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Aujourd’hui — 15 mai 2026Flux principal

Mullvad - Votre clé WireGuard vous trahit malgré le VPN

Par : Korben ✨
15 mai 2026 à 09:19

Je me sors 5 min de mon weekend en amoureux les amis, pour avertir ceux parmi vous qui sont des utilisateurs de Mullvad, peu importe que vous soyez sur macOS, Windows ou un Linux Ubuntu/Debian... Si vous jonglez entre les serveurs en pensant brouiller votre piste, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous.

Tmctmt vient de publier une analyse qui montre que vos IPs de sortie sont beaucoup moins aléatoires qu'on ne l'imagine. En fait, votre clé WireGuard agit comme une empreinte qui survit aux changements de pays.

Le mécanisme est un peu tordu, mais vous allez vite capter. En fait votre IP de sortie n'est pas tirée au hasard à chaque connexion, mais est calculée de façon déterministe à partir de votre clé WireGuard. Ou plutôt, à partir d'un float dérivé de cette clé, qui sert ensuite à vous positionner dans les plages d'IPs de Mullvad. Cette clé change tous les 1 à 30 jours, sauf si vous utilisez un client tiers (genre le driver WireGuard intégré au kernel Linux), et dans ce cas là, y'a pas de rotation.

Le chercheur a testé 3650 clés publiques, et il n'a obtenu que 284 combinaisons d'IPs distinctes alors que théoriquement, ça devrait donner des milliards. Bref, c'est moins varié qu'une plaque d'immat de votre département.

Imaginez maintenant un modérateur de forum qui voit débarquer un nouveau compte le lendemain d'un ban. Il croise les IPs Mullvad des deux comptes et tombe sur des plages flottantes qui se chevauchent, genre 0.4334 à 0.4428 d'un côté, 0.4358 à 0.4423 de l'autre. Hé bien ça veut dire qu'il y a plus de 99% de chances que ce soit la même personne. Et cela même si les deux IPs viennent de pays différents... argh !

Mais bonne nouvelle, pour fixer ce bug, c'est l'affaire de 5 secondes. Il suffit d'éviter de jongler entre 12 serveurs avec la même clé et voilà ! Et n'oubliez pas non plus de vous déconnecter de l'app Mullvad de temps en temps pour forcer la rotation de votre pubkey. Enfin, si vous êtes du genre puriste à utiliser WireGuard en direct via le client kernel, là c'est à vous de re-générer la clé manuellement, sinon vous gardez la même empreinte ad vitam.

Voili voilou...

Mullvad reste quand même un des rares VPN à avoir prouvé en justice, après le raid de la police suédoise en avril 2023, qu'il n'avait aucun log à fournir. Mais ce genre de problème mérite, je trouve, un petit patch côté Mullvad. Un petit seed aléatoire à chaque renouvellement de clé suffirait par exemple...

Et si le sujet VPN vous intéresse plus globalement, j'avais fait un guide complet qui peut compléter.

Source : tmctmt.com

Hier — 14 mai 2026Flux principal

Saracroche - L'app qui bloque le démarchage téléphonique

Par : Korben ✨
14 mai 2026 à 09:51

J'sais pas vous, mais en ce moment, moi ça n'arrête pas ! De quoi je parle ? Hé bien des putains d'appels commerciaux / arnaques que je reçois sur mon téléphone. C'est simple, je ne décroche plus aucun numéro que je ne connais pas.

Je crois qu'on peut tous dire collectivement qu'on en peut plus. Et c'est aussi le cas de Camille Bouvat, un développeur toulousain qui en a eu tellement marre qu'il a pondu Saracroche , une app gratuite et open source qui bloque environ 90% du démarchage téléphonique. Y'a déjà 1 million de Français qui l'ont adoptée donc y'a des chances que vous connaissiez déjà, mais dans le doute, je repartage ! Je sais, on est à quelques mois de l'arrivée de la loi anti-démarchage qui devrait normalement nous sauver même si j'y crois moyen... Ça va peut-être empêcher des sociétés françaises qui ont pignon sur rue de nous casser les couilles mais pour les arnaqueurs de tout poil, je ne suis pas sûr que cette loi suffise.

Alors comment ça marche Saracroche ? Hé bien vous installez l'app sur iOS (App Store) ou Android (Google Play, et un build F-Droid annoncé), vous activez les permissions de blocage d'appels, et hop, l'app fait correspondre chaque appel entrant grâce à une base locale de plus de 15 millions de numéros préchargés. Hé oui c'est 100% en local !

La base s'appuie sur les préfixes ARCEP (l'autorité des télécoms qu'on ne présente plus) réservés au démarchage téléphonique (les fameux 01 62, 04 24 et compagnie) ce qui permet de bloquer ces préfixes en bloc. Ça permet de se couper mécaniquement d'une grosse partie du démarchage légal en un seul coup

Et pour les arnaques qui usurpent des numéros mobiles ou ordinaires (faux colis, fausses banques, ping calls surtaxés), Saracroche complète ça avec les signalements communautaires, que vous pouvez nourrir vous-même depuis l'app.

Après j'sais pas si vous savez, mais à partir du 11 août prochain, le démarchage téléphonique sans consentement préalable sera légalement interdit en France, et Bloctel va prendre sa retraite. Mais ce ne sera pas suffisant...

J'avais déjà parlé de WinCalls y'a quelques mois ici mais c'était uniquement pour Android alors que Saracroche, pousse l'idée aussi jusqu'à iOS. Par contre, ça ne bloque que les appels entrants, et pas les arnaques par SMS ni par mail. Mais pour le démarchage classique, c'est probablement ce qu'il y a de plus efficace sur le marché français aujourd'hui.

Après côté business model, c'est comme d'hab en France... Camille Bouvat confiait à France Info que seulement 0,5% de ses utilisateurs sont donateurs. Donc sur 1 million de personnes ça fait peut-être 5 000 mecs qui mettent la main au portefeuille, soit à peine de quoi en vivre pour Camille ! Nous sommes vraiment un pays de crevards ^^ .

Bref, n'oubliez pas, si vous trouvez l'app utile, c'est le moment de cliquer sur le bouton "Soutenir" !!

À partir d’avant-hierFlux principal

Chrome installe un modèle d’IA de 4 Go sur votre disque, sans demander la permission

Par : Julien Cadot
6 mai 2026 à 17:18

L'une des dernières versions de Chrome installe en silence un fichier de 4 Go sur les ordinateurs compatibles : les poids du modèle Gemini Nano. Aucune notification, pas de bouton pour refuser, et la suppression manuelle ne tient pas.

Comment activer l'adblock natif de Firefox 149 ?

Par : Korben ✨
30 avril 2026 à 15:55

Vincent en avait parlé il y a peu : Firefox 149 embarque maintenant discrètement adblock-rust , le moteur Adblock de Brave, désactivé par défaut et contrôlé uniquement par deux prefs dans about:config.

A l'origine, je vous avais parlé d'une extension mais après analyse plus approfondie, celle-ci n'est pas vraiment nécessaire. Y'a juste deux valeurs à coller dans about:config et le moteur tourne. Merci donc à François qui m'a indiqué cette méthode directe.

Étape 1 : Activer le moteur

Dans la barre d'adresse, tapez about:config et acceptez l'avertissement. Cherchez la préférence suivante :

privacy.trackingprotection.content.protection.enabled

Passez-la à true. Si elle n'existe pas encore dans votre profil, créez-la : clic droit quelque part dans la liste → Nouveau → Booléen.

Étape 2 : Charger vos listes de filtres

Cherchez ensuite cette seconde préférence :

privacy.trackingprotection.content.protection.test_list_urls

Collez-y la valeur suivante, toutes les URLs séparées par des pipes :

https://easylist.to/easylist/easylist.txt|https://easylist.to/easylist/easyprivacy.txt|https://secure.fanboy.co.nz/fanboy-cookiemonster.txt|https://raw.githubusercontent.com/uBlockOrigin/uAssets/refs/heads/master/filters/annoyances-others.txt|https://raw.githubusercontent.com/AdguardTeam/FiltersRegistry/master/filters/filter_2_Base/filter.txt|https://raw.githubusercontent.com/uBlockOrigin/uAssets/refs/heads/master/filters/filters.txt|https://raw.githubusercontent.com/AdguardTeam/FiltersRegistry/master/filters/filter_3_Spyware/filter.txt|https://pgl.yoyo.org/adservers/serverlist.php?hostformat=adblockplus&showintro=1&mimetype=plaintext

Ça couvre 8 listes : EasyList, EasyPrivacy, Fanboy Cookie Monster, uBO Annoyances (les 4 de base), plus uBO Filters, AdGuard Base, AdGuard Tracking et Peter Lowe. Si vous voulez un profil plus léger, vous pouvez supprimer des URLs avant de coller.

