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Hier — 22 juin 2026Flux principal

F-15 Strike Eagle II - Le simulateur de 1989 cherche des pilotes d'essai

Par : Korben ✨
21 juin 2026 à 12:27

Je ne me lasse jamais de tous ces projets qui ressuscitent des vieux jeux. Et celui dont je vais vous parler aujourd'hui, c'est à neuviemeporte qu'on le doit. Celui-ci s'est donné pour mission de reconstruire ligne de code par ligne de code, ce bon vieux F-15 Strike Eagle II, le simulateur de vol de combat sorti chez MicroProse en 1989. Et hier, le 20 juin dernier, le projet a passé un cap important puisque le portage est enfin jouable. Et son dev cherche maintenant des pilotes d'essai pour le mettre à l'épreuve.

Donc si ça vous chauffe, mes petits Maverick en herbe, faut récupérer les exécutables sur son dépôt, ensuite vous les balancez dans le dossier de votre copie du jeu à la place des originaux (faites un backup avant, hein) et vous décollez !! Et si ça plante, si un truc s'affiche de travers, si une touche ne répond plus, vous lui remontez le bug, tout simplement.

Je reconnais quand même que le boulot derrière, est dingue car ce n'est ni une émulation ni une recompilation à partir d'un code source volé. neuviemeporte a vraiment désassemblé le binaire de 1989, réécrit chaque morceau en C, et recompilé tout ça. Puis ensuite, il a comparé les instructions machine produites avec celles du jeu original et tant que les opcodes n'arrivent pas identiques au bit près, c'est que la reconstruction est faussée. Alors il recommence et ainsi de suite ! Je ne sais pas s'il utilise l'IA pour ça mais je lui conseille fortement afin d'automatiser au maximum tout ce travail de débugging. C'est exactement ce que je suis en train de faire avec mon recompilateur de Roms et à la main, ça me prendrait facile 10 ans, je crois...

Le plus fou, c'est qu'il a d'abord dû retrouver quel compilateur MicroProse utilisait à l'époque. Il a fait des recherches sur certaines chaînes de caractères présentes dans le code et il est tombé au fond de l'exécutable sur celle-ci : "MS Run-Time Library - Copyright (c) 1988, Microsoft Corp". Verdict, c'est du Microsoft C 5.1. Et sans ce détail, il n'avait aucune chance de générer exactement la même séquence d'instructions que le binaire d'origine.

Et puis il y a ce petit détail que j'adore... En fait, le mec fait une reconstruction "bug-for-bug". En gros, les bugs du jeu de 1989 doivent rester. Ainsi, si dans la version originale votre avion se met à tomber vers le ciel quand il est à l'envers et en panne de carburant, et bien il doit continuer à tomber vers le ciel... Même comportement, mêmes défauts, mêmes sensations qu'à l'époque.

Mais alors, d'où ça lui vient, cette obsession ?

Eh bien comme nous tous, de ses jeunes années de passion dévorante avec l'informatique, quand il était scotché à son premier 386 et qu'il a découvert là son premier monde ouvert sur son ordinateur. Et ce truc lui est resté... Développeur C/C++ le jour, dingue de MS-DOS et de reverse engineering la nuit, comme il le résume lui-même sur son site. Il a lancé ce projet de recompilation en 2022 et avoue que le rythme actuel le dépasse un peu aujourd'hui...

Mais c'est ce genre de "missions de vie" qui a déjà sauvé d'autres classiques. Je pense par exemple à Mario 64 qui a été décompilé au point de tourner aujourd'hui dans un navigateur , et plein de vieux jeux DOS ne survivent que parce que des passionnés s'en occupent un par un, un peu comme l'ont fait les ancêtres nés avant l'an 2000 (je me mets dans le lot, 1982 FTW! les gars !).

