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Aujourd’hui — 25 mars 2026Flux principal

Réparer ou recréer la partition EFI sur Windows 11/10 (boot UEFI)

Par : malekalmorte
25 mars 2026 à 07:48

La partition EFI (ESP) est un élément essentiel du démarrage sur les PC modernes en UEFI/GPT. Elle contient les fichiers nécessaires pour lancer Windows, notamment le Windows Boot Manager et la configuration du démarrage.

Si cette partition est absente, corrompue ou mal configurée, Windows ne peut plus démarrer correctement. Vous pouvez alors rencontrer des erreurs comme No bootable device, un écran noir au démarrage ou des échecs avec la commande bcdboot.

Dans ce guide, vous allez voir comment vérifier, réparer ou recréer la partition EFI sur Windows 11/10, avec des méthodes fiables utilisant diskpart et bcdboot. Vous apprendrez également à diagnostiquer les problèmes les plus fréquents (partition RAW, clonage, dual-boot) et à restaurer un démarrage UEFI fonctionnel sans réinstaller Windows.

Qu’est-ce que la partition EFI et à quoi sert-elle dans Windows ?

La partition EFI (ESP) est une petite partition système utilisée sur les PC en UEFI/GPT. Elle contient les fichiers essentiels au démarrage de Windows, notamment les fichiers .efi et la configuration de boot.

C’est cette partition qui permet au firmware UEFI de lancer Windows correctement. Si elle est absente, corrompue ou mal configurée, le système ne peut plus démarrer.

Elle se situe généralement en début de disque, formatée en FAT32 avec une taille allant de 100 Mo à 500 Mo.

👉 Pour une explication complète : La partition EFI, ESP (ou partition système réservée)

La partition EFI (partition Système) dans Windows 11/10

Quand recréer la partition EFI (Windows ne démarre plus ou EFI manquante)

La partition EFI est indispensable au démarrage en UEFI/GPT. Lorsqu’elle est absente, corrompue ou mal configurée, Windows ne peut plus démarrer correctement.

Le tableau ci-dessous permet d’identifier rapidement les situations où il est nécessaire de réparer ou recréer la partition EFI :

SituationSymptômeAction recommandée
Partition EFI supprimée“No bootable device”, erreur BCD / winload (0xc0000225, 0xc000000f…) : démarrage impossibleRecréer la partition EFI + bcdboot
Partition EFI corrompueErreurs de démarrage (winload/bcd), bcdboot échoueRéparer ou recréer la partition EFI
Clonage de disque incompletDisque cloné non bootableVérifier ou recréer la partition EFI
Migration HDD → SSDBoot absent après migrationRecréer ou corriger la partition EFI
Partition EFI en RAWPartition illisibleRéparer ou recréer la partition EFI
Modification des partitionsBoot cassé après redimensionnementVérifier et corriger la partition EFI
Erreur bcdboot (copie fichiers)Impossible de copier les fichiers de bootVérifier ou recréer la partition EFI
Mauvaise configuration UEFIBoot non détecté dans le BIOSVérifier EFI et configuration UEFI

Si Windows ne démarre plus, affiche des erreurs de boot ou revient au BIOS, il est probable que la partition EFI soit corrompue ou manquante.
Dans la majorité des cas, la partition EFI doit être recréée lorsque les fichiers de démarrage sont manquants ou corrompus.

Recréer une partition EFI avec Diskpart (Windows / WinRE)

Si la partition EFI est absente ou corrompue, vous pouvez la recréer manuellement avec diskpart, puis reconstruire le démarrage avec bcdboot.

Cette opération modifie les partitions du disque. Vérifiez attentivement le bon disque et la bonne partition avant d’exécuter les commandes.

Accéder à l’invite de commandes depuis WinRE

Pour recréer la partition EFI, vous devez utiliser l’invite de commandes depuis l’environnement de récupération de Windows (WinRE).
Cela permet de modifier les partitions du disque sans que le système soit en cours d’utilisation.

👉 Pour accéder à WinRE : Comment réparer le démarrage de Windows 11 (UEFI)

Préparer l’espace pour la partition EFI

Vous devez disposer d’un espace non alloué d’environ 100 à 300 Mo.

  • Ouvrez l’invite de commandes
  • Saisissez :
diskpart
list disk
select disk 0
list partition
  • Vérifiez la présence de la partition EFI, recherchez une partition :
    • de petite taille (100 à 300 Mo)
    • au format FAT32
    • avec la mention Système ou EFI (ou un reste)
Vérifier l'état de la partition EFI avec diskpart
  • Dans cet autre exemple, on voit que le disque système a une partition Réservée, Principale et de Récupération mais pas de partition EFI.
Aucune partition EFI (partition Système) sur le disque système
  • S’il n’y a pas d’espace libre, réduisez une partition :
select partition X
shrink desired=300

Créer la partition EFI

  • Saisissez :
create partition efi size=300
format fs=fat32 quick
assign letter=S

Vérifier la partition EFI

  • Saisissez :
list volume
  • Vérifiez :
    • La présence de la partition
    • Le format FAT32
    • La lettre S:
Recréer la partition EFI de Windows 11/10 avec diskpart
  • Quittez diskpart :
exit

Reconstruire le démarrage avec bcdboot

Une fois la partition créée :

bcdboot C:\Windows /s S: /f UEFI

Adaptez la lettre si Windows n’est pas en C:

👉 En cas d’erreur de copie des fichiers de démarrage, consultez : bcdboot : reconstruire le BCD sur Windows 11/10 (UEFI) et bcdboot : échec copie des fichiers de démarrage

Adaptez la lettre si Windows n’est pas en C:
Par exemple, ci-dessous, la lettre du lecteur C a été montée en F, il faut donc utiliser le chemin F:\Windows dans la commande bcdboot

Bien utiliser la commande bcdboot pour recréer la configuration de démarrage de Windows

Vérifier que la partition EFI fonctionne correctement

Après avoir recréé ou réparé la partition EFI, il est essentiel de vérifier qu’elle fonctionne correctement. Cela permet de s’assurer que le démarrage UEFI est opérationnel et que Windows peut se lancer sans erreur.

Vérifier les fichiers de démarrage EFI

La partition EFI doit contenir les fichiers nécessaires au démarrage.

  • Ouvrez l’invite de commandes
  • Accédez à la partition EFI :
S:
dir
  • Vous devez voir un dossier : EFI
  • Puis :
cd EFI
dir
  • Vérifiez la présence de dossiers comme :
    • Microsoft
    • Boot

Si ces dossiers sont présents, les fichiers de démarrage ont bien été copiés

Vérifier la présence des fichiers de démarrage dans la partition EFI

Vérifier le démarrage de Windows

  • Redémarrez le PC
  • Laissez démarrer Windows normalement

Si tout est correct :

  • Windows démarre sans erreur
  • Aucun message “No bootable device

Vérifier l’entrée de démarrage

Dans Windows :

  • Ouvrez l’invite de commandes en administrateur
  • Saisissez :
bcdedit

Vérifiez :

  • La présence d’une entrée Windows
  • Le chemin vers un fichier .efi

👉Pour apprendre à utiliser cette commande, suivez ce tutoriel : bcdedit : Modifier le démarrage de Windows

Dans le cas où vous rencontrez l’erreur « Impossible d’ouvrir le magasin des données de configuration de démarrage« . Cela signifie que la configuration du démarrage n’a pas été inscrite correctement.
Windows ne pourra pas démarrer correctement.
Vérifier l’entrée de démarrage avec bcdedit

Vérifier dans le BIOS/UEFI

  • Redémarrez le PC
  • Accédez au BIOS/UEFI
  • Vérifiez :
    • Une entrée de type Windows Boot Manager
    • Le bon disque sélectionné

En cas de problème

Si Windows ne démarre pas :

  • Vérifiez la partition EFI
  • Relancez la commande bcdboot
  • Vérifiez le mode UEFI

👉 Consultez aussi : Comment réparer le démarrage de Windows 11 (UEFI) et bcdboot : échec copie des fichiers de démarrage

Symptômes d’une partition EFI corrompue ou manquante

Lorsque la partition EFI est corrompue ou supprimée, Windows ne peut plus démarrer correctement. Cette partition contient les fichiers essentiels au lancement du système en mode UEFI.

Plusieurs symptômes peuvent indiquer un problème avec la partition EFI :

Windows ne démarre plus

Le symptôme le plus courant est un PC qui refuse de démarrer. Vous pouvez observer :

  • un écran noir au démarrage
  • un retour direct au BIOS/UEFI
  • une boucle de démarrage sans accès à Windows

Messages d’erreur liés au démarrage

Windows peut afficher des erreurs indiquant un problème de boot, par exemple :

  • Boot Configuration Data file is missing
  • No bootable device found
  • Operating System not found
  • 0xc000000f ou erreurs similaires

Ces messages indiquent souvent que les fichiers de démarrage sont absents ou endommagés.

Disque visible mais système inaccessible

Dans certains cas, le disque est bien détecté dans le BIOS ou dans les outils de récupération, mais Windows ne démarre pas.

Cela signifie généralement que :

  • la partition EFI est manquante
  • ou que les fichiers de démarrage sont corrompus

Problème après clonage ou migration

Après un clonage de disque ou un passage de HDD à SSD, il peut arriver que :

  • la partition EFI n’ait pas été copiée
  • ou qu’elle soit mal configurée

Résultat : le système ne démarre plus, même si les fichiers Windows sont présents.

Absence de partition EFI dans la gestion des disques

En utilisant les outils comme diskpart ou la gestion des disques, vous pouvez constater que :

  • la partition EFI est absente
  • ou qu’elle n’est pas reconnue comme partition système

Cas particuliers : clonage, migration de disque et disque RAW

Certaines situations particulières peuvent empêcher le bon fonctionnement de la partition EFI ou du démarrage, même après réparation. C’est notamment le cas après un clonage, une migration de disque ou lorsqu’un disque passe en RAW.

Après un clonage de disque

Après un clonage, la partition EFI peut poser problème :

  • Elle n’a pas été copiée
  • Elle est présente mais non fonctionnelle
  • Elle ne contient pas les bons fichiers de démarrage

Résultat :

  • Le disque cloné ne démarre pas
  • Windows est présent mais inaccessible

Solution :

  • Vérifiez la présence de la partition EFI
  • Assurez-vous qu’elle est en FAT32
  • Attribuez une lettre
  • Relancez la commande :
bcdboot C:\Windows /s S: /f UEFI

Après une migration HDD → SSD

Lors d’une migration vers un SSD :

  • Le partitionnement peut être modifié
  • La partition EFI peut être déplacée ou mal configurée
  • Le BCD peut ne plus correspondre au nouveau disque

Résultat :

  • Le système ne démarre pas
  • bcdboot échoue

Solution :

  • Vérifiez que le disque est en GPT
  • Vérifiez la partition EFI
  • Reconstruisez le démarrage avec bcdboot

Configuration dual-boot (Windows / Linux ou multi-Windows)

En dual-boot, la partition EFI contient plusieurs entrées de démarrage (Windows, Linux, etc.).

