Cat Gatekeeper, c'est une extension Chrome signée Zokuzoku, un développeur japonais et son truc à lui c'est de balancer un chat virtuel sur votre écran quand vous traînez trop longtemps sur les réseaux sociaux (Pour le moment, X, Instagram, TikTok et YouTube). Voilà c'est un peu comme cette grosse boule de graisse que vous appelez "Mon chat" et qui vient toujours s'installer sur votre clavier au pire moment quand vous bossez ! Sauf que celui-là est virtuel et vient saboter votre dose de scroll infini.
Suffit pour cela d'installer l'extension depuis le
Chrome Web Store
, vous réglez votre limite de temps (60 minutes par défaut), votre durée de pause (5 minutes par défaut), et c'est plié.
Ensuite, dès que le compteur arrive à zéro, l'énorme chat débarque en overlay et occupe votre écran le temps de la pause.
Le truc qui me plaît avec ce truc, c'est l'angle d'approche car masquer ou bloquer des éléments de réseau social comme le fait
Unhook sur YouTube
, ça aide vraiment à réduire les distractions au quotidien, mais je trouve qu'un chat qui arrive pour vous obliger à respirer un bon coup, c'est plus mignon.
Gros bestiau électrique avec deux batteries de 19,2 Ah, le Engwe LE20 Passenger annonce 350 km d'autonomie et embarque jusqu'à 200 kg sur sa banquette arrière. Pendant plusieurs semaines, je l'ai utilisé pour amener ponctuellement un enfant de 5 ans à l'école et même pour transporter l'enfant avec sa mère en même temps. J'adore.
Avec ses 41,5 kg sur la balance et son long porte-bagages équipé d'un dossier et de repose-pieds pour passager, le LE20 Passenger ne se cache pas : c'est un vélo cargo assumé. La charge utile grimpe à 200 kg, rider inclus, de quoi embarquer deux enfants ou un enfant et sa mère sans broncher. J'ai testé la configuration "fiston plus la maman" plusieurs fois, et le cadre en aluminium 6061 ne bouge pas d'un millimètre. Les pneus 20 x 3,0 pouces anti-crevaison apportent un vrai confort, et la suspension avant gomme les irrégularités du bitume. Bref, c'est stable, rassurant, et ça roule droit même chargé.
Deux batteries Lithium-Ion 48V 19,2 Ah , amovibles, s'emboîtent dans le cadre, pour un total de 1843 Wh d'énergie embarquée. Engwe annonce 350 km en mode éco, et même en usage mixte urbain avec pédalage assisté plus musclé, je tourne autour de 250 km entre deux recharges.
Côté moteur, le 250W avec 100 Nm de couple et capteur de couple fait le job : les côtes clermontoises que je fréquente pas mal passent sans que je force sur les pédales, même avec deux passagers à bord. Le Shimano 7 vitesses et les freins hydrauliques 180 mm complètent un équipement très complet pour moins de 1500 euros.
Affiché à 1449 euros la version double batterie, le LE20 Passenger joue dans la cour des vélos cargo haut de gamme pour un budget qui reste contenu. Ce n'est pas le premier Engwe que je teste : j'utilise aussi un N1 Air au quotidien et j'avais adoré le P20 pliant que j'ai
déjà testé sur Korben.info
. À chaque fois, même impression de matériel sérieux qui tient la route dans le temps. La marque a bien compris comment proposer des vélos bien pensés sans exploser les prix, et le LE20 Passenger confirme bien ça.
Screenshot
Bref, si vous cherchez un vélo cargo très polyvalent sans lâcher le prix d'une petite voiture, le LE20 Passenger coche vraiment beaucoup de cases. Alors certes, 41 kg à porter dans des escaliers c'est compliqué, mais personne n'achète un cargo pour le monter à l'étage.
Bref, un bon vélo, parfois en stock
sur le site d'Engwe
, parfois sur
Amazon
, parfois en boutique chez vos revendeurs de vélos !
Ah, le presse-papiers et Claude Code... Quelle misère !!! Si vous utilisez l'assistant d'Anthropic dans le terminal, vous connaissez la douleur. Vous copiez 3 lignes pour les coller ailleurs et vous vous retrouvez avec des │ partout, des marges de deux espaces, et des sauts de ligne au milieu des phrases. Un vrai bordel !
Un développeur norvégien, Anders Myrmel, en avait déjà ras-le-bol lui aussi. Du coup il a pondu
claude-copy
, un script
Hammerspoon
qui intercepte votre Cmd+C quand vous êtes dans un terminal, laisse la copie native s'exécuter, puis nettoie le presse-papiers après coup.
Côté prérequis, il vous faut donc macOS avec Homebrew installé. L'installation ensuite c'est 3 commandes :
git clone https://github.com/andersmyrmel/claude-copy
cd claude-copy
./install.sh
Le script installe alors Hammerspoon via Homebrew si vous ne l'avez pas déjà et ajoute une ligne dans ~/.hammerspoon/init.lua. Au premier lancement, macOS demande ensuite l'accès Accessibility à Hammerspoon, donc donnez-le puis rechargez la config. C'est testé sur Ghostty, mais ça devrait également fonctionner avec iTerm2, Alacritty, kitty, WezTerm, Warp et une poignée d'autres terminaux.