Un petit mot quand même pour les futurs testeurs, parce que ce n'est pas tout à fait du plug-and-play... La version reconstruite ne passe pas par l'écran de configuration d'origine car elle part du principe que vous êtes en affichage MCGA/VGA, sans son et sans joystick. Donc pas la peine de régler votre Roland MT-32 virtuel, ça démarre direct au manche. Et pour signaler un souci, une capture via Ctrl+F5 dans DOSBox + une description de ce qui se passait avant le plantage et c'est réglé.

Voilà, si une copie traîne dans vos archives, allez voir son appel et reprenez les commandes.

À partir d’avant-hierFlux principal

Windows NT sur GameCube - Parce que pourquoi pas

Par : Korben ✨
19 juin 2026 à 09:29

La GameCube, on la connaît pour avoir fait tourner la meilleure version de Smash Bros et pour son look de petit cube vaguement "rectangulaire". Mais on ne la connait pas vraiment pour faire tourner un système d'exploitation de bureau du milieu des années 90.

Et pourtant, une bande de bidouilleurs emmenée par Rairii (alias Wack0), épaulé par NTx86 et stonedDiscord, s'est amusée à virer les jeux pour loger un vrai Windows NT là-dedans. Oui, le vrai NT de Microsoft.

Merveilleux non ?

Et le plus beau, c'est que ce n'est même pas de l'émulation, c'est carrément un portage natif. Le truc que j'ignorais, c'est qu'à une époque Microsoft avait sorti une version PowerPC de Windows NT, du temps où le système supportait encore des architectures un peu exotiques. Or la GameCube tourne justement sur un processeur PowerPC, le fameux Gekko.

Les deux étaient donc faits pour se rencontrer, et il ne manquait qu'un type assez taré pour les marier. Le projet s'appelle entii-for-workcubes , et il ne s'arrête pas à la GameCube. Vous pouvez aussi le booter sur une Wii, sur une Wii Mini (qui réclame quand même un petit hardmod pour la carte SD), et même dans le mode vWii de la Wii U.

Petit retour en arrière quand même pour les plus jeunes... Dans les années 90, Windows NT n'était pas du tout le truc Windows-x86-only qu'on connaît aujourd'hui. Il tournait sur MIPS, sur DEC Alpha, sur PowerPC, parce que Microsoft voulait un OS portable, qui ne soit pas marié à un seul fabricant de puces. L'histoire a tranché en faveur du x86 et tout le reste est tombé dans l'oubli. Sauf que ces vieux binaires PowerPC existent toujours, et c'est ce qui rend ce hack possible 25 ans plus tard.

Pour l'installer, vous balancez une image ISO de NT 3.51 ou 4.0 sur une carte SD, vous chargez le loader via Swiss sur GameCube ou via le Homebrew Channel sur Wii, et vous vous laissez guider par l'installeur de NT comme en 1996.

C'est une version assez dégradée, mais parfaitement fonctionnelle de l'expérience poste de travail d'époque. Le seul vrai casse-tête, c'est la saisie. La GameCube n'a jamais eu de clavier digne de ce nom, donc il faut ruser avec des méthodes de saisie à la manette. À moins de mettre la main sur une de ces rarissimes manettes GameCube qui planquaient un clavier complet en plein milieu. Oui oui, ça a vraiment existé.

Maintenant, ne vous attendez pas non plus à un miracle car tout ne fonctionne pas. Pas de réseau, pas de son non plus. Et le bus EXI est lent de fou, donc ça traîne franchement sur les accès disque côté GameCube. Le pilote graphique GDI tourne également avec du code pas optimisé pour un sou, le branchement à chaud de l'USB n'est pas géré, et le système peut planter au redémarrage de temps en temps. Bref, c'est un poste de travail des années 90 sur un jouet des années 2000, avec les compromis qui vont avec.

