Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal

Portracker - Fini le bordel des ports qui plantent vos déploiements

Par : Korben
26 janvier 2026 à 09:00

"Merde, le port 8080 est squatté par quoi encore ???"

Si vous touchez un peu à l'auto-hébergement ou que vous gérez plus de trois services sur un serveur, vous avez forcément déjà hurlé cette phrase devant votre terminal. C'est le grand classique... on lance un nouveau conteneur, ça plante, et on finit par passer 20 minutes à faire des netstat ou des lsof pour comprendre qui fait la loi sur le réseau. Bref, c'est le bordel, et c'est exactement là que Portracker entre en scène pour nous sauver la mise.

Développé par Mostafa Wahied, Portracker n'est pas un énième scanner de ports réseau agressif façon Nmap, mais plutôt une vigie interne pour vos machines. C'est un outil auto-hébergé qui va scanner son propre hôte pour cartographier en temps réel (enfin, avec un rafraîchissement périodique réglable, généralement toutes les minutes) tous les services qui tournent et les ports qu'ils occupent. L'idée, c'est d'avoir une vue propre et centralisée pour dégager ce vieux tableur Excel que vous oubliez de mettre à jour une fois sur deux.

Le truc est super bien foutu, surtout pour les fans de Docker. Pour ceux qui se demandent comment ça se passe sous le capot, l'outil fait intelligemment la distinction entre les ports internes d'un conteneur et ceux qui sont réellement exposés sur l'hôte.

Alors oui, ça marche comment pour mapper tout ça ? En gros, ça utilise les API natives pour voir que votre instance Ghost est sur le 2368 en interne mais ressort sur le 8080 à l'extérieur. C'est le genre de truc qui évite bien des migraines quand on commence à empiler 50 conteneurs. Il y a même un support aux petits oignons pour TrueNAS pour les amateurs de NAS costauds.

Côté dashboard, c'est du propre puisqu'on est sur une interface moderne avec React, Tailwind et Shadcn UI, avec un mode sombre (évidemment) et des filtres en live qui répondent au quart de tour.

Mais la vraie force de Portracker, c'est sa capacité à bosser en meute. Vous pouvez connecter plusieurs instances entre elles via un système de "Peers" (en peer-to-peer donc) pour tout centraliser sur un seul tableau de bord. Pratique si vous avez un serveur chez vous, un VPS chez OVH et une vieille machine qui traîne dans un placard. Vous pouvez même organiser ça avec une hiérarchie parent-enfant pour mapper vos machines virtuelles sous leurs hôtes physiques respectifs.

Techniquement, c'est du solide mais ça reste léger : du Node.js avec Express et des WebSockets pour le backend, et une base SQLite (via better-sqlite3) embarquée pour ne pas avoir à se fader la conf d'une base externe. Pour le déploiement, ça se passe via Docker et pour les paranos de la sécurité (je vous vois ^^), sachez que l'outil supporte désormais l'utilisation d'un Docker Socket Proxy (genre celui de Tecnativa). Ça permet d'éviter de filer les droits root sur votre socket Docker à n'importe qui. Et depuis la version 1.2.0, vous pouvez même verrouiller l'accès avec une vraie authentification.

Notez que pour fonctionner correctement et aller fouiller dans les entrailles du système, l'outil a besoin de certaines permissions (les fameuses capabilities Linux). Il lui faudra généralement SYS_PTRACE, et éventuellement SYS_ADMIN si vous le faites tourner sur Docker Desktop ou macOS. C'est le prix à payer pour avoir une visibilité totale sur ce qui se passe dans les tuyaux.

Le projet cartonne pas mal sur GitHub et la communauté est super active donc si vous en avez marre de jouer à cache-cache avec vos ports, c'est clairement l'outil qu'il vous faut pour reprendre le contrôle de vos déploiements sans finir en PLS à chaque conflit de port 80. Et si jamais vous stressez sur la sécurité de vos ports Docker, n'oubliez pas qu'on peut aussi jouer avec les règles iptables pour blinder tout ça, mais ça, c'est une autre histoire !

Merci à AeroStream972 pour la découverte !

Envmap - Fini les fichiers .env qui traînent et finissent sur GitHub

Par : Korben
17 janvier 2026 à 19:00

Devinette du soir : Qu’est-ce qui est pire qu'un secret que vous avez oublié de cacher ?

Réponse : Des dizaines, des millions de secrets qui traînent sur GitHub parce que quelqu'un a eu la flemme de configurer un vrai gestionnaire de variables d'environnement !

Hé oui, les amis ! On a tous fait cette boulette au moins une fois (ou alors vous mentez, ou vous êtes un robot). On crée un petit fichier .env, on oublie de le rajouter au .gitignore, et paf, vos clés AWS se retrouvent à poil. Selon GitHub, c'est plus de 39 millions de secrets qui ont été détectés en fuite sur leurs dépôts en 2024. C'est du délire !

