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CHERRY sort deux lecteurs de carte à puce qui marchent sous Linux sans pilote propriétaire

7 août 2026 à 09:50

CHERRY a annoncé deux appareils à carte à puce, un clavier complet avec lecteur intégré baptisé Smart Board 1150, et un terminal séparé, le Smart Terminal ST-1150. Ils remplacent le KC 1000 SC et le ST-1144.

Une carte à puce sert ici à prouver qui vous êtes. Vous l'insérez, elle signe électroniquement un document, elle ouvre une session sur un réseau ou elle déchiffre un fichier, sans que la clé privée qu'elle contient ne sorte jamais de la puce.

Les deux appareils s'appuient sur le pilote CCID que Microsoft livre déjà dans Windows, et sur pcsc-lite sous Linux et macOS. La norme CCID permet à un lecteur de dialoguer avec le système d'exploitation sans code maison, et pcsc-lite en est l'implémentation libre côté Unix.

Aucun pilote propriétaire à installer, donc. Vous branchez et ça fonctionne, y compris sur une machine Linux, ce qui est encore assez rare pour ce type de matériel.

Screenshot

Les deux modèles embarquent aussi un contrôleur à mémoire flash, et le firmware peut être mis à jour après le déploiement. Ce genre de lecteur était jusqu'à présent figé pour toute sa durée de vie, avec les failles qu'il avait le jour de sa fabrication.

Le communiqué ne dit hélas rien sur la signature de ces mises à jour. Sur un périphérique de sécurité, la question n'a rien de cosmétique, parce qu'un firmware modifiable est aussi un firmware attaquable si personne ne vérifie d'où vient l'image installée.

Le terminal lit et écrit les cartes, pour ouvrir une porte, se connecter au réseau de l'entreprise ou valider une transaction en ligne. Il est fabriqué entièrement en Europe. CHERRY veut clairement faire les yeux doux aux administrations et aux organismes de défense, avec les certifications américaines TAA et FIPS-201 au passage, et une base lestée en métal qui permet d'y glisser la carte d'une seule main.

Le clavier ajoute pour sa part une touche Copilot, ce qui sur un poste à données sensibles est quand même quelque peu audacieux. Il existe aussi en version conforme au Trade Agreements Act américain, pour les agences fédérales et les installations militaires soumises à des règles d'approvisionnement particulières, mais bon a priori ça ne devrait pas trop vous concerner (même si on a de plus en plus de lecteurs américains depuis que le site est traduit !).

Le Smart Board 1150 est vendu 49,99 euros. Le Smart Terminal ST-1150 descend à 34,99 euros, et les deux sont disponibles dès maintenant.

J'avoue que je ne pensais plus voir sortir de nouveaux lecteurs de carte à puce en 2026.

Source : Cherry

Test d’un câble USB-C magnétique moderne, tout simple et bien pratique

23 juillet 2026 à 12:05
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Les câbles magnétiques, ce n'est pas nouveau, ça fait bien une dizaine d'années qu'on en trouve. L'idée a toujours été la même, vous laissez un petit embout aimanté planté en permanence dans le port de votre appareil, et le câble vient s'y coller tout seul quand vous en avez besoin.

Sauf que pendant longtemps, ces câbles ne servaient qu'à recharger doucement, ils plafonnaient vite et laissaient tomber la charge rapide. C'est justement ça qui a changé ces dernières années.

Le modèle que j'utilise en ce moment, un MOSHOU tressé en nylon violet vendu autour de 17 euros , encaisse en théorie jusqu'à 240W, soit du 48V et 5A. Autant dire qu'on est très loin du petit câble aimanté poussif d'avant.

Aucun de mes appareils ne réclame autant de watts, évidemment, mais du coup la charge n'est plus jamais ralentie à cause du câble. Il y a une puce E-Marker planquée dedans qui règle le courant et la tension toute seule selon ce que vous collez au bout, donc a priori pas de risque d'envoyer trop de jus dans vos écouteurs.

Moi je m'en sers surtout pour mes écouteurs, mon petit modem 5G et les manettes qui traînent sur mon bureau. J'ai laissé un embout aimanté planté dans chacun, et ça facilite clairement ma recharge au quotidien.

L'aimant est assez costaud pour tenir, et l'embout se décroche simplement en tirant dessus. L'autre avantage c'est le port USB-C qui s'use beaucoup moins vite qu'à force de brancher et de débrancher.

Le pack en livre trois, donc vous en plantez un dans chaque appareil et un seul câble circule pour tout le monde. Il y a même une petite LED qui s'allume en violet pendant la charge.

Bon, ça ne change pas une vie, mais pour 17 euros et le plaisir de ne plus jamais chercher le port à l'aveugle, je l'ai adopté sans trop me poser de questions. Pour les petites recharges du quotidien c'est bien sympa. Si vous voulez tester, c'est par ici sur Amazon .

OpenLogi - Votre souris Logitech sans le bloatware d'Options+

Par : Korben ✨
11 juillet 2026 à 08:59

Logitech Options+, vous connaissez ce délire, je pense... Pour régler 3 boutons de souris, on vous pousse à créer un compte, à partager vos data, et à laisser une usine à gaz tourner H24 en tâche de fond. Le dev AprilNEA en a eu marre, du coup il a écrit OpenLogi en Rust et son truc fait le même boulot côté réglages, mais sans rien envoyer chez Logitech.

Si vous me lisez régulièrement, ça devrait vous rappeler Mouser , dont je vous parlais en mars dernier. C'est la même philosophie, sauf que Mouser restait coincé, à l'époque, sur la MX Master 3S en Bluetooth uniquement, sans SmartShift et sans Linux. OpenLogi reprend donc le flambeau et va beaucoup plus loin.

Alors, qu'est-ce que vous pouvez faire avec ?

Hé bien d'abord remapper vos boutons (41 actions prêtes à l'emploi, quand même), régler le DPI, activer le SmartShift, ce fameux défilement en roue libre. Vous pouvez aussi créer des profils qui basculent tout seuls selon l'appli active. Et tout ça cause directement avec le protocole HID++ de Logitech à votre MX Master , sans jamais lancer le pilote maison.

Peu importe comment la bête est branchée d'ailleurs, récepteur Bolt, clé Unifying, Bluetooth ou un bon vieux câble, les quatre passent ! Toute votre config ensuite se trouve dans un simple fichier TOML posé en local, que vous pouvez versionner dans un Git si ça vous chante. L'outil dispose d'une interface graphique, mais vous pouvez également l'utiliser en ligne de commande.

Pour l'installer sous macOS, c'est facile, il suffit de faire un brew install --cask openlogi et voilà ! Quant à Linux, vous avez des paquets .deb et .rpm. Notez que ça tourne aussi sous Windows, mais uniquement en beta.

OpenLogi est compatible avec les MX Master 4, 3S et 3, MX Anywhere 3, Signature M650, Ergo M575 et le code est libre sous double licence Apache 2.0 et MIT au choix.

Voilà, si Options+ vous gonfle de fou, OpenLogi mérite sans doute un petit test de votre part. C'est par ici , et le code est sur GitHub .

Vous m'en direz des nouvelles !

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