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Hier — 2 janvier 2026Flux principal

Vos données réduites en poudre : l’incroyable promesse du stockage sur ADN

1 janvier 2026 à 18:40

Atlas Data Storage a dévoilé début décembre 2025 un dispositif de stockage sur ADN synthétique dans lequel les données sont conservées sous forme de poudre dans des capsules d’acier. L’entreprise promet une capacité et une longévité supérieures aux supports actuels.

Protégez vos clés SSH avec Touch ID sur macOS

Par : Korben
2 janvier 2026 à 09:00

Vous utilisez probablement des clés SSH pour vous connecter à vos serveurs et vous savez aussi qu'elles sont stockées sur votre disque, bien au chaud dans ~/.ssh/, accessibles à n'importe quel malware qui passerait par là. Pas très rassurant quand on y pense...

Mais bonne nouvelle les amis ! Sur macOS, il existe une fonctionnalité méconnue qui permet de stocker des clés cryptographiques directement dans le Secure Enclave de votre Mac, et de les utiliser pour SSH. Du coup, la donnée de la clé privée est conçue pour ne pas être exportable, reste enfermée dans cette puce dédiée, et les opérations de signature peuvent être protégées par Touch ID selon la configuration choisie. Arian van Putten , un chercheur indépendant, a documenté cette fonction qui est pourtant native dans macOS.

Le principe c'est que macOS expose une bibliothèque (/usr/lib/ssh-keychain.dylib) qui permet à OpenSSH d'interfacer avec le Secure Enclave via l'API CryptoTokenKit d'Apple. C'est un peu comme avoir une YubiKey intégrée dans votre Mac, sauf que vous n'avez rien à acheter.

Pour créer une identité protégée par le Secure Enclave, y'a une commande un peu obscure :

sc_auth create-ctk-identity -l ssh -k p-256-ne -t bio

Ensuite pour générer les fichiers de référence compatibles SSH :

ssh-keygen -w /usr/lib/ssh-keychain.dylib -K -N ""

Et pour injecter tout ça dans l'agent SSH :

ssh-add -K -S /usr/lib/ssh-keychain.dylib

À chaque connexion SSH, Touch ID vous demandera de poser votre doigt pour autoriser la signature. Impossible d'exporter la clé, impossible de la voler, même si quelqu'un a accès à votre machine.

Maintenant si vous préférez une interface graphique plutôt que de taper des commandes cryptiques, y'a Secretive qui fait exactement ça mais avec une jolie app native. Elle crée des clés dans le Secure Enclave, vous notifie quand elles sont utilisées, et depuis la version 3.0 , elle supporte même les clés post-quantiques ML-DSA (FIPS 204) sur macOS Tahoe pour ceux qui veulent anticiper l'ère post-quantique. Pour les vieux Mac sans Secure Enclave, l'app peut aussi utiliser une YubiKey.

Et pour ceux qui ont plein de clés SSH existantes et qui veulent juste ajouter l'authentification Touch ID par-dessus, y'a aussi fssh . Ce petit outil chiffre vos clés avec AES-256-GCM (avec HKDF et salt unique par fichier) et stocke la clé maître dans le Keychain de macOS avec les flags d'accès appropriés pour exiger Touch ID. Du coup à chaque connexion, votre empreinte déverrouille tout ça temporairement et c'est hyper pratique pour naviguer entre plusieurs serveurs sans se retaper les passphrases.

Bref, que vous passiez par les commandes natives, Secretive, ou fssh, l'idée c'est de ne plus jamais laisser vos clés SSH en clair sur le disque. Votre empreinte digitale devient la seule façon de les utiliser, et ça c'est quand même bien plus secure que de faire confiance aux permissions de fichiers...

Merci à Lorenper pour le tuyau !

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Le chat préféré des gens qui ont la même adresse IP

Par : Korben
1 janvier 2026 à 22:10

Vous bossez dans un open space et vous avez envie de papoter avec vos collègues sans que tout le monde entende votre conversation ? Ou alors vous êtes étudiant sur un campus et vous voulez lancer un petit chat éphémère avec les gens autour de vous ?

Ça tombe bien, ipchat.org a une approche assez sympa pour ça.