Envmap - Le gestionnaire de variables d'environnement qui tue les fichiers .env ( Source )

Du coup, au lieu de continuer à se farcir du bricolage avec des fichiers qui traînent en clair sur le disque, je vous propose de jeter un œil à Envmap .

C'est un outil écrit en Go dont l'objectif est de réduire au maximum l'écriture de vos secrets sur le disque dur. En mode normal, il va les pomper directement chez les grands manitous du stockage sécurisé comme AWS Secrets Manager, HashiCorp Vault, 1Password ou encore Doppler (même si pour l'instant, certains de ces providers sont encore en cours d'intégration).

Comme ça, au lieu de faire un vieux source .env qui laisse traîner un fichier sensible, vous lancez votre application avec envmap run -- node app.js. L'outil récupère les variables en RAM et les injecte dans le process. C'est propre, c'est net, et ça évite surtout de pousser par erreur votre config sur un repo public.

Pour ceux qui se demandent s'il faut quand même envoyer ses fichiers .env sur GitHub (spoiler : non, jamais !), Envmap propose une commande import pour ingérer vos vieux secrets. Et pour ceux qui ont besoin d'un stockage local, sachez qu'Envmap peut aussi chiffrer vos variables en AES-256-GCM, ce qui est quand même plus sérieux qu'un fichier texte lisible par n'importe qui. Notez aussi qu'il existe une commande sync si vous avez vraiment besoin de générer un fichier .env temporaire.

Perso, ce que je trouve vraiment cool, c'est l'intégration avec direnv. On rajoute une ligne dans son .envrc, et hop, les secrets sont chargés automatiquement quand on entre dans le dossier du projet. C'est magique et ça évite les crises cardiaques au moment du push.

D'ailleurs, si vous voulez aller plus loin dans la sécurisation de vos outils, je vous recommande de lire mon article sur SOPS ou encore ma réflexion sur l'usage de GitLab pour vos projets sensibles.

Bref, c'est open source (sous licence Apache 2.0), et avec ça, vous dormirez sur vos deux oreilles !

Cloud Native Days France - Le grand rassemblement DevOps et Open Source au 104

Par : Korben
14 janvier 2026 à 08:56
-- Article en partenariat avec Cloud Native Days --

Salut les copains !

Aujourd'hui j'ai envie de vous filer un petit rencard qui va plaire à tous ceux qui aiment l'infra, le dev et surtout l'esprit communautaire autour de tout ça. En effet, Aurélien, un fidèle lecteur, m'a envoyé un petit message pour me parler d'un événement qui se prépare et comme ça a l'air d'envoyer du bois, je relaie.

Ça s'appelle les Cloud Native Days France 2026 et c'est que c'est organisé par une équipe de 15 bénévoles (des vrais passionnés, pas des robots du marketing) et porté par une structure à but non lucratif. Selon les organisateurs, ils attendent plus de 2000 personnes le mardi 3 février 2026 au CENTQUATRE-PARIS (le fameux 104 pour les intimes ^^).

Alors autant vous dire qu'une bonne partie de la scène tech française va débarquer !

Au programme, on oublie le bullshit commercial et les présentations PowerPoint de 50 slides pour vous vendre un abonnement cloud hors de prix et on part sur de l'expertise pointue, du DevOps, du Cloud Native et bien sûr du gros morceau d'Open Source. Je vous parle de vrais RETEX (retours d'expérience) et de mecs qui savent de quoi ils parlent quand ils évoquent Kubernetes, le Platform Engineering ou la sécurité des infras.

Bref, enfin du concret pour vos méninges !

Il y aura aussi un village communautaire qui va mettre en avant des projets open source, des communautés vertueuses et des passionnés qui partagent leur savoir via des blogs ou des chaînes YouTube. C'est une ambiance que j'adore, car on peut discuter bidouille sans se faire harceler par un commercial en costume.

Voilà, donc si ça vous branche de venir apprendre des trucs ou juste de croiser du beau monde dans un lieu super sympa, je vous conseille de jeter un œil au programme complet. C'est une super occasion de sortir de son terminal et de voir du monde en vrai.

Bref, un grand bravo à Aurélien et toute son équipe de bénévoles pour le boulot.

Ça va être top !

Le programme et la billetterie sont là !

Azure DevOps local MCP Server reaches general availability

Par : IT Experts
16 octobre 2025 à 23:07
Microsoft has released the Azure DevOps local MCP Server as generally available, transitioning from public preview to production-ready status. The server enables AI assistants to access Azure DevOps data, including work items, pull requests, test plans, builds, and wikis. This allows IT professionals to automate DevOps workflows through natural language commands while maintaining data security within their local network.

Source

❌
❌