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Hier — 5 juin 2026Flux principal

L’IA a un sérieux problème de facturation, et son sauveur pourrait être la fondation Linux

5 juin 2026 à 15:50

La Linux Foundation a annoncé son intention de lancer la Tokenomics Foundation, une nouvelle fondation dédiée à l'établissement de normes ouvertes pour l'économie de l'infrastructure IA.

À partir d’avant-hierFlux principal

Sources préférées Google - Reprenez la main sur votre actu

Par : Korben ✨
1 juin 2026 à 09:52

Après le suivi de profil Google qui vous permet de renforcer la qualité des actualités que vous voyez dans Discover, Google met maintenant à dispo un nouveau truc qui s'appelle les Sources préférées.

Et l'idée (à la con) c'est de dire à Google quels sites vous voulez voir remonter en priorité dans vos recherches / A la une . La fonctionnalité se déploie en ce moment en France et en français, donc oui, ça commence à tous nous concerner.

Tout se passe sur la page dédiée google.com/preferences/source où vous gérez tout d'un coup. La seule condition pour que votre site préféré soit dedans c'est qu'il publie de l'actu assez régulièrement, sinon il ne ressortira même pas dans la liste. Et pensez bien sûr à vous connecter à votre compte Google, sinon ça ne marchera pas d'un appareil à l'autre.

Alors pourquoi se faire chier avec ça ?

Hé bien pour une fois, c'est vous qui tenez le volant de ce que vous voyez dans les résultats de recherche, parce qu'entre les pages slop / spammy, ceux qui usurpent des noms de domaines ou la fameuse foire aux articles bidons de Google Actu (je pense au fameux "Attention l'argent liquide va être interdit le mois prochain"), la moindre recherche est vite devenue un piège à cons !

Mais là, grâce à ça, vous reprenez la main et vous dites à Google "Hey vieux schnock, ces sources-là, j'ai confiance, alors fais-les remonter plus souvent". Plus de 200 000 sites ont déjà été sélectionnés par les internautes depuis le lancement et pour les webmasters comme moi et peut-être vous (?), l'intérêt saute aux yeux !

Google détaille même la marche à suivre (avec un petit bouton à télécharger si vous voulez le mettre sur votre site) et annonce noir sur blanc que les lecteurs sont "deux fois plus susceptibles de cliquer" vers un site une fois qu'ils l'ont défini comme source préférée.

Attention hein, ce "2 fois" c'est 2 fois plus de chances de cliquer, pas 2 fois plus de trafic d'un coup. Mais bon, que les gens cliquent deux fois plus sur votre site, ça ne se refuse pas.

Après ce qui est dommage, c'est que Google ne nous file aucun tableau de bord pour savoir qui vous a ajouté ni mesurer l'effet réel sur votre trafic. Ça viendra peut-être, qui sait ? Et ce n'est pas non plus un coup de pouce au référencement global de votre site... En vrai ça ne profite qu'aux lecteurs qui vous ont déjà ajouté.

Bref, c'est un peu radin niveau transparence mais ça reste du trafic gratuit.

Si vous voulez ajouter ce lien dans vos pages, suffit de coller votre domaine derrière google.com/preferences/source?q= comme ceci :

https://www.google.com/preferences/source?q=https://korben.info

Vous pouvez aussi balancer ça sur vos réseaux ou dans votre newsletter et c'est tout ! Vos lecteurs n'auront plus qu'à cocher la case en face de votre URL.

Donc si vous lisez Korben régulièrement, faites-moi plaisir et ajoutez korben.info à vos sources préférées. Le lien est juste ici , le site est déjà pré-rempli, vous cochez et c'est réglé ! Comme ça vous me retrouverez plus souvent dans vos recherches et news à la une sur la home de Google, sans trop dépendre de l'humeur du jour de l'algorithme. Et si c'est dans Google Discover que vous voulez me voir plus souvent, faut cliquer ici puis sur le bouton "Suivre sur Google". Votre soif de tech vous dira merci !

Ça vous prend 2 secondes et ça remet un peu de pouvoir entre vos mains. Et pendant que vous y êtes, ajoutez aussi les autres sites que vous adorez lire, comme ça y'aura pas de jaloux !

Source

Revolut a trouvé une parade toute simple pour protéger les cartes bancaires physiques de la fraude

30 mai 2026 à 11:05

Revolut a récemment montré de nouvelles cartes sur lesquelles il manque quelque chose d'essentiel : les numéros. C'est justement cette absence qui est censée tenir les fraudeurs à distance.

Anthropic vaut 5 fois ce que valaient Uber et Facebook réunis avant leur cotation

30 mai 2026 à 08:01

104 milliards pour Facebook, 82 pour Uber : à eux deux, les géants du Web valaient 186 milliards en arrivant en Bourse. Anthropic, elle, en pèse 965 après sa nouvelle levée de fonds -- plus de cinq fois ce duo réuni, et toujours sans cotation. Un cas sans précédent dans la tech.

Revolut a trouvé une parade toute simple pour protéger les cartes bancaires physiques de la fraude

30 mai 2026 à 11:05

Revolut a récemment montré de nouvelles cartes sur lesquelles il manque quelque chose d'essentiel : les numéros. C'est justement cette absence qui est censée tenir les fraudeurs à distance.

