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Hier — 2 novembre 2026Flux principal

HexOS 1.1 en approche : Buddy Backups et VM en bêta

Par : Fx
2 novembre 2026 à 07:00
hexos nas diy 2026 - HexOS 1.1 en approche : Buddy Backups et VM en bêta

En mars 2025, je vous parlais de l’arrivée de HexOS (surcouche à TrueNAS) pour NAS DIY. Depuis, l’éditeur a franchi le cap et la version 1.0 est sortie en avril dernier. Avec HexOS 1.1, 2 fonctions majeures vont arriver : Buddy Backups et machines virtuelles. La distribution payante continue d’évoluer et va bientôt augmenter son prix…

hexos nas diy 2026 - HexOS 1.1 en approche : Buddy Backups et VM en bêta

HexOS 1.1

Le principe HexOS est de fournir un système complet, sans la complexité de TrueNAS. L’objectif est de transformer un vieux PC, une machine montée ou un boîtier préassemblé en véritable serveur. Les principales nouveautés de 2026 :

  • HexOS Local : l’interface tourne désormais sur votre NAS (meilleure réactivité) ;
  • Des outils plus pratiques : tableau de bord, suivi en temps réel de la consommation des applications et des VM, navigation mobile revue, test mémoire en un clic ;
  • Explorateur de fichiers dans le navigateur : glisser-déposer, créer, renommer, déplacer, supprimer ;
  • Plus de 50 applications, testées par l’équipe : médiathèque, domotique, budget, serveurs de jeux, etc ;
  • Buddy Backups : sauvegarder chez un ami…

Buddy Backups

Buddy Backups permet de sauvegarder votre NAS sur celui d’un ami, selon la planification de votre choix et il fait de même chez vous. Au lancement, cela ne fonctionnera qu’entre NAS avec HexOS installé. Les données sont chiffrées avant de quitter votre domicile, votre pote (buddy en anglais) ne peut donc pas les lire. Chacun décide de l’espace partagé avec l’autre, voit ce qui est utilisé et peut arrêter à tout moment.

buddy backups - HexOS 1.1 en approche : Buddy Backups et VM en bêta

L’idée est intéressante et rappelle un peu ce que propose Resilio ou Syncthing et disposer d’une copie hors site sans passer par un Cloud tiers. Reste à trouver un ami qui accepte d’héberger vos sauvegardes… et à tenir sa part du contrat. (QNAP l’avait fait en)

Machines virtuelles

Les VM arrivent enfin et permettent d’installer facilement Windows 11 & 10, SteamOS, Ubuntu, Mint, Fedora, Bazzite, Debian… Les installations sont automatisées, vous répondez à quelques questions et HexOS s’occupe du reste. Vous pouvez également choisir des applications à installer par défaut, pour les retrouver à la première connexion.

virtual machines - HexOS 1.1 en approche : Buddy Backups et VM en bêta

Avec un écran, un clavier et une souris, la VM peut servir de poste de travail pour le quotidien. À distance, l’accès se fait depuis le navigateur ou via une application de bureau à distance.

Réseau intelligent

HexOS gère la partie réseau de façon plus intelligente lorsque vous avec plusieurs connexions (4G, ADSL…) avec la possibilité de limiter de bande passante, afin de préserver l’usage du NAS. Cela fonctionne aussi entre vos différents NAS (chez un parent, votre résidence secondaire…).

Prix et disponibilité

Les nouvelles fonctions sont actuellement en Beta et seront disponibles pour tous avec  HexOS 1.1 (27 novembre 2026). Côté prix, la licence à vie est à 199$ jusqu’au 1er décembre, puis passera à 299$ ! C’est le tarif que nous mentionnions déjà précédemment et à l’époque, ce prix vous avait fait réagir, notamment si on le compare à TrueNAS (son socle) qui lui est gratuit.

En synthèse

Nous n’avons pas pu tester HexOS, il n’est pas possible de juger ce système ni de jouer avec les VM ou Buddy Backups. Sur le papier, le système est intéressant, mais son prix en arrêtera plus d’un. Difficile de dire si ce dernier est justifié, 299$ est une somme importante. Face aux solutions gratuites, on peut se poser la question de la pertinence de proposer une solution à ce tarif. À suivre…

À partir d’avant-hierFlux principal

NAS Synology – Attaque avec ransomware

Par : Fx
29 octobre 2026 à 20:51
alerte - NAS Synology - Attaque avec ransomware

Cela faisait longtemps que les NAS n’avaient pas subi une attaque d’une telle ampleur… Synology a envoyé un e-mail à tous ses utilisateurs enregistrés. Les pirates ciblent des boîtiers qui n’ont pas reçu les dernières mises à jour, avec à la clé un ransomware (C3RB3R) qui vient chiffrer les fichiers et réclamer ensuite une rançon. Si vous possédez un NAS Synology, prenez 10 minutes pour mettre à jour DSM..

alerte - NAS Synology - Attaque avec ransomware

Faille connue et corrigée

Les attaquants s’appuient sur une vulnérabilité déjà corrigée en novembre 2024 (Synology-SA-24:20). Elle avait été découverte (avec d’autres) lors du Pwn2Own 2024 et classée comme critique par Synology. La faille permet à un attaquant distant d’exécuter du code sur le NAS…

A l’époque, le fabricant avait bien précisé qu’il n’existait aucune mesure d’atténuation. Seule la mise à jour corrige le problème. Si votre NAS n’a pas été mis à jour, il est donc vulnérable !

Comment se déroule l’attaque ?

Le scénario est malheureusement classique :

  • Le pirate repère un NAS accessible depuis Internet, avec une version vulnérable de DSM ;
  • Il exploite la faille pour exécuter du code à distance ;
  • Un outil de chiffrement va verrouiller les fichiers ;
  • Une rançon est demandé pour débloquer la situation…

Faut-il payer la rançon ?

Non, c’est la recommandation des autorités et des spécialistes. Rien ne garantit que vous recevrez une clé de déchiffrement qui fonctionne, ni que les pirates ne conserveront pas une copie de vos données. Payer, c’est aussi financer l’attaque suivante et encourager les criminels à recommencer…

Pourquoi autant de NAS non mis à jour ?

Il y a plusieurs réponses à cette question :

  • L’utilisation de Xpenology ou autre alternative non officielle ;
  • La crainte de tout casser ;
  • Un NAS oublié dans un coin ;
  • Non compétence…

Que faire dès maintenant ?

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe un correctif DSM 6.2, 7.1, 7.2.1 et 7.2.2. Même les boîtiers anciens peuvent être mis à jour, avec les versions minimums :

  • DSM 7.2.2-72806-1
  • DSM 7.2.1-69057-6
  • DSM 7.2-64570-4
  • DSM 7.1.1-42962-7
  • DSM 6.2.4-25556-8

Si vous n’êtes pas sûr de vous, ou que votre NAS ne peut pas recevoir la mise à jour : coupez l’accès depuis l’extérieur, en désactivant les redirections de ports sur votre box/routeur. Un NAS inaccessible depuis Internet est la meilleure protection…

Et si je suis déjà victime ?

Ne payez pas la rançons. Débranchez-le du réseau, ne le réinitialisez pas et ne supprimez rien. Les fichiers chiffrés peuvent servir plus tard. Restaurez ensuite vos données grâce à une sauvegarde. Vous pouvez aussi la plateforme cybermalveillance.gouv.fr et signaler les faits aux autorités.

En synthèse

Cette attaque rappelle une règle simple : un NAS exposé et non mis à jour est une cible facile. La faille exploitée ici est connue depuis 2 ans et le correctif est disponible pour quasiment tous les boîtiers.

Mettez à jour votre NAS et fermez ce qui n’a pas besoin d’être ouvert et vérifiez que vos sauvegardes fonctionnent. C’est moins coûteux que de découvrir un jour tous ses fichiers verrouillés.

QNAP corrige PHP2Shell : QTS 5.2.11 et QuTS hero h6.0.2

Par : Fx
25 octobre 2026 à 12:20
Mise à jour QNAP QTS 5.2.11 et QuTS hero h6.0.2 contre les failles PHP2Shell

La semaine dernière, deux failles critiques dans PHP ont fait trembler une bonne partie du Web pendant plusieurs jours. QNAP propose de son côté QTS 5.2.11.3661 et QuTS hero h6.0.2.3656, afin de corriger les failles de sécurité liées à PHP2Shell, mais pas seulement… Le fabricant en profite pour corriger une longue liste de bugs et renforcer la protection des snapshots sur QuTS hero.

