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Aujourd’hui — 23 avril 2026Flux principal

Nullroom - Un chat P2P qui s'efface en 15 minutes

Par : Korben ✨
23 avril 2026 à 10:00

Utiliser une conversation WhatsApp pour partager un mot de passe à un pote, c'est un peu comme écrire son code de carte bleue au marker dans des chiottes publics. Sauf que les messages, eux, restent des années dans l'historique car y'a personne qui viendra nettoyer ça. Heureusement, Nullroom vient régler ce genre de bricole en mode radical, avec un chat P2P chiffré qui s'autodétruit au bout d'un quart d'heure, sans avoir à vous créer de compte et sans laisser de trace côté serveur.

Alors comment ça fonctionne ? Hé bien vous cliquez sur "CREATE SECURE ROOM", un lien apparaît, vous le balancez à votre correspondant par le canal de votre choix (Signal, SMS, pigeon voyageur...etc), et hop, une session chiffrée s'ouvre entre vos deux navigateurs. Vous pouvez alors discuter, échanger éventuellement des fichier (jusqu'à 16 Mo max en beta), et après 15 minutes, la room s'évaporera. Purement et simplement et aucun serveur n'aura vu passer vos échanges (mis à par quelques bouts de métadonnées pour établir la connexion).

Sous le capot, y'a un truc crypto assez chouette qui est une clé de chiffrement AES-GCM 256 bits, générée côté client via l'API Web Crypto du navigateur, qui vit dans le fragment de l'URL (c'est la partie qui vient après le #). Et comme les navigateurs n'envoient JAMAIS ce fragment au serveur, vu que c'est un standard HTTP, vous êtes tranquille.

Et voilà comment votre clé de session n'existe que chez vous et chez votre correspondant. Le serveur de Nullroom ne la voit pas, même pas une microseconde. C'est le même trick que celui qu'utilise PrivateBin pour les snippets chiffrés, mais appliqué à du chat en direct.

Le flux de données, lui, passe en direct d'un navigateur à l'autre via WebRTC et le serveur ne sert comme je vous le disais plus haut, qu'à la poignée de main initiale.

Ensuite, les messages et les fichiers circulent en peer-to-peer, relayés via les serveurs TURN de Cloudflare quand votre NAT coince. Donc au pire, Cloudflare voit passer du trafic 100% chiffré, et pas le contenu en clair. Les logs serveur sont également désactivés sur les chemins des rooms, et les UUIDs de sessions vivent dans un Redis totalement volatile qui est nettoyé au bout de ces fameuses 15 minutes.

Niveau limites, une room c'est deux personnes max donc si vous cherchiez un remplaçant à Signal ou à Briar, ce n'est pas le bon outil. C'est juste une messagerie pour un échange ponctuel entre 2 personnes.

Et l'équipe ou l'entreprise derrière n'est pas affichée côté site (pas de mentions légales, pas de juridiction précisée), donc attention ! Ça reste du "faites-vous votre opinion" mais comme le code est open source (licence MIT) sur GitHub vous pouvez quand même l'analyser et monter votre propre infra Nullroom.

Pour le quotidien, c'est un service qui est bien foutu, que ce soit pour un mot de passe à filer à un collègue en télétravail, un lien temporaire à partager pendant une réu, une confidence à un pote qui n'a rien à faire dans les archives iMessage, ou encore un numéro de compte à transmettre vite fait avant que l'autre ne parte en vacances... Tous ces cas d'usage existent et la friction est quasi nulle donc c'est plutôt une bonne approche je trouve.

Voilà, si vous voulez tester le concept d'une conversation qui n'aura jamais eu lieu, filez sur nullroom.io.

À partir d’avant-hierFlux principal

OBS Studio 32.1 est de sortie avec un nouveau mixeur audio et débloque le simulcast WebRTC

Par : Korben
14 avril 2026 à 15:59

OBS Studio 32.1 est donc disponible, environ cinq mois après la 32.0, avec deux changements structurants pour les streamers et créateurs de contenu.

Tout d'abord, un mixeur audio entièrement repensé. Ensuite le support du simulcast WebRTC, qui change la donne pour quiconque diffuse en WHIP.

Le nouveau mixeur audio propose désormais des dispositions horizontale et verticale, un bouton dans la barre d'outils pour basculer de l'une à l'autre, et la mise en page verticale est devenue le défaut. Un bouton permet aussi d'activer ou couper le monitoring audio directement depuis le mixeur, sans passer par le menu des sources.

C'est un ajustement qui n'a l'air de rien, sauf qu'en live avec une dizaine de sources audio, gagner deux clics à chaque manipulation change vraiment la vie. Les anciens utilisateurs garderont la disposition horizontale s'ils la préfèrent. Rien ne leur est imposé.

Côté diffusion, le support du simulcast WebRTC est la grosse nouveauté technique que beaucoup attendaient. Dans les faits, la sortie obs-webrtc peut désormais envoyer plusieurs niveaux de qualité sur une seule piste WHIP. Les spectateurs sur des connexions plus lentes reçoivent automatiquement un flux adapté, sans avoir à configurer quoi que ce soit côté streamer.

C'est exactement ce que YouTube et Twitch font depuis des années en fait avec leurs encodeurs cloud propriétaires, sauf qu'ici c'est géré en local, open source, sur le protocole standard WebRTC/WHIP. Pour les indépendants qui diffusent sur leur propre infra, c'est plutôt pas mal.

Le changelog de la mise à jour mentionne aussi le retour des actions undo et redo pour les éléments de scène, plusieurs améliorations de sécurité, et un bitrate par défaut remonté à 6000 kbps (en phase avec ce que demandent aujourd'hui les plateformes 1080p60). Rien de spectaculaire donc, mais l'accumulation de petites nouveautés fait une vraie montée de version.

OBS est probablement le logiciel open source le plus influent du monde du streaming, utilisé par quasiment tous les créateurs qui ne veulent pas payer un encodeur propriétaire.

Cette version 32.1 confirme que le projet avance bien, à un rythme soutenu, après une période où certains s'inquiétaient d'un ralentissement.

Pour les streamers qui ont déjà un setup complet, l'upgrade se fait sans problème. Pour ceux qui diffusent en WebRTC/WHIP et qui galéraient avec l'absence de simulcast, c'est l'upgrade à faire dès maintenant.

Bref, une très bonne release pour un outil qu'on a tendance à tenir pour acquis.

Source : Phoronix

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