En trois séances de Bourse, SpaceX est devenue la 5e entreprise la plus valorisée au monde. Dès l'ouverture de Wall Street ce mardi, l'entreprise d'Elon Musk a doublé Amazon -- et même TSMC -- pour s'installer juste derrière Microsoft.
Avis aux fans de foot parmi vous qui comptent regarder cette Coupe du Monde 2026, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer ! Non, je déconne, je n'ai que des mauvaises nouvelles à vous annoncer !
La première, c'est qu'un chercheur en sécurité qui se fait appeler BobDaHacker s'est inscrit comme agent de joueurs sur la plateforme publique de la FIFA, et s'est retrouvé, quelques clics plus tard, à prendre possession des commandes de TOUS LES FLUX caméra de la Coupe du Monde ! Oui, tous ces flux en direct diffusés sur toutes les chaînes du monde.
La deuxième mauvaise nouvelle, c'est que la FIFA n'a jamais pris la peine de lui répondre parce que visiblement, elle s'en branle que quelqu'un hack ses flux vidéo.
Et le pire les amis, c'est que c'était super fastoche à faire....
Tout commence donc sur le site agents.fifa.org, un portail où n'importe qui peut demander une licence d'agent en uploadant une pièce d'identité. BobDaHacker s'execute et après 2 refus pour une photo de mauvaise qualité, une troisième tentative est alors validée, et hop, notre chercheur en sécurité se retrouve automatiquement ajouté à l'annuaire d'identités de la FIFA. Avec ce sésame, il peut alors accéder à la "Football Data Platform", puis au panneau de gestion du streaming.
A partir de là, l'appli Angular du service lui affiche un joli "access denied"... sauf que c'est du flan car, tenez vous bien, le contrôle d'accès fonctionne côté client. Ouais, ouais, c'est de la folie. En fait, les APIs derrière acceptent gentiment n'importe quelle requête authentifiée sans jamais vérifier votre rôle.
Et au moment où il ouvre l'outil de gestion du streaming, le gars hallucine !! Devant lui, il peut voir chaque match du Mondial 2026 avec ses 5 flux caméra : le programme principal, le flux tactique, la Camera1 et les deux caméras placées en hauteur derrière les buts. Pour chacun d'entre eux, il y a l'adresse d'envoi du flux vidéo (l'URL RTMP d'ingestion), le manifest de preview et la sortie HLS.
Alors histoire d'être sûr de ne pas halluciner, il colle un des liens dans VLC et le flux vidéo s'affiche en live !
Pour bien comprendre l'enjeu, cette diffusion du Mondial est gérée par HBS, qui couvre 104 matchs dans 16 villes réparties entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, avec 45 caméras par match. Ce sont littéralement les images que des milliards de gens, vous compris (mais pas moi), allez regarder. Et tout cela se monnaye à prix fort avec les chaines de TV par exemple.
Ce bon vieux BobDaHacker aurait pu balancer un rick roll, une vidéo de fesses, ou un faux discours de Trump annonçant l'arrivée des extraterrestre en direct, sur toutes les chaînes télé de la planète. Ou même tout couper...
Mais il ne l'a pas fait parce que c'est un professionnel ! (Sans parler de la certitude de finir en zonzon ^^.)
En prime, il pouvait aussi modifier les statistiques diffusées en temps réel, lire les notes préparées des commentateurs, et fouiller dans les fichiers planqués dans un blob storage Azure, à savoir des rapports de transferts, des comparatifs de revenus, des stats des arbitres et des coachs, et un mystérieux Debbie.xlsx dont on ne connaitra jamais le contenu...
Je me demande quand même dans quelle mesure, les mafias de l'IPTV n'étaient pas déjà au courant de ce "bug"... On ne le saura jamais.
Mais pour BobDaHacker, c'est là que commence la vraie galère, celle qui dure toute la nuit, parce que prévenir la FIFA d'un truc pareil, ça devrait être simple et pourtant, ça ne l'est pas du tout.
