Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Aujourd’hui — 22 mai 2026Flux principal

Le bac à sable de Claude Code avait deux failles, et c'est plus gênant qu'il n'y paraît

21 mai 2026 à 18:17

Anthropic, l'entreprise derrière l'IA Claude, a corrigé en douce deux failles dans le bac à sable réseau de Claude Code, son assistant de programmation. Un bac à sable, dans le jargon, c'est un enclos de sécurité : il est censé empêcher l'outil de se connecter à des serveurs non autorisés, pour éviter qu'il envoie vos données n'importe où. Sauf que pendant cinq mois et demi, cet enclos avait une porte dérobée.

La plus récente faille est en fait une jolie bidouille. Claude Code vous laisse définir une liste blanche, par exemple "autorise uniquement les connexions vers *.google.com". Un attaquant envoyait alors une adresse du genre "serveur-pirate.com<a target="_blank" rel="noreferrer noopener" href="http://0.google.com/">0.google.com", avec un caractère invisible (un octet nul) glissé au milieu.

Le filtre de sécurité, lui, lit la fin de la chaîne, voit ".google.com" et valide. Mais le système d'exploitation s'arrête au caractère invisible et se connecte en réalité à serveur-pirate.com. Le filtre et le système ne lisent pas la même adresse. La faille est là.

Combinée à une injection de prompt (le fait de cacher des instructions piégées dans un texte que l'IA va lire), la faille permettait d'exfiltrer des choses sensibles : identifiants cloud, jetons d'accès GitHub, accès aux services internes.

En clair, un dépôt de code piégé pouvait pousser Claude Code à expédier vos secrets vers le serveur de l'attaquant. Le trou a traversé plus de 130 versions de l'outil avant d'être bouché fin mars. Tout utilisateur de Claude Code qui faisait confiance à son bac à sable réseau était donc exposé sans le savoir, du développeur isolé à l'équipe en entreprise.

C'est le chercheur Aonan Guan, de Wyze Labs, qui a remonté le problème. Et sa phrase résume tout : un bac à sable troué, c'est pire que pas de bac à sable du tout. Celui qui n'a aucune protection le sait et reste prudent. Celui qui se croit protégé baisse la garde.

Anthropic affirme avoir trouvé et corrigé la faille de son côté avant le signalement, mais le souci, c'est qu'il n'y a eu ni CVE (le numéro de référence public qui catalogue une faille), ni note dans le journal des versions. Moche moche.

Source : The Register

À partir d’avant-hierFlux principal

Vim passe à GTK4, et Claude est crédité dans les commits

20 mai 2026 à 09:34

gVim, la version avec interface graphique du légendaire éditeur de texte Vim, récupère le support de GTK4. Pour situer, GTK c'est la boîte à outils qui dessine les fenêtres, les boutons et les menus des applications sous Linux.

Vim tournait jusqu'ici sur GTK2 et GTK3, deux versions vieillissantes. GTK4 modernise tout ça. Et le détail qui fait causer : le commit indique noir sur blanc que le portage a été co-écrit par Claude, l'IA d'Anthropic.

Le boulot a pris plusieurs semaines. Le support GTK4 est maintenant intégré au code de Vim, activable avec une option de compilation, --enable-gui=gtk4. GTK4 apporte un rendu plus moderne et un meilleur support des écrans haute densité, là où GTK2 commençait sérieusement à dater.

GTK2 n'est d'ailleurs plus vraiment maintenu côté GNOME depuis un bon moment, donc rester dessus n'était pas tenable éternellement. Pour l'instant, le script de configuration garde quand même GTK3 par défaut si vous ne précisez rien, le temps que la nouvelle version soit éprouvée. Aucune installation existante n'est donc affectée, et ça débarquera en option dans la prochaine version de Vim.

Le plus intéressant, ce n'est pas le code mais le tag "Co-authored-by: Claude" dans l'historique Git. Vim, c'est un projet open source vénérable, démarré en 1991, l'éditeur des barbus et des serveurs Linux du monde entier. L'éditeur n'a pas bougé sur ses fondamentaux depuis des décennies, et ce genre de modernisation graphique traîne souvent faute de bras pour s'en occuper.

