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GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 2ème partie : Tests de performances

Par : MilesTEG
29 octobre 2026 à 12:00
Flint4 Benchmark - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 2ème partie : Tests de performances

Flint4 Benchmark Gemini 50 - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 2ème partie : Tests de performances

Bienvenue dans cette seconde partie du test consacré au GL.iNet Flint 4, dédiée cette fois aux performances réseau. Si vous l’avez manqué, le premier volet est disponible ici : GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main.

Ce volet se veut plus technique : nous allons analyser en détail les différents benchmarks réalisés pour vérifier si ce Flint 4 tient réellement ses promesses.

Protocole de test et architecture réseau

Afin de mesurer précisément ce que le Flint 4 a dans le ventre sans être bridé par l’emplacement au sous-sol (dalle béton, distance…), j’ai découpé les mesures en deux phases distinctes :

  • Phase 1 : Dans mon bureau
  • Phase 2 : Au sous-sol L’objectif est d’abord de tester les débits du Wi-Fi à portée immédiate et de profiter de l’occasion pour tester le port 10 GbE en filaire, avant de basculer le routeur en conditions réelles d’exploitation au cœur de mon réseau.

Équipements mobilisés pour les tests de débits

Pour pousser le routeur dans ses retranchements, et comme je n’ai pas de machine équipée en 10 GbE natif, j’ai dû mobiliser plusieurs machines plafonnant à 2,5 GbE afin de cumuler les flux et maximiser le débit transitant par le Flint 4, pour tenter de m’approcher de ses limites. Voici les équipements utilisés lors des différents tests de débit :

  • Accès Internet : ligne Fibre Bouygues Telecom (Bbox 2 Gb/s descendant / 900 Mb/s montant) ;
  • Serveurs & NAS (en 2,5 GbE) : deux mini PC Geekom (IT13 et XT12 Pro) sous Proxmox VE, et mes NAS (Synology DS920+, OMV sur base Asustor, QNAP sous OMV) ;
  • Clients filaires : mon MacBook Air M2 (en 2,5 GbE via un adaptateur USB-C), et un mini PC Geekom A7 (Windows 11) avec port 2,5 GbE natif ;
  • Clients sans-fil : iPhone 16 Pro (compatible Wi-Fi 7 / canaux larges), iPhone 15 Plus, Samsung Galaxy S22 ;
  • Outils de mesure : instance serveur iPerf3 sur le Flint 4 et clients sur les machines listées ci-dessus, complétés par des tests Speedtest pour la phase 1. J’ai également conçu des scripts (avec ChatGPT et Gemini) pour lancer des sessions iPerf3 simultanées, agréger les mesures récoltées et générer automatiquement les graphiques (scripts que je peux mettre à disposition sur simple demande).
Routeur Antennes et radios Débits Wi-Fi théoriques annoncés
Flint 4 6 antennes externes, Wi-Fi 7 sur 2,4, 5 et 6 GHz 688 Mbit/s en 2,4 GHz, 4 323 Mbit/s en 5 GHz et 8 646 Mbit/s en 6 GHz
Flint 2 4 antennes externes bibandes, Wi-Fi 6 en 4×4 1 148 Mbit/s en 2,4 GHz et 4 804 Mbit/s en 5 GHz
Appareil Wi-Fi et bandes disponibles Limite théorique utile pour ces tests
iPhone 16 Pro Wi-Fi 7, 2×2 MIMO, 2,4 / 5 / 6 GHz 2,4 Gbit/s en 5 ou 6 GHz sur un canal de 160 MHz
iPhone 15 Plus Wi-Fi 6, 2×2 MIMO, 2,4 / 5 GHz 1,2 Gbit/s en 5 GHz sur 80 MHz
MacBook Air M2 Wi-Fi 6, 2×2 MIMO, 2,4 / 5 GHz 1,2 Gbit/s en 5 GHz sur 80 MHz
iMac M1 Wi-Fi 6, 2,4 / 5 GHz Environ 1,2 Gbit/s en 5 GHz
Samsung Galaxy S22 Wi-Fi 6, 2,4 / 5 GHz Samsung ne publie pas de débit PHY maximal détaillé
Geekom A7 MediaTek MT7922, Wi-Fi 6E 2×2 MIMO, 2,4 / 5 / 6 GHz 2,4 Gbit/s en 5 ou 6 GHz sur un canal de 160 MHz

Sources des données techniques : GL.iNet Flint 4, GL.iNet Flint 2, spécifications Wi-Fi des appareils Apple, Samsung Galaxy S22, GEEKOM A7 et MediaTek MT7922 / Filogic 330.

Récupération des données et création des graphiques

Pour mener à bien ces bancs d’essai, je me suis appuyé sur deux LLM (ChatGPT puis Gemini) afin de concevoir l’ensemble des scripts d’automatisation en Zsh et PowerShell, avec export systématique des données au format JSON. Ils m’ont d’abord permis de synchroniser des flux iPerf3 simultanés sur plusieurs machines pour chercher la saturation du lien 10 GbE. Dans un second temps, ils ont servi à orchestrer des vagues de tests individuels et répétés sur chaque machine (iPerf3 et Speedtest) afin de comparer précisément les débits selon les scénarios : avec ou sans VPN, et avec ou sans inspection DPI. Enfin, ces deux modèles m’ont aidé à écrire deux scripts Python dédiés au traitement de ces JSON et à la génération des graphiques comparatifs. Si ces scripts ou ces jeux de données vous intéressent pour vos propres bancs d’essai, je peux volontiers les mettre à disposition sur un dépôt GitHub sur simple demande.


Phase 1 : Le banc d’essai sur mon bureau

Pour cette première série de mesures, le Flint 4 a d’abord été installé temporairement sur mon bureau, à portée de main et juste à côté de mon ordinateur. Cette proximité immédiate facilite les branchements à répétition et offre les conditions idéales pour évaluer les capacités brutes du Wi-Fi à courte portée.

Mesures Wi-Fi

Les relevés sans fil ont été effectués à différentes distances afin de varier les conditions environnementales (vue directe sans obstacle, cloisons, étages). Côté outillage, j’ai utilisé le client iPerf3 en ligne de commande pour les ordinateurs et serveurs, et l’application mobile iPerf3 dédiée pour les smartphones (sous iOS et Android).

Débits WAN 10 GbE

Le Flint 4 a continué de faire office de serveur iPerf3. J’ai simulé une liaison WAN très haut débit sur son port RJ45 10G en lui envoyant simultanément les flux de plusieurs machines négociant en 2,5 GbE. L’objectif était d’évaluer sa capacité réelle de routage / NAT et d’observer le comportement du processeur face à cette charge intensive.

Petite anecdote révélatrice au sujet de l’écran tactile : Lors de ces premiers essais sur mon bureau, j’avais affecté le port SFP+ en WAN et le port Ethernet 10G en LAN. En descendant ensuite le Flint 4 au sous-sol pour l’installer à sa place définitive derrière la Bbox, j’ai bêtement oublié de réadapter l’attribution des interfaces… Privé d’accès réseau et n’ayant pas encore le réflexe d’utiliser l’écran tactile en façade, j’ai tout redébranché pour remonter le routeur au bureau et y brancher mon Mac, uniquement pour corriger ce paramètre dans la WebUI ! Ce n’est que plus tard, face à une manipulation similaire, que la présence de l’écran m’est revenue à l’esprit : l’opération se faisait directement dessus en quelques secondes sans aucun PC sous la main, ce qui m’aurait épargné un aller-retour et une bonne dizaine de minutes.


Phase 2 : Intégration en tête de réseau (sous-sol)

Une fois les tests unitaires validés, le Flint 4 a pris son emplacement définitif au sous-sol, venant remplacer le GL.iNet Brume 3 qui assurait jusqu’ici le rôle de passerelle principale :

  • Configuration des liaisons lourdes : bascule conjointe du port SFP+ 10G et du port Ethernet RJ45 10G en mode LAN.
  • Tests d’interconnexion 10G à 10G : mesures de débit LAN et transferts massifs entre le switch du sous-sol (via câble DAC SFP+) et le switch du bureau (via RJ45 10G), simulant les charges simultanées du homelab, des sauvegardes et des postes clients.

Tests Wi-Fi : Toutes les fréquences sur le gril

Tous les résultats Wi-Fi présentés ici ont été obtenus avec le Flint 4 installé dans mon bureau. Le routeur bénéficiait donc de conditions optimales, en particulier pour les mesures à 1 m et pour les appareils situés au même étage. Je conserve cette série de tests, car elle illustre parfaitement ce que le Flint 4 a dans le ventre lorsque la distance et les obstacles ne viennent pas trop le brider.

Afin d’établir un point de comparaison direct, j’ai réalisé les mêmes mesures avec le Flint 2, posé lui aussi sur mon bureau juste derrière le Flint 4 (sans réaliser sur le coup que leur proximité immédiate pouvait créer de légères interférences mutuelles…).

Passons maintenant aux bancs d’essai par bande de fréquence.


Bande 2,4 GHz : un avantage conservé par le Flint 2

Il s’agit de la bande Wi-Fi « historique » (normes 802.11b/g/n/ax) : elle privilégie la longue portée et la traversée des cloisons au détriment du débit brut.

wifi_comparison_routeurs_2g4-ghz

Sur la bande des 2,4 GHz testée à 10 m derrière deux cloisons, le constat est sans appel : le Flint 2 conserve une longueur d’avance sur tous les appareils. Qu’il s’agisse de l’iPhone 15 Plus, du 16 Pro ou du Galaxy S22, le Flint 2 délivre systématiquement entre 15 et 35 Mb/s de plus, oscillant autour des 100 à 120 Mb/s là où le Flint 4 plafonne plutôt entre 65 et 90 Mb/s en download. Cette différence pourrait paraître modeste en valeur absolue, mais elle représente tout de même un écart de l’ordre de 30 %, ce qui n’est pas si négligeable.

