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Je me suis remis à la domotique grâce à un vieux mini PC et Claude Code

Par : Korben ✨
17 août 2026 à 12:02

Ce mois-ci, je suis en mode déménagement / vidage de cartons / montage de meubles Ikea et bien sûr, j'en profite pour réinstaller mon matos... Mon système d'alarme, mes caméras et un peu de domotique.

Sauf que la domotique, c'est pas mon kif car même si j'aime l'idée d'avoir des automatisations chez moi, ça fonctionne un moment, puis après ça ne fonctionne plus, souvent parce que les Raspberry Pi passent leur temps à corrompre les cartes SD... Puis surtout, je manque de temps pour me prendre la tête à régler des scénarios au poil de cul.

Mais là, c'est aussi un peu les vacances et y'a plusieurs paramètres qui ont changé. Déjà la nouvelle maison est plus petite. J'ai aussi un mini PC à disposition qui ne faisait pas grand chose. J'ai également une caisse de matos divers et variés (Zigbee / Zwave et autre) qui prend la poussière. Et puis les nouveautés dans ma vie, c'est bien sûr l'IA et Alexa.

Je me suis donc chauffé un peu, et je vais vous raconter ce que j'ai mis en place ces derniers temps.

Étape 1 : le mini PC qui dormait dans un carton

Le point de départ, c'est ce mini PC. Un NiPoGi Pinova P1 (lien affilié) que j'avais acheté en 2023, un Ryzen 3 4300U avec 16 Go de RAM et 1 To de SSD, qui n'avait jamais vraiment trouvé sa vocation. Complètement surdimensionné pour de la domotique, vous vous en doutez, et c'est exactement pour ça qu'il est parfait.

Parce que le vrai sujet, c'est pas la puissance, c'est le stockage. Mes install précédentes mouraient toutes de la même façon : une carte SD qui rend l'âme au bout de quelques mois d'écritures permanentes. Là, le système tourne sur un SSD, et rien que ça, ça règle le problème qui m'avait dégoûté les fois d'avant.

J'ai donc collé Home Assistant OS dessus, ce qu'on appelle HAOS pour les intimes. C'est la version "système d'exploitation" qui prend la machine entière et qui pilote tout elle-même, sans Linux à administrer en dessous ni Docker à maintenir. Et puis avec cette version, vous récupérez au passage le magasin d'add-ons et les sauvegardes automatiques, sans rien configurer. Sur une machine dédiée qui ne fait que ça, c'est franchement le mode le plus tranquille.

Et là, premier petit piège à savoir au niveau du BIOS si vous vous lancez... Pour démarrer, HAOS exige en effet que le mode UEFI soit activé et que le Secure Boot soit désactivé. Si vous zappez ça, votre clé USB ne bootera jamais et vous allez tourner en rond un bon moment.

Et tant que vous êtes dans le BIOS, y'a un troisième réglage dont la doc ne parle pas et qui est pourtant le plus important sur la durée : le comportement après une coupure de courant. Ça s'appelle "Restore on AC Power Loss", "After Power Failure" ou "AC Back Function" selon les marques, et il faut le passer sur "Power On". Sans ça, la moindre micro-coupure vous laisse une maison sans domotique jusqu'à ce que quelqu'un rentre appuyer sur le bouton. Et ça, croyez-moi, on n'en veut pas quand on est parti en vacances.

Le reste après, c'est du classique. Vous récupérez l'image générique x86-64 et vous la flashez sur une clé USB avec Balena Etcher. Attention à bien prendre haos_generic-x86-64 et pas une version pour Raspberry Pi ou pour machine virtuelle, sinon vous allez vous demander longtemps pourquoi ça ne démarre pas. Ensuite vous bootez le mini PC sur la clé, l'installeur écrit le système sur le SSD interne, et c'est plié. Vous retirez la clé, ça reboote, et l'interface vous attend :

http://homeassistant.local:8123

Si ça ne répond pas, c'est que votre box ne fait pas de mDNS, allez juste chercher l'IP dans sa liste de clients. Et voilà, un Home Assistant tout neuf.

Maintenant, passons à la suite parce que j'ai une caisse pleine de matos à réveiller.