Il balance son rapport à plus de 10 adresses email de la FIFA, et 5 lui reviennent en erreur. Il tente alors un WhatsApp au responsable Football Technology & Data de la boîte, mais sans succès. Il appelle ensuite les bureaux de Zurich, mais pas de bol c'est fermé. Même la ligne téléphonique réservée à la presse est fermée aussi. Il laisse alors un simple message vocal au centre de diffusion de Dallas.
Et finalement, c'est MediaKind, le prestataire technique du streaming, qui décroche en pleine nuit. Puis la CISA américaine, dont la hotline 24/7 l'accueille plutôt bien. Et enfin le FBI, qu'il contacte carrément sur Signal.
Évidemment, la FIFA a été informée en suivant la règle du responsible disclosure et tout a été patché très rapidement.
Mais bizarrement, à ce jour, la FIFA n'a jamais répondu. Pas un merci, pas même un "vu". Voilà, le gars aura sauvé la Coupe du Monde mais n'aura même pas le droit à 2 places offertes pour aller voir un match, ni même une tape sur l'épaule.
La blague, c'est qu'ils ont même oublié de le retirer de la liste de diffusion de la Football Data Platform, du coup, il reçoit encore aujourd'hui les documents officiels des matchs du Mondial 2026 dans sa boîte mail.
Si vous faites tourner un petit serveur gratuit chez Oracle, je vous invite prestement, comme dirait Godefroy, à aller vérifier votre compte. Car oui mes amis, Oracle vient de diviser par deux son offre "Always Free" sur les machines ARM, et ils l'ont fait sans prévenir personne. Bouuuuuh ! Cela veut dire que leur fameuse bécane gratuite à 4 cœurs ARM (Ampere A1) et 24 Go de RAM, celle que la moitié de la
communauté self-hosting
fait tourner pour héberger son site web, son VPN ou son
petit lab
, est officiellement passée à
2 OCPU et 12 Go de mémoire
.
La tristesse m'envahit... snif.
Cela veut donc dire que si vous avez une instance configurée en 4 OCPU / 24 Go, vous êtes dorénavant au-dessus de la limite gratuite. Vous devrez donc rapidement la redimensionner à 2 OCPU / 12 Go, et ça, ça prend 5 à 10 minutes.
Pour ce faire, il faudra vous rendre sur l'affreux dashboard d'Oracle Cloud. Vous ouvrez alors votre instance, Actions puis More actions puis Edit. Vous dépliez la ensuite la section Shape du VM.Standard.A1.Flex, vous mettez 2 OCPU et 12 Go, vous sauvegardez et vous validez le reboot comme des bonhommes, lol.
Ouais, faut redémarrer le VPS, puis se reconnecter dessus en SSH, et c'est réglé. Le
guide de Viren070
détaille ce redimensionnement vers 2 OCPU pas à pas si vous voulez être un peu plus tenu par la main.
Et si vous ne touchez à rien parce que balek frrr ??? Et bien si votre compte est en Pay-As-You-Go, tout ce qui dépassera la nouvelle limite gratuite risque de vous être facturé, d'après les retours d'utilisateurs qui ont contacté le support Oracle. Et si vous êtes sur un compte purement gratuit, c'est l'instance elle-même qui peut être stoppée ou récupérée par Oracle. Bref, dans les deux cas, mieux vaut s'en occuper soi-même que de découvrir le problème en mode facture surprise ou disparition de serveur.
Je trouve quand même que le plus gênant dans cette histoire, c'est le silence d'Oracle. Ils n'ont fait aucune annonce ni aucun mail aux clients. Les gens s'en sont rendus compte simplement parce que la page de doc a changé... D'ailleurs, au moment où j'écris ces lignes, le simulateur de coûts d'Oracle affiche encore 0 € pour une instance 4 OCPU / 24 Go, ce qui me laisse penser que la facturation réelle pourrait se déclencher possiblemenet un peu plus tard.
Personne ne sait exactement quand le couperet tombera en fait et c'est ça le souci...
