Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal

Il a recréé la veste à écran de Cyberpunk 2077

22 mai 2026 à 13:02

Dans le jeu Cyberpunk 2077, un des vêtements qui marquent l'environnement visuel, c'est cette veste avec un petit écran intégré dans le col, qui diffuse des images en boucle.

Un objet purement décoratif du jeu, le genre de détail qui pose l'ambiance futuriste sans qu'on puisse vraiment l'avoir. Sauf qu'un bidouilleur connu sous le pseudo Zibartas a décidé qu'il en voulait une, pour de vrai. Il l'a fabriquée. Et le résultat colle de très près au modèle vu dans le jeu.

Il y a d'abord quatre écrans OLED flexibles, c'est-à-dire des dalles capables de se courber légèrement, contrairement à un écran de smartphone classique qui est rigide. Chacune a un format allongé, façon téléphone, et coûte autour de 300 dollars pièce.

Faites le calcul : rien que pour les écrans, la facture grimpe à 1200 dollars. Autant dire que ce n'est pas le genre de bricolage qu'on lance un dimanche après-midi sans réfléchir.

Pour faire tourner tout ça, Zibartas a glissé deux Raspberry Pi 4, ces mini-ordinateurs de la taille d'une carte bancaire qu'on retrouve dans une bonne partie des projets de bidouille électronique. Un Pi gère une paire d'écrans, le second s'occupe de l'autre paire.

Le problème, c'est de garder les quatre dalles synchronisées pour que la vidéo défile partout en même temps, sans décalage. La solution choisie est simple : les deux Raspberry Pi communiquent entre eux via leurs broches GPIO, ces petites pattes de connexion qui servent normalement à brancher des composants, histoire de se mettre d'accord sur le tempo. Le Pi 4, pourtant un modèle plus ancien, a été choisi volontairement car il permet une astuce technique précise pour diffuser une vidéo bien fluide sur deux écrans à la fois.

Pour la couture, la veste n'a pas été achetée puis modifiée : elle a été cousue entièrement de zéro pour ce projet. Le vrai défi, c'était de loger les écrans dans le grand col sans qu'ils se cassent au moindre mouvement. Zibartas a donc imprimé en 3D une structure rigide pour les caler et les protéger. Détail un peu rigolo : une fois installés, les écrans flexibles ne plient quasiment plus. Leur souplesse aura surtout servi pendant le montage, pour les manipuler sans les briser.

Le projet laisse quand même une question de côté : l'autonomie. Deux Raspberry Pi et quatre écrans OLED, ça consomme, et il faut donc trimballer une batterie quelque part sur soi. Tenir une soirée entière avec la veste allumée risque d'être un peu tendax. Pour une démo ou une convention cosplay, par contre, c'est carrément rigolo.

Source : Hackaday

Ce PC contient 13 écrans cachés qui diffusent 15 000 GIF en boucle

21 mai 2026 à 08:43

Un internaute connu sous le pseudo Several-Bar-6512 a transformé son PC de jeu en quelque chose qui n'a pas d'équivalent : à l'intérieur du boîtier, treize écrans diffusent en boucle plus de 15 000 GIF animés. Pas de RGB clignotant classique. Des écrans. Partout.

Le chiffre derrière le projet donne le vertige. Le bricoleur a d'abord téléchargé plus de 17 000 GIF, puis a passé environ 200 heures à les trier, les recadrer, ajuster leur format, leur vitesse d'animation et leur boucle, pour arriver à une sélection finale de plus de 15 000.

Regarder l'intégralité des tuiles, du premier au dernier GIF, prendrait 13 heures et demie. Treize heures et demie de mèmes en boucle dans un boîtier d'ordinateur.

Côté technique, c'est étonnamment débrouillard. Trois cartes Raspberry Pi 5 sont montées dans le boîtier. Les quatre plus grands écrans sont pilotés par ces Raspberry Pi, et les neuf autres lisent leurs vidéos directement depuis des cartes microSD, sans même avoir besoin d'un ordinateur derrière. Et tout ça cohabite avec une vraie config de jeu musclée, carte graphique haut de gamme comprise.

Le bricoleur explique sa démarche simplement : il voulait une machine unique, durable, et dont il pourrait être fier. Sa propre formule résume bien l'esprit du truc, il trouvait que le RGB classique faisait trop sage. Opinion qu'on ne partagera pas forcément mais bon...

Est-ce que c'est raisonnable ? Absolument pas. Plusieurs personnes qui ont vu le build le décrivent comme magnifique et insupportable en même temps, du genre à déclencher une migraine. Mais ce n'est pas le but.