Petite note : le préfixe test_ dans le nom de cette pref indique que la feature est encore expérimentale dans Firefox 149. Les noms peuvent donc changer dans une version future.

Désactiver ETP (optionnel mais recommandé)

La protection contre le pistage intégrée de Firefox (ETP) et adblock-rust filtrent chacun de leur côté. C'est redondant. Pour désactiver ETP, allez dans about:preferences → Confidentialité et sécurité → Protection renforcée contre le pistage → cochez "Personnalisée", puis décochez tout ce que vous voulez confier à adblock-rust.

Limitation actuelle : adblock-rust ne gère pas encore les sélecteurs CSS de masquage d'éléments, les règles ## du style uBlock Origin. Brave les supporte déjà, Firefox devrait suivre. En attendant, quelques pubs que uBO cachait via CSS resteront visibles.

Pour le contexte technique complet sur l'intégration de ce moteur, allez lire l'article de Vincent sur l'arrivée discrète d'adblock-rust dans Firefox 149 . Et si vous voulez un guide général pour bloquer les pubs et trackers sur le web , c'est par là.

Merci à François pour la méthode et la liste de filtres !

Souveraineté numérique : pourquoi basculer sur une stack privacy européenne

Par : Korben ✨
30 avril 2026 à 13:06
-- Article en partenariat avec Proton --

L'actualité de la tech ces derniers mois donne des sueurs froides. Entre les rebondissements autour du CLOUD Act, la section 702 de FISA qui permet aux agences US d'accéder aux données des non-américains sans mandat, et les tensions diplomatiques internationales, la question de la souveraineté numérique n'est plus un débat de geeks. C'est un enjeu concret pour quiconque stocke, communique ou navigue en ligne.

Dans ce contexte, choisir ses outils, c'est faire un acte politique. Pas besoin de militer avec un mégaphone. Parfois, il suffit de changer de fournisseur et c'est là que Proton (lancé en 2014) entre en piste.

La localisation de vos données est importante

Si vous utilisez encore des services gratuits basés aux États-Unis (coucou Google, Meta & co), sachez que vos données sont, juridiquement, à portée de main du FBI, de la NSA ou de n'importe quelle agence fédérale disposant d'une subpoena (en gros l'équivalent d'une assignation à comparaître). Le CLOUD Act (pour Clarifying Lawful Overseas Use of Data) permet aux autorités américaines d'exiger l'accès aux données détenues par des entreprises US, même si ces données sont stockées sur des serveurs en Europe. Pepouze, ont fait comme chez nous quoi.

La Suisse, par contre, n'est pas membre de l'UE ni de l'EEE. Elle dispose de lois strictes sur la protection des données (LPD) et n'est donc pas soumise au CLOUD Act. Proton, basé à Genève, opère donc sous un cadre juridique qui privilégie la vie privée des utilisateurs. Ce n'est pas mon opinion, c'est un fait juridique.

Ajoutez à cela que tous les produits Proton sont open source, régulièrement audités par des tiers indépendants, qu'ils appliquent une politique de no-logs vérifiée et vous obtenez une stack technique qui résiste.

Proton VPN : la porte d'entrée idéale (à 1 €/mois)

Commençons par le produit phare de la suite : Proton VPN. Pourquoi un VPN ? Pas seulement pour contourner des géoblocages (même si bah ... accéder à un catalogue Netflix étranger a son charme). Un VPN sérieux chiffre votre trafic, masque votre trafic aux yeux de votre FAI, et vous protège sur les réseaux Wi-Fi publics crades. Comme tous les VPN sérieux, il restaure une couche de confidentialité dans un internet de plus en plus surveillé.

D'ailleurs si Proton coche la plupart des cases techniques essentielles, il va même plus loin avec des fonctionnalités pensées pour les usages exigeants :

**VPN Accelerator : la vitesse sans compromis
**Oubliez le mythe du « VPN qui ralentit tout ». Grâce au VPN Accelerator (une techno propriétaire qui optimise le traitement des protocoles et réduit la latence), Proton améliore les performances jusqu'à 400 % sur les connexions longue distance. Couplé à un réseau de serveurs 10 Gbps (plus de 20 000 serveurs dans 140+ pays), le résultat est plutôt pas mal du tout. Streaming fluide, téléchargements rapides, navigation réactive, ça poutre bien.

**Stealth : contourner la censure avancée
**Vous voyagez dans un pays restrictif ? Le protocole Stealth, basé sur un WireGuard tunnellisé via TLS, rend votre trafic VPN indiscernable d'une connexion HTTPS classique. Du coup il passe à travers la plupart des pare-feux et méthodes de blocage sophistiquées. Idéal pour les journalistes, les activistes, ou simplement les voyageurs qui veulent accéder à leurs services habituels sans friction.

**Secure Core : la double protection
**Pour les scénarios à haut risque, Secure Core route votre trafic via au moins deux serveurs. D'abord il passera par un nœud d'entrée situé dans un pays à forte protection des données (Suisse, Islande, Suède), puis par un serveur de sortie. Cette architecture en « double VPN » protège contre les attaques par corrélation de trafic et les compromissions de nœud de sortie. Les serveurs Secure Core sont hébergés dans des data centers durcis (anciennes bases militaires, installations souterraines, accès biométriques) et exploités sur des réseaux dédiés.

Ajoutez à ça des fonctionnalités comme :

  • NetShield : un bloqueur DNS intégré qui filtre pubs, trackers et malwares avant qu'ils n'atteignent votre appareil.
  • Kill Switch & Always-on VPN : coupe automatiquement le trafic si la connexion VPN tombe, pour éviter toute fuite d'IP.
  • Tor over VPN : accédez au réseau Tor en un clic, sans configuration complexe.
  • Split Tunneling : choisissez quelles applications passent par le VPN, et lesquelles utilisent votre connexion directe.
  • Chiffrement de bout en bout : AES-256, ChaCha20, clés 4096-bit RSA.

Mais parlons prix, car c'est souvent là que le bât blesse. Les VPN « premium » tournent souvent autour de 10-12 €/mois. Proton propose actuellement une offre d'appel à 1 euro par mois pour Proton VPN .

Pour le prix d'un café serré, vous testez un VPN sérieux, sans engagement long terme, et vous soutenez une entreprise qui se bat pour la vie privée en ligne. C'est un point d'entrée à très faible risque.

L'offre est visible directement sur leur site, sans code promo alambiqué. Si l'expérience vous convainc, vous pourrez toujours migrer vers une formule plus complète plus tard.

La cohérence d'une stack privacy

Un VPN protège votre navigation. Mais vos emails dans tout ça ? Et vos fichiers stockés dans le cloud ? Hé bien c'est là que la vision de Proton prend tout son sens puisqu'ils proposent un écosystème unifié plutôt que des outils disparates.

**Proton Mail : l'email chiffré de bout en bout
**Finis les scans publicitaires de vos messages (coucou Gmail). Proton Mail chiffre vos emails avant même qu'ils ne quittent votre appareil. Seul le destinataire possédant la clé privée peut les lire. Même Proton ne peut pas accéder au contenu de vos messages. L'interface est épurée, les applications mobiles sont fluides, et l'intégration avec un client email tiers (via IMAP/SMTP) est possible sur les formules payantes.

**Proton Drive : le stockage cloud qui respecte votre vie privée
**Lancé plus récemment, Proton Drive permet de stocker vos fichiers avec un chiffrement de bout en bout. Fini les analyses automatiques de vos photos ou documents. Vous gardez le contrôle total. L'intégration avec Proton Mail permet d'envoyer des fichiers volumineux de manière sécurisée, directement depuis votre boîte de réception.

**Le tout-en-un : Proton Unlimited
**Si vous commencez à voir l'intérêt d'avoir VPN + Mail + Drive sous le même toit, sachez que Proton propose l'offre Proton Unlimited. Elle regroupe :

  • Proton VPN (accès complet à tous les serveurs, dont Secure Core et Stealth)
  • Proton Mail (avec adresse personnalisée, alias illimités et 500 Go de stockage partagé)
  • Proton Drive (stockage étendu, partage chiffré, synchronisation multi-appareils)
  • Proton Pass ( gestionnaire de mots de passe avec authentification 2FA intégrée et surveillance du dark web)
  • Proton Calendar (agenda chiffré, partage sécurisé d'événements)

Le tout pour un tarif unique, souvent plus avantageux que l'addition des services séparés. Et bonne nouvelle c'est que l'offre découverte à 1 €/mois peut parfois s'appliquer à Proton Unlimited selon les promotions en cours (à vérifier sur leur page dédiée). C'est l'occasion idéale pour tester l'écosystème complet sans se ruiner.

