Red Dead Redemption 2 détrône Wii Sport du podium des jeux les plus vendus de tous les temps
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Alors que tout le monde attend GTA 6 avec une grande impatience, Red Dead Redemption 2, l'autre grand jeu de Rockstar, ne s'est jamais aussi bien vendu.
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Alors que tout le monde attend GTA 6 avec une grande impatience, Red Dead Redemption 2, l'autre grand jeu de Rockstar, ne s'est jamais aussi bien vendu.
Android 17 va donc lancer une fonction baptisée "Continue On", et l'idée est simple : reprendre une appli exactement là où vous l'avez laissée, mais sur un autre appareil.
Vous lisez un document sur votre téléphone, vous attrapez votre tablette, et hop, vous repartez au même endroit sans rien chercher. Les utilisateurs d'iPhone connaissent déjà ça sous le nom de Handoff (Continuité en français). Android s'y met enfin.
En pratique, c'est plutôt bien pensé. Quand vous vous approchez d'un autre appareil Android compatible, une petite suggestion apparaît dans la barre des tâches pour ouvrir la même appli, et un simple appui fait reprendre l'activité pile où vous en étiez. Le système marche dans les deux sens, sans appareil principal : n'importe quel appareil compatible peut aussi bien envoyer que recevoir. Pas de hiérarchie particulière, pas de réglage à bidouiller.
Google donne deux exemples. Un document Google Docs ouvert sur le téléphone se rouvre dans le même onglet sur la tablette. Un fil de discussion Gmail passe du téléphone vers la version web de Gmail sur la tablette.
Et il y a une bonne idée derrière : le repli vers le web. Si l'appareil qui reçoit n'a pas l'appli installée, c'est la version web qui s'ouvre à la place. Les développeurs doivent activer cette option, mais ça évite le mur du "appli non installée" qui casserait tout l'intérêt du truc.
Il y a quand même une grosse limite pour l'instant. "Continue On" ne marche qu'entre un mobile et une tablette. Pas de transfert vers un ordinateur, pas de passage vers une autre marque, pas même entre deux téléphones.
Google promet d'élargir les combinaisons d'appareils plus tard, sans donner de date. Et le tout arrive avec Android 17, encore en bêta, pour le moment réservé aux possesseurs de Pixel via la version de test QPR1 Beta 1.
La vraie inconnue, c'est l'adoption. La fonction sera là, la documentation pour les développeurs aussi, mais il faudra que les applis du quotidien jouent le jeu.
Une fonction de continuité, ça ne vaut rien si seulement trois applis la gèrent. Apple a mis des années à bien installer Handoff dans les habitudes, et Google part de plus loin avec un écosystème Android beaucoup plus éclaté.
Source : Ghacks

Le 23 juillet 2025, le Luxembourg entier s'est retrouvé sans réseau mobile, sans téléphone fixe et sans communications d'urgence pendant plus de trois heures.
Dix mois plus tard, on connaît enfin la cause grâce au média The Record : une faille jusque-là inconnue dans le logiciel d'un routeur Huawei.
Le mécanisme est presque bête. Du trafic réseau spécialement fabriqué a été envoyé vers des routeurs d'entreprise Huawei, et ce trafic les a fait redémarrer en boucle, sans jamais s'arrêter.
Pas besoin de pirater quoi que ce soit ni de voler un mot de passe, il suffisait d'envoyer les bons paquets au bon endroit. Ces routeurs équipaient l'infrastructure de POST Luxembourg, l'opérateur télécom historique du pays. Quand le cœur du réseau redémarre en continu, tout s'effondre derrière. Aucune charge criminelle n'a été retenue, faute de pouvoir désigner un responsable.
Le plus inquiétant, c'est ce qu'on ne sait toujours pas. La vulnérabilité n'a jamais été publiée. Aucun identifiant CVE, le numéro de référence standard qui permet de cataloguer une faille de sécurité, n'a été déposé dans les dix mois qui ont suivi.
On ignore si le trou a été bouché, combien d'autres opérateurs utilisent les mêmes routeurs, et si des équipements identiques sont encore vulnérables aujourd'hui quelque part. Les enquêteurs pensent même que POST n'était pas une cible : le trafic malveillant ne faisait peut-être que transiter par son réseau.
Et là, impossible de ne pas penser à FX Lindner. Ce chercheur en sécurité allemand avait alerté Huawei dès 2012 sur la fragilité de leurs équipements réseau, code bâclé et failles à la pelle.
Huawei avait minimisé. Treize ans plus tard, la même histoire se rejoue, sauf qu'elle ne touche plus un labo de test mais un pays entier, services d'urgence compris.
Ça repose la question de fond, celle de la souveraineté des infrastructures télécom européennes. L'Europe parle de souveraineté numérique depuis des années, surtout sur le cloud et l'IA. Mais les tuyaux eux-mêmes, les routeurs qui font transiter les appels et les données, restent souvent du matériel dont le code source échappe totalement aux opérateurs.
Faire tourner le réseau national d'un pays sur des routeurs dont on ne maîtrise ni le code ni le calendrier de correctifs, c'est un pari risqué. Et le Luxembourg vient de découvrir ce que ça coûte quand le pari échoue. Bref, treize ans d'avertissements ignorés, et il aura fallu un pays débranché trois heures pour que le sujet revienne sur la table.
Source : The Record