Le but, c'est de posséder un objet que personne d'autre n'a, et là-dessus, mission accomplie. Et puis il y a le facteur découverte : impossible de tout voir d'un coup, vous tomberez toujours sur un GIF oublié que vous n'aviez jamais remarqué.

Bref, pendant que tout le monde se bat pour la config la plus puissante, lui a construit la plus distrayante. Et honnêtement, respect.

Source : PC Gamer

Oubliez votre PC portable, et passez au Cyberdeck fait maison

18 mai 2026 à 13:09

Si vous avez déjà rêvé d'une machine portable qu'on peut démonter, réparer et améliorer pièce par pièce comme un Lego, l'objet construit par Jankbu va vous parler. Le YouTubeur, spécialisé dans la bidouille électronique, vient de publier la vidéo de son cyberdeck, c'est-à-dire un ordinateur portable maison taillé dans des composants choisis un par un, qui fait franchement penser à l'esthétique cyberpunk des années 80-90.

Au cœur de la bête, un Raspberry Pi 5 qui tourne sous Linux. Mais c'est tout autour que ça devient intéressant. Plutôt qu'une charnière classique d'ordi portable, Jankbu a opté pour un écran qui coulisse verticalement sur deux tiges en acier et roulements linéaires, avec une chaîne porte-câbles miniature pour éviter que les fils se coincent.

Le truc vraiment bien pensé, c'est le rail NATO qui équipe la machine. Ce rail standardisé permet de clipser et déclipser des modules à la volée. Et ça marche. Module d'alimentation avec des batteries NPF interchangeables (les mêmes que sur les caméras photo professionnelles), trackball récupéré d'une vieille souris Logitech Trackman Marble pour la navigation, poignée en aluminium massif usinée pour la robustesse... chaque pièce est pensée pour être démontable, remplaçable, modifiable.

La philosophie est claire : Jankbu déteste les laptops modernes scellés où vous ne pouvez rien réparer. Du coup, il a tout misé sur des connecteurs USB standard, du câblage modulaire, et des composants qu'on peut sourcer en magasin de bricolage. La machine est conçue pour faire du web et de la CAO, deux usages qu'on peut largement assurer avec un Pi 5 sans avoir à se ruiner sur un MacBook Pro.

Honnêtement, c'est franchement impressionnant ce qu'on peut sortir d'un Raspberry quand on a du temps, des compétences et l'envie de réparer plutôt que jeter.

Source : Hackster.io

Rocky - Le pote alien de Projet Dernière Chance débarque sur Raspberry Pi

Par : Korben ✨
15 mai 2026 à 14:52

J'sais pas si vous avez vu le film ou lu le livre mais Rocky, c'est l'araignée de roche extraterrestre de Projet Dernière Chance (Project Hail Mary) qui communique en chantant. Et Lahiru Maramba, un dev Firebase en poste chez Google, vient de le recréer en vrai avec un Raspberry Pi Zero 2W et un LLM local. Et voilà comme avoir un vrai pote Eridien posé sur votre bureau, qui vous répond en accords polyphoniques au lieu de parler.

L'architecture c'est ce que son concepteur appelle du "Voice Box & Brain". Le Pi Zero 2W tout seul est bien trop faiblard pour faire tourner un modèle de langage, du coup le Pi gère juste le hardware (micro, écran LCD, LED RGB, synthèse des accords) et balance l'audio brut à un Mac qui fait le gros du calcul. Le Mac transcrit ce que vous racontez avec mlx-whisper (un modèle Whisper-Tiny optimisé Apple Silicon), passe le texte à LM Studio qui fait tourner un Gemma 4 quantifié en local, et renvoie la réponse au Pi qui la joue en musique. Latence totale annoncée sur le repo, environ 2 secondes, soit, selon son propre benchmark, le même temps que via l'API Gemini dans le cloud, sauf que là, tout en local !

Le langage Eridien, lui, est fidèle au bouquin d'Andy Weir puisque chaque réponse est synthétisée en accords. Certains mots sont mappés sur des accords émotionnels précis, par exemple "amaze" sort en Mi majeur bien lumineux. Et pour les mots inconnus, ils sont hashés mathématiquement vers une signature de 3 fréquences, déterministe et permanente. Autrement dit, le même mot bizarre produira toujours exactement le même accord, comme un vrai vocabulaire qui se construit. C'est ce genre de petit détail qui fait la diff...

Côté matériel, il faut un Raspberry Pi Zero 2W et un PiSugar Whisplay HAT, un module tout-en-un qui apporte l'écran LCD, le bouton, la LED RGB et l'audio. De son côté, le repo propose 2 chemins d'install : la méthode "It Just Works" avec les drivers système précompilés (apt-get et c'est parti), ou la méthode isolée avec uv pour ceux qui veulent un environnement propre. Côté Mac, vous lancez LM Studio avec le modèle 4-bit quantifié sur le port 1234 et Y'a même un mode cloud avec une clé API Gemini si vous n'avez pas de Mac sous la main, ainsi qu'une fonctionnalité expérimentale planquée avec un générateur de sons façon R2-D2.

