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Comment activer l'adblock natif de Firefox 149 ?

Par : Korben ✨
30 avril 2026 à 15:55

Vincent en avait parlé il y a peu : Firefox 149 embarque maintenant discrètement adblock-rust , le moteur Adblock de Brave, désactivé par défaut et contrôlé uniquement par deux prefs dans about:config.

A l'origine, je vous avais parlé d'une extension mais après analyse plus approfondie, celle-ci n'est pas vraiment nécessaire. Y'a juste deux valeurs à coller dans about:config et le moteur tourne. Merci donc à François qui m'a indiqué cette méthode directe.

Étape 1 : Activer le moteur

Dans la barre d'adresse, tapez about:config et acceptez l'avertissement. Cherchez la préférence suivante :

privacy.trackingprotection.content.protection.enabled

Passez-la à true. Si elle n'existe pas encore dans votre profil, créez-la : clic droit quelque part dans la liste → Nouveau → Booléen.

Étape 2 : Charger vos listes de filtres

Cherchez ensuite cette seconde préférence :

privacy.trackingprotection.content.protection.test_list_urls

Collez-y la valeur suivante, toutes les URLs séparées par des pipes :

https://easylist.to/easylist/easylist.txt|https://easylist.to/easylist/easyprivacy.txt|https://secure.fanboy.co.nz/fanboy-cookiemonster.txt|https://raw.githubusercontent.com/uBlockOrigin/uAssets/refs/heads/master/filters/annoyances-others.txt|https://raw.githubusercontent.com/AdguardTeam/FiltersRegistry/master/filters/filter_2_Base/filter.txt|https://raw.githubusercontent.com/uBlockOrigin/uAssets/refs/heads/master/filters/filters.txt|https://raw.githubusercontent.com/AdguardTeam/FiltersRegistry/master/filters/filter_3_Spyware/filter.txt|https://pgl.yoyo.org/adservers/serverlist.php?hostformat=adblockplus&showintro=1&mimetype=plaintext

Ça couvre 8 listes : EasyList, EasyPrivacy, Fanboy Cookie Monster, uBO Annoyances (les 4 de base), plus uBO Filters, AdGuard Base, AdGuard Tracking et Peter Lowe. Si vous voulez un profil plus léger, vous pouvez supprimer des URLs avant de coller.

Petite note : le préfixe test_ dans le nom de cette pref indique que la feature est encore expérimentale dans Firefox 149. Les noms peuvent donc changer dans une version future.

Désactiver ETP (optionnel mais recommandé)

La protection contre le pistage intégrée de Firefox (ETP) et adblock-rust filtrent chacun de leur côté. C'est redondant. Pour désactiver ETP, allez dans about:preferences → Confidentialité et sécurité → Protection renforcée contre le pistage → cochez "Personnalisée", puis décochez tout ce que vous voulez confier à adblock-rust.

Limitation actuelle : adblock-rust ne gère pas encore les sélecteurs CSS de masquage d'éléments, les règles ## du style uBlock Origin. Brave les supporte déjà, Firefox devrait suivre. En attendant, quelques pubs que uBO cachait via CSS resteront visibles.

Pour le contexte technique complet sur l'intégration de ce moteur, allez lire l'article de Vincent sur l'arrivée discrète d'adblock-rust dans Firefox 149 . Et si vous voulez un guide général pour bloquer les pubs et trackers sur le web , c'est par là.

Merci à François pour la méthode et la liste de filtres !

Firefox 151 ajoute le choix du pays sur son VPN intégré gratuit

29 avril 2026 à 14:40

Pour qui n'utilise pas encore de VPN (on sait jamais, il y a aussi des néophytes qui nous lisent parfois !), c'est un service qui fait passer votre trafic Internet par un serveur intermédiaire situé dans un autre pays. Résultat, les sites web croient que vous vous connectez depuis là-bas, ce qui sert à débloquer du contenu géo-bloqué (Netflix, presse étrangère) ou à masquer votre vraie adresse IP face aux sites que vous visitez.

Firefox embarque depuis quelques semaines un VPN gratuit intégré directement dans le navigateur, et la version 151 prévue pour le 19 mai va enfin permettre de choisir le pays de sortie, ce qui était la grande absence depuis le lancement.

