Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Hier — 1 juillet 2026Flux principal

Un Sony Cyber-shot transformé en Game Boy par retroHAI

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 15:32

Un appareil photo Sony Cyber-shot d'un côté, une Game Boy Advance SP de l'autre, et au milieu un objet qui n'a aucun sens mais qui me plaît bien quand même ! C'est la signature de Hairo Satoh, un modder japonais installé à Yokohama que tout le monde connaît sous le pseudo retroHAI . Le gars se fait carrément appeler "Game Boy doctor", et vu ce qu'il sort de son atelier, son diplôme est largement mérité !

Son dernier objet volant non identifié, c'est donc la moitié basse d'une vraie GBA SP qu'il a greffée sur la coque et l'écran d'un appareil photo compact Sony Cyber-shot. Ce curieux mélange donne une console portable qui ressemble à un appareil photo des années 2000 et j'avoue que je trouve ça très joli.

La cartouche est même brandée "retroHAI" au dos mais le meilleur, ce sont les détails des boutons, issus de l'appareil photo d'origine. Quasiment rien n'a été racheté neuf, et tout est récupéré et détourné !

Après, je vais vous décevoir mais de ce que j'ai pu lire, jouer vraiment là-dessus, c'est une purge. Les boutons ne sont pas bien positionnés sous les doigts, et l'écran du vieux Cyber-shot n'a jamais été pensé pour Street Fighter.

C'est pourri pour les gamers mais beau pour les collectionneurs ! Y'a même des mecs sur Reddit qui lui ont proposé pas mal d'argent pour lui racheter.

retroHAI, lui, n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai. Son mashup le plus connu, c'est une vieille manette de PlayStation de 2001 qu'il a transformé en véritable console portable. Écran à la place du spinner, du microSD, de l'USB-C, deux haut-parleurs, et ça fait tourner des jeux PS1 en émulation comme Resident Evil 3 ou Contra...

Après comme ce sont des exemplaires plus ou moins uniques, faudra le contacter et prier pour qu'il accepte une commande. En attendant, vous pourrez toujours aller vous rincer les yeux en jetant un œil à cette Wii miniaturisée à l'extrême , à cette Game Bub open source ou à la page Facebook de Game Boy Doctor qui ne fait QUE des trucs de dingue.

Source

À partir d’avant-hierFlux principal

Il a transformé quatre disques durs en enceintes pour rejouer une démo culte de 1993

30 juin 2026 à 11:53

Un développeur du nom de Niv Singer a eu l'idée improbable de brancher quatre vieux disques durs en guise d'enceintes, puis de leur faire cracher Second Reality, cette production que le groupe finlandais Future Crew a sortie en 1993 et qui reste, plus de trente ans après, l'une des plus vénérées de toute l'histoire du PC, avec une musique extraordinaire (que j'ai écoutée des millions de fois).

[Embed: https://hackaday.com/2026/06/29/hard-drive-speakers-crank-out-classic-demo/]

Pour ceux qui n'ont jamais croisé ce terme (ou pas dans le bon sens), une démo, dans ce milieu qu'on appelle la demoscene, c'est un programme conçu pour faire produire à une machine des effets graphiques et sonores qu'on la croyait pourtant incapable de sortir, le tout calé au millimètre sur la musique. Second Reality a remporté l'Assembly 1993, la grande compétition du genre, le 30 juillet de cette année-là, et a longtemps tenu lieu de démonstration ultime de ce qu'un PC de l'époque avait réellement dans le ventre.

Le principe que Niv Singer exploite ici est en réalité tout simple, presque bête. Dans un disque dur, une bobine déplace la tête de lecture au-dessus des plateaux qui tournent, exactement comme la bobine d'un haut-parleur fait bouger sa membrane pour brasser l'air. En envoyant un signal audio dans cette bobine plutôt que les commandes de positionnement habituelles, la tête se met à vibrer et produit donc du son.

Sauf que voilà, l'intéressé ne cache pas vraiment les limites de la chose. Le rendement est mauvais, le volume reste famélique et la réponse en fréquence, pour reprendre ses propres mots, est franchement catastrophique. Un disque dur n'a jamais été pensé pour faire de la musique, et ça s'entend.

D'où l'astuce, qui consiste à ne surtout pas se contenter d'un seul disque. Il en a empilé quatre, des Western Digital Caviar de 500 Go chacun, répartis à raison de deux par canal stéréo, la gauche et la droite. Sur chaque canal, un filtre répartiteur, ce fameux crossover qui découpe le son entre les différentes fréquences, confie les graves à un disque et les aigus à l'autre, histoire que chacun bosse dans la plage où il se débrouille le moins mal.

Et il ne s'arrête pas là, puisque les plateaux des disques se mettent en plus à tourner en rythme avec la musique. Pour obtenir ça, il pilote finement leur vitesse avec du PWM, une technique qui consiste à hacher l'alimentation électrique très vite pour doser pile l'énergie envoyée au moteur. Le résultat tient autant du concert bricolé que de l'installation lumineuse de salon.

Tout le projet, baptisé Spin Doctor, est posé sur GitHub, schémas et code compris, pour quiconque voudrait reproduire l'expérience avec ses propres rebuts informatiques.

Faire rejouer la démo la plus mythique du PC par le matériel qu'on balance d'habitude à la déchèterie, perso j'adore.

Source : Hackaday

La fin de l'encoche ? Des chercheurs suisses ont créé un pixel qui voit et qui s'affiche

29 juin 2026 à 18:48

Depuis dix ans, toute l'industrie du smartphone se galère avec le même problème, à savoir caser la caméra frontale sans bouffer de la place sur l'écran, ce qui nous a valu la tristement célèbre encoche, puis le poinçon, puis ces capteurs cachés sous la dalle qui rendent les selfies un peu flous. Une équipe de l'ETH Zurich, la grande école polytechnique suisse, vient de proposer une sortie de route radicale en concevant un pixel unique qui sait à la fois émettre et capter la lumière.

L'écran lui-même deviendrait alors sa propre caméra, sans objectif rapporté, sans trou dans l'image.

Les travaux ont été publiés dans la revue Nature sous le titre "Fourier pixels for bidirectional light control", et ils sortent du laboratoire d'ingénierie des matériaux optiques dirigé par le professeur David Norris.

Le principe met un peu à mal une vieille évidence de l'électronique : jusqu'ici un pixel affichait et un capteur enregistrait, chacun sur son composant, sans jamais se mélanger.

L'astuce ici c'est le "pixel de Fourier", du nom de l'analyse mathématique qui décompose un signal en une somme d'ondes simples. Sur une mince couche de métal, la lumière entrante se mue en onde de surface, un plasmon, c'est-à-dire une vibration d'électrons qui court le long de la puce, avant d'être réémise sous forme lumineuse.

En jouant sur les interférences de ces ondes, un seul pixel parvient du coup à contrôler et à mesurer l'intensité, mais aussi la phase et la polarisation de la lumière, trois propriétés que nos écrans actuels ignorent.

Pour démontrer le truc, l'équipe de Yannik Glauser et Sander Vonk a gravé ses motifs à quelques nanomètres près et reconstitué un "E" d'environ un millimètre de haut, lu directement par le dispositif. Les chercheurs ont même façonné des faisceaux en forme de beignet, percés en leur centre, histoire de prouver leur maîtrise sur la forme de l'onde.