Petite précaution au passage, si vous redimensionnez, sur ARM, Oracle est en permanence à court de capacité... Donc quand vous éteignez votre instance pour la reconfigurer, rien ne vous garantit que vous récupérerez vos cœurs au reboot. Ils peuvent très bien partir à quelqu'un d'autre donc si vous tenez plus à votre machine qu'à vos propres gosses, passez le compte en Pay-As-You-Go avant de la redimensionner. Cela vous permettra de réduire le risque de le voir se faire dégommer.
Et voilà comme un bout d'offre "Always Free" (ce qui veut dire en français, "Toujours gratuit", je me permets de le souligner en toute subtilité QUAND MÊME) vient de prendre fin... Après c'est un peu logique parce que 4 cœurs ARM offerts à vie, c'était plutôt généreux dans le monde dans lequel on vit.
Mais bon, diviser leur offre par deux sans prévenir, en laissant notamment les comptes Pay-As-You-Go se prendre potentiellement une claque en facture alors qu'ils n'ont pas été prévenu, c'est pas un move que la communauté des adorateur du grand Oracle va apprécier je pense...
Bref, si vous avez une instance ARM chez Oracle, allez la vérifier maintenant parce que 5 petites minutes de resize aujourd'hui valent mieux qu'une facture surprise demain...
Si, comme moi, vous êtes un grand fan de
la série Stargate
, accrochez-vous bien parce que la Porte des Étoiles secoue plutôt pas mal ces derniers jours.
J'sais pas si vous saviez mais en novembre dernier, Amazon avait annoncé une nouvelle série, confiée à Martin Gero (un vétéran de la franchise). J'étais super content puisqu'en plus ça se présentait bien avec profond respect du lore, travail avec les showrunners des séries originales, séances d'écriture lancées durant 20 semaines, tournage prévu en Angleterre à la fin de l'année... Bref, ça partait plutôt pas mal !
Sauf que les execs qui avaient validé le projet chez Amazon sont partis entre-temps. Et une personne, arrivée en février, a tout simplement annulé le projet le 2 juin ! Motif invoqué : la série aurait séduit les fans existants mais pas assez le grand public. Ouiiiiiinnnnn !
Joseph Mallozzi, producteur exécutif et scénariste de SG-1, a confirmé la nouvelle sur X en expliquant que l'équipe était pourtant "ever mindful" de créer un show accessible aux nouveaux spectateurs.
Du coup les fans ne comptent pas se laisser faire. Un mouvement
Save Stargate
s'est mis en place avec pas mal d'actions : pétition sur Change.org, hashtag #SaveStargate sur les réseaux, un GoFundMe lancé par James Kerfoot pour faire voler une bannière publicitaire au-dessus des studios Amazon à L.A. (4 500 $ l'objectif initial, et si ça dépasse 8 000 $, ils envisagent un 2e vol au-dessus du Comic-Con en juillet). Y'a même des templates d'emails et de courrier papier pour écrire directement à Amazon MGM Studios.
Et les acteurs se mobilisent aussi. Michael Shanks (le Dr. Daniel Jackson dans SG-1), Rachel Luttrell (Teyla dans Atlantis), Peter Williams (Apophis)... tous ont pris la parole sur X pour demander aux fans de se manifester.
Bref, si vous avez un jour kiffé traverser la Porte des Étoiles depuis votre canapé, c'est le moment de faire du bruit. Signez la pétition, balancez le hashtag, partagez le site... chaque voix compte !
Vendredi 12 juin, SpaceX a réalisé la plus grande introduction en Bourse de l'histoire, 75 milliards de dollars levés, un bond de 19 % dès la première séance. Les marchés ont validé sans hésiter une entreprise qui perd des milliards et dont les actionnaires n'auront quasiment aucun mot à dire.
Un développeur a eu l'idée de vendre des espaces publicitaires dans le temps d'attente de Claude Code. En quelques heures, le projet est devenu viral, et les annonceurs ont suivi.
OpenAI laisse désormais les utilisateurs de Codex mettre de côté leurs réinitialisations de quota pour les utiliser quand ça les arrange. Une petite fonction qui en dit long sur la guerre que se livrent OpenAI et Anthropic à quelques mois (semaines ?) de leurs entrées en Bourse.