En fait, ce site regroupe automatiquement tous les utilisateurs qui partagent la même adresse IP publique (celle vue par le serveur). En gros, si vous êtes au bureau derrière le même routeur, vous devriez vous retrouver dans le même salon. Pas besoin de créer de compte ni de lien d'invitation, vous débarquez sur le site, vous choisissez un pseudo (ou vous laissez le générateur aléatoire s'en charger) et hop, vous pouvez commencer à causer.

Côté technique, ça utilise du Server-Sent Events pour le temps réel et une API REST derrière. Les messages sont conservés 24 heures avant de disparaître côté applicatif même si évidemment, ça n'empêche pas le serveur de loguer des trucs de son côté, hein. On n'en sait rien.

Après si je vous en parle, c'est parce que je trouve le concept plutôt sympa. C'est un peu le retour aux sources des chats IRC d'antan, version ultra-simplifiée ou de ce bon vieux Net Send... Y'a un côté nostalgique et en même temps pratique. Si vous voulez organiser un apéro improvisé avec les collègues sans spammer le Slack officiel y'a qu'à balancer l'URL et tout le monde se retrouve dans le même chat sans rien installer.

Après c'est pas hyper sécurisé comme concept parce que vous l'aurez compris, toute personne qui rejoint le même salon (même IP publique) peut lire les messages. Donc évitez d'y balancer des trucs confidentiels ou des ragots sur votre chef (enfin... sauf si vous êtes sûr qu'il n'est pas connecté de gros con ^^). Et petit détail, si vous utilisez un VPN ou si votre FAI fait du CGNAT , vous pourriez vous retrouver avec des inconnus dans votre salon. Encore des rencontres charnelles en perspective !

Bref, encore un petit outil marrant pour animer vos pauses café.

ASML, la boite hollandaise qui tient le monde tech en otage

Par : Korben
1 janvier 2026 à 19:26

400 millions de dollars. C'est le prix d'une seule de ces machines et y'a qu'une seule entreprise au monde capable de les fabriquer. Cette boîte hollandaise dont vous n'avez probablement jamais entendu parler s'appelle ASML, et elle tient littéralement l'industrie tech mondiale par les roustons.

L'intérieur d'une machine de lithographie EUV d'ASML - Crédit : ASML

Faut que je vous explique pourquoi c'est complètement dingue. Ces machines de lithographie EUV (pour Extreme Ultraviolet), c'est ce qui permet de graver les puces les plus avancées de la planète. Sans elles, pas de processeurs dernière génération, pas d'iPhone, pas de GPU pour faire tourner vos IA préférées. Bref, le monde moderne s'arrête !

Et ce qui est incroyable c'est comment ça fonctionne. La machine balance des lasers sur des gouttelettes d'étain minuscules (de la taille d'un globule blanc) qui filent à 250 km/h. Et attention, elle tape pas une fois sur chaque gouttelette, mais TROIS fois d'affilée en 20 microsecondes. 50 000 gouttelettes par seconde. 150 000 tirs laser par seconde. Et ils n'en ratent jamais un seul. Quand les ingénieurs d'ASML disent "we don't miss", c'est pas de la vantardise mal placée de mecs de base, c'est juste la réalité.

Chaque gouttelette est chauffée à plus de 220 000 Kelvin. Pour situer, c'est environ 40 fois plus chaud que la surface du Soleil. On parle littéralement de créer un petit soleil artificiel sur Terre pour produire cette lumière ultraviolette extrême à 13,5 nanomètres de longueur d'onde.

Et les miroirs à l'intérieur de ces machines sont probablement les objets les plus lisses de l'univers. Si vous agrandissiez un de ces miroirs à la taille de la Terre, la plus grosse bosse serait plus fine qu'une carte à jouer. Ces miroirs permettent de superposer les couches d'une puce avec une précision de 5 atomes et tout ça se fait pendant que certaines parties de la machine bougent à des accélérations de plus de 20 G.

L'histoire d'ASML est d'ailleurs assez chouette à connaître. La boîte a été créée dans les années 80 comme spin-off de Philips, dans une petite ville des Pays-Bas, avec pas grand-chose à part une équipe de passionnés. Pendant 30 ans, tout le monde dans l'industrie pensait que la lithographie EUV était impossible. Les entreprises américaines ont toutes abandonné une par une et seul ASML a continué à y croire, en bossant avec leur partenaire allemand Zeiss pour les miroirs.