Cinq destinations seront disponibles au lancement : les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, le Canada et l'Allemagne. Mozilla n'a pas confirmé si la liste s'allongerait par la suite, ni quelles plateformes seraient supportées en priorité. Côté Android, l'arrivée de la fonction est confirmée, ce qui était une demande récurrente des utilisateurs mobiles qui voulaient pouvoir aussi choisir manuellement leur point d'entrée.

Le VPN intégré de Firefox n'est pas la même chose que Mozilla VPN, le service payant que la fondation propose depuis 2020. La version intégrée gratuite ne chiffre que le trafic du navigateur, pas celui des autres applis du PC ou du téléphone.

Si vous utilisez Mail, WhatsApp ou un client torrent à côté, ces apps continuent de passer en clair par votre connexion habituelle. Pour avoir une couverture totale de l'appareil, il faut basculer sur l'offre Mozilla VPN payante, qui chiffre tout au niveau système et propose une cinquantaine de pays.

La version gratuite est plafonnée à 50 Go de trafic par mois. C'est largement suffisant pour de la navigation classique, mais ça part vite si vous regardez du streaming HD régulier en VPN. Il faut aussi créer un compte Mozilla pour activer le service, ce qui n'est pas anodin pour une fonction qu'on imaginerait livrée sans inscription.

Mozilla justifie ce choix par la nécessité de gérer le quota côté serveur, mais ça reste un frein pour les utilisateurs allergiques aux comptes.

Stratégiquement, Mozilla joue clairement sur le filon des VPN grand public. Le marché est dominé par ExpressVPN, NordVPN, Surfshark.

Proposer une version gratuite et limitée mais correcte, intégrée directement au navigateur, c'est un moyen de récupérer des utilisateurs sans demander de carte bancaire. Et pour les gens qui veulent juste contourner un blocage géographique de temps en temps, sans s'engager sur un abonnement, ça pourrait largement faire le boulot.

Source : GHacks

Cat Gatekeeper - Le chat qui débarque quand vous scrollez trop

Par : Korben ✨
27 avril 2026 à 20:07

Cat Gatekeeper, c'est une extension Chrome signée Zokuzoku, un développeur japonais et son truc à lui c'est de balancer un chat virtuel sur votre écran quand vous traînez trop longtemps sur les réseaux sociaux (Pour le moment, X, Instagram, TikTok et YouTube). Voilà c'est un peu comme cette grosse boule de graisse que vous appelez "Mon chat" et qui vient toujours s'installer sur votre clavier au pire moment quand vous bossez ! Sauf que celui-là est virtuel et vient saboter votre dose de scroll infini.

Suffit pour cela d'installer l'extension depuis le Chrome Web Store , vous réglez votre limite de temps (60 minutes par défaut), votre durée de pause (5 minutes par défaut), et c'est plié.

Ensuite, dès que le compteur arrive à zéro, l'énorme chat débarque en overlay et occupe votre écran le temps de la pause.

Le truc qui me plaît avec ce truc, c'est l'angle d'approche car masquer ou bloquer des éléments de réseau social comme le fait Unhook sur YouTube , ça aide vraiment à réduire les distractions au quotidien, mais je trouve qu'un chat qui arrive pour vous obliger à respirer un bon coup, c'est plus mignon.

Firefox embarque en douce le moteur d'adblock open source de Brave

27 avril 2026 à 11:45

Mozilla a glissé dans Firefox 149, sorti en mars, le moteur d'adblock open source de Brave, sans communiquer dessus dans les notes de version.

L'info est sortie cette semaine via le blog itsfoss et un billet du VP Brave Shivan Kaul Sahib. C'est un retournement assez inattendu : Firefox embarque le code d'un concurrent direct pour bloquer des publicités au cœur du navigateur. 

Le composant en question s'appelle adblock-rust. C'est un moteur écrit en Rust, sous licence MPL-2.0, qui gère le filtrage des requêtes réseau et le filtrage cosmétique sur la page.

Il accepte directement la syntaxe des listes de filtres compatibles avec uBlock Origin, donc EasyList, EasyPrivacy et compagnie marchent sans trop se casser la tête. L'intégration a été poussée via le bug Bugzilla 2013888 par l'ingénieur Mozilla Benjamin VanderSloot, sous le titre "Add a prototype rich content blocking engine".

