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Hier — 3 juin 2026Flux principal

HTTP/2 Bomb : une mini-requête suffit pour faire tomber nginx, Apache ou IIS

3 juin 2026 à 18:19

Il y a des failles qui réclament un arsenal de hacker chevronné, et puis il y a HTTP/2 Bomb, qui se contente de quelques kilo-octets pour faire vaciller des serveurs parmi les plus utilisés de la planète. Dévoilée le 2 juin sous la référence CVE-2026-49975, elle s'attaque à HTTP/2, le protocole qui transporte une bonne partie des pages que vous consultez chaque jour.

Le résultat ressemble à une mauvaise blague. Une poignée d'octets envoyés au bon endroit, et la mémoire vive du serveur se met à enfler jusqu'à engloutir des dizaines de gigaoctets en quelques secondes, jusqu'à ce que la machine ne réponde plus à personne.

On parle ici d'une attaque par déni de service, un DoS dans le jargon, dont le but n'est pas de dérober quoi que ce soit mais d'asphyxier le serveur. Rien de bien neuf, donc, sauf que l'ampleur du désastre, elle, l'est totalement.

Toute l'astuce tient dans le mariage de deux mécanismes connus depuis des lustres. HTTP/2 sait compresser les en-têtes des requêtes pour éviter de répéter cent fois la même chose, et c'est précisément cette générosité que l'attaquant retourne contre le serveur, en faisant référence des milliers de fois à un en-tête glissé une seule fois, si bien que la machine réserve de la mémoire à tour de bras pour quelque chose qui, au départ, ne pèse presque rien. C'est le principe de la bombe de décompression, ce fichier piégé minuscule qui se déplie en montagne de données dès qu'on l'ouvre.

Et comme si ça ne suffisait pas, l'attaquant fait mine de ne pas pouvoir recevoir la réponse, ce qui interdit au serveur de boucler sa tâche et de relâcher ce qu'il a accumulé. Quelques octets envoyés de loin en loin, et la connexion reste ouverte indéfiniment. C'est diabolique de simplicité.

Les chiffres, eux, font carrément peur. Sur Envoy, les chercheurs ont mesuré un rapport de plus de 5 000 pour 1, avec 32 Go engloutis en une dizaine de secondes, là où Apache craque en moins de vingt secondes et nginx comme IIS en moins d'une minute. Une simple connexion domestique à 100 Mb/s peut donc mettre à genoux une infrastructure entière.

Le plus déroutant dans cette histoire, c'est que les deux ingrédients de la recette traînaient en accès libre depuis des années. Il aura fallu attendre l'équipe de Codex, et le chercheur Quang Luong, pour avoir l'idée de les mélanger et constater les dégâts.

Du côté des correctifs, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. nginx a réagi avec sa version 1.29.8 et une nouvelle option pour brider les en-têtes, Apache a corrigé dans mod_http2 2.0.41, mais Microsoft IIS, Envoy et Cloudflare Pingora attendaient encore leur rustine au moment de la divulgation.

Bref, vieille recette, ingrédients connus, mais cocktail dévastateur. Si vous gérez un serveur en HTTP/2, allez vérifier vos versions avant qu'on ne teste la recette à votre place.

Source : The Hacker News

Soft Serve - Le serveur Git auto-hébergé dans le terminal

Par : Korben ✨
3 juin 2026 à 13:24

Monter son propre serveur Git, ça rime souvent avec déployer une usine à gaz bourrée d'options qu'on n'utilisera jamais. Heureusement, Soft Serve prend le contre-pied total de tout ça ! Ce serveur Git self-hosted de charmbracelet (la bande derrière Bubble Tea, Glow, Freeze et Gum) fait sa vie dans le terminal et se pilote via SSH.