Voir une IA créditée comme co-autrice sur une toolkit graphique de trente ans, c'est quand même un signal fort. Et personne n'a planqué la contribution : elle est assumée et tracée.

C'est exactement le bon réflexe. Le débat sur les contributions d'IA dans l'open source n'est pas nouveau, Greg Kroah-Hartman, un des mainteneurs du noyau Linux, avait déjà posé le sujet sur la table. Le vrai problème n'a jamais été "l'IA a écrit du code", mais "est-ce que c'est transparent et est-ce qu'un humain a relu et validé".

Ici, les deux cases sont cochées. Le code est passé par la revue habituelle du projet, et le crédit est explicite. Un curieux peut remonter le commit et voir précisément ce qui a été fait.

Bref, une IA qui aide à dépoussiérer une toolkit de trente ans en le disant clairement, c'est plutôt la version saine du truc.

Source : Phoronix

Claude a fait tourner Adobe Lightroom CC sous Linux

18 mai 2026 à 16:00

Faire tourner les logiciels Adobe sous Linux, c'est la quête éternelle des photographes et graphistes qui voudraient bien quitter Windows ou macOS mais qui n'ont rien de comparable côté Linux.

Adobe n'a jamais voulu porter sa suite officiellement. Du coup, depuis des années, des développeurs tentent de la faire fonctionner via Wine, le logiciel libre qui sait exécuter des programmes Windows sur Linux. Avec un succès souvent partiel, et beaucoup de bidouille manuelle.

Un développeur connu sous le pseudo sander110419 vient de publier une recette reproductible pour faire fonctionner Adobe Lightroom CC sur Linux. Pas Lightroom Classic, attention, mais bien la version Creative Cloud avec la synchronisation, qui dépend de plus de composants Windows.

Tout est documenté sur GitHub, avec les scripts, les DLL patchées et le mode d'emploi. La particularité, c'est qui a fait le travail. Le développeur a simplement donné une consigne à Claude Code, l'assistant de programmation d'Anthropic en ligne de commande, et il a regardé l'IA bosser.

La consigne tenait en une phrase : faire tourner Lightroom CC sur Linux, puis publier une recette reproductible. Et Claude Opus 4.7, le modèle utilisé, a tout fait en autonomie. Il a identifié les composants Windows manquants, écrit des stubs, des fausses DLL qui simulent le comportement attendu, patché celles qui posaient problème, testé le tout sous Wine 11.8 staging, puis rédigé le README et la documentation. L'humain a juste validé derrière.

Côté résultat, ça marche raisonnablement bien sur la dernière version testée (Lightroom CC 9.3.1). La synchronisation cloud fonctionne, l'interface répond, les fonctions de base sont là. Quelques boîtes de dialogue plantent encore, et certaines fonctions accélérées par la carte graphique ne sont pas complètement opérationnelles. Mais on est sur un usage réel possible, ce qui n'avait jamais été le cas auparavant pour cette version.

Au passage, c'est un cas d'école intéressant pour ceux qui suivent l'évolution des assistants IA. La tâche est typiquement le genre de travail que personne n'a vraiment envie de faire : ingrat, plein de tâtonnements, qui demande de lire de la doc obscure et de tester en boucle. Et c'est précisément le terrain où une IA en mode agentique tient le mieux la route aujourd'hui.

Source : Phoronix

Lemonade - L'IA locale sur NPU AMD, GPU et Mac

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 13:37

Vous n'avez pas de Mac Silicon, mais vous avez vu passer mon article de ce matin sur vLLM-MLX et son serveur d'IA local ? Hé bien bonne nouvelle, je suis tombé ce midi sur Lemonade SDK , un serveur d'IA local communautaire sponsorisé par AMD (et largement codé par leurs ingénieurs), qui joue dans la même cour, mais côté PC + Mac !