Pour le moment, la chose est désactivée par défaut. Aucune interface utilisateur dans les préférences, aucune liste de filtres préchargée, rien de tout ça. Si vous voulez tester, il faut passer par about:config, activer la fonction et fournir vos propres listes. C'est clairement une phase de test, pas un produit fini. Mais le code est déjà dans le binaire stable de millions d'utilisateurs, ce qui n'est pas anodin pour un simple test technique.

Le contexte rend la manœuvre encore plus intéressante. Chrome a appliqué entre 2024 et 2025 sa nouvelle norme d'extension Manifest V3, qui réduit fortement les capacités des adblockers tiers comme uBlock Origin. La conséquence directe a été un transfert massif d'utilisateurs vers des navigateurs qui restaient compatibles avec uBlock, dont Firefox forcément. En intégrant un moteur natif performant, Mozilla pourrait demain proposer un adblock par défaut, sans dépendre d'une extension tierce qui pourrait être bridée par les politiques d'extension.

Côté Brave, le calcul est aussi très clair. Le navigateur basé sur Chromium n'a jamais réussi à bouger vraiment l'aiguille en parts de marché malgré son angle pro-vie privée. Par contre, voir son moteur d'adblock embarqué dans le code d'un acteur historique comme Firefox, c'est une victoire qui légitime tout son travail de recherche depuis des années. Et la licence MPL-2.0 rend la chose juridiquement clean des deux côtés.

Il y a quand même quelques zones d'ombre. Mozilla n'a publié aucune déclaration officielle, ce qui laisse penser que l'équipe veut probablement éviter de braquer son partenariat publicitaire avec Google avant que la fonction soit activable. Et Waterfox, le fork de Firefox plutôt orienté "privacy", a déjà commencé à proposer l'option dans ses builds, ce qui pourrait pousser Mozilla à se positionner un peu plus vite.

Vous l'avez compris, Mozilla pose les fondations d'un adblock natif Firefox sans le dire, en empruntant le moteur d'un concurrent. C'est un move intéressant.

Source : Itsfoss

Auto Reject Cookies - Anti-popups Firefox avec signal GPC

Par : Korben ✨
24 avril 2026 à 08:27

Les bannières cookies, franchement, plus personne à part quelques no-life ne les lisent. On clique tous sur "Accepter tout" par flemme et on sait tous pertinemment que nous venons de nous "auto-tracker" comme des débilos. Mais heureusement, y'a une extension Firefox qui fait le refus automatique à votre place, et qui envoie même un signal légal pour dire "non merci" aux sites qui jouent le jeu.

Cette extension s'appelle Auto Reject Cookies , elle est open source sous licence MIT,et se fait rapidement oubliée une fois installée sur Firefox (Desktop ou Android).

Ensuite, son boulot, elle le fait en arrière-plan : Quand une bannière de consentement apparaît, elle cherche le bouton "Reject All" et clique dessus toute seule. Pour les bannières en deux étapes (celles qui cachent le "tout refuser" derrière un bouton "Paramètres" bien planqué), elle va aussi chercher plus loin.

Et le truc chouette, c'est que cette extension supporte +25 plateformes de gestion du consentement (OneTrust, CookieBot, Sourcepoint, Didomi et compagnie) et reconnaît les boutons en plus de 10 langues, français inclus. Et pour parfaire le tout, une coche verte s'affiche quand un rejet a réussi, histoire que vous sachiez qu'elle a fait le job.

J'ai testé sur Le Monde, Reddit, HackerNews, GitHub et quelques gros sites US, c'est 95% de réussite direct. Sur les sites avec des CMP ultra-customs par contre (genre un vieux forum fais maison ou un dashboard d'entreprise à la con), ça rate parfois et faut cliquer à la main. Rien de grave hein, le web est tellement varié, ça peut pas taper dans le mille à tous les coups.

Et si y'a un site où vous avez besoin des cookies (votre banque, votre boulot, le site de votre prof de lancer de hâches), vous le mettez en liste blanche et c'est réglé.

Et le vrai atout de ce logiciel, c'est surtout le signal GPC (Global Privacy Control) que l'extension envoie avant chaque chargement de page. Elle injecte l'en-tête "Sec-GPC: 1" et définit le paramètre "navigator.globalPrivacyControl" dans le navigateur. En gros, ça dit aux sites : "cet utilisateur ne veut pas que ses données soient vendues". Et si le site respecte cette règle, vous êtes OK.

