Alors que le « mode adulte » de ChatGPT est de nouveau repoussé, le Wall Street Journal a révélé, ce dimanche 15 mars 2026, de nouveaux détails sur le fonctionnement de l’outil. Entre promesses de contenus érotiques textuels et failles inquiétantes du système de vérification d'âge, la firme de Sam Altman navigue en pleine zone grise.
Un projet open source vient de lâcher une IA sur les 41 300 règlements européens adoptés depuis 1958. L'outil, qui tourne sur Grok 4.1, rend un verdict binaire pour chaque texte : à garder ou à supprimer. Les résultats défilent en direct sur bettereu.com.
41 300 textes passés à la moulinette
Le principe est assez bourrin.
BetterEU
prend chaque règlement européen, du plus ancien, publié en 1958, au plus récent publié il y a quelques semaines, et le soumet à Grok avec un prompt unique. L'IA doit trancher : KEEP ou DELETE.
Aucune nuance, pas de peut-être, juste un verdict sec. Le tout est diffusé en temps réel sur le site, avec un graphique interactif qui montre la progression année par année. Les données se rafraîchissent toutes les cinq secondes, et le coût de l'opération en dollars s'affiche en direct. Le code source est ouvert, le prompt aussi. N'importe qui peut aller vérifier comment l'IA raisonne.
La Commission veut aussi simplifier
Ce projet tombe à un moment où l'Union européenne elle-même reconnaît que sa réglementation est devenue un problème. La Commission a lancé en 2026 son programme de travail le plus dérèglementaire de son histoire : sur 47 initiatives prévues, 25 portent sur la simplification.
L'objectif affiché est de réduire la charge administrative des entreprises de 25 %, ce qui représenterait une économie de 37,5 milliards d'euros d'ici 2029. Et l'AI Act, qui entre en application en août 2026, fait lui-même l'objet d'un Digital Omnibus pour alléger ses propres règles. Quand le législateur simplifie la loi qui encadre l'IA pendant qu'une IA propose de simplifier les lois, on est en plein dans le sujet.
Un exercice quand même un peu limité
Évidemment, demander à une IA de décider si un règlement doit être gardé ou supprimé, c'est un peu court. Le droit européen est un empilement de textes qui se référencent les uns les autres, et supprimer un règlement peut en déstabiliser dix autres.
BetterEU ne tient pas compte de ces interdépendances, et le verdict binaire ne dit rien des articles à amender plutôt qu'à supprimer.
Mais l'exercice a quand même un intérêt : il rend visible l'ampleur du corpus réglementaire européen. 41 300 textes en soixante-sept ans, ça donne une idée de la masse à laquelle les entreprises et les citoyens sont soumis.
Bref, l’idée est rigolote, et on imagine bien le même traitement appliqué à la législation française. Mais attention, petit détail qui a son importance : le prompt système demande explicitement à Grok de se comporter en disciple de Von Mises, Hayek et Milton Friedman, les papes de l’économie de marché dérégulée. Autant dire que quand l’IA rend son verdict "DELETE", c’est moins un audit neutre qu’un exercice idéologique assumé. Ajoutez à ça le fait que Musk ne cache même pas vouloir une IA "anti-woke", et vous obtenez une boussole qui indique surtout le Sud. Ça reste un projet intéressant dans le concept, mais faut garder les yeux ouverts sur le parti pris.
En tout cas, passer le Code général des impôts ou le Code du travail dans une IA pour relever les incohérences, les doublons et les articles devenus obsolètes, ça ferait probablement ressortir des choses assez intéressantes. BetterEU ne va pas remplacer un juriste, mais comme outil d'audit à grande échelle, c’est loin d’être con.
Un projet open source publié sur GitHub début mars 2026 promet de retirer en un clic les mécanismes de refus intégrés aux grands modèles de langage. Baptisé Obliteratus, cet outil analyse la « géométrie du refus » dans les réseaux de neurones afin de neutraliser les garde-fous qui poussent une IA à répondre « je ne peux pas vous aider avec ça ».
Dans une étude publiée mi-février 2026, des chercheurs venus d'ETH Zurich, de MATS Research et d'Anthropic démontrent que les grands modèles de langage (LLM) sont capables de désanonymiser des comptes en ligne à grande échelle, avec une précision et une rapidité inédites.
Le ministère américain de la Défense donne 72 heures à Anthropic pour lui accorder un accès sans restriction à son modèle d’intelligence artificielle Claude. En cas de refus, l’entreprise s’expose à de lourdes sanctions.
Si vous avez déjà eu besoin de montrer une app en dev à un client ou de tester un webhook Stripe sans vous farcir une config nginx, y'a de fortes chances que vous connaissiez
ngrok
.
Hé bien
Tunnelto
fait sensiblement la même chose, mais en Rust et avec un truc en plus qui fait la différence : un dashboard d'introspection pour voir tout ce qui passe dans le tunnel.
Du coup, vous lancez une commande, vous récupérez une URL publique genre votresite.tunnelto.dev, et hop, votre localhost devient accessible depuis n'importe où. Et surtout, vous pouvez inspecter toutes les requêtes HTTP qui transitent. Super utile quand vous débuguez une API ou que vous essayez de comprendre pourquoi ce foutu webhook ne se déclenche pas.
Pour l'installer, plusieurs options s'offrent à vous :
Sur macOS via Homebrew :
brew install agrinman/tap/tunnelto
Via Cargo :
cargo install tunnelto
Et pour exposer votre app qui tourne sur le port 8000 :
tunnelto --port 8000
C'est tout ! Le service vous file une URL avec un sous-domaine aléatoire. Mais si vous voulez quelque chose de plus mémorable, vous pouvez demander un sous-domaine custom :
tunnelto --port 8000 --subdomain monprojet
Et vous obtenez monprojet.tunnelto.dev. Pas mal pour une démo client, non ?
Bon, si vous avez suivi mes articles sur
Bore
ou
Tunnl.gg
, vous vous demandez peut-être la différence. Bore est ultra-minimaliste, Tunnl.gg ne nécessite même pas de client à installer... Tunnelto se situe entre les deux : plus complet que Bore avec son dashboard d'introspection, mais plus léger que ngrok avec son approche open source.
D'ailleurs, y'a un truc cool avec Tunnelto c'est que vous pouvez héberger votre propre serveur si vous ne voulez pas dépendre d'un service tiers. Pratique pour les entreprises qui veulent garder le contrôle sur leurs tunnels. Sous le capot, ça utilise également tokio pour l'async Rust, donc c'est rapide et ça consomme que dalle en ressources.
Bref, si ngrok vous paraît trop usine à gaz et que Bore manque de fonctionnalités pour vous, Tunnelto fera bien le taf surtout avec son module d'inspection du trafic HTTP, qui fait la diff quand on débugue des intégrations...
Le 12 janvier 2026, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a annoncé l’intégration imminente de Grok à la plateforme interne d’intelligence artificielle générative du Pentagone, GenAI.mil. Cette décision concrétise un accord de 200 millions de dollars conclu entre le Département de la Défense et xAI, la société fondée par Elon Musk et à l’origine du chatbot.
Le chatbot Grok d'xAI génère environ 6 700 images dénudées non consenties par heure sur X — soit 85 fois plus que tous les sites spécialisés réunis — poussant plusieurs pays, dont la France, à ouvrir des enquêtes.