À noter d'ailleurs que ce hack n'est pas tout frais, la dernière version date de mars 2025. C'est juste qu'il refait surface en ce moment, et je pense qu'il le mérite. La Dreamcast affichait fièrement "Compatible with Microsoft Windows CE" imprimé sur sa coque, la GameCube vient de la rattraper par la petite porte. Et détourner une console pour lui faire avaler un OS qui n'a rien à y faire, ça reste un grand classique, avec le hack qui a fait tourner Linux sur la PS5 et tous ceux qui font tourner Half-Life sur un Nokia de 2007 ou un jeu Mega Drive depuis un vinyle ...

Évidemment, faire tourner Windows NT sur une GameCube ça ne sert strictement à rien, à part pour le challenge et la frime, ça présente donc peu d'intérêt, mais c'est rigolo de voir que ça reste possible. Et c'est pour ça aussi que j'adore ça !

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Super Mario 64 enfin sur Nintendo DS avec un mode coop

Par : Korben ✨
19 juin 2026 à 08:51

À tous les nostalgiques de la Nintendo 64 et notamment de Super Mario 64, j'ai un petit truc cool à vous montrer. Tobi Friedly vient de sortir un portage du jeu sur Nintendo DS, et pas n'importe lequel, puisque celui-ci tourne sur la vraie console de 2004, et pas seulement sur la DSi qui embarquait quatre fois plus de mémoire vive. Et comme si ça suffisait pas, il y a même mis un mode deux joueurs.

C'est vrai que le truc qui coince d'habitude, c'est que la DS originale n'a pas assez de RAM pour charger toute la ROM du jeu d'un coup. Tobi a donc contourné le problème en faisant streamer les assets à la demande via NitroFS , le système de fichiers des cartouches DS.

Du coup, au lieu de tout balancer en mémoire d'un bloc, le jeu va piocher les niveaux et les textures au fur et à mesure qu'il en a besoin. C'est grâce à cette méthode ingénieuse qu'il a pu débloquer son portage sur la vraie DS, là où le portage précédent de Hydr8gon restait coincé sur DSi faute de place.

C'est d'ailleurs grâce au boulot de Hydr8gon que Tobi a construit le sien, en le modifiant et en l'adaptant suffisamment pour qu'il tourne sur tous les modèles de DS.

Au passage il a rebouché aussi deux bugs qui traînaient, et maintenant le jeu est finissable à 120 étoiles, et le son fonctionne enfin (avant c'était silence radio). La stabilité générale a aussi pris un bon coup de polish.

Le mode multijoueur, lui, réclame deux DS, chacune avec sa propre copie du jeu. C'est du coop local, parfait pour explorer le château à deux ou juste pour déconner ensemble, entre moustachus, dans un niveau de Mario.

Attention quand même, ce n'est pas un fichier .nds prêt à double-cliquer. Faut dumper vous-même la ROM de votre propre cartouche Super Mario 64, puis compiler le truc via Docker. Si vous bidouillez un peu l'émulation ou si vous utilisez des cartouches de type flashcart, vous savez que c'est le prix d'entrée habituel pour ce genre de projet de décompilation, notamment pour rester du bon côté niveau droits.

Super Mario 64, faut dire, c'est un peu le terrain de jeu favori de la scène decomp... on l'a déjà vu débarquer sur PlayStation 1 dans un sacré bordel technique, tourner en coop et en 4K sur PC avec SM64CoopDX, et on sait même que le jeu gaspillait joyeusement la mémoire de la N64 à l'origine grâce à ce genre de portage.

Si le projet vous intéresse, tout est sur le GitHub de Tobi Friedly .

Et si votre vieille DS a rendu l'âme, un émulateur comme melonDS fera tout aussi bien l'affaire.

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MOTHER 1 sur SNES - le remake que Nintendo n'a jamais fait

Par : Korben ✨
16 juin 2026 à 08:41

EarthBound Beginnings Remake est à l'origine un projet entre potes qui traine depuis 19 ans et qui youpi !, vient enfin de voir le jour ! Il s'agit d'un ROM hack mené par un certain Gabbls, qui recrée MOTHER, le tout premier jeu de la série EarthBound, en 16-bit sur le même moteur que celui d'origine. Le projet avait été lancé en 2007 par une légende du milieu, Clyde Mandelin, alias Tomato, cofondateur de Starmen.Net et surtout l'homme derrière la fameuse traduction fan de MOTHER 3.