C'est la même logique qu'avec vLLM-MLX, vous installez le serveur (un paquet clé en main selon votre OS, pas de bidouille pip), et il expose un endpoint compatible API OpenAI sur http://localhost:13305/api/v1. Vos scripts tapent dessus au lieu d'envoyer vos prompts, et votre pognon, chez OpenAI.

Le démarrage tient en une ligne. Un lemonade run Gemma-4-E2B-it-GGUF lance un modèle, et un lemonade launch claude branche carrément Claude Code sur votre machine.

Sauf que là où vLLM-MLX s'appuie sur MLX pour les puces Apple, Lemonade vise les NPU Ryzen AI et les GPU Radeon. Et c'est tout l'intérêt du truc car depuis la 10.0 sortie en mars, le NPU XDNA2 des machines Ryzen AI récentes sert enfin à faire tourner des LLM sous Linux, et plus juste à décorer la fiche technique !

La 10.5 apporte également 2 nouveautés qui valent le coup. D'abord, le support macOS passe de bêta à officiel. Toutes les grosses fonctions sont validées sur Mac (le texte via llama.cpp et Metal, le reste via les autres moteurs embarqués) et ensuite, ça bascule sur ROCm 7.13 pour llama.cpp et la génération d'images.

J'ai pas de PC Ryzen AI sous la main pour tâter du fameux NPU, donc j'ai fait mes tests sur mon GPU Metal à moi. Notez qu'un lemonade list crache tout le catalogue, Qwen, Gemma, Llama, DeepSeek et compagnie.

Et ça dépote ! Un petit Qwen3-0.6B dans le chat intégré tourne à ~96 tokens par seconde avec mes 32 Go de RAM, c'est donc une réponse quasi instantanée. Après un modèle de 0,6 milliard de paramètres, c'est le poids plume du ring, donc comptez nettement moins sur un gros 8B, mais ça tourne nickel.

Du coup, sur Mac, vLLM-MLX joue la carte du natif Apple via MLX, alors que l'intérêt de Lemonade c'est surtout le cross-plateforme et le NPU Ryzen AI. Et comparé à Ollama , vous gagnez ce NPU mais aussi les fonctions audio (synthèse vocale, transcription) + un gestionnaire graphique de modèles pour piocher vos modèles. Et tout ça est sous licence Apache 2.0.

Bref, que vous soyez team Mac ou team Ryzen, c'est zéro ligne de facture API en fin de mois et surtout vos données qui restent chez vous !

Source : Phoronix

Greg Kroah-Hartman continue de trouver des bugs dans le noyau Linux avec son IA locale

18 mai 2026 à 13:25

Greg Kroah-Hartman, le numéro 2 du développement du noyau Linux après Linus Torvalds en personne, s'est offert un nouveau jouet en avril dernier : un assistant IA tournant en local sur son ordinateur, qu'il a appelé gkh_clanker_t1000 en clin d'œil au Terminator.

Le but, c'est de faire du fuzzing, c'est-à-dire balancer plein d'entrées bizarres sur du code pour voir ce qui casse. Et clanker, c'est l'argot anglais légèrement méprisant pour désigner les IA. C'est plutôt rigolo.

Le matériel, c'est un Framework Desktop, un mini PC modulaire et réparable, équipé du Ryzen AI Max+ "Strix Halo" d'AMD, avec ses seize cœurs et jusqu'à 128 Go de mémoire unifiée. Le tout fait tourner un grand modèle de langage en local, sans cloud, sans dépendance externe. Greg KH lui balance des bouts du noyau Linux à analyser, l'IA repère les fragments suspects, et lui, avec ses décennies d'expérience, regarde si c'est un vrai bug ou du bruit. Quand c'est un vrai bug, il écrit le patch lui-même.

Depuis avril, près de 24 patches issus de ce process ont été mergés dans la branche principale du noyau Linux. Ils touchent des sous-systèmes très variés : USB, HID, audio ALSA, partage de fichiers SMB, IO_uring, le pilote graphique Nouveau, et plein d'autres.

Tous portent une étiquette spéciale dans Git, "Assisted-by: gregkh_clanker_t1000", pour signaler à la communauté que l'IA a participé à leur découverte. C'est une transparence que pas mal d'autres projets feraient bien de copier.