La souveraineté numérique, ça se construit pas à pas

Basculer vers une stack privacy européenne, ce n'est pas un geste magique qui résoudra tous les problèmes de surveillance en ligne. Mais c'est un pas concret, mesurable, pour reprendre le contrôle sur vos données. C'est un projet aligné avec des valeurs de protection de la vie privée.

Proton n'est pas parfait. L'écosystème est encore jeune comparé aux géants du secteur, certaines fonctionnalités avancées arrivent progressivement, et le prix (même avec l'offre d'appel) reste un investissement supérieur au zéro pratiqué par le "tout gratuit". L'abonnement couvre jusqu'à 10 machines, ce qui est assez large pour la plupart des familles, mais c'est pas de l'illimité non plus.

Si vous hésitez encore, rappelez-vous : 1 euro. C'est le prix d'un café (demi café bientôt), soit un coût marginal pour un test sans risque. Si l'expérience ne vous satisfait pas, vous aurez perdu l'équivalent d'un sucre en poudre. Mais si c'est le cas, vous aurez fait un pas significatif vers la reprise de contrôle de votre vie numérique.

Prêt à tester ? Découvrez l'offre Proton VPN à 1 €/mois.

Et, si le cœur vous en dit, explorez l'offre Proton Unlimited pour embrasser toute la stack d'un coup. Parce que la souveraineté numérique, ça commence par un choix. Ce choix, c'est toujours le vôtre, vous avez encore les clés du bonheuuuur dans vos mains. Et comme d'hab, naviguez sûr et gardez le contrôle.

FAQ rapide (oui vous vous êtes posé l'une d'entre elles, je sais) 

*- Proton VPN conserve-t-il des logs de navigation ?
*Non. Proton VPN applique une politique stricte de no-logs, vérifiée par des audits indépendants. Aucune adresse IP, aucun historique de navigation, aucune donnée de session n'est conservée. Sous droit suisse, Proton ne peut même pas être contraint de commencer à logger.

*- Puis-je utiliser Proton VPN pour regarder du streaming étranger ? 
*Oui, Proton VPN propose des serveurs optimisés pour le streaming (Netflix, Disney+, Prime Video, etc.) sur ses formules payantes. La performance est au rendez-vous grâce au protocole WireGuard et au VPN Accelerator.

*- Le protocole Stealth fonctionne-t-il partout ? 
*Stealth est conçu pour contourner la censure avancée (Chine, Iran, Russie, etc.). Il n'est pas infaillible à 100 %, mais il représente l'une des solutions les plus robustes du marché, régulièrement mise à jour face aux nouvelles techniques de blocage.

*- La Suisse est-elle vraiment un havre de confidentialité ? 
*Sans être complète, la législation suisse (LPD) reste l'une des plus protectrices au monde. La Suisse n'est pas membre des alliances de surveillance Five Eyes, Nine Eyes ou Fourteen Eyes. Cela ne garantit pas une immunité absolue, mais cela crée un cadre juridique nettement plus favorable que bien d'autres juridictions.

*- L'offre à 1 €/mois est-elle limitée dans le temps ?
*Il s'agit d'une offre promotionnelle ponctuelle. Si vous lisez ces lignes et qu'elle est toujours active, n'attendez pas ! Vous pourrez toujours annuler ou modifier votre abonnement plus tard.

*- Proton est-il compatible avec mes appareils ? 
*Sauf cas exceptionnel, la réponse devrait être : oui. Les applications Proton sont disponibles pour Windows, macOS, Linux, iOS, Android, Android TV, Chromebook, et via extensions navigateur (Chrome, Firefox). Un seul abonnement couvre jusqu'à 10 appareils simultanément.

BleachBit 6.0 - Le grand nettoyage repart pour un tour

Par : Korben ✨
28 avril 2026 à 12:07

Souvenez-vous, en mai 2025 quand je vous parlais de BleachBit 5.0 et de son grand ménage de printemps. Hé bien Andrew Ziem, le développeur historique du soft, vient de balancer la version 6.0 samedi dernier !

Et c'est annoncé comme la plus grosse release du projet depuis des années, avec plus de 100 améliorations et bug fixes au programme. Et surtout deux nouveautés qui sortent du lot.

La première, c'est un Cookie Manager qui vous laisse enfin choisir quels cookies garder lors d'un nettoyage, sur les navigateurs Chromium et Firefox. Plus besoin donc de tout dégager d'un coup et de devoir ressaisir vos sessions partout.

Vous gardez ce qui compte (banque, mail, sites où vous êtes loggés en permanence) et le reste passe à la machine. Andrew a même mis une vidéo de démo sur la page de release pour montrer le truc en action.

Côté browsers, BleachBit 6.0 ajoute aussi des nettoyeurs natifs pour Vivaldi et Zen, et améliore sérieusement la couverture sur Chromium (Brave, Edge, Chrome, et bien sûr Chromium lui-même). De la purge du component cache, des shaders, du Graphite Dawn cache, des crash reports, du DIPS, des IndexedDB, des suggestions de recherche... Bref, le périmètre est large !

Sur Firefox, LibreWolf et Waterfox, ça nettoie maintenant le bounce tracking protection, le site security state, les alternate services, les favicons et les session backups. De quoi faire plaisir aux paranos modérés.

Et le mode Expert, c'est l'autre nouveauté sympa pour celles et ceux qui ne sont pas trop à l'aise avec les outils sysadmin. Quand il est désactivé (le mode par défaut, en fait), BleachBit met des garde-fous sur les opérations risquées (genre supprimer les mots de passe stockés dans le navigateur) avec des avertissements bien visibles. Et des options carrément bloquées.

Sauf que dès que vous l'activez, vous accédez aux options protégées et désactivez certaines confirmations. Attention quand même, certaines options peuvent dégommer des trucs irrécupérables, donc à manier avec discernement.

Y'a aussi un bug critique fixé sous Windows, où BleachBit suivait les junctions et symlinks placés directement dans la corbeille, et finissait par effacer le dossier cible au lieu de la junction elle-même. Du coup, perte de données accidentelle hors corbeille. Ce fix vital vaut à lui seul l'upgrade.

BleachBit reste un soft sous licence GPL, gratuit, dispo sur Linux et Windows, avec une CLI complète pour l'automatisation et le scripting. La génération de Chaff (les données fictives qui camouflent des suppressions sensibles) tourne plus vite, avec des conditions d'arrêt flexibles et un bouton stop qui n'existait pas avant ! Ah, et Ctrl+V dans la fenêtre principale permet maintenant de coller des chemins de fichiers à shredder, même en texte brut depuis Notepad.

C'est super pratique !

Une refonte complète de l'interface graphique est également dans les tuyaux pour la prochaine grosse release, donc si l'UI actuelle vous fait grincer des dents, sachez que ça arrive. Pour l'instant, BleachBit 6.0 est disponible en téléchargement sur le site officiel, avec installeurs Windows et paquets Linux signés.

Voilà une mise à jour à faire si vous tournez déjà avec BleachBit, et un test à tenter si vous cherchez un outil de nettoyage qui fait sérieusement le job sans vous faire payer un abonnement.

Source

PanicLock - Désactiver Touch ID en un clic sur votre Mac

Par : Korben ✨
27 avril 2026 à 15:30

Si vous voyagez avec un Macbook qui contient des trucs trèèèès sensibles, faut absolument que vous alliez tester cet outil.

PanicLock est le bouton "panique" qu'Apple n'a jamais voulu faire. Grâce à cela, en un clic, Touch ID se désactive totalement.

Plus de biométrie, et retour au mot de passe obligatoire pour rouvrir la session. Parce que oui, Touch ID, c'est ultra pratique au quotidien, sauf quand un agent à la frontière ou un flic un peu trop curieux vous demande gentiment (ou de force) de poser votre doigt sur le capteur de votre machine.

Sur iPhone, Apple a prévu quand même une astuce (5 pressions sur le bouton latéral et la biométrie se désactive). Mais sur Mac, rien !

