Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Aujourd’hui — 23 mars 2026Flux principal

Il fabrique une enceinte avec uniquement un laser et une feuille d'or

Par : Korben
23 mars 2026 à 13:07

Et bien pourquoi pas ? Ce garçon a en effet réussi à produire de la musique, simplement en pointant un laser de 5 watts sur une feuille d'or. Pas de membrane, pas de bobine, pas d'aimant : le son est généré directement par l'air, chauffé et refroidi à grande vitesse par le faisceau lumineux.

Cet concept a un nom, c'est l'effet photoaoustique, et il a été découvert en 1880 par Alexander Graham Bell, l'inventeur de la cloche (non ça c'est une vanne, pardon).

Un effet vieux de 145 ans

L'effet photoacoustique a été découvert par Alexander Graham Bell en 1880 en observant que des objets éclairés par la lumière du soleil pouvaient émettre des sons. Quand une lumière intense frappe un matériau, elle le chauffe.

Ce matériau transfère sa chaleur à l'air environnant, qui se dilate. Si la source lumineuse est modulée rapidement, les cycles d'expansion et de contraction de l'air produisent des ondes sonores. Pas besoin de membrane ni de bobine. Juste de la lumière et de l'air.

De la feuille d'or au casque imprimé en 3D

Le maker SomethingAboutScience a testé plusieurs approches. Un laser de 5 watts dirigé sur une feuille d'or a produit de la musique reconnaissable, la feuille d'or absorbant bien la lumière bleue et étant assez fine pour transférer rapidement la chaleur à l'air.

Le même laser dirigé dans du dioxyde d'azote a donné un son plus propre. Il a même fabriqué un prototype d'écouteur imprimé en 3D, avec la feuille d'or tapissant l'intérieur de la cavité et la lumière acheminée par fibre optique.

Bon par contre, c'est peut-être un peu moyen de coller un laser de 5 watts à son tympan, je dis ça je dis rien.

Des pistes concrètes

L'application la plus directe concerne les casques audio pour IRM. Les écouteurs classiques à fils et aimants fonctionnent mal dans l'environnement magnétique d'un scanner, et la qualité sonore est souvent catastrophique.

Un système photoacoustique réglerait ce problème en supprimant tout composant métallique. Des chercheurs du MIT ont aussi montré qu'on pouvait envoyer un message audio à une personne située à 2,5 mètres en utilisant un laser et la vapeur d'eau présente dans l'air, à un volume de 60 décibels.

On parle d'une technologie découverte il y a 145 ans et qui reste au stade de la bidouille. Mais produire du son sans aucune pièce mécanique, juste avec de la lumière, ça a quand même de la gueule.

Source : Hackaday

Il transforme sa Xbox Series X en vrai PC gaming avec une RTX 5060

Par : Korben
23 mars 2026 à 12:52

Le YouTubeur PhasedTech a intégré un PC gaming complet dans le boîtier d'une Xbox Series X : un Intel Core i7-12700, 32 Go de RAM, une RTX 5060 et une alimentation 600W. Le tout démarre sous Windows, lance Steam en mode Big Picture, et le lecteur de disques fonctionne encore. Le résultat arrive pile avant le Project Helix de Microsoft, qui promet la même chose en version officielle.

Un PC complet dans un boîtier de console

Le mod repose sur un Intel NUC 12 Extreme Compute Element, une carte PCIe qui intègre un PC complet : processeur Core i7-12700 (12 coeurs), 32 Go de DDR4 en SODIMM et un SSD NVMe Crucial P3 Plus de 1 To en PCIe 4.0.

Pour la partie graphique, PhasedTech a opté pour une Gigabyte GeForce RTX 5060 en format compact, avec une alimentation Flex-ATX de 600W installée au-dessus du GPU. Des fixations sur mesure maintiennent le tout en place.

Le résultat est assez bluffant : de l'extérieur, rien ne distingue cette machine d'une Xbox Series X classique. Les boutons en façade fonctionnent, et le lecteur optique aussi, ce qui était loin d'être garanti vu l'espace disponible à l'intérieur.

Des performances de vrai PC

La machine tourne sous Windows et démarre directement en mode Steam Big Picture, ce qui donne une interface très proche d'une console. Côté performances, PhasedTech annonce entre 100 et 140 images par seconde sur Arc Raiders en 1080p avec des réglages moyens à élevés, et environ 250 images par seconde sur Counter-Strike 2 en réglages élevés.

On est donc sur du PC gaming tout à fait correct pour du 1080p, avec un accès à toute la bibliothèque Steam, Epic Games Store et tout le reste.