Et aujourd'hui, cette petite boîte hollandaise a un monopole mondial absolu. 0 concurrent c'est fort quand même. Si vous voulez fabriquer des puces en dessous de 7 nanomètres, vous passez par ASML ou vous passez votre chemin. C'est aussi simple que ça.

Perso, je trouve ça fou de voir qu'une technologie aussi critique pour notre monde repose sur une seule entreprise. C'est à la fois un exploit technologique absolument démentiel et un point de vulnérabilité stratégique pour toute l'industrie. Mais bon, quand on voit le niveau d'ingénierie nécessaire pour faire fonctionner ces bêtes, on comprend pourquoi personne d'autre n'a réussi à suivre.

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Extraire les meilleures photos d'une vidéo avec Video to JPG

Par : Korben
1 janvier 2026 à 16:44

Vous avez une vidéo de vacances, un concert filmé à l'arrache, une séquence où votre chat fait un truc improbable, voire une sextape de vous avec la mère de Jean-Pierre de la compta, et vous voulez en extraire LA photo parfaite ! Sauf qu'avec les captures manuelles, on tombe souvent sur des frames avec du flou de mouvement ou un mauvais cadrage.

Heureusement, Video to JPG propose une approche plutôt cool pour sélectionner les meilleures.

L'outil tourne direct dans le navigateur, sans rien installer et le traitement se fait entièrement côté client via FFmpeg en WebAssembly, donc en théorie vos fichiers restent sur votre machine. Je dis en théorie parce qu'on n'a pas les sources de ce site. La liste des formats supportés est large : MP4, MOV, AVI, MKV, WebM, FLV, et même le H.265/HEVC selon les développeurs.

Le truc intéressant, c'est leur fonction "Smart Clarity Detection" qui analyse les frames pour repérer celles qui sont nettes. Parce que bon, extraire une image toutes les 2 secondes c'est facile, mais choper pile les frames sans flou de mouvement, c'est une autre paire de manches.

Côté sortie, l'outil propose du JPG, PNG ou WebP avec un réglage de compression. Vous pouvez prévisualiser chaque image avant de la télécharger, et si vous en voulez plusieurs, tout part dans un ZIP. Y'a même un système de préfixes pour nommer vos fichiers.

Pour l'utiliser, suffit de glisser votre vidéo dans la zone prévue à cet effet, vous choisissez la fréquence d'extraction ou vous laissez l'outil détecter les meilleures frames, vous prévisualisez, et vous téléchargez. Le site annonce une limite autour de 2 Go, mais attention, avec du 4K ça peut ramer sévère voire planter si votre navigateur manque de RAM.

Et bien sûr, c'est gratuit et sans inscription.

A mettre dans vos bookmarks pour la prochaine fois !

À partir d’avant-hierFlux principal

GTA 6, iPhone Fold et guerre Google/ChatGPT : nos 10 prédictions pour la tech en 2026

1 janvier 2026 à 13:25

Peut-on prédire l'avenir ? À quelques heures du coup d'envoi du CES 2026, le grand événement mondial qui devrait marquer le début de la nouvelle année pour l'actualité high-tech, Numerama vous propose ses prédictions sur les tendances des prochains mois. Impossible de prédire les actualités chaudes, évidemment, mais certaines choses importantes devraient arriver en 2026.

Comment j'ai viré Algolia et recréé le Google de 1998 sur mon site

Par : Korben
31 décembre 2025 à 12:00

Bon, faut qu'on parle un peu du moteur de recherche de mon site. Ceux qui l'ont déjà utilisé savent de quoi je parle : c'était pas terrible. Enfin, « pas terrible » j'suis gentil. C'est un espèce d'overlay avec des résultats certes fiables mais c'était vraiment pas pratique.

