[Deal du jour] Le nouvel épisode de Tomodachi Life a débarqué sur Switch 2, mais sa version physique est rapidement tombée en rupture de stock. Voilà où le trouver, et au meilleur prix.
Nintendo détaille le fonctionnement des Game-Key Cards sur Switch 2. Ces cartouches ne contiennent pas le jeu complet, une décision qui fait déjà polémique.
Des romances improbables, des disputes absurdes et des moments gênants : bienvenue dans Tomodachi Life : Une vie de rêve, où vos Mii vivent leur meilleure (et parfois leur pire) vie. Un jeu aussi étrange que réconfortant. Notre test.
[Deal du jour] Les manettes de la Switch 2 baissent leur prix de 20 €. Une excellente promotion pour un accessoire vendu un peu trop cher à son prix fort.
Pickmon, le jeu de collection de créatures qui ressemble à s’y méprendre à Pokémon et Palworld, change officiellement de nom afin de mieux correspondre à l’identité du studio. Rien à voir avec Nintendo ni avec d’éventuelles poursuites judiciaires. Vraiment.
Bryan Keller vient de publier le résultat d'un projet un peu fou : il a porté Mac OS X 10.0 Cheetah sur la Nintendo Wii. La console de 2006 démarre sur le bureau Aqua avec clavier et souris USB. C'est lent, c'est limité, mais ça marche.
Pourquoi c'est possible
La Wii utilise un processeur PowerPC 750CL, un descendant direct du PowerPC 750CXe qui équipait les iBook G3 et certains iMac G3 au début des années 2000. C'est la même famille de processeurs, ce qui rend le portage techniquement envisageable.
La Wii dispose de 88 Mo de RAM (24 Mo de SRAM rapide et 64 Mo de GDDR3), ce qui est juste suffisant pour Mac OS X 10.0, dont les exigences minimales étaient de 128 Mo. Il a fallu jongler un peu.
Le noyau de Mac OS X, XNU, est open source via le projet Darwin. C'est ce qui a rendu le portage possible : sans accès au code source du noyau et du modèle de drivers IOKit, le projet n'aurait pas pu aboutir.
Comment il a fait
Keller a écrit un bootloader sur mesure qui charge le noyau depuis une carte SD et crée un "device tree" qui décrit le matériel de la Wii au système. Il a aussi patché le noyau pour l'adapter au hardware spécifique de la console, avec des corrections sur la gestion de la mémoire et le framebuffer.
Côté drivers, il a développé un driver pour le SoC Hollywood de la Wii, un driver de carte SD (qui communique avec le coprocesseur ARM Starlet de la console), un driver d'affichage qui convertit le signal RGB en YUV pour la sortie vidéo, et un driver USB pour le clavier et la souris. Le projet, baptisé "wiiMac", est disponible sur GitHub.
Ce qui marche et ce qui ne marche pas
Mac OS X démarre jusqu'au bureau Aqua. On peut installer le système et l'utiliser avec un clavier et une souris USB. La carte SD est accessible. Par contre, il n'y a ni Wi-Fi, ni Bluetooth, et le GPU de la Wii n'est pas exploité.
Les performances sont très limitées. Le projet avait démarré en 2013, mais Keller l'a repris sérieusement en 2025 après avoir vu le portage de Windows NT sur Wii.
Mac OS X sur une Wii, ça n'a aucune utilité pratique. Mais c'est quand même un joli tour de force technique.
Selon Takaya Imamura, directeur artistique de The Legend of Zelda: Majora's Mask, Link ne doit pas parler dans l'adaptation cinématographique, actuellement en préparation.
Un passionné a tenté de récupérer son Pokémon coincé dans un Pokéwalker, ce petit podomètre vendu avec Pokémon HeartGold sur DS en 2009, après avoir perdu la cartouche de jeu.
Entre reverse engineering du protocole infrarouge et manipulation du générateur de nombres aléatoires, la tentative est bien technique. Et le résultat est plutôt cruel, pour une raison que personne n'avait anticipée…
Un Pokémon sans cartouche, un vrai problème
Le Pokéwalker, pour ceux qui ne s'en souviennent pas, c'était ce petit podomètre vendu avec Pokémon HeartGold et SoulSilver sur Nintendo DS en 2009. Le principe était simple : vous transfériez un Pokémon de votre partie vers cet accessoire, vous le glissiez dans votre poche, et chaque pas comptait pour gagner des points et débloquer des objets.
Le tout communiquait avec la cartouche DS par infrarouge. Sauf que voilà, si vous perdez la cartouche (ce qui arrive plus souvent qu'on ne le croit après 15 ans), votre Pokémon reste coincé dans le Pokéwalker. Pas de cartouche, pas de transfert retour. C'est exactement le problème auquel s'est retrouvé confronté Etchy, un créateur de contenu spécialisé dans Pokémon Gen 4.