L’éditeur de Subnautica 2 va finalement payer les 250 millions de dollars promis aux développeurs

29 mai 2026 à 14:24

Maintenant que Subnautica 2 est enfin sorti en accès anticipé, il est temps pour Krafton, l’éditeur, de faire les comptes. Et malheureusement pour lui, il semblerait bien qu’il doive verser la coquette somme promise lors du rachat d’Unknown Worlds, le développeur du jeu.

Une situation sans précédent : Anthropic frôle les 1 000 milliards sans être cotée en Bourse

29 mai 2026 à 13:01

Anthropic vient de boucler une nouvelle levée de fonds qui porte sa valorisation privée à 965 milliards de dollars, la propulsant parmi les entreprises les plus valorisées de la planète -- le tout sans être cotée en Bourse. Il s’agit d’un cas sans précédent pour une startup tech encore loin des salles de Wall Street.

Le Canada coupe sa station radio horaire CHU après plus d'un siècle de service

27 mai 2026 à 16:37

Le 22 juin prochain, le Canada va éteindre une voix qui parle sans interruption depuis 1923. La station CHU, opérée par le Conseil national de recherches (l'équivalent canadien du CNRS), cessera ses émissions sur ondes courtes après plus de cent ans de bons et loyaux services.

Trois fréquences disparaîtront du spectre radio : 3330, 7850 et 14670 kHz. C'est la fin d'une époque.

Pour ceux qui n'auraient jamais croisé son signal, CHU diffusait en continu l'heure officielle canadienne, calée sur une horloge atomique du CNRC. Le principe est très simple : un émetteur balance des "tops" précis à la milliseconde, et n'importe quel récepteur radio peut s'y synchroniser. 

La station alternait code morse, voix synthétique (en français et en anglais, tradition oblige), impulsions courtes appelées DUT1 pour les horloges radio domestiques, et un code numérique FSK pour les équipements plus modernes. C'était un peu l'horloge mère qui réglait tous les chronomètres du pays.

CHU est née en 1923 sous l'indicatif 9CC, puis VE9OB, avant de prendre son nom définitif en 1938. Elle faisait partie d'une petite famille de stations horaires qui existe encore aujourd'hui avec WWV et WWVB côté américain, DCF77 en Allemagne et MSF au Royaume-Uni. Si vous avez un réveil "atomique" acheté en Europe, il se cale en fait sur DCF77, près de Francfort. Les Canadiens, eux, écoutaient CHU.

Alors pourquoi débrancher la prise maintenant ? Le CNRC explique que l'heure officielle est désormais distribuée par d'autres canaux : NTP (Network Time Protocol, le système qui met automatiquement vos ordinateurs à l'heure via internet), GPS pour les équipements embarqués, et même une horloge parlante téléphonique toujours active.

La diffusion sur ondes courtes coûte cher à entretenir, et son public se résume aux derniers radioamateurs, à quelques marins équipés à l'ancienne et aux passionnés.

C'est la deuxième fois en peu de temps que le Canada coupe un signal horaire emblématique. La CBC avait déjà arrêté en 2023 son fameux "long dash", ce bip long de fin de journal qui rythmait la radio canadienne depuis 1939.

À chaque coupure, le même argument : tout est passé sur internet, à quoi bon maintenir la bande HF ? Le souci, c'est que si les serveurs NTP ou le réseau électrique flanchent, plus personne n'a de plan B sérieux pour savoir vraiment quelle heure il est. Les ondes courtes, elles, traversent les continents avec un simple émetteur et un récepteur à pile.

Bref, encore un bout d'infrastructure analogique qui s'efface au profit du tout-IP. Dommage.

Source : SWLing

256 cœurs et 2 nanomètres - AMD met en production son serveur monstre Epyc Venice

26 mai 2026 à 18:12

256 cœurs CPU sur une seule puce. C'est ce que propose le nouvel Epyc Venice d'AMD, sixième génération de son processeur pour serveurs, dont la production de masse vient de démarrer chez le fondeur taïwanais TSMC.

Détail technique remarquable, c'est le tout premier processeur destiné au calcul haute performance (HPC, ces machines géantes qui font tourner les simulations climatiques, les modèles d'IA ou les calculs de chimie quantique) à être gravé sur le nœud de fabrication 2 nanomètres de TSMC, baptisé N2.

Petite mise en perspective pour situer la bête. Le plus gros desktop grand public d'AMD aujourd'hui tape dans les 16 cœurs et 32 threads. Venice, lui, monte à 256 cœurs et probablement plus de 500 threads sur une seule socket, sur une seule carte mère, dans un seul serveur. Vous prenez le processeur le plus musclé de votre PC, et vous le multipliez par seize. Voilà ce qu'AMD glisse dans une seule machine.

Côté chiffres, le constructeur annonce un gain de plus de 70 % en performance globale par rapport à la génération précédente (l'Epyc Turin, qui plafonnait à 192 cœurs), une densité de threads en hausse de 30 %, et surtout une bande passante mémoire qui plus que double, passant de 614 Go/s à 1,6 To/s par socket.

La connexion entre le CPU et le GPU est aussi multipliée par deux. Pour les data centers qui font tourner de gros modèles d'IA, où le goulot d'étranglement vient souvent de la vitesse à laquelle on alimente les puces de calcul, c'est un sacré bond.