Le truc cool, c'est comment ça décide quoi nettoyer. Le code Lua classe chaque copie en 3 niveaux de confiance :
Haute confiance, avec une couverture de marge à 2 espaces qui dépasse 0,65 ou des │ partout ? Hop, strip des marges, box-drawing virées, lignes molles rejointes en paragraphes !
Confiance moyenne, on nettoie sans rejoindre.
Basse, on touche à rien. Les blocs de code indentés (+4 espaces) et les listes markdown sont préservés.
Alors pourquoi Anthropic a livré un TUI qui pourrit votre clipboard à la moindre copie structurée ? Hé bien on n'en sait rien mais c'est un vrai souci. Y'a d'ailleurs plusieurs issues ouvertes sur le sujets qui se référencent les unes les autres comme doublons (genre la
#4686
et la
#5097
) donc qui s'annulent... Tu parles d'un bordel...
Après claude-copy n'est pas tout seul dans son coin. Y'a aussi
Clean-Clode
(dont claude-copy s'inspire d'ailleurs) qui fait pareil en version web, et un autre claude-copy signé clementrog pour Kitty et iTerm2.
C'est évidemment macOS only, parce que Hammerspoon est macOS only. Si vous êtes sous Linux ou Windows, ou que vous préférez éviter d'installer Hammerspoon, Clean-Clode fait le même boulot dans votre navigateur et rien ne quitte votre bécane.
Bref, si vous passez vos journées à copier-coller du Claude Code, ça vaut peut-être le coup. Donc en attendant qu'Anthropic se sorte les doigts et décide de nettoyer leur sortie à la source, je trouve ce genre de petit hack bien pratique !
Zéro. C'est la durée que vous pouvez désormais choisir comme limite Shorts dans les réglages YouTube, sur iOS comme sur Android. Mettez le curseur à zéro, les Shorts disparaissent de votre page d'accueil. Fini le défilement vertical entre deux vidéos longues. Le déploiement mondial est en cours depuis le 15 avril, d'abord pour les comptes parentaux, puis pour tout le monde.
La manipulation prend dix secondes. Vous ouvrez les réglages, vous allez dans "Gestion du temps", vous trouvez "Limite du fil Shorts", vous descendez à zéro. YouTube affiche alors un message disant que votre fil est "en pause pour la journée". Ça se réinitialise le lendemain matin. Les Shorts ne sont pas supprimés de l'app pour autant, ils restent visibles dans l'onglet Abonnements, et si quelqu'un vous envoie un lien direct vers un Short, vous pouvez toujours le regarder. Mais le carrousel infini de la page d'accueil, celui qui vous happe quand vous vouliez juste chercher un tuto, lui, est coupé.
Ce qui est malin, c'est que YouTube n'a pas créé de bouton "désactiver les Shorts". Des millions de gens le réclamaient. La plateforme a plutôt recyclé un outil de bien-être numérique existant, le minuteur de visionnage, et a étendu sa plage jusqu'à zéro. Vous ne "désactivez" rien. Vous vous fixez un "objectif de temps" de zéro minutes. C'est du pur habillage sémantique, mais ça protège YouTube d'un aveu officiel que son propre format pose un problème d'addiction.
YouTube avait mis en place des limites allant de 15 minutes à 2 heures il y a quelques mois, sous pression des régulateurs (Digital Services Act en Europe, auditions au Congrès américain). L'option zéro en est l'extension logique. Mais c'est aussi un aveu discret. Pas mal d'adultes veulent juste un YouTube sans TikTok dedans, et c'est un constat que Google n'avait visiblement pas envie de formuler publiquement.
Pour les créateurs qui misent tout sur le format court, c'est quand même un problème. Leurs vidéos restent accessibles aux abonnés, mais la visibilité organique via l'accueil tombe à zéro pour tous les utilisateurs qui vont activer l'option. YouTube n'a pas communiqué de chiffres sur l'adoption, et ne le fera probablement pas.
Bref, si les Shorts vous gonflent, l'interrupteur existe. Il est juste planqué trois menus plus loin.
Y'a des outils tellement évidents qu'on oublie d'en parler.
Obsidian
, j'en ai mentionné l'écosystème plusieurs fois sur le blog,
le CLI
,
le TUI Basalt
... mais j'ai jamais pris le temps de vous le présenter correctement. Alors aujourd'hui, je vais réparer ça.
Obsidiant, c'est donc un éditeur de notes en markdown qui tourne en local sur votre machine. Pas de compte obligatoire, pas de cloud par défaut, vos fichiers sont des .md tout bêtes stockés dans un dossier sur votre disque, genre ~/Documents/MesNotes/ (l'app appelle ça un "vault"). Du coup, vous pouvez les ouvrir avec VS Code, les versionner avec git, ou les copier sur une clé USB en 3 secondes. Vos notes vous appartiennent, quoi...