Première galère : Faire parler le Zigbee

Dans ma caisse, y'avait notamment un dongle USB Sonoff (lien affilié) pour le Zigbee. Je le branche, et je décide de partir sur Zigbee2MQTT plutôt que sur ZHA, l'intégration native. Le choix se paye tout de suite en complexité (il faut un broker MQTT à côté, Mosquitto en l'occurrence), mais il se rembourse largement après, parce que Zigbee2MQTT expose absolument tous les réglages internes des appareils. Vous verrez plus bas pourquoi c'est déterminant.

Le mini PC qui va me faire oublier mes galères avec le Raspberry Pi

Sauf que rien ne s'est passé comme prévu. J'installe les modules recommandés, et Zigbee2MQTT n'apparaît tout simplement pas dans la liste. Bon. Une fois que j'ai réussi à le sortir de sa cachette, c'est la configuration du port série de la clé qui m'a offert un vrai moment de solitude : on modifie, on clique sur "Submit", ça a l'air de sauvegarder... et la page revient vierge, sans plus rien à sélectionner. Allez savoir si le réglage est passé ou pas !

Le truc à retenir en fait, c'est qu'il faut désigner la clé par son identifiant stable et pas par un /dev/ttyUSB0 qui peut changer au reboot. Le chemin ressemble à ça :

/dev/serial/by-id/usb-ITEAD_SONOFF_Zigbee_3.0_USB_Dongle_Plus_V2_...-if00

Une fois ça compris, le bridge est monté et n'a plus bougé. Mais c'est ce genre de conneries qui font lâcher la domotique à pas mal de monde, je pense.

Deuxième galère : mes appareils étaient otages du cloud

Deuxième claque, et celle-là est plus vicieuse. Mes prises connectées Meross, je les avais appairées à l'époque avec l'app du fabricant. Résultat, elles étaient déjà mariées au cloud Meross, et impossible de les récupérer proprement depuis l'app iPhone pour les basculer ailleurs.

La solution est donc passée par HACS, le magasin de composants communautaires, et un custom component qui s'appelle Meross LAN. L'intérêt, c'est qu'il parle aux prises en local, sur votre réseau, sans faire l'aller-retour par les serveurs du fabricant. Même logique avec l'app Sonoff LAN pour un interrupteur USB que j'avais (lien affilié). Vos automatisations continuent donc de tourner même quand le cloud du constructeur est dans les choux ou quand votre fibre est coupée.

J'ai aussi buté sur un cas plus tordu avec du matos Tuya car j'ai des appareil qui sont vendus sous une autre marque, avec leur app maison, et qui n'existent pas dans le cloud Smart Life sur lequel s'appuie l'intégration Tuya standard. Donc intégration cloud inutilisable... C'est vraiment le problème numéro un de l'objet connecté grand public, et c'est pour ça que je vous conseille de vérifier si un appareil a besoin du cloud avant de l'acheter, pas après.

Du coup, HACS est devenu mon meilleur pote sur ce chantier. J'y ai pris Meross LAN pour les prises, Sonoff LAN pour l'interrupteur, Alexa Media Player pour mes Echo et l'intégration Dyson. Il n'y a que mon capteur de qualité d'air air-Q qui était supporté nativement, sans rien avoir à installer.

Et pour faire tout ça, j'ai une arme secrète : Claude Code !

Et maintenant, la partie qui a vraiment tout débloqué. Parce que jusqu'ici, j'avais du matériel qui répondait, mais toujours zéro automatisation. Et c'est précisément là que je décrochais avant car l'éditeur graphique de Home Assistant devient vite limitant, et dès qu'on veut une condition un peu fine, on se retrouve à taper du YAML avec des templates Jinja et à se planter d'indentation ou de paramètres.

Du coup j'ai fait un truc très à la mode en ce moment... J'ai branché Claude Code directement sur mon Home Assistant via un serveur MCP conçu spécialement pour ça . En gros, le MCP c'est ce qui donne des outils concrets à l'IA. Grâce à ça elle peut lister mes entités, lire leur état en direct, et surtout écrire les automatisations dans HA. Je décris ce que je veux en français, il va regarder ce que j'ai réellement comme capteurs chez moi, et il écrit le scénario.

Et ça pour moi, ça change complètement le rapport tordu que j'ai à ma domotique. Et voilà comment en quelques jours, je me suis retrouvé avec 21 automatisations qui tournent, ce que je n'aurais jamais fait à la main. Pas parce que l'IA est magique, mais parce qu'elle supprime la friction. Je n'ai qu'à formuler les idées qui me passent par la tête et l'IA fait le job sans que j'ai à me galérer avec du paramétrage.