Hier soir, le compte Google Cloud de Railway est passé en statut restreint. Du jour au lendemain, sans préavis et sans la moindre explication.
Railway, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un service américain qui permet aux développeurs et aux startups de mettre un site ou une application en ligne en quelques clics, sans avoir à louer ni configurer eux-mêmes des serveurs.
Dans le jargon, on appelle ça un PaaS, une plateforme d'hébergement clé en main. Des milliers d'entreprises s'en servent pour faire tourner leurs services au quotidien. Sauf que Railway, lui, fait tourner son propre tableau de bord, son API et son control plane (la partie qui orchestre toute la plateforme) sur Google Cloud. Donc quand Google a coupé, tout est tombé.
Résultat : environ six heures de panne. Les utilisateurs se sont retrouvés avec des erreurs "no healthy upstream" en cascade, impossible de se connecter, impossible de déployer quoi que ce soit. Le pire dans l'histoire, c'est que Railway n'est pas un petit client de passage. La boîte dépense plus de 10 millions de dollars par an chez Google Cloud. Même ça n'a pas suffi à éviter le débranchement automatique.
Le ton des équipes Railway est agacé. Angelo Saraceno, ingénieur chez eux, a lâché que leurs contacts chez Google étaient eux-mêmes confus et que les clients étaient furieux. Et cette phrase, qui résume tout : "nos clients se fichent que ce soit Google, c'est à nous d'assumer notre disponibilité". Difficile de leur donner tort.
Ce n'est pas la première fois. Railway avait déjà déménagé une partie de son infrastructure en colocation (des serveurs loués dans un datacenter, qu'on gère soi-même) en 2024, justement parce que les problèmes avec Google Cloud posaient un risque existentiel à leur activité.
Sauf qu'ils avaient gardé le control plane chez Google. Mauvaise idée, visiblement. Et en 2024, Google avait déjà fait exactement le même coup au fonds de pension australien UniSuper, suspendu une semaine entière sans raison claire.
Là où ça pique, c'est l'angle métier. Railway est un PaaS. Google Cloud propose aussi un PaaS. Autrement dit, Railway hébergeait son business chez un concurrent direct, qui peut le débrancher quand il veut, par un automatisme mal réglé ou autre chose. Vous voyez le piège. Confier sa plateforme d'hébergement à quelqu'un qui vend exactement le même service, c'est lui donner les clés et la corde.
Source : The Register

Chaac Pizza Northeast, qui exploite plus de 100 restaurants Pizza Hut sur la côte est des États-Unis, attaque son propre franchiseur en justice. Le motif : un logiciel d'IA imposé par le siège pour gérer les livraisons, et qui aurait fait perdre près de 100 millions de dollars au franchisé.
Le logiciel s'appelle Dragontail. Il a été racheté en 2021 par Yum Brands, la maison mère de Pizza Hut, et il sert à orchestrer la production en cuisine et l'attribution des livraisons. Pizza Hut a fini par le rendre obligatoire pour ses franchisés.
Sur le papier, optimiser qui fait quoi et quand, c'est exactement le genre de tâche où une IA devrait briller. Sauf qu'en pratique, le résultat raconté dans la plainte est un désastre.
Le détail le plus parlant concerne les livreurs. Dragontail leur montrait si une autre commande allait bientôt être prête. Du coup, beaucoup de livreurs prenaient une commande, puis attendaient sur place quinze minutes pour en grouper une deuxième.
Résultat : la première pizza partait froide et en retard. Le genre de comportement algorithmique qui a du sens sur un tableur d'optimisation, et aucun sens dans la vraie vie d'un client qui attend son dîner. Et le client, lui, ne sait pas que c'est un algorithme qui a décidé de faire poireauter sa commande.
Les chiffres avancés par Chaac sont violents. Avant Dragontail, plus de 90 % de ses livraisons arrivaient en moins de 30 minutes, avec de bons scores de satisfaction. Après le déploiement, la croissance du chiffre d'affaires à New York est passée de plus de 10 % à environ moins 10 %. Le franchisé accuse donc Pizza Hut d'avoir violé le contrat de franchise en imposant un outil qui sabote la production, sans même fournir le support promis.
L'affaire est devant le tribunal des affaires du Texas, et elle dépasse largement le cas Pizza Hut. De plus en plus de franchisés se retrouvent à devoir installer des outils maison décidés par le siège, sans avoir leur mot à dire, et sans pouvoir revenir en arrière si ça plombe leur activité. Quand l'outil est une IA opaque qu'on ne peut ni ajuster ni désactiver, le franchisé paie les pots cassés tout seul.
Bref, une IA d'optimisation qui optimise si bien qu'elle livre les pizzas froides, c'est le genre de promesse 2026 qu'on n'avait pas vu venir.
Source : Gizmodo

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Le groupe Stellantis a noué un partenariat avec le Chinois Dongfeng pour lui ouvrir les portes de son usine de Rennes. À l'instar de sa coentreprise avec Leapmotor, le géant franco-italo-américain pourrait vendre des modèles de la marque Voyah en France.
Vous vous levez à 6h du matin, et là, surprise : une cinquantaine de SUV autonomes Waymo s'engouffrent l'un après l'autre dans votre impasse, font demi-tour au rond-point, et repartent dans le même sens. C'est ce qui s'est passé sur Battleview Drive, une rue calme du quartier de Buckhead à Atlanta.
Un riverain a filmé la scène et publié la vidéo, qui ressemble franchement à une séquence de Stephen King : des robotaxis vides qui glissent silencieusement dans le rond-point, sans personne au volant, et qui repassent toutes les 46 secondes en moyenne.
Pour la petite histoire, Waymo fait rouler des Jaguar I-PACE électriques modifiées en mode autonome dans plusieurs villes américaines. Le problème ici venait d'un bug de routage dans le logiciel qui pilote la flotte. Les voitures pensaient devoir passer par cette rue pour se rendre quelque part... sauf qu'elle ne mène nulle part. Du coup, elles entraient, faisaient demi-tour, ressortaient, et la voiture suivante recommençait l'exercice. Une vidéo a comptabilisé 13 Waymo en 10 minutes. Multipliez par les heures où ça a duré, vous voyez le tableau.
Les résidents ont signalé le problème pendant deux mois sans réponse. Mais bon. Excédés, ils ont fini par bricoler un panneau d'enfant pour bloquer la rue, ce qui a déclenché un embouteillage monumental de robotaxis confus.
C'est seulement quand la vidéo a tourné sur les réseaux que Waymo a réagi, présenté ses excuses, et corrigé le bug de routage avec son partenaire de flotte. La société rappelle au passage qu'elle effectue plus de 500 000 trajets par semaine aux États-Unis.
Waymo dit "prendre les retours communautaires au sérieux" et travaille avec ses partenaires pour que ça ne se reproduise pas. Bref, ce genre de bug rappelle que la conduite autonome à grande échelle est un vrai casse-tête, et qu'un mauvais point GPS peut transformer une rue tranquille en circuit Mario Kart.
Source : Independent.co.uk