Un coup de brew install charmbracelet/tap/soft-serve (ou Docker, ou go install), vous lancez soft serve et hop, vous voilà avec un serveur Git complet qui tourne grâce à un seul binaire. Pour parcourir vos dépôts, pas besoin de navigateur, vous vous connectez juste en SSH et une petite interface en mode texte s'ouvre direct dans votre terminal. Genre ssh git.chezvous.net, et vous voilà en train de naviguer dans l'arborescence, lire les fichiers avec coloration syntaxique, fouiller les commits. Le tout sans quitter le shell !

Créer un dépôt, ça se fait en une ligne :

ssh -p 23231 localhost repo create mon-projet

Ou alors vous pouvez pousser directement et soft-serve fabrique le dépôt à la volée :

git remote add origin ssh://localhost:23231/mon-projet
git push origin main

Le 23231 dans l'URL, c'est le port SSH par défaut de soft-serve, et vous pouvez le changer dans la config si jamais il vous gêne.

Côté accès, l'autorisation se gère avec les clés SSH publiques. Vous disposez de 4 niveaux de droits (no-access, read-only, read-write et admin-access), vous ajoutez les clés de vos potes ou collègues, et c'est réglé. Attention quand même, par défaut l'accès anonyme en lecture seule est activé, donc pour des dépôts un peu sensibles, basculez le réglage anon-access sur no-access avant de tout pousser. D'ailleurs le serveur cause aussi en HTTP et en Git protocol si vous préférez cloner autrement, avec des tokens d'accès pour le HTTP.

Soft-serve ne cherche surtout pas à remplacer une forge puisqu'on ne peut pas faire de pull requests, y'a pas de système d'issues, ni de CI intégrée. Si vous voulez tout cet attirail, Forgejo restera le bon choix...

Soft-serve ne fait UNE chose : héberger vos dépôts Git proprement, accessibles en SSH, sans chichi. Pour 5 repos perso ou le dépôt d'une petite équipe sans revue formelle, c'est pile poil ce qu'il faut si vous aimez le minimalisme.

Il gère également le Git LFS pour les gros fichiers, les webhooks pour brancher vos automatisations, les hooks Git côté serveur, et même une fonction mirror qui récupère un dépôt distant et le resynchronise tout seul toutes les 10 minutes. Très pratique donc pour garder une copie de vos dépôts GitHub en cas de pépin. Et pour le stockage, derrière c'est SQLite par défaut, ou PostgreSQL si vous voyez plus grand.

Notez que pour le moment, soft-serve n'accepte pas les nouvelles clés RSA en SHA-256, mais uniquement les vieilles RSA en SHA-1 ou des clés Ed25519. Donc si votre connexion SSH se fait jeter sans raison apparente, c'est sûrement ça. Le plus simple, c'est donc de générer une clé Ed25519 et de ne plus y penser...

Et tout ça tombe à pic cet outil je trouve parce qu'entre les Pays-Bas qui migrent vers Forgejo et Ghostty qui claque la porte de GitHub , rapatrier son code chez soi c'est un peu ce qu'on devrait tous faire en ce moment.

C'est codé en Go, sous licence MIT, et c'est dispo aussi bien sur Linux que macOS et Windows ici : soft-serve !

À partir d’avant-hierFlux principal

Votre bluetooth est en rade sur Linux ? Il existe une solution

27 mai 2026 à 14:39

Une mise à jour récente du noyau Linux a cassé le support de certains adaptateurs Bluetooth MediaTek, ceux qui sont intégrés aux puces Wi-Fi qu'on trouve sur beaucoup de cartes mères modernes.

Le résultat : votre clavier sans fil, votre souris ou votre casque Bluetooth ne se connectent plus après la mise à jour. Pour les utilisateurs Linux, c'est le genre de régression franchement pénible, pour rester poli.

Al Williams raconte sur Hackaday avoir traqué le problème jusqu'à un fichier précis du noyau : btmtk.c, le pilote qui gère les puces Bluetooth MediaTek. Deux lignes de code suffisent à contourner le problème. Sa rustine consiste à remplacer une fonction de gestion d'erreur par une instruction qui marque la sortie comme "non terminée" et continue. C'est pas génial sur le papier, mais ça fait remarcher le matériel le temps qu'un correctif officiel arrive en amont.