À noter que Home Assistant a aussi sa propre intégration Model Context Protocol Server depuis la version 2025.2, mais elle fait plutôt l'inverse : elle expose vos appareils à un assistant. Moi je voulais un truc qui écrive la config à ma place.

Mon vrai défi : Passer l'été sans clim

Voilà le scénario dont je suis le plus fier, parce qu'il résout un problème que j'ai vraiment dans cette nouvelle maison : pas de clim, et un bureau qui monte en température. Ce n'est pas que je ne veux pas en installer , c'est que je viens d'arriver, que y'a pénurie de ventilos et de pompes à chaleur et en plus je suis en location, donc ce n'est pas si simple que ça. Mes seules armes pour le moment, c'est donc un Dyson qui filtre et qui brasse, et des fenêtres à ouvrir au bon moment.

Mon fidèle ventilo !

Ce que j'ai fait du coup, c'est que le Dyson démarre tout seul quand l'air se charge en pollution et s'arrête quand c'est redevenu propre. Concrètement il se lance quand les PM2,5 dépassent 10 µg/m³ ou les PM10 dépassent 18 µg/m³ pendant 5 minutes d'affilée. Les 5 minutes de délai, c'est important car sans ça, un simple passage devant le capteur déclenche tout.

Mais le truc dont je suis vraiment content, c'est qu'il ne souffle pas pareil selon si je suis là ou pas. Si le capteur de présence me détecte, il démarre à 20% seulement, histoire de rester silencieux pendant que je bosse. Si je suis absent, il part direct à 100% et il purge la pièce à fond. Même logique pour les COV : au-dessus de 1000 ppb, c'est 30% en ma présence et 100% quand j'ai le dos tourné.

Le reste suit la même idée : une purge à fond pendant mon absence, un régime plus doux dès que je rentre dans la pièce, le mode nuit uniquement si je suis présent, et une alerte quand les filtres arrivent en bout de course.

Mais le vrai casse-tête, c'était l'aération. Parce que oui, quand l'air intérieur devient mauvais, la solution évidente c'est d'ouvrir les fenêtres. Sauf qu'en pleine canicule, ouvrir c'est la pire idée du monde : vous virez vos polluants et vous encaissez 35 degrés à la place. Je me suis retrouvé au départ plusieurs fois avec Alexa qui me disait d'aérer alors que c'était juste pas possible.

La solution que j'ai trouvé, c'est donc de mettre en place un scénario qui ne me conseille d'ouvrir que si quatre conditions sont réunies en même temps : il fait plus de 26 degrés chez moi, il fait au moins 2 degrés de moins dehors, l'air extérieur est plus sec que le mien, et la qualité de l'air extérieur est correcte. Alors let's go, Alexa me dit d'ouvrir les fenêtres. Et ça, elle le réévalue toutes les 10 minutes.

La condition sur l'humidité est celle à laquelle je n'avais pas pensé au départ, et que Claude Code m'a conseillé de lui-même, et c'est pourtant la plus utile. Comparer les températures toutes seules, ça ne suffit pas, c'est pourquoi le scénario compare les points de rosée, et pas les pourcentages d'humidité. Parce que de l'air à 24 degrés bien humide vous rafraîchit beaucoup moins que de l'air à 25 degrés bien sec, et vous vous retrouvez avec une pièce moite que vous mettrez la nuit à assécher.

Les notifs que j'ai sur le smartphone et qui sont lues par Alexa

Petite subtilité technique au passage : je ne regarde pas la température qu'il fait dehors, mais la plus chaude des deux prochaines heures. Ça évite d'ouvrir dix minutes avant que ça remonte. Et ça oblige à passer par un helper, parce qu'un template Home Assistant ne peut pas appeler un service tout seul... il faut donc une automatisation qui va chercher la prévision et la dépose dans une variable, toutes les 10 minutes.

Et surtout, il me dit quand refermer, avant que la chaleur ne revienne. Là, je referme quand la fraîcheur est acquise, quand la prévision annonce que c'est fini, ou quand l'air du dehors se dégrade. Et le message diffusé par Alexa m'explique laquelle des trois raisons s'applique.

Deux petits helpers mémorisent aussi qu'une aération est déjà en cours, histoire qu'Alexa ne me répète pas la même chose toutes les cinq minutes. Et si je m'absente pendant l'opération, j'ai droit à un rebriefing en rentrant.