Le passage en gravure 2 nanomètres est une étape importante. En pratique, le "2 nm" n'a plus grand-chose à voir avec une mesure physique réelle, c'est devenu un nom commercial pour désigner une nouvelle génération de processus de fabrication chez TSMC.

Mais derrière, on parle bien d'une montée en finesse qui permet de caser plus de transistors par millimètre carré et d'améliorer le ratio performance sur consommation électrique.

Apple a sécurisé une bonne partie de la capacité initiale du fondeur sur ce nœud, et AMD est dans les premiers servis derrière. Intel, de son côté, n'a annoncé son équivalent P-core concurrent (les gros cœurs pour serveurs) que pour 2027 au plus tôt.

AMD a également confirmé que la génération suivante, baptisée Verano, est déjà sur les rails et que la production de Venice finira par déménager en partie dans l'usine TSMC d'Arizona, histoire de diversifier la chaîne d'approvisionnement face aux tensions géopolitiques autour de Taïwan (et faire plaisir à Trump).

Du coup, le combat AMD vs Intel sur le marché serveur prend un sacré tournant. Intel a passé deux ans à essayer de combler son retard sur les cœurs Zen, sans vraiment y arriver. Avec Venice, AMD lui laisse encore un an et demi à courir derrière.

Bref, pour qui pensait que la course aux cœurs serveurs commençait à s'essouffler, et bien non.

Source : Tom's Hardware

Android 17 travaille sur sa version de "Continuité" d'Apple

21 mai 2026 à 18:30

Android 17 va donc lancer une fonction baptisée "Continue On", et l'idée est simple : reprendre une appli exactement là où vous l'avez laissée, mais sur un autre appareil.

Vous lisez un document sur votre téléphone, vous attrapez votre tablette, et hop, vous repartez au même endroit sans rien chercher. Les utilisateurs d'iPhone connaissent déjà ça sous le nom de Handoff (Continuité en français). Android s'y met enfin.

En pratique, c'est plutôt bien pensé. Quand vous vous approchez d'un autre appareil Android compatible, une petite suggestion apparaît dans la barre des tâches pour ouvrir la même appli, et un simple appui fait reprendre l'activité pile où vous en étiez. Le système marche dans les deux sens, sans appareil principal : n'importe quel appareil compatible peut aussi bien envoyer que recevoir. Pas de hiérarchie particulière, pas de réglage à bidouiller.

Google donne deux exemples. Un document Google Docs ouvert sur le téléphone se rouvre dans le même onglet sur la tablette. Un fil de discussion Gmail passe du téléphone vers la version web de Gmail sur la tablette.

Et il y a une bonne idée derrière : le repli vers le web. Si l'appareil qui reçoit n'a pas l'appli installée, c'est la version web qui s'ouvre à la place. Les développeurs doivent activer cette option, mais ça évite le mur du "appli non installée" qui casserait tout l'intérêt du truc.

Il y a quand même une grosse limite pour l'instant. "Continue On" ne marche qu'entre un mobile et une tablette. Pas de transfert vers un ordinateur, pas de passage vers une autre marque, pas même entre deux téléphones.

Google promet d'élargir les combinaisons d'appareils plus tard, sans donner de date. Et le tout arrive avec Android 17, encore en bêta, pour le moment réservé aux possesseurs de Pixel via la version de test QPR1 Beta 1.

La vraie inconnue, c'est l'adoption. La fonction sera là, la documentation pour les développeurs aussi, mais il faudra que les applis du quotidien jouent le jeu.

Une fonction de continuité, ça ne vaut rien si seulement trois applis la gèrent. Apple a mis des années à bien installer Handoff dans les habitudes, et Google part de plus loin avec un écosystème Android beaucoup plus éclaté.

Source : Ghacks

Une faille inconnue dans un routeur Huawei a mis tout le Luxembourg hors ligne pendant 3 heures

20 mai 2026 à 14:34

Le 23 juillet 2025, le Luxembourg entier s'est retrouvé sans réseau mobile, sans téléphone fixe et sans communications d'urgence pendant plus de trois heures.

Dix mois plus tard, on connaît enfin la cause grâce au média The Record : une faille jusque-là inconnue dans le logiciel d'un routeur Huawei.

Le mécanisme est presque bête. Du trafic réseau spécialement fabriqué a été envoyé vers des routeurs d'entreprise Huawei, et ce trafic les a fait redémarrer en boucle, sans jamais s'arrêter.

Pas besoin de pirater quoi que ce soit ni de voler un mot de passe, il suffisait d'envoyer les bons paquets au bon endroit. Ces routeurs équipaient l'infrastructure de POST Luxembourg, l'opérateur télécom historique du pays. Quand le cœur du réseau redémarre en continu, tout s'effondre derrière. Aucune charge criminelle n'a été retenue, faute de pouvoir désigner un responsable.

Le plus inquiétant, c'est ce qu'on ne sait toujours pas. La vulnérabilité n'a jamais été publiée. Aucun identifiant CVE, le numéro de référence standard qui permet de cataloguer une faille de sécurité, n'a été déposé dans les dix mois qui ont suivi.