Mise à jour QNAP QTS 5.2.11 et QuTS hero h6.0.2 contre les failles PHP2Shell

PHP2Shell & QNAP

Derrière ce nom PHP2Shell (un peu barbare) se cachent 2 vulnérabilités : CVE-2026-109618 et CVE-2026-109619. Elles permettent à un attaquant d’exécuter du code à distance, avec une simple requête Web spécialement construite.

QNAP propose 2 mises à jour QTS 5.2.11 et QuTS hero h6.0.2 pour corriger cela. Mais il en profite pour ajouter quelques améliorations.

QTS 5.2.11

Alors que QTS 6.1 est encore en Beta, le fabricant propose une série d’amélioration avec QTS 5.2.11. Regardons de plus près le journal des modifications :

  • 2FA : l’e-mail de vérification en 2 étapes pouvait envoyer un code incomplet ;
  • Stabilité : blocage du NAS et des clients NFS lors de forte charge avec Qtier, amélioration des transferts SMB et sous fortes charges d’E/S et un correctif sur un dépassement de tampon ;
  • Mises à jour : les mises à jour automatiques cessaient de fonctionner parfois ;
  • Régressions : timeout SNMP aléatoire sur certains OID, la fenêtre de gestion des volumes affichant 0 pour la taille, ainsi que pour les fichiers et les dossiers ;
  • Stockage externe : montage NFS impossible d’un disque USB après réinsertion et les disques du boîtier TR-004 se réveillaient sans raison ;
  • Administration : un admin délégué ne pouvait pas désactiver le compte d’un autre utilisateur ;
  • Divers : accès au NAS via le port USB QuickAccess, vitesse d’envoi de fichiers en HTTPS, listes déroulantes du Moniteur de ressources et corrections de traductions…

QuTS hero h6.0.2

Pour rappel, QuTS hero est le système de QNAP basé sur ZFS, avec des fonctions pensées pour les entreprises. Cette version h6.0.2 apporte surtout un volet suppression sécurisée et snapshots immuables :

  • L’utilisation d’une clé USB de suppression devient nécessaire pour des dossiers partagés WORM, ainsi que des LUN ou dossiers partagés contenant des snapshots immuables non expirés ;
  • De nouvelles alertes et instructions apparaissent dans le Gestionnaire de stockage lors de la suppression d’un dossier partagé protégé, ou lors de la réinitialisation du NAS quand des snapshots immuables ou des dossiers WORM sont actifs…

Vous l’aurez compris, l’idée est d’empêcher une suppression (volontaire ou non) de données censées être immuables.

Côté correctifs, on retrouve les mêmes corrections de QTS (voir ci-dessus) avec quelques améliorations spécifiques :

  • L’assistant d’extension d’un pool RAID 10 affichait un mauvais groupe RAID ;
  • Une route statique IPv6 pouvait devenir passerelle par défaut ;
  • Le bureau mettait du temps à s’afficher sur un NAS sans accès Internet ;
  • L’installation d’applications échouait parfois sans raison et HybridDesk Station pouvait ne plus démarrer ;
  • La page SnapSync restait blanche si le nom d’une tâche contenait plus de 10 caractères (UTF 8);
  • La Multimedia Console pouvait ne pas fonctionner correctement…

QNAP recommande de mettre à jour toutes les applications dans l’App Center après cette mise à jour.

Et QTS 6.1 ?

QTS 6.1 est toujours en Beta pour le moment. La version finale n’a pas de date annoncée. QTS 6.1 et QuTS Hero 6.1 n’ont pas encore reçu de mise à jour concernant PHP2Shell au moment où nous écrivons ces lignes. [edit du 26/10] Le mise à jour est également disponible

Faut-il faire la mise à jour ?

Oui et le plus vite possible. Pour cela, suivez les étapes suivantes :

  • Panneau de configuration > Système > Mise à jour du firmware (ou mise à jour en direct)
  • Si la mise à jour n’est pas proposée, ne laissez pas le NAS exposé sur Internet
  • Aussi pendez à mettre à jour vos conteneurs et vos applications

Sources : QTS 5.2.11.3661 et QuTS hero h6.0.2.3656

Synology DSM 7.4.1 Update 1

Par : Fx
24 octobre 2026 à 11:00
Synoloy DSM 741u1 - Synology DSM 7.4.1 Update 1

Synology a mis en ligne une nouvelle version de son logiciel interne : DSM 7.4.1 Update 1. Cette dernière vient corriger plusieurs failles de sécurité… Mais une autre mise à jour mérite votre attention, les paquets PHP de Synology.

Synoloy DSM 741u1 - Synology DSM 7.4.1 Update 1

DSM 7.4.1 Update 1

Si vous avez suivi DSM 7.4.1, vous savez que cette version corrigeait surtout les certificats KMIP et quelques bugs USB/onduleur. Si on se réfère au journal des modifications de DSM 7.4.1 Update 1, on a seulement une ligne :

  • Correction de failles de sécurité.

Rien de plus, rien de moins. Comme pour la DSM 7.3.2 Update 2, Synology reste très discret sur le contenu (PHP ?). On ne sait pas pour le moment quelles failles sont concernées, ni leur gravité.

Il y a de fortes chances que votre NAS propose la mise à jour dès la prochaine connexion à l’interface d’administration DSM. Si ce n’est pas le cas, rendez-vous sur la page de téléchargement officielle.

Les paquets PHP

Autre point important, Synology a corrigé les failles PHP CVE-2026-109618 et CVE-2026-109619 dans ses paquets. Ces 2 failles, qui touchent PHP, ont beaucoup fait parler d’elles la semaine dernière. Elles permettent une exécution de code à distance, sans authentification…

Si vous hébergez un site, WordPress, Nextcloud ou toute application PHP sur votre NAS, vous devez faire la mise à jour en urgence. Pour cela :

  • Ouvrez le Centre de paquets ;
  • Mettez à jour les paquets PHP installés (PHP 8.2, 8.3 et 8.4) ;
  • Vérifiez dans Web Station que vos sites utilisent bien le profil PHP mis à jour.

Si votre NAS n’est pas exposé sur Internet, il y a moins d’urgences… mais on vous recommande la mise à jour.

Faut-il installer cette mise à jour DSM ?

Oui et rapidement… même si votre NAS n’est pas accessible depuis Internet. Une mise à jour qui corrige des failles de sécurité doit être installée rapidement. À noter que la mise à jour redémarrera votre NAS (comptez moins de 5 minutes)…

QNAP QTS 6.1 est disponible en Beta

Par : Fx
19 octobre 2026 à 07:00
QNAP QTS 61 - QNAP QTS 6.1 est disponible en Beta

QNAP vient de mettre à disposition QTS 6.1 Beta, la nouvelle version de son logiciel interne pour NAS. Au programme, une interface remaniée, une initialisation guidée, la connexion sans mot de passe par FIDO2, des sauvegardes de snapshots reprenables, un noyau Linux 6.6 et bien sûr de l’IA. Regardons d’un peu plus près ce qui cela va changer…

QNAP QTS 61 - QNAP QTS 6.1 est disponible en Beta

QNAP QTS 6.1 Beta

Non, vous ne rêvez pas… il n’y a pas eu de QTS 6.0. QNAP a fait le choix d’aligner la numérotation à son autre système QuTS Hero (lui aussi arrive en version 6.1). Le fabricant mise sur une interface simplifiée et une installation guidée. C’est le message principal de QNAP : abaisser la barrière d’entrée. Les menus et les icônes sont épurés et le premier démarrage du NAS passe désormais par des écrans en mode pas à pas. L’objectif est de permettre à un particulier de terminer la configuration en suivant simplement les instructions…

Nouveau tableau de bord

Le tableau de bord regroupe sur un seul écran l’état du système, l’usage du processeur et de la mémoire, la capacité de stockage et la température. Chacune de ces informations s’affiche dans un bloc (« carte ») que l’on peut ajouter, retirer ou réorganiser selon ses besoins. Cette disposition est enregistrée sur le compte QNAP… en se connectant sur un autre appareil, on retrouve le même tableau de bord 🙂

Connexion FIDO2 et passkey

Une fois le compte NAS lié à un compte QNAP, on peut se connecter directement sans avoir un mot de passe supplémentaire à retenir. QTS 6.1 prend aussi en charge FIDO2 (clé type YubiKey) ou authentification intégrée à l’appareil (comme Touch ID ou Windows Hello).