La NASA a présenté les quatre astronautes d'Artemis III, la fameuse mission censée ramener des humains sur la Lune. Sauf que celle-là n'y posera pas le pied.
Cap sur l'été 2027 pour deux semaines en orbite autour de la Terre, et non autour de la Lune. L'idée, c'est une répétition générale : tester les atterrisseurs lunaires en conditions réelles avant d'y risquer un équipage pour de bon. L'alunissage, lui, est repoussé à la mission suivante, Artemis IV, visée pour 2028.
Aux commandes, du lourd. Randy Bresnik, pilote d'essai déjà passé deux fois par la Station spatiale internationale, prend le commandement. À ses côtés, et ça fait plaisir vu d'Europe, l'Italien Luca Parmitano de l'Agence spatiale européenne occupera le siège de pilote. Frank Rubio, qui détient le record américain du plus long vol d'affilée avec 371 jours en orbite, et Andre Douglas, qui n'a encore jamais volé, complètent l'équipage.
Le déroulé de la mission vaut le détour. Trois lancements, deux amarrages, zéro alunissage.
Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos, enverra d'abord à vide son atterrisseur Blue Moon, capable de patienter jusqu'à 90 jours en orbite. Les astronautes décolleront ensuite à bord de la capsule Orion, propulsée par la fusée géante SLS de la NASA, pour aller s'amarrer à ce Blue Moon et tester ses systèmes de survie. Un troisième tir expédiera enfin un Starship de SpaceX, la société d'Elon Musk, auquel l'équipage s'arrimera sans même y entrer, faute de quoi y respirer.
Voilà pour le plan sur le papier. La réalité, elle, vient de lui asséner un sacré coup.
Le 28 mai, la fusée New Glenn de Blue Origin a explosé pendant un essai au sol sur le complexe 36 de Cap Canaveral, son unique pas de tir. Les dégâts se voient depuis l'espace, et le souffle a carrément couché une tour paratonnerre. Or c'est justement cette fusée qui doit lancer l'atterrisseur Blue Moon.
Blue Origin promet de revoler avant la fin de l'année. Les spécialistes interrogés par Ars Technica, eux, tablent plutôt sur 12 à 18 mois de reconstruction.
Jared Isaacman, le nouveau patron de la NASA qui a lui-même ajouté cette répétition au programme, se dit malgré tout "extrêmement" confiant pour un vol en 2027.
Et si les GAFAM avaient déjà leur successeur ? Né sur X le 9 juin 2026, le mème « MANGOS » remplace les géants historiques par Meta, Anthropic, Nvidia, Google, OpenAI et SpaceX. Un acronyme rigolo, mais surtout révélateur d’un basculement de la tech.
Synology DSM 7.4 – What Is Included and Should You Upgrade? UPDATE – Synology has reached out to me to correct a presentation point regarding the supported devices for DSM 7.4 and one that I covered at 04:01 . DSM 7.4 will continue to support the 20-series models; it’s specifically the new Storage Efficiency feature […]
TSMC fabrique les puces de presque tous vos appareils, et l'entreprise prévient : ses coûts montent et ses tarifs pourraient monter. Une hausse qui finira, en partie, dans le prix de votre prochain téléphone.
Le conseil de pilotage de Python, l'instance qui tranche les grandes décisions du langage, a demandé le 5 juin la suspension de tout nouveau développement sur son compilateur JIT.
Un JIT (just-in-time), c'est un compilateur à la volée : au lieu d'interpréter votre code ligne par ligne, il traduit les portions les plus sollicitées en instructions machine pendant l'exécution, histoire de gagner en vitesse. Python en a un, expérimental, depuis la version 3.13 sortie début 2024.
Le problème n'est pas le code. Il est dans la procédure.
Ce JIT est arrivé dans la branche principale de CPython, l'implémentation de référence du langage, sans passer par le circuit de décision habituel. Chez Python, toute évolution majeure doit faire l'objet d'un PEP, un document formel que la communauté discute puis valide. Celui qui couvre le JIT, le PEP 744 signé Brandt Bucher et Savannah Ostrowski, n'est qu'informatif et laisse plusieurs questions en suspens : la maintenance future, la compatibilité avec l'outillage existant, les critères de réussite mesurables.