On ignore si le trou a été bouché, combien d'autres opérateurs utilisent les mêmes routeurs, et si des équipements identiques sont encore vulnérables aujourd'hui quelque part. Les enquêteurs pensent même que POST n'était pas une cible : le trafic malveillant ne faisait peut-être que transiter par son réseau.

Et là, impossible de ne pas penser à FX Lindner. Ce chercheur en sécurité allemand avait alerté Huawei dès 2012 sur la fragilité de leurs équipements réseau, code bâclé et failles à la pelle.

Huawei avait minimisé. Treize ans plus tard, la même histoire se rejoue, sauf qu'elle ne touche plus un labo de test mais un pays entier, services d'urgence compris.

Ça repose la question de fond, celle de la souveraineté des infrastructures télécom européennes. L'Europe parle de souveraineté numérique depuis des années, surtout sur le cloud et l'IA. Mais les tuyaux eux-mêmes, les routeurs qui font transiter les appels et les données, restent souvent du matériel dont le code source échappe totalement aux opérateurs.

Faire tourner le réseau national d'un pays sur des routeurs dont on ne maîtrise ni le code ni le calendrier de correctifs, c'est un pari risqué. Et le Luxembourg vient de découvrir ce que ça coûte quand le pari échoue. Bref, treize ans d'avertissements ignorés, et il aura fallu un pays débranché trois heures pour que le sujet revienne sur la table.

Source : The Record

Google Cloud débranche Railway sans prévenir

20 mai 2026 à 14:03

Hier soir, le compte Google Cloud de Railway est passé en statut restreint. Du jour au lendemain, sans préavis et sans la moindre explication.

Railway, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un service américain qui permet aux développeurs et aux startups de mettre un site ou une application en ligne en quelques clics, sans avoir à louer ni configurer eux-mêmes des serveurs.

Dans le jargon, on appelle ça un PaaS, une plateforme d'hébergement clé en main. Des milliers d'entreprises s'en servent pour faire tourner leurs services au quotidien. Sauf que Railway, lui, fait tourner son propre tableau de bord, son API et son control plane (la partie qui orchestre toute la plateforme) sur Google Cloud. Donc quand Google a coupé, tout est tombé.

Résultat : environ six heures de panne. Les utilisateurs se sont retrouvés avec des erreurs "no healthy upstream" en cascade, impossible de se connecter, impossible de déployer quoi que ce soit. Le pire dans l'histoire, c'est que Railway n'est pas un petit client de passage. La boîte dépense plus de 10 millions de dollars par an chez Google Cloud. Même ça n'a pas suffi à éviter le débranchement automatique.

Le ton des équipes Railway est agacé. Angelo Saraceno, ingénieur chez eux, a lâché que leurs contacts chez Google étaient eux-mêmes confus et que les clients étaient furieux. Et cette phrase, qui résume tout : "nos clients se fichent que ce soit Google, c'est à nous d'assumer notre disponibilité". Difficile de leur donner tort.

Ce n'est pas la première fois. Railway avait déjà déménagé une partie de son infrastructure en colocation (des serveurs loués dans un datacenter, qu'on gère soi-même) en 2024, justement parce que les problèmes avec Google Cloud posaient un risque existentiel à leur activité.

Sauf qu'ils avaient gardé le control plane chez Google. Mauvaise idée, visiblement. Et en 2024, Google avait déjà fait exactement le même coup au fonds de pension australien UniSuper, suspendu une semaine entière sans raison claire.

Là où ça pique, c'est l'angle métier. Railway est un PaaS. Google Cloud propose aussi un PaaS. Autrement dit, Railway hébergeait son business chez un concurrent direct, qui peut le débrancher quand il veut, par un automatisme mal réglé ou autre chose. Vous voyez le piège. Confier sa plateforme d'hébergement à quelqu'un qui vend exactement le même service, c'est lui donner les clés et la corde.

Source : The Register

Il accuse Pizza Hut de lui avoir fait perdre 100 millions à cause d'une IA

20 mai 2026 à 11:25

Chaac Pizza Northeast, qui exploite plus de 100 restaurants Pizza Hut sur la côte est des États-Unis, attaque son propre franchiseur en justice. Le motif : un logiciel d'IA imposé par le siège pour gérer les livraisons, et qui aurait fait perdre près de 100 millions de dollars au franchisé.

Le logiciel s'appelle Dragontail. Il a été racheté en 2021 par Yum Brands, la maison mère de Pizza Hut, et il sert à orchestrer la production en cuisine et l'attribution des livraisons. Pizza Hut a fini par le rendre obligatoire pour ses franchisés.

Sur le papier, optimiser qui fait quoi et quand, c'est exactement le genre de tâche où une IA devrait briller. Sauf qu'en pratique, le résultat raconté dans la plainte est un désastre.

Le détail le plus parlant concerne les livreurs. Dragontail leur montrait si une autre commande allait bientôt être prête. Du coup, beaucoup de livreurs prenaient une commande, puis attendaient sur place quinze minutes pour en grouper une deuxième.

Résultat : la première pizza partait froide et en retard. Le genre de comportement algorithmique qui a du sens sur un tableur d'optimisation, et aucun sens dans la vraie vie d'un client qui attend son dîner. Et le client, lui, ne sait pas que c'est un algorithme qui a décidé de faire poireauter sa commande.