Au passage, j'ai fait deux erreurs de débutant. La première c'est que j'avais posé mon capteur de qualité d'air juste à côté de la fenêtre. Il mesurait donc l'air de la rue et pas celui de mon bureau, et les scénarios se déclenchaient n'importe quand. Déplacé au fond de la pièce, tout est redevenu cohérent. Bref, placez vos capteurs là où vous vivez, pas là où c'est pratique à brancher.

La seconde, c'est que j'ai fini par limiter les annonces vocales sur la plage 8h-22h parce que se faire réveiller à 3h du matin par une enceinte qui vous parle de particules fines, ça vous passe l'envie de la domotique très vite !

Et si vous n'avez pas de clim non plus et que vous cherchez plus radical, Vincent avait aussi testé un rafraîchisseur pendant la canicule .

Le petit capteur qui a tout changé

Dans ma caisse à domotique, y'avait aussi un détecteur de présence Moes (lien affilié) en Zigbee, à ondes millimétriques, ce qu'on appelle un capteur mmWave. Un petit module qui coûte trois fois rien, et c'est clairement ma meilleure surprise de tout ce chantier.

Parce qu'un détecteur de mouvement classique, un PIR, détecte la chaleur qui bouge. Donc quand vous êtes assis à votre bureau en train de lire ou de regarder une vidéo, au bout de deux minutes il décide que la pièce est vide et vous éteint la lumière. Alors que le mmWave, lui, détecte la présence statique : il vous voit même immobile, parce qu'il capte les micro-mouvements et la respiration. Pour un bureau, c'est le jour et la nuit !

Le capteur AirQ à gauche / Le capteur mmWave à droite

Et c'est ici que le choix de Zigbee2MQTT paye enfin, parce qu'il expose tous les réglages internes du capteur. J'ai pu fixer la distance de détection à 225 cm, les sensibilités de mouvement et de présence statique à 4 sur 5, et un délai avant extinction de 20 secondes. Ce réglage de distance est important puisque le capteur peut porter jusqu'à 6 mètres, et à pleine portée il traverse allègrement une cloison pour aller détecter la pièce d'à côté.

Le résultat, c'est que quand j'approche de mon bureau, ma barre lumineuse BenQ s'allume toute seule via mon interrupteur Sonoff. Une deuxième automatisation allume la lampe d'ambiance sur une prise Meross, et une troisième éteint tout quand je quitte la pièce.

Et surtout, le déclencheur n'est pas la présence, mais la distance : la barre s'allume quand la cible passe sous 175 cm et ce chiffre-là, je ne l'ai pas sorti de mon chapeau. J'ai relevé 25 mesures en me plaçant assis, debout et en circulant derrière le bureau. Comme ça, un seuil serré exclut proprement tout ce qui n'est pas moi devant mon écran. Si vous devez retenir une chose sur le mmWave, c'est de bien noter vos vraies distances avant de choisir un seuil, sinon vous passerez des semaines à corriger des déclenchements bizarres.

Rien de spectaculaire au final, mais c'est un super confort !

Et forcément, des trucs ont cassé

Parce que non, même avec l'IA tout ne marche pas du premier coup. Une nuit, je quitte le bureau juste après minuit, et le lendemain matin je retrouve toutes les lumières allumées. Huit heures dans le vide. L'automatisation d'extinction sur absence n'était pourtant pas cassée : elle n'a simplement jamais eu l'information qu'il fallait pour se déclencher.

Le coupable, c'est le défaut classique des radars mmWave : la cible fantôme. Le capteur s'est verrouillé sur un écho statique et a continué à annoncer quelqu'un dans la pièce, en oscillant tranquillement entre 241 et 269 cm toute la nuit. Pour Home Assistant, j'étais donc toujours là. C'est ça la contrepartie de la détection statique... quand un radar voit quelqu'un d'immobile, il ne sait pas faire la différence entre vous et un artefact.

La parade, c'est donc une automatisation garde-fou : si la cible reste au-delà de 175 cm pendant 90 minutes d'affilée alors que les lumières sont allumées, on éteint tout. Le seuil reprend la calibration de la barre BenQ, et les 90 minutes valent le double de la plus longue plage légitime que j'aie observée sur trois jours (49 minutes). Elle ne remplace pas l'extinction sur absence, mais rattrape le cas où celle-ci n'a jamais pu partir.