L'idée de fusionner émission et détection n'est pas tout à fait neuve en fait, des équipes américaines avaient déjà mis au point des nanobâtonnets capables d'afficher et de détecter, sauf qu'elles s'en tenaient à l'intensité. Là, c'est un pixel qui pilote le front d'onde entier, ce qui rend possibles des images bien plus fines qu'un simple capteur de luminosité.

Norris évoque déjà des écrans-caméras filmant et affichant en même temps, des hologrammes, de la communication par la lumière et jusqu'au calcul quantique. Vaste programme donc.

Sauf que bon attention quand même, on parle d'un unique pixel posé sur une paillasse, là où une dalle de smartphone en aligne plusieurs millions, et le chercheur reconnaît que l'étape suivante, les assembler en matrice, est loin d'être gagnée. Mais bon, au moins on avance !

Source : Nature , The Register

Modos Flow - L'écran e-ink open source qui pousse le refresh à fond

Par : Korben ✨
29 juin 2026 à 08:59

Wenting Zhang, le développeur derrière Modos Labs, s'est attaqué depuis des années à un truc qui faisait rire tout le monde, jusqu'à ce qu'il y parvienne. Son but dans la vie c'était de faire tourner un écran e-ink assez vite pour s'en servir comme écran de PC. Un vrai moniteur, branché en USB-C, sur lequel vous codez, écrivez et naviguez.

Son projet est open source, s'appelle Glider , et le produit grand public qui en découle, le Modos Flow, est actuellement en pleine campagne de crowdfunding avec la promesse folle de pousser le refresh rate de l'encre électronique bien au-delà du standard.

Le Glider, c'est un design matériel ouvert : PCB dessiné sous KiCad, un FPGA Xilinx Spartan-6 qui fait tourner Caster (le contrôleur e-ink maison, lui aussi open source), de la DDR3 pour le framebuffer, et des entrées USB-C DisplayPort Alt-Mode + DVI. Vous le branchez sur Mac, Windows ou Linux, et il affiche vos trucs comme un écran tout à fait normal.

Une latence de traitement annoncée sous les 20 microsecondes, du dithering matériel pour gratter des niveaux de gris, et un rail d'alim à ±15 V pour faire bouger les particules assez vite sur les grandes dalles.

Parce que le gros du travail, c'est bien de forcer l'e-ink à aller plus vite que ce pour quoi il est fait. Les écrans à encre électronique, c'est en général de l'ordre de 150 ms de temps de réponse contre 10 ms pour un LCD, et un contraste de 17:1 contre 1000:1. Mais côté Modos Flow, on est dans du 60 Hz, ce qui est déjà incroyable en soi.

Et le vrai intérêt de tout ça, c'est que pour la lecture, l'écriture, le code, vous n'avez pas besoin de 10 ms de réponse. Vous avez besoin d'un écran qui ne vous crève pas les yeux au bout de huit heures. Et sur ce terrain-là, l'e-ink reste imbattable : pas de rétroéclairage, ça ne scintille pas, c'est lisible en plein soleil... Bref, c'est que du bonheur. Le Modos Flow dispose même du tactile, d'un stylet, ainsi que d'un éclairage frontal, un support VESA, et différents modes d'affichage suivant ce que vous faites. Bref, c'est l'écran idéal pour celles et ceux qui, comme moi, passent leur vie dans du texte, à écrire, coder, dévorer des docs.

Côté tarif, le Modos Flow démarre à 619 $ sur Crowd Supply , et la campagne est déjà largement financée, plus de 540 000 $ récoltés pour 175 000 espérés, soit 308 %, avec une clôture prévue le 9 juillet 2026. Reste que c'est du crowdfunding, avec tout ce que ça implique de délais glissants et d'objectifs qui partent parfois en vrille. Mais si l'idée d'un écran reposant vous tente, c'est le moment de regarder ça de près.

En plus, le hardware, lui, reste ouvert alors c'est tout à fait possible de vous lancer de votre côté avec un FPGA et un fer à souder, et les plans du Glider dispos sur GitHub. C'est aussi ouvert que cette app de lecture libre dont je parlais il y a quelques jours.

On parlait déjà d' ebooks capables de lire de la vidéo il y a plus de dix ans, et l' e-ink couleur peine encore à percer mais là, j'avoue que Modos pousse le bouchon plus loin que personne. À voir maintenant si le Flow tient ses promesses à la livraison.

Merci à Maitretofu pour le lien.

GBCYouTube - YouTube en direct sur une Game Boy Color

Par : Korben ✨
28 juin 2026 à 08:04

Un bidouilleur du nom de Throaty Mumbo a décidé de s'attaquer à la Game Boy Color (sortie en 1998, ça ne nous rajeunit pas) pour y faire tourner YouTube ! Et du vrai YouTube hein, en streaming, sur 160x144 pixels. Ça s'appelle GBCYoutube et je vous explique tout en détail...

Ce qu'il a fait en fait, c'est se bricoler une cartouche maison avec dedans, un microcontrôleur RP2350B (le cerveau du Raspberry Pi Pico 2) qui fait tourner le lecteur, et une puce ESP32-C6 qui sert juste de pont WiFi. Vous tapez le titre d'une vidéo sur un clavier affiché à l'écran, la console balance l'info à votre PC, et là yt-dlp récupère la vidéo pendant que ffmpeg l'encode à la volée. Les images repartent ensuite par WiFi vers la cartouche qui les pousse à l'écran en flux continu, sans avoir besoin de stocker quoi que ce soit. Je vous laisse mater la vidéo, c'est impressionnant :

Côté rendu, vous avez le choix entre deux modes. Le premier c'est pour avoir du full screen (160x144 à 30 fps, c'est Las Vegas babyyy) et le second monte en couleurs mais tombe à 5 fps, donc forcément, ça ressemble plus à un diaporama qu'à une vidéo. Le son ne passe même pas par le haut-parleur d'origine. Throaty a glissé, pour cela, un petit haut-parleur dédié dans la cartouche, piloté par le RP2350B "pour libérer les cycles CPU de la Game Boy".

Puis comme le son est souvent désynchronisé avec l'image, c'est pas ouf non plus. Mais pour la beauté du geste, je salue !

Et c'est pas la première tentative, vous vous en doutez. Chromalock streamait déjà de la vidéo sur la même console, sauf que ça passait par le câble link, un goulot d'étranglement à 512 kHz qui plafonne vite. Alors que là, on passe au WiFi et à une vraie appli YouTube, avec recherche embarquée et tout le tralala.

Throaty Mumbo n'est pas un inconnu sur la scène, puisque c'est aussi le mec qui a porté Windows CE sur une Nintendo 64 et qui a fait lire des DVD à une Dreamcast . Un spécialiste des trucs aussi débiles qu'impressionnants, dans la lignée du LLM le plus lent du monde qui tourne sur une Game Boy Color ou de ces vraies Game Boy qu'on fait jouer en ligne .

Et surtout pas besoin de charcuter votre console pour reproduire le truc, puisque la cartouche passe par le port standard, donc un modèle d'origine suffit.

Le code est par ici si l'envie vous prend de vous lancer.