Les chiffres avancés par Chaac sont violents. Avant Dragontail, plus de 90 % de ses livraisons arrivaient en moins de 30 minutes, avec de bons scores de satisfaction. Après le déploiement, la croissance du chiffre d'affaires à New York est passée de plus de 10 % à environ moins 10 %. Le franchisé accuse donc Pizza Hut d'avoir violé le contrat de franchise en imposant un outil qui sabote la production, sans même fournir le support promis.

L'affaire est devant le tribunal des affaires du Texas, et elle dépasse largement le cas Pizza Hut. De plus en plus de franchisés se retrouvent à devoir installer des outils maison décidés par le siège, sans avoir leur mot à dire, et sans pouvoir revenir en arrière si ça plombe leur activité. Quand l'outil est une IA opaque qu'on ne peut ni ajuster ni désactiver, le franchisé paie les pots cassés tout seul.

Bref, une IA d'optimisation qui optimise si bien qu'elle livre les pizzas froides, c'est le genre de promesse 2026 qu'on n'avait pas vu venir.

Source : Gizmodo

Un essaim de Waymo s'est mis à tourner en boucle dans une rue résidentielle

19 mai 2026 à 15:11

Vous vous levez à 6h du matin, et là, surprise : une cinquantaine de SUV autonomes Waymo s'engouffrent l'un après l'autre dans votre impasse, font demi-tour au rond-point, et repartent dans le même sens. C'est ce qui s'est passé sur Battleview Drive, une rue calme du quartier de Buckhead à Atlanta.

Un riverain a filmé la scène et publié la vidéo, qui ressemble franchement à une séquence de Stephen King : des robotaxis vides qui glissent silencieusement dans le rond-point, sans personne au volant, et qui repassent toutes les 46 secondes en moyenne.

Pour la petite histoire, Waymo fait rouler des Jaguar I-PACE électriques modifiées en mode autonome dans plusieurs villes américaines. Le problème ici venait d'un bug de routage dans le logiciel qui pilote la flotte. Les voitures pensaient devoir passer par cette rue pour se rendre quelque part... sauf qu'elle ne mène nulle part. Du coup, elles entraient, faisaient demi-tour, ressortaient, et la voiture suivante recommençait l'exercice. Une vidéo a comptabilisé 13 Waymo en 10 minutes. Multipliez par les heures où ça a duré, vous voyez le tableau.

Les résidents ont signalé le problème pendant deux mois sans réponse. Mais bon. Excédés, ils ont fini par bricoler un panneau d'enfant pour bloquer la rue, ce qui a déclenché un embouteillage monumental de robotaxis confus.

C'est seulement quand la vidéo a tourné sur les réseaux que Waymo a réagi, présenté ses excuses, et corrigé le bug de routage avec son partenaire de flotte. La société rappelle au passage qu'elle effectue plus de 500 000 trajets par semaine aux États-Unis.

Waymo dit "prendre les retours communautaires au sérieux" et travaille avec ses partenaires pour que ça ne se reproduise pas. Bref, ce genre de bug rappelle que la conduite autonome à grande échelle est un vrai casse-tête, et qu'un mauvais point GPS peut transformer une rue tranquille en circuit Mario Kart.

Source : Independent.co.uk

Ibou Explorer - L'anti-Google Discover français

Par : Korben ✨
19 mai 2026 à 08:56

Y'a un nouveau projet français qui débarque face à Google, et celui-là va vous plaire, j'en suis sûr !

Ça s'appelle Ibou Explorer, et c'est porté par Sylvain Peyronnet (oui, un des deux frères du SEO français bien connus dans le milieu) et Guillaume Pitel. Leur site vient d'ouvrir en beta publique et pour vous résumer ça rapidement, disons que c'est un équivalent direct de Google Discover, mais en mieux évidemment !! Et c'est surtout la première brique d'un ensemble plus large qui inclura à terme un vrai moteur de recherche conversationnel d'ici fin 2026.

Au capital, on retrouve Xavier Niel et Bpifrance et derrière le rideau, l'infrastructure indexe déjà 500 milliards de pages, donc y'a de quoi faire...

Sylvain Peyronnet et Guillaume Pitel, les deux cofondateurs derrière Babbar et Ibou ( crédit BDM )

Pour vous situer un peu ce qu'ils proposent, Ibou Explorer c'est un flux d'articles personnalisé, dans l'idée de Google Discover, mais bâti sur une philosophie inverse où la sélection se fait sur la valeur éditoriale plutôt que sur l'engagement. Les sources sont également très diversifiées, et le projet se veut "anti-bulle filtrante".

Une fois inscrit, vous récupérez un feed propre avec que des choses sérieuses et sans fake news, qui vous plairont. Ça nous change de Discover qui pousse du clickbait à longueur de journée... vous verrez, ça saute aux yeux direct !

Petit flashback quand même pour donner un peu de contexte... Sylvain Peyronnet, je l'ai croisé y'a plus de 10 ans maintenant je dirais, lors de l'une de leurs formations. Ex-Chief Science Officer de Qwant, ancien prof de fac, vingt ans d'algos de moteur de recherche dans les pattes et avec son frère Guillaume Peyronnet, ils forment le duo SEO qui tient le blog technique de référence en France et qui édite Yourtext.guru .