Y'a un nouveau projet français qui débarque face à Google, et celui-là va vous plaire, j'en suis sûr !
Ça s'appelle Ibou Explorer, et c'est porté par Sylvain Peyronnet (oui, un des deux frères du SEO français bien connus dans le milieu) et Guillaume Pitel. Leur site vient d'ouvrir en beta publique et pour vous résumer ça rapidement, disons que c'est un équivalent direct de Google Discover, mais en mieux évidemment !! Et c'est surtout la première brique d'un ensemble plus large qui inclura à terme un vrai moteur de recherche conversationnel d'ici fin 2026.
Au capital, on retrouve Xavier Niel et Bpifrance et derrière le rideau, l'infrastructure indexe déjà 500 milliards de pages, donc y'a de quoi faire...
Sylvain Peyronnet et Guillaume Pitel, les deux cofondateurs derrière Babbar et Ibou ( crédit BDM )
Pour vous situer un peu ce qu'ils proposent, Ibou Explorer c'est un flux d'articles personnalisé, dans l'idée de Google Discover, mais bâti sur une philosophie inverse où la sélection se fait sur la valeur éditoriale plutôt que sur l'engagement. Les sources sont également très diversifiées, et le projet se veut "anti-bulle filtrante".
Une fois inscrit, vous récupérez un feed propre avec que des choses sérieuses et sans fake news, qui vous plairont. Ça nous change de Discover qui pousse du clickbait à longueur de journée... vous verrez, ça saute aux yeux direct !
Petit flashback quand même pour donner un peu de contexte... Sylvain Peyronnet, je l'ai croisé y'a plus de 10 ans maintenant je dirais, lors de l'une de leurs formations. Ex-Chief Science Officer de Qwant, ancien prof de fac, vingt ans d'algos de moteur de recherche dans les pattes et avec son frère Guillaume Peyronnet, ils forment le duo SEO qui tient le blog technique de référence en France et qui édite Yourtext.guru .
Mais attention à ne pas confondre côté Ibou puisque c'est Sylvain qui prend la casquette CEO, avec Guillaume Pitel (homonyme du frangin niveau prénom, mais aucun lien familial ^^) à la technique. Guillaume Pitel est un ingénieur EPITA, docteur en info, et fondateur d'eXenSa, qui a créé le crawler Barkrowler de Babbar il y a quelques années.
Et du coup ça a du sens car Babbar tourne depuis six ans, a crawlé 3 300 milliards de pages, leur graphe pèse 7 000 milliards de liens, et leurs deux crawlers actifs (Barkrowler et IbouBot) avalent 2 à 3 milliards de pages par jour. C'est à l'échelle de ce que font les géants du web.
Et c'est cette infra qui alimente déjà Explorer, et c'est aussi elle qui servira de socle au futur moteur de recherche conversationnel. Leur algo de ranking propriétaire s'appelle Mimesis et il est plutôt fin puisqu'il est capable de faire de la recherche hybride dense-sparse qui agrège une centaine de signaux par document, le tout entraîné et calibré via du LLM-as-a-Judge.
L'interface d'Ibou Explorer, la beta publique disponible
Côté philosophie, le manifeste Ibou tient en 4 engagements : respecter les éditeurs (crawl conforme aux directives, vitesses adaptées pour ne pas charger les serveurs), valoriser les créateurs (journalistes, blogueurs, photographes, devs), servir la curiosité plutôt que l'engagement, et défendre un web ouvert.
Que demande le peuple ?
Et côté concurrence, le contraste avec Google est très brutal je trouve. Avec son AI Overviews, Mountain View fait fondre les clics vers les sources, capture la valeur, garde l'audience, et laisse les créateurs avec les miettes. J'en parlais déjà l'an dernier en disant que le web tel qu'on le connaît allait disparaître et heureusement, Ibou vient prendre exactement le contre-pied de tout ça avec une attribution systématique des sources, un renvoi réel de trafic vers les éditeurs, et une totale transparence sur l'algorithme via leur Substack où ils détaillent les choix techniques.
Côté IA, leur position est nuancée et plutôt saine, je trouve. Les contenus travaillés avec l'aide de l'IA restent acceptables, mais ce qui est pénalisé c'est le « slop », c'est à dire ce contenu massivement généré sans valeur ajoutée qui inonde le web depuis deux ans. Ça rejoint d'ailleurs ce que je racontais sur le SEO à l'ère de l'IA y'a pas longtemps.
Bref, avec Ibou, ils veulent récompenser l'humain qui produit, et pas les fermes à contenu des référenceurs de caniveau.
Donc si ça vous dit de tester Explorer, allez sur explorer.ibou.io , validez votre mail, et choisissez quelques thématiques. Vous obtiendrez un flux personnalisé qui apprendra ensuite de vos clics. Le hic, c'est qu'un système qui apprend de vos clics peut quand même tendre vers un effet de bulle, donc on verra à l'usage si Ibou arrive vraiment à éviter ce phénomène.
Le vrai moteur de recherche conversationnel, lui, est annoncé comme je vous le disais pour fin 2026, avec une verticale images encore en cours de développement.
Et côté investisseurs, c'est du solide : Xavier Niel a rejoint le capital aux côtés de Go Capital, Bpifrance, Normandie Participations et AD Normandie (la boîte est basée en Normandie). Les outils SEO existants (Babbar, Yourtext.guru) financent encore la R&D, et la roadmap de monétisation parle de freemium, API, B2B selon ce qui prendra. On verra bien...
Maintenant le vrai défi reconnu par Sylvain lui-même, c'est la notoriété de son service face au "réflexe Google". Donc comme pour toutes les alternatives à Google , le combat se joue autant côté usage que côté tech.
Mais moi, je suis content de voir des gens s'attaquer enfin à ce mur-là avec une vraie infra derrière et pas juste un wrapper d'API à la con.
La beta Explorer est dispo dès maintenant en cliquant ici ! Ah et y'a aussi des applications pour Android et iOS !