Source : Hackaday

Steam Controller - elle rampe toute seule vers son chargeur

Par : Korben ✨
28 juin 2026 à 07:55

Il y a des problèmes qui n'existent pas, et des gens qui les résolvent quand même... Ray Foss en fait partie. Ce dernier a fait en sorte que sa Steam Controller flambant neuve rampe toute seule jusqu'à son chargeur, sans qu'il ait à lever le petit doigt. Et pour cela, il a codé son Triton Auto-Charge Vision Tracker qui tourne entièrement dans le navigateur et qui est utilisable par tous !

Le principe est bien tordu... Vous collez une webcam au-dessus de votre bureau, vous ouvrez la page, et vous cliquez sur trois points à l'écran : le palet de charge, l'avant de la manette, l'arrière. À partir de là, la vision par ordinateur suit la manette en temps réel pendant que le code pilote ses deux petits moteurs de vibration internes.

Petit rappel si vous aviez hiberné, Valve a ressorti sa Steam Controller en mai dernier, des années après avoir lâché la première. Elle se recharge sur un palet magnétique, et c'est pile poil cette dernière étape que Foss a automatisée. La Steam Controller, c'est aussi la manette dans laquelle Valve a planqué un cri Wilhelm , et visiblement elle attire les bidouilleurs.

En pulsant ces moteurs de façon asymétrique, autour de 70 Hz, la page fait littéralement ramper la manette sur le bureau et la réoriente petit à petit vers le palet. C'est le principe de ces bristlebots faits avec une brosse à dents et un moteur vibreur de téléphone, sauf qu'ici les moteurs étaient prévus pour faire vibrer la manette dans vos jeux, et surement pas pour la balader sur le bureau...

Pas d'install, pas de pilote à régler non plus, c'est la page qui se connecte directement à la manette via WebHID, la même techno qui permet déjà de tester son matos gaming dans le navigateur , à condition d'être sur Chrome ou Edge parce que Firefox et Safari boudent toujours cette API.

L'interface de l'outil, avec les points de repère à placer sur la manette et le palet.

Au passage, elle lit la batterie de la manette et vous affiche le pourcentage et même le voltage de la cellule, histoire de confirmer que le contact magnétique se fait bien.

Foss a aussi prévu un mode approche en douceur qui réduit de moitié la fréquence des vibrations quand la manette arrive tout près du palet, pour qu'elle se pose dedans au lieu de le percuter. Enfin, en théorie, parce qu'il prévient lui-même que l'amarrage n'est pas garanti.

La vraie limite du truc, c'est que le calage des points de repère reste assez pénible à faire.

Ça ne sert strictement à rien, mais c'est marrant. Le projet est en open source sur GitHub si vous voulez tenter le coup chez vous.

Source

Beam Universe Splitter - Le hasard quantique fait maison

Par : Korben ✨
28 juin 2026 à 07:36

David Noel Ng, un chercheur installé à Munich, en avait marre du pile ou face et des tirages de dés truqués par les ordinateurs, alors il a construit une machine qui pose directement la question à l'univers. Son engin, le Beam Universe Splitter, fabrique alors du hasard pur en laissant une particule de lumière choisir à votre place. Et la réponse n'est pas 42 ! ^^

Le principe c'est qu'un photon, un simple grain de lumière, fonce vers un miroir semi-réfléchissant. Au moment où il y parvient, il a alors 2 possibilités : Soit il le traverse, soit il rebondit. Et dans l'état actuel de la science, absolument rien au monde ne permet d'anticiper ce qu'il fera. Un détecteur attend bien sûr de chaque côté... Si c'est le premier qui capte le photon, ça donnera un 0 et si c'est le second, ça donnera un 1. C'est la nature qui tranche, sans algorithme.

Pour rendre tout ça palpable, David a surtout branché sa machine sur une sorte de boule magique en ligne (les fameuses 8-ball). Vous tapez votre question existentielle du moment, l'appareil fait défiler ses bits quantiques en direct depuis sa cave bavaroise, et il vous sort LA réponse (non, c'est toujours pas 42).

Et comme l'expliquent certains experts de la physique quantique, chaque possibilité qui s'offre à vous, arrive forcément quelque part dans un univers parallèle, vous ne faites finalement que tomber sur le votre. Oui, je sais c'est barré.

L'Univers m'a dit que Patreon , c'était mal barré...

Pour repérer ses photons, il a fait de la récup et a chopé deux photomultiplicateurs Hamamatsu sur du vieux matériel de labo d'analyse de protéines parti à la benne. Ensuite, c'est piloté via une carte FPGA Red Pitaya qui a pour rôle de trier les signaux des millions de fois à la seconde. En ignorant au passage les affreux rayons cosmiques qui viendraient parasiter la mesure.

J'adore ces histoires de physique quantique. Puis ça bouge dans tous les sens en ce moment, entre l'informatique quantique qui passe en open source et les physiciens du CERN qui fabriquent un qubit avec de l'antimatière . Mais là, avec sa 8-ball directement branchée à l'univers, il n'a pas eu besoin d'un labo à plusieurs millions mais juste d'une LED, d'un miroir et de pas mal de débrouille.

Après pourquoi se donner tout ce mal alors que votre PC sait déjà cracher du hasard ?

Hé bien parce que le hasard de base de nos ordinateurs, celui du ALEA() d'Excel ou du random() de Python, c'est un peu de l'arnaque. C'est basé sur un algo (le fameux Mersenne Twister) qui imite très bien le chaos, mais qui reste prévisible si on connaît son point de départ. Alors je nuance quand même (merci Pierre-Louis pour la précision), parce que nos machines savent aussi produire du hasard bien plus sérieux : les générateurs cryptographiques comme le BCryptGenRandom de Windows ou le /dev/urandom de Linux sont imprévisibles, et ce sont eux qui protègent vos mots de passe et vos clés de chiffrement. La vraie différence avec la machine de David, c'est que même ces générateurs costauds restent au fond des algorithmes, alors que lui, c'est la physique elle-même qui tranche.

Tout le défi, comme le raconte David sur son blog , ça a été de prouver que ces bits sont du vrai hasard quantique et pas juste les ratés de son détecteur qui jouent les imposteurs. Mais bonne nouvelle, sa machine a passé tous les tests statistiques de référence du NIST sur 1 milliard de bits. Donc je pense qu'il est bon, y'a pas de schéma prédictible caché dans sa machine.

Après si vous voulez vous en faire une pour prendre toutes les décisions importantes de votre vie, sachez quand même que c'est lent de fou. On est à 2300 bits par seconde et comme ça tourne dans le labo de David, ça peut parfois se retrouver hors ligne.

Mais peu importe, c'est génial comme idée je trouve ! Bravo à lui !

Source

Un disque ressuscite le CD+G, ce format graphique oublié des CD audio

26 juin 2026 à 10:28

Sur un disque audio classique, il restait depuis toujours quelques canaux de données inutilisés, glissés juste à côté des informations qui affichent le numéro de piste ou le temps écoulé, et c'est précisément dans ces recoins que Philips et Sony avaient logé en 1985 le CD+G, une extension capable d'afficher des images en 288 sur 192 pixels avec une maigre palette de 16 couleurs.

Vous l'avez forcément croisé sans le savoir, puisque ce format a surtout servi à faire défiler les paroles synchronisées sur les machines de karaoké pendant des décennies, avant de tomber dans l'oubli, à mesure que le CD physique déclinait.