Le principe de PanicLock, c'est tout simplement de cliquer sur l'icône dans la barre de menu ou d'appeler un raccourci clavier de votre choix et voilà ! Votre Mac se verrouille alors en désactivant Touch ID au passage.

Les devs ont aussi prévu une option "Lock on Close" qui déclenche le panic mode automatiquement lorsqu'on referme l'écran du Macbook, ce qui est la fonctionnalité la plus utile de tout le pack ! Vous fermez l'écran, et c'est mort, faut le mot de passe !

Sous le capot, ça fonctionne grâce à des fonctions natives de macOS qui sont tout simplement détournées pour permettre de désactiver la biométrie en 2 secondes. Notez que le code de PanicLock est sous licence MIT, et fonctionne 100% en offline.

Alors pourquoi c'est utile au-delà de la paranoïa que vous vous trimballez depuis que vos parents vous ont appris que vous aviez un frère adoptif secret ?

Hé bien y'a une vraie distinction juridique en jeu que j'évoquais d'ailleurs récemment dans mon article sur les cartes bancaires biométriques . En effet, aux États-Unis, la justice est divisée car en janvier 2025, la cour d'appel fédérale du District of Columbia a tranché dans US v. Brown que forcer quelqu'un à déverrouiller son téléphone violait le 5e amendement, parce que ça revient à témoigner contre soi-même.

Alors que la cour d'appel fédérale de l'Ouest Américain, elle, considère qu'un déverrouillage biométrique reste un acte physique qui n'est pas un témoignage, donc forçable. Et là, désactiver Touch ID avant un contrôle change donc tout puisque grâce à ça, on bascule dans le cas "mot de passe obligatoire", qui est mieux protégé légalement dans plusieurs juridictions. C'est exactement la même logique que la fonction iOS 18 qui affole la police , transposée côté Mac.

Je ne suis pas expert, mais je crois qu'en France, c'est un petit peu la même chose avec notre droit à ne pas nous auto-incriminer.

Côté limites, PanicLock désactive Touch ID, et c'est tout, donc si vous avez l'unlock par Apple Watch ou via une clé de sécurité, votre Mac restera quand même "ouvrable" autrement. Il faut donc penser à désactiver ces méthodes en parallèle si vous êtes vraiment dans une situation à risque.

Pour l'installer, c'est:

brew install paniclock/tap/paniclock

ou téléchargement du DMG depuis la page releases.

Et sur iPhone, la même philosophie existe via le pair locking qui bloque les ports USB, si vous voulez aller encore plus loin.

Bref, c'est petit, c'est simple, et c'est gratuit !!

Les cartes bancaires biométriques sont-elles une vraie avancée ou du bullshit marketing ?

Par : Korben ✨
25 avril 2026 à 17:33

Depuis quelques jours, plusieurs médias français ressortent cette merveilleuse histoire de la carte bancaire à empreinte digitale comme s'il s'agissait d'une révolution imminente ! Par exemple l'Indépendant titre carrément "le code à quatre chiffres c'est bientôt fini". Toudoum !!

Sauf que la techno, conçue par Thales et IDEMIA , est commercialisée en Europe depuis 2021 quand même. Et plus drôle encore, c'est que BNP Paribas a fermé la commercialisation de sa première version le 8 décembre 2025, soit bien avant que la presse en fasse un sujet d'actualité "frais".

La carte F.CODE d'IDEMIA, l'un des deux principaux fabricants de cartes biométriques en Europe avec Thales (crédit : IDEMIA).

Donc bon, on va remettre les pendules à l'heure ensemble, parce que le sujet mérite mieux qu'un communiqué de presse recopié à la chaîne par dix rédactions. Je vous propose donc de remettre un peu tout ça à plat parce que je lis quand même pas mal de conneries.

Tout d'abord, il faut savoir que le principe technique derrière ces CB est solide, faut le reconnaître. Vous posez le pouce sur un petit capteur de quelques millimètres intégré à la carte, le module Secure Element (l'équivalent du coffre-fort embarqué) compare l'empreinte au gabarit stocké dans la puce, et si ça matche, le paiement passe en moins d'une seconde !

Le mot-clé c'est d'ailleurs "match-on-card". Cela veut dire que la comparaison se fait localement, et donc que l'empreinte ne sort jamais de la carte, ni vers le commerçant, ni vers la banque, ni vers un serveur quelque part. C'est donc exactement le même délire que Touch ID ou Face ID chez Apple, et c'est ce qui distingue ce système d'une base biométrique centralisée façon ANT, dont on a vu cette année à quel point ça pouvait mal finir (looool).

Côté sécurité, y'a beaucoup de vrais points positifs. Le code PIN à quatre chiffres, c'est dix mille combinaisons. Avec un peu de skimming sur un terminal compromis et une caméra cachée au-dessus du clavier, vous pouvez tout récupérer encore plus facilement. Sans parler des PIN type 1234, 0000 ou date de naissance qui représentent une part énorme des codes en circulation selon les analyses de DataGenetics (1234 représente à lui seul environ 10,7% des PIN observés sur 3,4 millions de codes analysés).

La biométrie vient donc tuer ce vecteur d'attaque d'un coup. Ainsi, si quelqu'un vole votre carte, il ne peut rien en faire, en théorie, sans votre doigt. Faudra avoir un bon sécateur ^^. Et niveau conformité, ça rentre pile-poil dans le cadre PSD2 et l'authentification forte du client puisque la biométrie remplace le facteur "savoir" (le PIN) par un facteur "inhérence" (votre corps), ce qui valide les deux facteurs requis avec la possession de la carte. Une fois encore c'est comme avec l'iPhone et FaceID / TouchID quand on se connecte quelque part.

Sauf que voilà, c'est là que les médias arrêtent de creuser. Et y'a beaucoup de choses à creuser, croyez-moi ! Perso je trouve ça assez "gênant" (comme disent les zados... "Annnnh la génance !!") qu'on nous présente un sujet sécurité aussi important comme si on nous vendait des yaourts.

Parce que d'abord, le code PIN ne disparaît pas, sauf si vous avez la chance d'avoir une banque qui vous laisse le désactiver explicitement (et bonne chance pour trouver l'option dans les CGV). Hé oui, quasi toutes les implémentations que j'ai pu voir passer, gardent un bon gros fallback PIN pour les cas où le capteur foire (doigt mouillé, sale (sacré lulu), blessure, capteur défaillant) ou pour les retraits au DAB.

Or, vous le savez parce que vous avez Bac+18 en bon sens, la sécurité globale d'un système est celle de son maillon le plus faible. Donc si le code PIN reste en backup, vous n'avez pas supprimé le maillon faible mais vous l'avez juste rendu optionnel. Et donc un voleur qui sait ça, sera capable de forcer le fallback en simulant un échec biométrique et utiliser le code PIN pour peu qu'il le connaisse. Comme avant quoi...

Donc cette promesse "fin du code à 4 chiffres" est donc un bon gros raccourci marketing, et pas du tout une réalité technique.

Ensuite, autre souci, c'est que la biométrie n'est pas révocable. Donc si demain un labo ou un expert sécu arrive à extraire un gabarit d'empreinte d'un Secure Element compromis (ça s'est déjà vu sur des puces certifiées EAL5+ par attaques side-channel), vous ne pourrez pas changer votre doigt parce que j'sais pas si vous avez remarqué mais il est bien solidement attaché au sac de viande que vous appelez "Mon summer body" ^^.

Le risque est heureusement limité dans ce cas-ci parce que le gabarit reste sur la carte, mais structurellement, la donnée biométrique EST un mot de passe que vous ne pouvez jamais changer. C'est une contrepartie importante que personne ne mentionne dans les articles grand public.

Sur les attaques physiques par exemple, le Chaos Computer Club qu'on connaît tous, a démontré dès 2013 le bypass de Touch ID avec un moulage en latex fabriqué à partir d'une empreinte laissée sur un verre. Les capteurs intégrés dans une carte bancaire sont plus petits, moins denses en pixels, et n'ont pas la même puissance de calcul pour faire tourner des modèles anti-spoof avancés que ce qui est embarqué dans un iPhone.

Ils sont donc plausiblement PLUS contournables, donc j'imagine qu'un moulage en silicone ou en résine pourra facilement en venir à bout. À ma connaissance, y'a aucun chiffre public sérieux qui n'a été publié par les fabricants sur le taux de succès de ces attaques sur leurs cartes. Comme c'est pratique ;)

Le sujet de la mise sous pression par des affreux bandits, mérite aussi une mention. Parce qu'avec un code PIN, si on vous menace devant un DAB, vous pouvez théoriquement saisir un faux code (certaines cartes ont même une notion de " code sous contrainte " qui bloque la carte directement). Alors qu'avec un doigt, on vous chope la main et force et voilà...