Problèmes fréquents :

  • Le bootloader (GRUB) remplace celui de Windows
  • Les entrées EFI sont supprimées ou corrompues
  • Windows n’apparaît plus dans le menu de démarrage

Résultat :

  • Impossible de démarrer Windows
  • Démarrage direct sur Linux ou erreur

Solution :

  • Recréez les fichiers de démarrage Windows avec :
bcdboot C:\Windows /s S: /f UEFI

Cela restaure Windows Boot Manager dans la partition EFI

Attention :

  • Cette opération peut écraser GRUB
  • Vous devrez éventuellement réinstaller le bootloader Linux ensuite

Disque en RAW (problème critique)

Si le disque ou la partition apparaît en RAW :

  • Le système de fichiers est corrompu
  • Les partitions ne sont plus reconnues
  • La partition EFI est inutilisable

Résultat :

  • Impossible de démarrer
  • bcdboot ne fonctionne pas

Dans ce cas, vous devez d’abord corriger le disque avant toute réparation du boot
👉 Consultez ce guide : Disque RAW : définition, causes et que faire (guide complet)

Erreurs fréquentes lors de la réparation EFI et solutions

Lors de la réparation ou de la recréation de la partition EFI, certaines erreurs reviennent souvent. Le tableau ci-dessous permet d’identifier rapidement le problème et d’appliquer la bonne solution.

Erreur / symptômeCause probableSolution
“No bootable device”Partition EFI absente ou non détectéeRecréer la partition EFI puis utiliser bcdboot
Windows ne démarre pas après réparationBCD non reconstruit ou incorrectRelancer bcdboot avec les bons paramètres
bcdboot échoueMauvaise partition EFI ou lettre incorrecteVérifier avec diskpart et list volume
“Échec de la copie des fichiers de démarrage”Partition EFI absente, RAW ou mal configuréeVérifier format FAT32, recréer si nécessaire
Partition EFI en RAWPartition corrompueRéparer le disque ou recréer la partition
Aucune partition EFI visiblePartition suppriméeCréer une partition EFI avec diskpart
bcdedit ne montre aucune entréeBCD absent ou corrompuReconstruire le démarrage avec bcdboot
Boot Manager absent dans le BIOSEntrée EFI non crééeRelancer bcdboot et vérifier le BIOS
Dual-boot casséBootloader écrasé (GRUB ou autre)Réinstaller le bootloader ou recréer les entrées EFI
Mauvais disque de démarrageOrdre de boot incorrectVérifier et modifier l’ordre da

Ressources utiles et articles liés


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Hier — 24 mars 2026Flux principal

DeepFake News, le (vrai) début des problèmes – RDV Tech

Par : NotPatrick
24 mars 2026 à 16:30

Au programme :

La première « deep fake news » substantielle est arrivée

Gemini montre que les agents peuvent fonctionner sur smartphone

Nvidia annonce des choses, on en pense quoi ?

Le reste de l’actualité : le bonheur dans le monde, l’image de la Chine, des robots à la guerre, Windows, etc


Infos :

Animé par Patrick Beja (BlueskyInstagramTwitterTikTok).

Co-animé par Guillaume Vendé (Bluesky).

Co-animé par Signez « Stan » Signoud (ex. Les Croissants) (Bluesky).

Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).

Musique libre de droit par Daniel Beja


Le Rendez-vous Tech épisode 658 – DeepFake News, le (vrai) début des problèmes


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On résume chaque semaine tout le monde de la tech. Un podcast pour tous, compréhensible, intéressant et fun !

DOOM over DNS - 2000 records TXT pour buter des démons

Par : Korben
24 mars 2026 à 08:57

« Can it run DOOM ? » Vous connaissez tous la question je pense. En effet, depuis 1993, le FPS d'id Software a tourné sur à peu près tout ce qui contient un processeur, des calculatrices aux écouteurs en passant par des tests de grossesse. Et là, Adam Rice vient de pousser le délire encore plus loin en stockant et en lançant le jeu entier... via des enregistrements DNS.

Oui, ce bon vieux protocole de plus de 40 ans, conçu à la base pour traduire des noms de domaine en adresses IP (RFC 1035, tout ça). En fait, la magie tient dans le fait que les enregistrements TXT n'ont aucune validation de contenu. Du coup, rien n'empêche d'y coller du texte arbitraire... genre un FPS complet converti en texte via base64. En gros, le DNS devient un stockage clé-valeur distribué mondialement et mis en cache un peu partout. Pas mal comme CDN du pauvre !

Le fichier WAD (les niveaux et assets du jeu, 4 Mo) passe à 1,7 Mo après compression, les DLLs du moteur de 4,4 Mo à 1,2 Mo, et le tout est découpé en 1 966 enregistrements TXT sur une seule zone CloudFlare Pro. Un record spécial contient également les métadonnées de réassemblage (nombre de chunks, hash de vérification).

Ensuite, côté joueur, un script PowerShell de 250 lignes résout les 2 000 requêtes, reconstruit le binaire en mémoire et hop, ça tourne. Les données du jeu ne touchent ainsi jamais le disque, puisque tout reste en mémoire. Le tout chargé en 10 à 20 secondes (PowerShell 7 requis) !

Le truc rigolo, c'est que l'auteur ne connaît pas le C#. C'est Claude (oui, encore cette fichue IA, ahaha) qui s'est tapé le portage en modifiant managed-doom, un port C# du moteur original, pour remplacer les lectures fichier par des flux mémoire et virer toutes les dépendances natives au profit d'appels Win32 directs. L'audio a été sacrifié pour réduire le nombre de records mais bon, on va pas chipoter. Après si vous voulez tester, sachez que ça ne fonctionne que sous Windows car ça repose sur PowerShell, donc pas de version Linux pour l'instant.

D'ailleurs, si le concept vous rappelle quelque chose, c'est normal. Planquer des données dans les enregistrements TXT, c'est en fait une technique bien connue en sécu. J'en parlais déjà avec DNSteal pour exfiltrer des fichiers via DNS , ou avec ces malwares carrément stockés dans les records DNS . Adam Rice le dit lui-même, son projet est parti de l'exploration de techniques d'implants (staging de shellcode via TXT records) sauf qu'au lieu de planquer un trojan, il y a planqué ce FPS de +33 ans. C'est quand même plus sympa !

À vrai dire, avant d'en arriver là, il a d'abord fait un proof of concept avec une image de canard (va savoir pourquoi). Encoder la photo en base64, découper en chunks, uploader via l'API CloudFlare, reconstruire de l'autre côté avec un hash identique et ça a marché du premier coup. Par contre pour la vidéo, oubliez, un MP4 de 1 Go ferait 670 000 enregistrements.

Voilà et tout ça pour 20 dollars par mois (le prix de la zone CloudFlare Pro). Donc si DOOM sur des écouteurs vous avait déjà fait sourire, attendez qu'un taré le fasse tourner avec que des paquets ICMP. Bah quoi ??

Bref, le code est dispo sur GitHub et le DNS a clairement pas fini de nous surprendre.

Source

À partir d’avant-hierFlux principal

QMD - Un moteur de recherche local pour vos notes Markdown

Par : Korben
23 mars 2026 à 10:52

Si vous êtes comme votre blogueur préféré (hi hi) et que vous avez des tonnes de fichiers markdown qui traînent dans des dossiers obscurs depuis des années, voici l'outil parfait pour rendre tout ceci à nouveau utilisable dans la vraie vie.

En tout cas, c'est plus pratique qu'un grep !

Ça s'appelle QMD (Quick Markdown Search) et c'est un outil en ligne de commande dispo sur GitHub qui va indexer tout votre bazar de notes pour les rendre consultables rapidement. QMD combine la recherche plein texte classique (BM25) avec de la recherche vectorielle sémantique et du re-ranking via LLM, ce qui veut dire que c'est ultra puissant. On est un peu sur le même principe qu'un RAG en fait puisque l'IA locale est utilisée pour comprendre le sens de votre requête et pas juste chercher des chaînes de caractères bêtes et méchantes. J'utilise depuis un petit moment maintenant un système similaire avec LEANN pour indexer tous les articles de korben.info et retrouver des connexions entre mes contenus, et je peux vous dire que quand on goûte à la recherche sémantique, le bon vieux grep a un goût de carton.

L'outil est même capable de faire de l'expansion de requête (Query Expansion) pour deviner ce que vous cherchez vraiment.

Techniquement, ça tourne avec bun ou npm et ça s'appuie sur node-llama-cpp pour faire tourner des modèles GGUF directement sur votre machine. Tout reste chez vous donc niveau vie privée c'est nickel. C'est un peu la même philosophie que des outils comme Khoj ou Blinko dont je vous ai déjà parlé, mais en version CLI pour le terminal.

L'installation est hyper facile si vous avez déjà Bun, mais prévoyez quand même un peu de place (environ 3 Go) pour les modèles qui iront s'installer au chaud dans ~/.cache/qmd/models/ et installez sqlite si vous êtes sur macOS :

brew install sqlite # Pour macOS
npm install -g @tobilu/qmd

Ensuite, y'a plus qu'à vous créer vos collections en pointant vers vos dossiers, et en lançant l'indexation comme ceci :

qmd collection add ~/mes-notes --name notes
qmd embed # L'étape indispensable pour générer les vecteurs

Et hop, vous pouvez lancer des recherches !!

C'est magique ! Perso, j'utilise presque tout le temps la commande "qmd query" plutôt que "search" parce que le mode hybride est bien plus puissant je trouve. Vous avez aussi "qmd vsearch" si vous voulez une recherche purement sémantique, genre quand vous cherchez un concept sans connaître les mots exacts utilisés dans vos notes. En fait, quand vous tapez une requête, QMD va chercher via les mots-clés, via les vecteurs (le sens), puis fusionner tout ça avec un algo RRF, et refaire passer un petit coup de LLM par dessus pour trier les résultats par pertinence.

Après vous l'aurez capté en me lisant, si vous avez une machine un peu ancienne sans GPU costaud, l'étape de re-ranking risque de prendre un peu de temps... mais c'est le prix de la qualité et de la sécurité ^^.

D'ailleurs, si vous utilisez Claude Desktop ou Claude Code, sachez que QMD intègre également un serveur MCP (Model Context Protocol). Du coup, vous pouvez connecter QMD à Claude et lui permettre d'aller fouiller dans vos notes pour répondre à vos questions. Et bonne nouvelle, QMD propose maintenant un mode HTTP daemon (qmd mcp --http --daemon) qui garde les modèles chargés en mémoire, ce qui évite de les recharger à chaque requête. Attention par contre, dans ce cas précis, les extraits de vos notes seront envoyés à Claude (donc dans le cloud).

QMD est aussi dispo en tant que librairie Node.js (npm install @tobilu/qmd) pour ceux qui voudraient l'intégrer dans leurs propres scripts ou workflows d'automatisation. Avec les options --json et --files en sortie, ça se branche facilement dans un pipeline.

Perso je trouve ça génial parce que ça comble le fossé entre le simple fichier texte et les usines à gaz de gestion de connaissances. Par exemple, si vous êtes un grand adepte de Silverbullet ou d' Obsidian , c'est le top pour l'indexation globale de vos écrits.

Voilà, si vous voulez un moteur de recherche personnel qui en a sous le capot et qui respecte votre vie privée, foncez tester ça.

Source

Dump disque (copie bit à bit) : cloner un disque défectueux et récupérer les données

Par : malekalmorte
22 mars 2026 à 08:43

Lorsque qu’un disque dur est défectueux ou présente des secteurs endommagés, il devient risqué de travailler directement dessus.

Dans ce type de situation, la meilleure solution consiste à réaliser un dump disque (copie bit à bit) afin de sauvegarder toutes les données avant toute tentative de réparation.

Cette technique permet de cloner un disque en copiant chaque secteur, même en présence d’erreurs.

Dans ce guide, nous allons voir comment créer un dump de disque et dans quels cas cette méthode est indispensable.

Un dump disque est souvent la dernière chance de récupérer les données d’un disque défectueux. Ne travaillez pas directement sur le disque d’origine.

Quand faire un dump disque (copie bit à bit)

Créer une image disque (.dd) n’est pas toujours nécessaire, mais dans certaines situations, cela devient fortement recommandé. L’objectif est de travailler sur une copie du disque afin de limiter les risques de perte de données.