Pour jouer à ce jeu, ça se passe sur le site officiel du projet . Vous arrivez avec votre propre ROM d'EarthBound (la version SNES, achetée légalement hein), vous la glissez dans le patcher intégré au site , et hop, vous récupérez MOTHER 1 relooké aux petits oignons. C'est un jeu 8-bit redessiné en 16-bit, avec de nouveaux sprites poussés directement dans la ROM du jeu. Et comme le patch est au format BPS, si vous préférez le bidouiller à la main avec un outil comme Flips, c'est possible aussi. Y'aura aucune ligne de code à toucher.

Et pour bien saisir pourquoi c'est un petit événement et pourquoi je vous en parle, faut remonter un peu le fil de toute cette histoire...

Car si vous êtes un ancien comme moi, vous connaissez forcément MOTHER, ce RPG culte sorti en 1989 sur Famicom, donc au Japon uniquement. Nintendo en avait préparé une version occidentale baptisée Earth Bound vers 1990, sauf qu'elle a été annulée et n'a jamais atterri dans les boutiques. Le jeu a alors fini par fuiter en version prototype, avec la traduction anglaise officielle que Nintendo avait remisé au placard, et c'est la communauté qui l'a alors ensuite rebaptisé EarthBound Zero, avant de ressortir officiellement en 2015, uniquement sur la Console Virtuelle de la Wii U.

Bref, petite précision pour les non-initiés : MOTHER c'est ce tout premier épisode, à ne pas confondre avec EarthBound qui est sa suite sortie sur SNES (MOTHER 2 au Japon), celle que vous connaissez sûrement grâce à Ness dans Smash Bros. Et ce MOTHER-là, c'est un espèce de jeu maudit que Nintendo a laissé moisir durant 25 ans.

Du coup, voir ses fans lui offrir le remake 16-bit que Nintendo n'a jamais fait, c'est chouette. Y'a quand même eu 3 équipes différentes qui se sont relayés sur le projet jusqu'à hier, date de sortie de ce remake.

Mais ce n'est pas tout car en plus, l'équipe balance un patch compagnon baptisé EarthBound: Giygas Strikes Back avec pour idée de proposer un patch pour le jeu d'origine qui apporte uniquement les améliorations de confort qu'ils ont ajoutées au remake. Donc les achats groupés, le bouton pour courir, + quelques bugs corrigés au passage. Soit de quoi rejouer à l'EarthBound original sans les petites frictions d'époque. Il y a même une jaquette façon boîte SNES signée BigSharkZ et un guide complet en couleur en préparation... tant qu'à faire les choses proprement, autant y aller à fond !

Si vous vous intéressez au rétro gaming ou aux ROM hacks, ça devrait donc vous plaire. Dans le même esprit, jetez aussi un œil au hack qui transforme Zelda en Super Mario ou au superbe hack de Super Mario Kart . Et moi de mon côté, je suis toujours en train de bosser sur mon recompilateur de roms pour mes patreons d'amour, et ça fonctionne plutôt pas mal... J'ai hâte de vous montrer ça.

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Pac-Hunt - Vengez enfin les fantômes de Pac-Man

Par : Korben ✨
15 juin 2026 à 09:37

Je ne sais pas si vous avez déjà joué à Pac-Man parce que c'est quand même un bon vieux jeu de boomer, mais si c'est le cas, vous avez peut-être déjà ressenti un peu de peine pour ces petits fantômes qui se font avaler tout cru par ce déglingot de Pac-Man.

Non ? Bah Garrit Franke, oui. Du coup il a codé pac-hunt, un petit jeu où vous incarnez ENFIN le fantôme qui traque le glouton jaune dans son labyrinthe, au lieu de vous faire bouffer bêtement.

