Promis il y a un an par Jared Isaacman, le grand virage nucléaire de la NASA est officiel. Avec le projet Space Reactor-1 Freedom prévu pour 2028, l'agence spatiale américaine compte réduire drastiquement le temps de trajet vers Mars. Une révolution technologique décisive pour protéger la santé des futurs astronautes, et qui s'appuie sur des décennies de recherches théoriques.
Un développeur vietnamien a trouvé le moyen de faire fonctionner du code Arduino sur un microcontrôleur 8051, une architecture conçue par Intel en 1980.
L'astuce repose sur un émulateur RISC-V intégré directement dans la puce, et le tout est disponible en open source sur GitHub.
Une puce de 45 ans qui refuse de mourir
Le 8051, c'est un microcontrôleur 8 bits qu'Intel a conçu en 1980. L'anecdote veut que son architecture ait été dessinée en un week-end par l'ingénieur John Wharton.
Depuis, Intel a vendu plus de 100 millions d'unités rien que sur la première décennie, et des variantes compatibles sont encore produites et utilisées un peu partout, des souris d'ordinateur aux puces Bluetooth.
La version ciblée ici, c'est le STC8H8K64U, un dérivé moderne fabriqué par le chinois STC Micro. Il coûte moins d'un dollar et reste populaire en Asie, mais les outils de développement modernes ne le prennent pas en charge. D'où l'idée du projet.
Un émulateur RISC-V dans un 8051
Bùi Trịnh Thế Viên n'a pas cherché à porter le compilateur Arduino directement sur l'architecture 8051, ce qui aurait été un chantier monstre.
Il a opté pour une approche détournée : intégrer un émulateur RISC-V (appelé rv51, écrit en assembleur 8051 par un autre développeur, cyrozap) dans la puce STC8. Le code Arduino est compilé pour RISC-V, puis exécuté via cet émulateur.
Le projet est disponible sur GitHub sous le nom STC_Arduino_Core.
Des limites assumées
L'émulation a un coût. L'émulateur consomme 8 Ko de mémoire flash sur la puce, et la vitesse d'exécution est divisée par 100 à 1 000 par rapport au code natif. Pour le code qui demande du temps réel, comme la gestion des interruptions, il faut repasser sur de l'assembleur 8051 classique.
Et puis il faut le dire, des microcontrôleurs RISC-V natifs existent et coûtent à peine plus cher. Le projet reste donc un exercice technique et pédagogique, pas une solution de production.
C'est le genre de bidouille qui fait sourire. Faire tourner du code Arduino sur une architecture de 1980 via un émulateur RISC-V coincé dans 8 Ko, il fallait quand même y penser.
Bon par contre, on ne va pas se raconter d'histoires, en pratique ça n'a pas beaucoup d'intérêt face à un vrai microcontrôleur RISC-V à 2 euros. Mais l'exercice a le mérite de prouver que le 8051 a encore de la ressource, 45 ans après sa création.
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Comment protéger la Terre d'une collision majeure avec un astéroïde ? C'est le défi de la mission NEO Hunter, dévoilée par Blue Origin en collaboration avec la Nasa, courant mars 2026.
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Le cargo Progress 94 mis en orbite par une fusée Soyouz est en difficulté pour arriver jusqu'à l'ISS. Il s'agirait d'un bug lié à une antenne, ce qui pourrait obliger les astronautes à bord de la station à prendre les commandes à distance.
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Il y a une soixantaine d'années, l'armée américaine avait imaginé une façon tout à fait particulière de transporter le courrier : avec des missiles. Une méthode originale, créative et rapide, certes… Mais qui n'a pas porté ses fruits malgré de très nombreux essais.
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Parmi les astres les plus extrêmes présents dans l'Univers, les étoiles à neutrons fascinent les astronomes. Malgré tout, elles restent bien souvent mystérieuses pour le grand public, tout comme les phénomènes de pulsar et de magnétar qui y sont associés, ce qui est l'occasion de faire un petit point de définition.
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Windows 11 Pro intègre plusieurs outils puissants souvent laissés de côté après l’installation. BitLocker, Hyper-V, Windows Sandbox ou encore Bureau à distance peuvent pourtant renforcer la sécurité, simplifier le télétravail et rendre un PC professionnel bien plus efficace au quotidien.
C'est un jour de lancement pour Rocket Lab : l'entreprise américaine spécialisée dans l'aérospatiale doit faire décoller sa fusée Electron depuis la Nouvelle-Zélande pour le compte de Synspective. Un vol dédié à l'observation de la Terre, à suivre en direct ce venredi soir.
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Les autorités américaines viennent de démanteler quatre réseaux de botnets qui contrôlaient plus de trois millions d'appareils dans le monde. Caméras, routeurs Wi-Fi, enregistreurs vidéo : le matériel du quotidien servait à lancer des attaques DDoS records, dépassant les 30 térabits par seconde.
Pas un petit réseau
Le bureau du procureur fédéral de l'Alaska a annoncé l'opération le 19 mars. Le département de la Justice américain, le FBI et le Defense Criminal Investigative Service ont travaillé avec les autorités canadiennes et allemandes pour mettre hors service quatre botnets : Aisuru, KimWolf, JackSkid et Mossad.
Des domaines et des serveurs virtuels hébergés aux États-Unis ont été saisis, et une vingtaine d'entreprises tech ont aidé à neutraliser l'infrastructure. Les appareils infectés étaient des caméras de surveillance, des enregistreurs vidéo et des routeurs Wi-Fi grand public, le genre d'équipements que des millions de foyers utilisent sans trop se soucier des mises à jour de sécurité.
Des attaques records et le Pentagone parmi les cibles
Côté chiffres, plus de trois millions d'appareils compromis dans le monde, dont des centaines de milliers aux États-Unis. Aisuru, le plus actif, a lancé plus de 200 000 commandes d'attaque DDoS depuis son apparition fin 2024.
JackSkid en a envoyé plus de 90 000, KimWolf environ 25 000 et Mossad un millier. Le réseau du département de la Défense américain figurait parmi les cibles, ce qui donne une idée du niveau de la menace. Mi-2025, les attaques ont atteint des volumes jamais vus, avec un pic à 31,4 térabits par seconde mitigé par Cloudflare en novembre.
Les victimes signalent des pertes en dizaines de milliers de dollars, et encore, on parle de ceux qui ont porté plainte.
Un Canadien de 22 ans et un Allemand de 15 ans dans le viseur
Un Canadien de 22 ans a été identifié comme opérateur principal de KimWolf, une variante d'Aisuru capable de se propager sur un réseau interne dès qu'un seul appareil est compromis.
Un ado Allemand de 15 ans est suspecté d'avoir piloté un autre de ces botnets. Sauf que voilà, ces réseaux ne servaient pas qu'à leurs créateurs. Les opérateurs vendaient l'accès aux appareils piratés à d'autres criminels, qui pouvaient lancer leurs propres attaques DDoS sans aucune compétence technique.
Du cybercrime as a service, une sorte de location de puissance de frappe numérique accessible à n'importe qui avec quelques centaines de dollars.
Un ado de 15 ans qui pilote un botnet capable de mettre à genoux des infrastructures militaires, c'est quand même révélateur du problème de fond. La facilité d'accès à ces outils est grotesque.
Le démantèlement est une bonne nouvelle, mais tant que des millions de routeurs et de caméras resteront branchés avec leurs mots de passe par défaut, d'autres prendront le relais. Bref, la vraie faille, elle est dans votre salon.