Le problème, c'est que ce n'est pas un simple paramètre à changer. Il faut récupérer les sources du noyau, installer la boîte à outils de compilation, patcher la ligne concernée, recompiler juste le module problématique, l'installer dans /lib/modules, et rebooter.

Deux lignes. Pour un développeur Linux, c'est la routine. Pour un utilisateur lambda qui a juste envie que sa souris remarche, c'est franchement relou.

Al teste sa rustine sur OpenSUSE Tumbleweed (une distribution Linux à mises à jour continues), mais la procédure marche aussi sur Debian, Ubuntu et la plupart des autres distros, avec quelques ajustements de chemins. Il insiste : c'est temporaire. Le bug est connu des développeurs du noyau, et le correctif définitif devrait remonter dans les prochaines versions stables.

Le truc un peu naze, c'est que Bluetooth sur Linux a longtemps eu la réputation d'être un cauchemar. La situation s'était nettement améliorée ces dernières années avec BlueZ (la pile Bluetooth officielle de Linux) et le support natif dans la plupart des distros. Voir une régression d'envergure refaire surface en 2026 sur du matériel grand public, ça refait grincer des dents les vieux Linuxiens qui pensaient avoir refermé ce chapitre.

Et puis ça illustre bien le modèle de développement du noyau. Les régressions arrivent parce que le code évolue très vite et que tout le matériel ne peut pas être testé en permanence. Quand ça pète, la communauté patche. Quand le patch est validé, il remonte. C'est lent, mais ça finit toujours par marcher. Le truc, c'est qu'entre les deux, vous restez avec votre clavier Bluetooth en rade .

Si vous êtes touché par le problème, l'article complet d'Al Williams sur Hackaday donne toutes les commandes pas à pas . Le fix est documenté ligne par ligne, ça prend une trentaine de minutes pour quelqu'un qui est très à l'aise avec un terminal.

Source : Hackaday

ssh-keysign-pwn - La faille kernel Linux cachée depuis 9 ans

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 12:21

Une faille planquée pendant 9 ans dans le noyau Linux, voilà ce que les chercheurs de Qualys viennent de déterrer. Son petit nom, c'est ssh-keysign-pwn ou DirtyDecrypt (CVE-2026-46333 pour les intimes), et elle permet à n'importe quel utilisateur local sans privilèges de passer root, de lire votre /etc/shadow et de piquer les clés SSH privées de votre serveur.

Et ce bug dormait là depuis novembre 2016, c'est-à-dire depuis la version 4.10 du kernel. Personne ne l'avait jamais vu et autant vous dire que 9 ans, en cybersécu, c'est une éternité !!

Le truc se cache dans une fonction au nom barbare, __ptrace_may_access(). En gros, quand un processus privilégié abandonne ses droits, y'a une micro-fenêtre, le temps d'un battement de cils, où il reste "accrochable" via ptrace. Vous combinez ça avec l'appel système pidfd_getfd() et hop, vous récupérez les fichiers ouverts d'un process root.

Et l'exploit disponible vise des binaires SUID que tout le monde a sur sa machine, genre ssh-keysign, chage, pkexec ou accounts-daemon.

Du coup, première chose à faire : vous mettez à jour, genre rapidos ! Linus Torvalds a poussé le correctif et si vous ne pouvez pas patcher tout de suite, faut taper la commande sysctl -w kernel.yama.ptrace_scope=2 qui a pour effet de refermer la porte en attendant.

Niveau distros, ça touche à peu près tout le monde, d'Ubuntu 14.04 jusqu'à la 26.04, en passant par Debian, Fedora et toute la famille Red Hat.

Et le plus gênant, c'est que ssh-keysign-pwn, c'est la 4e faille kernel en moins de trois semaines. On a eu CopyFail , Dirty Frag début mai, puis Fragnesia juste après, et maintenant celle-ci. Aïe aïe aïe ! Je commence à me lasser, sérieux ^^.