En France on est sur du RGPD/ePrivacy donc le signal GPC n'a pas (encore) de poids légal, mais l'extension l'envoie quand même, et vu la direction que prend la CNIL sur le tracking, ça coûte rien d'être en avance.

La différence avec Consent-O-Matic (que j'avais déjà abordé l'an dernier), c'est le scope. Consent-O-Matic supporte +200 CMPs et propose des profils de préférences personnalisés alors que Auto Reject Cookies est moins large mais ajoute le GPC systématique et reste sur un refus total par défaut.

Niveau permissions, l'extension demande l'accès aux onglets et aux données de tous les sites web (normal, vu qu'elle doit intercepter les bannières partout), mais le développeur mouth_brood indique que rien n'est collecté. Et comme c'est du MIT, le code est dispo sur GitHub si vous voulez vérifier.

Bref, à tester !

Flipbook - Le web où chaque page est une image IA

Par : Korben ✨
23 avril 2026 à 09:03

Flipbook est un navigateur web génératif où aucune page n'existe avant que vous ne la demandiez. Pas de HTML, pas de boutons, pas de liens... A la place, vous tapez simplement un mot ou un sujet dans la barre de recherche (ou vous uploadez une image), et hop, ça vous pond une image en direct façon "infographie" qui explique ce sujet.

Ensuite, vous cliquez n'importe où sur cette image, et une nouvelle image apparaît qui creuse ce que vous venez de cliquer. En gros, faut imaginer Wikipedia mais avec aucun article pré-écrit puisque chaque page est dessinée par une IA pendant que vous patientez. C'est un genre d'Infinite Wiki en version 100% visuelle !

La page que Flipbook m'a sortie quand j'ai tapé mon nom. Tout ce que vous voyez est une seule image générée par le modèle, y compris le texte.

Perso, j'ai juste tapé mon pseudonyme ce matin pour tester et comme résultat, j'ai obtenu une page intitulée "Korben: The French Tech Influence", avec mon vrai nom Manuel Dorne, le lancement de korben.info noté en 2004, RemixJobs cité et même cette citation : "A cornerstone of the French-speaking web for over two decades" écrit en bas.

Ne vous inquiétez pas pour mes chevilles, c'est pas moi qui le dit mais l'IA qui a chopé ces infos très précises et pour la majorité exacte. Le système de Flipbook fait une vraie recherche web agentique, et pas juste de l'hallucination pure à partir de son modèle. Les créateurs l'expliquent d'ailleurs dans leur FAQ.

Ensuite, il suffit de cliquer sur des éléments de l'image pour qu'une nouvelle image soit générée avec d'autres informations plus précises selon ce sur quoi vous avez cliqué.

Mais le détail qui tue, c'est que TOUT le texte affiché à l'écran est rendu par le modèle d'image lui-même ! Aucune superposition HTML, aucun overlay texte. Les titres, les labels, les légendes, les flèches... tout est dessiné pixel par pixel au moment de la génération, comme si Photoshop crachait une infographie complète à chaque requête.

Le hic c'est que parfois ça bug (le modèle écrit un mot au mauvais endroit, ou fait une petite faute de frappe), mais c'est le choix assumé de l'équipe, qui ne souhaite aucune couche de rendu HTML classique. Sous le capot en fait, y'a LTX Studio (le modèle vidéo de Lightricks) qui anime les transitions en stream vidéo live, et Modal Labs pour l'infra GPU serverless qui encaisse la charge.

Après comme d'hab avec ce genre d'outils c'est que les hallucinations factuelles sont invisibles pour l'utilisateur, puisqu'il n'y a pas de source citée, ni de lien à cliquer pour vérifier.

Et Zain Shah, l'un des créateurs, l'admet lui-même dans son thread de lancement sur X, Flipbook est aujourd'hui limité aux explications visuelles. Donc pas forcément adapté pour du vrai mode interactif (coder, réserver un truc, stocker de la data). Il faudra donc attendre que les modèles d'image et de vidéo deviennent plus rapides, plus précis, et surtout capables de conserver leur état pour assurer une cohérence dans le contenu (texte et images).

Bref, ça vaut le coup de tester , tapez votre nom ou votre animal préféré et voyez ce qui en sort !