Pour situer l'objet, le tout premier disque commercial à exploiter le CD+G remonte à 1985, avec l'album Eat or Be Eaten de la troupe américaine Firesign Theatre, et depuis, la feature n'a jamais vraiment dépassé le stade du gadget réservé aux bornes de karaoké et quelques rares appareils.

Sauf que voilà, deux artistes, Aizysse Baga et Adelaide, ont décidé de le déterrer pour de bon en pressant un mini-CD baptisé Divacore qui embarque de vraies illustrations à côté de la musique.

Et elles ne se sont pas contentées du strict minimum. Pour caser des visuels à peu près corrects dans seulement 16 couleurs, elles ont misé sur le tramage, cette vieille astuce qui mélange des points de teintes différentes pour donner l'illusion de couleurs qui n'existent pas vraiment dans la palette proposée.

Il faut dire que la marge de manœuvre était franchement limitée, avec à peine 28,8 kilobits par seconde réservés aux graphismes, de quoi peindre l'écran par petites tuiles de 6 sur 12 pixels et pas grand-chose d'autre.

Le plus intéressant dans l'histoire, c'est qu'elles ont poussé le délire jusqu'au CD+EG, une variante étendue qui grimpe à 256 couleurs tout en restant compatible avec les anciens lecteurs, un format tellement confidentiel à l'époque qu'il n'a quasiment jamais été gravé sur un disque commercial et que presque aucun appareil ne savait l'afficher.

Le tout a été fabriqué avec un encodeur maison écrit en Python, de quoi générer les deux versions des images et les glisser proprement dans les fameux sous-codes du disque.

Du coup, si vous lisez Divacore sur une Sega Saturn par exemple, ou sur les très obscurs lecteurs Victor VS-G2 et VS-G3, vous voyez les illustrations en 256 couleurs dans toute leur splendeur. Sur une simple machine de karaoké ou une Amiga CD32, vous récupérez la version en 16 couleurs, et c'est déjà pas mal

Bref, ressusciter un format que même son époque avait snobé, juste pour le plaisir de le voir tourner sur une Saturn. Inutile, et franchement cool non ?

Source : Hackaday

Snake sur un switch Ubiquiti - Parfaitement inutile, donc génial

Par : Korben ✨
25 juin 2026 à 17:16

Si vous cherchez la définition exacte du mot bidouille, la voilà : Prendre un switch réseau à plusieurs centaines d'euros et s'en servir pour jouer à Snake.

C'est en tout cas comme cela qu'Adam Jezek voit les choses puisqu'il a eu l'idée de détourner les LEDs RGB des switches Ubiquiti pour y faire ramper le serpent de votre vieux Nokia 3310.

Son code traîne sur GitHub depuis plus de deux ans, et il vient de refaire surface grâce à une vidéo de Julien Metayer qui tourne en ce moment sur LinkedIn et que je vous partage ici :

Marrant hein ?

Pour comprendre comment ça fonctionne, il faut surtout connaître l'EtherLighting. C'est une techno qu'Ubiquiti a sortie fin 2023 sur sa gamme UniFi Pro Max, où chaque port réseau possède sa propre LED RGB. L'idée de départ est assez sérieuse puisque c'est pour permettre de voir d'un coup d'œil à quel VLAN appartient tel ou tel port, à quelle vitesse il tourne, ou encore quel appareil est branché dessus. C'est du diagnostic visuel, quoi.

Sauf que quand vous laissez une rangée de LEDs adressables individuellement à des gens qui ont trop de temps libre, ça part vite en cacahuète ^^ .

Après au prix du switch ça fait cher le Snake. Reste à voir si un jour, ce genre de routeur sera capable de faire tourner Doom... Pour l'instant non, mais vu que Doom tourne déjà sur un bracelet Xiaomi , je ne donne pas longtemps avant que quelqu'un s'y colle.

Bref, ça ne sert à rien, ça coûte une bolas, et c'est précisément pour ça que c'est trooop coooool. Et si Snake vous laisse sur votre faim, allez plutôt voir Deep Snake , qui est un clone nettement plus barré.

Merci Emmanuel pour le lien !

Le i-Buddy de MSN Messenger ressuscité

25 juin 2026 à 11:06

Le i-Buddy de MSN Messenger ressuscité en accessoire USB

Pendant que des nostalgiques s'acharnent depuis des années à ranimer MSN Messenger, la messagerie instantanée de Microsoft débranchée pour de bon depuis longtemps, l'un d'eux connu sous le pseudo Rayly Retro a poussé l'exercice jusqu'à exhumer l'accessoire le plus improbable de cette période, un i-Buddy resté neuf dans sa boîte qu'il a rebranché à un PC tournant fièrement sous Windows 7 pour le voir clignoter.

Le i-Buddy, pour ceux qui ont raté les années 2000, était une figurine en plastique d'une dizaine de centimètres munie d'ailes de papillon, vendue autour de 20 dollars vers 2007 par Union Creations et distribuée par la boutique Brando, dont la seule fonction consistait à réagir physiquement à ce qui se passait dans votre fenêtre de messagerie.

Screenshot

Dès qu'un contact se connectait ou qu'un message arrivait, la petite créature s'animait sur le coin du bureau, faisait clignoter sa tête dans l'une de ses sept couleurs, allumait son cœur, battait des ailes et tordait son torse, le tout alimenté par le seul port USB de l'ordinateur sans réclamer la moindre pile.

Il faut se souvenir de ce qu'était MSN Messenger à ce moment-là pour comprendre l'engouement, cette application sur laquelle des millions de gens passaient leurs soirées à rallonger leur pseudo de symboles improbables, à balancer des wizz qui faisaient trembler l'écran du correspondant et à guetter le petit son signalant qu'un ami venait de se connecter, autant d'événements que le i-Buddy se chargeait de traduire en lumière et en gesticulations.

Du côté de la mécanique interne, rien n'a jamais été bien compliqué puisque l'objet se présentait à l'ordinateur comme un simple périphérique USB HID, c'est-à-dire le genre de matériel que Windows reconnaît tout seul sans installer de pilote particulier, exactement de la même manière qu'une souris ou un clavier que l'on branche sans y penser.

Sauf que voilà, lui redonner vie en 2026 supposait de franchir deux obstacles bien concrets, à commencer par un logiciel d'origine qui n'avait jamais vraiment digéré Windows 7 et qu'il a fallu remplacer par une obscure version 2.10 dénichée au fond d'un vieux post de forum, après quoi la figurine s'est remise à clignoter et à agiter ses ailes. Elle revit.

Le second obstacle était autrement plus sérieux, car Microsoft ayant définitivement éteint les serveurs de MSN Messenger il y a des années, l'accessoire restait condamné au silence faute du moindre réseau auquel se raccrocher pour recevoir ses notifications.

C'est exactement le rôle d'Escargot, ce service communautaire qui fait tourner des serveurs de remplacement capables de redonner vie à plusieurs vieux clients de messagerie officiels, moyennant l'application d'un petit correctif maison à Windows Live Messenger 2009.

Screenshot

Et pour qui rêverait de reprogrammer la bestiole à sa sauce, il existait jadis une bibliothèque en .NET dédiée au i-Buddy, alors qu'un internaute répondant au nom de Misel a fini par partager son code hérité sur GitHub dans un dépôt baptisé iBuddyControl, en prévenant honnêtement que ce dernier est plus vieux que son propre compte et réclamerait un bon coup de jeune.