Situations où un dump disque est recommandé

SituationDump disque recommandé ?Pourquoi
Disque avec secteurs défectueux✔ OuiÉvite la perte progressive des données
Disque en panne (lent / bruit)✔ OuiDernière chance de récupération
Récupération de données✔ OuiPermet de travailler sur une copie
Disque RAW✔ OuiSauvegarde avant réparation
Disque qui se déconnecte✖ NonPréférer une sauvegarde
Disque sain✖ NonInutile
Sauvegarde classique✖ NonPréférer une sauvegarde normale

Cas où ce n’est pas indispensable

Dans certaines situations simples, vous pouvez travailler directement sur le disque :

  • Disque stable et sans erreur
  • Problème léger (partition visible, peu de corruption)
  • Données non critiques

Exemple concret

Si votre disque est en RAW ou instable :

  • Vous créez une image disque (.dd)
  • Vous travaillez sur ce fichier avec des outils (TestDisk, récupération…)
  • Le disque original reste intact

En cas d’erreur, vous pouvez recommencer sans risque.

Qu’est-ce qu’un dump disque (image disque .dd) ?

Une image disque (.dd) est une copie exacte d’un disque ou d’une partition, réalisée secteur par secteur. Contrairement à une simple copie de fichiers, elle reproduit l’intégralité du contenu du disque, y compris les zones invisibles ou endommagées.

Le résultat est un fichier unique (souvent avec l’extension .dd) qui contient une image complète du disque original.

Une copie “brute” du disque

Une image disque fonctionne comme un clone à l’identique :

  • Tous les fichiers sont copiés
  • La structure du système de fichiers est conservée
  • Les secteurs vides ou corrompus sont également inclus

Cela permet de capturer l’état exact du disque, même en cas de problème.

Dump de disque bit à bit : schéma explicatif

Différence avec une copie classique

Il est important de distinguer une image disque d’une copie de fichiers :

  • Copie classique → uniquement les fichiers accessibles
  • Image disque (.dd) → copie complète du disque, même illisible

Une image disque est donc beaucoup plus adaptée à la récupération de données.

À quoi sert une image disque ?

Créer une image disque permet de :

  • Travailler sur une copie plutôt que sur le disque original
  • Éviter d’aggraver les dommages
  • Tester plusieurs méthodes de récupération sans risque
  • Sauvegarder l’état du disque avant intervention

C’est une pratique fortement recommandée en récupération de données.

Dans quels cas utiliser un dump disque ?

Dump disque vs clonage vs image disque : quelles différences ?

Lorsqu’il s’agit de sauvegarder ou de récupérer un disque, plusieurs méthodes existent : le dump disque (copie bit à bit), le clonage de disque ou encore la création d’une image disque.

Ces techniques sont souvent confondues, mais elles répondent à des besoins différents.

  • Le dump disque consiste à copier un disque secteur par secteur, sans tenir compte du système de fichiers. Il est particulièrement adapté aux disques défectueux ou contenant des erreurs.
  • Le clonage de disque copie les données d’un disque vers un autre disque en vue d’une migration ou d’un remplacement, généralement sur un disque sain.
  • L’image disque crée un fichier contenant les données du disque, souvent compressé, utilisé pour la sauvegarde ou la restauration.

Comparatif des méthodes

MéthodeFonctionnementCas d’usageAvantagesLimites
Dump disque (dd / ddrescue)Copie brute secteur par secteurDisque défectueux, récupération de donnéesSauvegarde complète, ignore erreurs logiquesLent, nécessite espace équivalent
Clonage de disqueCopie disque vers disqueMigration vers SSD, remplacement disqueSimple, rapide, prêt à l’emploiPas adapté aux disques endommagés
Image disqueCopie dans un fichier (compressé)Sauvegarde, restauration systèmeGain de place, flexibleNe gère pas bien les disques défectueux

Précautions avant de créer un dump disque

Créer une image disque est une opération sensible qui consiste à lire l’intégralité du support. Avant de lancer la copie, il est important de préparer correctement l’environnement afin d’éviter les erreurs et maximiser les chances de récupération.

Vérifier l’état du disque source

Avant toute chose, assurez-vous que le disque est lisible :

  • Le disque est détecté par Windows ou Linux
  • Il ne fait pas de bruits anormaux (clics, grattements)
  • Il ne se déconnecte pas en permanence

Si le disque est très instable, privilégiez un outil comme ddrescue.

Prévoir un support de destination adapté

Une image disque peut être très volumineuse.

  • Utilisez un disque sain
  • Prévoyez un espace libre au moins égal à la taille du disque source
  • Évitez d’utiliser le disque à sauvegarder comme destination

Un manque d’espace peut interrompre la copie.

Ne pas utiliser le disque pendant la copie

Pendant la création de l’image :

  • N’ouvrez pas de fichiers sur le disque
  • N’effectuez aucune écriture
  • Évitez d’utiliser le système si le disque est interne

Cela garantit une copie cohérente.

Utiliser les bons outils

Tous les outils ne sont pas adaptés à un disque endommagé.

  • ddrescue → recommandé pour disques défectueux
  • dd → simple mais moins tolérant aux erreurs
  • Outils graphiques → plus simples mais parfois limités

Le choix de l’outil influence le résultat.

ddrescue et dd fonctionne sur Linux. Si vous êtes sur Windows, vous pouvez l’utilitaire depuis un Live USB.
👉Consultez ce tutoriel : Comment télécharger et créer un Live USB Ubuntu
ddrescue peut aussi être utilisé directement dans Windows à travers CygWin, le tutoriel du site explique comment : ddrescue : Comment récupérer les données d’un disque endommagé

Anticiper le temps de copie

La création d’une image disque peut être longue.

  • Plusieurs heures selon la taille du disque
  • Plus long si des erreurs sont présentes
  • Ne pas interrompre le processus

Une interruption peut rendre l’image inutilisable.

Tableau des précautions

PrécautionPourquoiRisque évité
Vérifier le disqueDétecter instabilitéÉchec de la copie
Prévoir l’espaceÉviter saturationCopie incomplète
Ne pas utiliser le disqueGarantir cohérenceDonnées corrompues
Choisir le bon outilAdapter à la situationMauvaise récupération
Laisser finir la copieÉviter interruptionImage inutilisable

Créer un dump disque avec dd (Linux)

La création d’une image disque peut se faire en ligne de commande avec des outils comme dd. Cette méthode permet de réaliser une copie complète du disque, mais elle demande de la rigueur car une erreur peut entraîner une perte de données.

Cette méthode est recommandée pour les utilisateurs à l’aise avec les commandes système.

Principe de la commande dd

La commande dd permet de copier un disque secteur par secteur.

  • if (input file) → disque source
  • of (output file) → fichier image (.dd)
  • bs → taille des blocs

Elle fonctionne sous Linux, mais aussi via des environnements comme WSL ou un Live USB.

👉En parallèle, consultez ce guide : dd sur Linux : clone, sauvegarde et copie de partition de disque, SSD

Identifier le disque source

Avant toute manipulation, il est essentiel d’identifier correctement le disque :

  • Sous Linux : utilisez la commande
    lsblk
  • Repérez le disque (ex : /dev/sdb)

Une erreur ici peut entraîner l’écrasement d’un autre disque.

Créer le dump de disque

Commande de base :

dd if=/dev/sdX of=/chemin/image.dd bs=4M status=progress
  • Remplacez /dev/sdX par le disque source
  • Remplacez le chemin de destination

Le fichier image (.dd) sera créé sur le disque de destination.

Créer une image de disque avec dd sur Linux

Points importants

  • La copie est bit à bit, même les secteurs vides sont copiés
  • Le processus peut être long selon la taille du disque
  • Aucune gestion avancée des erreurs

En cas de secteurs défectueux, la commande peut s’arrêter.

Limites de la méthode dd

La commande dd présente certaines limites :

  • Ne gère pas bien les erreurs de lecture
  • Peut s’interrompre sur un disque endommagé
  • Ne reprend pas automatiquement en cas d’échec

Pour un disque défectueux, il est préférable d’utiliser ddrescue.

Créer un dump disque avec dd (Linux)

Lorsque le disque est endommagé ou instable, ddrescue est l’outil le plus adapté pour créer une image disque. Contrairement à dd, il est capable de gérer les erreurs de lecture et de reprendre la copie là où elle s’est arrêtée.

C’est la méthode recommandée pour la récupération de données sur un disque défectueux.

Pourquoi utiliser ddrescue ?

ddrescue est conçu pour travailler sur des disques problématiques :

  • Ignore les secteurs défectueux dans un premier temps
  • Réessaie de lire les zones endommagées
  • Enregistre la progression dans un fichier log
  • Permet de reprendre la copie en cas d’interruption

Il maximise les chances de récupérer un maximum de données.

Principe de fonctionnement

La copie se fait en plusieurs phases :

  • Lecture rapide des zones accessibles
  • Saut des secteurs défectueux
  • Tentatives de récupération des zones difficiles

Cela permet d’obtenir une image disque la plus complète possible.

Identifier le disque

Avant de lancer ddrescue :

  • Utilisez la commande
    lsblk
  • Repérez le disque source (ex : /dev/sdb)
  • Identifiez le disque de destination

Une erreur de disque peut entraîner une perte de données.

Commande de base

Voici une commande simple :

ddrescue -f -n /dev/sdX /chemin/image.dd /chemin/logfile.log
  • /dev/sdX → disque source
  • image.dd → fichier image
  • logfile.log → fichier de progression

Cette première étape copie les données sans insister sur les erreurs.

👉Le tutoriel complet : ddrescue : Comment récupérer les données d’un disque endommagé

Comment utiliser ddrescue pour récupérer les données

Approfondir la récupération

Une seconde passe permet de récupérer davantage de données :

ddrescue -d -r3 /dev/sdX /chemin/image.dd /chemin/logfile.log

  • -d → accès direct au disque
  • -r3 → nombre de tentatives

Cette phase tente de lire les secteurs défectueux.

Créer un dump disque avec TestDisk (Windows/Linux)

TestDisk n’est pas conçu à l’origine pour créer des images disque complètes comme dd ou ddrescue. Cependant, il peut être utilisé pour copier des fichiers depuis une partition ou un disque, ce qui peut servir de solution alternative dans certains cas.

Pour créer une véritable image disque (.dd), il est préférable d’utiliser des outils spécialisés comme dd ou ddrescue.

Ce que permet TestDisk

Avec TestDisk, vous pouvez :

  • Accéder aux fichiers d’une partition détectée
  • Copier des fichiers ou dossiers vers un autre disque
  • Sauvegarder les données avant réparation

Cela permet de sécuriser les fichiers sans passer par une image disque complète.

Copier des fichiers avec TestDisk

Voici les instructions à suivre :

  • Téléchargez l’utilitaire depuis ce lien :

Les fichiers sont copiés vers un autre disque.

  • Faites un clic droit sur l’archive
  • Cliquez sur Extraire tout
  • Choisissez un emplacement (bureau ou autre disque)
  • Lancez l’utilitaire en double-cliquant sur testdisk_win.exe
  • Choisissez No Log
  • Sélectionnez le disque à dumper
  • Puis laissez le type de partition détectée, probablement EFI GPT
  • Prenez l’option [Advanced] File System.
  • Sélectionnez la partition et en bas l’option Image Creation.
Créer un dump d'une partition de disque avec testdisk
  • Choisissez l’emplacement en vous assurant que l’espace disque sera suffisant et appuyez sur C pour lancer la création. Le dump de la partition s’effectue. On obtient alors un fichier image.dd
Créer un dump d'une partition de disque avec testdisk
  • La création du fichier image.dd s’effectue
Créer un dump d'une partition de disque avec testdisk
  • Si tout va bien, une fois terminé, le message suivant s’affiche : Image created successfully.