Et la suite est déjà là. Greg KH travaille sur une version successeur baptisée gkh_clanker_2000, qui poursuit la même logique avec quelques évolutions de méthodologie. L'idée n'est pas que l'IA écrive du code à la place du mainteneur, mais qu'elle agisse comme un assistant qui débroussaille et signale, pendant qu'un humain expérimenté garde la responsabilité finale.

Le détail qui change tout, c'est que tout ça tourne en local. Pas d'API cloud, pas de fuite de bouts de noyau chez un fournisseur tiers. Pour un projet aussi sensible que le noyau Linux, ce n'est pas un détail. Et ça démontre qu'on n'a pas besoin de GPT-5 ou Claude Opus dans le cloud pour faire du travail sérieux d'analyse de code, un bon modèle local sur un bon PC suffit.

Source : Phoronix

Notchi - Une mascotte pixel-art dans l'encoche pour Claude Code

Par : Korben ✨
17 mai 2026 à 09:26

Vous vous souvenez de l'encoche des MacBook Pro et autres Air d'Apple ? Mais siiii, celle qu'on avait tous trouvée bien moche en 2022, au point que je vous avais pondu un article entier pour la faire disparaître ! Hé bien 4 ans plus tard, sk-ruban a décidé de lui donner une vraie utilité avec notchi qui transforme proprement cette encoche maudite en un compagnon fait de pixel-art et d'amour qui réagit en temps réel à votre Claude Code.

La boucle est bouclée, mes amis !

Une fois installée, l'app détecte les événements de votre session Claude Code via les hooks officiels car ce sont eux qui balancent les "events" sur un socket Unix local qui sont ensuite parsés en temps réel afin d'animer les sprites logés dans le creux de votre encoche.

Cette mascotte a cinq états bien distincts. Elle se balade en mode idle quand vous bricolez à côté, elle s'agite quand Claude réfléchit, elle pique un roupillon en cas de pause prolongée, elle se concentre quand le contexte se compacte, et elle vous fait les gros yeux quand l'IA attend une validation.

Ça bosse fort !

Un clic sur l'encoche et le panneau s'étend pour afficher le feed des événements, votre temps de session, et le quota d'usage restant.

L'option d'analyse de sentiment est également très sympa. Si vous lui fournissez une clé API Anthropic, l'app analysera alors vos prompts pour faire varier l'humeur de la mascotte entre joyeux, triste, neutre ou pleurnichard. À noter quand même que chaque prompt déclenche un appel API facturé sur votre compte Anthropic, donc à activer en conscience si vous bombardez Claude toute la journée et que vous êtes pété de thunes. Ce dont je ne doute pas un instant !!

Les options de Notchi

Et pour ceux qui jonglent avec plusieurs instances de Claude Code, les sessions concurrentes sont également supportées avec un sprite individuel par session, histoire d'éviter la confusion quand vous lancez 3 agents en parallèle.

Sk-ruban s'est inspiré de Claude Island et Readout (deux autres projets qui détournent l'encoche), et les sprites sont dessinés sur Aseprite. C'est un peu dans le même esprit que Peon Ping qui balance des sons de Warcraft à chaque action de votre agent, mais avec un aspect visuel ludique plutôt que sonore. Il y a même déjà un portage Windows réalisé par AptatoX pour ceux qui ne sont pas sur Mac.

Au niveau prérequis, comptez macOS 15 Sequoia minimum et un MacBook avec une vraie encoche, ce qui exclut les MacBook Air sans notch et les MBP d'avant la refonte 14/16 pouces. Le projet est sous licence GPL-3.0 et l'install se fait par Homebrew avec brew install --cask notchi, ou en DMG direct depuis les releases.

Et un grand merci à Camille Roux pour le partage !

Taggez vos photos avec de l'IA en local

Par : Korben ✨
12 mai 2026 à 10:08

Tagger des milliers de photos à la main, c'est le genre de corvée qu'on remet tous à plus tard depuis des années. Mais c'était sans compter sur photo-folder-tagger de Laurent Voillot qui règle ça grâce à 6 modes IA spécialisés, le tout en local, sans envoyer une seule image dans le cloud.