La jurisprudence américaine est d'ailleurs intéressante là-dessus puisqu'un juge peut vous obliger à poser le doigt sur un TouchID, mais pas à donner votre code PIN par respect du 5e amendement. En France le débat est un peu différent mais analogue. C'est un petit détail légal mais personne ne l'aborde non plus pour tout ce qui est sécurité biométrique en général.

L'enrôlement à domicile via smartphone, vendu comme "sécurisé" mais dont le protocole détaillé reste opaque (crédit : IDEMIA).

Autre angle mort, l'enrôlement. En effet, aucun des articles que j'ai lus ne décrit exactement comment l'empreinte arrive dans la puce la première fois. Est-ce que ça se fait en agence, avec un lecteur dédié ? Via une app smartphone qui pousse le gabarit par NFC ?

On en sait rien, mais si c'est la seconde option, le pipeline app + carte est une surface d'attaque qui mérite un audit indépendant, et la promesse de "l'empreinte ne quitte jamais la carte" devient à géométrie variable. Côté Thales et IDEMIA, le marketing parle d'enrôlement à domicile sécurisé, mais les détails du protocole sont peu documentés, tout du moins ce que j'ai pu trouver en libre accès.

Et pour finir sur le côté pratique, la biométrie est une option payante. Bah ouais, 24 balles par an chez BNP et Crédit Agricole, sur des cartes Visa Premier ou Mastercard Gold qui coûtent déjà entre 130 et 180€ annuels, pourquoi se faire chier ? Société Générale a annoncé vouloir descendre en gamme là-dessus, mais pour l'instant, la sécurité forte est réservée à ceux qui peuvent payer. Sécurité à deux vitesses, donc, comme d'hab et moi je trouve que c'est un peu paradoxal pour un truc présenté comme la nouvelle norme.

Bref, mon verdict sur tout ça c'est que le design technique est bon, le match-on-card protège VRAIMENT des fuites massives, et ça c'est un excellent progrès face au PIN à 4 chiffres pour tout ce qui est usage courant. Mais le narratif "fin du code secret" reste faux puisque le PIN perdure en fallback, et surtout, la biométrie pose des problèmes structurels bien connus (non-révocable, vulnérable aux moulages, coercition, enrôlement opaque).

Donc voilà, si demain votre banque vous propose le passage au biométrique, demandez-lui comment se passe l'enrôlement, si le fallback PIN est désactivable, et combien ça coûte. Et peut-être que là, ça pourra être intéressant.

Auto Reject Cookies - Anti-popups Firefox avec signal GPC

Par : Korben ✨
24 avril 2026 à 08:27

Les bannières cookies, franchement, plus personne à part quelques no-life ne les lisent. On clique tous sur "Accepter tout" par flemme et on sait tous pertinemment que nous venons de nous "auto-tracker" comme des débilos. Mais heureusement, y'a une extension Firefox qui fait le refus automatique à votre place, et qui envoie même un signal légal pour dire "non merci" aux sites qui jouent le jeu.

Cette extension s'appelle Auto Reject Cookies , elle est open source sous licence MIT,et se fait rapidement oubliée une fois installée sur Firefox (Desktop ou Android).

Ensuite, son boulot, elle le fait en arrière-plan : Quand une bannière de consentement apparaît, elle cherche le bouton "Reject All" et clique dessus toute seule. Pour les bannières en deux étapes (celles qui cachent le "tout refuser" derrière un bouton "Paramètres" bien planqué), elle va aussi chercher plus loin.

Et le truc chouette, c'est que cette extension supporte +25 plateformes de gestion du consentement (OneTrust, CookieBot, Sourcepoint, Didomi et compagnie) et reconnaît les boutons en plus de 10 langues, français inclus. Et pour parfaire le tout, une coche verte s'affiche quand un rejet a réussi, histoire que vous sachiez qu'elle a fait le job.

J'ai testé sur Le Monde, Reddit, HackerNews, GitHub et quelques gros sites US, c'est 95% de réussite direct. Sur les sites avec des CMP ultra-customs par contre (genre un vieux forum fais maison ou un dashboard d'entreprise à la con), ça rate parfois et faut cliquer à la main. Rien de grave hein, le web est tellement varié, ça peut pas taper dans le mille à tous les coups.

Et si y'a un site où vous avez besoin des cookies (votre banque, votre boulot, le site de votre prof de lancer de hâches), vous le mettez en liste blanche et c'est réglé.

Et le vrai atout de ce logiciel, c'est surtout le signal GPC (Global Privacy Control) que l'extension envoie avant chaque chargement de page. Elle injecte l'en-tête "Sec-GPC: 1" et définit le paramètre "navigator.globalPrivacyControl" dans le navigateur. En gros, ça dit aux sites : "cet utilisateur ne veut pas que ses données soient vendues". Et si le site respecte cette règle, vous êtes OK.

En France on est sur du RGPD/ePrivacy donc le signal GPC n'a pas (encore) de poids légal, mais l'extension l'envoie quand même, et vu la direction que prend la CNIL sur le tracking, ça coûte rien d'être en avance.

La différence avec Consent-O-Matic (que j'avais déjà abordé l'an dernier), c'est le scope. Consent-O-Matic supporte +200 CMPs et propose des profils de préférences personnalisés alors que Auto Reject Cookies est moins large mais ajoute le GPC systématique et reste sur un refus total par défaut.

Niveau permissions, l'extension demande l'accès aux onglets et aux données de tous les sites web (normal, vu qu'elle doit intercepter les bannières partout), mais le développeur mouth_brood indique que rien n'est collecté. Et comme c'est du MIT, le code est dispo sur GitHub si vous voulez vérifier.

Bref, à tester !

Une faille IndexedDB permettait de relier toutes vos identités Tor

Par : Korben ✨
23 avril 2026 à 08:12

Bon, les amis, si vous utilisez Tor Browser pour faire du sérieux, faut que vous sachiez un truc. Le bouton "New Identity", censé vous donner une nouvelle identité vierge à chaque clic... bah il laissait filer, jusqu'à il y a peu de temps, un identifiant stable tant que Firefox tournait.

Deux chercheurs de Fingerprint ont en effet trouvé comment une fonction toute bête du navigateur se transformait en empreinte unique de votre browser, partagée entre tous les sites que vous visitiez.

Il faut donc dès à présent faire la mise à jour vers Firefox 150 ou l'ESR 140.10.0 (la version long-terme utilisée par Tor Browser), ainsi que la dernière version de Tor Browser qui récupère le patch. Si vous voulez en savoir plus, la CVE c'est CVE-2026-6770 , classé comme sévérité modérée par Mozilla.

Le truc marche en vase clos mais traverse les murs.

Mais avant, IndexedDB c'est quoi ?

En gros c'est une mini-base de données que les sites web peuvent créer dans votre navigateur, pour stocker des trucs en local (du cache, des données offline, l'état d'une app web). Chaque site peut y ranger plusieurs bases nommées, et une petite fonction JavaScript indexedDB.databases() permet au site de demander la liste de ses bases.

Rien de foufou sur le papier. Sauf que dans Firefox en navigation privée, le navigateur renomme en coulisse chaque base avec un identifiant aléatoire (UUID), et range tout ça dans une seule grosse table interne. Et le gros problème, c'est que cette table est partagée entre tous les sites ouverts, et pas cloisonnée site par site.

Et là, ça devient croustillant puisque quand un site redemande la liste de ses bases, Firefox la renvoie sans la trier, dans un ordre qui dépend de la structure interne de cette table partagée. Du coup, deux sites totalement différents qui créent chacun seize bases dans le même ordre récupèrent exactement la même suite en retour. Pas l'ordre de création donc mais une permutation bizarre, genre g,c,p,a,l,f,n,d,j,b,o,h,e,m,i,k.

Je vous passe les détails mais ça fait dans les 17 000 milliards de combinaisons possibles. Donc largement de quoi distinguer votre navigateur parmi des millions, comme une empreinte digitale qui colle au doigt !

Et ce qui pique vraiment c'est que cet identifiant survit à la fermeture de toutes vos fenêtres privées. Tant que le process Firefox tourne en arrière-plan, l'ID reste. Un site peut donc vous reconnaître après que vous ayez fermé vos onglets privés, rouvert une session pensée comme neuve, et revisité le site. Pour le user, c'est une session fraîche alors que pour le serveur c'est clairement le même navigateur qu'il y a dix minutes.