Limites de cette méthode

TestDisk ne permet pas :

  • De créer une image disque complète (.dd)
  • De copier les secteurs bruts
  • De gérer les erreurs de lecture comme ddrescue

Il ne remplace pas un outil de clonage disque.

Créer un dump disque avec des outils graphiques (plus simple)

Si vous n’êtes pas à l’aise avec la ligne de commande, il existe des outils avec interface graphique qui permettent de créer une image disque facilement, sans avoir à saisir de commandes.

Ces solutions sont plus accessibles et réduisent les risques d’erreur.

Avantages des outils graphiques

Les logiciels avec interface offrent plusieurs bénéfices :

  • Interface visuelle plus intuitive
  • Sélection du disque en quelques clics
  • Paramétrage simplifié
  • Moins de risque de se tromper de disque

Ils sont particulièrement adaptés aux débutants.

Exemples d’outils disponibles

Plusieurs logiciels permettent de créer une image disque :

  • DiskGenius → création d’image + récupération de données. DiskGenius utilise son propre format d’image disque (.pmfx). Bien qu’efficace, ce format est propriétaire et ne peut pas être utilisé avec des outils comme TestDisk. Pour une compatibilité maximale, il est préférable d’utiliser un format standard comme .dd.
  • HDClone → clonage et copie disque
  • R-Studio → récupération avancée avec image disque
  • Macrium Reflect → sauvegarde et image système

Certains outils sont gratuits, d’autres proposent des versions payantes.

Étapes générales

Le fonctionnement est globalement similaire :

  • Lancez le logiciel
  • Sélectionnez le disque source
  • Choisissez l’option Créer une image disque
  • Définissez l’emplacement de sauvegarde
  • Lancez la copie

Le logiciel se charge du reste.

Points de vigilance

Même avec une interface graphique :

  • Vérifiez toujours le disque source sélectionné
  • Assurez-vous d’avoir suffisamment d’espace
  • Ne travaillez pas sur le disque à sauvegarder
  • Évitez d’interrompre l’opération

Les erreurs restent possibles si les mauvaises options sont choisies.

Tableau comparatif

OutilTypeFacilité d’utilisationFonctionnalités
DiskGeniusRécupération + imageÉlevéeAnalyse, récupération
Format propriétaire .pmfx
HDCloneClonageÉlevéeCopie disque
Macrium ReflectSauvegardeMoyenneImage système
R-StudioAvancéMoyenneForensic, récupération

Des outils graphiques comme Macrium Reflect permettent de créer une image disque facilement, sans ligne de commande.
Cependant, ces logiciels ne réalisent pas toujours une copie bit à bit complète comme dd ou ddrescue. Ils sont plus adaptés à la sauvegarde ou au clonage de disques fonctionnels.
En cas de disque défectueux ou de secteurs endommagés, il est préférable d’utiliser des outils spécialisés comme ddrescue.

Travailler sur une image disque (dump disque)

Une fois l’image disque (.dd) créée, il est fortement recommandé de travailler uniquement sur cette copie plutôt que sur le disque original. Cette approche permet de préserver l’état du support et de limiter les risques en cas d’erreur.

Pourquoi utiliser l’image disque ?

Travailler sur une image disque présente plusieurs avantages :

  • Le disque original reste intact
  • Vous pouvez tester plusieurs méthodes sans risque
  • Vous évitez d’aggraver les dommages
  • Vous pouvez revenir en arrière en cas d’erreur

Cela apporte une sécurité essentielle lors de la récupération de données.

Monter l’image disque

Pour exploiter une image disque (.dd), il est souvent nécessaire de la monter comme un disque virtuel. Cela permet d’accéder aux partitions et aux fichiers comme si le disque était connecté physiquement.

Monter une image disque sous Linux (loop device)

Sous Linux, vous pouvez utiliser un loop device pour attacher l’image disque.

  • Identifiez un périphérique libre :
losetup -f
  • Associez l’image disque :
losetup /dev/loop0 image.dd
  • Rafraîchissez les partitions :
partprobe /dev/loop0
  • Montez la partition :
mount /dev/loop0p1 /mnt

Vous pouvez alors accéder aux fichiers dans /mnt.

Monter une image disque sous Windows

Windows ne supporte pas nativement les fichiers .dd. Vous devez utiliser un logiciel spécialisé.

Exemples :

  • OSFMount (léger et efficace)
  • DiskGenius
  • R-Studio

Avec OSFMount :

  • Lancez le logiciel
  • Cliquez sur Mount new
  • Sélectionnez votre fichier .dd
  • Choisissez une partition à monter
  • Validez

👉 L’image apparaît comme un disque dans l’explorateur.

Pour un guide détaillé : OSFMount : Monter et convertir des ISO, IMG, BIN, DD, NRG, AFD, VHD

OSFMount - monter fichier image.dd

Ouvrir une image disque avec TestDisk

estDisk ne permet pas de charger une image disque depuis son interface. Il faut passer par la ligne de commande.

  • Ouvrez un terminal ou invite de commandes
  • Lancez TestDisk avec le fichier image :
testdisk image.dd
  • TestDisk considère alors l’image comme un disque réel

Si vous préférez une interface graphique, vous pouvez monter l’image avec un outil comme OSFMount, puis lancer TestDisk sur le disque virtuel.

Testdisk - monter fichier image.dd

Tester sans risque

L’image disque permet de :

  • Essayer plusieurs méthodes de récupération
  • Recommencer en cas d’échec
  • Comparer les résultats

Cela évite les erreurs irréversibles.

Conserver une copie de sauvegarde

Même après récupération :

  • Conservez l’image disque
  • Stockez-la sur un support fiable
  • Évitez de la modifier

Elle peut servir de sauvegarde ou de référence.

Tableau des avantages

AvantageImpact
Protection du disque originalÉvite les dommages supplémentaires
Travail sécuriséPermet de tester sans risque
ReproductibilitéPossibilité de recommencer
SauvegardeConservation des données

Vérifier l’intégrité d’un dump disque

Une fois l’image disque (.dd) créée, il est important de vérifier qu’elle est complète et exploitable. Une image corrompue ou incomplète peut compromettre la récupération des données.

Vérifier la taille de l’image

La première vérification consiste à comparer la taille du fichier image avec celle du disque source.

  • La taille de l’image doit être proche de celle du disque
  • Une taille anormalement faible peut indiquer une copie incomplète

Cela permet de détecter rapidement un problème lors de la création.

Vérifier le fichier log (ddrescue)

Si vous avez utilisé ddrescue :

  • Consultez le fichier .log généré
  • Vérifiez les secteurs non lus ou en erreur
  • Analysez le taux de récupération

Le log donne une vision précise de l’état de la copie.

Monter l’image disque

Un bon test consiste à monter l’image :

  • Ouvrez l’image avec un outil compatible
  • Vérifiez si les partitions sont détectées
  • Essayez d’accéder aux fichiers

Si l’image est lisible, elle est exploitable.

Tester avec un outil de récupération

Vous pouvez également :

  • Ouvrir l’image dans TestDisk
  • Lancer un scan avec un logiciel de récupération
  • Vérifier la présence des fichiers

Cela confirme que les données sont récupérables.

Vérifier l’intégrité (hash)

Pour une vérification avancée, vous pouvez calculer une empreinte (hash) :

  • MD5 ou SHA256 du fichier image
  • Comparer avec une copie si disponible

Cela garantit que le fichier n’a pas été altéré.

👉Plus de détails dans ce tutoriel complet : Hash (MD5, SHA1, SHA256…) : Vérifier l’intégrité et empreinte d’un fichier sous Windows

Tableau de vérification

VérificationObjectifRésultat attendu
Taille du fichierDétecter une copie incomplèteTaille cohérente
Fichier logAnalyser les erreursPeu d’erreurs
Montage de l’imageTester l’accèsImage lisible
Scan récupérationVérifier les donnéesFichiers présents
HashVérifier intégritéIdentique

Ressources utiles et articles liés

L’article Dump disque (copie bit à bit) : cloner un disque défectueux et récupérer les données est apparu en premier sur malekal.com.

Peon Ping - Donnez de la voix à vos agents IA

Par : Korben
19 mars 2026 à 15:12

"Something need doing ?" Si cette réplique vous file un frisson nostalgique, alors vous allez adorer Peon Ping !!

Il s'agit d'un outil CLI open source qui joue des voix de personnages de jeux vidéo quand vos agents IA ont besoin de votre attention. Vous lancez Claude Code, vous passez sur autre chose, et le moment venu, un peon de Warcraft III vous gueule "Work complete!" quand c'est terminé.

Concrètement, ce truc s'intercale via des hooks entre vous et votre IDE, comme ça, chaque événement (démarrage de session, fin de tâche, erreur, demande de permission) déclenche une réplique différente. Du coup le peon dit "Something need doing?" quand l'agent attend un input, et "I can't do that!" quand y'a une erreur.

Ça marche avec Claude Code, Cursor, Codex, et une dizaine d'autres outils (Kiro, Windsurf, Copilot, Gemini CLI, OpenCode, Antigravity, Rovo Dev CLI...), tout ça livré avec plus de 160 packs sonores dans 14 langues, de GLaDOS à StarCraft en passant par Zelda, Red Alert 2 ou Team Fortress 2.

Installation

Deux options principales. La plus propre, via Homebrew :

brew install PeonPing/tap/peon-ping

Sinon, le bon vieux curl :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/PeonPing/peon-ping/main/install.sh | bash

Et pour Windows, y'a un script PowerShell :

Invoke-WebRequest -Uri "https://raw.githubusercontent.com/PeonPing/peon-ping/main/install.ps1" -UseBasicParsing | Invoke-Expression

Par défaut, l'installeur télécharge 5 packs (Warcraft, StarCraft, Portal). Si vous voulez tout d'un coup :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/PeonPing/peon-ping/main/install.sh | bash -s -- --all

Attention par contre, sous WSL2, il faudra installer ffmpeg au préalable pour lire les formats audio autres que WAV.

Configuration

Une fois installé, lancez le setup :

peon-ping-setup

Ça détectera votre environnement, configurera les hooks et téléchargera les packs sonores en local. Ensuite, dès votre prochaine session Claude Code, vous entendrez un joli "Ready to work?" au démarrage.

Maintenant, si Warcraft c'est pas votre truc et que vous voulez changer de voix, genre passer à GLaDOS (une IA qui vous insulte pendant que vous codez avec une IA... ahahah), ça se fait en une commande :

peon packs use glados

Vous pouvez binder un pack à un dossier spécifique avec peon packs bind glados, comme ça, chaque projet a sa propre ambiance sonore, et si vous êtes du genre à aimer les trucs en français, il y a aussi des packs dans la langue du roi Arthur.

Moi j'en ai rien à foutre, j'installe les packs Age of Empires + Red Alert ou rien !!

Les commandes utiles

Tout passe par la commande peon :

peon status # Vérifier si c'est actif
peon volume 0.7 # Régler le volume
peon pause # Couper le son (réunion...)
peon resume # Remettre le son
peon packs list # Voir les packs installés
peon packs next # Passer au pack suivant
peon preview # Écouter un aperçu

Petit détail bien pensé, le système de "no repeats" fait qu'il ne jouera jamais le même son deux fois de suite dans la même catégorie. Et vous pouvez activer/désactiver chaque catégorie individuellement (greeting, acknowledge, complete, error, annoyed) si y'a des sons qui vous cassent les pieds.

En bonus, le terminal affiche le nom du projet et son statut dans le titre de l'onglet, avec un petit point indicateur quand c'est terminé. De grosses bannières desktop s'afficheront aussi quand un événement se produit, même si vous êtes sur une autre app.