Ce résultat n’est en réalité pas une surprise lorsqu’on se penche sur la fiche technique officielle :

  • Flint 2 : jusqu’à 1 148 Mb/s théoriques sur la bande 2,4 GHz ;
  • Flint 4 : plafonne à 688 Mb/s théoriques sur cette même bande.

[!info] L’explication est purement matérielle : le Flint 2 embarque une architecture radio en 4×4 MIMO sur le 2,4 GHz, lui offrant davantage de flux et une meilleure sensibilité de réception. À l’inverse, sur le Flint 4 (qui est un routeur tri-bande Wi-Fi 7), GL.iNet a choisi de passer le 2,4 GHz en 2×2 MIMO pour concentrer le gros des flux radio sur les bandes 5 GHz (4 323 Mb/s) et 6 GHz (8 646 Mb/s).

Rien d’alarmant ni de bloquant en pratique : cette bande de fréquences sert aujourd’hui quasi exclusivement aux objets connectés (IoT) ou aux connexions à longue portée, où ces débits restent largement suffisants. Mais c’est un point à souligner : le saut générationnel s’est fait sur la vitesse de pointe en 5 et 6 GHz, pas sur les 2,4 GHz.


Bande 5 GHz : le Flint 4 déploie son artillerie lourde

C’est la bande de référence pour le haut débit (normes 802.11ac/ax/be) : capable d’encaisser de gros volumes de données grâce à des canaux plus larges, mais avec une portée plus restreinte et une sensibilité importante aux obstacles. wifi_comparison_routeurs_5-ghz 1

Dès que l’on bascule sur le 5 GHz, la dynamique change nettement en faveur du Flint 4, tout particulièrement en téléchargement (download) :

  • À 1 mètre (même pièce) : le Flint 4 domine en download. Le résultat est particulièrement frappant sur l’iPhone 16 Pro où il atteint 1 429 Mb/s (contre 1 104 Mb/s pour le Flint 2). Sur les iPhone 15 Plus et Galaxy S22, on tourne autour de 770–780 Mb/s. Seule ombre au tableau : en envoi (upload), le Flint 2 garde curieusement l’avantage à courte portée, pointant à 1 627 Mb/s sur l’iPhone 16 Pro contre 1 146 Mb/s pour le Flint 4.
  • À 10 mètres (deux cloisons) : à travers les obstacles, le Flint 4 montre toute son efficacité en réception. Il parvient à maintenir plus d’un gigabit réel (1 040 Mb/s) sur l’iPhone 16 Pro, là où le Flint 2 rétrograde à 877 Mb/s. Sur les autres terminaux, il reste systématiquement au-dessus de la barre des 530 Mb/s en download. Les débits en upload se tassent logiquement davantage avec la distance pour les deux routeurs, restant au coude-à-coude.

Comment expliquer ces chiffres ?

Ces écarts s’expliquent très bien dès que l’on croise la fiche technique des routeurs avec les capacités radio de chaque smartphone :

  • Le cas de l’iPhone 16 Pro (la vitrine Wi-Fi 7) : c’est le seul smartphone de ce comparatif à tirer parti des avancées du Wi-Fi 7 (802.11be). Grâce au support des canaux larges de 160 MHz combiné à la modulation 4096-QAM gérée par le Flint 4, la bande passante théorique est doublée par rapport aux générations précédentes. Cela permet d’exploser le plafond du gigabit réel en téléchargement (1 429 Mb/s à 1 m et encore 1 040 Mb/s derrière deux cloisons).
  • Le plafond des iPhone 15 Plus et Galaxy S22 : ces deux appareils restent cantonnés au Wi-Fi 6 conventionnel avec des canaux limités à 80 MHz (en 2×2 MIMO), ce qui bride leur liaison physique théorique à 1 201 Mb/s. Qu’ils soient connectés au Flint 2 ou au Flint 4, ils plafonnent donc naturellement autour des 770–780 Mb/s réels, ce qui correspond déjà au maximum exploitable pour cette configuration.
  • La curiosité de l’upload en faveur du Flint 2 : si le Flint 4 survole le download, le Flint 2 reprend l’avantage en envoi à courte distance. Cela s’explique par sa configuration d’antennes en 4×4 MIMO sur le 5 GHz : avec quatre antennes dédiées à l’écoute, le Flint 2 capte mieux le signal émis par les puces radio des téléphones (qui émettent avec une puissance bien plus faible qu’un routeur), offrant une meilleure réception des flux montants à proximité immédiate.

Bande 6 GHz : le sommet de la chaîne Wi-Fi

C’est la toute nouvelle bande de fréquence dédiée au très haut débit (normes 802.11ax-6E et 802.11be) : à l’abri de l’encombrement spectral des bandes 2,4 et 5 GHz et capable d’exploiter des canaux ultra-larges pour des vitesses maximales, au prix d’une atténuation encore plus rapide dès que l’on s’éloigne ou traverse des murs.

À ce jour, je ne dispose toutefois que d’un seul appareil client compatible avec cette bande pour réaliser mes relevés. Les chiffres présentés ci-dessous n’ont donc pas vocation à établir une comparaison directe entre plusieurs périphériques ou avec l’ancienne génération, mais simplement à donner un aperçu concret de ce que le Flint 4 est capable de délivrer dans cette plage de fréquences. wifi_comparison_6-ghz

À 1 mètre sans obstacle, le débit en téléchargement franchit un nouveau palier pour atteindre 1 563 Mb/s (contre 1 429 Mb/s en 5 GHz, soit près de 10 % de gain). Même à 10 mètres à travers deux cloisons, le routeur maintient un niveau exceptionnel avec 1 106 Mb/s réels, conservant une courte tête sur le 5 GHz (1 040 Mb/s).

Ces excellents chiffres s’expliquent simplement :

  • Un spectre avec très peu d’interférences (pour le moment) : contrairement au 5 GHz encombré par les réseaux voisins et bridé par les canaux DFS, le 6 GHz profite d’un environnement radio quasi désert. Un avantage certains aujourd’hui, qui s’érodera sans doute au fil des années à mesure que le parc de routeurs Wi-Fi 6E/7 s’installera dans le quartier.
  • La limitation à 160 MHz de l’iPhone : si le Flint 4 gère des canaux géants de 320 MHz en 6 GHz, Apple bride sa puce à des canaux de 160 MHz. Le gain observé provient donc purement de la propreté du signal et non d’un doublement de la largeur de bande.
  • Un upload calé sur la puissance du smartphone : en émission, les débits sont quasi superposables à ceux relevés en 5 GHz (~1 090 Mb/s à 1 m et ~590 Mb/s à 10 m). C’est ici l’amplificateur d’émission du téléphone et les contraintes physiques d’atténuation qui dictent la limite.

Le MLO (Multi-Link Operation) en pratique

J’ai fait quelques essais, mais tous sont restés sous les débits obtenus avec les réseaux 5 GHz ou 6 GHz dédiés. Je ne vais donc pas multiplier les mesures ni lui consacrer un graphique. Ce constat reste lié aux appareils utilisés et ne signifie pas que le MLO est inutile dans tous les usages.


Résultats des tests de débits : Filaire et lien 10G

Tests de débit sur la prise Ethernet 10 GbE configurée en port WAN

Lors de la phase 1, j’ai testé la prise Ethernet 10 GbE configurée en port WAN sur le Flint 4. Cette interface était raccordée à mon switch de bureau via un adaptateur SFP+ 10G. Ne disposant pas d’un hôte 10 GbE natif unique, j’ai cherché à cumuler des flux en 2,5 GbE. Toutefois, la configuration physique du banc d’essai imposait une contrainte : je n’avais que deux machines clientes présentes dans le bureau (le Geekom A7 et mon MacBook Air M2), et la liaison montante reliant mon bureau au switch du sous-sol plafonne à 2,5 GbE. Une seule machine distante du sous-sol (ici une VM Debian hébergée sur mon Geekom IT13) pouvait donc émettre sans saturer cette liaison intermédiaire.

J’ai ainsi cumulé trois flux 2,5 GbE simultanés vers le serveur iPerf3 lancé sur le routeur afin de pousser son port WAN dans ses retranchements.iperf_stress_routeur_bureau_3_machines Les relevés au pic de charge (calculés sur une fenêtre de 1 000 ms) démontrent une excellente tenue du Flint 4 :

  • En download WAN (réception) : les trois flux cumulés atteignent un pic de 5,725 Gb/s. Le Geekom A7 (2,072 Gb/s) et le MacBook Air M2 (2,097 Gb/s) saturent quasiment leur lien 2,5 GbE respectif, complétés par la VM Debian distante (1,557 Gb/s).
  • En upload WAN (émission) : les débits montent encore d’un cran pour atteindre un total cumulé de 6,719 Gb/s. Cette fois, les trois machines exploitent presque à 100 % leur liaison avec 2,361 Gb/s (Geekom A7), 2,404 Gb/s (VM Debian) et 1,954 Gb/s (MacBook Air).

Même si cette contrainte de câblage bride le test à 7,5 Gb/s théoriques (3 × 2,5 GbE), le résultat valide sans ambiguïté la capacité de routage et le comportement du processeur : encaisser plus de 6,7 Gb/s réels en trafic simultané se fait sans le moindre effondrement de paquets ni latence perceptible.

Tests de débit sur la prise SFP+ 10 GbE configurée en port LAN

Lors de la phase 2, le Flint 4 a rejoint son emplacement définitif au sous-sol : installé directement derrière la box opérateur et relié à celle-ci via un port Ethernet 2,5 GbE configuré en WAN. Ce n’est pas cette liaison montante que j’ai testée lors de cette série de mesures, mais le port SFP+ 10 GbE configuré en LAN, raccordé à mon switch principal par un câble DAC 10 Gb/s.