Côté Tor Browser c'est pire puisque le bouton "New Identity" a pour mission explicite de couper tout lien avec ce que vous faisiez avant. Il ferme les onglets, efface l'historique, vide les cookies, tire de nouveaux circuits Tor. La promesse officielle, c'est "empêcher votre activité future d'être liée à ce qui précède".

Sauf que cette fameuse table interne, elle, ne bouge pas. Le New Identity reset donc tout sauf ce qu'il ignore. C'est comme changer de fringues dans le même ascenseur... en gardant le même parfum. Techniquement vous êtes différent, mais reconnaissable en deux secondes. Bref, c'est assez grave car un site capable d'exploiter la faille peut lier votre session avant-New-Identity à votre session après-New-Identity.

Tant qu'on n'a pas redémarré Firefox complètement, l'ID persiste.

Les chercheurs disent avoir fait une divulgation responsable, directement à Mozilla et au Tor Project avant publication donc c'est nickel, et les deux équipes ont poussé les patches avant de communiquer sur quoi que ce soit. Donc les utilisateurs à jour sont tout simplement protégés contre cette faille précise.

Après si vous êtes du genre parano, pensez à redémarrer complètement votre Tor Browser entre deux sessions vraiment sensibles. Ça coupe le process Firefox, ça vide cette fameuse table, et ça évite ce genre de surprise pour d'autres leaks similaires qu'on n'aurait pas encore trouvés.

A bon entendeur, salut !!

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Loi séparatisme - Le blocage sans juge gagne du terrain

Par : Korben ✨
22 avril 2026 à 17:59

Mis à part son auteur, y'a un truc qui sent pas bon dans l'avant-projet de loi de Laurent Nuñez sur le séparatisme et l'entrisme. Au milieu des mesures sur la dissolution d'assos et l'interdiction d'ouvrages, le texte prévoit en effet d'étendre fortement les pouvoirs de blocage administratif des sites web en France. Et quand je dis "administratif", ça veut dire sans juge.

Bah ouais, ça servirait à quoi alors qu'il suffit d'un bon vieux coup de tampon de l'administration, et votre site peut disparaître de l'internet français.

Concrètement, le texte vise l'article 6-1 de la LCEN. Ce truc-là, c'est le bouton rouge que Pharos et l'ARCOM peuvent pousser depuis 2014 pour faire retirer un contenu. Aujourd'hui ça couvre le terrorisme, la pédopornographie, la vente de stupéfiants et les images de tortures.

Demain, le projet veut y rajouter l'apologie des crimes de guerre, les provocations à la haine ou à la discrimination, et surtout un motif tellement flou que c'en est vertigineux : les contenus "susceptibles de créer un trouble grave pour l'ordre public".

Et c'est là que ça coince. Car "Trouble grave à l'ordre public", vous savez ce que ça veut dire ? Moi oui ! Ça veut dire exactement ce que le préfet en charge veut bien que ça veuille dire. C'est le genre de formule qu'on met dans une loi quand on sait très bien qu'on en fera plus tard un usage BEAUCOUP PLUS LARGE que l'intention affichée initialement.

Et c'est là que ça me colle des boutons, parce qu'on a déjà vu ce film je ne sais combien de fois !!

2014, Cazeneuve, article 6-1 créé pour le terrorisme. 2020, loi Avia retoquée par le Conseil constitutionnel . 2021, extension aux stupéfiants. 2024, loi SREN et vérification d'âge. 2026, apologie crimes de guerre plus haine plus "trouble grave à l'ordre public". À chacune de leur itération, le périmètre s'élargit, les motifs deviennent encore plus flous, et le juge disparaît encore un peu plus du décor.

C'est ça le vrai sujet en fait. C'est pas la question de savoir si bloquer l'apologie des crimes de guerre est légitime (ça l'est). La vraie question c'est : Qui décide ?

Car pendant des siècles en France, seul un juge pouvait ordonner à un éditeur de se taire. Mais depuis 2014, c'est devenu la fête du slip puisque l'administration peut le faire toute seule, et Ô comme c'est bizarre, chaque loi qui arrive ensuite, élargit son, déjà trop grand, terrain de jeu. Alors bien sûr, le juge, on peut éventuellement le saisir après coup, en référé, avec un bon avocat mais dans l'intervalle, votre site a été déréférencé, votre trafic est en EEG plat, et votre asso par exemple, a claqué.

Surtout que la formulation "trouble grave à l'ordre public" est tellement élastique qu'elle peut demain couvrir à peu près n'importe quel sujet qui gêne. C'est pratique hein ? Un dossier sur les violences policières ? Un article sur les manifs ? Une tribune un peu incendiaire ? Allez hop, on coupe TOUT et on retourne sucer des feutres en réfléchissant à la prochaine loi liberticide !!

Vu que le texte part au Conseil d'État avant d'arriver au Conseil des ministres fin avril, le périmètre exact peut encore bouger donc je vous invite à suivre ça du coin de l'œil. Et si vous avez un site ou une asso qui risque de matcher, le bon réflexe c'est La Quadrature du Net . Eux savent contester ces trucs, et ils l'ont déjà fait pour Avia et SREN.

Bref, on se retrouve dans dix ans ou moins, et je vous parie qu'on rediscutera ENCORE d'une nouvelle extension de l'article 6-1, cette fois au nom d'une menace qu'on n'avait pas encore vu venir. L'effet cliquet, ça se déclenche toujours dans le même sens, malheureusement.

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Il charge TOUTES les extensions Firefox dans son navigateur

Par : Korben ✨
22 avril 2026 à 12:12

Vous vous souvenez du mème " Oh, tu aimes les extension Firefox ? Alors nomme les toutes ! " ?

Bah Jack s'est dit que plutôt que les nommer, autant toutes les installer. Oui, les 84 194 extensions d'un seul coup !

Sur le papier c'est pas si compliqué. Tu télécharges les .xpi depuis l'API publique Mozilla (aucune authentification requise), tu les colles dans le dossier extensions/ d'un profil Firefox, tu édites extensions.json pour tout activer. Sauf que l'API de recherche plafonne à 600 pages max, soit environ 30 000 résultats. Du coup Jack a du combiner plusieurs tris pour contourner la limite et chopper les 84 235 extensions existantes, soit 49,3 Go de données au total.

Première tentative dans une VM Windows Tiny11 : le pagefile bouffe malheureusement tout le disque, Firefox gèle, et c'est la fin. Du coup, essai suivant sur Mac avec 6 heures de téléchargement, soit 400 Go d'écritures disque... la fenêtre Firefox s'ouvre mais ne répond jamais ! Entre 4 000 et 6 000 extensions actives certes mais les sites web ne chargent plus (une des extensions bloque tout mais laquelle ??). Bref, plus grand-chose ne répond à part le about:addons.

6 mois plus tard, Jack retente alors l'opération avec une VM. 84 194 extensions chargées, en 1h43 auquel s'ajoute 39 minutes pour que Firefox réécrive le fichier extensions.json (qui pèse du 189 Mo), +24 minutes avant que le navigateur affiche quoi que ce soit, avec une consommation mémoire stabilisée vers 32 Go. La cause du ralentissement est chirurgicale... En fait Firefox sérialise extensions.json en entier à chaque écriture donc ça marche nickel pour 15 extensions mais pour 84 194, c'est pas le même délire.

Le plus intéressant après, c'est pas la démarche elle-même, c'est surtout ce que ça révèle sur le store de Mozilla. En effet, après analyse, 34,3 % des extensions n'ont aucun utilisateur quotidien. 19 % sont totalement abandonnées, sans user, sans review ni capture écran, et encore moins une icône. Y'a aussi des contributeurs un peu chelous comme un certain "Dr. B" qui a publié à lui seul 84 extensions, toutes générées avec Grok 3.

Et puis il y a aussi des extensions de phishing crypto avec des homoglyphes cyrilliques . L'extension malveillante "Іron Wаllеt" par exemple récupère ses URLs depuis un NocoDB trois secondes après installation. Le groupe Innover Online Group contrôle à lui seul plus de 700 000 utilisateurs via un paquet d'extensions de spam affilié sur Yahoo Search. Mozilla en a pour le moment désactivé 3 dans la foulée.

Autre moment drôle : Windows Defender a flaggé HackTools comme cheval de Troie alors que c'est légitime. Y'a aussi la plus grosse extension installée, dmitlichess, qui pèse 196 Mo car elle embarque 2 000 fichiers audio), et la plus petite fait 7 518 octets... sans contenir une seule ligne de code. Bref, y'a des pépites.