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Il charge TOUTES les extensions Firefox dans son navigateur

Par : Korben ✨
22 avril 2026 à 12:12

Vous vous souvenez du mème " Oh, tu aimes les extension Firefox ? Alors nomme les toutes ! " ?

Bah Jack s'est dit que plutôt que les nommer, autant toutes les installer. Oui, les 84 194 extensions d'un seul coup !

Sur le papier c'est pas si compliqué. Tu télécharges les .xpi depuis l'API publique Mozilla (aucune authentification requise), tu les colles dans le dossier extensions/ d'un profil Firefox, tu édites extensions.json pour tout activer. Sauf que l'API de recherche plafonne à 600 pages max, soit environ 30 000 résultats. Du coup Jack a du combiner plusieurs tris pour contourner la limite et chopper les 84 235 extensions existantes, soit 49,3 Go de données au total.

Première tentative dans une VM Windows Tiny11 : le pagefile bouffe malheureusement tout le disque, Firefox gèle, et c'est la fin. Du coup, essai suivant sur Mac avec 6 heures de téléchargement, soit 400 Go d'écritures disque... la fenêtre Firefox s'ouvre mais ne répond jamais ! Entre 4 000 et 6 000 extensions actives certes mais les sites web ne chargent plus (une des extensions bloque tout mais laquelle ??). Bref, plus grand-chose ne répond à part le about:addons.

6 mois plus tard, Jack retente alors l'opération avec une VM. 84 194 extensions chargées, en 1h43 auquel s'ajoute 39 minutes pour que Firefox réécrive le fichier extensions.json (qui pèse du 189 Mo), +24 minutes avant que le navigateur affiche quoi que ce soit, avec une consommation mémoire stabilisée vers 32 Go. La cause du ralentissement est chirurgicale... En fait Firefox sérialise extensions.json en entier à chaque écriture donc ça marche nickel pour 15 extensions mais pour 84 194, c'est pas le même délire.

Le plus intéressant après, c'est pas la démarche elle-même, c'est surtout ce que ça révèle sur le store de Mozilla. En effet, après analyse, 34,3 % des extensions n'ont aucun utilisateur quotidien. 19 % sont totalement abandonnées, sans user, sans review ni capture écran, et encore moins une icône. Y'a aussi des contributeurs un peu chelous comme un certain "Dr. B" qui a publié à lui seul 84 extensions, toutes générées avec Grok 3.

Et puis il y a aussi des extensions de phishing crypto avec des homoglyphes cyrilliques . L'extension malveillante "Іron Wаllеt" par exemple récupère ses URLs depuis un NocoDB trois secondes après installation. Le groupe Innover Online Group contrôle à lui seul plus de 700 000 utilisateurs via un paquet d'extensions de spam affilié sur Yahoo Search. Mozilla en a pour le moment désactivé 3 dans la foulée.

Autre moment drôle : Windows Defender a flaggé HackTools comme cheval de Troie alors que c'est légitime. Y'a aussi la plus grosse extension installée, dmitlichess, qui pèse 196 Mo car elle embarque 2 000 fichiers audio), et la plus petite fait 7 518 octets... sans contenir une seule ligne de code. Bref, y'a des pépites.

Et Jack a publié son dataset en CC0 sur Hugging Face sans oublier que son code est dispo donc si vous avez 50 Go à cramer et envie de faire joujou avec l' écosystème Firefox , servez-vous !

Bref, un Firefox lancé avec TOUTES les extensions du store Mozilla, ça fonctionne techniquement, mais c'est loin d'être utilisable. Mais après pour faire de l'analyse et des stats, je trouve ça marrant.

Source

Firefox Nightly accueille enfin l'API Web Serial, six ans après l'avoir refusée

Par : Korben
15 avril 2026 à 10:22

Six ans. C'est le temps qu'il aura fallu à Mozilla pour changer d'avis sur l'API Web Serial. Firefox Nightly 151 l'intègre désormais, avec activation via un flag à aller chercher dans le menu. Le premier commit côté code date de mi-janvier, et le déploiement pour les utilisateurs Nightly est effectif depuis le 13 avril.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Web Serial est l'API standardisée qui permet à une page web de communiquer directement avec un périphérique série connecté en USB, en Bluetooth ou via un vrai port série.

