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Goddard, le chien robot de Jimmy Neutron, existe maintenant en vrai

10 juin 2026 à 08:52

Une créatrice connue sous le pseudo de Kiara a reconstruit Goddard, le chien mécanique du dessin animé Jimmy Neutron, en taille réelle et en version qui bouge pour de bon.

Pour ceux qui n'ont pas grandi avec la série, Goddard est le compagnon canin du petit génie Jimmy Neutron : un chien entièrement robotique, capable de se transformer et de rendre toutes sortes de services improbables à son maître. Le rêve de gosse de pas mal de trentenaires d'aujourd'hui.

Kiara raconte avoir eu envie de ce magnifique toutou pour elle-même. Plutôt que de modéliser le personnage à partir de zéro, elle a récupéré le modèle 3D directement dans la version GameCube du jeu Jimmy Neutron, avant de l'adapter pour l'imprimer à l'échelle 1.

Récupérer un modèle dans un jeu GameCube vieux d'une vingtaine d'années pour le réimprimer aujourd'hui, l'idée a quelque chose d'assez gonflé. Les fichiers d'un vieux jeu vidéo ne sont évidemment pas pensés pour sortir d'une imprimante 3D, il a donc fallu nettoyer et retravailler toute la géométrie avant de lancer la moindre pièce.

Le corps est ensuite imprimé en 3D, pièce par pièce, puis vient un long travail de ponçage et de peinture pour effacer les stries du plastique. Le résultat reprend fidèlement la livrée d'origine : un chrome brillant rehaussé de violet, exactement comme à l'écran.

Le détail le plus malin se cache dans la tête. Là où le dessin animé laisse deviner un cerveau visible, Kiara a glissé une vraie boule à plasma, ces globes de verre traversés d'éclairs roses qui trônaient dans les chambres d'ados au début des années 2000. L'effet est saisissant.

Côté mouvement, les pattes sont animées par des vérins linéaires, ces petits moteurs qui poussent et tirent en ligne droite pour plier les articulations à la manière d'un piston. La tête, elle, bouge grâce à un système de fils de pêche reliés à des servomoteurs, la technique classique de l'animatronique, ces robots articulés qu'on voit dans les parcs d'attractions et sur les tournages de cinéma.

On reste quand même sur une pièce d'exposition plus que sur un robot autonome. Goddard ne se promène pas seul dans la rue et ne va pas vous chercher le journal. Mais ce n'était pas l'objectif : il s'agissait de faire exister un personnage de fiction en vrai, pas de marcher sur les plates-bandes de Boston Dynamics, le spécialiste américain des robots qui se déplacent tout seuls.

Le tout est documenté en vidéo, du fichier numérique jusqu'à la peinture finale, ce qui permet de mesurer la quantité de travail derrière un objet qui n'a, au fond, aucune utilité pratique; mais qui est bien sympa.

Source : Hackaday

Refroidir à -84°C avec une imprimante 3D et de l'air comprimé

9 juin 2026 à 09:48

Un youtubeur qui se fait appeler Hyperspace Pirate a fabriqué chez lui un cryogénérateur, c'est-à-dire une machine capable de produire du froid extrême, en imprimant lui-même la plupart des pièces en plastique.

Sur ses deux prototypes, il est descendu jusqu'à -84°C. Ce n'est pas un record, et il le sait très bien, mais réussir ça avec du matériel de garage a quand même de quoi surprendre.

La machine qu'il reproduit s'appelle un cryogénérateur Gifford-McMahon, du nom des deux ingénieurs qui ont mis au point le principe au début des années 1960. On en trouve aujourd'hui dans les appareils d'IRM des hôpitaux, où ils maintiennent des aimants surpuissants à des températures proches du zéro absolu, la limite physique en dessous de laquelle on ne peut plus descendre.

Le principe est moins compliqué qu'il n'en a l'air. Un piston coulisse dans un cylindre, et ce piston contient un régénérateur, une sorte d'éponge thermique qui emmagasine la chaleur d'un côté pour la relâcher de l'autre.

En faisant passer un gaz d'un bout à l'autre du cylindre, on obtient un côté chaud et un côté froid, et c'est évidemment ce côté froid qu'on cherche à exploiter.

Le plus astucieux dans ce montage, c'est le piston. Plutôt que de l'étancher avec des joints qui forceraient et finiraient par fuir, Hyperspace Pirate le déplace avec des aimants placés à l'extérieur du cylindre. Pas de joints, donc.