Le conseil l'a reconnu noir sur blanc : il n'a pas été "aussi strict sur le respect du processus qu'un changement de cette ampleur le méritait". Responsabilité partagée, donc.
En pratique, plus aucune nouvelle fonctionnalité JIT ne peut atterrir sur la branche principale tant qu'un PEP en bonne et due forme n'est pas accepté. Les corrections de bugs et de sécurité, elles, continuent. Le conseil laisse une fenêtre de six mois pour soumettre et faire valider ce document. Passé ce délai, faute d'accord, le code du JIT sera purement et simplement retiré.
Le timing est mauvais. Le JIT amélioré était l'une des nouveautés mises en avant de Python 3.15, dont les fonctionnalités sont déjà gelées et dont la sortie est attendue en octobre. Sur du x86-64 sous Linux, il promet un gain de 8 à 9% en moyenne, même s'il reste désactivé par défaut et consomme 10 à 20% de mémoire en plus.
Mark Shannon, un des principaux contributeurs, n'a pas caché son agacement. Pour lui, tout arrêter d'un coup fait perdre l'élan et risque de faire fuir les nouveaux venus, alors il réclame une période de grâce pour avancer pendant que le PEP se construit. Barry Warsaw, lui, a demandé pourquoi le travail ne pourrait pas se poursuivre dans un dépôt séparé le temps des discussions.
La réponse du conseil tient en une idée : mettre le développement en pause évite que le JIT devienne une cible mouvante pendant qu'on débat de son sort.
Du coup, on se retrouve avec une techno qui fonctionne, déjà embarquée dans le langage, suspendue à un document qui n'existe pas encore.
Geler une techno qui marche pour une procédure oubliée, c'est agaçant sur le moment. Mais sur un langage utilisé par des millions de gens, c'est probablement plus prudent.
La Linux Foundation a annoncé son intention de lancer la Tokenomics Foundation, une nouvelle fondation dédiée à l'établissement de normes ouvertes pour l'économie de l'infrastructure IA.
Après le suivi de profil Google qui vous permet de renforcer la qualité des actualités que vous voyez dans Discover, Google met maintenant à dispo un nouveau truc qui s'appelle les Sources préférées.
Et l'idée (à la con) c'est de dire à Google quels sites vous voulez voir remonter en priorité dans vos recherches / A la une . La fonctionnalité se déploie en ce moment en France et en français, donc oui, ça commence à tous nous concerner.
Tout se passe sur la page dédiée
google.com/preferences/source
où vous gérez tout d'un coup. La seule condition pour que votre site préféré soit dedans c'est qu'il publie de l'actu assez régulièrement, sinon il ne ressortira même pas dans la liste. Et pensez bien sûr à vous connecter à votre compte Google, sinon ça ne marchera pas d'un appareil à l'autre.
Alors pourquoi se faire chier avec ça ?
Hé bien pour une fois, c'est vous qui tenez le volant de ce que vous voyez dans les résultats de recherche, parce qu'entre les pages slop / spammy, ceux qui usurpent des noms de domaines ou la fameuse foire aux articles bidons de Google Actu (je pense au fameux "Attention l'argent liquide va être interdit le mois prochain"), la moindre recherche est vite devenue un piège à cons !
Mais là, grâce à ça, vous
reprenez la main
et vous dites à Google "Hey vieux schnock, ces sources-là, j'ai confiance, alors fais-les remonter plus souvent". Plus de 200 000 sites ont déjà été sélectionnés par les internautes depuis le lancement et pour les webmasters comme moi et peut-être vous (?), l'intérêt saute aux yeux !
Google détaille même la marche à suivre
(avec un petit bouton à télécharger si vous voulez le mettre sur votre site) et annonce noir sur blanc que les lecteurs sont "deux fois plus susceptibles de cliquer" vers un site une fois qu'ils l'ont défini comme source préférée.
Attention hein, ce "2 fois" c'est 2 fois plus de chances de cliquer, pas 2 fois plus de trafic d'un coup. Mais bon, que les gens cliquent deux fois plus sur votre site, ça ne se refuse pas.