Bref, l'IA écrit vite les scénarios c'est sûr, mais elle ne les teste pas en conditions réelles dans votre vraie maison. Un scénario parfait sur le papier peut très bien ne jamais se déclencher parce qu'un capteur ment donc il faut comprendre ce qui a été écrit, et surtout aller regarder l'historique quand quelque chose cloche.

Et puis y'a les petites morts silencieuses... Une de mes prises connectées est passée en "unavailable" et y est restée plusieurs jours sans que je m'en rende compte. C'est un autre piège de la domotique... Quand un truc tombe, rien ne vous prévient, ça arrête juste de marcher. D'où l'intérêt d'avoir aussi des automatisations qui surveillent votre installation elle-même, et pas seulement votre maison.

Voilà, c'est un petit début, mais ça me permet de me remettre en selle tranquillement. En tout cas, l'option mini PC + LLM est un bon choix pour avoir une install domotique rapidement fonctionnelle, je pense.

La suite du programme

Ce que j'ai fait aussi c'est installer Tailscale sur le mini PC, pour accéder à mon Home Assistant depuis l'extérieur sans ouvrir le moindre port sur ma box. C'est de loin la méthode la plus propre, et c'est gratuit pour un usage perso.

Ensuite, je pense que je vais sortir les ESP32 du tiroir. L'add-on ESPHome est déjà installé, il ne me manque plus que le courage de m'y mettre. Si ça vous tente, j'avais montré comment transformer un ESP32 à 5 euros en capteur domotique.

J'ai aussi pas mal de matos Z-Wave à recycler, donc je pense que je vais aussi prendre une petite clé Z-Wave à rajouter sur l'ordi.

Voilà pour ce début d'aventure domotique dans mon nouveau chez moi. Pour le moment, je me suis surtout concentré sur l'aération, la pollution, la gestion de la chaleur mais je pense que j'aurais de nouveaux scénarios qui viendront peupler mes rêves dans les semaines qui viennent et je ne manquerai pas de vous en causer.

Pascal Editor - Le plan 3D se dessine pendant que Claude bosse

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 18:58

J'ai jamais fait construire de maison mais je crois savoir que dessiner le plan de sa maison en 3D, ça passe encore par un logiciel assez lourd à installer + une licence, sans oublier l'interface façon Micro Applications de 2003 (qui s'en souvient ??). C'est pourquoi Aymeric Rabot et Wassim Samad ont pris le problème autrement avec Pascal Editor, un éditeur de bâtiments 3D qui tourne simplement dans un onglet de navigateur. Et en plus, c'est gratuit, open source (licence MIT) et surtout sans inscription.

Vous tracez les murs à la souris, puis viennent les zones, les dalles, les plafonds et les toits. Les portes et les fenêtres sont paramétriques, posez-les sur une cloison, la découpe se fait toute seule en géométrie booléenne via three-bvh-csg. Le mobilier s'accroche au sol, au mur ou au plafond selon l'objet ( allez regarder cet exemple ! )

Tout ça s'organise en Site, Bâtiment, Niveau, puis pièces. Le rendu passe par Three.js en WebGPU, la scène est sauvegardée en local dans IndexedDB, et l'historique remonte 50 étapes en arrière. Sauvegardez ou partagez un projet en ligne par contre, et il part sur leurs serveurs.

Le projet propose aussi @pascal-app/mcp sur npm, un serveur Model Context Protocol qui expose la scène 3D à un agent. Vous installez le package, et la commande pascal-mcp branche Claude Desktop, Claude Code, Cursor ou Codex directement sur votre plan (votre scène part alors chez le fournisseur du modèle, forcément).

Ça donne une trentaine d'outils utilisables en langage naturel : create_room pour sortir une pièce complète depuis un polygone, add_door et add_window sur un mur donné, furnish_room qui meuble selon le type de pièce, measure, check_collisions pour repérer les objets qui se chevauchent, et undo si l'agent part en vrille. Trois prompts sont livrés avec, dont from_brief qui transforme une phrase du genre "un 2 pièces dans 80 m²" en suite de modifications.

Deux outils lisent aussi des images, un pour les plans scannés, un pour les photos de pièce. Attention, ils n'embarquent aucun modèle de vision mais utilisent la capacité sampling du protocole, autrement dit c'est le modèle de votre client MCP qui regarde l'image.