Et si vous bossez en SSH ou dans un devcontainer, y'a un mode relay qui renvoie l'audio sur votre machine locale via peon relay --daemon. Pas mal du tout, hein ?

Le mode Peon Trainer

Maintenant, c'est là que ça part complètement en cacahuète car Peon Ping intègre un mode fitness qui vous rappelle de faire des pompes et des squats pendant que vous codez. L'objectif : 300 reps par jour, rien que ça !!

Dès que vous ouvrez une session, le Peon vous accueille avec un "Pushups first, code second! Zug zug!". Ensuite, toutes les 20 minutes environ, il vous relance. Et si vous ignorez, ça escalade jusqu'à "You sit too long! Peon say do pushups NOW!".

Pour logger vos reps en pleine session de code, pas besoin de quitter le terminal :

peon trainer on # Activer le mode trainer
/peon-ping-log 25 pushups # Logger 25 pompes
/peon-ping-log 30 squats # Logger 30 squats

Quand vous atteignez les 300, le Peon célèbre avec un "THREE HUNDRED! Human strong like orc now!" et vous laisse tranquille pour le reste de la journée. Pas mal comme incentive pour bouger un peu entre deux refactorisations, non ?

Pour ceux qui utilisent Claude Code au quotidien , y'a aussi un serveur MCP intégré qui permet à l'agent de choisir lui-même quel son jouer. L'agent qui communique en répliques de Warcraft... on vit une époque formidable ! Et si vous voulez aller plus loin, Claude Octopus permet carrément d'orchestrer plusieurs IA en parallèle.

D'ailleurs, les plus motivés peuvent carrément créer leurs propres packs via openpeon.com . Le format suit la spec ouverte CESP (Coding Event Sound Pack), comme ça n'importe quel IDE peut l'adopter.

Le Peon Pet

Et le truc le plus mignon du projet c'est ce petit orc animé qui squatte un coin de votre écran. Ce Peon Pet réagit en temps réel aux événements de Claude Code. Il dort quand rien ne se passe, se réveille au démarrage d'une session, tape frénétiquement du clavier quand l'agent bosse, et fait sa danse de la victoire quand la tâche est terminée. C'est du Electron + Three.js, le tout en open source bien sûr.

En résumé, c'est votre Tamagotchi de développeur, sauf qu'au lieu de le nourrir, c'est lui qui vous engueule pour bosser.

Voilà, si checker votre terminal toutes les 30 secondes pour voir si Claude Code a avancé dans sa life, ça vous saoule, c'est le genre de petit outil con mais génial qui change la vie.

Zug zug !

DSM 7.3.2 Update 3 : Synology corrige une faille critique

Par : Fx
19 mars 2026 à 12:38
DSM 7.3.2u3 - DSM 7.3.2 Update 3 : Synology corrige une faille critique

C’est un jour un peu spécial aujourd’hui : c’est mon anniversaire… mais aussi la sortie d’une nouvelle mise à jour pour les NAS Synology. Le constructeur vient en effet de déployer DSM 7.3.2 Update 3, une version qui corrige une faille de sécurité importante.

DSM 7.3.2 Update 3

DSM 7.3.2-86009 Update 3

Si vous êtes passé à côté de l’Update 2, c’est tout à fait normal : elle a été rapidement remplacée par l’Update 3. Mais alors, que contient le journal des modifications de DSM 7.3.2 Update 2 et DSM 7.3.2 update 3 ?

DSM 7.3.2 Update 2 : une mise à jour discrète

Cette nouvelle version du logiciel interne pour les NAS Synology contenait une seule ligne :

  • Correction de plusieurs failles de sécurité.

Comme souvent, le fabricant reste volontairement discret sur les détails.

DSM 7.3.2 Update 3

Avec cette nouvelle version, Synology apporte davantage de précisions.

  • Correction d’une faille de sécurité concernant Telnetd (CVE-2026-32746).

Sur sa page dédiée aux avis de sécurité, Synology précise : « Synology a publié une mise à jour de sécurité pour DiskStation Manager (DSM) afin de corriger une vulnérabilité dans le service telnetd de GNU Inetutils ».  Le fabricant ajoute « La vulnérabilité CVE-2026-32746 pourrait permettre à des attaquants distants non authentifiés d’exécuter des commandes arbitraires ». Autrement dit, une faille potentiellement critique. Personnellement, je préfère utiliser SSH que le Telnet et on va se le dire franchement : on n’expose ni l’un, ni l’autre sur Internet.

Faut-il installer la mise à jour ?

Oui, sans aucun doute. Que votre NAS soit accessible depuis l’extérieur ou non, il est fortement recommandé d’installer cette mise à jour rapidement.

Comment télécharger et installer DSM 7.3.2 Update 3

Voici comment l’installer manuellement en suivant ces étapes :

  1. Téléchargement du fichier
    Allez sur la page officielle du Centre de téléchargement de Synology ou sur le site d’archive officiel. A noter que de nombreux utilisateurs remontent que la mise à jour a été poussé directement sur leur NAS.
  2. Installation manuelle
    • Connectez-vous à l’interface d’administration de votre NAS.
    • Accédez à Panneau de configuration > Mise à jour et restauration.
    • Cliquez sur Mise à jour manuelle de DSM.
    • Sélectionnez le fichier téléchargé via le bouton Parcourir.
    • Cliquez sur OK et patientez…
  3. Redémarrage obligatoire
    Une fois la mise à jour terminée, votre NAS redémarrera automatiquement.

Une fois la mise à jour appliquée, le NAS redémarre automatiquement. Le fichier fait environ 4 Mo. L’installation demande environ 5 minutes… A noter que les versions précédente de  DSM 7.2.x et DSM 7.1.x dispose d’un correctif.

merci Guillaume

Widelands - Le Settlers II open source fêtera cette année ses 24 ans de dev

Par : Korben
18 mars 2026 à 09:25

Settlers II, ce jeu de stratégie où vous passiez des heures à regarder vos petits bonhommes transporter des planches de bois sur des chemins de terre est quelque part, toujours vivant puisqu'il y a des devs qui bossent sur un jeu open source équivalent depuis 2001. Ça fait + de 24 ans et le résultat vaut carrément le coup d'œil.

Le projet s'appelle Widelands , c'est un jeu de stratégie en temps réel sous licence GPL-2.0, dispo sur Windows, macOS 11+ (j'ai dû le débloquer avec Sentinel comme d'hab) et Linux (AppImage, Flatpak, PPA Ubuntu). On y retrouve de la gestion de mines d'or et de fer, de la construction de scieries et de casernes en pierre, des chaînes de production complètes avec des forgerons qui tapent sur l'enclume, des bûcherons qui abattent des chênes et des fermiers qui récoltent du blé...etc. Tout pareil sur Settlers II donc sauf que là c'est gratuit, c'est libre, et ça tourne même sur des machines pas toutes jeunes.

Dans Widelands, vous avez 5 tribus jouables, les Barbarians, l'Empire, les Atlanteans, les Frisians et les Amazons, chacune avec ses bâtiments spécifiques et ses arbres de technologies. Y'a des campagnes solo avec des tutoriels intégrés, un mode multijoueur en ligne et un éditeur de cartes.

Sous le capot, c'est du C++ compilé avec CMake et du Lua pour le scripting des campagnes et de l'IA. Du coup si vous voulez bidouiller, hop vous clonez le repo depuis GitHub et vous suivez le guide de compilation du wiki (y'a des dépendances SDL2, Boost, ICU à installer avant). C'est pas forcément facile car le code source fait plusieurs centaines de milliers de lignes mais heureusement, y'a un système d'add-ons qui vous permettra d'installer des cartes et des mods sans toucher au compilateur, genre un Steam Workshop du pauvre (mais en mieux parce que c'est ouvert).

Screenshot

Et ce projet est bien vivant avec plusieurs commits par jour. La communauté discute sur IRC (#widelands sur LiberaChat) et sur Discord et fait amusant, l'équipe a officiellement refusé toutes les contributions générées par IA parce que ça pose notamment pas mal de soucis de copyright. Après pour un projet construit avec amour depuis deux décennies par des bénévoles en chair et en os, je trouve ça plutôt sain.

Voilà, si vous aimez les clones open source de jeux cultes , celui-là ça vaut le coup.

Bon jeu !

Strix - Fini la galère des caméras IP sans RTSP

Par : Korben
17 mars 2026 à 16:51

Vous avez des vieilles caméras de surveillance chinoises qui prennent la poussière parce qu'il vous est impossible de trouver leur flux vidéo ? Y'a pas de RTSP, y'a pas de doc, y'a juste un pauvre port 80 ouvert et une app Android en Mandarin qui est périmée depuis 2021 ?

JE VIENS VOUS SAUVER LES ZAMIS ! Eh oui, grâce à Strix qui est capable de tester 102 787 patterns d'URL en 30 secondes et qui vous sort miraculeusement le bon flux vidéo qui marche, avec la config Frigate prête à être collée.

En fait, le principe est simple. Vous lancez un conteneur Docker, vous entrez l'IP de votre caméra et l'outil bombarde en parallèle toutes les URL connues pour ce type de matos. RTSP sur le port 554, MJPEG sur le 8080, snapshots JPEG sur le 80... et 30 à 60 secondes plus tard, vous avez la liste des flux qui répondent avec résolution, FPS et codec H.264 ou H.265.

L'installation tient en une ligne et l'interface web tourne sur le port 4567. Vous entrez l'IP, le login si besoin, et éventuellement le modèle de la caméra IP pour affiner la recherche. Après, même sans modèle, Strix se débrouille avec les 206 patterns les plus courants (sur les 102 787 de la base complète) + la découverte ONVIF . Du coup ça trouve un flux sur à peu près n'importe quoi, du Dahua au Foscam en passant par les marques fantômes d'AliExpress.

Un autre truc vraiment sympa aussi , c'est la génération de config. Vous collez votre fichier frigate.yml existant, même avec 500 caméras dedans, et l'outil ajoute proprement la 501ème sans rien casser ! Il configure automatiquement le flux HD 1080p pour l'enregistrement et le flux 640x480 pour la détection d'objets, le tout passant par go2rtc . Résultat, la conso CPU de Frigate peut carrément passer de 30% à 8%.

Et surtout, l'histoire derrière est assez dingue. Le dev derrière ce projet avait des vieux NVR chinois de 2016 qu'il voulait connecter à Frigate. Après 2 ans à tester toutes les URL possibles... rien. Snif... Tous les ports fermés sauf le 80. À vrai dire, ces machins ne parlaient même pas un protocole connu. Alors il a fini par faire tout ce que fait un vrai bidouilleur quand il est énervé : Sniffer le trafic de l'app Android avec Wireshark !

Et grâce à cela, il a découvert un truc baptisé BUBBLE, tellement obscur que ça n'existe nulle part sur Google ! Cela lui a permis de construire une base de 67 288 modèles issus de 3 636 marques, des Hikvision jusqu'aux trucs sans nom d'AliExpress.

Et quand y'a pas de RTSP du tout (ce qui arrive souvent avec le matos chinois pas cher), l'outil se rabat sur les snapshots JPEG et les convertit en vrai flux vidéo via FFmpeg. C'est pas aussi clean qu'un vrai stream H.264 (et ça saccade un peu à 10 FPS), mais c'est largement suffisant pour de la détection de personnes ou de bagnoles.

Après, sachez-le, ça ne marche qu'avec les caméras présentes sur votre réseau local. Les caméras cloud (Blink, Ring, Xiaomi) ne sont pas supportées. Et aussi, comme on n'est jamais trop prudent d'ailleurs, si vous branchez ce genre de vieux matos chinois, mettez-les dans un VLAN isolé sans accès Internet parce que côté sécurité, c'est la fête du slip sur ce genre de matos : Backdoors, mots de passe en clair sur le port 80, appels serveurs en Chine... va savoir ce qu'elles font quand personne ne regarde.