Si vous avez payé une agence pour "optimiser votre site pour l'IA" ces derniers mois, asseyez-vous bien confortablement car Google a publié son guide officiel sur le sujet, et le résumé tient en une phrase, le SEO pour l'IA c'est du SEO. Voilà... Tout ce qui est hacks GEO, c'est direction la poubelle en tout cas pour Google !
Le doc est sorti le 15 mai sur Search Central, et il met les pieds dans le plat direct. Google y explique que ses fonctionnalités IA, les AI Overviews (les fameux résumés générés en haut des résultats) et le mode IA, ne tournent pas sur un moteur à part. Elles piochent tout simplement dans l'index normal, avec le classement habituel. En gros, y'a pas de porte dérobée réservée aux plus malins malgré ce que les auto-proclamés experts GEO peuvent dire.
Le guide officiel Google, mis en ligne le 15 mai 2026
Ce qui est marrant, c'est que Google a surtout placé dans ce doc une section "mythbusting" qui va faire mal à pas mal de monde. Car oui les amis, pas besoin de fichier llms.txt, pas besoin de balisage spécial, pas besoin de découper votre contenu en petits morceaux pour aider les robots de Mister Google.
Et voilà comment toute une industrie de consultants qui vendait du llms.txt à prix d'or vient de se prendre un mur. Snif...
D'ailleurs, le truc rigolo avec le llms.txt, c'est son histoire. Ce fichier a été proposé en septembre 2024 par le co-fondateur de Fast.ai, et presque deux ans plus tard, ni Google, ni OpenAI, ni Anthropic ne vont vraiment le récupérer sur votre serveur. L'adoption reste donc hyper marginale, genre 6% des gros sites et ça n'est jamais devenu un vrai standard. Vous pouvez donc carrément supprimer le vôtre, ça ne changera strictement rien !
Alors c'est quoi la vraie recette ?
Hé bien du contenu "non-commodity", dit Google. En clair, des trucs que personne d'autre n'a écrits... Ils veulent du vécu et pas du réchauffé. Leur exemple est d'ailleurs très parlant... Un article du style "7 conseils pour acheter sa première maison", c'est de la soupe que tout le monde recopie. Alors que "Pourquoi on a zappé l'inspection et économisé, retour sur la canalisation d'égout", ça c'est du vécu qui sent bon le terroir et la sueur, et c'est ça que l'IA va citer !! C'est exactement ce que je raconte depuis des années .
En vrai, le boulot c'est surtout de revenir aux bases du SEO, et pas besoin d'outils payants dans cette équation mais juste du temps et du contenu honnête et humain. D'abord, faut vérifier que vos pages sont indexables et crawlables, et ça la Search Console vous le dit en deux clics.
Ensuite, arrêtez de générer 40 pages quasi identiques pour chaque variation de mot-clé, car Google appelle ça de l'abus de contenu à grande échelle et ça vous flinguera votre référencement ! Et n'oubliez pas que vous écrivez pour des humains, avec des titres et des paragraphes, et pas pour un parseur à la con.
Le seul vrai piège après, c'est l'éternel site full JavaScript des startupeurs d'école de commerce (ou des vibe-coders maintenant...). Là encore Google prévient que ça ne passera pas.
Après le hic c'est que les AI Overviews répondent direct dans la page de résultats, du coup le taux de clics vers votre site s'effondre . Et voilà comment le client repart sans jamais entrer... Plusieurs études indépendantes parlent même d'un taux de clic qui peut chuter de moitié quand un résumé IA s'affiche en haut. Ahrefs par exemple a mesuré près de 60% de clics en moins sur la position numéro un, Pew tourne autour de 47% et comme d'hab, avec son guide, Google vous dit "faites du bon contenu", mais ne vous promet jamais le trafic qui va avec. Faut donc bien en avoir conscience avant de se lancer !
Le guide glisse aussi un mot sur les agents IA qui visitent votre site tout seuls, lisent vos captures d'écran, votre DOM et votre arbre d'accessibilité pour comparer des produits ou réserver une table. D'ailleurs si ce sujet vous parle, y'a un scanner pour tester si votre site est prêt pour les agents IA .
Après moi ce que je retiens de tout ce bordel, c'est que Google vient surtout de couper l'herbe sous le pied à tous les vendeurs de poudre de perlimpinpin "AEO" et "GEO". Ces acronymes, comme l'écrit Google noir sur blanc dans son rapport, ce sont juste des mots et du marketing pour les pigeons. Le vrai métier derrière reste le SEO et basta !!
Après si vraiment vous voulez bosser votre visibilité pour les moteurs IA comme Perplexity, j'avais détaillé les vraies techniques , et spoiler, ça ressemble quand même beaucoup à du bon vieux contenu honnête qu'on fait à l'ancienne depuis que le web est web...
Bref, avant de lâcher du fric pour du GEO, allez lire le guide . C'est gratuit, et au moins ça dit la vérité.

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C’est une malédiction qui semble coller à la peau d’Amazon Games. Pour la deuxième fois en cinq ans, le géant de la tech jette l’éponge sur son ambitieux projet de MMO basé sur l’univers de Tolkien. Entre licenciements massifs, restructuration stratégique et rumeurs persistantes sur l’usage de l’IA, le destin du jeu vidéo Le Seigneur des Anneaux sombre à nouveau dans les ténèbres.
Branislav Đalić, un dev serbe basé à Belgrade, vient de balancer un projet plutôt original baptisé GitLike . Il s'agit d'un GitHub décentralisé qui stocke vos repos sur IPFS et remplace le mot de passe par votre clé Ethereum (votre wallet quoi...).
Vous connectez votre wallet via SIWE (le standard EIP-4361, signature dans MetaMask ou WalletConnect), vous créez un repo, et hop, chaque commit, chaque fichier, chaque arbre devient un objet IPFS adressé par son CID. Tout pareil que Git côté usage, sauf que derrière y'a pas de serveur GitHub mais un simple Worker Cloudflare qui orchestre Pinata ou Filebase pour pinner vos données.
Côté install, la doc propose tout simplement de faire un npm install -g gitlike avec ensuite l'utiliser avec les commandes Git habituelles (init, clone, push, pull, branch), sauf que le package n'est pas encore publié sur npm public pour l'instant. Du coup, faudra patienter ou aller chercher le code directement dans le repo GitHub si vous voulez bricoler dès aujourd'hui.
La doc officielle mais l'install npm marche pas.
L'architecture tient en 3 étages bien séparés. Votre navigateur s'occupe de l'interface et de la signature avec le wallet, un petit serveur Cloudflare joue les videurs en backend (qui a le droit d'écrire, dans quel ordre, à quelle vitesse), et IPFS stocke tout le code en mode décentralisé via Pinata ou Filebase.
Et si vos repos doivent rester privés, vous pouvez activer un chiffrement qui se fait directement dans votre navigateur, comme ça personne d'autre ne lit vos fichiers en clair. En gros, votre onglet de navigateur fait office de vitrine, le Worker joue le mec de la sécu, et IPFS sert de coffre-fort distribué.
Le truc cool, c'est que GitLike peut importer votre code directement depuis GitHub ou GitLab, donc migrer un projet existant ne prend que quelques clics ! Et vous retrouvez tout le confort moderne, à savoir les pull requests avec gestion des conflits, des règles de protection sur les branches sensibles, et même un système pour déléguer l'écriture à un agent IA avec un périmètre limité dans le temps et l'espace (genre, commit uniquement sur telle branche, et seulement pendant 24h).
Sympa, donc, pour vibe coder avec un agent 100% autonome sans pour autant lui filer toutes vos clés et qu'il ne détruise tout dans une apocalypse nucléaire (Quoi, j'en fais trop ?)
Après même si l'idée semble sympa, je trouve que ça déplace le risque plutôt que de le faire disparaître. Parce que si vous paumez votre wallet, vous perdez l'accès en écriture (et possiblement en lecture si c'est chiffré) à tous vos repos, et y'a plus qu'à recommencer. Donc sauvegarder votre seed phrase (les 12 ou 24 mots de récupération du wallet, vous savez) est donc critique !
Quand on voit le rythme auquel GitHub colle ses nouveautés derrière Copilot Pro, c'est peut-être une solution intéressante que de décentraliser tout ça. J'ai fait un article aussi sur Patreon pour tous ceux qui voudraient se barrer de Github.
Côté concurrence, vous trouverez également Radicle qui fonctionne en peer-to-peer pur (mais demande un daemon local) ou l'ancien Mango (Ethereum + IPFS, mais plus trop maintenu). GitLike, lui, mise tout sur le navigateur et votre wallet, donc c'est plus simple !
Après c'est jeune et faut voir ça plus comme un proof of concept solide qu'un GitHub-killer. Mais ça tient bien la route et je trouve l'idée d'un Git contrôlé par un wallet ethereum plutôt classe. C'est peut-être ça le vrai web3 ;)))
Allez donc jeter un œil à gitlike.dev !