Et puis il y a la synchro. Le serveur écrit dans une base SQLite locale, et la page de l'éditeur s'abonne au flux d'événements. Résultat, vous gardez l'onglet ouvert à côté de votre fenêtre de chat et vous voyez les murs apparaître au fur et à mesure que l'agent travaille. J'avais montré le même genre de bascule avec n8n qui laisse une IA piloter ses workflows , sauf qu'ici le retour est visuel et immédiat.

Côté interopérabilité, un convertisseur avale les fichiers IFC, le format d'échange du BIM, et l'export sort en GLB, STL ou OBJ. Cet export est d'ailleurs arrivé par des contributeurs extérieurs, pas par l'équipe, c'est pour vous montrer à quel point le projet est bien soutenu ! De quoi ensuite passer votre plan dans Blender, ou le texturer avant impression 3D . Un système de plugins permet aussi d'ajouter ses propres types d'objets, avec un exemple officiel qui plante des arbres et des fleurs.

Si vous voulez tester, l' éditeur s'ouvre direct dans le navigateur , et le code est sur GitHub. À vous de voir si vous dessinez tout vous-même ou si vous déléguez à l'IA.

Merci Letsar pour le lien !

Source

GitWand - Il trie vos conflits Git et vous montre pourquoi

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 18:52

perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^.

Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des conflits avec Git et vous laisse gérer le reste.

Gitwand, c'est donc un client Git open source, sous licence MIT, qui classe chaque bloc conflictuel selon des règles fixes et ne résout automatiquement que ceux dont le résultat ne fait aucun doute.

Pour cela, il dispose de plusieurs patterns déterministes :

  • same_change, c'est quand les deux branches ont écrit exactement la même chose.
  • whitespace_only ne voit qu'une indentation qui a bougé,
  • reorder_only les mêmes lignes remises dans un autre ordre.
  • Un numéro de version qui change, lui, tombe dans value_only_change.
  • Et puis il y a complex, le fourre-tout des modifications qui se chevauchent pour de vrai. Celle-là n'est jamais tranchée toute seule.
  • git rerere rejoue les résolutions que vous avez déjà tranchées à la main,
  • et Mergiraf se branche directement dans git merge pour arbitrer en lisant l'arbre syntaxique de votre code.

Ce qui change ici, c'est que chaque décision est justifiée. En effet, chaque bloc reçoit un score de confiance ainsi qu'une trace qui nomme le motif retenu ligne par ligne.

Par exemple, si une branche écrit const theme = 'dark', et l'autre const theme = localStorage.getItem('theme') ?? 'dark', hé bien l'outil garde la seconde, étiquette sa décision prefer-theirs, et affiche 97 % de confiance à côté.

Sur la page d'accueil, l'outil annonce 95 % des conflits triviaux résolus automatiquement. Le moteur est aussi exposé aux agents IA via un serveur MCP, ce protocole qui branche des outils externes sur des assistants comme Claude Code ou Cursor. L'installation se fait comme ceci : claude mcp add gitwand -- npx -y @gitwand/mcp.

L'agent réclame un aperçu, récupère les blocs déjà réglés, et ne garde que les cas ambigus, avec les trois versions du code sous les yeux. Le modèle ne touche qu'à ce qu'aucune règle ne sait faire, soit l'inverse de ce qu'on voit d'habitude.

Le projet est jeune et ça se voit. Mais ça vaut le coup d'essayer parce que je pense que ça peut rendre de nombreux services. L'app existe pour macOS, Linux et Windows, l'interface est traduite en français, et elle se double d'une ligne de commande (npm i -g @gitwand/cli) et d'une extension VS Code.

Si l'interface graphique vous tente, je vous avais montré Gittyup dans le même registre, et pour les irréductibles du terminal j'avais présenté Lazygit .

À vous maintenant de commencer par gitwand resolve --dry-run --verbose pour voir "à blanc" ce qu'il trouve et comment il aurait tranché pour le merge.

Merci à Laurent pour le lien !

Source

Comment j'ai fait mon catalogue de vide-maison sans toucher à Figma

Par : Korben ✨
6 juillet 2026 à 11:30

Je déménage bientôt, et comme je quitte ma jolie campagne pour aller dans un endroit plus petit et sans nature (ouin), je dois me débarrasser de pas mal de matériel... Ponceuse, débroussailleuse, taille-haie, tronçonneuse, canapé, tracteur tondeuse.... la totale quoi. Et Le Bon Coin, même si à un moment, je vais devoir y passer, ça me stresse. Je me suis déjà fait menacer par un connard, quand je vendais ma Clio y'a longtemps et entre les acheteurs fantômes et les négociateurs relous, je trouve que les gens s'y comportent comme des bêtes. Du coup, pour commencer en douceur, j'ai choisi la méthode old school à savoir faire un petit catalogue recto verso glissé dans les boîtes aux lettres des voisins.