Pour voir ce qui se passe à l'intérieur, il a aussi monté un tube en acrylique transparent et utilisé de l'air comprimé tout bête comme gaz de travail. Pratique pour filmer, beaucoup moins pour la performance.

Et c'est justement là que ça coince. L'humidité contenue dans l'air de l'atelier gèle quand la température chute, et la glace finit par bloquer le piston en plein mouvement. Difficile de descendre bien bas quand votre machine se grippe toute seule.

Du coup, la suite, ce sera l'hélium. Ce gaz ne contient pas d'eau et ne gèle qu'à des températures bien plus basses, ce qui devrait régler le problème de blocage et faire tomber le thermomètre beaucoup plus loin. C'est d'ailleurs lui qu'utilisent les vrais cryogénérateurs industriels, qui descendent eux autour de -269°C.

Si vous voulez mon avis, le chiffre compte moins que la démonstration : prouver qu'un truc de labo tient dans un garage avec une imprimante 3D, c'est déjà une réussite.

Source : Hackaday

Il cuit des cookies avec son imprimante 3D

3 juin 2026 à 13:32

Un bricoleur connu sous le nom de Startup Chuck a eu une idée que personne ne lui avait demandée : fabriquer des cookies de A à Z avec son imprimante 3D. Pas seulement les façonner. Les cuire aussi, dans la machine. Le tout documenté dans une vidéo YouTube, évidemment.

Tout commence par l'attirail. Chuck a imprimé en plastique l'ensemble du matériel du pâtissier, comme s'il montait une vraie petite chaîne de production de biscuits.

Et il ne fait pas semblant. Il parle carrément d'une production sérieuse de cookies, avec de quoi tout faire de la première à la dernière étape sans sortir un seul ustensile de cuisine du commerce.

Au menu, un bol à mélanger, des doseurs, un fouet compatible avec un robot KitchenAid, et une spatule équipée d'une lame en TPU, ce filament souple et un peu caoutchouteux qui plie sans casser.

Le plateau de cuisson, lui, est sorti en filament nylon, choisi pour mieux encaisser la chaleur que le plastique habituel.

Reste l'étape qui intrigue vraiment, la cuisson elle-même. L'imprimante est un modèle fermé, avec un caisson tout autour, et Chuck la détourne en mini-four basse température en se servant du plateau chauffant (le lit, en jargon de l'impression 3D) comme résistance pour chauffer la pâte.

Le résultat ? Mitigé. Les cookies sont parfaitement reconnaissables, on voit bien que ce sont des cookies, sauf qu'ils ne dorent jamais. Un lit chauffant plafonne à quelques dizaines de degrés, on est très loin des 180 °C d'un vrai four.

Bref, on récupère une pâte cuite mais pâlotte, plus proche du biscuit mou que de la gourmandise croustillante et dorée dont on rêvait.

Notez aussi que glisser de l'humidité et des ingrédients alimentaires dans une machine prévue pour du plastique, ce n'est une bonne idée ni pour vos futures impressions, ni pour votre estomac.

Le procédé en question, le FDM (le dépôt de fil fondu, couche par couche), laisse de minuscules rainures un peu partout sur les pièces imprimées. L'endroit rêvé pour piéger des résidus de pâte et laisser quelques bactéries s'installer tranquillement entre deux fournées.

On est en plein dans cet esprit bidouille où l'imprimante 3D sert à tout sauf à ce pour quoi elle est faite, juste pour voir si la chose est possible. Et Chuck est le premier à le reconnaître, son truc est une démonstration pour s'amuser, pas une recette à reproduire chez soi, même si votre four est en panne et que vous avez une mega fringale.

Source : Hackaday

BumpMesh - Pour ajouter de la texture à vos impressions 3D

Par : Korben ✨
28 mai 2026 à 09:55

Stefan Hermann, le mec derrière la chaîne YouTube CNC Kitchen , vient de nous pondre un super outil web baptisé BumpMesh qui permet d'ajouter des textures de " displacement " à vos modèles STL, OBJ et 3MF... directement depuis votre navigateur. Vous balancez votre fichier, vous choisissez une texture dans la bibliothèque (ou vous uploadez votre propre image), vous réglez l'amplitude et le mapping, et hop, vous exportez un STL avec une texture de bois ou de béton ou que sais-je encore, prêt à être imprimé.

Avant pour mettre un motif sur une pièce imprimée en 3D, fallait passer forcement par Blender ou un soft de CAO, et surtout comprendre ce concept de displacement map, gérer les UV, bidouiller pendant des heures..etc etc. Et là avec cet outil, c'est juste quelques étapes et basta ! En plus, le code source est sur GitHub sous le nom stlTexturizer.