Et en plus de ça, comme j'ai un site statique généré avec Hugo, je passais par Algolia pour la recherche. Si vous ne connaissez pas, Algolia c'est un service cloud qui indexe votre contenu et vous fournit une API de recherche ultra-rapide. Sur le papier c'est génial et dans la pratique aussi d'ailleurs sauf que voilà, ça coûte des sous. Et mon site rencontre un franc succès ces derniers temps (merci à vous !), donc j'ai de plus en plus de visiteurs, donc de plus en plus de recherches, donc une facture Algolia qui grimpe gentiment chaque mois.

Du coup je me suis dit : « Et si je trouvais une solution de recherche pour sites statiques ? » Parce que oui, ça existe et c'est comme ça que j'ai découvert Pagefind.

Pagefind c'est donc un moteur de recherche statique open source développé par CloudCannon qui fonctionne comme ceci : Au moment du build de votre site, Pagefind parcourt tout votre HTML généré et crée un index de recherche qu'on peut interroger avec un peu de JS. Y'a donc plus d'API, et tout se fait localement sur le navigateur des internautes.

Bref, ça avait l'air très cool alors évidemment, je me suis lancé dans l'aventure et comme j'aime bien me compliquer la vie, j'ai décidé de pas juste intégrer Pagefind tel quel. Non non. J'ai voulu recréer l'interface du Google de 1998 parce que à quoi bon avoir son propre site web si on peut pas s'amuser un peu ^^.

Laissez-moi donc vous raconter cette aventure.

Le problème avec Algolia

Leur service est excellent, je dis pas le contraire, la recherche est rapide, les résultats sont pertinents, l'API est bien foutue mais voilà, y'a le modèle de pricing puisque Algolia facture au nombre de requêtes de recherche.

Plus les gens cherchent sur votre site, plus vous payez et quand vous avez un site qui fait plusieurs millions de pages vues par mois, bah... ça chiffre vite. En gros je dépasse très vite les 10 000 recherches offertes chaque semaine et ensuite ça chiffre. C'est pas la mort, mais c'est un coût récurrent débile pour un truc qui pourrait être gratuit.

En plus de ça, y'a la dépendance à un service externe. Si Algolia tombe, ma recherche tombe. Et si Algolia change ses prix, je vais devoir subir. Même chose si Algolia décide de modifier son API... il faudra que j'adapte mon code. Bref, c'est le cloud dans toute sa splendeur... C'est pratique mais on n'est jamais vraiment chez nous.

Pagefind à la rescousse

Pagefind résout donc tous ces problèmes d'un coup. C'est un outil en ligne de commande qui s'exécute après votre générateur de site statique (Hugo dans mon cas, mais ça marche avec Jekyll, Eleventy, Astro, ou n'importe quoi d'autre).

Concrètement, vous lancez :

npx pagefind --site public

Et Pagefind va :

    1. Scanner tous vos fichiers HTML dans le dossier public/
    1. Extraire le contenu textuel (en ignorant la nav, le footer, les pubs si vous lui dites)
    1. Créer un index de recherche optimisé
    1. Générer des fichiers JavaScript pour interroger cet index côté client

Et le résultat c'est un dossier pagefind/ qui contient tout ce qu'il faut. Ensuite; à vous de servir ces fichiers statiquement avec le reste de votre site, et la magie pourra opérer !

L'index pour mes 18 000 articles fait environ 1,5 Go. Ça peut paraître beaucoup, mais Pagefind est malin car il découpe l'index en fragments et ne charge que ce qui est nécessaire pour la recherche en cours. Du coup en pratique, une recherche typique télécharge quelques centaines de Ko, et pas plus.

L'intégration technique

Pour intégrer Pagefind dans mon workflow Hugo, j'ai donc été cherché le binaire, je l'ai mis sur mon serveur et je l'ai appelé dans un cron comme ça, je rafraichi l'index de recherche 1 fois par jour (et pas à chaque génération du site).

0 4 * * * /home/manu/pagefind/pagefind --site /home/manu/public_html --output-path /home/manu/public_html/pagefind >> /var/log/pagefind.log 2>&1

J'ai aussi créé un fichier de configuration pagefind.yml pour affiner le comportement :

root_selector: "[data-pagefind-body]"
exclude_selectors:
 - "header"
 - ".site-header"
 - "footer"
 - ".sidebar"

L'astuce ici c'est d'indexer uniquement les div ayant la class data-pagefind-body='true' et d'exclure les éléments qui ne font pas partie du contenu éditorial afin de ne pas indexer ce qui se trouve dans le header, les natives, le footer...etc.