Mais attention à ne pas confondre côté Ibou puisque c'est Sylvain qui prend la casquette CEO, avec Guillaume Pitel (homonyme du frangin niveau prénom, mais aucun lien familial ^^) à la technique. Guillaume Pitel est un ingénieur EPITA, docteur en info, et fondateur d'eXenSa, qui a créé le crawler Barkrowler de Babbar il y a quelques années.

Et du coup ça a du sens car Babbar tourne depuis six ans, a crawlé 3 300 milliards de pages, leur graphe pèse 7 000 milliards de liens, et leurs deux crawlers actifs (Barkrowler et IbouBot) avalent 2 à 3 milliards de pages par jour. C'est à l'échelle de ce que font les géants du web.

Et c'est cette infra qui alimente déjà Explorer, et c'est aussi elle qui servira de socle au futur moteur de recherche conversationnel. Leur algo de ranking propriétaire s'appelle Mimesis et il est plutôt fin puisqu'il est capable de faire de la recherche hybride dense-sparse qui agrège une centaine de signaux par document, le tout entraîné et calibré via du LLM-as-a-Judge.

L'interface d'Ibou Explorer, la beta publique disponible

Côté philosophie, le manifeste Ibou tient en 4 engagements : respecter les éditeurs (crawl conforme aux directives, vitesses adaptées pour ne pas charger les serveurs), valoriser les créateurs (journalistes, blogueurs, photographes, devs), servir la curiosité plutôt que l'engagement, et défendre un web ouvert.

Que demande le peuple ?

Et côté concurrence, le contraste avec Google est très brutal je trouve. Avec son AI Overviews, Mountain View fait fondre les clics vers les sources, capture la valeur, garde l'audience, et laisse les créateurs avec les miettes. J'en parlais déjà l'an dernier en disant que le web tel qu'on le connaît allait disparaître et heureusement, Ibou vient prendre exactement le contre-pied de tout ça avec une attribution systématique des sources, un renvoi réel de trafic vers les éditeurs, et une totale transparence sur l'algorithme via leur Substack où ils détaillent les choix techniques.

Côté IA, leur position est nuancée et plutôt saine, je trouve. Les contenus travaillés avec l'aide de l'IA restent acceptables, mais ce qui est pénalisé c'est le « slop », c'est à dire ce contenu massivement généré sans valeur ajoutée qui inonde le web depuis deux ans. Ça rejoint d'ailleurs ce que je racontais sur le SEO à l'ère de l'IA y'a pas longtemps.

Bref, avec Ibou, ils veulent récompenser l'humain qui produit, et pas les fermes à contenu des référenceurs de caniveau.

Donc si ça vous dit de tester Explorer, allez sur explorer.ibou.io , validez votre mail, et choisissez quelques thématiques. Vous obtiendrez un flux personnalisé qui apprendra ensuite de vos clics. Le hic, c'est qu'un système qui apprend de vos clics peut quand même tendre vers un effet de bulle, donc on verra à l'usage si Ibou arrive vraiment à éviter ce phénomène.

Le vrai moteur de recherche conversationnel, lui, est annoncé comme je vous le disais pour fin 2026, avec une verticale images encore en cours de développement.

Et côté investisseurs, c'est du solide : Xavier Niel a rejoint le capital aux côtés de Go Capital, Bpifrance, Normandie Participations et AD Normandie (la boîte est basée en Normandie). Les outils SEO existants (Babbar, Yourtext.guru) financent encore la R&D, et la roadmap de monétisation parle de freemium, API, B2B selon ce qui prendra. On verra bien...

Maintenant le vrai défi reconnu par Sylvain lui-même, c'est la notoriété de son service face au "réflexe Google". Donc comme pour toutes les alternatives à Google , le combat se joue autant côté usage que côté tech.

Mais moi, je suis content de voir des gens s'attaquer enfin à ce mur-là avec une vraie infra derrière et pas juste un wrapper d'API à la con.

La beta Explorer est dispo dès maintenant en cliquant ici ! Ah et y'a aussi des applications pour Android et iOS !

Le guide SEO IA de Google - Les hacks GEO, c'est du flan

Par : Korben ✨
17 mai 2026 à 07:38

Si vous avez payé une agence pour "optimiser votre site pour l'IA" ces derniers mois, asseyez-vous bien confortablement car Google a publié son guide officiel sur le sujet, et le résumé tient en une phrase, le SEO pour l'IA c'est du SEO. Voilà... Tout ce qui est hacks GEO, c'est direction la poubelle en tout cas pour Google !

Le doc est sorti le 15 mai sur Search Central, et il met les pieds dans le plat direct. Google y explique que ses fonctionnalités IA, les AI Overviews (les fameux résumés générés en haut des résultats) et le mode IA, ne tournent pas sur un moteur à part. Elles piochent tout simplement dans l'index normal, avec le classement habituel. En gros, y'a pas de porte dérobée réservée aux plus malins malgré ce que les auto-proclamés experts GEO peuvent dire.

Le guide officiel Google, mis en ligne le 15 mai 2026

Ce qui est marrant, c'est que Google a surtout placé dans ce doc une section "mythbusting" qui va faire mal à pas mal de monde. Car oui les amis, pas besoin de fichier llms.txt, pas besoin de balisage spécial, pas besoin de découper votre contenu en petits morceaux pour aider les robots de Mister Google.