Après ce qui est dommage, c'est que Google ne nous file aucun tableau de bord pour savoir qui vous a ajouté ni mesurer l'effet réel sur votre trafic. Ça viendra peut-être, qui sait ? Et ce n'est pas non plus un coup de pouce au
référencement
global de votre site... En vrai ça ne profite qu'aux lecteurs qui vous ont déjà ajouté.
Bref, c'est un peu radin niveau transparence mais ça reste du trafic gratuit.
Si vous voulez ajouter ce lien dans vos pages, suffit de coller votre domaine derrière google.com/preferences/source?q= comme ceci :
Vous pouvez aussi balancer ça sur vos réseaux ou dans votre newsletter et c'est tout ! Vos lecteurs n'auront plus qu'à cocher la case en face de votre URL.
Donc si vous lisez Korben régulièrement, faites-moi plaisir et ajoutez korben.info à vos sources préférées.
Le lien est juste ici
, le site est déjà pré-rempli, vous cochez et c'est réglé ! Comme ça vous me retrouverez plus souvent dans vos recherches et news à la une sur la home de Google, sans trop dépendre de l'humeur du jour de l'algorithme. Et si c'est dans Google Discover que vous voulez me voir plus souvent,
faut cliquer ici
puis sur le bouton "Suivre sur Google". Votre soif de tech vous dira merci !
Ça vous prend 2 secondes et ça remet un peu de pouvoir entre vos mains. Et pendant que vous y êtes, ajoutez aussi les autres sites que vous adorez lire, comme ça y'aura pas de jaloux !
Revolut a récemment montré de nouvelles cartes sur lesquelles il manque quelque chose d'essentiel : les numéros. C'est justement cette absence qui est censée tenir les fraudeurs à distance.
Le 22 juin prochain, le Canada va éteindre une voix qui parle sans interruption depuis 1923. La station CHU, opérée par le Conseil national de recherches (l'équivalent canadien du CNRS), cessera ses émissions sur ondes courtes après plus de cent ans de bons et loyaux services.
Trois fréquences disparaîtront du spectre radio : 3330, 7850 et 14670 kHz. C'est la fin d'une époque.
Pour ceux qui n'auraient jamais croisé son signal, CHU diffusait en continu l'heure officielle canadienne, calée sur une horloge atomique du CNRC. Le principe est très simple : un émetteur balance des "tops" précis à la milliseconde, et n'importe quel récepteur radio peut s'y synchroniser.
La station alternait code morse, voix synthétique (en français et en anglais, tradition oblige), impulsions courtes appelées DUT1 pour les horloges radio domestiques, et un code numérique FSK pour les équipements plus modernes. C'était un peu l'horloge mère qui réglait tous les chronomètres du pays.
CHU est née en 1923 sous l'indicatif 9CC, puis VE9OB, avant de prendre son nom définitif en 1938. Elle faisait partie d'une petite famille de stations horaires qui existe encore aujourd'hui avec WWV et WWVB côté américain, DCF77 en Allemagne et MSF au Royaume-Uni. Si vous avez un réveil "atomique" acheté en Europe, il se cale en fait sur DCF77, près de Francfort. Les Canadiens, eux, écoutaient CHU.
Alors pourquoi débrancher la prise maintenant ? Le CNRC explique que l'heure officielle est désormais distribuée par d'autres canaux : NTP (Network Time Protocol, le système qui met automatiquement vos ordinateurs à l'heure via internet), GPS pour les équipements embarqués, et même une horloge parlante téléphonique toujours active.
La diffusion sur ondes courtes coûte cher à entretenir, et son public se résume aux derniers radioamateurs, à quelques marins équipés à l'ancienne et aux passionnés.
C'est la deuxième fois en peu de temps que le Canada coupe un signal horaire emblématique. La CBC avait déjà arrêté en 2023 son fameux "long dash", ce bip long de fin de journal qui rythmait la radio canadienne depuis 1939.