Tous mes serveurs et NAS étant brassés sur ce même switch en 2,5 GbE, j’ai mobilisé simultanément quatre machines pour générer quatre flux distincts à destination du serveur iPerf3 du routeur, avec pour objectif d’approcher le plafond théorique de la liaison 10G (4 × 2,5 GbE = 10 GbE).iperf3_stress_4_machines_sous-sol Les quatre machines clientes mobilisées pour ce banc d’essai :

  • OMV — Qnap TS-470-Pro (CPU Intel Core i7-3770) ;
  • PVE — Geekom XT12Pro (CPU Intel Core i9-12900H) ;
  • PVE — Geekom mini-IT13 (CPU Intel Core i9-13900H) ;
  • OMV — Asustor AS6704T (CPU Intel Celeron N5105).

Les relevés au pic de charge (calculés sur une fenêtre de 1 000 ms) démontrent la tenue du lien SFP+ :

  • Réception routeur (Download – flux LAN vers Routeur) : le cumul des quatre flux atteint un total de 5,720 Gb/s. Le trafic se répartit de manière homogène entre les nœuds : 1,368 Gb/s pour le NAS Qnap, 1,542 Gb/s pour le Geekom XT12Pro, 1,288 Gb/s pour le Geekom IT13 et 1,522 Gb/s pour le NAS Asustor.
  • Émission routeur (Upload – flux Routeur vers LAN) : le résultat est impressionnant avec un débit cumulé qui culmine à 9,395 Gb/s. Les quatre interfaces 2,5 GbE sont saturées à leur maximum technique absolu, chacune oscillant autour de 2,35 Gb/s réels (2,350 Gb/s sur le Qnap, 2,349 Gb/s sur le XT12Pro, 2,348 Gb/s sur l’IT13 et 2,349 Gb/s sur l’Asustor).

Ce test en émission valide le comportement de la cage SFP+ et du bus interne du Flint 4 : en délivrant près de 9,4 Gb/s réels, le routeur exploite l’intégralité de la bande passante utile offerte par une liaison physique 10 GbE (une fois déduite la surcharge protocolaire TCP/IP), sans fléchir face à quatre flux concurrents.

[!cite] Explication par Gemini (LLM Google)

Pourquoi un tel écart entre l’envoi et la réception ?

Cette différence s’explique simplement par la manière dont un routeur gère les données :

  • En émission (9,4 Gb/s) : le routeur a la maîtrise du flux. Il découpe et envoie les paquets de façon ordonnée vers les machines clientes en déchargeant ce travail sur sa puce réseau, ce qui lui demande très peu d’efforts de calcul.
  • En réception (5,7 Gb/s) : le routeur subit une avalanche de millions de paquets arrivant en même temps de quatre sources différentes. Il doit alors trier, vérifier et remettre dans l’ordre tous ces morceaux en mémoire avant de les traiter dans l’application iPerf3. Cet effort monopolise fortement son processeur, qui finit par atteindre sa limite de calcul pour cette tâche.

Il ne s’agit donc pas d’un bridage du câble ou de la prise 10G, mais du temps nécessaire au processeur du routeur pour « digérer » simultanément quatre gros flux de données qui lui sont directement destinés.


Tests des débits unitaires par machine avec ou sans VPN (WireGuard)

J’ai réalisé ces tests lors de la phase 1, routeur dans mon bureau. J’ai voulu vérifier, dans cette dernière série de tests, les capacités du serveur VPN (WireGuard, je n’ai pas testé OpenVPN par manque de temps) depuis une prise WAN. J’ai donc connecté les machines (une par une) au serveur VPN WireGuard du Flint 4 en mode accès extérieur via la prise WAN (Ethernet 10G) car si je passais par la connexion internet, je n’aurais jamais eu de connexion adéquate pour tester correctement les débits. Ainsi je simule une connexion internet de 2,5 Gb/s via des périphériques communiquant vraiment en 2,5 Gb/s (à peu près).

Pour comparer finement les performances, j’ai réalisé des mesures iPerf3 et Speedtest sous quatre scénarios distincts. À noter que l’activation du DPI désactive obligatoirement l’accélération matérielle du réseau (hardware flow offloading) :

  • Sans VPN ni DPI (accélération matérielle active) ;
  • Sans VPN, avec DPI ;
  • Avec VPN sans obfuscation (DPI actif) ;
  • Avec VPN et obfuscation (DPI actif).

Résultats des tests iPerf3

iperf_multi_comparison 3 Sur ces mesures purement locales via iPerf3, plusieurs constats sautent aux yeux :

  • L’impact imperceptible du DPI : que l’inspection approfondie des paquets soit activée ou non, le débit brut reste strictement identique sur toutes les machines testées. Le NUC Geekom A7 et la VM Debian saturent intégralement le lien 2,5 GbE à environ 2 370–2 378 Mb/s en download comme en upload. Sur macOS (iMac M1 et MacBook Air M2), le débit sans VPN plafonne naturellement autour de 1 930–1 950 Mb/s en download et 2 347–2 355 Mb/s en upload, que le DPI soit enclenché ou non. Cela confirme le comportement habituel de la pile réseau d’Apple sur ces adaptateurs et démontre que le DPI n’induit aucune pénalité mesurable.
  • Les performances en WireGuard : – L’anomalie de la VM Debian : la VM Debian affiche un débit de 2 358 Mb/s avec VPN, rigoureusement identique au débit hors tunnel. Face à une telle égalité au mégabit près, il est plus que probable que le tunnel WireGuard n’ait pas routé ce flux spécifique ou qu’un contournement direct ait eu lieu. N’ayant pas constaté cette anomalie à temps et n’ayant pas la possibilité matérielle de refaire la mesure, je préfère, par rigueur, écarter ce résultat qui ne reflète manifestement pas le comportement réel sous VPN. – Le NUC Geekom A7 sert donc de véritable référence matérielle x86 pour ce banc d’essai : il encaisse très bien la charge avec 1 249 Mb/s en download (sans obfuscation) et 971 Mb/s (avec obfuscation). – Les Mac (M1 et M2) montrent quant à eux une limite propre à leur implémentation client, plafonnant entre 569 et 604 Mb/s en download, et entre 288 et 356 Mb/s en upload.
  • L’impact de l’obfuscation : l’ajout de la surcouche d’obfuscation entraîne un surcoût CPU non négligeable sur le Geekom A7 (perte d’environ 20 % en download comme en upload), mais cela reste imperceptible sur les Mac qui plafonnaient déjà sur leur implémentation logicielle client.

Résultats des tests Speedtest (CLI)

speedtest_multi_comparison 1

Ce second jeu de mesures, réalisé cette fois via l’outil officiel Speedtest en ligne de commande, vient confronter le routeur aux limites réelles d’une offre fibre grand public (ici symbolisée par un plafond théorique de 2 000 Mb/s en download et 900 Mb/s en upload) :

  • En direct (sans VPN) : ce test a été réalisé lors de la phase 2, avec le Flint 4 installé au sous-sol. – En téléchargement, toutes les machines saturent le profil 2 Gb/s de la ligne, oscillant entre 1 811 Mb/s et 1 940 Mb/s. L’activation du DPI ne rogne quasiment rien : les Mac s’alignent immédiatement autour des 1 880–1 920 Mb/s, et la perte reste anecdotique sur le Geekom A7 ou la VM Debian. – En envoi, le plafond opérateur de 900 Mb/s est atteint au mégabit près sur l’ensemble du parc (940 à 950 Mb/s réels, avec ou sans DPI).
  • Avec WireGuard : ce test a été réalisé lors de la phase 1, le Flint 4 étant installé sur mon bureau. – La VM Debian démontre une nouvelle fois une efficacité remarquable : en upload, elle sature le lien opérateur à 937–941 Mb/s même à travers le tunnel VPN. En download, elle assure entre 1 243 et 1 423 Mb/s, absorbant sans broncher l’essentiel de la bande passante internet. – Le Geekom A7 maintient lui aussi un excellent niveau avec plus de 1 100 Mb/s en download et 759 Mb/s en upload (tassé à 616 Mb/s avec obfuscation). – Les Mac confirment le plafond observé sous iPerf3, restant très stables autour des 560–625 Mb/s en download et 280–360 Mb/s en upload.

Que retenir de ces chiffres ?

En écartant l’anomalie de la VM Debian, le comportement du NUC Geekom A7 valide les capacités du routeur : le processeur du Flint 4 propulse sans difficulté un tunnel WireGuard à plus de 1,2 Gb/s réels. Pour un accès distant à son réseau local depuis l’extérieur, le débit offert dépassera très largement les besoins courants, même sur des transferts massifs de fichiers.


Intégration Homelab & Usage au quotidien

Après plusieurs semaines de mise en production au cœur de mon réseau, juste derrière la box opérateur, ce Flint 4 est d’une stabilité incroyable. Les seuls redémarrages que j’ai eus à faire sont survenus lors du passage d’une version bêta du firmware à la version actuelle (4.9.1) et lors de son déplacement physique de mon bureau vers le sous-sol. Les performances sont véritablement au rendez-vous, tout particulièrement sur la partie VPN. Je ne dispose pas encore d’équipement en 10G natif pour saturer de tels débits sur une seule machine, mais mes NAS et serveurs ne subissent plus aucun goulot d’étranglement lorsqu’ils communiquent simultanément : sauvegardes vers Internet, réplications entre NAS ou transferts lourds vers le Mac s’effectuent sans la moindre baisse de débit. Enfin, sa généreuse dotation en ports Ethernet et la présence de la cage SFP+ m’ont considérablement simplifié le câblage, tout en me laissant de la marge pour raccorder deux chambres supplémentaires en 2,5G dès que le besoin s’en fera sentir.