Les températures sont annoncées comme correctes malgré l'espace très restreint, même si PhasedTech n'a pas communiqué de chiffres précis sur la chauffe en charge.

Un mod qui arrive au bon moment

Ce projet tombe pile au moment où Microsoft prépare son "Xbox Mode" pour Windows 11, prévu en avril 2026. L'idée de Redmond, c'est de proposer une interface console sur PC, avec à terme le projet Helix qui promet de faire tourner les jeux PC sur la prochaine Xbox.

PhasedTech a pris les devants en montrant que ça marche déjà, avec du matériel qui tient dans un boîtier de Xbox.

Bien sûr, ce type de mod reste réservé aux bricoleurs qui savent manier un fer à souder et qui sont prêts à sacrifier une Xbox Series X.

Le coût total du matériel n'a pas été communiqué, mais entre le NUC 12, la RTX 5060 et l'alimentation, on imagine que la facture dépasse largement le prix d'une console neuve.

Le projet de PhasedTech est la meilleure démonstration qu'on ait vue de ce que Microsoft essaie de faire avec Project Helix : fusionner l'expérience console et PC dans un même boîtier. Sauf qu'ici, c'est un bricoleur qui y arrive avant le constructeur. C'est quand même assez amusant.

Par contre, on ne peut pas vraiment conclure que ce genre de mod va se démocratiser : c'est un projet sur mesure, avec des composants choisis pour leur format compact, et il faut des compétences solides pour arriver à ce résultat.

Source : Techspot

À partir d’avant-hierFlux principal

Un chercheur construit le premier processeur ternaire fonctionnel depuis 60 ans

Par : Korben
18 mars 2026 à 16:26

Un chercheur indépendant vient de présenter le 5500FP, un processeur qui ne fonctionne pas en binaire mais en ternaire. Là où nos puces actuelles raisonnent en 0 et 1, celui-ci ajoute un troisième état : le -1. Le tout tourne sur un FPGA classique, et c'est le premier matériel ternaire généraliste depuis les années 1960.

Trois états au lieu de deux

Nos processeurs fonctionnent tous en binaire : chaque bit vaut 0 ou 1. Le système ternaire, lui, remplace le bit par un trit, qui peut valoir -1, 0 ou +1. Sur le papier, un trit stocke environ 1,58 fois plus de données qu'un bit. L'idée n'est pas nouvelle : le célèbre informaticien Donald Knuth a décrit le système ternaire comme le plus élégant des systèmes numériques.

Dans les années 1950, une équipe de l'Université de Moscou avait construit le Setun, le premier ordinateur ternaire. Mais la technologie binaire a pris le dessus, et depuis les années 1960, plus personne n'avait fabriqué de matériel ternaire fonctionnel.

Le 5500FP, un processeur RISC à 24 trits

Claudio Lorenzo La Rosa, chercheur indépendant, a conçu le 5500FP : un processeur RISC de 24 trits qui fonctionne à 20 MHz sur un FPGA classique. Il dispose de 120 instructions et gère la synchronisation atomique en natif. La carte de développement est en open hardware.

Comme le Setun avant lui, le 5500FP simule la logique ternaire à partir de composants binaires : chaque trit est représenté par deux portes logiques. Ce n'est donc pas aussi efficace qu'un vrai circuit ternaire, mais ça a un avantage de taille : on peut le construire avec des composants disponibles dans le commerce, et il communique sans problème avec le reste du monde informatique, qui reste 100% binaire.

Pourquoi c'est intéressant ?

Le ternaire équilibré simplifie certaines opérations que le binaire gère mal. Les nombres négatifs, par exemple, se manipulent sans bit de signe dédié : il suffit d'inverser tous les trits. La représentation des chiffres est aussi plus compacte.

Mais bon, le 5500FP reste un prototype de recherche à 20 MHz, on est très loin d'un concurrent pour les puces que l'on trouve dans nos Mac ou nos iPhone. L'objectif de La Rosa est de passer à terme du FPGA au silicium, ce qui permettrait d'atteindre des fréquences bien plus élevées.

C'est le genre de projet qui rappelle que l'informatique aurait pu prendre un chemin totalement différent. Le binaire s'est imposé dans les années 1960 pour des raisons industrielles plus que scientifiques, et depuis, personne n'a vraiment remis en question ce choix.