Sur un NAS, l’interface d’administration reste très exposées et FIDO2 est résistant au phishing, ce qui n’est pas le cas d’un simple mot de passe. À noter tout de même que la connexion via compte QNAP implique de s’appuyer sur un service tiers (chacun jugera si cela lui convient), ici le cloud du fabricant.

Snapshot Replica

Lorsqu’un transfert de sauvegarde est interrompu, on recommence à zéro. Avec QTS 6.1, Snapshot Replica reprend au point d’interruption. C’est important pour les gros snapshots et pour les connexions instables, par exemple une réplication vers un site distant.

Noyau Linux 6.6

QTS 6.1 passe au noyau Linux 6.6. Selon le fabricant, cela permettrait d’offrir un fonctionnement plus stable lors de forte charge, une meilleure protection face aux nouvelles menaces et une compatibilité avec davantage de matériel récent.

IA à tous les étages

Le nouveau AI Service Center permet de faire tourner des modèles d’IA soit en local sur le NAS, soit dans le Cloud. QNAP présente ce choix comme un arbitrage que chacun peut faire entre vitesse, coût et confidentialité. C’est plutôt une bonne idée…

Deux applications s’appuient sur ce nouveau service :

  • Qsirch gagne la recherche en langage naturel : on retrouve ses fichiers à partir d’une simple description ;
  • QuAgent permet de consulter l’état du système et de gérer des fichiers par conversation…

QNAP renvoie aux prérequis de chaque solution pour les modèles et le matériel compatibles. Autrement dit, ne vous attendez pas à de l’IA locale fluide sur n’importe quel NAS. A noter qu’il y a un sujet DSA Européen, nous ne pouvons pas vous confirmer que ce nouveau service sera disponible immédiatement.

Compatibilité

Si on regarde la liste de comptabilité, certains NAS absents peuvent surprendre. Voici ceux qui seraient compatibles (liste non exhaustive) :

  • TS-x64 : TS-264, 364, 464, 564, 664, ainsi que les TS-264C, 464C, 464C2, TS-466C et le HS-264 et le TBS-464 ;
  • TS-x62 : TS-262, 462, 262A, 462A, 262C, 462C ;
  • TS-x73A : TS-473A, 673A, 873A, TS-h973AX, et versions rackables TS-873AU, TS-873AeU, TS-1273AU-RP, TS-1673AU-RP ;
  • TS-x53E : TS-253E, 453E, et le TS-410E / TS-i410X ;
  • Rack : TS-464U, TS-864eU, TS-1264U-RP, TS-883XU, TS-983XU et leurs variantes ;
  • Gamme pro : plusieurs TVS-h (h474, h674, h874, h875U…), TS-h (h665, h865, h765eU…), TS-h1277AFX, ainsi que la série Qu405/605/805 et les modèles IA (TVS-AIh1688ATX, QAI-h1290FX).

On notera l’absence des TS-x53D (253D, 453D, 653D), TS-x72 (dont les TVS-x72XT et TVS-x72N) et les TS-x53B (253B, 453B, 653B). Les plus anciens (ex : TSx51) ne pourront pas en bénéficier et resteront avec QTS 5.x. Cela reste cependant à confirmer…

En synthèse

QTS 6.1 vise à apporter de la simplicité dans la prise main et la protection de la connexion. QNAP promet plus de stabilité grâce au noyau Linux 6.6, la fiabilité des snapshots, l’IA locale… Cependant, cela reste une Beta (disponible depuis le centre de téléchargement de QNAP). Nous vous déconseillons de l’installer sur un NAS de production. A noter que les fonctions pourraient ne pas être disponible selon le modèle. QNAP ne précise pas la date de la version finale.

Note : QuTScloud serait sur le point d’être arrêté…

source

GEAK OS : nouveau système pour NAS DIY

Par : Fx
22 septembre 2026 à 07:00
GEAK OS NAS DIY - GEAK OS : nouveau système pour NAS DIY

Un nouveau venu s’invite dans la famille des systèmes pour NAS qui nous vient cette fois de Chine : GEAK OS. Repéré depuis février 2026 par la communauté chinoise du homelab, ce système gratuit promet du stockage privé, de l’IA embarquée et une gestion Docker. On a creusé le sujet en attendant de pouvoir le tester par nous-mêmes…

GEAK OS NAS DIY - GEAK OS : nouveau système pour NAS DIY

GEAK OS, qu’est-ce que c’est ?

GEAK OS est un système d’exploitation NAS développé par l’éditeur chinois GEAK (à qui l’on doit également l’application mobile GEAK NAS, publiée par YOM LIMITED). Son positionnement est celui d’un système complet comme alternative locale et gratuite au Cloud, pour reprendre la main sur ses données sans payer d’abonnement mensuel.

Le positionnement se limite pour l’instant à cet usage : installer le système sur son propre matériel (PC de récup, NAS DIY, Mini PC ou encore machine virtuelle). Sur le fond, les premiers retours des spécialiste,s c’est que GEAK OS ressemble beaucoup à ce que l’on a déjà vu avec fnOS (un autre système chinois), mais aussi chez FygoOS. Ils misent principalement sur une interface facile à utiliser, une partie multimédia riche, une gestion des photos boostée à l’IA comme arguments principaux.

Les fonctions mises en avant

Si on rentre un peu dans le détail, voici ce que nous indique le site officiel :

  • Album photo IA : classement automatique des photos par reconnaissance de contenu ;
  • Centre multimédia : intégré pour la lecture de films et séries stockés sur le NAS ;
  • GEAK AI : assistant maison qui combine SearXNG (recherche) et Ollama (inférence locale) ;
  • Centre d’applications : 16 applications (dont 3 de l’éditeur) et le reste sous forme de conteneurs Docker.
  • GEAK Link : service d’accès distant, avec un identifiant personnalisable une fois inscrit ;
  • Des Apps pour iOS, Android, macOS et Windows.

Et côté prix ?

La page officielle des offres pourra en refroidir plus d’un. Il y a tout d’abord, l’offre Free qui couvre l’essentiel de l’usage assez simple pour le particulier. Ensuite, nous avons l’offre Plus à 47,99 $/an et un Lifetime à 179 $. Si cela vous rappelle un ZimaOS, ce n’est pas un hasard.

Le souci, c’est que le gratuit n’est gratuit qu’en apparence : l’app mobile, l’accès distant GEAK Link et l’appli photo pour la TV ne fonctionnent que pendant 2 mois, avant de basculer derrière un PayWall (mur payant). Sur un système encore jeune, avec une stabilité qui reste à prouver, verrouiller l’accès distant derrière un abonnement dès les premiers mois est un choix commercial qui mérite de prendre un peu de recul.

Premiers testeurs

Plusieurs utilisateurs ont déjà testé le système sur des machines virtuelles. Ils indiquent que l’installation est très bien faite, tout est presque automatisé (détection DHCP/IPv6, copie des fichiers système…). Les retours sur la consommation des ressources sont contradictoires : certains ont réussi avec 4 Go de RAM, d’autres ont dû passer à 8 Go pour éviter les plantages.

Le système ne proposerait nativement que le SMB. NFS et WebDAV ne seraient accessible qu’en montage (sources distantes). Si vous venez de Synology ou TrueNAS, c’est un peu limité… Le SSH est fermé par défaut. L’interface est vraiment facile à prendre en main.

Faut-il s’y intéresser ?

Honnêtement, nous sommes encore loin d’un concurrent à DSM ou TrueNAS. GEAK OS reste un projet encore jeune et orienté pour le marché chinois, avec encore quelques limites.

En revanche, l’angle IA locale (SearXNG + Ollama) et la gratuité (offre free) en font un projet à surveiller, mais pas forcément pour tout de suite. Nous, on va garder un œil sur les prochaines versions avant d’envisager un test complet sur notre propre matériel.

NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Par : Fx
3 septembre 2026 à 07:00
devops - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Parfois, la mémoire disponible d’un NAS Synology diminue jour après jour. Aucune tâche particulière ne semble tourner, sauf vos précieux conteneurs Docker. Au fils du temps, certains d’entre eux ont tendance à consommer de plus en plus de mémoire. Plusieurs solutions existent pour résoudre ce problème…

devops - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Redémarrage un container

C’est une astuce que j’utilise personnellement, car j’ai un conteneur qui devient gourmand après plusieurs jours. Un simple redémarrage me permet de récupérer 6 à 7 Go de mémoire ! C’est une application bien connue, essentielle à toute la famille : Immich.

