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Cuivrer une pièce imprimée 3D sans cuve géante, c'est possible en la faisant tourner

19 mai 2026 à 17:38

Hendrik s'est attaqué à un problème classique des makers : électroplaquer une pièce imprimée en 3D un peu grosse, ça demande une cuve énorme remplie de produits chimiques pour la submerger entièrement.

Sa solution, fabriquée maison, prend le problème dans l'autre sens : si la pièce ne rentre pas dans la cuve, autant la faire tourner doucement dans une cuve plus petite.

Le principe est simple. Vous prenez votre pièce 3D, vous la poncez, vous la recouvrez de peinture conductrice (indispensable, sinon le métal ne s'accroche à rien).

Ensuite vous la fixez sur un axe motorisé piloté par un ESP32 (un petit microcontrôleur Wi-Fi du même style qu'un Raspberry Pi en plus modeste) qui fait tourner doucement la pièce via un moteur pas-à-pas. La pièce trempe à moitié dans la cuve d'électrolyte, et la rotation se charge du reste. Au bout d'une nuit complète, le cuivre s'est déposé uniformément sur toute la surface.

La cuve elle-même est fabriquée maison en acrylique, dimensionnée juste pour la zone immergée. Une carte électronique custom gère le moteur, un boîtier imprimé en 3D protège l'ensemble.

Une fois le cuivrage terminé, Hendrik polit la couche obtenue puis enchaîne avec d'autres bains pour ajouter d'autres métaux par-dessus si besoin, comme du nickel ou de l'or. Le résultat ressemble à une pièce métallique pleine, alors qu'en dessous c'est juste du plastique imprimé.

C'est exactement le genre de bricolage qui ne paie pas de mine mais qui débloque un truc bien utile. Une cuve d'électrolyse pour un casque ou une grosse pièce cosplay, c'est plusieurs centaines d'euros de produits chimiques, sans compter la place que ça prend dans un atelier.

Là, l'investissement matériel se réduit à un moteur pas-à-pas à 15 euros, un ESP32 à 5 euros, un bout d'acrylique et la peinture conductrice. Le tout est réutilisable indéfiniment, donc l'amortissement se fait rapidement.

Petit bémol quand même : si vous ne plaquez qu'une seule pièce dans votre vie, c'est sans doute plus simple de payer un pro pour vous le faire et il faut accepter de laisser tourner un montage chimique pendant douze heures dans son garage.

Mais pour quelqu'un qui produit des accessoires en série, des prototypes de bijoux ou des pièces cosplay régulièrement, c'est une vraie alternative.

Source : Hackaday

Voir à 650 mètres dans le noir avec un laser infrarouge et une webcam : c’est faisable

19 mai 2026 à 15:34

Project 326, une chaîne YouTube spécialisée dans les bricolages optiques, a montré un système de vision nocturne longue portée monté de A à Z dans un garage. Le résultat tient en quelques composants : un télescope réflecteur imprimé en 3D, une webcam modifiée et un laser infrarouge de deux watts. À l'arrivée, on voit jusqu'à 650 mètres dans l'obscurité totale.

Le principe est simple (si on peut dire). Un laser dans une longueur d'onde de 940 nanomètres, totalement invisible à l'œil nu mais détectable par n'importe quel capteur photo sans filtre infrarouge, éclaire la scène à distance. La webcam, dont on a retiré le filtre infrarouge d'origine, capte la lumière réfléchie. Le télescope réflecteur, un montage avec un miroir concave qui collecte la lumière comme dans les télescopes amateurs, concentre le tout sur le capteur. Du coup vous obtenez une image quasi-diurne en plein milieu de la nuit.

Le laser utilisé est un VCSEL, un type de diode laser qui émet la lumière par la surface plutôt que par le bord. Avec ses deux watts à 940 nm, il peut littéralement brûler un morceau de carton si vous mettez la main dessus à courte distance. Sauf qu'à 500 mètres, le faisceau s'est tellement élargi qu'il passe largement sous les seuils de sécurité oculaire. C'est ce qui rend le système utilisable en pratique : il faut viser loin, sinon ça devient dangereux.