Le noyau Linux prend cher en ce moment et comme les exploits fonctionnels sont déjà publics, le compte à rebours est lancé pour tous ceux qui traînent !

Alors après tout le monde va vous parler des cybercriminels et des serveurs compromis, et c'est vrai, faut patcher. Mais pour moi, ce genre de faille, c'est aussi une clé qui sert aux bidouilleurs pour reprendre la main sur leur propre matériel. Votre routeur verrouillé, votre objet connecté que le fabricant a laissé tomber depuis quelques années, ce bon vieux NAS dont plus personne ne livre de firmware... une faille comme ça, c'est parfois le seul moyen de le faire revivre !

Bref, faites vos mises à jour. Et gardez en tête que ces mêmes failles qui font flipper les sysadmins, ce sont aussi celles qui redonnent vie au matos verrouillé qui n'avait pas d'autre avenir que de finir à la déchetterie.

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ModuleJail - Bloquer les modules kernel Linux inutilisés

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 10:00

Vous ne le savez peut-être pas mais votre serveur Linux embarque plusieurs milliers de modules kernel et pourtant, il n'en utilise que quelques centaines à peine. Tout le reste ça prend la poussière et ça peut vous exposer à des problèmes de sécurité. Hé bien c'est exactement à ces modules inutiles que Jasper Nuyens, le fondateur de Linux Belgium, vient s'attaquer avec son outil ModuleJail .

Ce script lit /proc/modules pour savoir ce qui tourne vraiment sur votre machine, et considère ensuite cet ensemble comme étant intouchable. Par contre, pour tout le reste il ajoute une ligne install <module> /bin/true dans /etc/modprobe.d/modulejail-blacklist.conf.

Comme ça si un jour quelque chose essaie de charger un de ces modules endormis, c'est modprobe qui exécutera /bin/true à la place... et il ne se passe rien !!

C'est malin, hein ? Vous pouvez installer ModuleJail via le script dispo sur la page Github ou grâce aux paquets .deb et .rpm si vous préférez. Et ensuite, pour vérifier que c'est bien en place, un petit modprobe -n -v module_banni devrait vous répondre install /bin/true.

En tout cas, je trouve que ModuleJail tombe très bien parce que la chasse aux failles kernel est clairement en train de changer d'échelle. Je pense notamment à tous ces outils de scan assistés par IA qui débusquent à la chaine des bugs d'élévation de privilèges planqués dans le code depuis des années.

Le script propose 3 profils via le flag -p, minimal pour le strict nécessaire, conservative par défaut (serveur classique plus drivers VM courants) et desktop qui garde WiFi, Bluetooth, audio et vidéo. Vous pouvez aussi ajouter votre propre whitelist.

Et la règle d'or non négociable, c'est de le lancer quand la machine est dans un état stable, avec tous les services démarrés, et tous les disques montés. Car oui, ModuleJail ne devine rien, mais se contente de photographier ce qui tourne à l'instant T. Donc sur un système à moitié démarré, ce serait un peu couillon qu'il bannisse un module dont vous aurez besoin plus tard.

Après pour tout ce qui est compilé en dur dans le kernel (le fameux =y de la config) ça reste là, donc une faille dans le cœur du noyau façon Dirty Cow , ça n'y changera rien du tout. Et si vous branchez une webcam six mois après, son module sera déjà banni donc faudra pas oublier de retirer sa ligne du fichier ou relancer le script avec une whitelist, car un simple modprobe ne suffira pas !

Donc c'est pas forcement le pied pour un Linux Desktop mais pour un parc de serveurs en prod qui ne bougent pas, c'est une petite couche de sécurité en plus.

Source

Une faille présente depuis 18 ans découverte dans nginx, le serveur qui fait tourner un tiers du web

15 mai 2026 à 10:54

Nginx, c'est ce logiciel discret qui sert les pages d'environ un site populaire sur trois sur la planète. Quand vous chargez une page web, il y a une bonne chance que ce soit lui qui vous l'envoie.