Que peut-on encore demander de plus à ce Flint 4 ?

Vous vous rappelez ce que j’ai évoqué lorsque j’ai parlé de l’interface web made in GL.iNet ? Le firmware est basé sur une vieille version d’OpenWrt. Les dépendances critiques sont bien maintenues par GL.iNet, mais beaucoup d’autres ne le sont plus. Ainsi, installer une application récente n’est pas forcément possible si le paquet n’a pas été porté pour OpenWrt 21… Et même si l’application (ou le binaire) peut tourner sur l’architecture matérielle, il arrive qu’une dépendance ne soit plus assez à jour. Bref, on peut vite se retrouver limité sur ce plan avec OpenWrt 21.

Une version OpenWrt 25 serait donc une excellente nouvelle. D’après mes échanges avec certains membres du Discord GL.iNet (a priori des employés/développeurs), une mouture basée sur OpenWrt 25 arrive très bientôt ! J’en suis ravi !

Cerise sur le gâteau : avec cette version OpenWrt 25 arrive une fonctionnalité que j’attends avec impatience depuis que j’ai su que je faisais partie du programme Créateur : le GL.iNet Mesh !

GL.iNet Mesh 1
Image GL.iNet

Traduction (par Ms Edge)

GL.iNet Mesh GL.iNet Mesh est la solution Wi-Fi de référence pour offrir un Wi-Fi rapide, stable et sécurisé dans chaque pièce de votre maison. Avec les routeurs puissants de GL.iNet, Mesh couvre les zones mortes et maintient des vitesses maximales sans nécessiter une configuration compliquée. Wi-Fi flexible et évolutif Le Mesh GL.iNet relie plusieurs routeurs GL.iNet pour créer un réseau Wi-Fi qui couvre toute votre maison. Vous pouvez combiner différents modèles GL.iNet pour répondre à vos besoins, et ajouter de nouveaux routeurs pour débloquer plus de fonctionnalités.

Il sera possible d’associer différents routeurs de la marque, à condition qu’ils bénéficient d’un firmware compatible (malheureusement, toute la gamme ne pourra pas en profiter…). Ce GL.iNet Mesh prendra en charge jusqu’à huit nœuds. Le backhaul Ethernet sera également de la partie : les bornes secondaires pourront ainsi être reliées au routeur principal (ou à un switch) à l’aide d’un câble réseau RJ45. C’est précisément la configuration en place chez moi avec mon Flint 2 ! Étant donné qu’un tel firmware est programmé pour le Flint 2, je vais pouvoir adopter cette solution à la maison et ne conserver qu’un unique réseau Wi-Fi unifié (avec un SSID par bande).

Voilà pour les évolutions attendues à court terme. Devant publier cet article avant la sortie officielle de ces firmwares, je proposerai un nouvel article dédié dès que j’aurai installé ces mises à jour et configuré le Wi-Fi Mesh !


Et combien coûte cette belle bête ?

Nous touchons ici la corde sensible qu’est le porte-monnaie ! ou la carte bancaire, au choix. Car le positionnement tarifaire va de pair avec les caractéristiques techniques du Flint 4.

Pour rappel, le Flint 2 est encore commercialisé au tarif de 165,37 € directement chez GL.iNet (j’avais payé le mien 142,58 € mi-2024 chez le marchand au sourire, petite inflation depuis…).

Aujourd’hui, le Flint 4 est commercialisé au tarif de 386,22 € (via la boutique GL.iNet) et à peine moins cher chez le vendeur au sourire. Ce n’est pas du tout la même gamme de prix, c’est sûr. Mais ce n’est pas non plus le même calibre technique. Le saut générationnel est tout sauf anecdotique : un port SFP+ 10G, un port Ethernet 10G, quatre ports 2,5G et autant en 1G. Ajoutez à cela le Wi-Fi 7 avec une solide bande passante sur le 6 GHz, les 64 Go de stockage eMMC et les 2 Go de RAM DDR4.

Avec l’envolée des coûts observée ces derniers mois sur les composants de stockage et de mémoire vive, il n’est guère surprenant que l’addition finale grimpe en conséquence pour un équipement aussi lourdement doté.

Ce Flint 4 change donc de catégorie et entre dans la cour des ténors du secteur. Il se retrouve en concurrence frontale avec des gammes premium comme les Asus ROG Rapture, les Netgear Nighthawk (entre le RS500 et le RS600) ou encore le TP-Link Archer BE800. L’acheteur potentiel hésitera forcément avec ces références, souvent encore un cran plus onéreuses.

Que pensez de ce tarif, me direz-vous ? Telle est la question que chacun devra se poser.

Si je n’avais pas été sélectionné pour ce Creator Program, aurais-je acheté ce routeur ? Ayant déjà un Flint 2 parfaitement fonctionnel, un seul périphérique compatible Wi-Fi 7 et pas encore de serveurs ou de switch en 10G, probablement pas dans l’immédiat. En revanche, si je n’avais pas eu un routeur aussi performant sous la main ou si ce dernier venait à lâcher, la question mériterait très sérieusement d’être posée.

Mon précédent routeur était un Synology RT2600ac, qui ne me convenait plus en raison de ses limitations logicielles : ne pas proposer de serveur WireGuard en 2024 était selon moi une aberration. Cela dit, plusieurs constructeurs concurrents cités plus haut ne l’intègrent toujours pas sur l’ensemble de leurs modèles grand public, alors que c’est devenu pour moi une exigence absolue.

Enfin, un argument de poids peut faire pencher la balance en faveur du Flint 4 : son système d’exploitation repose sur OpenWrt. Mine de rien, c’est un gage exceptionnel d’évolutivité et de pérennité logicielle. J’ai beau déplorer le choix initial d’une ancienne mouture (fortement revue, patchée et personnalisée par les équipes de développement), GL.iNet assure un suivi sérieux et déploie désormais, pour plusieurs appareils récents de son catalogue, des versions basées sur OpenWrt 24.x, voire 25.x. Mon propre Flint 2 tourne d’ailleurs depuis cet été sous le firmware GL.iNet 4.9.1-OP25, bien que cette branche reçoive des ajustements moins fréquents que celle restée sous OpenWrt 21.

OpenWrt s’appuie sur une communauté particulièrement dynamique et le support matériel du matériel récent finit toujours par mûrir. On peut donc raisonnablement espérer que d’ici quelques mois à un an, ce Flint 4 puisse accueillir une version Vanilla (pure) d’OpenWrt. D’ailleurs, une information similaire circulait récemment au sujet du Brume 3, pressenti pour recevoir lui aussi une prise en charge OpenWrt officielle très prochainement.


Annexe : Méthodologie de test & Outillage

Afin de garantir des mesures fiables et répétables, les benchmarks de cet article ont été réalisés à l’aide de scripts d’automatisation pour éviter les biais liés aux interfaces web ou aux fluctuations ponctuelles de ligne.

Mesures LAN (iPerf3)

Les débits locaux entre le sous-sol et le bureau ont été mesurés via iperf3 en mode multi-flux (-P 4) avec export JSON automatique.

  • Serveur iPerf3 : Hébergé sur le Flint 4.
  • Extraction : Les scripts analyse_iperf_multi.py et analyse_iperf_serveurs.py extraient les débits moyens et les pics cumulés depuis les données brutes.

Mesures WAN (Speedtest CLI)

Pour tester la saturation de la ligne Fibre sans l’interférence d’un navigateur web :

  • Automatisation : Exécution de séries de 5 tests consécutifs espacés de 5 secondes via un script Shell (run_speedtest.sh) exploitant le binaire officiel Ookla speedtest.
  • Analyse statistique : Traitement automatique via analyse_speedtest_multi.py permettant d’isoler les débits Minimum, Maximum et la Moyenne réelle (en Mbps) pour le Download, l’Upload et le Ping.

Mesures Wi-Fi (iPerf3)

Pour les smartphones, j’ai utilisé une application iPerf3 avec quatre connexions parallèles. Chaque valeur saisie dans le CSV est la moyenne affichée par l’application pour une session de 10 secondes ou, selon le moment de la campagne, de 30 secondes. Je n’ai donc pas les mesures brutes de chaque flux. Pour les ordinateurs, les transferts durent 20 à 30 secondes selon la campagne, avec plus de répétitions et des journaux JSON récupérés automatiquement. Le nombre de valeurs et la durée des sessions ne sont donc pas toujours identiques d’un appareil à l’autre. Je n’ai pas cherché à uniformiser artificiellement les séries : le script moyenne les sessions disponibles et affiche aussi leur plage min-max.

💡 Note : L’ensemble des scripts d’analyse et de collecte utilisés pour ce test sont documentés et disponibles sur demande.