Bref, ça ne sert toujours rigoureusement à rien, mais ça rend quand même un peu nostalgique non ?

Source : Hackaday

Une machine à glaçons de cuisine pour refroidir votre carte graphique ?

24 juin 2026 à 11:26

22°C en plein Cyberpunk 2077. C'est la température qu'a relevée le YouTubeur TrashBench sur sa RTX 3060, une carte graphique milieu de gamme de Nvidia comme on en trouve dans énormément de PC de joueurs, après l'avoir branchée sur une machine à glaçons de comptoir.

Oui oui, on parle bien de l'appareil qui produit des glaçons sur votre plan de travail.

Avec son ventirad d'origine, cette carte tournait autour de 60°C en charge, avec un point chaud (le hotspot, l'endroit le plus brûlant de la puce) qui montait à 75°C. Une fois reliée au montage maison, elle affichait 22 à 23°C après un quart d'heure de jeu, point chaud retombé à 34°C. Une baisse d'environ 62%.

Le principe reprend du watercooling classique, ce refroidissement par circuit de liquide qu'on voit sur les PC haut de gamme, sauf qu'ici le radiateur a été remplacé par une machine à glaçons.

TrashBench a retiré le refroidisseur d'origine, posé une plaque de maintien faite maison par-dessus la puce pour y faire passer les tuyaux, puis plongé une pompe immergée dans la machine remplie d'eau. Le liquide circule de la carte vers le bac glacial, se charge du froid produit par la machine, puis repart refroidir la puce.

Screenshot

Sauf qu'une machine à glaçons n'est pas faite pour tourner sans arrêt. Elle alterne normalement des cycles marche/arrêt, du coup il a fallu tricher avec le thermostat.

La combine, c'est un thermostat externe, le genre qu'on utilise pour transformer un vieux frigo en cave à bière. Il force le compresseur à fonctionner en continu au lieu de respecter son cycle habituel. L'évaporateur, la partie qui produit le froid, reste posé juste au-dessus du niveau d'eau, et un petit seau le maintient immergé pour refroidir le liquide en permanence. C'est sportif donc.

L'idée n'est pas sortie de nulle part, elle reprend un montage d'un autre YouTubeur, MrYeester, qui avait déjà bidouillé une machine du même genre pour refroidir un processeur.

Reste le gros problème, dès que l'eau passe sous la température de la pièce, la condensation débarque, comme la buée sur une bouteille sortie du frigo, sauf qu'ici elle se dépose sur des composants électroniques sous tension. Un des essais a d'ailleurs dû être stoppé au bout de dix minutes à cause de l'humidité accumulée sur le matériel.

On parle donc d'un montage qui mélange un appareil électroménager, de l'eau, un PC allumé et des températures un peu basses, soit à peu près tout ce qu'on déconseille de réunir au même endroit. TrashBench le reconnaît lui-même dans sa vidéo. Ce n'est pas une recette à reproduire chez soi un dimanche après-midi.

Source : Techspot

Doom tourne désormais sur un bracelet Xiaomi Mi Band 10

22 juin 2026 à 15:06

Il y a des gens qui se détendent en regardant une petite série. Aaron Christophel, lui, se détend en désossant des bracelets connectés Xiaomi pour leur faire cracher du code qu'aucun ingénieur de la marque n'avait prévu.

Ce bidouilleur allemand, plus connu sous le pseudo atc1441, vient de s'attaquer au Mi Band 10, et il en a tiré ce que la communauté du hack matériel considère comme le sacre suprême depuis trente ans : un portage de Doom, le jeu de tir sorti en 1993.

Le jeu n'était pourtant pas le problème. La puce, si.

Le Mi Band 10 utilise un BES2700iMP, un composant fabriqué par Bestechnic, un fondeur chinois qu'on croise surtout dans des écouteurs sans fil parce qu'il est taillé pour la basse consommation. Petite subtilité qui complique tout : chez Bestechnic, cette même puce répond aussi au nom de code BEST1503.

Or pour programmer un composant pareil, il faut son SDK, autrement dit le kit fourni par le fabricant avec la documentation et les outils pour développer dessus. Et là, surprise : pour ce modèle, aucun SDK public. Rien du tout. Christophel s'est donc retrouvé face à une puce muette, sans plan ni notice.

Sa porte d'entrée, il l'a trouvée du côté d'une cousine quasi jumelle. Le BEST1306, un autre composant Bestechnic, partage la même architecture, et lui possède un SDK qui a fuité par le biais de kits de développement audio. En recoupant patiemment les deux, il a reconstitué par rétro-ingénierie, ce travail qui consiste à remonter le fonctionnement interne d'un appareil sans en avoir les plans, un SDK compatible avec le BES2700iMP.

Le reste a suivi. Firmware maison, c'est-à-dire le logiciel bas niveau qui pilote directement le matériel, puis portage de Doom via le projet GBADoom. Tout n'est pas nickel pour autant : l'écran fonctionne en SPI un seul bit au lieu du quad-SPI dont il est capable, deux manières d'envoyer les pixels dont la seconde va nettement plus vite, ce qui plombe ici la fluidité et écrase les couleurs.

Screenshot

Bref, ça se joue, mais c'est moche. Et sur une dalle large de quelques centimètres, on reste évidemment dans l'exploit pour l'exploit plus que dans la séance de jeu.

Le détail qui fait un peu marrer vu le contexte actuel, c'est l'aveu de Christophel sur l'intelligence artificielle : elle ne lui a quasiment servi à rien. Les données techniques de ces puces propriétaires n'existent nulle part dans les corpus d'entraînement des modèles, du coup les assistants brassaient du vide.

Et ce n'est pas fini. Le Mi Band 9 embarque exactement le même matériel, ce qui signifie que le SDK reconstitué devrait y tourner tel quel, sans toucher une ligne. Tout est documenté et publié sur GitHub, à la disposition de quiconque veut prolonger cette bien belle aventure.

Bref, faire tourner un jeu de 1993 sur un bracelet de sport ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça que c'est toujours très cool.

Source : Hackaday

Une ampoule connectée transformée en bibliothèque clandestine de livres interdits

22 juin 2026 à 10:11

Aux États-Unis, la guerre contre les livres ne se joue plus seulement dans les conseils d'administration des écoles, mais désormais aussi à l'intérieur d'une ampoule connectée vissée au plafond.

La performance est signée Rick Osgood , un bidouilleur qui a transformé un objet du quotidien le plus banal qui soit en cachette numérique pour des ouvrages bannis des établissements scolaires, et l'idée a quelque chose de réjouissant.

Ces dernières années, des milliers de titres ont été retirés des rayons des écoles publiques américaines sous la pression de groupes conservateurs, le plus souvent des romans qui évoquent le racisme, l'identité de genre ou la sexualité. L'association PEN America, qui défend la liberté d'expression, tient le décompte de cette vague de censure qui ne faiblit pas.

Osgood, lui, a choisi de répondre avec un fer à souder.

Il a démonté une ampoule WiFi d'entrée de gamme, de la marque IoToreo en l'occurrence, et récupéré la puce qui se cachait à l'intérieur, une ESP32-C3, ce minuscule processeur sans fil à quelques euros qu'on retrouve dans un paquet de gadgets connectés. Il l'a entièrement reprogrammée avec un firmware maison, pour la transformer en serveur web tournant sur le seul courant de la douille.