Déterminer ce qui consomme le plus

La première chose à faire, c’est d’identifier quelle application prend le plus de place en mémoire. Le plus simple, c’est de passer par le Moniteur de ressources (via le menu principal).

Une fois lancé, vous arrivez dans Performances. Dans le menu de gauche, sélectionnez le Gestionnaire des tâches puis l’onglet Processus. Enfin, cliquez 2 fois sur la colonne Mémoire privée (pour trier en ordre décroissant).

moniteur ressources - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Cette colonne permet de trouver ce qui consomme le plus sur votre NAS. Cela peut être une application native de Synology, un paquet téléchargé ou encore un conteneur Docker.

Confirmer au niveau Projet/Conteneur

Continuons avec le projet Immich, ce dernier est composé de plusieurs conteneurs : server, redis, postgres et machine learning. Pour confirmer lequel consomme le plus dans Immich, ouvrez Container Manager puis dans le menu de gauche allez sur Projets et recherchez l’application concernée. Cliquez dessus et allez dans l’onglet Statistiques. Par défaut, l’affiche est sur CPU… on clique sur RAM pour voir la consommation.

immich container Station - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

 

Si votre conteneur ne fait pas partie d’un projet (conteneur seul), allez dans le menu de gauche Conteneur, sélectionnez le et allez sur l’onglet Statistique.

Redémarrer un conteneur docker manuellement

Pour redémarrer un conteneur, il existe plusieurs solutions. La plus simple consiste à passer par l’interface de Container Manager. Sélectionnez le menu Conteneur à gauche, puis le conteneur concerné (ou via un clic droit). Cliquez sur le bouton Action (en haut à droite), puis sélectionnez Redémarrer.

redemarrer conteneur - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

A noter qu’il est possible de redémarrer tout un projet en allant sur ce dernier et en cliquant sur le bouton Action puis Redémarrer.

Automatisation du redémarrage

Il existe une autre possibilité, c’est de passer par le Planificateur de tâches pour redémarrer automatiquement un conteneur, par exemple 1 fois par semaine. Cependant, il y a une contrainte et un inconvénient à cela.

Il faudra vous s’assurer que le redémarrage ne va pas gêner un utilisateur qui envoi des documents ou visionne une vidéo (sur Jellyfin). Vous choisirez donc un horaire sûr (ex : 5h du matin).

L’inconvénient, c’est que cela va générer une notification d’arrêt dans DSM… et selon vos paramètres, une notification par e-mail ou via l’application mobile.

Redémarrer 1 fois par semaine

Allez dans Panneau de configuration > Planificateur de tâche puis cliquez sur le bouton Créer > Tâche planifiée > Script défini par l’utilisateur. Donnez un nom personnalisé à la tâche (sans caractères spéciaux ni accent), choisissez root au niveau d’utilisateur. Ensuite, allez ensuite sur l’onglet Programmer et en face de Répéter, vous choisirez Toutes les semaines… juste au-dessous, vous (dé)sélectionnerez le jour souhaité.

creer tache - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM executer jour - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM script - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Dans l’exemple ci-dessus, la tâche sera répétée tous les dimanches à 5h du matin. Allez sur l’onglet Paramètres de tâche et dans le grand encart Script défini par l’utilisateur (tout en bas) saisissez : docker restart NOM_DU_CONTENEUR Pour notre exemple initial, ce sera docker restart immich_server et pour Jellyfin (un autre exemple) ce serait docker restart jellyfin. Pour finir, vous cliquerez sur le bouton OK et vous confirmerez avec le mot de passe de votre compte.

Mode expert

Pour un projet complet, c’est également possible mais plus complexe. Il y a deux possibilités avec une complexité différente. La première, il faut se déplacer dans le dossier du projet cd /volume1/docker/Immich et la commande docker compose restart immich. L’autre possibilité, c’est la commande plus complète docker compose -f /volume1/docker/Immich/compose.yaml restart immich. Ici, il faut récupérer le nom du fichier yaml/yml exact et le nom du projet.

En synthèse

Nous avons vu comment rechercher une application Docker qui consomme trop de mémoire vive et confirmer le nom du conteneur concerné. Puis nous avez vu les différentes techniques pour le redémarrer. Passer par le Planificateur de tâches n’est pas des plus conventionnelle, mais elle a le mérite d’être efficace.

Une autre solution consiste à redémarrer complètement votre NAS… c’est tout aussi efficace pour libérer la mémoire (pas uniquement des conteneurs). Cependant, un redémarrage complet demande parfois plusieurs longues minutes, contre une à deux secondes pour un conteneur.

ASUSTOR ADM 5.1.4 corrige des failles critiques et apporte des améliorations

Par : Fx
17 août 2026 à 07:00
ADM 514 - ASUSTOR ADM 5.1.4 corrige des failles critiques et apporte des améliorations

ASUSTOR a mis en ligne ADM 5.1.4. Cette mise à jour vient corriger plusieurs failles de sécurité au niveau du noyau Linux, mais aussi du côté ADM. Le fabricant a également apporté quelques améliorations. Voici ce qu’il faut retenir avant de lancer la mise à jour…

ADM 514 - ASUSTOR ADM 5.1.4 corrige des failles critiques et apporte des améliorations

ASUSTOR ADM 5.1.4

Si on regarde le journal des modifications, cette version corrige :

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Asustor prend très au sérieux les mises à jour de sécurité, même pendant la période estivale. Ces corrections valent à elle seule l’installation rapide sur votre NAS. Mais le fabricant n’en reste pas là, il ajoute également :

  • Le cache SSD utilise désormais par défaut le mode lecture seule pour améliorer performance et intégrité ;
  • Lors de l’initialisation du NAS, un mot de passe minimum de 8 caractères est obligatoire ;
  • Le processus de mise à jour vérifiera en amont l’état SMART des disques, l’avancement de mises à niveau de volumes et demandera à l’utilisateur avant de continuer ;
  • SMB3 peut être défini comme version minimale du protocole ;
  • ADM Defender autorise désormais les ponts réseau Docker utilisant des noms d’interface personnalisés ;
  • Correction d’un souci au niveau des archives (multifichiers) téléchargées vers le PC ;
  • Diverses corrections pour l’Explorateur de fichiers, la Centrale de sauvegarde, le Gestionnaire de stockage, etc.

Pour en savoir plus, rendez-vous à cette adresse…

Mettre à jour son NAS

Vous l’aurez compris, la mise à jour est importante. Les corrections de sécurité sont nombreuses et des améliorations sont également présentes. Même si les mises à jour Asustor fonctionnent sans risque dans 99,9% des cas, il est important d’avoir une sauvegarde de ses données.

Allez sur le Panneau de configuration > Mise à jour du firmware ou directement via les notifications ADM si la mise à jour est déjà détectée. Le NAS devrait lancer automatiquement le téléchargement d’ADM, puis il ne reste plus qu’à l’appliquer… et le NAS va redémarrer automatiquement pour finaliser la procédure. Comptez entre 10 et 15 minutes…

CachyOS Server Edition pour NAS… où en est le projet ?

Par : Fx
11 août 2026 à 07:00
CachyOS Server Edition - CachyOS Server Edition pour NAS... où en est le projet ?

Fin décembre 2025, CachyOS annonçait travailler sur une « Server Edition » destinée aux NAS, aux stations de travail et aux environnements serveurs. L’idée derrière cette annonce était une image vérifiée, à configuration durcie et aux paquets optimisés… tout ce qui a fait le succès de CachyOS dans le gaming. Depuis, plus aucune information.

CachyOS Server Edition

CachyOS Server Edition

Pour ceux qui ne connaissent pas encore CachyOS, il s’agit d’une distribution Linux basée sur Arch, qui s’est fait un nom ces dernières années dans le monde du gaming et PC haute performance. Son argument principal : des optimisations poussées au niveau du noyau et de la compilation (PGO, AutoFDO), un support soigné des dernières générations de GPU et une bonne intégration de Proton pour faire tourner les jeux Windows. Une réputation qui lui a valu de devenir l’une des distributions les plus utilisées par la communauté ProtonDB…

8 mois plus tard, force est de constater qu’il n’y a pas eu de suite officielle. Les 4 dernière releases se concentrent exclusivement sur l’usage PC et gaming avec notamment le support Wayland (protocole de serveur d’affichage), un nouvel environnement Hyprland Noctalia, optimisations GCC et Python, gestion des pilotes NVIDIA… Aucune mention d’une Server Edition, d’un NAS ou même d’une feuille de route sur le sujet.