Flint 4
Notation
Pour conclure
Avec ce Flint 4, GL.iNet change d'échelle et entre sans rougir dans la cour des grands. e bilan technique est remarquable. La connectique est très riche (SFP+, 10G, 2,5G, 1G), offrant du très haut débit tout en permettant potentiellement de se passer d'un switch dédié. Le serveur VPN WireGuard tient les promesses du constructeur en offrant un débit supérieur à 1,2 Gb/s. Le Wi-Fi 7 est très solide : malgré une bande de fréquences 2,4 GHz en retrait, les bandes 5 GHz et 6 GHz offrent des débits impressionnants. L'écran tactile est loin d'être un gadget : il simplifie les manipulations rapides sans allumer de PC. Quelques ombres au tableau subsistent : un gabarit imposant (bien que moins que certains concurrents), un MLO peu convaincant et une base OpenWrt 21 vieillissante. Mais l'arrivée prochaine d'OP25 et du GL.iNet Mesh promet beaucoup. Pour un homelaber ou un utilisateur exigeant cherchant à interconnecter serveurs et NAS à pleine vitesse sous OpenWrt, tout en profitant d'un Wi-Fi très haut débit, ce Flint 4 est clairement le choix que je ferais. Il remplace avec brio mon Brume 3 et s'impose comme le chef d'orchestre incontesté de mon réseau. En revanche, à près de 390 €, l'investissement ne se justifie sans doute pas pour un usage familial basique.
Connectique
10
Conception & Refroidissement
9
Performances Filaire & Routage
9.5
Performances Wi-Fi
9
Performances VPN (WireGuard)
10
Logiciel & Ergonomie (OpenWrt / Écran)
9
Rapport Performances / Prix
9
Fonctionnalités accessibles depuis l'interface GL.iNet
9.5
Points forts
Connectique 10G Ethernet et SFP+ (exceptionnelle pour cette tranche de prix)
Connectique 2,5G et 1G généreuse
Gestion des VLAN
Gestion des réseaux Wi-Fi IoT et Invité
Bouton On/Off physique
Wi-Fi 7 performant
Processeur taillé pour le VPN et le trafic lourd
Puissance d'OpenWrt
Un port USB 3.0 Type-A et un port USB 3.0 Type-C
Présence d'un écran LCD tactile, très pratique lorsque l'ordinateur n'est pas à côté
Points faibles
Un peu encombrant
MLO resté moins rapide que les réseaux 5 GHz ou 6 GHz dédiés lors de mes essais
Difficile à faire accepter à Madame
Présence d'un petit ventilateur pouvant gêner si le routeur est placé à proximité immédiate des oreilles dans un espace chaud.
9.4

GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main

Par : MilesTEG
28 octobre 2026 à 07:00
TEST GL.iNet Flint 4 - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main

Après avoir testé le GL.iNet Flint 2 (GL-MT6000) et le petit GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000), qui gérait jusqu’ici mon cœur de réseau, voici le test du nouveau routeur de la gamme Flint de GL.iNet, le Flint 4 (GL-BE14000) (page du produit chez GL.iNet), que j’utilise depuis un peu moins de deux mois maintenant.

TEST GL.iNet Flint 4 - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main

Pourquoi ce test si rapidement après celui du Brume 3 ? J’ai eu la chance d’être sélectionné pour participer au nouveau programme de GL.iNet, le Flint 4 Creator Program, dans le cadre duquel je dois publier un article de test sur ce routeur. Pourquoi avoir postulé à ce programme ? Je n’avais pas été sélectionné pour le programme Beta. Comme j’écris régulièrement des tests de routeurs GL.iNet sur Cachem, je me suis dit que je pouvais tenter ma chance avec ce nouveau programme.

L’arrivée du Wi-Fi 7, mais surtout une connectique filaire impressionnante – j’y reviendrai –, de quoi faire rêver un HomeLaber comme moi : un port SFP+ 10G, un port RJ45 10G et du Multi-Gig 2,5G à foison. Ajoutez à cela l’envie de voir ce que vaut le nouveau Flint 4 face à mon « vieux » Flint 2. Voilà donc les raisons de ce test.

Compte tenu de la longueur de ce test, nous avons décidé de le scinder en deux parties : 
La première partie ici-même qui se concentrera sur le routeur en lui-même (déballage, design, connectique ultra-complète, caractéristiques techniques et prise en main de l’interface logicielle avec OpenWrt et LuCI) ; et une seconde partie dédiée aux tests de performances (Wi-Fi 7, liaisons 10G filaires, débits VPN WireGuard et intégration homelab), qui accueillera notre verdict complet ainsi que la note finale du test.

Unboxing, design et connectique

Tour du propriétaire : Châssis, design

Ce Flint 4 s’inscrit pleinement dans la lignée de la gamme, reprenant les codes visuels du Flint 2 tout en empruntant certains traits au Flint 3 (bien que je n’aie jamais eu ce dernier entre les mains). Les évolutions sautent toutefois aux yeux : le nombre d’antennes grimpe de 4 à 6 et, surtout, la façade accueille désormais un petit écran LCD tactile !

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L’ensemble reste relativement sobre, y compris l’écran tactile : par défaut, celui-ci ne reste pas allumé en continu et sait donc se faire discret (un comportement uniquement modifiable depuis l’interface Web du routeur).

Il faut noter que ce Flint 4 embarque un petit ventilateur, mais celui-ci n’est pas actif en permanence. Il se lance au boot (ce qui m’a un peu surpris au premier allumage, ne m’y attendant pas), avant de se couper rapidement. La ventilation est en fait régulée par paliers selon la température. Posé sur mon bureau juste à côté de moi, il est resté inaudible au quotidien, d’autant que son souffle au démarrage est très discret. On peut d’ailleurs ajuster le seuil de déclenchement dans la WebUI. Au premier abord, j’ai cru à un vrai bémol ergonomique : la température et la plage s’affichaient uniquement en degrés Fahrenheit (de 158 à 194 °F), ce qui n’est pas franchement parlant pour nous ! En réalité, l’astuce n’est pas très intuitive mais elle existe : il suffit de cliquer directement sur la valeur de température ou sur le seuil affiché pour basculer instantanément en °C (et inversement). Un clic bienvenu, même si cette subtilité d’ergonomie mériterait d’être bien mieux indiquée : un simple sélecteur d’unité global dans les paramètres aurait été nettement plus évident à trouver.

L’écran tactile : Utile ou gadget ?

touchascreen 2.4 inch touchscreen - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main
Image fournie par GL.iNet

L’écran tactile peut de prime abord paraître superflu, mais en réalité, vu sa conception et les réglages auxquels il donne accès, il s’avère particulièrement pratique : c’est une aide précieuse lorsque le routeur n’est pas posé à côté d’un ordinateur, que l’on intervient physiquement dessus et que l’on souhaite ajuster rapidement certains réglages. Une grande partie des paramètres vitaux du routeur est directement accessible depuis cette dalle tactile (j’y reviens un peu plus bas avec une anecdote concrète).

Voici des photos illustrant une grande partie de ce qu’il est possible de trouver comme réglages ou information sur cet écran tactile.

Touchscreen 01 demarrage - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 02 Welcome initialisation - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 04 ecran accueil heure - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 05 ecran accueil - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 06 ethernet - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 07 ethernet parametres - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 08 tethering - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 09 repeater - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 10 cellular - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 11 wifi mlo - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 12 wifi 6ghz - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 13 wifi menu guest iot - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 14 wifi 2.4ghz parametres - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 15 wifi 2.4ghz mot de passe - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 16 wifi 2.4ghz mode canal - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 17 wifi 2.4ghz puissance tx - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 18 dpi - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 19 dpi licence - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 20 vpn dashboard - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 22 client detail connexion - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 23 client detail bloquer - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 24 menu more 1 - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 25 menu more 2 - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 26 menu more 3 - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 27 network - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 28 ethernet ports vue ensemble - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 29 port 01 sfp statut - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 30 port 01 sfp wan lan - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 31 port wan lan choix - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 32 subnet - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 33 display luminosite style - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 34 display heure fuseau - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Touchscreen 21 clients liste 1 - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main

La connectique sous tous les angles

Nous touchons ici au gros point fort de ce routeur selon moi. Si l’écran tactile apporte une vraie valeur ajoutée au quotidien, c’est surtout la connectique qui impressionne sur la fiche technique.

Flint 4 - Crop ConnectiqueEn faisant le tour de la face arrière de gauche à droite (en plus du bouton d’alimentation ON/OFF, de la prise secteur et du reset), on découvre une dotation particulièrement généreuse :

  • 1 cage SFP+ 10G (LAN/WAN, rétrocompatible 2,5G et a priori 5G) ;
  • 1 port RJ45 10 GbE (LAN/WAN) ;
  • 4 ports RJ45 2,5 GbE (dont un commutable LAN/WAN) ;
  • 4 ports RJ45 1 GbE.

C’est tout simplement le premier routeur que j’ai entre les mains à proposer autant de ports multi-gigabits (2,5G et plus). Pour un profil homelab comme le mien, c’est absolument parfait. D’ailleurs, selon le nombre d’appareils à brancher, avec une telle quantité de ports, on peut presque envisager de se passer totalement de switch réseau ! En revanche, pour un utilisateur grand public, une telle débauche de prises sera sans doute superflue : la plupart se contentent du Wi-Fi et s’orienteront de toute façon vers des modèles plus conventionnels. Ce Flint 4 vise clairement les utilisateurs exigeants et avertis.

Le reste des caractéristiques techniques

Après s’être focalisé sur la belle connectique, il ne faudrait pas oublier le reste ! Ce Flint 4 a de solides arguments sous le capot :

  • Processeur : MediaTek Quad-Core cadencé à 1,8 GHz (Arm Cortex-A73 – MT7988A / Filogic 880) ;
  • Mémoire vive : 2 Go de RAM DDR4 ;
  • Stockage interne : 64 Go de mémoire eMMC (un bond gigantesque comparé aux générations précédentes), garantissant une excellente longévité et de la place à revendre pour installer les paquets et applications ;
  • Partie sans-fil : 6 antennes externes pour du Wi-Fi 7 tri-bande (2,4, 5 et 6 GHz), affichant des débits théoriques de 688 Mbit/s en 2,4 GHz, 4 323 Mbit/s en 5 GHz et 8 646 Mbit/s en 6 GHz.

Côté performances brutes, le constructeur met aussi la barre haut sur la chiffrement logicielle avec un débit théorique annoncé jusqu’à 1 500 Mb/s sous WireGuard, bien au-delà des plafonds des Flint 2 et 3.

Petit comparatif technique : Flint 4 face à ses prédécesseurs

Sur la page officielle du produit, GL.iNet propose un tableau comparatif face aux Flint 2 et Flint 3. Cette vue d’ensemble résume bien le saut générationnel :

Flint4 VS FLint3 VS Flint2
Image GL.iNet

Quand je compare la fiche de mon Flint 2 à celle de ce nouveau modèle, le gouffre technique saute aux yeux.