Côté limites, l'atténuation atmosphérique mange jusqu'à 70 % de la puissance du faisceau à 940 nm quand l'air est humide. Project 326 a donc dû faire ses tests en altitude par temps sec pour atteindre les 650 mètres annoncés. À noter aussi que toute personne équipée elle-même de vision nocturne verra immédiatement le faisceau, donc oubliez le côté discret du truc.

Screenshot

Ce qui est franchement chouette dans ce projet, c'est l'écart entre le matériel utilisé et le résultat obtenu. Une vision nocturne militaire active coûte plusieurs milliers d'euros. Là, on est sur du télescope imprimé, un VCSEL acheté en ligne pour quelques dizaines d'euros, une webcam à dix euros. La précision de l'alignement optique reste l'étape compliquée, mais tout le reste tient dans un projet de week-end.

Bref, c'est une démonstration de plus que la limite entre matériel pro et bricolage amateur dépend surtout du temps qu'on veut y passer.

Source : Hackaday

Sortir les modèles 3D d'un jeu PS5 en passant par le mode Photo et un peu de photogrammétrie

18 mai 2026 à 16:36

Quand vous voulez récupérer un modèle 3D d'un jeu vidéo, en général il y a deux options. Soit vous fouillez les fichiers du jeu pour en extraire les assets, ce qui demande des outils spécialisés et qui ne marche pas simplement sur console.

Soit vous abandonnez. Un bidouilleur connu sous le pseudo Dung3onlord vient de proposer une troisième voie, beaucoup plus rigolote et qui ne touche pas du tout au jeu lui-même.

[Embed: https://www.reddit.com/r/OculusQuest/comments/1srgzgz/capture_and_view_ps5_characters_on_a_quest_link/]

La technique repose sur deux trucs intégrés à la PS5. D'abord, le mode Photo, présent dans la plupart des gros titres modernes, qui permet de geler la scène et de la regarder sous n'importe quel angle.

Ensuite, la photogrammétrie, une vieille méthode qui consiste à reconstruire un objet 3D à partir de plein de photos prises sous différents angles. Mettez les deux ensemble et vous obtenez votre modèle, sans toucher au moteur du jeu.

Le mode opératoire de Dung3onlord est assez simple. Il filme une vidéo en orbite autour d'une scène figée en mode Photo, désactive toute interface visible, extrait les images de la vidéo, et passe le lot dans un logiciel de photogrammétrie classique.

Le résultat, c'est un nuage de points 3D, qu'il nettoie, dont il enlève le fond, puis qu'il transforme en gaussian splat. C'est une technique récente d'affichage 3D qui demande très peu de puissance de calcul pour le rendu. Il visualise ensuite le tout dans un casque VR Quest, ce qui donne une vraie sensation d'immersion dans la scène du jeu.

Il y a des limites évidemment. Plein d'effets graphiques modernes, comme les normal maps qui font croire à du relief sur des surfaces plates, ne donnent pas une vraie géométrie par exemple. Du coup la version 3D paraît parfois plus lisse que ce que vous voyiez dans le jeu. Et la technique ne marche que sur des scènes statiques, pas sur des animations.

Mais pour des paysages, des décors, ou des modèles fixes, c'est efficace. Surtout si l'objectif n'est pas d'avoir la précision absolue d'un fichier 3D natif, mais juste de revisiter une scène en immersion.

Et puis surtout, ça contourne tout le problème de l'extraction directe : le DRM, les formats propriétaires, les hooks dans la mémoire. Ici, on photographie l'écran. Le jeu n'a rien à dire. C'est une méthode bien élégante en tous cas.

Source : Hackaday

Des cartes perforées imprimées en 3D et lues par une webcam, parfait pour stocker vos mots de passe à vie

17 mai 2026 à 11:47

Les cartes perforées, c'est le truc qu'on associe à l'informatique de grand papa. Des bouts de carton avec des trous dedans qui servaient à programmer les ordinateurs des années 1960. Personne n'aurait l'idée d'en utiliser aujourd'hui.

Sauf Bitroller , un bidouilleur qui a eu une autre idée : et si on imprimait des cartes perforées en 3D, qu'on les laissait dans un coffre, et qu'on les relisait avec une simple webcam ?