Le plus compliqué, c'était la mémoire. L'ampoule ne dispose que de 4 Mo de mémoire flash, autant dire des miettes. En réécrivant la table des partitions, le plan qui découpe cette mémoire en zones, il a réussi à libérer 2 Mo pour stocker quelques livres au format EPUB, le standard des liseuses. Sa tentative de souder une carte SD pour gagner de l'espace a échoué.

Le résultat est étonnamment soigné. Une fois alimentée, l'ampoule diffuse son propre réseau WiFi public, et dès que vous vous y connectez, un portail captif, cette page qui s'ouvre d'elle-même dans les hôtels ou les aéroports, vous redirige vers l'interface de la bibliothèque. On y feuillette les ouvrages, on lit dans quel État chacun a été interdit et pourquoi, et un panneau d'administration verrouillé par mot de passe permet au propriétaire de gérer sa collection.

Un détail trahit le soin apporté au projet. Le firmware efface les identifiants WiFi enregistrés, ce qui veut dire que vous pouvez abandonner l'ampoule dans une douille publique sans risquer de livrer le code de votre box au premier venu.

Rien d'illégal là-dedans, faut-il le préciser. Osgood insiste sur le fait qu'il n'héberge aucun contenu dangereux, pas la moindre recette d'explosif, uniquement des romans parfaitement légaux que des conseils scolaires ont décidé d'écarter.

On n'est évidemment pas devant une énorme bibliothèque, vu les 2 Mo de stockage. C'est un objet politique surtout, et un exercice d'électronique, et le code complet a été publié en open source sur Codeberg, prêt à être repris par quiconque voudrait flasher sa propre ampoule contestataire.

Bref, planquer des livres censurés dans le dernier endroit où un censeur penserait à regarder, une ampoule, c'est franchement bien joué.

Source : Hackaday

Un mini radar à avions open source à poser sur son bureau

19 juin 2026 à 10:01

Un petit boîtier rond, un écran circulaire de 240 pixels de côté, et une seule chose affichée dessus : les avions qui passent au-dessus de votre tête en temps réel. C'est Micro Radar, un projet open source signé Anthony Sturdy, un développeur basé à Londres qui l'a bricolé comme cadeau de mariage pour un ami passionné d'aviation.

L'objet tient dans la paume de la main. Au cœur du montage, un module ESP32-C3, une puce minuscule à WiFi intégré qu'on trouve pour quelques euros, soudée d'usine à un écran rond IPS de 1,28 pouce piloté par un contrôleur GC9A01. Pas besoin de toucher au fer pour relier des fils, tout est déjà connecté.

Là où c'est bien vu, c'est que Micro Radar ne capte pas les avions lui-même. Beaucoup de projets du genre utilisent l'ADS-B, le signal que les avions émettent en continu pour annoncer leur position, ce qui suppose une antenne et un récepteur radio. Ici, rien.

Le boîtier va plutôt chercher les données sur internet, via l'API d'OpenSky Network. OpenSky, c'est un réseau communautaire : des milliers de bénévoles dans le monde branchent chez eux des récepteurs qui captent les avions et mettent toutes ces positions en commun. L'API, l'interface qui permet à un logiciel d'aller piocher dans cette base, renvoie au boîtier les vols autour de vous.

Du coup, l'installation se fait simplement, sans rien brancher d'autre que le courant. Au premier démarrage, l'appareil crée son propre point d'accès WiFi baptisé MicroRadar-Setup. Vous vous y connectez depuis un téléphone, une page de configuration s'ouvre à l'adresse microradar.local, et vous renseignez juste votre position, le rayon à surveiller et vos identifiants OpenSky.

Ces identifiants sont facultatifs mais conseillés. Un compte OpenSky est gratuit et fait passer le quota de 400 à 4000 requêtes par jour, ce qui veut dire un rafraîchissement bien plus fréquent et donc un radar qui colle vraiment au trafic en temps réel plutôt qu'une image qui se met à jour au compte-gouttes.

Au niveau de la fabrication, il faut une imprimante 3D pour sortir les quatre pièces du boîtier en PLA, le corps, la façade, la bague et deux supports, un fer à souder uniquement pour insérer les écrous à chaud, et de la visserie M2. Une lentille en verre minéral de 32,5 mm protège l'écran si besoin. Comptez une à deux heures de montage une fois les pièces imprimées, ce qui est très raisonnable.

Le tout est sous licence MIT et le firmware se compile avec PlatformIO, donc le code en C++ comme les fichiers 3D sont libres, vous pouvez le construire, le modifier et même le revendre sans rien demander à personne. Le projet vit sa petite vie sur GitHub avec les instructions complètes.

Franchement, voir les avions de sa ville tourner sur un cadran rond posé près de l'écran, sans capteur ni abonnement, c'est quand même bien sympa.

Source : Hackster

Une veste qui fabrique de l'eau potable à partir de l'air, comme dans Dune

16 juin 2026 à 11:13

Des ingénieurs de l'université du Texas à Austin ont mis au point un vêtement qui tire de l'eau potable directement de l'air ambiant, sans réservoir à remplir ni source à proximité, simplement grâce au tissu dont il est fait. Le travail, mené par Guihua Yu et son équipe de la Cockrell School of Engineering, avec le chimiste Keith Johnston du département de génie chimique McKetta et l'auteur principal Weixin Guan, vient d'être publié dans la revue scientifique Science Advances.

Le secret tient dans la matière. Il s'agit d'un tissu en hydrogel, c'est-à-dire un gel ultra-absorbant ici fabriqué à partir de matières issues de la biomasse, donc d'origine végétale, qui capte les molécules d'eau présentes dans l'air sous forme de vapeur avant de les faire passer à l'état liquide sur la surface des fibres puis de les stocker en profondeur.

Toute la prouesse réside dans la vitesse à laquelle l'eau franchit ces étapes, l'équipe ayant conçu un chemin qui la fait circuler très rapidement de la vapeur vers le liquide puis vers le textile, ce qui lui vaut une efficacité de trois à dix fois supérieure aux matériaux de récupération atmosphérique habituels.

Une fois l'humidité captée, elle est dirigée vers de petits modules détachables que l'on retire pour les glisser dans un collecteur pliable, où la chaleur du soleil libère l'eau emprisonnée dans le gel, qui se condense alors et devient buvable.

Côté rendement, la veste produit entre 400 et 900 millilitres d'eau potable par jour, soit grosso modo une à deux petites bouteilles, selon le taux d'humidité de l'air. Une version posée au sol plutôt que portée grimpe, elle, jusqu'à 1,3 litre quotidien, et tient ce chiffre aussi bien dans un climat aride que dans une ambiance tropicale moite.

La comparaison avec Dune était écrite d'avance. Dans le roman de Frank Herbert porté à l'écran par Denis Villeneuve, les habitants de la planète désertique Arrakis enfilent des stillsuits, ces combinaisons qui recyclent la transpiration et l'urine de celui qui les porte pour ne gaspiller aucune goutte d'eau dans un monde où elle vaut plus cher que tout. Ici, c'est nettement plus ragoûtant, puisque la veste ne prélève rien sur le corps et se contente d'aspirer l'humidité de l'air.

Et le projet ne s'arrête pas à un simple blouson, l'équipe imaginant déjà glisser le même tissu dans des sacs à dos, des tentes ou des abris d'urgence, histoire de transformer du matériel qu'on transporte déjà partout en petite usine à eau qui ne réclame ni pile ni branchement électrique.