Il est très difficile de trouver un comparatif des performances des CPU mediatek, aussi, je ne sais pas vraiment ce qu’implique le gap de génération des deux CPU… bien qu’il semble évident que le CPU du Flint 4 soit plus performant que celui de ses prédécesseurs.

Voici ce que Gemini me dit à ce propos (à prendre avec des pincettes) :

Pourquoi le Filogic 880 surpasse-t-il le Filogic 830 malgré une fréquence d’horloge plus basse ?
Sur le papier, la fréquence affiche 1,8 GHz sur le Flint 4 contre 2,0 GHz sur le Flint 2. Pourtant, l’écart d’IPC (instructions par cycle) est colossal : le Flint 2 tourne sur des cœurs Cortex-A53 dits in-order (traitement des instructions à la chaîne, sans réordonnancement), tandis que le Flint 4 bascule sur des cœurs Cortex-A73 dits out-of-order (capables d’exécuter des calculs en parallèle).
Ce gain d’efficacité brute compense très largement les 200 MHz d’écart : il permet de propulser les flux chiffrés (WireGuard) et d’encaisser de multiples services gourmands (DPI, AdGuard Home) sans faire broncher le routeur.


Explication de mon architecture réseau

Mon réseau domestique est principalement réparti entre le sous-sol et mon bureau (avec quelques liaisons vers d’autres pièces).

Au sous-sol se situent la box internet (Bbox fibre 2 Gb/s), le cœur de réseau avec le routeur principal raccordé à celle-ci, ainsi que plusieurs serveurs, NAS et autres équipements de mon homelab.

En temps normal, c’est un GL.iNet Brume 3 qui officie en tête de réseau. Le Flint 4 a donc vocation à prendre sa place à cet endroit stratégique. Pour intégrer au mieux le Flint 4 au centre de mon installation, j’ai opté pour les raccordements suivants :

  • Liaison Ethernet 10 GbE vers le switch de mon bureau : celui-ci dispose d’une cage SFP+ 10G (raccordée via un module SFP+ multi-débit vers RJ45) et de ports Ethernet 2,5 GbE. C’est sur ce switch que sont connectés mon MacBook Air, le Flint 2 (configuré en simple point d’accès Wi-Fi) et un mini PC Geekom A7 sous Windows.
  • Liaison SFP+ 10G par câble DAC vers un second switch au sous-sol : équipé d’un port SFP+ 10G et de ports Ethernet 2,5 GbE, il accueille mes NAS ainsi que deux mini PC Geekom tournant sous Proxmox VE.
  • Liaisons Ethernet 2,5 GbE vers les autres pièces de la maison, notamment le bureau de mon épouse et le salon.
  • Liaison Ethernet 1 GbE vers un switch PoE dédié aux caméras de surveillance et à quelques équipements ne réclamant pas de débits multi-gigabits.

Prise en main de l’interface GL.iNet

L’interface maison de GL.iNet est toujours aussi efficace et repose sur OpenWrt (ici OpenWrt 21.02-SNAPSHOT). Je déplore toujours l’emploi d’une version aussi ancienne d’OpenWrt, surtout quand la branche 25.x est désormais d’actualité… Toutefois, une version basée sur Openwrt 25 est en préparation : elle vient de sortir en bêta-test pour le Flint 4.

L’interface web permet aujourd’hui de piloter énormément de paramètres, bien plus qu’à l’époque du lancement du Flint 2. En suivant l’ordre du menu latéral :

  • Internet : gestion de la connexion entrante (raccordement à la box opérateur dans mon cas) ;
  • Sans-fil : configuration des réseaux Wi-Fi ;
  • Clients : vue d’ensemble des appareils connectés au routeur (filaire et Wi-Fi) ;
  • Cloud : gestion des deux comptes GoodCloud et AstroWarp (j’y reviendrai plus bas) ;
  • VPN : prise en charge des protocoles WireGuard et OpenVPN, tant en mode client qu’en mode serveur ;
  • Réseau :
    • Passerelles multiples
    • Sous-réseau : modification du réseau principal (masque, serveur DHCP, baux statiques…). On peut enfin créer des sous-réseaux associés à des VLAN, ce qui manquait cruellement sur les versions précédentes. Les réseaux invité et IoT se gèrent également ici.
    • Configuration des ports Ethernet et SFP+ : assignation WAN ou LAN selon les interfaces compatibles, et affectation d’un port à un réseau ou un VLAN précis.
    • DNS : personnalisation des résolveurs.
    • IPv6 : activation et sélection du mode de fonctionnement.
    • IGMP Snooping : utile pour optimiser les flux multicast (activé chez moi, même si l’impact au quotidien reste discret).
    • Comportement du réseau : choix du mode opérationnel (routeur, point d’accès, répéteur ou WDS).
    • Drop-in Gateway : mode passerelle transparente pour s’insérer derrière une box sans modifier le sous-réseau existant.
    • Accélération réseau : désactivée sur mon installation car incompatible avec le DPI.
  • Contrôle du flux (DPI) : comme sur le Brume 3, cette suite gère l’inspection approfondie des paquets :
  • Sécurité :
    • Redirection de ports et DMZ ;
    • ACL : filtrage du trafic (protocole, IP source/destination, port) avec arbitrage par ordre de priorité ;
    • Accès à la gestion : personnalisation des ports d’accès à l’interface GL.iNet, à LuCI et au serveur SSH ;
    • Mode NAT : options Full Cone NAT et SIP ALG.
  • Applications : gestion des paquets intégrés ou additionnels (Logiciels/Plugins, Dynamic DNS, Partage réseau, AdGuard Home, Tailscale, ZeroTier, Tor).
  • Système : Vue d’ensemble, Mot de passe administrateur, Mises à jour, Tâches planifiées (nouveau), Gestion de l’affichage pour l’écran tactile (nouveau), Fuseau horaire, Réinitialisation, Journaux système / Logs (nouveau), et Paramètres avancés (accès direct à l’interface native LuCI).
Interface GL.iNet 01 Internet Guide de configuration et selection du mode - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 02 VPN Profil du client VPN WireGuard et OpenVPN - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 03 Reseau Passerelles multiples Multi WAN et priorite des interfaces - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 04 Reseau Sous reseau Vue d ensemble des sous reseaux et VLANs - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 05 Reseau Sous reseau Creation de sous reseau et ID VLAN - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 06 Reseau Configuration des ports Ethernet et SFP Vue generale et affectation initiale - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 07 Reseau Configuration des ports Ethernet et SFP Port 1 SFP en mode WAN - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 08 Reseau Configuration des ports Ethernet et SFP Port 1 SFP en mode LAN et VLAN - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 09 Reseau Configuration des ports Ethernet et SFP Alerte limitation a 2 ports WAN - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 11 Reseau Configuration des ports Ethernet et SFP Statut des liens et debits negocies - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 12 Reseau Configuration des ports Ethernet et SFP Port LAN Mode Standard et reseau d acces - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 13 Reseau Configuration des ports Ethernet et SFP Port LAN Mode Multiple VLANs et reseau natif - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 14 Reseau Configuration des ports Ethernet et SFP Port LAN Trunk et VLANs etiquetes - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 15 Systeme Vue d ensemble Charge CPU et parametres du ventilateur - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface GL.iNet 16 Systeme Mises a jour Mise a jour locale du micrologiciel - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main

L’interface LuCI d’OpenWrt

Je ne vais pas détailler autant l’interface LuCI d’OpenWrt, car elle regroupe l’ensemble des paramètres disponibles dans l’interface GL.iNet et plus encore, mais dans un format plus austère, qui est plutôt réservé aux initiés. Je vous avoue que même moi, j’évite d’y aller… Cependant pour configurer une clé d’accès SSH, pas le choix, il faut s’y jeter. Voici cependant quelques captures de cette interface LuCI.

Interface LuCI 01 Status Vue d ensemble Informations systeme charge et memoire - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface LuCI 02 System Administration Gestion et ajout des cles publiques SSH - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface LuCI 03 Network Interfaces Configuration edition et statut des interfaces reseau - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main Interface LuCI 04 Network Switch Activation VLANs et affectation des ports du switch - GL.iNet Flint 4 (GL-BE14000) – Test, 1ère partie : Prise en main

Conclusion de cette 1ère partie « Prise en main »

Ce routeur GL.iNet Flint 4 s’inscrit pleinement dans la lignée de la gamme par ses lignes et son esthétique générale, tout en prenant de l’embonpoint par rapport au Flint 2 que j’utilise depuis un peu plus de deux ans. Il gagne également deux antennes, portant le total à six. Celles-ci restent orientables : on peut les replier à plat sur le boîtier ou les déployer jusqu’à raser la surface sur laquelle repose le routeur, ce qui permet d’ajuster leur disposition pour tenter d’optimiser la couverture Wi-Fi.

Le Flint 4 reste agréable à l’œil avec son châssis relativement sobre, mais l’imposante rangée de six antennes le rend forcément moins discret et plus difficile à faire accepter dans une pièce de vie (surtout auprès de Madame !).
La présence de ports 10 GbE (SFP+ et Ethernet) ainsi que de 4 ports 2,5 GbE et de 4 ports Gigabit en fait un atout majeur pour qui possède un certain nombre de périphériques à (très) haut débit.
L’intégration d’un écran tactile constitue un véritable atout au quotidien, particulièrement lorsqu’on n’a ni ordinateur ni smartphone sous la main : une grande partie des paramètres vitaux proposés par l’interface GL.iNet est directement accessible depuis cette petite dalle de 2,4″.