C'est jouable directement depuis votre navigateur , sans rien installer. Vous déplacez votre fantôme avec les flèches de votre clavier ou les touches WASD, et votre boulot c'est de coincer ce "Gentil p'tit bonhomme" (vous l'avez ?) avant qu'il ne nettoie tout le labyrinthe de ses pastilles. Sauf que Garrit a gardé le pire souvenir de ses parties d'enfance, ce sale moment qui ruinait tout : Pac-Man gobe une super-pastille, et les rôles s'inversent !!! Hiiii tous aux abris, car pendant ces quelques secondes, c'est lui qui vous court après et c'est vous qui détalez.

Le tout tient dans un seul fichier HTML , sans le moindre framework, sous licence MIT et le glouton rond comme un ballon (vous l'avez ? lol oui j'aime le comique de répétition) n'est pas piloté au pif, puisqu'il a sa petite IA qui cherche les pastilles les plus proches et qui prend ses jambes à son cou dès que votre fantôme approche à moins de 7 cases. Et si vous le trouvez trop malin ou trop bête, les réglages de vitesse et de comportement sont dispo en haut du script, donc n'hésitez pas à bidouiller ça.

J'avoue que ça me donne des idées parce que des classiques à retourner comme une crêpe, y'en a un paquet. J'imagine par exemple un Mario où vous jouez le Goomba qui voulait juste traverser tranquillou le niveau pour aller faire ses courses au marché et qui se fait ratatiner le crâne par un gars amateur de champi en roues libres. On pourrait aussi jouer à un niveau de Donkey Kong où vous êtes le tonneau, avec comme seul objectif dans votre vie : rouler droit ! Et puis Space Invaders vu par l'alien du fond de la troupe qui regarde ses potes se faire dégommer rangée par rangée. Gloups !

Et Flappy Bird où vous êtes le tuyau, et vous ne faites rien... Juste vous attendez, et vous gagnez quand même ! lol... Et mon préféré, Pong où vous jouez la balle, qui rebondit d'un bord à l'autre sans fin, à vous poser de vraies questions sur le sens de la vie.

Voilà, si vous aimez le rétro-gaming autant que vous détestez prendre une douche, alors vous allez kiffer Pac-Hunt. Ça vous occupera durant cette loooongue semaine de bullshit job en attendant la mort (oui, je suis très positif en ce moment), et si l'envie vous prend de creuser le mythe, le vrai Pac-Man cache un bug bien connu des fans, et côté classiques recodés pour le navigateur, Pokémon en JavaScript vaut aussi le coup d'œil.

Bref, pac-hunt c'est 5 minutes de plaisir vengeur dans votre navigateur, et zéro install. Blinky compte sur vous les amis !

Source : Le blog de Garrit Franke

Lego Batman - Un easter egg Commodore 64 BASIC caché dedans

Par : Korben ✨
9 juin 2026 à 16:13

Cabel Sasser, le boss de Panic Inc. (les gars derrière Coda, Nova et la fameuse Playdate ), vient de tomber sur un easter egg complètement génial dans LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight, le jeu sorti fin mai 2026.

Et ce qu'il a découvert, c'est un petit programme Commodore 64 en BASIC affiché à l'écran sur l'ordi de Batman. Du vrai BASIC qui s'exécute vraiment si vous le retapez sur la vieille bécane de 1982, celle qui a été vendue, je le rappelle, à 17 millions d'unités, avec son CPU MOS 6510 cadencé à 1 MHz et ses 64 ko de RAM. Le programme, une fois lancé, dessine un sprite Batman qui rebondit aux quatre coins de l'écran, façon économiseur d'écran DVD des années 2000 (vous voyez le délire, le petit logo qui galère à taper pile dans le coin ?).