Pourtant, rien n’indique que le projet soit abandonné ! CachyOS reste une petite équipe qui priorise visiblement son cœur de cible historique, les joueurs et les utilisateurs de PC au quotidien. Mais à ce stade, il s’agit davantage d’une intention affichée que d’un projet engagé avec un calendrier.

Marché déjà bien occupé

Si CachyOS venait à fournir cette Server Edition, elle arriverait sur un terrain loin d’être vierge. Il y a déjà des acteurs installés comme OpenMediaVault, TrueNAS ou Unraid… mais aussi d’autres acteurs plus récents avec des solutions pensées spécifiquement pour le NAS DIY : FygoOS, ZimaOS et HexOS. Autant de concurrents avec une longueur d’avance sur l’expérience utilisateur dédiée au stockage, quand CachyOS partirait d’une base généraliste Arch Linux.

On garde le sujet à l’œil et on mettra à jour cet article dès qu’une information concrète émergera du côté de l’équipe CachyOS.

A suivre…

[edit] L’éditeur vient d’annoncer « l’ajout d’une prise en charge expérimentale des profils d’installation de la future Server Edition ».

SnapOtter : la boîte à outils tout-en-un pour votre NAS

Par : Fx
6 août 2026 à 07:00
SnapOtter NAS

Entre TinyPNG pour compresser une image, iLovePDF pour fusionner un contrat, et CloudConvert pour transformer un MOV en MP4, on finit tous par uploader nos fichiers sur une demi-douzaine de services tiers. SnapOtter part d’un principe simple : regrouper ces 200+ outils dans un seul conteneur Docker, hébergé chez vous, sans que rien ne quitte votre réseau.

SnapOtter - SnapOtter : la boîte à outils tout-en-un pour votre NAS

SnapOtter

SnapOtter propose 5 grandes familles d’outils : image (105 outils : redimensionnement, compression, conversion, retouche, détection de doublons, photos d’identité, prise en charge de 55+ formats dont 23 RAW), vidéo (57 outils : conversion, compression, recadrage, extraction audio, stabilisation), audio (27 outils : normalisation, fade, réduction de bruit, changement de tonalité), PDF (29 outils : fusion, OCR, protection, signature) et fichiers génériques (23 outils : conversion CSV/JSON/XML/YAML, ZIP, Excel vers CSV).

Il existe un éditeur d’image par calques intégré, directement dans le navigateur, avec pinceaux, formes, courbes et raccourcis clavier… pas besoin d’ouvrir un logiciel tiers pour une retouche rapide. Ensuite, il y a également module d’IA locale : suppression d’arrière-plan, upscaling, restauration de vieilles photos, floutage de visages, OCR, transcription audio, sous-titres automatiques. Tout tourne sur votre matériel, sans connexion internet requise ! Pas mal non ?

Capture SnapOtter - SnapOtter : la boîte à outils tout-en-un pour votre NAS
Screenshot

SnapOtter permet égalementd’automatiser des actions (via un pipeline) et des modèles prêts à l’emploi. Voici quelques exemples :

  • Peaufiner un podcast : Supprime les silences, normalise le volume et ajoute des fondus à un enregistrement ;
  • Restaurer une ancienne photo : Répare, colorise et agrandit une photo ancienne ou abîmée avec l’IA ;
  • Nettoyage de confidentialité : Supprime les métadonnées EXIF, GPS et autres, puis compresse…

Installation facile

La version par défaut embarque PostgreSQL 17 et Redis 8 directement dans le conteneur… c’est facile et idéal pour mettre sur un NAS.

services: 
    snapotter:
        image: snapotter/snapotter:latest
        container_name: snapotter
        ports: 
            - 1349:1349
        volumes:
            - ./:/data

Pour une utilisation plus soutenue, un stack Docker Compose à 3 conteneurs (App + Postgres + Redis séparés) est disponible, avec une variante GPU NVIDIA pour accélérer les tâches d’IA. Sur DSM ou dans Portainer, l’un ou l’autre s’intègre sans souci via Container Manager.

services:
  snapotter:
    image: snapotter/snapotter:latest
    ports: ["1349:1349"]
    environment:
      DATABASE_URL: postgres://snapotter:snapotter@postgres:5432/snapotter
      REDIS_URL: redis://redis:6379
    volumes:
      - SnapOtter-data:/data
    depends_on: [postgres, redis]
    restart: unless-stopped
  postgres:
    image: postgres:17-alpine
    environment:
      POSTGRES_USER: snapotter
      POSTGRES_PASSWORD: snapotter
      POSTGRES_DB: snapotter
    volumes: ["SnapOtter-pgdata:/var/lib/postgresql/data"]
    restart: unless-stopped
  redis:
    image: redis:8-alpine
    volumes: ["SnapOtter-redisdata:/data"]
    restart: unless-stopped
volumes:
  SnapOtter-data:
  SnapOtter-pgdata:
  SnapOtter-redisdata:

Le projet est multi-arch (AMD64 et ARM64), ce qui couvre tous les NAS ou un Raspberry Pi et autre un mini PC. Il gère l’authentification OIDC/SSO (Google, GitHub, Okta), 21 langues dont le français et expose une API REST complète avec documentation.

Point de vigilance

Attention au premier lancement, l’identifiant est admin et le mot de passe admin. Le changement de mot de passe est imposé dès la première connexion, mais si vous exposez l’instance (sur Internet par exemple), passez par un reverse proxy avec authentification…

En synthèse

SnapOtter comble un vrai vide entre Stirling-PDF (limité aux PDF) et ConvertX (limité aux conversions). Pour qui héberge déjà son NAS et veut arrêter d’uploader ses fichiers personnels sur des services gratuits douteux, c’est une brique qui mérite sa place à côté d’Immich ou de Bitwarden. SnapOtter est gratuit (licence AGPLv3)et une version commerciale existe pour un usage dans un produit propriétaire ou en mode SaaS. Pour un usage personnel et familial sur NAS, l’AGPLv3 ne pose aucune contrainte 😉

FygoOS : OS gratuit pour NAS DIY et…

Par : Fx
28 juillet 2026 à 07:00
FygosOS NAS DIY - FygoOS : OS gratuit pour NAS DIY et...

Le monde du DIY NAS voit débarquer un nouveau prétendant : FygoOS. Nous en parlons déjà depuis plusieurs semaines sur le Forum des NAS… il s’agit d’un nouveau système développé par une société chinoise dont l’ambition est claire : transformer un PC x86 (Intel, AMD) ou une carte ARM (Rockchip, FriendlyElec, Radxa, Raspberry Pi) en serveur de stockage complet, gratuit et sans le jargon habituel du monde TrueNAS/Unraid.

FygosOS NAS DIY - FygoOS : OS gratuit pour NAS DIY et...

FygoOS et Debian

FygoOS est basé sur la distribution Debian 12. Si on apprécie le choix de Debian, le choix interpelle sur la version 12. En effet, cette dernière arrive en fin de support standard dans les prochains jours et ne bénéficiera que du support LTS jusqu’à mi-2028. Pour rappel, Debian 13 est sorti depuis près d’un an. Partir sur une base aussi ancienne est un choix étonnant, même si deux ans de LTS laissent de la marge pour itérer.

Sous le capot

Côté stockage, FygoOS gère nativement ext4, Btrfs et ZFS, avec une configuration RAID annoncée en deux clics et une gestion des permissions façon Windows (ACL). Le panneau de configuration reprend les codes classiques d’un NAS grand public : gestion des utilisateurs et groupes, disques durs avec mise en hibernation, réseau (agrégation de liens, passerelles multiples), accès distant via Fygo Connect (sous-domaine DDNS gratuit type fynas.net), SSH, pare-feu, listes d’IP autorisées/bannies, et certificats Let’s Encrypt.

Trois fonctionnalités différenciantes sortent du lot :

  • Fygo Photos : reconnaissance faciale et recherche d’images par texte, exécutées en local sur le NAS… donc sans dépendance au cloud.
  • Fygo TV : pour la gestion de médiathèque
  • Fygo Sync : pour la synchronisation multi-appareils.

FygoOS propose un App Center mais ce dernier ne propose pour l’instant qu’une dizaine d’applications et presque toutes sont payantes (sauf Docker, Download, Backup).

Le vrai piège : la licence

C’est le point à ne pas manquer avant de se lancer. À l’installation, FygoOS active automatiquement un mois d’essai avec toutes les fonctionnalités débloquées. Passé ce délai, le système bascule sur la version gratuite, plus limitée… sauf à payer une licence via la boutique officielle (fygonas.shop).