Côté JavaScript, Pagefind utilise les imports ES6 dynamiques. Ça veut dire que le moteur de recherche n'est chargé que quand l'utilisateur lance effectivement une recherche :

async function initPagefind() {
pagefind = await import('/pagefind/pagefind.js');
await pagefind.init();
}

Et pour faire une recherche :

const search = await pagefind.search("linux");
// search.results contient les IDs des résultats
// On charge le contenu de chaque résultat à la demande
for (const result of search.results) {
 const data = await result.data();
 console.log(data.url, data.meta.title, data.excerpt);
}

C'est bien fichu parce que search.results retourne immédiatement les références des résultats, mais le contenu réel (titre, extrait, URL) n'est chargé que quand vous appelez result.data(). Du coup vous pouvez implémenter une pagination propre sans télécharger les données de milliers de résultats d'un coup.

Le délire rétro - Recréer Google 1998

Maintenant que j'avais un moteur de recherche fonctionnel, fallait l'habiller. Et c'est là que j'ai eu cette idée un peu débile : Pourquoi pas recréer l'interface du Google de 1998 ?

Pour les plus jeunes qui lisent ça, Google en 1998 c'était une page blanche avec un logo, un champ de recherche, et deux boutons : « Google Search » et « I'm Feeling Lucky« . Pas de suggestions, pas de carrousels, pas de pubs... Juste un champs de recherche. C'était la belle époque !

J'ai donc créé une page de recherche avec deux vues distinctes. La page d'accueil avec le logo centré et le champ de recherche au milieu, exactement comme le Google originel.

Et la page de résultats avec le logo en petit en haut à gauche et les résultats en dessous.

Pour le code CSS, j'ai voulu être fidèle à l'époque. Times New Roman comme police par défaut, les liens en bleu souligné qui deviennent violet une fois visités. Et surtout, les boutons avec l'effet 3D des interfaces Windows 95 :

.search-button:active { border-style: inset; }

Ce border: outset et border-style: inset au clic, c'est exactement ce qui donnait cet effet de bouton en relief qu'on avait partout dans les années 90. Pour moi, ça fait toute la différence pour l'authenticité. Même le logo, je l'ai volontairement « dégradé » pour qu'il soit de la même qualité que le logo Google d'origine.

La pagination « Koooooorben »

Vous vous souvenez de la pagination de Google avec « Goooooogle » en bas de page ? Le nombre de « o » correspondait au nombre de pages de résultats. J'ai fait pareil, mais avec « Koooooorben ».

let logo = 'K'; for (let i = 0; i < oCount; i++)
{
logo += o;
} logo += 'rben'; }

Plus il y a de résultats, plus il y a de « o ». C'est complètement inutile mais ça me fait marrer à chaque fois que je le vois.

Le bouton « J'ai de la chance »

Ah, le fameux « I'm Feeling Lucky » de Google, j'ai voulu l'implémenter comme à l'époque ! Si vous tapez une recherche et cliquez sur « J'ai de la chance », vous êtes envoyé sur le premier résultat. Classique. Mais si vous cliquez sur le bouton avec le champ vide sur la home de la recherche, vous êtes envoyé sur un article aléatoire parmi les +18 000 du site.

Pour ça, j'ai utilisé une astuce : le sitemap. Mon Hugo génère un fichier sitemap.xml qui contient toutes les URLs du site et je peux aller piocher dedans en JS :

const articles = [...xml.querySelectorAll('loc')] .map(loc => loc.textContent) .filter(url => {
// Exclure les pages qui ne sont pas des articles
const path = new URL(url).pathname;
return !path.startsWith('/categories/') && !path.startsWith('/page/') && path !== '/';
});
const randomUrl = articles[Math.floor(Math.random() * articles.length)];
window.location.href = randomUrl;
} }

Un seul fetch, un peu de parsing XML natif, et hop c'est le grand retour de la fonctionnalité « article aléatoire » qui vous manquait, je le sais !