Et voici le code retranscrit ligne par ligne par Andy Baio de Waxy :

10 V=53248:POKE V+21,0:X=120:Y=120:POKE V+4,X:POKE V+5,Y:POKE V+21,4
11 POKE 2042,13:POKE 53277,15:POKE 53289,7
20 FOR N=0 TO 62:READ Q:POKE 832+N,Q:NEXT:DX=7:DY=3
30 X=X+DX:IF X>255 THEN X=255:DX=-DX
31 IF X<65 THEN X=65:DX=-DX
35 Y=Y+DY:IF Y>200 THEN Y=200:DY=-DY
36 IF Y<65 THEN Y=65:DY=-DY
40 POKE V+4,X:POKE V+5,Y:GOTO 30
200 DATA 0,0,0, 0,0,0, 12,68,96, 56,108,56, 120,124,60, 120,124,60
207 DATA 252,124,126, 255,255,254, 255,255,254, 255,255,254
211 DATA 143,255,226, 7,255,192, 3,255,128, 2,124,128
215 DATA 0,56,0, 0,56,0, 0,16,0, 0,16,0, 0,0,0, 0,0,0, 0,0,0
RUN

Pour ceux qui n'ont pas touché à un C64 depuis +40 ans, V=53248, c'est l'adresse du registre VIC-II (le chip graphique du Commodore, voisin direct du fameux chip son SID 6581 qui faisait pleurer les fans de Rob Hubbard), POKE 2042,13 ça pointe vers les données sprite, et les lignes 200-215 contiennent les 63 octets qui dessinent la silhouette du chevalier noir.

Ensuite, le reste, c'est juste de la physique d'arcade hyper basique : tu déplaces, tu rebondis aux bords, GOTO 30, et ça boucle. Douze lignes, et ça fait le job. Bon, à comparer avec les dizaines de mégaoctets que pèse le moindre runtime Unity d'aujourd'hui, ça dénote un peu. Puis c'est pas du vibe codé ça ma bonne dame... (quoique ?)

Après si vous voulez essayer, faudra taper le code à la main parce que le copier-coller n'existait pas en BASIC d'époque, donc n'oubliez pas qu'une seule virgule de travers dans les lignes DATA aura pour effet de transformer Batman en bouillie de pixels.

Et si vous voulez tester sans aller déterrer votre vieux C64 au grenier (ou sans le réveiller à coup d'alim USB-C moderne ), Krisztián Tóth a sorti un émulateur Commodore 64 qui tourne directement dans le navigateur , ça s'appelle ty64. J'ai préféré le tester là dessus plutôt que de réinstaller VICE, parce que c'est plus rapide et que ça évite de polluer la machine. Vous recopiez le code, vous tapez RUN, et Batman se met à rebondir sur votre écran comme si vous étiez en 1982.

Les animateurs Lego qui glissent du vrai BASIC dans un blockbuster en 2026 plutôt qu'une simple texture qui imite l'écran, j'adoooore ce niveau de détail. C'est totalement dans la même veine que Valve qui a planqué un Wilhelm Scream dans le Steam Controller .

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Ce clone de Game Boy tournait trop vite, un seul composant a tout réglé

5 juin 2026 à 10:47

Il existe une catégorie d'objets qu'on achète sur un coup de tête, qu'on déballe avec enthousiasme, et qu'on range au fond d'un tiroir une demi-heure plus tard parce qu'ils sont tout bonnement inutilisables. La GB Boy de Sharopolis appartenait pile à cette catégorie. Commandée sur AliExpress il y a des années, puis oubliée.

Le principe de cette console portable est pourtant séduisant sur le papier, puisqu'elle reprend le design d'une Game Boy Pocket tout en acceptant les vraies cartouches d'origine, celles-là mêmes que vous avez peut-être encore dans une boîte à chaussures, au lieu de se contenter d'une puce bourrée de jeux pré-installés comme le font la plupart des clones chinois. Le fabricant, lui, répond au nom de Gangfeng.

Sauf qu'il y avait un gros défaut. Les jeux tournaient beaucoup trop vite. Pas juste un peu rapides, non, carrément accélérés au point que la musique partait en vrille, que les ennemis fonçaient à travers l'écran et que le moindre saut de Mario devenait un pari impossible à réussir. Injouable.