Bon, il reste des inconnues de taille, puisqu'on ignore le poids réel du vêtement, son prix éventuel et surtout sa tenue dans le temps une fois enchaînés les cycles d'absorption et de chauffe. Et 900 millilitres, c'est encore loin de couvrir les besoins d'un adulte qui marche toute la journée en plein cagnard.

N'empêche, pour un randonneur perdu ou une région privée d'eau, tirer un demi-litre du ciel sans la moindre nappe à proximité, ça peut tout changer.

Source : Techspot

CrankGPT : l'IA à manivelle qui se mérite à la force des bras

14 juin 2026 à 16:50

CrankGPT vous connaissez ? Elle fait tourner un assistant vocal complet, reconnaissance de la voix comprise, sans prise murale, sans batterie et sans serveur distant, et pour l'alimenter vous tournez une manivelle dont la résistance grimpe quand le modèle réfléchit.

Derrière, deux anciens de Google. Katrin Tomanek, informaticienne, et Alex Kauffmann, passé par le laboratoire ATAP, la division des projets un peu fous. Ils ont monté Squeez Labs ensemble.

Leur conviction tient en une phrase : des modèles d'IA minuscules, privés et spécialisés suffisent pour une bonne partie de nos usages, sans datacenter ni abonnement, à condition d'accepter du matériel modeste.

Le matériel en question ne paie vraiment pas de mine. Un Raspberry Pi 5 avec 8 Go de mémoire, ce petit ordinateur à 80 euros qu'on colle un peu partout. Un chargeur USB à manivelle de 20 watts, vendu comme matériel de survie. Et une carte de condensateurs maison qui garde 20 secondes de réserve, histoire que rien ne s'éteigne quand vos bras lâchent.

Côté logiciel, tout tourne sur le processeur du Pi, sans puce d'accélération. Moonshine transcrit votre voix. Piper répond avec la sienne. Entre les deux, un modèle de langage Liquid LFM2 de 1,2 milliard de paramètres, la même famille d'outils que ChatGPT en version lilliputienne, fabrique les réponses, et un Gemma 3 de Google s'occupe au passage de la traduction.

Le Linux embarqué, un DietPi taillé au plus court, démarre en 3 secondes. Il faut 30 secondes entre le premier tour de manivelle et la conversation. Ensuite, chaque réponse demande entre 0,8 et 2,9 secondes selon le modèle chargé.

Au repos, la machine tire 4 watts. 8 pendant la reconnaissance vocale. 15 quand le texte sort. Un cycliste entraîné tient 120 watts avec les jambes, et vous n'aurez que les biceps. Bon courage.

Le plus chouette : la résistance de la manivelle varie avec la charge de calcul, et quand l'IA réfléchit c'est physiquement plus dur à tourner. Kauffmann raconte qu'on sent littéralement l'inférence, ce moment où le modèle fabrique sa réponse. Le même résume d'ailleurs sa philosophie d'une formule : demander à Claude d'additionner deux nombres, c'est écraser une mouche avec une boule de démolition.

Squeez vise des usages très concrets. La reconnaissance vocale des personnes avec un accent prononcé. Une IA de jardinage ou de mécanique qui n'a quand même pas besoin d'un centre de données entier.

Le prototype coûte environ 300 dollars de matériel, contre 150 pour la toute première version. Les plans et schémas doivent être publiés prochainement, et l'agent vocal est déjà disponible sur GitHub si vous voulez bricoler le vôtre.

Si vous voulez mon avis, une IA qui fait transpirer à chaque question est le meilleur cours d'éducation énergétique jamais inventé.

Source : The Register

PulseLoop libère les bagues connectées à 7 dollars

Par : Korben ✨
12 juin 2026 à 17:43

7 dollars, c'est le prix d'une bague connectée chinoise sur AliExpress, et c'est surtout tout ce que Saksham Bhutani a payé pour se bricoler un coach santé privé. Son truc s'appelle PulseLoop , et c'est une app iPhone open source qui transforme ce gadget à deux balles en tracker de fréquence cardiaque, de sommeil et d'activité, sans abonnement ni cloud à la con.

Le principe, c'est de prendre une bague avec capteurs vendue trois fois rien (la même qui traîne sur AliExpress sous le nom de SMART_RING et en un peu plus cher sur Amazon ) et de la débrancher complètement de son app d'origine, la fameuse JRING. À la place, vous clonez le projet, vous compilez ça dans Xcode, et hop, votre iPhone causera alors directement à la bague en Bluetooth.

Fréquence cardiaque, nombre de pas, calories brûlées et kilomètres sont relevés par la bague, ainsi que le parcours par le GPS du téléphone (si vous avez votre smartphone avec le GPS actif dans la poche), et tout est agrégé et stocké en local sur le téléphone et nulle part ailleurs.

Côté sommeil, on peut grâce à ça, suivre jour après jour la qualité de la nuit qu'on vient de passer et ainsi essayer d'atteindre plus de régularité pour améliorer son score de sommeil. Pour ma part, ce genre de trackers d'activité ne sont jamais restés bien longtemps à mon poignet, mais j'avoue que bidouiller le sien change un peu la donne et me fait reconsidérer la chose.

Et là où ça devient du vrai boulot de bidouilleur, c'est que rien de tout ça n'était documenté. Saksham a donc sorti Wireshark et un dongle Nordic nRF52840 pour renifler les échanges Bluetooth de la bague, puis il a tout reconstruit. Résultat, un second repo qui documente le protocole de A à Z, avec une petite CLI Python où vous tapez des commandes du genre hr run 45 ou spo2 run 45 pour déclencher une mesure. Y'a même un mode selfie planqué dedans, vous serrez le poing et la bague déclenche la prise de photo sur le téléphone !

Le truc marrant (enfin, marrant... je me comprends), c'est ce qu'il a trouvé en chemin... Car OUI la bague balance tout en clair sur un service maison avec 0 chiffrement. ou signature. Vos battements de cœur transitent donc à poil sur le Bluetooth ! D'ailleurs, on a vu avec l'affaire Strava que ces données de tracking peuvent révéler bien plus que prévu, alors une bague à 7 balles qui cause sans aucune protection, ça craint un peu...

En tout cas, c'est ça qui a énervé Saksham au départ. Il avait acheté un Google Fitbit, il aimait l'idée, mais pas le reste. A 100 balles l'appareil + 10 balles de plus par mois d'abonnement, et une app bourrée d'IA à tous les étages, sans oublier ce flux continu de son rythme cardiaque, de son sommeil et de ses déplacements envoyé non-stop chez Google pour qu'ensuite ils les revendent... Ça commençait à faire un peu trop pour lui. Chez Whoop, Oura ou d'autres, c'est tout pareil, vos données SONT le produit.

C'est pour cela qu'avec PulseLoop il a décidé de casser ça...

Au-dessus, il a même collé un coach IA plutôt malin qui lit vos mesures en local et vous sort des trucs du style "ton rythme au repos a grimpé les trois nuits où tu as dormi moins de 6 heures". Il fait des graphiques, repère des tendances, retient vos objectifs. Après ce coach-là tourne sur l'API d'OpenAI avec VOTRE clé du coup dès que vous lui posez une question, vos données partent chez OpenAI et vous payez à l'usage. Mais bon, même sans ça, le reste de l'app marche très bien.