Source : Zenodo

Il avait porté DOOM sur Super Nintendo en 1995, il revient trente ans plus tard pour corriger sa copie

Par : Korben
16 mars 2026 à 17:10

Randal Linden est le développeur qui avait réussi l'exploit de faire tourner DOOM sur la Super Nintendo en 1995. Trente ans plus tard, il s’est associé à Limited Run Games pour ressortir une version améliorée sur cartouche, avec un processeur Raspberry Pi caché à l'intérieur.

Dans un long échange accordé à Kotaku, il revient sur ce projet un peu fou et sur les coulisses techniques du portage.

Reverse-engineerer son propre code, trente ans après

À l'époque, Linden bossait chez Sculptured Software, un studio basé à Salt Lake City. L'idée de départ était assez artisanale : acheter des cartouches Star Fox en magasin, les ouvrir, et remplacer la ROM par de la RAM pour tester les capacités de la puce Super FX. Le prototype a suffisamment impressionné ses supérieurs pour qu'ils aillent le présenter directement à id Software au Texas. Le feu vert a suivi.

Le portage de 1995, c'était un moteur entièrement reconstruit de zéro, sans une seule ligne de code d'id Software. Linden avait créé son propre assembleur, son propre linker et son propre débogueur. Mais les contraintes hardware de la SNES avaient imposé des sacrifices : un framerate poussif, pas de textures au sol et au plafond, des niveaux modifiés, et le quatrième épisode supprimé.

Quand Audi Sorlie, de Limited Run Games, lui a posé la question de savoir s'il referait les choses différemment, Linden a répondu qu'il avait « plein d'idées » mais que personne ne lui avait jamais demandé d'y retoucher. Jusqu'à maintenant.

Une puce Raspberry Pi qui se fait passer pour un Super FX

La solution technique est plutôt marrante. La cartouche embarque un Raspberry Pi RP2350 qui émule le processeur Super FX. Comme l'explique Linden à Kotaku, « la Super Nintendo ne sait pas qu'elle ne parle pas à un vrai Super FX ».

Le code est quasiment identique à ce qu'il écrirait pour la puce d'origine, mais avec des performances largement supérieures.

Le résultat : circle strafing, framerate amélioré, support du rumble, et les quatre épisodes complets enfin disponibles sur SNES. Linden admet aussi avoir dû reverse-engineerer son propre code vieux de trente ans. « C'était assez compliqué, une partie du code. Je me suis dit : wow, j'étais vraiment intelligent à l'époque. »

Bethesda a dit oui sans trop hésiter

Côté droits, il fallait quand même convaincre Bethesda, propriétaire de la licence DOOM. Selon Sorlie, la réaction initiale a été plutôt incrédule : « Vous voulez retourner développer pour la Super Nintendo ? Genre, pour de vrai ? » 

Mais le retour de Linden sur le projet et les premiers prototypes ont suffi à convaincre. « Ils étaient aussi enthousiastes que nous. »

C'est le genre d'histoire qui rappelle que derrière les jeux vidéo, il y a parfois des parcours assez improbables. Linden n'avait pas pu appeler id Software pour pitcher son idée en 1995, il avait dû bricoler un prototype avec des cartouches Star Fox achetées en magasin, et trente ans plus tard il se retrouve à relire du code assembleur qu'il ne comprend plus lui-même.

Le projet a un côté un peu absurde, mais c'est aussi ce qui le rend attachant. Reste à voir si les fans de retrogaming seront au rendez-vous, mais vu que l'édition collector limitée à 666 exemplaires s'est déjà envolée, on a un début de réponse.

Source : Kotaku

WiFi DensePose - Le faux projet GitHub à 25 000 stars ?

Par : Korben
3 mars 2026 à 14:29

Article édité le 4 mars. Merci à Nicolas.

π RuView: WiFi DensePose , c'est un projet GitHub qui affiche fièrement ses 25 800 stars et qui promet de transformer les ondes WiFi de votre box en détecteur de corps humains... à travers les murs. Rythme cardiaque, respiration, posture, tout y passe. Sur le papier, c'est dingue. Sauf que voilà, après vérification (merci Nicolas)... c'est du vent.

Le concept de base est pourtant bien réel. Votre routeur WiFi émet des ondes radio en permanence et quand ces ondes traversent ou rebondissent sur un corps humain, elles sont perturbées d'une façon mesurable. En analysant le CSI (Channel State Information, c'est-à-dire les données de chaque sous-porteuse du signal), on peut en déduire la position de 17 points du corps. C'est prouvé par les chercheurs de Carnegie Mellon et ça marche vraiment. Un peu comme la vision WiFi dont je vous parlais déjà ici .