Pour remonter à la source du problème, Sharopolis a sorti le tournevis, ouvert la coque et méthodiquement comparé chaque composant de sa carte avec ceux qui équipent une vraie Game Boy Pocket signée Nintendo. Le coupable n'a pas mis longtemps à se montrer.

Il s'agit d'un petit quartz, repéré sous la référence X1 sur la carte. Ce composant joue le rôle d'horloge, c'est lui qui impose son tempo à toute la machine, exactement comme le métronome qui dicte la cadence à un orchestre entier et sans lequel chaque musicien jouerait dans son coin.

Et la valeur affichée n'était pas la bonne. Là où une Game Boy Pocket d'origine cadence son processeur à 4,194304 MHz, une fréquence d'une précision presque maniaque retenue par Nintendo à l'époque, la GB Boy embarquait pour sa part un quartz calé à 5 MHz tout rond. Près de 20 % d'écart. D'où cette sensation de jeu en avance rapide permanente.

Le reste de la carte, lui, force presque l'admiration tant il est dépouillé, avec une puce principale estampillée KF2001 chargée de reproduire à elle seule toute la logique interne d'une Game Boy, deux modestes puces de mémoire à ses côtés, et puis plus grand-chose. Le tout pour une console vendue une poignée d'euros.

La réparation, elle, tient en réalité à pas grand-chose. Sharopolis avait justement sous la main une bobine de cent résonateurs déjà calés sur la fréquence d'origine, alors il a dessoudé sans état d'âme le quartz à 5 MHz, posé un modèle correct à sa place, et regardé les jeux retrouver instantanément le rythme exact que Nintendo avait prévu pour eux il y a près de trente ans. Un composant. C'est tout ce qu'il aura fallu.

Enfin, presque. Parce qu'une fois la vitesse remise d'aplomb, un nouveau souci a pointé le bout de son nez, l'écran s'étant mis à scintiller d'une manière franchement pénible, et plusieurs habitués du fer à souder accusent déjà, dans les commentaires de la vidéo, les condensateurs bas de gamme soudés un peu partout sur la carte, ces pièces à quelques centimes qu'il faudrait remplacer une par une pour espérer enfin un affichage parfaitement stable. Mais bon, tout ne pouvait pas être si simple…

Source : Hackaday

À 81 ans, il termine la suite de Head Over Heels qu'il avait commencée il y a 37 ans

1 juin 2026 à 13:43

Il aura fallu trente-sept ans à Colin Porch pour voir son jeu enfin sortir, et cette seule durée suffit à résumer l'histoire un peu folle de ce développeur britannique de 81 ans, ancien d'Ocean, l'un des studios de jeux vidéo les plus réputés de l'époque des micro-ordinateurs 8 et 16 bits.

Tout commence en 1989, quand Porch se lance dans une suite à Head Over Heels, un jeu de plateforme et de réflexion en vue isométrique devenu culte sur le ZX Spectrum, ce petit ordinateur familial qui a initié toute une génération de joueurs au jeu vidéo.

Sa suite, elle, est pensée pour l'Atari ST et l'Amiga, les deux ordinateurs personnels qui dominaient le jeu à la toute fin des années 80, à une époque où chaque machine avait encore sa propre logithèque bien à elle.

Et puis le projet capote, comme tant d'autres, lorsque les consoles de salon débarquent au début des années 90 et redistribuent complètement les cartes du marché.

Le jeu inachevé reste alors rangé dans un tiroir pendant des décennies, jusqu'à ce que Gary Bracey, l'ancien patron de Porch chez Ocean, le convainque de reprendre le chantier, persuadé que l'appétit du public pour le rétro était bel et bien reparti.

Il a aussi fallu négocier avec Atari, qui détient aujourd'hui les droits sur les personnages d'origine, avant de pouvoir espérer commercialiser quoi que ce soit.