L'histoire est partie d'un changement de mot de passe fait pendant une cuite en 2014. Onze ans plus tard, le malheureux (" cprkrn " sur X) avait toujours ses 5 bitcoins coincés dans un portefeuille numérique dont la clé d'accès s'était totalement évaporée de sa mémoire.
À l'époque, ça valait quelques milliers de dollars. Aujourd'hui, c'est environ 400 000 $. De quoi avoir un peu mal au cœur.
Pour récupérer un portefeuille Bitcoin chiffré, il existe des outils comme btcrecover, un logiciel libre qui essaie des combinaisons de mots de passe en masse. Le problème, c'est qu'il faut une idée précise des variantes à tester, sinon on tape dans le vide pendant des années.
Notre trader avait justement passé des années à essayer sans succès. Et puis il a demandé un coup de main à Claude, l'assistant IA d'Anthropic, l'un des principaux concurrents d'OpenAI.
Claude a fait trois choses concrètes. D'abord, il a fouillé dans les archives d'un vieux disque de fac pour y dénicher une sauvegarde du portefeuille datant de décembre 2019, qui était passée inaperçue. Ensuite, il a repéré un bug de configuration dans btcrecover qui empêchait l'outil de combiner correctement les variantes de mot de passe. Et une fois le bug corrigé, la machine s'est lancée pour de bon.
Résultat : 3 500 milliards de mots de passe testés avant de tomber sur le bon. Le portefeuille s'est ouvert, les 5 bitcoins sont apparus, et notre type a récupéré un pactole oublié.
Cette histoire n'est pas anecdotique en fait. Un nombre énorme de bitcoins sont aujourd'hui considérés comme perdus à jamais, parce que les propriétaires ont oublié leur mot de passe, perdu leur disque dur, ou jeté la mauvaise clé USB.
On parle de plusieurs millions de Bitcoins immobilisés pour rien. Si l'IA peut aider à en récupérer une partie, c'est tout benef, même si la méthode ne marche pas dans tous les cas. Il fallait quand même la sauvegarde du wallet pour que ça fonctionne.
À noter que ce genre d'usage commence à devenir une tendance. Les services de récupération de portefeuilles crypto, comme Wallet Recovery Services, intègrent désormais des modèles d'IA dans leur process pour orienter les attaques par force brute.
Là où une machine essayait bêtement toutes les combinaisons possibles, l'IA peut deviner les habitudes du propriétaire et tester en priorité les variantes les plus probables. Ce qui change tout, parce que le nombre total de combinaisons possibles est en général astronomique.
Bref, ne changez jamais un mot de passe à 3h du matin après quelques verres. Et si c'est déjà fait, gardez l'espoir, Claude a peut-être une idée.
Source : Tom's Hardware

500 000 dollars. C'est le prix d'entrée annoncé pour le GD01 d'Unitree, un robot mecha de 2,7 mètres de haut que vous pouvez littéralement piloter depuis son torse, façon Pacific Rim version chinoise. Unitree, le fabricant chinois déjà connu pour ses chiens-robots quadrupèdes, passe au stade de la production en série pour son engin transformable.
Le robot pèse 500 kilos avec son pilote à bord, soit clairement plus qu'un quad de loisir. Sa particularité, et c'est là qu'on bascule dans le délire science-fiction, c'est qu'il peut passer de la marche bipède à un mode quadrupède pour les terrains plus accidentés.
La vidéo de démonstration montre le patron Wang Xingxing en train de piloter l'engin, qui défonce un mur de briques d'un coup de poing métallique. Voilà voilà.
Côté chinois, ce n'est pas vraiment une surprise. Les fabricants locaux pèsent déjà environ 90% des ventes mondiales de robots humanoïdes en 2025, et Unitree fait partie des leaders du secteur. La boîte a même déposé son dossier d'introduction en bourse à Shanghai en mars dernier, avec 4,2 milliards de yuans à lever (environ 530 millions d'euros), dont 85% fléchés vers la recherche et développement. Le business des robots commence à devenir sérieux.
Au passage, ça marque une vraie différence d'approche avec les humanoïdes plus classiques, type Optimus chez Tesla ou Atlas chez Boston Dynamics (le fabricant américain de robots quadrupèdes et humanoïdes).
Eux visent un robot de taille humaine, autonome, destiné à assister ou remplacer des tâches du quotidien. Unitree, à l'inverse, propose un engin que vous habitez de l'intérieur, plus proche d'un exosquelette géant que d'un assistant compagnon. Pas le même produit, pas le même marché.
Unitree positionne le GD01 sur des usages assez spécifiques : parcs d'attractions, tournages de films, opérations de sauvetage en milieu hostile, expériences immersives. Pas franchement le genre de robot que vous garez dans le garage en rentrant du boulot. Le constructeur prévient d'ailleurs que le prix est "préliminaire" et qu'il bougera selon les optimisations à venir.
Bon, avant de rêver à votre propre mecha, quelques bémols quand même. Les experts pointent des soucis assez basiques : c'est galère d'entrer et de sortir du cockpit, l'autonomie batterie est limitée, le confort est minimal, et personne ne sait encore comment encadrer ce genre d'engin côté réglementation. Sans parler de la maintenance d'une bête mécanique de 500 kilos. Alors, vous sortez la carte bleue ?
Source : Gagadget