À chaque coupure, le même argument : tout est passé sur internet, à quoi bon maintenir la bande HF ? Le souci, c'est que si les serveurs NTP ou le réseau électrique flanchent, plus personne n'a de plan B sérieux pour savoir vraiment quelle heure il est. Les ondes courtes, elles, traversent les continents avec un simple émetteur et un récepteur à pile.
Bref, encore un bout d'infrastructure analogique qui s'efface au profit du tout-IP. Dommage.
256 cœurs CPU sur une seule puce. C'est ce que propose le nouvel Epyc Venice d'AMD, sixième génération de son processeur pour serveurs, dont la production de masse vient de démarrer chez le fondeur taïwanais TSMC.
Détail technique remarquable, c'est le tout premier processeur destiné au calcul haute performance (HPC, ces machines géantes qui font tourner les simulations climatiques, les modèles d'IA ou les calculs de chimie quantique) à être gravé sur le nœud de fabrication 2 nanomètres de TSMC, baptisé N2.
Petite mise en perspective pour situer la bête. Le plus gros desktop grand public d'AMD aujourd'hui tape dans les 16 cœurs et 32 threads. Venice, lui, monte à 256 cœurs et probablement plus de 500 threads sur une seule socket, sur une seule carte mère, dans un seul serveur. Vous prenez le processeur le plus musclé de votre PC, et vous le multipliez par seize. Voilà ce qu'AMD glisse dans une seule machine.
Côté chiffres, le constructeur annonce un gain de plus de 70 % en performance globale par rapport à la génération précédente (l'Epyc Turin, qui plafonnait à 192 cœurs), une densité de threads en hausse de 30 %, et surtout une bande passante mémoire qui plus que double, passant de 614 Go/s à 1,6 To/s par socket.
La connexion entre le CPU et le GPU est aussi multipliée par deux. Pour les data centers qui font tourner de gros modèles d'IA, où le goulot d'étranglement vient souvent de la vitesse à laquelle on alimente les puces de calcul, c'est un sacré bond.
Le passage en gravure 2 nanomètres est une étape importante. En pratique, le "2 nm" n'a plus grand-chose à voir avec une mesure physique réelle, c'est devenu un nom commercial pour désigner une nouvelle génération de processus de fabrication chez TSMC.
Mais derrière, on parle bien d'une montée en finesse qui permet de caser plus de transistors par millimètre carré et d'améliorer le ratio performance sur consommation électrique.
Apple a sécurisé une bonne partie de la capacité initiale du fondeur sur ce nœud, et AMD est dans les premiers servis derrière. Intel, de son côté, n'a annoncé son équivalent P-core concurrent (les gros cœurs pour serveurs) que pour 2027 au plus tôt.
AMD a également confirmé que la génération suivante, baptisée Verano, est déjà sur les rails et que la production de Venice finira par déménager en partie dans l'usine TSMC d'Arizona, histoire de diversifier la chaîne d'approvisionnement face aux tensions géopolitiques autour de Taïwan (et faire plaisir à Trump).
Du coup, le combat AMD vs Intel sur le marché serveur prend un sacré tournant. Intel a passé deux ans à essayer de combler son retard sur les cœurs Zen, sans vraiment y arriver. Avec Venice, AMD lui laisse encore un an et demi à courir derrière.
Bref, pour qui pensait que la course aux cœurs serveurs commençait à s'essouffler, et bien non.
Android 17 va donc lancer une fonction baptisée "Continue On", et l'idée est simple : reprendre une appli exactement là où vous l'avez laissée, mais sur un autre appareil.
Vous lisez un document sur votre téléphone, vous attrapez votre tablette, et hop, vous repartez au même endroit sans rien chercher. Les utilisateurs d'iPhone connaissent déjà ça sous le nom de Handoff (Continuité en français). Android s'y met enfin.
En pratique, c'est plutôt bien pensé. Quand vous vous approchez d'un autre appareil Android compatible, une petite suggestion apparaît dans la barre des tâches pour ouvrir la même appli, et un simple appui fait reprendre l'activité pile où vous en étiez. Le système marche dans les deux sens, sans appareil principal : n'importe quel appareil compatible peut aussi bien envoyer que recevoir. Pas de hiérarchie particulière, pas de réglage à bidouiller.
