prend un fichier sensible déjà ouvert en lecture (genre /usr/bin/su, le programme qui fait passer en root), il le balance dans une connexion réseau, et il dit au kernel "tiens, chiffre-moi tout ça en IPsec". Le kernel obéit gentiment, sauf qu'au lieu d'envoyer le résultat chiffré sur le réseau, il vient écraser la version du fichier qui est en mémoire avec les octets chiffrés. Du coup /usr/bin/su contient maintenant du code choisi par l'attaquant. Suffit ensuite de taper su pour devenir root.
Et là c'est le drame !
Le pire, c'est qu'il n'y a aucun "tirage au sort" dans tout ça. Pas besoin de gagner une condition de course une fois sur mille comme à l'époque de Dirty COW. Là, c'est 100% reproductible à chaque exécution, ça marche du premier coup.
La cause profonde, c'est une fonction kernel qui assemble des morceaux de paquets réseau et qui oublie au passage que certains morceaux pointent vers de la mémoire qui ne lui appartient pas vraiment (genre la mémoire d'un fichier qu'un autre process est en train de lire). Bowling appelle ça la "famille Dirty Frag" parce que c'est exactement le même genre d'amnésie qui avait permis Dirty Frag la semaine dernière.
Et le patch du 8 mai n'a pas suffi parce qu'il a juste rebouché un trou particulier, sans toucher à la fonction d'origine. D'où la sortie immédiate du PoC le 14 mai, parce qu'autant prévenir tout le monde, plutôt que de laisser un 0-day silencieux circuler dans les milieux moins recommandables d'Internet.
Testez sur votre Linux
Si vous voulez reproduire ça dans un environnement isolé (genre une VM Ubuntu 24.04 avec un kernel 6.8.0-111-generic), c'est simple :
Petite subtilité à connaître sur Ubuntu, AppArmor restreint les "user namespaces" (les bacs à sable du kernel) pour les utilisateurs non-privilégiés depuis Ubuntu 24.04. Du coup, avant de lancer l'exploit, faut faire sauter ce verrou de sécurité :
Et là vous récupérez un shell root sans crasher le kernel... vous allez voir, c'est presque magique !
⚠️ Attention, après le test, le /usr/bin/su en mémoire est toujours pété (il contient encore le code de l'attaquant). Donc avant de continuer à utiliser la machine, faut nettoyer ce cache mémoire :
echo 3 > /proc/sys/vm/drop_caches
Ou plus simple, vous rebootez la VM puisque la corruption est uniquement en RAM.
Alors on fait quoi maintenant ?
D'abord, du côté patch, AlmaLinux a déjà sorti des kernels corrigés (kernel-4.18.0-553.124.3.el8_10 pour AL8, kernel-5.14.0-611.54.5.el9_7 pour AL9, et kernel-6.12.0-124.56.3.el10_1 pour AL10). Ensuite, pour les autres distros (Ubuntu, Debian, RHEL, SUSE, Fedora, Gentoo, Amazon Linux, CloudLinux), c'est en cours, mais pas encore disponible partout à l'heure où j'écris ces lignes.
En attendant, la mitigation est exactement la même que pour Dirty Frag, ce qui est plutôt cool, et même pratique, si vous l'aviez déjà appliquée la semaine dernière (rien à refaire, vous êtes déjà protégé contre la nouvelle bête, c'est cadeau). Si ce n'est pas le cas, voici la commande à coller en root, à exécuter sur chaque machine concernée :
Cette ligne bloque les trois modules vulnérables (esp4, esp6 et rxrpc) pour qu'ils ne se rechargent pas au reboot, les décharge s'ils tournent déjà, et nettoie le cache mémoire au cas où il serait déjà corrompu.
Pour rappel, ces trois modules ne servent qu'à du VPN IPsec en mode transport et à un protocole réseau exotique d'Andrew File System. Du coup, 99% des desktops et serveurs classiques ne perdent rien à les désactiver. Si vous opérez du VPN IPsec en prod par contre, là attention, faudra attendre le patch officiel de votre distro et bricoler une rotation de modules en attendant.
Une fois que votre distro pousse le patch officiel (espérons que ce sera très bientôt côté Ubuntu et Debian), vous mettez à jour le noyau, vous rebootez la bécane, et vous retirez tranquillement la conf de modprobe.
Le site officiel de JDownloader a été compromis début mai. Pendant 24 heures, certains liens de téléchargement Windows et Linux ont redirigé vers des fichiers malveillants capables d’installer un RAT Python.