Vous le savez, il y a un algorithme dans votre téléphone qui décide ce que vous allez lire aujourd'hui et il s'appelle Google Discover.
Google Discover, c'est le flux d'articles qui apparaît quand vous ouvrez l'appli Google sur Android ou iOS, ou que vous swippez à gauche depuis la home de votre smartphone Android et Chrome mobile aussi. Et pas besoin d'avoir cherché quoi que ce soit puisque Google analyse votre historique, connaît vos centres d'intérêt, et vous sert ainsi des articles « adaptés » en continu.
Sauf que l'algo confond souvent « ce que vous voulez lire » avec « ce qui génère le plus de clics ». Et là, ça part en couille sévère...
Du coup vous vous retrouvez avec des articles qui expliquent que le cash va être interdit dans deux mois, que les conducteurs avec une moustache vont devoir repasser le permis, ou que l'Union Européenne s'apprête à requalifier la pizza comme « sandwich plat » pour l'assujettir à une nouvelle taxe.
Et pendant ce temps, les vraies actus tech que vous aimez tant, elles, se noient quelque part entre deux horoscopes et une pub déguisée en article. Et c'est d'ailleurs ça le gros défaut de tous les flux algorithmiques : ils optimisent l'engagement mais pas l'exactitude. On est tous humain, alors forcément un titre alarmiste battra toujours un article de qualité sobre et bien sourcé. L'algo se contrefout royalement de respecter les 3 neurones qui vous restent... ^^
Mais Discover a quand même un truc pas con ! En fait depuis fin de l'année dernière, Google permet de suivre directement des éditeurs sur le réseau, un peu comme un flux RSS mais sans lecteur à installer ni boîte mail à gérer. Suffit de cliquer sur un bouton et hop, les articles de vos sources préférées remontent en priorité dans votre feed Google Discover !
Par exemple, si vous voulez voir les articles de Korben.info apparaître dans votre flux (de la vraie tech, sourcée, sans moustaches ni taxes pizza), c'est par là, il suffit d'aller sur mon profil Google Discover et de cliquer sur le bouton "Suivre sur Google".
Et comme ça, une fois abonné, mes publications remonteront directement dans votre Discover. Perso, je trouve ça pas mal du tout comme système.
Bref, si vous ne voulez pas que votre téléphone vous apprenne demain que les chats seront bientôt recensés comme « animaux de surveillance passive » par un nouveau décret gouvernemental, pensez à bien choisir vos sources !
Et pour trouver les liens de vos médias préférés, vous pouvez passer par cet outil de Julien .

Énorme retournement de situation. ShinyHunters, le groupe qui avait piraté Rockstar via Anodot mi-avril et exigé une rançon, a fini par balancer ses données sur internet quand l'éditeur a refusé de payer. Le but était de faire mal financièrement à Take-Two, sauf que les chiffres révélés étaient si impressionnants que l'effet a été l'exact opposé. En effet, l'action Take-Two est passée d'environ 202 dollars à presque 208 dollars en une matinée, soit une capitalisation boursière qui a pris à peu près un milliard de dollars dans la foulée. C'est fou !
Ce que les hackers ont mis en ligne, c'est notamment que GTA Online génère plus d'un million de dollars par jour , soit autour de 500 millions par an. Et tout cela, 13 ans après le lancement sur 5 plateformes différentes, simplement grâce aux Shark Cards (les cartes prépayées du jeu). Pour un éditeur qui s'apprête à sortir son GTA 6 en novembre prochain, faut dire que ce genre de stats montre qu'ils ont les reins hyper solides, ce qui rassure les investisseurs.
Bref, au lieu de sanctionner Take-Two pour la fuite de données et la faille Anodot, Wall Street y a simplement vu la confirmation de ce que tout le monde soupçonnait : la machine à cash de Rockstar tourne à plein régime, et un éventuel GTA 6 au même niveau de monétisation, même partielle, ferait exploser les compteurs !!
Rockstar a également publié une déclaration courte et carrée pour dire que la violation n'aurait pas d'impact sur le studio ou le dev de GTA 6. Rien de plus...
C'est donc un retournement de situation assez fou côté où des hackers, en cherchant à frapper l'éditeur au portefeuille, lui ont en fait permis de gonfler sa capitalisation d'un milliard. Difficile de faire pire en termes de coup raté ^^. À moins que les gens de ShinyHunters aient fait un peu de délit d'initié en amont avant de leaker les données... allez savoir ??
Reste à voir si la SEC ou les autorités européennes voudront enquêter sur cette fuite, sachant qu'au passage des données salariés et de joueurs ont aussi été exposées. Quoi qu'il en soit, côté marché, c'est plié et le cours de l'action est resté bien haut !