Côté fonctionnalités, y'a tout ce qu'il faut pour pas se planter. L'outil détecte automatiquement les surfaces planes orientées vers le bas et les laisse lisses (sinon votre pièce décolle du plateau pendant l'impression), et vous pouvez aussi peindre au pinceau les zones que vous voulez garder vierges de toute texture.

Il protège également les parties en surplomb (les fameux overhangs, ces angles déjà casse-pieds à imprimer proprement sans qu'on aille leur coller des reliefs en plus), garde le dessous bien plat avec le "smooth bottom", et propose un mode d'application cylindrique pour enrouler la texture autour des pièces rondes type vase ou tasse sans déformation aux jointures.

Y'a aussi une poignée 3D pour pivoter le modèle dans tous les sens, les raccourcis clavier classiques pour annuler/refaire, une sauvegarde de projet au format .bumpmesh, et une fonction "Bake Textures" en bêta qui fige la texture actuelle sur le maillage pour que vous puissiez en empiler une deuxième par-dessus.

L'interface est dispo en français mais aussi en italien, espagnol, portugais, japonais, coréen sans oublier l'anglais évidemment...

Bref, pour ajouter une texture peau de banane sur un vase, des écailles sur une figurine, du motif hexagonal sur une coque, c'est top moumoute ! Et en plus c'est gratuit !

À tester sur bumpmesh.com .

Merci à B0t_Ox pour la découverte !

Cuivrer une pièce imprimée 3D sans cuve géante, c'est possible en la faisant tourner

19 mai 2026 à 17:38

Hendrik s'est attaqué à un problème classique des makers : électroplaquer une pièce imprimée en 3D un peu grosse, ça demande une cuve énorme remplie de produits chimiques pour la submerger entièrement.

Sa solution, fabriquée maison, prend le problème dans l'autre sens : si la pièce ne rentre pas dans la cuve, autant la faire tourner doucement dans une cuve plus petite.

Le principe est simple. Vous prenez votre pièce 3D, vous la poncez, vous la recouvrez de peinture conductrice (indispensable, sinon le métal ne s'accroche à rien).

Ensuite vous la fixez sur un axe motorisé piloté par un ESP32 (un petit microcontrôleur Wi-Fi du même style qu'un Raspberry Pi en plus modeste) qui fait tourner doucement la pièce via un moteur pas-à-pas. La pièce trempe à moitié dans la cuve d'électrolyte, et la rotation se charge du reste. Au bout d'une nuit complète, le cuivre s'est déposé uniformément sur toute la surface.

La cuve elle-même est fabriquée maison en acrylique, dimensionnée juste pour la zone immergée. Une carte électronique custom gère le moteur, un boîtier imprimé en 3D protège l'ensemble.

Une fois le cuivrage terminé, Hendrik polit la couche obtenue puis enchaîne avec d'autres bains pour ajouter d'autres métaux par-dessus si besoin, comme du nickel ou de l'or. Le résultat ressemble à une pièce métallique pleine, alors qu'en dessous c'est juste du plastique imprimé.

C'est exactement le genre de bricolage qui ne paie pas de mine mais qui débloque un truc bien utile. Une cuve d'électrolyse pour un casque ou une grosse pièce cosplay, c'est plusieurs centaines d'euros de produits chimiques, sans compter la place que ça prend dans un atelier.

Là, l'investissement matériel se réduit à un moteur pas-à-pas à 15 euros, un ESP32 à 5 euros, un bout d'acrylique et la peinture conductrice. Le tout est réutilisable indéfiniment, donc l'amortissement se fait rapidement.

Petit bémol quand même : si vous ne plaquez qu'une seule pièce dans votre vie, c'est sans doute plus simple de payer un pro pour vous le faire et il faut accepter de laisser tourner un montage chimique pendant douze heures dans son garage.

Mais pour quelqu'un qui produit des accessoires en série, des prototypes de bijoux ou des pièces cosplay régulièrement, c'est une vraie alternative.

Source : Hackaday

Asimov - Le robot humanoïde open source jusqu'à la dernière vis

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 09:24

"Free the robot" !!!

C'est le slogan de Menlo Research, et pour une fois c'est pas du flan. En effet, leur Asimov v1 est un humanoïde de 1,20 m et 35 kg, entièrement open source ! Tout est fourni gratuitement donc, les plans de la mécanique, les schémas électriques, le modèle de simulation, ainsi que le code embarqué.