Strix a même tapé dans l'œil du développeur de Frigate lui-même, qui a invité l'auteur à soumettre une PR officielle pour l'intégrer dans la doc officielle. Eh ben quelle classe ! Ah et y'a aussi un add-on Home Assistant en beta si vous êtes branchés domotique (pas forcément stable, le soft sous Docker reste plus fiable). Strix est écrit en Go, sous licence MIT, y'a une image Docker de 80-90 Mo sur Alpine Linux, avec FFmpeg et FFprobe embarqués, et ça tourne comme un charme sur AMD64 comme sur ARM64 (votre Raspberry Pi 4 suffit).

Bref, allez tester ça, car y'a clairement de quoi sauver pas mal de matos de la poubelle !

Personne ne s’attend à YouTube – RDV Tech

Par : NotPatrick
17 mars 2026 à 13:00

Au programme :

De l’importance de YouTube

YouTube étend son outil anti deepfakes

L’IA confirme le retour du nucléaire

Le reste de l’actu: robots et tennis, Tilly Norwood, Macbook Neo, Digg...


Infos :

Animé par Patrick Beja (BlueskyInstagramTwitterTikTok).

Co-animé par Marion Doumeingts (InstagramBlueskyTwitter).

Co-animé par Jeff Clavier (InstagramTwitter).

Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).

Musique libre de droit par Daniel Beja


Le Rendez-vous Tech épisode 657 – Personne ne s’attend à YouTube


Liens :

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GB Recompiled - Vos ROMs Game Boy traduites en C natif

Par : Korben
16 mars 2026 à 13:01

La recompilation statique , je vous en avais parlé avec Zelda 64 et Sonic Unleashed. Le principe, en gros c'est qu'au lieu d'émuler bêtement le processeur et la mémoire d'origine, on traduit tout simplement le code assembleur du jeu directement en C natif. Du coup le jeu tourne nativement sur votre machine, sans couche d'émulation.

Et la bonne nouvelle du jour c'est que cette technique vient de parvenir jusqu'à la Game Boy avec GB Recompiled .

Vous filez à cet outil un fichier .gb et il vous sort OKLM un dossier avec du code C, un CMakeLists.txt et tout ce qu'il faut pour le compiler. Vous lancez cmake puis ninja, et votre vieux Pokemon Bleu tourne nativement sur votre PC plutôt que de passer par un émulateur qui simule le processeur Z80 à chaque frame.

Plutôt chouette non ???

Pour réussir ce tour de force, le recompilateur parse les opcodes Z80 de la cartouche, construit un graphe de contrôle de flux et résout les sauts indirects (genre les tables de jump, le truc qui rend la décompilation galère parce que l'adresse de destination dépend de la valeur d'un registre). Le taux de découverte dépasse alors les 98% même sur des RPGs bien touffus... pas mal pour de l'analyse purement statique !

Côté compatibilité, 7 jeux sont pour le moment validés : Tetris, Pokemon Blue, Donkey Kong Land, Kirby's Dream Land, Zelda Link's Awakening, Castlevania et Super Mario Land.

Par contre, attention, tous les jeux ne passent pas encore. Le runtime embarque un rendu PPU scanline , un système audio 4 canaux et les contrôleurs mémoire MBC1, MBC2, MBC3 et MBC5. Et comme tout ça tourne avec SDL2, du coup ça compile tranquillou sur macOS, Linux et Windows sans broncher !

Y'a aussi des outils de vérification assez bien pensés. Par exemple, un mode différentiel lance le binaire recompilé et un interpréteur Z80 côte à côte, puis compare l'exécution cycle par cycle avec une implémentation de référence. Tant que ça colle, le portage est fidèle !

Et y'a aussi un script Python basé sur PyBoy qui génère des traces d'exécution pour repérer les instructions que l'analyse statique aurait loupées. Voilà, ce que je veux vous dire c'est que c'est pas juste un traducteur tout bête. Y'a vraiment tout un pipeline de tests derrière pour assurer le meilleur portage possible.

Si vous avez suivi les autres projets autour de la portable de Nintendo, comme le GB Interceptor qui espionne le bus mémoire avec un adaptateur USB ou le Game Bub et son FPGA Xilinx, GB Recompiled choisit plutôt l'angle purement logiciel. Là où le FPGA reproduit les circuits et l'émulateur simule le CPU, la recompilation traduit le code source. Ce sont 3 philosophies différentes mais qui ont un seul et même objectif : Faire en sorte que ces jeux ne crèvent pas avec leurs cartouches en plastique gris.

Pour tester chez vous, c'est du classique : un petit terminal, un petit git clone, un cmake, un ninja, et vous passez votre fichier .gb au recompilateur.

git clone https://github.com/arcanite24/gb-recompiled.git
cd gb-recompiled
cmake -G Ninja -B build .
ninja -C build

# Générer le code C depuis la ROM
./build/bin/gbrecomp path/to/game.gb -o output/game

# Compiler la nouvelle version en C
cmake -G Ninja -S output/game -B output/game/build
ninja -C output/game/build

# Optionnel: Baisser ou augmenter le niveau d'optimisation
cmake -S output/game -B output/game/build -DGBRECOMP_GENERATED_OPT_LEVEL=2

# Et on lance !
./output/game/build/game

Voilà comment avec juste quelques commandes, votre bonne vieille cartouche GB peut enfin tourner nativement sur votre laptop. Notez que le support Game Boy Color est dans les tuyaux, ainsi qu'un build Android.

Le projet est franchement actif et ça sent très bon pour la suite !

ISS Tracker - Suivez la station spatiale sur un Raspberry Pi

Par : Korben
16 mars 2026 à 08:52

La Station Spatiale Internationale file à 28 000 km/h au-dessus de nos têtes, et y'a un mec qui a décidé de suivre ça en direct depuis un petit écran 3.5 pouces posé sur un Raspberry Pi 3b. Le projet s'appelle ISS Tracker , c'est open source, et franchement... c'est plutôt classe !

Concrètement, l'écran affiche un globe terrestre en 3D qui tourne, avec la position de l'ISS en temps réel. Latitude, longitude, altitude, vitesse, et même la région survolée. En fait, la position est récupérée toutes les 30 secondes via des APIs gratuites et interpolée entre les mises à jour pour que le rendu reste fluide. Vous branchez le câble micro-USB, vous attendez le boot, et ça tourne tout seul !

L'ISS Tracker monté au mur, façade alu et globe 3D sur l'écran

Côté matos, c'est sobre : un Pi 3b (ou plus récent), un écran LCD Waveshare 3.5 pouces qui se clipse directement sur le GPIO, et un interrupteur à bascule optionnel. Celui-là, c'est la petite touche sympa effet NASA. En un coup de "switch", vous passez ainsi du tracking orbital à la liste des astronautes actuellement en orbite, groupés par vaisseau. Du coup vous savez qui est là-haut en ce moment, et dans quel engin (merci Lorenper).

Mais le truc vraiment cool dans ce projet, c'est le boîtier. Filbot a imprimé la structure en 3D avec du PLA renforcé carbone (les fichiers STL sont sur MakerWorld ), puis a fraisé la façade en aluminium sur sa CNC personnelle. Plus d'une heure d'usinage pour une plaque (les vrais machinistes pleurent ^^) et la cerise sur la Lune (non c'est pas une hallucination IA, c'est juste que je suis fou) c'est qu'il a séché la peinture dans la chambre chauffée de son imprimante 3D. L'IA qu'il a utilisée pour le guider lui a dit que c'était du génie... on va pas la contredire.

Pour la touche finale, une décalcomanie en transfert à l'eau avec le logo NASA "worm" et des données inventées pour faire officiel + le garde-interrupteur en alu style aviation qui protège le switch, c'est purement cosmétique mais ça envoie grave !

Le globe 3D en action avec la position de l'ISS et la télémétrie

Sous le capot, le globe est affiché sous forme de 144 frames pré-calculées avec Cartopy . Au premier lancement, comptez quelques minutes sur un Pi 3b pour générer le cache et ensuite ça démarre en 3 secondes. Par contre, attention, il faut augmenter le buffer SPI à 307 200 octets parce que le défaut de 4 Ko est beaucoup trop petit pour pousser des frames complètes sur l'écran. Oubliez pas ça, sinon l'affichage ne marchera pas.

D'ailleurs, si vous voulez que l'engin tourne H24, y'a un service systemd fourni avec watchdog, auto-restart et limitation mémoire à 250 Mo. Notez que le fichier theme.toml permet de changer toutes les couleurs, polices et le layout sans toucher au code. Ambiance cockpit Boeing par défaut (labels verts, valeurs blanches sur fond noir), mais vous pouvez faire du cyan fluo si ça vous chante et que vous avez des goûts de chiottes ^^.

Les APIs utilisées sont toutes gratuites et sans clé : Where the ISS at? en principal, Open Notify en fallback. Pas d'inscription, pas de token, ça marche direct ! Et si vous aimez les projets Raspberry Pi dans cet esprit, vous pouvez jeter un œil au rover martien à imprimer en 3D ou aux talkies-walkies DIY à base de Pi.

Bref, de quoi kiffer ses soirées à regarder un point lumineux traverser le globe. C'est plutôt méditatif !

Source

Basalt - Vos coffres Obsidian direct dans le terminal

Par : Korben
16 mars 2026 à 07:41

Un TUI en Rust pour gérer vos coffres Obsidian sans quitter le terminal c'est ce que propose Basalt qui détecte automatiquement vos vaults, affiche le markdown avec un rendu visuel, et depuis la v0.12.3, y'a même un mode vim intégré. Le tout sans avoir besoin que la vraie app tourne en arrière-plan !

Et c'est là toute la différence avec le CLI officiel d'Obsidian dont je vous parlais il y a quelques jours. Car le CLI a besoin de l'app qui tourne via un socket local. Basalt, lui, lit en fait vos fichiers .md directement sur le disque. Du coup, ça marche en SSH, sur un serveur headless, ou sur n'importe quelle machine où vous avez juste vos fichiers markdown. C'est carrément pratique !

L'installation se fait en une commande :

cargo install basalt-tui

Au premier lancement, l'outil va alors chercher automatiquement vos coffres en lisant le fichier de config (sous macOS c'est dans ~/Library/Application Support/obsidian/obsidian.json). Comme ça, hop hop, vos vaults apparaissent, vous naviguez au clavier et vous passez d'un coffre à l'autre avec Ctrl+G. Vous pouvez aussi passer par aqua ou télécharger un binaire pré-compilé sur la page releases si vous préférez.

Basalt en action, navigation dans un vault Obsidian

Vous ouvrez alors une note et le markdown s'affiche avec un rendu visuel : les # disparaissent au profit d'indicateurs plus colorés, les blocs de code ont un fond distinct, les callouts > [!NOTE] sont reconnus, et les wiki-links [[Ma Note]] sont également parsés. D'ailleurs, quand vous renommez une note avec r, tous les wiki-links qui pointent vers elle sont mis à jour automatiquement dans tout le vault. Pas de search-replace à la main, ça fait toujours du bien !

Après faut pas s'attendre à un clone complet non plus. Y'a pas de rendu pour le gras, l'italique ou les tableaux. Pas de recherche dans les notes. Pas de graph view. L'éditeur intégré est expérimental (pas d'undo, pas de copier-coller, pas de sélection). C'est assumé de ce que j'ai pu voir, car le projet se présente comme un compagnon minimaliste.