La distribution AlmaLinux a publié sa version 10.2 Beta nommée "Lavender Lion", et elle fait un truc que la plupart des distros récentes refusent de faire : remettre du support 32-bit dans le système.
Pas un retour total, on s'entend, mais des packages userspace i686 pour faire tourner du logiciel ancien, des pipelines de CI un peu datées et des conteneurs qui dépendent encore de bibliothèques 32-bit. Pas d'ISO d'install i686, ça reste enterré pour de bon. Mais bon, vos vieux binaires repartent sur un x86_64 propre.
C'est intéressant parce que Red Hat a clairement tranché de l'autre côté avec RHEL. Plus de support 32-bit, plus de x86-64-v2 sur la version 10, c'est marche ou crève. AlmaLinux, qui se positionne comme rebuild compatible RHEL, prend un chemin un peu différent en disant : on garde la compat mais on rajoute des trucs qui rendent la vie plus simple aux entreprises avec du legacy à maintenir. Y'en a beaucoup.
Côté nouveautés plus classiques, vous récupérez Python 3.14, PostgreSQL 18, MariaDB 11.8, Ruby 4.0 et PHP 8.4 dans les packages, plus SDL3, libkrun et le tooling FIDO Device Onboard. La beta intègre aussi déjà le patch pour la vulnérabilité Copy Fail (CVE-2026-31431), ce qui veut dire que les équipes d'AlmaLinux suivent vraiment de près les correctifs amont, sans attendre la stable pour les pousser.
Le truc à retenir, c'est qu'AlmaLinux est en train de devenir le RHEL "raisonnable" pour les boîtes qui ont du parc informatique vieillissant.
Pendant que Red Hat optimise pour ses futurs gros clients cloud, AlmaLinux ramasse tous les autres : ceux qui ont encore une appli métier en 32-bit, ceux dont les serveurs ne valident pas x86-64-v3, ceux qui veulent juste que ça marche sans réécrire la moitié de leur stack.
Bref, choisir AlmaLinux plutôt que RHEL ressemble de plus en plus à une décision pragmatique.
Source : Phoronix

Vous connaissez ICON, qui imprime des maisons en béton avec ses grosses machines ? Hé bien Terran Robotics fait en fait pareil, mais avec de la terre, ou plutôt avec l'argile extraite directement du terrain. Du coup ça revient carrément moins cher.
Leur techno consiste en un robot suspendu par des câbles entre quatre tourelles dressées aux coins du chantier qui crache de l'argile. Zach Dwiel (CEO, ex-Intel) et Danny Weddle (CDO, architecte) ont développé ce système depuis 2019 et leur premier chantier est actuellement en cours.
D'abord la pince robotisée ramasse l'argile sur place. Ensuite elle la dépose couche par couche sur les murs en construction. Un outil de compactage tasse chaque dépôt, et des caméras couplées à du machine learning évaluent la qualité de la paroi en continu.
Le matériau c'est ce qu'on appelle de l'adobe . Rien à voir avec Photoshop, hein... De l'adobe c'est un mélange entre de l'argile, de la terre, de l'eau et de la paille. L'avantage c'est que tout est sourcé directement sur le terrain.
Bon, ça suppose que la terre soit suffisamment argileuse, ce qui n'est pas garanti partout, mais dans la plupart des cas ça passe. D'après l'un des inventeurs : "C'est le matériau le moins cher pour construire. Notre but c'est le logement abordable." L'adobe offre en prime une bonne inertie thermique et régule naturellement l'humidité et le son.
Source : Terran Robotics
Par contre, je vais rien leur dire mais de ce que je connais au BTP, c'est quand même pas l'idée du siècle de construire SUR un terrain argileux à cause du gonflement et de la rétractation de l'argile en période de pluie / sécheresse... Breeeef, j'suis pas sûr que j'opterai pour ça moi... Après si l'argile est récupérée plus loin, pourquoi pas...
Quoi qu'il en soit, la première maison sort au Texas, sur le campus Proto-Town, un terrain de 485 hectares près de Lockhart financé par Josh Kushner, Bill Ackman et Fred Ehrsam (co-fondateur de Coinbase).
Ce 1er chantier a 2 murs en adobe et 2 en bois seulement pour tester... Mais la prochaine maison sera réalisée 100% en terre et ils visent la construction de 20 maisons cette année. La portabilité c'est l'argument fort de cette techno car au lieu de déplacer un gros engin qui mobilise une logistique complète, tout tient dans un petit camion. Ainsi, un opérateur peut gérer plusieurs chantiers simultanément.
Comparé à de l'impression 3D béton à la ICON, le fait d'utiliser directement ce qui se trouve sur le terrain, c'est moins de capital de départ, moins de matière transportée, et surtout c'est déployable n'importe où. C'est le principe des robots à câbles parallèles (CDPR) appliqué au bâtiment... dans l'esprit des projets robotiques open source mais à l'échelle d'une maison entière !
Bref, construire avec de l'argile je trouve ça chouette car c'est quand même une méthode qui a fait ses preuves et que l'humain emploie depuis des millénaires. Mais construire sur de l'argile, j'suis moins fan. Quoi qu'il en soit, c'est une chouette invention je trouve !
Source : KXAN / Terran Robotics / Proto-Town

