L'Iran a mis en garde les géants de la tech qui ont des locaux au Moyen-Orient. En fin d'après-midi, le 1er avril 2026 leurs sites seront visés par des attaques. Sont notamment menacés Google, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla.
Le conflit entre l'Iran, les États-Unis et Israël ne menace pas seulement les marchés pétroliers. Il pourrait aussi fragiliser un maillon inattendu de la chaîne d'approvisionnement de l'intelligence artificielle : l'hélium, gaz rare et irremplaçable dans la fabrication des puces électroniques.
Des centaines de navires apparaissent au-dessus d'aéroports ou de centrales nucléaires sur les écrans de navigation. L'Iran brouillerait massivement les signaux GPS dans le détroit d'Hormuz, et le trafic maritime commence sérieusement à en pâtir.
Des bateaux fantômes sur les radars
Les écrans radars affichent en effet un peu n'importe quoi dans cette zone désormais, comme par exemple un pétrolier de 300 mètres qui tourne en rond autour d'un aéroport, ou un porte-conteneurs qui traverse en toute décontraction une centrale nucléaire.
Depuis le début des hostilités, les signaux GPS sont complètement brouillés dans cette zone, et les positions transmises par les navires ne sont absolument plus les bonnes.
Windward, une société spécialisée dans le suivi maritime, a référencé plus de 1 100 navires touchés en seulement quelques heures, avec au moins 21 zones de brouillage différentes dans la région.
Les chercheurs appellent ça des "crop circles" : sur les cartes électroniques, les bateaux dessinent des cercles parfaits au-dessus de la terre ferme. Sauf que ce n'est pas un bug un peu rigolo, c'est un vrai problème pour les bateaux et les marins.
Un GPS vieux de 15 ans face à un brouilleur moderne
Le problème de fond, c'est que les navires commerciaux utilisent des récepteurs GPS qui ont facilement 15 ans d'âge. Ils captent les signaux d'une seule constellation satellite, sur une seule fréquence. Votre smartphone fait mieux : il jongle avec quatre constellations et plusieurs fréquences en même temps.
Todd Humphreys, professeur en ingénierie aérospatiale à l'Université du Texas, est assez catégorique sur l'origine du brouillage. Selon lui, l'Iran utilise des antennes installées sur des tours côtières ou des ballons captifs pour émettre de faux signaux qui se substituent aux vrais. Et ça marche très bien.
Le système AIS, qui permet aux navires de se localiser mutuellement, est lui aussi alimenté par le GPS. Du coup, quand le GPS est compromis, c'est toute la chaîne de navigation qui s'effondre. Un capitaine qui regarde son écran voit des centaines de bateaux tourner à des positions fictives, sans savoir où se trouvent réellement les autres navires ni à quelle vitesse ils avancent.
20 % du pétrole mondial dans le goulot
Le détroit d'Hormuz, c'est à peine 34 kilomètres de large au point le plus étroit, et pourtant 20 % du pétrole et du gaz mondiaux y transitent chaque jour. En temps normal, entre 130 et 150 navires y passent quotidiennement.
Certains pétroliers naviguent désormais avec leur transpondeur AIS éteint pour éviter d'être repérés, et plusieurs navires affiliés à des compagnies occidentales ont tout simplement fait demi-tour.
L'Union européenne, via son centre de sécurité maritime, recommande aux équipages de se fier au radar et à la navigation visuelle plutôt qu'aux instruments électroniques. Autant dire qu'on en revient aux méthodes d'il y a trente ans.
C'est quand même assez fou de constater que des navires de plusieurs centaines de milliers de tonnes naviguent avec des GPS moins performants qu'un téléphone à 200 euros.
Il va être urgent que les constructeurs de navires se décident à moderniser leurs équipements.
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