Vous faites pointer l'outil sur un dossier, vous choisissez le mode IA correspondant à vos photos, et hop, des fichiers XMP annexes sont générés à côté de chaque cliché. Ces fichiers contiennent les tags et sont directement lisibles par Lightroom Classic, Capture One, Bridge, Darktable et DigiKam, ce qui évite d'avoir à ré-importer ou à modifier les originaux !

Les 6 modes couvrent des usages bien distincts. Le mode Balade utilise CLIP SigLIP2 pour la classification générale (~50 ms par photo). Le mode Animaux combine BioCLIP v1 + CLIP (~40 ms). Pour les oiseaux et les insectes, c'est BioCLIP 2, entraîné sur 214 millions d'images de biodiversité (TreeOfLife-200M), à ~55 ms par image. Le mode Vacances sort la grosse artillerie avec Ollama et qwen2.5vl pour générer des descriptions en langage naturel (~1.8 s par photo).

Et le mode qui mérite une mention spéciale c'est Astro capable d'identifier automatiquement les objets célestes : Galaxies, nébuleuses, amas d'étoiles... les tags XMP pointent alors vers les références Messier, NGC ou IC correspondantes. C'est assez dingue comme feature.

En tout cas, c'est plus précis d'avoir tous ces petits modèles spécialisés plutôt que d'avoir un seul modèle qui fait tout. BioCLIP 2 sur la faune donne par exemple des résultats qu'un modèle généraliste n'atteindra pas.

L'installation se fait après récupération des sources via pip install -r requirements.txt. Tout est configurable dans config.yaml, les modèles IA utilisés, la langue des tags, les seuils de confiance...etc puis ça se lance avec python photo_folder_tagger.py. Au passage, n'oubliez pas que si vos photos sont un peu floues avant de lancer le tagger, SuperImage peut les upscaler en amont.

Bref, si vous avez des disques entiers de photos nature, astro ou de rando qui traînent sans tags depuis des années, c'est l'outil qu'il vous faut.

Merci à Laurent Voillot.

Les archéologues de Pompéi utilisent l'IA pour reconstruire le visage d'une victime du Vésuve

28 avril 2026 à 16:29

Pour la première fois, l'équipe du Parc archéologique de Pompéi a utilisé une chaîne d'intelligence artificielle pour reconstruire numériquement le visage d'une victime de l'éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ.

Le portrait, présenté hier, montre un homme âgé qui tentait de fuir la ville vers la côte au moment où la pluie de pierres ponces s'est abattue sur lui. La méthode pourrait être étendue à des centaines d'autres victimes du site dans les prochains mois.

Screenshot

La victime a été retrouvée près de la nécropole de la Porta Stabia, juste à l'extérieur des murs de la ville antique. Son squelette gardait dans ses mains un mortier en terre cuite, que les chercheurs interprètent comme une tentative improvisée de se protéger la tête des projectiles volcaniques. Un détail qui parle de la panique du moment, quand les habitants saisissaient ce qu'ils trouvaient pour se couvrir.

La reconstruction a été menée en collaboration avec l'Université de Padoue. Les chercheurs ont combiné des relevés ostéologiques classiques (forme du crâne, points d'attache des muscles, état de la dentition) avec des outils d'IA spécialisés dans l'estimation de tissus mous à partir de squelettes.

Le résultat est un visage qui ressemble plus à un portrait probabiliste qu'à une photo. Les paramètres comme la couleur des yeux ou la coiffure restent des hypothèses éducatives, basées sur des moyennes de la population romaine de l'époque.

L'apport de l'IA n'est pas dans le portrait final, qui aurait pu être réalisé à la main par un médecin légiste expérimenté. Il est dans l'industrialisation de la méthode. Le pipeline développé peut être appliqué à d'autres squelettes du site, et il y en a beaucoup.