Et c'est justement pour ça que le mode vim est le bienvenu, à vrai dire. Vous pouvez activer ça dans votre config TOML comme ceci :

vim_mode = true

Le mode vim en action dans Basalt

Et là vous avez hjkl pour naviguer, gg / G pour sauter en haut et en bas, w / b pour les mots, i pour l'insertion. C'est pas forcément aussi complet qu'un vrai vim, mais franchement, pour parcourir vos notes c'est agréable.

Le vrai kiff, c'est la config TOML qui permet de lancer un éditeur externe sur la note en cours :

[global]
key_bindings = [
 { key = "ctrl+alt+e", command = "exec:vi %note_path" },
]

Du coup, le workflow devient : Basalt pour naviguer et lire et un raccourci clavier pour ouvrir dans vim (ou n'importe quel éditeur) quand vous voulez éditer sérieusement. C'est le genre de combo qui fonctionne bien quand vous bossez en full terminal .

Le projet est sous licence MIT, écrit en Rust avec ratatui, et tourne sur Linux, macOS et Windows. Tiens, la v0.12.3 ajoute aussi la création de notes et dossiers directement depuis l'explorateur avec n et N... Ça avance plutôt vite comme projet !!

Voilà, si vos notes vivent dans des coffres et que le terminal c'est votre habitat naturel, Basalt fera bien le boulot.

Retour sur l’histoire de Wanadoo / Orange

Par : Mr Xhark
13 mars 2026 à 18:36

Alors que je pensais avoir une bonne idée de l'historique de notre "France Telecom", devenu Orange ensuite, il n'en était rien :

J'étais passé un peu à côté de la dimension mondiale de notre cocorico des télécoms et de ces fameux 40 milliards qui ont failli couler la boite. 

Bravo Viligue pour cet historique, il a d'ailleurs publié une autre vidéo (plus courte) :

Pensez à lui laisser un pouce👍 ou un commentaire pour l'encourager.

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Vous devriez me suivre sur Twitter : @xhark

Article original écrit par Mr Xhark publié sur Blogmotion le 13/03/2026 | Pas de commentaire |
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Cet article Retour sur l’histoire de Wanadoo / Orange provient de : on Blogmotion.

Macbook Neo, le nouveau pari d’Apple – RDV Tech

Par : NotPatrick
10 mars 2026 à 16:00

Au programme :

Apple plonge dans l’entrée de gamme avec le MacBook Neo

Roblox lance une fonctionnalité IA pour reformuler les paroles pas vraiment polies

Google change les règles du Play Store

Le reste de l’actualité


Infos :

Animé par Patrick Beja (BlueskyInstagramTwitterTikTok).

Co-animé par Cédric Ingrand (Twitter et Bluesky).

Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).

Musique libre de droit par Daniel Beja


Le Rendez-vous Tech épisode 656 – Macbook Neo, le nouveau pari d’Apple – RDV Tech


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On résume chaque semaine tout le monde de la tech. Un podcast pour tous, compréhensible, intéressant et fun !

Multi-Stage VOID#GEIST Malware Delivering XWorm, AsyncRAT, and Xeno RAT

Cybersecurity researchers have disclosed details of a multi-stage malware campaign that uses batch scripts as a pathway to deliver various encrypted remote access trojan (RATs) payloads that correspond to XWorm, AsyncRAT, and Xeno RAT. The stealthy attack chain has been codenamed VOID#GEIST by Securonix Threat Research. At a high level, the obfuscated batch script is used to deploy a second

WebP animé vs GIF - Le guide pour enfin virer vos animations de 1987

Par : Korben
6 mars 2026 à 09:55

Le GIF, c'est un format que j'adore mais qui date de 1987. Ouais c'est super vieux quoi (désolé les gens qui sont né cette année là ou avant...On est ensemble...loool). C'est l'époque où Rick Astley cartonnait et où Internet n'existait même pas encore pour le grand public. Et pourtant, y'a encore plein de gens qui s'en servent pour leurs animations avec notamment de la transparence. Alors c'est cool mais aujourd'hui, je vous propose qu'on règle ça une bonne fois pour toute.

Le problème du GIF en fait c'est assez technique puisque ça se compose de 8 bits de couleur (256 couleurs max) et surtout d'un alpha 1 bit. Chaque pixel est donc soit totalement opaque, soit totalement transparent, y'a pas d'entre-deux. Du coup quand vous avez une animation avec des bords arrondis ou des ombres portées, vous vous retrouvez avec des bords tout crénelés et moches. Ça donne un effet "découpage aux ciseaux de maternelle" qu'on aime bien parce que ça fait très rétro mais bon, on peut faire mieux aujourd'hui.

Car avec le WebP animé, c'est une autre histoire. Là on passe à 24 bits de couleur (plus de 16 millions de couleurs) et un alpha 8 bits, c'est-à-dire 256 niveaux de transparence au lieu de juste oui/non. Les dégradés, les ombres, les bords anti-aliasés... tout ça passe nickel et vos animations ont enfin l'air pro au lieu de sortir d'un site GeoCities.

Et niveau poids, y'a pas photo. Google annonce ~64% de réduction en lossy par rapport au GIF même si en pratique, comptez entre 50 et 70% de gain selon la complexité de l'animation. Cela veut dire que sur une page web avec plusieurs animations, ça fait une SACRÉE différence niveau temps de chargement.

Et côté compatibilité, en 2026 la question ne se pose plus puisque Chrome, Firefox, Safari (depuis iOS 14 en 2020), Edge... bref tout le monde supporte le WebP animé. Donc ces conneries de compatibilité, c'est plus une excuse !

Convertir avec gif2webp (la méthode recommandée)

L'outil officiel de Google s'appelle gif2webp (il est inclus dans libwebp ) et c'est ce qu'il y a actuellement de plus fiable pour ce job.

Installez-le d'abord comme ceci :

# macOS
brew install webp

# Ubuntu/Debian
sudo apt install webp

# Windows (via chocolatey)
choco install webp

Ensuite, la conversion de base est plutôt simple :

# Lossy, qualité 70, boucle infinie
gif2webp -lossy -q 70 -loop 0 -m 4 input.gif -o output.webp

# Mode mixed (le meilleur ratio en général)
# Choisit automatiquement lossless ou lossy frame par frame
gif2webp -mixed -q 70 -loop 0 -m 4 input.gif -o output.webp

# Compression max (plus lent, fichier plus petit)
gif2webp -lossy -q 70 -loop 0 -m 6 input.gif -o output.webp

Le paramètre -m c'est la méthode de compression, de 0 (rapide) à 6 (lent mais meilleur ratio). Perso, -m 4 je trouve que c'est le sweet spot comme on dit. Et le mode -mixed est intéressant aussi parce qu'il analyse chaque frame et décide tout seul si c'est mieux en lossy ou lossless.

Avec ffmpeg

Après si vous avez déjà ffmpeg installé (et si vous êtes sur ce blog, y'a de bonnes chances), ça marche aussi :

# Conversion basique GIF vers WebP animé
ffmpeg -i input.gif -c:v libwebp_anim -loop 0 -lossless 0 -q:v 70 output.webp

# Qualité max (lossless)
ffmpeg -i input.gif -c:v libwebp_anim -loop 0 -lossless 1 output.webp

Le -c:v libwebp_anim force l'encodeur WebP animé (sans ça, ffmpeg choisit parfois le mauvais codec et vous obtenez un WebP statique avec juste la première frame... pas génial). Le -q:v va de 0 à 100, et je pense que 70 c'est un bon compromis.

Avec ImageMagick

Avec celui là c'est comme ça :

magick input.gif -coalesce -quality 80 -loop 0 output.webp

Le -coalesce est important car les GIF optimisés stockent souvent juste les différences entre frames pour gagner de la place. Cette option reconstruit chaque frame en entier avant la conversion, sinon vous risquez des artefacts visuels bien moches.

Conversion en masse

Après convertir UN fichier c'est bien, mais si vous avez 200 GIFs à migrer, faut automatiser :

# Convertir tous les GIFs d'un dossier
for f in *.gif; do
 gif2webp -mixed -q 70 -m 4 "$f" -o "${f%.gif}.webp"
 echo "$f converti"
done

# Avec un rapport de taille avant/après
for f in *.gif; do
 gif2webp -mixed -q 70 -m 4 "$f" -o "${f%.gif}.webp"
 size_gif=$(stat -f%z "$f" 2>/dev/null || stat -c%s "$f")
 size_webp=$(stat -f%z "${f%.gif}.webp" 2>/dev/null || stat -c%s "${f%.gif}.webp")
 ratio=$((100 - size_webp * 100 / size_gif))
 echo "$f: -${ratio}%"
done

Intégrer sur un site web

Ensuite pour mettre vos images animées sur votre site web, la méthode propre, c'est l'élément <picture> qui permet de proposer un fallback GIF pour les (rares) navigateurs récalcitrants :

<picture>
 <source srcset="animation.webp" type="image/webp" />
 ![](animation.gif)
</picture>

Après je pense que le fallback GIF n'est vraiment plus indispensable pour le web classique mais par contre si vous envoyez des animations par email comme un le bon boomer que vous êtes, gardez le GIF en fallback parce que les clients mail, c'est un autre monde.

Ah et attention, j'ai lu certains articles qui suggèrent d'utiliser @supports en CSS pour détecter le WebP. Genre @supports (background: url(truc.webp)). Sauf que ça ne marche PAS. La règle @supports teste si une déclaration CSS est syntaxiquement valide, pas si le navigateur sait décoder le format d'image. Donc elle passera toujours, même sans support WebP. Donc si vous avez besoin d'une détection côté CSS, utilisez plutôt image-set() avec type(), mais franchement le <picture> fera le job.

Et l'AVIF animé dans tout ça ?

Alors vous avez peut-être entendu parler de l' AVIF , le format qui fait encore mieux que le WebP en compression. Pour les images statiques, c'est vrai, l'AVIF déchire (support Chrome, Firefox, Safari).

Mais pour les animations ? Bah c'est pas encore ça. Chrome n'affiche que la première frame, Safari ne le supporte pas du tout, et Firefox le cache derrière un flag (image.avif.sequence.enabled).

Bref, on en reparlera dans 2-3 ans.

Quel format pour quel usage ?

Hé oui, y'a un choix à faire parce que le WebP animé n'est pas non plus LA solution à tout. Voici ce que je vous propose en fonction de ce que vous voulez proposer comme animation :

  • WebP animé : stickers, emojis, petites animations en boucle avec transparence. Le meilleur ratio poids/qualité pour ce cas.
  • Vidéo MP4/WebM : si votre animation dépasse 5 secondes ou n'a pas besoin de transparence, une vidéo sera TOUJOURS plus légère. Un MP4 pèse ~50% de moins qu'un WebP animé pour le même contenu. Utilisez ``.
  • Lottie : pour les animations vectorielles (icônes, UI), c'est imbattable en poids (quelques Ko) et c'est scalable. Faut juste le player JS (~60 Ko mis en cache). J'suis sûr que vous ne connaissiez pas !!
  • APNG : si vous avez besoin de lossless absolu (logos, texte animé), c'est supporté partout mais c'est lourdingue.

Voilà, si vous avez encore des GIFs animés avec transparence qui traînent sur votre site, vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire.

Amusez-vous bien !

CKOIKIDI 98 : Résumé du live des actus de janvier 2026

5 février 2026 à 19:09
Salut à toutes et à tous !

Voici un billet récapitulatif du CKOIKIDI #98, mon émission en direct du 4 février 2026.

Comme d'habitude, j'ai fait ma veille sans aucune aide de l'IA.
On m'a demandé comment je faisais ma veille : Phoronix, Fedora Magazine, OMG! Ubuntu!) et le groupe LinuxGram sur Telegram pour dénicher du contenu pertinent.
Le mois de janvier a été calme, mais j'ai sélectionné quelques actus.