Vous avez donc la CAO complète, la nomenclature des pièces, le modèle MuJoCo pour simuler avant même de souder, et le firmware. Ensuite, y'a 2 façons de l'avoir : Soit le kit DIY (499 dollars d'acompte, puis environ 15 000 dollars au final, livré cet été), soit vous sortez la nomenclature complète et le manuel d'assemblage, et vous sourcez chaque pièce à la main. Ça peut faire un beau projet si vous avez un peu de blé mais surtout des compétences en électronique et du temps !

C'est vrai qu'en général, 1 robot "open source" sur 10, c'est un README qui se la raconte avec 3 STL et rien d'autre derrière, mais là je vous promets, c'est du solide. En janvier dernier, Asimov c'était juste une paire de jambes avec 12 degrés de liberté et basta. Et nous voilà quelques mois plus tard avec un humanoïde complet composé de 25 actionneurs (plus deux orteils passifs sur ressort pour le contact au sol), des bras qui lèvent 15 kg chacun, une tête avec caméra et micros, et un haut-parleur dans le torse pour causer.

Asimov v1, le robot humanoïde open source de Menlo Research

Et côté tripes, c'est du sérieux également avec 2 cerveaux à bord, un Raspberry Pi 5 pour le réseau et le média, et un Radxa CM5 pour le contrôle moteur en temps réel. Des bus CAN charrient ensuite les ordres dans tout le squelette. Niveau matériaux, c'est de l'alu 7075 pour les pièces qui encaissent, du nylon PA12 fritté pour le reste. Et la licence matérielle c'est du CERN-OHL-S-2.0 (je ne la connaissais pas celle-là), et de la GPL-2.0 pour le soft. Donc on est sur du vrai open hardware copyleft !

Maintenant, Menlo a baptisé son kit " Here Be Dragons ". Pour ceux qui n'auraient pas la ref, c'est la mention qu'on collait sur les vieilles cartes médiévales pour dire "ici, terrain inconnu, c'est à vos risques et périls".

Et c'est pas un hasard puisque vous devrez compter 50 à 100 heures rien que pour passer du carton de pièces à un robot qui s'allume proprement et sans danger. Attendez, pas pour le faire marcher, hein, juste pour l'allumage. Et utiliser votre imprimante 3D du dimanche pour les pièces porteuses, oubliez. Faudra passer par de l'alu usiné.

En effet, le plastique risque d'avoir du jeu et foutra en l'air les calculs du contrôleur, donc au mieux le robot marchera mal, au pire il viendra vous buter dans votre sommeil. Ensuite, le reste s'imprime, mais en nylon industriel. Et je vous passe la prise de tête avec le câblage des bus CAN et autres petites surprises... Un bidouilleur prévenu en vaut deux !

Du coup, entre lâcher 15 000 balles pour le kit clé en main et tout sourcer soi-même, perso si j'avais la thune (et l'usage d'un robot), j'opterais pour le kit. Mais si vous avez un atelier, une fraiseuse CNC et la patience d'un moine, la version DIY revient sans doute moins cher. Bref, chacun son délire.

Reste la vraie question que vous vous posez surement (ou pas) : Ça vaut quoi face à la concurrence ?

Hé bien un Unitree G1 tourne autour de 16 000 dollars, soit à peu près le même tarif. Sauf que chez Unitree, les plans du bestiau restent propriétaires et je vous parle pas du soft qui balance tout chez nos amis Chinois.

Alors qu'avec Asimov, vous êtes le propriétaire du robot jusqu'à la dernière vis. L'idée de Menlo c'est d'accélérer l'itération en ouvrant complètement leur robot afin que tout ça s'améliore dans un espèce de cercle vertueux. Et surtout les labos et les geeks de tout poil pourront avoir leur robot bien à eux. Sans ça, sur le marché ce sera uniquement Robot Apple, Robot Google, Robot Tesla ou NoName Chinois et voilà... Ce serait dommage quand même, je trouve.

Et si l'idée vous titille, jetez un œil à YOR, un autre robot open source à monter soi-même , ou à ce que coûte vraiment un humanoïde à la maison en 2026 .

Bref, si vous avez 15 000 balles, 100 heures devant vous et l'âme d'un bidouilleur, le bipède vous attend sur GitHub. Et les autres comme moi, regarderont ce dépôt en bavant... ce qui est déjà pas mal ^^.

Merci à philobois pour le lien !

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