La société DepthFirst AI, spécialisée dans la recherche de failles assistée par intelligence artificielle, vient d'y trouver un trou de sécurité, et il est plutôt balèze : présent dans le code depuis 2008. Soit environ 18 ans de service sans que personne ne le remarque.

La faille (référencée CVE-2026-42945, le système de numérotation officiel des vulnérabilités) est notée 9,2/10 sur l'échelle de gravité, ce qui la classe en critique. Concrètement, elle vit dans un module précis de nginx qui gère la réécriture d'URL, et elle se déclenche quand deux instructions de configuration ("rewrite" et "set") sont utilisées en même temps.

C'est un débordement de mémoire tampon, c'est-à-dire que des données débordent dans une zone qu'elles ne devraient pas occuper. Quand on contrôle ce débordement, on peut faire planter le serveur, voire dans certains cas exécuter son propre code à distance sur la machine.

Pour le déni de service (DoS), c'est-à-dire faire tomber le serveur, l'exploitation est démontrée et fonctionne. Pour l'exécution de code à distance, c'est plus délicat : les chercheurs y arrivent uniquement quand une protection mémoire appelée ASLR est désactivée, ce qui n'est pas le cas par défaut sur les systèmes modernes. Bonne nouvelle relative, donc, mais ça reste à prendre très au sérieux.

Côté correctifs, les versions à installer sont nginx Open Source 1.31.0 ou 1.30.1, et NGINX Plus R36 P4 pour les clients commerciaux. Toutes les versions précédentes depuis 0.6.27 sont vulnérables, donc autant dire à peu près tout ce qui tourne en production aujourd'hui.

Si vous administrez un serveur, c'est le moment de regarder ce qui tourne dessus et de patcher rapidement. Les exploits publics ont une fâcheuse tendance à apparaître quelques jours après les divulgations de ce genre.

Le détail qui pique, c'est la méthode de découverte. DepthFirst AI utilise l'intelligence artificielle pour faire de l'analyse de code à grande échelle, en cherchant des motifs suspects que des outils classiques ne repèrent pas. Le fait qu'une faille planquée dans nginx depuis dix-huit ans soit sortie comme ça donne une idée de ce qui dort encore dans tout le code qu'on utilise au quotidien.

Source : Bleeping Computer

OpenZFS 2.4.2 sort avec le support du noyau Linux 7.0

13 mai 2026 à 14:15

OpenZFS 2.4.2 est sortie ce 12 mai, et c'est une mise à jour qu'attendaient pas mal de gens qui font tourner du Linux 7.0 (le tout dernier noyau Linux stable). OpenZFS, pour ceux qui ne suivent pas, c'est le portage libre du célèbre système de fichiers ZFS originellement développé par Sun Microsystems, et désormais maintenu par une communauté autour de FreeBSD et Linux.

ZFS, en gros, c'est ce qui permet de gérer des pools de disques de plusieurs téraoctets avec snapshots, compression, déduplication et auto-réparation des données. Le genre d'outil qu'on retrouve dans les NAS sérieux et les serveurs de stockage.

La grosse nouveauté de cette 2.4.2, c'est le support du noyau Linux 7.0 stable. La version précédente 2.4.1 plafonnait à Linux 6.19, et beaucoup d'admins qui ont mis à jour leur distribution se retrouvaient avec un système qui refusait de charger le module ZFS.

C'est résolu. La compatibilité historique est aussi maintenue jusqu'à Linux 4.18, ce qui permet aux serveurs un peu anciens de continuer à profiter des dernières corrections. Côté BSD, FreeBSD 13.3 et plus restent supportés.

Dans le détail des changements, on trouve des corrections sur initramfs (le système qui charge le noyau au démarrage), le support de l'appel système POSIX_FADV_DONTNEED qui permet à une application de dire au noyau qu'elle n'a plus besoin d'un fichier en cache (ce qui libère de la RAM), les premiers patchs préparatoires pour Linux 7.1, et un durcissement des en-têtes SPDX (les balises de licence en tête de chaque fichier). Rien de spectaculaire, mais c'est ce genre de maintenance discrète qui fait tenir un projet sur la durée.