Le résultat porte le nom de Return to Blacktooth: A Head Over Heels Adventure, et il est sorti le 4 mai 2026 chez l'éditeur Thalamus Digital, au prix de 12,99 dollars.

Le plus beau, c'est qu'il tourne réellement sur de vraies machines Atari ST et Amiga, pas sur un émulateur déguisé en jeu moderne comme on en voit tant aujourd'hui.

Porch, lui, résume ces décennies d'acharnement par une formule toute simple : un travail mené par pure passion, terminé coûte que coûte.

Bref, un jeu Amiga qui débarque en 2026, codé par un développeur de 81 ans. Le retrogaming n'a pas toujours besoin d'émulateur, juste d'un peu de patience.

Source : Time Extension

Tomb Raider 1-3 Remastered - gratuit sur Epic jusqu'au 28 mai

Par : Korben ✨
23 mai 2026 à 07:50

Aspyr et Crystal Dynamics lâchent en ce moment la trilogie Tomb Raider I-III Remastered gratuitement sur l'Epic Games Store , soit 0€ au lieu de 26,99€. Vous pouvez donc récupérer les trois premières aventures de Lara Croft, celles que Core Design a pondues entre 1996 et 1998, remasterisées comme il faut et les garder pour toujours, même quand il repassera payant.

Filez sur la page Epic, cliquez sur Obtenir, et hop, c'est réglé. Et ne traînez pas, parce que l'offre s'arrête le 28 mai et après ça, retour au prix fort.

Dans ce pack, vous avez donc les 3 jeux complets avec leurs extensions d'époque, Unfinished Business pour le premier, Golden Mask pour le deuxième et The Lost Artifact pour le troisième. L'intégrale, secrets et niveaux bonus inclus, ce qui n'était jamais arrivé sur des plateformes modernes jusqu'ici.

Et ce remaster vous laisse basculer d'un coup de touche entre les graphismes refaits (modèles, textures et éclairage retravaillés) et le bon vieux look polygonal de la PS1 (Coucou Quentin Dupieux ^^).

Le jeu propose également 2 modes pour tout ce qui est contrôles. Les contrôles "tank" d'origine, où Lara pivote sur elle-même case par case, et des contrôles modernes type stick analogique. Les puristes vous diront que les contrôles tank n'étaient pas un défaut mais le cœur du gameplay car chaque saut se calculait au carreau près. C'était une partie d'échecs entre vous et le level designer.

Mais avec les gamepads modernes, Lara a commencé à filer dans tous les sens, la caméra part en vrille sur certains passages, et quelques subtilités ne sont expliquées nulle part dans le jeu (du genre dégainer ses flingues pour sauter en arrière, ou la gâchette pour s'agripper aux rebords). Mon conseil c'est donc de tester les deux, pour switcher quand vous voulez, et gardez les contrôles "tank" pour les niveaux de plateforme millimétrés.

Aspyr a aussi ajouté un Challenge Mode gratuit qui vous fait rejouer les niveaux avec des mods pour débloquer 10 nouvelles tenues. Et un mode photo avec 21 poses, si vous aimez tirer le portrait à Lara.

Et si vous voulez pousser le délire plus loin une fois le jeu installé, la communauté a sorti une Gold Edition sur Nexus Mods , c'est-à-dire un gros pack qui balance textures HD, objets 3D refaits, son retravaillé et cinématiques de meilleure qualité, avec un assistant d'installation pour pas s'arracher les cheveux. Les classiques sur PC, ça finit toujours par être bidouillé et c'est ça qui est beau !

Seul bémol, c'est du Windows uniquement, donc les joueurs Mac et Linux repasseront (ou sortiront Proton). Et tant que vous êtes sur Epic, jetez un œil à Down in Bermuda , qui est gratuit lui aussi durant la même période.

Bref, 30 ans après, Lara Croft débarque gratos alors foncez (avant le 28 mai).

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