Pour la petite histoire, le film Projet Dernière Chance réalisé par Phil Lord et Christopher Miller est sorti en mars, avec Ryan Gosling en Ryland Grace et pour donner une voix à Rocky, les sound designers d'Hollywood ont tout simplement bossé avec un ocarina pour les aigus, une jarre pour les graves, et des chants de baleine, après avoir consulté Andy Weir sur l'anatomie du bestiau.

Je l'ai vu, et franchement, j'ai bien aimé. Je suis bien rentré dedans, même si j'aurais préféré que ce soit un peu plus "hard science" et un peu plus bidouille DIY comme l'était "Seul Sur Mars"... mais bon, il en faut pour tous les goûts.

Après si l'idée d'un compagnon IA DIY vous branche mais que vous voulez un truc plus généraliste et pas un Eridien qui chante, jetez un œil à Adeus , l'assistant IA personnel open source que j'avais couvert.

Quoiqu'il en soit, voici la vidéo complète où Lahiru montre tout le process, du câblage à Rocky qui prend vie :

Bref, c'est gratuit, c'est sous licence MIT, et le repo est juste ici .

Amusez-vous bien à construire votre petit pote Eridien !

Pour activer ce nouveau pilote graphique libre, il faut littéralement réclamer un pilote cassé

14 mai 2026 à 17:01

Je ne vous apprends rien, un GPU, c'est la puce qui calcule l'image que vous voyez à l'écran. Pour qu'elle fonctionne, il lui faut un pilote, le logiciel qui fait le lien entre le matériel et le système d'exploitation.

Sur les puces Arm Mali, qu'on retrouve dans des tas de smartphones et de cartes type Raspberry Pi, Arm ne fournit pas de pilote libre. Du coup une bande de développeurs a monté Panfrost, un pilote libre reconstruit en grande partie par reverse-engineering, c'est-à-dire en observant le comportement du matériel pour deviner comment il marche.

Panfrost et son cousin PanVK, la version dédiée à Vulkan (l'interface graphique moderne pour les jeux et les applications 3D), viennent de prendre en charge le Mali G1 Pro. C'est le GPU le plus récent d'Arm, basé sur l'architecture maison baptisée "v14". Jusqu'ici, le haut du panier supporté s'arrêtait au Mali-G725 sorti en 2024. Le support arrivera officiellement avec Mesa 26.2, la prochaine grosse version de la bibliothèque graphique libre, attendue le trimestre prochain.

Pour comprendre pourquoi c'est un gros sujet, il faut savoir qui utilise Panfrost. Tous ceux qui font tourner Linux sur du matériel Arm, des cartes de bricolage aux ordinateurs portables ou aux téléphones reconvertis, en dépendent pour avoir une accélération graphique digne de ce nom.

Sans ces pilotes libres, ce matériel reste à moitié aveugle côté affichage. Que le projet suive d'aussi près les puces les plus récentes d'Arm, c'est donc tout sauf un détail.

Attention quand même, on est très loin d'un truc fini. Les tests sont encore limités, des morceaux peuvent manquer ou être carrément cassés. Et les développeurs ne s'en cachent pas : pour activer le pilote Vulkan sur ces nouvelles puces, il faut passer par une variable d'environnement nommée, je vous jure que c'est vrai, PAN_I_WANT_A_BROKEN_VULKAN_DRIVER=1. Soit "je veux un pilote Vulkan cassé" en français. Difficile d'être plus honnête.

Côté modèles, le G1 Pro est pris en charge mais ses grands frères, les G1-Premium et G1-Ultra, ne sont pas encore de la partie. Ça viendra sûrement, c'est souvent comme ça que le projet avance : une puce après l'autre, à mesure que le reverse-engineering progresse et que les développeurs comprennent les entrailles de chaque nouvelle architecture.

Source : Phoronix

Un C-3PO grandeur nature transformé en assistant vocal qui répond pour de vrai

3 mai 2026 à 10:20

Un maker a transformé une réplique grandeur nature de C-3PO en assistant vocal interactif, et le résultat est franchement convaincant. Sa version du droïde papote, répond à vos questions, et tient même une conversation, le tout sans dépendre du moindre cloud une fois en local.

Le truc tient sur un Raspberry Pi 5 planqué dans la coque dorée du droïde. Un micro capte ce que vous racontez, un moteur de speech-to-text le transcrit, et un LLM local s'occupe de comprendre votre question pour formuler une réponse. Jusque-là, rien de fou c'est même devenu assez classique.