Pour ceux qui ne veulent pas passer sur la branche 2.4, l'équipe a aussi publié OpenZFS 2.3.7 en parallèle. Mêmes corrections de stabilité, kernels supportés un peu plus anciens. Ça permet aux infrastructures conservatrices de rester sur leur branche sans rater les fixes importants.

Si vous tournez sur Proxmox, TrueNAS, ou un Linux avec ZFS en racine, allez donc vérifier la version dispo dans vos dépôts. La 2.4.2 va probablement arriver sous quelques jours.

Source : Phoronix

Termix - L'alternative open source et gratuite à Termius

Par : Korben ✨
12 mai 2026 à 10:24

Si vous cherchez une alternative à Termius qui ne vous coûte pas une petite couille, je crois que j'ai trouvé ce qu'il vous faut !

C'est vrai qu'il y a quelque chose de carrément agréable à pouvoir ouvrir un navigateur depuis n'importe quelle machine et retrouver tous ses serveurs, fichiers et tunnels au même endroit... Et Termius fait ça très bien, sauf que la fonctionnalité la plus utile, à savoir la synchro entre appareils, c'est payant !

Et c'est ça la raison d'être de Termix qui propose exactement ça mais en open source, en gratos et à héberger vous-même !

Termix, c'est donc une plateforme de gestion de serveurs accessible depuis le navigateur. On y retrouve un terminal SSH complet, de la gestion de fichiers distants, des tunnels SSH inversés, et depuis la v2.0 sortie en mars dernier, le support RDP, VNC et Telnet.

En clair, ça couvre à peu près tout ce dont on a besoin pour piloter une infra depuis un seul endroit. Petit détail à noter quand même, le RDP/VNC/Telnet n'est pas inclus par défaut, donc il faut ajouter un second conteneur guacd au compose. Rien de compliqué, mais à savoir avant de se lancer.

Le terminal SSH supporte jusqu'à 4 panels simultanés comme ça plutôt que de multiplier les sessions, vous regroupez au même endroit. Le gestionnaire de fichier est aussi très sympa avec du drag & drop dans les deux sens, la modification de fichiers distants directement dans le navigateur... Et y'a aussi une gestion des conteneurs Docker intégrée, un Network Graph pour visualiser les connexions entre hôtes, et un système de snippets de commandes pour éviter de retaper les mêmes commandes à longueur de journée.

Ce qui change par rapport aux autres alternatives web, c'est surtout sa dispo sur toutes les plateformes. L'accès web est évidemment central, mais il existe aussi des apps natives pour Windows, Linux, macOS (App Store, DMG ou Homebrew selon vos préférences), iOS/iPadOS et Android.

Tout se synchronise ensuite via le conteneur self-hosted comme ce que permet Termius, à la différence près que vous hébergez vous-même le système.

Côté sécurité et gestion d'équipe, Termix intègre du RBAC, de l'OIDC, du 2FA, et stocke les données dans une SQLite chiffrée.

Pour tester en local, le docker-compose de base ressemble à ça :

services:
 termix:
 image: ghcr.io/lukegus/termix:latest
 ports:
 - "8080:8080"
 volumes:
 - termix-data:/app/data

volumes:
 termix-data:

Attention à la config réseau avant tout puisque le port 8080 par défaut est souvent filtré ou déjà occupé donc changez ça dans le compose si besoin. Ajoutez ensuite le conteneur guacd si vous voulez le RDP/VNC/Telnet (je vous laisse aller lire la doc).

Après l'interface est fonctionnelle mais pas aussi léchée que Termius. Y'a pas de passkeys, et pas de support ed25519-sk pour les clés de sécurité hardware.

Pour une utilisation personnelle ou une petite équipe qui gère de l'infra linux, c'est largement suffisant, cela dit. Bref, si Termius c'est pas fait pour vous parce que c'est encore des sousous à sortir, sachez que Termix est là pour vous.

Merci Letsar pour le lien !

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