Tri et nombre de résultats

Je vous ai aussi mis une listbox qui vous permet d'afficher 10, 25 ou 50 résultats ainsi qu'un tri par pertinence ou data. Et ça aussi Pagefind sait parfaitement le navigateur.

Mode sombre et accessibilité

Même si l'interface est rétro, j'ai quand même ajouté quelques fonctionnalités modernes. Le mode sombre respecte les préférences système, et j'ai intégré la police OpenDyslexic pour les personnes dyslexiques.

Le truc important c'est de charger ces préférences avant le rendu de la page pour éviter le fameux flash. J'ai donc un petit script qui lit les préférences dans le localStorage et applique les classes CSS immédiatement :

function() {
 if (localStorage.getItem('theme') === 'dark') {
 document.documentElement.classList.add('dark-mode');
 }
 if (localStorage.getItem('dyslexic-font') === 'true') {
 document.documentElement.classList.add('dyslexic-mode');
 }
});

Gestion de l'historique navigateur

Un détail qui peut sembler anodin mais qui est super important pour l'expérience utilisateur c'est la gestion du bouton retour du navigateur.

Quand vous faites une recherche, l'URL change selon votre requête du genre /recherche/?q=linux&p=2. Du coup si vous partagez cette URL à un collègue, la personne arrivera directement sur les résultats de recherche. Et si vous utilisez le bouton retour, vous reviendrez alors à la recherche précédente.

window.addEventListener('popstate', () => {
const query = new URLSearchParams(location.search).get('q');
if (query) doSearch(query);
else showHomePage();
});

Liens vers d'autres moteurs

Et si vous ne trouvez pas votre bonheur dans mes +18 000 articles (ce qui serait quand même étonnant ^^), j'ai ajouté des liens pour relancer la même recherche sur Google, DuckDuckGo, Qwant, Brave et Ecosia. Bref, un petit service bonus pour mes visiteurs, exactement comme le proposait Google à l'époque.

Le bilan - Algolia vs Pagefind

Après 1 semaine d'utilisation, voici donc mon verdict ! Côté portefeuille d'abord, Algolia me coûtait entre 60 et +100 euros par mois et maintenant pour Pagefind, c'est zéro euros ! Et les performances sont également au rendez-vous. Algolia c'était rapide et bien là, ça l'est encore plus. Seul compromis à noter, l'index Algolia se mettait à jour en temps réel, alors que Pagefind nécessite une reconstruction au moment du build.

La conclusion

Voilà, j'ai maintenant une recherche qui marche vraiment bien, qui me coûte 0€ par mois, et qui a un look rétro qui va en surprendre plus d'un...

Alors est-ce que c'était nécessaire de passer autant de temps sur le design rétro ? Hé bien absolument pas. Mais est-ce que ça valait le coup ?

Franchement, oui !! C'est mon site, je fais ce que je veux, et si ça peut faire sourire quelques visiteurs nostalgiques des débuts du web, c'est du bonus. D'ailleurs un grand merci aux Patreons qui me soutiennent car sans eux, je n'aurais pas pu passer mon dimanche là dessus ^^

Et puis surtout, ça m'a permis de découvrir Pagefind qui est vraiment un excellent outil. Donc si vous avez un site statique (ou n'importe quel type de contenu textuel) et que vous cherchez une solution de recherche gratuite et performante, je vous le recommande chaudement. La documentation est claire, l'intégration est simple, et le résultat est top !

Allez, maintenant vous pouvez aller tester la nouvelle recherche sur le site . Et si vous cliquez sur « J'ai de la chance » sans rien taper... bonne découverte !

Netflix offre des vidéos 4K HDR gratuites pour vos tests et calibrations

Par : Korben
30 décembre 2025 à 13:39

Vous avez déjà eu besoin de vidéos de test en 4K HDR pour calibrer votre écran, tester un encodeur maison ou juste faire le malin avec votre nouveau téléviseur ? Hé bien je ne le savais pas mais Netflix met à disposition gratuitement une bibliothèque de contenus professionnels sous licence Creative Commons Attribution 4.0 (donc vous pouvez les utiliser à condition de créditer Netflix).