L'interface d'Obsidian avec un vault ouvert, vue classique à trois panneaux
L'app est dispo sur Windows, macOS, Linux, iOS et Android, et c'est gratuit, y compris pour un usage pro ! Pas de période d'essai, pas de features bridées et si vous voulez la synchro chiffrée de bout en bout entre vos appareils, y'a Obsidian Sync à partir de 4 dollars par mois (soit 48 dollars l'année). Et pour publier vos notes en ligne sous forme de wiki, Publish coûte 8 dollars par mois et par site.
Dans le cadre de mon taf, je suis en train de m'y mettre un peu pour gérer mes notes parce que tout le monde hurle que c'est génial. J'aime bien même si y'a une petite courbe d'apprentissage quand même, faut pas se mentir.
Un exemple de site wiki généré avec Obsidian Publish
Mais le vrai kiff, c'est l'écosystème de plugins. Y'en a des milliers, développés par la communauté, et qui transforment l'éditeur en couteau suisse. Synchro via git ? Y'a un plugin. Kanban ? Pareil. Calendrier, Dataview pour faire des requêtes dans vos notes, Templater pour automatiser la création... la liste est dingue !
D'ailleurs, le graph view intégré qui permet de visualiser les connexions entre toutes vos notes, c'est un bon truc pour capter la façon dont notre cerveau fonctionne (ou pas pour certains ^^). avec les associations thématiques Et y'a aussi Canvas, un espace infini pour poser vos idées façon tableau blanc comme dans les Experts.
Canvas, l'espace infini d'Obsidian pour organiser ses idées facon tableau blanc
Côté navigateur, le Web Clipper est franchement pratique. Vous tombez sur un article, un clic et hop, c'est en markdown dans votre coffre. Pas besoin de copier-coller comme un sauvage !
Obsidian Sync pour partager un vault chiffré de bout en bout entre plusieurs appareils
Au début, un outil proprio qui prône l'ouverture, ça m'a fait tiquer mais en fait, ce qui compte c'est que le format est ouvert, même si le code, lui est fermé. L'équipe (une petite vingtaine de personnes, lancé en 2020 par Shida Li et Erica Xu) est financée à 100% par ses utilisateurs, sans investisseurs, et vos données restent sur votre machine, dans un format ouvert, ce qui fait que vous pouvez partir quand vous voulez avec tous vos fichiers sous le bras.
Après y'a pas non plus de collaboration temps réel comme sur Notion ou Google Docs, et attention, les plugins communautaires c'est du code tiers pas sandboxé par l'app, donc faut faire un minimum gaffe à ce que vous installez. L'app mobile a aussi longtemps traîné la patte côté perfs, surtout sur Android avec des vaults de plus de 500 notes, même si ça s'est bien amélioré depuis.
Je pense que si
TriliumNext
vous tente mais que vous voulez pas gérer un serveur, ou si Notion vous saoule avec son cloud obligatoire, Obsidian fera bien le job. C'est gratuit pour tout le monde (même pour les entreprise), et il y a même 40% de réduc pour les étudiants et enseignants sur Sync et Publish.
Bref, allez voir ça. Et merci à Fredix qui m'a rappelé que j'avais jamais présenté le truc !
Retrouver un vieil article sur korben.info, c'est pas toujours simple. La home s'arrête à 5 pages (site statique oblige) et après, fallait se débrouiller avec les catégories ou le moteur de recherche. Alors pour vous faciliter un peu la vie, je vous ai mis à dispo des
pages d'archives
accessibles via le footer.
Ainsi, vous scrollez en bas de n'importe quelle page, vous cliquez sur "Archives" ou sur une année, et vous tombez sur un index chronologique complet. Chaque mois est listé avec tous ses jours, et pour chaque jour, un petit nombre entre parenthèses vous indique combien d'articles ont été publiés ce jour-là. Vous cliquez, vous avez tout.
C'est vrai qu'avec plus de 19 000 articles publiés depuis août 2004, soit 22 ans de blog, autant dire que les catégories seules, c'était un peu l'aiguille dans la botte de foin ! Vous verrez d'ailleurs que le rythme varie pas mal... certains jours y'a 1 seul article, d'autres y'a carrément 25 (genre mars 2026, c'était dense).
Ma meilleure année c'était 2008 avec 1668 articles ! Suivi de 2011 avec 1487 articles, 2012 avec 1410 article et plus récemment 2025 avec 1318 articles. C'est pour ça que quand je poste à peine 5 articles par jours et que les commentateurs habituels chouinent à base de "Sans IA tu pourrais jamais faire ça c'est pas possible humainement", je rigole fort ^^
Par contre attention, y'a pas de recherche par mot-clé sur cette page mais pour ça y'a toujours
le champ de recherche du site
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