"GitHub n'est plus un endroit pour faire du travail sérieux."
C'est signé Mitchell Hashimoto, le créateur de HashiCorp, de Vagrant ou plus récemment de Ghostty, et l'utilisateur numéro 1299 de la plateforme depuis février 2008.
Et quand un mec qui a passé 18 ans à pousser du code presque tous les jours sur Github annonce qu'il se casse, bah ça vaut clairement le coup de comprendre pourquoi.
L'annonce est tombée hier : Ghostty , le terminal en Zig pour macOS et Linux va quitter la plateforme. Pas tout de suite, pas brutalement, mais la décision est prise. Hashimoto précise qu'il discute "avec plusieurs fournisseurs (commerciaux comme FOSS)" pour choisir la nouvelle maison pour son code, et qu'un miroir en lecture seule restera accessible sur l'URL GitHub actuelle pour ne pas casser les liens des PRs et des issues. La migration sera, je cite, "aussi incrémentale que possible" pour les contributeurs.
Mais alors, qu'est-ce qui a déclenché cette situation ? Hé bien la semaine du 20 avril a été vraiment catastrophique ! Tout d'abord, le 22 avril, l'agent Copilot et le traitement des commentaires de PR sont tombés une demi-journée à cause d'une erreur de sérialisation. Le 23 avril, c'était encore pire puisqu'un bug dans la merge queue a produit des merges incorrects pour les PRs fusionnées en mode squash quand le groupe contenait plus d'une PR.
Cette situation a même été carrément reconnue officiellement par GitHub, puisque 2092 pull requests ont été affectées ... du coup des changements précédemment mergés se sont retrouvés involontairement annulés par les merges suivants. Ensuite, le 27 avril, rebelote sur les Github Actions.
Bref, comme le dit Hashimoto dans The Register : "je ne peux plus coder avec GitHub".
Hashimoto fait état d'un attachement quasi sentimental avec la plateforme. Il a lancé Vagrant en partie pour impressionner GitHub, en espérant secrètement décrocher une embauche un jour. Embauche qui n'est jamais venue, mais l'attachement est resté. "J'aime GitHub plus qu'on devrait aimer une chose", écrit-il, "et je suis en colère contre lui".
C'est pas de la posture donc puisqu'il a vécu depuis 2008 toute l'histoire de la plateforme en passant par le rachat par Microsoft en 2018 jusqu'à l'âge Copilot. Et c'est ce qui rend sa décision vachement intéressante car c'est pas un libriste hardcore qui crachait déjà sur GitHub avant le rachat. Non, c'est un vrai fidèle de la première heure !
Mitchell Hashimoto ( Source )
Alors ses raisons sont-elles valables ?
Pour vous la faire courte, c'est OUI ! Mais ma réponse longue mérite un peu de nuance quand même, parce que c'est jamais aussi simple.
Côté faits, son constat est vraiment étayé. GitHub a publiquement reconnu sur son blog officiel que ses récentes pannes sont dues à "une croissance rapide, un couplage architectural et des limitations de gestion de charge". Pas de complot donc mais un aveu honnête.
Quand votre infra ne tient plus la charge et que vos services principaux tombent quasi quotidiennement, vendre du cloud computing devient trèèèès compliqué. Alors pour un projet open source qui dépend des Actions pour ses tests automatiques, des PRs pour les contributions extérieures, ou des Issues pour son support... 2 heures de blocage par jour, c'est franchement énorme et ça casse bien les couilles.
C'est l'équivalent d'un quart de la journée de travail balayé et sur un trimestre, ça commence à coûter super cher en énergie mentale...
Maintenant, Hashimoto souhaite quand même conserver ses projets personnels sur GitHub. Seul Ghostty migre, donc ce n'est pas non plus un boycott idéologique de Microsoft, ni une croisade contre la centralisation. C'est surtout une décision pragmatique pour un projet collectif qui doit fonctionner H24.
Un dépôt perso peut se permettre une heure de downtime sans drama. Je le précise pour éviter de transformer le sujet en guerre culturelle prêt à penser. C'est plus un divorce avec négociation qu'une révolution sanguinaire.
Après y'a des alternatives... De leur côté, Codeberg et Forgejo tournent super bien sans oublier GitLab pour ceux qui préfèrent du commercial all-in-one, ou tout simplement Gitea ou Forgejo en version auto-hébergée pour ceux qui veulent vraiment garder la main.
L'auto-hébergement n'a jamais été aussi accessible . Un VPS Linux à 5 balles par mois, un Forgejo en Docker compose, un fournisseur de CI externe ou des runners locaux... et vous avez une forge équivalente à un GitHub des années 2015. Le hic, c'est surtout l'effet réseau car un mainteneur peut migrer son repo, mais comment ramener ses contributeurs qui ont toutes leurs notifs, leurs follows, leur réputation accumulée sur GitHub ?
C'est pas si simple...
Car c'est là que ça coince vraiment. En fait, le verrou n'est pas technique, il est social, et c'est pas demain matin qu'on le fera sauter. Ghostty peut se permettre de quitter GitHub précisément parce que le projet a atteint la masse critique où les contributeurs viennent même quand on déménage mais la plupart des projets open source n'ont pas ce luxe.
Pour eux, partir de GitHub c'est risquer de perdre 90 pourcent de leur visibilité du jour au lendemain. Et sans visibilité, pas de contributeurs et pas de PRs... du coup le projet se plante avant même de démarrer. C'est dommage !
Notez quand même que Forgejo travaille d'ailleurs activement sur la fédération via ActivityPub , et à terme, ça pourrait permettre une vraie décentralisation des forges sur le modèle de Mastodon. Mais à condition que l'écosystème suive...
Maintenant, pour les mainteneurs qui se reconnaissent dans la frustration de Hashimoto, le moment est plutôt favorable, je trouve, pour aller tester Codeberg sur un projet secondaire avant de peut-être déménager votre projet principal.
Tout ça est faisable en un week-end ou deux. Certes, il y a un petit coût à cette migration, mais disons que c'est un investissement pour la sérénité de demain.
Bref, un gros big up à Hashimoto pour son courage !

Microsoft a lancé en interne une initiative baptisée Windows K2, dont le but est de répondre aux plaintes les plus fréquentes des utilisateurs de Windows 11.
Le projet, démarré au second semestre 2025 et révélé cette semaine par Zac Bowden de Windows Central , attaque trois fronts : la prolifération de Copilot un peu partout, les performances du système et la fiabilité générale. C'est la première fois depuis longtemps que Microsoft reconnaît officiellement, en interne en tout cas, qu'il y a un problème.
Le premier chantier visible, c'est le retrait progressif de l'intégration Copilot dans des applis où elle n'apportait franchement pas grand-chose. Notepad, Photos, l'outil Capture, les widgets de l'écran de verrouillage.
Microsoft scrappe aussi son projet d'intégrer Copilot dans le centre de notifications et dans les Paramètres, deux endroits où ça aurait fini par taper sur les nerfs de tout le monde. La direction l'a admis : trop de Copilot tue Copilot.
Côté performance et stabilité, K2 vise des problèmes plus profonds, ceux qui font que Windows 11 reste perçu comme plus lourd et plus capricieux que Windows 10. Bowden cite plusieurs équipes mobilisées sur la latence du shell, le temps de démarrage et les régressions des mises à jour mensuelles, qui ont fait pas mal de bruit en 2025 avec des écrans bleus en série sur certaines configurations.
Depuis fin 2024, les retours sur Windows 11 ont été franchement négatifs. Sentiment de système publicitaire avec des suggestions partout, regrets sur Windows 10 dont le support a pris fin en octobre 2025, déception sur les promesses des Copilot+ PC qui ne se traduisaient pas en gain visible. Microsoft a apparemment décidé qu'il fallait faire quelque chose avant que la base utilisateur n'aille voir ailleurs. Un peu tard si vous voulez mon avis.
Une précision quand même : K2 n'est pas du tout un Windows 12. Windows Central a démenti plusieurs fois cette idée à mesure que la rumeur s'est amplifiée. C'est une démarche de rattrapage à l'intérieur même de Windows 11 qui s'étale sur l'année 2026, avec des correctifs qui arriveront via les mises à jour habituelles. Ne vous attendez donc pas à une grande release packagée façon réinitialisation, mais à une série de retraits silencieux et de gains de performance disséminés sur les builds, et ça sera déjà bien.
Microsoft admet enfin que Windows 11 a un problème, et lance donc son grand ménage. Mieux vaut tard que jamais.
Source : XDA