Après, faut pas rêver sur la qualité de l'appareil car une bague à 7 dollars c'est pas un capteur Oura... les capteurs valent ce qu'ils valent et le décodeur de sommeil est encore expérimental (il ne choppe même pas les phases REM pour l'instant). On est dans l'esprit d' AsteroidOS , sauf qu'ici on "libère" une bague plutôt qu'une montre.

Mais bon je me dis que les capteurs vont évoluer, ils vont en devenir de mieux en mieux et cet outil sous licence libre sera toujours là pour en reprendre le contrôle. Pour moi c'est un projet à suivre, même s'il est encore ultra jeune (et uniquement sur iPhone pour le moment).

Wattcycle dégrade ses batteries en douce une fois les tests YouTube passés

11 juin 2026 à 15:24

La batterie Wattcycle LFP que Will Prowse avait démontée face caméra il y a quelques mois, avec ses barres de cuivre massif entre les cellules, ses câbles tressés sous gaine et son assemblage soigné digne de modèles deux fois plus chers, n'existe plus vraiment dans les cartons que reçoivent les clients.

Le fabricant a tout changé. Discrètement.

Prowse, dont la chaîne DIY Solar Power sert de boussole à toute la communauté du solaire en autoconstruction, a été alerté par des acheteurs, puis a fini par ouvrir deux exemplaires récents pour en avoir le cœur net : celui d'un client ordinaire, et un autre commandé de sa poche sur Amazon.

Le verdict pique. Les barres de cuivre ont laissé place à du câble standard. Les fils d'équilibrage ne sont plus protégés.

Le BMS, ce circuit électronique qui surveille et protège chaque cellule, n'est plus le même. Et d'un exemplaire à l'autre, on ne trouve même pas les mêmes cellules à l'intérieur, un grand classique des batteries premier prix.

LFP, pour lithium-fer-phosphate : cette chimie a envahi le solaire amateur, les camping-cars et les bateaux parce qu'elle ne s'enflamme pas facilement, encaisse des milliers de cycles de charge et coûte de moins en moins cher, Wattcycle écoulant par exemple ses modèles 12 volts 100 Ah autour de 155 dollars sur Amazon.

La différence se mesure, en plus. Au banc de test, la chute de tension du nouveau câblage dépasse nettement celle des câbles tressés d'origine. En clair, ça chauffe davantage et ça encaisse moins bien les grosses décharges.

Cette pratique a un nom, le golden sample : on expédie aux testeurs influents un exemplaire monté aux petits oignons, on engrange les bonnes notes et les liens d'affiliation, puis on rogne sur les composants une fois la machine commerciale lancée, en espérant que personne ne rouvrira jamais le boîtier.

Il faut dire qu'un avis positif de Prowse fait décoller les ventes d'une marque. Un démontage raté l'enterre.

Et personne n'est à l'abri, puisque le YouTubeur affirme que les fabricants modifient l'intérieur de leurs packs en permanence, sans prévenir qui que ce soit, et que Wattcycle est très loin d'être la seule marque concernée.

Du coup, il envisage de faire signer un engagement écrit aux entreprises qui lui envoient du matériel : interdiction de toucher à l'intérieur d'un produit testé sans l'annoncer publiquement.

Il défend aussi une parade toute bête, que quelques fabricants proposent déjà : le boîtier transparent. Quand on voit les cellules, le câblage et le BMS à travers la coque, tricher devient tout de suite plus compliqué.

Bref, un test YouTube ne garantit que l'exemplaire ouvert face caméra. Le vôtre, c'est la loterie. Et ça, c'est franchement pénible.

Source : Hackaday

Surface RTX Spark Dev Box - L'IA locale signée NVIDIA

Par : Korben ✨
7 juin 2026 à 21:52

Microsoft vient d'annoncer lors de son événement Build 2026 l'arrivée de sa Surface RTX Spark Dev Box, un petit boîtier qui se pose sur le bureau et qui fait tourner des modèles IA de 120 milliards de paramètres en local, sans rien envoyer dans le cloud.

Et bien sûr derrière le badge Surface, c'est NVIDIA qui se tape tout le boulot.

Dans cette boîte noire, vous avez donc la puce NVIDIA RTX Spark, qui rassemble un GPU Blackwell et un processeur Grace pour sortir environ 1 pétaflop de puissance IA et 128 Go de mémoire unifiée.

De quoi donc faire tourner un gros modèle avec une fenêtre de contexte d'un million de tokens, ou carrément affiner (fine-tuner) un modèle sans louer des GPU dans le cloud. Le tout dans un châssis en aluminium pensé pour servir de dissipateur, donc refroidi passivement. Et un malheur n'arrivant jamais seul (je plaisante ^^), Windows 11 Pro arrive préconfiguré dessus pour les devs, avec tous les outils qui vont bien déjà installés.

D'après le site de Microsoft, ce petit joujou sera donc dispo fin 2026, aux États-Unis d'abord.

Détails du châssis

Maintenant, le truc à bien capter, c'est que cette puce RTX Spark, c'est exactement la même famille que la DGX Spark , le mini-PC que NVIDIA vend depuis octobre dernier. Même architecture Grace Blackwell, même pétaflop, mêmes 128 Go unifiés.

Eh oui, Microsoft n'a pas conçu de puce maison pour cette box (ses puces Maia, c'est pour ses datacenters), mais a juste pris la plateforme d'NVIDIA et l'a habillée en Surface avec une image Windows maison. Ce qui n'est pas grave, hein, mais autant le savoir avant de croire à une révolution Microsoft.

Côté tarif, pas de chiffre officiel encore mais les estimations tournent autour de 3500 dollars. Pour vous donner une idée, la DGX Spark d'NVIDIA, sa cousine sous Linux, est passée de 3999 à 4699 dollars récemment, la faute à la flambée des prix de la mémoire. Donc, ce ne sera pas donné, mais vous vous en fichez parce que vous êtes probablement pété de thunes ^^.

Cela dit, même si c'est cher, l'idée de faire tourner un modèle costaud entièrement chez soi, ça reste sacrément séduisant. Vos données ne sortent jamais de la machine, y'a zéro facture d'API qui gonfle à chaque requête, et vous pouvez bidouiller un fine-tuning maison tranquillement. C'est une tendance qu'on voit monter depuis un petit moment maintenant avec par exemple des gens qui glissent un GPU de datacenter dans leur PC gaming juste pour s'affranchir du cloud ^^.

Après, vous n'avez pas besoin d'attendre cette box pour faire de l'IA locale. La DGX Spark existe déjà, un Mac avec assez de mémoire unifiée encaisse de gros modèles aussi, sans oublier qu'il y'a carrément moyen de remplacer l'API d'OpenAI par votre propre Mac . Sans parler des PC AMD Strix Halo...

Non, le vrai plus de Microsoft ici, c'est le combo refroidissement passif et image Windows dev clé en main, taillé pour le futur "Windows agentique" qu'ils nous préparent, et grâce auquel les agents IA tourneront en permanence sur nos machines pour taffer à notre place.

Bref, rien de dingue, c'est certain mais ça peut clairement dépanner ceux qui veulent un PC IA local sans avoir à bricoler. J'ai hâte de connaître le prix en tout cas !

Source

❌
❌