Du reverse engineering à l'ancienne
Le travail de fond, c'est Dmitry qui l'avait fait il y a quelques années en décortiquant complètement le Pokéwalker. A l'intérieur : un microcontrôleur Renesas H8, une EEPROM de 64 Ko, un accéléromètre Bosch et un émetteur infrarouge générique. La communication entre la cartouche et le Pokéwalker passe par un protocole IR à 115 200 bauds, et chaque octet est simplement XOR avec 0xAA avant envoi.
Dmitry avait même réussi à exécuter du code arbitraire sur l'appareil en exploitant un débordement de buffer dans la décompression. Etchy s'est appuyé sur tout ce travail pour tenter sa mission de sauvetage. Son idée : créer une nouvelle sauvegarde avec les bons identifiants pour tromper le Pokéwalker.
Le dispositif ne vérifie que la version du jeu (HeartGold ou SoulSilver), la région et les identifiants du dresseur. En manipulant le générateur de nombres aléatoires du jeu, Etchy a réussi à générer une sauvegarde avec des IDs correspondants.
Le fantôme dans la machine
Et ça a marché. En partie. Le Pokéwalker a accepté la connexion et transféré les données du Pokémon. Sauf que le vrai identifiant unique du Pokémon, son PID, celui qui définit ses stats, sa nature, son apparence, n'existe que sur la cartouche d'origine.
Le Pokéwalker ne stocke qu'une version allégée des données : l'espèce, les attaques, l'objet tenu, le genre. Le PID, lui, restait sur la cartouche perdue. Du coup, le Pokémon récupéré n'est qu'une copie incomplète. Ca ressemble à votre Typhlosion, ça porte son nom, mais ce n'est pas vraiment lui. Comme le résume Etchy dans sa vidéo : il n'y a pas de moyen de sauver un Pokémon piégé dans un Pokéwalker.
C'est le genre d'histoire qui parle à tous ceux qui ont grandi avec une DS dans la poche. On a tous eu ce moment où un accessoire, une sauvegarde ou un périphérique finissait au fond d'un tiroir, avec des données qu'on pensait sans importance.
Etchy et Dmitry montrent qu'il y a une vraie communauté prête à passer des heures sur du reverse engineering pour trois octets de données. C'est beau et un peu absurde en même temps. Le plus cruel dans l'histoire, c'est que Nintendo n'avait visiblement pas prévu qu'on puisse perdre sa cartouche tout en gardant le Pokéwalker. Bref quinze ans plus tard, votre Typhlosion attend toujours dans son petit boîtier, et personne ne viendra le chercher.
Le designer suédois Love Hultén vient de dévoiler la NES-SY2.0, un synthétiseur fait main qui rend hommage à la NES tout en servant de véritable console de jeu. L'objet accepte les cartouches originales et produit de la musique chiptune.
Un objet entre console et instrument
La NES-SY2.0 reprend les codes visuels de la NES originale, avec son slot de cartouche et ses ports manette en façade, le tout habillé dans un boîtier en bois qui lui donne un côté objet d'art.
Le format s'inspire des ordinateurs portables des années 80 : l'appareil s'ouvre comme une valise et révèle un écran, un clavier MIDI Keystep et toute une rangée de boutons et molettes rouges pour manipuler le son en temps réel.
C'est la deuxième version de ce concept. La première, la NES SY37, datait de 2022. Love Hultén est connu pour ses créations artisanales qui mélangent technologie et design rétro, et la NES-SY2.0 est visiblement son projet le plus abouti.
Ce qu'il y a sous le capot
Le moteur sonore est un NES Poly, un synthétiseur polyphonique à 4 voix développé par Arcano Systems. Il émule les sons caractéristiques de la puce audio de la NES avec deux oscillateurs par voix, du vibrato, et la possibilité de basculer entre les formes d'onde en temps réel. Seize paramètres sont contrôlables via des messages MIDI CC.
L'ensemble intègre aussi un module d'effets FS22 avec delay et réverbération, et un visualiseur MIDI créé par l'artiste numérique p1xelfool. Et oui, on peut brancher une manette NES et lancer une cartouche pour jouer à ses classiques 8-bit directement dessus.
Pas de prix, mais beaucoup d'envie
Comme souvent avec les créations de Love Hultén, la NES-SY2.0 est une pièce artisanale en série très limitée. Aucun prix n'a été communiqué, ce qui laisse penser que c'est le genre d'objet qu'on ne trouve pas en rayon chez Fnac. Les précédentes créations du designer suédois se négociaient à plusieurs milliers d'euros.
C'est le genre d'objet qui fait rêver les fans de retrogaming et de musique électronique en même temps. Un synthé polyphonique qui crache du chiptune et qui en plus lit les cartouches NES originales, c'est quand même un sacré programme.
La Switch 2 aurait déjà vu sa production revue à la baisse, quelques mois seulement après son lancement. La console entre désormais dans une phase délicate.
De l'effondrement (temporaire) de la bourse au rachat historique de Warner Bros par Netflix : 2025 a été une année chargée pour l'actualité tech. Numerama revient sur les 15 événements qui ont définitivement redéfini notre futur numérique.