Pompéi a livré plus d'un millier de victimes identifiées, dont une grande partie n'avait jamais été visualisée. Le portrait n'est pas une photo, ce n'est pas non plus la vérité historique de cet homme : c'est une représentation cohérente avec ses os et avec le contexte démographique connu.

Les chercheurs insistent sur ce point pour éviter que le portrait soit pris au pied de la lettre. À noter aussi qu'aucune analyse ADN n'a encore été réalisée pour affiner l'origine ethnique précise de la victime.

Dans cette histoire, l'IA donne aux archéologues un nouveau pinceau pour redonner un visage aux morts de Pompéi.

Source : AP

L'IA qui conçoit votre prochain produit DIY

Par : Korben ✨
26 avril 2026 à 08:45

Ce matin, j'ai demandé à une IA de me concevoir un baladeur qui lit du FLAC. L'outil m'a alors posé quelques questions puis il m'a sorti le design électronique complet en quelques secondes. Blueprint.am , c'est le service de 3E8 Robotics qui transforme une simple phrase en bidule hardware DIY : schéma de cablage, liste de pièces avec liens Amazon, vues 3D, instructions de montage étape par étape...etc.

Vous tapez votre idée bien délirante dans un champ texte, l'outil balance un plan pour décrire l'archi générale ainsi qu'un "wiring diagram" (je pense qu'on peut traduire ça par plan de câblage) avec les connexions GPIO/SPI/I2S qui vont bien + la liste des pièces / composants et une suite d'instructions de fabrication regroupées par étapes.

Pour mon baladeur FLAC, ça m'a sorti un ESP32-WROOM-32E couplé à un DAC PCM5102A, un ampli casque TPA6120A2, un écran 2.4 pouces SPI TFT, une batterie Li-Po 1000mAh avec chargeur TP4056 et boost converter XL6009. 30 pièces au total soit 13 composants électroniques et 17 pièces à imprimer en 3D pour le boîtier pour un coup total d'environ 282 $.

Le truc qui me plait bien, c'est pas que ça génère de la conception hardware (Ce bon vieux Claude Code fait déjà ça depuis un moment), mais c'est surtout la cohérence des choix. L'outil semble avoir piqué les bonnes pratiques de la communauté maker et me sort pas juste des composants au pif.

Avant ce genre d'outil, fallait sortir KiCad pour le schéma, Octopart pour vérifier les composants disponibles, Fusion 360 ou OnShape pour modéliser le boîtier, et un gros tableur des familles pour calculer le coût total de votre délire.

Là c'est un seul prompt et 30 secondes à patienter. La liste des composants a même des liens Amazon donc vous cliquez et vous commandez.

Comme vous pouvez le voir sur mes captures, la 3D générée, c'est un wireframe d'enclosure et pas un design final, donc faudra repasser dans un soft de modélisation pour arrondir les angles et caler les vis. Y'a pas non plus de firmware auto-généré, donc une fois le hardware monté, faudra flasher l'ESP32 vous-même via Arduino IDE ou PlatformIO avec votre propre code. Et faudra savoir souder, disposer d'une imprimante 3D, d'un multimètre...etc. Bref, l'outil réfléchit, mais c'est quand même encore à vous de bosser.

Si ça vous branche, vous avez un quota gratuit pour tester sans compte mais après faudra vous en créer un pour débloquer plus de générations et éventuellement acheter des crédits. L'outil a aussi un onglet documentation auto-générée, donc même si vous foirez le montage, vous pouvez relire la procédure pas-à-pas pour comprendre où ça n'a pas fonctionné.

Dans son test, le reviewer FabScene (alias Ryuta Kobayashi, qui bosse sur des robots dans l'automobile japonaise, donc pas vraiment un newbie) a conçu un accessoire LED avec boutons et a sorti un prototype fonctionnel en 2 heures de bout en bout (conception, impression, assemblage). Comptez un peu plus si vous débutez à la soudure, mais ça reste utilisable pour de vrai.

Ça remplacera pas un ingénieur senior, mais pour du proto de week-end, franchement, c'est une vraie bouffée d'air pour les makers.

❌
❌