L'objectif n'est pas de programmer un ordinateur, c'est de stocker des données ultra-sensibles sur un support qui ne risque pas de s'effacer. Genre la clé d'un portefeuille crypto ou un mot de passe maître.

Chaque carte mesure une dizaine de centimètres de côté et stocke 16 octets de données utiles, plus 4 octets de correction d'erreur « Reed-Solomon ». Ce système permet de retrouver l'info même si la lecture est partiellement abîmée. Reed-Solomon, ce n'est pas exotique d'ailleurs, c'est la même famille de correction d'erreurs que celle qui fait tenir vos CD ou vos QR codes face aux rayures. C'est microscopique, oui. Mais pour stocker une clé cryptographique, c'est largement suffisant.

Screenshot

Le génie du projet tient dans la méthode de lecture. Pas de machine industrielle, pas de scanner spécialisé. Juste une webcam, posée au-dessus de la carte, avec un fond noir derrière. OpenCV, la bibliothèque libre de vision par ordinateur que tout le monde utilise pour ce genre de tâche, lit la carte entière d'un seul coup à partir du contraste entre le fond et le plastique blanc. Le créateur fournit deux scripts Python, un pour générer la carte à imprimer, l'autre pour la relire.

Le matériau choisi est du PLA, le plastique standard des imprimantes 3D grand public. C'est honnête pour un prototype, mais pas idéal pour de la longue durée. Bitroller le reconnaît : en acier inoxydable, ses cartes survivraient à un incendie sévère et resteraient lisibles dans plusieurs siècles. Le but n'est pas vraiment de bidouiller, c'est de proposer un vrai support d'archive longue durée.

Face à un vieux papier ou à une clé USB, la différence est évidente. Le papier brûle, la clé USB meurt après quelques années sans alimentation. Une carte perforée en métal traversera les décennies sans broncher. Et le fait que la lecture se fasse avec n'importe quelle webcam évite la galère du lecteur propriétaire qui n'existe plus dans dix ans. Bref, bonne idée. Vous pouvez voir le projet ici .

Source : Hackaday

Un slider caméra à trois axes bricolé avec des pièces d'imprimante 3D

5 mai 2026 à 11:25

Un slider caméra, c'est ce rail motorisé sur lequel on pose un appareil photo ou une caméra pour qu'elle glisse latéralement pendant la prise de vue, et obtenir ce travelling propre qu'on voit dans les pubs ou les vidéos YouTube un peu soignées.

CNCDan , lui, a voulu pousser le concept un cran plus loin avec un système à trois axes (haut/bas, gauche/droite, et une rotation), pour filmer ses propres projets. Et il l'a construit avec ce qu'il avait sous la main : un stock de pièces d'imprimante 3D.

Pourquoi ça marche bien comme base ? Les imprimantes 3D sont conçues autour de composants modulaires et standardisés (profilés aluminium extrudés, courroies, moteurs pas-à-pas, électronique), le genre de pièces taillées pour bouger une tête d'impression de quelques kilos avec précision. C'est exactement ce qu'on demande à un slider, sauf qu'à la place de l'extrudeur on met une caméra.

La logique tient debout. Mais CNCDan a vite découvert que ses moteurs n'étaient pas assez puissants pour bouger une caméra de 1,4 kg sans saccades, ce qui l'a obligé à revoir les rapports de réduction (le gearing) pour leur donner plus de couple.

Sauf que voilà, en touchant aux moteurs il a déréglé tout le reste. Cotes qui ne tombent plus juste, jeux qui apparaissent, plateforme qui ne tient plus en place. Du coup il a dû reprendre une grosse partie de la mécanique : nouvelle plaque de support découpée dans de l'acier (l'alu n'était pas assez rigide pour cette charge), nouveaux roulements montés à la presse, et un système de quick release pour fixer la caméra rapidement.

Et même comme ça, le mouvement n'était toujours pas fluide. Plusieurs semaines de réécriture du code de pilotage des moteurs ont été nécessaires pour obtenir une glisse vraiment propre.

Le résultat final tient la route. Le slider fonctionne sur une carte ESP32 et se pilote en Wi-Fi via une interface web ouverte depuis un autre ordi. 