Autrement dit, ce qu’on découvre pendant le premier mois n’est pas ce qu’on garde gratuitement sur la durée. On est sur un modèle freemium classique, mais qui mérite d’être clarifié avant tout déploiement en production.

Autre limite actuelle : l’interface n’est disponible qu’en anglais et en chinois, sans version française.

Disponibilité en dents de scie

Signe d’un projet encore jeune et instable côté infrastructure : des utilisateurs du forum ont signalé début juillet un lien de téléchargement ISO x86 renvoyant une erreur 502, avec les builds x86 temporairement absents de la page officielle de téléchargement (seules les versions ARM restaient listées). Le problème semble avoir été résolu quelques jours plus tard, mais ce type d’incident sur un produit tout juste lancé invite à la prudence avant un déploiement critique.

Notre avis

FygoOS coche de nombreuses cases : ZFS/Btrfs, IA locale, Docker, VM et une interface simple. Mais entre une base Debian déjà vieillissante, une disponibilité ISO erratique, un App Center encore payant et l’absence de français, il s’agit clairement d’un produit en phase de rodage. À réserver pour l’instant à du test sur matériel secondaire, pas à un NAS de production… le temps de voir si l’éditeur stabilise son infrastructure et étoffe l’offre gratuite.

Nous avons appris récemment que Beelink avait noué un partenariat avec l’éditeur de FygoOS pour proposer la licence « Lifetime » (la plus complète à 199$) sur ces prochains NAS.

source

Synology DSM 7.4.1 : certificats KMIP et bugs USB

Par : Fx
23 juillet 2026 à 19:15
DSM 741 - Synology DSM 7.4.1 : certificats KMIP et bugs USB

Synology a mis en ligne DSM 7.4.1, un peu plus d’un mois après DSM 7.4 et son lot de nouveautés (IA embarquée, déduplication HDD…). Cette version ne bouleverse rien sur le fond, mais elle mérite qu’on s’y attarde avant de cliquer sur le bouton Mettre à jour…

DSM 741 - Synology DSM 7.4.1 : certificats KMIP et bugs USB

 

Synology DSM 7.4.1

Cette mise à jour (mineur) ne contient pas de grandes nouveautés. Cependant, si elle ne vient pas corriger de faille de sécurité, elle pourrait bien vous intéresser.

KMIP : fin des certificats publics

Sur le plan sécurité, Synology durcit l’authentification des clients KMIP (Key Management Interoperability Protocol). Les certificats Synology par défaut, ceux de QuickConnect et même les certificats émis par des autorités publiques comme Let’s Encrypt, SSL.com ou Sectigo ne sont désormais plus acceptés pour cet usage. Seul un certificat issu d’une CA privée fonctionnera.

Attention, cette restriction ne concerne que l’authentification des clients KMIP. Let’s Encrypt reste parfaitement valable pour sécuriser l’accès HTTPS à DSM ou à vos services Web hébergés sur le NAS.

Compatibilité et correctifs

Le paquet Snapshot Replication est mis à jour et nécessitera une intervention manuelle de votre part.

Snapshot Replication 751 - Synology DSM 7.4.1 : certificats KMIP et bugs USB

Enfin, 2 correctifs viennent clore ce journal des modifications. En effet, certains onduleurs USB ne dialoguaient plus correctement avec DSM 7.4. C’est désormais réparé, tout comme l’utilisation de certains périphériques USB sur des modèles spécifiques.

Faut-il installer la mise à jour ?

Pas de précipitation… que votre NAS soit accessible depuis l’extérieur ou non. Il n’y a rien d’urgent ici, sauf si le lien avec votre onduleur ne fonctionne plus. Avec les orages de saison, il peut y avoir des coupures électriques.

Comment télécharger et installer DSM 7.4.1

Voici comment installer manuellement cette nouvelle version de DSM :

  1. Téléchargement du fichier
    Allez sur la page officielle du Centre de téléchargement de Synology ou sur le site d’archive officiel.
  2. Installation manuelle
    • Connectez-vous à l’interface d’administration de votre NAS
    • Accédez à Panneau de configuration > Mise à jour et restauration
    • Cliquez sur Mise à jour manuelle de DSM
    • Sélectionnez le fichier téléchargé via le bouton Parcourir
    • Cliquez sur OK et patientez…
  3. Redémarrage obligatoire
    Une fois la mise à jour terminée, votre NAS redémarrera automatiquement !

Le fichier pèse environ 400 Mo (oui, c’est une version complète intégrant DSM 7.4) et l’installation demande environ 10 minutes.

Merci fun_ra

Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Par : Fx
20 juillet 2026 à 07:00
floccus webdav - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

En 2022, on vous présentait Floccus pour synchroniser vos favoris entre navigateurs via Nextcloud. Depuis, plusieurs d’entre vous m’ont demandé une alternative plus légère (pour ceux qui n’ont pas Nextcloud). Floccus sait aussi se synchroniser directement via WebDAV, un protocole que votre NAS Synology sait parler nativement. Une solution 100% open source, autohébergé, qui ne consomme quasiment aucune ressource sur le NAS et qui synchronise vos favoris entre Firefox, Chrome, Edge… mais aussi sur Android et iOS.

floccus webdav - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Floccus et WebDAV

Nextcloud reste une excellente option si vous en avez déjà une instance qui tourne pour autre chose (fichiers, agenda, contacts…). Mais si vous voulez juste synchroniser vos favoris, installer et maintenir un Nextcloud entier est disproportionné. Le paquet WebDAV Server du Centre de paquets Synology fait très bien le travail en quelques clics, tourne en tâche de fond sans se faire remarquer. Il ne demande aucune base de données, ni configuration complexe.

Mais c’est quoi Floccus ?

Pour rappel, Floccus est une extension de navigateur open source qui :

  • Synchronise vos favoris en direct, en fusion ou en sens unique ;
  • Fonctionne sur Firefox, Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera (Safari non supporté) ;
  • Dispose d’une application Android et iOS ;
  • Se connecte à Nextcloud Bookmarks, Google Drive, Git, ou tout simplement WebDAV ;
  • Ne fait jamais transiter vos données par un serveur tiers, tout reste chez vous.

Étape 1 : activer WebDAV sur votre NAS Synology

  • Ouvrez le Centre de paquets et installez le paquet WebDAV Server
  • Ouvrez l’application, cochez Activer WebDAV (HTTP) avec le port par défaut est 5005. Vous pouvez activer HTTPS (port 5006) si vous avez déjà un certificat valide pour votre NAS.

webdav synology - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Étape 2 : créer un utilisateur dédié

Par bonne pratique de sécurité, ne réutilisez pas votre compte administrateur pour Floccus.

  • Panneau de configuration > Utilisateur et groupe, créez un utilisateur dédié (ex. floccus) avec un mot de passe fort
  • Créez (ou réutilisez) un dossier partagé dédié, par exemple bookmarks
  • Dans les permissions de ce dossier, donnez à l’utilisateur floccus les droits Lecture/Écriture sur ce dernier et interdire tous les autres dossiers
  • Autorisé seulement l’application Webdav Server

permission floccus - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Étape 3 : configurer le profil dans Floccus

Installez l’extension Floccus sur votre navigateur (Firefox, Chrome, Edge).

Cliquez sur Nouveau compte, choisissez WebDAV. Renseignez :

  • Adresse du serveur : http://IP-DE-VOTRE-NAS:5005/bookmarks/ (remplacez bookmarks par le nom exact de votre dossier partagé)
  • Utilisateur / mot de passe : ceux du compte dédié créé à l’étape précédente.
  • Choisissez votre stratégie de synchronisation (Fusion si vous voulez que les modifications de tous vos appareils remontent partout).

 

pc fx floccus - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Erreur E019 (405 Method Not Allowed)

C’est l’erreur la plus fréquente sur ce type de configuration. Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas un bug de Floccus. En effet, le serveur WebDAV de Synology expose vos dossiers partagés à sa racine, donc l’URL doit pointer explicitement et exactement vers le dossier concerné.

Le chemin doit se terminer par un / et reprendre le nom exact du dossier partagé (sensible à la casse) : http://IP:5005/bookmarks/ et pas http://IP:5005/ tout court.

Et sur mobile ? Android et iOS

Floccus dispose d’une application dédiée :

  • Android : disponible sur le Google Play Store et sur F-Droid pour les allergiques aux stores propriétaires.
  • iOS : disponible sur l’App Store.