Et Jack a publié son dataset en CC0 sur Hugging Face sans oublier que son code est dispo donc si vous avez 50 Go à cramer et envie de faire joujou avec l' écosystème Firefox , servez-vous !

Bref, un Firefox lancé avec TOUTES les extensions du store Mozilla, ça fonctionne techniquement, mais c'est loin d'être utilisable. Mais après pour faire de l'analyse et des stats, je trouve ça marrant.

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DroneAware Node - Détecter les drones avec un Raspberry Pi

Par : Korben ✨
21 avril 2026 à 15:17

Il a zoné au-dessus de votre jardin durant 3 minutes la semaine dernière. Vous l'avez entendu, vous avez levé la tête, mais trop tard ! Encore un putain de drone. Mais lequel ? Et surtout, qui le pilotait ?

Alors voilà un projet qui tente de répondre à ces questions pour le prix d'un week-end entre potes ! DroneAware Node , c'est une station de détection de drones à bricoler soi-même à base de Raspberry Pi. Il vous faut un Pi, 2 dongles USB, une microSD, et vous avez un truc qui écoute les signaux Remote ID autour de chez vous. Son créateur, DroneAwareDan, annonce une portée allant jusqu'à 8 km, mais en conditions idéales, au-dessus de l'eau et avec de grosses antennes. Dans la vraie vie, tablez plutôt sur 1 à 2 km selon le bruit radio du quartier et la qualité des antennes.

Le principe est assez malin. La FAA a imposé le standard Remote ID aux opérateurs américains à partir de septembre 2023 (les constructeurs devaient être prêts un an plus tôt). Et l'EASA a suivi côté européen avec une obligation au 1er janvier 2024. Concrètement, la plupart des drones grand public (au-dessus de 250 g ou classés C1 à C3 en Europe) doivent obligatoirement émettre en continu une sorte de plaque d'immatriculation radio qui balance l'ID de l'appareil, sa position et généralement un point de décollage. Et DroneAware capte ces signaux en Bluetooth Low Energy et en WiFi 2,4 GHz sans rien émettre lui-même, donc du listening purement passif.

Je vois que vous kiffez alors je continue... ^^

Côté matos, faut donc prévoir comme je vous le disais un Raspberry Pi (1 Go de RAM suffit, 2 Go recommandés), un dongle Bluetooth USB un peu costaud (du genre le Sena UD100 avec son chipset CSR qui fait bien le taf), un dongle WiFi qui supporte le mode moniteur en dual-band 2,4 et 5 GHz (comme l'Alfa AWUS036ACM qui coche toutes les cases), une microSD de 16 Go et un chargeur 5V/3A. Les détails exacts des antennes resteront à votre bon vouloir, parce que les "massive antennas" montrées sur les photos du projet font une grosse différence sur la réception. Par exemple une antenne omnidirectionnelle 9 dBi gagne facilement un kilomètre de portée sur install normale.

Concrètement, on flashe d'abord une distrib Raspberry Pi OS Lite sur la microSD, ensuite on branche les deux dongles, et après on lance le script d'install qui configure les interfaces Bluetooth et WiFi en mode moniteur. Et hop, ça tourne. Vos détections remontent alors sur droneaware.io , une plateforme collaborative qui agrège les données des nodes pour former une carte temps réel. Plus il y a de stations, mieux le maillage couvre la zone.

Sauf que... et là c'est le bémol, certains drones plus anciens n'émettent rien du tout tant que leur constructeur n'aura pas poussé une mise à jour Remote ID. Donc votre voisin avec son vieux Mavic Pro de 2016 qui vient vous mater en slip peut très bien rester invisible (à moins qu'il ait collé dessus un module Remote ID... ça coûte dans les 100 balles, et ça rend un drone ancien détectable mais qui fait ça ???). Et si vous partez sur une clé WiFi monobande 2,4 GHz seulement, vous raterez les drones modernes qui émettent en WiFi 5 GHz, raison pour laquelle un adaptateur dual-band évite cet angle mort.

Je trouve que l'approche est assez cool car on n'émet rien, on écoute juste ce que les drones sont déjà obligés de gueuler en clair sur les ondes, et on remet un peu de visibilité du côté du citoyen. Pas mal, non ? D'ailleurs, si vous aimez ce genre de bidouille RF sur Raspberry Pi, j'avais déjà couvert un système de vidéo-surveillance DIY et une caméra de chasse sur Pi qui jouent dans le même registre.

Bref, le code est sur GitHub, et le réseau commence à se densifier. À tester si vous êtes curieux de savoir ce qui survole votre terrain !

Source : Hackster

Smart TV : désactivez cette fonction qui analyse tout ce que vous regardez

20 avril 2026 à 09:13

Les Smart TV analysent vos habitudes pour cibler les publicités et vous suggérer du contenu. Le nom de cette fonction : l'ACR. Voici comment la désactiver.

Le post Smart TV : désactivez cette fonction qui analyse tout ce que vous regardez a été publié sur IT-Connect.

L’application de vérification d’âge de l’UE piratée en 2 minutes !

20 avril 2026 à 07:56

Age Verification, l'application officielle de vérification d'âge de l'Union européenne, a de sérieuses lacunes en matière de sécurité : voici pourquoi.

Le post L’application de vérification d’âge de l’UE piratée en 2 minutes ! a été publié sur IT-Connect.

Rename World - Et si on renommait la Terre entière ?

Par : Korben
8 avril 2026 à 13:30

Et si vous pouviez renommer n'importe quel lieu sur la carte du monde ?

Genre, transformer "Paris" en "Pain au Chocolat City" ou "Bordeaux" en "Chocolatine Land" ? Hé bien c'est exactement ce que propose Rename World , et y'a déjà plus de 40 000 renommages au compteur.

Le principe est hyper simple : vous cliquez sur un nom de lieu, vous proposez un nouveau nom, et la communauté vote. Les meilleures propositions restent, les autres disparaissent dans l'oubli. Y'a pas besoin de créer un compte pour explorer la carte, c'est ouvert à tout le monde et c'est dispo en français !

J'ai d'abord cru que ça allait être un festival de noms vulgaires et de spam... mais en fait non. Le créateur (qui se fait appeler kafk) a mis en place un filtre de mots plus un dashboard d'administration qui lui permet de dégager les trolls en quelques clics. Sur les 40 000+ propositions, le spam reste donc marginal et la majorité des renommages sont soit créatifs, soit du jeu de mots inoffensif. Après évidemment, si quelqu'un challenge votre proposition, faudra convaincre la communauté de voter pour vous.

Je vous présente Clermont-Ferrand ^^ :

Mais le site ne s'arrête pas au simple renommage. Y'a aussi un mode Name Duel où deux propositions s'affrontent en face à face, un Quiz pour tester vos connaissances géo, et un Leaderboard pour les plus prolifiques. Du coup c'est devenu un vrai petit jeu communautaire.

Il y a également un bouton "Hide NZ" qui permet de supprimer carrément la Nouvelle-Zélande de la cartographie mondiale. Si vous traînez un peu sur r/MapsWithoutNZ, vous comprendrez la référence. Et un bouton "Show NZ" pour les gens bien, évidemment.

Côté technique, kafk a préféré utiliser des PMTiles (40 Go stockées chez Cloudflare) plutôt que des tuiles raster classiques, ce qui rend la navigation bien plus fluide. Le rendu vectoriel s'appuie comme d'hab sur OpenStreetMap et tourne sur le serveur d'un de ses potes équipé de 256 Go de RAM (oui, on a les amis qu'on mérite ^^). Attention par contre, si vous cherchez à renommer un endroit précis (genre votre village de consanguins) et que le libellé ne s'affiche pas, faudra jouer avec le niveau de zoom car c'est du vectoriel, les étiquettes géographiques apparaissent à des échelles différentes.

Si vous avez déjà perdu des heures sur des cartes interactives de Westeros , attendez de voir ce qui se passe quand Internet a le droit de renommer le monde réel. Perso, j'ai cherché ce que les gens avaient fait de ma ville... et j'ai pas été déçu. Y'a aussi un Discord pour la communauté si vous voulez proposer des idées ou signaler des soucis.

Bref, allez-y, renommez votre bled, la préfecture de votre département, et bon courage à kafk pour la modération !

Ah et merci à AV pour l'info !