Sauf qu'aligner des colonnes sur un logiciel de mise en page un soir de semaine, ça heurte très violemment ce que je peux encaisser émotionnellement en ce moment ^^. L'idée m'est donc venue de prendre un petit abonnement et de tester Figma MCP (la passerelle qui laisse un agent IA piloter Figma à votre place) branché à Claude Code : vous donnez votre brief (idées, textes, prix) et un dossier de photos, et l'agent construit la mise en page à votre place.

Comme ça, plus besoin de toucher à rien.

Et si je fais cet article, c'est parce que j'ai été impressionné ! Ça fonctionne super bien. J'ai pas eu besoin de faire 50 aller-retour du genre "décalle ce truc de 2 px vers la gauche" et l'IA s'est démerdée pour tout faire rentrer sur un A4 recto verso.

Puis après, j'ai fait le même tour de magie avec la plaquette commerciale qui sert à vendre du sponsoring sur le site (le Patreon , aussi généreux soit-il, ne permet pas encore d'en vivre sans annonceurs, sniiiif). Je lui ai donné mes data, je lui ai dit ce que je voulais et Claude Code a réalisé le design et assemblé les slides à partir de tout ça.

Figma MCP, pour ceux qui débarquent, ça désigne le Model Context Protocol appliqué à Figma. C'est un standard ouvert qui permet à un agent IA comme Claude Code de discuter directement avec un logiciel, ici Figma. En clair, l'agent peut lire ce qui se passe dans votre fichier ET écrire dessus, créer des frames, poser du texte, aligner des composants, un peu comme si vous étiez aux commandes vous-même, sauf que c'est vous qui donnez les instructions et lui qui exécute.

Pour l'activer, ouvrez Figma desktop, créez un nouveau document DESIGN

Puis basculez en Dev Mode (raccourci Shift+D ou le bouton tout en bas de l'écran) où la section MCP server du panneau d'inspection permet d'activer un serveur local, à l'adresse http://127.0.0.1:3845/mcp.

Ensuite, pour que Claude Code construise et modifie réellement votre design comme je l'ai déjà fait pour mon catalogue, vous devrez le connecter au MCP de Figma depuis votre terminal avec cette commande :

claude mcp add --transport http figma https://mcp.figma.com/mcp

Une fenêtre d'authentification s'ouvre, vous validez avec votre compte Figma, et c'est plié ! Anthropic propose aussi un plugin tout-en-un si taper la commande à la main vous gonfle. Notez que cette connexion gratuite est en bêta, et Figma a prévenu que ça basculera un jour sur un modèle payant à l'usage. C'est tellement dommage de faire payer pour ça...

Reste ensuite à coller le lien du document Design dans votre prompt (ou à sélectionner le bon frame), et l'agent saura exactement où écrire.

Pour faire un peu de PAO, un petit design ou une présentation à monter vite fait, c'est super fluide. Moi j'ai branché mon outil Kassis (anciennement VoxDrop), j'ai tout dicté dans Claude Code et j'ai obtenu ce que je voulais sans effort. Claude est même parti chercher des infos sur le matos en ligne.

Figma est un chouette outil et il n'a pas l'air si complexe que ça mais quand on n'a pas envie d'apprendre à maîtriser toute cette machinerie pour faire un mini truc, ce MCP est bien pratique. Il sait tout gérer, les calques, composants, auto-layout, et compagnie et ça annihile totalement cette courbe d'apprentissage qui m'aurait fait perdre du temps sur d'autres projets plus importants.

Si vous bossez régulièrement sur des prez, des maquettes ou tout ce qui ressemble à de la PAO, ça vaut clairement le coup d'essayer en tout cas, même si vous maîtrisez Figma.

NanoKVM-Go - Le KVM USB-C qui garde vos écrans en mémoire

Par : Korben ✨
2 juillet 2026 à 11:53

La société Sipeed vient d'annoncer la sortie d'un nouveau KVM USB-C qui je pense va vous intéresser. Il s'appelle le NanoKVM-GO, il fait la taille d'une grosse boite d'allumettes et permet de prendre le contrôle de n'importe quel appareil capable de cracher de la vidéo via son port USB-C.