Imprimante 3D, Arduino, carte ESP32, débogueur JTAG, microcontrôleur industriel, hub domotique, tout ce qui expose une liaison série peut être piloté depuis du JavaScript. C'est par exemple ce qui fait tourner l'IDE Arduino en ligne, Espruino, les flasheurs ESP dans le navigateur, et une bonne partie de la scène maker moderne.

Chrome, Edge, Opera et Vivaldi supportent Web Serial depuis 2020. Firefox, lui, tenait une position claire, trop risqué, le consentement utilisateur ne protège pas assez, la surface d'attaque sur le matériel connecté est bien trop large.

Un ingénieur de Mozilla l'avait écrit noir sur blanc à l'époque. Les utilisateurs Firefox qui bidouillaient avec des cartes électroniques étaient de fait poussés sur Chrome ou sur une extension tierce bancale. En 2026, Mozilla rend les armes et aligne Firefox sur le reste de l'écosystème, Apple mis à part.

Apple, justement, reste fermement opposé à Web Serial, WebUSB et WebHID côté WebKit. Les arguments avancés sont les mêmes qu'à l'époque Mozilla, fingerprinting, sécurité, risques sur l'OS.

Safari n'intégrera pas l'API dans un avenir prévisible. Donc en pratique, si vous avez une webapp qui dialogue avec du matos, iOS et iPadOS restent hors-jeu pour cet usage.

Côté permissions, Web Serial exige une validation utilisateur explicite pour chaque périphérique, avec une fenêtre de sélection gérée par le navigateur. Le site ne peut pas lister les ports disponibles sans action.

C'est un garde-fou correct, mais qui ne supprime pas le risque de phishing physique (un site malveillant qui vous demande de sélectionner un périphérique sous un prétexte bidon).

Pour les makers, l'arrivée dans Firefox est une vraie bonne chose. Ça fait un navigateur supplémentaire pour flasher un ESP depuis le web, une option pour ceux qui refusent Chrome par principe, et un moins gros verrou à faire sauter pour les tutoriels d'électronique amateur. La version stable devrait arriver dans quelques mois si les retours Nightly sont propres.

Bref, Firefox s'aligne, Apple s'isole, et la bidouille matérielle reprend ses droits dans le navigateur, tout va bien.

Source : The Register

Google Chrome adopte enfin les onglets verticaux

Par : Korben
8 avril 2026 à 17:18

Google vient d'annoncer l'arrivée des onglets verticaux dans Chrome sur ordinateur. Une fonction que des navigateurs comme Edge ou Arc proposaient depuis des années, et qui arrive avec un mode lecture plein écran revu.

Comment ça marche

L'option est désactivée par défaut. Pour l'activer, il suffit de faire un clic droit sur la barre d'onglets et de choisir "Afficher les onglets verticalement". Les onglets passent alors dans une barre latérale sur le côté de la fenêtre, avec le nom complet de chaque page affiché en clair. La gestion des groupes d'onglets est aussi plus lisible dans ce mode, ce qui est quand même pratique quand on commence à dépasser la dizaine d'onglets ouverts.

Et une fois activée, l'option reste en place tant que vous ne revenez pas manuellement à l'affichage classique.

Google a aussi profité de cette mise à jour pour revoir le mode lecture. Jusqu'à présent, il s'affichait dans un panneau latéral, ce qui n'était pas toujours très confortable. La nouvelle version propose un affichage plein écran qui supprime les distractions. Un clic droit sur une page, puis "Ouvrir en mode lecture", et c'est parti.

Mieux vaut tard que jamais

Les deux fonctions sont en cours de déploiement sur la version bureau de Chrome. Google ne précise pas de numéro de version, mais indique que tous les utilisateurs devraient y avoir accès dans les prochaines semaines.

Pour le contexte, Microsoft Edge propose les onglets verticaux depuis 2021, Firefox les a ajoutés l'an dernier, et des navigateurs comme Arc ou Vivaldi en avaient fait un argument de vente depuis le début. Chrome arrive donc bon dernier sur ce coup-là.

C'est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de Chrome qui jonglent avec des dizaines d'onglets au quotidien. Les onglets verticaux, c'est un vrai gain de lisibilité sur les écrans larges, et on se demandait depuis un moment pourquoi Google trainait autant pour le proposer. 