Le truc rigolo, c'est la couche par-dessus. L'auteur a ajouté un prompt système qui force le LLM à répondre comme C-3PO le ferait : un peu anxieux, très formel, avec ce ton un brin pompeux qu'on connaît tous. Du coup, quand vous lui demandez bêtement la météo, vous pouvez vous prendre une réponse genre "Oh dear, je crains que les conditions atmosphériques ne soient guère favorables à un déplacement humain". Très C-3PO.

Pour la voix, le projet utilise un modèle synthétique entraîné sur les dialogues d'Anthony Daniels, l'acteur original. Le son passe ensuite par une chaîne d'effets audio qui ajoute la résonance métallique et le léger souffle qu'on entend dans les films. Le résultat n'est pas parfait, mais ça reste franchement bluffant pour un projet bricolé à la maison.

Tout le code est dispo en open source, ce qui veut dire que vous pouvez théoriquement le reproduire chez vous, à condition d'avoir une réplique C-3PO sous la main. Ce qui n'est pas le plus simple. Pour les budgets plus modestes, l'auteur précise que le pipeline tourne aussi très bien dans une simple enceinte connectée custom, le côté droïde doré n'étant pas indispensable au fonctionnement.

Le seul vrai bémol, c'est la latence. Entre le moment où vous parlez et la réponse vocale, comptez quelques secondes, ce qui casse un peu l'illusion d'avoir affaire à un assistant réactif. Mais bon, le vrai C-3PO du film mettait aussi trois plombes à comprendre les ordres, donc on peut presque considérer ça comme un détail de fidélité au personnage.

Source : Hackaday

Une appli Android scanne tous les Raspberry Pi de votre réseau

30 avril 2026 à 17:29

Si vous avez plusieurs Raspberry Pi qui traînent chez vous, vous connaissez la galère du DHCP. Le routeur leur balance des IP différentes au gré des redémarrages, et impossible de savoir laquelle correspond à votre Pi-hole, votre Home Assistant ou votre média center sans aller fouiller dans l'interface admin du box.

Un développeur du nom de Philipp a sorti une appli Android qui résout ça en repérant automatiquement tous les Pi présents sur le LAN.

L'outil utilise deux méthodes de détection complémentaires. D'abord le MAC OUI, c'est-à-dire les premiers octets de l'adresse MAC qui identifient le constructeur du matériel. Tous les Raspberry Pi partagent une plage d'OUI réservée à la fondation, donc on peut les filtrer même au milieu d'une trentaine d'appareils connectés sur un même réseau.

Ensuite le mDNS, le protocole de découverte multicast qui permet à un Pi de répondre à raspberrypi.local même sans configuration serveur particulière.

L'appli n'est pas qu'un scanner. Elle embarque aussi les pinouts GPIO pour tous les modèles, du Pi 1 au Pi 5 en passant par le Zero et le Pico. Et quelques calculatrices électroniques pour les résistances, la loi d'Ohm et les diviseurs de tension. Du coup ça remplace les marque-pages que vous gardiez sur pinout.xyz et autres sites de référence quand vous bidouillez sur breadboard.

Le code est open source, dispo sur GitHub. Pas de pub. Suffisamment rare pour s'en réjouir, quand on voit les dizaines de scanners réseau sur le Play Store qui vous balancent une bannière toutes les trois secondes ou exigent une autorisation d'accès à votre carnet de contacts pour scanner un sous-réseau privé.

Philipp a clairement développé ça pour son usage personnel avant de le mettre à disposition, et ça se sent dans l'absence de fioritures.

À noter qu'il faut être sur le même sous-réseau Wi-Fi que les Pi pour que le scan fonctionne. Si vous avez segmenté votre réseau IoT, ce qui reste une bonne pratique côté sécurité, il faudra autoriser le multicast entre les VLAN ou faire le scan depuis un appareil branché côté domotique. Sinon le mDNS ne traverse pas et vous ne verrez que les Pi du segment courant.

L'intérêt va au-delà du simple gain de temps. Sur un parc Pi un peu costaud, savoir d'un coup d'oeil lesquels sont actifs permet de repérer rapidement un noeud qui a redémarré sans crier gare ou un conteneur tombé. Et pour ceux qui font du déploiement en série, c'est plus rapide que de scripter un nmap sur tout le /24.

Dans tous les cas c'est cool, un petit utilitaire qui résout un vrai problème quotidien et qui mérite sa place dans la boîte à outils de tout bidouilleur Pi. C'est par ici si ça vous branche .

Source : Hackaday

❌
❌