Voici le résumé complet, avec mes analyses et mes remarques :

1. Linux Mint 22.3 est là !
La grande nouvelle de la mi-janvier, c'est la sortie de Linux Mint 22.3 en version stable. Si vous utilisez déjà la 22.2, sachez que le système ne se mettra pas à jour tout seul : vous devez lancer manuellement la montée en version via le gestionnaire de mises à jour, sous l'onglet "Édition".
La star de cette mouture est l'environnement Cinnamon 6.6, qui apporte un nouveau menu d’applications. Je vais être honnête, je ne l'aime pas trop; il change brutalement les habitudes, notamment avec le déplacement de la barre de recherche, même s'il reste personnalisable.
Ceux qui utilisent la LMDE (Linux Mint Debian Edition) on reçu ces nouveautés automatiquement, un peu comme une "rolling release" pour l'interface.
Un autre ajout majeur est l'outil de diagnostic fusionné qui propose un équivalent graphique aux commandes lsusb et lspci pour voir les détails du GPU ou du BIOS. On y trouve aussi un nouvel utilitaire pour configurer le GRUB graphiquement, ce qui évite de bidouiller les fichiers texte dans /etc/default/grub.
Les nouvelles installations bénéficient du noyau HWE 6.14, garantissant un meilleur support matériel récent.
Notez aussi des améliorations sur les XApps et une meilleure gestion des claviers sous Wayland.

2. Linux From Scratch abandonne Sys V Init
Le projet LFS, qui permet de construire sa distribution de A à Z, a annoncé un changement historique le 1er février. L'équipe abandonne officiellement le support de SysVinit dans ses manuels pour se concentrer exclusivement sur Systemd.
Cette décision s'explique d'abord par la charge de travail monumentale pour les bénévoles qui doivent maintenir plus de 1000 paquets. De plus, des environnements comme GNOME et KDE (version 6.7+) imposent désormais Systemd comme prérequis pour la compilation.
Pour moi, c'est une décision logique puisque Systemd est devenu le standard universel dans le monde professionnel, que ce soit sous Debian, Red Hat ou Ubuntu. Même si certains puristes seront déçus, cela simplifie l'apprentissage (vu qu'on connait de façon générale des distributions avec systemd en entreprise et dans la tech).

3. BAZZITE : Le drama :(
C'est le dossier brûlant qui m'a fait un peu regretter d'avoir mis en avant cette distribution récemment. Un développeur clé, Anteas, a publié un "post-mortem" suite à son exclusion du projet par le fondateur, Kyle.
Kyle est accusé de gérer Bazzite comme son "OS personnel", en poussant des changements instables juste pour ses propres besoins.
Par exemple, il a supprimé prématurément X11 et forcé le passage à iwd pour le Wi-Fi, cassant la connexion de nombreux utilisateurs.
La communauté sur Discord est décrite comme toxique, avec des bannissements arbitraires pour quiconque signale un bug dérangeant.
Suite à ce conflit d'ego, les projets Aurora et Bluefin ont même quitté le serveur Discord commun pour s'en distancier. Le projet est passé de 500 à 60 000 utilisateurs par semaine depuis 2023, mais sa viabilité est aujourd'hui menacée par ce manque de sérieux communautaire.
Heureusement, grâce au système atomique d'Universal Blue, vous pouvez basculer vers Bluefin avec une simple commande rebase sans tout réinstaller.

4. Debian va retirer GTK2 dans Debian 14 !
L'équipe Debian a confirmé son intention de faire le ménage dans ses dépôts pour la future version 14 prévue en 2027. L'objectif est de supprimer complètement GTK2, un kit graphique qui n'est plus mis à jour depuis des années.
Il faut savoir que GTK3 est là depuis 15 ans et que même GIMP, le dernier grand logiciel à l'utiliser, est enfin passé à GTK3 avec sa version 3.0.
Arch Linux et RHEL 10 ont déjà franchi le pas, et Debian ne veut pas rester à la traîne avec des bibliothèques obsolètes. Cela pourrait poser problème à ceux qui utilisent encore de vieux scripts Python ou des applications de dépôts tiers non maintenues, donc prenez note !
Sur ma Fedora, j'ai remarqué que Steam dépend encore un peu de GTK2, donc il va y avoir du travail de transition.
Debian stable reste protégée pour l'instant, mais les utilisateurs de "Sid" verront les changements arriver bientôt, ou tout utilisateur ayant une distrib basée sur "Sid".

5. WINE 11 : Une petite révolution !
La version 11.0 de Wine, sortie à la mi-janvier, est ce que j'appelle un excellent cru d'ingénierie.
La grande nouveauté est la maturité du mode WoW64, qui permet de faire tourner des applications Windows 32 bits sur un système Linux 64 bits sans bibliothèques 32 bits.
C'est majeur, car cela permet enfin d'envisager la fin du "multilib", cette couche de dépendances souvent pénible à gérer.
Sur ma propre machine, j'ai 196 paquets 32 bits installés uniquement à cause de Steam, ce qui est absurde selon moi en 2026.
Wine 11 permet même de faire revivre de très vieilles applications 16 bits, ce que Windows lui-même ne supporte plus nativement.
On note aussi des améliorations de performance grâce au module noyau NTSync et une meilleure gestion de Wayland et Vulkan.
J'espère vraiment que Valve va mettre à jour son client Steam en 64 bits pur pour profiter de cette avancée et de ne plus avoir de 32bits une bonne fois pour toute !
C'est une version qui stabilise des années de travail sur la gestion de la mémoire et les API Win32/Win64.
Pour les professionnels, c'est une garantie de meilleure stabilité pour les logiciels métiers exigeants.

6. Firefox 148 permettra de désactiver les fonctions IA
Mozilla a fait preuve de bon sens en écoutant les critiques de sa communauté concernant l'intégration de l'IA.
Dans la version 148 prévue pour le 24 février, dans le menu "AI Control" fera son apparition un véritable "kill switch" qui permet de désactiver toutes les fonctions d'intelligence artificielle en un seul clic. Cela bloquera notamment les traductions automatiques, les suggestions de regroupement d'onglets et les raccourcis vers les chatbots.
C'est une excellente nouvelle pour ceux qui ont des machines moins puissantes, car ces fonctions sollicitent inutilement le CPU et la RAM.
Si vous ne voulez pas d'IA dans votre navigateur, vous n'aurez plus besoin de passer par des versions modifiées comme LibreWolf.
Mozilla prouve qu'on peut innover sans imposer de nouvelles technologies gourmandes. C'est une victoire pour la clarté et la performance du logiciel libre.

7. Vivaldi 7.8 : Pas d'IA mais plein de nouveautés
Mon navigateur personnel, Vivaldi, a sorti sa version 7.8 avec un slogan très clair : "aucune foutaise d'IA".
Le PDG, Jon von Tetzchner, préfère se concentrer sur des fonctionnalités de productivité demandées par les utilisateurs. La nouveauté phare est l'amélioration de la juxtaposition d'onglets par glisser-déposer, rendant la navigation multitâche encore plus fluide.
Vivaldi reste un logiciel "presque libre" (basé sur Chromium mais avec une interface propriétaire), mais il est souverain et européen.
Dans le live, on m'a posé la question sur son modèle économique : il est transparent, reposant sur des partenariats avec les moteurs de recherche et des commissions sur les favoris, sans collecter vos données.
On m'a questionné sur mon usage et j'utilise énormément la navigation à la souris et la juxtaposition d'onglets, des fonctions que je ne retrouve nulle part ailleurs. Je l'utilise aussi sur mobile, avec la synchronisation des données (favoris, mots de passe) de manière chiffrée avec sa propre phrase de passe.
Le navigateur intègre aussi un client mail et un lecteur de flux RSS très performants.
C'est le choix idéal pour ceux qui veulent un outil puissant, sans télémétrie abusive ni gadgets à la mode.

8. Un dépôt RPM pour Firefox : Un pied de nez aux paquets universels ?
Mozilla continue de s'émanciper des distributions en proposant son propre dépôt RPM officiel, après l'avoir fait pour les paquets DEB.
C'est une annonce intéressante puisque Red Hat Enterprise Linux (RHEL) 10 ne propose plus Firefox dans ses dépôts de base, poussant uniquement vers Flatpak.
Ce dépôt permet d'installer Firefox Nightly dès maintenant, et les versions stables d'ici la fin de l'année, sur les distributions RPM
L'avantage est majeur : vous recevez les mises à jour directement de Mozilla avec des optimisations de performance liées à leurs propres compilateurs. De plus, les binaires sont durcis avec des FLAG de sécurité activés dès la compilation.
Cela permet déviter la version ESR (Extended Support Release) souvent imposée par les distributions comme Rocky, Alma ou Mageia par exemple, qui peut être trop ancienne pour certains usages.
On n'a pas besoin de créer manuellement son fichier .desktop pour avoir Firefox dane le menu des applications comme on devait le faire si on récupérait l'archive tar.gz, et tout est intégré proprement au gestionnaire de paquets.
C'est une solution de confiance qui garantit la fraîcheur du logiciel sans dépendre des cycles de maintenance des distributions.

9. Sécurité : L'infra de Notepad++ vulnérable : danger pour les utilisateurs
Un incident de sécurité sérieux a touché le mécanisme de mise à jour de Notepad++ entre juin et décembre 2025.
Ce n'est pas le code du logiciel lui-même qui a été piraté, mais l'infrastructure de son ancien hébergeur. Des attaquants ont détourné le trafic pour proposer des versions infectées de l'application à certains utilisateurs ciblés.
C'est ce qu'on appelle une "supply chain attack" très fourbe, car l'utilisateur pense télécharger une mise à jour officielle.
Le problème a été corrigé avec la version 8.8.9, qui vérifie désormais systématiquement les certificats et signatures numériques.
J'ai souligné pendant le live que sous Linux, ce genre de problème est "quasi" impossible, car nos distributions compilent le code source récupéré de github ou tout autre dépôt de code avant de le distribuer.
Sous Windows, chaque logiciel gère ses propres mises à jour via des mécanismes différents, ce qui peut créer des failles potentielles comme vu dans cet exemple.
Si vous utilisez encore Notepad++ sous Windows, désinstallez-le et repartez sur une installation propre de la dernière version. Pour les utilisateurs sous Linux, il existe des alternatives comme Notepadqq, et j'ai indiqué que j'ai contribué initier la traduction en françaisen 2014 par là avec mon amis David, packageur chez Mageia.

10. KDE 6.6 : Testez l'intégration dans Fedora Linux !
On termine sur une sensibilisation à la contribution pour les utilisateurs de Fedora.
Des journées de test (Test Days) sont organisées pour valider l'intégration de KDE Plasma 6.6 avant sa sortie stable en février.
C'est le moment de tester des fonctions critiques comme l'audio, le tableau de bord ou le nouveau gestionnaire de fenêtres.
Une nouveauté importante à surveiller est le Plasma Login Manager, qui vient remplacer l'historique SDDM pour la gestion de la connexion.
Participer à ces tests permet de remonter des bugs d'intégration en signalant via un coche verte ou rouge suivant le résultat des tests effectués.
On m'a demandé mon avis sur le chat sur la lourdeur de KDE, qui pour moi est un peu plus léger que GNOME ces derniers temps, ce qui le rend très attractif pour les configurations moyennes.
Si vous avez une machine de test ou une machine virtuelle, votre aide est précieuse pour valider la bonne intégration de l'environnement.

Merci d'avoir lu ce résumé complet !

N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce format pour savoir si je poursuis ce type de résumé post-live.
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