L’interface d’administration maison continue quant à elle de s’enrichir au fil des mises à jour. Nous avons enfin droit à une gestion complète des VLAN — autrefois réservée à l’austère interface LuCI —, ainsi qu’à la création simplifiée de réseaux Wi-Fi dédiés aux invités ou à l’IoT. Les fonctions avancées éprouvées lors de mon test du Brume 3 répondent toujours présent, à l’image du moteur DPI, de la QoS ou du SQM. La prise en main globale s’avère donc particulièrement fluide et intuitive.

Côté connectique d’extension, les deux ports USB 3.0 (un Type-A et un Type-C) permettent de raccorder facilement du stockage externe ou d’utiliser un smartphone en partage de connexion filaire (tethering) en cas de défaillance de la ligne fixe.
Seul petit bémol ergonomique à signaler : l’affichage initial des températures en Fahrenheit, sans sélecteur évident dans les menus. Pour basculer dans une unité plus parlante pour nous, il suffit de cliquer directement sur la valeur affichée afin de la convertir instantanément en degrés Celsius.

Pour le moment, ce Flint 4 affiche un bilan matériel et logiciel très prometteur. Nous verrons dans la seconde partie ce que ce monstre a réellement dans le ventre : bancs d’essai iPerf3 et Speedtest pour évaluer ses débits bruts avec ou sans DPI, comportement de son serveur VPN WireGuard face à de lourdes charges.

À très bientôt pour la 2ème partie : Tests de performances !

TP-Link Deco BE25-5G - Le routeur qui garde la maison

Par : Korben ✨
15 septembre 2026 à 10:00
  • Article en partenariat avec TP-Link -

Quand on déménage, il y a ce moment bizarre où la maison est encore à vous mais où vous n'y êtes plus. L'alarme doit continuer de tourner, les caméras aussi, sauf que la ligne Internet, elle, s'en va avec le reste. Et c'est exactement ce petit souci que ce routeur est venu arranger chez moi.

Le Deco BE25-5G (lien affilié) est un routeur mesh Wi-Fi 7 avec un modem cellulaire dans le ventre. Je l'ai posé dans mon ancienne maison, branché sur un onduleur, avec une carte SIM dedans... et c'est tout. Comme ça j'ai pas eu besoin de garder mon abonnement fibre ouvert pendant des mois pour trois caméras et ma centrale d'alarme.

La nano SIM Bouygues engagée sous le boîtier, numéro de série et QR code masqués

Pour la mise en route, y'a rien à raconter, et c'est un compliment. On glisse la nano SIM dans la fente sous l'appareil, on lance l'app Deco, on suit le process d'install et c'est plié. Et si vous avez déjà des Deco, c'est encore plus rapide puisque celui-ci se marie très bien avec tous les modèles de la gamme.

Du coup, j'ai ressorti certains de mes vieux Deco pour les mettre en satellite et pousser le signal jusqu'au fond du terrain, là où une caméra ne captait pas grand-chose. Ça a très bien fonctionné !

Le dos de l'emballage, avec le détail des ports et du tiroir nano SIM

Côté connectique, on y trouve deux ports 2,5 Gbps et un port 1 Gbps qui basculent entre WAN et LAN tout seuls, plus un port USB dont je n'ai rien fait mais sur lequel j'aurais pu brancher une clé ou un disque pour avoir un peu de stockage partagé. Ensuite, dedans, on trouve pas moins de 8 antennes 5G/4G/3G et trois antennes Wi-Fi. Hé oui, tout ça rentre dans le cylindre blanc de 118 × 118 × 198 mm et ne consomme que 25 W au maximum.

Le constructeur, lui, annonce 4,67 Gbit/s en descendant côté cellulaire, et 2 882 Mbit/s sur le 5 GHz plus 688 Mbit/s sur le 2,4 GHz côté Wi-Fi. Alors comme d'habitude, ces chiffres-là sont des plafonds de classe de modem et personne ne les verra jamais sur son écran. Mais ce que j'ai constaté, moi, c'est que ça a tenu durant tout mon déménagement, que les vidéos en live des caméras étaient clean et que je n'ai donc pas eu besoin d'y retourner en urgence.

TP-Link annonce quand même une connexion combinée, sans fil + filaire en même temps pour mutualiser la 5G et la fibre chez vous... sauf que la fonction n'est pas encore prise en charge par la version actuelle du firmware, donc faudra attendre encore un peu.

Le boîtier a aussi deux prises d'antenne externe à l'arrière, du coup si votre maison est dans un creux et que la 5G y arrive à peine, vous pourrez lui adjoindre des antennes en plus ! Ils ont vraiment pensé à tout !

Un mot encore pour ceux qui voudraient monter le même bricolage de surveillance alarme + caméra en remote. Derrière une SIM mobile, vous n'avez pas d'adresse IP publique, donc oubliez la redirection de port vers un enregistreur local. Mes caméras passaient donc par le cloud de leur constructeur et c'est pour ça que ça a fonctionné. Surveillez aussi votre forfait, parce que des caméras qui poussent de la vidéo en continu, ça peut avaler des gigas bien plus vite qu'on ne croit.

Reste le prix... 399,99 € sur la boutique officielle (lien affilié), en promotion donc (le prix d'origine étant de 429,99 €). C'est cher pour un routeur, c'est vrai mais nettement moins que le BE65-5G que j'avais testé , et si vous avez une maison à garder connectée parce que la fibre ne passe pas ou parce que vous n'en aviez pas spécialement besoin, c'est un super boîtier avec les dernières techno Wi-Fi, des tas de paramètres super cools (contrôle parental, QoS, portail captif, VPN local...etc) sur lequel tous les appareils de la maison pourront se connecter en totale transparence.

Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)

Par : MilesTEG
13 août 2026 à 07:00
test GL MT5000 - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)
mt5000 2 e1785966656127 - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)
Image GL.iNet

Après avoir testé le puissant Flint 2, nous restons aujourd’hui chez GL.iNet mais avec un changement radical de format. Place au Brume 3 (GL-MT5000), une passerelle de sécurité et routeur de poche qui fait un choix audacieux : se passer totalement de Wi-Fi.

Actuellement installé, depuis 8 mois environ, comme routeur principal sur mon infrastructure, ce petit boîtier promet de concentrer toute la puissance de routage et de chiffrement VPN dans un format lilliputien. Tient-il toutes ses promesses au quotidien ? C’est ce que nous allons voir.


De bêta-testeur à routeur principal : les coulisses de mon installation

Pour la petite histoire, j’ai eu l’opportunité de participer à une sélection de profils pour devenir bêta-testeur de ce Brume 3, et mon profil a été retenu. Reçu début décembre 2025, l’appareil est arrivé accompagné d’une feuille de route bien précise : une liste d’éléments à éprouver scrupuleusement, consignée dans un fichier Excel à remplir et à renvoyer aux équipes de développement de GL.iNet.

Au départ, l’intégration de ce petit routeur dans mon architecture réseau m’a laissé perplexe. Mon installation était déjà bien rôdée autour du Flint 2, qui était caché dans un caisson du meuble TV dans mon salon, pour gérer à la fois le routage et le Wi-Fi. Cette configuration m’imposait d’ailleurs une petite gymnastique de câblage : deux câbles Ethernet devaient faire l’aller-retour entre mon salon et mon sous-sol (où arrive ma box opérateur). Le premier remontait le flux Internet vers le Flint 2, tandis que le second redescendait le réseau filtré vers mon switch 2.5G principal, chargé d’arroser les NAS, les mini-PC Geekom et les prises des chambres et bureaux.

L’arrivée du Brume 3 a bousculé cette routine. Taillé pour le routage pur et nativement pensé pour le VPN, ce petit boîtier méritait logiquement de prendre la place de tête de réseau. J’ai donc sauté le pas : le Brume 3 a pris ses quartiers au sous-sol pour piloter l’infrastructure, tandis que le Flint 2 a été rétrogradé au rôle de simple point d’accès Wi-Fi (récemment installé dans mon bureau après changement de meuble TV, WAF non compatible). Ce jeu de chaises musicales m’a permis d’optimiser mon câblage dans le salon : j’ai ainsi libéré un câble réseau pour relier ma box TV directement à la Bbox du sous-sol, le second restant dédié à mon Apple TV. En clair, j’allie désormais le meilleur des deux mondes : la puissance de routage et du VPN pour le Brume 3, et la couverture Wi-Fi pour le Flint 2.


Le matériel : Un concentré de puissance sous le capot

Si le Flint 2 impressionnait par ses antennes et son volume, le Brume 3 (GL-MT5000) surprend par l’extrême inverse. C’est un boîtier compact, léger, discret, conçu pour se faire oublier dans une baie réseau ou s’isoler derrière une box opérateur avec ses petites dimensions de : 75 x 92 x 25 mm. Et pour seulement une masse de 148 g, ce routeur format mini peut se transporter facilement en voyage pour bénéficier du client VPN intégré ou pour partager une connexion mobile en filaire sur plusieurs ordinateurs.

Ayant eu la chance de participer au programme de bêta-test de l’appareil, j’avais initialement noté quelques petits défauts de jeunesse sur les finitions du boîtier. Force est de constater que GL.iNet est une marque à l’écoute de sa communauté : sur la version commerciale finale, le marquage des ports USB-C est désormais parfaitement lisible et la luminosité de la LED a été ajustée pour ne pas transformer votre bureau en boîte de nuit.