Google donne deux exemples. Un document Google Docs ouvert sur le téléphone se rouvre dans le même onglet sur la tablette. Un fil de discussion Gmail passe du téléphone vers la version web de Gmail sur la tablette.
Et il y a une bonne idée derrière : le repli vers le web. Si l'appareil qui reçoit n'a pas l'appli installée, c'est la version web qui s'ouvre à la place. Les développeurs doivent activer cette option, mais ça évite le mur du "appli non installée" qui casserait tout l'intérêt du truc.
Il y a quand même une grosse limite pour l'instant. "Continue On" ne marche qu'entre un mobile et une tablette. Pas de transfert vers un ordinateur, pas de passage vers une autre marque, pas même entre deux téléphones.
Google promet d'élargir les combinaisons d'appareils plus tard, sans donner de date. Et le tout arrive avec Android 17, encore en bêta, pour le moment réservé aux possesseurs de Pixel via la version de test QPR1 Beta 1.
La vraie inconnue, c'est l'adoption. La fonction sera là, la documentation pour les développeurs aussi, mais il faudra que les applis du quotidien jouent le jeu.
Une fonction de continuité, ça ne vaut rien si seulement trois applis la gèrent. Apple a mis des années à bien installer Handoff dans les habitudes, et Google part de plus loin avec un écosystème Android beaucoup plus éclaté.
Le 23 juillet 2025, le Luxembourg entier s'est retrouvé sans réseau mobile, sans téléphone fixe et sans communications d'urgence pendant plus de trois heures.
Dix mois plus tard, on connaît enfin la cause grâce au média The Record : une faille jusque-là inconnue dans le logiciel d'un routeur Huawei.
Le mécanisme est presque bête. Du trafic réseau spécialement fabriqué a été envoyé vers des routeurs d'entreprise Huawei, et ce trafic les a fait redémarrer en boucle, sans jamais s'arrêter.
Pas besoin de pirater quoi que ce soit ni de voler un mot de passe, il suffisait d'envoyer les bons paquets au bon endroit. Ces routeurs équipaient l'infrastructure de POST Luxembourg, l'opérateur télécom historique du pays. Quand le cœur du réseau redémarre en continu, tout s'effondre derrière. Aucune charge criminelle n'a été retenue, faute de pouvoir désigner un responsable.
Le plus inquiétant, c'est ce qu'on ne sait toujours pas. La vulnérabilité n'a jamais été publiée. Aucun identifiant CVE, le numéro de référence standard qui permet de cataloguer une faille de sécurité, n'a été déposé dans les dix mois qui ont suivi.
On ignore si le trou a été bouché, combien d'autres opérateurs utilisent les mêmes routeurs, et si des équipements identiques sont encore vulnérables aujourd'hui quelque part. Les enquêteurs pensent même que POST n'était pas une cible : le trafic malveillant ne faisait peut-être que transiter par son réseau.
Et là, impossible de ne pas penser à FX Lindner. Ce chercheur en sécurité allemand avait alerté Huawei dès 2012 sur la fragilité de leurs équipements réseau, code bâclé et failles à la pelle.
Huawei avait minimisé. Treize ans plus tard, la même histoire se rejoue, sauf qu'elle ne touche plus un labo de test mais un pays entier, services d'urgence compris.
Ça repose la question de fond, celle de la souveraineté des infrastructures télécom européennes. L'Europe parle de souveraineté numérique depuis des années, surtout sur le cloud et l'IA. Mais les tuyaux eux-mêmes, les routeurs qui font transiter les appels et les données, restent souvent du matériel dont le code source échappe totalement aux opérateurs.
Faire tourner le réseau national d'un pays sur des routeurs dont on ne maîtrise ni le code ni le calendrier de correctifs, c'est un pari risqué. Et le Luxembourg vient de découvrir ce que ça coûte quand le pari échoue. Bref, treize ans d'avertissements ignorés, et il aura fallu un pays débranché trois heures pour que le sujet revienne sur la table.