Petit rappel pour les navigateurs mobiles : l’app Floccus ne s’intègre pas directement dans Safari ou Chrome mobile (limitation des navigateurs mobiles eux-mêmes, pas de Floccus). Vos favoris sont consultables et gérables dans l’app, et s’ouvrent dans le navigateur de votre choix via le partage.

En synthèse

Pour ceux qui n’ont pas Nextcloud, cette version WebDAV est clairement l’option la plus simple et la plus légère : quelques minutes de configuration, zéro base de données, zéro maintenance… et vos favoris qui vous suivent partout (PC, mobile, peu importe le navigateur et sans jamais quitter votre NAS). Si vous avez déjà Nextcloud pour autre chose, l’article Nextcloud Bookmarks de 2022 reste valable. Sinon, WebDAV fait très largement le travail !

Et vous, vous synchronisez vos favoris comment aujourd’hui ?

Synology DSM 7.3.2 Update 4 est disponible

Par : Fx
16 juillet 2026 à 07:00
DSM 732u4 - Synology DSM 7.3.2 Update 4 est disponible

Synology continue de mettre à jour  la branche 7.3.2 de DSM avec la sortie de l’Update 4. Il s’agit d’une mise à jour importante au niveau sécurité et nous vous encourageons à mettre à jour votre NAS. Regardons de plus près cette nouvelle version…

DSM 732u4 - Synology DSM 7.3.2 Update 4 est disponible

Synology DSM 7.3.2 Update 4

Le journal des modifications officiel de DSM 7.3.2 Update 4 tient en une ligne, mais ne vous laissez pas tromper… elle corrige un lot important de vulnérabilités de sécurité référencées sous l’identifiant Synology-SA-26:06.

En regardant de plus près, on constate que cette version vient corriger 12 CVE, avec des niveaux de sévérité allant de faible à important :

  • 7 vulnérabilités (CVE-2026-40530, CVE-2026-4036, CVE-2026-40531, CVE-2026-40532, CVE-2026-40534, CVE-2026-40536 et CVE-2026-40537) permettent à des utilisateurs distants authentifiés de lire ou d’écrire des fichiers arbitraires, de mener des attaques par déni de service et d’obtenir des informations sensibles ;
  • 3 failles (CVE-2026-40533, CVE-2026-40535 et CVE-2026-40538) permettent à des attaquants distants d’obtenir des informations non sensibles, de lire ou écrire des fichiers et de mener des attaques par déni de service ;
  • 1 vulnérabilité (CVE-2026-40539) autorise des attaquants (man-in-the-middle) à lire ou écrire des fichiers arbitraires et à mener des attaques par déni de service.

Deux vulnérabilités ont un score CVSS élevé :

  • CVE-2026-40530 : score CVSS3 de 8.0 (sévérité importante), une injection CRLF (CWE-93) ;
  • CVE-2026-40539 : score CVSS3 de 7.1 (sévérité importante), un défaut de validation de certificat (CWE-295).

Faut-il installer la mise à jour ?

Oui et nous vous recommandons de ne pas trop tarder… que votre NAS soit accessible depuis l’extérieur ou non.

Comment télécharger et installer DSM 7.3.2 Update 4

Voici comment installer manuellement cette nouvelle version du logiciel interne :

  1. Téléchargement du fichier
    Allez sur la page officielle du Centre de téléchargement de Synology ou sur le site d’archive officiel.
  2. Installation manuelle
    • Connectez-vous à l’interface d’administration de votre NAS
    • Accédez à Panneau de configuration > Mise à jour et restauration
    • Cliquez sur Mise à jour manuelle de DSM
    • Sélectionnez le fichier téléchargé via le bouton Parcourir
    • Cliquez sur OK et patientez…
  3. Redémarrage obligatoire
    Une fois la mise à jour terminée, votre NAS redémarrera automatiquement !

Le fichier pèse environ 6 Mo et l’installation demande environ 5 minutes.

Merci zypos

Immich passe en v3 : voici comment mettre à jour votre NAS

Par : Fx
8 juillet 2026 à 07:00
immich synology v3 - Immich passe en v3 : voici comment mettre à jour votre NAS

Je vous avais présenté l’installation complète d’Immich sur un NAS Synology il y a quelques semaines, avec Container Manager. Depuis, l’équipe de développement n’est pas restée inactive. Après plusieurs mois de travail, Immich vient de franchir un cap important avec la sortie de la version 3.0. Il s’agit d’une mise à jour majeure, avec son lot de nouveautés côté mobile et Web, mais aussi quelques changements de fond qu’il vaut mieux connaître avant de vous lancer…

immich synology v3 - Immich passe en v3 : voici comment mettre à jour votre NAS

Qu’est-ce qu’Immich ?

Pour ceux qui découvre Immich, il s’agit d’un logiciel open source de gestion et sauvegarde de photos et vidéos, à héberger sur votre NAS. C’est l’alternative la plus aboutie à Google Photos pour qui veut garder la main sur ses souvenirs : sauvegarde automatique depuis le mobile, reconnaissance faciale et d’objets en local, recherche avancée, vue carte, partage simplifié… le tout sans dépendre d’un GAFAM ni d’un abonnement. Si vous voulez tous les détails, direction mon article d’installation.

Quoi de neuf avec la v3

Cette version 3.0.0 embarque plusieurs changements majeurs, principalement liés à l’API et qui concernent avant tout les outils tiers qui s’y connectent. Pour la grande majorité des utilisateurs, la mise à jour se déroule très simplement. Un point technique important : le support de pgvecto.rs est définitivement abandonné. Si vous utilisez encore une installation ancienne (avant v1.133.0) et que vous n’avez jamais migré vers VectorChord, il faudra le faire avant de passer en v3 (guide de migration officiel).

Côté nouveautés, voici ce qu’il faut retenir :

  • Édition non destructive sur mobile : l’éditeur photo dans l’App reprend le même moteur que la version web (recadrage, rotation, ajustements), avec des modifications réversibles. Quelques fonctions de l’ancien éditeur (recoloration, retouche des Live Photos) disparaissent, en attendant leur retour dans une future version.
  • Workflows (aperçu) : vous pouvez enchaîner des déclencheurs, des filtres et des actions dans un éditeur visuel ou en JSON, accessible depuis Utilitaires > Workflows (en préversion) pour automatiser le tri ou le classement de votre bibliothèque.
  • Sauvegarde en arrière-plan améliorée : sur Android, la sauvegarde automatique repose désormais sur un nouveau planificateur de tâches périodiques, capable de couvrir toute votre bibliothèque (et plus seulement les nouvelles photos), avec de meilleurs réglages liés à l’optimisation batterie. Sur iOS, la synchronisation et l’envoi s’exécutent en parallèle pour mieux tenir dans les fenêtres d’exécution imposées par le système.
  • Page « Récemment ajoutés » : une nouvelle vue trie votre bibliothèque selon la date d’import (et non la date de prise de vue), très pratique après un gros import.
  • Contrôles d’intégrité : la page de maintenance embarque désormais une vérification qui compare les fichiers sur le disque à ce qu’il y a en base de données Immich, avec remontée des fichiers non suivis, manquants ou dont la somme de contrôle ne correspond plus.
  • Diaporama sur mobile : comme ce qui existait déjà sur le web.
  • Transcodage vidéo HLS en temps réel (aperçu) : Immich peut désormais transcoder vos vidéos à la volée, sans passer par une génération hors ligne (en préversion), pour l’instant sur le Web uniquement (accélération matérielle nécessaire).
  • Nouveau lecteur vidéo pour le web : avec des contrôles cohérents sur tous les appareils.
  • Immich comme visionneuse sur Android : vous pouvez désormais ouvrir directement une photo ou vidéo depuis une autre application avec Immich.
  • OCR sur mobile : pour repérer et copier le texte présent dans une image.
  • Envoi direct : vers un album et choix de la taille d’image au partage sur mobile.
  • Amélioration des performances : de la timeline, pour fluidifier la navigation dans les mois comportant énormément de photos…

La liste complète (très longue) des correctifs et améliorations est disponible sur la page GitHub.

Mettre à jour Immich v3 sur votre NAS Synology

Rien de compliquer… On va changer simplement le tag de version dans le fichier docker-compose.yml de l’installation initiale. Pour rappel, si votre installation actuelle fonctionne bien, il n’y a jamais d’urgence à mettre à jour immédiatement une version majeure : prenez le temps de lire les changements si vous utilisez des intégrations tierces avec l’API.