Source : 9to5Google

Gemma Gem - Un agent IA dans Chrome, 100% local

Par : Korben
7 avril 2026 à 10:30

Les extensions Chrome qui promettent de l'IA, ça pullule de ouf et à vrai dire, la plupart se contentent d'envoyer vos données sur un serveur distant. C'est naze ! Heureusement, l'extension Gemma Gem prend le problème à l'envers puisque son modèle tourne directement dans votre navigateur via WebGPU, sans clé API, sans cloud, et vos données ne sortent jamais de votre machine. C'est comme le kir, royal !

Comme c'est pas sur le Chrome Web Store, faudra la builder vous-même... Vous clonez le repo, vous lancez pnpm install puis pnpm build et vous chargez le dossier dans chrome://extensions en mode développeur et ensuite, elle téléchargera le modèle de Google (environ 500 Mo pour la version légère, genre le poids d'un gros jeu mobile), et pif paf pouf, ensuite vous aurez un agent IA qui vit sa best life dans votre Chrome.

Cliquez alors sur l'icône en bas à droite, une fenêtre de chat s'ouvre et vous pourrez interroger n'importe quelle page. Et si vous préférez un modèle plus costaud, l'E4B pèse 1,5 Go et permet d'obtenir des réponses plus fines.

Sauf que c'est pas juste un chatbot de plus. En effet, l'extension fait du tool calling en boucle à l'aide de 6 outils : read_page_content, click_element, type_text, scroll_page, take_screenshot et run_javascript. Elle peut ainsi lire une page, cliquer sur des boutons, remplir un formulaire et même balancer du JavaScript dans le contexte de la page.

Comme l'inférence WebGPU ne peut pas tourner dans un service worker Chrome (y'a pas d'accès au GPU, c'est une limitation connue depuis des années), le développeur a trouvé une parade : il utilise un offscreen document, c'est-à-dire une page HTML invisible que Chrome maintient en arrière-plan et qui, elle, a accès au GPU. Résultat, le modèle calcule dans cette page fantôme, le service worker joue le facteur entre les morceaux, et le content script affiche le chat. Je trouve ça bien pensé comme découpage !

Toute la boucle d'agent (le code qui décide quand appeler un outil et quand répondre) est isolée dans un dossier agent/ sans aucune dépendance Chrome. Cela veut dire que vous pouvez prendre ces 5 fichiers .ts (agent-loop.ts, prompt-builder.ts, tool-parser.ts, types.ts et index.ts), les coller dans un projet Node.js ou Deno, et hop, vous avez votre propre boucle agentique. Yaniv Kessler, le développeur a pensé le truc pour que ça serve ailleurs.

Les deux variantes (E2B et E4B) sont compressées en q4f16 avec 128K tokens de contexte en théorie, même si en pratique la fenêtre effective dépend de votre VRAM. Cela dit, c'est largement de quoi avaler une page web complète sans broncher ! Et le modèle reste en cache après le premier téléchargement, du coup au deuxième lancement, c'est quasi instantané. Par contre, si vous êtes sur un vieux Chromebook avec un Intel UHD intégré et 4 Go de RAM, ça risque de mouliner à fond. Et sur Firefox (qui est le meilleure navigateur du monde, comme je n'ai de cesse de vous le dire), le WebGPU est encore un peu expérimental, donc pour l'instant ce sera Chrome ou rien... Sniiif.

Si vous avez déjà testé des extensions comme Localsumm qui faisaient tourner Phi-3 en local pour résumer des pages, disons que Gemma Gem pousse le concept beaucoup plus loin avec ses capacités d'agent. Et si le sujet de l'IA locale dans le navigateur vous branche, jetez un oeil à Clippy qui fait tourner des LLM localement sur votre desktop.

Notez quand même que sur Hacker News, le projet a déclenché pas mal de débat. Certains pointent le risque du tool run_javascript qui donne au modèle les pleins pouvoirs sur le DOM (genre, supprimer des trucs ou poster un formulaire à votre place). C'est vrai que c'est important mais bon, c'est le même modèle de permissions que n'importe quel script web classique, sauf que là au moins vos données restent chez vous.

Bref, 500 Mo de modèle, pas de cloud, et votre navigateur qui devient plus autonome que votre fils de 22 ans. Pas mal non ?

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