Côté caractéristiques techniques, le Brume 3 ne fait pas semblant et s’intègre parfaitement dans une topologie réseau moderne en 2,5 Gb/s pour maximiser les débits filaires. Il embarque :

  • Processeur : MediaTek, Quad-core @2.0GHz (il s’agit d’un SoC performant capable d’encaisser le routage et surtout le chiffrement lourd).
  • Mémoire : 1 Go de DDR4 et un eMMC de 8 Go. C’est une configuration solide en RAM (bien qu’un peu léger en quantié de RAM) et en stockage Flash pour faire tourner l’OS maison et ajouter des packages.
mt5000 interface 1 - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)
Image GL.iNet
  • Connectique :
    • 1 x port ethernet WAN en 2,5 Gb/s
    • 2 x ports Ethernet LAN en 2,5 Gb/s également (dont un qui peut servir en WAN supplémentaire)
    • 1 x port USB 3.0 Type-C
    • 1 x port USB Type-C d’alimentation (uniquelent) en 5V/3A
    • 1 x bouton reset

Ce brume 3 possèdes des ports à la hauteur de nos exigences actuelles (bien qu’un port LAN ou deux supplémentaires n’auraient pas été de refus), complétés par un port USB indispensable pour y coupler une clé 4G/5G en backup, ou encore y brancher un smarphone pour faire du thethering (partage de connexion), ou enfin pour y brancher un périphérique de stockage USB (clé USB, disque-dur USB…).

 


Contenu du colis

  • 1 x Brume 3 (GL-MT5000)
  • 1 x Adaptateur secteur
  • 1 x Câble Ethernet
  • 1 x Manuel d’utilisation
  • 1 x Carte de remerciement
  • 1 x Convertisseur (selon le pays de livraison)

 

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Installation et premier démarrage

Fidèle à la réputation de la marque, la mise en route est un modèle du genre. On branche l’alimentation (via USB-C), on s’y connecte en filaire, et l’assistant nous guide à travers les premières étapes indispensables :

  • Choix de la langue et définition du mot de passe administrateur.
  • Détection et configuration de l’accès Internet (DHCP, PPPoE ou IP fixe).
  • Mise à jour immédiate du firmware (une étape essentielle pour la sécurité).

Il existe au besoin un guide d’utilisation et de configuration disponible sur le site de GL.iNet.

 


Le système d’exploitation et les fonctionnalités

L’interface logicielle de GL.iNet, propulsée ici par une version stable et récente du firmware v4.9.0 (disponible depuis le 27 juillet 2026, loin de la version v4.8.4beta2 de mes premiers essais en décembre 2025), reste un modèle du genre pour concilier simplicité et fonctionnalités avancées.

Pour télécharger la dernière version du firmare manuellement plutôt que de laisser le routeur le faire, il faut aller sur le centre de téléchargement de GL.iNet (lien pour le Brume3).

L’interface GL.iNet

Le tableau de bord offre une vue claire sur l’état du réseau et des clients, il est très similaire à celui du Flint2 que j’ai testé il y a presque deux ans maintenant.

Voici quelques captures d’écrans de cette interface de gestion :

1 Internet - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 2 Clients - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 3 Goodcloud - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 4 VPN Wireguard Server - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 5 Network Ethernet Ports - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 5 Network Multi WAN - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 6 Flow Control DPI - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 7 Security Port Forwarding - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 9 System Overview - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 8 Applications AdGuardHome - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 9 System Advanced Settings - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 10 LUCi Page daccueil - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 10 LUCi Status - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)

La gestion des flux : le DPI (Deep Packet Inspection)

Une nouvelle fonctionnalité introduite dans la version 4.8.4 bêta du firmware du Brume3 est la gestion des flux via le DPI (Deep Packet Inspection) avec filtrage de contenu, ainsi que la QoS (Quality of Service) et le SQM (Smart Queue Management). Le contrôle parental, quant à lui, est arrivé avec la version 4.9.

Cette nouvelle fonctionnalité avait suscité quelques craintes lors de la bêta car le DPI (Deep Packet Inspection), qui affichait initialement des mentions de « Free Trial » ou de licence à obtenir. Rassurez-vous, il n’en est rien. Cette brique d’analyse réseau est aujourd’hui totalement gratuite et disponible sans surcoût. Il est bon de noter que cette fonctionnalité est encore en version bêta et donc toujours en développement.

Techniquement, cette fonctionnalité s’appuie sur le moteur tiers Netify (nDPI) (voir la documentation à ce sujet). Ce dernier utilisant un modèle de double licence (commerciale et open-source), cela explique les lignes de code et les mentions de licence qui s’étaient glissées dans l’interface de test. C’est désormais de l’histoire ancienne, et l’outil s’avère redoutable pour identifier précisément la nature du trafic qui transite sur votre réseau.

Les fonctionnalités suivantes sont disponible à la configuration :

6 Flow Control SQM - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 6 Flow Control QoS - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 6 Flow Control Parental Control - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 6 Flow Control Data Statistics - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 6 Flow Control Content Filter - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 6 Flow Control DPI - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)

AdGuard Home intégré

Comme sur les grands modèles, l’intégration native d’AdGuard Home (AdGH) permet de bloquer les publicités, les trackers et les domaines malveillants directement à la racine du réseau, sans installer la moindre extension sur vos appareils. (Ayant une instance dans un LXC dédié, j’ai activé l’application sur le routeur pour faire les captures.)

8 Applications AdGuardHome Activee - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 8 Applications AdGuardHome Advanced Settings - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)

Les autres applications préinstallées

D’autres applications sont préinstallées avec le firwmare GL.iNet :

8 Application DNS Dynamique - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 8 Application Stockage Reseau - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 8 Application Tailscale - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 8 Application Tor - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) 8 Application ZeroTier - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)

OpenWRT (LuCI) dans l’ombre

Pour les utilisateurs avancés, un simple clic permet de basculer sur l’interface LuCI classique d’OpenWRT (après l’avoir installé via un clic également). C’est ici que l’on peut configurer des règles de pare-feu complexes, des VLANs ou installer des paquets supplémentaires via opkg (la version d’Openwrt 21 sur laquelle est basée le firmware GL.iNet est vieille et est encore avec le gestionnaire de paquet opkg, c’est probablement le seul reproche que je ferais sur ce routeur).

 


Serveur et Client VPN : Le gros point fort

C’est précisément sur ce terrain que le Brume 3 (GL-MT5000) était attendu au tournant, d’autant plus en position de routeur principal sur une infrastructure 2,5 Gb/s. Les tests de performance brute en situation réelle avec des fournisseurs comme Windscribe et Mullvad sous le protocole WireGuard confirment la puissance de la machine.

  • Mode Client VPN : Le processeur encaisse le chiffrement WireGuard sans sourciller, permettant d’exploiter d’excellents débits sans saturer le CPU du routeur. Grâce aux politiques de routage, vous décidez à la carte quelles machines (comme votre NAS ou votre PC principal) passent par le tunnel chiffré de Mullvad ou Windscribe, et lesquelles sortent en direct sur votre connexion classique.

Voici quelques résultats (benchmarks) fait lors de la phase de beta-test (via mon Macbook Air M2 avec un adaptateur USB-TJ45 Asustor AS-U2.5G2) :

Brume3 Wireguard Benckmarks e1786287729282 - Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000) Ces résultats sont vraiment très bons compte tenu que ma connexion internet est à 2000 Mbps en téléchargement et 900 Mbps en envoi.

  • Mode Serveur VPN : Idéal pour configurer un accès distant sécurisé vers votre domicile. Même à l’extérieur, vous vous connectez en WireGuard sur le Brume 3 et vous accédez à vos services locaux à pleine vitesse. Je n’ai pas pu réaliser de benchmarks car je n’ai jamais pu avoir une connexion en dehors de chez moi assez rapide pour que le test ait une vraie valeur. Mais en ce qui me concerne, j’utilise quasi quotidiennement la connexion wireguard sur mon brume3, surtout en 4G/5G. J’ai également le serveur OpenVPN en secours.

 


Performances et Consommation électrique

N’ayant pas de Wi-Fi à tester, l’accent a été mis sur les capacités de routage pur et la tenue en charge des tunnels chiffrés.

  • Débits et Stabilité : En routage classique, le Brume 3 sature les liaisons sans ciller. Lors des transferts intensifs à travers le tunnel WireGuard, le processeur encaisse la charge sans montrer de signes de faiblesse ni provoquer de latence sur le reste du réseau.
  • Consommation et Température : Le boîtier chauffe modérément en charge intensive. Côté consommation, elle reste dérisoire par rapport à un routeur classique ou un mini-PC, ce qui en fait un excellent candidat pour tourner H24 sans impacter la facture d’électricité.
Test du GL.iNet Brume 3 (GL-MT5000)
Pour conclure
Le GL.iNet Brume 3 est une belle surprise. En reprenant les atouts du Flint 2 côté logiciel et optimisation VPN, mais dans un format ultra-compact et sans module Wi-Fi, GL.iNet livre un produit redoutable. Utilisé comme routeur principal, il se révèle être une passerelle de sécurité fiable, performante et très agile pour centraliser la gestion de serveurs et clients VPN, à condition de ne pas avoir besoin du Wi-Fi ou de disposer d’un point d’accès dédié. Le Brume3 reste en tête de mon réseau et fonctionne à merveille. J’en suis vraiment satisfait.
Desgin
10
Focntionnalités
10
Performances
10
Caractéristiques techniques
10
Version d'OpenWrt
6
Performances WireGuard excellentes (validées sur Mullvad et Windscribe)
Connectique adaptée aux réseaux 2.5GbE
Fonctionnalité DPI (Netify) puissante et finalement 100% gratuite
Une marque à l’écoute qui a corrigé les défauts matériels de la bêta (LED, marquages USB-C)
Interface stable, accessible et puissance d’OpenWRT en arrière-plan
Absence de Wi-Fi intégré (un choix assumé, mais à rappeler selon vos besoins)
Le moteur DPI peut demander un temps d’adaptation pour en exploiter toutes les finesses
La version un peu vieille d'Openwrt
Peut-être manque-t-il un ou deux port réseau.
9.2
Notation
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