Modifier le fichier compose.yaml

Ouvrez Container Manager, allez dans Projet, sélectionnez Immich et cliquer sur le bouton Arrêter en haut à droite.

Immich v3 update - Immich passe en v3 : voici comment mettre à jour votre NAS

Allez sur l’onglet Configuration YAML et repéré les deux services concernés, immich-server et immich-machine-learning, et changez le tag :v2 en :v3 :

services:
  immich-server:
    container_name: immich_server
    image: ghcr.io/immich-app/immich-server:v3   # anciennement :v2
    ...

  immich-machine-learning:
    container_name: immich_machine_learning
    image: ghcr.io/immich-app/immich-machine-learning:v3   # anciennement :v2
    ...

Les services redis et database (PostgreSQL) n’ont pas besoin d’être modifiés pour cette mise à jour. Cliquez sur le bouton Sauvegarder en bas à droite et laisser le choix par défaut (voir image ci-dessous).

Creer demarrer le projet - Immich passe en v3 : voici comment mettre à jour votre NAS

Une fois que vous avez cliquez sur OK, il ne reste plus qu’à patienter… Container Manager va alors télécharger les nouvelles images v3 et redémarrer l’ensemble des conteneurs. Cliquer une dernière fois sur Fermer. C’est terminé !

En synthèse

Immich v3 est une mise à jour majeure. La procédure de mise à jour reste identique à d’habitude (changement de tag d’image, nettoyage, recréation du projet) et les changements touchent avant tout l’API pour les intégrations tierces. Côté utilisateur, on retiendra surtout l’arrivée de l’édition non destructive sur mobile, la première mouture des Workflows qui ouvre la voie à de belles automatisations, une sauvegarde en arrière-plan Android bien plus fiable et les contrôles d’intégrité qui viennent renforcer la confiance qu’on peut avoir dans sa bibliothèque auto-hébergée.

Si votre installation tourne déjà bien en v2, rien ne presse… mais si vous avez l’habitude de suivre les nouveautés, cette v3 vaut clairement le détour.

Synology DSM 7.4 : IA embarquée, collaboration on-premise et déduplication HDD au programme

Par : Fx
16 juin 2026 à 16:07
Synology DSM 74 - Synology DSM 7.4 : IA embarquée, collaboration on-premise et déduplication HDD au programme

Synology vient de mettre en ligne DSM 7.4. Il s’agit d’une mise à jour importante de son système pour NAS sur 3 axes majeurs : un assistant IA intégré directement dans l’interface DSM, des outils de collaboration d’entreprise entièrement hébergés en local et une nouvelle couche d’efficacité du stockage par déduplication et compression post-traitement. Le journal des modifications révèle également d’autres informations importantes…

Synology DSM 74 - Synology DSM 7.4 : IA embarquée, collaboration on-premise et déduplication HDD au programme

Synology DSM 7.4

Aussi tôt présenté lors du Computex 2026 (pas de phase Beta), le fabricant met à disposition de tous DSM 7.4.

DSM Agent : l’IA qui conseille depuis l’intérieur

La nouveauté la plus structurante de DSM 7.4 est sans doute DSM Agent. Il s’agit d’un assistant IA intégré nativement dans DSM, à travers un paquet. Vous n’êtes en aucun cas obligé d’installer le paquet. Pas de paquet, pas d’IA… Son rôle est de fournir des recommandations adaptées à la situation en cours (configuration, dépannage, gestion proactive) sans avoir besoin de quitter le système ni de consulter une documentation externe.

C’est une approche différente des intégrations IA qu’on voit chez la concurrence… Ici, l’assistant est ancré dans l’environnement DSM et réagit au contexte de l’utilisateur. Pour les administrateurs non experts ou les petites structures sans DSI, c’est une aide concrète pour franchir le seuil de la configuration avancée.

La chose curieuse, c’est que le paquet DSM Agent 1.0 n’est accessible qu’en version Beta. En effet, il faut ouvrir le Centre de paquet, puis cliquez sur le bouton Paramètres et enfin dans l’onglet Général (tout en bas) cochez la case Oui, je veux voir les versions bêta ! afin de pouvoir le télécharger.

activer beta Synology Centre Applications - Synology DSM 7.4 : IA embarquée, collaboration on-premise et déduplication HDD au programme

Attention, il s’agit de l’IA de Synology hébergé chez le fabricant : « En utilisant notre AI Advisor, vous consentez à ce que Synology collecte et traite votre conversation ».

Synology annonce déjà une future version DSM Agent 2.0, qui ira plus loin avec des workflows agentiques : surveillance de la santé système, vérification des sauvegardes, édition de documents, automatisation de tâches complexes… le tout pilotable en langage naturel à travers l’ensemble de l’écosystème Synology. Pas de date précise pour cette évolution, mais la direction est claire.

ChatPlus et Meet : la suite collaborative 100% on-premise

Synology annonce également les bêtas ouvertes de ChatPlus et Meet… Curieusement, nous n’y avons pas encore accès. Il s’agit de 2 outils de communication orientés entreprise. ChatPlus est une messagerie d’équipe avec gestion fine des permissions et Meet est une solution de visioconférence. Ils sont conçus pour fonctionner entièrement en local, sans dépendance à un Cloud tiers.

Synology ChatPlus - Synology DSM 7.4 : IA embarquée, collaboration on-premise et déduplication HDD au programme

Meet intègre une traduction en temps réel alimentée par l’IA, une fonctionnalité utile pour les équipes multisites ou multinationales qui cherchent à collaborer sans sacrifier la souveraineté de leurs données (contrairement à Teams ou Slack).

Synology Drive bénéficie également d’une mise à jour avec l’ajout de la recherche IA, réservée aux systèmes équipés d’un GPU compatible. La recherche devient sémantique : on décrit ce qu’on cherche en langage naturel, et le moteur remonte les fichiers correspondants (y compris en reconnaissant le contenu des images et des documents). Une fonctionnalité qui restera réservée aux configurations haut de gamme pour l’instant.

Déduplication et compression post-traitement… sous conditions

La troisième brique de DSM 7.4 concerne l’efficacité du stockage pour les volumes (disque dur). Synology introduit la déduplication et la compression post-traitement, 2 mécanismes permettant de réduire l’espace occupé sur le disque en éliminant les blocs redondants et en compressant les données après leur écriture. Pas mal, non ?

Les opérations sont planifiables (la nuit par exemple) pour ne pas impacter les performances du système. Cependant, cette fonctionnalité est exclusivement compatible avec les disques durs Synology. Les utilisateurs équipés de disques tiers ne pourront pas en bénéficier.

Mais aussi…

Côté améliorations, DSM 7.4 affiche désormais les méthodes d’authentification SMB supportées lors de la jonction à un serveur LDAP (NTLM, CIFS plaintext, Kerberos) et ajoute l’affichage des informations GPU dans l’Info Center.

Côté correctifs, la mise à jour règle plusieurs problèmes : une boucle de redirection infinie en configuration SSO, des échecs d’authentification avec des noms d’utilisateur contenant des caractères spéciaux, un dysfonctionnement du Link Aggregation 802.3ad apparu avec DSM 7.3, des accès réseau externes persistants après suppression des passerelles et des failles de sécurité dont CVE-2023-43115 (Ghostscript).

À noter également la mise à jour de plusieurs paquets comme PHP 8.2, Antivirus Essential, Node.js, High Availability… et PHP 8.1, Mail Station et Synology Mail Server ne sont plus supportés à partir de cette version.

Le noyau Linux reste en version 4.4 et Docker en version 24.0.2.

Modèles concernés et fins de vie

DSM 7.4 est la dernière version supportée pour un grand nombre de modèles comme les DS918+, DS718+, DS218+, DS1819+, DS2419+, RS2418+ (ainsi que les plus anciens modèles). A noter que les modèles de la série 16 sont encore compatibles avec cette nouvelle version… contrairement à l’annonce qui avait été faite avec DSM 7.3.

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En synthèse

DSM 7.4 est disponible depuis la page téléchargement du site officiel ou directement le site archive. Le fichier pèse environ 400 Mo et compter environ 10 minutes pour l’installation avec redémarrage.

Cette nouvelle version apporte DSM Agent (assistant IA contextuel), les bêtas de ChatPlus et Meet (collaboration on-premise avec traduction IA), la recherche sémantique dans Synology Drive (GPU requis) et la déduplication/compression post-traitement (disques Synology uniquement).

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