CNCDan a aussi prévu que sa plateforme puisse accueillir d'autres caméras, y compris des smartphones, et il a publié les fichiers du projet sur GitHub si vous voulez reproduire la chose.

Lui-même reconnaît que ce n'était clairement pas la voie la plus simple pour avoir un slider, mais que ça lui a marché parce qu'il avait les pièces et les outils déjà chez lui.

Bref, du vrai DIY audacieux. Pas la solution la plus rapide, mais quand on a déjà l'atelier, c'est une chouette approche.

Ce matériau composite se répare plus de 1 000 fois et dure des siècles

Par : Korben
17 avril 2026 à 10:22

1 000 fractures. C'est le nombre de cycles de cassure et de réparation qu'un nouveau composite à fibres a encaissé en labo, sans perdre sa capacité à tenir la route.

Les ingénieurs de NC State University ont créé un matériau qui se "re-soude" tout seul, et qui pourrait durer entre 125 et 500 ans au lieu des 15 à 40 ans habituels pour un composite classique.

Le fonctionnement est assez simple. Le matériau est un composite polymère renforcé de fibres (verre ou carbone), avec deux ajouts. D'abord un agent de cicatrisation thermoplastique (du EMAA, un polymère) imprimé en 3D directement sur les couches de fibres, ce qui rend le composite deux à quatre fois plus résistant à la délamination de base.

Ensuite, des couches chauffantes en carbone intégrées dans la structure. Quand on fait passer un courant électrique, la chaleur fond l'agent thermoplastique, qui coule dans les fissures et re-colle les interfaces séparées. La pièce se répare sans intervention manuelle.

En test, le composite a tenu 1 000 cycles de fracture-réparation en 40 jours continus. La résistance à la fracture commence à 175 % du niveau d'un composite standard, puis descend progressivement jusqu'à 60 % après mille cycles, à cause de l'accumulation de débris de fibres et de la baisse des réactions chimiques.

Ça reste quand même exploitable, et largement au-dessus de la limite de fin de vie d'un composite non-réparant.

Les applications visées sont les ailes d'avion, les pales d'éoliennes, les structures automobiles et les engins spatiaux, bref tout ce qui utilise du composite et subit de la fatigue mécanique sur des décennies.

Si la réparation est faite une fois par trimestre, les chercheurs estiment la durée de vie à 125 ans. Une fois par an, on monte à 500 ans. C'est évidemment théorique, mais l'ordre de grandeur change complètement la donne par rapport aux 15 à 40 ans actuels.

Les travaux ont été publiés en janvier dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. La technologie est brevetée et licenciée via Structeryx, une startup fondée par l'équipe de recherche.

Le passage du labo à l'industriel n'est pas gagné (c'est le cas de tous les matériaux), mais les chiffres sont suffisamment parlants pour que l'aéronautique et l'éolien y regardent de près.

Bref, un composite qui dure des siècles au lieu de quelques décennies, ça changerait complètement les calculs de maintenance dans l'aéro et l'éolien.

Source : Ecoticias

Un bras robotique imprimé en 3D pour apprendre la robotique chez soi

Par : Korben
25 mars 2026 à 11:20

James Gullberg a mis en ligne un projet de bras robotique à 6 axes, principalement imprimé en 3D et conçu pour apprendre la robotique. Ce petit robot embarque un Raspberry Pi, des microcontrôleurs STM32 et tourne sous ROS 2.

Le tout pour un budget qui reste accessible, avec des mouvements décrits comme étonnamment fluides pour du fait maison.

Un bras robot signé James Gullberg

James Gullberg a publié sur son site un projet qui risque de plaire aux bricoleurs : un bras robotique compact à 6 degrés de liberté, dont la structure est quasi intégralement imprimée en 3D. Seuls les systèmes d'entraînement font appel à des pièces métalliques.

Le projet est pensé comme un outil pédagogique. On n'est pas sur un robot industriel, mais sur une plateforme d'expérimentation qui permet de toucher à la conception mécanique, à la planification de mouvement et au contrôle logiciel.

Six axes, un Raspberry Pi et ROS 2 sous le capot

Côté mécanique, chaque articulation a droit à son propre système de réduction. La base utilise un réducteur planétaire classique, tandis que l'épaule et le coude embarquent des réducteurs planétaires à anneau fendu, qui offrent une densité de couple élevée par rapport à leur encombrement.