Donc y'a juste besoin d'un câble, et pi c'est tout. Que ce soit un iPhone 15 ou supérieur, un MacBook, un Steam Deck, un mini PC Windows, un smartphone Android, no problemo, le boîtier s'intercale entre vous et la machine, capture l'écran en 4K, simule le clavier et la souris, et vous laisse piloter le tout depuis un simple navigateur, où que vous soyez.

Il existe également une version Go+ de la bestiole qui embarque ce que Sipeed appelle sobrement une "Ambient Screen Intelligence", comprenez une fonction à la Microsoft Recall où le boîtier photographie votre écran en continu, conserve jusqu'à 180 jours de captures en local, et vous laisse fouiller tout ça à la recherche textuelle. Bref, ce que Redmond avait proposé et qui avait fait hurler tout le monde, bah là c'est pareil mais en version hardware.

Donc comme je vous le disais, y'a plus qu'un seul câble USB-C vers la cible (DP Alt Mode pour la vidéo, HID pour le clavier et la souris, disque virtuel pour booter des ISO), et l'hôte se connecte au boîtier en WiFi. La latence annoncée est de 60 ms en 1080p, jusqu'à 100 ms en 4K. Le boîtier tire son jus du port USB-C de la cible (5 V), avec un second port pour la charge passthrough et le contrôle de petits FingerBot.

Ça permet ainsi de régler 2 des plus gros problèmes des outils de prise de contrôle à distance comme TeamViewer ou VNC :

  1. L'accès au BIOS qu'aucun logiciel ne peut jamais atteindre
  2. Le freeze de l'app ou de l'OS qui rend inopérant un TeamViewer par exemple

Avec un boitier KVM, vous rebootez comme vous voulez et vous avez toujours la main. En tout cas, je suis content de voir que l'usine à câble d'il y a 10 ans devient maintenant ultra minimaliste. Perso, j'adore !

Maintenant, la fonction "Recall", on aime ou pas mais déjà c'est optionnel et ensuite, tout reste en local. Alors c'est vrai, et c'est "déjà ça". Mais bon, ça conserve quand même 6 mois de data de tout ce qui est affiché sur vos écrans (mails, mots de passe tapés, conversations, documents), accessible à distance à qui a le mot de passe (et le bon Tailscale). C'est une surface d'attaque qu'il faut prendre en compte, surtout que c'est le même fabricant qui s'était déjà fait prendre avec un micro non documenté dans un de ses KVM . Pas de quoi paniquer cependant car c'est optionnel. Et pour de la bidouille perso / auto-hébergement, ça reste un super jouet. Après, en entreprise, faudra voir...

Sipeed expose aussi toutes les fonctions du KVM via un serveur MCP, le protocole d'Anthropic pour relier les LLM à des outils. Vous branchez votre agent IA préféré dessus, et il va vraiment pouvoir s'éclater en prenant physiquement la main (à 6 doigts forcément ^^) sur la souris et le clavier de la machine.

Sur un KVM IP , on sait depuis longtemps que la moindre faille ouvre la porte à tout et là, vous déléguez volontairement cette porte à un modèle, donc une fois encore, à vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

Le projet est sur Kickstarter, le GitHub et le wiki sont encore vides au moment où j'écris, car la campagne vient d'à peine démarrer. Notez que son concurrent direct, le GL.iNet Comet Q, a déjà rempli son objectif de financement en quelques minutes, lui, donc je pense que Sipeed a toutes ses chances en jouant cette carte de la compacité (45 × 40 × 15 mm), de la 4K et du stockage embarqué (16 Go sur le Go, 64 Go sur le Go+, assez donc pour trimballer des ISO bootables).

Le SoC n'est pas officiellement nommé mais c'est quasi certain qu'il s'agit d'un Axera AX630C avec un NPU à 3,2 TOPS (le même cœur que le NanoKVM Pro 4K quoi).

Les premiers prix Early Bird tournent autour de 59 dollars pour le Go, 79 dollars pour le Go+. MSRP annoncé à 89 et 129 dollars une fois la campagne terminée et côté expédition, Sipeed promet une livraison mondiale depuis Shenzhen, sans date ferme pour l'instant.

Bref, si vous voulez piloter n'importe quelle machine USB-C à distance et que l'idée d'un agent IA qui clique tout seul ne vous fait pas trop flipper, ça peut vous intéresser.

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