Ghost Murmur - La CIA vous localise grâce à vos battements de cœur (ou pas)

Par : Korben
8 avril 2026 à 07:11

Si votre coeur bat, sachez que la CIA peut vous retrouver n'importe où !

[Mise à jour du 9 avril 2026] Bon… faut que je vous dise un truc. Depuis hier, Scientific American a interrogé plusieurs physiciens sur ce fameux Ghost Murmur et leur verdict est sans appel : ça ne tient pas la route scientifiquement. Le champ magnétique d'un battement de cœur s'affaiblit d'un trillion de fois à seulement 1 km de distance. Alors à 65 km, autant chercher une aiguille dans la galaxie d'Andromède. D'après les experts, c'est soit quelqu'un qui a trollé un journaliste du New York Post, soit une bonne vieille opération de désinformation de la CIA pour impressionner ses adversaires. Bref, je me suis fait avoir et vous avec, mais c'était beau tant que ça durait ! Merci à Etienne pour le signalement. L'article original est conservé ci-dessous, prenez-le donc avec des pincettes.


C'est pas moi qui le dis, c'est John Ratcliffe, le directeur de la CIA en personne, qui l'a annoncé ce lundi 7 avril après que ses équipes aient utilisé un outil baptisé Ghost Murmur pour localiser un membre d'équipage américain abattu en Iran, à 65 kilomètres de distance, en captant juste les battements de son coeur.

On dirait vraiment de la SF mais je vais tout vous expliquer.

L'officier des systèmes d'armes d'un F-15E Strike Eagle (oui c'est son titre officiel), nom de code "Dude 44 Bravo", s'est éjecté de son appareil et a du se planquer dans une crevasse en plein désert montagneux du sud de l'Iran, avec les forces iraniennes qui le cherchaient trèèèès activement. Durant 2 jours, le gars a survécu en terrain hostile et c'est là que la CIA a décidé de dégainer Ghost Murmur pour la toute première fois en conditions réelles.

Et la techno est vraiment dingue ! Le système utilise de la magnétométrie quantique, c'est-à-dire des capteurs construits autour de défauts microscopiques dans des diamants synthétiques et ces capteurs sont capables de détecter la signature électromagnétique des battements cardiaques... C'est un signal normalement tellement faible qu'on ne peut le mesurer qu'à l'hôpital, avec des capteurs collés sur la peau.

Hé bien Ghost Murmur capte ce signal à des dizaines de kilomètres en utilisant l'IA pour isoler un seul battement de cœur du bruit ambiant. Comme l'a dit un officiel du gouvernement américain, "c'est comme entendre une voix dans un stade, sauf que le stade fait 2 500 km²" !

Et devinez qui est derrière tout ça... Lockheed Martin et sa division Skunk Works , ceux là même qui ont pondu le SR-71, le F-117, et à peu près tous les trucs volants classifiés du Pentagone. Le système a été testé à bord d'hélicoptères Black Hawk et pourrait finalement être adapté pour les F-35. Et son nom n'est pas choisi au hasard : "Murmur" c'est le terme clinique pour un souffle au coeur, et "Ghost" parce que la cible est invisible... sauf pour eux.

Bon, après faut relativiser quand même. Le plus gros problème c'est que ce bidule fonctionne surtout en zone déserte, là où y'a quasi zéro interférence électromagnétique. Donc si vous êtes le seul être vivant dans un rayon de 100 bornes, ça marchera du tonnerre de Zeus mais par contre, en plein centre-ville avec des milliers de cœurs qui font boum boum au mètre carré, ça ne marchera pas aussi bien. Et surtout, ça demande un temps de traitement conséquent car on n'est clairement pas du temps réel. Mais le jour où ça miniaturise assez pour tenir dans un drone civil... là, même un randonneur en forêt devient traçable.

Xavier Dupont de Ligonnès, finalement t'es tranquille ! ^^

D'abord y'a donc eu les IMSI-Catchers pour intercepter nos communications mobiles puis les capteurs quantiques chinois pour traquer les sous-marins . Et maintenant on localise un humain à son battement de cœur... hé bé... Et pour votre culture G sachez que c'est la même famille de capteurs NV-diamond que l'armée US développe pour détecter à distance tout ce qui est explosifs improvisés.

Sauf que voilà, quand les physiciens s'en mêlent, ça refroidit. Le professeur John Wikswo de l'université Vanderbilt rappelle que le champ magnétique cardiaque est déjà à peine détectable à 10 centimètres de la poitrine. À un mètre, l'amplitude du signal est mille fois plus faible. Et à un kilomètre, on parle d'un affaiblissement d'un trillion. Autant dire qu'à 65 km, le Père Noël est plus détectable qu'un battement de cœur. Chad Orzel, physicien à Union College, enfonce le clou : même l'IA ne pourrait pas isoler un signal cardiaque humain au milieu de tout le bruit magnétique ambiant (animaux, champ terrestre, sources artificielles) à plusieurs kilomètres de distance.

Donc la vraie question c'est : est-ce que la CIA a vraiment cette techno, ou est-ce qu'on vient tous de se faire rouler dans la farine par le plus beau coup de com' du renseignement US depuis longtemps ? Comme le résume Orzel, soit quelqu'un a trollé un journaliste, soit c'est de la désinformation volontaire pour "faire croire qu'on dispose réellement de cette technologie secrète".

Finalement, vous pouvez retourner vous planquer tranquille dans le Larzac. Votre cœur ne vous trahira pas de sitôt. En tout cas, pas à 65 bornes. Et si la CIA veut vraiment vous retrouver, elle fera ça à l'ancienne comme tout le monde ^^

Source - Scientific American

Hister - Un vrai moteur de recherche pour votre historique web

Par : Korben
3 avril 2026 à 11:14

Bon, j'ai la crève et y'a du bricolage qui m'attend, du coup aujourd'hui y'aura pas des centaines d'article. Mais faut quand même que je vous parle de Hister , le nouveau projet d'Adam Tauber (le créateur de Searx ) qui indexe localement tout ce que vous visitez sur le web pour le retrouver en texte intégral.

Vous installez l'extension Chrome ou Firefox, vous lancez le binaire Go sur votre machine (ça tourne sous Linux, macOS et Windows), et hop, chaque page que vous visitez est indexée en full-text. Du coup, quand vous cherchez ce tuto que vous aviez lu y'a 3 semaines mais dont vous avez zappé l'URL, vous ouvrez l'interface web locale de Hister, vous tapez un mot qui était dans le contenu de la page et ça ressort ! Si vous aviez testé Deeper History à l'époque, c'est le même concept mais en beaucoup plus costaud.

L'interface de Hister - sobre mais efficace

Sous le capot, Hister utilise blevesearch, un moteur d'indexation en Go qui gère le fuzzy matching et les requêtes booléennes. En gros, vous tapez "configuration nginx reverse proxy" et ça vous ressort cette page de doc que vous aviez consultée y'a un mois, même si vous ne vous souvenez que de 2 mots. Efficace donc. Et l'outil capture les pages telles qu'elles étaient au moment de votre visite donc si un site modifie son contenu ou si un article disparaît, vous aurez toujours la version d'origine. Y'a même un mode aperçu hors-ligne pour consulter ces snapshots sans connexion !

Côté vie privée (forcément, quand ça vient du mec qui a pondu Searx déjà en 2013... le temps file les amis ^^), tout reste sur votre machine. Et pour les domaines sensibles comme votre banque ou votre mutuelle, une blacklist permet même d'exclure certains sites de l'indexation. Enfin pour ceux qui ont déjà des années de navigation derrière eux, la commande hister import aspirera votre historique Chrome ou Firefox existant, comme ça pas besoin de repartir de zéro.

Pour installer ça, téléchargez le binaire depuis les releases GitHub , puis lancez le serveur et installez l'extension ( Firefox ou Chrome) qui va bien. Y'a aussi un Docker Compose pour ceux qui préfèrent tout conteneuriser. Prévoyez aussi quelques Go sur le disque pour la base d'index car ça se rempli vite...

Tauber dit avoir réduit sa dépendance à Google de moitié en un mois et demi juste avec ça. Et je trouve ça logique parce que quand vous avez déjà visité la bonne page une fois, ça ne sert plus à rien de redemander à Google de vous la remonter entre 3 pubs et une réponse IA à côté de la plaque. Autant récupérer ce que vous aviez déjà !

Voilà, je suis sûr que ça va vous plaire... Et si vous voulez tester avant d'installer quoi que ce soit, une démo tourne en ligne.

Allez, je retourne bricoler...

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