Et voilà comment toute une industrie de consultants qui vendait du llms.txt à prix d'or vient de se prendre un mur. Snif...

D'ailleurs, le truc rigolo avec le llms.txt, c'est son histoire. Ce fichier a été proposé en septembre 2024 par le co-fondateur de Fast.ai, et presque deux ans plus tard, ni Google, ni OpenAI, ni Anthropic ne vont vraiment le récupérer sur votre serveur. L'adoption reste donc hyper marginale, genre 6% des gros sites et ça n'est jamais devenu un vrai standard. Vous pouvez donc carrément supprimer le vôtre, ça ne changera strictement rien !

Alors c'est quoi la vraie recette ?

Hé bien du contenu "non-commodity", dit Google. En clair, des trucs que personne d'autre n'a écrits... Ils veulent du vécu et pas du réchauffé. Leur exemple est d'ailleurs très parlant... Un article du style "7 conseils pour acheter sa première maison", c'est de la soupe que tout le monde recopie. Alors que "Pourquoi on a zappé l'inspection et économisé, retour sur la canalisation d'égout", ça c'est du vécu qui sent bon le terroir et la sueur, et c'est ça que l'IA va citer !! C'est exactement ce que je raconte depuis des années .

En vrai, le boulot c'est surtout de revenir aux bases du SEO, et pas besoin d'outils payants dans cette équation mais juste du temps et du contenu honnête et humain. D'abord, faut vérifier que vos pages sont indexables et crawlables, et ça la Search Console vous le dit en deux clics.

Ensuite, arrêtez de générer 40 pages quasi identiques pour chaque variation de mot-clé, car Google appelle ça de l'abus de contenu à grande échelle et ça vous flinguera votre référencement ! Et n'oubliez pas que vous écrivez pour des humains, avec des titres et des paragraphes, et pas pour un parseur à la con.

Le seul vrai piège après, c'est l'éternel site full JavaScript des startupeurs d'école de commerce (ou des vibe-coders maintenant...). Là encore Google prévient que ça ne passera pas.

Après le hic c'est que les AI Overviews répondent direct dans la page de résultats, du coup le taux de clics vers votre site s'effondre . Et voilà comment le client repart sans jamais entrer... Plusieurs études indépendantes parlent même d'un taux de clic qui peut chuter de moitié quand un résumé IA s'affiche en haut. Ahrefs par exemple a mesuré près de 60% de clics en moins sur la position numéro un, Pew tourne autour de 47% et comme d'hab, avec son guide, Google vous dit "faites du bon contenu", mais ne vous promet jamais le trafic qui va avec. Faut donc bien en avoir conscience avant de se lancer !

Le guide glisse aussi un mot sur les agents IA qui visitent votre site tout seuls, lisent vos captures d'écran, votre DOM et votre arbre d'accessibilité pour comparer des produits ou réserver une table. D'ailleurs si ce sujet vous parle, y'a un scanner pour tester si votre site est prêt pour les agents IA .

Après moi ce que je retiens de tout ce bordel, c'est que Google vient surtout de couper l'herbe sous le pied à tous les vendeurs de poudre de perlimpinpin "AEO" et "GEO". Ces acronymes, comme l'écrit Google noir sur blanc dans son rapport, ce sont juste des mots et du marketing pour les pigeons. Le vrai métier derrière reste le SEO et basta !!

Après si vraiment vous voulez bosser votre visibilité pour les moteurs IA comme Perplexity, j'avais détaillé les vraies techniques , et spoiler, ça ressemble quand même beaucoup à du bon vieux contenu honnête qu'on fait à l'ancienne depuis que le web est web...

Bref, avant de lâcher du fric pour du GEO, allez lire le guide . C'est gratuit, et au moins ça dit la vérité.

GitLike - Le GitHub décentralisé sur IPFS

Par : Korben ✨
16 mai 2026 à 09:42

Branislav Đalić, un dev serbe basé à Belgrade, vient de balancer un projet plutôt original baptisé GitLike . Il s'agit d'un GitHub décentralisé qui stocke vos repos sur IPFS et remplace le mot de passe par votre clé Ethereum (votre wallet quoi...).

Vous connectez votre wallet via SIWE (le standard EIP-4361, signature dans MetaMask ou WalletConnect), vous créez un repo, et hop, chaque commit, chaque fichier, chaque arbre devient un objet IPFS adressé par son CID. Tout pareil que Git côté usage, sauf que derrière y'a pas de serveur GitHub mais un simple Worker Cloudflare qui orchestre Pinata ou Filebase pour pinner vos données.

Côté install, la doc propose tout simplement de faire un npm install -g gitlike avec ensuite l'utiliser avec les commandes Git habituelles (init, clone, push, pull, branch), sauf que le package n'est pas encore publié sur npm public pour l'instant. Du coup, faudra patienter ou aller chercher le code directement dans le repo GitHub si vous voulez bricoler dès aujourd'hui.

La doc officielle mais l'install npm marche pas.

L'architecture tient en 3 étages bien séparés. Votre navigateur s'occupe de l'interface et de la signature avec le wallet, un petit serveur Cloudflare joue les videurs en backend (qui a le droit d'écrire, dans quel ordre, à quelle vitesse), et IPFS stocke tout le code en mode décentralisé via Pinata ou Filebase.