Ça s'appelle Netflix Open Content et c'est une initiative plutôt méconnue du géant du streaming. L'idée c'est de fournir aux développeurs, chercheurs et autres bidouilleurs des fichiers vidéo de référence de qualité broadcast, sans les problèmes de droits habituels.

Et y'a du lourd dans le catalogue puisqu'on y trouve des courts-métrages d'animation comme Sol Levante (2020), un anime réalisé en partenariat avec Production I.G et entièrement dessiné à la main en 4K HDR natif. Côté live-action, y'a aussi des trucs techniques comme Sparks (2017) filmé en 4K à quasi 60 fps avec un master HDR encodé pour 4000 nits... de quoi faire chauffer les dalles haut de gamme.

Netflix fournit les masters vidéo en HDR10 et pour certains projets des métadonnées Dolby Vision au format XML. Pour Sol Levante par exemple, y'a même les sessions Pro Tools avec le mix Dolby Atmos, les storyboards et quelques fichiers After Effects du projet. Donc pour les devs qui bossent sur des codecs ou les fabricants de TV qui veulent calibrer leurs dalles, c'est de l'or en barre.

Le téléchargement se fait soit via navigateur, soit en ligne de commande avec AWS CLI si vous avez de gros fichiers à récupérer... et croyez-moi certains pèsent lourd comme Sol Levante ou encore Sparks.

Après, faut quand même noter que le dernier contenu ajouté date de 2020 donc le projet n'a pas l'air très actif ces derniers temps mais les contenus restent parfaitement utilisables. Et vous en trouverez d'autres ici également .

Voilà, si vous cherchez des vidéos de test de qualité pro sans vous prendre la tête avec les droits d'auteur, c'est une ressource plutôt sympa à bookmarker.

Source

L’Agence Spatiale Européenne annonce un « incident de cybersécurité » et fait face aux menaces d’un hacker

30 décembre 2025 à 14:43

Le 30 décembre 2025, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a annoncé avoir été informée d'un incident de cybersécurité affectant des serveurs situés hors de son réseau. Peu d'informations ont été communiquées sur les causes de cet incident, l'enquête est toujours en cours.

L’Agence Spatiale Européenne annonce un « incident de cybersécurité » et fait face aux menaces d’un hacker

30 décembre 2025 à 14:43

Le 30 décembre 2025, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a annoncé avoir été informée d'un incident de cybersécurité affectant des serveurs situés hors de son réseau. Peu d'informations ont été communiquées sur les causes de cet incident, l'enquête est toujours en cours.

Coup dur pour SpaceX : la dernière Falcon 9 de 2025 est bloquée sur le pas de tir

Par : Hugo Ruher
29 décembre 2025 à 11:22

falcon 9 ax-4

Le dernier vol programmé en 2025 pour une fusée Falcon 9 de SpaceX a été retardé en raison de soucis sur le pas de tir de Vandenberg, en Californie. Aucune nouvelle date n'a pour l'instant été décidée.

Fusion, espace, santé… les grandes avancées de la science attendues en 2026

Par : Hugo Ruher
28 décembre 2025 à 14:31

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Après une année 2025 riche, que pouvons-nous attendre de 2026 du côté de la science ? Entre événements annoncés et progrès espérés, un petit aperçu de ce à quoi pourrait ressembler l'année à venir en matière de recherche.

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27 décembre 2025 à 14:03

À plus de 700 années-lumière de la Terre, une exoplanète atypique observée par le télescope James Webb bouscule les scénarios de formation planétaire. PSR J2322-2650b, déformée par la gravité d’un pulsar et dotée d’une atmosphère riche en carbone, reste un objet difficile à expliquer pour les astronomes.

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C'est la dernière grande échéance pour SpaceX cette année. Sauf coup de théâtre, la fusée Falcon 9 doit effectuer ce week-end la mission qui clôturera 2025 pour l'entreprise américaine. À bord se trouve un satellite d’observation italien. Voici le programme de cet ultime vol, que l’on pourra suivre en direct.

On pense savoir d’où viendra la prochaine épidémie dévastatrice

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Les experts s'inquiètent d'un risque sanitaire de grande ampleur lié aux amibes. Ces organismes microscopiques omniprésents sur Terre et dans les océans pourraient être au centre d'une catastrophe à venir en lien avec le réchauffement climatique.

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