Sauf que CE repo n'implémente rien de tout ça. Le parseur CSI génère des données aléatoires (np.random.rand() partout dans le code), les modèles de deep learning n'ont aucun poids entraîné, et le dashboard Docker sert des données simulées par défaut. Le seul utilisateur qui a branché du vrai matériel (un ESP32) a constaté que la démo affichait une figure immobile avec des mesures bidons . Pas exactement le "54 000 frames par seconde" annoncé...

Et les 25 800 stars ? Probablement gonflées artificiellement. Une issue accusant le dev de fake stars a été supprimée par le mainteneur , tout comme un audit technique complet qui détaillait chaque ligne de code bidon. Un commit de l'auteur est même titré "Make Python implementation real - remove random data generators"... aveu involontaire que le cœur du projet était du pipeau.

Bref, c'est ce qu'on appelle du "vibe coding" combiné à du "portfolio padding". On génère un beau repo avec de l'IA, une doc léchée, des tests qui passent (forcément, ils testent des nombres aléatoires...), on achète quelques milliers de stars à 1-2$ pièce et hop, un profil GitHub qui en jette pour décrocher des contrats. C'est pas dangereux (pas de malware, pas d'arnaque financière), mais c'est sacrément trompeur.

Côté vie privée, le vrai sujet reste entier. Voir à travers les murs via WiFi, c'est réel et prouvé par Carnegie Mellon. Quand de vrais outils fonctionnels arriveront (parce que ça viendra), ça va poser de sacrées questions...

Merci à Florian pour le lien et surtout à Nicolas pour le fact-check ! Si le sujet vous intéresse vraiment, allez lire le vrai papier de recherche de CMU ... et méfiez-vous des repos GitHub avec trop de stars et pas assez d'utilisateurs réels.

Il branche 56 piles AA pour faire tourner son PC de bureau

Par : Korben
3 mars 2026 à 09:41

Le YouTuber ScuffedBits a tenté un pari un peu débile : alimenter un PC de bureau Intel sous Windows 10 avec des piles AA en remplacement de l'alimentation classique. Après plusieurs tentatives ratées avec 8 puis 24 piles, il a fini par en brancher 56, accompagnées de deux gros condensateurs. Résultat : à peine quatre minutes de Démineur avant que tout s'éteigne.

De 8 à 56 piles

L'idée de départ est simple : remplacer le bloc d'alimentation d'un PC de bureau par des piles AA du commerce. ScuffedBits a utilisé une machine plutôt modeste (processeur Intel d'entrée de gamme, deux barrettes de RAM, un SSD SATA 2,5 pouces sous Windows 10) et un adaptateur ATX acheté sur AliExpress qui accepte du 12 volts en courant continu. Les premiers essais avec 8, 16 puis 24 piles n'ont rien donné. Le câblage trop fin et les chutes de tension sous charge faisaient planter la machine instantanément. Il a fallu passer à 56 piles alcalines montées en série et en parallèle, et ajouter deux condensateurs électrolytiques de 6 800 µF pour lisser les pics de consommation. Là, le PC a enfin démarré.

Quatre minutes de Démineur

Une fois Windows chargé, ScuffedBits a tenté de lancer le Démineur. La partie en mode facile a duré quatre minutes et 35 secondes, pile le temps de finir une grille avant que le PC et les piles rendent l'âme au même moment. Lancer Steam s'est montré plus gourmand : le système a tenu 52 secondes avant de couper. Et quand il a voulu tester un vrai jeu, A Short Hike, avec une carte graphique cette fois, la tension est tombée sous les 10 volts en quelques secondes. Le PC a affiché l'image pendant cinq secondes puis tout s'est éteint. Avec environ 70 watts de consommation en charge, les piles AA ne peuvent tout simplement pas fournir l'énergie assez vite, mais on va dire que ça ne devrait pas vous étonner !

L'écran s'en sort bien mieux

Détail amusant de l'expérience : l'écran LCD utilisé pour les tests tournait lui aussi sur piles, des NiMH rechargeables cette fois. Et il a fonctionné bien plus longtemps que le PC. Huit accumulateurs ont suffi à alimenter le moniteur pendant toute la durée des essais sans broncher. La différence de consommation entre un écran et un PC de bureau, même modeste, est quand même énorme.

L'expérience ne sert à rien, et c'est pour ça qu'elle est chouette. 56 piles AA pour jouer au Démineur quatre minutes, c'est un ratio catastrophique, mais au moins ça nous rappelle à quel point nos PC consomment.

Sources : Hackaday , Tom's Hardware

❌
❌