Le poignet s'appuie sur un différentiel à courroie inversé. Pour le retour de position, des aimants alternés sont intégrés directement dans la couronne de sortie et suivis par un encodeur magnétique.

Un microcontrôleur STM32 gère le contrôle moteur avec des boucles PID et de la génération de pas. Un Raspberry Pi fait office d'ordinateur de bord et communique avec les moteurs via un bus CAN. Le tout tourne sous ROS 2.

Le résultat est visiblement assez bluffant : les vidéos montrent des mouvements fluides, bien loin de ce qu'on pourrait attendre d'un projet fait maison.

Apprendre la robotique sans se ruiner

Ce projet rejoint une vague de bras robotiques open source accessibles. On pense au Thor, au HELENE ou encore au BCN3D Moveo. Mais celui de Gullberg se distingue par la variété des mécanismes employés. Chaque articulation utilise un design différent, et c'est voulu : le but est d'expérimenter, pas de produire en série.

Côté budget, on ne connaît pas le coût exact, mais les composants restent a priori sur des montants franchement raisonnables, puisqu'on parle là d'un simple STM32, d'un modeste un Raspberry Pi, e quelques moteurs et bien évidemment du filament pour imprimante 3D. Bref, on est loin des prix d'un kit de robotique du commerce.

Ce mini bras robotique coche quand même beaucoup de cases. Il est ouvert, documenté, modulaire, et il permet de toucher à des concepts qui coûtent habituellement une fortune en formation.

Source : JCGullberg

Il transforme une carte à 15 euros en station météo sous Windows 95

Par : Korben
20 mars 2026 à 10:53

Un maker français a fabriqué une station météo miniature avec une interface façon Windows 95, logée dans un boîtier imprimé en 3D en forme de vieux moniteur cathodique. Le projet tourne sur une carte ESP32 à une quinzaine d'euros et récupère la météo en temps réel via Wi-Fi. Prévisions, vent, images satellite, tout y est.

Un mini écran façon années 90

Jordan Blanchard a publié son projet sur Hackaday.io et le résultat a de quoi plaire aux nostalgiques. L'interface reprend les codes visuels de Windows 95 : fenêtres avec barres de titre, panneaux biseautés, typographie pixelisée.

On y retrouve la météo du jour, les prévisions heure par heure, la vitesse du vent avec boussole, et même des images satellite et radar. Le tout sur un écran TFT de 2,8 pouces en 320 x 240 pixels, ce qui colle parfaitement au style rétro.

Le boîtier est imprimé en 3D et reproduit la forme d'un petit moniteur cathodique. Un mécanisme a été ajouté sur la face avant pour actionner les boutons physiques de la carte, qui se trouvent à l'arrière.

Une quinzaine d'euros de matériel

La base du projet, c'est un ESP32-2432S028, plus connu sous le nom de Cheap Yellow Display. C'est une carte de développement vendue autour de 15 euros, qui intègre un processeur ESP32 avec Wi-Fi et Bluetooth, un écran tactile TFT de 2,8 pouces, un lecteur micro-SD et un connecteur haut-parleur. Pas besoin de soudure, la carte arrive montée.

Les données météo viennent de l'API Open-Meteo, et le système gère aussi l'affichage d'images de webcams et de satellites. Une batterie lithium avec un module de charge permet de faire fonctionner le tout sans fil.

Du code Arduino en libre accès

Le sketch Arduino est téléchargeable sur la page du projet. Jordan précise avoir utilisé ChatGPT pour l'aider sur certaines parties de l'interface, ce qui est assez courant dans la communauté maker.

Le système utilise du réseau asynchrone pour que l'affichage reste fluide pendant le téléchargement des données, et un cache local en SPIFFS pour garder la météo accessible même sans connexion.

C'est le genre de petit projet qui donne envie de s'y mettre. Pour une quinzaine d'euros de matériel et un peu de temps, on obtient un objet qui a du charme et qui est utile au quotidien. Et puis retrouver l'interface de Windows 95 sur un écran de 2,8 pouces, ça a quand même un petit côté régressif assez plaisant.

Source : Hackaday

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