Et si vos repos doivent rester privés, vous pouvez activer un chiffrement qui se fait directement dans votre navigateur, comme ça personne d'autre ne lit vos fichiers en clair. En gros, votre onglet de navigateur fait office de vitrine, le Worker joue le mec de la sécu, et IPFS sert de coffre-fort distribué.

Le truc cool, c'est que GitLike peut importer votre code directement depuis GitHub ou GitLab, donc migrer un projet existant ne prend que quelques clics ! Et vous retrouvez tout le confort moderne, à savoir les pull requests avec gestion des conflits, des règles de protection sur les branches sensibles, et même un système pour déléguer l'écriture à un agent IA avec un périmètre limité dans le temps et l'espace (genre, commit uniquement sur telle branche, et seulement pendant 24h).

Sympa, donc, pour vibe coder avec un agent 100% autonome sans pour autant lui filer toutes vos clés et qu'il ne détruise tout dans une apocalypse nucléaire (Quoi, j'en fais trop ?)

Après même si l'idée semble sympa, je trouve que ça déplace le risque plutôt que de le faire disparaître. Parce que si vous paumez votre wallet, vous perdez l'accès en écriture (et possiblement en lecture si c'est chiffré) à tous vos repos, et y'a plus qu'à recommencer. Donc sauvegarder votre seed phrase (les 12 ou 24 mots de récupération du wallet, vous savez) est donc critique !

Quand on voit le rythme auquel GitHub colle ses nouveautés derrière Copilot Pro, c'est peut-être une solution intéressante que de décentraliser tout ça. J'ai fait un article aussi sur Patreon pour tous ceux qui voudraient se barrer de Github.

Côté concurrence, vous trouverez également Radicle qui fonctionne en peer-to-peer pur (mais demande un daemon local) ou l'ancien Mango (Ethereum + IPFS, mais plus trop maintenu). GitLike, lui, mise tout sur le navigateur et votre wallet, donc c'est plus simple !

Après c'est jeune et faut voir ça plus comme un proof of concept solide qu'un GitHub-killer. Mais ça tient bien la route et je trouve l'idée d'un Git contrôlé par un wallet ethereum plutôt classe. C'est peut-être ça le vrai web3 ;)))

Allez donc jeter un œil à gitlike.dev !

Il retrouve 400 000 $ de Bitcoin oubliés depuis 11 ans grâce à Claude

15 mai 2026 à 09:18

L'histoire est partie d'un changement de mot de passe fait pendant une cuite en 2014. Onze ans plus tard, le malheureux (" cprkrn " sur X) avait toujours ses 5 bitcoins coincés dans un portefeuille numérique dont la clé d'accès s'était totalement évaporée de sa mémoire.

À l'époque, ça valait quelques milliers de dollars. Aujourd'hui, c'est environ 400 000 $. De quoi avoir un peu mal au cœur.

Pour récupérer un portefeuille Bitcoin chiffré, il existe des outils comme btcrecover, un logiciel libre qui essaie des combinaisons de mots de passe en masse. Le problème, c'est qu'il faut une idée précise des variantes à tester, sinon on tape dans le vide pendant des années.

Notre trader avait justement passé des années à essayer sans succès. Et puis il a demandé un coup de main à Claude, l'assistant IA d'Anthropic, l'un des principaux concurrents d'OpenAI.

Claude a fait trois choses concrètes. D'abord, il a fouillé dans les archives d'un vieux disque de fac pour y dénicher une sauvegarde du portefeuille datant de décembre 2019, qui était passée inaperçue. Ensuite, il a repéré un bug de configuration dans btcrecover qui empêchait l'outil de combiner correctement les variantes de mot de passe. Et une fois le bug corrigé, la machine s'est lancée pour de bon.

Résultat : 3 500 milliards de mots de passe testés avant de tomber sur le bon. Le portefeuille s'est ouvert, les 5 bitcoins sont apparus, et notre type a récupéré un pactole oublié.

Cette histoire n'est pas anecdotique en fait. Un nombre énorme de bitcoins sont aujourd'hui considérés comme perdus à jamais, parce que les propriétaires ont oublié leur mot de passe, perdu leur disque dur, ou jeté la mauvaise clé USB.

On parle de plusieurs millions de Bitcoins immobilisés pour rien. Si l'IA peut aider à en récupérer une partie, c'est tout benef, même si la méthode ne marche pas dans tous les cas. Il fallait quand même la sauvegarde du wallet pour que ça fonctionne.

À noter que ce genre d'usage commence à devenir une tendance. Les services de récupération de portefeuilles crypto, comme Wallet Recovery Services, intègrent désormais des modèles d'IA dans leur process pour orienter les attaques par force brute.

Là où une machine essayait bêtement toutes les combinaisons possibles, l'IA peut deviner les habitudes du propriétaire et tester en priorité les variantes les plus probables. Ce qui change tout, parce que le nombre total de combinaisons possibles est en général astronomique.

Bref, ne changez jamais un mot de passe à 3h du matin après quelques verres. Et si c'est déjà fait, gardez l'espoir, Claude a peut-être une idée.

Source : Tom's Hardware

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